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Gaza et les « boucliers humains »

dimanche 5 novembre 2006, par Alain Gresh

Fascisme, islam et grossiers amalgames Le Monde diplomatique de novembre publie sous ce titre un article de Stefan Duran, avec pour surtitre « Une cadre idéologique pour la "troisième guerre mondiale" ». Vous en aurez un aperçu sur le site du mensuel, mais pour le lire il vous faudra acheter le journal :-) J’en profite pour rappeler que la gratuité du site du Monde diplomatique et de ce blog ne sont possibles que parce que les ventes du mensuel nous permettent de les financer.

Bush plus dangereux que Kim Jong-il Un sondage réalisé par le quotidien britannique The Guardian (et par trois autres quotidiens au Mexique, en Israël et au Canada), est commenté par Julian Glover, « British believe Bush is more dangerous than Kim Jong-il » (les Britanniques croient que Bush est plus dangereux que Kim Jong-il) dans la livraison du 3 novembre. Pour les Britanniques et dans l’ordre, les plus grands dangers pour la paix mondiale sont, dans l’ordre Ousama Bin Laden (87%), Bush (75%) et Kim Jong-il (69%). Même en Israël, seuls 25% des Israéliens pensent que le président américain a rendu le monde plus sûr, alors que 36% pensent le contraire et que pour 30% qu’il n’a fait aucune différence.

Arabie saoudite et Liban. La télévision du Hezbollah Al-Manar a rapporté le 30 octobre la rencontre entre Hassan Nasrallah et l’ambassadeur saoudien au Liban Abdalaziz Khawjah. Ce dernier a déclaré que cet entretien avait été « très merveilleux » et que la réunion qui avait duré plus de quatre heurs avait était « franche et ouverte » – ce qui veut sans doute dire que les deux parties ont abordé les divergences qui avaient suivi la dénonciation par Riayd de l’action du Hezbollah du 12 juillet. AG. L’ambassadeur a déclaré que la rencontre avait été l’occasion de transmettre les saluts de la direction saoudienne à Nasrallah. Le quotidien Al-Safir, citant des responsables du Hezbollah, a noté que cette entrevue marquait le couronnement de contacts antérieurs et que l’Arabie avait manifesté un intérêt concernant le débat national libanais lancé par Nabih Berri, le président du parlement (et qui devrait s’ouvrir le 6 novembre).

Gaza et les « boucliers humains »

L’histoire se répète. Alors que l’armée israélienne poursuit ses offensives meurtrières à Gaza, dans l’indifférence des pays européens et avec l’aval affirmé de Washington, resurgit un débat qui avait éclaté dans les premiers mois ayant suivi l’éclatement de la seconde Intifada, à la fin septembre 2000. A nouveau, la presse parle de « boucliers humains » et de l’utilisation par les combattants palestiniens de femmes et d’enfants pour se protéger. Avec une différence pourtant entre 2000 et 2006 : nos médias semblent bien plus enclins aujourd’hui qu’hier à accepter ce terme de « boucliers humains » utilisé par les responsables israéliens. Petit à petit, c’est la version israélienne du conflit qui s’impose.

Avant de revenir sur quelques aspects de ce qui se passe à Gaza, je voudrais proposer quelques pages écrites en ouverture de mon livre Israël-Palestine, vérités sur un conflit (Hachette), paru en septembre 2001, et qui abordent ce problème des « boucliers humains ».

« Est-ce ratiociner que de se demander d’où venaient ces enfants, qui les avait mis en première ligne, dans le cadre de quelle lugubre stratégie du martyre ? [...] Est-ce faillir, oui, que de suggérer que la brutalité insensée de l’armée sud-africaine, cette débauche et cette disproportion des moyens employés étaient une réponse à ce qu’il faut appeler une déclaration de guerre des Noirs ? » Ces mots, s’ils avaient été écrits au lendemain des émeutes de Soweto de 1976, qui virent se soulever la jeunesse des townships d’Afrique du Sud, auraient définitivement discrédité leur auteur...

Or ce texte, Bernard-Henri Lévy l’a écrit dans Le Point du 13 octobre 2000. On lisait ainsi : « Est-ce ratiociner que de se demander d’où venaient ces enfants, qui les avait mis en première ligne, dans le cadre de quelle lugubre stratégie du martyre ? [...] Est-ce faillir, oui, que de suggérer que la brutalité insensée de l’armée israélienne, cette débauche et cette disproportion des moyens employés étaient une réponse à ce qu’il faut appeler une déclaration de guerre des Palestiniens ? » Des dizaines de jeunes de moins de 18 ans, parfois des enfants, furent tués durant les premières semaines de la seconde Intifada. Et Bernard-Henri Lévy se demande ce qu’ils faisaient en première ligne. Se serait-il posé la question si ces jeunes avaient été bosniaques ou tchétchènes ?

Quelques semaines plus tard, Bernard-Henri Lévy « rectifie » légèrement le tir, si l’on peut dire, à la suite d’un voyage en Palestine : « Un argument que je n’utiliserai plus, reconnaît-il, après avoir entendu des mères palestiniennes me dire, comme toutes les mères du monde, leur folle angoisse quand, à l’heure de la sortie de l’école, elles ne voient pas rentrer leur fils : "les enfants délibérément mis en avant, sciemment transformés en boucliers humains, etc." » Mais il ajoute que le petit Mohamed El Dourra, cet enfant dont la mort a été filmée en direct par les caméras de télévision, a été tué par « une balle "perdue" », non par « le tir ciblé d’un soldat juif assassin d’enfants » (Le Point, 24 novembre 2000). Ainsi, Bernard-Henri Lévy a besoin de faire le voyage en Palestine pour comprendre que les mères palestiniennes ne hurlent pas de joie quand tombent leurs enfants, que les Palestiniens sont, tout simplement, des êtres humains ?

L’Histoire joue parfois de drôles de tours, comme le prouve cette anecdote. La manifestation a été très dure. Les affrontements se sont prolongés. À l’issue d’une journée d’émeutes, on relève 9 morts et 44 blessés graves. Sur ces derniers, 18 sont âgés de 8 à 16 ans, 14 ont entre 16 et 20 ans. La presse dénonce alors ces parents qui se servent de leurs enfants comme « boucliers humains » ou qui les envoient au casse-pipe alors qu’eux restent tranquillement à la maison. Ces faits se passent bien en Palestine, mais en... novembre 1945 à Tel-Aviv. Les manifestants étaient alors des juifs qui protestaient contre les restrictions de l’immigration. Davar, le quotidien de la centrale syndicale juive (la Histadrout) publia une caricature qui lui coûta une interdiction d’une semaine : un médecin, aux côtés d’enfants blessés sur leur lit d’hôpital, dit à un collègue : « Bons tireurs, ces Anglais ! Des cibles si petites, ils ne les ratent pas ! »

Cet épisode a été rapporté par Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem, dont l’équipe a filmé en direct la mort du petit Mohamed El Dourra. Bernard-Henri Lévy aurait-il écrit à l’époque que les jeunes manifestants avaient été tués par une « balle perdue » ? Et que signifie sa formule « soldat juif assassin d’enfants » ? Une semonce à tous ceux qui critiquent l’armée israélienne : vous seriez porteurs d’un antisémitisme camouflé, vous propageriez les pires clichés de l’antisémitisme, des juifs « buveurs du sang des enfants ». Si notre « philosophe » avait tout simplement lu la presse israélienne, il aurait su que, oui, des soldats israéliens tuent délibérément, y compris des enfants.

La journaliste israélienne Amira Hass a publié ce dialogue insensé avec un tireur d’élite de l’armée israélienne : « On nous interdit de tuer les enfants », explique-t-il en parlant des ordres de sa hiérarchie. Mais il ajoute :« Vous ne tirez pas sur un enfant qui a 12 ans ou moins. Au-dessus de 12 ans, c’est autorisé. C’est ce qu’ils nous disent » (Le Monde, 24 novembre 2000). L’organisation israélienne de défense des droits humains Betselem, s’appuyant sur les chiffres mêmes de l’armée israélienne, a montré que dans les trois quarts des incidents les plus mortels, entre le début de l’Intifada et le 15 novembre 2000, on n’avait décelé aucune présence de tireurs palestiniens (International Herald Tribune, 14 décembre 2000). La presse a mentionné les nombreux cas où des Palestiniens, oui, des enfants, avaient été délibérément tués alors que la vie des soldats n’était nullement en danger. Le refus de l’armée d’ouvrir des enquêtes sur la plupart de ces cas encourage évidemment un tel comportement. Tout au long de la seconde Intifada, ces pratiques ont perduré : selon Amira Hass, à la mi-juin 2002, 116 enfants ont été tués à Gaza, 253 en Cisjordanie. Et une enquête d’un autre journaliste israélien Joseph Algazy, du quotidien Haaretz, a révélé le cauchemar de dizaines de Palestiniens de 14, 15 ou 16 ans battus, maltraités et même, pour certains, torturés dans les prisons israéliennes.

Retour à Gaza aujourd’hui. Commençons par quelques chiffres, bruts, sans âmes, mais parlants. Selon des statistiques recueillies par Patrick O’Connor, dans son article du 4 novembre, « Israel’s Large-Scale Killing of Palestinians Passes Unreported », entre le 29 mars 2006 (date de l’entrée en fonction du gouvernement dirigé par le Hamas) et le 3 novembre, 491 Palestiniens ont été tués par les Israéliens contre 19 Israéliens tués par les Palestiniens, un ratio de près de 26 Palestiniens pour 1 Israéliens. Depuis le 1er juillet, ce ratio est de 76 Palestiniens pour 1 Israélien.

Mais il s’agit de terroristes rétorquera-t-on et c’est l’argument qu’a utilisé le premier ministre Ehud Olmert devant le parlement, le 30 octobre, affirmant que l’armée israélienne avait tué 300 « terroristes » à Gaza. L’organisation des droits humains israélienne B’Tselem a répondu que,, effectivement, l’armée israélienne avait tué 294 Palestiniens à Gaza depuis l’enlèvement du caporal Gilad Shalit entre le 26 juin et le 27 octobre. Mais, ajoute-t-elle, plus de la moitié – 155 personnes dont 61 enfants – sont des civils qui ne participaient pas aux combats.

Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies, a lancé le 3 novembre un appel à Israël « pour qu’il fasse preuve de la plus grande retenue, n’épargne aucun effort pour protéger les civils et à s’abstienne d’aggraver une situation déjà grave ».Il a appelé également les militants palestiniens à « cesser le lancement de roquettes contre des cibles civiles israéliennes ». En réponse à cette déclaration, le porte-parole du département d’Etat, Sean MacCormack, a répliqué, le 3 novembre, que la situation à Gaza était provoquée par l’action des terroristes et qu’Israël ne faisait que se défendre.

