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Judaïsme, sionisme et fantasmes (II)

jeudi 23 novembre 2006, par Alain Gresh

Judaïsme, sionisme et fantasmes (II)

Je poursuis la publication de ce texte paru dans mon livre Israël-Palestine, vérités sur un conflit (Hachette)

« Pendant le Moyen Age, le terme de nation se comprend à partir de son étymologie, « nasci » (naître) : un ensemble d’individus nés dans un même lieu et à qui on attribue une origine commune. Ce mot, explique l’historienne Suzanne Citron, « pouvait aussi désigner une communauté de religion. Jusqu’à la Révolution on parlait, en France, de la ‘nation juive’ (…) La langue, la religion, sont, parmi d’autres, des éléments de l’identité collective que les anthropologues désignent aujourd’hui par le mot « culture ». La « nation » au sens ancien était donc avant tout culturelle. » Cette dimension ethnico-religieuse subsiste encore en Europe de l’Est et balkanique ou au Proche-Orient. »

« La Révolution française marque l’émergence de la nation moderne, fondée sur un ensemble de données permanentes et stables au cours des siècles : communauté de territoire, de langue, d’histoire, de culture. Ernest Renan, un des intellectuels les plus brillants de la Troisième République, dans une conférence célèbre prononcée à la Sorbonne le 26 mars 1882 et intitulée « Qu’est-ce qu’une nation ? », répondait : « Une nation est une âme, un principe spirituel. C’est l’aboutissement d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouement ; avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent, avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple ». Cette volonté commune s’exprime par la participation politique des citoyens dans un cadre unique, l’Etat. »

« Aucun critère « scientifique » ne permet d’établir si une communauté de personnes forme une nation. Qu’en est-il des Corses ? Ou des Bretons ? Ou des Basques ? On ne sait pas définir une nation, remarque l’historien britannique Eric Hobsbawm, mais on sait repérer les mouvements nationalistes. Certains de ces mouvements réussissent, d’autres échouent. Dans le premier cas, la nation se consolide autour de l’Etat ; dans le second cas, elle se dissout, s’intègre à l’ensemble dominant, ou quelquefois résiste, comme dans le cas kurde. »

« Car, le plus souvent, la nation a eu besoin de l’Etat pour se réaliser pleinement, cet Etat qui unifie le marché national, éradique les particularismes, assure la loyauté de ses citoyens. Pour consolider un consentement des citoyens, souvent fragile au départ, l’Etat impose aussi une « histoire officielle » remontant aux « origines ». Vercingétorix fut « inventé » par la IIIème République en quête de légitimation, la Roumanie de Nicolae Ceausescu se voulait descendante des Daces, une peuplade indo-européenne, des dirigeants de l’ex-Yougoslavie ont couvert leurs folles ambitions par des mythes historiques souvent grotesques. Malgré ces prétentions à l’éternité, les nations sont, répétons-le, des créations modernes, dont la préhistoire est plus souvent imaginée que réelle. Existe-t-il donc un ensemble cohérent juif ayant traversé l’histoire ? Y-a-t-il un rapport entre les juifs du royaume de Salomon au Xe siècle avant Jésus-Christ, ceux de Palestine au temps de l’empire romain, ceux vivant dans les ghettos de l’empire tsariste, ceux d’Israël aujourd’hui ? Les juifs n’ont été, au cours des deux derniers millénaires, ni liés par le territoire, ni par la langue - la plupart adoptent le parler local, l’hébreu étant limité aux cérémonies religieuses -, ni par l’histoire - les trajectoires des juifs au Maroc ou en France ne sont en rien parallèles -, ni par les coutumes – les juifs ont embrassé les coutumes locales (en Iran, jusqu’à aujourd’hui, ils se déchaussent en entrant dans les synagogues. En Europe de l’Est et en Russie aux XVIIIe et XIXe siècles, en revanche, ils acquerront, ainsi que nous le verrons, des caractéristiques quasi nationales. »

« A l’origine de l’histoire juive, un des textes les plus sacrés de l’humanité, la Bible, l’Ancien testament pour les chrétiens. Il retrace la légende des Hébreux et de leur ancêtre, Abraham, un berger nomade de Mésopotamie. « Le Seigneur dit à Abraham : Pars de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père vers le pays que je te ferai voir. Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai. » (Genèse). Abraham s’installe à Sichem, une localité connue aujourd’hui sous le nom de Naplouse. Puis les Hébreux sont amenés en esclavage en Egypte. Moïse, sauvé des eaux par la fille du pharaon et prince d’Egypte les arrache à leur joug. Ils s’enfuient vers le XIVème siècle avant J.-C., errent dans le Sinaï où Moïse reçoit de Dieu les Dix commandements. Certaines études prétendent, comme le fait d’ailleurs Sigmund Freud dans plusieurs textes sur Moïse, que ses partisans n’étaient autres que des fidèles d’Akhenaton, le pharaon qui instaura le culte d’Aton, le Dieu unique. On discerne une similitude entre l’hymne d’Akhenaton au Dieu Soleil et le psaume 104 de la Bible, qui commence par « Bénis le Seigneur, ô mon âme », qui tous deux décrivent les bienfaits de la divinité. »

« Après avoir erré dans le désert, les Hébreux s’installent en Palestine, la terre promise par Dieu. Des royaumes s’édifient, notamment ceux de Saül, David, et Salomon, autour du Xè siècle avant J.-C.. Dans la nouvelle capitale, Jérusalem, s’élève le Temple, un sanctuaire majestueux à la gloire de Dieu. En juin-juillet 587 avant J.-C., Nabuchodonosor, souverain de Babylone, la conquiert et détruit le Temple ; nombre de juifs sont amenés en esclavage, avant d’être autorisés, en 537, sous le règne de Cyrus, à rentrer et à reconstruire le Temple. Jusque là, je le répète, nous baignons profondément dans la légende, même si elle reste « parole sacrée » dans l’enseignement en Israël. Selon l’un des plus éminents archéologues israéliens, Israël Finkelstein, « les Hébreux n’ont jamais été en Egypte, ils n’ont pas erré dans le désert, ils n’ont pas conquis la terre promise. Les royaumes de David et de Salomon décrits dans la Bible comme des puissances régionales n’étaient que de petits royaumes tribaux ». Les Romains conquièrent la Palestine au Ier siècle avant J.-C.. Durant l’année 70 après J.-C., Titus mène campagne contre les juifs révoltés contre Rome, et s’empare de Jérusalem. Il essaie de s’opposer à la destruction du Temple, mais ses ordres ne seront pas suivis, comme Flavius Josèphe, historien juif rallié à Titus, l’enregistre dans « La Guerre des juifs » : « Ni l’exhortation, ni la menace ne retenaient l’élan des légions qui avançaient ; tous se laissaient conduire par la seule colère. » A la suite d’une autre insurrection matée par Hadrien, soixante ans plus tard, Jérusalem sera interdite aux juifs, qui ne seront cependant pas chassés de Palestine. L’exil des juifs, leur diaspora, a commencé bien avant. Dès le premier siècle avant J.-C., on les retrouve dans tous les comptoirs de la Méditerranée occidentale. Ils constituent un tiers de la population d’Alexandrie. Beaucoup de ces communautés disparaîtront au cours de l’histoire, se fondant dans les populations locales. »

« Le triomphe du christianisme, à l’origine une simple faction juive, puis la conversion de l’empereur, et donc de l’empire, romain inaugurent une ère distincte. Les juifs se retrouvent partout minoritaires, sauf entre le Caucase et la Volga, dans l’empire des Khazars, peuple d’origine incertaine, dont la classe dirigeante embrasse le judaïsme au VIIIème ou au IXème siècle. La condition des juifs varie au cours des siècles, en fonction des pays, des circonstances, des alliances, la judéophobie aussi : elle ne fut ni permanente, ni universelle. En Europe, jusqu’au XIème siècle, les juifs vivent au milieu de la population, sans ségrégation et sans assignation professionnelle. Ce n’est qu’à partir des Croisades qu’un certain nombre de professions ainsi que la possession de terres leur fut progressivement interdit et certains se reconvertirent dans l’usure et le commerce international, commerce favorisé par les contacts entre membres de la diaspora. Cette spécialisation dans des fonctions susceptibles d’attiser haines et convoitises en fait des boucs émissaires commodes pour les gouvernants. L’affirmation d’un fondamentalisme religieux catholique excite les persécuteurs. A partir de 1492, après la reconquête des royaumes musulmans d’Espagne, les juifs sont expulsés de la péninsule ibérique. Nombre d’entre eux trouvent refuge dans l’empire ottoman, notamment à Constantinople. »

« Car l’islam fut souvent plus tolérant. Pas toujours : les pouvoirs musulmans peuvent aussi, en période de troubles, utiliser les juifs comme boucs émissaires, comme ce fut le cas à Grenade en 1066 ou au Maroc en 1790. On trouve dans le Coran de nombreuses références aux juifs. Elles fluctuent en fonction des alliances que le prophète Mahomet, exilé à Médine, tisse avec les tribus arabes juives (oui, il existait, et il existe des Arabes juifs) de la ville. Au départ, elles sont positives, mais vont s’infléchir au fur et à mesure que Mahomet assoit son pouvoir et qu’il entre en opposition avec ces tribus, qui refusent de se convertir à la nouvelle foi. Selon les périodes, les autorités musulmanes mirent en avant la face ouverte ou la face fermée des textes sacrés. Avec, dans l’ensemble, jusqu’au XVIIIème siècle au moins, un bilan beaucoup plus positif que celui des empires chrétiens. »

« Pourquoi ces très diverses « entités juives » résistent-t-elle durant des siècles, pourquoi la majorité des juifs ne sont-ils pas assimilés par la société dominante ? Maxime Rodinson insiste sur l’importance « du caractère pluraliste de ces sociétés, [sur] l’insuffisance des forces unificatrices, [sur le] manque d’incitation véritable de l’idéologie prépondérante dans l’Etat à pousser le totalitarisme jusqu’à la destruction des idéologies rivales ». Surtout si elles ne posent pas, comme le protestantisme en France au XVIè siècle, une menace politique au pouvoir. Le relatif quiétisme juif joue donc en faveur du maintien du groupe. Jusqu’à la création de l’Etat-nation moderne, de nombreux particularismes perdurent, aussi bien régionaux que linguistiques ou religieux. »

