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Les risques d’une guerre contre l’Iran

dimanche 8 octobre 2006, par Alain Gresh

L’échec des négociations entre l’Union européenne et l’Iran suscite de nouvelles craintes sur l’évolution de la crise. Et, selon certains commentateurs, les bruits de botte que j’évoquais dans un précédent blog dans la région ne relèvent pas que du fantasme. Une des études les plus intéressantes a été publiée, dans le cadre de la Century Foundation, par un ancien colonel de l’armée de l’air américaine, Sam Gardiner. Elle est intitulée « The End of the "Summer of Diplomacy". Assessing U.S. Military Options on Iran » (la fin de "l’été de la diplomatie. Evaluer les options militaires américaines en Iran). L’officier est hostile à une intervention militaire, mais il n’a rien d’un pacifiste. Il essaie de comprendre les motivations de ceux qui, au sein de l’administration américaine, soutiennent une telle option. Et son constat final est sans appel : rien ne pourra les dissuader.

« Pour comprendre, écrit-il, les positions de deux qui au sein du gouvernement prendront la décision finale de mettre en oeuvre l’option militaire contre l’Iran on doit d’abord prendre en compte les sept vérités auxquelles ils croient :
- l’Iran développe des armes de destruction massive (et le plus probablement c’est vrai) ;
- l’Iran ignore la communauté internationale (vrai)
- l’Iran appuie le Hezbollah et le terrorisme (vrai)
- L’Iran s’engage de plus en plus en Irak et commence à être engagé en Afghanistan (vrai)
- Le peuple iranien veut un changement de régime (le plus probable une appréciation exagérée)
- les sanctions ne fonctionneront pas (le plus probable c’est que c’est vrai)
- on ne peut pas négocier avec ces gens (ce n’est pas prouvé)
 »

Notons que les appréciations entre parenthèses sont les opinions de l’auteur du rapport. « Si vous croyez, écrit le colonel, que ces sept points sont vrai, on peut comprendre pourquoi l’administration américaine est proche de penser qu’elle n’a plus qu’une seule option, l’option militaire. » Et si « cette attaque est inévitable alors le plus tôt sera le mieux »

L’absence de données fiables, poursuit le colonel, est un autre élément à prendre en compte, car « paradoxalement, ces trous dans les informations sur l’Iran conduisent non à la prudence, mais au contraire à attaquer ». Comme on ne sait pas si et quand l’Iran pourra acquérir une bombe atomique, il vaut mieux attaquer pour prévenir toute surprise !

Le rapport confirme aussi des rumeurs que des commandos américains ont commencé à travailler à l’intérieur même de l’Iran dès l’été 2004. Ces commandos n’ont pas seulement pour but de poser des détecteurs de radio-activité, mais aussi d’établir des contact avec des minorités ethniques, notamment au Baloutchistan (Sur la question baloutche on pourra lire l’article de Selig Harrison, « Contestation indépendantiste au Baloutchistan, » dans Le Monde diplomatique du mois de septembre) et au Kurdistan (Note de AG : ce jeu sur les minorités ethniques, dans un pays qui est une mosaïque, s’il pouvait réussir, aboutirait, comme en Irak, à l’explosion de l’Iran)

Que se passerait-il après plusieurs jours de bombardements intenses, non seulement contre les installations nucléaires, mais contre tout ce qui serait considéré comme "stratégique" par les décideurs américains ? Après une telle attaque, et compte tenu du peu d’informations que les Etats-Unis ont sur le programme nucléaire iranien, « nous ne serions pas capables de décider avec un niveau suffisant de certitude si nous avons porté un coup au programme nucléaire iranien. Si cette incertitude n’a pas l’air de troubler les partisans de bombardements aériens de l’Iran c’est en grande partie parce que l’objectif de la politique américaine n’est pas seulement d’éliminer le programme nucléaire, mais de renverser le régime ».

Une autre réflexion me semble intéressante. Selon l’auteur, la préparation d’une telle action sera bien moins visible que les mouvements qui ont eu lieu début 2003 et qui ont préparé l’intervention contre l’Irak. Il ne faudra que déployer quelques navires dans la région. « Les signes les plus visibles viendront des efforts faits pour garantir un soutien de l’opinion publique américaine. La série de discours présidentiels sur le terrorisme marque sans doute le début de cette offensive, mais je pense que l’on aura plus que cela. Un thème émergeant pour les derniers moments de l’opération de marketing d’une intervention sera que l’Iran menace l’existence d’Israël. Nous pouvons nous attendre à ce que les références des responsables de l’administration à l’Iran va s’accroître sensiblement, autour de trois thèmes : le programme nucléaire, le terrorisme, et la menace pour l’existence d’Israël. » C’est sans doute pourquoi, poursuit le colonel, on a assisté à une série de fuites sur les soi-disant relations entre Al-Qaida et Téhéran.

Ces analyses sont corroborées par les informations sur le possible déploiement de navires américains dans la région. Une étude très détaillée de Mahdi Darius Nazemroaya, « The March to War : Naval Build-up in the Persian Gulf and the Eastern Mediterranean » (La marche vers la guerre : le renforcement naval dans le Golfe persique et la Méditerranée orientale), semble confirmer ces craintes. De même pour l’article « War or Rumors of War ? » (Guerre ou rumeurs de guerre ?) de Frida Berrigan. Ces deux derniers textes, reproduits sur des sites antiguerre, sans affirmer que les Etats-Unis iront sûrement à la guerre, posent une question importante. Une telle décision, dont les conséquences sur la région seront terribles, peut-elle être prise en catimini ? N’est-ce pas le rôle des grands médias d’engager un débat public sur une éventuelle guerre contre l’Iran ?

Mais il y a aussi d’autres formes de guerre. Le quotidien britannique The Financial Times du 6 octobre publie un article« Japan-Iran oil deal in doubt as deadline expires » (Un accord pétrolier irano-japonais menacé alors que le date limite expire) révèle que un contrat d’un montant de 2 milliards de dollars entre Tokyo et Téhéran risque de ne pas être conclu. Comme le note le journal, l’accord a suscité des controverses à Tokyo et le ministère des affaires étrangères n’y est pas favorable, compte tenu de la situation tendue dans la région.

Voyage Retour à la table des matières

Je pars le lundi 9 octobre pour le Liban, Bahreïn et Koweït. Je serai de retour à mon bureau le lundi 23 octobre. Je ne sais pas quelles possibilités j’aurais de continuer mon blog de là-bas. J’essaierai d’envoyer des textes, sinon soyez patients.

Le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. Retour à la table des matières

Sur le site du journal Libération de ce 7 octobre, un article de Pascale Riché, correspondante du quotidien aux Etats-Unis, intitulé « Pressions du lobby pro-israélien sur les intellectuels américains ». « L’historien Tony Judt, éminent professeur à l’université de New York, devait donner mardi soir au consulat polonais une conférence sur le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. Quelques heures avant le début de la conférence, le consul général, Krzysztof Kasprzyk, décide d’annuler la conférence. Après avoir parlé au président de l’Anti-Defamation League (ADL), association de lutte contre l’antisémitisme, il a pris peur d’une campagne contre son pays. Scandalisé, Judt considère que l’affaire pose la question de la liberté d’expression aux Etats-Unis : "Il y a des similarités avec les récents problèmes que vous avez eus en Europe. Nous avons ici des imams juifs, mais non religieux", nous déclarait-il hier. L’affaire émeut le monde universitaire, au-delà des frontières américaines. Une pétition circule. Car Tony Judt, Britannique de 58 ans, juif, n’a pas vraiment le profil d’un antisémite. Militant sioniste dans sa jeunesse, il est depuis devenu très critique de l’occupation des Territoires palestiniens. Très indépendant d’esprit, c’est aussi un ancien élève de l’Ecole normale supérieure, ami de nombreux intellectuels français. »

Un intellectuel syrien toujours en prison Retour à la table des matières

J’avais noté dans un précédent blog, l’arrestation de Michel Kilo, un intellectuel démocrate syrien, connu pour ses positions de gauche. Fin septembre, huit des dix personnes arrêtées en même temps que lui avaient été libérée ; les deux exceptions, lui et l’avocat Anwar Al-Bounni. Ils avaient signé un appel commun avec des intellectuels libanais. Michel Kilo était le plus actif des intellectuels de l’opposition, tentant d’unifier l’opposition intérieure et extérieure. Il est partisan d’une transition démocratique pacifique. Soumis à de fortes pressions (souvent injustifiées) des Etats-Unis, d’Israël et de la France, le régime se referme sur lui-même, ce qui l’affaiblit encore plus. Je profite de cette information pour signaler un excellent blog en anglais sur la Syrie, SyriaComment ; on y trouvera notamment un réflexion sur les raisons qui amènent les Etats-Unis et Israël à refuser de négocier avec la Syrie.

125 commentaires sur « Les risques d’une guerre contre l’Iran »

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  • permalien FB :
    8 octobre 2006 @12h05   »

    Bonjour,

    Je vous souhaite un bon voyage et un séjour enrichissant. En espérant pour vous que la guerre contre l’iran ne soit pas déclenchée durant votre séjour. Une bombe est si vite perdue même si l’administration américaine parle de frappe chirurgicale.

    Dans l’attente de vos nouvelles un blogeur fidèle

  • permalien Nadine Ghys :
    8 octobre 2006 @13h13   « »
    Le lobby pro-israélien aux Etats-Unis.

    The Israel Lobby

    John Mearsheimer et Stephen Walt

    Pour celles et ceux que le sujet intéresse, il est possible de lire une version intégrale de ce texte en français :

    Le lobby israélien

    " Depuis ces dernières décennies, et en particulier depuis la Guerre des Six Jours en 1967, la pièce maîtresse de la politique moyen-orientale des Etats-Unis a été sa relation avec Israël. La combinaison du soutien constant à Israël et de l’effort lié pour répandre la ’démocratie’ dans toute la région a enflammé l’opinion arabe et islamique et a compromis non seulement la sécurité des Etats-Unis, mais celle d’une grande partie du reste du monde. Cette situation n’a pas d’égal dans l’histoire politique américaine." (…)

    Notre bonjour à Jean.

    Michel et Nadine

  • permalien Vvolodia :
    8 octobre 2006 @13h52   « »

    Concernant Tony Judt

    Extrait de L’Arche n°554, avril 2004 Numéro spécimen sur demande à info@arche-mag.com

    Reproduction autorisée sur internet avec les mentions ci-dessus


    Tony Judt est un universitaire américain prestigieux, d’inspiration libérale. Il a publié un livre important sur les errances et les divagations des intellectuels progressistes attirés par le communisme dans les années 50, notamment Sartre et Merleau-Ponty (Le passé imparfait).

    Quand on lit son article, on est saisi par la violence du réquisitoire. Après avoir condamné la politique « fasciste » de Sharon (jusque-là, rien que de très habituel, même si on aurait aimé un peu plus de subtilité dans l’analyse), il établit un lien entre cette politique et l’idée même d’État juif, passant ainsi de l’anti-sharonisme à l’antisionisme. On pourrait, là encore, se dire qu’il ne s’agit que d’une résurgence de l’accusation « sionisme = racisme ». Mais ce qu’il y a de nouveau, c’est que, jusqu’à Tony Judt, cette accusation était l’apanage de l’extrême gauche. Désormais, des libéraux se joignent au chœur.

    Et Tony Judt ne s’arrête pas là. Il va jusqu’à la mise en cause, troisième étape de ce parcours de l’animosité, de l’être juif comme tel, « dans un monde où les nations et les hommes se mêlent de plus en plus et où les mariages mixtes se multiplient, où les obstacles culturels et nationaux à la communication se sont presque effondrés, où nous sommes toujours plus nombreux à avoir des identités électives multiples et où nous nous sentirions affreusement gênés s’il nous fallait répondre à une seule d’entre elles ». Les Juifs étaient des personnes déplacées sur une planète divisée en nations. Ils le sont maintenant sur une planète unifiée par la société civile internationale. Par trois fois, Tony Judt taxe d’anachronisme l’obstination du « peuple à la nuque raide ». Cette accusation m’a rappelé une phrase admirable de Lévinas : « Le souci de se conformer à son temps n’est pas un impératif suprême de l’humain mais déjà l’expression caractéristique du modernisme lui-même ».

    Le grief meurtrier d’anachronisme, c’est-à-dire d’existence sans ticket, poursuit les Juifs depuis des siècles. La première de ses manifestations est liée à la Nouvelle Alliance. Votre mission est finie, pourquoi persistez-vous dans l’être ? Je ne dis pas que le christianisme tout entier s’est constitué à partir de cette injonction ; mais l’antijudaïsme chrétien y a trouvé son fondement.

    L’anachronisme de la particularité juive a ensuite été dénoncé au moment de la Révolution française et de l’Émancipation, à travers le concept d’homme universel. Le philosophe Fichte a ainsi affirmé, dans ses Considérations sur la Révolution française, que « pour résoudre la question juive, il faudrait couper la tête un beau soir de tous les Juifs et remplacer leur tête juive par une tête d’homme ».

    Et enfin, troisième forme d’anachronisme, l’existence nationale. À l’époque du grand mélange planétaire, les Juifs ont le droit et même le devoir d’être cosmopolites. Ce qui est désormais anachronique en eux, c’est le sionisme et l’obstination à constituer un peuple distinct.

    Pour conclure, Tony Judt propose une solution alternative : l’établissement d’un « État binational ». Selon lui, seule la dissolution d’Israël mettra un point final à la politique fasciste de l’État juif.

    Cette argumentation - qui ne manque pas, par ailleurs, de reprocher aux Américains de s’être mis « au service d’Israël », faisant ainsi renaître la mise en cause simultanée du séparatisme et de l’omnipotence des Juifs - est parue dans la New York Review of Books puis aujourd’hui dans Le Débat. Ces deux revues se flattent de ne publier que des gens de bonne compagnie.



    vouloir faire des conférences à la limite de l’antisémitisme chez les polonais, je comprends que ces derniers aient reculé. Pas facile d’assumer le surnom de "massacreurs de juifs".

    Voir en ligne : info@arche-mag.com

  • permalien Ana :
    8 octobre 2006 @14h56   « »
    Tony Judt

    « Qui vive »

    Juifs, donc anachroniques

    À propos d’un article de l’intellectuel américain Tony Judt, publié dans la « New York Review of Books » puis dans la revue « Le Débat »

    Par qui, puisque Vvolodia, qui le cite longuement, ne nous l’annonce pas ? Par Alain Finkielkraut.

  • permalien Orangerouge :
    8 octobre 2006 @15h16   « »
    Le lobby sioniste

    Excellent article proposé par Nadine Ghys ci dessus : le lobby israélien.

    L’article suivant le complète très bien : il apporte des éléments concernant le financement des organisations sionistes aux Etats-Unis, et concernant la politique fiscale américaine qui favorise ce financement. (ce lien a déjà été indiqué dans un post des jours précédents)

    http://www.mondialisation.ca/index....

    En France, le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France) a une action très proche de celle du lobby sioniste aux Etats-Unis, avec lequel ses liens sont très importants.

  • permalien Nadine Ghys :
    8 octobre 2006 @16h45   « »
    Le lobby pro-israélien aux Etats-Unis.

    Le texte de Tony Judt, dont Alain Finkielkraut reprend des extraits dans son article Juifs, donc anachroniques paru dans la revue L’Arche d’avril 2004, est disponible dans son intégralité en anglais :

    Israel : The Alternative.

    Il n’ a pas de traduction française accessible sur le Web, à ma connaissance.

  • permalien Vvolodia :
    8 octobre 2006 @17h05   « »

    Mais Orange sanguine (ou sanglante ?) vous ignoriez que nous, juifs, tenons le monde dans nos doigts crochus ? M.D.R. !!je suis étonné. A lire vos interventions, j’etais certain que vous saviez que 14 millions d’individus, femmes et enfants compris, tenaient entre leurs mains le destin du monde.

    C’est grâce à notre intelligence, certainement. Qu’en pensez vous ?

  • permalien Pierre BLEUE :
    8 octobre 2006 @19h25   « »
    FRONTALE

    A vous lire Vvolodia, nulle trace d’intelligence, juste un cerveau vieux et malade... comme quoi l’âge ne conduit pas toujours vers la sagesse. Finalement vous êtes un peu à l’image de votre secte, sans avenir... et puis arrivera un jour où vous croiserez un juif fatigué par vos insultes, vos gérèmiades racistes et qui las de vous voir l’associer aux abominations perpétrées par votre organisation criminelle sioniste, vous administrera une zinédine, frontale.

  • permalien Vvolodia :
    8 octobre 2006 @19h55   « »

    mais pierre bleue, c’est vous qui ne cessez de gémir. Quand à trouver un juif qui me mettra des coups, étant donné que vous ne l’êtes (vous manque beaucoup pour ça) aucun risque que ce soit vous.

  • permalien Al :
    8 octobre 2006 @22h48   « »

    Dis Vvolodia,

    oeil de Tel-Aviv et la voix de son maître, morpion de ce blog et perroquet de l’Arche, tu pourrais pas aller voir ailleurs si on y est ?!

    Lâche-nous un peu les baskets avec ta propagande maffieuse à la noix !

    Al

  • permalien Abou-Ayoub :
    8 octobre 2006 @22h52   « »

    Lorsque l’orgueil s’empare de quelques individus, il les conduit inéluctablement à leur perte. Ce n’est qu’une question de temps ; l’Histoire nous l’a montré par le passé. Notre problème, c’est qu’on préfère réécrire l’Histoire à notre profit plutôt que la lire, l’assimiler et éviter de répéter les mêmes erreurs que nos prédécesseurs.

