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Tous unis contre « le fascisme islamique » ?

samedi 2 septembre 2006, par Alain Gresh

Dans un discours prononcé le 29 août, le président George W. Bush a affirmé que, en Irak, les Etats-Unis étaient en guerre contre le fascisme islamique.. Après avoir évoqué Al-Qaida, le Hamas, le Hezbollah, le président explique : « Malgré leurs différences, ces groupes forment un mouvement unique, un réseau mondial de radicaux qui utilisent la terreur pour tuer ceux qui se mettent sur le chemin de leur idéologie totalitaire. Et les caractéristiques unificatrices de leur mouvement, le lien qui surmonte les divisions confessionnelles et les revendications locales, est la conviction ferme que les sociétés libres sont une menace pour leur visions déformées de l’islam. La guerre que nous livrons aujourd’hui est plus qu’un conflit militaire. C’est la lutte idéologique décisive du XXIe siècle. »

« D’un côté, il y a ceux qui croient aux valeurs de la liberté et de la modération, au droit des gens de parler, de croire et de vivre en liberté. D’un autre, il y a ceux qui sont poussés par les valeurs de la tyrannie et de l’extrémisme, le droit d’un petit groupe de gens auto-désignés d’imposer leur point de vue fanatique aux autres. Comme des vétérans, nous avons connu ce type d’ennemi avant. Ils sont les successeurs des fascistes, des nazis, des communistes et des autres totalitarismes du XXe siècle, et l’histoire montre quelle sera l’issue de cette lutte. Cette guerre est difficile, elle sera longue et elle se terminera par la défaite des terroristes, des totalitaires, et une victoire pour la cause de la liberté. »

Il n’y a, bien évidemment, rien d’original dans cette interprétation de la situation actuelle. On pourrait même dire qu’elle est, comme disent les Américains, une prophétie auto-réalisatrice : ainsi, tout le monde le sait, l’Irak n’était pas du tout impliqué, avant l’invasion américaine, dans "le terrorisme" ; depuis, des centaines de combattants se sont formés là-bas et exportent leur savoir-faire en Afghanistan (où, par exemple, les attentats-suicide, inconnus durant les années de guerre contre l’invasion soviétique, se sont multipliés) ou ailleurs. Le type d’analyse "nouvelle guerre mondiale" des conflits amène les Etats-Unis à appliquer des grilles d’analyse et des politiques qui renforcent les groupes mêmes contre lesquels on prétend lutter. On lira de ce point de vue, l’analyse éclairante de Gérard Prunier sur la Somalie, « Liaisons dangereuses de Washington en Somalie », dans le numéro de septembre du Monde diplomatique.

Ce type d’analyse sur la nouvelle guerre mondiale est reprise en France et dans les pays occidentaux,par des intellectuels et largement popularisée par les médias. Ainsi l’appel de douze intellectuels, dont Bernard-Henri Lévy, Philippe Val, Caroline Fourest, Salman Rushdie, Antoine Sfeir... intitulé « Ensemble contre un nouveau totalitarisme » et publié dans L’Express du 2 mars 2006.

C’est un point de vue distinct qu’a développé, devant la conférence des ambassadeurs, le président Jacques Chirac, le 29 août, le jour même où le président Bush faisait son discours. Ayant évoqué les drames du Proche-Orient, il a précisé : « Au-delà de ces affrontements se profile un danger majeur, celui du divorce entre les mondes, Orient contre Occident, islam contre chrétienté, riches contre pauvres ». La question est de savoir si la politique actuelle de la France contribue à atténuer ce divorce entre les mondes. On voudrait le croire...

Aux lecteurs (suite).

Je souhaiterais que les commentaires soient plus brefs (maximum 3000 signes), le renvoi à des articles devant se faire par lien hyper-texte. Cela m’amène à rappeler que le fait qu’un article circule sur Internet ne signifie ni qu’il est vrai, ni qu’il a une signification quelconque (je pense ici au type de texte « Un diplomate israélien arrêté à l’aéroport de Buenos Aires avec une valise bourrée d’explosifs », publié en commentaire à mon blog Terrorisme). D’autre part, il faut vérifier les citations : je pense qu’il est nécessaire de remonter à la source (le fait qu’une citation soit répétée à satiété ne signifie pas qu’elle est vraie : de ce point de vue Internet crée une illusion d’optique, puisque l’on reproduit à l’infini des soi-disant déclarations). Enfin, il me semble inutile de poursuivre une polémique entre deux internautes dont les articles du blog sont un simple prétexte : cela ôte de l’intérêt aux discussions.

Scène de rue à Damas

Quelques dizaines de jeunes filles syriennes, ventre à l’air et drapeaux du Hezbollah au vent, poursuivies par la police dans les rues de Damas, c’est l’image que rapporte Samir Aita de son séjour dans la capitale syrienne. Loin des clichés convenus sur la laïcité, l’islamisme, les femmes...

Brève

Dans le International Herald Tribune du 1er septembre, cette brève qui raconte les démélés d’un militant arabo-américain des droits de la personne à l’aéroport Kennedy. Il portait un T-shirt avec, en anglais et en arabe, l’inscription « Nous ne resterons pas silencieux ». On lui a interdit de monter dans l’avion et un des responsables lui a dit : « Aller à l’aéroport avec un T-shirt en arabe est comme aller dans une banque en portant un T-shirt sur lequel serait inscrit “Je suis un voleur”. »

47 commentaires sur « Tous unis contre “le fascisme islamique” ? »

  • permalien
    2 septembre 2006 @18h57   »
    Tous unis contre "le fascisme islamique" ?

    Mauvaise Guerre, mauvais terme, par Katha Pollitt - The Nation.

    Znet, 30 août 2006.

    Si vous contrôlez le langage, vous contrôlez le débat. Au fur et à mesure que la politique de l’administration Bush au Moyen Orient s’enfonce dans une incohérence de plus en plus sanglante, la "guerre contre le terrorisme" se voit discrètement requalifier. Elle est en train de devenir une "guerre contre le fascisme islamique". Le terme n’est pas nouveau - Nexis le date de 1990, lorsque l’écrivain et historien Malise Ruthven employa dans le quotidien London Independent le terme "Islamo-fascisme" pour décrire certains gouvernements autoritaires du monde musulman, et le terme fut ensuite récupéré au lendemain du 11 septembre par les néocons et les partisans de la guerre, dont Stephen Schwartz et Christopher Hitchens dans le magazine Spectator, pour désigner un large éventail de musulmans méchants, d’Ossama aux mollahs iraniens.

    Mais le terme est apparu dans les grands médias depuis le mois d’août lorsque Bush,en référence aux récents projets d’attentats contre des avions par des kamikazes en Grande Bretagne, les qualifia de "rappel brutal que notre pays est en guerre contre des fascistes islamiques". Joe Lieberman compare l’Irak à "la Guerre Civile espagnole, qui fut annonciatrice de la suite à venir". L’abandon du terme "guerre contre le terrorisme" arrive au bon moment pour tous ceux qui avaient des problèmes avec cette idée de faire la guerre pour des raisons tactiques. Sans parler de ceux qui se demandaient pour quelle raison, si le problème était le terrorisme, l’invasion de l’Irak était la solution. (Extrait de la conférence de presse du Président du 21 août : question :" mais est-ce que l’Irak avait quelque chose à voir avec le 11 septembre ? ". Réponse : "non, rien". C’est maintenant qu’il nous le dit !)

