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Etats-Unis : Robert Gates, un Donald Rumsfeld bis ?

samedi 11 novembre 2006, par Alain Gresh

Tensions entre Paris et Tel-Aviv autour du Liban. Le général français Alain Pellegrini qui commande jusqu’en janvier prochain la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), a donné un entretien au Figaro du 11 novembre, « Pellegrini : "Les survols du Liban sont inacceptables" ». Il déclare à propos des survols par l’aviation israélienne du territoire libanais : « Ces survols sont inacceptables. Ils constituent une violation de la résolution 1701 de l’ONU, qui a mis un terme au conflit cet été, une violation donc par Israël de la cessation des hostilités. À partir du moment où un pays viole l’espace aérien d’un autre pays, c’est un acte hostile. J’appelle les Israéliens à les faire cesser. J’ai du mal à les comprendre. Ils nous disent qu’ils vont continuer ces survols tant qu’ils n’auront pas récupéré leurs deux soldats enlevés par le Hezbollah. D’autre part, il semble qu’ils aient des informations sur des livraisons d’armes au Hezbollah via la frontière syro-libanaise. Tant que ces passages d’armements continuent, nous disent-ils, ils survoleront le Liban. » Rappelons que la veille le même quotidien avait publié un article de Thierry Oberlé, « L’armée française au Liban se sent menacée par Israël », qui rapportait un grave incident : « Des avions israéliens ont à plusieurs reprises adopté des "attitudes hostiles" envers les troupes françaises de la Force intérimaire des nations unies au Liban (Finul). Une "catastrophe" a été évitée de justesse, a affirmé avant-hier le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie. "Des F 15 se sont présentés en piqué, puis en redressement immédiat, c’est-à-dire en posture d’attaque", a-t-elle déclaré aux députés lors d’une séance sur le budget de la Défense. Elle a jugé l’incident "intolérable". »

Un Etat palestinien? « Un État palestinien, maintenant ! », écrit l’ancien ministre des affaires étrangères Michel Barnier dans Le Figaro du 10 novembre. « Un État aux frontières protégées par une force d’interposition semblable à la Finul II, qui aura également la charge de garantir la sécurité d’Israël. L’Union (européenne) doit par ailleurs confirmer qu’elle est prête à participer massivement au financement de la construction de cet État qui ne dispose plus des infrastructures nécessaires à son existence. Des plans existent pour parvenir à la cohabitation de ces deux États d’Israël et de Palestine. On connaît aussi depuis Oslo ce que doivent être les paramètres et les frontières d’un nouvel État palestinien viable. » Et l’ancien ministre d’ajouter : « Après la victoire des démocrates, l’occasion est venue pour les Américains de changer de politique. Les États-Unis doivent être, avec l’Europe, les artisans de ce nouvel engagement. Maintenant. Je suis sûr que la Russie et les pays arabes accompagneront cette démarche. C’est pour les États-Unis le moment ou jamais de faire pression sur Israël pour qu’il accepte la création de cet État palestinien. Il y va simplement de la sécurité durable d’Israël, avec laquelle nous ne transigerons pas. »

Faire pression sur Israël ? Pourquoi demander aux Etats-Unis de le faire, alors même que la France et l’Union européenne se contentent de faire pression sur les Palestiniens, c’est-à-dire la partie la plus faible, en imposant des sanctions ? D’autre part, une majorité démocrate entraînera-t-elle des modifications de la politique de George W. Bush sur le conflit israélo-palestinien ? Rien n’est moins sûr, les démocrates faisant de la surenchère sur les républicains en ce qui concerne leur attachement à Israël (en fait à la stratégie menée par le gouvernement israélien). La visite d’Ehud Olmert à Washington la semaine prochaine confirmera sans doute cette continuité américaine.

D’ailleurs, la future présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, farouche opposante à la guerre en Irak (ce qui n’est pas le cas de tous les démocrates) ne cache pas ses sentiments favorables à Israël, comme le note Jennifer Jacobson « Pelosi’s support for Israel is heartfelt » (L’appui de Pelosi à Israël est sincère), dans un article du 8 novembre du Jewish Telegraphic Agency : « Avec Pelosi comme présidente de la chambre, les militants et les officiels juifs sont confiants que le Congrès restera fortement pro-israélien. »

Etats-Unis : Robert Gates, un Donald Rumsfeld bis?

Le départ de Donald Rumsfeld du ministère américain de la défense est sans aucun doute la conséquence de l’impopularité de la guerre en Irak, dont il a été l’architecte principal. Son remplacement par Robert Gates, un ancien de la CIA, marquera-t-il pour autant un tournant ? ou un infléchissement ? ou une simple continuité ?

Le président Bush a annoncé qu’il était prêt à travailler avec les démocrates. Il rencontre ce lundi 13 novembre 2006 le groupe de travail sur l’Irak présidé par l’ancien secrétaire d’Etat James Baker et par l’ancien président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants Lee Hamilton, groupe qui devrait remettre ses conclusions le 7 décembre à ce groupe, a participé Robert Gates). D’autre part, le Pentagone a mis sur place aussi un autre groupe d’études, comme le révèle un article du New York Times du 11 novembre, écrit par Michael Gordon, « Military Team Undertakes a Broad Review of the Iraq War and the Campaign Against Terror » (Un groupe de militaires entreprend une étude-bilan sur la guerre en Irak et la campagne contre le terrorisme). Selon le journaliste, « parmi les idées discutées il y a l’augmentation des forces de sécurité irakiennes, l’effort américain pour les entraîner et les équiper, et l’ajustement du nombre de soldats américains en Irak. Mais les officiels du Pentagone insistent que l’étude va bien au-delà de l’Irak et que le groupe a analysé des idées non orthodoxes sur la manière de combattre le terrorisme. L’étude reflète la reconnaissance que les efforts militaires doivent être une partie d’une approche globale qui comprend l’utilisation de tous les aspects de la puissance américaine, y compris diplomatique et économique ».

Concernant Robert Gates, voici quelques éléments biographiques donnés par Wikipédia :

« Robert Gates est diplômé des universités d’Indiana et de Georgetown. Il est historien de formation, doté d’un doctorat d’histoire de l’Union soviétique. Il fait son entrée à la CIA en 1966 en tant que simple analyste de renseignements. Après avoir franchi graduellement tous les paliers de la hiérarchie, Ronald Reagan l’avait proposé en 1987 pour diriger la direction de la principale agence de renseignements américaine mais il avait été contraint de retirer sa candidature en raison de questions quant au rôle de Gates et de celui de la CIA dans le scandale portant sur les ventes secrètes d’armes à l’Iran pour financer la guérilla des terroristes Contras au Nicaragua. De 1989 à 1991, Gates est l’assistant pour les affaires de sécurité intérieure du président George H. W. Bush au sein du Conseil national de sécurité où il travaille avec Condoleezza Rice. »

« En novembre 1991, il fut de nouveau proposé pour diriger la CIA. lors de son audition devant les sénateurs, Gates avait reconnu avoir fait des erreurs dans l’affaire Iran-Contra (dite aussi Irangate). Il fut aussi accusé d’avoir faussé des informations émanant des renseignements pour favoriser la politique anti-soviétique de Ronald Reagan dans les années 80. Mais sa nomination avait été confirmée par le Sénat par 64 voix contre 31. Il dirigea l’agence jusqu’à la fin du mandat de George Bush en janvier 1993. »

Gary G. Sick, un des meilleurs spécialistes américains de l’Iran, partisan d’un dialogue avec Téhéran, a travaillé avec Robert M. Gates à la Maison Blanche durant les administrations des présidents Ford et Carter ; il a donné un entretien le 9 novembre sur le site du Council on Foreign Relations, « Sick : Gates Will Bring ‘Realism and Pragmatism’ to Pentagon » (Gates apportera du "réalisme" et du "pragmatisme" au Pentagone) :

« Il y a au moins un certain nombre de domaines où je pense que l’apport de Gates peut être très important. Comme vous le savez, il y a eu beaucoup de discussions autour d’une possible attaque des Etats-Unis contre l’Iran. Seymour Hersh [du New Yorker] a écrit sur le sujet et Scott Ritter [un ancien inspecteur des Nations unies en Irak] ont même dit que la guerre avait déjà commencé. Il y a eu des rapports alarmistes il y a environ un mois dans le Times sur une force navale américaine qui devait arriver dans le Golfe persique et qu’il fallait s’attendre à une attaque préventive contre l’Iran. Cela ne s’est pas produit, mais on sent un certain malaise autour de cette possibilité. »

« Je pense que, au minimum, la nomination de Gate poussera une telle perspective à l’arrière-plan. Je n’ai jamais vraiment pensé que cela aurait lieu, mais j’étais minoritaire. Avec Gates, il m’est très difficile d’imaginer cet homme, qui est un réaliste et un pragmatique, lançant une attaque sauvage contre l’Iran avec l’idée que nous allons résoudre tous nos problèmes avec l’Iran par une attaque militaire. Je ne peux imaginer qu’il le fasse. D’autre part, le département de la défense sous Rumsfeld a construit (comme il l’avait fait avant la guerre contre l’Irak) ses propres services de renseignement, qui voyaient d’un mauvais oeil tout ce que faisaient la CIA et les autres services de renseignement. C’est cette organisation qui est arrivée à la conclusion que l’Irak possédait des armes de destruction massive, que le pays avait des relations avec Al-Qaida, etc. Cette officine était dirigée par Adam Shulsky. Elle est désormais en train d’être reconstituée et cela m’étonnerait que Gates, avec ses compétences irréprochables en termes de renseignement, puisse soutenir des opérations de renseignement "sauvages". Donc je pense que si certaines personnes essaient de jouer le même jeu qu’à la veille de l’invasion de l’Irak (manipuler les informations, choisir les plus effrayantes et permettre aux autorités de les utiliser pour justifier une invasion de l’Iran), si qui que ce soit avait cette idée, je pense que Gates ne le permettrait pas. Je ne pense pas qu’on le consultera pour savoir s’il faut ouvrir des relations diplomatiques avec l’Iran tout de suite, mais au moins il aura quelque chose à dire sur les aspects militaires de telles relations. »

Pourtant, le passé de Gates amène à s’interroger sur ce portrait dressé par Sick. En effet, rappelle Jeff Stein, éditeur de CQ National Security, dans un article, « Gates’ CIA Past Could Haunt Him in Confirmation Hearings » (le passé de Gates à la CIA pourrait le hanter durant les auditions pour sa confirmation), Gates a participé aux campagnes de désinformation sur l’URSS voulues par l’administration Reagan.