  • permalien Vvolodia :
    8 octobre 2006 @23h34   « »

    POURQUOI ? c’est VOTRE blog, un blog musulman ? réservé aux vrais croyants (MDR)aux amis des islamistes ? vous n’aimez pas les vérités, tant pis. Vous êtes comme vous êtes, vous êtes faits comme ça, est-ce votre faute à vous, si vous ne me plaisez pas ?

  • permalien Sophie :
    8 octobre 2006 @23h53   « »

    Bonsoir à tous,

    Que vos prises de bec, insultes et autres amabilités paraissent dérisoires à coté de ce que nous prépare l’administration américaine ! Remarquez, au moins on peut encore en rigoler, puisqu’on est encore vivants.

    Qu’est-ce qu’ils leur prend à ces Américains ? Se fourvoyer encore dans un bourbier iranien ?Pour détruire un hypothétique arsenal nucléaire dont la C.I.A n’a pas pu confirmer l’existence ?

    Je vais finir par croire ce qu’écrivait un blogeur ici : ils veulent l’Apocalypse.

  • permalien Denis :
    9 octobre 2006 @00h03   « »
    Les obsédés du « Lobby »

    Le texte de John Mearsheimer et Stephen Walt pèche à la fois par la qualité de l’information (très superficielle) et par la valeur de l’analyse (très simpliste). Il ne convaincra que les obsédés de l’antisionisme.

    Pour une critique détaillée de la thèse du « lobby israélien » (en fait : du « lobby juif »), voit l’article de Stephen Zunes, qui ne fait aucune concession à la politique israélienne mais sait ne pas verser dans la propagande de bas étage.

    Voir en ligne : The Israel Lobby : How Powerful is it Really ?

  • permalien Alain Gresh :
    9 octobre 2006 @07h18   « »

    Non aux Protocoles des sages de Sion. Je suis favorable, comme je l’ai rappelé plusieurs fois, à la liberté d’expression et j’ai pris la décision de ne pas modérer ce forum apriori. Mais la présentation des Protocoles des sages de Sion comme un texte sérieux qui mériterait réflexion et qui reflèterait la réalité, dépasse les limites de l’acceptable. Je rappelle que ce texte un faux des services secrets tsaristes et qu’il est avant tout un classique de l’antisémitisme. J’ai donc supprimé deux messages autour de ce texte. Je regrettte d’avoir à agir ainsi et j’appelle encore les internautes à des discussions sur des bases sérieuses et à rejeter toute forme de racisme et d’antisémitisme.

  • permalien Pierre :
    9 octobre 2006 @07h21   « »

    A A. Gresh,

    Merci

  • permalien Pierre :
    9 octobre 2006 @07h52   « »

    Enrichir l’uranium, ce n’est pas avoir la bombe.

    Avoir la bombe, ce n’est pas vouloir s’en servir.

    Vouloir s’en servir ce n’est pas pouvoir s’en servir (pour raison de justesse de cartes géographiques, les bombes françaises restent de portées limitées).

    Si Israel "possède" la bombe elle ne l’utilise pas comme moyen de pression. L’Iran ne la possède pas mais use de la dissuasion.

    C’est ce paradoxe qu’utilise La Maison Blanche pour justifier la poursuite du redéploiement géopolitique du M-O.

    Il est a noter que dès qu’un pays accède à l’arme atomique, celle-ci sort de son vocabulaire guerrier.

    Souhaitons que la Corée du Nord ne fasse pas exception.

  • permalien Orangerouge :
    9 octobre 2006 @09h53   « »
    à Denis

    En anglais... le meilleur article reste inaccessible à une grande partie de la population française...

    Et c’est diffuser une information de qualité qui me parait primordial aujourd’hui.

    Très Amicalement

  • permalien pedro38 :
    9 octobre 2006 @11h29   « »

    Vvloldia a écrit :

    "A lire vos interventions, j’etais certain que vous saviez que 14 millions d’individus, femmes et enfants compris, tenaient entre leurs mains le destin du monde.

    C’est grâce à notre intelligence, certainement. Qu’en pensez vous ?"

    Moi, je doute fortement que 14 millions de personnes tiennent en main le destin du monde (en quoi je rejoins l’auteur de ces lignes ironiques).

    Mais ce qui me surprend, c’est que 14 millions de personnes arrivent à faire autant de bruit - si les Africains avaient la même force de frappe médiatique par tête d’habitant, notre JT de 20 Heures ressemblerait aux dernières nouvelles de Yaoundé !

    A noter que les musulmans ne se débrouillent pas mal non plus, mais ils sont infiniment plus nombreux, c’est plus facile...

  • permalien Fred., de L. :
    9 octobre 2006 @12h03   « »

    Le fait qu’une éventuelle guerre contre l’Iran soit débattue publiquement est déjà en soit une grande victoire des promoteurs de cette guerre.

    En tout état de cause, quoi qu’il puisse arriver, si cette guerre a lieu, elle sera, une nouvelle fois, une guerre préventive.

    Les guerres préventives sont illégales.

    Il n’y a donc plus rien à débattre.

  • permalien
    9 octobre 2006 @12h58   « »

    Du tout ! il y a à débattre de savoir si nous nous taisons ou si nous réagissons. Et surtout il y a à comprendre les tenants et les aboutissants.

  • permalien Abdeloum :
    9 octobre 2006 @13h52   « »

    Moi, je me demande à quoi pense un pilote américanosionsite de B52 quand il largue sa bombe sur une civilisation millénaire, dont les lieus historique si riche pour l’humanité fairaient rougir n’importe quel coin perdu du nouveau monde dont il vient .

    Remarque ce même idiot l’a déja fait sur la civilisation Irakiène vieille de 6000 ans.Il l’a déja fait sur les civilisations asiatiques vietnamiène et japonaise vieille de milliers d’années.Il l’avait déja fait sur les civilisations indiènes déja là, avant lui, de quelques autres milliers d’années.

    Alors, il ne faudra pas s’attendre à grande réaction de sa part, concernant le vieux monde Iranien.

  • permalien Sophie :
    9 octobre 2006 @15h34   « »

    Bonjour à tous,

    Abdeloum, le pilote américain qui lache sa bombe, à mon avis, ne connait rien des pays qu’il bombarde. Il mache son chewing-gum, appuie sur son bouton et rentre se coucher chez lui. Et il a peu de chance de voir , sur la télé de son pays, des images sur les conséquences de son geste banal. Si, par hasard, il en voit des images, grace aux mouvements d’opposition de son pays, et s’il est un peu humain, il rejoindra les bataillons de soldats traumatisés à vie des guerres du Viet-nam, d’Algérie, de Tchéchénie et autres.

    C’est pourquoi, mais surtout pour éviter ce massacre de l’Iran qui parait s’annoncer, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour arreter la machine de guerre. Oui, mais comment ? Puissent les opinions publiques de tous les pays se mobiliser.

    Pour moi, je ne cherche pas à savoir si le régime de Téhéran est islamiste ou pas, démocratique ou pas, une guerre c’est Non.( Mais le bourbier Irakien ne leur a donc rien appris ? a défaut de sens moral l’administration américaine pourrait avoir au moins une vision pragmatique de ses actes )

    Je profite de ce post pour signaler à ceux qui ne seraient pas au courant, jeudi 12/10 sur France 2 à 23h, "les années de sang:Israel-Palestine" documentaire de Charles Enderlin et Dan Setton. 2ème partie le jeudi suivant.

  • permalien Nadine Ghys :
    9 octobre 2006 @17h00   « »
    Le lobby israélien (suite)

    A Denis, plus particulièrement.

    L’article de Pascale Riché, correspondante du quotidien Libération aux Etats-Unis, intitulé « Pressions du lobby pro-israélien sur les intellectuels américains », se termine par un constat : « Deux auteurs, John Mearsheimer, de l’université de Chicago, et Steven Walt, doyen de la prestigieuse Harvard Kennedy School of Government, n’ont pas réussi à trouver d’éditeur américain pour leur étude consacrée au lobby pro-israélien. Leur travail a finalement été publié par The London Review of Books. ».

    Que le travail des deux universitaires américains soit jugé superficiel quant à l’information et simpliste par sa valeur d’analyse, relève de l’appréciation de chacun. Qu’il n’ait pas pu être édité devrait inquiéter tout le monde. The London Review of Book n’en a donné qu’une version abrégée - soit une vingtaine de pages alors que la version intégrale en anglais, diffusée sur le site internet de l’Université de Harvard en comporte plus de quatre-vingt (document pdf). S’il fallait ne trouver d’éditeur que pour des travaux ou des recherches sur lesquels la majorité marque son accord par avance, ce serait l’avènement de l’homophonie et la fin rêvée de toutes les voix en contre-chant.

    Corine Lesnes, correspondante du quotidien Le Monde à New York, a donné un premier écho du travail de John Mearsheimer et Stephen Walt sur son blog Big Picture - Croquis d’Amérique, en date du 19 mars 2006. Elle reprend l’information dans Le Monde quelques jours plus tard, dans un article intitulé « Une étude américaine critique la politique israélienne des Etats-Unis », accessible en archives payantes ou alors sur le blog Réflexions.

    Le quotidien israélien Haaretz consacre son éditorial du 22 mars 2006 au même sujet et le titre « Un avertissement venu d’Amérique ».

    Nulle part je n’ai lu chez ces journalistes la tentation d’assimiler « lobby israélien » à « lobby juif ».

  • permalien Vvolodia :
    9 octobre 2006 @17h26   « »

    9 octobre 2006 11:29, par pedro38 Vvloldia a écrit :

    "Moi, je doute fortement que 14 millions de personnes tiennent en main le destin du monde (en quoi je rejoins l’auteur de ces lignes ironiques)."

    Figurez vous que nous nous posons la même question, hélas il n’y a pas de réponse.

    Je veux aussi rassurer l’individu qui prétend que le pilote de B52 est automatiquement sioniste, à la limite, "pro-sioniste", mais un sioniste est quelqu’un qui vit en Israël, pas quelqu’un qui crache au bassinet pour envoyer un autre individu faire son alya. Non mais !!

    Un pilote américain, c’est un américain, qui défend la culture américaine, l’idée qu’il se fait de la culture américaine du moins, pas la religion juive ni l’état d’Israël.

  • permalien Fred :
    9 octobre 2006 @18h27   « »

    Merci à Volodia

    Je ne sais pas si vvolodia est l’œil d’Israël et la voix de son maître, mais ce n’est pas plus mal que des voix dissonantes viennent rompre la gentille unanimité de ce blog. Je suis rarement d’accord avec lui mais il n’y a rien de plus déprimant que de tourner en boucle en se congratulant.

  • permalien Orangerouge :
    9 octobre 2006 @18h58   « »
    à Fred

    N’importe quoi !

    D’abord il y a des appréciations sensiblement différentes des crises au Moyen-Orient sur ce blog, tu t’en apercevras si tu lis attentivement les posts.

    Ensuite, le dissonant n’est intéressant que si il est construit et apporte quelque chose.

    Si ce n’est qu’une position raciste : que vivent ceux qui me ressemblent (ou que je perçois comme tels) et que les autres finissent à la mer... C’est totalement parasitaire.

    Je ne réclame pas de censure... mais par pitié n’applaudis pas ceux qui viennent vomir ici pour passer le temps.

  • permalien K :
    9 octobre 2006 @19h43   « »
    A Fred

    Tout a fait d’accord avec Orangerouge (18:58).

    Si vous le désirez je peux vous faire un florilege des propos de la sinistre personne dont vous semblez vouloir faire votre protégée, au nom de je ne sais quelle espece de tolérance.

    Mais je m’en voudrai de donner la nausée aux lecteurs.

  • permalien John V. Doe :
    9 octobre 2006 @21h01   « »
    Mais si, mais si !

    Oh oui, oh oui, un florilège de VV. Moi qui suit nouveau sur ce blog, j’en ai déjà marre de ses délires racistes. Mais il faut un (très) peu de temps pour le détecter.

    Ceci dit, plus sérieusement, le meilleur moyen de dégouter les trolls c’est de les ignorer. Donc, svp, laissez-le délirer et continuez d’écrire sur des sujets intelligents. Ca, c’est passionant.

  • permalien Abdeloum :
    9 octobre 2006 @21h11   « »

    Tiens !!! mais ou sont les :

    Alexandre Adler, Laure Adler, Elisabeth Badinter, Pascal Bruckner, Michel Deguy, Raphaël Draï, Roger-Pol Droit, Elisabeth de Fontenay, Alain Finkielkraut, François George, André Glucksmann, Romain Goupil, André Grjebine, Claude Lanzmann et le comité de rédaction de la revue "Les Temps modernes", Corinne Lepage, Bernard-Henri Lévy, Olivier Rolin, Elisabeth Roudinesco, Guy Sorman, Pierre-André Taguieff, Michel Taubmann et la rédaction de la revue "Le Meilleur des mondes", Philippe Val, Marc Weitzmann...

    pour défendre la liberté d’expression des deux professeurs américains Stephen Walt et John Mearsheimer et leur fameuse étude sur Le lobby israélien et la politique étrangère des Etats-Unis ??????

  • permalien K :
    9 octobre 2006 @22h28   « »

    Un article, qui donne froid au dos, d’un homme de terrain (Robert Fisk) dans l’"Independent".

    Traduction d’une petite partie :

    (....)

    " Nous les occidentaux nous sommes maintenant presents à travers tout le monde musulman. D’une facon ou d’une autre, « nous » - « nous », l’ouest - sommes maintenant au Khazakstan, en Afghanistan, au Pakistan, en Irak, en Egypte, en Algérie, au Yémen, au Qatar, au Bahrain, au Kowéit, en Arabie Saoudite, a Oman et au Liban. Nous sommes maintenant emprisonnés à travers ce vaste secteur de personnes, militairement bien plus profondément piegés et enfermés que les croisés du 12ème siècle qui ont connu la défaite à la bataille de Hittin, nos forces massives combattant des armées d’Islamistes, des hommes-suicide, des seigneurs de guerre, des barons de la drogue, et des milices.( ...).

    La derniere armée de l’ONU au Liban, avec ses troupes françaises et italiennes, se déplace en nombre jamais égalé à ce jour au sud, avec des jeunes hommes et femmes qui ont déjà été menacées par Al-Qa’ida et qui, dans trois ou quatre mois, seront frappés par Al-Qa’ida. Ce qui est une des raisons pour lesquelles les Français se sont brricades dans leurs casernes au Liban-sud. Ce n’est pas les hommes suicides qui manquent ici, bien que ce sera des Sunnites — pas la variété Hezbollah-Shiite — qui frapperont l’ONU. Quand est ce que ces bombe-humaines arriveront-elles ? Après d’autres massacres en Irak ? Après que les Israéliens franchissent la frontière à nouveau ? Après qu’Israel - ou les USA - bombardent les installations nucléaires de l’Iran dans les mois à venir ? Après que quelqu’un a Tripoli [nord-liban], peut-être, ou dans les camps Palestiniens a l’ extérieur de Sidon, décide qu’il a vu trop de soldats occidentaux piétiner les terres du Liban-sud, trop de vaisseaux de guerre allemands pres des côtes, ou a entendu trop de rapports optimistes fallacieux de George W Bush ou Tony Blair ou Condoleezza Rice.

    « Il n’y aura pas « de nouveau » Moyen-Orient, Mlle Rice, » dit une nouvelle affiche de Hezbollah au sud de Sidon. Et le Hezbollah a raison. La région entière s’enfonce plus profondement dans le carnage et en permanence, et de plus en plus encore, alors que Bush et Blair nous indiquent que tout va de mieux en mieux, que nous pouvons tous nous sentir encouragés par la diffusion de démocraties inexistantes, que l’aube monte sur le "nouveau Moyen-Orient" de Condi. Espèrent-ils vraiment que ils pourront tordre le miroir de la réalité du monde avec leurs mots ? Il y a un genre de nouvelle aube se levant des terres du vieil empire indien vers les eaux de la méditerranée. Le seul probleme est qu’il est rouge-sang.

    C’est comme si Bush et Blair ne vivaient plus sur cette planete.

    (....)

    Mais c’est un fait que « nous » ne pouvons pas prendre nos armées et vaisseaux de guerre et réservoirs et hélicoptères armés et bataillons de Para. pour des guerres étrangères et s’attendre à ce qu’on soit sauf à la maison. C’est la logique indéniable de l’histoire à laquelle Bush et Blair ne feront pas face, ne reconnaîtront pas, ne nous laisseront meme pas croire."

    Voir en ligne : The Age of Terror par Robert Fisk

  • permalien
    9 octobre 2006 @22h43   « »

    Bof, si vous voulez vraiment entendre des fascistes haineux je vous recommande un petit tour sur le forum de l’express dans la section "monde". Vous pourrez y lire des propos pro israéliens et antiarabes d’une violence et d’un racisme extraordinaire, à côté volodia est un enfant de choeur. Pour autant je ne partage pas ses points de vue mais ceux qui auront lu mes posts s’en seront rendu compte

  • permalien Orangerouge :
    9 octobre 2006 @23h16   « »
    à K, Fisk voit juste

    Oui cet article de Fisk exprime bien la réalité. On ne voit pas ce qui peut arrêter la machine infernale.

    Et l’image de l’occident donnée par les Etats-Unis avec le nombre de musulmans tués sans cesse, y compris beaucoup de civils, leur légitimation de la torture, et leurs prisons hors de toute justification judiciaire, est durablement fracassée.

    De plus la politique de Bush est une véritable publicité pour la bombe atomique : l’exemple de la Corée du Nord montre bien qu’avoir la bombe atomique est le seul moyen d’être à l’abri d’une attaque américaine.