    Qu’est-ce qui cloche avec le terme "islamo-fascisme" ? Pour commencer, il s’agit d’une terrible analogie historique. Le Fascisme italien, le Nazisme allemand et autres mouvements fascistes européens des années 20 et 30 étaient nationalistes et laïques, étroitement alliés au capital international et visant à créer des états puissants, modernes et tentaculaires. Certains aspects étaient rétrogrades - Mussolini lorgnait vers la Rome antique, les Nazis étaient fascinés par la mythologie scandinave et autres folklores wagnériens - mais l’élan principal était moderne, bureaucratique et rationnel.

    Vous n’auriez pas trouvé un dirigeant fasciste en train de consulter la Bible pour trouver comment construire un système bancaire, un code pénal ou une industrie de prêt-à-porter. Même leur antisémitisme était "scientifique" : le problème pour eux résidait dans l’infériorité génétique et autres différences des Juifs (que d’innombrables biologistes, anthropologues et autres chercheurs étaient sommés de démontrer) et non dans le fait que les Juifs aient tué le Christ ou refusaient de se convertir à la véritable foi.

    Vous pouvez me trouver pédant mais, ne serait-ce que pour nous rappeler que les pires atrocités de l’histoire moderne ont été commises par les gens les plus modernes, je pense qu’il vaut mieux limiter l’emploi du terme "fascisme" à son contenu historique précis.

    Ensuite, et plus important, le terme "islamo-fascisme" prétend englober une grande variété d’états, de mouvements et d’organisations qui, à l’instar des fascistes, chercheraient tous la même chose et travailleraient ensemble pour l’obtenir.

    Les néocons ont qualifié Saddam Hussein et les Baasistes syriens d’islamo-fascistes, mais ces tyrans nationalistes et relativement laïques n’ont rien en commun avec l’occulte, apatride et intégriste Al Qaeda - même Bush le reconnaît désormais - ou avec les Talibans qui veulent renvoyer l’Afghanistan au 7ème siècle, et les Talibans n’ont pas grand chose en commun avec l’Iran, qui est différent (et même plutôt moins répressif) que l’Arabie Saoudite - oops ! notre grand allié au Moyen Orient !
    Qui sont les "islamo-fascistes" en Arabie Saoudite ? Le régime actuel ou ses opposants fanatiques religieux ? C’est sous le régime actuel, soutenu par le gouvernement des Etats-Unis, que des étudiantes furent forcées à réintégrer leur école en flammes plutôt que de les laisser s’échapper sans leurs voiles. C’est sous ce gouvernement là que des gens sont fouettés et décapités, que les femmes ne peuvent ni voter ni conduire une voiture, que tout autre culte que musulman est interdit, qu’un code vestimentaire est violemment imposé par l’état et que le Wahhabisme - sa dénomination "islamo-fasciste" - est exporté à travers le monde. "L’islamo-fascisme" ressemble à un terme technique, mais n’est en réalité qu’un terme subjectif destiné à réduire notre réflexion et augmenter notre peur. Elle présente les politiques désorientées du monde musulman comme une affaire entre Eux et Nous, avec la guerre au bout du compte, tout comme Hitler.

    Si vous doutez que chaque musulman britannique de moins de 30 ans serait prêt à se faire sauter au nom d’Allah, ou que le démantèlement de la Constitution est la meilleure manière de nous defender contre les kamikazes, ou si vous pensez que le Hamas serait moins populaire si les Palestiniens étaient moins misérables, vous passerez pour être un Neville Chamberlain (premier ministre britannique partisan d’une politique d’entente avec Hitler - ndt) tandis que Bush serait Franklin Roosevelt.
    Le terme "islamo-fascisme" vient au secours des néocons devant les vives critiques contre l’invasion de l’Irak ("une simple promenade... des fleurs pour les libérateurs... Chalabi...") en présentant le débâcle en cours comme une simple bataille au sein d’une guerre plus large contre des méchants fous furieux qui veulent hisser le drapeau vert de l’Islam sur toutes les capitales occidentales. D’un seul coup, que Saddam n’ait aucun rapport avec le 11 septembre devient un détail. Il n’avait pas d’armes de destruction massive, il n’avait pas l’intention d’attaquer les Etats-Unis ou Israël. Il haïssait la liberté et cela devrait nous suffire.
    De même, peu importe que les Sunnites et les Chiites irakiens semblent plus enclins à s’entre-tuer qu’à tenter d’unifier l’Oumma [la communauté des musulmans au delà de leur nationalité - ndt]. Avec un peu de chance, nous serons suffisamment effrayés pour ne pas demander pourquoi nous devrions encore prêter la moindre attention aux propos de ceux qui ont déjà fait la preuve, et d’une manière spectaculaire, de leur incompétence lors de la plus grande initiative politico-militaire de ces trente dernières années. Et nous les verrons pendant encore longtemps venir s’afficher à la télé : allez, passons à Téhéran !
    Il n’est pas encore dit que "l’islamo-fascisme" gagnera les coeurs des électeurs attachés à la "sécurité matérielle" qui sont libéraux sur le plan social mais qui ont voté Bush en 2004 et qui se sont récemment tournés vers les Démocrates. Mais le terme a déjà eu un gros impact dans le monde musulman. Au moment où j’écris ces mots, le quotidien New York Times présente sur une pleine page une "lettre ouverte" à Bush de la part du Groupe Al Kharafi, la gigantesque entreprise de construction Koweitienne, montrant des photos des morts et blessés civils libanais. "Nous pensons qu’il y a un malentendu quant à "qui mérite d’être accusé de fascisme ! ! !"

    Le terme "islamo-fascisme" ne fait qu’enrager inutilement tous les musulmans, et ils sont de moins en moins nombreux, qui ne nous haïssent pas encore. Dans le même temps, il obscurcit, par idéologie, la grande variété de situations - le Liban, la Palestine, les attentats contre des avions ou dans le métro, l’Afghanistan, l’Irak. Nous devrions avoir des analyses précises et des idées claires et aborder ces problèmes sans nous disperser. Il n’est donc pas étonnant que ceux qui nous ont apporté le désastre Irakien soient si attachés à ce terme.

    Katha Pollitt

  • permalien Ahmad :
    2 septembre 2006 @19h56   « »

    salam,il est étonnant de voir comment cette expression:islamo-facisme à été utilisé par bhl,et que on l’a retrouve dans la bouche du président américain,je ne dis pas qu’il et le conseiller de bush,mais il est de plus en plus manifeste qu’il existe un lien étroit entre les milieux sionistes(donc pro israelien) et l’islamophobie(tout les intellectuels communautaires comme gluscksman,bhl,finkelfraut,adler,taguief.... sont islamophobes,de mème que les politiques israeliens)en fait les pro-israeliens se nourrissent par l’islamophobie.Bhl et ses amis intellectuels négatifs,voir criminels,car qui souteien le crime est criminels)pensent tromper les gens en disant qu’il soutiennent les musulmans de bosnie ou de tchétchénie,ou en protestant contre le livre d’oriana fallaci mais ils se dévoile quand par exemple bhl dit dans le journal le monde en 1197:c’est la nature intrinsèque de l’islam qui pousse au crime,peut-on etre plus islamophobe que cela ?,en effet ce n’est pas une afirmation sur les actes de certains musulmans mais contre l’islam lui mème.On peut constater d’ailleurs la pauvreté en occident que ce soit a gauche comme à droite de l’intéret de ceux que dient les source de l’islam,l’ignorance est immense,on à beau dire que c’est au musulmans de se faire connaitre,la responsabilité est partagée.Il est sidérant de voir les discours depuis des année sur l’islam,toutjours les mème du type l’islam est-il soluble dans la démocratie.rien n’est dit sur les travaux des savants,les conseils de fatawa sur le monde moderne,on entretien une connaissance superficielle de l’islam,et cela n’aide pas les gens à respecter l’islam et à se détourner des concepts comme l’islamo-facisme,ou tou les racourcis conçuent pour véhiculé l’idéologie de la peur comme le dit justement Tariq Ramadan,et ainsi produire des fractures entre les citoyens.Ceux qui aujourd’hui répandent la doctrine du clach des civilisations(comme la politique américaine actuelle,mis aussi hypocritement la politique de l’union européenne)utilisent l’islamophobie,et l’introduise dans le conflit israelo-palestinien,le remede est donc la vigilance de cela mais aussi une connaissance sérieuse d’islam,pour au moins ne pas dire l’injuste sur l’islam,c’est le minimum d’une conscience qui se respecte,de ne pas dire ce qui est injuste surtout sans connaissance,salam

  • permalien ragnvald :
    2 septembre 2006 @20h02   « »
    Tous unis contre le fascisme... islamique ? Vraiment ?