« La Révolution française va changer la donne. L’unification des nations s’accélère par la création d’un Etat fort et d’une économie intégrée, par l’affirmation d’un nationalisme moderne. Désormais, en Europe de l’Ouest au moins, les « communautés », religieuses ou régionales, tendent à se dissoudre, à perdre leurs caractéristiques - ce qui n’est pas le cas, jusqu’à aujourd’hui, dans le monde musulman, où l’individu est défini par l’appartenance à une communauté religieuse. L’émancipation des juifs français par l’Assemblée constituante le 27 septembre 1791 favorise cette évolution. « La France est notre Palestine, écrit l’un d’eux, ses montagnes sont notre Sion, ses fleuves sont notre Jourdain. Buvons l’eau de ses sources, c’est l’eau de la liberté. » Persiste pourtant une hostilité catholique contre le « peuple déicide » (celui qui aurait crucifié Jésus-Christ). La tendance à l’assimilation sera contredite par l’émergence d’une nouvelle forme de l’animosité à l’égard des juifs, l’antisémitisme, terme inventé en 1873, et par le développement parallèle du mouvement sioniste. Cette hostilité sera nourrie par l’invention, au XIXème siècle, d’une nouvelle « science », celle des races. Une frénésie de « classification » des peuples s’empare du monde scientifique et intellectuel, et qui dit classification dit hiérarchisation. Elle sert de justification à l’aventure coloniale et à la nécessaire domination des Blancs. Jules Ferry expliquait en 1885 : « Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le droit de civiliser les races inférieures. » Jusque dans les années 1930, dans la France républicaine et en Europe, les zoos humains représentent une attraction recherchée : on y exhibe des peuplades primitives. Les bons citoyens accourent pour découvrir ce que la grande presse qualifie alors de « bande d’animaux exotiques, accompagnés par des individus non moins singuliers ». Entre 1877 et 1912, une trentaine d’« exhibitions ethnologiques » de ce type se déroulent au Jardin zoologique d’acclimatation, à Paris, avec un constant succès. »

« Les juifs seront victimes des mêmes doctrines, de la même science des races : ainsi, les Aryens et les Sémites formeraient deux groupes de peuples, qui auraient été à l’origine de la civilisation et se livreraient depuis une lutte farouche. L’antisémitisme s’appuie sur cette vision pour justifier son hostilité à l’égard des sémites. Ce mépris s’enracine aussi dans le regain de nationalisme qui balaie l’Europe en cette fin du XIXè siècle et qui s’accompagne d’un regain d’hostilité à l’égard des « étrangers », de l’extérieur comme de l’intérieur. L’antisémitisme, remarque l’historien Henry Laurens, rejoint « l’antijudaïsme traditionnel (…), le malaise des chrétiens devant l’affirmation de la société laïque, l’émergence des nationalismes et la généralisation de l’interprétation raciale de l’histoire. » Ce mouvement, en Europe de l’Ouest, coïncide avec les pogroms antisémites provoqués par le pouvoir dans la Russie tsariste, à partir de 1881. »

La paix, pas l’apartheid. Retour à la table des matières

L’ancien président américain Jimmy Carter publie un livre au titre évocateur, Palestine. Peace not apartheid (Palestine, la paix pas l’apartheid) (Simon & Schuster, New York). Il y revient longuement sur l’histoire et sur son rôle au Proche-Orient durant sa présidence (1977-1981), mais aussi sur les dernières années, les accords d’Oslo, l’initiative de Genève, etc. Il se termine par un chapitre, « Le mur comme prison », dans lequel un de ses interlocuteurs lui fait cette remarque très pertinente : « Le mur ne sépare pas les Palestiniens et les juifs. Il sépare les Palestiniens des Palestiniens. »Car le mur est, selon lui, trois fois et demi plus long que la frontière internationalement reconnu d’Israël et que, à l’intérieur des limites de ce mur (côté israélien) vivront 375 000 Palestiniens. Une appréciation pertinente et qui confirme que le mur n’est pas une "séparation", mais seulement un des éléments de contrôle du territoire palestinien. Dans sa conclusion, l’ancien président note qu’Israël a trois choix possible : une annexion de tous les territoires occupés et de leur population à qui il donnerait la nationalité israélienne ; un retrait sur les lignes de 1967 ; « et un système d’apartheid, avec les deux peuples occupant la même terre mais totalement séparés l’un de l’autre, avec les Israéliens en position dominante et combattant la violence en privant les Palestiniens de leurs droits humains de base. C’est la politique qui est actuellement suivie, bien que nombre d’Israéliens rejettent la connotation racistes de cette assignation permanente des Palestiniens au statut de citoyens de seconde classe. »

98 commentaires sur « Judaïsme, sionisme et fantasmes (II) »

  • permalien Firas :
    23 novembre 2006 @17h13   »
    L’annexion de la Cisjordanie et de Gaza

    Pour qui va sur le terrain, la situation est tellement imbriquée que la solution de l’annexion pure et simple paraît parfois effectivement la plus raisonnable.

    Cette solution n’est d’ailleurs pas d’emblée rejetée par ceux des Palestiniens qui y voient, face à l’échec du compromis historique porté par l’OLP (un seul pays, deux Etats), un retour au refus initial du plan de partage de 1947.

    C’est d’ailleurs pour cela que cette solution, a priori raisonnable, est inacceptable du côté israélien.

  • permalien tj :
    23 novembre 2006 @19h29   « »

    Je ne sais pas si vous savez Pierre Gemayel a été assassiné . Ca ne vous intéresse pas ? Rapprochez-vous cet acte de l’abominable exécution de Samir Kassir ? Qui est derrière ces actes selon vous , Israël ou les USA ?

  • permalien Orangerouge :
    23 novembre 2006 @19h29   « »

    Merci pour ce très intéressant passage de votre livre.

    Il me semble qu’à l’origine, Israël n’était pas conçu comme un état pour les seuls juifs ? Ou je me trompe ?

    Si c’est bien le cas j’imagine que la montée du nazisme a du pousser dans ce sens... ?

    Mais maintenant, finalement quels sont les arguments affichés, pour que cet état, qui se prétend appartenir à l’occident, soit réservé à une seule religion-culture ? L’argument de la peur, de la protection des juifs, n’étant pas recevable, dans la mesure où ils seraient bien mieux protégés dans un état plurireligieux-pluriculturel paisible. Les arguments sont-ils ceux du nationalisme pré-nations modernes ?

    Est-ce qu’il y aurait un’"habitus" colonial des juifs d’Afrique du Nord qui ont émigré en Israël qui se serait profondément imprimé dans ce pays ?

  • permalien K :
    23 novembre 2006 @20h17   « »

    Lumineux. Merci.

    3 réflexions :

    - « Ce n’est qu’à partir des Croisades qu’un certain nombre de professions ainsi que la possession de terres leur fut progressivement interdit et certains se reconvertirent dans l’usure et le commerce international ». Voila donc l’explication de “l’essence” juive.

    - « Jusque là, (...), nous baignons profondément dans la légende, même si elle reste « parole sacrée » ». Ne pourrait-on pas continuer a nous y « baigner » et rappeler qu’Abraham est a la fois le père d’Ismael et d’Isaac, les ancètres des Arabes et des Hébreux ?

    - Quelle déception pour moi concernant Jules Ferry, le “père” de l’enseignement gratuit et laique.

  • permalien Pierre :
    23 novembre 2006 @21h09   « »

    Jule ferry le , le 28 juillet 1885.

    On ne se méfie jamais assez des "bons sentiments"

  • permalien Pierre :
    23 novembre 2006 @21h17   « »

    ... et l’expression d’une claivoyance bien solitaire, sur la colonisation :

    Lettre au capitaine Butler

  • permalien
    23 novembre 2006 @21h19   « »
    La pais, pas l’apartheid

    "L’ancien président américain Jimmy Carter publie un livre au titre évocateur, Palestine. Peace not apartheid (Palestine, la paix pas l’apartheid) (Simon & Schuster, New York)."

    Lire l’article (en anglais) de Norman Finkelstein, diffusé par Counterpunch : Jimmy Carter’s Roadmap

  • permalien Lio :
    23 novembre 2006 @23h39   « »

    Assassinat de Pierre Gemayel

    Triste évènement que le récent assassinat d’un politique libanais. Aussi bien pour l’équilibre politique qui a tant peine à se chercher dans ce pays troublé par son histoire récente et une situation multiconfessionnelle délicate (mais prometteuse à l’avenir par bien des points de vue, si les bonnes options politiques n’étaient pas aussi menacées, à l’extérieur comme à l’intérieur).

    Un grand regret cependant, qui appelle des réflexions (de la part d’Alain Gresh, si possible, aussi bien que des internautes (éclairées, si possible aussi...)) : Pourquoi mettre immédiatement "la Syrie" au ban des accusées, sans aucune preuve préalable ? Qui se cache derrière ce terme fourre-tout : la Syrie ? Le gouvernement, les services secrets, le peuple tout entier ?

    N’y a-t-il pas un forme de racisme (doublée d’ignorance parfois, comme c’est souvent le cas, ce qui n’excuse rien pour autant) dans le fait de croire les Syriens (le gouvernement ou autres) assez stupides pour commettre un attentat qui les montrerait d’emblée du doigt comme commanditaire potentiel au yeux des Occidentaux, étant donné le contexte international ?

    Je regardais hier soir les infos de 23 h de France 3 qui sur ce sujetont repris, à ma stupéfaction, les accusations des chrétiens libanais concernant "l’implication de la Syrie et de son président Hafez el Assad". Oui, vous lisez bien : "Hafez el Assad", mort en 1999, et non pas "Bachar el Assad", son fils qui a repris les rennes du pouvoir depuis plus de 6 ans déjà et qui, par bien des aspects, se démarque de la ligne dictatoriale de son père et des généraux influant son entourage. Même si cette ligne persiste, notamment au niveau des libertés individuelles, malgré les efforts du successeur qui tente, tant bien que mal, de s’en dépatouiller, ne trouvez-vous pas que cette "boulette" de France 3 jette un sacré discrédit sur l’information en général et l’analyse de leurs correspondants en particulier (apparemment influencés par la pensée des partisans du gouvernement du 14 mars) ?

    Lire, à ce titre, l’excellent site web de Loubna ya Loubnan, malheureusement pas à jour concernant cet évènement (mais cela ne saurait tarder) : http://tokborni.blogspot.com/

  • permalien
    24 novembre 2006 @00h34   « »

    Pierre Gemayel, en effet, était membre d’un gouvernement déstabilisé par les récentes démissions des ministres chiites, d’un gouvernement indigne que l’opposition s’est juré de renverser en menaçant de descendre dans la rue, d’un gouvernement que d’autres assassinats pourraient dépeupler encore plus : cela sans qu’il soit possible de remplacer, dans les règles, les ministres démissionnés par balles ou par explosions de bombes, ce qui acculerait ce gouvernement au départ. En poussant encore plus loin un tel raisonnement, qui ne saurait émaner que de cerveaux bien malades, pourquoi pas quelques liquidations suffisantes pour modifier l’actuel rapport de force à l’Assemblée ?

    Voir en ligne : http://www.lorientlejour.com/page.a...