On notera les déclarations particulièrement « langue de bois » du porte-parole du ministère français des affaires étrangères le 2 novembre : « Nous avons noté la poursuite de l’opération israélienne dans le nord de la bande de Gaza qui, à notre connaissance, a provoqué la mort de onze personnes. Nous rappelons qu’il est indispensable d’éviter l’escalade et de réduire les tensions. La situation qui prévaut aujourd’hui à Gaza est très préoccupante. Cela renforce d’autant plus la nécessité d’une relance du processus de paix. » Elles sont confirmées le lendemain : « Nous nous sommes déjà exprimés à plusieurs reprises, notamment, sur la situation dans la bande de Gaza. Hier encore, nous avons rappelé que nous étions préoccupés par cette situation et que nous appelions évidemment chacun à la retenue pour éviter l’escalade. La France souhaite relancer le processus de paix, et, vous le savez, est prête à y contribuer. Nous considérons en effet que ce ne sont pas les actes de violence qui permettront de résoudre le conflit. » Le plus étonnant dans ces déclarations, qui évitent de condamner le gouvernement israélien, c’est que les responsables français ne semblent pas mesurer à quel point elles discréditent le discours occidental sur les droits humains, la démocratie, la justice, etc. et qu’elles apportent de l’eau au moulin des forces les plus extrémistes.

Pour conclure, voici la traduction intégrale du texte d’Ahmed Youssef, conseiller du premier ministre Ismaïl Haniya paru à la veille de l’actuelle escalade dans le New York Times du 1er novembre et intitulé « Pause for Peace » (Une pause pour la paix, reproduit dans International Herald Tribune, du 2 novembre). J’avais déjà signalé une autocritique d’un responsable du Hamas intitulée « Pitié pour Gaza » dans un blog précédent. Si l’opinion de Youssef ne représente sans doute qu’un des courants à l’intérieur de l’organisation islamiste, il me semble intéressant de l’écouter et surtout de l’entendre.

« Ici à Gaza peu de gens rêvent de paix. Pour l’instant, la plupart osent seulement rêver d’une absence de guerre. C’est pourquoi le Hamas a proposé une trêve de longue durée durant laquelle les peuples palestinien et israélien pourront négocier un paix durable. »

« Une trêve se dit en arabe "houdna". Couvrant dix années, elle est reconnue par la jurisprudence musulmane comme un accord à la fois légitime et contraignant. Une houdna va au-delà de la conception occidentale du cessez-le-feu et contraint les parties à utiliser cette période pour chercher une résolution durable et non-violente de leurs différences. Le Coran trouve un grand mérite dans ces efforts pour promouvoir la compréhension entre les peuples. Alors que la guerre déshumanise l’ennemi et rend plus facile le fait de tuer, la houdna donne l’occasion d’humaniser les opposants et de comprendre leur position avec le but de résoudre les conflits qu’ils soient inter-tribaux ou internationaux. »

« Une telle conception – une période de non guerre mais de résolution seulement partielle d’un conflit – est étrangère à l’Occident et a été accueillie avec beaucoup de suspicion. Beaucoup d’Occidentaux à qui j’ai parlé se demandent comment on peut arrêter la violence sans résoudre le conflit. »

« Je dirais, pourtant, qu’un tel concept n’est pas aussi étranger qu’il y paraît. Après tout, l’Armée républicaine irlandaise (IRA) a arrêté ses actions militaires pour libérer l’Irlande du Nord sans reconnaître la souveraineté britannique. Les républicains irlandais continuent d’aspirer à l’unité de l’Irlande libre de la tutelle britannique, mais veulent utiliser pour cela des moyens pacifiques. Si on avait obligé l’IRA à renoncer à sa vision d’une Irlande réunifiée avant de négocier, la paix n’aurait jamais prévalu. Pourquoi demander plus aux Palestiniens, alors que l’on sait que l’esprit de notre peuple ne le permettra jamais ? »

« Quand le Hamas s’engage sur un accord international, il le fait au nom de Dieu et donc tient sa parole. Le Hamas a respecté ses précédents engagements concernant un cessez-le-feu comme les Israéliens le reconnaissent à contre-coeur en notant "au moins le Hamas fait ce qu’il dit". »

« La proposition de houdna n’est pas une ruse, comme certains l’affirment pour renforcer notre appareil militaire, pour gagner du temps pour mieux s’organiser, ou pour renforcer notre contrôle de l’Autorité palestinienne. Les mouvements politiques fondés sur la foi en Algérie, en Egypte, en Irak, en Jordanie, au Koweït, en Malaisie, au Maroc, en Turquie et au Yémen ont utilisé la tactique de la houdna pour éviter l’extension d’un conflit. Le Hamas se conduira aussi sagement et honorablement. »

« Nous les Palestiniens sommes prêts à une houdna pour mettre un terme immédiat à l’occupation et pour commencer une période de coexistence pacifique durant laquelle les deux parties n’utiliseront aucune forme d’agression ou de provocation militaire. Durant cette période de calme et de négociation, nous pourrons aborder des questions importantes comme le droit au retour et la libération des prisonniers. Si les négociations échouent à déboucher sur une solution durable, alors la prochaine génération de Palestiniens et d’Israéliens auront à décider de prolonger ou non la houdna et de rechercher une paix négociée. »

« Il ne peut y avoir de solution globale du conflit aujourd’hui, cette semaine, ce mois-ci ou même cette année. Un conflit qui suppure depuis aussi longtemps peut toutefois être résolu durant une décennie de coexistence pacifique et de négociations. C’est la seule solution de rechange raisonnable à la situation actuelle. Une houdna conduira à la fin de l’occupation et créera un espace et le calme pour résoudre les problèmes en suspens. »

« Peu de gens de Gaza rêvent. Pour les derniers six mois il est même difficile de dormir. Mais l’espoir n’est pas mort. Et quand nous osons espérer, voilà ce que nous voyons : une houdna de dix ans durant laquelle, si Dieu le veut, nous apprendrons à rêver de paix. »

63 commentaires sur « Gaza et les “boucliers humains” »

  • permalien
    5 novembre 2006 @12h08   »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Beit Hanoun, un jeune palestinien témoigne : « Ils tirent sur tout ce qui bouge »

    (...) "On se terre dans des coins reculés de la maison. Les ambulances ne sont pas autorisées à entrer dans cette zone occupée et fermée. Les soldats ont encerclé les maisons qu’ils voulaient investir. Ils ont occupé des maisons et ils ont enfermé dans une pièce les familles. Maintenant, ils s’en servent comme d’un fortin. Ils percent des murs à l’explosif, font sauter les portes, et les gens sont terrorisés. Ils tirent sur toute personne qui bouge.

    Hier, ils ont tiré sur des gens qui cherchaient à se mettre à l’abri, qui n’étaient pas armés, pas en position de combat. Ils leur ont tiré dans le dos et quand celui qui était blessé a voulu s’enfuir, ils l’ont tué ; et ceux qui ont voulu ramasser son corps ont été visés aussi. Dans de nombreux cas, les ambulances n’ont pas pu aller au secours des blessés. Les enfants qui échappent à la vigilance de leurs parents ou qui regardent par la fenêtre sont tués par les soldats israéliens postés sur les toits et les balcons des maisons qu’ils occupent.(...)

    Les victimes sont pour la plupart, des civils, tués, ou blessés à la gorge, au cou, à la poitrine, à la tête, alors qu’ils étaient dans leur maison. Ils tirent contre des gens qui s’enfuient de peur ; ils tirent sur des blessés qui cherchent à se sauver. Nous avons perdu la notion du temps, nous ne savons plus depuis combien de temps nous sommes pris dans cette guerre. On se sent perdus. Il y a des avions qui bombardent, des drones qui sont prêts à tirer leurs missiles au dessus de nos têtes. Ils contrôlent toute la zone. Avec les bourdonnements des drones, on a le sentiment d’avoir tout le temps une abeille dans l’oreille. C’est vraiment très pénible.

    Il n’y a personne pour nous défendre. Nous n’avons pas d’armée. Nous n’avons que nos parents pour nous défendre sachant qu’ils vont à la mort, qu’ils ne peuvent pas nous défendre. Cette nouvelle agression est terrible pour les petits enfants surtout, très nombreux ici, qui sont contraints de rester enfermés, qui sont terrorisés et qui crient quand il y a des bombardements. Nous apprenons à tout moment qu’il y a des tués, qu’il y a des blessés qui baignent dans leur sang, que les gens ne savent pas comment arrêter l’hémorragie, et que les ambulances ne peuvent pas aller les secourir. Il faudrait que la Croix rouge oblige les Israéliens à accepter que les ambulances palestiniennes puissent aller au secours des blessés sans entraves."(...)

  • permalien
    5 novembre 2006 @13h43   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Tout le monde dans ce Blog est atteré par le scandale palestinien et encore plus par sa propre impuissance a changer quoi que ce soit. Que peuvent des responsables comme ceux de Nouvelles d’Orient, de France palestine solidarité, Counterpunch, etc.., et a fortiori leurs lecteurs, quand les medias de “référence”, ceux « qui font l’opinion », semblent se résoudre a la fatalité de la loi du plus fort ?

  • permalien
    5 novembre 2006 @13h45   « »
    C’est un premier mépris de la vie humaine qui suscite l’autre mépris de la vie humaine.

    Au sujet des enfants en Palestine, je vous livre ici ces deux témoignages, recueillis par une télé, auprès de deux jeunes Palestiniens à visages cagoulés et projets de bombes humaines, de la branche armée de Fatah. Il s’agit pourtant d’une organisation qu’il vous plait de qualifier de laïque, parce l’obédience pour toute religion n’y a pas d’importance. Tous deux, ces jeunes Palestiniens, ont dit qu’ils sont musulmans et qu’après ce qu’ils ont enduré, ils n’hésiteraient pas une seconde à aller se faire exploser dans l’ennemi pour lui faire le plus de mal, même quand ils sont sûrs d’aller de suite en enfer.

