Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Judaïsme, sionisme et fantasmes (III)

Judaïsme, sionisme et fantasmes (III)

mercredi 29 novembre 2006, par Alain Gresh

Candidat naturel? Dans un étrange article intitulé « Segolene hasn’t yet come » (Ségolène n’est pas encore venue) sur le fait que Ségolène Royal ne s’est pas encore rendue aux invitations du CRIF ni en Israël (ceci est écrit à la veille de l’annonce du voyage de Ségolène en Israël et en Palestine!) , le correspondant en France du quotidien Haaretz (28 novembre) fait parler Christian Estrosi, ministre délégué à l’Aménagement du territoire. Celui-ci aurait déclaré Sarkozy est « le candidat naturel des électeurs juifs ». Surpris par cette intervention, j’ai interrogé le porte-parole du ministre. Selon lui, Estrosi aurait déclaré : « Il semble que la grande majorité des juifs voteront pour le candidat de droite. Sarkozy est leur candidat naturel. ». Il n’y a pas de grande différence entre les deux phrases et elles appellent quand même un commentaire. Que veut dire "candidat naturel" et qui sont "les électeurs juifs" ? y-a-t-il un candidat naturel des électeurs musulmans ? ou des électeurs corses ? y-a-t-il "un vote" juif, musulman, ou breton ?

Le complot du 11-Septembre L’idée que les attentats du 11-Septembre auraient été manigancés par la Maison Blanche a fait son chemin. Alexander Cockburn, figure marquante de la gauche radicale aux Etats-Unis, répond dans Le Monde diplomatique de décembre à une telle croyance qui témoigne, paradoxalement, d’une forme d’hébétement devant la puissance américaine, alors même que celle-ci échoue dans des entreprises bien moins herculéennes que l’éventuelle réalisation (puis la dissimulation) d’un tel complot.

Judaïsme, sionisme et fantasmes (III)

Je publie la troisième et dernière partie du chapitre de Israël-Palestine, vérités sur un conflit (Hachette, 2006) consacré au judaïsme et au sionisme.

« La perception des juifs comme une puissance de l’ombre, omnipotente, richissime – les « banquiers juifs » occultent la grande misère des masses juives, notamment en Europe de l’Est, vivent dans une indescriptible misère - entretient aussi l’antisémitisme. De nombreux responsables politiques la partagent. Elle a été popularisée dans un texte célèbre, intitulé « Les Protocoles des sages de Sion », composé notamment de comptes-rendus des décisions prises par un soi-disant congrès juif pour s’assurer le contrôle du monde. Ce faux a été fabriqué par la police politique tsariste en 1903. Pourtant, ce document continue, actuellement encore, à être pris au sérieux par certains, à être diffusé. »

« Le sionisme politique émerge dans la seconde moitié du XIXe siècle, comme riposte à cette nouvelle forme de la judéophobie. Il s’inscrit dans le jaillissement des mouvements nationalistes modernes, qui ébranlent l’ensemble de l’Europe de l’Est et les empires tsariste, ottoman, et austro-hongrois : Bulgares et Serbes, Hongrois et Polonais, Ukrainiens et Estoniens, partout les élites aspirent à créer des Etats-nations sur le modèle ouest-européen. »

« Le mouvement sioniste tire son nom de Sion, colline de Jérusalem, et symbole du « retour » à la Terre promise. De tout temps, des juifs religieux se sont rendus en pèlerinage à Jérusalem, certains pour y mourir. Mais le projet du sionisme est autre, il est de donner aux juifs du monde un centre spirituel au départ, puis étatique. Ce sont les Amants de Sion qui organiseront, à partir de 1881, la première vague d’immigration moderne, l’aliya, la « montée » vers la Palestine. Jusqu’en 1903, elle rassemble 20 000 à 30 000 personnes. Le relais sera pris par le sionisme politique, qui prône la création d’un Etat juif. Il s’est nourri à deux mamelles. D’une part, les pogroms antijuifs dans l’empire tsariste, s’étendent entre 1881 et 1884, à la suite de l’assassinat du tsar Alexandre II. Cet attentat sert de justification à l’adoption de lois antijuives : numerus clausus dans les universités, restriction à la liberté de circulation, expulsions de juifs de Moscou, intégration forcée dans l’armée de l’enfance à l’âge adulte, etc. D’autre part, l’affaire Dreyfus dans les années 1890 voit déferler une lame antisémite en France et choque un jeune journaliste Theodor Herzl (1860-1904). Né à Budapest, parlant couramment allemand et français, il a grandi dans une famille autrichienne juive intégrée. Il couvre le procès du capitaine comme correspondant du quotidien autrichien « Neue Freie Presse ». Bouleversé par l’antisémitisme persistant dans la République, il publie, en 1896, « L’Etat des juifs ». »

« Les juifs, soutient-il, forment un peuple et ils ont donc besoin d’un Etat - certains des proches de Herzl prôneront sa création en Ouganda ou en Argentine. D’autant, poursuit-il, que l’antisémitisme est « éternel », indépendant des fluctuations de l’histoire. L’assimilation ? « Notre personnalité nationale est historiquement trop célèbre et sa valeur encore trop haute (…) pour que sa disparition soit souhaitable », répond Herzl. Cette option étant un leurre, les juifs doivent redevenir un peuple « normal », et donc recouvrer une terre, en l’occurrence la Palestine. Le premier Congrès sioniste s’ouvre à Bâle le 29 août 1897. A l’issue de la réunion, Herzl écrit ces phrases prémonitoires : « Si je devais résumer le congrès de Bâle en un mot, ce serait celui-ci : à Bâle, j’ai fondé l’Etat juif (…) Peut-être dans cinq ans et certainement dans cinquante ans, chacun le saura. » Il ne se trompait que d’un an : l’Etat d’Israël naîtra le 15 mai 1948. »

« Une nouvelle vague de pogroms en 1903-1906 en Russie coïncide avec la révolution de 1905. L’un d’eux, à Kichinev, en avril 1903, souleva une forte indignation internationale : 49 personnes au total furent tuées ; à l’aune des massacres à venir, on en était encore au stade artisanal. Ces persécutions alimentent la seconde aliya. Désormais, le mouvement sioniste a le vent en poupe, notamment à l’Est où les juifs se rapprochent le plus de ce que l’on peut appeler une communauté nationale ethnico-religieuse : assignés à résidence en Russie, à partir du début du XVIIIe siècle, sur environ un million de kilomètres carrés de la mer Baltique à la mer Noire, entre Yalta et Vilna - et sur les marges occidentales et méridionales de cette zone, en Galicie, en Bukovine et en Roumanie -, ils parlent la même langue (le yiddish), partagent la même religion et ce que l’on désigne alors comme une « communauté de destin ». Après la fin de la première guerre mondiale, ils se trouvent répartis entre différents Etats-nations en voie de construction (Pologne, Roumanie, Etats baltes, etc.) Une nationalité comme les autres, alors, s’interroge l’historien Pierre Vidal-Naquet ? : « Sa dimension transétatique la protégeait des avantages et des inconvénients des structures de l’Etat national », répond-il. La création, à l’Est, d’Etats-nations, qui les excluent ainsi que les Tsiganes, confirme que les juifs se trouvaient « à la fois dans les nations et hors des nations ». Cette dimension confère à l’ensemble juif européen des caractéristiques singulières, elle explique notamment son engagement dans les mouvements internationalistes. »

« Mais le sionisme n’a été que l’une des réponses possibles, longtemps très minoritaire, à la « question juive ». Durant cette fin de XIXème siècle et avant la première guerre mondiale, la grande majorité des juifs d’Europe centrale et de Russie, « votent avec leurs pieds », en émigrant massivement à l’Ouest, et notamment aux Etats-Unis, la terre promise de tant de laissés pour compte. D’autres, nombreux, font le pari de l’intégration. A partir de 1880, et malgré l’antisémitisme, le nombre de mariages mixtes chez les juifs allemands ne cesse d’augmenter : entre 1901 et 1929, la proportion passe de 16,9% à 59%. En France aussi, cette « assimilation » s’accélère. La participation active des juifs aux mouvements révolutionnaires transnationaux, notamment socialistes et communistes, qui prônaient la fraternité universelle, peut être considérée comme une autre réplique des juifs aux discriminations dont ils sont l’objet. Quant aux religieux, la plupart rejettent le sionisme : l’Etat juif ne pourrait renaître et le Temple ne pourrait être relevé qu’avec la venue du Messie. »

« Le sionisme n’est pas le seul mouvement spécifique organisé des juifs de l’Est. A la même période se crée le Bund, cette Union générale des ouvriers juifs de Lituanie, Pologne et Russie fondée en 1897, qui concurrencera le sionisme jusque dans les années 1930. Il se veut nationaliste et socialiste, se fonde sur des principes de classe, prône le yiddish comme langue nationale et une forme d’autonomie politico-culturelle conforme aux thèses de ceux que l’on appelle les austro-marxistes. Les Bundistes appellent à l’émancipation « sur place » des masses juives, répétant : « Les palmiers et les vignobles de Palestine me sont étrangers. » Ils prêchent la solidarité des ouvriers juifs avec la classe ouvrière internationale et opposent le patriotisme de la Galout (exil) au patriotisme sioniste. Tombé dans l’oubli, ce mouvement signe des pages glorieuses de l’histoire de l’Europe centrale, notamment par son rôle dans l’insurrection du ghetto de Varsovie. Il sera finalement écrasé en Pologne par les nazis et en Union soviétique par les communistes, dont les positions sur la question juive fluctuèrent au gré des événements et des retournements de doctrine. Pour concurrencer le sionisme, l’URSS va jusqu’à concevoir une république autonome juive, le Birobidjan, à l’extrémité orientale de la Sibérie. »