  • permalien
    24 novembre 2006 @00h39   « »

    Le Liban, otage de l’offensive syro-iranienne au Proche-Orient, par Antoine Basbous

    Quelle coïncidence ! Depuis trente ans, les principales victimes d’assassinats politiques au Liban appartiennent à la mouvance souverainiste ! Du chef druze Kamal Joumblatt, tué en 1977, aux présidents maronites Bachir Gemayel (1982) et René Mouawad (1989), en passant par le premier ministre ­Rafic Hariri, l’intellectuel Samir Kassir et le député Gébran Tuéni (2005) et enfin Pierre Gemayel... tous avaient en commun leur opposition à l’occupation et à l’hégémonie syriennes.

    oh zut alors c’est pas les juifs !! ils sont tous d’accord ce sont les syriens!!

    Voir en ligne : http://www.antoine-basbous.com/liba...

  • permalien Vvolodia :
    24 novembre 2006 @00h57   « »

    Le Hezbollah est l’organe politico-militaire des Musulmans libanais chiites. Ces chiites sont l’une des composantes religieuses les plus importantes du Liban actuel, representant a eux seuls environ 25% de la population libanaise totale. Du point de vie economico-social, ils sont aussi au bas de l’echelle. A cote du Hezbollah, il existe une autre organisation chiite appellee Amal qui historiquement a precede le Hezbollah.

    .../... La destabilisation politique du Liban "democratique" n’est pas la consequence de la frustration des Palestiniens, mais celui d’un long travail de sape de la Syrie qui n’a jamais reconnu l’independance du Liban. D’ailleurs, il n’existe pas d’ambassade syrienne au Liban ni d’ambassade libanaise en Syrie. Pour la Syrie, le Liban n’est que sa province maritime, inacceptablement detache par la Puissance mandataire, la France, en 1943, de la Syrie. Il faut noter aussi que les Syriens ne reconnaissent pas non plus l’existence d’une quelconque "Palestine", consideree par eux comme etant la Syrie du sud !

    Enfin, le Liban n’est pas un pays democratique, il ne l’a meme jamais ete. Un pays democratique n’est pas un pays qui possede un parlement elu au suffrage universel, mais bien un pays ou les valeurs democratiques et de libertes individuelles s’imposent d’elles-memes. Le Liban est une confederation d’ethnies et de confessions religieuses basee sur une Constitution qui reconnait une cle chiffree de cette composition. Les elections legislatives sont organisees en fonction de ces groupes ethniques et religieux et la voix de chaque Libanais n’est represente qu’a l’interieur du groupe religieux ou ethnique auquel il appartient.

    Ainsi, la voix d’un Chretien maronite n’aura aucune influence sur l’election d’un depute chiite du Hezbollah ou d’un depute druze du clan Jumblatt.

    Enfin, il est a noter que les alliances de ces differents groupes ethnico-religieux se font et se defont plus vite que les gouvernements italiens. Ainsi, les Druzes ont ete pendant longtemps les allies des Musulmans sunnites et chiites contre les Chretiens des Phalanges, puis, apres l’assassinat de leur leader Kamal Jumblat, son fils Walid, s’est progressivement rallie aux Chretiens phalangistes. Les Chretiens grec-orthodoxes ont toujours ete les allies les plus fideles des Syriens les chiites qui ont ete un moment les allies d’Israel se sont retournes contre nous quand l’Iran, par l’intermediaire du Hezbollah, s’est impose sur eux. Meme les Phalanges chretiennes considerees comme des allies d’Israel ont joue le jeu des Syriens quand il le fallait.

  • permalien Vvolodia :
    24 novembre 2006 @00h59   « »

    le texte ci-dessus n’est pas de moi, il n’y a pas de copy-right.

  • permalien K :
    24 novembre 2006 @08h52   « »

    Gilad Atzmon : sionisme

    « Pour moi, attaquer efficacement le sionisme, cela passe par une réelle et complète prise de conscience de ce qu’en est l’essence. Dans une certaine mesure, je suis, de fait, essentialiste.

    Je sais : c’est là quelque chose de plutôt dérangeant pour ceux qui essaient de réduire le discours à un échange positiviste sur des chiffres et des faits historiques. Moi, ce qui m’intéresse, c’est l’essence du sionisme.

    Ce qui m’importe, c’est ce qui transforme inéluctablement les Israéliens et ceux qui les soutiennent en machines à tuer atteintes de cécité morale. »

  • permalien Pierre :
    24 novembre 2006 @08h58   « »
    .... et fantasmes (II)

    La nation universelle des désespérés sur Google :

    total d’environ 55 200 pour "nouvelle jerusalem"

    total d’environ 1 040 000 pour "new jerusalem"

    total d’environ 33 300 pour "neue jerusalem"

    et un bon fond de commerce

  • permalien Vvolodia :
    24 novembre 2006 @09h54   « »

    mais K, c’est parce que nous sommes d’immondes salopards voyons, vous ne vous en doutez pas ? Nous fabriquons nos matzots avec votre sang, voyons ; c’est à quoi tous vos messages veulent parvenir ? c’est fait.

    Au moins 152 personnes ont été tuées, ce jeudi, l’explosion de plusieurs voitures piégées et d’obus de mortier dans le quartier chiite de Sadr city, à Bagdad

    ces attentats, plus celui contre Gemayel, vous vous en tapez, n’est-ce pas ? les arabes peuvent même tuer des centaines d’arabes chaque jour, rien à foutre, n’est-ce pas ? Mais qu’un juif casse un doigt, un seul à un arabe, alors ça, quel crime de lèse-majesté !! Mais vous puez l’antisémitisme, mon pauvre ami. Inutile d’aller chercher des textes chez certains antisionistes présumés, vous n’illusionnez personne ; vous devriez vous achetez des vieux exemplaires de "je suis partout", ou copier "mein kampf", c’est plus de votre niveau.

    Je crois que j’ai rarement lu un blog aussi dirigé, à l’insu de son "propriétaire", de surcroît, qui a tenté de désarmorcer ; mais désamorcer des antisémites, c’est un travail de titan. Et Monsieur Gresh n’est pas un titan.

    Par contre, vous, Monsieur K, vous êtes un sot ; au fait, "monsieur K", ça ne vous dérange pas de prendre un pseudo chez un géant juif de la littérature mondiale ? juif, très juif, très amoureux de sa culture, de son peuple ?

  • permalien Vvolodia :
    24 novembre 2006 @10h45   « »

    Gilaad Atzmon a omis les palestiniens vivant dans les pays arabes, où ils sont discriminés gravement ; interdiction d’acheter terre ou logement, interdiction de devenir citoyens, ils ne sont même pas des sous-hommes, ils ne sont pas. Sans droits et sans devoirs, leurs existence est nié.

    L’UNRWA a été crée uniquement pour eux, ils sont les seuls réfugiés AU MONDE pour qui existe un organisme spécifique ; les autres, ils peuvent toujours se gratter. L’intérêt des camps dans les pays arabes, ce sont les dollars américains que rapportent ces camps......cela ne risque donc pas de cesser demain matin. Une manne ces palestiniens, vous dis-je.

    En Jordanie, ils ont été massacrés, dans d’autres pays, ils ont été tout simplement virés ; non-citoyens du monde arabe !!!

    Qu’en dites vous, Monsieur K ?

  • permalien
    24 novembre 2006 @10h48   « »

    Les médicaments, vite ! Où sont les médicaments de Vvolodia ?

  • permalien
    24 novembre 2006 @11h13   « »

    VVolvodia a raison ,Bağdat Beuyrouth c’est horribles ce qui se passe. Le seul Hic ,c’est que on sait pas qui en sont les auteurs ! Pour toi tout semble evident, et bien pas pour moi en tout cas. Que la TL hurle La Syrie et meme Hafez El Hassad mort depuis 6 ans ,c’est pas pour moi serieux ,moi simple con. ce qui evident pour moi ,c’est que depuis que les amerloks sont la ,c’est la merde totale, a regretter le temps du sanguinaire saddam , et toi tes racconteries n’ont aucune credibilité.

    Ramo

  • permalien Ahmad :
    24 novembre 2006 @11h30   « »

    salam,à l’heure ou les drames se multiplient,que ce soit les morts quotidienne,en palestine ,en irak,en afghanistan,au darfour,que ce soit le meurtre de ministre au liban,ou l’assinat d’investigateur qui dérange le pouvoir de moscou,comme Alexandre litvinenko,fort opposant au régime de poutine,comme l’était la journaliste,AnaPolitkosvskaia,il est grand temps de défendre les véritable droits a la liberté,certains et certains repproche souvent l’orientation des prise de positions en faveur de la palestine,ou autre,mais ce qui est important ce n’est pas le camp,mais les principres que le défends,et l’on pourrait bien souvent retourner cet argument du sens unique de l’orientation des postions,en effet combien de fois voit-on les pro-isralien tenir le mème discours,aisni que les courants occidental tenir le mème discours a chque fois,avec les mème conclusion,et l’assinat du ministre au liban en est une preuve,cela est aussi présent dans,les médiaset mème et surtout dansle service public(payer avec notre argent)comment se fait-il que des émissions comme envoyé spécial(qui fait peut etre des bonne émission sur le chocolat)n’est pas fait depuis sa création une seule émission critique sur israel,alors que les émissions sur l’islam et l’islamisme dans une version,toujours orienter du mème regard,dela radicalité,de cet islam ou islamisme qui est contreles liberté,contre contre la femme,contre la démocratie,contre tout finalement,pour derrière tout cel dire,vous voyez les seules qui peuvent produire,et défendee l’universel sont l’occident(voir ace propos l’interview de françois burgat :les courants islamistes face à la question des libertés,sur oumma.com).Comment se fait’il que des journaliste comme Benoit Duquensce,produise a chqua fois des émission sur l’islam,qui disent la rupture et la peur et non la rencontre et la connaissance,ou est la rationalité en cela?Parlons aussi de cohérence et de sincérité en termes de défense des liberté,u momment au l’ue fait la morale a la turquie sont les conditions d’entre dans les négociations pour l’entré en turquie,avec le litige de chypre,on notera que si la majorité des pays de l’EU qui éxigent de la turquie les critère qu’ils demandent,devaient leur etre appliquer à eux pays de l’EU, pour entrer dans l’europe ils ne pourraient y entrer pour leur soutien a la colonisation d’israel en terre de palestine,mais c’est pire car c’est l’UE elles mème qui soutien,au dela des politique nationales la colonisation israelienne(dont il faut mentionner le voyage du maire de paris au maire d’israel,viste à un maire qui expulse dles palestiniens de jérusalem,à retenir ausi la visite de françois hollande à l’anbassadeur disrael en france le jour ou étaient enterré les morts de beit hanoun).salam

  • permalien Vvolodia :
    24 novembre 2006 @11h35   « »

    Le seul point sur lequel je suis d’accord, le sanguinaire Saddam, c’était très bien pour un peuple incapable de se projeter dans l’avenir au point de mettre une "nation" à feux et à sang. Mais le terme de "nation" ne convient pas au monde arabe, "oumma" à peine plus.