    Si je n’avais pas lu que c’était Bush qui prononçait ce discours, j’aurais bien cru que ce discours était dirigé contre lui.

  • permalien ragnvald :
    2 septembre 2006 @20h26   « »

    J’aimerais l’avis des lecteurs sur ce point : à mesure que j’ approfondis ma connaissance politique du monde, j’ai l’impression de retrouver deux "constantes" dans les discours US et de ceux qui chez nous et de par le monde sympathisent avec leur politique :

    - premier point : la prophétie autoréalisatrice, comme vous le dites Alain.

    (Rappel pour ceux qui connaissent mal cette notion :

    Prophétie autoréalisatrice ou énoncé performatif : se dit de tout énoncé autorisé qui, du fait même de son énonciation, mobilise des forces qui vont contribuer à la réalisation de ce qu’il énonce ou annonce (on parle aussi de « prédiction créatrice », de « prophétie autoréalisante . (Alain Accardo, Introduction à une sociologie critique, Le mascaret)

    Théorème de THOMAS et concept de « prophétie auto-réalisatrice » ou de « prédiction créatrice » (the Self-Fulfilling Prophecy) de R.K. MERTON (cf. Robert King MERTON dans un article de 1936 « Les conséquences non anticipées des actions sociales intentionnelles » ou dans son livre Éléments de méthode sociologique, Plon, 1953).

    Selon W.I. THOMAS (doyen des sociologues américains) :
    « Quand les hommes considèrent certaines situations comme réelles, elles sont réelles dans leurs conséquences ».
    « …les définitions collectives d’une situation (prophéties et prévisions) font partie intégrante de la situation et affectent ses développements ultérieurs. Ce fait est particulier à l’homme et ne se retrouve pas ailleurs dans la nature. Les prévisions sur le retour de la comète de Halley n’influent pas sur son orbite. Mais la rumeur de l’insolvabilité de la banque de Millingville eut une conséquence directe sur son sort. Prophétiser son effondrement suffisait à le provoquer ».
    (Robert King MERTON, Éléments de méthode sociologique, Plon, 1953)

    - et deuxième point : ce que j’appellerai, faute de trouver le terme exact, et pour ne pas employer le concept psychologique de "projection" que je maîtrise mal, le "retournement des thèses". Comme dans mon précédent commentaire à propos de Bush and co, et après avoir lu l’appel des douze, j’ai le sentiment que les affirmations ou les arguments invoqués, ici par Bush et par les douze, à l’encontre du monde islamique ou de tout autre "ennemi" peuvent se retourner exactement contre ceux qui les profèrent, et dans certains cas, avoir valeur de déclarations d’intention.

    Je ne suis pas sûr d’être tout à fait clair. Néanmoins, qu’en pensez-vous ?

  • permalien vvolodia :
    2 septembre 2006 @20h30   « »

    Chalom, Ahmad.
    plusieurs choses m’étonnent, en particulier d’accuser Glucksmann d’islamophobie. Tout le monde sait qu’il s’investit beaucoup pour les tchètchènes, bien plus que la communauté musulmane dans le monde qui les a lâchement laissé tomber. Ce qui m’étonne, c’est que c’est une preuve d’islamophobie. Très drôle. MDR.

    Concernant Taguief, je vous informe que n’étant pas juif, il n’est pas "communautaire". Mais ne vous faites pas de souci, un intellectuel musulman l’a déjà traité de "juif", ça l’a fait sourire, à ma connaissance.

    La critique de l’islam en tant que religion est permise en France, et NOUS SOMMES EN FRANCE - de la même manière, vous pouvez critiquer les autres religions, mais en faisant attention, la frontière avec le racisme est facile à franchir.
    Nous n’avons aucune raison d’étudier votre religion, la notre ou pas de religion, c’est très bien pour la plupart des français. Votre religion n’offre aucun intérêt ; par contre, si vous avez une bonne recette de couscous, je suis preneur.

    La laïcité est la religion favorite des français, de toute manière. Si vous voulez être respecté en tant que musulman, respectez les autres. "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse, toute la Thora est contenue dans ce précepte", a dit un rabbin célèbre.
    Et tous, juifs et chrétiens, savons combien il est difficile à appliquer.

  • permalien Laurent GUERBY :
    2 septembre 2006 @22h11   « »
    Le point de vue d’un citoyen Allemand

    Je me permets de signaler le point d’un vue d’un citoyen Allemand étudiant en histoire sur le site European Tribune (en anglais) sur l’utilisation de références historiques pour qualifier des évenements récents ou des décisions politiques difficiles sans autre précaution. Voir le lien ci après, une courte citation :

    <<
    Bush on Hitler : A view from Germany

    For the record : I am a German citizen and history student [...]. I am sick and tired of the disgusting comments by president Bush and other members of administration trying to frame the 2006 election along the line : "are you for or against for or against fighting Hitler ?". [...]
    >>

    Et au passage, je rappelle aux lecteurs que fait qu’un article soit publié sur du papier tout comme sur un site internet préjugé "respectable" n’indique en aucun cas que son contenu soit vrai ou pertinent.

    Voir en ligne : Bush on Hitler : A view from Germany

  • permalien Pierre BLEUE :
    2 septembre 2006 @23h40   « »
    Tous unis contre « le fascisme islamique » ? La question est insultante de simplisme à la base.

    Il n’empeche que les Européens continuent d’aller en vacances dans des pays musulmans ou le risque de se faire assassiner est mille fois moindre que dans une banlieue américaine.

    Le fascisme islamique, bien réel (tout groupe social à ses extremistes) mais tellement groupusculaire que la CIA, malgrès ses moyens faramineux peine à lui donner une visibilité suffisante. Le complot de Londre n’est meme pas resté crédible plus de quelques jours. Ce genre de manip a du couter bonbon aux services israéliens, américains et anglais, et le retour sur investissement semble misérable, 10 points de plus dans le sentiment paranoiaque du londonien moyen vis à vis des musulmans.
    Reste quand même à esperer que les spin doctor de Blair ne le convaincront pas de passer au niveau supérieur dans la simulation d’attentat. Effrayer les masses avec des mises en scène débiles c’est une chose, faire assassiner des européens par d’autres européens musulmans manipulés pour l’occasion par des officines sionistes, tout cela pour provoquer une union sacrée avec les américains c’est beaucoup beaucoup plus grâve. Ils ont déja tenté le coup en Amérique du Sud, résultat : des démocraties qui volent en éclat, des économies fragiles qui s’effondrent, des guerre civiles sans fin... tout cela pour RIEN. Les Etats-unis et Israel restent isolés avec leur sauvagerie en bandoulière et leur image qui se dégrade chaque jour un peu plus.

    P’t être bien qu’à force ils parviendront un jour à se faire réellement agresser par des ennemis bien réels.
    Mais pour le moment les seuls à menacer réellement la paix mondiale c’est eux, et personne d’autre.