« La création d’Israël consacre la victoire du mouvement sioniste, victoire qu’ont rendue possible l’antisémitisme hitlérien et le génocide. Cet Etat regroupe une proportion croissante des juifs du monde, quelle que soit la définition que l’on donne à ce terme, mais inférieure à 40%. Des centaines de milliers d’entre eux ont préféré l’intégration, aux Etats-Unis ou en Europe, même si Israël réussit désormais à en mobiliser une fraction importante en faveur de ses options. Ils se sentent, à juste titre, plus en sécurité à New York ou à Paris, qu’à Tel-Aviv ou à Jérusalem. Faut-il se réjouir du triomphe de ce nationalisme étroit, autour d’un Etat ? Albert Einstein écrivait : « La manière dont je conçois la nature essentielle du judaïsme résiste à l’idée d’un Etat juif, avec des frontières, une armée et une certaine mesure de pouvoir temporel, quelque modeste qu’il soit. J’ai peur des dégâts internes que cela entraînera sur le judaïsme - et surtout du développement d’un nationalisme étroit dans nos propres rangs (…) Un retour à une nation au sens politique du terme, équivaudrait à se détourner de la spiritualité de notre communauté, spiritualité à laquelle nous devons le génie de nos prophètes. » « Le sionisme n’est pas le corollaire obligatoire, fatal de la persistance d’une identité juive, remarque Maxime Rodinson ; ce n’est qu’une option. » Et cette option est critiquable, non seulement comme toute idéologie nationaliste, mais aussi parce que son aboutissement - la création d’un Etat juif - n’était possible que par la dépossession des Palestiniens. Le sionisme s’inscrivit pleinement - ce fut l’une des conditions majeures de sa victoire - dans l’aventure coloniale. Ce fut et cela reste sa principale faute. Le dévouement ou l’idéalisme de nombre de militants sionistes n’est pas en cause. Un jeune juif, débarqué sur la Terre promise en 1926, pouvait écrire : « Je peux être fier car depuis un an que je suis en Palestine, je me suis débarrassé de la gangue d’impureté de la diaspora et je me suis purifié du mieux possible. Je voulais une patrie. Etre un homme comme les autres, égal aux autres, fier comme eux d’être en Palestine. Dès l’instant où mes pieds ont foulé la terre de mes ancêtres, j’ai rompu tout lien avec l’Europe et l’Amérique. » Il changea de nom se fit appeler Chaïm Shalom et déclara : « Je suis hébreu et mon nom est hébreu car je suis issu du pays des Hébreux. » »

« Pourtant, malgré parfois un credo socialiste - ou parfois à cause de lui -, ils ressemblaient aux colons installés en Algérie ou en Afrique du Sud, convaincus d’étendre la civilisation face à des populations sauvages. Le sionisme en Palestine, malgré des formes particulières, se rattache au mouvement de colonisation sur deux plans : par son attitude à l’égard des populations « autochtones » ; par sa dépendance à l’égard d’une métropole, la Grande-Bretagne, au moins jusqu’en 1939. D’ailleurs, à l’époque où le colonialisme n’avait pas la connotation négative qu’il a prise, Theodor Herzl écrit à Cecil Rhodes, l’un des conquérants britanniques de l’Afrique australe : « Mon programme est un programme colonial. » Zeev Jabotinsky, le dirigeant du mouvement sioniste révisionniste, pour sa part, se réjouit : « Dieu merci, nous juifs n’avons rien en commun avec ce que l’on appelle ‘l’Orient’. Nous devons venir en aide à ceux parmi le peuple qui sont incultes et qui s’inscrivent dans des traditions et des lois spirituelles archaïques orientales. Nous allons en Palestine d’abord pour notre ‘bien-être’ national, ensuite pour en expurger systématiquement toute trace de l’’âme orientale’. » Mordechaï Ben Hillel Ha Cohen, un juif installé à Jérusalem note : « Nous sommes en Palestine la population la plus civilisée, personne ne peut rivaliser avec nous sur le plan culturel. La plupart des indigènes sont des fellahs et des bédouins ignorant tout de la culture occidentale. Du temps sera encore nécessaire avant qu’ils apprennent à vivre sans rapines, vols et autres forfaits, jusqu’à ce qu’ils éprouvent de la honte devant leur nudité et leurs pieds nus et qu’ils adoptent un mode d’existence où prévaudra la propriété privée, et où il sera nécessaire que des routes soient tracées et les chaussées goudronnées, que les écoles, les maisons de charité et les tribunaux essaiment sans qu’il y ait de corruption. » Mais l’insondable « âme orientale » semble résister à des décennies de civilisation, puisque Moshé Katazav, le président d’Israël, déclare, en mai 2001 : « Il existe une immense fracture entre nous [les juifs] et nos ennemis, pas seulement en ce qui concerne les capacités, mais aussi sur le plan de la morale, de la culture, du caractère sacré de la vie et de la conscience (…) Ils sont nos voisins ici, mais on a l’impression qu’à une distance de quelques centaines de mètres, il y a des gens qui ne sont pas de notre continent, de notre monde, mais qui finalement appartiennent à une autre galaxie. » Sont-ils humains, ces Palestiniens ? »

« A la suite d’émeutes à Jaffa en 1921, une commission d’enquête britannique note que le mouvement ne constituait nullement un pogrom antisémite, mais que les insurgés haïssaient les sionistes, non les juifs. Le « Jewish Chronicle », organe des juifs britanniques s’insurge : « Essayez d’imaginer que les animaux sauvages du parc zoologique sortent de leur cage et tuent quelques-uns des visiteurs, et que la commission chargée d’enquêter sur les circonstances établisse que la raison du drame est que les animaux n’aimaient pas leurs victimes. Comme s’il ne relevait pas du devoir de la direction du zoo de garder les animaux dans leurs cages et de s’assurer qu’elles soient bien fermées. » Quelle franchise ! Frantz Fanon, psychiatre antillais rallié à la révolution algérienne, auteur d’un pamphlet célèbre, « Les Damnés de la terre » (1961), constate : « Le langage du colon, quand il parle du colonisé, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, au pullulement, au grouillement, aux gesticulations. Le colon, quand il veut bien décrire et trouver le mot juste, se réfère constamment au bestiaire. » »

« La conquête de la terre comme le « refoulement » des autochtones, confirment la dimension coloniale du sionisme, dont un cadre sioniste reconnaît, dès les années 1910 : « La question arabe s’est révélée dans toute son acuité dès le premier achat de terres, lorsque je dus expulser pour la première fois des habitants arabes pour y installer à la place nos frères. Longtemps après continua de résonner à mes oreilles la triste complainte des bédouins rassemblés cette nuit-là autour de la tente des pourparlers, avant qu’ils ne quittent le village de Shamsin (…) J’avais le cœur serré et je compris alors à quel point le bédouin était attaché à sa terre. » Mètre carré après mètre carré, les colons juifs s’emparent des terres, repoussant les Arabes. Aucun compromis n’est possible, Ben Gourion en avait conscience : « Tout le monde considère les relations entre juifs et Arabes comme problématiques. Mais ils ne voient pas tous que cette question est insoluble. Il n’y a pas de solution ! Un gouffre sépare les deux communautés (…) Nous voulons que la Palestine soit notre nation. Les Arabes veulent exactement la même chose. » Israel Zangwill, un proche de Theodor Herzl, explique dans la presse britannique durant la première guerre mondiale : « Si l’on pouvait exproprier, avec compensation, les 600 000 Arabes de Palestine, ou si l’on pouvait les amener à émigrer en Arabie, car ils se déplacent facilement (sic !), ce serait la solution de la plus grande difficulté du sionisme. » Herzl avoue dans son journal en 1895 : « Nous devons les exproprier gentiment. Le processus d’expropriation et de déplacement des pauvres doit être accompli à la fois secrètement et avec prudence. » Il sera achevé, sur une grande échelle, en 1948-1949, comme je le montrerai dans le chapitre V. »

« Il est vrai que les juifs ne débarquent pas d’une « métropole ». Ils arrivent de différents pays et ne peuvent envisager de « retourner » en Russie ou en Pologne, comme d’ailleurs, les Européens blancs, protestants en majorité, installés aux Amériques et qui enferment les Indiens dans des réserves, après avoir essayé (et en partie réussi) à les exterminer. Mais le mouvement sioniste a tout de même bénéficié, entre 1917 et 1939, du soutien de Londres, sans lequel il aurait été voué à l’échec : ainsi, pour la seule décennie qui a suivi l’instauration du mandat, on compte 250 000 immigrés, plus du double que durant la décennie précédente. « Pendant tout mon service en Palestine, écrit Arthur Wauchope, le haut-commissaire britannique qui sévit à Jérusalem à partir de 1931, je considérais de mon devoir d’encourager le peuplement juif et je n’avais d’autre ambition que de voir sa sécurité assurée. » Il évoque d’ailleurs « la grande aventure » de la colonisation. Ni l’émigration, ni l’achat de terres, ni la création de structures étatiques n’aurait été possible sans le parapluie britannique. Bien sûr, il pouvait surgir des contradictions entre les intérêts du Yishouv et ceux de Londres (comme nous le verrons dans le prochain chapitre), mais, au moins jusqu’en 1939, elles furent secondaires. »

« Cette alliance est servie par ce que j’appellerai les « affinités culturelles ». Je prends un exemple. A la suite des violentes émeutes qui éclatent en Palestine en 1929, de nombreux responsables britanniques, sur place ou en Grande-Bretagne, furent convaincus de la nécessité d’un infléchissement de cap, par la restriction de l’immigration et de l’achat des terres. Le ministère des colonies prépare un livre blanc reprenant ces propositions en octobre 1930. Mais Weizmann fait agir toutes ses relations, Ben Gourion s’en va voir le chef du gouvernement britannique, et il obtient une garantie de la liberté d’immigration et d’achat de terres, qualifiée de « lettre noire » par les Arabes. Le premier ministre britannique discuta même avec le numéro un sioniste le moyen de privilégier les juifs dans les arrangements, au détriment du principe de la parité (traitement égalitaire des juifs et des Arabes) affirmé publiquement. Cet éclatant succès, le mouvement le doit à son entregent, à ses contacts politiques, à sa connaissance du système politique britannique. Les sionistes ont plus de chance de se faire entendre que les représentants arabes ou palestiniens, dont la culture, les traditions, le mode même de négociation, sont étrangers aux Européens. Les sionistes sont des Occidentaux qui parlent à des Occidentaux. Cet atout, ils en useront à chaque étape du conflit. »

« Israël, pour reprendre l’expression de Maxime Rodinson est « un fait colonial ». Comme l’Australie ou les Etats-Unis, le pays est né d’une conquête, de l’expropriation des autochtones. En revanche, il n’est pas, contrairement à l’Afrique du Sud de l’apartheid, « une société coloniale », une société qui a besoin des « indigènes » pour survivre. D’autre part, même s’il a été bâti sur une injustice, Israël est désormais un Etat reconnu par la communauté internationale, par les Nations unies. Penser, comme l’ont fait, et continuent de le faire, certains, que l’on peut « expulser » les Israéliens, les renvoyer « chez eux », n’est ni moralement défendable ni politiquement réaliste. Une injustice ne peut être réparée par une autre injustice. Vivent désormais en Terre sainte deux peuples, l’un israélien, l’autre palestinien. On peut rêver, comme le font quelques intellectuels palestiniens et israéliens, qu’un seul Etat pourrait les regrouper ; c’est une belle utopie, que notre génération ne verra pas. Et, quoiqu’il en soit, aucune solution unilatérale ne pourra être imposée, ni aux Palestiniens, ni aux Israéliens. »

166 commentaires sur « Judaïsme, sionisme et fantasmes (III) »

  • permalien K :
    29 novembre 2006 @18h11   »

    « En revanche, il [israel] n’est pas, contrairement à l’Afrique du Sud de l’apartheid, « une société coloniale », une société qui a besoin des « indigènes » pour survivre. »

    Oui, mais comme l’Afrique du Sud c’est un pays d’apartheid.

