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Un nouveau paysage proche-oriental

mercredi 13 décembre 2006, par Alain Gresh

Afghanistan. Dans Le Figaro du 12 décembre, une analyse d’Adrien Jaulmes, « Pour vaincre les talibans en Afghanistan, l’Otan doit se mettre en retrait ». Le journaliste note les dilemmes des soldats de l’OTAN. «  Les forces étrangères se retrouvent presque naturellement engagées directement contre l’insurrection. Mais ces soldats, à leur arrivée bien accueillis par la population afghane lasse d’années de guerre civile, voient ce capital de sympathie s’éroder à mesure qu’ils sont impliqués dans les combats. Retranchées dans leurs bases fortifiées, les troupes de l’Otan n’en sortent qu’en convois. Par crainte des attentats-suicides, nouveauté sur le théâtre afghan et qui ont déjà coûté la vie à de nombreux soldats, leurs engins à Kandahar roulent au milieu de la chaussée, et tirent au pistolet au-dessus des conducteurs qui ne se jettent pas assez vite dans le fossé. Les mêmes méthodes utilisées dans le Cantal ou la Corrèze entraîneraient sans doute tout aussi rapidement un soulèvement populaire qu’en Afghanistan. »

Et il conclut : « Les programmes internationaux de réforme de la société afghane, comme celui de l’éradication de la culture du pavot ou l’émancipation des femmes, aussi bien intentionnés soient-ils, n’aident guère le gouvernement à se gagner une paysannerie afghane traditionnellement prompte à se révolter contre les réformes venues de l’extérieur. Des officiers de l’Otan réclament de moins en moins discrètement la mise en veille de ces programmes. L’Afghanistan ne doit pas être abandonné à lui-même, au risque de redevenir un trou noir abritant de nouveau les djihadistes du monde entier. Mais la seule victoire possible pour l’Otan reste de permettre au gouvernement afghan de reprendre peu à peu le contrôle du pays, plutôt que de se substituer à lui, ou de poursuivre des rêves d’occidentalisation de l’Afghanistan. Ce résultat reste à portée. »

« Il est cependant urgent de sortir du cercle vicieux de la lutte antiguérilla, de concentrer les efforts diplomatiques sur le contrôle des frontières de l’Afghanistan, par où les insurgés se ravitaillent, et de continuer à fournir au gouvernement d’Hamid Karzaï une force militaire et aérienne de dissuasion, tout en limitant au maximum les opérations militaires. »

Ignorance. On sous-estime parfois l’ignorance des responsables politiques. Silvestre Reyes, un membre démocrate de la chambre des représentants américaine du Texas, a été sollicité par Nancy Pelosi, la future président de la chambre, pour présider le comité sur le renseignement. Il aura notamment à suivre « la guerre contre le terrorisme ». Mais il semble que ce personnage soit particulièrement mal informé. Jeff Stein, directeur de la revue Congressional Quarterly National Security, lui a, en effet, posé des questions peu difficiles et les réponses ont de quoi surprendre. Reyes pense, par exemple, qu’Al-Qaida est une organisation chiite ; d’autre part, il est incapable de dire ce qu’est le Hezbollah.

Al-Hayat et Al-Chark Al-Awsat. Ces deux quotidiens pan-arabes jouent un rôle politique et idéologique important et sont régulièrement cités par les médias occidentaux. Dans Le Monde diplomatique du mois de décembre, Mohammed El Oifi nous entraîne dans un « voyage au cœur des quotidiens pan-arabes » inféodés à l’Arabie saoudite et qui reflètent, de plus en plus, des positions pro-occidentales très éloignées de celles des populations et des élites arabes.

Un nouveau paysage au Proche-Orient

L’avantage du blog est de permettre de tester des idées, d’avancer des hypothèses, d’expérimenter des analyses. L’exercice est bien moins contraignant que l’écriture d’un article, sans doute parce que l’on croit (et c’est très bien comme cela) au caractère « sacré » de la chose imprimée. La publication du rapport Baker-Hamilton m’a amené à réfléchir sur le bilan, pour le Proche-Orient, de cinq années de « guerre contre le terrorisme ». Ce texte poursuit des idées que j’ai commencé à développer dans d’autres envois sur ce blog.

Cinq ans et quelques mois après les attentats du 11-Septembre, le bilan de « la guerre contre le terrorisme » lancée par l’administration du président Bush paraît très sombre au Moyen-Orient. Depuis le début de l’année 2006, les combats font rage en Afghanistan, le nombre de tués ne cesse d’augmenter, l’influence des talibans s’étend et l’aviation américaine a dû effectuer plus de 2 000 sorties dans les six derniers mois. En Irak, la situation est encore plus préoccupante : non seulement le chiffre des victimes se situerait, depuis le printemps 2003, entre 150 000 et 650 000 selon les estimations, mais le pays s’enfonce dans la guerre civile et son éclatement devient une perspective probable. Troisième front de la guerre contre le terrorisme selon le président Bush, le Liban a été détruit par la guerre des 33 jours des mois de juillet-août 2006 et les clivages internes se sont aggravés : la perspective d’une nouvelle guerre civile n’est plus écartée. Enfin, en Palestine, malgré un fragile cessez-le-feu à Gaza, la situation se détériore également : non seulement aucune avancée vers un règlement politique n’a été effectuée depuis quatre ans, mais le mouvement islamiste Hamas, dénoncé par les Etats-Unis et l’Union européenne comme « terroriste », a gagné les élections démocratiques de janvier 2006. Et cela, alors que la crise autour du nucléaire iranien ne paraît pas en voie de résolution.

Mais la région ne se caractérise pas seulement par l’extension du domaine des guerres. Mille et un liens tissent désormais chacun de ces conflits. Ainsi, le développement des attentats-suicides en Afghanistan (inconnus pendant la longue guerre contre la présence soviétique) est la conséquence directe de l’expérience irakienne où se forment désormais des milliers de combattants du djihad. L’affrontement entre milices chiites et sunnites en Irak a contribué à creuser le fossé entre les deux communautés dans toute la région, mais particulièrement au Liban. Les ingérences iraniennes au Liban sont la réponse aux pressions exercées par les Etats-Unis et par la France sur le dossier nucléaire. La guerre des 33 jours menée par Israël contre le Liban était un élément pour préparer une éventuelle intervention miliaire contre l’Iran, en privant Téhéran d’un de ses moyens de riposte contre Israël. Enfin, pour ne pas multiplier les exemples, de nombreux dirigeants arabes « modérés » exigent des Etats-Unis une intervention vigoureuse dans le conflit israélo-palestinien, avant de s’engager plus avant pour aider à une solution de la crise irakienne.

L’affirmation de la puissance iranienne est aussi le résultat direct de la guerre en Irak. En éliminant deux de ses rivaux, le régime de Saddam Hussein et celui des talibans, les Etats-Unis ont favorisé un « déséquilibre » régional. L’Iran inquiète d’autant plus ses voisins sunnites qu’ils craignent désormais la création d’un « croissant chiite » qui irait du Liban à l’Iran en passant par l’Irak et la Syrie et qui rallierait les minorités chiites du Golfe. La rhétorique anti-américaine et anti-israélienne du président Ahmadinejad rencontre un immense écho dans toute la région, y compris parmi les populations sunnites, qui voient dans le président iranien le champion de la lutte contre l’hégémonie américaine, alors que leurs propres gouvernements ne font rien pour aider les Palestiniens.

Un autre élément du « nouveau paysage » moyen-oriental est la multiplication des acteurs non étatiques : sans même parler d’Al-Qaida et de ses différentes succursales, le rôle des groupes armés en Afghanistan, en Irak, au Liban et en Palestine rend toute solution politique plus complexe que s’il s’agissait de négocier avec des Etats. De plus, et la situation à Gaza comme au Liban le prouve, la possession par ces groupes de roquettes ou de « fusées » permet aussi de mettre en cause les rapports de forces militaires : ainsi, pendant un mois, et pour la première fois depuis la guerre de 1948-1949, une fraction importante de la population israélienne a dû abandonner ses foyers ou vivre dans des abris, une partie du pays étant totalement paralysée.

Enfin, dernière caractéristique de la situation régionale, la perte de crédibilité des Etats-Unis, y compris auprès de leurs plus proches alliés (à l’exception d’Israël). Alors que le président Bush a encore deux années devant lui, montent les interrogations de l’Arabie saoudite, de l’Egypte et de la Jordanie à l’égard d’une administration qui ne semble plus maîtriser la situation.

62 commentaires sur « Un nouveau paysage proche-oriental »

  • permalien K :
    13 décembre 2006 @23h08   »

    « Six brutal truths about Iraq » dans le blog de Joshua Landis (6 vérités brutales sur l’Irak). Avec la permission d’A.Gresh, je pourrais traduire, ce n’est pas trés long.