« En 1991, durant les auditions devant le Congrès pour sa nomination à la tête de la CIA, Gates a été confronté au témoignage d’un ancien analyste de l’agence qui a affirmé que durant les années 1980 Gates avait “arrangé” des rapports de renseignement pour qu’ils soient conformes aux opinions d’importants responsables de l’administration Reagan qui voulaient faire croire que les agents soviétiques avaient comploté pour assassiner le Pape et qu’ils armaient et encourageaient des groupes révolutionnaires marxistes pour qu’ils mènent des attaques terroristes. »

« Les deux théories se sont révélées fausses, selon Carolyn McGiffert Ekedahl, qui a dirigé un groupe d’analystes de la CIA chargé d’enquêter sur cette théorie. Alors que Moscou se vantait de son soutien à des groupes révolutionnaires comme l’OLP de Yasser Arafat qui combattait l’occupation israélienne ou à l’African National Congress, dirigé par Nelson Mandela, les Soviétiques les poussaient à ne pas recourir à la violence, affirme Ekedalh. "Nous nous sommes mis d’accord sur le fait que les Soviétiques, à la fois publiquement et en privé, défendaient l’idée que les activités terroristes internationales étaient contre-productives et qu’ils conseillaient à ces groupes de ne pas recourir à de telles tactiques", a déclaré Ekedhal durant les témoignages pour la confirmation de Gates en 1991. "Nous avions des preuves solides pour appuyer de telles conclusions", poursuit Ekedhal. Mais Gates, à l’époque chef du département d’analyse de la CIA, n’était pas content de ces conclusions, explique Ekedahl et a aidé à le réécrire sous un autre angle "pour suggérer un plus grand appui des Soviétiques au terrorisme". »

Une appréciation que partage Ray McGovern, un analyste de la CIA entre 1963 et 1990, qui rappelle l’antisoviétisme primaire de Gates et son incapacité, malgré le fait qu’il était spécialiste de l’URSS et russophone, à analyser les changements lancés par Gorbatchev ou à prévoir la fin de l’URSS. Dans son article du 9 novembre, « The Cheney-Gates Cabal », paru sur le site TomePaine.common sense il écrit : « "La "cabale Cheney-Rumsfeld" est peut être réduite à une seule personne. Mais tout indique que le vice-président Cheney continuera à être la force domiannte de la Maison Blanche. Il a d’ailleurs récemment déclaré : "On ne peut mener une politique nationale de sécurité sur la foi d’élection. Ce n’est peut-être pas populaire avec l’opinion. Mais cela n’a pas d’importance, dans le sens où nous devons continuer notre mission en Irak." Bien sûr, ces commentaires ont été faits avant les élections. Mais il est pratiquement certain que Bush a vetted avec Cheney la nomination de Robert Gates et, si l’expérience passée à un sens, il est aussi pratiquement certain que Gates continuera à mériter la plus haute note pour sa loyauté. On va voir se consistuer une nouvelle cabale, "la cabale Cheney-Gates". »

Concernant la politique américaine en Iran, rappelons que Robert Gates est le coauteur avec Zbigniew Brzezinski d’un rapport paru en juillet 2004, rédigé par Council on Foreign Relations Independent Task Force on U.S. Policy toward Iran. Ce rapport se prononce en faveur d’un dialogue ("engagement") avec l’Iran. Gates participe aussi à la commission Baker sur l’Irak dont les conclusions doivent être connues le 7 décembre.

Trita Parsi, président du National Iranian American Council, qui milite pour l’amélioration des relations entre l’Iran et les Etats-Unis, veut croire à la modification de la politique iranienne de Washington. Il s’exprime dans un entretien à l’agence IPS, le 9 novembre, « Iran Is Key to Course Change on Iraq » (L’Iran est la clef de changements d’orientation en Irak).

« Tout indique que la seule voie pour sortir de l’impasse est de faire ce que Bush – et Rumsfeld – a refusé jusqu’à présent : lier la coopération iranienne en Irak à la volonté de Washington de trouver un compromis sur le nucléaire iranien. (...) La Maison Blanche a refusé de tels liens dans le passé car elle cherchait des victoires totales. Maintenant, créer de tels liens est nécessaire pour éviter des défaites totales en Irak et en Iran. »

« Le groupe d’étude de James Baker sur l’Irak a déjà ouvert la voie pour un accord avec l’Iran sur l’Irak, mais Bush doit encore accepter cette idée. Début octobre, Baker a rencontré Javad Zarif à la résidence de l’ambassadeur à New York. La discussion a duré trois heures et a été jugée très utile par les deux parties. Il a été dit à Baker que l’Iran pourrait aider les Etats-Unis en Irak si "Washington changeait d’abord son attitude à l’égard de l’Iran", une périphrase pour qualifier le refus de l’administration Bush de traiter avec l’Iran sur un plan stratégique. »

« Alors que les récents tremblements de terre à Washington ont créé l’espoir d’un changement à venir aussi bien en Irak qu’en Iran, le président Bush reste le maître de la décision finale. Un Congrès démocrate ou un pragmatique à la tête du Pentagone ne pourront changer les choses que si le président Bush reconnaît la réalité sur le terrain : sans l’Iran, les Etats-Unis ne peuvent pas vaincre en Irak et sans créer un lien entre l’Irak et la question nucléaire, l’Iran ne sera pas disposé à nous aider en Irak. »

Mais Gates poussera-t-il en ce sens ? Ce n’est pas ce que croit Joshua Holland, qui publie un article intitulé : « Bush Replaces Rumsfeld with ... Another Rumsfeld » (Bush remplace Rumsfeld par... un autre Rumsfeld), sur le site AlterNet, 8 novembre.

« Selon un texte écrit par Thomas Powers en 1996 dans New York Review of Books, Gates est une personnalité hors du commun, le premier directeur de la CIA "à venir de la direction analytique de l’organisation qui a été dominée durant ses trente premières années par la vision des responsables des actions clandestines formés durant la seconde guerre mondiale". »

« Gates, comme Rumsfeld, était un combattant dévoué de la guerre froide. Powers rappelle que durant les auditions de 1987 pour sa nomination, Gates a été accusé par son ancien collègue de la CIA Mel Goodman (que Gates désignait comme "un des mes plus vieux amis dans l’agence") et par Harold Ford ("un autre ancien ami et collège") de faire pression "sur les analystes de la CIA pour exagérer l’implication des Soviétiques dans le complot pour tuer le pape Jean-Paul II » (...)

« Et comme Rumsfeld, dont la photo le montrant félicitant Saddam Hussein en 1983 est devenu célèbre, Gates (...) a un passé peu glorieux avec l’Irak et avec l’ancien homme fort de ce pays. En annonçant sa décision de ne pas voter pour sa confirmation en 1991, le sénateur Ted Kennedy, démocrate du Massachusetts, a déclaré que les archives montraient que Gates "était directement impliqué dans les opérations d’échange d’information avec le gouvernement irakien et au tournant pris par les Etats-Unis en faveur de l’Irak durant la guerre contre l’Iran. Et que Gates avait caché cela au Congrès... Il est important de garder à l’esprit que ce tournant en faveur de l’Irak dans sa guerre contre l’Iran a été à l’origine de l’amélioration de notre relation intime de sinistre mémoire avec Saddam Hussein." »

72 commentaires sur « Etats-Unis : Robert Gates, un Donald Rumsfeld bis ?  »

  • permalien Abdeloum :
    11 novembre 2006 @16h34   »

    Que feront les démocrates au cours des deux prochaines années ? ...

    Est-ce que l’influence politique des démocrates va faire cesser les guerres illégales en Afghanistan et en Irak, la légalisation de la torture, les camps de détention comme Guantanamo, et la propagande infondée qui tend à faire croire que l’Islam, les Arabes et tous les autres bronzés de la planète (le délit de sale gueule est très américain) constituent un danger terroriste qui menace en permanence les bons Américains ?

    Sous l’influence des démocrates et de leur poids politique au gouvernement depuis ces élections gagnées, les Etats-Unis reconnaîtront-ils que la première cause des frictions avec les Musulmans est la défense inconditionnelle d’Israël dans le conflit qui l’oppose aux Palestiniens ? Le gouvernement américain va-t-il créer une commission d’experts indépendants pour faire toute la lumière sur les évènements du 11 Septembre ? On sait que 36% des Américains ne croient pas un mot du rapport de commission qui a été publié par la clique de Bush.

    Au Moyen-Orient, comme le Roi de Jordanie l’avait prédit, le croissant Chiite s’étend maintenant de l’Iran au Liban, et c’est la première force dans cette région du monde. La fierté des Musulmans et des Arabes a été bafouée, on les a accusés de tous les maux, on a mené une croisade inique contre eux. On en a fait des terroristes systématiques, les ennemis publics numéros un de la planète.

    Sachant que c’est maintenant un fait avéré que les Etats-Unis n’ont ni les ressources militaires, ni les moyens financiers et ni la crédibilité pour intervenir, cette région est laissée aux forces qui s’y sont installées.

    Les Israéliens se sont isolés avec leurs politiques de génocide contre les Palestiniens, les plus fortunés d’Israël envoyant leurs enfants hors du pays pour les protéger. À force de spolier les Palestiniens de leurs terres, de détruire leurs maisons au bulldozer, de tuer leurs enfants, de faire des Palestiniens des réfugiés vivant dans des conditions terribles, les Israéliens ont montré leur intransigeance criminelle, et ont cautionné des gouvernements irresponsables. L’inqualifiable guerre contre le Liban en a été une illustration.

    Le 21 ème siècle a bien mal commencé pour le monde, choqué par les erreurs d’une Amérique républicaine. Le prestige s’est envolé, l’état policier aveugle a remplacé la sagesse des grands leaders américains, les grands défis de l’environnement pour la planète ont été méprisés par l’Amérique de Bush, l’ONU a été mise sous le boisseau, et l’économie mondiale a souffert d’une Amérique surendettée.

