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Ce que la chaîne Al Jazira a vraiment changé

mardi 7 novembre 2006, par Alain Gresh

Sauver les néoconservateurs. Dans un article publié dans la revue Foreign Policy de novembre-décembre, une revue de plus en plus orientée à droite, Joshua Muravchik, de l’American Enterprise Institute, publie un article « Operation Comeback » (opération comeback), qui appelle les néoconservateurs à faire leur autocritique, mais surtout à se remobiliser, notamment pour une action militaire contre l’Iran. « Ne faites pas d’erreur. Le président Bush devrait bombarder les installations nucléaires de l’Iran avant la fin de son mandat. Nous avons besoin de créer le climat intellectuel pour cela et être préparés à défendre cette intervention quand elle aura lieu. » On lira une analyse de ce texte par Jim Lobe intitulée « The neocon’s nadir? » (le crépuscule des néoconservateurs?)

Les mauvais comptes de l’OTAN en Afghanistan. Un article de Paul Koring, « Reaction negative to NATO’s body counts » (Réactions négatives au comptage des cadavres), paru dans Toronto Globe and Mail du 4 novembre. Selon l’auteur, l’OTAN a exhumé une ancienne et peu fiable mesure de la guerre - le comptage des cadavres - pour montrer que l’organisation marque des points contre les talibans. Presque tous les jours, les forces de l’OTAN proclament un nouveau chiffre de victimes, pratique que certains officiers canadiens dénoncent et qui n’a aucun sens selon d’autres. Cette mesure, destinée à montrer les succès des campagnes de l’OTAN rappelle les méthodes utilisées par les Etats-Unis durant la guerre du Vietnam et qui permettait de comptabiliser les morts civils parmi les combattants vietcongs (communistes vietnamiens) (déjà, à l’époque, Washington accusait la guérilla de se cacher dans la population).

Ce que la chaîne Al-Jazira a vraiment changé

La chaîne Al-Jazira fête ses dix années d’existence. Elle a acquis une importante influence internationale. Elle se prépare même à lancer un canal en anglais le 15 novembre. On pourrait s’en réjouir si la création de cette chaîne en anglais n’avait été le sujet de dures polémiques internes et de sévères critiques des journalistes d’Al-Jazira en arabe. En effet, il semble bien que le gouvernement de Qatar ait subi de fortes pressions américaines pour que l’orientation de la nouvelle chaîne soit plus « équilibrée ». Comme l’écrivait Jean-Pierre Langellier dans Le Monde du 21 février 2006, « Al-Jazira va lancer une chaîne en anglais ambitieuse... et ambiguë », « la majorité des animateurs de la rédaction viennent des grands réseaux anglo-saxons : BBC, ITV, CNBC-Europe, Sky News, CNN ou ABC. Par souci de prestige, la chaîne s’est attaché les services de Sir David Frost, célèbre ex-vétéran de la BBC et seul journaliste à avoir, en quarante ans, interviewé sept présidents américains et six premiers ministres britanniques. Les deux chaînes d’Al-Jazira coordonneront, au jour le jour, leurs opérations et mettront en commun leurs moyens, autant qu’il sera possible, mais chacune conservera son autonomie de décision dans le traitement de l’information. ». La question posée est celle-là : la chaîne en anglais ne va-t-elle pas perdre ce qui est le principal atout de la chaîne en arabe, sa vision du monde différente de celle du monde anglo-saxon ?

J’ai rédigé le texte qui suit qui aborde ce problème de « vision » pour un livre collectif paru à Qatar sur le dixième anniversaire de la chaîne.

Une équipe de télévision arrive dans un coin isolé du nord-Dakota, aux Etats-Unis, à la frontière avec le Canada. Objectif des journalistes : comprendre pourquoi les gens quittent la région, un sujet banal en somme… Cette enquête déclenche pourtant immédiatement des réactions négatives, les autorités locales font pression sur les habitants pour qu’ils ne répondent pas. C’est que, bien qu’étant tous les trois américains, les reporters travaillent pour la chaîne Al-Jazira, considérée par beaucoup d’Américains comme « une télévision terroriste » ou « la télévision de Ben Laden ».

Ce comportement s’inscrit, bien sûr, dans les phobies antiterroristes de l’administration américaine. Mais on peut se demander si ces réactions ne s’expliquent pas aussi par la violation d’une règle établie depuis l’affirmation du colonialisme et qui a perduré bien après son effondrement : ce sont les « Blancs » qui sont photographient et les « Autres » que l’on photographie. Pendant deux siècles, la parole sur le monde a été monopolisée par le Nord : non seulement c’est lui qui parlait de ce qui se passait à l’intérieur de ses propres frontières, mais c’est lui qui parlait des Autres, qui en parlait à leur place. Le Nord analysait les peuples du monde colonisé, les classait en races et en tribus, racontait sa version de leur histoire, jugeait de leur culture ou de leur religion. L’orientalisme fut la face scientifique de cette domination, comme Edward Said l’a si magistralement démontré. L’effondrement du système colonial a peu modifié cette réalité. Et le développement du système médiatique, avec l’hégémonie des grandes agences de presse occidentales a confirmé que le flux de l’information allait du Nord vers le Sud, : le Nord fixait la hiérarchie des nouvelles, c’est à travers ses yeux que l’on voyait le Sud, souvent réduit aux catastrophes, aux famines et aux guerres.

