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Autocritique du Hamas

mercredi 30 août 2006, par Alain Gresh

Terrorisme. Une très intéressant déclaration de David Cameron, le dirigeant conservateur au Royaume-Uni, qui fait l’autocritique de son parti à l’égard du régime de l’apartheid et qui dénonce le fait que Mme Margaret Thatcher avait considéré Nelson Mandela comme un terroriste et avait refusé d’appliquer des sanctions contre l’Afrique du Sud (lire, par exemple : http://observer.guardian.co.uk/poli...). A l’heure de la guerre contre le terrorisme, cette réflexion n’est pas sans intérêt, notamment pour le Proche-Orient. Rappelons que la France de Valéry Giscard d’Estaing avait aussi collaboré avec le régime de l’apartheid et que même une organisation comme Amnesty International avait refusé d’adopter Mandela comme prisonnier de conscience sous prétexte qu’il vait utilisé la violence.

Irak. Quand on évoque l’Irak, on parle le plus souvent des affrontements entre milices sunnites et troupes américaines, ou entre milices sunnites et chiites. Or une des évolutions les plus spectaculaires, mais peu rapportée par les médias, est le développement de luttes des milices chiites contre les armées d’occupation. Ainsi, le 28 août, durant plus de douze heures, les forces de la milice du Mahdi (dépendant de l’imam Moqtada Al-Sadr, qui participe au gouvernement!) se sont affrontées à Diwaniyah (dans le Sud)avec l’armée irakienne soutenue par les troupes américaines. J’en profite pour signaler, dans le numéro du Monde diplomatique qui sera en kiosque vendredi, l’article remarquable de Peter Harling et Hamid Yasin, « Unité de façade des chiites irakiens. » Un peut d’autopromotion pour le Diplo :-)

Autocritique du Hamas. Dans un article intitulé « Pitié pour Gaza! » publié dans le quotidien palestinien de Ramallah Al-Ayyam du 27 août, et repris en partie par le New York Times du 29 août, le porte-parole actuel du gouvernement Ghazi Hamad dénonce l’anarchie qui s’est installée dans le territoire du fait de l’action incontrôlée des groupes armés et sur le fait que s’il faut dénoncer l’occupation, il faut aussi parler des erreurs de la résistance. Et, entre autres, du lancement de roquettes sur Israël dont le seul résultat est d’aggraver la situation des Palestininens.

18 commentaires sur « Autocritique du Hamas »

  • permalien Pierre BLEUE :
    30 août 2006 @15h08   »

    Il me semblerait salutaire que chaque rédaction et agence de presse publie ENFIN sa définition de "terroriste" et "communauté internationale", histoire que l’on sache de quoi ils parlent vraiment.

    Il me semblerait tout aussi salutaire de poser la même question à nos politiques, juste histoire de mettre cartes sur table.J’offre d’ailleurs 1000 euros au premier journaliste qui osera demander à Sarkosy sa définition du "terrorisme" et obtiendra une réponse intelligible.

    Sachant que les forces dites "anti-terroristes" tuent jusqu’à 10 fois plus civiles que les "terroristes" eux-même! Il y a urgence à définir ce terme.

  • permalien Chiheb :
    30 août 2006 @15h17   « »

