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Bras de fer entre le Hezbollah et le gouvernement au Liban

jeudi 2 novembre 2006, par Alain Gresh

La tension monte au Liban. La Maison Blanche a fait savoir le 31 octobre qu’il existait « des preuves croissantes » que la Syrie, le Liban et le Hezbollah s’apprêtaient à renverser le gouvernement libanais. Les Etats-Unis ont ajouté que la Syrie espérait bloquer la formation d’un tribunal international pour juger les responsables du meurtre de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri. Cette déclaration confirme, de fait, que les Etats-Unis rejettent toute idée de rapprochement avec la Syrie et l’Iran sur l’avenir de l’Irak. C’est en mars 2006 que le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé la formation du tribunal international et il a envoyé un plan en ce sens le 21 octobre aux autorités libanaises. Le même porte-parole a ajouté que « le soutien à un Liban souverain, démocratique et prospère est un élément clef de la politique américaine au Proche-Orient (...) Toute tentative de déstabiliser ce gouvernement élu démocratiquement à travers des manifestations manipulées ou par la violence, ou à travers des menaces physiques contre ses dirigeants serait, pour le moins, une violation de la souveraineté du Liban et des résolutions 1559, 1680 et 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU ». Interrogé sur les tentatives de déstabilisation, le porte-parole du ministère des affaires étrangères français Denis Simmoneau a déclaré le 2 novembre : « Nous n’avons pas d’éléments spécifiques sur des plans de cette nature. La France, en ce qui la concerne, réaffirme son soutien au gouvernement de M. Fouad Siniora et à ses efforts pour stabiliser le Liban et permettre la reconstruction rapide du pays. Elle met en garde contre toute tentative de déstabilisation du Liban. »

Le président de l’Assemblée nationale Nabih Berri, le chef du parti chiite Amal, a répondu aux allégations américaines, selon l’Agence de presse libanaise dans une dépêche du 1er novembre, en ces termes : « Une forme d’amour peut être fatale. Est-ce que cette déclaration américaine est faite pour défendre le Liban ou pour le pousser vers un chaos constructif ? Est-ce qu’il reflète un intérêt pour le gouvernement ou, au contraire, pousse à se révolter contre lui ? Quoiqu’il en soit, nous voulons rassurer la Maison Blanche que le peuple libanais a des tendances démocratiques assez marquées pour l’inciter à recourir au dialogue et à la consultation, plutôt que de suivre les avis du protecteur d’Israël qui viole chaque jour les résolutions internationales et dont les avions pénètrent dans notre espace aérien en contradiction avec la résolution 1701 (sur ce texte, lire mon blog Qui a gagné (I) ? Du côté d’Israël). Malgré cela, le son de ces appareils ne semble jamais atteindre le ciel au-dessus de la Maison Blanche. »

Toute cette agitation fait suite à un projet lancé par Nabih Berri d’un dialogue national (qui doit s’ouvrir le 6 novembre) et à un entretien donné par Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah. Interrogé par la télévision Al-Manar le 31 octobre, Hassan Nasrallah a expliqué les élites au pouvoir voulaient « transformer la Finul en force multinationale travaillant sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies, des forces qui occuperaient et contrôleraient le Liban (…) Cela risque de transformer le Liban en un nouvel Afghanistan ou un nouvel Irak. » Il a toutefois ajouté que les déclarations de Kofi Annan et de Javier Solana, qui avaient affirmé que la Finul n’avait pas pour mission de désarmer la résistance, et la composition actuelle de la Finul, « ne soulevaient pas d’inquiétudes ».

Abordant les question intérieures, Nasrallah a affirmé que l’atmosphère au Liban « montrait qu’un certain parti tentait de monopoliser le pouvoir, d’exclure les autres parties et de chercher l’aval de l’étranger. » Il a appelé ces forces « à respecter leurs déclarations sur la liberté et à laisser le peuple avoir son mot, en le consultant par sondage » et qu’il respecterait les résultats.

Il a toutefois lancé cette mise en garde : « Aujourd’hui nous parlons d’un gouvernement d’union nationale sans mentionner des élections anticipées (…), mais si les consultations, le dialogue et les efforts politiques échouent à produire un gouvernement d’union nationale et si les forces politiques qui veulent un tel gouvernement descendent dans la rue – et, si Dieu le veut, elles le feront –, je ne sais pas si leur seul objectif alors sera un gouvernement d’union nationale ou bien des élections anticipées. » Et nous respecterons le verdict des urnes quel qu’il soit, même si cela signifie que ce gouvernement et sa majorité continuent pendant quatre ans. Il a aussi affirmé que le Hezbollah n’utiliserait pas ses armes qui sont seulement destinées à l’ennemi. En fait, le Hezbollah souhaite, avec ses alliés, obtenir un tiers des postes de ministre, ce qui leur donnerait un droit de veto sur les décisions.

Le quotidien de langue anglais The Daily Star explique dans son éditorial du 3 novembre intitulé « Foreign meddling and domestic inaction push Lebanon to the brink of crisis » : « Le Liban est de nouveau au bord de la crise à la suite d’ingérences extérieures et d’inaction sur le plan interne. La Maison Blanche a accusé le Hezbollah, l’Iran et la Syrie de chercher à renverser de manière illégale le gouvernement du premier ministre Fouad Siniora, reprenant un thème défendu depuis longtemps par le député du Chouf Walid Joumblatt, qui vient de se rendre à Washington. L’attaque simpliste correspond bien à l’approche actuelle que les Etats-Unis ont du Proche-Orient, mais elle accrédite aussi la théorie selon laquelle la politique américaine de l’administration Bush sur le Liban est si peu ferme qu’elle peut être altérée par la dernière personne qui a obtenu une audience avec le président ou avec un de ses conseillers. Les choses sont aussi inquiétantes à Beyrouth où le gouvernement Siniora et ses alliés ont fait un travail lamentable pour expliquer pourquoi le Liban n’avait pas besoin d’un gouvernement d’union nationale à cette étape. »