    Et n’essayez pas de faire croire que ce sont les américano-sionistes qui provoquent les massacres du monde arabo-muulman, vous suffisez largement pour ça. Pas besoin d’aide extérieure, ça dure depuis le début de l’hégire.

    Vous avez perdu l’Espagne de cette manière, Baroukh Hachem, béni soit D.ieu, vos dissenssions sont notre sauvegarde.

    Continuez à vous massacrer, tant que ça dure on a la paix.

  • permalien Ana :
    24 novembre 2006 @11h40   « »

    Pour Lio, en attendant Nidal, de Loubnan ya Loubnan : L’assassinat de Pierre Gemayel : cui bono (à qui profite le crime) ?, 22 novembre 06 (Centre de recherche sur la mondialisation).

    Vvolodia est reparti dans ses diatribes. Pour les nouveaux venus sur le blog, je rappelle que Vvolodia ne peut pas durablement s’en abstenir. Cette façon de faire est pour lui une seconde nature, si pas la première.

    "Antisémite" est le précieux viatique de Vvolodia, dont il aimerait tirer la plus belle gerbe du bouquet final de ses feux d’artifice. Pourtant, le bruit et les couleurs ne dépassent pas l’effet du pétard mouillé. Vvolodia est le seul à s’en émerveiller.

  • permalien Vvolodia :
    24 novembre 2006 @12h07   « »

    "Il y a juste un détail qui cloche : " au sujet des armes pour l’ambassade US, on ne sert plus de la valise diplomatique ? qu’est-ce qu’ils sont cloches, ces américains, ils ne connaissent pas la valise diplomatique, ils passent des armes en lousdé !! il faudrait que les islamo-arabes leur donnent des leçons.

    Au sujet du logo des Phalanges libanaises, d’autres n’ont pas le logo, mais ils ont le cerveau.

    Je vous conseille plutôt la lecture D’antoine Basbous, libanais et normal, lui. Et pas sioniste, il ne vous filera donc pas la peste. La lecture de site palestino-gauchiste, par contre, est nocif pour le cerveau quand on en a un, bien entendu.

    Shabbat Chalom à tous.

    Ana, comme d’habitude, vous n’avez pas grand chose à dire.

    Voir en ligne : http://www.antoine-basbous.com/liba...

  • permalien
    24 novembre 2006 @12h30   « »
    Message à l’attention de M. Gresh

    Message à l’attention de M. Gresh

    M. Gresh,

    Vous offrez aux internautes intéressés par le Moyen-Orient un blog d’une qualité exceptionnelle et je vous en remercie infiniment.

    Vos informations sont claires, nettes et précises (comme on dit) et je me sens toujours un peu moins ignorant après vous avoir lu.

    J’ai assisté, il y a quelques années, à une conférence que vous animiez à l’université de Grenoble. J’en garde un souvenir très fort tant votre intervention m’a paru intelligible, pour les néophites comme moi comme pour les spécialistes je crois - et ce quelque soit notre origine, et c’est là que réside en partie votre crédibilité. La probité de votre argumantation explique sans doute pourquoi vous faîtes autorité en la matière. D’ailleurs, sur ce point, qu’il serait bon de vous entendre dialoguer avec les "grands" de ce monde ! Ils vous lisent probablement... Qu’en retiennent-ils, objectivement ?...

    Abonné au Monde diplomatique, j’avoue attendre vos messages sur ce blog avec grand intérêt. J’aimerais enfin vous assurer que, par delà les commentaires trop souvent irrespectueux présents sur ce site, la principale motivation qui m’amène (et peut-être d’autres) à vous lire ici est bel et bien le fait de vouloir connaître votre point de vue, vos réflexions (et sans doute parfois ceux de commentateurs raisonnables).

    Peu à peu, grâce entre autres à votre blog, l’ignorance perdra du terrain... Qui sait ?...

    Pour apporter ma modeste contribution, je vous communique un texte qui me semble intéressant, Lettre à un jeune Maghrébin, de Philippe Meirieu.

    Bien cordialement.

  • permalien Orangerouge :
    24 novembre 2006 @13h21   « »
    Israël état raciste, l’occident raciste aussi laisse faire

    Merci K, le discours de Gilad Atzmon est sacrément fort. Un sacré coup de pied dans la fourmilière des idées reçues et des "consensus" commodes (et mine de rien, complices de crimes innommables qui ne font actuellement que s’amplifier).

    Je n’ai pas sous la main la définition politico-historique du terme "fascisme", pour savoir si on peut ou non l’appliquer à Israël. La pratique du vol à grande échelle des biens d’autrui, de l’enlèvement et de l’emprisonnement de civils et d’élus, la pratique banalisée de la torture, de l’emprisonnement des enfants pendant des années, du bombardement d’immeubles d’habitations, la pratique répétée et banalisée de tuer des civils... et la pente actuelle du pire en pire... Même si il n’y a pas de terme pour qualifier cela... (Peut-être "épuration ethnique" conviendrait), il faut en tout cas qu’il ne soit plus possible de le banaliser, de le justifier et d’oser prononcer le mot de "démocratie".

    Mais ce que j’approuve sans aucune réserve et qui est très important c’est le fait de dire enfin clairement que cet état d’Israël est raciste, puisque ne donnant pas les mêmes droits à tous selon leurs religion et/ou culture et pratiquant une épuration ethnique à grande échelle.

    C’est probablement le seul état avec un niveau élevé d’éducation de sa population, qui soit intrinsèquement raciste.

    Gilad Atzmon interpelle violemment les juifs en général, il a raison, puisque les attaches de beaucoup de ceux qui sont citoyens d’autres pays avec des israéliens, les conduisent, en majorité, à tolérer l’épouvantable de ce pays et même à le soutenir, alors qu’ils exècreraient les mêmes actions commises sur le territoire de leur propre pays.

    Mais il y a aussi pas mal de personnes qui n’ont aucun lien avec la culture ou la religion juive, qui tolèrent et même soutiennent l’état raciste israélien. Quel intérêt les poussent ? Ou quel racisme ? Je ne parviens toujours pas à comprendre totalement les racines de cette tolérance à l’innommable. Mais sans doute est-ce parce que ces racines sont d’origines multiples, et le racisme de l’occident en fait partie : soutenu par la marque de la période coloniale en Europe, soutenu par l’imaginaire folklorique de la conquête de l’Ouest aux Etats-Unis.

    La preuve est évidente quand on regarde la manière dont on traite l’immigration en Europe, et dont on traite les banlieues défavorisées. Quand on voit la peine dérisoire (6 mois je crois de prison mais avec sursis, et il reste actif dans la police)infligée à un policier qui a tué un noir sans papier, en le maintenant dans une position qui l’étouffait, dans l’avion qui le ramenait en Afrique.

    Quand on voit que le tabou du respect des enfants tombe dès qu’ils sont d’origine immigrée.

    Voir en ligne : Morts pour rien

  • permalien Orangerouge :
    24 novembre 2006 @13h22   « »
    Israël état raciste, l’occident, raciste aussi, laisse faire (Suite et Fin)

    Quand on examine "l’affaire Clichy" (à l’origine des émeutes de banlieues en 2005) : le parquet français n’a pas jugé utile de poursuivre des policiers qui ont poursuivi des enfants (l’un avait quinze ans) jusqu’à un transformateur, et qui n’ont pas cherché à les sauver, alors que ces policiers connaissaient parfaitement le risque qu’ils meurent dans cette installation (leurs échanges téléphoniques montrent qu’ils en riaient). Je rappelle qu’à cette occasion notre Ministre de l’Intérieur a diffamé ces enfants qui venaient de décéder, en affirmant à tort qu’ils étaient des cambrioleurs. Pour qu’une information judiciaire soit ouverte il a fallu que les familles déposent plainte avec constitution de partie civile. C’est seulement le lendemain de ce dépot, que le Parquet s’est enfin décidé à ouvrir une information judiciaire.

    Mettre en danger de mort des enfants d’immigrés et en rigoler, n’est apparemment pas très grave pour ce qui se fait passer chez nous pour l’Institution de la Justice.

    Si on laisse faire Israël c’est en partie du fait du racisme en occident.

    Pour ceux qui voudraient se souvenir de ces enfants, Bouna et Zyed, mortellement poursuivis par la police en octobre 2005. Je donne le lien avec la boutique de la revue des chrétiens de gauche "Témoignage Chrétien" : ils y vendent le récit de cette affaire par les deux avocats des familles, affaire qui, à ma connaissance, n’a toujours pas fait l’objet d’un procès.

    Je suis totalement agnostique mais ces gens là ont souvent des positions claires et ils publient ce que d’autres ne publient pas.

    Voir en ligne : Morts pour rien

  • permalien Abdeloum :
    24 novembre 2006 @13h33   « »

    Des universitaires allemands prestigieux viennent de rendre publique une pétition adressée au gouvernement allemand pour qu’il cesse de soutenir Israël au nom de l’Holocauste, et qu’il se mette à soutenir aussi les Palestiniens.

    Les universitaires en question sont des professeurs hautement reconnus appartenant aux plus grandes universités. La presse relève que dans une démarche sans précédent dans l’histoire des relations entre l’Allemagne et Israël, ces universitaires réclament que leur gouvernement cesse son « traitement de faveur » à l’égard d’Israël au nom de l’Holocauste, attitude, avertissent-ils qui ne peut qu’entraîner des conséquences négatives pour le peuple allemand, notamment entre juifs et musulmans.

    Cette pétition a été publiée dans le Frankfurter Rundschau, propriété de DumontSchauberg publishing House, qui a pris récemment 25% de participation dans le quotidien israélien Ha’aretz.

    La pétition des 25 universitaires réclame un changement dans les relations entre Israël et l’Allemagne, qui conduirait à ce que les deux pays entretiennent une « amitié dégagée des fardeaux du passé, une amitié qui autoriserait à exprimer des critiques à l’égard d’Israël”. Ces universitaires font valoir que l’Holocauste crée pour l’Allemagne des obligations non seulement à l’égard d’Israël mais également envers les Palestiniens. Ils soulignent en effet que les conséquences de l’Holocauste ont engendré énormément de souffrance pour les Palestiniens depuis plus de 60 ans.

    « Une grande majorité de la société allemande, écrivent-ils, a fait de la honte et de la souffrance de l’Holocauste un objet cérémoniel. Ce qui explique comment un philosémitisme douteux s’est développé en Allemagne ». « Les racines de ces 60 années de confrontation sanglante au Proche-Orient sont allemandes et européennes. La population palestinienne n’a absolument aucune responsabilité dans les problèmes de l’Europe au Proche-Orient », sulignent-ils.