  • permalien Pierre :
    13 décembre 2006 @23h10   « »

    En réalité, Ahmadinejad en redessinant le moyen orient pourrait bien devenir l’allier inespéré des États-Unis, et les aider à mettre en place la carte du Lieutenant-Colonel Ralph Peters

  • permalien Yann :
    13 décembre 2006 @23h50   « »

    La description que fait Alain Gresh de ce "nouveau paysage moyen-oriental" m’évoque l’image d’une fresque : peut-être Guernica... Comment allons-nous nous sortir de ce cauchemar annoncé ? Les solutions existent mais la volonté politique des plus forts s’y opposent. Les changements diplomatiques dont certains citoyens - dont je fais partie - rêvent (quel autre verbe employer pragmatiquement ?) doivent être imposés à notre gouvernement par le peuple français. Le monde ne changera que si je change d’abord moi-même. Ainsi, comment demander aux autres pays de changer si la France (j’y suis né, c’est un fait, pas un choix !) elle-même continue son jeu politique macabre du deux poids deux mesures ? Il paraît injustifiable que la France exige, par exemple, qu’un pays ne puisse produire de nucléaire dès lors que nous-même continuons à privilégier cette ressource tant dans notre stratégie énergétique que militaire. Le vrai problème, me semble-t-il, est que les gouvernants français et européens n’ont pas le courage et l’ambition de se démarquer de la politique de l’empire des Etats-Unis. Je suis professeur des écoles et franchement j’ai beaucoup de mal à trouver une cohérence dans le fait de devoir enseigner le "vivre ensemble", l’entraide, le respect d’autrui, etc. alors que je pense profondément que les gouvernants français - j’assume ma responsabilité de citoyen même si la notion de frontière est certainement antinomique de celles de liberté, d’égalité et de fraternité - abusent sans cesse de l’ingérence diplomatique à tous les niveaux dans le but de faire perdurer une mainmise politique et économique du soit-disant Occident, celui-là même dont j’exècre le complexe de supériorité. Notre monde n’est viable que si, d’abord à notre échelle nationale, nous obligeons nos dirigeants à adopter continuellement une éthique globale, réellement coopérative.

  • permalien saintyves :
    14 décembre 2006 @03h05   « »

    bONSOIR

    Je ne sais par ou commencer

    Pierre

    En réalité, Ahmadinejad en redessinant le moyen orient pourrait bien devenir l’allier inespéré des États-Unis, et les aider à mettre en place la carte du Lieutenant-Colonel Ralph Peters

    j’ai cru comprendre que c’est plutot Bush et son staff de neocons qui aspiraient à ce "rêve" diabolique d’un nouveau moyen orient ( pour les beaux yeux de Vvolodia et des SIONISTES)

    De même, les Etats-Unis "n’auraient pas à s’inquiéter autant" de la menace irakienne ou syrienne, s’il n’en allait de la sécurité d’Israël. Un Iran nucléarisé ne serait pas un tel "désastre stratégique", le régime de Téhéran sachant qu’il s’expose à une riposte foudroyante.

    voir : Le Monde.fr

    Une étude américaine critique la politique pro-israélienne des Etats-Unis Par Corine Lesnes

    http://mohsan.free.fr/spip.php ?article33

    Les membres du club nucléaire se sont résignés déjà depuis longtemps au fait qu’Israël possédait l’arme nucléaire tant parce que les Israéliens avaient un Etat démocratique que parce qu’ils avaient un protecteur aussi puissant que les Etats-Unis

    http://www.armees.com/La-reconnaissance-de-la-detention-de-l-arme-nucleaire-par-Israel,12524.html

    Une chose tres curieuse, Israel dont la possession d’ogives nucleaires est devenu un secret de polichinel, n’est pas interpelé par la communauté internationale, alors que l’Iran qui aspire seulement à un nucleaire pacifique est mis à l’index par cette meme communauté internationale ( les 5 plus l’ALLEMAGNE de MERKEL ) c’est de l’hypocrisie.

    Lieberman s’est rendu célèbre pour ses propositions les plus « radicales
    - bombarder les centres commerciaux, les banques et les stations essence de Cisjordanie et de Gaza (mars 2002)

    - expulser tous les Palestiniens d’Israël (juin 2002),

    - noyer les prisonniers politiques palestiniens dans la Mer morte (juillet 2003),

    - exécuter les députés palestiniens à la Knesset qui ont des contacts avec le Hamas (mai 2006)

    - Récemment il déclarait : « Je suis tout à fait favorable à la démocratie mais lorsqu’il y a contradiction entre les valeurs démocratiques et les valeurs juives, les valeurs juives et sionistes sont prépondérantes » (entretien au journal HaZofeh, septembre 2006).

    Personne ne crie à l’appelle au génocide, à l’epuration ethnique, à la haine, au racisme, c’est encore de l’hypocrisie, ou de l’amnesie volontaire.

    - 

    Voir en ligne : Avigdor Lieberman : le vrai visage d’Israël

  • permalien saintyves :
    14 décembre 2006 @03h27   « »

    Dans son analyse monsieur Gresh a ecrit :

    -  Depuis le début de l’année 2006, les combats font rage en Afghanistan

    -  En Irak, la situation est encore plus préoccupante

    -  Troisième front de la guerre contre le terrorisme selon le président Bush, le Liban a été détruit par la guerre des 33 jours des mois de juillet-août 2006

    -  Enfin, en Palestine, malgré un fragile cessez-le-feu à Gaza, la situation se détériore

    -  Et cela, alors que la crise autour du nucléaire iranien ne paraît pas en voie de solution

    Une constatation très significative, on a l’impression que l’armée de Bush laisse derrière elle une guerre civile là ou elle passe.

    - Irak : Sunnites contre Chiites

    - Liban : proIsraéliens et proAméricains d’un coté, et proSyriens et ProIraniens de l’autre

    - Palestine : Hamass contre Fatah

    La seule et unique guerre de Bush que l’on peu imputer à l’intérêt Americain dans sa lutte antiterroriste, est la compagne d’Afganistan, le reste n’est que guerre pour les intérêts d’Israël.

    Forty percent of American voters believe the Israel Lobby has been a key factor in going to war in Iraq and now confronting Iran

    40 % des americains sondés croient que le LOBBY Israelien etait un facteur determinant dans l’invasion de l’Irak, et maintenant dans sa confrontation avec l’Iran.

    http://www.cnionline.org/learn/polls/czandlobby/index2.htm

    Voir en ligne : Avigdor Lieberman : le vrai visage d’Israël

  • permalien saintyves :
    14 décembre 2006 @03h30   « »

    Pour Pierre

    j’ai oublié de t’ecrire que je polemique

    Cordialement

    à demain

    Voir en ligne : Avigdor Lieberman : le vrai visage d’Israël

  • permalien Pierre :
    14 décembre 2006 @07h06   « »
    "Il n’y a pas de vie sans dialogue. Et sur la plus grande partie du monde, le dialogue est remplacé aujourd’hui par la polémique." CAMUS, Actuelles I, 1948, p.258.

    Robert Gates : "Toutes les options sont sur la table", a-t-il toutefois répété.

    Les partisans d’Ahmadinejad misent tout sur les urnes pour rafler la mise.

    Ahmadinejad à Bush : "Nul doute qu’à travers la foi en Dieu et les enseignements des prophètes, les hommes pourront surmonter leurs problèmes. La question qu’il me brûle de vous poser est celle-ci : « Ne voulez-vous pas vous joindre à eux ? " »

    Entre grands "démocrates", ils ont tout pour "dialoguer" ces deux là.

    Les néocons. ce sont ceux qui ont une vision bipolaire des choses, comment s’appellent ceux qui ont une vision monopolaire ?

    Saintyves, je ne poémique pas, je dialogue.

  • permalien Vvolodia :
    14 décembre 2006 @09h29   « »

    Quand même Pierre, l’Amérique de Bush ce n’est pas l’iran d’amandine, demandez donc aux femmes !!

    de l’agence du lecteur de Coran :

    Les thèmes du séminaire international sur « l’Holocauste, une vision mondiale »

    la nature de l’antisémitisme,

    l’antisémitisme en Europe,

    les juifs dans les pays islamiques,

    les juifs en Iran,

    la seconde guerre mondiale et l’holocauste,

    le sens de l’holocauste,

    les documents sur l’holocauste,

    la liberté d’expression et la situation des révisionnistes en Europe,

    les lois à l’encontre des révisionnistes,

    l’holocauste dans la propagande occidentale,

    l’holocauste et Israël, l’holocauste et le droit de réparation,

    l’holocauste et l’extermination des Palestiniens,

    l’holocauste et l’émigration juive en Palestine,

    l’holocauste et le monde de l’islam et l’holocauste dans les relations internationales.

    Iran : L’Holocauste des idées chez les mollahs ! 13.12.2006

    Impressions de la conférence sur l’existence du génocide juif !

    Robert Faurisson nie l’existence des chambres à gaz.

    David Duke (KKK) compare les juifs à des sous-hommes.

    Michel Renouf représente David Irving (en prison) qui nie l’Holocauste.

    Et je ne vous parle pas de la majorité pénale des "femmes", à 9 ans -

    Comparez ce qui est comparable, l’iran d’amandine, c’est l’Allemagne de hitler.