La naissance des télévisions satellitaires capables de relayer l’information en direct a représenté une nouvelle révolution dont on a pu croire un moment qu’elle conforterait l’hégémonie du Sud. La première guerre du Golfe, à la suite de l’invasion irakienne du Koweït, le 2 août 1990, fut un cas emblématique. La chaîne américaine CNN a couvert de manière très efficace l’événement. A travers ses yeux l’opinion internationale – y compris l’opinion dans le monde arabe – a vu le conflit. Le fait que les dirigeants de la région, y compris Saddam Hussein, regardaient en permanence cette chaîne et parfois prenaient leurs décisions en fonction de telle ou telle image transmise en dit long sur la puissance de CNN. On n’a sans doute pas mesuré l’impact de cette hégémonie et ses conséquences : quand chaque citoyen au Proche-Orient se voit à travers les yeux de CNN, à travers un miroir brandi par les Etats-Unis, il ne perd pas seulement son autonomie politique, mais il en vient à dévaloriser sa propre culture, à se dévaloriser à ses propres yeux. C’est dans ce contexte qu’est née en 1996 Al-Jazira, dont il faut rappeler qu’elle fut, à l’époque, saluée par les responsables américains comme un pas en avant vers la démocratie dans le monde arabe. Dans un premier temps, en effet, les responsables occidentaux ont mis en avant les qualités professionnelles de ses journalistes, sa liberté de ton, les débats sans tabous, absents pour l’essentiel des chaînes officielles des pays arabes. Pourtant, cette lune de miel ne devait pas durer très longtemps.

Le premier accroc survint lors de la crise des accords d’Oslo et du début de la seconde Intifada, en septembre 2000. La chaîne refusa de retransmettre le « récit » véhiculé par les mass médias américains et, en partie, européens : que Yasser Arafat avait fait échouer le sommet de Camp David ; que l’Intifada était une menace pour l’existence d’Israël ; que ce dernier avait le droit de se défendre ; que la résistance était du terrorisme, etc. Au contraire, les images transmises quotidiennement, de la terrible répression menée par les forces israéliennes, qui fera des centaines de victimes palestiniennes durant les premières semaines de l’Intifada ; la mise en avant des conséquences de la politique de colonisation ininterrompue menée par les gouvernements israéliens successifs, qu’ils soient de gauche ou de droite ; la place accordée par la chaîne à ce qui se passait en Cisjordanie et à Gaza dans les journaux télévisés et qui joua un rôle non négligeable dans la mobilisation des opinions arabes ; tout cela contribua à « dégrader » l’image d’Al-Jazira aux Etats-Unis..

Ce qui semblait insupportable à certains commentateurs occidentaux, c’était qu’une chaîne non occidentale, travaillant selon les mêmes critères déontologiques que les chaînes occidentales, se permette de diffuser une « vision du monde » qui différait de celle de CNN. Pourtant, c’était là l’apport le plus important d’Al-Jazira : donner à voir le monde à travers sa grille de lecture propre.

Ce que l’expérience d’Al-Jazira nous apprenait, c’est qu’il n’y a pas une seule façon de voir le monde, une façon « objective ». Je ne parle pas seulement de l’interprétation de l’événement, mais de la place qui lui est accordée et qui est déjà une forme d’interprétation. Ainsi, il est normal que des chaînes américaine, arabe ou latino-américaine n’aient pas la même hiérarchie des nouvelles. Il est normal que l’Intifada soit au centre de l’actualité d’une télévision arabe, comme il est normal qu’elle ne le soit pas forcément pour une télévision latino-américaine. Quiconque a voyagé à travers le monde et s’est penché sur les journaux locaux dans chaque pays sait que les Unes et les sujets prioritaires différent grandement d’un pays à l’autre – même si certains événements, à des moments précis, peuvent faire la Une partout à la fois.

D’autre part, il est évident que le « cadre d’analyse » d’un événement est très important. Si, par exemple, pour les médias américains, les actions violentes palestiniennes relevaient du terrorisme, pour Al-Jazira, elles relèvent de la résistance ; si pour les médias américains, Israël est une démocratie et, à ce titre, mérite une « solidarité » sans faille, pour Al-Jazira, ce caractère démocratique n’est pas incompatible avec une politique de colonisation qui relève du terrorisme d’Etat, etc.

Tant que ces idées étaient reprises par les médias officiels arabes, véhicules d’une propagande simpliste, les Etats-Unis pouvaient facilement les discréditer. Mais si elles sont reprises par une télévision qui applique les règles de la déontologie, fait parler les différents protagonistes – y compris des responsables israéliens –, les laisse exprimer leur point de vue, cela devient « insupportable ». Encore plus insupportable après le 11-septembre et le lancement de la « guerre contre le terrorisme ». « Qui n’est pas avec nous est contre nous », déclarera le président Bush et Al-Jazira n’est pas « avec nous ». Qu’il ait été volontaire ou non, le bombardement du siège d’Al-Jazira en Afghanistan reflète un nouveau paradigme américain dans la guerre de l’information : il faut refuser toute voix discordante, toute voix dissidente, les journalistes ne doivent pas donner la parole aux « terroristes », etc. Cette logique, qui s’est imposée dans les deux premières années après le 11 septembre 2001 aux Etats-Unis semble aujourd’hui, fort heureusement, contestée …. Mais pas par l’administration Bush qui aurait envisagé durant la guerre contre l’Irak, de bombarder la télévision Al-Jazira.