  • permalien ragnvald :
    3 septembre 2006 @01h18   « »

    Un article de l’Asia Times Online à propos des statistiques de Nexis sur l’emploi des termes "fascism" et "apeasement" dans la presse aux Etats-Unis et accessoirement au Canada : Fascists ? Look who’s talking, By Jim Lobe

  • permalien
    3 septembre 2006 @09h51   « »

    A porter lors de votre preochain voyage :

    Voir en ligne : http://itsnotallbad.com/iamnotaterr...

  • permalien xas :
    3 septembre 2006 @11h54   « »
    Tous unis contre « le fascisme »

    A long terme.

    Difficile d’ergoter sur des Démocraties ou des Républiques - USA, IRAN, ISRAEL, dans lesquelles il n’y a pas de séparation de l’église et de l’état.
    Difficile de croire à la moindre politique de désinformation, surtout en période de campagne électorale.

    Les libéraux qui décident sont trop contraints à réagir au jour le jour pour avoir une quelconque efficacité, à long terme.
    Diplomatie et hypocrisie font bon ménage, et pétrole contre "ferme ta gueule", est toujours la vieille devise à la mode, des marchés.

    A court terme.

  • permalien
    3 septembre 2006 @13h25   « »

    Tous unis contre tous les fachismes, qu’ils soient islamiques, chrétiens, juifs ou autres (en général ce sont les 3 principaux et il y a du boulot !). Au nom des dogmes religieux, les guerres, les haines, les craintes de l’autre, le sectarisme, un mode de vie et une peur s’installent. La religion est un concept personnel. libre à chacun de pratiquer ce qu’il veut, vénérer le chou-fleur si ça lui chante ! Au-delà de ce concept personnel, le social s’impose à tout le monde. On vit dans des pays (pas tous dommage) où les lois contiennent des préceptes et des obligations pour tous. La séparation de la religion et des états doit être claire et franche. Eduquons nos enfants à ne plus mélanger les genres et apprenons leur le respect de l’autre avant tout. Ce n’est pas très politique tout ça quoique...

  • permalien
    3 septembre 2006 @19h15   « »
    Plus sur l’affaire du t-shirt "We will not be silent"...

    sur le programme Democracy Now ! du 1er septembre (en anglais) :
    explications de Raed Jarrar, l’activiste en question, sur l’incident et sur la propagation inquiétante d’un groupuscule menaçant le mutisme vestimentaire.

    Voir en ligne : Democracy Now !

  • permalien Emilie :
    4 septembre 2006 @00h46   « »

    Il y a déjà Al-Qaeda dans le texte, de G. Kepel, à quand un "Bush, et les néo-conservateurs dans le texte" ?

  • permalien Aymen :
    4 septembre 2006 @00h47   « »

    Ragnvald,
    J’aimerais bien te donner mon avis mais j’ai pas compris toute tes questions ... désolé.

    Mais j’aimerais que tu réfléchisses sur cette réflexion pour mieux comprendre les convulsions de notre terre tiré d’un vieux "Maniere de Voir" :

    ...Il est donc urgent de se souvenir du cri d’alerte lancé, dés 1931, par l’écrivain américain Aldous Huxley (auteur du "Meilleur des mondes") :
    "A une époque de technologie avancée, le plus grand danger pour les idées, la culture et l’esprit risque davantage de venir d’un ennemi au visage souriant que d’un adversaire inspirant la terreur et la haine"...
    ...Car, devenu maitre des symboles, l’empire américain se présente désormais devant nous avec la séduisante apparence des enchanteurs de toujours. Nous proposant des loisirs à gogo, des distractions en boucle, des sucreries pour les yeux, ce nouvel hypnotiseur entre par effraction dans notre pensée et y greffe des idées qui ne sont pas les notres. Il ne cherche plus à obtenir notre soumission par la force, mais par l’incantation, pas sur ordre, mais par notre propre consentement. Pas par la menace de la punition, mais en pariant sur notre soif de plaisir.
    (Ignacio Ramonet (Le monde diplomatique, sept-oct 2000))

  • permalien Pierre :
    4 septembre 2006 @06h29   « »

    Ce qui est surprenant c’est que le président Bush ait pu employer le mot fascisme (imprononçable avec un bretzel dans la bouche).

    C’est comme un enfant qui découvre la magie des sons et emploie des mots à tord et a travers pour satisfaire une jubilations onaniste.
    C’est vrai que la juxtaposition des mots islamique et fasciste est assez surprenante. C’est comme néo-conservateurs, born again in religion, nouveaux démocrates, poor workers, on accole des sons, comme des formules magiques , des incantations pour faire venir la pluie. et le pire c’est que ça marche !

    Car cette pratique est à double effet :

    1. Elle donne l’impression aux fidèles de recevoir une parole révélée (donc hermétique).

    2, Elle alimente la littérature des infidèles qui se perdent (et avec eux leur énergie) en conjectures.

    Quand on considère la masse d’études (inévitablement brillantes) publiées pour démonter les théories néo-libérales, on se prend a regretter que ce jour là, la boite de bretzels ait été vide.

  • permalien Enma :
    4 septembre 2006 @10h45   « »
    Aux lecteurs (suite)

    Je pense que vous éviteriez énormément de problèmes si vous modérez ce forum à priori. Tout commentaire doit être validé par vous mémé avant d’apparaître.

  • permalien Charle :
    4 septembre 2006 @17h05   « »

    Enma :(Je pense que vous éviteriez énormément de problèmes si vous modérez ce forum à priori. Tout commentaire doit être validé par vous mémé avant d’apparaître)

    Nous voilà, la censure et la menace...

  • permalien Sophie :
    5 septembre 2006 @13h10   « »

    Bonjour à tous,

    Merci à Katha Pollitt et à Ragnvald pour leurs explications sur le pseudo-concept de fascisme islamique.

    Pour moi, avant d’etre une "prophétie autoréalisatrice", c’est
    une grille de lecture du monde que Bush et ses alliés cherchent à nous imposer. Cela relève de la propagande ou du
    "bourrage de crane", avec des variantes plus ou moins subtiles développées en France.

    Pourquoi cette grille de lecture, maintenant ? Me référant à
    l’article d’Ignacio Ramonet : "un nouvel état du monde",(
    le monde diplomatique, sept.2006,p14-15), illustré par la carte du monde de Ph.Rekacewics très instructive, qui situe
    géographiquement :

    - L’inimitié déclarée

    - des opinions publiques de plus en plus hostiles

    - Emancipation asiatique

    - Résistances latino-américaines

    - La défection des alliés

    Si ce nouvel état du monde est bien réel, Bush et les forces qui le soutiennent se concentrent sur le Proche et Moyen-Orient (le pétrole), dans un combat d’arrière-garde.
    Pour rendre crédible et opérationnelle cette "propagande" sur le "fascisme islamique", il annihile toute contestation
    et tout contre pouvoir. Je cite :"au nom des impératifs sécuritaires, les acquis de la démocratie libérale sont, un à un, rognés aux Etats-Unis et au Royaume-Uni." (le Monde diplomatique," Etat d’urgence permanent", par Philip S.Golub,p18-19).

    Combat d’arrière-garde, mais combien dangereux !

    Que faire ? Pour moi,"le front médiatique apparait plus décisif que jamais"(Ignacio Ramonet,article cité). Cependant
    je me sens moins optimiste que lui. Certes il y a Internet,les portables, les blogs, mais qui cela touche t’il ? Les gens qui cherchent l’information, qui sont déjà engagés dans un camps ou l’autre, ou dont la profession leur fait obligation de s’informer.

    Moi, je pense au citoyen moyen, qui se lève à
    6h du matin ou plus tot, qui se débat pour survivre socialement, et meme parfois physiquement, qui rentre
    "abruti" de fatigue, et n’a pour source d’information
    que les différents Journaux télévisés. Ce que j’ai été
    pendant de nombreuses années. Et ce n’est que tout récemment
    ,grace a Internet et à plus de temps libre, que je commence à m’informer et à prendre position.