  • permalien Pierre :
    14 décembre 2006 @10h00   « »

    Ce qui est extraordinaire avec Internet, c’est qu’il y a toujours un farfelu pour démontrer le contraire, Vvolodia :

    Roosevelt et Hitler enfin démasqués.

  • permalien Orangerouge :
    14 décembre 2006 @11h38   « »
    Que penser de la vision de Nidal de l’histoire idéologique et politique du Moyen-Orient ?
  • permalien Vvolodia :
    14 décembre 2006 @14h04   « »

    c’est quoi, orange-rouge, la "façon artificielle de protéger les minorités ethno-religieuses." A part laisser massacrer les chrétiens jusqu’au dernier au Liban, je ne vois pas ce qui pouvait être fait d’autre que de créer le Liban, nation artificielle comme le reste du M.O, que les syriens considèrent comme une province syrienne ? La future palestine aura un peu le même but, donner une patrie à des déracinés. Peut être aurons nous de cette manière la paix ? je ne crois pas, les chiites prennent la place des chrétiens libanais, qui fuient en masse vers la France, l’Angleterre et les USA.

  • permalien K :
    14 décembre 2006 @15h16   « »
    Traduction “Six Brutal Truths about Iraq,” Par le Gen. Odom

    « 6 vérités brutales sur l’Irak »

    « Vérité No. 1 : Aucun « deal » d’aucune sorte ne peut être fait parmi les partis prenantes de la guerre en Irak qui apporterait la stabilité et l’ordre, même temporairement.

    Depuis que la guerre a commencé à aller mal en été 2003, une mythologie a surgi prétendant qu’un deal enntre Chiites, Sunnites et Kurdes pourrait apporter la paix et la stabilité en Irak. D’abord, on s’est attendu à ce que les élections parlementaires constituent une telle percée. Quand la paix et la stabilité n’ont pas suivi, le référendum sur une constitution a été proclamé etre la panacée. Quand cela a échoué, il a ete affirmé que nous n’avions juste pas encore trouvé le premier ministre approprié. Même aujourd’hui, le Groupe d’Etude sur l’Irak [Iraq Study Group] recherche ce saint Graal. Il n’existe pas.

    Vérité No. 2 : Il n’y avait aucune manière qui aurait « été appropriée » en Irak de sorte que les objectifs de guerre des États-Unis soient réalisables.

    Pratiquement chaque nouveau livre édité sur la guerre, particulièrement Cobra II, Fiasco, et State of Denial, renforce le mythe - l’illusion - que nous aurions pu gagné la guerre ; nous n’avons juste pas planifié correctement et n’avons pas mené la guerre de la bonne manière. Le Washington Post, le Wall Street Journal, le New York Times, et la plupart des autres principaux journaux ont uniformément rempli leurs pages d’opinion d’arguments et de temoignages pour soutenir ce mythe. (le Professeur Eliot Cohen de l’université Johns Hopkins offre l’exemple le plus récent en faveur de ce mythe dans le Wall Street Journal, du 7 décembre 2006.)

    La fragmentation du pays, la guerre civile, et la montée de l’influence extérieure venue d’Iran, de Syrie, et d’autres pays - toutes ces choses auraient pu etre différées à un avenir plus lointain par des plans de guerre et des types d’occupation différents. Mais l’échec aurait par la suite montré sa face hideuse. Possiblement, certaines des variables auraient été un peu différentes. Par exemple, si le corps militaire irakien n’avait pas été dissous et si la plupart des cadres du parti baathiste n’avaient pas été privés de leurs droits civiques, les factions Sunnites, au lieu des Chiites, posséderaient probablement le ministère de l’intérieur, la police, et plusieurs milices officieuses. Les Chiites, dans ce cas de figure, seraient les insurgés, grandement appuyés par l’Iran, tuant les civils sunnites sans distinction, combattant les forces militaires des États-Unis, faisant sauter le pouvoir en place, et ainsi de suite. »

  • permalien K :
    14 décembre 2006 @15h20   « »
    Traduction “Six Brutal Truths about Iraq,” Par le Gen. Odom

    Un plan Américain d’occupation différent aurait pu changé le cours qu’a pris la guerre civile et la fragmentation en Irak, mais il n’aurait pas pu empêché ces résultats.

    Vérité No. 3 : La théorie prétendant que « nous l’avons libéré et donc nous le possédons, » avec tous les sous-entendus moraux que cela implique, est simplement fausse parce qu’il n’est pas du pouvoir des États-Unis « de le stabiliser. »

    Les partisans du président quant au démarrage de la guerre emploient maintenant cette théorie pour rationaliser notre présence persistante en Irak, et de cette manière évitent d’admettre qu’ils partagent avant tout la culpabilité d’un Irak brisé.

    Vérité No. 4 : La demande que l’administration engage l’Iran et la Syrie directement, leur demandant d’aider à stabiliser l’Irak, est évidemment naïve ou cyniquement irresponsable jusqu’à ce que les forces américaines commencent à se retirer - et rapidement - de sorte qu’il n’y ait aucune ambiguïté au sujet de leur départ complet et total.

    Des négociations efficaces seraient possibles, même avec l’Iran, mais seulement après que les États-Unis se retirent. Et de telles négociations doivent être basées sur la reconnaissance franche que l’Iran sortira de cette guerre avec une position beaucoup plus forte au Moyen-Orient. Jusqu’à ce que ces réalités soient reconnues, les personnels de planification dans la Maison Blanche, le Pentagone, et le département d’état ne feront pas face aux taches les plus importantes les attendant dans la confrontation du monde de l’aprés guerre d’Irak.

    La première d’entre elles est comment aider les états Arabes du Golfe à faire face à un Iran plus fort, un Iran qui a des réclamations territoriales du côté arabe du Golfe. En second lieu il faut traiter la menace accrue envers Israël qui vient de la défaite des États-Unis en Irak, sa propre récente guerre mal orientée contre le Hezbollah, l’instabilité molle au Liban, et le grand nombre de cadres expérimentés d’Al Qaeda produits par la guerre en Irak. Par ailleurs, la scission Sunnito-Chiite dans le monde arabe s’étendant d’Irak vers le Koweit, l’Arabie Saoudite, et le Bahrein voisins, pour ne pas mentionner le Liban, les Etats-Unis feront face à une dynamique sur laquelle ils ont peu de prise.

  • permalien K :
    14 décembre 2006 @15h24   « »
    Traduction “Six Brutal Truths about Iraq,” Par le Gen. Odom

    Ces nouveaux défis ne seront pas maniables par les seuls Etats-Unis. L’Europe devra se joindre aux Etats-Unis dans leur prise en charge. Les néocons américains qui ont cherché à éloigner les Etats-Unis de l’Europe, comme les Européens qui inclinent excessivement en faveur des Palestiniens, devront changer leurs manières de faire si Israël se doit de survivre au bouleversement que les États-Unis et les gouvernements israéliens ont perpétrés si ardemment.

    Les médias n’ont pas commencé à identifier et expliquer les changements dramatiques catalysés au Moyen-Orient par la guerre en Irak. La plupart des rédacteurs ne sont même pas disposés a les contempler, préférant prétendre qu’ils n’existent pas, probablement parce qu’ils portent une certaine responsabilité dans leur création.

    Vérité No. 5 : Les Etats-Unis ne peuvent pas empêcher l’Iran d’acquérir les armes nucléaires.

    La seule manière sûre d’arrêter le programme de l’Iran est de l’envahir avec des troupes terrestres et d’occuper le pays indéfiniment. L’Iran et la Corée du Nord ont tiré des enseignements du bombardement par Israël des installations nucléaires irakiennes et ont renforcé leurs propres installations pour rendre l’efficacité d’un bombardement au mieux marginale. Après avoir gaspillé les capacités de forces terrestres en Irak, les États-Unis n’ont pas les forces suffisantes pour envahir l’Iran, même si cela se comprendrait. Et le bombardement produirait toutes les conséquences indésirables de cette action mais pas celle recherchée. Pourtant les éditeurs du Washington Post, du Wall Street Journal, et d’autres journaux expriment des opinions ne prenant pas en compte cette donnée.

  • permalien K :
    14 décembre 2006 @15h30   « »
    Traduction “Six Brutal Truths about Iraq,” Par le Gen. Odom (FIN)

    Vérité No. 6 : Il n’est simplement pas possible d’empêcher plus de tragiques décès irakiens en Irak.