Et l’éditorial de poursuivre : « A part des slogans creux comme "un Etat honnête et juste", le Hezbollah doit encore préciser sa vision pour la prochaine étape, à part son désir d’avoir plus de postes au gouvernement. De la même manière, la vision des forces du 14 mars d’une série de problèmes pressant, y compris la loi électoral, est au mieux vague, au pire non existante. Dans un tel climat, qu’est-ce que les citoyens libanais doivent-ils penser de leur classe politique ? Vers qui peuvent-ils se tourner pour avoir un leadership intelligent? »

Plusieurs faits contradictoires ne permettent pas de mesurer dans quelle direction on se dirige. D’une part, le ministre de l’information libanais a apporté un démenti officiel à Terjé Roed-Larsen, chargé par Kofi Annan du suivi de l’application de la résolution 1559. « Le gouvernement n’a adressé (à l’ONU) aucune information au sujet de la poursuite de la contrebande d’armes de la Syrie vers le Liban », a-t-il affirmé. D’autre part, l’Arabie saoudite, dont l’ambassadeur au Liban a rencontré Hassan Nasrallah, aurait présenté un projet de compromis favorable à la constitution d’un gouvernement d’union nationale. Enfin, le correspondant à Paris du quotidien Al-Akhbar, proche de l’opposition, cite un responsable français qui affirme qu’il existe un plan américano-franco-britannique pour, en cas d’impasse au Liban, faire adopter une nouvelle résolution du Conseil de sécurité, sous le chapitre VII (qui autorise l’utilisation de la force), pour donner des pouvoirs élargis à Fouad Siniora, un peu sur le modèle de la résolution concernant la Côte d’Ivoire adoptée hier (Notons toutefois que cette résolution est plus un trompe-l’oeil qu’une résolution "efficace", comme le soulgine l’article du quotidien Libération du 3 novembre), « Paris échoue à marginaliser Gbagbo en Côte-d’Ivoire La résolution de l’ONU prolonge la transition et le mandat du Président », signé par Thomas Hofnung et Laurent Mauriac.

Pour comprendre l’enjeu et les rapports de force, on pourra se référer au site conservateur américain intitulé « Mideast Monitor » et qui publie les résultats de quatre sondage réalisés au Liban. Il existe des différences sensibles entre les sondages (certains ont été réalisés pendant la guerre, d’autre après la guerre), mais un certain nombre de données se dégagent : l’appui majoritaire des Libanais à la capture des soldats israéliens le 12 juillet et le fait que la majorité aussi considère cette guerre comme résultant d’une entente américano-israélienne pour imposer un ordre nouveau au Proche-Orient. Des différences sensibles sont perceptibles selon l’appartenance communautaire, la grande majorité des chiites étant derrière le Hezbollah. Insistons toutefois que la dimension confessionnelle ne recouvre pas tous les clivages ce que j’ai pu constater lors de mon voyage au Liban dans la première quinzaine d’octobre et qui est confirmé par un article d’Alex Klaushofer, sur le site de la BBC, intitulé « Shift in Lebanon’s sectarian politics » (changements dans les alignements confessionnels au Liban).

Rappelons, en conclusion, le paradoxe de la situation intérieure libanaise. Les forces dites du 14 mars (qui regroupent notamment le parti de Saad Hariri, celui de Walide Joumblatt et celui de Samir Geagea) n’a eu la majorité aux précédentes élections (et n’a pu vaincre les forces regroupées autour de Michel Aoun) que grâce à l’alliance avec le Hezbollah (rappelons que les élections au Liban ont lieu selon un système confessionnel que les forces du 14 mars refusent de remettre en cause). Le Hezbollah est aujourd’hui au gouvernement (mais "légèrement" si on peut dire) et s’est allié avec le parti de Michel Aoun, qui vient de déclarer à la télévision Al-Manar, le 2 novembre : « Si l’administration américaine veut vraiment assurer le triomphe de la démocratie, elle ne doit pas appuyer un gouvernement qui ne représente pas son peuple. C’est le droit du peuple et même son devoir de renverser un tel gouvernement. » En gros, le pays est désormais coupé en deux.

Gaza Retour à la table des matières

Alors que je m’apprêtais à envoyer cette contribution, les nouvelles catastrophiques en provenance de Gaza s’accumulent, 22 morts depuis mercredi, une offensive terrestre israélienne sans précédent, plusieurs centaines de morts depuis la capture du soldat israélien à la fin du mois de juin... Le nouveau vice-premier ministre israélien Avigdor Lieberman propose de suivre l’exemple de Poutine en Tchétchénie. Pour des informations, on se reportera au site en anglais d’Al-Jazira.

Réfugiés palestiniens en Syrie. Retour à la table des matières

Au nombre de 400 000, répartis dans treize camps, les réfugiés palestiniens en Syrie représentent une partie de ces "exilés" en attente d’une solution du conflit du Proche-Orient. Le centre de recherche indépendant norvégien FAFO leur consacre l’étude la plus complète à ce jour, intitulée Palestinians Refugees in Syrie : Human capital, Economic Ressources and Living conditions (Les réfugiés palestiniens en Syrie : capital humain, ressources économiques et conditions de vie). En conclusion, les auteurs notent : « Le système très étendu de subvention de biens et de services dans l’économie syrienne, combiné à une répartition plus égalitaire des revenus dans les camps contribuent à un plus haut revenu et un taux plus bas de pauvreté que chez les réfugiés de Jordanie et du Liban. Ceci est d’autant plus remarquable que la position de la Syrie en termes de revenu national et de croissance est plus mauvaise que celle de ses voisins. Cela est à porter au crédit de la politique syrienne d’intégration des réfugiés. Mais cela a aussi comme conséquence que les Palestiniens risquent de souffrir des politiques d’austérité qui risquent d’être étendues dans les prochaines années. Dans ces conditions, le taux de pauvreté risque de grandir, à moins que le secteur privé ne prenne la relève. »

Mercenaires en Irak. Retour à la table des matières

Les employés des sociétés de sécurité en Irak, souvent des anciens soldats américains ou britanniques, représentent un contingent estimé à 20 000 hommes, soit le deuxième contingent étranger en Irak, avant les Britanniques (8 000 soldats). Leur pratiques et leur comportement posent problème, comme l’illustre le reportage de Nicolas Heinin, le 31octobre, sur Radio-France. Celui-ci cite notamment des vidéos disponibles sur la Toile, qui montrent les « exploits » de ces mercenaires. On pourra aussi lire l’article du quotidien britannique The Guardian du 30 octobre, « Call to control security firms profiting in Iraq », de Richard Norton-Taylor

34 commentaires sur « Bras de fer entre le Hezbollah et le gouvernement au Liban »

  • permalien saintyves :
    3 novembre 2006 @12h08   »
    GAZZA, MASSACRE DE PALESTINIENS, en direct sur la Télé, en couleure et en cinemascope.