    Et commence l’un d’eux à raconter l’une de ces nombreuses histoires vécues, qui accumulées le long de la vie de certains jeunes, en font des projets de bombes humaines. Il était tout jeune quand avec son père qui conduisant une charrette tirée par un âne pour rejoindre leur champ, ils furent arrêtés à un barrage par des soldats israéliens. L’un d’eux s’avance vers le père et lui demande devant son fils, lequel de lui et de l’âne est le maître et qui est la bête. Le père ne sachant que trop bien la bonne réponse pour ne pas se voir inutilement molesté, il a répondu « C’est moi-même l’âne et mon maître est celui-ci en désignant le bourricot » Le soldat satisfait de cette soumission à cette première humiliation, d’ajouter qu’il convient alors que chacun du maître et la bête soit à la bonne place. Et le pauvre père pour s’en sortir au plus vite sans dégât s’est vite empressé de dételer son « maître » pour le libérer de cette tâche humiliante et s’en charger lui-même à sa place en tirant la charrette. Et pour finir, le soldat s’adresse à l’enfant pour lui dire : « fils de bourricot ! La prochaine fois que ton père ose renverser les rôles c’est à moi qu’il aura affaire » Arrivés au champ, le père et le fils se sont jetés l’un dans les bras de l’autre pour pleurer à chaudes larmes et se consoler mutuellement.

    lire la suite dans le pst suivant

  • permalien
    5 novembre 2006 @13h48   « »
    C’est un premier mépris de la vie humaine qui suscite l’autre mépris de la vie humaine.( suite et fin)

    C’est en vivant au quotidien ces humiliations et ces atrocités selon cette inhumaine logique du « White only » doublée celle du « Peuple élu de dieu » que s’élabore de telles bombes humaines sans nul égard pour telle ou telle religion.

    La première Palestinienne (une fille) à se faire exploser devant un marché à Jérusalem était de culte chrétien. Le christianisme est-il pour autant un culte de conceptions archaïques et criminelles générant un quelconque mépris pour la vie humaine ??? Certes non. Cette fille était secouriste. Et elle n’en finissait pas à longueur de journées de ramasser des enfants blessés ou tués lors de l’Intifada. Des enfants qui, bravant toute peur, faisaient à découvert et à coup de jets de pierres face à de puissants et imposants chars. Dans les tourelles de ces tanks made in USA , se trouvent de jeunes juifs venus du monde entier, même de France, comme le célèbre Jélaad Chalit, au nom de l’idéologie du « White only » doublé de celle du « Peuple élu de dieu » et qui s’amusaient sans nuls scrupules à faire mouche dans un stand de tir à cibles réelles, vivantes et mouvantes. Et ils faisaient manifestement mouche à leur aise et bien souvent, en atteignant ces enfants chaque fois d’un coup mortel exactement à l’œil. Excédée par la vue à longueur de journée de ces vraies victimes innocentes de ce macabre jeu de tir, ladite fille chrétienne a décidé d’en finir avec sa propre vie au milieu de ces joueurs qui, le soir même, ont dû laisser l’uniforme à la caserne et se promener civiles parmi les leurs comme si de rien n’était.

  • permalien
    5 novembre 2006 @14h17   « »
    C’est un premier mépris de la vie humaine qui suscite l’autre mépris de la vie humaine.( le second témoignage)

    L’autre jeune projet de bombe humaine, raconte qu’à un autre barrage aussi, un soldat a fait descendre tous les passagers palestiniens d’un taxi. Et puis il a remarqué l’un d’eux avec un étui de violon à la main. Il lui a tout de suite enjoint de le poser par terre le canon de son fusil pointé sur son dos. Il a ensuite demandé à tout le monde de s’en éloigner, et à son propriétaire s’il avait un membre de sa famille avec lui. Le membre de sa famille était ce jeune témoin d’aujourd’hui qui avait sept ans à l’époque. Et le soldat de lui dire : « Fils de chien ! Vas ouvrir l’étui ! » Tout le monde, y compris les passagers palestiniens, a pris peur croyant que le soldat avait deviné qu’il y avait pour de bon une bombe dans l’étui. Et il n’avait nul égard pour la vie de l’enfant, car elle n’est pour lui ni humaine ni innocente, du seul fait qu’il n’est ni blanc ni juif. L’enfant, sûr de ce qu’il y avait dans l’étui de son père, en tire un violon et un archet. Frustré de ne pas avoir eu le plaisir de voir les tripes de l’enfant déchiquetés, le soldat a eu l’idée de se venger par un supplément d’humiliation à infliger à tous ces Palestiniens qu’il sait que de leur coté ils l’exècrent au fond d’eux et sont ravis de le voir tourné en rond par cet enfant. Il a demandé alors au père s’il n’est pas par hasard un vrai terroriste déguisé en un musicien imposteur, car les Palestiniens sont loin d’avoir un quelconque goût pour l’art. Pour en avoir le cœur net il lui a demandé de lui jouer un air triste. Le violoniste, la mort dans l’âme, s’est exécuté pour éviter des ennuis. Il l’a arrêté après quelques secondes et lui a demandé de lui jouer un autre air, gai cette fois-ci, qui puisse le faire vibrer et danser. L’artiste Palestnien, familier de ces airs chers aux juifs, lui en a joué un, auquel il n’a pu résister et s’est mis à déambuler avec tout son lourd et encombrant accoutrement militaire sur le dos, au point d’avoir fait rire toute l’assistance.

  • permalien Claude Animo :
    5 novembre 2006 @15h28   « »
    Dialectique, rhétorique et Houdna

    Je suis très impressionné par la puissance dialectique que recèle l’appel au « houdna » lancé par Ahmed Youssef (New York Times du 1er novembre). On ne peut s’empêcher de faire le lien avec la qualité des prises de positions de Nasrallah lors du dernier conflit israélo-libanais et des déclarations que certains iraniens, invoquant l’héritage des Lumières, mettent en avant pour justifier une politique nucléaire civile au nom du droit imprescriptible de tout peuple, à accéder à une Science, bien commun de toute l’humanité.

    La rhétorique semble être devenue aujourd’hui le mode majoritaire d’expression de l’occident ; une dialectique orientale lui répond avec efficacité.

    Pour illustrer cette thèse, voici un long extrait d’une chronique que Percy Kemp a publiée dans Libération du 21 juillet 2006. (Cet article ne semble plus être disponible sur le site de Libération, je peux en fournir une copie privée pour ceux que cela intéresse. Ecrire pour ce faire à Claude Animo)

    Quoi qu’il nous en coûte, il nous faut donc concéder que l’exigence de vérité, qui avait été au fondement de notre civilisation depuis Copernic et Galilée, est en train de changer de côté. Et la question se pose de savoir pourquoi.

    La réponse à cette question réside probablement dans le triomphalisme et la suffisance dans lesquels nous nous complaisons depuis notre victoire sur le bloc soviétique. Car seuls les faibles ressentent le besoin réel de coller à la vérité, vérité dont ils ont besoin afin d’agir au mieux de leurs intérêts , alors que les forts estiment pouvoir s’en remettre à leur seule puissance, et à leur bonne étoile.

    La question se pose aussi de savoir pourquoi nous tournons le dos à la rigueur dialectique, qui était notre marque de fabrique, pour nous laisser séduire par les effets rhétoriques. La réponse à cette question-là est sans doute à chercher dans le glissement intervenu dans nos démocraties libérales, lesquelles, ayant vaincu les démocraties populaires, se muent à présent en démocraties populistes où la dialectique n’a plus sa place. Dans une démocratie populiste, où un lien direct s’établit entre le leader et la masse qui court-circuite les élites, où la sécurité est la panacée et la peur le meilleur des fonds de commerce, c’est la rhétorique qui est la discipline reine. Et la rhétorique, on le sait, finit toujours par faire le lit de la démagogie.

    Alors que nous nous retrouvons, en Occident, en danger de démagogie, c’est paradoxalement en Orient qu’il nous faut peut-être aller chercher les prémices d’un discours qui serait véritablement dialectique. A croire qu’au moment même où nous nous détournons de notre héritage hellénique ce serait à des descendants asiatiques des Troyens qu’échoirait la mission de nous rappeler qu’il fut un temps où la rigueur socratique comptait pour nous.

  • permalien Vvolodia :
    5 novembre 2006 @15h30   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Gaza et les " boucliers humains "

    Personne ne peut être indifférent à ce qui se passe à Gaza, c’est un désastre humanitaire. La prudence et la modestie devraient nous obliger à ne pas porter de jugement à l’emporte-pièce, en effet, quel est le début, de l’oeuf ou de la poule ? Quelle nation sera assez forte, assez respectée des belligérants, pourra imposer le silence aux armes, sinon la paix ? Concernant ce conflit, chacun à sa propre vérité, selon que l’on soit de gauche ou droite, pro-sioniste ou anti-sioniste. C’est aussi simple que cela, et le mot "justice" n’a rien à voir ici.

    Je me pose une question ; quelle importance ce que peut écrire B.H.L concernant les enfants soldats palestiniens ? Pourquoi BHL ? Choisir ce philosophe n’est pas un choix gratuit, Mr Gresh ; vous le choisissez parce qu’il est juif, parce que vous pensez que la Communauté Juive ou les autres seront sensibles au fait qu’il est juif, donc, naturellement, il détient une bonne part de vérité concernant ce conflit. Mais je l’ai écrit par ailleurs, seul la Divinité est Une, le peuple juif est divers.

    Vous écrivez : " Si notre « philosophe » avait tout simplement lu la presse israélienne, il aurait su que, oui, des soldats israéliens tuent délibérément, y compris des enfants." "Ils" ont raison, Monsieur Gresh, les juifs sont tous des assassins, des buveurs de sang d’enfants. Mais comment n’y ai-je pas pensé ! mais oui, bien sur !! Alors qu’ils ont affaire à un peuple si civilisé, pour qui les droits de l’Homme lorsque c’est une femme, ou simplement un homme, sont si importants !! Vous avez l’admiration bien sélective, Monsieur Gresh.

    Vous n’aimez pas BHL ? nous, nous n’aimons pas Amira Hass. Je ne ferai pas de commentaires. Mais sachez que nous lui faisons confiance autant qu’à un serpent à sonnette. -

    Concernant le petit Mohamed El Dourra, vous écrivez, Monsieur Gresh, " cet enfant dont la mort a été filmée en direct par les caméras de télévision," ; c’est faux, il me semble, non ? sa mort a été filmée il me semble par UNE télévision, la 2è ch. française, et par un journaliste palestinien, pas français. C’est du moins ainsi que la seconde chaîne de télévision française présentait la chose.

  • permalien Vvolodia :
    5 novembre 2006 @15h32   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Ce que vous écrivez au sujet des enfants juifs de 1945 qui servaient de cibles aux anglais est juste, à une chose près : beaucoup étaient des enfants issus des communautés juives d’Europe, et la guerre, ils l’avaient connu ailleurs, "bien loin d’ici", et plus cruelle encore. La guerre contre les anglais n’étaient qu’un jeu comparativement.

    "La presse dénonce alors ces parents qui se servent de leurs enfants comme « boucliers humains » ou qui les envoient au casse-pipe alors qu’eux restent tranquillement à la maison. Ces faits se passent bien en Palestine, mais en... novembre 1945 à Tel-Aviv. Les manifestants étaient alors des juifs qui protestaient contre les restrictions de l’immigration."