    Beaucoup d’experts et politiciens - en particulier ceux qui hurlaient en faveur de l’invasion de l’Irak en 2002 et 2003 – prennent prétexte des abus contre les droits de l’homme qui se produiraient si les troupes des États-Unis se retirent rapidement. La meilleure manière d’éviter la responsabilité morale de ces abus aurait été avant tout de ne pas envahir. Actuellement, les forces militaires des États-Unis en Irak facilitent tout simplement des arrestations et des exécutions par des fonctionnaires Chiites de la police et par quelques unités de l’armée. Ceux-ci, naturellement, sont principalement des réactions à l’insurrection menée par les Baassistes- Cette lutte continuera, avec ou sans les forces des États-Unis, bien que les formes et la tactique de la lutte changeront après le retrait des forces Américaines. Un retrait plus précoce, il y a un ou deux ans, aurait probablement permis à cette lutte de prendre fin dés maintenant. Nos efforts pour empêcher des massacres ont probablement l’effet contraire

    Les recommandations du Groupe d’Etude sur l’Irak pourraient être employées pour dissiper ces mythes et pour inciter a un retrait rapide, mais il reste à voir si le président et ses aides ou le Congrès peuvent les employer ou les emploieront dans ce but. L’aspect « essai de la dernière chance » ["one last big try"] des recommandations, meme poursuivi vigoureusement, rendra juste le prix final de la catastrophe plus élevé. Les médias, en dissipant la liste pré-citée des mythes, pourraient rendre cela moins probable.

    Voir “Six Brutal Truths about Iraq,” By Gen. Odom

  • permalien Pierre :
  • permalien K :
    14 décembre 2006 @18h36   « »

    Dans une précédente section, Contacts entre Riyad et Tel-Aviv ?, Alain Gresh évoquait le rapprochement israélo-saoudien.

    Selon Juan Cole dans une section de son blog intitulée la nouvelle guerre froide du M-O, ce rapprochement se précise :

    « Le gouvernement Saoudien avait promis aux Etats-Unis de ne pas [appuyer les insurgés Sunnites] aussi longtemps que les troupes Américaines restaient en Irak. Mais certaines allégations prétendent que des millionnaires du pétrole saoudiens envoient déjà en privé de l’argent aux guérilleros. les Saoudiens, comme musulmans Wahhabites, appartiennent à une section qui représente un Sunnisme de droite. Mais la tradition Wahhabite déteste les Chiites et dans n’importe quel conflit entre Sunnites et Chiites, les Wahhabites se rangent du côté Sunnite. [Ceci] n’est pas surprenant, naturellement, et j’ai évoqué cette probabilité un certain nombre de fois moi-même. Ce qui est remarquable c’est que cela est énoncé par les dirigeants saoudiens eux memes et publié dans la presse. Les Saoudiens sont habituellement circonspects. S’ils laissent des fuites de cette sorte se produire, c’est qu’ils doivent sentir le souffle du feu. (...) Dans le meme temps une alliance israélo-saoudienne de facto est en train de se créer contre l’Iran et les Chiites. »

    « Israel, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et (de facto) le bloc du 14 mars au Liban se dressent contre l’Iran, l’Irak Chiite, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas.Ni Israel ni l’Arabie Saoudite ne peuvent ouvertement déclarer leur alliance tacite par crainte de la colère de leur propre public en raison des parties réprehensibles de cette alliance. Mais c’est de cette manière que les choses se font. »

    « Maintenant les Saoudiens disent ouvertement que cette nouvelle guerre froide dans la région pourrait devenir chaude. Si vous ne possédez pas une bicyclette, a votre place j’en achèterais une, parce qu’une guerre régionale telle qu’indiquée par l’Arabie Saoudite fait craindre une réduction potentielle de 20 pour cent du pétrole du monde. »

  • permalien K :
    14 décembre 2006 @19h17   « »

    Toujours dans la meme section du blog de Mr Cole on peut lire : Il faut noter que d’autres Iraniens de premier rang, tels que l’ancien Président [religieux] Mohammad Khatami, reconnaissent l’holocauste et ont fustigé Ahmadinejad pour sa remise en question.

    Un éditorialiste du Daily Star liban écrit dans l’édition d’aujourd’hui : Le Liban surpasse quiconque dans sa capacité a produire diverses formes d’hypocrisie de la part des gouvernements étrangers. (...) Les Etats-Unis et la Syrie ne sont pas les seuls dans ce penchant à interférer au Liban avec une tendance comique a contester aux autres le droit de faire exactement ce qu’ils font eux memes. D’autres contrevenants incluent la Grande-Bretagne, la France, l’Iran et l’Arabie Saoudite....

  • permalien saintyves :
    14 décembre 2006 @20h01   « »

    Bonsoir

    la question qui me tourne dans la tete est :

    Le nouveau Moyen-Orient, pourquoi

    Commençons par examiner les faits depuis le 11 septembre.

    - l’intervention violente en Afghanistan etait logique et legitime, tout le monde s’accorde pour mettre fin au regime TALIBAN, (regime qui s’est trompé de siecle), ce qui explique l’unanimité dans la quasitotalités des capitales mondiales.

    - L’invasion de l’Irak, les mensonges éhontés de Bush Blair sur les armes de Saddam, les 665000 victimes, nombre qui augmente suivant une courbe expononcielle, les dérapages antidémocratiques d’Abou ghraïb et de Guantanamo, les attentats commandités par les servive de renseignements CIA GB et MOSSAD, les exactions des mercenaires à la solde de BUSH BLEAR et OLMERT ( l’heritier spirituel de SHARON, qui est peut etre entrain d’etre fellicité pour ses crimes Sbr.Chtl, quelque part au "paradis" )

    - la Palestine toujours sous OCCUPATION, le soutien aveugle, systématique et inconditionnel garantissant l’impunité pour tous les crimes de guerre commis par l’armée Israelienne, renforce la pérénité de la colonisation, et exacerbe les souffrances du peuple Palestinien, les vaillants RESISTANTS sont traités de TERRORISTES.

    - Le Liban, a subit les foudres de Bush Blair est Olmert, (trois criminels de guerre notoires), 32 jours de BOMBARDEMENT, 1300 morts dont plus de 400, enfants, un million de deplacés, sous l’oeuil complaisant d’une certaine communauté internationale complice, cet etat deja fragilé par son identité multiconfessionnelle, est poussé à bout, est au seuil d’une guerre civile.

    C’est donc un nouveau Moyen-Orient apocalyptique, qu’a voulu Bush, enfanté dans la douleur, selon la declaration de Kandy, c’est un moyen-orient voulu model de democratie, où lorsque des condidats aux elections acquièrent le pouvoir par des voies démocratiques (Hezbollah au Liban puis Hamas en Palestine), ils sont condamnés à mort unilatéralement par des sombres généraux de Tsahal, armée du seul etat "democratique" de ce meme moyen orient, sans aucune forme de procès.

    Conclusion, l’administration Bush, conduite par les neocons, en majorité SIONISTES endurcis, est entrain de faire la guerre pour son maitre ISRAEL, c’est drole, Blear est le caniche de Bush, qui lui meme caniche d’ISRAEL ( maitre du doberman AIPAC, doberman sonne bien dans cette histoire)

    voir le texte

    Cette annonce confirmaient une « feuille de route militaire » anglo-israélo-étatsunien au Moyen-Orient. Ce projet, qui était planifié depuis plusieurs années, consiste à créer un champ d’instabilité, de chaos, et de violence, s’étendant du Liban, Palestine et Syrie, à l’Irak, au golfe Persique, à l’Iran et aux frontières de l’Afghanistan tenu par l’OTAN.

    Voir en ligne : Le projet d’un « Nouveau Moyen-Orient » Plans de refonte du Moyen-Orient

  • permalien K :
    14 décembre 2006 @20h55   « »

    Shimon Peres dernièrement lors d’un discours au “club industrialo-commercial” de Tel Aviv :

    « L’Union Européenne est un grand succés et un grand échec. Pourquoi ? parce que les Européens sont devenus paresseux- ils n’ont pas d’enfants. »

    « Il y a plus de vieillards, moins de jeunes. En Europe il y a du travail mais pas de main-d’œuvre. En Afrique c’est le contraire. C’est pourquoi ils ont apportés les Musulmans, et l’Islam a fait son chemin en Europe. »

  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
    14 décembre 2006 @21h24   « »

    Mais avec la directive REACH, l’Afrique n’a qu’à bien se tenir !

    La fertilité humaine est-elle menacée par l’environnement ?

    Les européens vont retrouver leur courage !