  • permalien
    29 novembre 2006 @18h39   « »
    La dhimmitude dans le conflit israélo-palestinien

    Monsieur Gresh évoque Franz Fanon qui écrivait :

    « Les Damnés de la terre » (1961), constate : « Le langage du colon, quand il parle du colonisé, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, au pullulement, au grouillement, aux gesticulations. Le colon, quand il veut bien décrire et trouver le mot juste, se réfère constamment au bestiaire. »

    Francesco Suriano décrivait la vie des Juifs de Jérusalem à la fin du XVe siècle (3) : « Ces chiens, les Juifs, sont piétinés, battus et tourmentés comme ils le méritent. Ils vivent dans ce pays dans une condition de soumission que les mots ne peuvent décrire. C’est une chose instructive de voir qu’à Jérusalem [...] Dieu les punit plus que nulle part ailleurs au monde. J’ai vu cela très longtemps. De même sont-ils opposés les uns aux autres et se haïssent-ils, tandis que les musulmans les traitent comme des chiens. » (...)

    Rien n’éclaire mieux la condition dégradée du dhimmi que le cas du Yémen. Dans ce pays, la tradition impose à chaque homme d’arborer à sa ceinture un poignard recourbé. Le port du poignard est cependant interdit aux Juifs, illustrant ainsi symboliquement la manière dont le Juif est perçu par les musulmans : comme un sous-homme. Ce régime dégradant impose aux dhimmis une discrimination vestimentaire, leur interdit les montures nobles (chevaux et chameaux), les contraint à céder la place à tout musulman sur lesquels ils ne peuvent évidemment exercer aucune espèce d’autorité et les expose à des tributs spécifiques, le kharaj et le jizya, capitations onéreuses, voire ruineuses, ainsi qu’à autres taxes additionnelles. Par ailleurs, comme au Maroc, à Boukhara et en d’autres lieux, c’est aux membres de cette communauté avilie qu’incombe la tâche ignominieuse de curer les fosses d’aisance, avanie qui ne les protège pas pour autant des excès répétés de la populace.

    Ce n’est pas dans la politique israélienne qu’il faut chercher la source de la haine irraisonnée du Juif qui marque le rejet arabe. Cette détestation vise le dhimmi et non le « sioniste ». Les Arméniens et les Assyro-Chaldéens sont bien placés pour le savoir .../...la suite.....

    Extrait de L’Arche n° 561, janvier 2005 Numéro spécimen sur demande à info@arche-mag.com

    Voir en ligne : http://www.col.fr/arche/article.php...

  • permalien
    29 novembre 2006 @18h52   « »
    Ce que je reproche à mes amis du « Monde »

    par Ilan Greilsammer

    je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout d’accord avec la façon dont le journal Le Monde traite Israël, son gouvernement, sa politique, sa société. La lecture des articles sur Israël me sort généralement de mes gonds. Je vais essayer de rassembler mes reproches en quelques rubriques.

    (...) Lecteur régulier des articles sur Israël, je pense que Le Monde a cessé depuis longtemps de présenter au public français les « bonnes choses » qui se passent, malgré tout, en Israël.

    Oui, Israël est vraiment, de tout point de vue de politologue, un État démocratique au milieu d’une mer de pays antidémocratiques. Il faudrait plus le rappeler : il y a des élections libres, le gouvernement émane du peuple, les partis arabes fonctionnent légalement, il y a des députés arabes qui peuvent dire publiquement tout le mal qu’ils pensent d’Israël - bref, après 56 ans d’existence, Israël reste le phare démocratique de la région.

    Oui, Israël est un pays admirable du point de vue de la mobilisation de milliers de volontaires dans tous les domaines, comme ces paquets que l’on ficelle pour les pauvres dans tous les supermarchés ou ces soupes populaires qui jaillissent de partout. Oui, c’est un pays d’excellence en matière de recherche et de science ; ses universités et ses collèges universitaires peuvent être cités en exemple.

    Bref, il n’y a pas en Israël que des mauvaises choses. Mes amis du Monde s’écrieront sans doute : « Voyons, Ilan, cela va sans dire ! ». Mais justement, parfois il faut le dire

    3. Monsieur Arafat n’était pas un modèle de vertu

    4. Les colons ne sont pas tous des fachos

    Mais si mes amis du Monde veulent deux ou trois autres conseils amicaux, j’ajouterai :

    5. Il n’y a rien à faire, l’esplanade des mosquées se trouve être aussi le Mont du Temple.

    6. C’est vrai : les sources d’information israéliennes sont parfois douteuses ; mais les sources d’information arabe le sont « parfois » aussi.

    7. Il arrive que Tsahal ne fasse pas que des bavures, mais serve aussi la sécurité du peuple israélien.

    8. « Mur de Sécurité » n’est pas une traduction fidèle du terme israélien Gader Hahafrada, qui veut dire « clôture de séparation ».

    "Si Le Monde faisait preuve de plus d’empathie à l’égard du peuple israélien, cet excellent journal regagnerait sûrement beaucoup de lecteurs juifs." (ni "le Monde" ni "Le Monde diplomatique" n’ont besoin des lecteurs juifs à mon avis.)

    Extrait de L’Arche n° 561, janvier 2005 Numéro spécimen sur demande à info@arche-mag.com

    Reproduction autorisée sur internet avec les mentions ci-dessus

    Voir en ligne : http://www.col.fr/arche/article.php...

  • permalien Jean :
    29 novembre 2006 @18h53   « »

    D’autre part, même s’il a été bâti sur une injustice, Israël est désormais un Etat reconnu par la communauté internationale, par les Nations unies.

    On pourrait plutôt dire que cet état a été créé par la "communauté internationale", aux ordres d’une communauté beaucoup plus restreintes d’états eux-mêmes coloniaux, dans les circonstances que tout le monde connaît. S’il ne s’agit pas de renvoyer à leurs patries d’origine les israéliens "récents", il s’agit à tout le moins de dénoncer les injustices flagrantes qu’ont entraîné cette décision initiale, puis les entorses au contenu de cette décision (qui reconnaissait un début de semblant de droit aux autochtones), enfin à la multitude d’exactions et de faits accomplis qui ont suivi.

    Il s’agit de dénoncer la collusion de nos états européens avec la politique coloniale en cours dans l’état d’israel.

    Il s’agit d’exiger de la "communauté internationale" qu’elle agisse de façon claire et ferme contre le déni de droit et la boucherie en cours.

    Malheureusement la "communauté internationale" est toujours aux mains de puissances dont l’idéologie est un ordre mondial basé sur des schémas strictement occidentaux et l’ordre du jour un remodelage du proche-orient n’ayant aucun prérequis dans le droit ni la justice. La prééminence de l’économique, en l’occurence l’appropriation des matières premières et de leurs circuits, est absolue. Enfin le jeu des lobbies, qui eux ne sont pas des fantasmes, a des conséquences catastrophiques sur le fonctionnement démocratique (ou supposé tel) de ses instances.

    C’estla prise de conscience des contradictions entre la réalité et les valeurs affichées (droit, démocratie, ...) qui pourra faire évoluer cette situation.

    Sur le liban et l’assassinat de Pierre Gemayel : voir Loubnan ya loubnan, un nouveau topo de Nidal qui relativise énormément les infos entendues jusqu’à aujourd’hui.

    Cordialement

  • permalien Jean :
    29 novembre 2006 @18h59   « »

    Zut alors, le monde et le diplo ne sont pas des publications dûment autorisées par les censeurs du bien-penser sioniste ???

    En ce qui concerne le monde, on peut pas dire qu’il soit très critique... Pour le diplo, il va falloir noyauter ça sérieusement, messieurs. N’oubliez pas non plus Politis, qui n’est pas mort, et qui a une très fâcheuse tendance à parler vrai, ce qui doit vous être assez désagréable.

    Le prétendu biais dont vous parlez, n’est-il pas un peu perceptible à vos yeux lorsque vous lisez des publications comme l’Arche ?

  • permalien Ahmad :
    29 novembre 2006 @20h14   « »

    salam,hier j’ai vu sur la chaine planéte une émission sur hébron,un papa palestinien a perdu son bb ;lorqsu’il a voulu franchir un endroit blocké par des soldats israèlien pour faire la toilette mortuaire,un soldat sioniste lui a dit ;jette le ton bb.L’on peut voir aussi des jeune sionistes se promener dans les rue avec des fusils,dont on sait d’ailleurs qu’il harcelle les palestiniens,si il est clair que l’objectif est la paix,face a des gens comme cel seule la lutte armée est utile,il faut le dire avec fierté,salam

  • permalien jugurta :
    29 novembre 2006 @20h34   « »

    M Gersh,

    Israël n’est pas un état colonial. Le retour à sion veut bien dire qu’il y a eu un départ : l’exode. Il me semble que c’est différent des conquêtes de l’amérique du nord, du sud et de l’océanie.

    Ensuite l’état juif est national mais non nationaliste. Si je "défends" l’état d’israël c’est que je fais la différence ente démocratie et totalitarisme ou autoritarisme.

    Peut on citer une société du Moyen orient libre et démocratique ??

    Dans ce conflit le meilleur allié des palestiniens c’est l’état d’israël.

    Il suffit d’écouter les arabes israéliens ils ne veulent pas vivre sous le joug de l’autorité palestinienne...on se demande bien pourquoi ??