Ceci n’empêche pas, bien évidemment, d’avoir un regard critique sur Al-Jazira. Comme toutes les grandes chaînes internationales, elle n’est pas à l’abri de reproches ; comme ses consœurs, elle a tendance à « mettre en scène » l’actualité, à insister sur le spectaculaire, à ne pas hésiter à la provocation, parfois gratuite. Certains débats ressemblent à des pugilats et ne font rien pour éclairer le téléspectateur. Sa volonté de se démarquer des chaînes et du point de vue occidental, peut l’amener à organiser des débats soi-disant provocateurs, mais qui ne servent qu’à renforcer les préjugés et parfois à flatter l’opinion. Ainsi, organiser un débat pour savoir si le protocole des sages de Sion est un faux ou non, relève de la manipulation. On trouve toujours des gens pour défendre n’importe quel point de vue : que le HIV n’est pas à l’origine du sida, par exemple, ou que la Terre est plate, ou que tel médecin peut soigner le cancer par apposition des mains. Faut-il pour autant leur donner la parole ? Les journalistes ont une responsabilité pédagogique à l’égard de des téléspectateurs…

Ces critiques mises à part, et qui pourraient s’adresser à des chaînes de télévision occidentales, il reste que la création d’Al-Jazira a marqué un pas en avant vers le pluralisme médiatique, vers la diversité culturelle, vers un monde où coexistent, débattent, s’affrontent, différents points de vue. Plus ces voix, notamment celles du Sud, seront nombreuses et plus le monde dans lequel nous vivons sera riche…

31 commentaires sur « Ce que la chaîne Al Jazira a vraiment changé »

  • permalien Nasser :
    7 novembre 2006 @16h53   »
    Ce que la chaîne Al Jazira a vraiment changé (A VVLODIA)

    Avant que vvlodia poste ses accusations d’antisemitisme a la con, envers tout le monde et en particulier envers Monsieur Alain Gresh, je voudrais preciser que monsieur Alain Gresh est de religion juive, qui né d’une mere juive, et que son defent pere a été tué a cause de ses positions antisionistes, doit on conclure toujours conclure d’apres vvlodia, que tous les antisionistes sont antisemites, REPONDEZ A CELA INTELIGENTE VVLODIA, avant de poster vos delires.

  • permalien Abdeloum :
    7 novembre 2006 @18h03   « »
    Joyeux anniversaire

    Al-Jazeera, la chaîne qatariote qui a révolutionné l’audiovisuel dans le monde arabe célèbre mercredi son 10e anniversaire.

    C’est le 1er novembre 1996 que la chaîne a démarré en reprenant la plus grande partie des effectifs de l’éphémère chaîne arabe de la BBC.

    Prévu initialement en 2005 et plusieurs fois reporté, le lancement de la chaîne en anglais, "Al-Jazeera International", aura lieu le 15 novembre, a indiqué à l’AFP Mahmoud Chammam, membre du Conseil d’administration d’Al-Jazeera Satellite Network, le groupe auquel appartient Al-Jazeera.

    La nouvelle chaîne émettra dans un premier temps 12 heures par jour, avant de diffuser ses programmes 24 heures sur 24 à compter du 1er janvier 2007, a-t-on appris de sources concordantes à Doha.

    Avec quatre centres régionaux à Doha, Kuala Lumpur, Londres et Washington, "Al-Jazeera International" confèrera une dimension mondiale à la chaîne, souvent décrite comme la "CNN arabe".

    "Al-Jazeera Satellite Network" comprend également trois chaînes sportives, dont deux payantes, une chaîne documentaire en cours de création et deux sites internet, en arabe et en anglais.

    Al-Jazeera, la chaîne mère de langue arabe, a acquis sa renommée grâce à sa couverture exclusive de l’intervention militaire américaine en Afghanistan fin 2001 et à la diffusion des cassettes vidéo d’Oussama ben Laden, le leader du réseau al-Qaïda.

    Cela lui vaut d’être dénoncée régulièrement par Washington, qui l’accuse de se faire le porte-parole des groupes les plus extrémistes, notamment en Irak, où al-Jazeera est interdite depuis 2004.

    Le directeur du bureau de Beyrouth de la chaîne, Ghassan Ben Jeddou, estime qu’al-Jazeera a "offert au citoyen arabe une marge de liberté" et réussi à "briser plusieurs tabous qu’imposaient les gouvernements et les médias officiels".

    http://www.saphirnews.com/Al-Jazeer...

    Cette chaine est un véritable bol d’air pour le monde entier.Elle a été bombardée à plusieurs reprises par l’armée américaine en Afganistan et en Irak faisant des morts.Un de leur reporter est enfermé à Guantanamo et un autre arrêté en Espagne. Si Bush le pouvait, il inscrirait Aljazeera dans la liste des terroristes aux côté du Hamas et du Hizbollah.Longue vie à Aljazeera et joyeux anniversaire.

  • permalien Pierre :
    7 novembre 2006 @18h35   « »
    Ce que la chaîne Al Jazira a vraiment changé... une nouvelle concurrence !

    Une des raisons du rejet d’Al-jazira par les néoconservateurs, tient du patriotisme économique.

    Rupert Murdoch, australien naturalisé étasunien, est un des principaux "partenaire" idéologique et économique de l’administration Bush. Il est possible qu’il en attende un retour sur investissement

    L’arrivée d’un important concurrent doté d’une trésorerie illimitée (Qui sont les Murdoch des Chaînes satellitaires arabes !), ne manque pas de l’inquiéter et risque de mettre en péril ses velléités de monopole mondial de la presse. Or Al-Jazira a pour ambition de conquérir une audience mondiale, il va de soit que M. Murdoch pèsera de tout son poids pour discréditer un média concurrent.