    Voir en ligne : oulala.net

  • permalien Vvolodia :
    11 novembre 2006 @17h27   « »

    Concernant le rôle de la finul, :

    "11- f) Aider, sur sa demande, le Gouvernement libanais à donner effet au paragraphe 14 ;"

    Paragraphe 14 "14. Demande au Gouvernement libanais de sécuriser ses frontières et les autres points d’entrée de manière à empêcher l’entrée au Liban sans son consentement d’armes ou de materiel connexe et prie la Finul, comme elle y est autorisée au paragraphe 11, de prêter assistance au Gouvernement libanais sur sa demande ;"

    LA 1559 - TEXTE COMPLET SUR LE SITE DE L’ELYSEE


    "Gravement préoccupé par la persistance de la présence au Liban de milices armées, qui empêche le Gouvernement libanais d’exercer pleinement sa souveraineté sur tout le territoire du pays, Réaffirmant combien il importe que le contrôle"

    1. Demande à nouveau que soient strictement respectées la souveraineté, l’intégrité territoriale, l’unité et l’indépendance politique du Liban, placé sous l’autorité exclusive du Gouvernement libanais s’exerçant sur l’ensemble du territoire libanais ;

    2. Demande instamment à toutes les forces étrangères qui y sont encore de se retirer du Liban ;

    3. Demande que toutes les milices libanaises et non libanaises soient dissoutes et désarmées ;

    toutes les résolutions

    je ne crois pas qu’Israël soit seul tenu d’obéir à la 1559 et la 1701 ; ce ne sont que des résolutions, auxquelles les arabes n’obéissent pas, les israéliens ne sont donc pas tenu d’optempérer.

  • permalien Pierre :
    11 novembre 2006 @18h50   « »

    Extrait de : Le Lobby IsraélienPar John Mearsheimer et Stephen Walt "Bien qu’ils constituent moins de 3% de la population, ils font de grosses donations de campagne aux candidats des deux partis. Le Washington Post a par le passé estimé que les candidats Démocrates à l’élection présidentielle ’dépendent des partisans Juifs qui fournissent au moins de 60% de l’argent’. "

    Un rapport où les questions sont dans l’air.

  • permalien K :
    11 novembre 2006 @20h03   « »

    "Realism and Pragmatism’ to Pentagon". On pouvait lire une appréciation aussi élogieuse dans un encadré du quotidien Le Monde daté du 9.11.2006 (je cite) : Robert Gates, un leader équilibré et solide. Ainsi intitulée sans les guillemets, on pouvait considérer l’appréciation comme étant personnelle. En fait le contenu de l’article nous apprend que ces mots sont du président americain.

    Le journal francais de "référence" a eu recours a ce curieux procédé le lendemain (10.11.2006). Je cite : 150 000 Irakiens tués depuis l’invasion du pays. (toujours sans les guillemets). En lisant l’article on apprend qu’il s’agit « des chiffres du ministère de la santé à Bagdad. » et également que « Ces chiffres sont loin du bilan publié en octobre par la revue médicale britannique The Lancet, qui a fait état de la mort de quelque 655 000 Irakiens, dont 600 000 de mort violente, entre mars 2003 et juillet 2006, une estimation jugée peu crédible et exagérée par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et les dirigeants irakiens. »

    Dans l’édition datée du 9.11.2006, on pouvait néanmoins également lire : « Un ancien directeur de la CIA controversé », un compte rendu cette fois personnel.

    Ou est ce que je veux en venir ? A ce qu’a déclaré le 4 novembre 2004, Paul Krugman, éditorialiste du New York Times, au Nouvel Observateur : « L’approche pseudo-équilibrée des médias, en particulier, me fait hurler. J’ai coutume de blaguer en disant que si Bush affirmait que la terre est plate, les journaux titreraient le lendemain : « Forme de la terre : les vues divergent ». » (Merci aux citations de http://www.peripheries.net)

  • permalien
    11 novembre 2006 @21h12   « »
    Tensions entre Paris et Tel-Aviv autour du Liban

    Honnetement Monsieur Gresh, pour nous Libanais, du moins ceux de "l’opposition", ces "tensions" ne sont rien de plus que des rodomontades parisiennes, de la poudre aux yeux ayant pour vocation de servir comme garantie pour l’avenir. Croyez moi, ici personne n’est dupe. Nous avons bien compris que nous ne pouvions compter que sur nous memes.

    Avec toute ma trés sincère admiration.

    Le banlieusard.

  • permalien Ana :
    11 novembre 2006 @22h17   « »

    "Faire pression sur Israël ? Pourquoi demander aux Etats-Unis de le faire, alors même que la France et l’Union européenne se contentent de faire pression sur les Palestiniens, c’est-à-dire la partie la plus faible, en imposant des sanctions ? ", écrit Alain Gresh avec raison.

    Le monde se tait tandis que des fascistes rejoignent le gouvernement israélien , par Ali Abunimah.

  • permalien Ahmad :
    11 novembre 2006 @22h34   « »

    salam,mr gresh a tout à fait raison,l’union européenne n’a pas a donné à éxigé des états unis un changement vis à vis du conflit universel(comme l’appel étienne balibar) au moyent orient,car elle partique la mème politique,avec l’hypocrisie en plus.Les politiques français de se coté la(a part quelque uns)sont d’une complicité terrifiante,mrRoccard vient de dire(sur tf1) que mr Strauss khan avait l’autorité pour la scène internationnal(mr roccard parlait précisement du conflit au moyen orient),hors lorsque l’on sait le lein de strauss kahn avec israel,lui qui ne se lève pas un matin sans se poser la question de savoir se qu’il pourrait faire pour israel,lui que l’on retrouve dans les manifestation avec les plus sionniste les plus fanatiques(comme bhl,finkelkhraut,gluksman..........).Strauss kahn n’a rien a envier à mr Sarkozy en matière de soutien à l’état sionistes,mr sarkozy qui rappelons le n’avai pas hésiter a faire venir d’israel des responsables de la police israelienne pour le conseiller suite aux émeutes en france en 2005.On pourrait étendre aux niveau européen,la question,par exemple à mr solana,qui pratiquait l’autocensure d’un rapport critiquant sévèrement israel,bien sur ici il ne s’agissait d’atteinte a la liberté d’expression,c’est pour cela surement que la majorité des médias français et surtout le monde dirigé par l’ami de bhl(jeanmarie colombanie),la défense de la liberté d’expression est décidement très lié aux intérets dans l’union européenne,et prend bien souvent la marque de la lacheté,quand il s’agit de la défendre face à dautres que les musulmans qui n’ont pas de grand recours aux médias en europe,mais ils ne sont pas les seusl d’ailleurs.salam

  • permalien K :
    11 novembre 2006 @22h58   « »
    Un Etat palestinien ?

    Nancy Pelosi (en réaction à un livre de l’ancien président Américain J. Carter, dont le titre résume bien le contenu : Palestine : Peace, Not Apartheid) : « Il est erroné de suggérer que le peuple juif pourrait soutenir un gouvernement en Israël ou n’importe où ailleurs qui institutionaliserait une oppression basée sur des critères ethniques, et les Démocrates rejettent vigoureusement cette affirmation. »

    Traduction : Nidal.

    Voir en ligne : Democratic leaders : Carter wrong on Israel

  • permalien
    11 novembre 2006 @23h37   « »

    En complément à l’article proposé par Ana, voir aussi celui de Michel Warschawski ou il nous est expliqué que « toutes les normes et conventions des 50 dernières années sont caduques. »

    Voir en ligne : Les néo-barbares

  • permalien Pierre :
    12 novembre 2006 @06h04   « »
    Etats-Unis vs Europe ?

    En attendant de vraiment comprendre ce qui se trame contre elle au M-O, l’Europe réagit avec un violence inouïe : "Nous invitons fermement à choisir la diplomatie préalable de préférence à l’attaque préventive. "

    Enfin quand je dis l’Europe, je devrais dire certains européens, pour qui il n’y a pas de place pour le doute : "Nos intérêts à long terme dans cette région sont liés à la marche de la liberté et de la justice ainsi qu’à la propagation d’économies de marché viables dans cette partie du monde.", car pour d’autres européens, à qui les faits donnent dramatiquement raison,, "C’est aussi une guerre contre l’Union Européenne".

  • permalien Pierre :
    12 novembre 2006 @09h07   « »

    On peut dire que le message du peuple étasunien a été reçu 0/20!

    Les Etats-Unis ont opposé leur veto à une résolution condamnant Israël

    Encore une leçon de démocratie conceptuelle pour ces machos de palestiniens !

    Espèrons que la réponse sera reçu 20/20 par les idéalistes!

  • permalien Vvolodia :
    12 novembre 2006 @10h49   « »

    Pierre, votre source (l’une) " El periódico, 11-9-2000" ; aussi, 2003.

    est un peu vieillot, non ? 1 ans, c’est un siècle !!

  • permalien
    12 novembre 2006 @10h53   « »

    "Samedi, le président palestinien Mahmoud Abbas a fait état d’une "grande avancée" dans les discussions entre le Hamas et le Fatah. Il espère que le nouveau gouvernement "verra le jour avant la fin du mois"."

    "l’incontournable" hamas (terme utilisé par Le Monde) reconnaîtra-t-il Israël ? Ce serait une grande avancée vers la paix.

  • permalien Ana :
    12 novembre 2006 @11h09   « »

    Nancy Pelosi : démocrate, femme et... intégriste pro-israélienne.

    Je vous fais aussi le pari qu’aucun de nos médias n’évoquera les positions de cette gentille gauchiste sur la politique israélienne. Ça n’est pourtant pas rien, surtout lorsqu’on parle de la « politique irakienne » à tout bout de champ.

    En mai 2005, Nancy Pelosi donne un discours remarqué devant l’AIPAC (le lobby israélo-américain) :

    « Il y a ceux qui affirment que le conflit israélo-palestinien est entièrement dû à l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza par Israël. C’est un non-sens absolu. En vérité, l’histoire du conflit n’a jamais été au sujet de l’occupation, et ne l’a jamais été : elle ne tourne qu’autour du droit fondamental d’Israël à exister... Les États-Unis soutiendront Israël maintenant et pour toujours. Maintenant et pour toujours. »

  • permalien Ana :
    12 novembre 2006 @11h14   « »

    Nancy Pelosi : démocrate, femme et... intégriste pro-israélienne

    (suite, avec un lien qui fonctionnne, cette fois)

    En juillet 2006, en plein massacre des Libanais par les Israéliens, Nancy Pelosi a passé le communiqué de presse suivant :

    « La critique par le premier ministre irakien Malaki du droit d’Israël à se défendre est inacceptable. À la Maison blanche ce matin, M. Malaki n’a pas retiré ses commentaires sur Israël et, à nouveau, n’a pas critiqué le Hamas et le Hezbollah pour leurs activités terroristes. À moins que M. Malaki ne désavoue ses commentaires critiques à l’égard d’Israël et ne condamne le terrorisme, il serait malvenu de l’honorer par une session conjointe du Congrès. »

  • permalien Pierre :
    12 novembre 2006 @11h57   « »

    Vvolodia,

    Si on veut comparer la qualité des cartomanciennes, il vaut peut-être mieux laisser passer le temps non ?