    ISRAEL ETAT TERRORISTE

    L’armée Israélienne est entrain de commettre un nouveau massacre en Palestine, au vu et su de la Communauté internationale,

    40 mort depuis mercredi, aujourd’hui jusqu’à midi 25 morts

    l’armée israélienne a tiré sur une manifestation de femmes, en tuant DEUX d’entre elles,

    l’armée israelienne tire aussi sur les AMBULANCE DE LA CROIX ROUGE, tout ce carnage n’étonne pas de la part d’un état sanguinaire, qui n’a pas cessé depuis sa création de commettre les pires crimes envers le peuple palestinien,

    mais ce qu’on ne comprend pas, c’est ce SILENCE COMPLICE, adopté par la pseudo COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE, silence qui suscite, indignation, dégoût, effondrement, stress, révolte, et peut être l’envie de s’inscrire dans une logique de terreur,

    la théorie du complot est aussi à envisager, à ce propos, le président du TPI a déclaré que la COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE savait pour le génocide en Bosnie depuis 1995, information passée encore sous silence !

  • permalien saintyves :
    3 novembre 2006 @12h12   « »
    GAZZA, MASSACRE DE PALESTINIENS, en direct sur la Télé, en couleure et en cinemascope.

    Bonjour Mr Gresh

    La tragédie palestinienne m’a fait oublier de vous remercier pour votre reponse au sujet des entreprises privées de sécirité en action en Irak.

  • permalien sayyed :
    3 novembre 2006 @13h06   « »

    le liban de tous les dangers

    excellente analyse sur le blog "Loubnane ya loubnane", pour compléter celle de Gresh

  • permalien K :
    3 novembre 2006 @13h42   « »

    Nidal rappelle 2 ou 3 choses essentielles :

    - il ne faut pas tomber dans le piege de la semantique utilisee par les Americains, ce n’est pas un renversement qui est recherché par l’opposition Libanaise, mais bien un remaniement ministeriel dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale. Il n’est pas question de s’accaparer le pouvoir, mais de le partager, certes comme le precise A.Gresh dans le but d’obtenir un droit de veto. Nidal rappelle les resultats de differents sondages montrant l’impopularite du gouvernement actuel.

    - « Quant à une volonté de blocage de la constitution d’un tribunal international [comme le pretendent les americains] pour juger les assassins de Rafic Hariri, cela n’est pas non plus logique : tous les groupes politiques libanais, y compris ceux de l’opposition, ont depuis longtemps accepté le principe d’un tel tribunal. La seule discussion sur ce sujet est le refus de l’instrumentalisation politique et de la manipulation du tribunal, comme cela s’était fait lors de l’enquête et du rapport Mehlis. »

    - « L’équilibre politique qui avait permis la constitution de la « majorité » actuelle a changé, et cela bien avant l’agression israélienne. Le Hezbollah avait permis la naissance de ce gouvernement, en passant des alliances locales avec les forces de Saad Hariri. Et le parti de Michel Aoun, pourtant clairement « antisyrien », avait été rejeté dans l’opposition. Depuis février 2006, le Hezbollah, tout en participant au gouvernement, est repassé dans l’opposition et s’est allié à la première force chrétienne du pays, le CPL de Michel Aoun. Cette recomposition des équilibres politiques libanais, avec l’un des plus importants partis du pays qui quitte la « majorité » pour rejoindre l’opposition, milite encore en faveur d’un remaniement. »

    - « la demande d’un simple remaniement » afin d’eviter une guerre civile ne semble pas une demande exorbitante, sauf bien sur a considerer que les interets Americains priment sur ceux des Libanais.

  • permalien Jean :
    3 novembre 2006 @18h16   « »

    Article lumineux. Merci Mr Gresh. Les manoeuvres américano-européennes semblent bien un signe que l’objectif est une attaque à court-terme de l’Iran.

    Mourir à Gaza. Je pensais qu’on avait déjà atteint le fond depuis longtemps. Jusqu’où peut aller l’hypocrisie et le cynisme de nos pays.... C’est à gerber. Je ne peux plus chasser de mon esprit les images de ces colons israéliens hurlant "Nazis" à des militants des droits de l’homme qui passent trois mois de leur vie en palestine occupée et risquent leur peau à chaque instant.

    Le dernier blog, très intéressant, s’attachait aux questions des valeurs sous-tendant la construction européenne. Dur dur, l’idée que nous partons de vraiment très très bas. Le problème est que nous discutons du vernis, et si peu de la réalité qui est dessous. Religion ou pas religion ? C’est plutôt au niveau des instincts basiques que tout semble s’organiser. Pouvoir de posséder (et de déposséder), pouvoir de tuer, pouvoir d’asservir. Le scientisme n’y aura rien changé.

  • permalien Abdeloum :
    3 novembre 2006 @19h41   « »
    Trop c’est trop

    Merci Monsieur Gresh pour votre brillant article.

    Comme les postes précédents je suis complètement atterré par la situation en Palestine, à Gaza. Je ne sais pas quoi dire et si ca sert vraiment de dire.