  • permalien
    7 novembre 2006 @19h07   « »
  • permalien K :
    7 novembre 2006 @19h18   « »

    Comparé à ce qu’on pouvait lire sous la plume de Henri Tincq dans le journal Le Monde (édition du 19.9.06), qui réduisait Al Jazira à un "islam satellitaire" surchauffant les masses musulmanes et, pire, la mettait sur le meme pied qu’Al Arabiya, votre analyse est un véritable Bijou. Merci Mr Gresh.

  • permalien
    7 novembre 2006 @19h34   « »
    Sauver les néoconservateurs

    Qu’est ce l’American Enterprise Institute ?

    « L’Institut américain de l’entreprise (AEI) est devenu le propagandiste du patronat républicain en faveur de l’impérialisme du libre-marché. » Lire la suite ici.

  • permalien Vvolodia :
    7 novembre 2006 @19h57   « »

    mon cher Nasser, s’il suffisait d’avoir un papa juif pour être un juif...ou même une maman, ce serait trop simple.

    La brosse à reluire marche très bien, avec vous ; n’y allez pas trop fort, vous allez user Monsieur Gresh.

  • permalien
    7 novembre 2006 @21h28   « »

    « Ce qui semblait insupportable à certains commentateurs occidentaux, c’était qu’une chaîne non occidentale, travaillant selon les mêmes critères déontologiques que les chaînes occidentales, se permette de diffuser une « vision du monde » qui différait de celle de CNN. »

    Les Americains n’aiment en fait qu’une seule sorte d’Arabes : les chiens ; qu’ils soient dociles comme les dirigeants Arabes (à qui il faut ajouter ces quelques musulmans "modérés" qui recherchent désespérément la considération du « Blanc ») qui ont trop peur de perdre leur niche et les os que leur assure le maitre, ou enragés comme les Benladenistes qui leur permettent de ranger les arabes se situant entre les deux (c’est a dire presque tous) dans la catégorie des terroristes, et de justifier ainsi "la guerre contre le terrorisme".

  • permalien
    7 novembre 2006 @21h29   « »

    Où Vvolodia va nous expliquer qu’il y a des bon juifs et des mauvais juifs... et que c’est pas si simple... et qu’on ne peut pas comprendre si on est pas juif... et que donc finalement c’est normal que les israéliens massacrent des populations entières, qu’il y a de bonnes raisons mais qui nous échappent à nous les goys.

    Aaaaah, ces israéliens ils sont forts ! ils arrivent à nous vendre leur barbarie pour de l’humanisme... Je connais des tas de dictateurs et de bourreaux (morts heureusement)qui se retournent dans leur tombe de jalousie !

  • permalien
    7 novembre 2006 @23h49   « »
    Et si on ne personalisait pas les discours …

    Je lis ce blog depuis son début (je suis aussi un assidu lecteur du diplo depuis des lustres) et je n’ai jamais voulu intervenir. Cependant, je déroge à ma règle en protestant contre la personnalisation des commentaires. Il n’appartient à personne de s’octroyer le droit de parler d’Alain Gresh ou de ses origines si ce n’est lui (et uniquement s’il le souhaite et le juge utile). Le moins que nous lui devons pour préserver l’intégrité de son travail (complémentaire) dans ce blog est de respecter sa personne. J’espère qu’il est encore raisonnable et de bon sens que seuls la probité de ses arguments et de leur agencement soient assujettis à la critique et à l’information.

    Benoît

  • permalien saintyves :
    8 novembre 2006 @01h47   « »

    Bonsoir à tous

    Pierre

    Je ne sais si tu avais participé aux debats sur la critique de l’Islam, evidemment les propos du Papes avaient ete evoqués, en ce qui me concerne, j’avais crié au scandal, et j’avais soupçonné une possibles connexion avec les neocons et le fameux Clash des civilisations de Samuel Hungtinton, etant donnée la coincidence de ses declarations avec l’anniversaire des publications des carricatures de Mohamed Prophete de l’Islaml, étant donné que le Pape n’etait pas sans ignorer les consequences deplorables que pouvaient succiter de telles declarations eu egars à leur critique de la foi musulmane, ma quette de reponse m’a alors conduit à la premiere conclusion, Alors ayant eu connaissance de ce fait divers concernant l’immolation du curé Lutherien, et qui d’autant plus est arrivé en Allemagne, m’a conduit à tirer de nouvelles conclusions, elle ne sont peut etre pas justes à % , mais au moins cela me parait coller avec l’opportunité de telles declarations venant de la plus haute autorité Catholique.

    En ce qui concerne allégations sur les "populations occidentales".

    Sache que mes propos ne sont aucunement péjoratifs, j’ai assayé seulement de démontrer qu’il y a une main invisible qui essaye par des amalgammes et une manipulation bien orchestrée, de conduire à un affrontement occident "Chretien" contre Islam. et tous les moyens sont bons

    Amicalement

  • permalien saintyves :
    8 novembre 2006 @02h03   « »

    La chaine ALJAZEERA

    A permis de :

    - d’assoire une opinion publique ARABE

    - au monde arabo-musulman de faire connaissance de ses hommes politiques, ses intelectuels, ses artistes, ses theologues, ses journalistes etc.

    - d’etre informé outre que par les agences internationales partisanes dont les centres d’interets ne coincident souvent pas avec les preocupations du citoyen arabe.

