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Qui a gagné (II) ? Du côté du Liban et du Hezbollah

vendredi 18 août 2006, par Alain Gresh

Il s’agit d’examiner ici la stratégie du Hezbollah dans cette guerre et les conséquences de ce mois de combat sur la scène politique libanaise. La première question posée est de savoir si le Hezbollah avait prévu les réactions à l’enlèvement des deux soldats israéliens. Deux réponses, en partie contradictoires, ont été données : plusieurs commentateurs israéliens et américains ont prétendu que le Hezbollah avait commis une faute historique en menant cette action ; d’autres, et parfois les mêmes, ont affirmé que celle-ci avait été planifiée avec les autorités iraniennes. Dans une étude établie pour la fondation Carnegie pour la paix internationale, Amal Saad-Ghorayeh rappelle que le Hezbollah avait décrété que l’année 2006 serait l’« année des prisonniers », qu’il avait annoncé depuis longtemps sa volonté de capturer des soldats israéliens pour servir de monnaie d’échange contre des prisonniers libanais (et éventuellement palestiniens). L’action du 12 juillet n’est pas fondamentalement différente de celles qu’il avait menées (ou tenté de mener) les mois précédents ; elle ne dérogeait pas aux règles traditionnelles de l’affrontement entre le Hezbollah et Israël depuis le retrait de ce dernier du Liban en mai 2000. Et, selon Mahmoud Qomati, membre du bureau politique du Hezbollah, celui-ci ne s’attendait pas à l’ampleur de la riposte israélienne.

Est-ce à dire qu’il a été pris totalement par surprise ? Non, répond Saad-Ghorayeh, et la capacité de riposte et de résistance du Hezbollah le confirme. Il y a longtemps que l’organisation s’est préparée à une telle éventualité, qui s’inscrit dans sa vision de la situation régionale : le Hezbollah n’a jamais considéré le Liban comme isolé du Proche-Orient ; il se perçoit certes comme un acteur libanais, mais aussi comme partie prenante d’une confrontation plus large entre, d’une part, Israël et les Etats-Unis (ainsi que leurs alliés arabes), et, d’autre part, les forces qui contestent l’hégémonie occidentale sur la région. Dans ce cadre, le Hezbollah n’a jamais douté qu’Israël tenterait, à un moment ou à un autre, de le détruire, et il s’est préparé en conséquence.

Sur le plan militaire, les succès de l’organisation sont incontestables. Non seulement elle a résisté à l’intervention israélienne, mais elle a infligé de lourdes pertes à une armée israélienne déboussolée. D’autre part, elle a paralysé tout le nord du pays et réussi à maintenir une partie importante de son potentiel militaire, notamment en matière de fusées. Son armement vient d’Iran ? L’armement israélien vient bien des Etats-Unis, rétorque le Hezbollah… La volonté israélienne de rétablir la capacité de « dissuasion » de son armée a été totalement mise en échec. Si les « règles du jeu » ont changé dans la région, c’est plutôt en faveur du Hezbollah et de ses alliés.

Sur le plan politique régional, l’organisation a remporté un éclatant succès. Les tentatives des pays modérés arabes, aux premiers jours du conflit, de se distancier de l’organisation, de condamner ses actions, n’ont pas duré : devant le soutien populaire à la résistance dans le monde arabe et islamique, l’Arabie saoudite, l’Egypte, la Jordanie, ont été contraintes de modifier leur discours et de condamner l’intervention israélienne. Jamais depuis très longtemps un dirigeant arabe n’avait joui de la popularité dont bénéficie Sayyed Hassan Nasrallah : ses interventions durant la guerre, prononcées sur un ton calme, sans la surenchère dont sont coutumiers les dirigeants arabes, ont forcé le respect.

C’est sur le plan politique libanais que le Hezbollah risquait le plus gros. La réaction israélienne de destruction systématique du Liban aurait pu amener la population, comme l’espérait Tel-Aviv, à se retourner contre le Hezbollah, et à lui faire porter la responsabilité de tous les malheurs du pays. S’il a pu exister quelques jours de « flottement » après le 12 juillet, cela n’a pas duré : très vite, pour la majorité de la population, il est apparu clairement que c’était Israël et lui seul le responsable de la destruction du pays (une destruction que le Liban n’a connue dans aucun des autres conflits avec Israël). L’alignement de tous les partis libanais sur la demande d’un cessez-le-feu immédiat a confirmé que, au-delà des divisions confessionnelles, l’unité nationale s’était maintenue.