    Monsieur Gresh, vous oubliez de nous précisez si lesdits manifestants juifs manifestaient les armes à la main, menaçant la sécurité des soldats de Sa Gracieuse Majesté ; c’est important, ce détail, Monsieur Gresh.

    La différence entre les enfants palestiniens tués et les enfants israéliens tués, Monsieur Gresh, c’est que les israéliens ne les mettent pas en ligne de mire afin qu’ils soient tués. Ils sont tués dans des attentats, des bombes aveugles tirées par des personnes qui se fichent de savoir quelle sera la cible, juif, musulman, femme, homme, enfant. -Quand à votre comptabilité du nombre de tués, il est exact que les morts palestiniens sont plus nombreux, Baroukh Hachem. Mais ce doit être parce que nous nous nourrissons du sang de nos ennemis. Se défendre contre les attentas, les bombes, les assassinats ? mais pourquoi ? ils sont pauvres, donc, ils ont raison. Raisonnement idiot à mon avis. Mais ce n’est que mon avis.

    La houdna, tout le monde sait que Mahomet a signé une houdna avec une tribu juive - qu’il n’a pas tenue. Et depuis lors, les musulmans ne se croient pas obligés de tenir leurs promesses à l’égard des kouffars, parce que ce sont des kouffars. Et nul n’est tenu d’accepter autre chose qu’une paix véritable, même froide. Une houdna ne sert à l’adversaire qu’à refaire ses forces. Nous prenez vous pour des crétins, Monsieur Gresh ?

    Non, TOUTES les mères palestiniennes ne sont pas ravies de voir mourir leurs enfants, seulement certaines

  • permalien Vvolodia :
    5 novembre 2006 @15h45   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    l’anonyme pleure sur le violoniste accusé de transport de bombe, mais il ment ; en effet, le soldat lui a demandé de jouer. Le palestinien a joué, pas terrible son jeu si on compare à un professionnel, mais il a joué. Emu, le soldat en a parlé à des supérieurs, ou des journalistes, je ne sais pas ; Toute la France en a parlé, tout Israël en a parlé ; la fin de l’histoire, le violoniste palestinien a été invité à jouer dans un kibboutz, où se produisaient des musiciens de grande rénommée. A mon avis, il a été mort de trouille, non pas de jouer devant des israéliens, mais devant les plus grands parmi les violonistes.

    Vous savez, dans les films américains, lorsqu’un gus sort un étui à violon, en général, il y a une mitraillette à l’intérieur.

  • permalien
    5 novembre 2006 @15h58   « »
    Gaza et "les boucliers humains"
  • permalien
    5 novembre 2006 @16h22   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    « Nous n’avons jamais été aussi bons. La habara (propagande) est une machine bien huilée. » : Gideon Meir (conseiller au gouvernement israélien).

  • permalien PE :
    5 novembre 2006 @16h31   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Reconnaître le droit à l’existence d’Israël dans ses frontières de 48, donc renoncer absolument au droit auretour et à la réinstallation des descendants des réfugiés de 48 dans leur pays d’origine et donner à Israël les moyens d’une défense efficace de son territoire par une présence militaire maintenue en cisjordanie seraient des moyens très efficaces pour que les israëliens n’aient pa l’impression de défendre la survie directe de leurs familles en combattant les palestiniens. Les indignations humanitaires sont malheureusement trop souvent sélectives.

  • permalien Nadine Ghys :
    5 novembre 2006 @16h40   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    J’entendais encore répéter, lors d’informations télévisées, cet argument israélien qui essaie d’imposer l’idée que les tueries à Gaza ont pour but de mettre fin aux tirs des roquettes Qassam vers Sderot ou Ashkelon.

    Gideon Lévy, journaliste à Ha’aretz, n’a pas attendu les présents événements à Beit Hanoun pour écrire : « Nous sommes sortis de Gaza et ils tirent des roquettes Qassam » – rien n’exprime plus précisément l’opinion générale à propos de l’actuel cycle de confrontation ; « ils ont commencé » : telle sera la réponse lancée à qui essaierait néanmoins de soutenir que par exemple, quelques heures avant le premier Qassam tombé, sans faire de dégâts, sur une école à Ashkelon, Israël avait semé la destruction dans l’Université Islamique de Gaza. Israël plonge Gaza dans l’obscurité, lui impose un siège, bombarde, liquide et emprisonne, tue et blesse des civils, dont des enfants et des bébés en nombre terrifiant, mais : « ils ont commencé ». Et puis aussi, ils « violent les règles » fixées par Israël : à nous, il est permis de bombarder comme cela nous chante, mais il leur est interdit de lancer un Qassam. Quand eux tirent un Qassam sur Ashkelon, on est tout de suite « un degré plus haut », alors que quand nous bombardons une université ou une école, c’est dans l’ordre des choses. Pourquoi ? » (Qui a commencé ? Ha’aretz, 9 juillet 2006).

    Autre chose.

    Anna Beit Halachmi, militante féministe israélienne, dans un article publié par Haaretz le 12 juillet 2006, « Merci à Homo generalus pour la prochaine guerre », déclare : « Le problème avec l’escalade sécuritaire, c’est qu’elle s’explique essentiellement en terme d’ego hypertrophié. En Israël, les décideurs n’ont pas grandi depuis l’époque de « Hasamba » et les temps obscurs où il était terriblement romantique de mourir à la guerre ».

    Qu’est-ce que « Hasamba » ? Une série de 44 livres pour les enfants, écrite par Igal Mossinsohn (1917-1994) et qui a commencé à être publiée dans les années 50. Il s’agit d’histoires héroïques mettant en scène un groupe d’enfants de Tel Aviv qui, à l’époque de la création de l’Etat, apporte son appui à la Hagana dans sa lutte contre l’autorité du mandat britannique puis, passé la création de l’Etat, à l’armée israélienne dans sa guerre contre les ennemis d’Israël. La série s’est poursuivie jusqu’à la mort de l’auteur, au rythme quasi régulier d’un livre par an.

  • permalien K :
    5 novembre 2006 @17h26   « »
    Bush plus dangereux que Kim Jong-il

    Revirement d’éminents "faucons" concernant la stratégie adoptee en Irak.

    Comme Richard Perle, principal instigateur du "Clean break", qui déclare a la revue Vanity Fair : « Des erreurs énormes ont été faites, et je veux être très clair sur ceci : Elles n’ont pas été faites par les néoconservateurs, qui n’ont eu presque aucun role dans ce qui s’est produit, et certainement presque aucun role dans ce qui s’est produit après la chute du régime de Bagdad. Je deviens sacrément fatigué d’être décrit comme l’architecte de la guerre. J’étais en faveur de la chute de Saddam. Personne n’a dit, « dites nous ce qu’il faut faire pour y arriver » Je n’ai eu aucune responsabilité dans ce qui s’est produit. »

    C’est ce que Vanity Fair appelle la « Neo Culpa ».

  • permalien
    5 novembre 2006 @18h05   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    une analyse statistique effrayante sur les crimes de Tsahal :

    L’assassinat sous forme de tableau Excel

  • permalien Olivier :
    5 novembre 2006 @18h26   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    A propos de boucliers humains, Tsahal en connaît un rayon !

    Palestinian man used as human shield during Israeli siege of Bethlehem

    L’article est en anglais, mais la photo suffit presque....

  • permalien Claudius :
    5 novembre 2006 @18h38   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Autant je suis souvent d’accord avec vous et adhère à vos combats (ainsi qu’à ceux de Daniel Mermet) autant sur le sujets des boucliers humains je ne vous rejoins pas. Quelle que soit la justesse de leur combat, rien ne justifie le fait de se faire protéger par des femmes et des enfants comme rien ne justifie d’envoyer des enfants, ceinturés d’explosifs , tuer d’autres mères et d’autres enfants.

    On ne se bat pas de cette façon. Chaque guerre est sale, même les guerres de libération, se battre avec les mêmes dérives que son adversaire décrédibilise le but recherché qui est la libération d’un peuple et l’arrêt de l’acharnement israélien

  • permalien Ana :
    5 novembre 2006 @20h24   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Vous prenez l’histoire à l’envers, Claudius. Se faire protéger par des hommes ou des femmes revient au même. Ce qui ne revient pas au même, c’est de tirer sur gens armés ou non armés. Si des hommes ou des enfants sans armes s’étaient interposés, il est sûr que les Israéliens auraient tiré : ils ont toutes les excuses pour tirer, toujours.

    Des femmes sans armes se sont interposées, et l’armée israélienne a quand même tiré. Son excuse ? La même que la vôtre : « Rien ne justifie le fait de se faire protéger par des femmes. » Les Palestiniens retranchés dans une mosquée ne se sont pas fait protéger par des femmes. Des femmes ont décidé de répondre, sans armes, à l’appel des hommes, les leurs, condamnés à une mort certaine. Elles n’avaient pas de fusils palestiniens dans le dos, mais l’armée israélienne toute puissante devant elles. Vous percevez la nuance ? Nous connaissons tous la suite.

  • permalien
    5 novembre 2006 @20h59   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Bonjour

    J’ai une question : Du début du conflit israélo-palestine jusqu’en 1994 le peuple palestinien n’a pa usé d’actes terroristes à l’encontre d’ innocents israeliens. Qu’est ce qui a poussé la resistance palestinienne a avoir recours à cette arme? Merci

  • permalien Ana :
    5 novembre 2006 @21h34   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Autre époque, autres lieux, autres femmes. Mais des femmes, encore :

    Ces femmes courageuses de la Rosenstrasse - Dominique Vidal.

    Des centaines de femmes allemandes manifestant au cœur de Berlin, en 1943, après Stalingrad, pour obtenir la libération de leurs maris juifs raflés et menacés de déportation. Impossible ? Le plus incroyable, c’est qu’elles obtinrent satisfaction...

    (...) "Le 5 mars, le régime tente d’ultimes manœuvres d’intimidation. La Gestapo déplace par la force des dizaines de manifestantes. Puis une Jeep occupée par quatre SS en uniforme et casque d’acier, brandissant des mitraillettes, fonce dans la foule en tirant. Les femmes se dispersent en courant, avant de se retrouver devant la prison." (...)

  • permalien saintyves :
    5 novembre 2006 @22h56   « »
    SHARON, OLMERT, NATANYAHOU, PERES....CRIMILELS DE GUERRE

    Vvolodia a écrit :

    Personne ne peut être indifférent à ce qui se passe à Gaza, c’est un désastre humanitaire. La prudence et la modestie devraient nous obliger à ne pas porter de jugement à l’emporte-pièce, en effet, quel est le début, de l’oeuf ou de la poule ?

    Je te retourne la question, en terme plus explicite :

    Quel est le début, l’OCCUPATION ou la RÉSISTANCE ?