    Je pense très fortement qu’il y a dans "les milieux autorisés ", comme disait Coluche (sketch sur les Journalistes), au-dela des médias d’ailleurs , des groupes
    inconditionnellement pro-israeliens qui font obstacle
    au pluralisme de l’information.

    Pour terminer et parce que la bataille pour une information "grand public" pluraliste m’apparait primordiale, je signale la Première Session Nationale des Etats généraux pour le Pluralisme, le 30 septembre 2006 à Saint-Denis (93) (voir www.acrimed>notre association>nos activités>interventions>appel à des Etats Généraux.

    ,

  • permalien Fred :
    5 septembre 2006 @13h15   « »

    Cela fait quelques temps que je n’ai pas relu mes classiques mais il me semble que, selon Hannah Arendt, l’invention d’un ennemi « objectif » fait partie du processus de création des états totalitaires, au même titre que la proclamation d’un monde fictif, la prophétie auto-réalisatrice, l’usage massif d’officines policières et la création de camps de concentration.

    Rappelons que selon Hannah Arendt, tout totalitarisme suppose de créer un état de terreur pour justifier la mise en place de mesures d’exception. Pour aboutir à cette fin il est indispensable de se créer des ennemis, mais pas nécessairement des ennemis susceptibles d’agir contre les intérêts de la « patrie », car le risque serait alors grand, si la répression est efficace, de voir cet ennemi disparaître trop rapidement ou rentrer dans le rang, privant ainsi le régime de toute justification de recours à la terreur. L’ennemi choisi doit posséder une caractéristique intrinsèque qui, quoi qu’il fasse, le détermine en permanence en tant qu’ennemi. Pour le régime nazi cet ennemi « objectif » était d’abord constitué par le peuple juif, mais aussi par les « sous peuples » de l’Est dont il voulait faire des esclaves. Pour Staline, l’ennemi « objectif » était constitué par les différentes classes (intellectuelles notamment) qu’il s’est appliqué à éradiquer successivement. Le choix de l’Amérique de se désigner comme ennemi l’ensemble des musulmans du monde entier (même si cela n’est pas formulé directement) ainsi que ceux qui les soutiennent (souvenez vous du fameux et inoubliable : « vous êtes avec nous ou contre nous » ) fait immanquablement penser à ce processus.

    Il en va de même pour les prophéties auto-réalisatrice (citées dans quelques posts précédents) qui, toujours selon Hannah Arendt, sont constitutives de ces régimes totalitaires : annoncer le chaos et mobiliser les hommes en conséquence, de sorte que, le chaos naisse de cette mobilisation. C’est ainsi que les régime totalitaires concourent à forger un univers imaginaire et à le protéger de l’« impact des faits ». L’entretien d’un « état d’instabilité permanente » — à l’intérieur de l’organisation, des institutions et dans la société — participe de cette logique. Dans cette perspective, la propagande et l’organisation jouent un rôle central. La propagande « insulte outrageusement le sens commun » qui est cette « partie de l’esprit et cette sagesse héritée que tous partagent dans une civilisation donnée ». Elle s’attache à couper les masses du réel et à créer un « monde fictif », « mensonger et cohérent » qui « vit sur le non-sens »(Hannah Arendt-Le totalitarisme)
    Pour parvenir à ce monde fictif, le régime totalitaire s’appuie au sein de son propre territoire, non sur l’armée (contrairement aux dictatures) mais sur des officines policières puissantes et nombreuses dont la mission est de surveiller et terroriser ses propres citoyens. Leur objectif est de « détecter et identifier » des ennemis qui n’existent pas. Il s’agit en fait de maintenir sous pression les citoyens en leur signifiant que, bien qu’ils n’aient rien à se reprocher, ils sont tout de même susceptibles d’êtres emprisonnés ou déportés. Là encore, les méthodes policières américaines comme le patriot act, le procès spectacle et exutoire de Zakarias Moussaoui, les violations permanentes de la vie privée font immanquablement penser au totalitarisme Arendtien.

    Enfin, toujours pour Hannah Arendt, le camp de concentration constitue le coeur du régime totalitaire. C’est le lieu central ou est expérimentée la quintessence de la domination totale et de la déshumanisation. C’est un lieu de non droit absolu, hors du monde. Un peu comme le camp de Guantanamo.

    On pourrait aussi aborder d’autres notions comme l’atomisation des individus par la société ultra libérale ou le transfert de pouvoir entre un gouvernement affaibli et des officines néo-conservatrice qui prennent les décision à la place du président des Etats-Unis, ce qui constitue d’autres aspects du totalitarisme, mais ce n’est déjà plus le sujet.

    Bien entendu je ne compare nullement les Etats-Unis au régime nazi ou stalinien car rien n’est pire que de banaliser l’indicible. Au jour d’aujourd’hui la patrie de George Bush, et malgré ce dernier, reste encore une démocratie (démocratie approximative, mais démocratie quand même). En revanche il m’a paru intéressant de souligner tout ces processus qui peuvent un jour participer d’une nouvelle forme de totalitarisme.

  • permalien Pierre :
    5 septembre 2006 @14h59   « »

    Pour remercier Fred de nous avoir fait revisiter ses très intéressants classiques, voici un des miens :

    "le gouvernement le plus absolu peut se combiner avec quelques-unes des formes de la plus extrême démocratie, de telle sorte qu’à l’oppression vienne encore s’ajouter le ridicule de n’avoir pas l’air de la voir."
    L’Ancien Régime et la Révolution - Alexis de Tocqueville (le vrai) 1856

  • permalien ragnvald :
    5 septembre 2006 @16h19   « »

    Pour Aymen : Je reconnais que ma deuxième question était confuse : je "projette" quand j’attribue à autrui mes qualités et mes défauts. Par exemple si, étant moi-même fasciste, je te traitais de fasciste, ou étant moi-même raciste, je te traitais de raciste. C’est une certaine façon de mettre en oeuvre le principe qui dit que "la meilleure défense, c’est l’attaque".

    Pour ce qui est de l’extrait du texte de I.R., il me semble qu’on a dépassé le stade de la séduction par les plaisirs, mais l’incantations reste, elle a seulement changé de nature. Les Romains achetaient la paix sociale par "le pain et les jeux du cirque". A notre époque, il y a bien le spectacle, mais où est le pain ?

    Est-ce la raison pour laquelle l’incantation en est revenue aux menaces ?

    Pour Sophie : « avant d’etre une "prophétie autoréalisatrice", c’est une grille de lecture du monde que Bush et ses alliés cherchent à nous imposer. Cela relève de la propagande ou du "bourrage de crane"... »
    C’est justement ça, la prophétie autoréalisatrice : j’impose une lecture du monde, le monde en vient peu à peu à se lire selon cette lecture, et le monde finit par devenir conforme à la lecture que j’en avais. Le bourrage de crâne est une technique dans ce processus.