    C’est une revolution dans le champ mediatique mondiale

    Merci ALJAZEERA et merci Mr Gresh

  • permalien Pierre :
    8 novembre 2006 @06h08   « »

    Saintyves,

    Rassurez-vous, je ne me suis pas offusqué de vos propos concernant les populations occidentale", mais après votre post, j’ai cherché à m’informer sur ce fait-divers, et je me suis aperçu, qu’il y avait de la part de sa communauté, la volonté de vouloir idéaliser, un acte "contre nature" pour un prêtre.

    Les religions s’approprient, sur de nombreux sujets, l’opinion publique, et parviennent souvent à nous imposer leur interprétation de la réalité. Je me fait souvent "piéger", et je peste contre moi-même.

    Nous finissons, malgré nous, par fonctionner dans leur rhétorique et nous tenons parfois des propos qui ne nous appartiennent pas. C’est la cas avec le pape, (qui bénéficie encore de "l’effet Jean XXIII"), et à qui nous prêtons des intentions qu’il n’a pas.

    Si Benoît XVI multiplie, les provocations contre l’islam, il n’épargne pas non plus les protestants, son rétablissement des indulgences est une véritable déclaration de guerre contre ceux qui se sont éloignés de l’église catholique à cause de ces indulgences.

    Depuis Jean XXIII, les papes ont eu tendance à courir après l’opinion publique, Benoît XVI, la précède. et cette tendance n’est pas propre à l’église. Nous sortons d’une période de "marketing de la pensée unique", et personne ne se retrouve là où il se projetait.

    Chaque communauté humaine, face aux menaces de guerres, aux dangers écologiques, et aux horizons incertains se recentre sur ses idéaux. Il y a eu véritable lutte mondiale entre les incantations neoconservatives, visant à asservir le monde à ses intérêts privés, et les aspirations de tous (partis politiques, églises, cultures), a faire de leur passage sur terre, quelque chose qui leur appartienne.

    La création de puissants groupes comme Al Jazira, face à la taylorisation des esprits participe à ce réveil des consciences, et à une logique commerciale (la recherche du monopole) elle oppose, une multitude de propositions culturelles idéologiques et religieuses en dehors de toute logique financière.

    Si les partis de gauche redécouvrent que la pauvreté n’est pas forcément "ethnique", si les "humanistes" réaffirment que les prisons ne sont pas forcément les bonnes réponses aux mauvaises questions, si les religions se souviennent que leur priorité n’est pas terrestre, bref si tout ce qui dans un but essentiellement commercial avait été formaté comme un blister de super marché, retrouve sa vraie nature, c’est aussi grace à des initiatives comm Al Jazira.

    Amicalement.

  • permalien Pierre :
    8 novembre 2006 @08h10   « »

    Murdoch, l’empereur de la pensée unique, prospecte sur le net dans le communautarisme (MySpace) en extrème-orient (Rupert Murdoch et Softbank lancent MySpace au Japon), c’est l’effet net-tribu (cool ;-) !), et c’est surtout l’effet Al Jazira.

  • permalien
    8 novembre 2006 @08h48   « »
    LE PRIX DE LA PROFANATION DE LA SACREE SUPERIORITE DU MONDE DES « BLANC »

    Le monde de la tribu des « blancs », qui se veut l’unique à être et à mériter d’être libre, tient toujours pour la cause, à asservir le reste du monde. Pour cela il n’a pas admis qu’Al-Jazeera fasse couler l’information du Sud méprisable vers le Nord civilisé et en donne de surcroît la version de ces bipèdes non blancs sur eux-mêmes et sur ce qui se passe chez eux du fait de l’endémique agression des « blancs ».

    Pour ces blancs, la liberté doit être leur privilège exclusif. Le reste du monde doit juste se voir subir, souffrir et écouter sans jamais parler. Al-Jazeera a osé enfreindre et profaner ces règles. Elle a dû en a payer le prix très cher par :

    1- Un premier bombardement de son bureau à Kaboul pour faire taire une fois pour toute la voix d’un certain effronté dit Tayssir Allouni. Pa malchance cet insolent bipède en est sorti indemne.

    2- Son caméraman en Afghanistan, dit Talal Al-Hajj, pour autant que les bipèdes méritent aussi d’avoir des noms propres, a payé par la captivité à Guantanamo, son audace d’être l’unique à filmer et à transmettre les images de la sainte invasion de l’Afghanistan par les très sacrés USA. C’en était trop de la part d’un bipède, de surcroît nègre du Soudan, et pour une chaîne TV du Sud qui a osé donner des événement la version de ceux qui doivent uniquement voir et écouter sans jamais parler.

    3- Le second bombardement de son bureau à Bagdad. Cette fois-ci l’obus du monde très libre et très civilisé a fait mouche poour faire taire une fois pour toute la voix d’un autre bipède, dit Tariq Ayoub. Il n’est pas aussi connu comme le nom du très célèbre Gelaad Chalit, cet être humain de la tribu des « blancs » dont la dignité se trouve toujours bafouée par d’autres bipèdes effrontés en Palestine.

    4- Un projet de bombardement de son siège à Qatar (sic). Supprimer ainsi trois cent impudents et insolent bipèdes pour avoir enfreint le sacré monopole de l’information, dû aux seuls blancs, n’en conduira jamais le prestigieux instigateur à en rendre compte devant nul tribunal comme ce fut le cas pour l’hideux Milosevic ou le dictateur Saddam.