    Dire qu’il y a quelques années je trouvais l’extrême gauche trop anti-américaine... ! Je n’aurais jamais pu imaginer qu’ils allaient élire deux fois un crétin d’extrémiste religieux illuminé... Blair aussi est très très croyant... je ne sais pas si ça a à voir avec ce mépris de la vie humaine (celle d’autrui, pas la sienne). Il rejoignent dans le mépris de la vie d’autrui ceux parmi les mollahs, qui sont extrémistes et conditionnent les bombes humaines.

  • permalien Orangerouge :
    10 octobre 2006 @10h56   « »
    à saintyves

    Je suis épouvantée par le sort des palestiniens.

    Je pense que la nature de l’état d’Israël, comme état réservé aux juifs, entraîne le conflit avec les palestiniens parce qu’il entraîne une hiérarchisation de l’humanité : il y a des humains qui ont "naturellement" plus de droits que les autres, du fait de leur religion, culture ou gènes. Ensuite il y a la volonté d’expansion territoriale d’Israël et le conflit pour l’eau.

    Les dictatures arabes ne sont absolument pas multi-religieuses ni multi-culturelles, elles torturent aussi et elles sont pour moi totalement inacceptables. Mais elles ne prétendent pas être "un morceau d’occident" et on ne les présente pas au 20 heures à la télévision française comme de pauvres victimes qu’il faut soutenir contre leurs méchants voisins.

    Je pense aussi que le mouvement sioniste dans le monde occidental fait pression pour, et parvient trop bien à orienter en sa faveur vraiment beaucoup de politiques et de médias.

    Et cela contribue, mais ce n’est pas le facteur unique, a construire une opposition, qui s’exprime localement (pour l’instant) par des guerres épouvantables et par le terrorisme, entre "occident" et "orient arabo-musulman". Cette opposition n’existe pas réellement, elle est construite par des réseaux d’influence, qu’ils soient musulmans extrémistes, chrétiens intégristes ou sionistes extrémistes.

    Cela dit, le terme de solution finale (tu emploies ce terme dans un post d’il y a quelques temps) renvoie à la notion de génocide. Le terme de génocide a une définition précise et il ne s’applique absolument pas à ce que font les israéliens en Palestine. Par exemple les israéliens ne vont pas aller chercher les palestiniens dans d’autres pays pour les tuer avec une volonté d’exterminer entièrement cette "race".

    Israël est plutôt un état colonial pour qui la vie des colonisés ne vaut pas cher et qui a besoin de les mater pour les maintenir sous son contrôle. Avec en plus une crainte du "débordement démographique" qui ne me semble pas avoir existé dans les systèmes coloniaux du siècle précédent (on avait besoin de main d’oeuvre).

    Mais ce n’est pas parce que les crimes israéliens ne vont pas jusqu’au génocide qu’ils sont acceptables et qu’on ne doit pas lutter contre. Plusieurs centaines de milliers de personnes sont mortes au Darfour, dans des conflits ethniques, et parler de génocide à ce propos est discuté. Il faut tout faire pour arrêter cela quand même.

    Quand on lutte contre des idées, des positions, et des actions, les caricaturer n’est pas efficace parce qu’on se disqualifie soit même. On perd sa crédibilité.

    Il est aussi à la fois faux, inefficace, et totalement scandaleux d’inverser la position raciste : en pensant que tout juif est mauvais parce que juif. Il y a des réseaux d’influence néfastes où il y a des juifs, peut-être même initiés par des juifs, mais il y a aussi participation de chrétiens à ces réseaux (ceux à qui se réfère Bush) (et les dernières déclarations du pape ne sortent pas de nulle part, même si ce n’est pas le même courant chrétien), mais il y a aussi beaucoup de juifs qui n’en font pas partie, qui y sont indifférents ou opposés.

    On peut parler de la même manière des corses : en France il y des réseaux d’influence corses, des réseaux de solidarité corses, et des réseaux crapuleux corses. Tous les corses n’y participent pas et tous les corses ne peuvent être considérés pour autant comme des crapules... !

    J’ai été trop longue...c’est désordonné.. mais il me parait important d’essayer de dialoguer pour progresser ensemble.

  • permalien
    10 octobre 2006 @11h20   « »
    Le « Lobby » (suite)

    A Nadine.

    1. Ne pas voir publier un de ses livres, même quand on est universitaire, ne relève pas encore de la censure.

    2. Le texte de M&W est effectivement mal informé (je l’ai lu dans sa totalité). Son mode de pensée est inquiétant, car en dépit des démentis des auteurs on ne voit pas en quoi leur « lobby israélien » se distingue du « lobby juif » propre aux antisémites de tout poil. Ces derniers ne se sont pas trompés : ils ont applaudi.

    3. Zunes (voir l’article dont j’ai donné le lien dans mon précédent post) montre bien l’ironie qu’il y a à voir deux universitaires américains de droite, partisans d’une politique fondée sur la force et non sur les droits humains, faire porter à Israël le chapeau de l’impopularité de la politique de Bush.

    4. Les deux journalistes français qui ont rapporté l’affaire n’ont manifestement lu qu’une brève présentation dans le New York Times. Disons que leurs textes ne font pas honneur aux talents d’investigation de la presse française.

    5. Vous trouverez sur Internet une longue liste d’auteurs de gauche qui se démarquent des affirmations de M&W. Voir également l’article de Noam Chomsky, où il explique en substance que les deux auteurs sont courageux mais que leur thèse est fausse

    Voir en ligne : The Israel Lobby ?

  • permalien Sophie :
    10 octobre 2006 @12h44   « »

    Bonjour à tous, (je vais bientot changer de formule, celle ci commence à me lasser)

    Tout d’abord à 22h43 : le problème c’est que votre identité change avec le fuseau horaire et on n’a pas toujours le temps de relire tous les forum pour savoir qui écrit derrière une heure donnée. Choisissez un pseudo ce sera plus facile, svp.

    J’aime bien le style d’OrangeRouge : les portes clefs, le "n’importe quoi" ; ça me choque au début puis ça me fait rire, et puis vient "elle a raison...". Orangerouge, je n’ai pas de sucettes à t’envoyer... désolée.

    Ce début futile pour vous soumettre une idée pas futile qui m’est venue cette nuit : Bloguer c’est bien, agir c’est le complément indispensable.

    En conséquence, pourquoi ne lancerions pas une pétition, adressée au Président de la République, lui exprimant nos craintes face à la politique américaine envers l’Iran ?

    Projet de pétition à mettre en ligne en France et si possible vers l’étranger :
    - les signataires : la société civile, de tout horizon .
    - le contenu : -Crainte et condamnation de la politique américaine envers l’Iran - Condamnation ferme de toute agression armée contre l’Iran quelque soient les motifs invoqués, - Exigence d’un non-alignement de la politique étrangère française sur celle des E-U et d’Israel - Condamnation de la France en tant que premier fournisseur d’armes, - Exigence de pressions sur Israel pour la reconnaissance effective de l’Etat Palestinien, - Autres points à définir.

    Je le ferai bien moi-meme mais mes connaissances en internet sont très limitées.

    Si cela peut géner Alain Gresh qu’une telle pétition parte de son blog, on pourrait partir d’un autre site. Ca je ne sais pas faire non plus.

    J’ai bien pensé à saisir les Politiques, mais en temps de campagne pré-électorale les H et F politiques ont pour premier objectif de se faire élire et donc profil bas sur tout ce qui peut diviser son électorat. Et puis je pense qu’il est grand temps de faire entendre nos voix opposées autrement que sur des blogs, si utiles et intéressants soient-ils.

    Par ailleurs pour nous Français, ce serait établir un pare-feu face au danger Sarkozy, et face à une gauche, au mieux mollassonne, au pire complice.

    Pour terminer, je verrai bien Jean pour diriger ce projet . Bien sur s’il est d’accord avec le projet et le fait de le concrétiser. Je sais bien que c’est un peu cavalier, mais comment faire entre gens qui ne se connaissent que virtuellement...

    J’attends vos réactions, propositions et contre-propositions. Le principal étant de ne pas rester les bras croisés devant les nuages noirs qui s’amoncellent.

    P.S si une telle pétition circule actuellement,dites-le-moi. Pas besoin de multiplier les pétitions. Amicalement.

  • permalien K :
    10 octobre 2006 @13h59   « »

    D’accord pour la petition et le choix de Jean, bien que peu convaincu de l’efficacite de la petition. Pierre l’avait dit dans un de ses posts, il faudrait une reaction massive et sans appel de la rue US.

  • permalien K :
    10 octobre 2006 @14h33   « »

    Il suffit de chercher sur Google pour voir le nombre de petitions (contre la guerre contre l’Iran).

    Peut on me renseigner sur l’efficacite de ces petitions ? Peut etre ai je parle trop vite en la minimisant ?

    Merci

  • permalien Hanine :
    10 octobre 2006 @14h36   « »

    Excellente initiative !

    J’approuve à 200%, je suis partant pour vous suivre, Je n’ai rien contre l’idée que ce soit Jean. Faudrait-il encore qu’il soit d’accord.

    Que tout ceux qui veulent contribuer se manifestent, pcq pour le moment, nous sommes assez peu nombreux.

  • permalien Vvolodia :
    10 octobre 2006 @15h10   « »

    http://www.over-blog.com/

    tenez Sophie, c’est hyper-simple, vous pourrez très bien y arriver. http://www.over-blog.com/inscription.php (c’est là)

    Voir en ligne : http://www.over-blog.com/inscription.php

  • permalien K :
    10 octobre 2006 @15h38   « »

    Fisk toujours, meme article (8/10/2006).

    " ... Un genre différent d’aliénation, naturellement, est reflété dans notre conflit avec l’Iran. « Nous » pensons que son gouvernement veut produire des armes nucléaires - en six mois, selon les Israéliens ; en 10 ans, selon quelques analystes nucléaires. Mais personne ne demande si « nous » n’avons pas aidé à causer cette crise « nucléaire ».

    c’est le Chah qui avait débuté le programme d’énergie nucléaire de l’Iran en 1973 et les compagnies occidentales se pressaient pour lui vendre des réacteurs nucléaires et la technologie d’enrichissement. Siemens, par exemple, a commencé à construire le réacteur de Bushehr. Et le Chah avait été régulièrement interviewé par les chaines de télévision où il avait dit qu’il ne voyait pas pourquoi l’Iran ne devrait pas avoir des armes nucléaires alors que l’Amérique et les Soviétiques en avaient. Et nous n’avons eu aucune objection aux ambitions de « notre » policier du Golfe.

    Et quand l’Ayatollah Khomeini de la revolution islamique s’est empare de l’Iran, qu’a-t-il fait ? Il a qualifie le programme nucléaire « de travail du diable » et l’a arrete. ce fut seulement quand Saddam Hussein envahit l’Iran l’année d’apres et a commencé à faire pleuvoir sur l’Iran des missiles et des armes chimiques - une invasion que « nous » avons soutenu- que le régime clerical a décidé qu’ils pouvait avoir a utiliser des armes nucléaires contre l’Irak et a rouvert le complexe.

    En d’autres termes, c’est l’ouest qui a soutenu le programme nucléaire de l’Iran a son origine, et il avait été clôturé par le chef divin de l’axe « du mal » de George Bush, et puis a rouvert quand l’ouest s’est tenu derrière Saddam (en ces temps où il était « notre homme fort » plutôt que notre prisonnier encagé dans un état mourrant)."

    Voir en ligne : http://news.independent.co.uk/world...

  • permalien Fred :
    10 octobre 2006 @16h23   « »

    Complètement d’accord avec Sophie, mais pourquoi ne pas adresser cette pétition au parlement de Bruxelle ? Car je crois que malgré ses (très) nombreux défauts et ses valses hésitation, Chirac reste un antibushiste convaincu et qu’il préfèrerait se rapprocher de l’Iran que de la bombarder. En revanche, il y a en Europes un certains nombres de gouvernements radicaux qui aimeraient bien se joindre aux chiens de guerres américains pour achever de mettre le proche orient à feu et à sang. C’est donc peut être là bas qu’une telle initiative aurait toute son utilité...

    Fred

  • permalien Abdeloum :
    10 octobre 2006 @18h14   « »

    Ok pour une pétition

  • permalien Dam :
    10 octobre 2006 @18h17   « »

    A Fred

    Bruxelles, c’est en pays flamand ou en wallonie ?

    Non, je plaisante, c’est une bonne idée de faire une pétition mais il faut se donner les moyens de la relayer.

    Eviter aussi les clones de pétition qui ne feraient qu’atténuer l’effet.

    Et pourquoi pas faire un appel de regroupement des différentes pétitions déjà créées ou en cour (comme ici) dans tous les blogs et autres forums ?

  • permalien K :
    10 octobre 2006 @18h38   « »
    "Le lobby pro-israélien aux Etats-Unis."

    "French embassy cancels N.Y. book launch over author’s Israel views"

    " L’embassade de France [aux Etats Unis] annule le lancement d’un livre a New-York, a cause des opinions de l’auteur sur israel."

    La reception devait avoir lieu aujourd’hui et etait prevue pour honorer un livre recent de Carmen Callil, dont le sujet concerne Louis Darquier de Pellepoix, un membre du gouvernement de Vichy, organisateur de la deportation des francais juifs vers Auschwitz.

    L’annulation s’est faite apres une plainte portee par ce que callil appelle des "fondamentalistes juifs"

    Pourquoi cette plainte alors que ce livre est une denonciation du dit membre et du regime de Vichy ?

    L’explication est la suivante : Dans le post scriptum, redige par callil elle meme, celle-ci regrette les exactions commises par les israeliens envers les palestiniens.

    "Like the rest of humanity, the Jews of Israel ’forget’ the Palestinians. Everyone forgets ; every nation forgets." : "Comme le reste de l’humanite, les juifs d’Israel "oublient" les palestiniens"

    No comment.

    Voir en ligne : French embassy cancels N.Y. book launch over author’s Israel views

  • permalien K :
    10 octobre 2006 @18h55   « »

    Bernard Lewis persiste et signe : "Either we bring them freedom, or they destroy us." Ou nous leur apportons la liberte [pourquoi ce sentiment de lassitude qui m’envahit ?] Ou ils nous detruiront."

    Ce qu’il ne dit pas, c’est la solution au cas ou "ils" refusent la "liberte"...

    Voir en ligne : Democracy or death

  • permalien K :
    10 octobre 2006 @19h22   « »

    Apres lecture des liens proposes, je voudrai remercier Denis de nous faire profiter de sa tres precieuse connaissance de l’ouvrage de John Mearsheimer et Steve Walt. Enfin un contradicteur serieux et fiable. (Fred, vous etes servi !)

  • permalien Nadine Ghys :
    10 octobre 2006 @20h59   « »
    Le lobby israélien (suite et fin)

    En réponse à l’intervention anonyme du 10 octobre 2006, 11:20

    1. Le travail de John Mearsheimer & Steven Walt sur le lobby israélien n’a pas fait l’objet d’une censure telle que celle exercée jadis en Union Soviétique par exemple, ou au sens d’ouvrages mis à l’index par l’église catholique. Aujourd’hui, la « censure » s’exerce autrement - modernité oblige. Ce travail n’a pas trouvé d’éditeur non parce que sa qualité était mise en question, mais parce que le sujet a inquiété, plus encore son contenu et ses conclusions. On peut parier que si les conclusions de ce travail avaient été inverses, nous aurions assisté à une publication en grande pompe et plein renfort de publicité.

    2. Vous affirmez que «  les antisémites de tout poil » ne s’y sont pas trompés et ont applaudi. Mais vous ne prenez pas la peine d’indiquer qui et où. Ouri Avnery, peut-être, dans sa lettre du 23 avril 2006 ?

    Cela étant, votre affirmation me remet en mémoire une interview de Tom Segev, historien israélien, dans laquelle ce dernier se plaignait d’être abondamment cité par Roger Garaudy. Cette remarque m’avait surprise. Je serais, quant à moi, plutôt satisfaite que mes écrits, dont je peux prouver le bien fondé et l’exactitude, soient cités pour ce qu’ils sont par quelqu’un que je n’apprécie pas : quand « l’adversaire » reprend à son compte des propos que je conteste, je m’efforce de montrer ces propos du doigt ; s’il reprend à son compte des propos que je ne conteste pas - qu’ils soient les miens ou non - je préfère en prendre acte, positivement.

    3. Stephen Zunes, auquel vous vous référez, a bien le droit d’écrire ce qu’il a écrit. Noam Chomsky aussi. J’attire votre attention sur le fait que ces deux auteurs n’auraient pas pu écrire ce qu’ils ont écrit si le travail de John Mearsheimer & Steven Walt n’avait pas été publié (en version abrégée) par The London Review of Books, et s’il n’était accessible à tous dans son intégralité sur le site Internet de l’Université de Harvard. Si l’Université de Harvard n’a pas publié ce travail en version papier, c’est que les pressions ont été rudes…

    4. Vous écrivez que « les deux journalistes français qui ont rapporté l’affaire n’ont manifestement lu qu’une brève présentation dans le New York Times » et « que leurs textes ne font pas honneur aux talents d’investigation de la presse française ». Ces deux journalistes françaises ont accompli leur travail avec correction : Pascale Riché faisait part d’un constat, sans plus : «  Deux auteurs, John Mearsheimer, de l’université de Chicago, et Steven Walt, doyen de la prestigieuse Harvard Kennedy School of Government, n’ont pas réussi à trouver d’éditeur américain pour leur étude consacrée au lobby pro-israélien. Leur travail a finalement été publié par The London Review of Books ». Corine Lesnes présentait succinctement l’opinion des deux universitaires américains. Vous faites « manifestement » à toutes deux un procès d’intention, puisque vous ne savez pas ce qu’au bout du compte, ces deux journalistes ont lu - ou pas. L’article de Haaretz du 22 mars 2006 représentait, quant à lui, la ligne éditoriale du quotidien.