    L’avantage du net, c’est aussi de pouvoir revenir en arrière.

    Comment expliquez vous que la thèse d’Eduardo Núñez, qui a été si clairvoyant sur le pétrole (entre autre) ait été "oubliée" au seul profit du discours sur la guerre des civilisations ?

    A ce propos je vous invite à visiter ce site tout nouveau, d’une pauvre victime collatérale de la guerre des civilisations.

    Je suppose qu’il n’y a pas de version arabe, parce que ça ne les regarde pas...

  • permalien Fred :
    12 novembre 2006 @12h36   « »

    Assez d’hypocrisie Vvolodia, chacun sait depuis longtemps que le Liban, affaiblit par des années de conflit imposées par son voisin agressif est dans l’incapacité de désarmer brusquement et du jour au lendemain la milice du Hezbollah, sauf à déclencher une nouvelle guerre civile qui achèverait d’anéantir le Liban. Imposer une telle condition et en exiger son exécution immédiate n’est donc qu’une manipulation de plus de la part de l’Etat Hébreux pour provoquer l’implosion du Liban, ou, pire encore, pour se justifier par avance du non respect de ladite résolution et, in fine, se donner des « raisons » de déclencher un nouveau massacre.

    Désolé Vvolodia mais j’ai bien peur que votre pays soit en passe de perdre définitivement son âme.

  • permalien K :
    12 novembre 2006 @12h49   « »
    George W. Bush

    Edito du Monde 11.11.2006 : « Sortir de l’Irak : « Le président [Bush] est connu pour avoir des convictions. En se séparant de Donald Rumsfeld, il a montré qu’il avait une grande flexibilité tactique. » cela s’appelle de "l’approche équilibrée"

  • permalien Vvolodia :
    12 novembre 2006 @13h14   « »

    vous ne comprenez pas le français ?

    Paragraphe 14 "14. Demande au Gouvernement libanais de sécuriser ses frontières et les autres points d’entrée de manière à empêcher l’entrée au Liban sans son consentement d’armes ou de materiel connexe et prie la Finul, comme elle y est autorisée au paragraphe 11, de prêter assistance au Gouvernement libanais sur sa demande ;"

    prêter assistance au gouvernement libanais.....c’est le rôle de la finul ; pas seulement d’attendre que l’ONU crache au bassinet pour entretenir des troupes sur terre, en mer, et se glorifier de rien du tout. Je vous signale aussi que la syrie a occupé le liban quelques années, quand même, et que l’état de pauvreté du Liban est de leur faute ; ils ont joué le rôle de doriphores sur le peuple libanais, les libanais chrétiens vous le diront tous.

  • permalien Bipède effronté. :
    12 novembre 2006 @14h28   « »
    APRES LE FIASCO VIENDRA BIENTÔT LA DEBACLE

    Saddam n’est pas « jugé » et condamné pour avoir tué des Irakiens ici ou là. Pour le genre humain bien accompli en Occident et surtout aux USA, et qui mène la danse en Irak et partout ailleurs dans le monde, tous les Irakiens ne valent pas mieux que le reste des bipèdes à visage humain, persécutés et massacrés au jour le jour en Palestine et par intermittence au Liban.

    Le tribunal qui juge Sddam, est un simple paravant pour bien humilier ce sacré bipède pour avoir oseé commettre le sacrlège de lancer en 1991 des Skuds sur les êtres humains en Palestine qui sont de surcroît élus de dieu.

    Et selon des analyses crédibles, le 11 septembre 2001 est loin d’être l’oeuvre des bipèdes à visage humain. Cet événement et tout ce qui s’en est suivi n’étaient au fait qu’un diabolique et laborieux stratagème pour conduire les USA via l’AIPAC et consorts à atterrir en Irak et venger l’offense infligée aux enfants élus de dieu en Palestine en 1991.

    Mais les bipèdes qui croient avoir ausssi une dignité à défendre n’en demandaient pas mieux. Comme en Algérie avec les français, ils ont soif d’en découdre avec l’ennemi qui est venu jusque chez eux et ils ne s’en privent pas. Et ils ne veulent pas que la partie finisse de citôt, car la rancoeur est immense. Ils signifient alors à l’adversaire de choisir le terrain de la partie. Ils lui offrent le choix de la continuer en Irak ou de la poursuivre aux USA en cas de fuite. C’est pourquoi Bush qui est bien renseigner crie à qui veut l’entendre : "Si nous quittons l’Irak, ils nous poursuiveront jusqu’ici chez-nous"

    Avec Ramsfild ou tout autre le mal est déjà fait juste pour satisfaire par l’arnaque la soif de vengence des fils élus de dieu. Les USA connaissent déjà en Irak le fiasco à l’instar de celui de l’ex-Union Sovietique en Afghanistan. Et ce qui les attend tôt ou tard c’est la même débacle qui mettra un terme à l’arrogance de cette insolente puissance au monde.

    Fuira alors l’Irak avec toute l’armée US, toute l’élite « au pouvoir » aujourd’hui. Et si d’ici là, Saddam n’est pas exécuté, il se verra libéré et repporté au pouvoir avec triomphe. Les chïte de Djil craint déjà des représailles. Par prudence et juste hier une bonne partie de la bourgade est sortie manifester contre la condamnation de leur bourreau d’hier.

    Après cette débacle sûre des USA en Irak, et comme chez les moujahidines en Afghanistan, il y aura alors une lutte intestine pour le pouvoir entre les différents mouvements de résistance actuels. Et à l’instar du Pakistan avec les les taliban c’est l’axe Téhéran-Damas qui tranchera pour un régime ami en Irak.

    Avec ce déclin de la puissance des USA, commencera alors le début de la fin de l’entité sioniste dans la région.

    J’arrête, parce que c’en est trop pour un bipède censé être assez bête pour réfléchir et prédire un quelconque avenir.

  • permalien K :
    12 novembre 2006 @15h49   « »
    Tensions entre Paris et Tel-Aviv autour du Liban

    A Pierre (qui a comparé quelque part le hezbollah au tsahal actuel) et Fred (« chacun sait que le Liban, affaibli est dans l’incapacité de désarmer brusquement et du jour au lendemain la milice du Hezbollah »).

    Messieurs, permettez moi de vous dire :

    1) que vous avez une connaissance trés imparfaite de "l’échiquier" Libanais. Au liban, la plaie du sectarisme fait que du moment ou une zone menacée ne concerne qu’une seule des communautés, les autres s’en soucient comme d’une guigne. Cet execrable systeme communautaire fait que la communaute concernee ne peut compter que sur elle meme pour defendre "son" territoire. Or les zones principalement menacées par israel sont les zones de la communauté à laquelle appartient le Hezbollah.

    2) Du fait de l’absence d’un véritable Etat au Liban, et du silence complice de l’ONU, et sachant comme le fait remarquer Fred que « le Liban [est] affaibli par des années de conflit imposées par son voisin agressif » la « milice » du Hezbollah ne peut etre considérée que comme un mouvement de résistance, au meme titre que les resistants Français de la deuxieme guerre mondiale. Les violations du territoire Libanais et autres enlèvements par tsahal existaient bien avant que le hezbollah n’enlève les soldats israeliens. La violence de la riposte israelienne montre bien l’extraordinaire sentiment de totale impunité de tsahal.

    3) Je vous invite a (re)lire « Comment perdre la guerre contre la terreur - 2ème partie Remettre la victoire aux extrémistes » (voir le lien donné par N.Ghys) : « En réalité, les accords politiques ont rarement été précédés par un désarmement. »

    Bien a vous.

  • permalien K :
    12 novembre 2006 @16h31   « »

    Bipède effronté vous devriez plutot signer takfiriste benladeniste, ce serait plus juste.

  • permalien
    12 novembre 2006 @18h22   « »

    "La violence de la riposte israelienne montre bien l’extraordinaire sentiment de totale impunité de tsahal."

    tout à fait. Et ce n’est pas fini.

    Bipède effronté, les islamistes du forum ne vous apprécie pas à votre juste valeur. Pourtant vous ne faites que dire la vérité, Saddam est vraiment quelqu’un de bien.

    Quand au soi-disant communautarisme du Liban....laissez moi rire. Pourquoi les chrétiens massacrés à Damour auraient-ils pitié de leurs bourreaux ? ils jubilent !

    massacre à Damour

  • permalien Abdeloum :
    12 novembre 2006 @18h36   « »
    apres Rumsfeld, l’équipe Bush père.

    Que cache la réhabilitation de l’équipe Bush père aux côtés de petit* Bush ?

    en dehors du fait que cela fait penser à la prise du pouvoir états-uniens par un clan de mafieux , depuis l’arrivée de la clique Bush. Une famille qui tape dans la caisse et qui se sert du pouvoir quand ca l’arrange pour refaire le monde à leur manière.(ou le défaire).

    Quelle leçon démocratique !!!

    * petit Bush mais énormes boulettes.

  • permalien Pierre :
    12 novembre 2006 @19h07   « »

    Non K, je n’ai pas comparé le Hezbollah à Tsahal, mais l’inverse.

    Je reconnais que c’était une interrogation plutôt provocatrice de ma part, qui essayait de traduire l’impression d’un conflit entre Tsahal et le Hezbollah en dehors de toute considération de l’intéret d’Israel et du Liban.

    Je m’interrogeais sur le comportement de Tsahal au moment du cessé le feu et de son comportement actuel vis à vis de la finul et à Beit Hanoun, et me demandait si on ne pouvait pas suspecter Tsahal comme le Hezbollah et comme le Hamas, d’utiliser les israéliens comme bouclier humain en hypothéquant gravement l’avenir d’Israel.

    Mon inquiétude est la même que celle des israéliens : Les Israéliens demandent des comptes.

    Sur le morcellement du Liban (c’est vrai que je suis loin d’être un spécialiste, mais qui l’est?) j’ai déclaré plusieurs fois sur ce blog qu’il était le fait des administrateurs anglais et français et avait été voulu pour rendre les états (aussi le Syrie, la Jordanie et l’Irak) ingouvernables et que la réponse dans certain cas avait été la création de gouvernements autoritaires.