Les divisions confessionnelles ont évidemment pesé et pèseront demain encore plus. Pourtant, la situation intérieure reste favorable au Hezbollah, qui est le principal représentant de la principale communauté du pays, les chiites (35 % à 40 % de la population). Il participe au gouvernement de Fouad Siniora, dont la stature a été affaiblie par la manière dont ses alliés, Washington et Paris, ont laissé Israël bombarder le Liban. Le Hezbollah est aussi allié avec le général Michel Aoun, principal dirigeant de la communauté maronite, ainsi qu’avec diverses forces sunnites et non confessionnelles. Enfin, Hassan Nasrallah a su, à chaque moment de la guerre, faire les compromis nécessaires pour maintenir l’unité du gouvernement libanais [1]. Et les combats ont cessé sans que les deux soldats capturés aient été « inconditionnellement » libérés, ni que le désarmement du Hezbollah ait été obtenu.

Le Hezbollah se trouve confronté à deux défis immédiats : celui de la reconstruction du Sud et celui de ses armes. Il semble relever avec succès le premier, par sa capacité à aider les populations, à faire taire toutes les critiques qui le rendraient responsable des malheurs du Liban. Tous les correspondants de presse le confirment : les militants du Hezbollah sont présents pour accueillir les réfugiés de retour dans le Sud, pour les aider matériellement, pour les aider à reconstruire leur logement. Comme le note, dépité, l’éditorial du New York Times du 17 juillet, « Already falling behind » (que l’on peut traduire par « déjà à la traîne »), « le Hezbollah prend en charge la reconstruction du Sud, alors que le monde débat encore de la constitution d’une force de paix. Après un mois de guerre, de vastes parties du pays sont en ruine. Des centaines de milliers de personnes sont sans logement. Beaucoup de Libanais sont terriblement furieux contre les Etats-Unis et Israël qu’ils rendent responsables de leurs souffrances. Quelle que soit la colère qu’ils peuvent avoir contre le Hezbollah pour avoir provoqué la guerre, elle est plus que compensée par la réponse sur le terrain de la milice et les importantes sommes d’argent qu’elle déverse, grâce à l’Iran ». Il est vrai que la tâche est facilitée par l’absence de l’Etat libanais : comme le fait remarquer un commentateur, le Hezbollah n’est pas un Etat dans l’Etat, mais un Etat dans le non-Etat. Rappelons que, lors de la libération du sud en mai 2000, il avait pris le contrôle de la région sans qu’aucune représaille ne soit exercée contre les Libanais qui avaient collaboré avec Israël.

Sur la question de son armement, le défi est plus difficile à relever. La résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui rend le Hezbollah responsable du conflit, « souligne qu’il importe que le Gouvernement libanais étende son autorité à l’ensemble du territoire libanais, conformément aux dispositions des résolutions 1559 (2004) et 1680 (2006), et aux dispositions pertinentes des Accords de Taëf, afin d’y exercer intégralement sa souveraineté, de sorte qu’aucune arme ne s’y trouve sans le consentement du gouvernement libanais et qu’aucune autorité ne s’y exerce autre que celle du gouvernement libanais ». Mais encore faut-il que le gouvernement libanais estime que les armes du Hezbollah dans le Sud doivent être rendues ; dans le rapport de forces interne au Liban, il est peu probable que les autorités de Beyrouth arrivent à une telle décision, d’autant que le Hezbollah dispose d’un argument de poids : qui protègera le Liban contre d’autres agressions israéliennes ? Le retour de l’armée au Sud (elle était déjà présente, mais faiblement) menace-t-il vraiment le Hezbollah ? On peut en douter, d’autant que, selon Saad-Ghorayeh, la direction de l’armée libanaise a été claire : elle ne se déploierait dans le Sud que si son mandat était accepté par le Hezbollah. D’autre part, l’occupation par Israël des fermes de Chebaa reste en suspens et donne un argument au non-désarmement du Hezbollah : dans le contexte de sa défaite, on voit mal le gouvernement israélien accepter de se retirer de ces fermes et contribuer ainsi encore plus au prestige du Hezbollah. Et la force des Nations unies ? Les difficultés pour fixer sa composition et son mandat confirment que ce ne sera pas elle qui pourra désarmer le Hezbollah.

Une difficile bataille politique est engagée désormais au Liban. Le Hezbollah est en meilleure posture pour l’aborder qu’il ne l’était avant la guerre. Mais l’évolution de la situation dépendra pour beaucoup de ce que décideront les dirigeants américains et israéliens : escalade dans le conflit avec l’Iran ? nouveau « round » au Liban ? Escalade en Palestine ?

Une déclaration Retour à la table des matières

« Si nous n’obtenons pas de relance du processus de paix entre Israël et les Palestiniens, nous n’aurons pas non plus de stabilité durable au Liban », a déclaré le 16 août Erkki Tuormioja, ministre des affaires étrangères de la Finlande, pays qui assure la présidence de la l’Union européenne. Une évidence que l’on aimerait bien voir rappeler par la diplomatie française avec plus de force.