    5. Que nous puissions trouver sur l’Internet « une longue liste d’auteurs de gauche qui se démarquent des affirmations de M&W » me ravit. D’autant que Noam Chomsky applaudit au « courage » des deux auteurs tout en trouvant leur thèse excessive. C’est précisément cela, la démocratie et la liberté d’expression bien comprises : faire connaître travaux et opinions, et laisser l’occasion à la contestation de se faire entendre ensuite. Puis encore, de contester la contestation.

  • permalien
    10 octobre 2006 @22h08   « »

    au cas ou ils refusent la liberté qui leur est proposé, reste une solution (afghane).

    Le Daily Mail rapporte dans un article du 1er Octobre que deux soldats français membres des forces spéciales ont été éventrés vivants jusqu’à ce que mort s’ensuive en Afghanistan. Un soldat britannique témoigne : "Nous avons du progresser sur un terrain découvert pendant 200 mètres. On se croyait dans une boucherie humaine. Nous avons repoussé les talibans mais il était trop tard pour sauver les Français. Nous étions tous très choqués en rentrant à la base. Un des survivants nous a dit que les Français avaient été attachés et éventrés vivants par les talibans. C’était une des choses les plus choquantes qu’il m’avait été donné d’entendre."

    (...) In one incident, the Paras were called to rescue Afghan troops and French Special Forces who had been ambushed by the Taliban.

    They were flown in by Chinook helicopter, but when they landed, were stunned

    by what they saw. The ground was littered with the bodies of Afghan soldiers, while incoming bullets hit the helicopter.

    "I could not believe we were going to charge off this helicopter into a wall

    of lead,’ said one. "Not everyone wanted to get off. One guy actually defecated. He sat rigid with fear inside the cargo hold until we pulled him up and pointed him towards the door.

    "We had to fire and manoeuvre across open ground for 200 metres. The scene was like a human abattoir. We fought off the Taliban but were too late to save the French guys. All of us were shaking when we were flown back to base. One

    of the Afghan survivors said the French had been tied up then gutted alive by the Taliban. It was one of the most shocking things I had ever heard."

    There have been mixed reports about the Afghan National Army. However, one soldier described them as ’shockingly hard’. They have continued fighting alongside the British despite having members of their families killed by the

    Taliban. Some British soldiers have told their families back home that they fear they are going to die. But after the French atrocity, they say would rather be killed than captured.

    http://www.dailymail.co.uk/pages/li...

    que voila une bonne manière de faire la guerre. Je vous jure qu’avec de pareils traitements, les soldats désormais refuseront d’aller au turbin. C’est radical. Vous ne trouvez pas ?

    Voir en ligne : http://www.dailymail.co.uk/pages/li...

  • permalien K :
    10 octobre 2006 @22h31   « »

    A anonyme, je parlai de la solution dans l’autre sens...

  • permalien saintyves :
    11 octobre 2006 @03h14   « »

    Bonjour à tous

    Pour Orangerouge

    Tu as écrit :

    « Je pense que la nature de l’état d’Israël, comme état réservé aux juifs, entraîne le conflit avec les palestiniens »

    1°) je conteste le terme conflit, parce qu’il met sur le même pied d’égalité l’OCCUPANT et l’OCCUPE, et c’est très suggestif, parce qu’il renvoie à la notion de deux états indépendants et souverains en conflit, alors que c’est faux, la phrase : "entraine la repression du peuple palestinien" serait plus correcte, à mon humble avis.

    Tu as écrit :

    «  Quand on lutte contre des idées, des positions, et des actions, les caricaturer n’est pas efficace parce qu’on se disqualifie soit même. On perd sa crédibilité. »

    2°) Comment d’après toi doit on qualifier le fait de chasser des populations autochtones, vers des camps de réfugiés, en Irak, en Jordanie, en Syrie, au Liban etc peut on alors de parler déportation, ou bien cela est réservé à un seul peuple.

    Dans un autre paragraphe

    « Il est aussi à la fois faux, inefficace, et totalement scandaleux d’inverser la position raciste : en pensant que tout juif est mauvais parce que juif. Il y a des réseaux d’influence néfastes où il y a des juifs, peut-être même initiés par des juifs »

    3°) Sache que j’ai toujours dénoncé dans mes posts les SIONISTES et non pas les juifs, (dont j’ai beaucoup d’amis parmi eux), en voici deux extraits :

    « Ce que je trouve inacceptable, c’est que les sionistes se barricadent derrière la bannière de l’antisémitisme à l’aide de laquelle ils menace quiconque ose critiquer Israël, la Thora, ou encore le Talmud, et s’auto-octroient le droit de critiquer, ou plutôt d’insulter les croyances d’autrui sans le moindre complexe, »

    « Alors quand le sionisme est ainsi parrainé, il se donne le droit de commettre toutes les atrocités possibles et imaginables partout dans le monde, il ressemble de plus en à un garnement mal éduqué dont les tuteurs n’osent plus contrôler les sursauts d’humeur. »

    Dans un autre paragraphe

    « Mais ce n’est pas parce que les crimes israéliens ne vont pas jusqu’au génocide qu’ils sont acceptables et qu’on ne doit pas lutter contre »

    4°) Pour la définition de GENOCIDE je te renvoie au site du CICR

    http://www.icrc.org/Web/fre/sitefre...

    il y est définit comme suit :

    « Le génocide, "un crime grave" :

    la Convention de 1948 Le génocide est décrit comme un acte déterminé (meurtre, atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale...) "commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux comme tel". Les parties à la Convention, actuellement près de 120 Etats, ont l’obligation d’adopter les mesures législatives internes nécessaires pour en assurer l’application, en particulier de prévoir des sanctions pénales frappant les personnes coupables de ce crime. »

    voir une autre definirion dans le fameux : ENCYCLOPEDIA BRITANICA

    http://concise.britannica.com/searc...

    GENOCIDE "Deliberate and systematic destruction of a racial, religious, political, or ethnic group"

    Pour SOFIE

    Voici un site réservé aux pétitions online

    http://www.petitiononline.com/petit...

    amicalement

    Voir en ligne : http://www.icrc.org/Web/fre/sitefre...

  • permalien K :
    11 octobre 2006 @09h39   « »

    Elie Wiesel interroge lors de la 10ieme reunion annuelle ( 8-10 Octobre 2006 ) du "Forum 2000" qui s’est donne pour tache "l’ exploration des moyens pour la prevention des conflits" :

    Iraq War (La guerre en Irak)

    RFE/RL : You supported the U.S.-led invasion of Iraq as a necessary military intervention, as a moral obligation. Three years on, how do you view that invasion ? Vous avez ete pour l’invasion de l’Irak menee par les USA, en tant qu’intervention militaire necessaire, obligation morale. 3 ans apres comment voyez vous cette invasion ?

    Wiesel : I didn’t say that. (Laughs) Je n’ai pas dit cela (rires)

    RFE/RL : I think you did. Je pense que vous l’avez dit.

    Wiesel : No, I said I was for the destruction of the weapons of mass destruction. At that time, everybody in the world — there wasn’t a single intelligence service in the world that didn’t believe that Saddam Hussein had weapons of mass destruction. The question, when I saw the president, was not about war, or the invasion — [it was] about whether to destroy or not to destroy.... Non j’ai dit que j’etais pour la destruction des armes de destruction massive.A ce moment, tout le monde (il n’existait pas un seul service de renseignement dans le monde qui ne croyait pas que saddam possedait des armes de destruction massive). La question quand j’avais rencontre le president [bush], n’etait pas a propos de la guerre ou de l’invasion, c’etait a propos de detruire ou de ne pas detruire....

    RFE/RL : What is your view now about the invasion of Iraq ? Qelle est votre opinion aujourd’hui a propos de l’invasion de l’Iraq ?

    Wiesel : Well, now, I think it’s a mess, sure. My idea then was to send in commandos. The best commandos that America has, or Britain, or even Israel. The best commandos, go in the evening, destroy the weapons of mass destruction, leave in the morning, without killing a single person. But I am not a general. That’s the problem. Bien, maintenant, je pense que c’est un désordre, sûr. Mon idée était alors d’introduire des commandos. Les meilleurs commandos que l’Amérique possede, ou la Grande-Bretagne, ou même Israel. Les meilleurs commandos, entrent en soirée, détruisent les armes de destruction massive, prennent congé le matin, sans tuer une seule personne. Mais je ne suis pas un général, c’est le problème.

    RFE/RL : So you think it was a mistake, the way it was done ? Ainsi vous pensez que c’était une erreur, la manière dont cela a été mene ?

    Wiesel : Look, I don’t know what happened or how it happened. I cannot judge that. But I’m sure that even those who are aware of the situation would say that it could have been handled differently. I don’t know how, but it could have been. Ecoutez, je ne sais pas ce qui s’est produit ou comment cela s’est produit. Je ne peux pas juger cela. Mais je suis sûr que même ceux qui se rendent compte de la situation diraient qu’elle aurait pu etre menee différemment. Je ne sais pas comment, mais elle aurait pu.

    Iran And Its President L’Iran et son president

    RFE/RL : Now, on the subject of Iran, as you know, there are talks of sanctions on Iran because the West is suspicious that Iran is secretly developing weapons of mass destruction. But many people think that sanctions are not going to work, and Iran is not going to give up its program. Do you think, then, that the international community should act against Iran militarily ? Maintenant, au sujet de l’Iran, comme vous le savez, il y a des discussions au sujet de sanctions envers l’Iran parce que l’occident soupçonne l’Iran de développer secrètement des armes de destruction massive. Mais beaucoup de gens pensent que les sanctions ne seront pas efficaces, et que l’Iran ne va pas abandonner son programme. Pensez-vous alors que la communauté internationale devrait agir contre l’Iran militairement ?

    Wiesel : I am not there yet. I would like, first of all, to declare Mahmud Ahmadinejad, the president of Iran, as a persona non grata all over the world, because he is the No. 1 Holocaust denier in the world.

    No. 2, he is the one who publicly has said he wants a member state of the United Nations to be destroyed — the state of Israel. Now, when this happens, a member state of the United Nations wants to destroy another member of the United Nations, that nation should be expelled from the UN. So as long as he is president, Iran should be expelled from the United Nations.

    Je n’en suis pas là encore. Je voudrais, tout d’abord, que l’on déclare Mahmud Ahmadinejad, président de l’Iran, persona non grata partout dans le monde, parce qu’il est le négateur d’holocauste du non 1 dans le monde.

    Deuxiemement , il est celui qui a publiquement exprime le desir qu’un Etat Membre des Nations Unies soit détruit — l’état d’Israel. Maintenant, quand ceci se produit, qu’un Etat Membre des Nations Unies appelle a la disparition d’un autre membre des Nations Unies, cette nation devrait être expulsée de l’ONU. Tant qu’il est président, l’Iran devrait être expulsé des Nations Unies.

    RFE/RL : But many people say that Mr. Ahmadinejad is making these comments just to gain popularity in the Arab world — that he doesn’t really mean it. Mais beaucoup de gens disent que M. Ahmadinejad tient ces propos juste pour gagner de la popularité dans le monde arabe — qu’il ne le pense pas vraiment.

    Wiesel : (Laughs) How does one know whether he means it, really ? (rires) Comment peut-on savoir s’il le pense vraiment ?

    RFE/RL : Would you be in favor of an attack on Iran ? Seriez vous en faveur d’une attaque contre l’Iran ?

    Wiesel : I am not there yet. First, I want measures to be taken against him, and against his country, for what he has done and said. Because I belong to a generation that takes threats very seriously. Je n’en suis pas là encore. D’abord, je veux que des measures soient prises contre lui, et contre son pays, pour ce qu’il a fait et dit. Parceque j’appartiens a la generation qui prend les menaces tres au serieux.

    Wiesel n’est pas general, mais la rouerie et la mauvaise foi, il connait si vous voulez connaitre mon opinion.

    Voir en ligne : http://www.rferl.org/featuresarticl...

  • permalien Vvolodia :
    11 octobre 2006 @09h51   « »

    les palestiniens seraient le seul peuple au monde à avoir quintuplé en nombre lors de son génocide, malgré le massacre de septembre noir commis par d’autres arabes ? allons, soyez sérieux, et cessez de dire des âneries si cela vous est possible. Quand à la "déportation", utiliser ce vocable est une tentative d’appropriation de la calamité qui a frappé le peuple juif ;les palestiniens, d’après Tom Seguev (le septième million - une barrière de sang et de silence) :

    "des centaines de milliers d’arabes prirent la fuite ET furent expulsés de chez eux"

    c’est à dire qu’une partie a été expulsée, une partie est parti volontairement, attendant la fameuse victoire des armées alliés arabes qui devaient leur permettre de rentrer victorieux, marchant sur sur les ossements des sionistes.

    Je vous rappelle que Tom Seguev est l’un des historiens dont toute votre bande fait grand cas.

    Je vous signale aussi qu’il n’utilise pas le vocable de "palestiniens" pour désigner les arabes qui prirent la fuite. Et aussi que si 20% de la population israélienne est arabe, et n’a pas l’intention de fuir, c’est que l’enfer sioniste est plus agréable que le paradis d’allah.

  • permalien K :
    11 octobre 2006 @10h18   « »

    650.000civils irakiens morts depuis 2003 d’apres CNN a l’instant. Le nombre irait croissant d’annee en annee.

    C’est le "desordre" ("mess" en anglais) d’Elie Wiesel.

  • permalien
    11 octobre 2006 @11h18   « »

    Selon Volodia, certains Arabes de Palestine ont été expulsés, les autres sont partis « volontairement », comme s’ils prenaient des vacances ou projetaient une balade en famille, pour prendre le frais.

    « Puis la guerre d’Indépendance éclata et des dizaines de milliers de logements furent disponibles. C’est ce que Shaul Avigur appela « le miracle arabe ». Des centaines de milliers d’Arabes prirent la fuite et furent expulsés de chez eux. Des villes entières, des centaines de village se vidèrent de leurs habitants et furent repeuplée en bonne et due forme par les nouveaux venus. En avril 1949, ces derniers étaient au nombre de 100 000, la plupart survivants de Génocide.

    Ce fut à la fois un moment dramatique de la guerre et une bataille d’une effrayante banalité pour l’acquisition de maisons et de meubles. Des hommes libres, les Arabes, partirent en exil comme de misérables réfugiés ; et de misérables réfugiés, les Juifs, s’emparèrent des maisons des exilés, pour commencer leur nouvelle vie d’hommes libres. Les uns perdaient tout ce qu’ils possédaient au moment où d’autres trouvaient ce dont ils avaient besoin – des tables, des chaises, des armoires, des pots, des casseroles, des plats, parfois des habits, des albums de famille, des livres, des radios et des animaux domestiques. La plupart des immigrants investirent les maisons arabes abandonnées, dans le désordre et l’anarchie et sans autorisation légale.

    Pendant plusieurs mois, le pays fut pris d’une frénésie de « prenez tout ce que vous pouvez », « premier arrivé, premier servi ». Par la suite, les autorités s’efforcèrent d’arrêter le pillage et exercèrent un contrôle sur la répartition du logement, mais c’était en général trop tard. Les immigrants prirent également possession des magasins et des ateliers arabes ; bientôt, certains quartiers arabes commencèrent à ressembler à des villes juives de l’Europe d’avant-guerre, avec des tailleurs, des cordonniers, des droguistes, des métiers juifs traditionnels. »

    Tom Segev – Le septième million, p.197

  • permalien Nanard :
    11 octobre 2006 @11h22   « »

    Les US se risquerait-ils à une guerre contre l’Iran, au risque de ce mettre les chiites irakiens, par exemple, à dos ?

    Prisonniers du piège irakien, les US n’ont pas tellement de marge de manoeuvre.

    PS : Pourquoi ils la ramènent-ils pas trop contre la corée du nord ?

  • permalien Fred :
    11 octobre 2006 @12h05   « »

    Aïe ! Je vais encore m’attirer les foudres d’Orangerouge et de K, mais je dois reconnaître que vvolodia n’a pas tout à fait tort. Bien que le mot de Génocide nous vienne spontanément aux lèvres lorsque l’on constate l’oppression insupportable qu’exerce Israël sur le peuple palestinien, l’utilisation de ce vocable me semble inapproprié car quelles qu’en soient les différentes définitions, ce terme se rattache à des processus d’extermination de masse tels que le connurent les juifs, les arméniens ou les indiens d’Amérique. On ne peut qu’être outré, scandalisé, choqué par la brutalité israélienne qui se rapproche plus des modèles fascistes que du modèle démocratique, mais la seule volonté qui anime les sionistes est de bouter l’Arabe or des territoires qu’ils considèrent comme les leurs. A ce jour, dieu merci, nous n’avons pas encore assisté à des massacres de masse. Pareil pour le mot déportation, ce terme se rattache à des événements précis de l’Histoire et suggère une organisation et une planification qui furent, à mon sens, absentes de la période citée.

    Je me permets de préciser cela car mal nommer les choses c’est déjà maltraiter le monde disait je ne sait plus qui. En revanche, Monsieur Vvolodia, tout cela ne retire absolument rien à l’indignité de l’Etat d’Israël qui se comporte comme le dernier des fascistes coloniaux. Et dire qu’une partie des Arabes sont « partis » en attendant que les alliés arabes leurs permettent de rentrer victorieux en « marchant sur les ossements des sionistes », est de l’ordre du mythe sioniste. Chacun sait aujourd’hui que, armé par l’occident, l’armée sioniste était en réalité beaucoup plus forte que les armées arabes et que bien avant le déclenchement des hostilités en 48, les sionistes avaient commencé à chasser les arabes de leurs terre en utilisant les mêmes moyens que les palestiniens utilisent aujourd’hui pour résister contre l’occupation de leur pays.