  • permalien K :
    14 décembre 2006 @22h28   « »

    Pourquoi le Hamas refuse t-il de reconnaitre l’existence d’Israel ? Parce que le Hamas est conscient du piège selon Jonathan Cook

    « Premièrement », comment reconnaitre Israel alors que tous les Palestiniens qui l’ont fait auparavant n’ont récolté que des miettes (des bantoustans), [et peut-il en etre autrement alors que les colons israéliens « prèfèreraient mourir plutot que d’abondonner les colonies » (voir Tony Judt)]

    Deuxiemement, « les Israéliens ne demandent pas la reconnaissance d’Israel mais la reconnaissance « du droit d’Israel à exister » : quand Israel exige que son « droit à exister » soit reconnu, il faut comprendre en filigrane que nous ne sommes pas en train de parler de l’identification d’Israel en tant qu’État-nation normal mais en tant qu’État d’un peuple spécifique, les juifs. (...) Selon le Jerusalem Post, Romano Prodi est en train de dire en privé qu’il faut qu’Israel obtienne des Palestiniens que son caractère Juif ne soit jamais remis en question. »

    Par ailleurs, toujours selon J.Cook : « La plupart des observateurs ont supposé qu’Israel est véritablement inquiet pour sa sécurité d’une attaque nucléaire. Toutefois est invraisemblable l’idée que même le régime musulman le plus fanatique, non provoqué, lance des missiles nucléaires contre un petit secteur de terre qui contient certains des emplacements les plus saints de l’Islam, à Jérusalem. » [la véritable raison est qu’israel a peur de perdre son identité juive] :

    « Si l’Iran obtenait de telles armes, « la plupart des Israéliens préféreraient ne pas vivre ici ; la plupart des juifs préféreraient ne pas venir ici avec des familles, et les Israéliens qui peuvent vivre à l’étranger le feront. J’ai peur qu’Ahmadinejad puisse tuer le rêve sioniste sans pousser un bouton. C’est pourquoi nous devons empêcher ce régime d’obtenir des possibilités nucléaires à tout prix. » »

    « Pour notre salut a tous, il faut espérer que les Palestiniens et leur gouvernement du Hamas continuent a refuser le « droit d’Israel à exister » »

    Voir en ligne : Pourquoi le Hamas pourrait avoir raison- La reconnaissance d’un piege

  • permalien K :
    14 décembre 2006 @23h15   « »

    Une télévision israélienne (“Channel 10”) a “attrapé”, a leur insu, une conversation entre Romano Prodi et Olmert ou ce dernier indiquait au premier ce qu’il devait dire lors de la conférence de presse : et Prodi d’insister sur « l’identité juive d’Israel » (« code signifiant que le retour des réfugiés palestiniens en Palestine est impossible ») lors de la conférence de presse.

    Voir en ligne : Israeli TV catches Olmert "coaching" Italy’s Prodi

  • permalien saintyves :
    14 décembre 2006 @23h42   « »

    Susan Nathan

    Juive de nationalité anglo-sudafricaine débarque en 1999, à l’age de 56 ans, en Israël.

    Elle publie un un livre intitulé : l’Autre coté d’Israel

    A Tel-Aviv, l’auteur découvre qu’Israël compte aussi un grand nombre d’« étrangers », un million d’Arabes soumis à un système d’apartheid, au racisme et à la discrimination au quotidien, citoyens non d’une démocratie, mais d’une ethnocratie.

    Un cinquième de la population israélienne vit avec un statut de citoyens de seconde zone, méconnus, méprisés, discriminés. Nathan quitte Tel-Aviv pour s’installer en Galilée, à Tamra, une ville « arabe » de vingt-cinq mille habitants qui lui apparaît comme un « camp de réfugiés de l’intérieur ».

    Pour les dirigeants et l’élite de l’Etat d’Israël, ce témoignage d’« un voyage au-delà de la ligne de démarcation ethnique » est des plus accablants

    Le Monde Diplomatique

    L’autre côté d’Israël par :

    Susan Nathan

    http://www.monde-diplomatique.fr/2006/10/DE_NEUTER/14044 ?var_recherche=israel%20estil%20une%20democratie

    entre polemique et dialogue de sourds, je prefere le premier

    soit dit en passant

  • permalien saintyves :
    14 décembre 2006 @23h49   « »

    Correction

    Le Monde Diplomatique

    L’autre côté d’Israël par :

    lire Wim De Neuter, au lieu de Susan Nathan

    http://www.monde-diplomatique.fr/2006/10/DE_NEUTER/14044 ?var_recherche=israel%20estil%20une%20democratie

  • permalien Vvolodia :
    15 décembre 2006 @00h40   « »

    Premiers pas vers un accord sur la sauvegarde de la Mer Morte

    Le 10 décembre, sur les bords jordaniens de la Mer Morte, a eu lieu une cérémonie célébrant un pas vers un accord sur la sauvegarde de la Mer Morte, le dessalement de l’eau, et la production d’électricité par la construction d’une centrale hydroélectrique.

    En effet, cet accord scellé entre Israël, la Jordanie et l’Autorité Palestinienne,

    grâce à l’aide de la Banque mondiale, a été conclu dans le but de pallier l’évaporation de l’eau de la Mer Morte et de régler les problèmes de manque d’eau de la Jordanie.

    Il s’agit pour le moment d’une première étape portant sur l’étude de faisabilité d’un tel projet. Il peut se résumer succinctement à ce qui suit : la construction d’un canal de 180 km qui amènera l’eau depuis la Mer Rouge vers la Mer Morte ; une usine de dessalement ainsi qu’une centrale hydraulique pour la production d’électricité seront également construites. L’eau douce ainsi produite profitera aux Jordaniens et aux Palestiniens tandis que l’électricité profitera aux trois partenaires.

    C’est une coopération économique régionale très importante pour améliorer les relations entre les pays. 9 millions de dollars ont été récoltés par la Banque mondiale auprès des pays suivants : France, Etats-Unis, Japon et Pays-Bas. Il manque encore 6 millions de dollars pour la bonne réalisation du projet, mais d’autres pays ont d’ores et déjà été sollicités.

    (aïe aïe aïe....une paix à l’horizon ? tous des traîtres !)

  • permalien FRED :
    15 décembre 2006 @00h48   « »

    Qu’y a t’il de nouveau dans le paysage ?

    La perte de crédibilité mondiale des Etat-Unis est un phénomène qui apparaît en 2000 et s’amplifie en 2003 et 2004. La montée des oppositions internationales aux Etats-Unis s’amplifie à la même période.Le fait que les stratégies internationales des Etats-unis fonctionnent mal est parfaitement connu depuis la guerre du Viet-Nam.

    Alors pour voir ce qu’il y a de nouveau, il faut regarder les faits vraiment nouveaux et non les tendances à l’oeuvre depuis hier et avant-hier !

    Je propose trois faits vraiment nouveaux à la discussion :

    1. La Palestine plonge dans le chaos et la guerre civile : Décomposition du Fatah et impuissance politique du Hamas ? 2.Les islamistes sunnites et chiites progressent au Bahrein (et ailleurs) : 30 députés sur 40 au lieu de 9 aux précédentes élections. Comment les islamistes canalisent les espoirs des plus défavorisés ? 3. Le Conseil de Coopération du Golfe annonce un programme nucléaire. Les monarchies vont-elles obtenir le nucléaire pour équilibrer la menace iranienne ?

    A trop projeter les Etats-Unis comme l’Explication, on oublie qu’ils sont à moitié sourds et aveugles en politique internationale. Le proche-orient évolue d’abord sous l’effet de ses propres contradictions.

    Ce blog est l’endroit idéal pour mieux comprendre ce qui est vraiment nouveau dans le paysage proche-oriental.

  • permalien saintyves :
    15 décembre 2006 @01h13   « »

    La thèse de “la fuite en avant

    Borchgrave détaille un rapport transmis à la Maison-Blanche, pour renforcer le sens de l’urgence des chefs de l’administration contre cet “ennemi” qui devient le facteur fondamental de la crise générale, — l’Iran, bien sûr, — et l’ennemi qu’il faut donc détruire.

    Voici donc le raisonnement simple tel qu’il est présenté, conduisant à la “fuite en avant”, c’est-à-dire, bien sûr là encore, l’attaque contre l’Iran.

    C’est la fameuse maxime de Foch (variation sur le thème “ma droite recule, ma gauche est menacée, mon centre est enfoncé, j’attaque”) transposée à une situation colossale d’ampleur et d’urgence, par des gens à la fois aux abois et persuadés de disposer encore d’une puissance qu’ils ont perdue en réalité, et indifférents à la réalité comme l’on sait ; “a recipe for disaster”, selon la formule courante…

    Voir en ligne : La thèse de “{{la fuite en avant}}”

  • permalien Pierre :
  • permalien
    15 décembre 2006 @12h06   « »

    Une nouvelle offensive des va-t-en paix !
    si ça continue, il va devenir de plus en plus difficile de tuer dans la région !


    "Bachar al-Assad appelle Olmert et Bush à négocier avec la Syrie"

  • permalien Paix et fraternité entre tous :
    15 décembre 2006 @15h27   « »

    une paix à l’horizon et alors voldia !!!!!!!!!!!

    , c’est ce que nous souhaitons tous, mais une paix juste et qui restitue touts les terres occupées depuis 67 et le retour ou la dédomagement des réfugiés, jérusalem est comme capitale du futur Etat palestinien,rien de plus que ce que le fameux ONU a décrété, ce même ONU qui a crée et reconnu Israël.

    ET AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE, ça ça fait très très mal aux israéliens.

    Tu vois, on ne demande pas plus !!!!!!

    vivement la paix

    cordialement

  • permalien Ana :
    15 décembre 2006 @18h48   « »

    Le piège de la reconnaissance d’Israël - Jonathan Cook

    Traduction complète du texte diffusé par Counterpunch, dont K nous donnait un avant-goût dans son post du 14 décembre 2006, 22:28.