  • permalien vvolodia :
    5 septembre 2006 @23h46   « »

    Si on veut comprendre entièrement la pensée politique d’Hannah Arendt, il faut requestionner la référence grecque à la lumière de la référence juive et ainsi aborder la question, majeure pour elle, de la citoyenneté. Quel citoyen est-on quand on n’est pas grec ? La différence à partir de laquelle est interrogée la pluralité démocratique est, d’abord, dans l’œuvre arendtienne, la différence juive. Elle est, en effet, profondément consciente de son appartenance au peuple juif. C’est même, selon ses propres termes « une des données réelles et indiscutables » de sa vie, « comme d’être une femme », ajoute-t-elle. La réalité de l’appartenance au peuple juif ne peut être déterminée, comme Sartre l’a fait, qu’à partir de l’antisémitisme. Hannah Arendt sait que, sous le nazisme, elle ne pouvait répondre à la question : « Qui êtes-vous ? » que par : « Je suis une juive ». Fût-il séculaire, l’antisémitisme ne permet pas de figer le peuple juif dans un statut de persécutés, en même temps que d’élus. Si la condition juive est un donné, l’antisémitisme est de l’ordre de ce qui « peut être fait et défait ». Il est politique et doit être combattu par des moyens politiques. À partir d’une « mémoire commune », il s’agit, pour le peuple juif, de rompre avec l’idée de destin pour se « forger une destinée ». C’est ainsi qu’en pleine guerre Hannah Arendt écrit : « Il faut changer la loi de l’extermination et la loi de la fuite par la loi du combat ». C’est en faveur de ce combat qu’elle appellera, d’abord, son peuple à soutenir la formation d’une armée juive, la création de groupes de résistances dans les pays occupés, en soulignant l’importance d’un soulèvement dans les ghettos, particulièrement, celui de Varsovie. Elle dénonce avec vigueur tout ce qui peut paraître parmi les siens comme de la résignation, de la passivité. Lutter même désespérément lui paraît le seul moyen pour le peuple juif de préparer son existence politique et d’affirmer tout simplement son existence politique face à ceux qui œuvrent à lui dénier.

    (puisqu’il est question d’Hanna Arendt, rendez à César......)

    Voir en ligne : http://http://leportique.revues.org...

  • permalien saintyves :
    6 septembre 2006 @17h11   « »

    Merci ragnvald
    le concept de "Prophétie autoréalisatrice ou énoncé performatif" est tres instructif, il permet d’avoir une vue plus approfondit des intentions de telles declarations, et laisse deviner l’expertise savante à laquelle se livrent les speecht writer et autres conseillers dans les coulisse du pouvoir " ceux de bush par expl" pour enoncer de tels concepts, qui sont ensuite repris par les medias partisants, "sionistes" et ainsi le mot d’ordre est lancé.

    (Pour celui ou celle qui exige une intervention du moderateur, je lui conseille d’aller sur les forum de france television, et il sera servi en terme de censure de post)

  • permalien Orangerouge :
    9 septembre 2006 @12h04   « »
    à saintyves Forums France Télévision

    J’ai souvent essayé de poster sur les forums des journaux d’information de France2.
    Mes messages ont toujours été refusés sous des prétextes divers.
    Par contre les messages sionistes y sont dominants.

    Les messages antisionistes qui passent sont souvent très mal écrits, et rapidement vigoureusement contrés par les messages qui suivent.

    J’ai demandé au "modérateur" (censeur qui fait un tri efficace) sont identité sans jamais obtenir de réponse.

    Bref c’est comme les informations de France2... Vous avez dit télé publique ??? C’est Télésionisme...

  • permalien K :
    13 septembre 2006 @02h55   « »
    Tous unis contre « le fascisme islamique »

    De grace Volodia Arretez votre pollution

  • permalien Fred :
    18 septembre 2006 @09h43   « »

    Volodia, j’ai du mal à comprendre où sous souhaitez en venir avec votre réponse sur Hannah Arendt. S’agit-il pour vous de compléter mon post, mais en ce cas j’ai du mal à faire le lien entre la question sur la judaïté de Hannah Arendt et mon propos, ou s’agit-il pour vous de profiter de l’occasion pour justifier la posture offensive de l’Etat d’Israël ? En tout état de cause je préfère penser qu’il s’agit d’un malentendu car rien dans le discours de Hannah Arendt ne pourra jamais justifier la politique extérieure d’Israël, bien au contraire.

  • permalien vvolodia :
    24 septembre 2006 @20h42   « »

    En 1951 Hannah Arendt sort son livre sur « Les Origines du totalitarisme » qui fait vite l’objet de vives controverses. En effet, l’auteur culpabilise les victimes de l’Holocauste, aussi bien les hommes que les femmes, les enfants que les vieillards, les malades mentaux que les handicapés physiques, tous confondus dans ses regrets de ces victimes soumises à leur sort ne cherchant pas à se défendre.

    La guerre des Six Jours éclate en 1967 et envers et contre tout, Hannah Arendt soutient Israël.

    http://www.lire.fr/forum/message.as...


    Sioniste de la première heure ; et militante de l’Etat binational prôné par Judah Magnes dès 1940 (avec qui, l’état bi-national ? le hamas et le hezbollah ? ce serait à mourir de rire)
    http://blogs.aol.fr/faust7556/choup...


    confirmation

    "L’UN des autres noeuds, malheureusement trop peu exploré par ses biographes, reste sa relation très compliquée au judaïsme et à l’Etat d’Israël. Par choix philosophique et politique, elle se proclamait juive, mais fuyait de façon quasi viscérale les obligations communautaires. D’autre part, dans ses lettres s’expriment un très grand choc lors de ses séjours en Israël, une incompréhension non seulement politique mais aussi existentielle, dont on trouve les traces dans son livre sur Eichmann, mais aussi dans les différents articles qu’elle consacra à la question israélo-palestinienne (4). L’idée même d’un nationalisme juif la heurtait et elle ne cessait de défendre le concept d’Etat binational. Par ailleurs, elle s’insurgea avec violence contre ce qu’elle appelait les « lois de Nuremberg » israéliennes qui condamnaient, par exemple, les mariages mixtes."


    en fait, Arendt est typique des juifs de Galouth (l’exil), de surcroît des juifs allemands. Je présume qu’elle a même trouvé des excuses à Heidegger.
    Savez-vous si elle a écrit à ce sujet ? Je n’ai dans ma bibliothèque que "les origines du totalitarisme", c’est un peu léger pour se faire une opinion à ce sujet.
    Sa conception de l’antisémitisme nazi peut en tout cas s’appliquer parfaitement à l’antisémitisme islamique. (les origines du totalitarisme)

    Voir en ligne : http://www.monde-diplomatique.fr/19...

  • permalien K :
    29 septembre 2006 @20h14   « »

    " D’abord ardente sioniste, Hannah Arendt évolua progressivement au sujet d’Israël, et exprima son opposition constante à tout enfermement nationaliste et était favorable à un État fédéral mixte judéo-arabe. Elle entre en conflit avec la presse israélienne lors de sa couverture du procès d’Eichmann à Jérusalem au début des années 1960."

    Voir en ligne : Hannah Arendt

  • permalien Vvolodia :
    5 octobre 2006 @21h53   « »

    mon cher K, les conseilleurs n’étant pas les payeurs, je ne me permets jamais de conseiller aux israéliens de vivre avec les arabes dans un état bi-national. Arendt ne savait pas de quoi elle parlait, les israéliens n’ont aucune raison d’accepter ce qui est un défi peu raisonnable.
    Cela revient à vivre sous la sharia, parce que les musulmans aiment ce genre de gouvernement, et les israéliens sont beaucoup plus démocrates.
    Les palestiniens aiment à se servir de bombes pour régler entre eux et avec autrui leurs problèmes, les juifs font du "pilpoul" (discussions rabbiniques qui peut durer des heures, des jours, entrecoupées de cris de colère, mais jamais de gestes de colère).
    Les juifs depuis l’hégire ont assez souffert de vivre sous la sharia, non merci. Pourquoi pas l’inquisition tant que vous y êtes ?