Palestine Retour à la table des matières

Depuis l’invasion israélienne de la bande de Gaza, près de deux cents civils ont été tués. Selon diverses sources, le Hamas aurait accepté d’arrêter ses tirs sur Israël (renouant avec la trêve qu’il avait acceptée durant plus d’un an) et les discussions sur la formation d’un gouvernement d’union nationale Hamas-Fatah sont en bonne voie.

Une analyse Retour à la table des matières

des faibles performances d’Israël par un expert américain, Anthony H. Cordesman : « Israel’s Uncertain Military Performance and Strategic Goals in Lebanon » (PDF), Center for Strategic and International Studies, 25 juillet 2006.

France Retour à la table des matières

Dans un éditorial du nouveau quotidien libanais Al-Akhbar, qui a commencé à paraître le 14 août, et qui, contrairement à la plupart des autres journaux libanais, ne sera pas financé par la famille Hariri, le rédacteur en chef Joseph Samaha met en doute le rôle que la France pourrait jouer au Liban : « Durant ces deux années, la France a été une partie du problème au Liban et non une partie de la solution. Quand le président Jacques Chirac se glorifiait, à Saint-Pétersbourg, d’être le vrai père de la résolution 1559, il se classait lui-même comme appartenant à une des factions libanaises qui se bat contre une autre. C’est cette résolution qui a inauguré la période de forte turbulence au Liban. » L’éditorialiste insiste ensuite sur les « convergences » entre Chirac et Bush depuis le 12 juillet, même si les difficultés de l’action israélienne ont amené la France « à introduire certains amendements à la politique israélienne pour protéger le gouvernement libanais ». Et il conclut : « Le Sud est aujourd’hui hostile à toute présence française sur la base des positions françaises des deux dernières années. Si la France veut jouer un rôle positif, elle sait comment s’y prendre et elle connaît la bonne adresse pour cela. »

Notes

[1] Lire l’analyse de Gilbert Achcar, « Lebanon : The 33-Day War and UNSC Resolution 1701 », Znet, 16 août 2006.

20 commentaires sur « Qui a gagné (II) ? Du côté du Liban et du Hezbollah »

  • permalien Wissam :
    18 août 2006 @15h36   »

    Dire que le nouveau quotidien libanais Al-Akhbar, contrairement à la plupart des autres journaux libanais, ne sera pas financé par la famille Hariri est quelque peu simplificateur. La plupart des journaux libanais ne sont pas finances par Hariri ou bien - tout comme An Nahar - demeure completement independant. D’autre part, il y a quelqu’un qui finance Al-Akhbar, et c’est plus que douteux.

    A part ca, merci bien pour tous vos articles. Ils sont un plaisir a lire.

    Wissam Beyrouth, Liban

  • permalien Nidal :
    18 août 2006 @16h24   « »

    À Wissam. Georges Corm écrit, dans Le Liban contemporain, histoire et société :

    Rafic Hariri a acquis un contrôle fort sur les médias, soit par des prises de participation importantes dans des entreprises de presse, comme le groupe prestigieux de Ghassan Tuéni qui publie le grand quotidien Al Nahar et lui sera dévoué corps et âme, soit par des paiements réguliers aux propriétaires d’autres journaux et aux principaux éditorialistes et journalistes, en particulier ceux en charge de l’économie, comme pour le Safir et le Diar. Rafic Hariri dispose d’ailleurs lui-même d’un empire médiatique au centre duquel se trouve Radio-Orient, qui émet sur toute la région à partir de Chypre et en Europe à partir de Paris ; il a aussi créé sa propre télévision au Liban, Al Mustaqbal, qui dispose d’un canal satellite et d’un quotidien du même nom. Sa force de frappe médiatique, directe ou indirecte, est donc considérable. C’est pourquoi, hors du pouvoir, sa présence n’est pas moins hégémonique que lorsqu’il occupe les fonctions de Premier ministre.

    Voir en ligne : Au Liban, une mafiocratie contre son peuple

  • permalien Patrick :
    18 août 2006 @18h36   « »

    Je ne savais pas que le général Aoun s’était allié au Hezbollah. Je comprends mieux pourquoi on ne l’a pas du tout entendu ou vu sur les media français pendant l’agression Israélienne du Liban contrairement à l’année dernière quand il fustigeait la Syrie ( ce qui faisait les affaires des Israéliens, des américains et des Européens). Cela en dit long sur l’objectivité de notre chèr quatrième pouvoir.