  • permalien saintyves :
    29 novembre 2006 @20h39   « »

    Bonsoir à tous, Bonsoir Mr Gresh

    Mais le sionisme n’a été que l’une des réponses possibles, longtemps très minoritaire, à la « question juive

    La création d’Israël consacre la victoire du mouvement sioniste

    Le sionisme n’est pas le seul mouvement spécifique organisé des juifs de l’Est

    Le sionisme en Palestine, malgré des formes particulières, se rattache au mouvement de colonisation sur deux plans : par son attitude à l’égard des populations « autochtones » ; par sa dépendance à l’égard d’une métropole, la Grande-Bretagne, au moins jusqu’en 1939

    La conquête de la terre comme le « refoulement » des autochtones, confirment la dimension coloniale du sionisme

    Il y a un terme qui revient dans la quasitotalité du texte de Mr Gresh, qui est SIONISME, les quelques paragraphes ci-dessus en resument la portée raciste, coloniale, et d’apartheid, les premieres alyas vers la palestine n’avaient pas soulevé les memes contoverses, parcequ’elles repondaient à un besoins collectifs ou individuel de liberté de deplacement reconnu par la charte des droits de l’homme, et ce n’est qu’à la suite de la creation du SIONISME, idéologie fasciste, qui preconise la colonisation de territoired’autrui pour y créer un etat nation, à pouvoir temporel et spirituel (terre sans peuple pour un peuple sans terre) le SIONISME s’annonce dés le debut comme mouvement idéologique negationiste et perfide et fasciste.

    La solution au probleme palestinien ne peut donc passer que par l’abandon du SIONISME, ou la disparition d’Israel en tant qu’etat SIONISTE, laissant la place à un etat multiehnique et multiconfessionnel, la Republique d’Afrique du Sud n’a pas disparu avec l’abolition de l’apartheid.

  • permalien Pierre :
    29 novembre 2006 @22h04   « »
    Le complot du 11-Septembre

    La thèse de l’implication des Etats-Unis dans les attentats du 11 septembre refait surface.

    C’est tout bonnement stupéfiant car si on excepte :

    -  les twin towers
    -  les avions
    -  les victimes
    -  le scenario (Running man - Airplane)
    -  les écoles de pilotage
    -  les compagnies aériennes
    -  le pentagone
    -  les visas des terroristes
    -  l’école où Bush a appris la nouvelle
    -  le camera-man qui a filmé Bush apprenant la nouvelle
    -  L’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak
    -  Air Force One
    -  Et le cutters,

    mais qu’est-ce qui était étasunien dans cette histoire ?

  • permalien Clint :
    29 novembre 2006 @22h20   « »

    Depuis les attentats du 11/9 qui ont été un véritable drame pour ceux qui ont vécu cet acte odieux, mais également un véritable choc pour les autres. L’explication officielle a profité de cette onde de choc et de haine pour nous faire avaler les explications les plus simplistes, malheureusemnt jamais contredises par les médias dominants ?

    Une démolition de la version officielle du 11/9

    Cette vidéo produite par Loose Change 9/11 n’a pas pour vocation d’apporter une réponse, mais elle a le mérite de mettre en doute la version officielle...

  • permalien Vvolodia :
    29 novembre 2006 @22h32   « »

    La solution au probleme palestinien ne peut donc passer que par l’abandon du SIONISME, ou la disparition d’Israel en tant qu’etat SIONISTE, laissant la place à un etat multiehnique et multiconfessionnel, la Republique d’Afrique du Sud n’a pas disparu avec l’abolition de l’apartheid.

    multiethnique, multiconfessionnel ? suffit de voir les chrétiens du M.O ou même en Turquie pour savoir ce que vous réservez à ceux qui refusent cette religion intolérante, dominatrice, provocatrice de meurtres.

    Mohammed Saint-Yves, sachez que nous resterons, et ce n’est pas vous qui pourrez nous faire partir ; ce que vous appelez en France "sans papiers", qui ne sont que des illégaux, auraient le droit de vivre en France, avec des droits et jamais de devoirs, mais la réciproque ne serait pas vrai ? c’est vous qui décidez qui doit vivre et mourir à un endroit, vous pensez que votre religion vous donne des droits sur le genre humain ?

    Occupez vous de l’afrique du nord, réduite à l’état de misère, le monde arabe dans sa totalité produit autant de livres que la Grèce en 1 an, l’analphabetisme touche 80% de la population arabo-musulmane, vous n’avez aucun prix Nobel, les universités sont nulles, vous devriez vous penchez sur votre futur, et votre futur ne dépend pas des juifs.

    Ce qui vous est intolérable, c’est de voir vos ex-dhimmis, vos ex-sous hommes produire des ordinateurs, lirent, étudier, en 60 ans, ils sont devenu un peuple d’élite. Même les juifs d’Ethiopie, qui viennent de si loin, ont maintenant des médecins, des officiers.

    Mais pour ça, il suffit de tendre la main à ses semblables, ce que vous ne savez pas faire, détruire, détruire, tuer, vous n’avez pas d’autre futur à proposer ?

  • permalien Vvolodia :
    29 novembre 2006 @22h34   « »

    je me suis énervé, mais qu’est-ce que ça fait du bien !!

  • permalien K :
    29 novembre 2006 @22h35   « »

    Si on part du principe qu’israel a instauré un système d’apartheid, n’est-il pas proprement scandaleux que ce soit les "apatheidisés" qui soient sanctionnés ?

    Imaginer a l’époque les Noirs d’Afrique du Sud subir les memes punitions que les palestiniens d’aujourd’hui, avec, pire, la participation non seulement des pays Occidentaux mais aussi des autres pays d’Afrique Noire.

    " Israël est désormais un Etat reconnu par la communauté internationale, par les Nations unies" : c’est une des lecons de l’histoire, puisque comme vous l’avez fait remarquer c’est aussi le cas des Etats-Unis et de l’Australie, autres « faits coloniaux ».

    Mais cela montre aussi que n’importe quel pays se sentant en mesure d’y parvenir peut a n’importe quel moment décider de coloniser un autre pays plus faible a condition que sa force soit suffisante pour ne risquer rien de plus que des déclarations de principes vite oubliées avant d’etre reconnu de plein droit. Le monde reste une jungle.

  • permalien Vvolodia :
    29 novembre 2006 @23h13   « »

    ben oui, K, que fait la syrie vis à vis du Liban, le Maroc et l’Algérie, vis à vis du polisario,(vous choisissez qui est à qui)3 nations qui se partagent le Kurdistan, la Syrie qui considère le Liban comme une colonie, et Israel-Palestine comme une autre colonie...... Je fais le tour ? je suis certain de trouver d’autres exemples.

  • permalien Aymen :
    29 novembre 2006 @23h15   « »

    " ..Israel n’est pas un état Apartheid ..."

    Monsieur Gresh, Israel va le devenir Hélas bientot statistiquement.

    Vous savez ya un job qui cartonne en Israel : c’est Statisticien ! C’est comme si Israel fesait l’appel de classe tous les matins. Et leurs spécialistes annoncent d’ici une dizaine d’année une minorité des juives dans les frontieres meme de l’Etat d’Israel ! (arabe, russe non juif, travailleurs asiatique, etc ...) Comment ils s’en sortent les sionistes ? : Nakba II, on jete les Arabes(arabe Israelien) à la mer ... Vous savez ce conflit me rappel beaucoup la guerre d’Algerie.(guerilla, pacification, intox, Citoyen de deuxieme zone etc ...)

    "On ne répare pas une injustice par une autre injustice" et quand l’injustice dure dans l’indifference totale et pire qu’avant ... qu’est ce qu’on fait ?? Ya 2 solutions populaires qui vaut pour les 2 peuples : On tue, ou on se tue .....

    "Refuser les yeux ouverts ce que d’autres acceptent les yeux fermés !"

  • permalien Aymen :
    29 novembre 2006 @23h23   « »

    Volodia ca me rappel le film Stalingrad Enfin bref... je t’invite a te soulager dans la lecture d’un bon petit Livre, je vois que tu prend du plaisir (pour rester poli) a répondre aux commentaires :

    C’est de Florence Heymann aux éditions STOCK "Un Juif pour l’Islam" (raconte la biographie de Léopold Weiss).

    Bonne Lecture Vallad ;-)

  • permalien K :
    30 novembre 2006 @00h03   « »

    KATHLEEN (ancien analyste politique de la CIA) et BILL CHRISTISON (ancien haut-fonctionnaire de la CIA) : « Génocide ou extermination, est-il important comment vous l’appelez? »

    Une différence entre israel et les autres pays issus de faits coloniaux est que ces derniers n’exterminent pas “leurs” indigènes.

    Voir en ligne : Genocide or Erasure of Palestinians

  • permalien
    30 novembre 2006 @00h25   « »

    Proposons à Vvolodia d’attacher ses pillules salvatrices autour du cou, dans un petit sac. S’il ne sait pas le faire tout seul, je trouve naturel de lui donner le coup de main dont il aurait besoin.

  • permalien K :
  • permalien Pierre :
    30 novembre 2006 @07h36   « »

    Les sionistes s’installant en Israël sont comme ces éternels locataires, rejetés de squats en résidences et de résidences en HLM, au gré des caprices de leurs propriétaires, finissent de guerre lasse par accéder à la propriété, confortés par l’illusion « je suis chez moi, je fais ce que je veux ! ».

    Là, ils découvrent stupéfaits qu’être propriétaire comporte plus de devoirs que de droits et que le premier des devoirs du propriétaire c’est de vivre en bon voisinage. Être propriétaire les condamne à entretenir des relations avec les voisins et ceci d’autant plus que ces voisins sont ceux qu’il leur a fallu expulser pour accéder à la propriété. Cette obligation est une menace pour leur identité, car ils risquent à terme de se « diluer » dans le voisinage.

    Désabusés, les sionistes se retrouvent condamnés à retourner vivre en locataires dans des maisons plus accueillantes, en louant leur propre maison à des juifs. Cette situation leur convient parfaitement, car ainsi ils ont les droits des propriétaires et délèguent leurs obligations à leurs locataires.

    Quand les locataires juifs se seront complètement intégrés, les sionistes deviendront des étrangers dans leur propre maison.