    Je suspecte aussi le "redéploiement" de l’administration Bush, de n’être rien d’autre que la destructions des états-nations et la reconstitution des provinces ottomanes (mais là je délire?)

    Amicalement.

  • permalien K :
    12 novembre 2006 @20h33   « »

    Pierre c’est egalement par esprit de provocation que j’ai inverse. Ceci dit Israel n’est pas du tout comparable au Liban. Les juifs sont (etaient) tous derriere leur gouvernement, alors que les dissensions communautaires sont la regle au Liban. Amicalement.

    Quant a l’anonyme, Les pensées de bipede effronte reflètent les siens comme « Les pensées d’ Ousama Ben Laden reflètent celle des takfiris americains ». (The politics of indignation). La boucle est bouclee, les deux extremes se rejoignent egalement dans ce blog. Egalite parfaite, un partout.

  • permalien Yann :
    12 novembre 2006 @20h38   « »

    Site officiel de l’ancienne présidente du Parti démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi (nouvelle présidente de la Chambre des représentants depuis la victoire des démocrates) http://democraticleader.house.gov/press/releases.cfm?pressReleaseID=999

    23 mai 2005

    "Il y a ceux qui soutiennent que le conflit israélo-palestinien est entièrement dû à l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. C’est absolument faux. En fait, l’histoire du conflit ne provient pas de l’occupation et n’a jamais rien eu à voir avec cette dernière : elle provient du droit fondamental d’Israël à exister. La plus grande menace au droit d’Israël à exister, prospectivement d’une violence dévastatrice, vient maintenant d’Iran. Depuis trop longtemps les dirigeants des deux partis politiques aux Etats-Unis n’ont vraiment pas suffisamment fait face aux Russes et aux Chinois qui ont ravitaillé l’Iran qui se jetait à corps perdu dans la technologie nucléaire et la technologie des missiles. La prolifération représente un danger évident pour Israël et l’Amérique. Doit y faire face une coalition internationale anti-prolifération avec un engagement et une coalition tout aussi forts que l’est notre engagement dans la guerre contre le terrorisme. (...) Selon les paroles d’Isaïe, nous serons pour Israël comme un abri contre le vent et un refuge contre la tempête, comme des courants d’eau dans un lieu desséché, comme l’ombre d’un grand rocher dans une terre altérée. Les Etats-Unis sont aux cotés d’Israël, aujourd’hui et à jamais. Aujourd’hui et à jamais."

  • permalien Bipède effronté. :
    12 novembre 2006 @22h56   « »
    BIPEDE ! SOUFFRE ET MEURT SANS PARLER ? SINON TU ES UN...

    Pour nous dénier notre appartenance au genre humain, les hommes bien accomplis en Occident nous collent les étiquettes qu’ils inventent pour nous dénier également le droit à la parole. Il suffit de désigner un bipède à visage humain de takfiri ou d’islamiste ou d’intégriste ou de fondamentiliste pour repousser d’un revers de main tout ce qu’il dit et se dispenser ainsi de répondre à son argumentation par du tac au tac.

    Tout bipède agressé jusque chez lui, qui se voit persécuté et massacré et qui ne fait que se défendre est pour l’homme bien accompli, de la tribu de son agresseur en Occident, soit un horrible islamiste ou un dégoûtant takfiri ou un hideux intégriste ou un sale baatiste ou un goujea beladeniste ou un pro syrien ou pro iranien ou pro diable ou tout ce qu’on a décidé de qualifier comme démoniaque dans les médias en Occident. C’est qu’il y a une usine « académique » spécialisée dans la fabrication des étiquettes pour les bipèdes effrontés. Et pour telle ou telle étiquêtte collé au front de tel ou tel bipède effronté il se voit condamné à être privé de son droit à la parole. L’exemple archétype d’un tel bipède est Tariq Ramadan. Lui, il a entre autres, l’étiquette de frères musulmans Et la chaîne Al-Jazeera est prise en grippe en Occident pour avoir entre autres dérogé à cette sacrée règle.

    Quant aux êtres humains bien accomplis en Occident et agresseurs de ces bipèdes, se qualifient eux-mêmes de libres et de civilisés et s’octroient pour cela le droit de faire ce qu’ils veulent sur cette terre sans jamais avoir à en rendre compte à quiconque. C’est ainsi que quoiqu’ils fassent, il n’est jamais question à leur sujet ni de judaïstes quand ils spolient la terre des autres en Palestine au nom du judaïsme qui en fait des prétendus élus de dieu ; ni de christianistes quoique leur chef suprême à la maison « blanche » qualifie de croisades son agression contre les bipèdes musulmans en Irak et en Afghanistan.

    K. Ta tribu qui ne croit qu’à la raison et la logique de la force et en use à souhait, t’as déjà donné tous les droits sur les bipèdes comme moi. Qualifie moi donc de ce que tu veux pour me faire taire.

  • permalien Vvolodia :
    12 novembre 2006 @23h04   « »

    le hezbollah veut s’emparer du Liban

    "Le camp de la majorité parlementaire a saboté le dialogue parce qu’ils ne veulent pas d’une large participation libanaise au gouvernement et qu’ils veulent monopoliser les décisions dans ce pays. C’est une chose devant laquelle nous ne pouvons rester passifs", a dit M. Kassem.

    Interrogé sur l’éventualité de manifestations de rue, il a répondu : "Je peux dire que cette campagne sera variée et efficace. Descendre dans les rues est un pas important que feront le Hezbollah et ses alliés."

    Les dirigeants du courant antisyrien ont promis des contre-manifestations au cas où le Hezbollah voudrait porter la crise dans la rue, ce qui fait craindre des violences à un moment de montée des tensions entres sunnites et chiites.

    et ne venez pas nous raconter que c’est la faute des juifs, merci.

    les syriens ont été viré par la grande porte, ils vont rentrer par la petite ; cela risque de poser problème à Israël, et cela rappelle l’allemagne d’Hitler qui envahit la Tchecoslovaquie avec la complicité des européens morts de trouille. Ils n’ont pas changé, et Chirac qui se posait en défenseur du Liban ne sera peut être plus là pour le défendre.

  • permalien Ana :
    12 novembre 2006 @23h43   « »

    "Le départ de Donald Rumsfeld du ministère américain de la défense est sans aucun doute la conséquence de l’impopularité de la guerre en Irak, dont il a été l’architecte principal. Son remplacement par Robert Gates, un ancien de la CIA, marquera-t-il pour autant un tournant ? ou un infléchissement ? ou une simple continuité ?" - Alain Gresh.

    Robert Gates, « équilibré et solide », mais un peu barbouze sur les bords.

  • permalien saintyves :
    13 novembre 2006 @03h07   « »
    Que craignent les Politiques pour evoquer toujours La SECURITE D’ISRAEL

    BONJOUR A TOUS

    - Pierre a ecrit :

    « …et me demandait si on ne pouvait pas suspecter Tsahal comme le Hezbollah et comme le Hamas, d’utiliser les israéliens comme bouclier humain en hypothéquant gravement l’avenir d’Israel. »

    il y a matière à suggestion d’amalgamme, entre bourreau et victime, d’une part, de l’autre c’est, à mon humble avis l’avenir des populations plestiniennes qui est vraiment inquietant, les massacres se suivent et se ressemblent, IMPUNITE D’ISRAEL, hier encore VETO AMERICAIN humiliant à l’ONU

    - Aujourd’hui DeVillepin a déclaré devant l’assemblée générale du Congrès juif mondial (CJM), :

    « …nous somme intransigeant sur la sécurité d’Israel »

    - Nancy Pelosi donne un discours remarqué devant l’AIPAC (le lobby israélo-américain) :

    « ... Les États-Unis soutiendront Israël maintenant et pour toujours. Maintenant et pour toujours » Par ana

    - Il y a quelques jours dans leur intervention dans un débat télévisé les trois Ténor du PS Fabius D.Strauss-Kahn, Sigolene ont tous déclaré

    être intransigeant sur la sacro-sainte sécurité d’Israel

    Tout l’occident se souci de « l’avenir d’Israel » ou de la « sécurité d’Israel » Quant aux « sous Bipèdes Effrontés » de Palestiniens, qui ont vraiment besoin de protection par la communauté internationale, contre les criminels de guerre Israéliens, C’est l’ignorance totale ; Je vais finir par croire à la THERORIE du COMPLOT je trouve que c’est la seule explication plausible d’une telle prise de position, la crainte d’etre taxé d’antisemite entre dans le meme ordre d’idée.

    « La Cisjordanie est une éponge, les Palestiniens sont enfermés dans les trous de cette éponge, chaque trou étant un camp de concentration. Et l’essentiel de la Cisjordanie, c’est-à-dire tout ce qu’il y a autour des trous, est contrôlé par Israël. C’est à partir de cet ensemble de trous et de ce gigantesque camp de concentration nommé Gaza qu’on prétend envisager de construire un "État" "palestinien" ? »

    http://perso.orange.fr/do/ag/852.htm

    - JP Sartre baissait culotte en déclarant

    (« Je ne peux pas soutenir la politique de l’État d’Israël mais je ne peux pas non plus m’élever contre elle car alors je me retrouverais dans le camp détestable des antisémites » )

    Que peut-on espérer d’un Glucksmann, d’un Lévy, d’un Finkelkraut, etc. ?

    Le grand écrivain juif marocain, Edmont Omran El Maleh a ecrit

    « Il est étonnant que personne n’ait osé entreprendre, au delà des critiques du régime israélien, une analyse philosophique des bases racistes du sionisme. Raciste, parce que la patrie par le sang, l’exclusion des non juifs et, dans la foulée, l’expansionnisme territorial, la terreur, la violation des lois internationales. »

    Voir en ligne : Le Procès de l’AIPAC

  • permalien Pierre :
    13 novembre 2006 @08h38   « »

    Saintyves, je suis d’accord avec vous :

    Si on s’occupait autant de la sécurité des israéliens que de la sécurité d’Israel, l’air serait plus respirable.

    Vous avez mis le doigt sur l’amalgame des amalgames, d’un côté des principes, de l’autre des êtres humains.

    Dès qu’on s’écarte des principes et qu’on se préoccupe des hommes, les tensions se relâchent : Le Hamas accepte une proposition arabe de conférence de paix avec Israël.