    Les universitaires à l’initiative de cet appel reprochent également à cette relation « spéciale » entre les deux pays d’avoir conduit l’Allemagne à fournir à Israël des technologies militaires avancées, même quand Israël violait le droit international et bafouait les droits de l’Hommes.

    18/11/2006

  • permalien Louise :
    24 novembre 2006 @13h40   « »

    La première partie traduite en français par Catherine-Françoise KARAGUÉZIAN de l’article " The next act" de Seymour Hersch :

    http://www.egueule.com/traductions/...

  • permalien Vvolodia :
    24 novembre 2006 @14h31   « »

    Abdeloum, trop lourd à porter, l’assassinat de millions d’humains, juifs et non juifs, pour des allemands dont certains ont des familles qui ont été trop proches du nazisme.

    Lourd à porter, la mise à sac de la Pologne, de l’Ukraine, de la Russie, la mort de millions d’hommes au nom d’une idéologie mortifère. Pensent-ils en être quitte parce qu’ils auront payé quelques dédommagements aux victimes ?

    Pensent-ils que 3 secondes de remord puissent nous dédommager ? Comme pour la Sortie d’Egypte, il faudra attendre que les derniers témoins soient morts, et nous avons encore le temps ; les petits-enfants des derniers survivants sont traumatisés par ce que leurs grand-parents ont eu à subir.

    Alors "basta" ? que nenni. Pas de basta. Ce sera quand NOUS voudrons, pas quand ils voudront. Trop facile. Nous ne leur faisons pas la guerre, mais je les trouve "un peu" indécents, moi.

    L’allemagne a pu faire et gagner la guerre avec le sang et l’argent volé aux juifs, ne l’oubliez jamais. Nous, nous n’oublierons jamais. Cela vous arrangerait ? les arméniens oublieraient le massacre commis par les turcs, et le Darfour, et les tutsis, et y’alla !! on recommence, avec l’assentiment des nations.

    Je crois qu’il faudrait un musée des génocides, à Paris. Réveiller les consciences. Les humains sont riches de leur savoir, il faudrait s’en servir à d’autre fin que la haine de l’autre au nom de la religion.

  • permalien Orangerouge :
    24 novembre 2006 @15h21   « »

    Volodia, cela va bientôt devenir plus difficile de poursuivre l’exploitation rentable des victimes de la Shoah.

  • permalien Lucide :
    24 novembre 2006 @16h01   « »

    @Abdelmoumen,

    en échos à votre commentaire concernant les universitaires allemands,

    j’aimerais vous parler du livre intéressant de Liliane Forester intitulé " le crime occidental" et qui décortique les racines de la tragédie des palestiens et des juifs aussi car, tous deux victimes de l’arrogance et du mépris de l’occident, j’essaierai plus tard de vous donner quelques passages intéressants.

  • permalien Hypérion :
    24 novembre 2006 @16h03   « »
    Judaïsme, sionisme et fantasmes : "comme d’habitude"

    Vvolodia qui a beaucoup à dire pour ne pas dire ce qu’il y aurait à dire juge qu’Ana, « comme d’habitude », n’a « pas grand chose à dire ». Mais le peu que dit Ana vise dans le mille. J’aime bien. J’aime bien aussi Gilad Atzmon qui ne s’encombre de rien.

    On peut certes préférer la méthode israélienne : raser la moitié du Liban et y semer un million de mines sous le prétexte de deux soldats capturés, ou étrangler Gaza, bombarder Gaza, tuer Gaza, massacrer Gaza, faire sauter Gaza pour ne surtout pas mettre fin aux tirs de roquettes Qassam. Ô précieuses roquettes Qassam qui nous permettez de poursuivre notre Grand Programme de petites frappes racistes !

    Vvolodia nous sert complaisamment le pain azyme sanglant parce qu’il sait qu’on est dans la fable. Il ne parle pas des puits empoisonnés, parce qu’il sait que là, on n’est plus dans la fable : on est, à l’occasion, dans le réel de la Palestine colonisée par des Juifs.

    « Qu’arriverait-il si des antisémites empoisonnaient, en France, le puits d’un quartier juif ? C’est ce qu’ont fait, la semaine passée, des colons à Atawana, au sud du mont Hébron et la police enquête » (G. Lévy, Haaretz, 18 juillet 04)

    « C’est la sixième fois au cours des trois dernières années que des inconnus sabotent la source et le système de collecte d’eau du village [Madama, au sud de Naplouse] et de ses 1700 habitants, a dit à Haaretz le chef du conseil du village, Ayed Kamal.(…) Au cours de la mission de reconnaissance de jeudi, il est apparu que plusieurs canalisations avaient été brisées, que le couvercle en béton qui couvrait l’un des puits avait été retiré, brisé et que des déchets avaient été jetés dans le puits. » (A. Hass, 22 février 05)

    Pour « désamorcer l’antisémitisme », Vvolodia travaille dur. C’est lui le Titan du blog. Je me dis parfois que le Grand Œuvre sioniste doit avoir pour secrète visée de donner corps aux pires caricatures antisémites et si possible, les battre sur leur propre terrain. Il y a encore quelque timidité par rapport à « après le génocide, on peut tout se permettre », mais on y vient, on y vient. Que cela donne le vertige à Vvolodia n’est pas surprenant. Ainsi, je ne sais pas comment on fait pour ‘être’ dans l’armée israélienne. L’air de rien, ne pas en être me semble plus facile en dépit de l’hostilité d’une société machiste et militariste. Comment vit-on quand on a été acteur ou même seulement témoin des exactions de l’armée israélienne (et l’occupation en est d’emblée une) et qu’on s’est tu, et qu’on se tait ?

    Israël nous donne à voir l’évolution d’une démocratie « ultramoderne », appelons-la comme ça : jusqu’où un régime peut-il aller tout en se drapant dans une figure de la démocratie ?

  • permalien tj :
    24 novembre 2006 @16h21   « »

    je ne lis pas souvent les commentaires (certains sont idiots et racistes, presque toujours outranciers et complètement orientés) . Pourtant, pour résoudre les problèmes entre Palestiniens et Israëliens , je crois que j’ai la solution : on laisse les habitués des commentaires prendre la tête du pays de leur choix et en 5 minutes tout est règlé, c’est la guerre totale et on peut installer un immense parking sur un peu plus de 29200km carrés .

  • permalien Gilles :
    24 novembre 2006 @16h42   « »

    "Je ne lis pas souvent les commentaires". Mais si, tj, vous lisez toujours les commentaires, tous les commentaires... même que "certains sont idiots et racistes, presque toujours outranciers et complètement orientés". Sinon, comment le sauriez-vous ?

    Commencer votre propre commentaire par une déclaration mensongère ou le poursuivre aussitôt par une affirmation qui ne reposerait sur quasi rien : vous n’avez le choix qu’entre ces deux propositions.

  • permalien Lucide :
    24 novembre 2006 @16h48   « »

    A Abdelmoumen,

    extrait du livre de

    Liliane FORRESTER " Le crime occidental" :

    "En 1938, David Ben Gourion lui-même déclarait au comité politique du Mapaï :" quand nous disons que les arabes sont les agresseurs et que nous nous défendons, ce n’est qu’à moitié vrai. En termes de sécurité et de vie quotidienne, certes, nous nous défendons.... Mais cette lutte ne représente qu’un aspect du conflit, qui est en substance d’ordre politique. Or, en termes politiques, nous sommes les agresseurs et eux se défendent" et c’est encore lui qui reconnaissait en 1936 que "les Arabes ne redoutent pas la perte du territoire mais celle de la patrie du peuple Arabe, que d’autres veulent tranformer en patrie pour les juifs" et que, de la part des sionistes, il avait été"extrêmement naîf de penser que les arabes déterminaient leur attitude envers nous à partir d’un point de vue de justice abstraite ... les Arabes proclamaient que ce pays est un pays arabe et qu’il entend le rester .. c’est aussi simple que cela" Aussi simple que cela?lorsque cinquante-cinq ans après plus tard le premier ministre d’un Etat D’Israël reconnu depuis quarante trois-ans déclara devant la Knesset, :" Nous sommes revenus en Israël et nous avons fondé un peuple, mais ne nous sommes pas revenus dans un pays vide, il y’avait ici les palestiniens", ces propos d’Ytzhak Rabin parurent si sacrilège que son assassinat quelques semaines plus tard par un extremiste israélien fut souvent imputé à cette phrase-là, supposée avoir été son arrêt de mort.

    A remarquer la formule de Ben Gourion, celle de " justiceabstraite", proche de " justice divine", qui instaurait une instance habilitée à imposer un plan sans évidence aux arabes appelés à s’y sacrifier. Projet qui court-circuitait l’Histoire, ramenant le présent à l’ère biblique, à sa géographie-les, siècles écoulées dans l’intervalle considérés comme non advenus et le passé plus que millénaire, mais surtout le présent, la présence des arabes en Palestine, tenus pour annulés.

    On n’en était plus à nier leurs droits mais leur réalité ! De telles conceptions n’avaient rien de politique, Ben Gourian le savait, qui les qualifiait d’abstraites et, surtout, elles n’avaient rien pour convaincre les autchtones ainsi menacés : qualifier de justice ce qui soudain les éliminait de leur propre Histoire, n’était pas recevable pour eux. Mais qualifier cette justice d’"abstraite" permettait à Ben Gourian de taxer d’un défaut de subtilité ceux qui la refusaient. Pages 178,179,180

  • permalien Vvolodia :
    24 novembre 2006 @17h15   « »

    Dans la mythologie grecque Hypérion était un Titan, bravo pour la modestie. Vous vous exprimez comme Ana, ça fait une bizarre sensation pour le lecteur. "xxx qui a beaucoup à dire "....Vous faites partie du même réseau ?

    Hypérion, je vais vous répondre le plus calmement possible.

    Nous n’avons pas raser la moitié du Liban - le Liban chrétien est toujours debout. Oui, nous nous battons pour récupérer nos soldats, parce que contrairement aux "islamistes", nous tenons à nos citoyens et coreligionnaires. Nous sommes rares et précieux les uns pour les autres. Bizarre, je sais, pour une "culture" (islamiste) qui fait si peu cas de ces (con)citoyens.

    Par contre, grande nouveauté, les palestiniens envoient leurs femmes et leurs enfants mourir à leur place. Et si possible des grand-mères. Qu’à fait la dernière pour que vous l’envoyez se faire sauter, une vieille chahida qui n’aura même pas droit à 72 vierges, pourquoi, pour qui paie-t-elle ? Elle débarrasse le plancher pour laisser la place à une épouse plus jeune ? vous êtes indécents. Vous tuez vos vieux, maintenant ? ça évite d’avoir à s’occuper d’eux, remarquez. Vous avez vu ses yeux, sur la photo ? le désespoir de devoir aller au paradis d’allah.