    5- La condamnation à sept ans de prison du bipède Tayssir Allouni, rattrapé en Espagne après avoir été raté dans le premier bombardement du bureau d’Al-Jazeera à Kaboul

    Tous ces faits sont très connus de monsieur Alain Gresh et surtout de David Hirst correspondant du Guardian au Proche-Orient. Ils sont pourtant de très loin plus importants que tout ce qu’ils ont raconté sur Al-Jazeera. Et ils n’en ont rien dit. Pourquoi les ont-ils occultés ? Est-ce dû au même reflex de parti pris pour l’angélisme et le narcissisme dû à leur monde qu’ils juge trop sacré pour être d’une manière ou d’une autre fautif quoiqu’il fasse au reste du monde du Sud ???

    Voir en ligne : LE TERRIBLE COMPLEXE DU TEINT BLANC.

  • permalien Joly :
    8 novembre 2006 @09h02   « »

    Quotidien d’Oran (02.11.2006)

    Longue vie au monstre

    Par K. Selim

    Si Al-Jazira est un monstre, c’est un joli monstre !

    Dans un monde arabe en proie à des tumultes de fond mais enchâssé dans des structures politiques obsolètes, on est enclin à dire que l’apparition de la comète Al-Jazira est l’évènement le plus important de la décennie.

    (..) C’est fondamentalement un phénomène politique. Al-Jazira, par ses méthodes de travail moderne et son ouverture, a créé une opinion publique arabe qui n’existait pas. Elle est devenue, à la grande mortification des régimes autoritaires, le thermomètre le plus précis de l’état de fièvre des sociétés arabes. Al-Jazira termine ses dix ans par une nouvelle « crise » avec la Tunisie parce qu’elle a donné parole au très pugnace et courageux Moncef Marzouki : c’est dans l’ordre des choses. Donner la parole dans le monde arabe est bien une irrévérence qui bouscule les ordres établis. La chaîne y survivra !

    Comme elle survit à un regard américain subitement jaloux de voir un joujou libéral lui échapper. Platement, l’Amérique démocratique se retrouve à en avoir la même perception que les régimes autoritaires arabes (...)

    On doit à un ancien ministre britannique de l’Intérieur l’aveu que les bureaux d’Al-Jazira ont été considérés comme des cibles de guerre par les Anglo-Américains. Dans une aire arabe où la liberté d’expression était jusque-là monnaie très rare, la chaîne est devenue un monstre, tant pour les régimes arabes que pour l’Empire « diffuseur de démocratie ».

    Ce n’est pas un hasard si la détestation qu’elle suscite à la Maison-Blanche et chez la plupart des gouvernements arabes est inversement proportionnelle au succès qu’elle connaît chez les citoyens arabes. Al-Jazira, une chaîne controversée ? Oui, mais c’est oublier que la controverse est déjà en nous et qu’elle est également dans nos rapports avec un Occident défenseur de droits de l’homme à géométrie variable. C’est cela qui en fait une chaîne si vivante : elle permet de voir et de verbaliser ces controverses. Car tout ce que l’on dit d’elle reste figé alors qu’elle est dans une dynamique vertigineuse.

    Avait-elle été créée pour encourager la « normalisation » avec Israël, comme on l’a dit et écrit ? C’est indéniable : c’est avec Al-Jazira que nous avons appris à connaître Israël de l’intérieur et qu’on a pris l’habitude, sacrilège, de voir et d’entendre des Israéliens, officiels ou non, s’exprimer. Ce qui est indéniable aussi, c’est que c’est avec Al-Jazira qu’on s’est mis à voir et à sentir l’horreur absolue subie par les Palestiniens, les affres de la démocratie aéroportée en Irak, le cynisme de « l’enfantement du nouveau Moyen-Orient » de Mme Rice au Liban...

  • permalien Ahmad :
    8 novembre 2006 @10h23   « »

    salam,al jazira n’est-elle pas un formidable laboratoire de connaissance(pour israel et les états unis) et donc de controle des population arabes et musulmanes.On sait que la gestion de l’information par israel et les états- unis est très travailler,en effet la vérité d’un évenement peut-etre révéle si cela n’entrainne pas de conséquence sur l’agir,en d’autre terme,les gens peuvent connaitre la vérité tant qu’il n’ont pas les moyens d’agir dessus.On peut se poser des question des questions,sur l’ambiguité de cette chaine,comment se fait-il qu’elle a des vidéos de groupe telque al qaida,qui sont visioner par les services de renseignement américains avant leur diffusion?salam

  • permalien Jean :
    8 novembre 2006 @12h59   « »
    Sauver les néoconservateurs

    L’article de Joshua Muravchik aurait à lui-seul mérité une rubrique complète. La vision de la démocratie de la part d’un "think-tankiste" est édifiante. Quant à son sentiment de toute puissance, c’est assez éloquent. Nous sommes avertis des axes futurs d’orientation de nos médias... (sauf bien sûr le Diplo et Politis). Merci de mettre en lien de tels articles, que l’on n’aurait pas l’idée d’aller voir spontanément.

    Je lis à travers les commentaires une curieuse appréciation de Al Jazeera, qui serait soit une aubaine exceptionnelle soit un instrument de complot supplémentaire... Je trouve que la présentation d’Alain Gresh est remarquable : elle montre bien que la richesse de ce nouveau média est son indépendance de ton et de sources de financement (et de prescription), apportant ainsi un éclairage différent sur les évènements, d’où une audience splendide ; mais que le modèle de fonctionnement est encore et toujours libéral : c’est l’audience qui décide, et le financement n’est assumé que grâce à la très large popularité du média. Ce n’est certainement pas le contenu pour lui-même qui motive les émirs à financer. Il est probable que la version anglaise sera très édulcorée, puis, une fois son audience fidélisée, connaîtra un virage progressif vers une vision plus européano-centrée.