    "Le problème auquel les dirigeants palestiniens sont confrontés, dans leur tentatives désespérées de soulager un tant soit peu les souffrances collectives de millions d’habitants des territoires occupés, se résumerait en quelques mots. Tel un garnement qui n’aurait qu’à se résoudre à prononcer le mot « désolé » pour être autorisé à sortir de la chambre où ses parents l’ont consigné, le gouvernement Hamas n’aurait qu’à dire « nous reconnaissons Israël » et – sommes-nous sommés de croire – un tsunami d’aides financières et de bonne volonté internationales se déverserait à flots sur la Cisjordanie et la bande de Gaza…

    Telle était, tout du moins, l’essence d’un récent discours du Premier ministre israélien Ehud Olmert, au cours d’une visite dans le Néguev, discours dans lequel il suggéra l’idée que son pays tendrait une main généreuse vers les foules affamées de Gaza, à travers les sables du désert, si – et seulement, si – le Hamas voulait bien faire acte de contrition. « Reconnaissez-nous, et nous sommes prêts à parler de paix », disait l’allusion voilée mais néanmoins transparente." (...)

  • permalien K :
    15 décembre 2006 @19h09   « »

    Bilan de la “Démocratisation” Américaine des Pays Arabes :

    - Le Kowéit et l’Arabie Saoudite permettent aujourd’hui de voter dans des élections concernant des institutions sans pouvoir réel.

    - Moubarak a promis de tenir des élections “justes” que l’on attend toujours.

    - La "Révolution du cèdre" du Liban, a ramené aux commandes les « vieux parrains » et n’a pas changé le système électoral plus que délétère du pays.

    - Guerre civile en Irak devenue QG des pires terroristes dans le monde

    - Et surtout, surtout, on ne le dira jamais assez, mise aux enfers collective, scandaleuse, et ignoble des Palestiniens accusés d’avoir fait un mauvais usage du vote démocratique.

    Et le plan “bipartisan” continue à vouloir c.nner le peuple, un de ses principaux membres (Hamilton) déclarant par exemple qu’il faut absolument faire semblant de s’occuper du probleme Palestinien, pour que ces c.ons d’Arabes permettent a leurs dirigeants d’apporter l’aide qui serait nécessaire pour stabiliser l’Irak.

  • permalien Vvolodia :
    15 décembre 2006 @22h42   « »

    " Paix et fraternité entre tous ", on ne va pas demandé à tous les gauchistes et musulmans du monde comment ils voient la paix. Vous pouvez déblatérer autant que vous voulez, votre avis ne vaut pas un clou. vous pouvez tout juste prier allah pour que vos voeux se réalisent. Mais franchement, j’imagine mal Allah,Dieu, ou Hachem, se préoccuper des désirs de chacun d’entre vous.

  • permalien saintyves :
    16 décembre 2006 @02h08   « »

    Bonsoir

    « La plupart des citoyens sont ignorants du fait effrayant que pendant des années notre politique US au Moyen-Orient n’a pas été façonnée par des experts chevronnés dévoués aux intérêts nationaux fondamentaux de l’Amérique. »

    Paul Findley, membre Républicain du Congrès US, (1961-83)

    « Grâce à Dieu nous avons l’AIPAC, le plus grand supporter et ami que nous ayons au monde »

    Ehud Olmert, le Premier Ministre de l’Israël

    « Ou bien je définis la politique sur le Moyen-Orient ou bien c’est l’AIPAC qui le fait. »

    Zbigniew Brzezinski, conseiller à la National Security de l’administration Carter

    Personne ne peut comprendre ce qui se passe politiquement aux USA sans être conscient qu’une coalition politique, des principaux groupes pro-Likoud, des intellectuels néo-conservateurs proisraëliens et des sionistes chrétiens, exerce une influence terriblement forte sur le gouvernement US et ses politiques.

    Avec le temps, ce vaste lobby proisraëlien, dont le fer de lance est l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), a étendu l’ensemble de son emprise sur de grandes parties du gouvernement US, y compris le bureau du vice-Président, le Pentagone et le Département d’État, en plus du contrôle de l’appareil législatif du Congrès. Il est assisté dans sa tâche par de puissants alliés au sein des deux principaux partis politiques, des grands médias et quelques boîtes à idées ("think-tanks") richement financés, comme l’American Enterprise Institute, la Heritage Foundation, ou le Washington Institute for Near East Policy.

    Le site ci-dessous en dit long sur la mainmise de la politique exterieure US par le LOBBY de tous les temps AIPAC www.aipac.org

    Voir en ligne : AIPAC, droite religieuse et politique étrangère usaméricaine

  • permalien Pierre :
  • permalien Ana :
    16 décembre 2006 @11h47   « »

    Vvolodia fignole ses habituels p’tits trucs : « on ne va pas demander à tous les gauchistes et musulmans du monde comment ils voient la paix. ». La démocratie, n’est-ce pas justement de demander à chacun comment il voit la paix (ou n’importe quoi d’autre) ? Non. La démocratie consiste à demander à Vvolodia comment il voit la paix. C’est bien suffisant. Place à la droite, seulement la droite, sotte, méprisante, sûre d’elle comme Vvolodia l’affectionne et la mime avec tant de bonheur. Et l’avis des autres ? L’avis des autres « ne vaut pas un clou ».

    Vvolodia doit avoir appris le truc dans l’Israël sioniste, « juif » et « démocratique » qui ne veut évidemment pas la paix, ni à « gauche » ni à droite (c’est pratiquement la même chose, la gauche, là-bas, étant à droite). Son souhait le plus cher est d’avoir la paix, qu’on lui fiche la paix, qu’on le laisse faire en paix ses petites et grandes saloperies. Jusqu’au moment où, comme un boomerang, ça lui reviendra de là où, justement, Vvolodia ne l’attend pas.

  • permalien Pierre :
    16 décembre 2006 @11h53   « »
  • permalien Vvolodia :
    16 décembre 2006 @12h54   « »

    ma chère Ana, la démocratie d’après vous autres ne s’impose pas par les bombes ; erreur, ça été imposé de cette manière en Allemagne nazie et au Japon. Mais le monde musulman est une affreuse exception, nous le constatons chaque jour. Alors inutile de ricaner bêtement, dite nous plutôt de quelle manière vous demanderez aux citoyens musulmans du monde arabe leur avis démocratique ? (ah ah ah ce que ces concepts vont bien ensemble, c’est fou. Démocratie, monde arabo-musulman. On appellera lorsque nous aurons besoin de clowns)

    PHILIP MORRIS est un lobbyiste plus important que l’AIPAC, qui n’est pas cité ; en faisant une recherche, on constate que l’AIPAC fait couler beaucoup d’encre, pas la liste de lobbyistes citée par Pierre. Si ce n’est pas de l’antisémitisme, ça y ressemble bougrement.

    En tout cas, savoir qu’un certain nombre de sénateurs américains soutient l’état juif uniquement par amitié donne beaucoup plus de valeur à ce soutient. Eh oui, le pétrole ne suffit pas à provoquer l’amour et l’amitié. Mais la haine, oui. Et pas seulement parmi le peuple américain.

  • permalien Vvolodia :
    16 décembre 2006 @14h19   « »
    Les Afghans croient que leur sécurité s’améliore

    LE GOUVERNEMENT KARZAÏ PERD DES APPUIS

    Les Afghans croient que leur sécurité s’améliore

    Agnès Gruda

    La Presse

    Oubliez les images d’explosions et d’attentats : une forte majorité d’Afghans estiment que leur pays est devenu plus sûr depuis un an.

    Cet optimisme ne les empêche pas de se détourner progressivement du président Hamid Karzaï, dont la popularité a décliné au cours des 12 derniers mois. Une perte d’appuis qui n’a pas profité aux insurgés talibans, qui sont au contraire de plus en plus rejetés.

    Trois Afghans sur quatre, enfin, voient d’un oeil positif la présence des troupes de l’OTAN dans leur pays et jugent leur travail un peu ou très efficace.

  • permalien
    16 décembre 2006 @14h39   « »

    « La démocratie ne s’impose pas par les bombes, erreur, ça été imposé de cette manière en Allemagne nazie et au Japon », dit notre docteur ès démocratie Vvolodia. Bon. En ce cas, qu’on l’impose alors de la même manière en Israël, état juif et démographique, parce que les bombes font ce qu’il faut vite et bien, avant que nous n’ayons une autre guerre mondiale sur les bras. Relire Le piège de la reconnaissance d’Israël, promenade de santé mentale.

    « De quelle manière vous demanderez aux citoyens musulmans du monde arabe leur avis démocratique ? » Vous savez bien, Vvolodia, qu’il n’y a pas à demander l’avis aux musulmans du monde arabe. Regardez l’Egypte et la Jordanie, qui ont signé la paix avec Israël : leurs dirigeants n’ont rien demandé à personne. Cela vous arrange très bien. Quand d’autres pays arabes demandent l’avis de leurs citoyens, en Palestine par exemple, leur avis ne vous arrange plus. Vous apercevez où est le clown ?