    Vous avez raison, les frappes étaient racistes, parce que les palestiniens sont une race, tous les palestiniens sont musulmans. C’est ce que vous voulez dire, certainement, sinon, je ne comprend pas le terme de "frappes racistes".

    ces frappes racistes, c’est un terme pour réveiller les droits de l’hommasse de l’état français ? rien à fiche de l’état français.

    Vous savez pourquoi le gouvernement français lèche le c.. des islamistes ? à cause du Drakkar - vous savez ? cet immeuble que vous avez courageusement fait sauter sur le dos des crétins de français qui vous défendaient. C’est une bonne leçon pour le monde libre. Ne jamais rien vous passer. Ne jamais vous tourner le dos.

  • permalien Ana :
    24 novembre 2006 @17h21   « »

    Pour agrémenter la patience de Lio, lire "Ceux qui pleurent Gemayel savent qu’au Liban rien n’est comme il y paraît", de Robert Fisk, The Independent, le 23 novembre 2006

  • permalien Ahmad :
    24 novembre 2006 @17h39   « »

    salam,un état(israel) qui pousse un peuple à se que des grand mère(que Dieu est son ame) se sacrifient pour leur survis, a vraiment des questions à se poser et d’ailleurs aussi la communauté internationnale aussi,qui à force de ne jamais poser des question s à l’état d’israel,renoue avec un passer bien sombre(ce n’est pas les arabes,les musulmans et les islamiste qui ont tuer des millions d’etre humains,(plus de 6 millions,car dans le caucase c’était 15 millions).On peut etre choquer dans ce sens de l’éditorial du journal le monde sur un suporter mort au sujet du matche psg tel aviv(on peut se demander tout d’abord comment d’un club d’un état meurtrier comme israel ,sont encore autoriser à participer a des compétions internationnale,bref ce journal,donc son directeur mr Jean Marie Colombani s’offusque que la haine et le racisme accompagne,une rencontre de sport,mais ce mème journal et son directeur,ne s’offusque en rien de la haine et du racisme quotidien que subissent les palestiniens.Le journal le monde et son directeur se prépare un avenir très sombre.Je signale au passage que ceux qui s’évertuent tout les jours à nous dire que l’islam et l’islamisme sont le premier danger pour les libertés à notre époque,par leur formules d’inquisitions completement irrationnelles, :’islamofascisme,le nouveau totalitarisme,s’activent a la cencure dans les bibliothèques de france en faisant rétirer des livres(voir l’article sur le site europalestine),méthode d’habitude pratiquer par le FN,mais bon comme le faisait remarquer Mr Gresh les habitudes du FN ont tendances a devenir les habitudes de plus en plus de parti politique et d’organismes en france,on la vu avec mr frech,donc on peut remarquer le double discours au passage de MR Sarkozy lorsqu’il dénonce les propos du président de région socialiste,aolrs que pour es mème propos il avait reconnu en mr Finkelkraut un intellectuel qui fait honneur a la france,comme quoi rechercher l’honneur de devenir président de la france,produit de surprenante incohrence,et si l’honneur de la france se mesure aux propos de mr finkelkraut,alors la france de Sarkozy n’a rien a envier a celle de Lepen,salam

  • permalien K :
    24 novembre 2006 @18h29   « »

    HISTOIRE DES SEPHARADES (D’après l’Encyclopediae Universalis)

    « Substantif et adjectif, l’appellation "séfarade" est appliquée aux Juifs dont les ancêtres vécurent dans l’Espagne médiévale, et plus généralement les membres des communautés juives non ashkénazes. Dans le livre du prophète Abdias (verset 20), le terme "Sefarad" est une localité où demeurent des exilés de Jérusalem. Bien que, pour les savants modernes, ce verset biblique s’appliquât à Sardes en Lydie, il fut rapporté à Ispania ou Ispamia par les premiers commentateurs juifs. En hébreu médiéval et moderne, Sefarad équivaut à Espagne. Aujourd’hui, séfarade tend à supplanter dans l’usage les formes savantes sefardi ou sefaraddi (pluriel sefardim ou sefaraddim ), qui dérivent directement de l’hébreu.

    On distingue trois périodes majeures dans l’histoire des séfarades. La première va des origines légendaires (une colonie salomonienne en Espagne) à l’expulsion des Juifs d’Espagne (1492). Jusqu’au VIIe siècle, l’essor des communautés du bassin méditerranéen et de l’Espagne s’accomplit sans encombre, en relation avec les foyers palestinien et babylonien. En 589, à la suite de la conversion au catholicisme du roi wisigoth Reccarède, un siècle de persécution pour les Juifs d’Espagne commence, persécution à laquelle met fin l’invasion musulmane (711).

    La période comprise entre 711 et 1036, qui coïncide avec l’époque du califat de Cordoue et des royaumes islamiques qui lui succédèrent, est considérée comme l’âge d’or du judaïsme espagnol. Au XIe siècle principalement, le judaïsme séfarade contribue à la renaissance de la langue hébraïque avec ses grammairiens, ses lexicographes et ses poètes (notamment Salomon ibn Gabirol, Moïse ibn Ezra et Juda Hallevi) ; ce renouveau donne au judaïsme occidental son premier grand talmudiste, Isaac ben Jacob al-Fasi, et son philosophe, Moïse ben Maimon, dit Maimonide. »

    A suivre : « L’AGE D’OR DU JUDAISME ESPAGNOL » (article trouvé dans www.sefarad.org)

  • permalien K :
    24 novembre 2006 @18h33   « »
    Judaïsme, sionisme et fantasmes (II) L’AGE D’OR DU JUDAISME ESPAGNOL

    L’AGE D’OR DU JUDAISME ESPAGNOL

    « L’Espagne demeure pendant des siècles une province de l’Empire romain, jusqu’au 5ème siècle où les Vandales et les Visigoths s’en rendent maîtres. Les nouveaux souverains, bientôt convertis au catholicisme, prennent de sévères mesures contre les Juifs - baptêmes forcés, confiscations de biens, esclavage - , poussant beaucoup d’entre eux à l’exil volontaire.

    La montée de l’Islam au 7ème siècle et sa progression fulgurante à travers la presque totalité de l’Asie occidentale et de l’Afrique du Nord atteint la Péninsule ibérique au 8ème siècle. L’arabe devient bientôt la langue prédominante du discours intellectuel à travers tout l’Empire arabe. Par leurs traductions et commentaires des anciens textes, les savants arabes propagent à travers le monde méditerranéen le riche héritage de l’érudition grecque et de la sagesse orientale. Les Juifs participent avec ardeur à cette renaissance du savoir et contribuent à sa diffusion.

    Sous le pouvoir tolérant et éclairé des Califes omeyyades, l’Espagne musulmane atteint une apogée économique et culturelle, attirant de retour sur les rivages de l’Andalousie bon nombre de Juifs qui s’étaient exilés. Le mélange de culture arabe et de culture juive engendre un climat exceptionnel favorisant l’épanouissement du génie créateur et d’incomparables réalisations intellectuelles. Les Juifs participent à tous les aspects de la vie sociale et exercent une grande diversité de métiers et de professions. Ils font commerce de soies et d’épices d’Orient, d’esclaves aussi. Habiles en médecine, ils sont aussi versés dans divers arts et sciences, et sont particulièrement prisés comme traducteurs, interprètes à la Cour et plénipotentiaires.

    Les courtisans juifs fraient librement avec leurs homologues arabes, se parent à leur instar de riches vêtements et de turbans incrustés de joyaux, se déplacent dans de somptueux équipages ou à cheval, et rivalisent avec eux en grâce sociale et dans les arts martiaux. La renaissance de la langue et de la littérature hébraïque en Espagne et la fondation de l’école andalouse de poésie résultent directement de ce renouveau culturel. L’adaptation à l’hébreu des formes et de la métrique qu’utilisent les Arabes, et l’imitation du style et des images de leur poésie profane font accéder la langue au niveau littéraire convenant aux panégyriques courtois et à la rhétorique stylisée qui ont la faveur des milieux aristocratiques. »

  • permalien K :
    24 novembre 2006 @18h37   « »
    Judaïsme, sionisme et fantasmes (II) L’AGE D’OR DU JUDAISME ESPAGNOL (suite)

    « Les poètes juifs tentent de rivaliser d’élégance fleurie avec les poètes arabes dans des couplets qu’ils adressent à leurs protecteurs. Profondément influencés par la supériorité stylistique et la vigueur intellectuelle de la littérature arabe classique, ils composent en arabe plusieurs de leurs ouvrages. Mais ils tirent aussi fierté des splendeurs poétiques de l’hébreu biblique et, par une étude intensive de sa grammaire et de son vocabulaire, le ravivent comme forme viable d’expression littéraire.

    L’Age d’Or du judaïsme espagnol, dont la durée s’étend du 10ème au 12ème siècles, a produit une constellation d’érudits, de médecins, de savants, d’astronomes, de poètes et de grammairiens dont l’éclat ne s’est jamais terni et dont la gloire n’a jamais péri.

    Cordoue, la capitale du royaume omeyyade, rivalise avec Bagdad par sa magnificence urbaine et sa brillante civilisation. La Cour royale est la protectrice de poètes et de philosophes, de savants et d’érudits. De nombreux Juifs s’élèvent peu à peu aux positions de puissance et d’autorité dans tous les domaines de la vie politique et sociale, et font figure d’intermédiaires dignes de confiance entre les royaumes arabes et chrétiens.

    Hasdaï ibn Chaprout (915-970), médecin érudit et conseiller diplomatique du Calife Abd-ar Rahman III, parvenu à la plus haute position d’influence à la Cour ,use de son ascendant au bénéfice de ses compatriotes juifs. Il favorise l’étude de l’hébreu et encourage poètes et écrivains à composer des oeuvres en hébreu.

    Les grammairiens Menahem ben Saruk et Dounach ibn Labrat, des protégés de Hasdaï ibn Chaprout, entretiennent une interminable joute littéraire en vers et en prose sur les formes métriques inventives et l’imitation des genres poétiques arabes. On dit de ces poètes "qu’à l’époque de Hasdaï,ils se mirent à gazouiller".