  • permalien Vvolodia :
    13 novembre 2006 @09h31   « »

    une conférence avec les israéliens ? ces derniers ne sont pas au courant. Et le Hamas n’a pas pour autant déclaré qu’il reconnaissait Israël. Ou le droit d’Israël a exister.

  • permalien Pierre :
    13 novembre 2006 @09h45   « »

    Vvolodia, il faudrait expliquer ça au Hamas, visiblement, ils ne sont pas au courant.

    Tant que durera la vacance du pouvoir en Israel, le Hamas ne prendra pas de risque à se montrer conciliant.

  • permalien Yann :
    13 novembre 2006 @11h59   « »
    Comment une famille de Beit Hanoun a été détruite (Amira Hass)

    in Haaretz, 13/11/2006 : http://www.haaretz.com/hasen/pages/ShArtVty.jhtml?sw=amira+hass&itemNo=786928

    Amira Hass cite un membre de la famille :

    "De quelle sorte d’erreur s’agit-il, si 10 obus frappent l’un après l’autre, en tuant des personnes dans leur lit ? Pas un seul de ces obus n’est une erreur. (...) Avigdor Lieberman a dit qu’Israël devait agir comme Putin en Tchetchénie. Il vient juste d’entrer au gouvernement et ils ont immédiatement commencé à faire ce qu’il a dit."

  • permalien Abdeloum :
    13 novembre 2006 @13h49   « »

    Je voudrais vraiment saluer l’intelligence et l’intégrité inégallable du Hizbollah et du Hamas, deux résistences seules contre presque tous.

    Nous lisons : Le Hizbollah veut s’emparer du Liban.

    Et pourquoi pas ? du moment qu’il le fasse de manière démocratique.C’est d’ailleur ce qui est en train de se passer. Des ministres démissionnent. et alors ? Ils vont manifester dans la rue leur désaccord ; et alors ?

    Je lis par la suite un internaute : " et ne venez pas nous raconter que c’est la faute des juifs, merci" . Mais ou est la faute ? Quelle faute dérange Israel ? Des ministres élus démissionnent ? Une manifestation dans les rues du Liban ?

    Le Hamas , après tous ces coups dans le dos, réagi avec un discernement exemplaire. Hassan El Benna disait : soyez comme un arbre ! on lui jette des pierres et il nous renvoi des fruits. Hanyah élu démocratiquement décide de faire de la place et une fois de plus le Hamas tend la main à ce bourreau d’Israel pour faire cesser le feu. Ce qu’Israel a toujours refusé.

    Pendant ce temps, pendant que le Hizbollah et le Hamas grandissent en popularité, force et détermination, Olmert voltige en fracas chez son bailleur Bush pour bien s’assurer de sa complicité, après les élections, pour un lobby sioniste encore plus fort, un lobby que certains ici, rechignent encore à croire.

  • permalien Pierre :
    13 novembre 2006 @14h10   « »
  • permalien
    13 novembre 2006 @17h43   « »

    Abdeloum : « Des ministres démissionnent. et alors ? » Comment?, n’êtes vous pas au courant ? la démission est désormais considérée comme un acte terroriste! Amicalement.

  • permalien Abdeloum :
    13 novembre 2006 @17h44   « »
    Humour avec Rumsfeld

    Si je puis me permettre, je n’ai pas pu me retenir.

    Voir en ligne : Cliquer sur la vidéo de Rumsfeld en bas.

  • permalien
    13 novembre 2006 @18h31   « »

    moi non plus, je n’ai pas pu me retenir ! surtout que j’aime la musique...

  • permalien K :
    13 novembre 2006 @19h24   « »

    Tout le monde n’est pas de l’avis de Pelosi.

    « Le groupe de travail chargé de promouvoir une "Alliance des civilisations" entre l’Occident et le monde islamique [délégué par l’ONU] a présenté lundi au secrétaire général de l’Onu Kofi Annan des propositions mettant l’accent sur la nécessité de résoudre le conflit israélo-palestinien. »

    "La question israélo-palestinienne est devenue un symbole clé du fossé entre les sociétés occidentales et musulmanes et reste une des menaces majeures pour la stabilité internationale"

    Voir en ligne : Proche-Orient : l’"Alliance des civilisations" pour une solution urgente

  • permalien Yann :
    13 novembre 2006 @20h46   « »
    Histoire impériale du Moyen-Orient en 90 secondes

    Qui a conquis le Moyen-Orient au cours des évènements mondiaux ?

    Voir, sur une carte, 5000 ans d’histoire en 90 secondes... (une fois sur le site, cliquez sur "Play" pour démarrer l’animation)

    Merci à Philippe Rekacewicz pour ce lien (et les nombreux autres) trouvé sur son nouveau et formidable blog, Visions cartographiques.

  • permalien K :
    13 novembre 2006 @22h12   « »
    Traduction de "Dans le Nouveau Moyen-Orient, une vieille amitié à l’épreuve"

    Article de STEVEN ERLANGER correspondant en chef du Times à Jerusalem, paru aujourd’hui dans le New York Times. Il s’agit de l’« amitié » israélo-américaine. Titre original : “In New Middle East, Tests for an Old Friendship”

    « Même avant les élections américaines, une circonspection rampante était apparue dans l’amitié intime entre Israel et les Etats-Unis. La guerre d’été au Liban a soulevé des questions à Washington au sujet de la compétence du premier ministre Ehoud Olmert. À Jérusalem, une inquiètude était apparue au sujet de l’approche américaine du probleme Iranien.

    En théorie, les deux pays partagent la meme vision d’un Moyen-Orient moderne dans lequel un Israel prospère serait accepté par ses voisins. Mais les Israéliens sont rétifs a la vision qu’embrasse le Président Bush d’un changement régional par la promotion de la démocratie arabe. Ils voient ses efforts comme naïfs et contreproductifs, parce qu’ils amènent des Islamiste et des clients iraniens au pouvoir.

    Bien qu’Israel ait été reconnaissant de voir Saddam Hussein renversé, les fonctionnaires ici [en Israel] se sont longtemps concentrés sur ce qu’ils considèrent comme étant un souci beaucoup plus grand : empêcher l’Iran d’avoir des armes nucléaires. Ils disent que les politiques américaines qui ont autorisé en Irak les milices soutenues par l’Iran ont été contraires aux intérêts d’Israel.

    Ce souci sera exprimé par M. Olmert en arrivant à la Maison Blanche lundi [13.11.2006]. Et maintenant le virage Démocratique [du parlement Américain] fait craindre que l’Administration, dont l’approche musclée vis a vis du terrorisme islamiste et de l’Iran avait rempli d’aise ici, s’orientera plus vers le compromis. Le Président Bush a choisi comme nouveau secrétaire a la défense M. Robert Gates, qui dans le passé a fortement critiqué le refus de l’Administration de s’engager dans le dialogue avec l’Iran.

    La défaite du parti de M. Bush, « probablement le président le plus amical nous ayons jamais eu, » a dit Zalman Shoval, un ancien ambassadeur israélien à Washington, « souléve des interrogations concernant la capacité de l’administration à favoriser ses objectifs diplomatiques et de sécurité. » »

  • permalien K :
    13 novembre 2006 @22h19   « »
    Suite traduction de "Dans le Nouveau Moyen-Orient, une vieille amitié à l’épreuve"

    Que ce soit dans la guerre ou la paix, la plupart des Israéliens disent n’avoir qu’un seul vrai allié dans le monde, les Etats-Unis. Le lien est extraordinairement étroit, particulièrement depuis le 9/11 et le début de la campagne contre le terrorisme. Mais Israel est hanté par le spectre de l’Iran détentrice de l’arme nucléaire, en dépit de sa propre force de dissuasion nucléaire. L’Iran a réclamé la destruction d’Israel, ignoré les Nations Unies en continuant à enrichir de l’uranium, et vient juste d’annoncer qu’il vient d’acquérir un nouveau missile de longue portée.

    « Beaucoup d’Israéliens estiment que le monde libre mené par les États-Unis fait face à une situation semblable a celle qui a prévalu dans l’Europe des années 30, quand ils sont restés passifs devant le réarmement du Reich nazi, » a dit Yuval Steinitz, un membre du comité parlementaire aux affaires étrangères et de sécurité. « Personne ne pouvait prévoir la catastrophe mondiale survenue 10 ans après, et ce peut être identique avec l’Iran. »

    M. Bush dit que sa position sur l’Iran est inchangée : il n’acceptera jamais une Iran détentrice de l’arme nucléaire. Pourtant les Israéliens se sont montrés de plus en plus impatients quant a l’approche de Bush, en voyant récemment la tendance à retarder la confrontation par d’autres négociations. Ils s’inquiètent qu’en raison de la capacité de l’Iran d’enflammer plus encore l’Irak, M. Bush soit hésitant a prendre toute mesure qui pourrait mener à la confrontation. Et les Israéliens sont inquiets des concessions qu’une administration, cherchant à établir une alliance anti-Iranienne dans le monde arabe, pourrait leur demander sur la question palestinienne afin de soutenir cette alliance.

    Aussi bien le Hezbollah au Liban et le Hamas dans les territoires palestiniens sont armés, radicaux, soutenus par l’Iran et promettent la destruction d’Israel. Et chacun a été renforcé et légitimé par les élections que M. Bush a exigées, et la guerre de l’été d’Israel a impliqué de les combattre tous les deux.

  • permalien K :
    13 novembre 2006 @22h25   « »
    Suite traduction de "Dans le Nouveau Moyen-Orient, une vieille amitié à l’épreuve"

    « Liban : les pressions de la guerre

    Toutes ces tensions ont été intensifiées par la guerre contre le Hezbollah, entraînée par la capture de deux soldats israéliens, et la critique générale de la tactique israélienne au Liban.

    À la mi- guerre, le 30 juillet, la secrétaire d’état Condoleezza Rice était à Jérusalem, indiquant au ministre israélien de la défense, Amir Peretz, son souci concernant le massacre de civils. M. Peretz a écouté mais n’a pas indiqué ce qu’il savait : huit heures plus tôt Israël avait tué plus de deux douzaines d’entre eux dans le village de Qana.

    Quand un membre de sa délégation l’a mise au courant de la couverture télévisuelle massive des décès, Mme Rice a interrompu la réunion et a accepté la demande libanaise de ne pas se rendre a Beyrouth comme il était prévu qu’elle le fasse munie d’un document de résolution de cessez-le-feu. Elle a obtenu d’Israel l’acceptation d’un arrêt de 48 heures de la plupart des raids aériens qui, a son avis, avait été rompu en quelques heures.