    à mes amis lecteurs, et à Alain Gresh,

    J’aime beaucoup cet article en effectuant une analogie entre Mandela et la résistance palestinienne. Concernant le Hamas, il y a dans l’espace intellectuel occidental une diabolisation systèmatique des mouvements politico-religieux dits "islamistes", le simple référent "islamiste" suffit à diaboliser ces mouvements. Néanmoins, comme l’a montré de nombreux articles du Monde diplo, l’islam politique n’est pas monolithique ; et on peut espèrer qu’il y aura une institutionnalisation de certains mouvements islamisants dans l’espace politique (c’est aussi un voeu de Lionel Jospin, cf conférence en Espagne sur les Rapports Monde arabe/ Europe). Au fond, il faudrait nous pencher sur la popularité de ces mouvements au lieu de les diaboliser, ce qui crée un décalage monstre entre les voix du sud et l’opinion publique occidentale. Ce que je veux dire par là, c’est que tous les sympatisants du Hamas ne souhaite pas l’instauration de la loi islamique. Le vecteur islamique n’est qu’un référent de mobilisation protestaire, il est temps que l’analyse prenne le pas sur le sensationnel journalistique. Naguib Mafhfouz qui vient de nous quitter, peu suspect de sympathie islamiste affirmait : "le courant islamiste est le seul à avoir des principes et des idées applicables et que le parti national démocratique au pouvoir est coupé des masses et n’a aucune existence dans la rue égyptienne" à méditer. Une question pour Alain Gresh : Cher ami comment expliques-tu la distanciation des articles du Monde Diplo- relatifs aux problèmes politologiques du monde arabe- et les lecteurs de ce mensuel ?

  • permalien Ahmad :
    30 août 2006 @15h51   « »

    salam,juste une question ,ou sont les artistes français(à part quelques uns comme renaud...) en ce qui concerne la palestine et le liban.C’est désolant de les voir défendre des cause ou ils ne prennent aucun risque,allant mème comme pierre arditi défendre les resquapé de l’hopital ou un commando tchétchéne fit une prise d’otage,bien sur mr arditi ne défendit pas les centaines de tchétchéne tués,les femmes violé,tout un peuple martyr et humilié.Ces grand artistes savent etre la quand il s’agit de l’arménie ou léthiopie mais rien pour la palestine.Au contraire,parmi certains sont mème des soutiens inconditionnels de l’état raciste et terroristes d’israel,comme enrico macias,il faudra dans l’année a venir dénoncer et dévoiler tout ces artistes criminels,et si certains parleront de liste,peu importes,ce sera des listes de criminels,et en plus les liste de morts ne les gènent pas.Voir aussi les propos scandaleux de joueur ronaldinho sur les enfants de qana,bien sur,rien dans les médias français,beaucoup de principes mais aussi beaucoup de contradictions,et c’est cela qui fait chutter une civilisation ;Allahou Alam,salam

  • permalien aziz :
    30 août 2006 @16h25   « »

    Merci de poser la question de la définition de terrorisme. Cependant je la complèterai par celle à propos de la définition de terrorisme et résistance. Apparemment aujourd’hui pour les politiques et les médias, il n’y a plus de place pour utiliser le mot résistance. Alors comment appeler (quels que soient les moyens utilisés) ceux/celles qui luttent contre l’occupation et le respect du droit internationnal ? Pour moi il n’y a là que Résistance !

  • permalien
    30 août 2006 @16h44   « »
    Irak

    Je ne crois pas que Moqtada Al-Sadr fait partie du gvt.

  • permalien Alain Gresh :
    30 août 2006 @16h48   « »

    vous avez tout à fait raison sur Moqtada Al-Sadr, je voulais écrire dont la formation politique participe au gouvernement.

  • permalien
    30 août 2006 @17h17   « »
    Moqtada al-Sadr

    Le mouvement de Moqtada al-Sadr détient une trentaine de sièges au Parlement.

  • permalien mohamed :
    30 août 2006 @17h28   « »

    En 2006 avec le recul et l’ouverture des "certaines archives", si l’on califient le Hamas ,le Jihad, le hezbollah de groupes terroristes (dixit G.W.Buch),comment doit-on qualifier la CIA et les USA au non de qui l’operation Phoenix a été menée en 1960 ou 1961 au vietnam : la CIA est chargée d’appliquer purement et simplement un programme d’assassinats ciblés de civils :medecins, enseignants, cadres ; pour affaiblir le pays. EN un an 20.000 (Vingt mille)personnes furent assassinées par des equipes formées par des agents de la CIA sous la direction de Willam Colby devenu plus tard directeur de l’ agence. Observons qu’aujourd’hui seules les USA et Israel s’opposent à la création du TPI(tribunal penal international). Cela en dit long sur le poids de leur actions