  • permalien Aymen :
    18 août 2006 @19h39   « »

    Certes il y a une victoire stratégique pour le Hezbollah, mais il y a surtout un pays complétement détruit et à engendrer plein de doutes dans la tete des libanais. je pars du principe que dans une guerre il n’y a pas vraiement de gagner... Je crois qu’il y aura ce que l’on appele le deuxieme effet "kiss-cool" pour le liban ! Pour resentir ce systeme de communauté il faut aller au liban et surtout a beyrouth pour comprendre que l’union est de facade ! il faut que le gouvernement libanais propose une solution de progressiste et développe un concept de citoyenneté Libanaise sinon et pas seulement le liban , le proche orient va devenir une multitude d’entité étatique confessionnelo-ethnique !! je crois que les peuples de cette région réfléchissent bien cette adage de "divisé pour mieux régner" ---> remodelage du moyen orient à l’américaine !!

  • permalien
    18 août 2006 @19h50   « »

    Dommage que votre article ne rappelle pas également :
    - Le rôle néfaste de l’occupation syrienne du Liban durant 29 ans.
    - Le fait que le régime Syrien n’accepte pas son éjection du Liban et qu’il ne "bénéficie" plus des 4 milliards de dollars qu’il racketait annuellement au pays des cèdres.
    - L’assassinat systématique de tous les opposants à son hégémonie.
    - La promesse que le boucher de Damas (Bachar El Assad) a fait aux Libanais, en l’occurence : détruire le Liban puisqu’il refuse d’être annéxé par la Syrie.
    - Le refus obstiné du Hezbollah de désarmer et de rentrer dans le jeu démocratique libanais sans entretenir une milice de fanatiques armées, et ce depuis plus de 6 ans.
    - Le harcellement continue des israëliens à leur frontière nord alors qu’ils n’occupent plus le Liban depuis 2000 (les fermes de Chebaa étant, jusqu’à ce jour, territoire syrien sur le cadastre des nations unies).
    - L’idéologie fanatique du Hezbollah qui endoctrine les enfants chiites dès l’âge de cins ans en leur inculcant le culte du martyr. Est-ce ce genre d’idéologie que vous préconisez pour le Liban ? Allez vivre un peu avec eux et vous comprendrez de quoi je parle.
    - Avant de sous entendre que le Hezbollah à gagner, allez voir le sud Liban et la banlieu sud de Beyrouth. Allez voir les cadavres et les corps déchiquetés sous les décombres. Qu’avons nous gagné ? Que du malheur et des larmes. La palestine est-elle libérée ? Les prisonniers Libannais sont-ils de retour ?

    Alors NON je ne dis pas merci à Nasrallah. Avant d’obeïr à ses commanditaire syriens et iraniens (qui mènent leur guerre sur notre sol), il aurait mieux fait de penser aux Libanais et au Liban tout juste convalescent. Mais de cela, cet irresponsable n’a que faire.

    Un Libanais de Tyr.

  • permalien Ragnvald :
    19 août 2006 @03h29   « »

    "Sayyed Hassan Nasrallah : ses interventions durant la guerre, prononcées sur un ton calme, sans la surenchère dont sont coutumiers les dirigeants arabes, ont forcé le respect."

    J’ai vu une courte video d’une interview du dirigeant du Hezbollah, et je dois dire qu’il a "forcé mon respect". Il m’a paru être un homme calme, en effet, mais plus encore l’impression qu’il m’a donnée est celle de maîtriser la situation, d’être un homme de décision, réfléchi, sûr de lui et de son mouvement sans aucune arrogance. Je lui trouve un charisme certain, pour tout dire, que je ne suis pas habitué à rencontrer dans le monde politique.

    J’aimerais bien avoir des informations sérieuses sur cet homme, ses motivations, ses objectifs. Pourrez-vous nous en donner ? Merci d’avance.

  • permalien A. Levy :
    19 août 2006 @18h44   « »

    Il est de nos jours de plus en plus difficile d’aller à l’encontre d’une véritable mafia des médias, qui de plus en plus et depuis quelques années nous livrent ce qu’il est objectif de qualifier de conditionnement des consciences (ou des inconsciences), et selon où on se situe dans l’opinion, remplacer par guerre psychologique, lavage de cerveau, manipulation. Ce qui à priori pouvait il y a quelques années paraître pour des "dérapages" (Roumanie Timishoara en est un exemple superbe, à étudier).

    En tous cas (presque) l’ensemble du monde médiatique est devenu une monstrueuse pieuvre qui a ses ramifications autant dans la politique (voir la récente fumeuse fable sur les "présumés" attentats de Londres de cette année, alors que ceux de l’an dernier ne sont toujours pas éclaircis et que les enquêtes, qu’elles soient judiciaires ou indépendantes sont interdites, comme pour les destructions des tours américaines et autres manipulations ) que dans l’économie et le reste des secteurs.

    L’autre levier est d’empêcher de parler et d’apporter d’autres points de vue, voire d’informations de faits : c’était le désir de détruire Al Manar, d’abord par "la loi", comme cela a été fait en France depuis que les sionistes font la loi en France, ensuite par les armes.