    Grâce à ses nombreux contacts et missions diplomatiques auprès des Cours des empires byzantin et germanique, Hasdaï entend parler des Khazars et du royaume juif qu’ils ont établi au-delà du Caucase, le long du cours inférieur de la Volga. Désireux d’en apprendre davantage et de savoir s’ils appartiennent aux Dix Tribus perdues, Hasdaï charge Menahem ben Sarak, son secrétaire pour l’hébreu,, de rédiger une lettre à l’adresse de roi des Khazars pour l’informer de l’existence des Juifs d’Andalousie et de sa propre position supérieure, et pour lui demander des renseignements concernant son royaume et ses origines. La réponse qui arrive enfin de Joseph, roi des Khazars, raconte la célèbre histoire de leur conversion au judaïsme, deux siècles auparavant, lorsque le roi Bulan avait invité des représentants des trois religions révélées à exposer leurs vues. Réalisant que la foi chrétienne et la foi islamique se fondaient sur le judaïsme, Bulan opta pour la religion juive. »

  • permalien K :
    24 novembre 2006 @18h40   « »
    Judaïsme, sionisme et fantasmes (II) L’AGE D’OR DU JUDAISME ESPAGNOL (suite et fin)

    Hasdaï transforme Cordoue en important foyer d’attraction pour les érudits juifs en nommant Moïse ben Enoch, célèbre autorité talmudique qui avait été capturé en mer et racheté par les Juifs de Cordoue, à la tête d’une Académie d’études talmudiques, où son fils Enoch lui succéda.

    Cordoue garde sa suprématie jusqu’au sac de la ville par des envahisseurs berbères, les Amoravides, au début du 11ème siècle. Une grande partie de sa population juive se réfugie dans les villes avoisinantes - Malaga, Lucèna ou Grenade. Le Califat omeyyade, sous lequel la culture juive avait fleuri, se retrouve morcelé en petites principautés qui se disputent le pouvoir et tentent en vain de contenir la poussée de la Reconquête chrétienne partie du nord. Cordoue tombe sous la coupe de dynasties berbères- les Almoravides en 1012, détrônés à leur tour par les fanatiques Almohades en 1148, qui forcent les Juifs à choisir entre l’Islam, la mort ou le bannissement . Parmi les familles exilées se trouve celle de Moïse Maïmonide, alors à peine âgé de treize ans, destiné à devenir le plus grand savant et philosophe de son époque.

    A l’époque de la conquête berbère, le royaume de Grenade compte une grande communauté juive où de nombreux Juifs fuyant Cordoue ont trouvé refuge. Jusqu’en 1090, où les almoravides détruisirent ce qui restait de cette communauté et où la fameuse "Grenade des Juifs" cessa d’exister, la ville fut un important centre d’études juives et produisit d’éminents savants, philosophes et poètes. Samuel ibn Nagrela (993-1060), dit Samuel ha-Naguid, né à Cordoue, y reçoit une solide formation hébraïque et talmudique, ainsi que dans les sciences mathématiques et la,philosophie. Il parle plusieurs langues, possède parfaitement l’arabe et a un beau talent de calligraphe. De Malaga où il s’est installé, il est invité à Grenade et nommé vizir du roi Habbus, puis de son fils aîné Badis dont il appuie la revendication au trône.

    En signe de gratitude, Badis donne à son vizir le plein contrôle de son royaume, que Samuel gouverne avec sagesse pendant plus de trente ans, menant de victorieuses campagnes contre le royaume de Séville et ses alliés, ou usant de son habileté diplomatique pour promouvoir ses intérêts politiques. Samuel répand un tel lustre sur les Juifs de Grenade qu’ils lui confèrent le titre de Naguid, ou Prince.

  • permalien Yann :
    24 novembre 2006 @19h24   « »

    Merci K de nous faire "rêver" avec cette petite leçon d’histoire sur l’union des peuples dans l’Espagne médiévale.

  • permalien Alain Gresh :
    24 novembre 2006 @19h30   « »

    Précision. J’ai supprimé deux messages, non parce qu’ils traitaient mon livre de "demi-vérités" et qu’il me critiquait (il y a sur ce forum de nombreuses critiques me visant), mais parce qu’il traitait un collaborateur du Monde diplomatique d’antisémitisme, ce qui relève de la diffamation.

  • permalien
    24 novembre 2006 @20h04   « »
    Apartheid soutenu en Palestine par l’Occident au nom de sornettes bibliques.

    Voilà dans le lien ci-dessous les sornettes bibliques que l’Occident, qui se dit quand même laïc, tient à nous imposer par le feu et le sang via son soutien iconditionnel à sa dernière colonie chez nous en Palestine. Mais c’est faire fi de la détermination des musulmans à en finir tôt ou tard avec toute injustice.

    Tous les crimes que connaît l’Orient ARABE et non pas « le Moyen Orient », depuis cinq décades sont commis par les sionistes au nom de la bible  ; et l’Occident tient pourtant à les imputer au Coran et à l’islam qui incitent plutôt les musulmans à bien se défendre et à défendre leur liberté et leur dignité d’être humain.

    Les vrais coupables directs et indirects de tous les crimes commis dans la région, y compris le dernier assassinat de Pierre Jmaïl au Liban et le dernier massacre des chïtes en Irak, sont les sionistes et le services secrets de la CIA.

    LE VRAI CRIMINEL EST CELUI A QUI PROFITE LE CRIME.

    Voir en ligne : http://www.lamed.fr/judaisme/Histoi...

  • permalien
    24 novembre 2006 @20h10   « »

    Je suis un réfugié des pays arabes et mon destin n’a ému personne. Israël, malgré ses difficultés, au lieu de les parquer dans des camps, a intégré un nombre important de ces déracinés et continue, chaque jour, à en absorber d’autres, dont près d’un million, en quelques années, de l’ancien bloc de l’Est.

    (dure réalité, sur le site de .....)

    Voir en ligne : http://moise.sefarad.org/temoignage...

  • permalien
    24 novembre 2006 @20h21   « »
    L’injustice ne justifie pas l’injustice

    A anonyme du 24 novembre 2006 20:10

    L’injustice ne justifie jamais l’injustice. Tout réfugié juif arabe doit retourner chez lui dans son pays arabe. Et le réfugié palestinien doit retourner chez lui en Palestine bien digne et citoyen à part entière sur sa propre terre.

    Et nul n’est censé être obligé à souscrire aux sornettes bibliques qui assoient l’apartheid en Palestine.

    Voir en ligne : http://www.lamed.fr/judaisme/Histoi...

  • permalien Nadine Ghys :
    24 novembre 2006 @21h23   « »
    Fantasmes

    Si un (ou deux) quidam, que je n’ai pas lu, ne peut pas se permettre de traiter "un collaborateur du Monde diplomatique d’antisémitisme, ce qui relève de la diffamation", je comprends mal pourquoi une intervention qui contient, à l’adresse d’un participant, la phrase : "Mais vous puez l’antisémitisme, mon pauvre ami", est maintenue sur le blog.

    L’idée n’est pas que l’on censure davantage, mais que l’on ne censure pas du tout. Ne rien, rien effacer, mais laisser voir à tous ’qui parle’, et au fond, ce que tout auteur dit de lui-même, et souvent seulement de lui. La vulgarité d’une formulation (ici : "Mais vous puez l’antisémitisme, mon pauvre ami"), pousse encore davantage à regarder non du côté de l’accusé, mais du côté de l’accusateur. C’est toujours un peu de soi qu’on montre quand on écrit. Et parfois, c’est ainsi, on n’est pas joli à voir.

  • permalien Hypérion :
    24 novembre 2006 @21h46   « »
    Judaïsme, sionisme et fantasmes : « Nous sommes rares et précieux les uns pour les autres »

    « Nous tenons à nos citoyens et coreligionnaires. Nous sommes rares et précieux les uns pour les autres ». Si j’avais dit qu’il traîne des idées pareilles dans certaines têtes, qui m’aurait cru ? Heureusement, Vvolodia est là. Merci à lui.

    Souci d’économie, je me contenterai d’ouvrir le livre que je lis en ce moment, « Les jours de notre mort », évocation ancienne des camps nazis par David Rousset, Hachette, collection Pluriel, page 407 : « Les Juifs s’opposaient violemment entre eux. Leur affreuse misère affirmait et envenimait leurs antagonismes. Juifs polonais et Juifs allemands se détestaient, ceux de Salonique injuriaient les Juifs de l’Est, les Français méprisaient les Balkaniques et les Juifs d’Europe centrale. Les Français se trouvaient dépaysés. Beaucoup d’entre eux ne se sentaient pas comme Juifs (…) Ces oppositions se fondaient aussi sur des distinctions sociales très vives. »

    Vvolodia s’accroche à la mythologie.

    Vvolodia trouve à dire, une fois encore, le contraire de ce qu’il y a à dire : « Oui, nous nous battons pour récupérer nos soldats » mis pour « Oui, nous nous battons pour ne pas récupérer nos soldats ». Nuance.

    Vvolodia n’aime pas qu’une grand-mère veuille se faire exploser. Je préférerais bien sûr que même la tentation ne lui vienne pas, à cette grand-mère. Mais Vvolodia est de ceux qui aiment lui faire vivre une vie impossible. Et la grand-mère doit la vivre mais ne pas exploser. On veut du refoulé, mais sans retour. Si la grand-mère voulait bien s’en aller gentiment et sans faire de taches, ce serait épatant.

  • permalien Lio :
    24 novembre 2006 @21h50   « »
    Judaïsme, sionisme et fantasmes (II) Lio 1

    Merci pour les liens postés par Ana et [24 novembre 2006 12:30] ainsi que les extraits cités par K et Lucide. Le texte d’Antoine Basbous (lien posté par [24 novembre 2006 00:39]) rappelle correctement certains des rapports de force existant au Liban, mais avec une lecture tout de même très partisane de la part de son auteur (proche des positions du gouvernement du 14 mars, semble-t-il).

    Pour revenir à ma question sur la dénonciation précipitée de la plupart des médias occidentaux, sans l’ombre d’une preuve, de la culpabilité de "la Syrie" par rapport à l’assassinat de Pierre Gemayel (et de Hariri, par la même occasion), je tiens encore à préciser que seules les réflexions bien documentées peuvent aider à comprendre la situation. Même si elles prennent une ligne directrice vers telle ou telle interprétation, ce qui est bien naturel dans toute analyse. Du moment qu’elle s’abstiennent d’avoir une vision caricaturale des différents protagonistes, comme c’est parfois le cas avec certaines interventions aux relents nationalistes ou racistes dans ce forum.

    Pour ma part, je n’exclue pas du tout la responsabilité de personnalités syriennes dans l’assassinat du ministre libanais de l’industrie. Mais de là à l’attribuer à "la Syrie", pour apporter de l’eau au moulin de ceux qui considèrent ce pays comme appartenant à la nébuleuse du "grand satan" (équipe de Bush, gouvernement israëlien actuel), je ne suis pas d’accord.