    Si tu répond le début c’est la RÉSISTANCE, alors je te pries de développer, en l’occurrence, la RÉSISTANCE à quoi, du moment qu’il n’y a pas encore OCCUPATION.

    Si tu arrive à comprendre ce raisonnement logique, et que tu admette enfin que l’origine est bien entendu l’OCCUPATION, et quelle doit cesser, je saluerais ton courage intellectuel et ton honnêteté,

    Sinon, alors de deux choses l’une, ou bien tu es bornée et inintelligente, voire bête, ou bien tu es malhonnête et tu persiste dans ta haine et ton racisme de SIONISTE.

  • permalien saintyves :
    5 novembre 2006 @23h11   « »
    SHARON, OLMERT, NATANYAHOU, PERES....CRIMILELS DE GUERRE

    AU NOM DU PERE, DU FILS ET DE SAINTE ISRAËL

    Un autre cris au GENOCIDE

    ...Pourquoi encore écrire et en parler ? Depuis une dizaine d’années des centaines d’articles, reportages, des appels aux secours, des manifestations, des appels aux boycott, des pétitions, pour un résultat mitigé, quasi nul. Pourquoi continuer lorsque systématiquement l’Europe et le reste du monde supplie le criminel israélien d’apporter une réponse « plus approprié », l’invitant à faire preuve de plus de retenue devant les bains de sang, hier libanais et depuis 1948, palestinien… Ce n’est plus de la prostitution, c’est pire, c’est la politique mondiale et la justice qui se déculotte devant un enfant gâteux à qui rien n’est refusé, devenu méchant, monstrueux et criminel, Que faire ?

    Ce vendredi 2 novembre des femmes palestiniennes vivant l’apartheid depuis leurs naissances manifestaient devant les blindés israéliens pour rappeler au criminel israélien mais surtout au monde dit « libre » l’apartheid odieux dans lequel est plongée un peuple depuis tant de décennies…

    Il y a bien évidemment d’autres raisons :

    La culpabilité européenne...

    Les lobbies sionistes et le politique...

    ...Le puissant lobby israélien allant des acteurs et animateurs français, européens et américains sionistes les plus en vues (participant chaque année par exemple avec l’armée israélienne en France pour récolter des fonds), en passant par les politiques, on pense notamment à la création cette année du premier lobby européen "Les amis européens d’Israël" avec la députée belge et européenne Frédérique Ries (ex-journaliste chez RTL) regroupant déjà deux cents parlementaires européens. Son objectif, précise son président est clair :...

    « le but est de réunir les partisans d’Israël en une force politique qui facilitera l’arène politique, diplomatique et commercial, n ous nous sommes fixés l’objectif de transformer l’Europe en allié d’Israël ».

    ...Ou encore le lobby « Atlantiste » ( http://www.atlantis.org) ou le Congrès juif mondial ( http://www.worldjewishcongress.org) qui menace via son président Isaac Singer :

    « Le nouveau juif est là et il va falloir compter avec nous, Romano Prodi a dit qu’il allait surveiller l’antisémitisme, eh bien nous, nous allons surveiller Romano Prodi. Nous allons combattre tous ceux qui ne nous aiment pas. Avec la force des ةtats-Unis et d’Israël, nous allons changer le monde avec nos propres méthodes, pas les vôtres. »

    Faiblesse des musulmans et humanistes

    ...Ajoutons également à ce tableau guère réjouissant, l’extrême faiblesse et divisions de la communauté musulmane et humaniste en Europe...

    Disons le définitivement, la résistance contre la colonisation, le sionisme et Israël est un droit légitime et même un devoir moral !...

    Voir en ligne : http://www.anti-imperialism.net/lai...

  • permalien HailToThe Thief :
    6 novembre 2006 @01h13   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    C’est classique et c’est pratique dès qu’un Etat est accusé de massacrer deliberement des civils on entend les responsables politiqe de cet denoncer la mise en place de boucliers humains...On a entendu dire la meme chose lors de l’invasion de l’afghanistan, de l’irak et du Liban...Il faudait qu’ils changent de disque, plus personne ne croient à leur mensonges

  • permalien saintyves :
    6 novembre 2006 @02h03   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Claudius a ecrit

    ...rien ne justifie le fait de se faire protéger par des femmes et des enfants comme rien ne justifie d’envoyer des enfants, ceinturés d’explosifs , tuer d’autres mères et d’autres enfants.

    Croyez vous qu’on puisse vraiment, par simple ordre envoyer des enfants ou des adultes se faire sauter, ou bien demander à des femmes de manifester festivement, (comme dans la gaypride à Paris), devant les blidés Israeliens, et les snipers impitoyables de Tsahal, eh bien non, ce n’est pas comme ça que cela se passe,

    vous oublier les conditions de vie d’une population sous OCCUPATION depuis un demi-siecle, plusieurs générations de palestiniens sont nés et ont toujours vecus les malheurs de l’OCCUPATION ? HUMILIATION, ASSASSINAT, DEMOLITION DE MAISONS, APARTHEID, l’exemple cité par un participant au forum d’une jeune palestinienne de confession chretienne, est lourd de sens, et cela repond à votre question, ces jeunes et moins jeunes luttent cotre l’OCCUPATION par la seule arme dont ils disposent à voloté à savoir leur CHAIR, ce n’est pas le meme mode de vie que l’on mene à Paris,

    vous vous reveillez TOUS LES MATINS et vous constatez que vous etes toujours sous OCCUPATION, QUE FERIEZ VOUS ? la decision vient toute seule

    Amicalement

  • permalien Laurent GUERBY :
    6 novembre 2006 @02h11   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Via rezo.net, des statistiques qui interrogent.

    Voir en ligne : L’assassinat sous forme de tableau Excel

  • permalien K :
    6 novembre 2006 @05h17   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Les israéliens ne tiennent pas compte de la possibilité grandissante des Etats Unis de quitter l’Irak, alors meme que ce retrait aurait des conséquences "trés sévères" pour israel, s’inquiètent d’importants officiels de l’état hébreux. Ces "trés sévères" conséquences seraient essentiellement au nombre de deux d’aprés un des officiels interrogé, quit dit avoir "trés peur" : les Americains renonceraient désormais « à envoyer des troupes au Moyen-Orient », et l’émergence [en Irak] d’une "entité terroriste" qui aura des liens avec l’ran.

    Bref, les israeliens ont "trés peur" de ne plus pouvoir un jour s’adonner tranquillement a leur tache préférée : le tir contre des bougnoules désarmés. Cela, ils en redemandent, comme des monomanes. Par contre quand il s’agit de faire face a des bougnoules armés, 33 jours c’est plus que suffisant.

  • permalien
    6 novembre 2006 @06h56   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    K : "Les israéliens ne tiennent pas compte de la possibilité grandissante des États Unis de quitter l’Irak,..." Ou au contraire, ils savent trop bien le risque que cela représente, et les israèliens font monter la pression, pour obliger les U.S. à rester sur place.

    Comment expliquer autrement cette offensive contre Gaza ?

    Il semble qu’Israel s’invite dans les élections U.S.

  • permalien Claudius :
    6 novembre 2006 @08h17   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Pour Ana et Saintyves, bien sûr qu’on n’oblige pas des femmes et des enfants à servir de boucliers, ils sont effectivement volontaires comme étaient volontaires les boucliers humains qui sont partis en Irak pour empêcher les bombardements états-uniens, mais face à des gens prêts à tirer sur des femmes désarmées, et dans la quasi indifférence internationale, peut-on accepter cela ? La solution n’est certainement pas de se faire assassiner. Ne pourrait-on pas justement organiser un mouvement international de femmes de combattants qui sont usées par ces guerres qui très souvent ne les concernent même pas puisque les grandes nations industrialisées se battent maintenant sur des terrains hors de leurs frontières, on pourrait dire par pays interposés. Un collectif de femmes israéliennes et palestiniennes auraient plus d’impact qu’un groupe de femmes servant de victimes à des soldats et à des combattants qui ne se rappellent même plus qu’ils ont des mères, des épouses ou des filles.

    En matière de sauvagerie ou de barbarie il n’y a pas de bon camp ; il y a un camp des lâches qui s’en prennent à n’importe qui parce qu’il faut que le sang coule et il y a le camp des victimes qui subissent.

  • permalien Vvolodia :
    6 novembre 2006 @10h56   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Claudius, une organisation israélienne existe, "la paix maintenant", "chalom archav" en hébreu ;

    Ci-dessous, un extrait du discours traduit en français de David Grossmann, qui vient de perdre son fils à la guerre ; c’est un intellectuel israélien. Egalement le lien qui mène au site de Chalom Archav.

    "Je m’exprime ici ce soir en tant qu’homme pour qui l’amour pour ce pays est difficile et com :plexe, mais en même temps sans aucune équivoque, et pour qui le pacte qu’il a toujours eu avec avec Israël est devenu, sur le plan personnel, un pacte de sang. Je suis un homme totalement laïque, et malgré cela, la création de l’Etat d’Israël est à mes yeux une sorte de miracle qui nous est arrivé en tant que peuple, un miracle politique, national et humain. Je ne l’oublie jamais, même un instant. Quand bien même de nombreuses choses me révoltent et me dépriment dans la situation que nous vivons, même quand le miracle devient routine et abandon, corruption et cynisme, même quand la réalité paraît une mauvaise parodie de ce miracle, je m’en souviens toujours. Je pars de ce sentiment-là pour vous parler ce soir."

    David Grossmann

    Il y aura la paix lorsqu’en face ils auront le pendant de Chalom Archav. Mais ce genre d’organisation n’existe pas chez les palestiniens, non pas manque de volonté, mais peur des réactions violentes de la part des adversaires de la paix peut être.

  • permalien matin nauséeux :
    6 novembre 2006 @10h57   « »
    Gaza et "les boucliers humains"

    Vvolodia :

    « Monsieur Gresh, les juifs sont tous des assassins »

    Si vous dites.

    « Concernant le petit Mohamed El Dourra »

    C’est Enderlin qui l’a tué, c’est évident : Enderlin est juif, et les juifs sont tous des assassins, vous venez de l’écrire.

    Voir en ligne : La nausée.