  • permalien Fred :
    8 octobre 2006 @17h53   « »

    Vvolodia, autant que je me souvienne, Hannah Arendt n’était pas contre la création d’un Etat juif, mais juste sceptique sur la forme qu’il prendrait et, notamment, prudente sur les relations qu’entretiendraient cet Etat juif avec sa population Arabe. Son adhésion à la guerre de 67 ne remet pas en cause cette vision car elle a cru, comme tout un chacun à l’époque, qu’il s’agissait d’une guerre de défense dans laquelle l’existence d’Israël était engagée (ce qui était faux). Cela cadrait d’ailleurs bien avec son idée que, confronté à la perspective de son propre anéantissement, il faut se battre, même si il n’y a aucun espoir de victoire. Toutefois, je ne veux pas faire parler les disparus, mais je suis à peu près certain que sa conception du combat pour la survie n’englobait pas la notion de guerre préventive contre des pays ou des peuples militairement démunis et qu’elle y aurait même vu là la confirmation de toutes ses craintes sur les dérives possibles d’un Etat juif fondé sur l’exclusion et la répression des arabes .

    Pour ce qui est de ses liens avec Heidegger, ce dernier ayant été son maître à penser et son amant, il me paraît difficile de tirer de cette relation une indication objective sur son positionnement.

    Quant à sa conception de l’antisémitisme nazi, il est très différent de l’antisémitisme islamiste. Dans le premier cas, les juifs tenaient le rôle d’ « ennemi objectif » sur lequel, selon la théorie d’Hanna Arendt, tout état totalitaire doit s’appuyer pour répandre la terreur et faire un exemple. Qu’importe les « crimes » commis puisque l’important est qu’il y ait un ennemi et que les motifs soient suffisamment subjectif pour installer un climat de terreur. L’antisémitisme islamiste est essentiellement motivé par l’existence d’un contentieux réel (le conflit israélo-palestinien) sur lequel les Arabes cristallisent toutes les humiliations, vexations et injustices depuis près de cent ans. Bien entendu c’est irrationnel et ça ne justifie rien, mais cela signifie en revanche que cet antisémitisme pourrait tendre à disparaître si le conflit était résolu (et si tel n’était pas le cas, alors nous aurions effectivement affaire à un antisémitisme de type nazi, ce dont je doute fortement). Dans le cas du nazisme l’antisémitisme était un programme, c’était une attitude non négociable et rien ne pouvait être tenté ni négocié pour en amoindrir l’impact. Seules le persécution et l’élimination des juifs comptait.

  • permalien Vvolodia :
    10 octobre 2006 @10h03   « »

    Vous avez raison, vous devriez aller dans ces Nations de liberté que sont l’Iran, l’Algérie, l’Egypte, le Maroc et ses prisons, la Russie toujours aussi sanglante.

    "Rencontre pacifique empêchée en Kabylie : le CMA alerte l’ONU
    lundi 9 octobre 2006
    On peut d’ailleurs légitimement se demander pourquoi cet état d’exception est-il maintenu alors que le gouvernement algérien ne cesse de clamer sur les places publiques que le pays vit dans la paix et la sécurité retrouvées ?

    Pour les personnes venues assister à la conférence régionale comme pour l’opinion publique en général, l’empêchement de cette rencontre pacifique constitue tout simplement une grave violation du droit d’association et une atteinte flagrante à la liberté d’opinion et d’expression.

    La Constitution algérienne (notamment sont article 41), les Conventions et Accords internationaux (en particulier l’article 2 de l’accord d’association UE-Algérie) concernant l’obligation de respect des droits humains et des libertés démocratiques, se trouvent délibérément bafoués par ce grave acte de censure.

    Pendant que d’autres courants d’opinion et en particulier les islamistes profitent de toutes les libertés et largesses de l’Etat, les Kabyles sont soumis à une surveillance et à un contrôle des plus stricts.

    Est-ce l’engagement déterminé de cette région pour la démocratie et l’état de droit qui justifie un tel acharnement de la part des autorités algériennes ?

    En tout état de cause, les organisateurs de la conférence sur la Kabylie ont décidé de reporter la tenue de leur rencontre au mois de novembre 2006.

    Mesdames, Messieurs, nous souhaitons instamment votre intervention auprès des plus hautes autorités algériennes afin de les persuader de ne pas tenter d’empêcher une nouvelle fois, ce rendez-vous des kabyles.

    Le pouvoir algérien doit être sévèrement mis en garde quant aux conséquences de son comportement particulièrement discriminatoire et violent à l’encontre de la Kabylie.

    Restant à votre disposition pour tout renseignement complémentaire, nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de notre haute considération.


    Oh je ne prétend pas que nous soyons parfaits - le Liberté est un concept difficile à gérer, que l’on ne peut laisser entre toutes les mains. Mais prétendre que l’Occident....tiens, allez voir plutôt au Danemark, ils font une crise d’islamophobie.

    "Un an après la publication des caricatures du prophète Mahomet dans le quotidien conservateur Jyllands Posten, la critique de l’islam n’a jamais été aussi populaire au Danemark. L’ouvrage qui cartonne actuellement dans les librairies s’intitule Islamistes et naïvistes. Vendu à 5 000 exemplaires les deux premiers jours, cet essai en est à sa troisième réédition."
    (dans Libération d’aujourd’hui)

    qui sème le vent récolte la tempête.

    Voir en ligne : http://www.kabyle.com/spip.php?arti...

  • permalien Vvolodia :
    27 décembre 2006 @10h57   « »

    La religion chez les juifs se transmet par la mère - la "tribu" par le père. On est juif par maman, ashkénaze ou sépharade par papa.
    Mais on n’est pas juif par le sang, mais par l’âme, la nechama, transmise par la mère.
    Le judaïsme se transmet de manière spirituelle.

  • permalien toufiq :
  • permalien Vvolodia :
    23 janvier 2007 @18h31   « »

    [

    http://windowinlebanon2.blogspot.com/

    extrait

    "Pourquoi je ne suis pas allé travailler" ou "pendez les gauchos qui vous racontent en France que les insurgés libanais sont des forces de progrès"

    Ce matin, j’ai quand même pris ma voiture pour aller au travail, malgré un SMS vers 7h30 prévenant que les routes étaient bloquées et que chacun était invité par la Grosse Boîte à rester à la maison. J’ai voulu me rendre compte de ce que c’est, un Liban en grève, pour voir si c’est aussi festif qu’en France où finalement les gens s’amusent beaucoup dans les manifs.

    Hé bien non. Mon expérience reste toutefois moins directe que Bee, mais j’ai aussi eu droit aux pneus qui brûlent sur l’autoroute, ainsi qu’à des jets de pierre qui ne m’étaient peut-être pas destinés, mais qui m’ont vite fait comprendre qu’il y avait des choses très intéressantes à la télé aujourd’hui. Me voici donc rentré à la maison, toute velléité de me rendre au travail aujourd’hui s’évanouissant devant la détermination des insurgés.

  • permalien Vvolodia :
  • permalien
    24 février 2007 @23h47   « »

    Au fait, K, pensez-vous que les français s’inquiètent de savoir qui les aime ou qui ne les aime pas ?
    Votre méconnaissance du caractère français est abbyssale.