  • permalien Clint :
    16 décembre 2006 @15h10   « »

    Comment Chomsky a occulté l’influence du lobby pro-israélien sur la politique des Etats-Unis

    Ma chère Vvolodia, détendez-vous, calmez-vous et oubliez les musulmans. Les peuples musulmans qui sont restés dans leur pays, ont assez à faire avec leurs ennemis intérieurs, qui sont leur despote au service de nos classes dominantes occidentales via le FMI.

    Savez-vous que les pays qui ont contracté un crédit (et non une aide !!! comme on a l’habitude de l’entendre de la part de nos médias dominants) auprès du FMI (les pays les plus riches du monde, principalement des pays occidentaux) pour soit-disant leur développement ???

    Les conséquences de ce crédit sont dramatiques. A ce jour, on considère que pour un 1$ emprunté, 10$ ont été remboursé et ils nous doivent encore 5$ et aucun développement pour le peuple n’est effectif, ce peuple continue à affronter la misère : Menons l’enquête sur la dette !

    Les musulmans qui ont décidé de nous faire confiance, le payent très cher, un exemple : Les médecins étrangers connaissent ! « Immigration choisie »

    Dans l’immédiat, il m’est impossible de laisser s’installer au commande de la France, un caniche des sionistes : Grogne : l’implication juive américaine dans la politique française

  • permalien Vvolodia :
    16 décembre 2006 @15h39   « »

    quelle horreur !!"Citant une appréhension couramment exprimée dans les cercles juifs français, la source de l’ambassade indiquait : « Ce serait une catastrophe si de l’argent juif américain finançait une campagne électorale française. »"

    d’abord ce serait illégal ; alors je ne vois pas de quoi nous parlons. L’argent qui finance les partis doit parvenir de manière transparente, pas plus que pour financer les mosquées on ne peut financer un parti avec de l’argent venant de l’étranger. De plus, ce serait la mort du parti en question.

    L’article étant de "27 août 2004" je ne me fais pas trop de soucis, si en 2 ans les choses en sont où elles sont, sans progrès visibles, c’est que ouf !! nous n’allons pas voir débarquer les boy’s, nous ne sommes plus en 1944 ; le "truc", en fait, c’est que la communauté juive américaine organisée essaie de mettre la main sur la communauté juive organisée de France, qui l’est depuis Napoléon premier. Peut être un moyen d’avoir une "entrée" sur l’europe, via les juifs, flattés de voir les américains se préoccuper de leur sort ? je romance, mon avis ne vaut que dalle.

    De plus, si vous savez lire, cette histoire n’engage que l’UPJF. Qu’aucun juif n’ayant pas internet connait, allez aux portes des synas et renseignez vous. C’est la grenouille de la fable.Et vous lui donnez une importance qu’ils ne possèdent pas.Il n’est pas question pour les juifs de France de travailler pour la grandeur américaine ; nous tenons à notre indépendance, et votons selon l’opinion propre à chacun, sans écouter l’avis d’aucune autorité religieuse.

    bon, si vous avez un article plus neuf concernant cette histoire, je suis preneur. Mais 2 ans......c’est la préhistoire !

  • permalien Alain Gresh :
    16 décembre 2006 @15h50   « »

    Financement. Il est tout à fait légal de financer la construction d’un lieu de culte avec de l’argent de l’étranger : le Vatican comme l’Arabie saoudite l’ont fait et il existe aussi des donateurs privés étrangers. Il suffit que cet argent soit déclaré. En ce qui concerne les partis politiques, je ne suis pas sûr. Le problème est que cet argent n’est pas déclarépar les bénéficaires pour des raisons évidentes : nous savons que durant la guerre froide, l’Union soviétique a financé le Parti communiste et la CIA a financé de nombreux groupes et partis anticommunistes.

  • permalien Vvolodia :
    16 décembre 2006 @16h18   « »

    Au sujet de la dette ; "les bateaux ont disparu", prêté est illégal, dans la mesure ou ce n’est pas pour le bien de la nation emprunteuse. Mais enfin, c’est admettre que ces pays ont besoin d’être colonisés (non, aïe, pas taper !!) si les dirigeants sont incapables de juger du bien fondé de leurs actes ; si comme certains, ils achètent des chateaux en Europe, et ouvrent des comptes en Suisse, et que les bateaux achetés disparaissent (on rêve !). Nous pouvons aussi ne pas leur prêtez d’argent, c’est la meilleure solution ; aussi, il faut rapatrier les travailleurs français en Afrique, que les richesses ne soient pas spoliées par des capitalistes étrangers. Mais qui a donné à ces capitalistes les clés de ces richesses ? elles n’ont pas été volées. Les européens ne sont pas responsables si les dirigeants des nations pauvres vendent leurs concitoyens au plus offrant.

    Concernant les médecins des hôpitaux, la meilleure solution serait de retourner travailler chez eux, ils viennent souvent de pays qui ont besoin de toutes les forces vives de la Nation. Travailler 60h par semaine pour un salaire de misère, il faut être fou, mais c’est leur choix. Je ne crois pas que la France fait de fausses promesses. Je ne vois pas le rapport avec la confiance, l’Afrique, et blablabla. Personne n’est esclave et attaché à son travail comme à un poteau.

    Quand à Chomski, ça fait référence à Israël Shahak, et si on cherche, on tombe sur http://www.radioislam.net/islam/french/debat/shah.htm

    félicitation pour le site, je me suis bien amusé. (lol) Qui s’assemble se ressemble ?

  • permalien Vv :
    16 décembre 2006 @16h31   « »

    http://francepolitique.free.fr/finpartis.htm

    I. RÉGIME ACTUEL :

    interdiction des dons des personnes morales (à l’exception des autres partis politiques)

    http://www.cnccfp.fr/index.php ?art=739

    2.2.1. Dons consentis par des personnes physiques 2.2.1.1. Montant du plafond des dons Les dons consentis par une personne physique sont limités à 4 600 euros

    si les juifs américains veulent financer un candidat, il faudra un sacré nombre de juifs pour que la somme soit suffisante. A 4.6000 euros par personne....ou alors, il faudrait imaginer qu’avec un contrôleur sioniste, ça puisse marcher ?

  • permalien K :
    16 décembre 2006 @22h23   « »

    Mais où est donc l’AIPAC ?. Non seulement il ne fait pas partie des “Top Senders” (principaux contributeurs) mais il ne contribue pas du tout !

    Laissons répondre quelqu’un qui connait bien l’AIPAC, déja évoqué par l’auteur de ce blog dans une précédente section, a savoir Michael Massing :

    « Une telle estimation, cependant, ignore un élément principal du succès de l’AIPAC : l’argent. L’AIPAC lui-même n’est pas un comité d’action politique. Plutôt, en évaluant les dossiers de vote et les rapports publiques, il fournit des informations à de tels comités, qui donnent l’argent aux candidats ; L’AIPAC les aide à décider qui sont les amis d’Israel selon les critères de L’AIPAC. »

    « Un ancien membre du personnel de l’AIPAC m’a décrit comment le système fonctionne. Un candidat entrera en contact avec l’AIPAC et exprimera des sympathies fortes envers Israel. L’AIPAC précisera qu’il ne prend pas partie pour des candidats mais offrira de le présenter a des gens qui eux prennent partie. Quelqu’un affilié a l’AIPAC sera affecté au candidat en tant qu’intermédiaire. Des chèques de $500 ou $1.000 provenant de donateurs pro-Israéliens seront empaquetés ensembles et adressés au candidat avec une indication claire des opinions politiques des donateurs. (Toute ceci est parfaitement légale.) »

    « A l’inverse les candidats qui remettent en cause l’AIPAC voient leurs fonds brutalement chuter »

  • permalien K :
    16 décembre 2006 @23h01   « »

    Précision : les “Comités d’action politique” (Political Action Committees ou PAC) et les dons individuels représentent les principales sources de financement des campagnes des candidats.

    Voir en ligne : SOURCE OF FUNDS

  • permalien K :
    16 décembre 2006 @23h27   « »

    Traduction de l’article de Michael Massing paru dans le NEW YORK REVIEW OF BOOKS, VOLUME 53, NUMÉRO 10, 8 JUIN 2006.

  • permalien Vvolodia :
    16 décembre 2006 @23h34   « »

    je crois que je vais ouvrir un blog avec vos commentaires sur l’AIPAC, ils sont trop drôles ; jusqu’à présent, l’AIPAC était considéré par vous comme une organisation ayant pignon sur rue. N.I. NI, c’est fini ; c’est une organisation secrète, qui travaille en lousdé, tient des réunions dans des ascenseurs d’immeubles, fait tomber des gouvernements. Pierre, vous n’auriez pas un document officiel sur l’AIPAC ? qui prouverait qu’ils ont tué le président Kennedy, et qu’ils sont coupables du 11 septembre ? ça nous arrangerait.

    Trop forts, ces juifs.

    Le monde est à nous !!!!

  • permalien Vvolodia :
  • permalien Pierre :
    17 décembre 2006 @08h21   « »
    Bonne rigolade Vvolodia..