    Combien de temps cela va t’il durer ? Combient de temps l’occident et à sa tête : les USA , le Royaume Britannique, la France, l’Allemagne, Israel vont il continuer leurs ingérences crapuleuses pour semer la destruction?Quel est leur plan ? réduire 1 milliard de musulmans à l’assimilation ou à l’esclavage ?

    Pourquoi ai’je l’impression que le silence international face à ses crimes , est pire que tout ?

    Trop c’est trop !

  • permalien Alain Gresh :
    3 novembre 2006 @20h02   « »

    Démenti de l’ambassadeur saoudien. Dans une déclaration à l’agence de presse saoudienne le 3 novembre, l’ambassadeur saoudien au Liban Dr Abd-al-Aziz Bin-Muhyi-al-Din Khuja, a nié l’existence d’une nouvelle intitiative saoudienne pour le Liban. Il a déclaré : « Le royaume est soucieux de ne pas s’ingérer dans les affaires libanaises et nous devons appuyer les accors entre les Libanais. » L’ambassadeur a toutefois confirmé l’invitation faite au général Michel Aoun qui devrait se rendre prochainement en Arabie saoudite.

  • permalien K :
    3 novembre 2006 @21h24   « »

    Quand on sait que Nasrallah a récemment recu l’embassadeur de l’Arabie saoudite au Liban, cela ne laisse présager rien de bon a priori. Non ?

  • permalien Vvolodia :
    3 novembre 2006 @21h30   « »

    Ce n’était pas une manifestation de femmes sur laquelle les israéliens ont tiré, mais des femmes que les vaillants palestiniens encerclés ont appelé à leur secours ; les femmes, ces moitiés d’humaines de par la loi islamique, ont courageusement (plus courageusement que les hommes) fait face à Tsahal, pensant que ceux-ci n’oseraient tirer ; ils ont tiré en l’air pour commencer, c’est ce que les islamistes escomptaient ;

    "Gaza : 28 morts en trois jours, des combattants fuient grâce à des femmes"

    "BEIT HANOUN, Gaza (Reuters) - Une cinquantaine de femmes voilées se sont interposées vendredi matin entre l’armée israélienne et des activistes palestiniens retranchés dans une mosquée de la bande de Gaza. Deux d’entre elles ont été tuées, six autres blessées.

    Les Palestiniennes, parmi lesquelles des femmes âgées et des adolescentes, répondaient à un appel lancé à la radio et voulaient servir de "boucliers humains" entre la soixantaine de militants retranchés depuis jeudi soir dans la mosquée Al Nassir de Beït Hanoun et les soldats israéliens."

    les soldats palestiniens sont des femmes-

    des soldats qui envoient des femmes se battrent à leur place ! quel courage ! et leur sort sera celui des combattantes du FLN algérien, reléguées dans la cuisine une fois gagnée la libération du pays ?

    femmes algériennes

    Voir en ligne : http://fr.news.yahoo.com/03112006/2...

  • permalien Pierre BLEUE :
    3 novembre 2006 @21h30   « »
    Permis de tuer ... des femmes... voilées

    Suite au massacre de Palestiniens de ses derniers jours :

    La nympho de TF1 a cru bon de rappeler et d’insister sur le fait que les femmes palestiniennes tuées lors de la manifestation contre le siège de leur quartier étaient voilées et que leurs maris assiégés dans la mosquée étaient membre d’un parti islamiste, mais comme la quasi totalité des rédactions françaises a passé sous silence le fanatisme stupéfiant du gouvernement et l’extrêmisme avéré des forces d’occupations juives et sionistes à l’origine de toute cette épouvante depuis un demi siècle.

    C’est un peu comme si on racontait le viole et le meurtre sauvage d’un enfant arabe par un pédophile juif en insistant bien sur le fait que l’enfant se débattait trés vigoureusement et qu’il était musulman trés pratiquant, pour excuser l’acte effroyable du pédophile, forcement victime de l’enfant arabe car ...juif.

    Aujourd’hui LCI a enfin organisé un "débat" sur l’entrée de l’extrême droite dans le gouvernement israélien... avec Eli Barnavi (ex-ambassadeur israélien) face à ... lui-même et deux journalistes à plat ventre ! Sure qu’avec un skysophrène face à deux larves de cette envergure tout devient possible dans la propagande sioniste : le message en résumé... un "fasciste" israélien est nommé aux "affaires stratégiques" mais c’est juste symbolique et sans conséquence, rassurez-vous, et puis surtout et avant tout achetez mon bouquin sur l’histoire des guerres de religions, il y a pas beaucoup de pages et c’est écrit gros !

  • permalien
    3 novembre 2006 @21h41   « »

    Votre cynisme devient particulièrement morbide Vvolodia. Si vous voulez jouer à "qui à la plus grosse", il me semble que les palestiniens (hommes et femmes) font preuve d’un grand courage pour affronter à coup de kalachnikov des soldats surarmés et surentraînés. Pour ma part, chaque jour m’éloigne un peu plus de ce lointain pays qui un jour s’est cru démocratique et humain. Je suis las d’entendre chaque jour s’égrenner la longue liste des morts palestiniens que nul ne pense plus à pleurer tant le monde baisse l’échine devant la puissance américano israéliene. J’attends désormais avec une (vaine et naïve) impatience que nos dirigeants se désolidarisent de ce gouvernement israélien qui ressemble plus à l’allemagne de 1933 qu’à l’europe de 2006

    (je sais Vvolodia, j’ai déjà mis ce post sur le sujet précédent, mais la lutte contre le fascisme impose quelques répétitions)

  • permalien
    3 novembre 2006 @21h52   « »

    Chaos constructif. Chaos pour les peuples (Ainsi font font font...), constructif pour les nouveaux Dieux de l’Olympe.

