Le Monde diplomatique
L’euro, ou la haine de la démocratie
lundi 29 juin 2015, par Frédéric Lordon

Forcément, ça leur a coupé la chique, qu’on puisse jouer la carte de la démocratie. Mais ce référendum grec est une némésis et personne n’y pourra rien : il vient toujours un moment où la politique chassée par la porte revient par la fenêtre. Plus elle a été chassée obstinément d’ailleurs, et plus ses retours sont fracassants.

Les taches aveugles de « l’autre euro possible »
lundi 1er juin 2015, par Frédéric Lordon

Un de ces lieux communs que l’éditorialisme prend pour de la pensée profonde se plaît à répéter que nous vivons une époque de constante accélération et que tout va toujours plus vite… Qu’on se rassure, il reste des domaines où l’on procède encore avec une sage lenteur, par exemple à propos de l’euro.

Leçons de Grèce à l’usage d’un internationalisme imaginaire (et en vue d’un internationalisme réel)
lundi 6 avril 2015, par Frédéric Lordon

C’est l’histoire d’une étrange contrée, la France, où, pour une large part de la gauche se disant radicale, vouloir sortir de l’euro c’est être un fasciste en puissance, réaffirmer le principe de souveraineté démocratique contre les institutions européennes qui nous en infligent le dernier degré de dépossession, c’est être le fourrier du Front National.

Syriza cernée
vendredi 6 février 2015, par Frédéric Lordon

On savait que l’expérience Syriza serait une leçon de choses en politique, la mise à nu, toutes technicités juridico-financières envolées, des ressorts fondamentaux de la puissance et de la souveraineté. De ses confiscations dans des institutions aussi. Nous y sommes – et encore plus vite que prévu.

L’alternative de Syriza : passer sous la table ou la renverser
lundi 19 janvier 2015, par Frédéric Lordon

Il y a maintenant longtemps que l’Europe s’est enfermée elle-même dans la nasse constitutionnelle des traités libéraux, d’où elle n’a plus laissé que deux voies de sortie, et deux seulement : 1) l’effondrement financier de la construction sous le poids de ses contradictions internes, ou bien 2) un accident politique qui renverse la table.

Le Monde diplomatique
Dans le numéro de juillet 2015 :
par Jean-Jacques Birgé
par Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin

Charlie à tout prix ?
mardi 13 janvier 2015, par Frédéric Lordon

« Je suis Charlie ». Que peut bien vouloir dire une phrase pareille, même si elle est en apparence d’une parfaite simplicité ?

BNP-Paribas, une affaire de géométries variables
mardi 8 juillet 2014, par Frédéric Lordon

S’il y a bien une leçon à tirer de l’affaire BNP-Paribas, ça n’est pas tant que les banquiers néolibéraux sont des fripouilles, aussi bien au sens du code pénal que de la nuisance sociale, c’est que la puissance publique, pourvu qu’elle le veuille, n’a ni à passer sous le tapis ni à céder à tous les ultimatums du capital.

De Renzi à Stiglitz
Le rêve éveillé européiste
lundi 30 juin 2014, par Frédéric Lordon

C’est probablement d’avoir pris pareille raclée aux dernières élections européennes qui pousse irrésistiblement le parti européiste aux ultimes recours du rêve éveillé. En l’occurrence le rêve a une figure nouvelle, jeune et avenante, et puis aussi un nom : ceux de Matteo Renzi (…)

Les irresponsables du pacte de responsabilité
Les entreprises ne créent pas l’emploi
mercredi 26 février 2014, par Frédéric Lordon
Il faut avoir sérieusement forcé sur les boissons fermentées, et se trouver victime de leur propension à faire paraître toutes les routes sinueuses, pour voir, comme s’y emploie le commentariat quasi-unanime, un tournant néolibéral dans les annonces récentes de François Hollande . Sans porter trop hauts les standards de la sobriété, la vérité appelle plutôt une de ces formulations dont Jean-Pierre Raffarin nous avait enchantés en son temps : la route est (...)
Les évitements visibles du « Parlement des invisibles »
vendredi 7 février 2014, par Frédéric Lordon

Comment pourrait-on trouver à objecter à un projet si profondément humaniste et bien-intentionné que le « Parlement des invisibles » de Pierre Rosanvallon, sinon sous l’effet de cette négativité pathologique, peut-être même compliquée d’une méchanceté fondamentale, qui trouve à redire par principe et indépendamment des circonstances.

Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas
lundi 8 juillet 2013, par Frédéric Lordon
La colorimétrie des demi-habiles ne connaissant que deux teintes, toute mise en cause de l’Europe, fût-elle rendue au dernier degré du néolibéralisme, est le commencement d’une abomination guerrière, toute entrave au libre-échange est la démonstration manifeste d’une xénophobie profonde, toute velléité de démondialisation l’annonce d’un renfermement autarcique, tout rappel au principe de la souveraineté populaire la résurgence d’un nationalisme du pire, tout (...)