    C’est pourquoi, il serait bon d’appeler à une presse de faits, d’investigation et à un véritable sursaut des opinions (mais là, nous avons pris un énorme retard), qui malgré le matraquage et le jeu de la peur pour lesquels ont opté certains gouvernements, dont les lâchetés des européens sont la cerise) : des faits ?!

    Les deux soldats sionistes (j’utilise à dessein ce terme, car ce que tout le monde appelle l’état à l’étoile n’existe pas, explication plus loin) ont été capturés en territoires où ils n’avaient rien à faire. Les médias disent "enlevés"(sic).

    Les militants politiques et les résistants libanais, qu’ils soient du parti Hezbollah ou d’un autre n’ont pas à recevoir d’ordres ou d’injonctions extérieures, c’est une affaire interne libanaise.

    Les résolutions sur le désarmement de ces résistant(e)s sont, comme de nombreuses autres totalement illégales, les libanais en font ce qu’ils veulent, comme l’a si bien dit le ministre des affaires étrangères du Liban il y a peu.

    L’enlèvement sur leur territoire, dans leurs maisons, d’élus du peuple palestinien ou libanais sont illégaux et malgré la gravité de ces actes, encore et toujours, personne ne s’élève dans ces "grandes nations démocratiques" qui se révèlent des puissances de paille effectivement, dont la lâcheté n’a d’égal que leur haine des musulmans et des arabes, même chrétiens et leur ethocentrisme édoniste.

    Les opérations de destructions massives délibérées et de massacre de civils comme à Qana de ce conglomérat de voyous qui sont venus s’implanter au coeur du proche-orient sont illégales au plan du droit de la guerre, ils doivent être sanctionnés avec dommages de guerres.

    Les mercenaires à la nationalité de ce conglomérat de terroristes étatisés et à la nationalité française doivent être poursuivis en France comme le sont les jeunes dits musulmans qui font du tourisme en Afganistan ou veulent réellement s’entraîner pour défendre leur pays.

    Enfin, comment parler d’un pays qui n’existe pas, produit artificiellement par le colonialisme britannique qui depuis n’a respecté aucune des résolutions internationales ou des accords pris ?! A. Levy

  • permalien Belloumi Hamza :
    19 août 2006 @19h13   « »

    Je ne sais pourquoi tout le monde analyse cette dernière guerre israélo-libanaise comme une victoire du Hezbollah. Si personne ne peut ignorer le fait que « le Parti de Dieu » a tenu tête à l’une des plus importantes forces militaires au monde pendant 33 jours sans céder et sans perdre sa force de frappe, je ne vois pas autres signes de cette victoire du Hezbollah. Voire même c’est le contraire que nous observons :

    Bilan humain :

    - Plus de 1000 morts coté libanais, dix fois moins coté israélien.
    - Plus de 1 million de réfugiés coté libanais, seulement 10000 coté israélien (si les déplacés israéliens ont vite retrouvés leur habitation après 33 jour dans les bunkers, les libanais eux sont et seront pour longtemps encore sans domicile, ni hôpitaux, ni routes, ni écoles.)

    Bilan matériel :

    Coté libanais :
    - 2.5 milliards de dollars de pertes, une saison touristique ratée (estimée à 1.5 milliards de dollars) s’en est suivit la crise du secteur touristique qui se trouve au bord de la ruine et toute l’industrie libanaise se pose des questions sur sa capacité à aller de l’avant.
    - 150 ponts et plus de 70 routes coté libanais.

    Coté israélien :
    - Coût militaire estimé à 1.6 milliards de dollars.
    - Infrastructures : dégâts minimes.

    Certes, Israël à prétendu faire cette guerre pour détruire le Hezbollah ou au moins limiter ses capacités. Elle n’a pas atteint cet objectif annoncé mais elle à atteint un autre objectif non annoncé : la destruction du Liban.

    Voila que 15 années de reconstructions, et plus de 40 milliards de dollars de crédits n’ont servit à rien. Le Liban se retrouve à la case départ alors qu’il aurait du tourner la page de ses guerres internes et externes et se consacrer au développement, à la croissance, et à la prospérité.

    Le fait qu’Israël a échoué stratégiquement (même pas militairement) n’apporte rien au Liban, le fait qu’Israël se sent affaiblit n’apporte rien au Liban, le fait que les israéliens s’interrogent sur leur faiblesse n’apportera ni développement, ni prospérité au Liban.

    Voir en ligne : http://www.islamiqua.canalblog.com

  • permalien Emilie :
    20 août 2006 @17h39   « »

    En se référant à un article récent intitulé "Watching Lebanon", publié par Seymour Hersh dans le New Yorker, Israel et son allié américain n’attendaient qu’un faux pas, même de peu d’importance, commis par le Hezbollah pour intervenir : "Bush Administration, however, was closely involved in the planning of Israel’s retaliatory attacks. President Bush and Vice-President Dick Cheney were convinced, current and former intelligence and diplomatic officials told me, that a successful Israeli Air Force bombing campaign against Hezbollah’s heavily fortified underground-missile and command-and-control complexes in Lebanon could ease Israel’s security concerns and also serve as a prelude to a potential American preëmptive attack to destroy Iran’s nuclear installations, some of which are also buried deep underground".