  • permalien
    8 novembre 2006 @16h33   « »

    Je suis arabe et je n’aime pas du tout El-Jazeera a cause des diffusions des cassettes de Ben Laden et co. Je ne comprend pas pourquoi une declaration d’un obscure homme barbu au fond d’une caverne soit traitée avec une telle importance, Ben Laden parle (tres mal) a la place des arabes et des musulmans a travers El-Jazeera. Qui lui a donné ce pouvoir sinon la chaine Quatriote ? Et qui en a profité sinon l’administrati0n Bush.

  • permalien
    8 novembre 2006 @16h45   « »

    salam,il est quand mème surprenant que ceux qui appellent (en occcident particulièrement)à une étude rationnelle,et approfondit sur la scène internationnalle aient une analyse,assez superficile et bon enfant des stratégie de communication d’israel et des états unis,comme si ces état ne pensaitent pas sur du long terme,n’évaluaient pas les rapport de force,si à droite on peut constater une malhonnété intellectuelle,à gauche on peut etre sidéré du regard qui est porté sur la statégie sioniste et américaine(et mème européenne)en matière de communication,de politique,mais aussi du point vu militaire.Peut-etre y a t-il derrière cela,la certitude que des états occidentaux ne font des crimes que par erreur et non par stratégie,le crime sans raison(ou plutot par intérèt) c’est toujours l’autre c’est bien connu,salam

  • permalien Abdeloum :
    8 novembre 2006 @18h08   « »
    Aljazeera : l’opinion et l’autre

    J’espère de tout mon coeur que la version anglaise de ALJAZEERA sera le clone de la chaine arabe. Pour que le monde voit l’opinion et l’autre.

    Anecdote : Lors d’une émission racontant les 10 ans de Aljazeera la semaine dernière, un grand reporter raconte qu’un jour il fut choisi pour Interviewer le ministre israélien des affaires étrangères.

    La dernière question de ce reporter (d’origine palestinienne) était personnelle : Monsieur le ministre votre résidence est sur mes terres. Vous m’avez volé ma terre et j’ai ici avec moi tous les documents notarials qui le prouve. Le ministre fou de rage n’a pas répondu et a mis fin à l’interview.

    Voila c’est ça Aljazeera, tous les jours.

    Voir en ligne : Aljazeera : l’opinion et l’autre

  • permalien K :
    8 novembre 2006 @18h42   « »
    Sauver les néoconservateurs

    « La réapparition des démocrates est peu susceptible de se traduire en changement significatif de direction, écrit Simon Tisdall [du Guardian]. (...) Beaucoup autour du monde frémiront lors de la défaite des républicains. Ils devraient savourer ce moment tant qu’ils le peuvent. Quand la fumée se dissipera, ils se retrouveront plus ou moins avec la même Amérique, avec toutes ses vertus et tous ses défauts. »

    Qu’en pensez vous ?

  • permalien
    8 novembre 2006 @19h19   « »

    La même chose que Simon Tisdall, hélas.

  • permalien Mehdi :
    8 novembre 2006 @19h55   « »

    Bonsoir à tous,

    Quelques remarques :
    - Concernant Al Jazeera, il est vrai qu’il y’a encore pas mal de progrès à faire concernant la qualité des débats qui relèvent souvent de la cacophonie, on peut en dire autant cela dit avec les émissions de Ruquier ou Ardisson, et la chaîne a au moins le mérite d’organiser des débats entre islamistes et laïques (chose rare dans les médias du monde arabe), sur des conflits comme le Sahara occidental, etc
    - La chaîne produit également des documentaires de grande qualité (parfois disponible sur internet), dont une série exceptionnelle sur la guerre du Liban (en 12 émissions), donnant la parole à TOUS les protagonistes que je recommande vivement (disponible par téléchargement avec sous-titres en anglais).
    - Globalement, la qualité d’Al Jazeera a beaucoup évolué, dans un sens positif ces dernières années, ainsi, la couverture de la guerre du Liban cet été a été beaucoup moins marquée par des manipulations d’information, l’équipe d’Al Jazeera en Israël (composée d’arabes israëliens) a joué un rôle central.

    D’un point de vue plus général, n’oublions pas qu’il faut aussi rester prudent quand on dit qu’Al Jazeera parle pour le monde arabe ou musulman, à croire qu’il s’agirait d’UNE seule voix. Il ne faut pas oublier que la chaîne n’est pas très aimée des régimes arabes, et selon les périodes, les endroits et les personnes, on dit qu’elle travaille pour les islamistes, laïques, américains, et même israëliens... complotite quand tu nous guette.

    Dans l’ensemble, je reste d’accord pour dire, que malgré ses imperfections, Al Jazeera reste une chaîne d’information de qualité (à part la BBC et peut-être Euronews, elle surpasse de loin les autres CNN, LCI, Fox, etc.), et qui donne une perspective différente sur l’information, on ne peut que se féliciter de son existence.

    Pour finir, je ne peux qu’être d’accord sur le fait que la vie d’Alain Gresh ne concerne que lui-même, insister sur une identité juive (dont je ne suis même pas sûr) n’a aucun sens, il n’appartient qu’à lui-même de parler de ses idées et de ce qui les a fait murir.

    D’un point de vue plus général, je rejoins l’idée d’Alain Gresh sur l’importance de poser sur les conflits de cet orient si compliqué un regard aussi laïque que possible. Nous sommes tous influencés par les milieux ou nous avons grandi et vécu, mais la force d’une personnalité est de savoir faire la part des choses et saisir les différents contextes pour en extraire l’essentiel et garder une vision plus critique sur l’actualité.

