Le Monde diplomatique
Pour un système socialisé du crédit
lundi 5 janvier 2009, par Frédéric Lordon
C’est un texte un peu long. Mais, d’abord, on n’est pas obligé de lire, et ça c’est bien… Ensuite il n’était pas facile de faire court dès lors que l’analyse des formes que pourraient prendre des institutions bancaires radicalement restructurées à la lumière de la crise financière était inévitablement amenée à croiser un débat sur la création monétaire qui agite beaucoup, non sans raisons, quelques secteurs de ladite "blogosphère". Ces débats monétaires sont (...)
RQPJQ (Rien Que Pour Jean Quatremer)
lundi 1er décembre 2008, par Frédéric Lordon
A mon dernier texte, Jean Quatremer a pris le mors aux dents. Il a mis en ligne sur son blog une réaction délicieuse intitulée « L’imposture Frédéric Lordon ». On notera l’oubli, volontaire évidemment, de la préposition génitive « de », qui aurait normalement donné « l’imposture DE Frédéric Lordon », en vue de suggérer qu’une imposture peut m’être imputée. Mais non, c’est toute ma personne qui est une imposture, une imposture ontologique et sur pattes. C’est (...)
Cette Europe-là est irréparable
dimanche 30 novembre 2008, par Frédéric Lordon
Dans une sorte d’apothéose de bêtise doctrinaire et avec un insurpassable sens de l’à-propos historique, la Commission européenne, en l’occurrence incarnée par Mme Kroes, gardienne des règles de la concurrence, vient d’intervenir dans le grand débat de la crise financière. Pour dire que les injections d’un total de 10,5 milliards d’euros décidées par l’Etat français pour recapitaliser six banques (BNP Paribas, Crédit agricole, Banques populaires, Crédit (...)
Adieux à la finance
dimanche 19 octobre 2008, par Frédéric Lordon
C’est probablement LE document de la crise. Les événements historiques nous font parfois la grâce de se présenter entièrement ramassés en une seule pièce, une image, une parole ou un texte, qui par une puissance de concentration vertigineuse en offre une synthèse quasi-parfaite. Que la crise des subprimes appartienne à la catégorie des événements historiques, il faudrait être stupide ou bien borné pour ne pas l’apercevoir. Même Jean-Claude Trichet, un peu (...)
Changement d’époque ?
lundi 8 septembre 2008, par Frédéric Lordon
Ce texte est l’épilogue d’un ouvrage intitulé Jusqu’à quand ? L’éternel retour de la crise financière, à paraître fin octobre aux éditions Raisons d’agir. S’il était besoin de le préciser, autant prendre le temps de le dire très explicitement : s’occuper à entrer dans le détail de ses mécanismes n’est pas faire de la finance une entité complètement autonome, coupée de tout et capable d’une vie propre sans contact aucun avec le reste de l’économie. Mais n’a-t-on (...)
Le Monde diplomatique
Dans le numéro de janvier 2009 :
par Serge Halimi
Taxe Tobin, SLAM, BLAM, FLAM
lundi 5 mai 2008, par Frédéric Lordon
Un internaute se demande s’il a bien lu ou si dans les « neuf propositions pour en finir avec les crises financières » il n’y aurait pas une absente remarquable, à savoir une taxe à la spéculation de type Tobin. Une première réponse, un peu paresseuse, consisterait à dire que la taxe Tobin est dans le paysage, et bien installée, depuis suffisamment longtemps pour qu’on n’ait pas besoin de rappeler son existence et qu’on puisse la considérer comme (...)
Quatre principes et neuf propositions pour en finir avec les crises financières
mercredi 23 avril 2008, par Frédéric Lordon

Alors que la crise présente n’est que la répétition formelle d’une scène caractéristique de la déréglementation financière déjà expérimentée maintes fois depuis deux décennies, il devrait être parfaitement clair pour tout le monde que, sitôt les pertes digérées – il faudra certes encore quelques trimestres –, banques et fonds n’auront pas d’autre préoccupation que d’identifier (...)

La nouvelle pompe à phynance
mardi 22 avril 2008, par Frédéric Lordon

« Encore une fois, je veux m’enrichir, je ne lâcherai pas un sou » (Ubu roi, acte II, scène 7)

Impossible d’ouvrir ce blog sans lui avoir d’abord trouvé un nom qui fasse l’affaire. Or, il faut bien l’avouer, pendant un bon moment et par une sorte de curiosité géométrique, le creux l’a disputé au plat parmi toutes les propositions en compétition. (...)

loupe