    La capture des deux soldats israéliens a constitué, de toute évidence, la bonne occasion pour passer à l’offensive. La guerre qui a suivi sur le sol libanais et qui est susceptible de recommencer (cf les événements de samedi matin) a été insupportablement injuste. L’incurie (voire la nullité) d’à peu près tous les dirigeants des pays occidentaux et arabes a été toute aussi révoltante. Peut-on dès lors avoir de la sympathie pour Nasrallah et son organisation ? Je ne crois pas. Le leader du Hezbollah n’est qu’un hypocrite, il se moque bien de la cause palestinienne, il en parle très très peu. Et si le Hezbollah se souciait tellement des Libanais, il n’aurait pas occupé le Sud du Liban, comme un organisme nuisible qui s’installe sur un organisme sain, lui pompe sa force vitale et l’empêche de vivre normalement ... A quand un leader LAÏC et intelligent au Moyen-Orient ? Pourquoi n’y en a-t-il aucun ? De même : à quand des leaders européens d’envergure, fermes, justes, intelligents, qui ne se laissent pas aveugler par leurs petits intérêts et par une vision du monde à la petite semaine ?

    PS : Merci de rappeler à la personne, sans doute parano et très certainement antisémite, qui a écrit précédemment et qui signe "A. Levy" que, sur ce blog, "tous les points de vue et commentaires sont bienvenus, à condition qu’ils s’appuient sur des faits et qu’ils restent dans le registre de la discussion rationnelle" (cf page d’accueil).

    Voir en ligne : "Watching Lebanon"

  • permalien jugurta :
    20 août 2006 @18h00   « »

    le seul message intéressant sur cet article élogieux, pour une organisation qui envoie des enfants à la mort, est celui du libanais de Tyr...le hezbollah a peut être gagné médiatiquement, l’arme du faible, mais sur le terrain il semble plus probable que l’armée israelienne à démontrer qu’elle ne se laisserait pas faire en vue d’un conflit futur avec l’iran des mollah.

    Voir en ligne : une autre analyse de ce conflit

  • permalien el :
    20 août 2006 @20h15   « »

    critiquer serait-ce devenu de l’antisemistisme aussi ?

    Quand on parle d’un homme politique LAÏC au Proche-Orient je crois qu’on met aux oubliettes une partie de l’histoire du Liban et du monde arabe - c’est que au debut du siecle quand un homme politique libanais LAÏC est venu , a parler de democratie et d’un gouvernement se basant entierement sur la laîcité, (juste pour pas citer d’autres je dirais Antoun Saadeh) il fut tué pour pas faire en sorte que le Liban progresse et devienne REELEMENT democratique dc...

    Tres bonne analyse et je dirais realiste..en se siutuant juste un peu au dessus des problèmes actuels donc en mettant de coté les morts , l’economie et les destructions cette guerre est une victoire pour le Hezbollah a plus long terme : cette guerre a ravivé les groupes de la resistance arabe et je vais pas dire islamique a mes yeux en prenant exemple sur le Liban la resistance n’est pas seulement islamique ( qu’on appelle terroriste ds le language européens et americians mais qui sont le fruit de leur politique)ce qui fait que la politique expansionniste d’israel et refusant toute resisitance chez les arabes en a pris un coup... maintenant tous les peuples arabes ont eu la preuve que le mythe de "l’armée imbattable" fut reelement un mythe , Israel ne peut plus avoir le meme ascendant "morale" sur eux qu’avant

  • permalien jugurta :
    20 août 2006 @20h41   « »

    le succès relatif d’Israël contre le Hezbollah analysé par un spécialiste de l’armée suisse.

    Voir en ligne : le succès relatif d’israël

  • permalien Du veuzit :
    21 août 2006 @10h02   « »

    Il me semble que la médaille a deux revers. Israël a échoué mais Israël a réussi. Israël a échoué à casser le Liban : l’Union nationale s’est (re)faite au moins momentanément. La "réussite" tient néanmoins dans l’identification d’un ennemi "naturel", le Hezbollah et donc, plus largement, en profondeur, s’enracine la stigmatisation de l’Islam et des Fidèles comme les ennemis d’un Occident dont Israël serait le fer de lance. La mise en place d’une "guerre de civilation" s’achève tandis que le procès de Saddam Hussein, un laïc, débouchera sur une condamnation à mort de l’ex-dictateur. L’histoire écrite par un scénariste de films catastrophes.