    Fred

  • permalien Colin :
    11 octobre 2006 @13h57   « »
    Sur le terme "génocide"

    Le terme de génocide est un terme juridique, répondant à une définition précise et rigoureuse. Un massacre nécessite donc un acte juridique pour être reconnu comme tel. "Un génocide est l’extermination, physique, intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe ethnique, national, religieux ou « racial »" (art.6 du Statut de Rome, acte fondateur de la Cour Pénale Internationale)

    "Systématique et programmée" : cela suppose une organisation rigoureuse, qu’on pourrait qualifier de scientifique voir d’industriel dans le but de faire disparaître un peuple. Par exemple, les massacres sont en général précédés de l’établissement de listes et de la stigmatisation de différences entre ceux qui doivent disparaitre et les autres (Etoile jaune et mention "jude" sur les cartes d’identités pour la Shoah, mention de l’éthnie sur les cartes d’identités au Rwanda...). Un génocide s’accompagne également d’une destruction de la culture rattachée à ce groupe, ce qui n’est pas le cas dans le conflit Israelo-Palestinien. Or, le dôme du rocher est toujours debout par exemple.

    Il ne faut pas utiliser les mots à tort et à travers, car celà reviendrait à banaliser le génocide. Si à chaque conflit entrainant des pertes civiles on parle de génocide, la Shoah et le génocide Rwandais perdent leur abominable spécificité...ce qui pourrait être très dangereux à long terme.

    Mais ce n’est pas pour autant qu’on peut faire un "classement des souffrances". Des massacres de civils sont toujours abominables, condamnables et ce que les Israeliens font subir aux Palestiniens (il ne s’agit pas que de morts "violentes" : il ne faut surtout pas oublier la situation humanitaire calamiteuse de la bande de Gazah) ne doit pas être atténué par une comparaison avec la Shoah.

    Mais on ne saurait trop insister sur l’importance d’utiliser un vocabulaire adéquat et précis afin de ne pas tout mélanger.

  • permalien Vvolodia :
    11 octobre 2006 @14h08   « »

    Où est votre problème, 11h18 (le forumeur inconnu) ? que les israéliens se soient jeté sur les maisons "libérées" par les arabes ? si vous saviez avec quelle rapacité les algériens se sont jeté sur nos biens lorsqu’on nous a donné le choix entre la valise et le cercueil.....c’est humain, c’est pas beau, mais c’est comme ça. C’est choquant. Mais par ailleurs, 15 ans après, travaillant dans un kibboutz pour mes vacances, j’ai été étonné de constater que des bananeraies étaient sans propriétaires. "c’est aux arabes, ceux qui sont partis", m’a-t-on répondu. Je pense que maintenant ces bananeraies ont un propriétaire ; ces petites bananes sauvages avaient un goût délicieux ; en fait, tous les algériens ne se sont pas jetés sur les biens des français, et tous les juifs n’ont pas spoliés les arabes. Excusez moi, je fais comme Seguev, je retire le mot "palestinien" pour les arabes de l’époque. Je ne sais si les juifs d’Irak, d’Egypte, de Tunisie, (j’évite le Maroc, vous remarquerez) et autres lieux ont eu le temps de faire autre chose qu’une simple valise. Je connais des tunisiens qui ont eu quelques heures pour rassembler leurs affaires ; des égyptiens qui ont tout perdu. Leurs familles étaient en Egypte avant l’islam. Les juifs du Yemen, considérés comme des sous hommes par le gouvernement en place, étaient au Yemen avant l’islam. C’est avec les juifs d’Irak l’une des plus anciennes communautés juive au monde.

    Et alors ? vous voulez faire un concours ? je ne suis pas certain que vous serez le gagnant.

  • permalien Jean :
    11 octobre 2006 @14h11   « »
    Projet de pétition vs autres moyens d’action

    Bonjour,

    Très honoré d’a voir été proposé pour lancer une pétition, j’en rosis de fierté.... ceci dit je suis absolument convaincu de l’inefficacité du procédé. Il se lance chaque jour des pétitions par milliers, et les resp. politiques en recoivent par dizaines (la différence ? c’est celles qui n’ont pas dépassé les 100 signataires). Elels passent direct à la poubelle. Nous n’avons pas le soutien d’un animateur vedette d’un média national, ni le relais de ce média -quant bien même le Diplo voudrait pousser le truc- pour faire du chiffre : voir Daniel Mermet poussé vers la sortie, dans l’actuelle "reprise en main" de france-inter, malgré plus de 200000 signatures, ce qui est colossal pour une pétition.

    Je pense que c’est un gaspillage d’énergie et de temps, tout au plus ça sert à se compter si c’est bien diffusé. Ca peut servir aussi au service fichage de Mr Zizi. Ceci dit, si vous pensez que ça vaut le coup, je veux bien participer à l’élaboration du cadre et du texte.

    Par contre, ce que je trouve très bien, c’est ce désir d’agir qu’a en particulier exprimé Sophie. Pour cela, il y a autant de possibilités que de sensibilités !

    - vous pouvez vous inscrire dans une association pour les droits de l’homme et leur apporter votre soutien : Amnesty, la LDH, etc font un gros boulot

    - vous pouvez vous inscrire dans une association plus spécifiquement orientée vers l’aide aux populations palestiniennes (cherchez à partir d’une plateforme, par exemple ccippp), voire, pourquoi pas, vers le soutien à la "résistance israélienne" (ta’ayush ; en France UJFP)

    - vous pouvez écrire aux médias chaque fois que vous entendez une connerie (attention, achetez les timbres en gros). Les médias considèrent quelque peu les réactions de leurs auditeurs, même s’ils se défaussent toujours sur le fond.

    - vous pouvez au quotidien choisir d’être une citoyenne responsable, en refusant d’acheter des produits provenant des entreprises israéliennes dans les territoires occupés ; comme en général cette origine est masquée, étendez ce refus aux produits d’origine israélienne. En particulier fleurs, légumes et fruits frais, dattes du Jourdain, etc... Ceci n’est pas moralement accepté par tous : vous dénoncez un système complexe, qui emploie "quelques" salariés palestiniens.

    - de la même façon, vous pouvez privilégier les quelques produits en provenance de Palestine via des associations comme les Amis d’Al Rowwad, Le Philistin, et même Oxfam diffuse des produits palestiniens en commerce équitable.

    - vous pouvez participer à des actions de soutien comme l’ICAHD, qui reconstruit des maisons détruites par l’occupant israélien, même si cela peut paraître un peu comme "combler une digue avec une petite cuiller", c’est un énorme apport moral aux populations attaquées

    - vous pouvez parrainer une prisonnière (voir détails sur CCIPPP) : vous écrivez une lettre de soutien chaque semaine à une personne qui est en détention le plus souvent arbitraire. Israël utilise de façon massive le système de la détention administrative, c’est à dire sans charges ni possibilité de se défendre, pour des durées de 3 à 6 mois reconductibles, et les libérations sont en général assorties d’amendes colossales % niveau de vie actuel (= racket organisé). Concerne de nombreuses femmes et enfants.

    - vous pouvez parrainer un enfant : l’AFPS a une activité parrainage qui marche très bien. Ils sont en rapport avec des organisations sur place qui font la répartition des sommes collectées. Un inconvénient est le manque de relations parrain-parrainé, mais le principe est très égalitaire. Les sommes distribuées via l’AFPS sont loin d’être négligeables ! De plus, l’association est d’utilité publique, vos dons sont déductibles à hauteur de 2/3, ce qui est appréciable, vous versez 3 fois plus pour le même prix !

    - vous pouvez agir localement, et là l’éventail des possibilités est immense, seuls les ouvriers sont peu nombreux... le mieux est de participer aux actions des associations locales

    - vous pouvez partir en mission civile, avec la CCIPPP, avec ISM, avec ICAHD, etc... si vous vous sentez une âme de militant prêt à donner beaucoup de vous-même...

    Voilà pour des pistes d’action variées et "efficaces", si je compare à une pétition, même si, bien sûr, c’est le nombre qui fait le résultat final. Actuellement, les différentes associations souffrent du peu de mobilisation : si chacun d’entre nous en rejoint une, ça comptera vraiment !

    Dernière seconde : aidez Politis, un des rares journaux à ouvrir ses colonnes à la Palestine autrement que par le "mainstream". Si vous appréciez ce média non-aligné, vous pouvez participer à son maintien en l’aidant financièrement (apparemment votre aide est déductible). Détails sur "Pour Politis".

    Amicalement

  • permalien Vvolodia :
    11 octobre 2006 @14h17   « »

    Fred, Israël n’était pas armé par l’occident ; en fait, Golda est allée aux States chercher de l’argent chez les juifs américains. La légende dit que le douanier a été étonné de la voir arriver avec peu d’argent et qu’elle lui aurait répondu "oh, pas de problèmes, j’ai de la famille en Amérique". Et elle a ramassé des millions. Ensuite les armes ont été achetées en Tchecoslovaquie, je pense que les russes ne pouvaient pas franchement vendre des armes aux sionistes.

    L’occident a donné des belles paroles aux juifs, c’est tout ce dont ils sont capables. De l’argent ? l’Allemagne a payé en matériel pour les morts de la Shoa, mais je n’ai pas connaissance d’autres choses. Et l’Amérique prête, ce qui permet de faire travailler les industries américaines. Le jour ou il y aura la paix, ils devront fabriquer des tracteurs, ou trouver d’autres "victimes".

  • permalien Jean :
    11 octobre 2006 @14h49   « »
    A Vvvolodia, 14:08

    Avec Vvolodia, on ne sait jamais si c’est du troll ou si c’est du solide. C’est un beau mix de bon argumentaire et de mauvaise foi... Cette fois je me donne la peine de répondre. Je crois qu’il est important de ne pas tout mélanger.

    L’expulsion des Arabes de Palestine est un fait historique, enfin reconnu de nos jours (sauf peut-être par les gens du CRIF ?). Il concerna alors environ 800 000 personnes, plus les populations massacrées. Elle a eu lieu en 1948.

    L’expulsion des Arabes Palestiniens d’Israël et des Territoires Occupés se poursuit aujourd’hui, d’une façon beaucoup plus insidieuse : par l’étranglement économique, l’interdiction de construire (bien que la démographie augmente) et la démolition de nombreuses habitations, l’appropriation des terres ou la destruction des récoltes, voire des vergers, la ségrégation sociale, l’enfermement dans des cantons rendus invivables, et j’en passe. Ca se passe aujourd’hui et c’est inadmissible.

    L’expulsion des juifs d’un certain nombre de pays arabes a été une réponse - je ne discute pas ici du bien fondé ou de la stupidité d’une telle mesure - à la colonisation sioniste. Un argument répandu, et malheureux, a d’ailleurs été :"maintenant vous avez un foyer national".

    Les pieds-noirs expulsés d’Algérie, suite à la politique coloniale puis à la déroute française, étaient des colons. Ils furent chassés par des "indigènes" (eh oui, c’est le terme).

    Peu importe l’attitude de ceux qui restent sur le terrain, cyniques, compréhensifs, indifférents... Vos colons du kibboutz étaient sans doute compréhensifs et c’est à leur honneur. Mais ça ne change rien à la condition de ceux qui furent chassés. Et surtout ça ne dispense pas de s’intéresser aux causes.

    La population palestinienne réfugiée était en principe protégée par les décisions de l’ONU. Elle s’établit en camps (ou plutôt fut établie), et ne fut pas intégrée. L’ONU ayant fait preuve de ses nombreuses contradictions, et l’objet d’un lobbying particulièrement abject, ce problème est toujours patent 60 ans après ! De plus, la population réfugiée a fortement augmenté. Le désir d’Israël est de voir cette question s’évaporer... mais les hommes ce n’est pas comme la rosée. Passons sur l’épisode Sharon au Liban. Israël s’est permis de critiquer les pays arabes qui refusaient d’intégrer les réfugiés (!). La délégation du problème n’a pas marché comme prévu...

    Bref, on est toujours dans la violence, et ses conséquences. Vouloir dresser les réfugiés d’un côté contre ceux de l’autre, c’est parfaitement improductif. Sauf, si comme je le pense, votre seul intérêt est d’éviter à tout prix une résolution de ce conflit.

    Ce qui m’importe : qui continue à créer des réfugiés aujourd’hui ? en 2006 ?

    A+

  • permalien Ana :
    11 octobre 2006 @15h14   « »

    « Mais par ailleurs, 15 ans après, travaillant dans un kibboutz pour mes vacances, j’ai été étonné de constater que des bananeraies étaient sans propriétaires. "c’est aux arabes, ceux qui sont partis", m’a-t-on répondu. Je pense que maintenant ces bananeraies ont un propriétaire ; ces petites bananes sauvages avaient un goût délicieux », raconte Vvolodia.

    Délicieux Volodia goûteur de délicieuses petites bananes sauvages. Bien sûr que la bananeraies ont maintenant des propriétaires. Vvolodia ne connaît pas la loi sur les Propriété des Absents datant des années 1950, toujours d’application, héritée avec un soin méticuleux des Britanniques.

    Les Palestiniens d’Israël étaient et sont parfois présents physiquement, mais absents légalement, expropriés de leurs maisons et leurs terres d’origine, faisant d’eux des exilés et des réfugiés dans leur propre pays. Pour permettre à Vvolodia de goûter les bananes sans se cacher et à d’autres de tout bonnement s’en approprier. C’est vrai tous les jours depuis près de 60 ans. On ne va quand même pas pousser des hauts cris pour si peu.

  • permalien Sophia :
    11 octobre 2006 @15h53   « »

    Pourquoi les US ne veulent pas parler avec les pays qu’ils veulent attaquer ? Pour les diaboliser aux yeux de l’opinion publique.

    Voir en ligne : http://lespolitiques.blogspot.com/2...

  • permalien Vvolodia :
    11 octobre 2006 @16h25   « »

    Jean -

    les arabes ont la manie de ne pas demander de permis de construire, sous prétexte que des ONG gauchistes viendront bien à leur secours, suffit de pleurer. Des maisons juives sont aussi démolis, mais personne n’en parle.

    Dernièrement, un israélien qui avait tué 4 palestiniens, avec qui il travaillait, qu’il allait chercher à leur domicile, a été condamné à 4 fois la perpétuité. Pourquoi 4 fois ? parce que ces 4 arabes ont des noms, sont des individus, à qui il faut rendre justice en tant qu’individu. Nous avons la cour suprême la plus difficile à supporter pour ceux de droite ou de gauche qui veulent frauder la Loi ; les arabes et les israéliens le savent, et savent l’utiliser à bon escient. Alors vos histoires concernant ces pauvres palestiniens expulsés n’ont pas lieu d’être, et vous le savez ; il suffirait de s’adresser à la Cour Suprême..

    Vos faits historiques ne sont reconnus que par vous et vos complices, spécialistes de la désinformation. Même "vos" historiens israéliens favoris avouent qu’il y a eu départs volontaires, et départs forcés dans la mesure ou après Deir Yacine, les palestiniens ont eu peur.

    La destruction des récoltes palestiniennes est le fait de certains israéliens, mais très souvent d’autres israéliens viennent aider les palestiniens à réparer ce qui peut être réparé comme dégâts. Le contraire ne se produirait pas si des israéliens voient leur récolte abîmée, ou lors des attentats sanglants, on ne voit pas des arabes aider les juifs.

    Il n’y a aucune ségrégation ; les arabes peuvent étudier dans les universités dans les mêmes conditions que les juifs, sont bien placés, spécialement les arabes chrétiens dont le niveau est plus élevé que le niveau des arabes musulmans.

    Si vous faites allusion à l’entité que vous appelez Palestine, c’est une guerre et la paix n’a pas été signée, que je sache. Il faut pour cela être plusieurs, et le hamas ne reconnaissant pas Israël, difficile de signer la paix. Que je sache. Avez-vous une idée ?

    Les massacres de juifs en pays arabes ont commencé bien avant 1948 ; ne vous foutez pas de ma poire, je connais MON histoire - même en Algérie, Constantine, 1934 -

    Si vos infos ressemblent à celle-ci

    "aitmakki 23/05/2005, 00h41 Salam, Le 2 eme livre du llivre sur les Juifs d’algérie ( en arabe) de dawzi Saadallah vient de sortir. Le livre est un livre critique, puisqu’il utilise des sources et references outre celles des livres écrits par des juifs algériens comme eli Chouraqui. Le 1 er volume parût en 1996, depuis re-édité a connu une très grande audience et un large public. qq infomrations sur le livre en pdf, page 2 :

    http://www.sawtalahrar.net/Thaqafi/...

    Aussi puisqu’on aprle des juifs d’algérie : un dossier intéréssant parû dans al Khabar hebdo sur le rôle du Mossad dans un massacre de 80 algériens de Constantine en 1956 : http://www.elkhabar.com/hebdo.htm"

    il y a bien du souci à se faire. Ecrire un livre sur le massacre d’algériens par le Mossad, livre re-édité, c’est mieux que les protocoles des sages de Sion, même si ce n’est pas du même niveau.

    Je vous informe que depuis l’hégire, les juifs ont subit de la part des arabo-musulmans toutes sortes de massacres, qu’ils étaient considérés comme des citoyens de seconde zone, mais ces arabes refusent de reconnaître ces massacres. Et pourtant Israël n’existait pas à l’époque.