  • permalien Ana :
    3 novembre 2006 @22h50   « »

    Donc, les soldats israéliens ont tiré. Ils ont tiré sur des femmes sans armes. Des femmes âgées et des adolescentes, sans armes. « Ce n’était pas une manifestation de femmes sur laquelle les israéliens ont tiré, mais des femmes, ces moitiés d’humaines de par la loi islamique », écrit Vvolodia. « Les Israéliens ont tiré en l’air pour commencer ». Pour commencer. Tout le monde pensait qu’ils « n’oseraient pas tirer » sur les moitiés d’humaines de par la loi islamique. Si, ils ont osé. « Courageusement ». Deux femmes à moitié humaines, qui devaient en valoir encore moins aux yeux de l’armée la plus morale du monde, ont été tuées, six autres blessées.

    Vvolodia est très inquiet. Il s’inquiète de ce que celles parmi les femmes qui n’ont pas été tuées, cuisineront peut-être pour leurs hommes, si ceux-là ne sont pas tués, « une fois gagnée la libération de leur pays ».

    Je l’ai déjà écrit : il est impossible à Vvolodia de se départir de son cynisme durablement. Vvolodia ne sait pas parler. Il est sans voix. C’est son cynisme qui parle à sa place.

  • permalien
    3 novembre 2006 @23h26   « »

    L’insane jubilation morbide de SSodieuse devant le massacre des arabes ne doit etre trés loin de celle que devait ressentir les nazis en massacrant ses ancètres. comme tout fasciste, elle ne se rend meme pas compte de sa petitesse. Un vrai paltoquet.

  • permalien K :
    4 novembre 2006 @00h01   « »
    L’’instabilite constructive’ ou comment jouer a l’apprenti sorcier

    Caroline Pailhe :

    "Irréaliste ou non, la politique israélienne actuelle s’apparente à la mise en œuvre méthodique d’orientations stratégiques définies par les néoconservateurs américains les plus radicalement pro-israéliens bien avant qu’ils ne forcent la porte de la Maison Blanche et y imposent le concept de « Grand Moyen-Orient »..

    ....le document [plan stratégique rédigé en 1996 au sein de l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies de Jérusalem], intitulé « A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm » (Un changement radical : Une nouvelle stratégie pour sécuriser le territoire), préconise un revirement de la stratégie israélienne.

    ...le plan prône l’abandon de la stratégie « terre contre paix » poursuivie jusqu’alors et plaide pour « la paix par la force », une politique fondée sur le rapport de force (balance of power)...

    Plus concrètement, le changement de stratégie visait à rompre avec le processus de paix d’Oslo et fournir à Israël la possibilité d’étendre une fois pour toutes son empire au-delà des frontières actuelles. (...). Pour assurer la sécurité d’Israël à sa frontière nord, le rapport recommande de « prendre l’initiative stratégique » afin de combattre le Hezbollah, la Syrie et l’Iran. C’est ce qui se joue actuellement. (...)

    Il [Robert Satloff, directeur d’un think tank néoconservateur sur la politique moyen-orientale de Washington] constate que, si la recherche de la stabilité a été un trait caractéristique de la politique des Etats-Unis dans la région, « George W. Bush a été le premier président à considérer que la stabilité en tant que telle était un obstacle à l’avancement des intérêts américains au Moyen-Orient. (...) Sur cet échiquier, le Liban et la Syrie seraient, pour M. Satloff, « un premier test » de cette politique d’’instabilité constructive car « Israël et l’Iran, l’Europe et les Etats-Unis, la Syrie et les Palestiniens, tous ces chemins convergent à Beyrouth ». Il reconnaît que les Etats-Unis et leurs alliés locaux devront certes subir « quelques défaites tactiques » mais « avec de la persévérance, des changements positifs continus ne manqueront pas de se produire »."

  • permalien M.G. :
    4 novembre 2006 @14h29   « »
    Hommes et femmes à Gaza

    La démarche de ces femmes de Gaza me paraît remarquable. Il faut être diablement loin dans le mépris des autres et de soi pour patauger comme Vvolodia. A le lire, on croirait que le courage est dans les rangs de l’armée israélienne. « Les femmes ont courageusement (plus courageusement que les hommes) fait face à l’armée israélienne ». « Plus courageusement que les hommes » ? Non, c’est le même courage, multiple, tout comme ce courage inaperçu et pourtant présent dans la persévérance des civils, femmes, hommes, enfants, à maintenir autant que faire se peut des bribes de vie au cœur du grand projet dévastateur d’Israël. Israël est un suicide coûteux pour les autres.

    Ana n’a pas tort lorsqu’elle écrit : « Vvolodia ne sait pas parler. Il est sans voix. C’est son cynisme qui parle à sa place. » Mais cela dépasse Vvolodia qui n’est ici qu’une image, un fragment d’hologramme (sachant qu’un fragment d’hologramme rend compte du tout). Faudra-t-il aller jusqu’à rendre grâce à Vvolodia d’être sur le blog une image d’Israël quand nous ne pouvons, nous, que tenter de donner une image d’Israël ? Jonathan Cook écrivait récemment que « les critiques sont trop bons avec Israël ». Sur un blog comme celui-ci, seul Vvolodia parvient à rendre véritablement justice à la malfaisance d’Israël. Lui seul, ici et avec constance, parvient à n’être pas trop bon avec Israël.

    C’est aussi sur eux-mêmes que les soldats israéliens tirent lorsqu’ils ouvrent le feu sur ces femmes de Beit Hanoun, sur les enfants ou les militants de Gaza. C’est leur propre silence qu’ils scellent un peu plus. C’est leur propre accès à la parole qu’ils barrent. Il existe une petite association israélienne appelée « On brise le silence ». On ne se représente pas, je crois, ce que c’est que de briser le silence quand on en est là. D’autant qu’une fois brisé le silence sur ce que les soldats font dans les « territoires occupés » (puisque telle est la démarche de ladite association), il restera à briser le silence sur ce qu’ « on » fait là, dans l’espace de la Palestine mandataire qui est toute entière un « territoire occupé ». Il fallait une réminiscence de toute l’astucieuse précaution rabbinique des « barrières » pour cantonner l’expression « territoires occupés » aux seuls espaces conquis en 67.