  • permalien
    21 août 2006 @14h48   « »

    A mon avis, et au vu de quelques reactions à cet article,le plus grand probléme demeurre l’immense ignorance de la culture de l’autre : dés qu’un mouvement de resistance a une coloration islamique, la mefiance s’installe et les propangandistes anti- islam montent au creneaux brouillant les cartes aux yeux des gens honnêtes qui ne cherchent qu’à comprendre. Quand comprendra t-on que l’islam est partie integrante de l’identité des peuples musulmans et source de resistance à l’occupant ou à l’agresseur comme peuvent l’être d’autres mouvements d’autres inspirations (nationaliste, altemondialiste,....). toute resistance islamique à l’occupant (liban, palestine) n’est pas forcement radicale, fondamentaliste voir terroriste. si les nouveaux faucons de la maison blanche et leurs alliées ont intêtret à diffuser cette propagande, il ne faut pas qu’on tombe dans leur piegé : toute resistance à un agresseur est legitime quelque soit sa coloration et on a tout interêt à comprendre la culture des pays arabo musulmans : ce n’est pas parceque les modeles changent que les principes ne sont plus les mêmes : un livre vraiment trés interessant sur ce sujet est "l’islam en question" dialogue entre Alain gresh et tariq ramadan

  • permalien wael :
    21 août 2006 @21h20   « »

    Le Liban subit une crise énorme , une confusion a part entiére ,L’exemple de l’exorde du hezbollah qui a put conquérir ce liban sur le point de vue militaire ,politique mais malheuresement ne pourra pas étre a la tête de l’état comme il éssayent de faire... Je ne suis pas entreind de critiquer la résistance je dit tout juste qu’elle fabulle car la suprématie d’un dirigant mal composé tel que le liban ce dit étres un état multiconfessionnel ben nan il na jamais était .Cela dit l’état hébreux qui joue les vainceurs sans un sou devant ce partie de DIeu triomphant d’honneté je trouve que cette crise n’amménera a rien... si elle amené a détruire ,anéantir et transformé le pays de CEDRES en un peuple martyrs ,en un peuple de sang ,c’est indégnable en plus le pays revenait tout doucement au calme et au respect de la nation (vous l’avez violez cette nation et ces droit humains état terroriste )bn quoiqu’il en soit soyons réaliste pensons a ces familles mais battons nous ,luttons contre ce peuple sionistes ,criminels.et que cette tréve nous permettra de nous en montrer plus vigilant . Wael.S

  • permalien Ghazi :
    23 août 2006 @19h55   « »

    Qui a gagné la guerre (I : du coté d’Israël) et (II : du coté du Liban) ? Il manque la synthèse des deux, la vraie réponse. Peut-on toujours dire qu’une guerre se gagne sur le terrain ? Olmert estime qu’il n’a pas gagné par KO mais aux points. Bush affirme que le Herzbollah a été acculé à se retrancher derrière le Litani et que son arsenal a été réduit de moitié et ceci est une grande victoire, etc. Je pense que vivons l’époque où la guerre se gagne par les mots.

  • permalien Abdeslam :
    29 août 2006 @16h03   « »

    La plupart des commentaires apparus dans cette partie la du blog ce base sur des arguments vide de sens..Mr alain gresh vous a livrer icic une argumentation infaillible, objective et denué de toute apartenanace partisanne, c’est des faits....

    On dit que le liban n’a rien gagner je retorque NON et un grand non pourquoi ? tout d’abord malgré les morts et la boucherie israelienne, le peuple a resisté , on a montré que l’armée israelienne n’etait plus invincible...je demande au libanais de tyr de me dire si un jour avant le debut des hostilité il aurait penser que l’armée israelienne serait stoppé au frontiéres libanaise ?Est ce qu’il aurait pensé un jour pouvoir recupere les mazari3 cahbaa(chose qui est d eplus en plus probable) ?et les provocation israeilienne le libanais de tyr les voit-il ??? Etre d’accord avec la resiatance de nasrallh n’est pas etre d’accord avec ces idées....Nuance

    Deuxiémement si le hezbollah n’avait pas resisté les etats-unis aurait realisé leur principale souhait(attaqué l’iran) chose qui aurait renforcé la position israelienne et americaine au Moyen-Orient...voila bientot 15 ans que les isareliens tronent en maitre arrogant du futur du Moyen-Orient...la lecon de juillet(et de nassrallah quoi que l’on dise) redistribue les cartes..plus de grand Moyen-Orient(apré l’afghanistan l’Irak, la reconstruction democratique a l’americaine en a encor pris un coup), plus de negociations unilaterales...Rien ne sera fait maintenanat mais à long terme les choses changerons : le bloc de la paix israelien et renforcé par cet defaite et c’est d ela et rien que de la que viendra la paix...