  • permalien faridb :
    31 août 2006 @08h17   « »

    Bonjour,

    L’autocritique du Hamas est très intéressante et c’est pour moi un signe de bonne santé pour la pérénité de ce parti démocratique. Si la reflexion peut aboutir à la fin de l’utilisation d’actes terroristes contre israel je m’en féliciterai car ces actes touchent des inocents. Cependant face à l’occupation et au terrorisme d’état utilisés par l’état d’Israel que restera t-il comme défense face à israel sachant que des massacres et crimes de guerre sont commis en toute impunité sans susciter une quelconque reprobation des pays occidentaux. Mettre fin aux actes terroristes avec une protection internationnale c’est possible mais à priori on n’en prend pas le chemin... L’exemple de l’Armée Républicaine Irlandaise montre que le recours aux actes terroristes n’a pas empeché le reglement politique du conflit avec l’Angleterre. Il y a en ce moment un film LE VENT SE LEVE , les Irlandais sont regardés comme des résistants face à l’occupation anglaise. Quand viendra le jour ou un film comme celui ci sortira avec des resistants tsctchenes, palestiniens ou libanais ?

  • permalien
    31 août 2006 @12h04   « »
    Terrorisme

    Le terrorisme est un moyen de lutte qui est, selon les circontances, inefficace ou pas. Sa legitimité ou pas me semble dépendre de la légitimité de ses revendications (au sens du droit et de la justice).

    Mais ce qui sonne faux dans la dénonciation du terrorisme par des Etats, c’est lorsque ceux-ci se sont livrés et se livrent encore aujourd’hui à des actes terroristes comme moyen politique.

    A cet égard, les Etats-Unis (en Amérique Latine, au Vietnam, en Iran...) sont l’exemple le plus connu. Comment peuvent-ils s’en plaindre alors qu’eux-mêmes le pratiquent depuis fort longtemps ?

    Mais il ya plus hypocrite encore :

    L’Etat d’Israel qui se plaint de terrorisme et qui justifie tous ses crimes par la lutte contre le terrorisme, alors que :

    - il a été fondé par des groupes terroristes (hagannah, stern, Irgoun, lehi, Palmach),

    - la plupart de ses premiers ministres ont été des terroristes,

    - une plaque est même apposée à Tel Aviv en hommage à ceux qui perpétré l’attentat de l’Hotel King David,

    - cet été même, hommage a été rendu à ces terroristes par des politiques comme Netanyahu,

    - Israel continue à pratiquer le terrorisme dans les territoires occupés (destructions de maisons et des infrastrutures palestiniennes, bombardements, incursions de l’armée, assassinats, kidnapings ...

    Bref Israel me semble le dernier pays à pouvoir se plaindre du terrorisme...

    Pourquoi les médias ne soulèvent jamais ces contradictions entre les discours et les actes de ces pays ?

  • permalien
    31 août 2006 @12h44   « »
    Pourquoi les médias dominants français désinforment ?

    Effectivement, les médias français dominants désinforment sur les évènements au Proche-Orient avec une grande régularité.

    C’est totalement scandaleux.

    C’est lié à la présence de nombreuses personnes ayant des liens affectifs avec l’état d’Israël, dans les rédactions des médias dominants et dans les principaux partis politiques.

    Orangerouge

  • permalien Shaul :
    31 août 2006 @17h19   « »

    ’’ C’est lié à la présence de nombreuses personnes ayant des liens affectifs avec l’état d’Israël, dans les rédactions des médias dominants et dans les principaux partis politiques’’

    mais enfin, dites nous tout, vous pensez qu il y a trop de juifs dans les medias et la politique, allez, ayez le courage de votre antisemtisme, non ?

    autre chose : la note d’Alain Gresh parle aussi de l autocritique du Hamas, dont certains de ses membres denoncent les tirs de roquettes sur Israel a partir de Gaza. Interessant de constater que personne sur ce blog n’en parle. Etre plus palestinien que les palestiniens est ce que cela rend aveugle ?