    Ce qui m’impressionne, au fond, c’est de voir le silence qu’Israël parvient à nous imposer. Je ne crois pas à la thèse du sentiment de culpabilité européenne. Mais là, face à Israël, il nous revient aussi de briser un silence. La hantise de tous les inapaisables VvolodiaS.

  • permalien M.G. :
    4 novembre 2006 @14h35   « »
    Hommes et femmes à Gaza

    Cherchant comment je pourrais préciser à peu de frais cette notion de « barrière » rabbinique (seyag) à laquelle j’ai fait allusion, je suis tombé sur un petit texte mal écrit mais dont la lecture se surimpose de manière éclairante à la réalité du jour, et des jours d’avant, et des jours d’après. Je me contenterai d’en reproduire la chute :

    « C’est pour cela qu’il est écrit ici : "Ne vole pas le faible parce qu’il est pauvre" ; c’est un être sans force, et tu sais pertinemment qu’il n’y a personne pour l’aider ni pour le soutenir contre ton attitude, et il n’y a personne qui entreprendra un procès pour défendre sa cause. »

    Source : http://www.modia.org/tora/berechite/vayechev.html

  • permalien Daniel :
    4 novembre 2006 @15h11   « »

    Intéressante traduction d’un article d’Aluf Ben et Akiva Eldar dans le Ha’aretz du 1er octobre, repris le lendemain dans le quotidien Al-Quds al-Arabiyy :

    La stratégie de sortie du conflit des responsables militaires et politiques israéliens était prête dès le deuxième jour de la guerre. Le différend entre le Premier ministre, la ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Sécurité intérieure a trouvé sa traduction dans la faiblesse des préparatifs guerriers. Olmert est persuadé que c’est sa décision d’élargir l’offensive terrestre qui a fait pencher la balance du côté israélien au Conseil de sécurité de l’Onu.

    « La deuxième guerre du Liban diffère des précédents conflits impliquant Israël en ceci que ce pays jouissait d’un vaste soutien international, qui lui a permis de prolonger les combats, sans avoir à redouter que des immixtions politiques viennent entraver l’action de ses avions et de ses blindés.

    Néanmoins, l’armée israélienne n’est pas parvenue à trancher militairement le sort de cette guerre, ni à définir une issue convenable. D’où le besoin d’une intense activité politique, qui a conduit à l’adoption de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’Onu… Toutefois, Israël s’est vu contraint, dans le cadre de cette campagne politique, d’en rabattre sur la plupart des objectifs qu’il s’était fixés depuis le début du conflit, notamment sur le premier d’entre eux : la libération de deux soldats israéliens, dont la capture par le Hezbollah, le 12 juillet, avait mis le feu aux poudres – le second objectif non-atteint par Israël étant le désarmement complet du Hezbollah.

    En lieu et place de ces exigences, Israël a réclamé le déploiement d’une puissante force internationale, en vue d’aider à maintenir le calme et d’empêcher un afflux d’armement à destination du Hezbollah. Ce fut là, en l’occurrence, un virage stratégique dans la politique israélienne – constante depuis de longues années – fondée sur deux principes : a) « Nous nous défendons par nos propres moyens » et b) « Il faut sauvegarder coûte que coûte la liberté de manœuvre de l’armée israélienne »…

    (suite)

  • permalien Vvolodia :
    4 novembre 2006 @16h23   « »

    MG, vous êtes peut être une image du monde arabe, mais je ne suis pas une image d’Israël. Israël est multiple, seul la divinité est Une. Vous êtes bien prétentieux si vous vous imaginez pouvoir donner une image d’Israël ; contentez vous de nous donner une image agréable du monde arabe, ce sera déjà une bonne et utile chose.

    Et oui, je confirme ; ces hommes sont des lâches, qui se camouflent derrière des femmes ; qui ne sont pas prêts à mourir pour la Cause, mais n’hésite pas à envoyer d’autres, dont des enfants, mourir en tuant des civils dans des attentats.

    Quand à l’armement des palestiniens, il se murmure qu’il est des plus modernes ; que le hamas préfère utiliser l’argent des pays arabes à armer des terroristes qu’à nourrir la population. A chacun sa priorité.

    Israël a reçu plus de 300 projectiles sur son territoire, en provenance des palestiniens - si le "gouvernement" du hamas n’est pas capable parce que c’est sa politique, d’y mettre le hola, Israël n’a pas d’autres choix s’il veut assurer la sécurité de ses citoyens. Et en tout cas faire remarquer à l’adversaire que ses tentatives de meurtres ne resteront pas sans réponse.

    "GAZA (AFP) - Israël poursuivait samedi des opérations meurtrières dans la bande de Gaza, avec pour objectif de stopper les tirs palestiniens de roquettes et détruire le matériel militaire accumulé par le Hamas au pouvoir." (info confirmée par différents médias, bien entendu au service des sionistes, comme d’habitude)

    Voir en ligne : http://fr.news.yahoo.com/04112006/2...

  • permalien Hélène :
    4 novembre 2006 @17h43   « »

    et de temps en temps, notre sioniste de service, emporté par son élan, laisse entrevoir ce qu’il sait au fond être l’avenir et qui l’épouvante :

    "leur sort sera celui des combattantes du FLN algérien, reléguées dans la cuisine une fois gagnée la libération du pays ?"

    eh oui, une fois gagnée la LIBERATION du PAYS ! c’est inéluctable.

  • permalien
    4 novembre 2006 @18h08   « »

    Lire : "Les Etats-Unis prétendent que la Syrie et l’Iran préparent un coup d’Etat au Liban".

    The Independent, 2 novembre 2006

  • permalien K :
    4 novembre 2006 @19h35   « »
    Gaza

    Titre des journaux Americains concernant le meurtre des deux femmes : (liens trouvés dans le blog Angryarab.)

    New York Times : « Les israeliens tirent sur des manifestants ["marchers" en anglais, on aurait pu au moins ecrire "female marchers"] venus aidés des hommes armés, en tuant deux. » Encore et Toujours l’excuse offerte.

    LA times : « Des militants du hamas arrivent a fuir d’une mosquée, aidés par des femmes ». Plus de tués.