    Et si vous êtes partisans du retour des arabes en Israël, sachez que cette question n’est pas, et j’espère ne sera jamais d’actualité. Nous avons "récupéré" les juifs des pays arabes, récupérez donc les arabes du pays des juifs. Un échange qui prouve la bonne volonté de tous.

  • permalien Nanard :
    11 octobre 2006 @17h16   « »

    1* Pourquoi on reconnait pour les uns, un droit au retour, se basant sur les mythe religieux , alors qu’israël refuse ce droit aux palestiniens, chassés de leurs terres ?

    2* Pourquoi la classe politique israélienne est adpte de la politique du "transfert" : Virer tous les palestiniens, afin de diposer de la terre à leurs guise ?

    3* Pourquoi on continue à construire des colonies, sur des territoires occupés, si on a réellement l’intension de les rendre ?

    4* Pourquoi avoir annexer le Golan, alors qu’il est syrien et que tout les pays du monde le reconnaisse comme syrien.

  • permalien Hélène :
    11 octobre 2006 @17h30   « »
    Copyrigth sur les mots ?

    Tout comme pour le mot "génocide" (n’y eut-il pas un génocide des Indiens d’Amérique, des Arméniens, des Rwandais, hélas ?), les Juifs ne peuvent revendiquer un quelconque copyrigth sur le mot "déportation" (je cite Vvolodia : "Quand à la "déportation", utiliser ce vocable est une tentative d’appropriation de la calamité qui a frappé le peuple juif") : en effet, les esclaves noirs n’ont-ils pas été déportés hors d’Afrique ? les prisonniers politiques de la Commune ne furent-ils pas déportés à Cayenne ? Et, de même que les Juifs, des résistants, des Tziganes, des communistes ne furent-ils pas déportés en Allemagne nazie ?

  • permalien K :
    11 octobre 2006 @18h30   « »
    Les risques d’une guerre contre l’Iran- La "Cheney-stratégie"

    La "Cheney-stratégie" a été une politique étrangère US basée sur le controle effectif direct et global de l’énergie, controle par les Quatre Grandes compagnies petrolieres privees US, ou US-dependantes— ChevronTexaco ou ExxonMobil, BP ou Royal Dutch Shell. Elle a visé surtout le controle des principales régions pétrolieres du monde, et des principaux gisements de gaz naturel. Ce controle s’est effectue paralellement a un effort croissant des Etats-Unis pour acquerir une supériorité militaire totale par rapport a la seule menace potentielle de ses ambitions globales- la Russie. Cheney est peut-être la personne idéale pour lier les politiques militaires et énergétiques US dans une stratégie coherente de domination. Au début des années 90 sous Bush père , Cheney était également secrétaire de la défense.

    L’administration Cheney-Bush a été dominée par une coalition d’intérêts entre les majors petroliers et les plus grandes industries du complexe militaro-industriel américain. Ces intérêts corporatifs privés exercent leur puissance par le controle de la politique de gouvernement des Etats-Unis. Un ordre du jour militariste agressif lui a été essentiel. L’exemple type est l’ancienne compagnie de Cheney, Halliburton Inc., en même temps la plus grande compagnie de services énergetiques et geophysiques du monde et le plus grand constructeur du monde de bases militaires.

    Pour apprehender cette politique il est important de regarder comment Cheney, comme PRÉSIDENT de Halliburton, a vu le problème de la future distribution du pétrole la veille de sa vice-présidence.

    Bernard Lewis devrait plutot dire : Ou nous les depecons, Ou nous ne serons jamais multi-milliardaires.

    Voir en ligne : http://globalresearch.ca/PrintArtic...

  • permalien Vvolodia :
    11 octobre 2006 @18h41   « »

    OUI Hélène, mais les arabes n’ont pas été déportés ; ni même transférés. Les mots ont une signification bien précises, et les arabes ne sont pas des noirs ni des communards. Il y a eu déplacement de populations après la partition du Pakistan, entre l’Allemagne et l’Europe de l’est, et personne n’en est mort, et aucun gauchiste-islamiste n’est monté sur ses grands chevaux pour défendre les droits de certains roumains à disposer d’eux même. Lorsque les habitants d’une région ne s’entendent pas, les juifs égyptiens, irakiens, d’Afrique du Nord, etc..... n’ayant aucune envie de redevenir des dhimmis, d’être considérés comme des kouffars, le mieux est une séparation de corps. Pour le coeur, nous ne vous avons jamais aimé.

    Le Golan, les fermes de Chebaa, tout est réalisable ; tout, même reconnaître l’état Israël ; pourquoi "rendre" quoi que ce soit à une entité qui ne vous reconnaît que pour les avantages qu’elle peut en tirer ? l’entité en question attendra une paix signée, une reconnaissance de la souveraineté, c’est la moindre des choses. Les arabes ont voulu jouer à la guerre, ils l’ont perdu, qu’ils en paient les conséquences.

    Les implantations ne sont empêcheuses de rien du tout ; il y en avait à Gaza, vous savez, ces machins que les palestiniens ont préféré détruire plutôt que de s’en servir ? Il y avait de quoi travailler, de quoi habiter. Ils ont tout détruit. (lol)

    Considérez ce retour religieux comme un simple déplacement des populations originaires des pays arabes (60% de la population israélienne) si la laïcité vous démange tant que ça, ce dont je doute. Vous qui êtes tellement "frères", et qui prétendez être un seul peuple avec une seule âme, ce dont je doute, souffrez que les juifs dispersés dans les pays arabes et musulmans habitent le même lieux, se donnent les mêmes lois, et acceptez que leur existence ne dépendent plus du bon vouloir d’un potentat.

  • permalien Pierre BLEUE :
    11 octobre 2006 @18h54   « »
    Bush comme Olmert sont simplement des psychopathes élus démocratiquement par des hordes de crétins fascistes

    Des spécialistes de santé publique américains et de l’université de Bagdad chiffrent depuis 2003 à 655.000 le nombre de morts civils Irakiens, un peu plus de 31%, soit 200.000 d’entre eux, auraient été assassinés par les forces d’occupations US.

    En clair c’est une boucherie effroyable... mais Bush, Olmert, voir même Kouchner en France continuent de justifier la légitimité de cette guerre immonde, en toute impunité, mais c’est pourtant bien aux musulmans que les médias sionistes tentent de faire porter l’essentiel de la responsabilité de toute cette violence. On croit rêver.

    D’un autre coté, à une échelle plus artisanale, mais toute aussi épouvantable, les espèces d’avortons sionistes qui dans les médias tentent de justifier les 200 dernier morts palestiniens : résistants, politiques, femmes, enfants,... tous assassinés lâchement par les nazillons israéliens sous le prétexte de la capture d’un seul soldat de leurs milices d’occupations, mériteraient bien d’être déportés dans le camp de concentration de Gaza pour y être astreints aux memes conditions de survie et d’humiliations que les palestiniens.

  • permalien K :
    11 octobre 2006 @19h22   « »

    Un lien (washington post) traitant du genocide irakien : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/10/10/AR2006101001442.html

    " C’est plus de 20 fois les estimations de bush (decembre dernier), plus de 20 fois les estimations du "British-based Iraq Body Count research group."

    Une precision : cette etude, menee par des medecins epidemiologistes irakiens, a ete supervisee par la prestigieuse faculte de medecine de l’universite americaine Johns Hopkins, et sera publiee par deux non moins prestigieuses revues medicales Britanniques, le "British medical journal" et "the Lancet".

  • permalien K :
    11 octobre 2006 @20h07   « »

    Les appreciations de scientifiques et de "Human Rights Watch" sur le chiffre terrifiant de 650.000 :

    Gilbert Burnham ( medecin epidemiologiste a Johns Hopkins ) : " Nous sommes tres surs des resultats "

    Ronald Waldman (medecin epidemiologiste a l’Universite de Columbia.USA) : "eprouvee et juste, la meilleure estimation de mortalite dont nous disposions."

    Human Rights Watch (Sarah Leah Whitson-New York) : Il n’existe aucune raison valable pour mettre en doute la fiabilite des resultats"

    Une comparaison a ete faite par la meme etude concernant la mortalite en Irak un an avant l’invasion (donc a l’ere de saddam) puis apres : respectivement 5.5 deces pour 1,000 habitants versus 13.3 deces pour 1,000 habitants par an. Les auteurs signalent que le chiffre d’avant invasion est similaire a celui donne par la CIA et le "U.S. Census Bureau".

    Est-il besoin de rappeler que la mortalite irakienne un an avant l’invasion etait deja grevee par les consequences de l’embargo ?

    Vous avez dit "liberer" ?

  • permalien Vvolodia :
    11 octobre 2006 @20h08   « »

    "Le document rapporte par ailleurs que sur ces 655 000 morts (15 000 en moyenne par mois), environ 601 000 sont dus à des causes violentes, essentiellement des tirs (56 %) et des explosions de voitures piégées ; les autres décès sont liés à l’augmentation de certaines maladies (maladies cardiaques, cancers, maladies chroniques). Un tiers des morts seraient directement attribuables aux forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis."

    Un peu d’optimisme, Pierre Bleue ; 2 tiers, plus de 400.000 sont morts soit de maladie soit par les attentats entre factions religieuses.

    Ils sont efficaces, lorsqu’il s’agit de tuer. Bravo. C’est dans l’assassinat que ces gens excellent, encore plus que les américains. Au moins, la Coalition avait une excuse, elle faisait la guerre.

    Pierre Bleue, inutile de haïr Kouchner, il n’est pas juif.

    Voir en ligne : http://www.lemonde.fr/web/article/0...

  • permalien Orangerouge :
    11 octobre 2006 @20h17   « »
    à Sophie et aux autres

    Merci Sophie, savoir que je t’ai fait sourire c’est bon pour mon moral... !

    Pour la pétition OK, mais je ciblerais moi sur le plus urgent. Et ça me semble le blocus des palestiniens le plus urgent. Je craints un peu la pétition trop large, sur tout ce qui ne nous plait pas dans ce bas monde...

    Il faudrait cibler à la fois les politiques nationaux, l’Europe, mais aussi les médias.

    S’il existe déjà une pétition qui nous convient on peut s’y joindre et la diffuser pour la faire connaître.

    Si on arrive à avoir beaucoup de signatures, oui bien sûr ça a une efficacité.

    Sans doute plus risqué mais sûrement efficace aussi : manifester et coller des affiches près de tous les endroits où passent les touristes à destination d’Israël : agences de voyage, l’ambassade, les locaux commerciaux des compagnies aériennes, d’El Al, aéroports. A faire au moment des départs en vacances scolaires.

    Je n’ai pas beaucoup de temps en ce moment, mais Sophie a raison : il faut passer à quelque chose de concret.

  • permalien K :
    11 octobre 2006 @20h25   « »

    Remarque importante : d’apres le Washington Post le "Iraq Body Count research group." serait un groupe independant.

    Il faudra analyser la publication de l’etude dans les revues medicales pour expliquer le chiffre 10 fois moins eleve (et non pas 20 comme je l’ai indique par erreur de frappe.)retrouve par cet organisme britannique.

  • permalien K :
    11 octobre 2006 @20h34   « »

    Il parait que le meneur des democrates dans la prochaine campagne electorale est un pro-guerre. Desole pour les mauvaises nouvelles.

    Voir en ligne : World War W. Par Michael Carmichael

  • permalien Orangerouge :
    11 octobre 2006 @20h47   « »
    Campagne contre l’apartheid israélien

    Article sur le site Bellaciao aujourd’hui :

    http://bellaciao.org/fr/article.php...

    mercredi 11 octobre 2006 (19h44) : contre l’apartheid israélien Canada - 10-10-2006 Six cents personnes participent à une conférence décisive à Toronto Par ISM Coalition against Israeli Apartheid, 9 octobre 2006

    Plus de 600 personnes ont participé à la conférence “Boycott de l’apartheid israélien : la lutte continue”, qui s’est tenue à Toronto, Canada, du 6 au 8 octobre.

    La conférence marque un tournant dans le mouvement de solidarité à la Palestine, avec des militants anti-apartheid très actifs venus de Palestine, d’Afrique du Sud, du Canada et d’Angleterre, abordant la marche à suivre dans la campagne globale de « boycott, désinvestissement et sanctions » (BDS).

    Jamal Juma’, coordonnateur de la Campagne « Stop the Wall » en Palestine, a déclaré lors de la soirée d’ouverture que le mouvement naissant représente un acte de solidarité avec la lutte palestinienne puissant et réalisable.

    Il a souligné que ce mouvement réussira comme il a réussi en Afrique du Sud : « Nous vous promettons de ne jamais abandonner. Nous resterons sur notre terre. L’apartheid israélien échouera. »

    Salim Vally, président du Comité Solidarité Palestine en Afrique du Sud, a fait une analyse très argumentée de l’apartheid israélien et de ses similitudes avec la situation en Afrique du Sud.

    Il a souligné que le mouvement de solidarité pour isoler le régime d’apartheid d’Afrique du Sud a été construit par les forces populaires organisées partout dans le monde. C’est le même défi que doit relever aujourd’hui le mouvement palestinien « Boycott, désinvestissement et sanctions ».

    Betty Hunter, secrétaire générale de la Campagne Solidarité Palestine au Royaume-Uni, et Jonathan Rosenhead, professeur émérite à la London School of Economics et membre du Comité britannique pour les universités en Palestine, a informé la Conférence sur le travail de solidarité avec la Palestine réalisé en Angleterre.

    Les discussions se sont centrées sur la campagne de boycott lancée par les universitaires britannique contre l’apartheid israélien, ainsi que sur le soutien grandissant parmi les syndicalistes britanniques pour une campagne BDS.

    La conférence était organisée par la Coalition contre l’apartheid israélien (Coalition Against Israeli Apartheid - CAIA), large mouvement créé pour répondre aux 171 organisations de la société civile palestinienne qui ont appelé, en Juillet 2005, la communauté internationale à mettre en œuvre une stratégie de boycott, désinvestissement et sanctions contre l’apartheid d’Israël, point central des efforts de solidarité avec le peuple palestinien.

    La conférence a mis sur pied un programme détaillé pour faire progresser la campagne BDS dans différents secteurs. Plus de 75 personnes ont participé à une session de travail sur la campagne, au cours de laquelle des militants anti-apartheid ayant lutté en Afrique du Sud ont indiqué comment élaborer le soutien à la campagne parmi les travailleurs et les syndicats.

    Un réseau d’étudiants canadiens a eu pour mission d’enraciner le mouvement BDS dans les campus à travers tout le pays. Des particuliers de différents quartiers de Toronto ont formé des comités de voisinage pour implanter la campagne au niveau local. Des ateliers sur le boycott des médias, de la recherche, de l’art et de la culture ont également fonctionné.

    Robert Lovelace, chef-adjoint de l’Association Première Nation Ardoch et Algonquin, a clôturé la conférence par une comparaison saisissante sur l’expérience du colonialisme au Canada et en Palestine. Il a exprimé sa solidarité avec le mouvement palestinien pour l’auto-détermination, et a plaidé pour la poursuite du resserrement des liens entre les militants indigènes au Canada et le mouvement de solidarité avec la Palestine.

    Si vous souhaitez vous investir dans la campagne contre l’apartheid israélien, contactez CAIA à : endapartheid@riseup.net ou visitez le site web :

    http://www.caiaweb.org

    Source : ISM Traduction : MR pour ISM

    De : anne-marie mercredi 11 octobre 2006

  • permalien
    11 octobre 2006 @22h22   « »
    "C’est dans l’assassinat que ces gens excellent"

    "Ils sont efficaces, lorsqu’il s’agit de tuer. Bravo." - Vvolodia, 11 octobre 20:08

    Des "Américains inconnus" en train de provoquer une guerre civile, par Robert Fisk - The Independant, 6-7 mai 2006.

    En Syrie, le monde semble de plus en plus sombre, vu par la lorgnette locale. Aussi sombre que les vitres fumées de la voiture qui m’emmène vers un bâtiment situé dans la zone occidentale de Damas et où un homme que je connais depuis quinze ans - appelons-le une « source sûre », pour reprendre les termes utilisés par les correspondants américains quand ils parlent de leurs puissants officiers de renseignements - m’attend avec son horrible récit du désastre irakien et des dangers au Moyen-Orient.

    Ce qu’il dépeint, c’est un portrait effrayant d’une Amérique piégée dans les sables ensanglantés de l’Irak et tentant désespérément de provoquer une guerre civile autour de Bagdad afin de réduire ses propres pertes militaires. C’est un scénario dans lequel Saddam Hussein reste le meilleur ami de Washington, dans lequel la Syrie a répliqué aux insurgés irakiens avec une absence de pitié que les États-Unis préfèrent ignorer. Et dans lequel le ministre de l’Intérieur syrien, découvert mort par balle dans son bureau l’an dernier, s’est suicidé en raison de sa propre instabilité mentale.

    Les Américains, soupçonnait mon interlocuteur, tentent de provoquer une guerre civile en Irak de façon que les rebelles musulmans sunnites dépensent leur énergie à tuer leurs coreligionnaires chiites plutôt que les militaires des forces d’occupation occidentales. « Je vous jure que nous avons d’excellentes informations », me déclare ma source, lançant un index péremptoire devant lui. « Un jeune Irakien nous a raconté qu’il avait subi de la part des Américains un entraînement de policier à Bagdad et qu’il avait passé 70 pour 100 de son temps à apprendre à conduire et 30 pour 100 à s’entraîner avec des armes. Ils lui ont dit : ‘Reviens dans une semaine.’ Quand il est revenu, ils lui ont refilé un GSM et lui ont dit de rouler dans une zone très peuplée, à proximité d’une mosquée, et de leur téléphoner. Il a attendu dans le véhicule mais n’a pu obtenir le signal mobile adéquat. C’est ainsi qu’il est sorti de son véhicule pour avoir un meilleur signal. Et, à ce moment, son véhicule a explosé. »

    Impossible, me dis-je.