  • permalien
    6 novembre 2006 @14h32   « »
    Fascisme, islam et grossiers amalgames

    « Dans l’Amérique post-11-Septembre, des Mohammed se font appeler Mo, et des Oussama se sont changés en "Sam".(...) Mahmoud Alafyanouny vivait aux Etats-Unis depuis dix ans. Il attendait sa carte de résident quand il a été rattrapé par le Patriot Act, la loi antiterroriste passée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001. Aucune autorité ne l’avait jamais trouvé suspect. Tout à coup, un juge lui a reproché d’avoir collecté des fonds pour l’OLP quand il était étudiant à Amman, en 1983. Les services de l’immigration sont venus l’arrêter en 2004 dans le magasin de pneus de Dallas où il travaillait. Son avocat a plaidé que l’OLP n’était pas à l’époque sur la liste des organisations terroristes. L’Immigration a répondu que le Palestinien représentait une "menace à la sécurité nationale". Après deux ans de prison, Mahmoud Alafyanouny a préféré laisser tomber la bataille judiciaire. Il a renoncé et opté pour l’exil... »

    Voir en ligne : Le cauchemar des musulmans américains

  • permalien Abdeloum :
    6 novembre 2006 @17h33   « »

    Appel à la solidarité internationale avec le peuple palestinien

    Nous appelons en particulier les membres des institutions de la société civile, les organisations de défense des droits humains et les organismes adéquats des Nations -unies à prendre des mesures concrètes pour faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il mette un terme aux assauts en cours contre des civils palestiniens sans armes à Beit Hanoun dans le nord de la Bande de Gaza. Depuis les premières heures de mercredi 1er novembre 2006, les forces militaires israéliennes ont brutalement assassiné un total de 42 Palestiniens et ont en blessé 200, dont 30 sont dans un état critique.

    Les attaques, qui participent de l’opération militaire “Nuages d’Automne,” constituent une grave escalade dans l’offensive préméditée par Israël contre les centres de population civile dans la Bande de Gaza depuis juin 2006, campagne pendant laquelle 300 Palestiniens ont été tués.

    Nous condamnons le plus formellement possible les horreurs atroces qui sont commises par Israël contre nos civils dans la Bande de Gaza et nous sommes tout aussi fortement stupéfaits du silence continu de la communauté internationale envers ces crimes ; cette non -intervention ne fera que donner à Israël la possibilité de continuer ses violations du droit international et humanitaire.

    Au vu de ces développements alarmants, et poussé par l’urgence et le désespoir, MIFTAH en appelle à la solidarité de la communauté internationale et demande son soutien pour protéger le peuple palestinien d’autres attaques militaires israéliennes.

    Nous appelons à la suspension immédiate des relations diplomatiques avec l’Etat d’Israël jusqu’au retrait des forces militaires israéliennes de l’intérieur de la Bande de Gaza et jusqu’à la fin inconditionnelle des campagnes militaires.

    Nous appelons à un effort collectif et concerté des Etats membres des Nations Unies pour boycotter le gouvernement israélien et à prendre des mesures concrètes pour amener Israël à se plier aux exigences du droit international, particulièrement la Quatrième Convention de Genève de 1949, qui stipule sans équivoque la protection des civils en temps de conflit.

    Nous réaffirmons aussi notre opinion que les divers prétextes trouvés par Israël pour attaquer les centres civils de la Bande de Gaza sont une tentative à courte vue pour amener fallacieusement la communauté internationale à accepter /entériner son agression contre les Palestiniens.

    MIFTAH (The Palestinian Initiative for the Promotion of Global Dialogue and Democracy)

    Ramallah 04 novembre 2006

    Pour plus d’ information, contactez : Media and Information Programme, MIFTAH

    E-mail : mip@miftah.org

    Website : www.miftah.org (Miftah : Media and Information Programme at the Palestinian Initiative for the Promotion of Global Dialogue and Democracy).

  • permalien Abdeloum :
    6 novembre 2006 @17h54   « »

    Ces « terroristes », ces « activistes » qu’Israël combat, ce sont des Palestiniens, ce sont les authentiques résidents d’une nation qu’Israël a rayée de la carte, un peuple chassé de sa terre, enfermé dans des camps miséreux. Ce sont des femmes de tout âge qui bravent les tanks pour protéger leurs fils. Ce sont des enfants qui meurent dans leur lit ou en jouant devant leur porte. Ce sont des pères, des frères, des cousins, des époux sommairement exécutés parce que mis par Israël sur la liste des « wanted ». Ce sont des jeunes gens désespérés avec, pour défendre leur dignité, des fusils et des roquettes rudimentaires, et qui savent qu’ils vont à la mort quand ils mettent le nez dehors. Comme l’enfant Bara’ Riyad Fayyad, 4 ans, tué jeudi devant la porte de sa maison. Ce sont des gens tout à fait normaux qui ont voté de façon tout à fait démocratique contre les autorités corrompues du Fatah. Ce sont des anges de 4 et 5 ans visé aujourd’hui 6 novembre par un hélicopter israélien. C’est une jeune palestinienne de 18 ans qui s’est tuée aujourd’hui 6 novembre pour défendre son pays en martyre.

    Ce sont tous des palestiniens, se sont tous des boucliers humains.

    (en partie de islamiya.info)

  • permalien K :
    6 novembre 2006 @18h30   « »
    Fascisme, islam et grossiers amalgames

    Traduction de "Islamism’s failure, Islamists’ future" (Echec de l’Islamisme et futur des Islamistes) d’Olivier Roy paru en Anglais (30 - 10 - 2006) dans le site opendemocracy.

    « Un livre que j’ai écrit il y a quinze ans s’intitule l’échec de l’Islam politique (et non pas, il faut le noter, l’échec des Islamistes). Par mon titre, j’ai voulu dire que l’idéologie islamiste ne fonctionne tout simplement pas. Elle ne fournissait pas une base pour créer une nouvelle société, un nouvel état, ou offrir une alternative (a ce moment la) aux deux voies de la démocratie occidentale et du communisme.

    Il semble que beaucoup d’Islamistes ont lu mon livre - ou sont arrivés aux mêmes conclusions indépendamment. En ce qu’ils ont (presque) abandonné l’idée que l’état islamique est une manière globale de changer la société. Mais qu’est ce qui l’a remplacé ? Il y a ici un grand éventail de positions le long d’un spectre qui va de Recep Tayyip Erdoğan, le premier ministre de la Turquie jusqu’aux aux Talibans en Afghanistan.

    Pour moi, le décalage principal a été vers ce que j’appelle l’Islamo-nationalisme. La plupart des partis et des mouvements islamistes ont dans les quinze dernières années réorienté leur programme vers des buts nationalistes - même s’ils n’ont pas abandonné l’idée que la charia devrait être la base de l’état. D’ailleurs, l’ordre du jour actuel de la plupart des mouvements - le Hamas, la révolution iranienne (y compris celle du Président actuel Mahmoud Ahmadinejad), le partie d’AK en Turquie, le FIS, l’an-Nahda, le parti de la réforme au Yémen, et meme dans une certaine mesure la Jamaa-al-Islamiya - est bien plus nationaliste qu’Islamiste. La plupart des mouvances des Frères Musulmans (mouvances locales) remanient également leur action politique en termes (sinon nationalistes) nécessairement nationaux.

    Trois points concernant cette tendance- que beaucoup n’ont pas suivi parce qu’ils ne peuvent pas s’identifier avec une nation - sont notables. D’abord, ceux affectés par ce que j’appelle le phénomène de la « mondialisation de l’Islam » (intéressant, par exemple, des membres de la confrérie des frères musulmans qui ont quitté leur pays d’origine et sont devenus actifs en Europe, dans le Golfe, ou ailleurs) sont confrontés avec un dilemme : avec quelle nation s’identifier ? En France, les membres fondateurs de l’union des organismes islamiques français réorientent maintenant leur activité sous l’étiquette « Islam français ». Ceci amène, par exemple, des leaders à pousser les jeunes à s’enregistrer pour voter. Ainsi l’« Islamo-nationalisme » existe même en Europe - quoique avec des caractéristiques et des conséquences distinctes. En second lieu, de tels activistes (presque par définition) intègrent maintenant la scène politique par des processus de démocratisation. »

  • permalien K :
    6 novembre 2006 @18h37   « »
    Suite traduction de "Islamism’s failure, Islamists’ future" d’ Olivier Roy

    « Cependant, des discussions sur la réalité du changement des partis et mouvements islamistes sont en cours. En Turquie, par exemple, beaucoup de laiques (y compris beaucoup de personnes dans l’armée) considérent qu’Erdoğan n’a pas vraiment abandonné l’idée d’établir un état islamique en Turquie, qu’il maintient « un ordre du jour caché ».

    Mais l’exemple turc montre que la « sincérité » n’est pas la question - en ce qu’elle n’est pas un concept politique. C’est la démocratisation elle-même qui importe : le fait que ces mouvements intègrent la scène politique en faisant des alliances, en s’engageant a accepter les résultats des élections, et en cherchant à viser au delà de leur collège électoral. Il est intéressant ici qu’Erdoğan et ses collègues, quand ils sont quitté le parti Refah, ont considéré que le nombre maximum de voix qu’un parti islamique idéologique pourrait réunir à long terme en Turquie est autour de 20%. Ce fut aussi le score réalisé par Ahmadinejad au premier tour de l’élection présidentielle d’Iran en juin 2005. Dans la plupart des cas, 20% représente le soutien potentiel maximum d’un tel parti.

    Ainsi, pour réaliser plus de 20% un parti doit faire appel à une plus grande assistance. Les partisans supplémentaires ne votent pas pour l’Islam mais pour une bonne gouvernance, y compris la lutte contre la corruption. C’est vrai aussi du Hamas, que les Palestiniens ont élu parce qu’ils ont considéré, à tort ou à raison, que le Hamas ferait un meilleur gouvernement que le Fatah. Il est clair que c’est maintenant le modèle général. »

  • permalien K :
    6 novembre 2006 @18h39   « »
    Suite traduction de "Islamism’s failure, Islamists’ future" d’ Olivier Roy

    « Troisièmement, la démocratisation a d’autres conséquences. Le Président George W Bush a lancé son intervention militaire en Irak au nom de la démocratisation du Moyen-Orient. Le problème avec cette approche est triple : que des démocraties séculaires ne peuvent probablement pas être créées au Moyen-Orient en quelques années, que n’importe quelle démocratisation véritable mènera les Islamistes a faire partie du gouvernement, et qu’il n’y a aucune démocratisation sans légitimité politique.

    La légitimité politique dans la plus grande partie de la région signifie, au moins pour le moment, deux choses : nationalisme et religion. Vous ne pouvez pas gagner en allant à l’encontre des sentiments nationalistes et religieux. C’est vrai en Palestine, Irak, Iran, Afghanistan, Pakistan - partout. L’idée que la démocratisation minera le nationalisme dans le Moyen-Orient n’a jamais fait sens. N’importe quel mouvement nationaliste aujourd’hui protestera contre l’empiétement des occidentaux et l’intervention des Etats-Unis.