  • permalien saintyves :
    30 novembre 2006 @09h52   « »

    Bonjour à tous

    Vvolodia ne t’enerves pas mon bébé Ce n’est plus qu’une question de temps, du moment que l’antisionisme commence à faire tache d’huile au pays de l’oncle SAM.  Les Américains ont decouvert avec stupéfaction la mainmise du SIONISME sur leur vie quotidiennes, à la télé, à l’université, au cinema, dans les eglises evangelistes, sur CNN, foxnews, l’AIPAC, l’ADL, les espions israeliens au Pentagon, les agents du Mossad, au Liban et en Irak, c’est nauseabond tout ça.

    En plus du GENOCIDE du peuple palestinien, des milliers de morts dont plusieurs centaines d’enfants, des milliers de prisonniers, les sionistes ont semé la terreur et la desolation en terre de paix, terre des prophetes des trois religions, terre de Jesus, de Noé, de Moise, d’braham

    Admire les crimes de ceux que tu es entrain de deffendre

    Voir en ligne : http://www.halturnershow.com/Israel...

  • permalien Alain :
    30 novembre 2006 @11h47   « »

    J’invite Vvolodia a la lecture du livre d’Eric Hazan intitulé ’Notes sur l’occupation : Naplouse, Kalkilyia, Hébron’, que l’on pourra difficilement accuser de racisme ou d’antisemitisme.

    http://www.amazon.fr/Notes-sur-loccupation-Naplouse-Kalkilyia/dp/2913372570

    Laissez votre haine de côté, rappellez votre raison et ouvrez les yeux.

  • permalien Ahmad :
    30 novembre 2006 @12h45   « »

    salam,je voudrais rendre hommage a Charle Enderlain,pour son courage et son honneté,c’est avec des gens comme cela que les chose avanceront au moyen orient.Bien que je ne soit pas d’accord avec certaines de ses analyse politiques(au moins lui n’islamise pas le problème),il a le courage,de dire ce que beaucoup mème en france dans les médias ne dise pas.et je pense qu’il est apprécier des deux coté(israelien et palestinien.Je l’es d’ailleurs entendu lors d’une interview(lci) sur son dernier livre,ou il disait qu’il a souvent rencontrer des mendres du hamas,et que jamais il ne sait senti en danger,on voit le contraste,de ces gens de terrain,avec les intellectuels médiatiques(pas besoin de les citer)qui diabolisent le hamas,croyant ainsi oeuvrer pour la paix,mais ils font le contraire,et ils ressemble bien a eux que le coran décrit quand il est dit:lorsqu’on leur dit ne semez pas le désordre sur terre,ils répondent ,non nous ne sommes que des réformateurs(ou conciliateurs entre les gens),sourate al baqarah verset 11,on peut remarquer une chose édifiante dans ce verset c’est la certitude que ces gens ont à etre ce qu’ils disent etre,éxactement comme ces philosophes,et intellectuels que l’on voit si souvent dans les médias,salam

  • permalien K :
    30 novembre 2006 @14h17   « »

    “Beaking News” : Le début des manifestations du camp anti-Américain au Liban débute demain au centre-ville de Beyrouth a 15 heures, sauf si entre temps ses demandes sont satisfaites. Toutes les confessions seront représentées : Chiites (Hezbollah et Amal) Chrétiens (CPL de Aoun et le parti de Frangié), Sunnites (Karamé) et Druzes (Irslan) contrairement a ce que laisse croire la majorité actuelle : "Lebanon faces a choice of system — democracy or religious autocracy" (Le Liban est face a un choix de système—une démocratie ou une autarcie religieuse). Ceci est pure désinformation pour deux principles raisons :

    - Aoun est tout sauf un intégriste religieux, et encore moins un intégriste religieux musulman bien sur.

    - Le Hezbollah a toujours été clair comme le souligne G. Achkar : « Une autre spécificité du Hezbollah par rapport à la gamme de l’intégrisme islamique tient à la spécificité du Liban : puisque c’est un pays multiconfessionnel où les chiites, tout en étant la communauté la plus nombreuse, ne sont pas majoritaires au point de briguer un exercice exclusif du pouvoir, et puisqu’une partie importante de la population n’est pas même musulmane, le Hezbollah a renoncé à appliquer son programme intégriste de « république islamique » au Liban. »

    Ces manifestations se feront dans un premier temps sous la forme d’un “Sit-In” « illimité » au dit Centre-Ville. Si les revendications ne sont toujours pas satisfaites, un appel a la désobéissance civile sera fait au bout d’un temps non précisé.

  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
    30 novembre 2006 @14h51   « »
    Judaïsme, sionisme et fantasmes (III) vous avez dit naturelle ?
  • permalien L’équipe Internet du Monde diplomatique :
    30 novembre 2006 @16h42   « »

    Bonjour,

    Certains des messages de ce forum répondent à une précédente contribution de « Vvolodia », que nous avons pris l’initiative de supprimer (en l’absence d’Alain Gresh) car elle contenait des propos racistes. Nous rappelons que ce genre de propos n’est pas toléré sur ce blog.

  • permalien thau :
    30 novembre 2006 @17h46   « »

    Il me semble que la contribution de Vvolodia du 29 à 22h32 aurait également mérité d’être supprimée.

    Ceci dit Vvolodia, votre énervement vous soulage peut-être, mais il a surtout pour effet de révéler le fond très boueux de votre pensée.

  • permalien Ana :
    30 novembre 2006 @19h15   « »

    "Ceci dit Vvolodia, votre énervement vous soulage peut-être, mais il a surtout pour effet de révéler le fond très boueux de votre pensée".

    J’ai trouvé généreux de la part de Thau d’accorder à Vvolodia une "pensée", fût-ce au "fond très boueux". Vvolodia ne pense pas, Thau, il crache. C’est un bilieux. Comme il en a convenu et l’a explicité lui-même, la régurgitation accomplie, Vvolodia est soulagé. Pour ce faire, il embrasse à bras le corps le blog d’Alain Gersh, généralement sans retenue.

    Je l’ai écrit à plusieurs reprises, Vvolodia ne peut pas se passer durablement de ’rendre’ ce qui l’encombre. Chaque page du blog illustre le rite nécessaire à l’apaisement de Vvolodia. Ce n’est pas que la santé lui revienne ensuite, non. Seulement un moment de répit. La délivrance véritable ne lui viendrait qu’en faisant fonctionner sa tête, qui se trouve, comme pour tout un chacun, à deux ou trois dizaines de centimètres au dessus de l’estomac. Certains ne trouvent jamais le chemin, si court soit-il, qui mène de l’un à l’autre. Je crois néanmoins que Vvolodia en a les moyens. Sinon, je les lui donnerais bien, mais voilà, 20 centimètres, c’est un chemin qu’on devrait pouvoir faire tout seul. Vvolodia a toute ma confiance.

  • permalien K :
    30 novembre 2006 @19h16   « »

    Blog de Laila El-Haddad, journaliste palestinienne de Al jazeera English, dont le mari ne peut venir vivre en Palestine.

  • permalien K :
    30 novembre 2006 @21h08   « »

    Malgré les conseils des officiels Libanais de quitter le Liban « parce qu’on ne sait pas quelle sera la situation de ce pays demain », Ségolène Royal a préféré rester. Selon France 2, ceci est une statégie électorale au moment ou Sarkozy déclare officiellement sa candidature.

  • permalien K :
    30 novembre 2006 @22h03   « »

    « Est-on en train de refuser aux Palestiniens le droit a la résistance non-violente? » Jonathan Cook commente une des décisions de Human Rights Watch que j’ai rapporté dans un de mes posts. Selon J. Cook le texte de HRW « aurait donné des frissons a George Orwell ». Apparemment Monsieur Cook ignore le concept de “l’approche équilibrée”.

  • permalien K :
    30 novembre 2006 @23h00   « »

    « Nous vendrons notre sang pour acheter des armes et les confronter. Nous ne leur laisserons jamais le controle du pays. » déclare un officiel du camp pro-Américain (dit du 14 Mars) au New York Times. Tant que ce n’est que lui qui parle ainsi, il n’y a aucune inquiétude : le type est connu pour etre tout sauf avoir une vocation de “martyr”.

  • permalien Vvolodia :
    30 novembre 2006 @23h20   « »

    non, Ana, Vvolodia ne raconte pas n’importe quoi ; Vvolodia ne prend pas des vessies pour des lanternes, mais 3.000 caractères c’est trop peu pour décrire l’état de délabrement du monde arabe, un petit résumé suffira :

    A l’actif du monde arabe, qui représentait 280 millions d’habitants en 2000 (5% de la population mondiale), le rapport rappelle que des progrès ont été faits dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la lutte contre la pauvreté. L’espérance de vie à la naissance a augmenté de 15 ans en 30 ans et les taux de mortalité infantile ont chuté des deux tiers. Le taux d’analphabétisme des adultes et la pauvreté absolue ont fortement reculé.

    Toutefois, au cours des vingt dernières années, le taux d’accroissement du revenu par tête a été le plus bas du monde, à l’exception de l’Afrique subsaharienne. Selon le rapport, cette stagnation s’explique par trois facteurs essentiels : le déficit de liberté, la piètre condition des femmes et le manque de connaissances. En matière de libertés, le monde arabe, comparé aux autres grandes régions, accuse le score le plus faible. Quant aux femmes, elles ne savent ni lire ni écrire pour la moitié d’entre elles. Citoyennes de seconde zone dans de nombreux pays, elles font l’objet de discriminations juridiques. Enfin, le rapport souligne le faible niveau de recherche et développement (les dépenses scientifiques ne représentent que 0,5% du PIB) et l’accès quasi inexistant aux technologies de l’information et de la communication : seuls 0,6% des Arabes utilisent Internet.

    Voir en ligne : http://portal.unesco.org/fr/ev.php-...

  • permalien K :
    30 novembre 2006 @23h30   « »

    John Dugard, professeur de Droit sud-africain :

    « De nombreux aspects de l’occupation israélienne surpassent ceux du régime d’Apartheid. »

    « Aucun mur n’a été jamais construit pour séparer les Noirs et des Blancs. »

  • permalien Vvolodia :
    30 novembre 2006 @23h41   « »

    Le monde arabe a le taux le plus faible au monde de journaux, de radios et de télévisions par habitant. Ces médias opèrent dans un climat de censure. La plupart des radios et des télévisions sont des institutions étatiques. Bref, la situation est accablante, même si sont apparus, au cours des deux dernières années, des journaux en langue arabe basés hors de la région et des chaînes de télévision privées par satellite qui commencent à éroder le monopole des gouvernements sur l’information.