    Cordialement,

    Mehdi.

  • permalien Abdeloum :
    8 novembre 2006 @20h32   « »

    K

    Je suis de ton avis. Justement en regardant une emission sur la chaine Aljazeera hier, le reportage a évoqué un nombre de représentant du congres américain qui était d’origine arabe ( arabe ne voulant pas dire musulman) et bien à mon étonnement la grande majorité de ces représentants, sauf un, était alignée à 100 % sur la politique sioniste.

    Je pense que la politique démocrate américaine continura son soutien inconditionnel aux gouvernements terroristes israéliens. Les Usa qu’ils soient républicains ou démocrates sont unis avec l’état sioniste, donc unis contre ce qu’ils appellent : terror .

  • permalien
    9 novembre 2006 @07h30   « »
    A propos de ce monde "libre" et "très civilisé" qui s’arroge le droit de nous donner des leçons

    A propos de ce monde "libre" et "très civilisé" qui s’arroge le droit de nous donner des leçons en matière de droits de l’homme et de la femme, l’on sait déjà son attitude vis-à-vis de nous en Palestine, an Irak et en Afghanistan, et l’on ne sait que trop bien ce qu’il est au Conseil de sa seule Sécurité. Et voilà dans le lien ci-dessous ce qu’il en est de son attitude envers nous en son propre sein.

    Voir en ligne : « La Souffrance » ou le coup de gueule de Jilali Hamham

  • permalien
    9 novembre 2006 @07h51   « »
    Le scinique sursaut de l’Occident officiel.

    L’Occident officiel, qui se targue d’être le champion de la séfense des droits de l’homme, reproche aux sionistes de tuer les Palestiniens par paquets en un seul instant et sur un même lieu . C’est immmoral et c’est « inhumain » pour autant que les Palestiniens soient pour de bon des être humains.

    Il convient bien sûr de continuer, comme d’habitude, à achever la sale besogne en nettoyant de ces parasites « la terre promise par dieu à ses fils élus » , mais par détail. Un petit paquet par ci un autre par là et les médias s’occupent du reste pour soit les occulter soit les justifier.

  • permalien Jean :
    9 novembre 2006 @12h31   « »

    A l’anonyme de 07:51 : n’aies pas d’inquiétudes, l’indignation ne durera pas bien longtemps. Qui se souvient encore du bombardement de Cana, qui émut un peu nos présentateurs radiotélé ? De la plage de Gaza ? Israël a les coudées franches pour tuer au rythme qu’il veut. Sans justifications aucunes. Je ne pense pas que cette fois-ci changera quoi que ce soit au regard médiatique français ni européen. Les Démocrates américains poursuivront, avec un discours affadi, la politique de leurs prédécesseurs, l’Europe poursuivra son courageux déni politique, les politiques français continueront de claironner toute honte bue qu’Israël a le droit de se défendre. Croisons les doigts pour qu’Al Jazeera europe apporte un autre regard... aussi longtemps que possible.

  • permalien K :
    9 novembre 2006 @19h50   « »

    La partie s’annonce rude pour les partisans du "dialogue des civilisations". Voila ce que nous apprend Nidal :

    « En octobre 2006, Jimmy Carter s’apprête à publier son livre Palestine : Peace, Not Apartheid. D’après Shmuel Rosner, correspondant en chef de Haaretz aux États-Unis, « Nancy Pelosi l’a supplié d’en reporter la sortie. Elle a publié un communiqué au sujet du nouveau livre de Jimmy Carter déclarant :» » « Avec tout le respect dû à l’ancien Président Jimmy Carter, il ne parle pas pour le parti démocrate au sujet d’Israël. Les démocrates ont été immuables dans leur soutien à Israël depuis sa naissance, en partie parce que nous reconnaissons que faire cela est dans l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis. Nous soutenons Israël maintenant et nous soutiendrons Israël pour toujours. Il est erroné de suggérer que le peuple juif pourrait soutenir un gouvernement en Israël ou n’importe où ailleurs qui institutionaliserait une oppression basée sur des critères ethniques, et les Démocrates rejettent vigoureusement cette affirmation. »

    « Nancy Pelosi est le prochain speaker de la Chambre des représentants des États-Unis. »

  • permalien Belloumi :
    14 novembre 2006 @22h36   « »
    AL-JAZIRA : Dix ans au service du réformisme ou de l’islamisme ?

    Al-Jazira se prépare à lancer sa chaîne en langue anglaise le mercredi 15 novembre, mais au delà des apports de la chaîne que Mr Gresh évoque, on peut se poser la question si Al-Jazira défend des positions islamistes ou bien des positions réformistes ?

    Voir en ligne : Voici quelques éléments de réponse.

  • permalien K :
    16 novembre 2006 @23h57   «

    Un des posts d’Angry Arab daté du 16.11.2006 est trés sévère avec les débuts d’Al Jazira en Anglais. Il leur reproche d’avoir invité Shimon Peres le jour de l’inauguration de la chaine, ce qui constituerait un message destiné a rassurer le camp de “l’axe du bien”. D’autre part « la nouvelle star d’Al Jazira » s’appelle Riz Khan, auteur d’un livre « pathétiquement hagiographique » sur le prince Saoudien Al-Walid. On apprend aussi que la nouvelle chaine peut etre vue aux Etats-Unis par l’intermédiaire du serveur Globecast satellite.

    Wait and see.

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