  • permalien Mounira :
    31 août 2006 @17h44   « »

    L’autocritique de la communauté internationale- au sens de parties civiles et politiques des pays siègeant à l’ONU et ceux qui sont liés directement et indirectement aux conflit du proche orient- urge ! Il n’est plus question d’ordre mondial mais de conscience mondiale ! Il n’est plus question de droit international mais de reflexion internationale.

    Et si on laissait aux parties civiles de tous les pays(et non aux gouvernements, aux hommes politiques) depourvues de tout pouvoir, interessement et sous aucun groupe de pression, de régler ces conflits interminables ?

    Chaque pays devra réunir une équipe de citoyens intellectuels et intelligibles représentant les intérets et la diversité du pays. Et ses équipes se réuniront afin de débattre,négocier et régler les problemes qui les concernent...

    Utopies ou espoirs réalistes ?

  • permalien Firass :
    31 août 2006 @18h19   « »

    Je voudrais tout d’abord, même si je ne suis pas le premier à le dire et si cela pourrait devenir lassant, remercier Monsieur Alain GRESH pour la bonne tenue de ce blog.

    Certains commentaires me mettent, comme d’autres lecteurs sans doute, mal à l’aise tant ils contrastent avec le caractère mesuré des articles qu’ils sont censés commenter. C’est l’inévitable magie de l’internet sans doute.

    Sur le fond, je constate dans les milieux de gauche, laïques et internationalistes que je fréquente et dont je partage les idéaux et les projets une difficulté d’analyse de l’islam politique due à l’héritage "lourd" de la lutte contre le cléricalisme en Europe.

    Or, à mon sens, la difficulté ne vient pas tant du programme, même sociétal, des partis islamistes, qui est, c’est un euphémisme, désagréable, mais qui doit pouvoir se combattre par la voie des urnes, que de leur militarisation, qui est due pour l’essentiel à l’absence d’ouverture politique des régimes dictatoriaux arabes, et, dans le cas de la Palestine, à l’occupation militaire par un Etat étranger.

    Dans une société démocratique, par le jeu de l’alternance et du compromis qui en fait l’essence, la vigueur, et, c’est vrai aussi, parfois la médiocrité, pourrait peut-être naître une démocratie musulmane sur le modèle de la démocratie chrétienne, avec une aile gauche dont le progressisme est réel et une aile droite certes réactionnaire, mais très majoritairement démocratique.

    Il ne faut en effet pas oublier que dans toute l’Europe du Sud, l’Eglise catholique a été le premier obstacle et le premier adversaire de la démocratie, et en France, de la République, avant de s’y rallier progressivement.

    Consterné par la victoire du Hamas - qui n’était cependant pas une surprise - j’avais toutefois espéré que cette accession au pouvoir d’un parti islamiste par les urnes soit l’occasion de voir opérer cette mutation. J’espère que les réactions européenne et américaine n’auront pas fait se refermer cette porte à jamais.

    En tout état de cause, s’il n’est pas trop tard et si cette porte doit rester ouverte, il faut lever au plus tôt l’hypothèque de l’occupation et qu’Israël quitte tous les territoires occupés, comme le droit international public le prescrit, quitte à procéder aux échanges négociés de certains de ceux-ci, dans le cadre des paramètres de Taba, car cela seul pourra désarmer la résistance palestinienne.

    Alors seulement l’expérience pourra se tenir sans interférence. Qu’est-ce qu’on risque ? On est déjà dans le pire.

    Bien à vous,

    Firass

  • permalien Orangerouge :
    31 août 2006 @20h05   « »
    à Shaul Les médias dominants

    Je ne sais pas quelle est la cause profonde de ce fait : les médias dominants ont une attitude extrêmemnt favorable à Israël.

    Un exemple parmi beaucoup d’autres : la chaîne France2 a relayé énormément les difficultés des israéliens du Nord. On a passé beaucoup de temps en Israël à la télévision, pendants les bombardements du Liban. Par contre France2 n’a pas montré de cadavres des victimes des bombardements israéliens...