    Les Islamiste n’ont pas abandonné toute leur idéologie religieuse. Une chose demeure : la charia, avec la loi familiale pour noyau. C’est une question d’identité. Du Maroc au Pakistan, en passant par l’Iran, la discussion principale tourne autour de la loi familiale et, par définition, du statut des femmes. Certaines de leurs principales figures peuvent, comme l’Ayatollah Ali Al-Sistani, accepter la démocratie ; d’autres, tel le clerc musulman Yusuf Al-Qaradawi, conviennent que c’est le moins mauvais système, à ne pas être rejeté, mais insistent pour la charia. La loi familiale n’est pas négociable pour des figures telles qu’Al-Qaradawi ; les mesures pénales ou les punitions légales peuvent l’être, mais pas cela. Un grand problème surgit. Si la démocratisation signifie plus de nationalisme et plus de charia, c’est loin de ce que les instigateurs occidentaux de la démocratisation ont envisagé. Mais ce problème doit être confronté en disant : il n’y a aucune manière de désengager les Islamistes. Il n’y a aucune alternative. Nous en Occident devons faire un choix entre Erdoğan et les Talibans. Et si nous ne choisissons pas Erdoğan, nous obtiendrons les Talibans. »

  • permalien K :
    6 novembre 2006 @18h42   « »
    Suite et FIN traduction de "Islamism’s failure, Islamists’ future" d’ Olivier Roy

    « Je considère que la plupart des Islamistes sont prêts pour l’engagement. Ils ont changé et changent parce que leurs sociétés ont changé et changent. La Turquie n’est pas la même société qu’il y a vingt ans. Aucun retournement de situation, aucun retour en arrière, n’est possible. Ceci signifie engager aussi le Hamas et le Hezbollah. Le problème est que nous faisons exactement le contraire aujourd’hui. Nous disons que nous n’entrerons jamais en pourparlers avec de prétendus « terroristes ». Mais si nous ne négocions pas, nous devrons nous retirer ou faire la guerre. Vous ne pouvez pas juste dire, « je ne négocierai pas, je resterai ici. » Non. Quelque chose se produira ; quelque chose se produit. Les politiques actuelles créent ce choix de guerre ou de retrait. Au lieu de cela, nous devrions aller de nouveau à la diplomatie et a la Realpolitik et abandonner toute perception d’inspiration idéologique de ce qui se passe au Moyen-Orient. »

  • permalien saintyves :
    7 novembre 2006 @00h17   « »
    Fascisme, islam et grossiers amalgames

    Bonsoir à tous

    Une information est tombée le mardi 1er novembre dans le brusselsjournal ( consulter le site en bas de page)

    dont la traduction d’une parie du texte original en anglais.

    concernant l’immolation volontaire d’un pretre lutherien le Mardi dans son monastère de la ville allemande d’Erfurt,

    agé de 73 ans Roland Weisselberg a versé de l’essence sur son corps, et en allumé le feu, il en est mort plus tard

    Dans une lettre d’adieu laissée à son épouse le curé a écrit qu’il simmolait par le feu pour mettre en garde contre le danger de l’Islamisation de l’Europe.

    Pendant les quatre dernières années, le curé a eu fréquemment à exprimer ses inquiétudes au sujet de l’expansion de l’Islam, invitant l’église luthérienne à prendre tres au serieux cette question.

    Pendant qu’il brulait, le curé pleurait en criant : « Jésus et Oskar !”

    Cette information explique en partie la motivation des declarations controversées du Pape Benoit 16, sur le role de la "raison" en Islam, elle corrobore la these de la preméditation des propos du Pape, qui consistaient à :

    - Jeter le discredit sur la religion musulmane, en la qualifiant implicitement de fait humain et non divin, par sa contradiction avec la raison, et par son appel à la violence.

    - Provoquer des réactions parmis les communautés musulmanes qui pouvaient conduire ineluctablement à une incomprehension chez les populations occidentales, et donc entrainer un rejet de l’Islam.

    Voir en ligne : The Islamization of Europe : Vicar Sacrifices Himself. Others Sacrifice Others

  • permalien Pierre :
    7 novembre 2006 @07h02   « »
    Fascisme, islam et grossiers amalgames

    Saintyves,

    Je ne comprend pas comment à partir d’un fait divers psycho-gériatrique, vous énonciez de telles allégations sur le pape et sur les "populations occidentales".

    1 - le fait qu’un vieillard obsèdé par la propagande sécuritaire (parfois islamophobe) qui envahit les JT, ait pété un plomb n’en fait pas un martyre religieux (pas plus que ceux qui le 11 septembre 2001 ont crié "au scandale" parce que l’inspecteur Derrick n’avait pas trouvé l’assassin).

    2 - le fait que certains "occidentaux" adhèrent à des religions "orientales" comme les religions musulmanes , chrétiennes et comme ici semble-t-il bouddhiste, ne permet pas d’interpréter les réactions de "la population occidentale" dans son ensemble.

    3 - le fait de se donner la mort en contradiction fondamentale avec les commandements les plus élémentaires d’une religion dont il se déclarait "vicaire", peut indiquer que, peut-être, ce pauvre prêtre avait déjà quitté le monde des vivants depuis un bon moment.

    4 - le fait qu’un pape (Jean XXIII) ait couru après la fanfare, pour sauver sa boutique, ne fait pas de la religion catholique un modèle de tolérance. Le boulot de Benoît XVI n’est pas de faire des bévues mais d’être l’intercesseur de dieu et des hommes. Si on n’adhère pas on se casse, mais il n’y a pas matière à chipotages, nous sommes dans le domaine de la foi.

    5 - le fait que le pasteur luthérien Roland Weisselberg se soit donné la mort, ne permet pas de tirer des conclusions sur un pape dont la rupture avec le mouvement œucuméniste se fait de plus en plus évidente.

    Admettre ce genre d’affirmation peut conduire a l’amalgame grossier entre islam et fascisme, sionisme et nazisme, pauvreté et délinquance, et pourquoi pas bushisme et humanisme.

    Je n’admets pas.

    "Dieu n’obéit qu’aux lois de la Nature et à personne d’autre" Spinoza.

  • permalien Pierre :
    7 novembre 2006 @10h31   « »
    Fascisme, islam et grossiers amalgames ...

    ... la preuve :

    La gay pride de Jérusalem annulée pour raisons de sécurité

    mais aussi :

    Honte sur la Gay pride de Jérusalem

    les croques-morts de toutes confessions se rebiffent!

  • permalien Vvolodia :
    7 novembre 2006 @14h21   « »

    Le procureur général d’Israël refuse d’annuler la Gay Pride de Jérusalem, malgré les risques de violences

    AP | 06.11.06 | 02:54

    nouvel obs

    ils vont changer l’itinéraire, c’est tout. Ils passeront dans la ville arabe, peut être ? les orthodoxes mettent le feux aux poubelles, Jérusalem a des points communs avec le 9.3.

  • permalien
    7 novembre 2006 @15h00   « »
    Fascisme, islam et grossiers amalgames

    Souhaitons que tout se passe sans problème pour la wordlpride.

    Mais le consensus entre religieux juifs chrétiens et musulmans, ainsi que l’appel au boycott d’organisations homosexuelles pro et anti israéliennes (lors de la gaypride d’aout 2006) montrent que tous les "arrangements" sont possibles, et c’est une belle note d’espoir.

    Maintenant il reste à savoir que si ce qui dérange c’est l’homosexualité ou le fait de vouloir s’amuser à Jérusalem.

    A force d’amalgamer on n’y comprend plus rien!

  • permalien Yann :
    7 novembre 2006 @17h07   « »

    Le site de l’organisation Palestinians for Peace :

    http://www.hanania.com/palestinianpeacenow.htm

  • permalien Sophia :
    7 novembre 2006 @22h46   « »

    Monsieur Gresh,

    Je me suis permis de traduire vers l’Anglais la partie concernant l’argument du blouclier humain en vous citant amplement sur mon blog et en prenant bien soin de ne pas déformer vos propos. Mon lectorat, infiniment plus petit que le vôtre, est majoritairement anglophone, venant d’Israel, UK, USA et Canada et j’ai pensé utile de mettre à leur disposition ce qui se publie rarement dans la presse ou la blogopshere anglophone.

    Voir en ligne : http://lespolitiques.blogspot.com

  • permalien Sophia :
    7 novembre 2006 @22h49   « »

    Monsieur Gresh,

    Je me suis permis de traduire la partie concernant l’argument du blouclier humain en vous citant amplement sur mon blog et en prenant bien soin de ne pas déformer vos propos. Mon lectorat, infiniment plus petit que le vôtre, est majoritairement anglophone, venant d’Israel, UK, USA et Canada et j’ai pensé utile de mettre à leur disposition ce qui se publie rarement dans la presse ou la blogopshere anglophone.

    J’ai aussi publié un article là-dessus basé sur des chiffres de L’armée Israélienne que j,ai trouvé sur le web et qui montre à mon avis que non seulement les soldats israéliens tuent mais qu’ils tuent de préférence les garçons âgés de 12 ans et plus. http://lespolitiques.blogspot.com/2...

    Voir en ligne : http://lespolitiques.blogspot.com

  • permalien Vvolodia :
    8 novembre 2006 @12h32   « »

    "J’ai aussi publié un article là-dessus basé sur des chiffres de L’armée Israélienne que j,ai trouvé sur le web et qui montre à mon avis que non seulement les soldats israéliens tuent mais qu’ils tuent de préférence les garçons âgés de 12 ans et plus. http://lespolitiques.blogspot.com/2..."

    ben oui, "on" attend qu’ils soient bar-mitzva, quoi !! vous préférez voir tuer des enfants au berceau, je sais, c’est plus photogénique. Désolé de ne pas vous faire plaisir.

  • permalien Brian :
    8 novembre 2006 @17h31   « »

    Il y a une façon simple d’arrêter n’importe quelle action militaire israélienne. Arrêtez de tirer des missiles Qassam vers les villes et les villages israéliens pour tuer et blesser, et empêcher la vie normale de civils pacifiques. Arrêtez d’autres actes terroristes depuis la bande de Gaza. 20:43 Depuis le début de l’année 2006, 910 roquettes Qassam ont été tirées par des terroristes palestiniens en direction d’Israël. Dans la seule journée d’aujourd’hui (dimanche) 13 roquettes ont atterri sur le territoire israélien.

    Livni : nous ne souhaitons pas faire des victimes innocentes

    La ministre des Affaires étrangères Tsippi Livni, qui a reçu ce matin son homologue norvégien Jonas Gahr Store, a déploré la mort des Palestiniens de Bet Hanoun, suite à une attaque de Tsahal. Elle a toutefois précisé : "Nous n’avons pas l’intention de porter atteinte à des civils innocents mais dans le cadre des combats dans la bande de Gaza, des événements malheureux peuvent se produire". Livni a chargé les représentations diplomatiques d’Israël dans le monde d’expliquer les positions d’Israël à l’étranger.