  • permalien
    11 octobre 2006 @22h33   « »
    Le lobby israélien

    Il est possible de suivre un débat (en anglais) organisé par la London Review of Books et réunissant :

    John Mearsheimer is the R. Wendell Harrison Distinguished Service Professor of Political Science and the co-director of the Program on International Security Policy at the University of Chicago.

    Shlomo Ben-Ami is a former Israeli foreign and security minister and the author of Scars of War, Wounds of Peace : The Israeli-Arab Tragedy.

    Martin Indyk is Director of the Saban Center for Middle East Policy and Senior Fellow in Foreign Policy Studies at the Brookings Institution.

    Tony Judt is Erich Maria Remarque Professor in European Studies and Director of the Remarque Institute at New York University.

    Rashid Khalidi is Edward Said Professor of Arab Studies and Director of the Middle East Institute at Columbia University.

    Dennis Ross is Counsellor and Ziegler Distinguished Fellow of the Washington Institute for Near East Policy and the author of The Missing Peace : The Inside Story of the Fight for Middle East Peace

  • permalien Vvolodia :
    11 octobre 2006 @22h55   « »

    bon, c’est toujours de la faute de l’autre. Les attentats de Bagdad, c’est la faute des américains. Allons, ne nous prenez pas pour des enfants, je ne vois pas très bien quel intérêt ils y trouveraient. Surtout que les sunnites suffisent largement pour tuer du chiite, et les chiites sont spécialistes pour tuer du sunnite.

    Quand à la réunion de 600 personnes réunissant 171 organisations du monde entier, si c’est tout ce qu’ils ont trouvé, c’est peu ; ça me rassure, je croyais que le monde entier était antisioniste. Mais le monde entier, si on ne lui paie pas le billet A.R. et l’hôtel, ça fait baisser sa haine d’un cran.

    Pour la personne qui veut coller des affiches près des agences de voyage, je lui signale que la personne qui veut aller en Eretz Israël n’en a rien à faire de vos mensonges. Surtout si vous évoquez un soi-disant génocide, jenine 52 morts, ça fait seulement ricaner.

    Je vous conseille de changer de langage, mais pour ça, il faudrait commencer par être intelligent. Cela me fait penser à un proverbe : "mieux vaut un ennemi intelligent qu’un ami bête".....c’est ça ? pauvres palestiniens !! ils ne sont pas vernis.

  • permalien Hanine :
    12 octobre 2006 @00h55   « »

    à 11 octobre 2006, 22h22,

    Je ne sais pas si ces sources sont fiables mais ce que je sais c’est que les américains ont utilisé les mêmes techniques au Vietnam : Ils faisaient des attentats sur les marchés dans et s’arrangaient pour mettre cela sur le dos des Vietcongs.

    Je rappelle aussi que l’administration américaine a été "se renseigner" auprès des généraux algériens pour trouver un moyen efficace de contrer la rébellion irakienne...

    De lourd soupsons pèsent sur ceux-ci, plusieurs militaires réfugiés en Europe déclarent qu’on leur demandait de se laisser pousser la barbe et de commettre des atrocités dans les villages (on égorgeait, éventrait des bébés...). La population, qui était favorable dans sa grande majorité au FIS (parti islamique qui était en voie de gagner les éléctions avant le coup d’état des militaires) a commencé a se poser des questions. Il s’en est suivi une guerre civile qui a duré une dizaine d’années, des milliers de morts et de disparus ...

    Alors sérieusement, s’agit-il de coincidences ?

    Je préfère penser que Bush & co ne sont pas tarés à ce point, mais entre ce qu’on préfère et la réalité...

  • permalien saintyves :
    12 octobre 2006 @01h53   « »

    pour VVOLODIA

    tu sembles dans tes propos plus "dangereuse" que Bush et ses neocons reunis, au moment ou, en plus de l’inteligentia, le peuple Americain tout entier commence à se reveiller de la profonde lethargie dans laquelle le LOBBY SIONISTE l’avait plongé il y a deux siecles, en infiltrant tous ses service publiques, avec comme aboutissement la domination systematique de : la finance, les medias, le chowbiz, la mode, le pentagone, la maison blanche, le foreign office, la justice, enfin tout.

    les reçents rapports d’organes independants, de journalistes credibles, d’organisations prestigieuses, sont unanimes pour denoncer la domination tentaculaire du Sionisme sur la vie publique des americains.

    Les sionistes sont demasqués, meme le petit Sarko est de plus en denoncé par son propre camp, j’ai faillit ecrire con. enfin je croit que la fin du sionisme en tant qu’ideologie est plus proche que jamais, en effet l’Apartheid à disparu sans pour autant conduire à la disparition de son etat.

    Voir en ligne : http://www.gatago.com/fr/soc/politi...

  • permalien K :
    12 octobre 2006 @02h25   « »
    "Israel : The Alternative." : Traduction 1

    Traduction (la toute derniere partie n’a pas ete traduite) de "Israel : The Alternative." a partir du lien donne par N.Ghys.

    "Le processus de paix au Moyen-Orient est terminé. Il n’est pas mort : il a été tué. Mahmoud Abbas a été miné par le président de l’autorité palestinienne et humilié par le premier ministre d ’Israel. Son successeur attend un sort similaire. Israel continue à narguer son patron américain, établissant des implantations illégales en négligeant cyniquement la « carte de route. » Le président des Etats-Unis d’Amérique a été réduit à un role de ventriloque, exposant pitoyablement la position du cabinet israélien : « Tout est de la faute d’Arafat. » Les Israéliens eux-mêmes attendent sinistrement le prochain attentat-suicide. Les Arabes palestiniens, enfermés dans des Bantustans etriques, subsistent des aumônes de l’UE. Dans le paysage mortifere du croissant fertile, Ariel Sharon, Yasser Arafat, et une poignée de terroristes peuvent tous revendiquer la victoire, et ils le font. Avons-nous atteint la fin de la route ? Que doit-il être fait ?

    À l’aube du vingtième siècle, au crépuscule des empires continentaux, les peuples de l’Europe ont rêvé de former des « états-nation, » des patries territoriales où Polonais, Tchèques, Serbes, Arméniens, et d’autres pourraient vivre librement, maîtres de leur propre destin. Quand les empires des Habsbourg et des Romanov se sont effondrés après la Première Guerre Mondiale, leurs chefs ont saisi l’occasion. Une bourrasque de nouveaux états a émergé ; et la première chose qu’ils ont fait a ete d’etablir la domination de leur majorite nationale, « ethnique »-définie par la langue, ou la religion, ou l’antiquité, ou toutes trois- aux dépens des incommodantes minorités locales , qui se trouvaient confinees a un statut de deuxième-classe : résidents-étrangers permanents dans leur propre sol. Mais un mouvement nationaliste, le sionisme, a été frustré dans ses ambitions. Le rêve d’un sol national juif convenablement situé au milieu de l’ ancien empire turc a dû attendre le retrait de la Grande-Bretagne impériale : un processus qui a pris trois décennies supplémentaires et une deuxième guerre mondiale. Et c’est ainsi seulement en 1948 qu’un état-nation juif a été établi dans l’ ancienne Palestine ottomane. Mais les fondateurs de l’état juif avaient été influencés par les mêmes concepts et catégories que leurs contemporains fin-de-siècle à Varsovie, ou Odessa, ou Bucarest ; sans surprise, l’auto-définition ethno-religieuse d ’Israel, et sa discrimination envers les « étrangers de l’interieur, » a toujours eu plus en commun avec par exemple les pratiques de la Roumanie post-Habsbourg que l’une ou l’autre partie veut bien reconnaître. Le problème avec Israel, en bref, est non pas comme il est parfois suggéré qu’il soit une « enclave » européenne dans le monde arabe ; mais plutôt qu’il soit arrivé trop tard. Il a applique un projet séparatiste caractéristique de la fin du dix-neuvième-siècle dans un monde qui a evolue, un monde avec des droits individuels, aux frontières ouvertes, avec un droit international. L’idée même « d’un état juif » - un état dans lequel les juifs et la religion juive ont des privilèges exclusifs, dont les citoyens non-Juifs sont exclus pour toujours, est enracinée dans une heure et un endroit différents. Israel, en bref, est un anachronisme.

    Dans un attribut essentiel, cependant, Israel est tout à fait différent des micros-etats peu sûrs et défensifs précédents nés des effondrements impériaux : c’est une démocratie. D’ou son dilemme actuel. Suite a son occupation des terres conquises en 1967, Israel fait face aujourd’hui à trois choix sans attrait. Elle peut démanteler les implantations juives dans les territoires, revenir a ses frontières de 1967 dans lesquelles les juifs constituent une majorité absolue, et rester ainsi un état juif et une démocratie, bien qu’avec une communauté constitutionnellement anormale de citoyens Arabes de deuxième-classe. Alternativement, Israel peut continuer à occuper la « Samarie », la « Judee, » et Gaza, dont la population Arabe -ajoutée à celle de l’actuel Israel- deviendra la majorité démographique dans un délai de cinq à huit ans : dans ce cas Israel sera ou un état juif (avec une majorité encore plus grande de non-juifs non integres) ou ce sera une démocratie. Mais logiquement il ne peut pas être les deux a la fois. Ou bien Israel garde le controle des territoires occupés mais se débarasse de l’accablante majorité arabe : soit par expulsion de force, soit en les privant des terres et en empoisonnant leur vie quotidienne, ne leur laissant aucun choix autre que l’exil. De cette façon Israel a pu en effet rester juif et, au moins formellement, démocratique : mais au coût de devenir la première démocratie moderne a conduire un nettoyage ethnique complet comme projet d’état, quelque chose qui condamnerait Israel pour toujours au statut d’ état proscrit, un paria international. Quiconque suppose que cette troisième option est impensable, surtout pour un état juif, n’a pas observé l’augmentation régulière des implantations et des saisies de terre en Cisjordanie dans le dernier quart-siècle, ou écouté les généraux et les politiciens de la droite israélienne, certains d’entre eux actuellement dans le gouvernement. La position de compromis de la politique israélienne aujourd’hui est representee par le Likoud. Sa composante principale est representee par le parti Herut du défunt Menahem Begin. Herut est le successeur des Sionistes révisionnistes d’entre-deux guerres de Vladimir Jabotinsky, dont l’indifférence intransigeante aux finesses légales et territoriales lui a valu dans le passé d’etre qualifie de « fasciste. » par les Sionistes de gauche. Quand on entend le ministre d’Israel, Ehud Olmert, insister fièrement sur le fait que son pays n’a pas exclu l’option d’assassiner le président élu de l’autorité palestinienne, il est clair que l’étiquette s’adapte mieux que jamais. Le meurtre politique est ce que font les fascistes.

    La situation d’Israel n’est pas désespérée, mais elle peut être près de l’etre. Les hommes-suicide ne réduiront jamais l’état israélien, et les Palestiniens n’ont aucune autre arme. Il y a en effet des radicaux arabes qui ne se reposeront pas jusqu’à ce que chaque juif soit poussé dans la méditerranée, mais ils ne représentent aucune menace stratégique en Israel, et les militaires israéliens le savent. Ce que les Israéliens clairvoyants craignent beaucoup plus que le Hamas ou la brigade d’Al-Aqsa c’est l’apparition definitive d’une majorité arabe dans le « grand Israel, » et surtout l’érosion de la culture politique et de la morale civique de leur société. Comme le politicien travailliste d’envergure Avraham Burg l’a récemment écrit, « après deux mille ans de lutte pour la survie, la réalité d’Israel est celle d’ un état colonial, menee par une clique corrompue qui dédaigne et raille la loi et la moralité civique. » [1] A moins que quelque chose change, Israel en moins d’une décennie ne sera plus ni juif ni démocratique. C’est la où les USA entrent en jeu. Le comportement d’Israel a été un désastre pour la politique étrangère américaine. Avec l’appui américain, Jérusalem s’est moquée de maniere constante et flagrante des resolutions de l’ONU exigeant de lui de se retirer des territoires saisis et occupés dans la guerre. Israel est le seul état du Moyen-Orient connu pour posséder de véritables armes mortelles de destruction massive. [By turning a blind eye, the US has effectively scuttled its own increasingly frantic efforts to prevent such weapons from falling into the hands of other small and potentially belligerent states. Quelqu’un veut-il bien traduire cette phrase ? : je ne suis pas arrive a la formuler correctement].

    Le soutien sans conditions de Washington a Israel, en depit des craintes (silencieuses), est la raison principale expliquant pourquoi la majeure partie du reste du monde ne croit plus a notre bonne foi. Il est maintenant tacitement concédé, par ceux en mesure de savoir, que les raisons de l’Amérique d’aller à la guerre en Irak n’étaient pas nécessairement celles annoncées alors. [2] Pour beaucoup dans l’administration actuelle des USA, une considération stratégique importante était le besoin de déstabiliser puis de modifier le Moyen-Orient dans un sens considere comme favorable a Israel. Cette histoire continue. Nous faisons maintenant un tapage hostile dirigé vers la Syrie, parce que le service secret israélien nous a assuré que les armes irakiennes sont introduits a partir de la-bas -une affirmation qui n’est corroboree par aucune autre source. La Syrie soutient le Hezbollah et le Jihad islamique : ennemis jures d ’Israel, c’est sûr, mais à peine une menace internationale significative. Cependant, Damas avait jusqu’ici fourni aux USA des données essentielles sur Al-Qaeda. Comme l’Iran, une autre cible de longue date de la colère israélienne, que nous nous aliénons activement, La Syrie est plus utile aux Etats-Unis en tant qu’ami qu’ ennemi. Quelle guerre combattons-nous ? Le 16 septembre 2003, les USA ont mis leur veto a une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU demandant a Israel de renoncer a sa menace d’expulser Yasser Arafat. Même les fonctionnaires américains eux-mêmes reconnaissent, confidentiellement, que la résolution était raisonnable et prudente, et que les déclarations de plus en plus sauvages de l’ actuelle equipe dirigeante d’ Israel, en reconstituant la position d’Arafat dans le monde arabe, sont un frein important à la paix. Mais les USA ont bloqué la résolution tout de même, minant encore plus notre crédibilité en tant qu’honnête sponsor dans la région. Les amis et les alliés de l’Amérique autour du monde ne sont plus étonnés de telles actions, mais ils sont attristés et sont tout de même déçu.

    Les politiciens israéliens avaient activement contribué à leurs propres difficultés pendant beaucoup d’années ; pourquoi continuons-nous à les aider et a les encourager dans leurs erreurs ? Les USA ont à titre d’essai cherché dans le passé à faire pression sur Israel en menaçant de retenir une partie de l’argent provenant d’un don annuel qui sert à subventionner des colons de Cisjordanie. Mais la dernière fois que ceci a été essayé, pendant l’administration Clinton, Jérusalem en est venu à bout en prenant l’argent en tant que « dépense de sécurité. » Washington est allé dans le sens du subterfuge, et des $10 milliards de l’aide américaine sur quatre ans, entre 1993 et 1997, moins de $775 millions ont été retenus. Le programme de colonisation a progressé sans difficulté. Maintenant nous n’essayons même pas de l’arrêter. Cette hésitation à parler ou a agir ne rend service a personne. Elle a également corrodé la discussion domestique américaine. Plutôt que de reflechir de maniere adequate au Moyen-Orient, les politiciens américains calomnient nos allies Européens quand leur opinion diffère de la notre, parlent avec aisance et de maniere irresponsable de l’anti-sémitisme résurgent quand Israel est critiqué, et foudroient toute figure publique locale qui essaye de s’eloigner du consensus.

  • permalien K :
    12 octobre 2006 @02h34   « »
    "Israel : The Alternative." : Traduction 2ieme partie

    Mais la crise du Moyen-Orient ne cessera pas. Le Président Bush sera probablement remarquable par son incurie pendant la prochaine année, ayant dit juste assez au sujet de la « carte de route » en juin pour calmer Tony Blair. Mais tôt ou tard un homme d’État américain va devoir dire la vérité à un premier ministre israélien et trouver une manière de l’inciter à écouter. Les libéraux israéliens et les Palestiniens modérés avaient en vain insisté pendant deux décennies sur le fait que le seul espoir était qu ’Israel démantèle presque toutes les colonies et retourne aux frontières de 1967, en échange d’une veritable reconnaissance arabe de ces frontières et d’un état palestinien stable denué de terroristes, garanti (et surveille) par des agences occidentales et internationales. C’est toujours le consensus adequat, et c’était par le passé une solution juste et possible. Mais je suspecte que nous soyons déjà trop en retard pour cela. Il y a trop de colonies, trop de colons juifs, et trop de Palestiniens, et ils vivent tous ensembles, quoique séparés par des fils de barbelé (...). Quoi que dise la « carte de route » , la vraie carte est celle sur terre, et cela, comme les Israéliens disent, reflète des faits. Elle peut être celle ou plus d’un quart de million de colons juifs fortement armés et subventionnés quitteraient la Palestine arabe volontairement ; mais personne que je connaisse ne croit que ceci se produira. Plusieurs de ces colons preferent mourir-et tuer, plutôt que de partir.