    Imaginez vous quelqu’un dire que l’armée israelienne sera vaincu le 29 juin : on aurais dis que je suis fou iou utopiste et voila que les choses changent...Les morts libanais et la destruction du liban est uen chose revoltante bien sur que l’on ne doit pas sacrifier des ames humaines, mais la reconstruction du liban ne sera que plus renforcé, la place du liban dans le moyen orient aussi.....voila pourquoi merci nasrallah tout simplement...

  • permalien K :
    23 septembre 2006 @20h39   « »

    "Et si le Hezbollah se souciait tellement des Libanais, il n’aurait pas occupé le Sud du Liban, comme un organisme nuisible qui s’installe sur un organisme sain, lui pompe sa force vitale et l’empêche de vivre normalement ..."

    De 3 choses l’une, Emilie : ou vous n’etes pas libanaise ; ou si vous l’etes il ya (tres) longtemps que vous n’habitez plus au Liban ; ou, enfin, si vous y habitez ce n’est certainement pas au Liban-Sud. Mais dieu fasse qu’un jour cette malheureuse region soit saine et pleine de vitalite.

  • permalien K :
    23 septembre 2006 @23h55   « »

    Tiré d’un article récent 11/9/2006 du "Center for Strategic and International Studies" (voir référence) :

    "The fact remains, the Israelis killed thousands of men, women, and children in West Beirut in previous wars—and that’s without considering Sabra & Shatila. This war was a blatant attempt to destroy as much of the south as possible, and as much of the Shia’a areas as possible. They have rationalized this by warning all residents to flee, knowing full well many of them can’t. They intended to empty and isolate the south in order to prosecute a ground war against Hizb’Allah combatants ; but the first casualty of war are the old and the sick and the poor."

    Traduction : ... le fait demeure que les Israéliens ont tué des milliers d’hommes, femmes, et enfants à Beyrouth-Ouest dans les précédentes guerres [de 1982 a 2000]-et ceci sans considérer Sabra et Shatila. Cette guerre [la derniere] était une tentative flagrante de détruire le sud autant que possible, et autant de zones chiites que possible. Ils ont rationalisé ceci en avertissant tous les résidants de se sauver, sachant pertinemment que bon nombre d’entre eux ne le pouvait pas. Ils ont eu l’intention de vider et isoler le sud afin de poursuivre une guerre au sol contre les combattants du Hezbollah ; mais les premieres victimes de la guerre sont le vieux et le malade et le pauvre.

    "...dead babies, no matter how many, feed into the collective memory of the Lebanese. During the Israeli bombing raids on Saida and west Beirut in the 1980s, it was not uncommon for 125-150 people (civilians) to be killed at one time when urban areas were indiscriminately bombed (...) Even one dead baby evokes those collective memories and fears. That is why the south truly emptied out when the Israelis invaded—almost 1 million people displaced. All those memories and fear were made real, and people fled. Even as it reduced civilian casualties, Israel evoked and entrenched fears as strong as those of the Holocaust."

    Traduction : ... les bébés morts, peu importe combien, restent dans la memoire collective des libanais. Lors des bombardements israéliens sur Saida et Beyrouth-ouest dans les années 80, il n’était pas rare que 125-150 personnes (civiles) soient tuées en un seul temps quand des secteurs urbains étaient aveuglément ciblés (...) Il suffit d’un seul bébé mort pour que ces souvenirs et craintes collectifs resurgissent. C’est pourquoi le sud s’est littéralement vidé quand les Israéliens ont envahi [le sud du Liban]-presque 1 million de personnes déplacées. Même si cela a contribué a réduire les pertes civiles, Israel a fait resurgir des craintes indélogeables aussi fortes que ceux de l’holocauste.

    "Leaflets were dropped by Israel telling people to flee north, when the Israelis had already bombed every main bridge leading out. They warned the residents of Maryjoun to flee, then bombed the convoy leaving."

    Traduction : Des feuillets ont été lâchés par Israel disant aux gens de se sauver vers le nord, alors que les Israéliens avaient déjà bombardé chaque pont principal permettant la fuite. Ils ont averti les résidants de Maryjoun de se sauver, puis ont bombardé leur convoi.

    etc, etc.. cela fait 40 pages mais vaut la peine d’etre lu. Et, verifiez par vous meme, il ne s’agit pas d’un plaidoyer pro-Hezbollah, meme s’il est dit : "First of all, I disagree that Hizb’Allah are fanatics. The party is relatively moderate when compared to Al Qaeda, and has differing aims."

    Traduction : Tout d’abord, je ne suis pas d’accord que les gens du Hezbollah sont des fanatiques. Le parti est relativement modérée une fois comparé à Al Qaeda, et a des objectifs différents.

    Voir en ligne : Preliminary “Lessons” of the Israeli-Hezbollah War

  • permalien yasmina :
    29 avril @18h09   «

    moi je dis : BRAVO NASRALLAH !

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