    Washington Post : « Au moins 14 palestiniens tués par des raids israeliéns » La nouvelle du meurtre des 2 femmes est noyé dans le contenu de l’article.

  • permalien Vvolodia :
    4 novembre 2006 @20h03   « »

    Belle Hélène, je suis pour deux états, et pas de droit au retour. Je pense qu’il y a un pourcentage très élevé de juifs qui sont de mon avis. L’avantage d’un état palestinien (à condition qu’il y ait la paix ce dont je doute, les palestiniens ne veulent qu’éradiquer Israël) c’est qu’ils pourront s’entre-tuer tranquillement ; mais Israël a plus d’avantage à voir les palestiniens vivre en paix que le contraire. Un moyen-orient qui ne penserait plus qu’à faire du commerce et l’amour pourrait être civilisateur. On peut rêver, ce n’est pas interdit. Mais ne rêvez pas : une fois que vous aurez votre état, vous les femmes repartirez dans la cuisine, et n’en sortirez que bâchées. C’est comme ça. Et vous, belle Hélène, serez peut être la 3è ou 4èm épouse d’un vieux shmock. C’est souvent le destin des femmes musulmanes dans certaines contrées.

    Vous avez remarqué ? les irakiens feront tout sauter si Saddam est condamné à mort. Il y a comme ça des êtres immondes auxquels la population tient. Allah merci, Hitler s’est suicidé, allez savoir ce qu’aurait été la réaction des allemands à sa certaine condamnation à mort.

  • permalien Daniel :
    4 novembre 2006 @20h35   « »

    Vvolodia, tout le monde se fiche de « quoi vous êtes : pour deux états et pas de droit au retour ». Jusqu’à nouvel ordre, vous n’êtes pas le droit international à vous tout seul. Chacun de nous se rend bien compte que le pouvoir vous saoule, mais une fois désaoulé, vous pourriez bien vous ronger les doigts jusqu’à la troisième phalange.

    Ne vous en faites pas pour Hélène. Elle a de la ressource, et dommage, hein ? elle n’a pas besoin de vous.

  • permalien
    4 novembre 2006 @21h33   « »
    Beit Hanoun

    Beit Hanoun est au bord de la catastrophe humanitaire et dans le désarroi le plus total après les invasions israéliennes qui ont ravagé la région, causant plusieurs morts et blessés, saccageant les infrastructures et bouclant la zone. Les habitants ne peuvent plus se réapprovisionner ni en eau, ni en nourriture, ni en médicaments.

    Le directeur général des urgences au ministère de la Santé, le Dr. Mu’aweya Hasanean, a rapporté vendredi soir que les Israéliens ont tué trente personnes et en ont blessé 150 en 48 heures. Il a mis en garde contre une catastrophe sanitaire suite à la pénurie de médicaments dans le seul hôpital de la région.

    La Croix-Rouge et d’autres organisations internationales tentent de faire parvenir des provisions telles que du lait de bébé à l’intérieur à Beit Hanoun. Pour la première fois, les forces israéliennes ont tiré des missiles terre-terre sur le nord de la Bande, touchant le camp de réfugiés de Jabaliya ainsi que la zone entre les villes de Beit Lahia et Beit Hanoun. Les militaires affirment que l’utilisation de ces missiles supplémentaires a pour but de mettre fin aux opérations de la résistance armée qui continue de combattre l’attaque aérienne et terrestre.

    L’armée a fini par démolir entièrement la mosquée Abdullah Azzam à Beit Hanoun, blessant plusieurs personnes selon le bureau de liaison de la Sécurité nationale palestinienne.

    Le maire du district, Ismail Abu Shamal, a déclaré : "La situation continue d’être très dangereuse suite à l’agression continue qui a commencé il y a trois jours. Israël a complètement détruit de vastes parcelles de terre agricole ainsi que des dizaines de maisons. La situation humanitaire est très grave à Beit Hanoun car l’armée l’a totalement isolée du reste de la Bande de Gaza."

    Le maire a souligné que les provisions sont quasi épuisées dans la ville, en particulier en ce qui concerne la nourriture pour bébés. L’eau potable restante a été donnée au seul hôpital de la région avec l’aide de la Croix-Rouge. Abu Shamal a déclaré qu’il négocie actuellement avec les compagnies d’électricité et de téléphone pour rétablir le courant. Le maire demande une intervention internationale pour aider les résidents.

    Le porte-parole du gouvernement Ghazi Hamad a annoncé que les leaders palestiniens ont établi des contacts d’urgence avec les pays arabes pour aider à mettre fin aux agressions et offrir une assistance à leurs victimes.

    http://french.pnn.ps/index.php?opti...

  • permalien Vvolodia :
    4 novembre 2006 @21h35   « »

    vous vous connaissez ? vous formez une mafia ? non, ne me répondez pas, je ne voudrai pas être déçu.

  • permalien
    5 novembre 2006 @00h03   « »

    « Nous n’avons jamais été aussi bons. La habara (propagande) est une machine bien huilée. » : Gideon Meir (conseiller du gouvernement israélien)

  • permalien saintyves :
    5 novembre 2006 @00h36   « »
    L’ETAT D’ISRAEL EST CONDAMNE A DISPARAITRE

    Bonsoir à tous

    vVOLODIA (dommage c’est un pseudo qui me plait) parle de lacheté,

    Qui est vraiment lache,

    un peuple dont toutes les composantes luttent contre l’OCCUPPANT par des moyens on ne peut plus simples

    Ou une armée suréquipée qui utilise blindés, avaiation, snipers, et autres gadgets offert par l’oncle Sam, pour taire le cri de LIBERTE que lance le peuple PALESTINIEN face à une COMMUNAUTE INTERNATIONALE COMPLICE par son passivité et son silence sidérant.

    Neanmoins, la volonté du peuple palestinien est innebranlable, son aspiration à la liberté, et sa determination à lutter contre l’OCCUPATION constituent la principale motivation du courage de ses enfants, quoique fasse l’armée d’Israel qui n’epargne ni femme ni veillards ni enfant.