    L’édition n’est pas mieux lotie. Les livres publiés dans le monde arabe ne représentent que 1,1% de la production mondiale, alors que la population constitue, elle, 5% de la population mondiale. « L’auteur d’un livre et son éditeur doivent se soumettre aux états d’âme et aux instructions de 22 censeurs, et cela empêche l’ouvrage de circuler librement à l’intérieur de son marché naturel », déclare ainsi Fathi Khalil el-Biss, vice-président de l’Union des éditeurs arabes, cité dans le rapport. Et, alors que jadis tant de textes de l’antiquité grecque et romaine ont été sauvés de l’oubli grâce aux traductions arabes, celles-ci ont pratiquement disparu.

    Retrouver une vision humaniste de l’islam

    On peut rêver ?

  • permalien
    30 novembre 2006 @23h43   « »

    John Dugard, professeur de Droit sud-africain :

    et si on demandait à Adolf Hitler ?

  • permalien K :
    30 novembre 2006 @23h54   « »

    Il est bien évident que le monde Arabe est dans un piteux état. Mais la faute ne revient-elle pas avant tout aux amis intimes d’israel, les fameux dirigeants Arabes“ modérés” ?

    Ce n’est pas par hasard si dans un des articles du New york review que j’ai traduit, un certain « activiste pour la paix » (sic) israélien déclare : « Pour qu’Israel garde le contrôle, nous avons besoin de plus de vieux Moyen-Orient, pas du nouveau Moyen-Orient. »

    « Respectueux des cultures locales, il (le rapport du PNUD) dénonce l’« environnement de répression qui prévaut » et plaide en faveur d’une reconfiguration des « structures économique, politique et sociale » permettant aux acteurs sociaux et politiques progressistes d’utiliser « la crise des régimes autoritaires et totalitaires à leur avantage ». »

  • permalien
    1er décembre 2006 @00h30   « »

    « John Dugard, professeur de Droit sud-africain :

    et si on demandait à Adolf Hitler ? »

    Quelqu’un pourrait-il bien m’expliquer ? Pour ma part je n’y vois que de la schizophrénie.

  • permalien Orangerouge :
    1er décembre 2006 @01h17   « »
    réaction à ce passage du livre d’Alain Gresh

    Je réagis, Monsieur Gresh, à ce passage de votre livre : j’ai le sentiment que la plupart des antisionistes français ne songent pas un instant à "bouter les Israéliens en dehors de Palestine", comme vous semblez le craindre. Mais ce qui se passe génère inévitablement un rejet d’Israël, comme état ayant une certaine constitution et une certaine politique.

    Par contre je pense que vous n’avez pas "entendu" vous-même ce que vous avez écrit : "aucune solution unilatérale ne pourra être imposée, ni aux Palestiniens, ni aux Israéliens. » Et si... depuis des dizaines d’années, une solution parfaitement unilatérale est imposée aux Palestiniens.

    J’ai le sentiment que le principe de l’existence d’un état réservé aux juifs ne vous choque pas. Pourquoi ? Même si vous expliquez très bien comment l’histoire a abouti à cette situation, cela ne justifie pas qu’elle perdure aujourd’hui. Il y a là quelque chose qui m’échappe. Votre position, si je l’interprète bien évidemment, relève-t-elle du rationnel, c’est ainsi et on ne peut pas le changer ? Ou de l’affectif et de la solidarité ?

    Votre argument de la reconnaissance par la communauté nationale, repose, je pense, sur l’espérance d’un début d’ordre juridique international, mais ... cette ""communauté"" reconnait l’Arabie Saoudite et la Russie de Poutine...

    Très Cordialement

  • permalien Fred :
    1er décembre 2006 @09h23   « »

    Et oui vvolodia, vous faites bien de nous rappeler l’état de délabrement avancé d’un monde Arabe mis en coupe réglée par les occidentaux il y a près d’un siècle, et dont les régimes pervers sont entretenus à grand coup de dollars par ces mêmes occidentaux qui préfèrent avoir à leurs bottes un monde Arabe pauvre, divisé et docile que des nations émancipées qui les priveraient de leur accès à l’or noir. Je fais d’ailleurs le pari que lorsque les réserves de pétrole seront définitivement épuisées, l’occident en général et l’Amérique en particulier s’intéressera beaucoup moins au moyen orient qu’aujourd’hui, et si d’ici là vous n’avez pas réussi à faire de vos voisins vos amis, vous vous retrouverez terriblement seul et sans appui, car personne dans le monde n’aura pu oublier la cruauté et la violence dont vous aurez fait preuve pendant des décennies. Vous n’avez donc plus que deux solutions : soit réintégrer le camp des démocraties en rendant leurs terres à vos voisins et en arrêtant de les massacrer, soit basculer totalement dans un régime totalitaire. Il ne pourra y avoir de solutions médianes à long terme. Manifestement, au vu des dernières évolutions, vous avez choisi la plus mauvaise solution…. Désolé pour vous… et bon courage.

  • permalien Solène :
    1er décembre 2006 @10h14   « »

    Volodia a écrit :

    "Ce qui vous est intolérable, c’est de voir vos ex-dhimmis, vos ex-sous hommes produire des ordinateurs, lirent (sic), étudier, en 60 ans, ils sont devenu un peuple d’élite."

    Vous verrez, encore 60 ans et ils maîtriseront l’orthographe !

    A part ça, la notion de "peuple d’élite" rappelle de bien sympathiques souvenirs...

  • permalien Pierre :
    1er décembre 2006 @11h25   « »

    1er décembre 2006 00:30 je vous explique :

    M. ou Mme 30 novembre 2006 23:43 propose qu’on demande l’avis de Monsieur Adolphe Hitler sur le comportement des israéliens vis à avis des palestiniens, plutôt de de suivre les avis de Monsieur John Dugard, dont le rapport est contesté par les israéliens.

    Visiblement M. ou Mme 30 novembre 2006 23:43 ignore le décès de Monsieur Adolphe Hitler.

    En effet on a retrouvé Monsieur Adolphe Hitler roulé comme une petite merde fumante, dans une carpette. Parce que ce monsieur ne désirait pas assumer ses actes face à la communauté humaine (mort d’environ 56000000 d’être humains).

    Si cette perte à été considérable pour l’art pictural bavarois et le planning familial, elle a été une grande délivrance pour les survivants.

    Il est possible que M. ou Mme 30 novembre 2006 23:43 ait voulu faire une blague coutumière aux milieux antisémites et qui consiste à ressortir l’image de leur héros pour contester un rapport qui est défavorable à ses pulsions.

    M. ou Mme 30 novembre 2006 23:43 a cru qu’on était encore au chapitre de la lepénisation des esprits (simplets).

  • permalien No comment :
  • permalien Vvolodia :
    1er décembre 2006 @13h52   « »

    no comment, vous auriez pu penser aux mouvements terroristes arabes ; je sais, c’est long, et il y en a beaucoup. Mais un seul suffisait, qui a donné naissance aux autres : l’islam, depuis l’hégire.

    Nombre de morts, incalculable.

    A éradiqué depuis l’hégire de nombreuses civilisations.

    Est responsable de la lepenisation des esprits, et de l’antisémitisme du 21èm siècle.

    Responsable de l’arabisation de l’afrique du nord, et du génocide des peuples berbères.

  • permalien k :
    1er décembre 2006 @13h57   « »

    Breaking News : ceux qui connaissent un peu les Libanais, savent que le sens de la mesure n’est pas leur fort.

    Voila ce qui a été entendu a Al Jazeera :

    - Le studio (s’adressant a l’envoyé spécial [e.s] de la chaine présent au centre-ville) : « d’aprés des Libanais, la foule présente sur la “place des Martyrs” (une des places du centre-ville de Beyrouth) dépasse déja le million alors que le début théorique du Sit-In n’a pas commencé? »

    - e.s : « Vous savez, la place peut contenir a peine 500.000 personnes. Ce que je peux vous dire par contre c’est que si le camp du 14 Mars revendique 1.000.000 de personnes présentes lors de leurs manifestations d’il y a quelques jours [a l’occasion des obsèques de P. Gemayel], alors aujourd’hui il y en a 7 millions, en sachant toutefois que la population totale du Liban ne dépasse pas les 4 millions. »

    Aux derniéres nouvelles la place des Martyrs étant pleine, la place Riad Al Solh (autre place du centre-ville de Beyrouth) est en train d’etre investie, et il n’est pas encore 15 heures heure locale.

  • permalien Daniel :
    1er décembre 2006 @14h02   « »
    "Alors, ce Juif, cet Arabe, ce Géorgien et ce Samaritain vont en justice... "

    "Vivent désormais en Terre sainte deux peuples, l’un israélien, l’autre palestinien " - A. Gresh.

    Non. Vivent en Terre sainte de nombreux peuples : le peuple palestinien - arabes, juifs, chrétiens, autres - soit le peuple palestinien d’origine.

    Le ’peuple israélien’, qu’est-ce ? Un coglomérat de peuples, de nationalités différentes. La ’nationalité israélienne’ n’existe pas. La citoyenneté israélienne est accordée d’emblée à tout juif qui la demande et généralement refusée aux non-juifs. Pas de nationalité israélienne donc, pas plus de de constitution israélienne : trop dangereux pour l’avènement de l’égalité citoyenne des tous les ’Israéliens’ :

    Alors, ce Juif, cet Arabe, ce Géorgien et ce Samaritain vont en justice... Par Moshe Gorali, Ha’aretz, 29 décembre 2003

    "Un groupe de personnalités publiques israéliennes a adressé, la semaine passée, une requête à la Haute Cour de Justice pour qu’elle ordonne au Ministère de l’Intérieur de les enregistrer comme Israéliens. « Nous sommes israéliens et voulons être enregistrés comme tels », disait la requête présentée par l’avocate Yoela Har-Shefi.

    Le Ministère de l’Intérieur possède une liste de 137 nationalités incluant Abkhazi, Assyrien ou Samaritain, mais vous n’y trouverez pas « Israélien ». L’État d’Israël ne reconnaît pas « Israélien » comme une nationalité.