    Les terroristes avaient transformé les résidents arabes de la région en boucliers humains en menant leur combat au milieu de la population civile. Il a rappelé en outre que l’armée avertissait les habitants palestiniens, avant chaque raid, afin qu’ils puissent se mettre à l’abri.

    De leur côté, de hauts responsables du commandement militaire sud ont confirmé que des tanks avaient tiré des obus en direction de la bande de Gaza, visant les secteurs à partir desquels des roquettes étaient tirées sur les agglomérations israéliennes du sud du pays. Ils ont admis qu’un des projectiles avaient peut-être dévié de sa trajectoire et atteint par erreur des civils.

    En dépit des opérations de Tsahal, les terroristes poursuivent leurs tirs sur le sud du pays. Mercredi matin, au moins six roquettes se sont abattues dans le Néguev occidental. L’une d’entre elles est tombée dans le centre de Sdérot. Plusieurs personnes ont été légèrement blessées par des éclats et d’autres sont en état de choc après cette nouvelle attaque qui a également causé des dégâts matériels. Le porte-parole du cabinet palestinien dirigé par le Hamas, Razi Hamad, réagissant à son tour aux événements de Bet Hanoun, a déclaré qu’Israël "devait être effacé de la terre". Et de préciser : "Cet Etat n’est pas composé d’êtres humains mais de bêtes sauvages".

    mercredi 8 novembre 2006 - 14:42 Un missile Kassam s’abat dans un Kibbouts

    Un missile Kassam s’est abattu tout à l’heure dans le périmètre du kibbouts Shaar Haneguev. Il est tombé non loin des habitations des enfants. Fort heureusement, il n’y a eu ni dégâts ni victimes.

  • permalien Brian :
    8 novembre 2006 @17h43   « »

    Il y a une façon simple d’arrêter n’importe quelle action militaire israélienne. Arrêtez de tirer des missiles Qassam vers les villes et les villages israéliens pour tuer et blesser, et empêcher la vie normale de civils pacifiques. Arrêtez d’autres actes terroristes depuis la bande de Gaza. Depuis le début de l’année 2006, 910 roquettes Qassam ont été tirées par des terroristes palestiniens en direction d’Israël. Dans la seule journée d’aujourd’hui (dimanche) 13 roquettes ont atterri sur le territoire israélien.

    Livni : nous ne souhaitons pas faire des victimes innocentes

    La ministre des Affaires étrangères Tsippi Livni, qui a reçu ce matin son homologue norvégien Jonas Gahr Store, a déploré la mort des Palestiniens de Bet Hanoun, suite à une attaque de Tsahal. Elle a toutefois précisé : "Nous n’avons pas l’intention de porter atteinte à des civils innocents mais dans le cadre des combats dans la bande de Gaza, des événements malheureux peuvent se produire". .

    Les terroristes avaient transformé les résidents arabes de la région en boucliers humains en menant leur combat au milieu de la population civile. Il a rappelé en outre que l’armée avertissait les habitants palestiniens, avant chaque raid, afin qu’ils puissent se mettre à l’abri.

    En dépit des opérations de Tsahal, les terroristes poursuivent leurs tirs sur le sud d’Israel. Mercredi matin, au moins six roquettes se sont abattues dans le Néguev occidental. L’une d’entre elles est tombée dans le centre de Sdérot. Plusieurs personnes ont été légèrement blessées par des éclats et d’autres sont en état de choc après cette nouvelle attaque qui a également causé des dégâts matériels. Le porte-parole du cabinet palestinien dirigé par le Hamas, Razi Hamad, réagissant à son tour aux événements de Bet Hanoun, a déclaré qu’Israël "devait être effacé de la terre". Et de préciser : "Cet Etat n’est pas composé d’êtres humains mais de bêtes sauvages".

    mercredi 8 novembre 2006 - 14:42 Un missile Kassam s’abat dans un Kibbouts

    Un missile Kassam s’est abattu tout à l’heure dans le périmètre du kibbouts Shaar Haneguev. Il est tombé non loin des habitations des enfants. Fort heureusement, il n’y a eu ni dégâts ni victimes.

    Quand les Arabes massacre ce ne pas Cinq ou Six personnes comme dans les affrontements en territoires Palestiniens mais 300.000 à Darfour.

    Algérie : 400 000 morts par le FIS et GIA Irak : Saddam a tue 400 000 personnes la plupart de CHIITES. 1 000 000 dans une guerre commence par lui contre Iran en contravention des accords de Shatt El Arabe Darfour, pourquoi 300.000 morts ?

    AARRÊTEZ DE DIABOLISER ET DÉMONISER. . JE VOUS CONSEILLE DE LIRE LA CHARTE DU HAMAS. Savez-vous DE QUOI VOUS PARLEZ ? LISEZ LA CHARTE RACISTE DEMANDANT LE GÉNOCIDE SUR D’AUTRE.

  • permalien Brian :
    8 novembre 2006 @17h54   « »

    Il y a une façon simple d’arrêter n’importe quelle action militaire israélienne. Arrêtez de tirer des missiles Qassam vers les villes et les villages israéliens pour tuer et blesser, et empêcher la vie normale de civils pacifiques. Arrêtez d’autres actes terroristes depuis la bande de Gaza. Depuis le début de l’année 2006, 910 roquettes Qassam ont été tirées par des terroristes palestiniens en direction d’Israël. Dans la seule journée d’aujourd’hui (dimanche) 13 roquettes ont atterri sur le territoire israélien.

    Livni : nous ne souhaitons pas faire des victimes innocentes

    La ministre des Affaires étrangères Tsippi Livni, qui a reçu ce matin son homologue norvégien Jonas Gahr Store, a déploré la mort des Palestiniens de Bet Hanoun, suite à une attaque de Tsahal. Elle a toutefois précisé : "Nous n’avons pas l’intention de porter atteinte à des civils innocents mais dans le cadre des combats dans la bande de Gaza, des événements malheureux peuvent se produire". .

    Les terroristes avaient transformé les résidents arabes de la région en boucliers humains en menant leur combat au milieu de la population civile. Il a rappelé en outre que l’armée avertissait les habitants palestiniens, avant chaque raid, afin qu’ils puissent se mettre à l’abri.

    En dépit des opérations de Tsahal, les terroristes poursuivent leurs tirs sur le sud d’Israel. Mercredi matin, au moins six roquettes se sont abattues dans le Néguev occidental. L’une d’entre elles est tombée dans le centre de Sdérot. Plusieurs personnes ont été légèrement blessées par des éclats et d’autres sont en état de choc après cette nouvelle attaque qui a également causé des dégâts matériels. Le porte-parole du cabinet palestinien dirigé par le Hamas, Razi Hamad, réagissant à son tour aux événements de Bet Hanoun, a déclaré qu’Israël "devait être effacé de la terre". Et de préciser : "Cet Etat n’est pas composé d’êtres humains mais de bêtes sauvages".

    mercredi 8 novembre 2006 - 14:42 Un missile Kassam s’abat dans un Kibbouts

    Un missile Kassam s’est abattu tout à l’heure dans le périmètre du kibbouts Shaar Haneguev. Il est tombé non loin des habitations des enfants. Fort heureusement, il n’y a eu ni dégâts ni victimes.

    Quand les Arabes massacre ce ne pas Cinq ou Six personnes comme dans les affrontements en territoires Palestiniens mais 300.000 à Darfour.

    Algérie : 400 000 morts par le FIS et GIA Irak : Saddam a tue 400 000 personnes la plupart de CHIITES. 1 000 000 dans une guerre commence par lui contre Iran en contravention des accords de Shatt El Arabe Darfour, pourquoi 300.000 morts ?

    AARRÊTEZ DE DIABOLISER ET DÉMONISER. . JE VOUS CONSEILLE DE LIRE LA CHARTE DU HAMAS. Savez-vous DE QUOI VOUS PARLEZ ? LISEZ LA CHARTE RACISTE DEMANDANT LE GÉNOCIDE SUR D’AUTRE.

  • permalien Ana :
    8 novembre 2006 @18h48   « »
    Les roquettes Qassam

    Brian, je remets en ligne une partie du post de N. Ghys, expressément pour vous et pour le cas où il vous aurait échappé : Qui a commencé ?

    (...) "Que se passerait-il si les Palestiniens ne lançaient pas de roquettes Qassam ? Israël lèverait-il alors le boycott économique imposé à Gaza ? Ouvrirait sa frontière au travail palestinien ? Libérerait des prisonniers ? Rencontrerait la direction élue et mènerait des négociations avec elle ? Encouragerait les investissements à Gaza ? Balivernes. Si les habitants de Gaza restaient tranquilles, comme Israël l’attend d’eux, la question disparaîtrait de l’ordre du jour, chez nous et dans le monde. Israël continuerait la ‘convergence’ destinée exclusivement à servir ses objectifs tout en ignorant les besoins des Palestiniens. Personne ne prêterait attention au sort des habitants de Gaza s’ils ne recouraient pas à la violence. C’est une vérité terriblement amère, mais les 20 premières années de l’occupation ont passé pour nous dans le calme, et nous n’avons pas bougé le petit doigt pour mettre un terme à cette occupation. Au lieu de ça, profitant du calme, nous avons élaboré l’énorme et criminelle entreprise des colonies. Et nous poussons maintenant, une fois encore, les Palestiniens à recourir à la pauvre arme dont ils disposent et à laquelle nous répondons en mettant en œuvre presque tout le formidable arsenal en notre possession, tout en continuant à clamer : ce sont eux qui ont commencé.

    C’est nous qui avons commencé. Nous qui avons commencé avec l’occupation. C’est à nous qu’incombe d’y mettre un terme, un terme à la fois véritable et absolu. Pour la violence, c’est nous aussi qui avons commencé : il n’y a pas pire violence que la violence d’une occupation s’imposant par la force à tout un peuple et la question de savoir qui a tiré le premier est par conséquent une dérobade destinée à distordre le tableau. Après Oslo également, il s’en est trouvé pour déclarer « nous sommes sortis des Territoires », dans un mélange comparable d’aveuglement et de mensonge.

    Gaza se trouve dans une détresse terrible où règnent la mort, la peur, les difficultés de subsistance, loin des yeux des Israéliens et de leur cœur. Chez nous, on ne montre que les Qassam. Chez nous, on ne voit que les Qassam. La Cisjordanie continue de vivre sous la botte de l’occupation, l’entreprise des colonies est florissante et toute main tendue en direction d’un règlement, y compris la main d’Ismaïl Haniyeh, est immédiatement repoussée. Si après cela, quelqu’un avait encore une quelconque hésitation, tomberait alors immédiatement la formule décisive : ce sont eux qui ont commencé. Ce sont eux qui ont commencé et la justice est avec nous. Alors que ce n’est pas eux qui ont commencé et que la justice n’est pas