    La foi en sa juste cause lui confere des pouvoirs qui lui permette de faire fasse à l’une des armées les mieux équipées du monde (par l’argent des contribuables américains)

    Voir en ligne : TOUS CONTRE LE GENOCIDE PALESTINIEN

  • permalien
    5 novembre 2006 @08h03   « »
    Al-Jazeera international

    "Pour des informations, on se reportera au site en anglais d’Al-Jazeera. (...)" Parce que dans les médias en Occident c’est soit le mutisme soit la désinformation qui prévalent. Et c’est ce qui fait que les bons peuples de cette région du monde ne réagissent pas assez contre le soutien de leurs gouvernements au régime sioniste en Palestine.

    Le 15 du mois courant débutera la diffusion en anglais les programmes d’Al-Jazeera international. Si cette chaîne ne change pas sa ligne de rédaction en changeant de langue, il y a de grandes chances que le monde occidental sera alors mieux informé et plus motivé pour se soulever contre le soutien aveugle de ses gouvernants aux sionistes et à leurs politiques ostensiblement racistes en Palestine.

    Espérons.

  • permalien
    5 novembre 2006 @08h43   « »
    Vendetta

    Comme en Palestine, en Irak et en Afghanistan, la règle veut toujours que soit massacrées quelques dizaines d’indigènes pour un soldat tué de l’armée d’occupation . Une telle règle a aussi prévalu dans les anciennes colonies, comme en Algérie par exemple.

    Des agents de la CIA d’origine « arabes » bien déguisés en « fondamentalistes jihadistes » et infiltrés dans certaines mosquées partout en Occident, recrutent et embrigadent au grand jour de jeunes musulmans très fragiles et les envoient téléguidés comme des somnambules pour aller se faire exploser en Irak soit parmi les civiles chiites soit parmi les civiles sunnites pour venger les soldats US ou britanniques tués par la vraie résistance.

    A défaut de telles bombes humaines recructées en Occident, et pour la même raison de vendetta , des esquades de l’armée d’occupation, déguisées en insurgés irakiens, font des rafles à l’aveuglette, parmi les civiles irakiens dans tels tels quartiers les plus proches, les ligotent, les torturent à souhait, les tuent et jettent leurs cadavres là où bon leur semble. Les médias et tout le monde n’y voient que du feu, et imputent sans nulle vérification tous ces massacres à la milice de l’une ou de l’autre communauté irakienne. Et les inévitables « représailles » tant attendues ne se font pas attendre pour un suplément de plaisir chez les vrais coupables.

    Et toutes ces folies servent en même temps de diversions pour camoufler tant que possible l’autre massacre au quotidien en Palestine.

  • permalien Hélène :
    5 novembre 2006 @10h02   « »

    On condamnera aujourd’hui probablement à la peine de mort un ex-dictateur pour des crimes bien réels mais après une parodie de procès ; mais qui condamnera Bush et consorts pour le meurtre de 654 965 Irakiens ?

    (article de Michel de Pracontal, Nouvel Obs n° 2189) "Lourd bilan irakien" Selon une étude publiée par la revue médicale "The Lancet", la guerre en Irak serait responsable, directement ou indirectement, du décès de 654 965 Irakiens depuis mars 2003. L’étude affirme que ces décès ne seraient pas survenus dans les conditions qui préexistaient à la guerre. La Maison-Blanche conteste le chiffre, mais "The Lancet" est connu pour sa rigueur scientifique."

    Pour le reste, je ne me donnerai même pas la peine de répondre à un interlocuteur m’appelant "Belle Hélène"... à ma connaissance, c’est une préparation de dessert avec poire, ce que je ne suis certes pas, ne lui en déplaise.

  • permalien
    5 novembre 2006 @13h01   « »
    L’écœurante impunité dont jouissent les sionistes et l’occident officiel.

    A Hélène

    « On condamnera aujourd’hui probablement à la peine de mort un ex-dictateur pour des crimes bien réels mais après une parodie de procès ; mais qui condamnera Bush et consorts pour le meurtre de 654 965 Iraki »ens ?

    Si s’était possible, et pour tous les crimes qu’il a commis, Saddam mérite au fait d’être pendu plusieurs fois. Mais comme vous le dites, qui jugera les multiples crimes de Bush, de Blair et de tous leurs acolytes de par le monde ???

    S’il était donné à tous les peuples de juger en toute justice tous les tyrans de ce monde sans nulle discrimination, une multitude de gouvernements en Occident auraient aussi bien des comptes à rendre sur des crimes contre l’humanité. Mais forts de leurs forces militaires et économiques ils jouissent d’une écoeurante impunité. Quant à tous les sionistes sans nulle exception, ils auraient mérités comme Saddam non seulement une pendaison chacun mais plusieurs. Et la justice aurait voulu avec raison, que soient ressuscités les morts d’entre eux pour être plusieurs fois pendus.

    C’est pourquoi ont mille fois raison tous ceux qui croient qu’il y aura après la mort une autre vie pour que chacun rende compte de tous ses crimes en toute Justice et reçoive la juste rétribution qu’il mérite. Ceux qui croient à une telle vie dans l’au-delà, ont raison parce qu’autrement la vie de ce bas monde serait absurde et dénuée de tout sens.

  • permalien Abdeloum :
    5 novembre 2006 @13h20   « »

    Si tous les tyrans de ce monde ne sont pas jugés aujourd’hui, c’est l’histoire et les peuples du futur qui les jugeront.

  • permalien Ramo :
    6 novembre 2006 @12h16   «

    Saddam est un bon exemple pour tous les crapules traitres qui gouvernent a travers le monde pour des intérets autre que celui de leurs pays,leurs peuple.İls sont legions a travers le monde. Avis a tous ces traites trés, Comme Mobutu vous n’aurez ni votre pays ni celui de vos maitres pour une simple tombe. Comme Saddam, vous serez sacrifié pour juste quelque points aux élections chez le maitre qui autrefois faisait plein de cadeaux joujou.

    Kemaliste

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