    Le groupe des requérants est mené par le professeur Uzi Ornan de l’Université Hébraïque et du Technion. Parmi les 38 intellectuels, personnalités du monde académique et scientifique, on trouve Shoulamit Aloni, Uri et Rachel Avnery, Yehoshua Sobol, Gavriel Solomon, Yigal Eilam, Meron Benvenisti, Yehoshua Porat et Oren Yifta’el.

    Également dans le groupe, le chanteur Alon Olearchik, ancien membre du groupe de spectacle Nahal de l’armée et du groupe rock israélien Caveret : de mère chrétienne et de père juif, il n’est donc pas juif. Adal Ka’adan, l’Arabe israélien qui a vainement tenté d’acheter une maison dans la communauté Katzir, souhaite lui aussi être enregistré comme Israélien.

    Certains des requérants sont catégorisés, sur leur carte d’identité, comme « Juif », « Druze », « Géorgien », « Russe », et même un « Hébreu ». Aucun d’entre eux n’est « Israélien » et la raison en est simple : l’État d’Israël ne reconnaît aucune nationalité israélienne qui ne soit pas juive. Même la Cour Suprême a statué, en 1970, qu’il n’y avait pas de nationalité israélienne."

    (à suivre)

  • permalien Daniel :
    1er décembre 2006 @14h05   « »
    "Alors, ce Juif, cet Arabe, ce Géorgien et ce Samaritain vont en justice... "

    "Georg Rafael Tamrin est revenu d’une visite outre-mer pour découvrir une nouvelle loi - un amendement à la loi faisant suite à l’affaire du « qui est Juif? » - décrétant que pour être un Israélien, il fallait être membre de « la nation juive ». Tamrin a demandé au Registre de Population de changer la rubrique nationalité de sa carte d’identité de « Juif » en « Israélien ». Il soutenait que « il y a déjà aujourd’hui une nationalité israélienne définie, à laquelle j’appartiens en accord avec tous les critères subjectifs : identification, sentiment d’appartenance, loyauté et aussi le fait de le déclarer ».

    Tamrin a fait appel auprès de la Haute Cour de Justice, qui a adopté la position du Tribunal de District. Shimon Agranat, juge à la Cour Suprême, a dénoncé le requérant : « Si une poignée de gens ou plus, veulent se séparer du peuple juif - 23 ans seulement après la fondation de l’État - et acquérir le statut d’une nation israélienne séparée, cette orientation séparatiste ne devrait pas être tenue pour légitime et ne devrait pas être reconnue. »

    Harmonie sociale

    Les requérants croient que tout homme a le droit d’appartenir à la nationalité de son choix. Il n’est pas juste d’obliger une personne à être classée en fonction de sa religion dans un document officiel essentiel, dans la mesure où ceci conduit à une discrimination contre des membres de diverses religions.

    Il est encore moins approprié de contraindre un athée ou quelqu’un d’ouvertement hostile à la religion à se voir identifié à sa « religion », dans la mesure où il s’agit d’une forme de coercition religieuse.

    La requête déclare encore que « Israël et toute organisation représentative juive se battent toujours bec et ongles contre le fait de mentionner que quelqu’un est "Juif" sur des documents officiels d’autres États. Comment une chose qui est une abomination lorsqu’elle est faite par d’autres devient-elle estimable et casher quand c’est nous qui la faisons? »

    (à suivre)

  • permalien Daniel :
    1er décembre 2006 @14h10   « »
    "Alors, ce Juif, cet Arabe, ce Géorgien et ce Samaritain vont en justice... "

    "Dans les États démocratiques occidentaux, la citoyenneté a habituellement le même sens que la nationalité. En Israël, la clause de la « citoyenneté » au Bureau du Registre de la Population est accompagnée d’une autre clause appelée « nationalité ». Donc, en Israël, « nationalité » et « citoyenneté » sont deux choses différentes.

    Il y a environ trois ans, lorsque la Cour Suprême a chargé Eli Yishai, alors Ministre de l’Intérieur, d’enregistrer les convertis du judaïsme réformé comme « Juifs » dans la clause de nationalité, le Ministre a ordonné que la clause soit supprimée de la carte d’identité. À la place de « Juif », une rangée d’étoiles apparaît aujourd’hui. Une dame dont la carte d’identité était arrivée en fin de validité et qui avait introduit une demande pour une nouvelle carte d’identité, a été surprise de découvrir des étoiles à la place de son identité juive. Elle a fait appel auprès de la Cour Suprême pour rétablir la classification « Juif ».

    L’avocate Har-Shefi s’attend à ce que les deux requêtes soient débattues ensemble afin que la Cour puisse examiner la filiation entre le judaïsme et le fait d’être israélien. Il n’y a pas contradiction entre les deux, dit-elle. Exactement comme il y a un Juif américain, il peut y avoir un Juif israélien.

    « Le Juif américain est à la fois américain de nationalité et juif, et il en est de même d’un Juif français ou d’un Juif norvégien. Nous croyons qu’un Juif israélien a droit à être appelé israélien en tant que membre de la nationalité israélienne, comme son frère qui appartient à la nationalité américaine », dit la requête.

    Les discussions touchent à des valeurs, des intérêts, au droit comparé, au droit de l’Homme à l’auto-définition, à l’égalité, à la concrétisation des droits reconnus par la Déclaration d’Indépendance et même au renforcement de l’harmonie au sein de la société israélienne.

    La requête cite également la décision de la Commission Or selon laquelle « un but central de l’activité de l’État doit être d’atteindre à une réelle égalité pour les citoyens arabes de l’État. Reconnaître le droit de tous ceux qui perçoivent les choses de cette manière - aussi bien Juifs qu’Arabes - et qui veulent se définir comme israéliens, ouvrirait la voie à une diminution de la discrimination, aiderait à la réconciliation et établirait une identification de tous les Israéliens avec leur État ».

    Selon des études, Har-Shefi dit que 60% des Arabes israéliens sauteraient sur l’occasion d’être enregistrés comme Israéliens.

    Quant aux Juifs, la reconnaissance de la nationalité israélienne ôterait une source de controverse et de division à la fois parmi les Juifs israéliens et entre les Juifs d’Israël et les Juifs de la diaspora, dit la requête."

    (à suivre)

  • permalien Daniel :
    1er décembre 2006 @14h12   « »
    "Alors, ce Juif, cet Arabe, ce Géorgien et ce Samaritain vont en justice... "

    "L’objet principal de la requête est la séparation de la religion et de l’État, ou au moins la séparation de la religion et de la nationalité. La requérante Nili Kook est la veuve du professeur Hillel Kook, décédé il y a deux ans. « Il m’avait dit que son grand-oncle, le rabbin Kook, aurait soutenu la requête. Comme feu le professeur Yeshayahou Leibowitz, il voulait séparer la religion de la nationalité et de l’État. Ils croyaient que seule une telle séparation accroîtrait le respect à l’égard de la religion, en Israël », dit Har-Shefi.

    La nomination d’Avraham Poraz comme Ministre de l’Intérieur a suscité de l’espoir parmi les requérants, mais leur requête à son adresse, comme leurs lettres à Haim Ramon lorsqu’il était Ministre de l’Intérieur, est restée ignorée. La question-piège a été enterrée."

    (Fin)

  • permalien K :
    1er décembre 2006 @14h33   « »

    Merci a Pierre pour sa lumineuse explication concernant le passage de « M. ou Mme 30 novembre 2006 23:43 » : j’avoue que moi aussi je n’avais pas compris.

    En tous les cas votre post apporte un peu d’air a ce blog qui en avait bien besoin aprés celui on ne peut plus puant d’“ISRAEL VIVRA !!”

    PS : Je partage entièrement votre répulsion d’Adolf Hitler.

  • permalien Orangerouge :
    1er décembre 2006 @14h49   « »
    Merci Daniel

    Merci pour ce texte sur la distinction entre citoyenneté et nationalité en Israël. Pour ma part je n’avais jamais eu ces informations de façon claire. C’est aussi intéressant de savoir qu’il y a des contestations en Israël de cet état de Fait.

  • permalien Israël vaincra :
    1er décembre 2006 @14h57   « »

    et alors, nationalité, pas nationalité, vous voulez prouver quoi ? vous n’êtes pas contents ? mais vous n’êtes pas israéliens, alors qu’est-ce que ça peut vous foutre ? un conseil ; devenez juif, faites votre alya, et voter en Israël vous aurez le droit de râler, d’être content, pas d’être contents.

    Pour ce problème qui vous préoccupe, j’ai une bonne nouvelle : on fait ce qu’on veut, et si vous n’êtes pas contents, t’ilkhou lé azazel !!

  • permalien Ana :
    1er décembre 2006 @15h32   « »
    "ISRAEL VIVRA"

    ISRAEL VIVRA 1er décembre 2006 09:45 essaie de faire le malin. Il monte sur un tabouret et se lance dans l’impovisation. Il doit se montrer inventif, imputatif et décidé pour réussir son coup. Alors ISRAEL VIVRA décide, à la place d’Alain Gresh : " Monsieur Gresh vous doit des comptes, orangesanguine ?" Il impute : "Sinon, vous ne lirez plus ses articles ?". Il invente : "Vous le mettrez au coin, ou l’enverrez en Sibérie, ou pire encore ? "

    Une vérité pourtant qui faire retour à l’insu d’ISRAEL VIVRA (sinon, nous ne la lirions pas) : "Reconnaître l’Algérie, le Soudan, le Yémen, et ô combien d’états islamo-fascistes ne vous dérange pas ?" Israël comme l’Algérie, Israël comme le Soudan, Israël comme le Yémen. Israélo-fasciste, sans doute, comme dans cet exemple-ci :

    "Haytam Yassin a fait remarquer à un soldat qu’il ne pouvait pas obliger des femmes à se palper elles-mêmes pour un contrôle de sécurité. En réponse, on lui a tiré dessus ; il est hospitalisé dans un état grave. (...)

    Aux dires des témoins oculaires, après les tirs, les soldats se sont saisis de Yassin et l’ont jeté, visage vers le bas, sur un bloc en béton placé au barrage, et lui ont attaché les mains avec des menottes en plastique. Aux dires des trois hommes qui voyageaient dans le taxi avec Yassin, les soldats l’auraient frappé au dos et à la tête, avec la main et avec la crosse de leurs fusils, et ils lui auraient donné des coups de pieds, y compris à la tête. Les témoins estiment que les coups se sont poursuivis durant cinq minutes environ."