    Toujours est-il que ce n’est que deux semaines plus tard que Mme Rice, le Président Bush et le vice-président Dick Cheney ont suggéré aux Israéliens que la guerre commencaient à miner les intérêts à long terme d’Israel. Même ainsi, M. Bush et ses aides n’ont pas exigé une cessation des hostilités, attendant plutot que les Israéliens arrivent a la même conclusion.

    Lui ayant été demandé dans une récente interview avec le New York Times si l’administration a dû obliger les Israéliens à arrêter leurs attaques, Mme. Rice a répondu par la négative. « Je n’étais pas allé donner aux Israéliens des conseils militaires, » a t- elle dit, ajoutant qu’elle « a eu beaucoup de sympathie pour ce dont s’occupaient alors les Israéliens. »

    C’était un autre exemple de l’intime relation et de la patience de Washington avec Israel. »

  • permalien K :
    13 novembre 2006 @22h30   « »
    Suite traduction de "Dans le Nouveau Moyen-Orient, une vieille amitié à l’épreuve"

    « L’hésitation à la confrontation est mutuelle, a dit Yossi Alpher, un ancien négociateur qui anime un site Web favorisant le dialogue Israelo-Palestinien, sur bitterlemons.com. « J’aimerais que les chefs israéliens s’asseoient avec Bush pour une compréhension mutuelle, et qu’ils disent, `nous craignons, cher M. le président, que vos plans nous lèsent, qu’une partie de la témérité des Islamiste radicaux que nous combattons vient de votre décision de les affranchir,’ » a t-il dit. « Mais nous n’osons pas. »

    Israel, a t-il noté, a été fortement sceptique a propos de l’idée de favoriser la démocratisation des nations arabes où les seuls partis d’opposition organisés sont liés aux militants. Il est beaucoup plus sûr pour l’intéret d’Israel, des états stables, meme autocratiques comme la Jordanie et l’Egypte.

    Quand Mme. Rice « a regardé les destructions de Beyrouth et dit ce sont `les douleurs de l’enfantement du nouveau Moyen-Orient,’ je me suis tapi, parce que j’avais pensé que les hommes de Bush avaient appris leur leçon après l’élection du Hamas, » dit M. Alpher. « Pour qu’Israel garde le contrôle, nous avons besoin de plus de vieux Moyen-Orient, pas du nouveau Moyen-Orient. »

    Ces inquiétudes persistent en dépit de la fidélité de M. Bush. Comme la guerre du Liban l’a montré, M. Bush a été peu disposée à imposer le genre de contraintes que son père avait utilisé envers Israel, à faire pression pour engager le dialogue avec les Palestiniens dans le modèle de Bill Clinton ou même à la poussée Israel à faciliter l’agenda palestinien.

    Cela a satisfait plusieurs des partisans d’Israel, y compris ceux parmi la communauté des évangéliste les de plus en plus ouvertement et férocément pro-Israelienne, qui ont visité la Maison Blanche au moins une fois pendant la guerre du Liban pour exprimer leur souhait de permettre aux attaques aériennes contre le Hezbollah de demeurer inchangées.

    Comme le Président Bush se prépare à rencontrer le premier ministre Olmert, l’homme que la Maison Blanche a soutenu tout en en venant, en privé, a douter de son jugement politique et militaire, il y a des questions en Israel et à Washington au sujet de la façon dont les deux traiteront des désaccords potentiels au sujet de l’Iran et des Palestiniens. »

  • permalien K :
    13 novembre 2006 @23h38   « »
    Suite traduction de "Dans le Nouveau Moyen-Orient, une vieille amitié à l’épreuve"

    La menace d’un Iran nucléaire

    Les aides de Bush disent que les combats de Juillet et d’Août au Liban étaient plus importants qu’il n’y paraissait à cause de la relation du Hezbollah avec l’Iran.

    "Nous voyons cette guerre comme beaucoup plus qu’une simple guerre frontalière entre Israël et le Hezbollah", a dit R. Nicholas Burns, sous-secrétaire d’Etat pour les affaires politiques. " Il était clair depuis le tout début de ce conflit que l’Iran était derrière le Hezbollah, vu le financement et les missiles de longue portée qui ont tenu les israéliens otages. "

    “Israël et les Etats-Unis, aussi bien que plusieurs états Arabes, voient le même danger que nous », a-t-il continue, " un Iran qui étend son influence et essayant fondamentalement de déstabiliser le Moyen-Orient par l’intermédiaire de ses satellites."

    Mais les Israéliens s’inquiètent que M. Bush puisse hésiter sur l’Iran. « Notre grand souci est qu’ils attendront trop longtemps pour agir, après qu’il soit trop tard pour arrêter les Iraniens d’acquérir la connaissance leur permettant de construire une bombe, » a dit un officiel israelien de haut rang, qui n’etait pas autorise a parler publiquement après de longues et récentes discussions avec des officiels de tout premier rang de l’administration Bush.

    Les Israéliens disent que Washington a été déçu par leur performance contre le Hezbollah. Ils ont raison : à l’intérieur de la Maison Blanche, a dit un haut fonctionnaire, qui a accepté de parler au sujet des discussions internes sous reserve d’anonymat, « Bush et Cheney ont cru que ce serait une autre guerre de six jours, ou au plus, de deux semaines. »

    Ils l’ont cru parce que c’est ce que les israeliens avaient dit.

    « La plupart des gens en Israël ne sont pas satisfaits par notre performance au Liban », a dit Moshe Arens, un ancien ministre de la défense, ancien ministre des affaires étrangères, et ambassadeur a Washington. « Ainsi si Israël occupe cette position préférée comme allié des États-Unis et un allié valable dans le combat contre le terrorisme et que maintenant il ne s’avère pas être si efficace et peut-être même pas valable, et même dans une certaine mesure s’avère décevant, cela pourrait sanctionner ce qui s’est produit. Mon hypothèse est que cela est probablement provisoire, mais je pense que nous n’y coupons pas. »

  • permalien K :
    13 novembre 2006 @23h41   « »
    Suite traduction de "Dans le Nouveau Moyen-Orient, une vieille amitié à l’épreuve"

    « Itamar Rabinovich, un ancien ambassadeur israélien aux Etats-Unis qui est président de l’université de Tel Aviv, a dit que les Israéliens, peu importe leur appréciation de l’appui américain, ne pouvaient pas laisser le problème de l’Iran entre les mains de Washington. Il a dit : Est-ce que « nous pouvons nous reposer sur les suels Etats-Unis et seule dire que nous abondonnons notre responsabilité a traiter le probleme, et laisser les Etats-Unis faire ce qu’ils veulent ? Non, nullement. »

    Comme indication de l’inquietude d’Israel, vers la fin octobre M. Olmert a apporté un parti d’extreme-droite dominé par les immigrés russes dans sa coalition affaiblie, et a sélectionné son chef controversé, Avigdor Lieberman, comme ministre des menaces stratégiques, avec la tache de « stratégiser » sur l’Iran.

    Plus tôt en Octobre, à Moscou, M. Olmert a dit qu’« Israël ne peut jamais tolerer ce type de situation » où « un pays comme l’Iran possède un potentiel non conventionnel. » Il a ajouté, « quand le chef d’un pays dit qu’il veut nous détruire, cela ne ressemble pas à une déclaration vide de sens, mais quelque chose que nous nous devons d’ empêcher par toutes les manières acceptables et possibles. » »

  • permalien K :
    14 novembre 2006 @00h48   « »
    Suite traduction de "Dans le Nouveau Moyen-Orient, une vieille amitié à l’épreuve"

    « Les fonctionnaires israéliens de haut rang savent que M. Bush a du pain sur la planche : une Corée du Nord nucléaire, un congrès démocratique, un taux d’approbation faible et le saignement de la puissance américaine en Irak. Pour gagner les sanctions contre l’Iran, il a besoin de l’appui de l’Europe, de la Russie et de la Chine, toutes très critiques envers les politiques israéliennes vis a vis des Palestiniens.

    Pour imposer des sanctions, en particulier celles bloquant les expéditions de technologie nucléaire- ou liée aux missiles, il aurait besoin de la coopération des voisins arabes de l’Iran. Ainsi Israel a un autre souci : que M. Bush essayera d’établir une coalition anti-Iranienne en faisant pression sur Israel pour qu’elle fasse des concessions aux Palestiniens.

    En septembre, Israel a été sidéré par un discours d’un fonctionnaire américain qui a obtenu peu de couverture dans les médias américains. Philip D. Zelikow, conseiller de Mme Rice, s’était adressé au Washington Institute for Near East Policy, considéré bien disposé aux intérêts d’Israel, sur « la construction de la sécurité dans le Moyen-Orient elargi. »

    M. Zelikow, a la fin d’un exposé en 10 points, a suggéré que pour établir une coalition pour traiter avec l’Iran, les Etats-Unis ont besoin d’accomplir des progrès dans la résolution du conflit Israélo-Arabe.

    « Pour les Arabes modérés et pour les Européens, un certain sens du progrès et d’élan sur le conflit Israélo-Arabe est tout simplement une condition sine qua non pour leur acceptation a coopèrer activement avec les Etats-Unis sur beaucoup d’autres choses dont nous nous inquiétons » a t-il dit.

    Le message a semblé parfaitement clair aux Israéliens : l’administration Bush exigerait des concessions israéliennes sur la question palestinienne pour réunir une coalition menée par les Américains concernant l’Iran. Les fonctionnaires américains ont été rapides pour insister sur le fait qu’il n’y avait aucun changement de politique américaine, et que M. Zelikow parlait en son nom propre. »

  • permalien K :
    14 novembre 2006 @01h00   « »
    Suite traduction de "Dans le Nouveau Moyen-Orient, une vieille amitié à l’épreuve"

    Mais les liens étroits de M. Zelikow’s avec Mme Rice sont bien connus, et la fureur a propos de ses commentaires a été amplifiée parce qu’elles ont semblé à certains faire écho aux critiques éditées en mars dans le London Review of Books par deux universitaires américains, John J. Mearsheimer de l’université de Chicago et Stephen M. Walt du Kennedy School of Government à Harvard.