    Le rôle d’un lobby c’est d’apporter des compétences dans le but de faciliter le fonctionnement de la démocratie. C’est par exemple contrairement à ce qui est affirmé dans le livre de M. Massing, d’informer les "contributeurs privés" sur la capacité d’un candidat de défendre les intérêts du "contributeur". Ce n’est pas l’AIPAC qui a inventé la démocratie, et elle n’est pas responsable des dérives maffieuses des candidats.

    Ce qui est extraordinaire dans la version du complot sionniste pour assassiner Kennedy, c’est qu’on ne se donne même pas la peine de démontrer quoique ce soit, tellement c’est évident :

    "L’assassinat de Kennedy fut la charnière sur laquelle beaucoup de choses s’articulèrent pour le sionnisme. Celà arriva quand Kennedy affirma qu’Israel ne devait pas posséder d’armes nucléaires, (actuellement 600) et qu’à l’avenir Israel deviendrait un sujet de préoccupation pour les intérêts US. JFK ne survécut pas longtemps après avoir évoqué cette idée."

    « Une des théories veut que le complot soit orchestré par des juifs et que le Mossad ait infiltré al-Qaida et ajoute en général que 4 000 juifs ne sont pas allés au travail ce jour-là. Une autre dit qu’on a vu le visage de Satan dans la fumée des tours et que c’est uncomplot pour un nouvel ordre mondial. Le troisième grand groupe accuse le complexe militaro-industriel et les pétroliers. »


    Un peu de bon sens peut-être : Pourquoi les événements du 11 septembre ne sont pas dus à un complot ourdi par le gouvernement américain et l’État d’Israël

  • permalien K :
    17 décembre 2006 @10h01   « »

    Quel est cet étrange procédé ? ai je abordé la question de l’assassinat de JF. Kennedy ? Comme dans la précédente section, ai je dit que j’étais un partisan d’Ahmadinejad ? Dans les deux cas, non bien sur.

  • permalien Pierre :
    17 décembre 2006 @10h21   « »

    K, c’était pour répondre à Vvolodia, qui voulait que je lui trouve un site farfelu sur JFK.

    En complément : Le conspirationnisme est une dérive... qui profite aux conspirateurs !

  • permalien Vvolodia :
    17 décembre 2006 @11h39   « »

    K, c’était de l’humour ! on ne peut plus s’amuser ? j’apporte de l’eau à votre moulin, et vous n’êtes pas content ? Lorsque vous aurez fini avec l’AIPAC, vous pourrez enclancher sur Kennedy - ensuite, "la matza de Sion". Et le doctorat du général Tlass, et celui d’abou Mazen. Cela nous laisse de la marge, on n’en a pas fini avec les juifs !!

  • permalien K :
    17 décembre 2006 @17h35   « »

    Robert Fisk- Independent- 15/12/06 : Ce que nous observons à travers toute la région [le M-O] est le lent mais croissant effondrement de la puissance impériale américaine. Ce ne sera pas un événement joyeux. Il peut s’avérer terrifiant. Il sera certainement sanglant. Et le Liban pourrait représenter la scène qui prouvera cette affirmation.

    Pour Mouin Rabbani, analyste politique palestinien, le Fatah pourrait devenir l’equivalent Moyen-Oriental des Contras Nicaraguéens.

    « Que vas tu faire maintenant Israel ? » par VIRGINIA TILLEY (petit passage en attendant la traduction quelque part) :

    « Mais as tu pensé à ce que tu vas faire toi, si le leadership palestinien que tu dédaignes finalement se désagrège ?

    Mais que vas-tu faire, Israël, si cinq millions de Palestiniens se retrouvent finalement livrés a eux mêmes sous ta souveraineté ?

    Peut-être crois tu vraiment que, il te suffit de donner de l’argent et des pistolets au Fatah, pour que celui ci reprenne le pouvoir au Hamas et reconstitue le gouvernement palestinien de marionnettes apeurées de tes rêves. Peut-être crois tu réellement que le Fatah peut remettre a flot l’épave d’Oslo, (…), et reprendre le siège de conducteur de la nation Palestinienne comme avant. Peut-être te dis tu que, avec juste quelques échauffourées et assassinats inter-factieux de plus et un peu plus de famine, tout le peuple palestinien se retournera contre le Hamas et l’éjectera du pouvoir en faveur du grimaçant M. Abbas.

    Mais pourquoi crois tu tout ceci, quand le seul autre cas d’espèce, l’Irak, est en ruines et les E-U et le R-U essayent désespérément de se sauver ? »

  • permalien Nadine Ghys :
    17 décembre 2006 @18h04   « »

    Pour information : un nouveau site Palestine sur l’Internet

    Un nouveau site internet consacré à la Palestine vient d’être lancé :

    http://www.info-palestine.net

    C’est le résultat d’un travail collectif et militant portant le projet de créer et de faire vivre un site de publications sur la Palestine, consacré essentiellement aux analyses et aux informations.

    N’étant lié à aucune association en particulier, ce nouveau site peut utiliser tout son espace pour proposer un grand nombre d’articles, le tout organisé en dossiers thématiques devant permettre de retrouver aisément l’information recherchée.

    Le groupe de rédaction dans son intégralité considère que la juste résolution du conflit israélo-palestinien passe par l’application stricte des résolutions internationales, avec en particulier l’application du droit au retour des réfugiés Palestiniens, l’évacuation des territoires occupés illégalement par l’état d’Israël lors de la guerre de 1967 impliquant l’évacuation des colonies israéliennes installées en territoire palestinien ainsi que la destruction du Mur d’Apartheid.

    Ce groupe de rédaction assurera une mise à jour régulière des publications, que ce soit en assurant ses propres traductions où en reprenant l’information en provenance d’autres sites. Notre ambition est de mettre à disposition des internautes une information pertinente et utile pour les actions de soutien à la cause palestinienne.

    Toute proposition d’article, de traduction, voir de collaboration régulière sera la bienvenue et pourra être faite à : contact@info-palestine.net

    Le groupe de rédaction, le 17 décembre 2006

  • permalien K :
    17 décembre 2006 @19h00   « »

    Concernant les récentes manifestations des étudiants Iraniens, une analyse est faite par une Iranienne, Nasrin Alavi, bien plus rigoureuse et informative que les présentations simplistes de certains médias Occidentaux.

    Traduction d’un passage :

    « La plus grande assemblée estudiantine iranienne, le Tahkim Vahdat (..) a été établie par l’Ayatollah Khomeini à l’aube de la révolution. Elle a graduellement acquis de la légitimité par des élections libres et le vote de la population de tout le pays estudiantin, et aujourd’hui est devenue une assemblée pro-démocratique indépendante. Une génération après la révolution, aucun groupe d’étudiants islamiques extrémistes n’est (ou a été ) capable de gagner la direction de n’importe quel campus iranien par des élections.

    Le timing était significatif : un jour avant l’anniversaire du 7 décembre 1953, qui a vu trois étudiants tués par balles par les soldats du Shah après le coup d’état soutenu par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne qui a renversé le gouvernement démocratiquement élu de Mohamed Mossadegh. Depuis la révolution de 1979 , les étudiants ont marqué ce jour à travers l’Iran.

    Ces dernières années, le Tahkim Vahdat n’avait pas été autorisé a tenir de tels rassemblements ; au lieu de cela, la permission avait été accordé a un groupe militant soutenu par le gouvernement, le basij, de manifester au même endroit a Téhéran et a la même date, avec des figures extrémistes bien connues comme meneurs. Il n’y a aucun rapport indiquant qu’un rassemblement du basij a eu lieu cette année ; la principale assemblée estudiantine a gagné le jour.

    Il semble aussi que les groupes d’étudiants, des Islamistes pro-démocratiques aux socialistes, se sont unis par des slogans non partisans. Ils ne semblent pas avoir a leur tete des figures de proue qui puissent être réduites au silence et emprisonnées ou exilées, ou des chefs qui peuvent les trahir ou les égarer. Ce sont les membres de tels groupes, une partie de la génération baby-boom instruite de l’Iran, qui déterminera finalement le futur du pays.

    L’élite régnante de l’Iran rejette a juste titre la résurgence révolutionnaire incarnée par Ahmadinejad avec pragmatisme. C’est ce réalisme critique qui les forcera à accéder finalement aux demandes et aux besoins de la jeune population de Iranienne. Un meneur étudiant dans la protestation de Téhéran a été acclamé pour avoir dit : « Notre lutte est double, contre l’oppression interne et les menaces étrangères ».

    Les puissances occidentales qui voient un Iran ascendant a l’horizon devraient prendre note : à la différence (par exemple) de l’Irak ou de l’Arabie Saoudite, l’Iran est l’un des rares pays du Moyen-Orient dont la tendance se fait vers la démocratie. »

    Voir en ligne : Iran : cracks in the facade

  • permalien K :
    17 décembre 2006 @19h37   « »

    « Que vas tu faire maintenant Israel ? » par VIRGINIA TILLEY traduit entierement par ISM.

  • permalien
    20 décembre 2006 @01h09   « »

    vous regardez vous entretuer !!

  • permalien
    29 décembre 2006 @23h57   «

    C’est qui le malade du-dessus ?

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