    Après une dizaine de minutes, une ambulance palestinienne est arrivée sur place, appelée par un des témoins de l’incident, mais les soldats ont empêché l’équipe médicale de s’approcher de Yassin et de lui dispenser des soins". (...)

    Des soldats ont tiré sur un Palestinien qui blâmait leur comportement. Amira Hass, Haaretz, 19 novembre 2006

  • permalien No comment :
    1er décembre 2006 @15h52   « »

    Vvolodia, (vous auriez pu penser aux mouvements terroristes arabes ; je sais, c’est long, et il y en a beaucoup) => je n’en que faire des mouvements terroristes arabes dont une bonne majorité sont des mouvements résistants. Ils résistent aux despotes locaux soutenus par les classes dominantes occidentales et ils résistent à l’envahisseur lorsque leur despote pro-occidental a été déchu, c’est ce que nous voyons en ce moment en Irak...

    (Mais un seul suffisait, qui a donné naissance aux autres : l’islam, depuis l’hégire) L’Islam n’est pas un mouvement terroriste mais une RELIGION, à l’image du christianisme et du judaisme...

    La querelle Finkielkraut-Brauman

    Visions fumeuses d’une Palestine future Par Jonathan Cook

  • permalien Ana :
    1er décembre 2006 @16h43   « »
    La belle utopie

    "On peut rêver, comme le font quelques intellectuels palestiniens et israéliens, qu’un seul Etat pourrait les regrouper ; c’est une belle utopie, que notre génération ne verra pas. Et, quoiqu’il en soit, aucune solution unilatérale ne pourra être imposée, ni aux Palestiniens, ni aux Israéliens.", écrit Alain Gresh.

    Hé ! Tout ce qui s’oppose à la volonté d’Israël est utopique. Le regroupement en un seul état - il faut voir les réalités du terrain aujourd’hui - n’est pas moins utopique que la solution à deux états dans le respect du droit international : dans le respect de toutes les résolutions des Nations Unies par les deux parties. Tout a été fait par tous les gouvernements successifs d’Israël et la mal nommée Communauté internationale pour que le respect du droit soit utopique. La ’belle utopie’ est .

    Quand bien même toutes les résolutions de l’ONU seraient appliquées, il resterait à Israël à demander pardon aux Palestiniens, à tous les Palestiniens, qu’ils soient d’Israël ou d’ailleurs, pour tout ce qu’il leur a fait subir, pour tout ce qu’il leur a volé et vole encore, pour tout ce qu’il a dévasté et dévaste encore, pour ce qu’il a semé de désolation et en sème encore, pour tous ceux qu’il a assassiné et assassine encore, sans oublier de crier, de hurler merci ! pour ce qu’il pourrait garder, au regard de l’application du droit international du plus fort.

  • permalien Israel vaincra :
    1er décembre 2006 @16h48   « »

    et qui va, de la part des arabes, demander pardon aux juifs et aux chrétiens des siècles de persécutions, depuis l’hégire en fait, de la mise sous tutelle, des rapts d’enfants et conversions forçées ?

    la libération du peuple juif de la tutelle arabo-musulmane est un bienfait.

  • permalien Ana :
    1er décembre 2006 @17h50   « »
    "Un bienfait"

    ISRAEL VIVRA, aujourd’hui, les juifs en pays arabes vivent bien. Sans discriminations, sans outrages, sans dommages. Aujourd’hui Israël est assassin, voleur, menteur, destructeur. Il n’a jamais cessé de l’être : une bêche dans une main (un tracteur, un bulldozer), un fusil dans l’autre (un F 16, des bombes d’une tonne, ou pire). Il n’est pas nécessaire de jouer au pauvre gars. Si vous croyez être un pauvre gars, les raisons n’ont rien à voir avec ce que vous écrivez. Cherchez. Comme Vvolodia, vous avez une cervelle. Elle est à portée de main, si vous voulez bien lâcher la bêche et le fusil qui les encombrent. Je ne vais pas tout faire à votre place, vous n’y gagneriez rien, mais je veux bien vous aider un peu :

    Ne dites pas : ‘nous ne savions pas’ - Amos Gvirtz, 23 novembre 2006 (www.kibush.co.il)

    "Le village de Marda se situe à côté de la colonie d’Ariel. Assez fréquemment, des patrouilles de l’armée israélienne arrivent dans le village, en soirée ou de nuit, en lançant des grenades assourdissantes et en ordonnant aux commerçants dont le magasin est encore ouvert de fermer, puis les patrouilles s’en vont. Parfois les soldats font sortir des gens de leur maison et opèrent une fouille. Parfois ils arrêtent quelqu’un.

    Le 7 novembre 2006, à 3 heures du matin, des soldats de l’armée israélienne sont arrivés à l’une des maisons du village. Ils ont lancé des grenades assourdissantes et des pierres, endommagé la porte de la maison, brisé une fenêtre, puis ont donné ordre aux habitants de la maison de sortir. Il y avait là une femme avec un bébé d’un an et un enfant de trois ans. Le mari était resté dans un village voisin pour la récolte des olives. Les soldats ont fait asseoir la mère et ses enfants par terre, pointant leurs fusils sur la tête des enfants, et refusant à la grand-mère d’emmener les petits. Ensuite, ils les ont menés à une autre maison, une cinquantaine de mètres plus loin (il n’y a aucun lien de parenté entre la mère et les habitants de cette deuxième maison). Là, on les a de nouveau fait asseoir par terre. La maison était entourée de soldats qui opéraient une arrestation.

    Pendant ce temps, des proches de la famille avaient averti le mari de ce qui se passait. Il est immédiatement revenu au village, mais des soldats ne l’ont pas laissé entrer dans le village. Aux alentours de cinq heures du matin, les soldats sont partis."

    (Traduit de l’hébreu par Michel Ghys – et les extraits précédents de l’article d’Amira Hass aussi).

    Si vous pensez que c’est le quotidien des juifs d’aujourd’hui en pays arabes, faites-moi signe.

  • permalien Israël vaincra :
    1er décembre 2006 @18h03   « »

    Selon un sondage TNS Sofres par le CRIF sur les Français et le programme iranien, effectué en novembre 2006, il ressort les résultats suivants :

    2 Français sur 3 pensent que le programme nucléaire iranien représente un vrai danger pour la France.

    80 pour cent des Français prennent au sérieux la menace du Président iranien de rayer Israël de la carte.

    81 pour cent des français ne font pas confiance aux dirigeants iraniens sur la nature de leur programme nucléaire. Ils pensent que les dirigeants iraniens veulent fabriquer la bombe atomique.

    79 pour cent des français sont favorables à ce que l’ONU prenne des sanctions contre l’Iran afin d’empêcher ce pays de fabriquer la bombe atomique.

    Voir en ligne : http://www.israelvalley.com/news/20...

  • permalien
    1er décembre 2006 @18h27   « »
    Le Crif

    Les références du Crif, on s’en tape.

  • permalien
    1er décembre 2006 @18h39   « »

    « Elle est à portée de main, si vous voulez bien lâcher la bêche et le fusil »

    Mais Ana ignore qu’il y a longtemps que les israéliens dans leur grande majorité ne sont plus agriculteurs ? Nous sommes des intellectuels, il y a peu chez nous de paysans. Et si je devais prendre une bêche, je pense que ce serait pour me défendre contre mes encombrants voisins. Bien sur, que nous avons une cervelle ; certains d’entre nous, leur cervelle est si célèbre, qu’on l’a collée dans le formol pour l’étudier. (Einstein)

    « Le quotidien des juifs d’aujourd’hui en pays arabes, » comme vous êtes drôle et ignorante. C’est touchant, tant de naïveté (idiotie, c’est une insulte, en français ?)

    Il reste environ 3/4000 juifs au Maroc.

    En Tunisie, « ils » ont voulu faire sauter une synagogue plus que millénaire, ils n’ont réussit à tuer que quelques touristes étrangers, comme dirait un ministre français célèbre ; une cinquantaine de familles vivent près de la synagogue, et environ 700 juifs dans le quartier juif principal.

    En Algérie, ne reste que les morts.

    En Irak, la douzaine de juifs otages de Saddam ont déménagé, certains pour Israël – En Syrie, la communauté juive est inexistante. En Iran, elle est l’otage des islamistes.

    Non, ce que vous narrez ne pourrait pas, baroukh Hachem, arriver à des juifs en pays arabes, parce qu’il n’y en a plus, ou si peu. Le Maroc n’est pas un exemple, comme pays arabe, il y a mieux, le roi ayant été élevé à l’occidental. Dans ce pays, seul le peuple manque d’éducation.

    Mais si vous voulez savoir ce qui arrive aux chrétiens d’Egypte, par exemple, vous aurez une idée de ce qui pourrait arriver aux juifs, s’ils avaient le malheur de ne pas être citoyens israéliens.

    Ou chrétiens en Irak, aussi. Pas mal, chrétiens d’Irak. J’ai entendu dire que l’Occident leur sert de refuge ? Bizarre qu’ils ne veuillent pas partager le doux quotidien du peuple irakien.

    juifs d’Egype, juifs du Yemen

    si vous voulez une idée de ce que cela pourrait être, allez dans une banlieue française - le 9.3. ou bien 9.1, avec "une tenue de juif". Habillez vous en juif, Ana, et sortez le soir dans une de ces banlieues ; on retrouvera votre corps, peut être cramé, comme l’ont été ces deux jeunes filles devenues tristement célèbres, à qui on a retiré la vie, l’espoir, la beauté.

  • permalien Vvolodia :
    1er décembre 2006 @18h56   « »

    Réponse à Daniel, concernant les "nationalités" en Israel - oui j’avoue que c’est un énorme problème. Par exemple, nous avons songé à massacrer les Bahaïes, à l’instar des iraniens, ce qui nous aurait permis de nous approprier les magnifiques jardins de Haïfa et le Temple couvert de feuilles d’or, mais nous avons lâchement eu peur des conséquences.

    Les catholiques, aussi, nous aurions pu réinventer l’inquisition contre eux, ont les aurait brûlé en place de grève, mais zut, nous n’avons pas de place de grève.

    Eh bien, c’est tout, je ne vous en dirai pas plus, le pourquoi, le comment de la chose ne vous regarde pas, en fait ; mais sachez qu’ils votent comme ils le désirent, et non pas, comme au Liban, à l’intérieur de leur communauté. (intérieure, je met un "e"?)

    Etrange, que ce qui existe au Liban vous dérange en Israël.....