  • permalien
    3 avril 2007 @15h09   « »

    Au XIIIe siècle, un chef nommé Temudjin unifie les tribus mongoles, prend le nom de Gengis Khan et créé un empire, œuvre poursuivie par ses successeurs Ögödei, Güyük, Möngke et Khubilai. Cet empire commence à s’effondrer en 1386, avec la perte de la Chine. Au XVIe siècle, sous le règne d’Altan Khan, les Mongols se convertissent au bouddhisme tibétain. Un siècle plus tard, ils tombent sous la domination des Mandchous, et les soutiennent pour la conquête de l’intérieur de la Chine. Leur pays est transformé en deux provinces chinoises, la Mongolie intérieure et la Mongolie extérieure. Après l’invasion russe de la fin du XVIIe siècle, la Mongolie du nord (la région du lac Baïkal) est annexée par la Russie.
    Wikipedia

  • permalien
    16 juillet 2007 @18h03   « »

    des nouvelles de Palestine-Israël, qui, j’en suis certaine, raviront tout le monde. (lol)

    Vendredi devrait etre libere 250 prisonniers , principalement appartenant au fatah ...
    Pendant la reusion avec Olmert , Abbou Mazen s est engage a ne pas se rapprocher du hamas , car cela pourrait etre une raison suffisante pour faire "" eclater "" l accord avec Israel ... Mais Abbou Mazen a demande a Olmert de ne pas cesser l aide humanitaire aux habitants de Gaza ... Olmert aurait repondu que cela se ferait par les organisations humanitaires a qui Israel ouvrirait les points de passage ...

    Olmert a aussi exige d Abbou Mazen , de respecter l accord d interdire les armes dans les rues et de poursuivre le desarmement des milices armees d El Aqsa ... il aaussi rappele qu Israel se gardait le droit en cas d inaction d Abbou Mazen d agir contre ceux qui pourraient etre un danger pour Israel ...

    Il a aussi rappele qu une collaboration economique pourrait reprendre et que certains entrepreneurs seraient autorises a passer plus facilement les points de passage ...

    Olmert qui a recu Mazen a Jerusalem a de nouveau emis le voeu que la prochaine reunion se ferait a Jericho ...

    je ne cite pas mes sources, elles sont secrètes.

    Est-ce qu’il y a une Madame Abbas ? nous nous posons la question. Sait-elle faire le hoummous ?
    J’espère qu’il y aura la paix, c’est toujours plus profitable que la guerre. Même si cette paix peut désoler certains, qui d’ailleurs sont rarement de la région.

    Guitl

  • permalien goudron kabyle :
    29 septembre 2007 @13h52   « »
    Tous unis contre « le fascisme arabo-islamique » ?

    Il faut combattre le fascisme aussi en Afrique du Nord, pour contrecarrer la politique d’arabisation et de déculturation de la société berbère. Quand on interrogeait l’écrivain algérien sur la colonisation, il répondait " laquelle ? "et ajoutait que la couche la plus épaisse c’était l’arabo-islamisme.

  • permalien guitl :
    16 octobre 2007 @22h43   « »

    les palestiniens sont les seuls réfugiés au monde pour qui un organisme spécifique, l’unrwa a été fondé, et les seuls réfugiés au monde qui perçoivent encore, 60 ans après le conflit, les enfants et petits-enfants compris, des subsides qui servent à la nourriture, à l’éducation scolaire, aux soins médicaux à la promotion des revenus etc...

    http://www.un.org/unrwa/finances/index.html

    La discrimination à l’égard des enfants réfugiés palestiniens est l’un des aspects de la discrimination qui s’exerce depuis longtemps à l’égard des réfugiés palestiniens au Liban, victimes par ailleurs d’atteintes à leurs droits économiques et sociaux fondamentaux. En ce qui concerne l’emploi, les réfugiés palestiniens n’ont pas accès à tous les postes et ne bénéficient pas de la protection de tous leurs droits au travail. Une loi réglementant la propriété a été rédigée de façon à interdire expressément aux réfugiés palestiniens de devenir propriétaires. En outre, les autorités libanaises interdisent l’entrée de tout matériau de construction ou servant à la maintenance dans les camps situés dans le sud du Liban. Le CDE s’est déclaré très préoccupé par les conditions sociales et économiques très dures dans lesquelles vivent les enfants réfugiés palestiniens dans les camps ; ils n’ont qu’un accès limité aux services publics, sociaux et médicaux notamment, sont écartés du système éducatif et exposés à la violence à la maison, à l’école et au sein de la collectivité.

    cliquez sur Liban. La discrimination à l’égard des Palestiniens doit cesser sans plus tarder

  • permalien
    21 octobre 2007 @17h00   « »
  • permalien guitl :
    16 novembre 2007 @22h37   « »

    Mais quelle horreur, K, faire ça à des gens qui ne feraient pas de mal à une mouche !!

    Des gens si pacifiques !! incapables de torturer, de violer, de poser des bombes dans des écoles ou des bus de voyageurs ! c’est trop cruel !!

    Vous prenez vraiment les gens pour des c..s, ou pensez-vous que vous êtes les seuls à avoir le droit de guerroyer ? Dans le fond, c’est un prêté pour un rendu. La guerre en dentelle, c’était quand ? Messieurs les Arabes, tirez les premiers. Mais non, Sire, je n’en ferai rien.

    Oyez Oyez, braves Chevaliers, Damoiseaux et jouvencelles, venez voir jouter les preuxs chevaliers !!
    Au fait, ils ont de l’électricité, ou ils pédalent ?

  • permalien guitl :
    17 novembre 2007 @12h32   « »

    Pierre Bleue est un infographiste très doué (mon avis ne vaut rien mais c’est mon avis) mais au niveau politique, c’est l’antisionisme (à la limite......)

    MOSSAD L’AGENT TROUBLE vous cliquez ICI

    la diaspora juive contrôle (majorité de blocage) de nombreux groupes médiatiques, bancaires, industriels en Europe et aux Etats-Unis. Sa puissance financière rapportée à un très petit nombre d’individus est phénoménale. Sa place sur le net est prépondérante. (aol, icq, sysco-système, check-point)

    vous valez vraiment le coup, Pierre Bleue.

  • permalien aryen :
    18 novembre 2007 @20h58   « »

    Héritage d’un Prophéte-le Seigneur d’Arabie-
    http://islamriposte.starac7.fr/t96-...

    Les Enseignements Profonds de Prophète Mohammud sws

    http://islamriposte.starac7.fr/t76-...

    Vous Devez Le connaître:mohamud sws
    http://islamriposte.starac7.fr/t80-...

    nb/
    http://faceaujudaisme.heberg-forum....

  • permalien talib :
    30 janvier 2008 @12h25   « »

    comme je l’ai toujours dit quant on a envie d’acheter la viande , il faut aller chez le boucher et non pas chez le boulanger sinon vous ne trouverez pas ce que vous cherchez,c’est pareil pour connaitre l’islam il faut demander aux musulmans et particulièrement ceux qui connaissent bien leur religion parmi eux. pour mieux connaitre et comprendre l’islam : http://labregesurlislam.xooit.com

  • permalien Thomas :
    4 février 2009 @19h20   « »

    Malgré la médiocrité du personnage, ce discours (qui n’a certainement pas été écrit par lui) contient une large part de vrai, et le parrallèle entre le fascisme et l’intégrisme islamiste tel que pratiqué par le Hamas et le Hezbollah (par exemple) me paraît tout à fait valable.

    Fascisme : Doctrine totalitaire privilégiant un état fort, où les pouvoirs régaliens sont aux mains d’une seule et même institution (généralement la police et l’armée, dans le cas de l’islam le clergé) un nationalisme exacerbé, et une idéologie réactionnaire.

    Ce qui est dramatique, c’est que l’Irak était le plus laïque des pays musulmans (et c’est d’ailleurs pourquoi c’est celui qui se développa le mieux jusqu’à 1991).

  • permalien Afshin :
    7 août 2009 @05h13   «

    Thomas :

    [°°°] (généralement la police et l’armée, dans le cas de l’islam le clergé) [°°°]

    L’Islam n’est pas un système politiique pour mémoire, c’est une religion et une communauté de croyants.

    Si vous cessiez de l’assimiler à un régime politique, détestable au demeurant, et par là même si vous cessiez d’insulter cette religion et cette communauté de croyants, ça ne serait pas du luxe, en particulier au regard du Droit français en la matière !

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