    Il est important de prendre en compte les différents rapports de force existant en Israël, aussi bien qu’au Liban qu’en Syrie, avant d’émettre des hypothèses hâtives et totalement improductives. Concernant "la Syrie", je pense en particulier à la possible influence de Ref’at el Assad, oncle de l’actuel président syrien, Bachar el Assad, et frère de l’ancien, Hafez el Assad (entre autres possibilités). Je rappelle que ce type aux idées extrémistes, en exil depuis plusieurs années, est le principal responsable de l’abominable massacre de Hama en 1982, alors qu’il était ministre du gouvernement de Hafez el Assad, et qu’il n’a cessé de chercher à déstabiliser le pays, par tous les moyens et les copinages possibles, pour tenter de prendre le pouvoir. Où se trouve-t-il actuellement, quelle est véritablement son pouvoir d’influence aujourd’hui, ses sbires ont-ils une responsabilité dans les derniers évènements ? Je pose ces questions sans même croire que ce serait la meileure interprétation (je sollicite simplement l’intervention d’un historien ou politologue averti comme Alain Gresh, ou autre).

  • permalien Lio :
    24 novembre 2006 @21h52   « »
    Judaïsme, sionisme et fantasmes (II) Lio 2

    Nous devons envisager toutes les hypothèses possibles. Une action du Mossad n’est pas non plus à exclure, même si elle me paraît très discutable. Dans tous les cas, si cela s’avère un jour la vérité, il faudra comprendre ces agissements au nom d’une realpolitik israëlienne qui, sous son jour actuel, obéit malheureusement à des stratégies à très court terme et à des considérations que l’on ne doit plus hésiter à qualifier de "racistes" (dans le sens, "nous sommes supérieurs aux Arabes et aucune faiblesse ne doit être admise dans nos rangs vis-à-vis d’eux"). Je ne vous l’apprendrai pas, il existe en effet des sites pro-israëliens d’une violence et d’une racisme inouïs (exemple [Arouts 7->http://www.a7fr.org/Default.aspx?ta...], même si beaucoup de juifs ne se reconnaîtront pas dans ces immondes diatribes (à commencer par Vvolodia, comme je l’espère)). Le dernier post de [24 novembre 2006 20:04], sans être du même ordre, montre qu’il existe des idées parfois aussi stupides et dangereuses du côté des pro-palestiniens. Même si je considère toujours que le site du MEMRI n’est pas recommandable (dans le sens où cet "institut" a une approche condamnable du point de vue moral, celle de ne mettre en ligne presque exclusivement que ce qui peut donner une image défavorable du monde arabo-musulman), j’admets comme Jugurta le fait que la plupart des documents mentionnés relèvent d’un véritable racisme anti-israëlien (et antijuif, le terme antisémite ne pouvant s’applique en l’occurence).

    Donc, des documents, des idées neuves, des précisions historiques ou politiques, voilà ce que je souhaiterais lire sur ce forum, sous forme de liens ou d’extraits. Je ne rêve (rêve constitutif de la relation étroite que j’entretiens personnellement avec cette région) que d’un projet de paix entre toutes les parties en présence au Proche-Orient. Je précise que je ne suis ni juif, ni chrétien, ni musulman, simplement athée. Des traditions d’hospitalité, de tolérance et d’amitiés persistent et se vivent au quotidien aussi bien chez les Arabes (chrétiens, musulmans ou autres) que chez les Israëliens. Je peux en témoigner, comme beaucoup de ceux qui m’entourent. Et l’appartenance à telle ou telle communauté religieuse n’a que peu à voir là dedans. Encore une fois, ne pas oublier les divers rapports de force, au niveau individuel, qui existent au sein de chaque groupe : analyser les situations seulement en termes de nations ou de religions, n’en déplaisent aux tenants de la théorie du choc de civilisations, ne peut absolument pas contribuer à un véritable projet de paix durable au Proche-Orient

  • permalien K :
    24 novembre 2006 @21h55   « »

    Un sondage récent, du National Brands Index (NBI), concernant l’image de differents pays dans les domaines suivants : « Investment and Immigration, Exports, Culture and Heritage, People, Governance and Tourism », a été mené auprés de 35 pays (Argentina, Australia, Belgium, Brazil, Canada, China, Czech Republic, Denmark, Egypt, Estonia, France, Germany, Hungary, India, Indonesia, Ireland, Italy, Japan, Malaysia, Mexico, Netherlands, New Zealand, Norway, Poland, Portugal, Russia, Singapore, South Africa, South Korea, Spain, Sweden, Switzerland, Turkey, UK, and the USA.) soit un échantillon de 25,903 personnes. (le NBI serait le « meilleur au monde » dans son genre selon le site Israeltoday)

    Israel arrive bon dernier, et dans presque tous les domaines et de loin. Meme en ne considèrant que les seuls Etats-Unis, Israel ne devance que trés légèrement la Chine dans le domaine de la paix internationale et de la sécurité, ce qui arrive comme une « désagréable surprise ».

    La conclusion de l’instigateur du sondage est la suivante : « La politique d’une nation peut affecter la perception d’une personne au sujet d’un pays dans tous les domaines. » Et il ajoute : « une réputation ne peut pas être construite : elle doit être gagnée. »

    Voir en ligne : Survey : Israel worst brand name in the world

  • permalien K :
    24 novembre 2006 @22h00   « »

    Lio, le Liban n’est pas le sujet. Patience SVP.

  • permalien Clint :
    24 novembre 2006 @22h21   « »

    Mr GRESH, votre professionnalisme et votre engagement pour la justice ne sont plus à démontrer.

    Depuis que je fréquente ce blog, je comprends mieux les enjeux qui se déroulent actuellement dans le proche orient, les enjeux du conflit entre Isreäl et la Palestine.

    Je remercie également les interventions de tout ceux qui nous permettent d’apprénder les faces cachées d’une idéologie, une idéologie dont la naissance était nécessaire pour combattre une xénophobie gratuite. Mais malheuresement de nos jours, certains exploitent cette idéologie pour d’autre fin et ce sans scrupule pour la communauté juive...

    Les fêtes de fin d’année s’approchent, comme moi, j’imagine que vous ne savez pas quoi offrir à vos proches ? Pour ma part, j’ai décidé d’offrir des

    Livres de Mr Alain GRESH

    Concernant le premier chapitre de « Israël, Palestine. Vérités sur un conflit »

    Mr GRESH, dans l’immédiat, au vu de mes connaissances, je ne suis pas dans la possibilité de critiquer vos livres, mais de les offrir.

  • permalien K :
    24 novembre 2006 @23h11   « »

    Louise Arbour, Haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme en visite en Israel pour enqueter sur Beit Hanoun : « Les israeliens peuvent etre trés fiers de leurs tribunaux ».

    Pauvres, pauvres palestiniens. Il est fini le temps ou cette meme commission condamnait le recours à la torture pendant les interrogatoires, dont la Haute Cour de justice israélienne avait déclaré la légalité, et ou HRW, plus préoccupé desormais du machisme des hommes palestiniens, déclarait : « Ainsi, aucune atteinte infligée aux Palestiniens des Territoires Occupés, y compris le meurtre, ne sera plus un motif légitime de procès civil devant les tribunaux israéliens". »

    Voir en ligne : ’Israelis should be very proud of their courts’

  • permalien
    25 novembre 2006 @00h07   « »

    http://moise.sefarad.org/temoignage... : « réfugiés des pays Arabes » : laissez moi doucement rigoler.

    Nous étions 3 Orientaux et avions décidé, en 1983, de passer nos vacances au Maroc. A Casablanca, nous avions décidé d’aller en boite. "La cage" nous semblait appropriée. L’accés nous est interdit sauf a l’un de nous, de carnation claire “type européen”.

    En clair, en plein pays Arabe, l’accés nous était interdit pour “délit de faciès” !

    Renseignement pris, il s’agissait d’un boite tenue par des Juifs (qui, soit dit en passant, étaient au moins aussi basanés que nous l’étions ). Encore une belle preuve de ce que valent les régimes Arabes "modérés".

    Alors l’histoire de la victime juive en terre Arabe, à d’autres s’il vous plait !

    P.S : le videur était noir.

  • permalien Orangerouge :
    25 novembre 2006 @00h18   « »
    Contre le fait de tolérer des messages racistes

    Il y a beaucoup de lois inutiles dans notre pays, mais celle contre le racisme est essentielle, il faut l’appliquer. J’apprécie beaucoup les messages de Nadine Ghys et d’Hyperion. Mais je ne suis pas d’accord avec leur volonté de pouvoir constater de visu le racisme à l’oeuvre dans les cervelles.

    Je pense que vous sous-estimez l’impact de tolérer et donc de banaliser les déclarations racistes.

    Il n’y a pas que des gens avertis et réfléchis qui lisent ce blog. Il y a aussi des gens qui vont penser que ce qu’on laisse écrire, il est autorisé de le penser.

    Ne vous inquiétez pas, la haine raciste d’une volodia se sentira quand même, même si elle est contrainte dans son expression...

    Amicalement

  • permalien K (alias H’mar, le sot et, last but not least, celui qui pue (...) :
    25 novembre 2006 @08h52   « »

    Bonjour Orangerouge

    Je suis dans le regret de te dire que je ne suis pas d’accord avec toi. Je suis partisan de tout laisser passer.

    Amicalement

  • permalien Orangerouge :
    25 novembre 2006 @09h58   « »

    Je m’en doute bien K !

    Amicalement

  • permalien Orangerouge :
    25 novembre 2006 @10h37   « »
    La question de la Censure : soutenir Denis Robert

    C’est vrai que le choix de censurer ou non sur ce site n’est pas simple. Et il faut reconnaître que l’insulte à une personne nommée par son nom, et à une personne nommée par son pseudo, n’est pas exactement la même chose.

    Pour passer à un problème plus large je mets le lien avec la pétition de soutien à Denis Robert, un journaliste d’investigation, ce qui est rare aujourd’hui, qui a eu le courage de s’attaquer à de colossales puissances économiques et qui du coup fait face à de multiples procès dans plusieurs pays. Il a dénoncé le fait que des mouvements d’argent sale pouvaient se faire à travers la chambre de compensation bancaire Clearstream. Il a occasionnellement montré qu’EADS pratiquait l’espionnage économique, ce qui est strictement interdit par la loi. Et c’est lui que le Parquet de Paris met en examen pour le fait de détenir les documents qui prouvent ce qu’il avance.

    C’est probablement un solitaire un peu atypique dans le milieu journalistique. Mais c’est pas mal qu’il y ait des atypiques je trouve.

    La rédaction du Monde Diplo n’aurait pas envie de le soutenir ?

    Cordialement

    Voir en ligne : la pétition est ici : tousdesreceleurs.com

  • permalien Nadine Ghys :
    25 novembre 2006 @13h02   « »
    La liberté d’expression

    A Orangerouge et à celles et ceux que le sujet intéresse.

    Ce lien hypertexte mène à une page du site du MRAX (Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie), datée de juin 2005. On peut y lire en première partie une lettre ouverte a