    Si vous connaissez la cause de cet attitude des grands médias donnez la moi...

    Je ne sais pas si la sympathie des rédactions pour Israël est liée à la composition "ethnique" des rédactions ; cela peut être due à leur composition sociale, au consensus dominant... Je ne sais pas.

    En tout cas je pense qu’il faut chercher pourquoi les informations télévisées sont tellement partiales, parce que cela a un retentissement important sur la pensée des téléspectateurs, même à leur insu.

    Et puis, cela ne réglerait peut-être pas le problème, mais je pense qu’il absolument souhaitable que la diversité de la population française dans toutes ses nuances et variétés, soit représentées dans les organes qui délivrent l’information.

    Cela a à voir avec le thème général, parce que la manière dont les médias font usage du terme terroriste est un réel problème.

    En espérant être mieux comprise. Sincèrement bien à vous

    Orangerouge

  • permalien Manak :
    31 août 2006 @23h58   « »
    RE : Pourquoi les médias dominants français désinforment ?

    En réponse à Shaul Pourquoi parler d’antisémitisme ? Orangerouge parlait juste de lien affectif avec l’état d’Israel. C’est ce mélange (critique de l’État d’Israel et Antisémitisme) qui est dangereux et qui ne permet pas d’avoir une réflexion saine sur cet État. C’est la politique menée par cet État qui peut poser problème, aucunement sa religion. Je pense que cet amalgame profite à Israel qui se réfugie derrière son histoire pour commettre des actes que je trouve pour ma part complètement condamnables et inconscients.

  • permalien ragnvald :
    4 septembre 2006 @14h00   « »

    Par rapport à ce que dit OrangeRouge : "Je ne sais pas si la sympathie des rédactions pour Israël est liée à la composition "ethnique" des rédactions ; cela peut être due à leur composition sociale, au consensus dominant..."

    Il me semble que c’est la composition politique des rédactions qui est la cause des sympathies, c’est-à-dire ce que tu appelles le "consensus dominant".

    La polarisation sur les dérives "racistes" est un moyen de détourner l’attention. Dans le conflit entre Israël et le Liban, appuyer Israël c’est appuyer la politique du "Nouveau Moyen-orient" contre ceux qui y font obstacle. Promouvoir le spectre de l’antisémitisme est l’un des éléments stratégiques destinés à faire taire - ou à invalider le discours de - ceux qui souhaitent une autre politique.

  • permalien vvolodia :
    20 septembre 2006 @23h45   «

    A Gaza, le désespoir au bout des fusils Les businessmen appellent les politiques à réagir pour en finir avec le chaos économique. Par Didier FRANÇOIS QUOTIDIEN : Jeudi 14 septembre 2006 - 06:00 Gaza envoyé spécial

    Jamais article de presse n’aura fait autant de bruit dans le microcosme politique palestinien. La tribune de Ghazi Hamad intitulée « Gaza est contrôlée par des bandits » reste au centre de toute discussion, de chaque débat. Deux semaines après sa publication sur un site Internet, l’analyse au vitriol de ce journaliste au caractère bien trempé nourrit encore d’innombrables controverses sur les forums électroniques.

    L’ancien rédacteur en chef du magazine Rissala, revue théorique très proche du mouvement islamiste, ne ménage pas ses critiques. « Marchant dans les rues de Gaza, je m’oblige à fermer les yeux pour ne plus voir l’inimaginable chaos qui y règne, l’indifférence des policiers devant ces jeunes garçons en armes qui paradent avec fierté et ces familles en deuil qui reçoivent des condoléances pour un proche tué au milieu de la rue. » La charge est rude. « Gaza souffre sous le joug de l’anarchie et le sabre des bandits », poursuit Ghazi Hamad, semblant oublier qu’il a lâché sa profession d’éditorialiste depuis déjà neuf mois, pour devenir le porte-parole du gouvernement du Hamas et la voix officielle de son Premier ministre, Ismaïl Haniyeh.

    Voir en ligne : http://www.liberation.com/actualite...

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