    Le dernier politicien israélien a entrainer des juifs dans le sens d’ une politique d’état était David Ben-Gurion, qui a désarmé de force Irgoun, la milice illégale de Begin en 1948 et l’a intégré dans les nouvelles forces de défense d’ Israel. Ariel Sharon n’est pas Ben-Gurion. [3] Le temps est venu pour penser l’impensable. La solution de deux états, le noyau du processus d’Oslo et de la « carte de route » actuelle - est probablement déjà condamnée. Avec chaque année qui passe nous differons un choix inévitable et plus dur que seuls les extremistes de droite et les extremistes de gauches ont jusqu’ici reconnu, chacun pour ses propres raisons. Les véritables choix au Moyen-Orient dans les prochaines années se feront entre le grand Israel nettoyé ethniquement et un état unique, intégré, binational compose de juifs et d’Arabes, d’Israéliens et de Palestiniens. C’est en effet de cette maniere que les intransigeants du cabinet Sharon voient les choses ; et c’est pourquoi ils prévoient le déplacement des Arabes comme condition inéluctable pour la survie d’un état juif. Mais qu’en est-il s’il n’y avait pas aujourd’hui de place dans le monde pour « un état juif » ? qu’en est-il si la solution de l’etat binational n’étaient pas simplement de plus en plus probable, mais en fait un devenir souhaitable ? Ce n’est pas une pensée très iconoclaste. La plupart des lecteurs de cet essai vivent dans des états pluralistes qui sont depuis longtemps multi-ethniques et multiculturels. « L’Europe chrétienne, » le credo de M. Valéry Giscard d’Estaing, est une lettre morte ; La civilisation occidentale est aujourd’hui un patchwork de couleurs et de religions et de langues, de chrétiens, de juifs, de musulmans, d’ Arabes, d’ Indiens, et de beaucoup d’autres choses-comme chaque visiteur vers Londres ou Paris ou Genève saura. [4] Israel elle-même est une société multiculturelle en tout sauf le nom ; pourtant elle se distingue parmi les états démocratiques dans son recours aux critères ethnoreligieux pour dénommer et classer ses citoyens. C’est une singularité parmi les nations modernes non pas -comme ses défenseurs les plus paranoïaques affirment- parce que c’est un état juif et personne ne veut que les juifs aient un état ; mais parce que c’est un état juif dans lequel une communauté- les Juifs - est placée au-dessus des autres, a une epoque où ce genre d’état n’a pas de place.

    Pendant de nombreuses années, l’etat d’Israel a eu une signification spéciale pour les juifs. Après 1948 il a acceuilli des centaines de milliers de survivants délaissés qui n’avaient nulle part ailleurs ou aller ; sans Israel leur état aurait été désespéré à l’extrème. Israel a eu besoin de juifs, et les juifs ont eu besoin de d’Israel. Les circonstances de sa naissance ont ainsi inextricablement lié l’identité d’Israel au Shoah, le projet allemand d’ extermination des juifs d ’Europe. En conséquence, toute critique d’Israel ramene ineluctablement au rappel de ce projet, chose que les apologistes américains d’Israel sont prompts a exploiter honteusement. Trouver des défauts a l’état juif est penser mal des juifs ; meme imaginer une configuration alternative pour le Moyen-Orient c’est encourager l’équivalent moral du génocide. Dans les années qui ont suivi la deuxième guerre mondiale, ces plusieurs millions de juifs qui n’ont pas habité en Israel ont été souvent rassurés par son existence effective- ils ont pensé à lui comme police d’assurance, d’assurance contre l’anti-sémitisme résurgent ou simplement rappel au monde que les juifs pourraient combattre et combattraient s’il le fallait. Avant qu’il y-ait eu un état juif, les minorités juives dans les sociétés chrétiennes surveillaient anxieusement leurs arrieres et gardaient un profil bas ; depuis 1948, ils pouvaient marcher la tete haute. Mais ces dernières années, la situation s’est tragiquement inversée. Aujourd’hui, les juifs non-Israéliens se sentent une fois de plus exposés à la critique et vulnérables à l’attaque pour des choses qu’ils n’ont pas faites. Mais cette fois c’est un état juif, non chrétien, qui les tient en otage par ses propres actions. Les juifs de la Diaspora ne peuvent pas influencer les politiques israéliennes, mais ils sont implicitement identifiés a elles, en partie non negligeable a cause des reclamations insistantes d’Israel quant a leur leur allégeance. Le comportement d’un état juif auto-décrit affecte la manière dont les autres regardent les juifs. La plus grande incidence des attaques sur des juifs en Europe et ailleurs est attribuable principalement aux efforts mal diriges, souvent par de jeunes musulmans, d’atteindre en retour Israel.

    La deprimante vérité est que le comportement actuel d ’Israel n’est pas seulement mauvais pour l’Amérique, bien qu’il le soit sûrement. Ce n’est même pas qu’il soit seulement mauvais pour Israel lui-même, comme beaucoup d’Israéliens le reconnaissent silencieusement. La deprimante vérité est qu ’Israel est aujourd’hui mauvais pour les juifs. Dans un monde où les nations et les peuples de plus en plus se mélangent et s’epousent à volonté ; où les freins culturels et nationaux à la communication ont tout sauf disparu ; où nous sommes de plus en plus nombreux a avoir des identités électives multiples et nous sentirions injustement contraints si nous devions répondre à seulement une d’entre elles ; dans un tel monde Israel est vraiment un anachronisme. Et pas simplement un anachronisme mais un anachronisme dysfonctionnel.

    Dans le « clash des civilisations » entre les démocraties ouvertes et pluralistes et les ethno-états belligérant intolérants et integristes, Israel risque réellement de tomber dans le mauvais camp. Il ne serait pas facile de convertir Israel d’ état juif en etat binational, cependant pas aussi impossible qu’il y parait : le processus a déjà commencé de fait. Mais il causerait bien moins de tort à la plupart des juifs et Arabes que ses ennemis religieux et nationalistes le pretendraient. De toute façon, personne que je connaisse n’a de meilleure idée : quiconque suppose reellement que la barrière électronique controversée en train d’etre construite résoudra les problemes est passe a travers les cinquante dernières années de l’histoire.

    Partie non traduite (la fin) The "fence"—actually an armored zone of ditches, fences, sensors, dirt roads (for tracking footprints), and a wall up to twenty-eight feet tall in places—occupies, divides, and steals Arab farmland ; it will destroy villages, livelihoods, and whatever remains of Arab-Jewish community. It costs approximately $1 million per mile and will bring nothing but humiliation and discomfort to both sides. Like the Berlin Wall, it confirms the moral and institutional bankruptcy of the regime it is intended to protect. A binational state in the Middle East would require a brave and relentlessly engaged American leadership. The security of Jews and Arabs alike would need to be guaranteed by international force—though a legitimately constituted binational state would find it much easier policing militants of all kinds inside its borders than when they are free to infiltrate them from outside and can appeal to an angry, excluded constituency on both sides of the border.[5] A binational state in the Middle East would require the emergence, among Jews and Arabs alike, of a new political class. The very idea is an unpromising mix of realism and utopia, hardly an auspicious place to begin. But the alternatives are far, far worse. —September 25, 2003

  • permalien Vvolodia :
    12 octobre 2006 @08h12   « »

    Saint-Yves le mal nommé, j’adore ce genre de diatribe ; surtout que vous ne pouvez la corriger, je ne prendrai même pas la peine de répondre, ce serait vous faire trop d’honneur. Le mensonge est une chose, vous vous êtes stupide, ignorant. Inutile d’écrire "sioniste" à la place de "juif", tout le monde avait compris. L’histoire que vous racontez est impossible, une simple histoire de date s’y oppose. Je sais maintenant pourquoi le monde arabe est toujours au moyen-âge. Aucun risque que cela change.

  • permalien K :
    14 octobre 2006 @16h33   « »

    Concernant l’enorme difference existant entre les chiffres de l’etude irakienne dirigee par le Johns Hopkins, et celle du "Iraq Body Count research group", groupe egalement independant, Helena Cobban (Lien donne par Gresh : "sur le web") avance l’explication suivante : L’"Iraq Body Count research group" a comptabilise (et n’a comptabilise que ceux la) les deces signales au moins par deux medias officiels differents s’ils etaient de nature violente.

    Or Corba souligne la grosse difficulte pour les medias dans l’Irak actuel d’obtenir des informations completes et leur difficulte de distribution. Ce mode de comptage serait donc completement, et de plus en plus (au fur et a mesure que l’Irak s’enfonce dans l’anarchie) inadequat.

  • permalien K :
    14 octobre 2006 @16h42   « »

    " la sinistre et triste plaisanterie" (Cobban) de G.W bush : il a qualifie l’etude epidemiologique irakienne de "completement discredite"....

    Lui qui ne sait foutre rien de ce qu’il doit penser de sa propre politique etrangere, comment saurait-il interpreter la fiabilite des resultats d’une etude medicale ?

  • permalien Abdeloum :
    14 octobre 2006 @18h53   « »

    Les Européens qui comptent, principalement la France et l’Allemagne,malgré et sans doute aussi à cause de leurs problèmes intérieurs,ne suivent pas, une fois de plus l’Amérique, préférant tenir compte de la position de la Russie et de la Chine. La Russie est en affaire avec l’Iran et la Chine a le plus grand besoin de pétrole pour son développement.

    Conséquence, un fiasco prévisible pour Washington qui apparaît de plus en plus comme la "grenouille qui voulait être aussi grosse que le boeuf". Ces réalités géopolitiques mondiales n’ont pas grand chose à voir avec le « danger islamiste » brandi par la droite extrême et ses nouveaux conseillers politiques sionistes pour tenter d’aligner la politique de la France sur des intérêts contraires aux siens et à ceux de l’Europe en créant au dedans des problèmes avec les "communautés issues de l’immigration" et en rédigeant au dehors des discours (in)dignes de Bouteflika...

    On comprend pourquoi l’américano-sionisme parisien, qui contrôle le prêt-à-penser (presse, instituts de sondage et show-biz), fait tant de battage avant les présidentielles par l’affaire Clearstream montée contre Chirac et de Villepin qui incarneraient cet "Eurogaullisme" manifesté à l’occasion du Non à la guerre d’Irak et qu’ un plumitif d’outre Atlantique désignait il y a peu comme la "doctrine la plus dangereuse" pour Washington.

    C’est pourquoi les Etats-Unis et leur parasite sioniste veulent faire élire à tout prix la mule atlantiste Sarkozy dont le projet n’a rien à envier à celui des « neocons » américano-israéliens qui assurent sa logistique

    http://www.gatago.com/fr/soc/politi...

  • permalien K :
    14 octobre 2006 @21h05   « »

    Salut Abdeloum. Ou sont les autres ?

  • permalien K :
    14 octobre 2006 @21h22   « »
    "....d’autres formes de guerre" accord pétrolier iran japon

    En quoi la menace derupture de ce contrat serait-il une autre forme de guerre ?

  • permalien Abdeloum :
    14 octobre 2006 @22h57   « »

    salut K,

    je n’ai pas compris ta question.

    J’ai trouvé cet article (dont saintyves a donné l’adresse un peu plus haut, et que je remercie au passage)intéressant.

  • permalien K :
    14 octobre 2006 @23h20   « »

    Effroyable documentaire, intitule,"Will Israel bomb Iran ?" (israel bombardera t-elle l’Iran ?) que celui projeté cette semaine (10 oct 2006) par la BBC2 http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/this_world/5409816.stm. Il y est tout simplement question de regrets anticipés quant aux inevitables "dommages collateraux" que ne manqueront pas de provoquer les bombes atomiques (les conventionnelles ne pouvant venir a bout des dits sites) qui seront lancés par tsahal pour détruire les sites nucléaires Iraniens. Et ces dommages, nous dit-on, risquent de créer d’autant plus de "dommages collatéraux" que les Iraniens ont "ignomineusement" construits certains de leurs sites dans des zones urbaines surpeuplées.

    J. Cook explique que le réalisateur de cette production "independante" est Noam Shalev, propagandiste (d’autant plus efficace qu’il prend bien garde de prendre l’image d’un modéré) du sionisme dévoyé.

    A part une breve apparition d’un diplomate iranien, tous les intervenants de l’emission sont des israeliens partisans de la solution nucleaire ("parce que, sinon l’Iran nous balancera des bombes nucleaires des qu’elles seront en sa possession" )

    la question était : pourquoi la respectable BBC a t-elle accepté de diffuser ce documentaire ? La reponse vient de ce que notre "modere" et "indépendant" réalisateur apporte quelque chose de plus que ses confreres documentaristes : son acces plus que généralement permis du milieu militaire israelien.

    Audimat.

    Voir en ligne : http://news.bbc.co.uk/2/hi/programm...

  • permalien K :
    14 octobre 2006 @23h29   « »

    Le lien de l’article de J. Cook ci-dessous.

    Abdeloum, mon deuxieme post apres ton intervention avait rapport avec ce qu’a ecrit Gresh a propos de l’"accord pétrolier irano-japonais menacé alors que le date limite expire". Amicalement.

    Voir en ligne : http://www.counterpunch.org/cook101...

  • permalien K :
    15 octobre 2006 @12h00   « »

    Les sanctions adoptées contre la Corée du Nord par le Conseil de sécurité de l’ONU ont été adoucies par l’intervention de la Russie et de la Chine. Il n’est notamment pas question de recourir a la force.

    A mon avis les Etats Unis des néocons, unilatéralistes forcenés et partisans aveugles de la force, sont les premiers soulagés par cette résolution qui leur permet de sauver la face.

    En effet, ce sera par "respect" de la communauté internationale que les Etats Unis prétendront ne pas frapper et non parce que la Corée du nord est déja détentrice de l’arme nucléaire.

    Retenez moi ou je fais un malheur....

  • permalien K :
    15 octobre 2006 @17h04   « »

    « Israel et l’Australie sont comme des soeurs en Asie, » a dit Tamir [ embassadeur d’Israel en Australie] dans une interview donnée a Haaretz pendant une visite en Israel cette semaine. « Nous sommes en Asie sans avoir les caractéristiques des Asiatiques. Nous n’avons pas la peau jaune et les yeux bridés. L’Asie est fondamentalement une race jaune. L’Australie et Israel ne le sont pas - nous sommes fondamentalement de la race blanche. ... »

    Apparemment, en israel, le "statut de deuxième-classe" souligné par Judt, ne s’applique pas qu’aux non-juifs.

    Voir en ligne : http://www.haaretz.com/hasen/object...

  • permalien K :
    15 octobre 2006 @17h12   « »

    He Ho les gars, le Blog a ete réactivé !!! Ou est ce que tout le monde a decide de se taire en attendant le retour de Gresh ?

  • permalien K :
    15 octobre 2006 @18h12   « »

    Vote dans le journal israelien Haaretz : La majorite des internautes connectes sur le journal sont en faveur d’un nouveau lobby juif americain en faveur de la paix parce qu’a la fois "c’est ce dont a besoin Israel et ce que veulent les les juifs americains."

    Voir en ligne : Is it time to form American-Jewish lobby for peace ?

  • permalien Abdeloum :
    15 octobre 2006 @20h58   « »

    Un lobby juif pour la paix ??? c’est du sérieux ça ??

    Il est temps qu’il se réveille !!!

    Enfin !!! si il en existe un pour la paix, et non pour autre chose.

  • permalien Hanine :
    16 octobre 2006 @00h37   « »

    Le chef de l’état-major britanique reconnait que la présence de ses soldats en Irak entraîne de l’insécurité pour son pays et surtout que cette présence peut être nocive pour la population irakienne elle-même. Il préconise un redéploiement en Afghanistan (où l’intervention est plus "légitime").

    Pendant ce temps, les Talibans donnent de plus en plus de fil a retordre à l’OTAN et, à l’instant, encore deux soldats canadiens ont été tués en Afghanistan. La France, elle, pourrait retirer ses troupes d’élite d’Afghanistan pour les redéployer au Liban.

    Comment ne pas remarquer que cette logique d’intervention pour résoudre les problèmes est completement contre-productive ? Nous sommes en-train d’assister à l’échec magistral des plans Américano-sioniste au Moyen-Orient.

    Pourtant, c’est dans ce contexte que nous assistons, ce derniers jours, à une augmentation des attaques israelienne dans la Bande de Gaza. Selon des officiels Israeliens, on pourrait assister à des attaques d’envergure (motifs habituels : traffic d’armes, tirs d’obus...).

    Car, il est vrai, Israel doit redorer son blason...

    - Israël a perdu la guerre au Liban.

    - Et puis surtout, il faut détourner la population des différentes affaires de corruption qui touche le gouvernement et les soupçons d’harcèlement sexuel qui pèsent sur le Président Moshé Katzav.

    Le guide suprème de la révolution iranienne Ayatollah Ali Khamenei a bien compris la conjoncture et met en garde les palestiniens et libanais contre les éventuelles provocations d’Israel. Provocations dont les réactions pourraient légitmer une nouvelle guerre israélienne (classique).

    Si Israël massacre encore plus les palestiniens (déjà sous perfusion), pensez vous que l’Europe va hausser le ton ?

    NON ! au mieux on assistera aux habituelles déclarations édulcorées qui respectent une soi-disant position équilibrée (position qui dans ce cas de relation assymétrique correspond à se mettre clairement du côté d’Israël)

    Puis on s’étonnera encore que le radicalisme à le vent-en-poupe et que certains, dans monde arabe, haïssent l’Occident...

  • permalien Pierre :
    16 octobre 2006 @06h22   « »

    Tsahal se fait-il la main avec la nouvelle gâterie de l’ami américain, pour faire une méchante blague aux iraniens ?

    Tsahal utiliserait à Gaza un nouveau type d’armes, le DIME américain

    Il semble que Condi ne vienne pas dans la région que pour les tomates on peut regretter que le "collatéral" soit aussi sélectif !

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