    Ils ont suggéré que, de la Maison Blanche au Capitol Hill, les intérêts d’Israel ont été confondus avec ceux de l’Amérique, qu’Israël est plus un fardeau sécuritaire qu’un avantage, et que le « lobby d’Israël » en Amérique, y compris les personnes définissant les politique juives, ont une influence anormalement importante sur la politique étrangère Américaine. En août dernier, devant un groupe islamique à Washington, M. Mearsheimer a étendu l’argument pour dire que l’appui américain a la guerre du Liban a été un autre exemple des intérêts israéliens se faisant au détriment des intérêts Américains.

    L’essai a argué du fait que sans le lobby d’Israël les Etats-Unis ne seraient pas allés faire la guerre en Irak et a sous entendu que les mêmes forces pourraient traîner les Etats-Unis dans une autre confrontation militaire avec l’Iran, au nom d’Israël. Il a appelé à une pression américaine plus prononcée pour résoudre la question palestinienne en tant que meilleur traitement de l’instabilité régionale.

    Quelques Israéliens se sont inquiétés de la possibilité d’accusation d’espionnage de deux ex-fonctionnaires du principal groupe de lobbying pro-israelien, l’AIPAC, accusés de recevoir des informations secrètes au sujet de l’Iran et d’autres questions, d’un fonctionnaire du département de la défense et de les transmettre à un journaliste et à un diplomate israélien. Le jugement est programmé pour commencer au début de l’année prochaine.

    M. Walt, dans une entrevue, a argué du fait que le premier Président Bush avait travaillé pour retenir Israel, et que M. Clinton a travaillé pour obtenir des concessions diplomatiques afin de réaliser une paix. Mais quand cette administration Bush a pris le pouvoir, « ils n’ont pris au début aucune initiative pour le Moyen-Orient, ont ensuite eu une politique plus équilibrée, réclamant la solution de deux états, et puis ont été complètement conquis par l’argument d’Israel a savoir qu’il ne faisait que combattre le terrorisme. »

  • permalien K :
    14 novembre 2006 @01h28   « »
    Suite traduction de "Dans le Nouveau Moyen-Orient, une vieille amitié à l’épreuve"

    Les anciens ambassadeurs israéliens à Washington comme M. Rabinovich, M. Arens et M. Shoval se sont tous moqués de la thèse de Walt-Mearsheimer, qui fait écho aux critiques d’influence juive dès la présidence de Harry S. Truman.

    Mais vu l’intensification de la discussion à Washington au sujet de l’Iran, M. Rabinovich a dit, l’essai « dérange, » comme dérangent les échos d’une partie de l’argumentation du discours de M. Zelikow. M. Arens a dit que le 9/11 a créé « une réalité objective » d’une coalition antiterroriste, menée par le Président Bush, dans laquelle Israel est un membre crucial. M. Bush est vu ici comme moins intéressé à être un honnete sponsor qu’a soutenir Israel en tant qu’associé stratégique crucial dans la région.

    La confrontation avec l’Iran, a dit M. Arens , soutiendra cette association. « Le président a déclaré qu’il voit en l’Iran se dotant d’armes nucléaires un danger clair et immediat et il lui est évident que c’est un danger clair et immediat pour l’état d’Israel, » a t-il dit. « Bien que nous soyons un petit pays, nous ne sommes pas une partie mineure. Quand les gens parlent de la possibilité d’une option militaire, de qui parlent-ils ? des États-Unis ou peut-être d’Israel pour prendre ce mouvement, pas des États-Unis ou de l’Allemagne ou de la France. »

    Il a reconnu cependant que « ceci mènera inévitablement les personnes qui critiquent la position du président à critiquer Israel, parce que nous sommes vus comme un associé dans cette campagne, et il n’y a qu’un pas à franchir pour dire qu’Israel mène les États-Unis, ou mène les États-Unis par le bout du nez dans cette affaire. »

  • permalien K :
    14 novembre 2006 @02h14   « »
    Suite traduction de "Dans le Nouveau Moyen-Orient, une vieille amitié à l’épreuve"

    Le monde de l’aprés-Bush

    Aucun Israélien ne sait si le prochain président américain sera aussi dur envers l’Iran ou aussi fidèle à Israel que M. Bush. Si M. Bush n’agit pas, disent les Israéliens, avant que le prochain président prenne le pouvoir, en janvier 2009, l’Iran sera loin dans le chemin qui le conduit à une bombe, et Washington peut ne pas soutenir les réponses israéliennes.

    Gidi Grinstein, un ancien négociateur israélien qui anime un centre de politique indépendant, l’institut de Reut, indique qu’Israel et les Etats-Unis partagent essentiellement les memes vues sur l’Iran mais ont des « tensions concernant leurs différents objectifs, » comme indiqué par M. Zelikow.

    La discussion sur l’Iran à Washington est sérieuse mais non finie, dit M. Grinstein, notant les divisions entre ceux qui arguent du fait que l’Iran doté du nucléaire peut être contenu et ceux qui croient que l’Iran ne doit pas obtenir la technologie pour construire une bombe, encore moins l’arme elle-même.

    M. Alpher, l’ancien négociateur israélien, s’inquiete que si M. Bush entre finalement en pourparlers avec l’Iran, « nous devons nous assurer que les Etats-Unis ne nous vendent pas en bas du fleuve. » Il est très bien q’Israel dise que l’Iran est le problème du monde, a t-il dit. « Mais si le monde le résout diplomatiquement, » il a ajouté, « est ce que ce sera à nos frais ? »

    Le monde semble différent à presque tous les Israéliens du spectre politique plus que cela ne l’est aux peuples de la plupart des autres pays. « À la différence de Bush, un chef israélien regarde l’Iran par le prisme de l’holocauste et de sa responsabilité envers la survie des personnes juives, » a dit M. Alpher. « Cela peut sembler pompeux, mais à la fin du jour cela importe, et ainsi nous pouvons être disposés à faire les choses les plus étranges. »

  • permalien K :
    14 novembre 2006 @02h16   « »
    Suite ET FIN traduction de "Dans le Nouveau Moyen-Orient, une vieille amitié à l’épreuve"

    Gadi Baltiansky, un ancien diplomate israélien à Washington et directeur de l’initiative de Genève, qui promeut la paix Israélo-Palestinienne, argue du fait que, vu les enjeux, Israel paye également un prix à la politique américaine, qui peut aller à l’encontre des intérêts israéliens.

    « Le dilemme est que même ce président, un ami vrai d’Israel, après que le 9/11 ait divisé le monde en bons types et mauvais types, et nous faisons partie des bons types, ainsi passe l’eponge, » a t-il dit. La « Syrie est un mauvais type. Mais qu’est ce qui sert les intérêts d’Israel ? Leur parler peut être mauvais pour les États-Unis, mais pas nécessairement mauvais pour nous. Mais que ce soit le Hamas qui participe aux élections ou la Syrie, il est difficile pour nous de dire non aux Etats-Unis. »

    Ce qui importe le plus à Israel, disent des officiels de Jérusalem, est le niveau de l’appui qu’il reçoit des Américains ordinaires, peu importe leur affiliation politique ou leur religion. En dépit des inquiétudes ici concernant le Liban, l’Iran et les essais académiques, les sondages d’opinion prouvent que les Américains supportent solidement Israel, avec un nouvel appui venant des chrétiens évangéliques. M. Arens, l’ancien ministre de la défense, dit des Européens : « Ils ne nous aiment pas - que pouvons-nous y faire ? est-ce que c’est nouveau ? Nous voudrions être aimés par tout le monde, naturellement, mais c’est le rapport avec les Etats-Unis qui importe vraiment. »

  • permalien K :
    14 novembre 2006 @02h30   « »

    D’une part : « les Israéliens sont inquiets des concessions qu’une administration, cherchant à établir une alliance anti-Iranienne dans le monde arabe, pourrait leur demander sur la question palestinienne afin de soutenir cette alliance. » et de l’autre « À la différence de Bush, un chef israélien regarde l’Iran par le prisme de l’holocauste et de sa responsabilité envers la survie des personnes juives, ». Et pourtant les palestiniens ne sont pas détenteurs de l’arme atomique. Ce n’est encore une fois qu’une exploitation éhontée de l’holocauste.

  • permalien Pierre :
    14 novembre 2006 @13h25   « »

    Pendant que les Palestiniens maltraitent leurs femmes, les états-unis rapatrient les victimes du Hezbollah.

  • permalien
    14 novembre 2006 @14h11   « »

    Il semblerait que les Israéliens n’aient pas à s’inquiéter : « la porte parole du premier ministre Israélien déclare que M.Olmert a été conforté par le ton de Bush concernant l’Iran. »

    Voir en ligne : Bush and Israeli Prime Minister Maintain Tough Front on Iran

  • permalien Ahmad :
    14 novembre 2006 @19h49   « »

    salam,pendant que le journaux le figaro,le monde,libération font dela politique peapol,les palestiniens meurt et vivent dans des situations inhumaines.Cinquante ans en arrière ces journaux auraient été des journaux trsè performant pour le régime de vichy.salam

  • permalien K :
    14 novembre 2006 @23h52   « »
    Traduction de "How Terrible Is It?" par Max Rodenbeck dans le New York Review

    On remet ca. Traduction cette fois d’un article recent du New York Review of Books intitulé How Terrible Is It? par Max Rodenbeck.

    Cinq ans après que George Bush ait lancé l’Amérique dans une croisade globale pour « débarrasser le monde du mal, » on peut dire sans risque de se tromper que le vent a tourné. Non, l’Amérique n’est pas en train de gagner , bien que certains arguent du fait qu’il pourrait être utile, dans les circonstances actuelles, de déclarer la victoire. [Par exemple, James Fallows, dans son excellent et trés documenté essai, "Declaring Victory," The Atlantic Monthly, Septembre 2006.] l’Amérique n’est pas non plus nécessairement en train de perdre, comme d’autres l’ont affirmé. Ce qui s’est produit en fait est que la construction mentale qui a sous-tendu la réaction de l’administration Bush au 11 septembre en tant que « guerre » commence à tomber en morceaux.

    Ceci n’étonne pas. Ce qui étonne est que cela a pris tellement longtemps aux Américains pour s’en rendre compte. Une grande partie du reste du monde, pas loin du début de cette entreprise, a perdu la foi, si tant est qu’elle l’avait, quant au récit du Président Bush, ou l’Amérique se posait en tant que chef de la liberté, luttant un ennemi nommé, selon les cas, terreur ou terrorisme, et parfois mal ou malfaiteurs. Aux sceptiques il a semblé évident dés le commencement qu’on ne fait pas la « guerre » contre le terrorisme, un mot qui, en dé