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Une proposition israélienne oubliée sur les réfugiés palestiniens

jeudi 4 janvier 2007, par Alain Gresh

La France et l’Afghanistan. Dans le Washington Post du 2 janvier 2007, l’ambassadeur de France aux Etats-Unis répond à une tribune d’Anne Applebaum, qui avait été publiée le 19 décembre sous le titre « ’Old Europe’ Can Gloat, but Then What? » (La vieille Europe peut jubiler, mais alors?), à la suite de la décision française de retirer ses troupes spéciales opérant en Afghanistan. L’ambassadeur écrit : « A la suite du récent sommet de l’OTAN en Lettonie, mon pays renforce son déploiement dans la zone de Kaboul, qui est sous commandement français, en envoyant des hélicoptères de manoeuvre et deux sections d’infanterie, tout en maintenant son appui aérien. Le président Jacques Chirac a annoncé que, si nécessaire et au cas par cas, les troupes françaises pourraient être déployées en dehors de la zone de Kaboul, de la même manière que les troupes britanniques. Dans le même temps, l’engagement français dans l’entraînement des forces armées afghanes a été renforcé. »

« La décision de retirer 200 hommes des forces spéciales fait partie de la décision de réduire l’opération Enduring Freedom. Dans ce cadre, 10 000 soldats des troupes américaines ont été transférées à la force ISAF de l’OTAN. La France participe à l’entraînement des troupes spéciales afghanes et a proposé de contribuer à la création d’une force afghane de police militaire. »

« La France est l’un des premiers contributeurs militaires en Afghanistan et son nouveau déploiement militaire s’inscrit dans une stratégie d’aide au développement de cette nation. »

Islamismes sunnites et Hezbollah. Dans la livraison de janvier du Monde diplomatique, un article de Bernard Rougier, maître de conférences à l’université d’Auvergne, intitulé « Islamismes sunnites et Hezbollah ». Alors que l’opposition libanaise se prépare à une escalade de la désobéissance contre le gouvernement Siniora, l’auteur examine les réactions diverses de la mouvance islamiste sunnite dans le monde arabe face au Hezbollah chiite. Cet article est tiré d’un livre qui sera en librairie le 25 janvier : Liban, une guerre de trente-trois jours, sous la direction de Franck Mermier et d’Elisabeth Picard, La Découverte, 208 pages, 13 euros.

Une proposition israélienne oubliée sur les réfugiés palestiniens

Un des problèmes les plus complexes de l’affrontement israélo-palestinien concerne le sort des millions de réfugiés palestiniens. Même si le document est un peu ancien, la carte « Des millions de réfugiés palestiniens au Proche-Orient », publiée par Le Monde diplomatique donne la mesure de l’ampleur du problème.

Dans un « Rebonds » publié le jeudi 4 janvier par Libération, « Palestine, réparer les préjudices », Jean Marguin, chargé de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, écrit :

« La résolution 194 de l’ONU (11 décembre 1948) reconnaît aux réfugiés palestiniens le droit au retour sur leurs terres et le droit à indemnisation pour les biens qu’ils ont perdus. Israël, bien qu’ayant implicitement accepté les termes de cette résolution par le fait même de son admission à l’ONU, ne les a jamais reconnus de facto . Toutefois, cette absence de reconnaissance ne devrait pas constituer un point de blocage pour le règlement du problème. Le constat de l’existence des réfugiés est une preuve suffisante de la réalité de l’expropriation. Or un problème d’expropriation ne se règle pas par la violence mais par les voies du droit. Les étapes de la solution sont toujours les mêmes : constat de la réalité de l’expropriation, recherche des responsabilités, évaluation des préjudices matériels et moraux, juste réparation des préjudices, acceptée par les parties contractantes. »

« Les responsabilités ? On a tort de faire porter sur les Israéliens la totalité des responsabilités de l’expropriation des Palestiniens, car les faits générateurs remontent aux années 30 et surtout à l’extermination des Juifs par le régime nazi. Si les Juifs se sont installés sur des terres palestiniennes, c’est aussi et principalement par la volonté des puissances de l’époque, spécialement de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, et dans une moindre mesure, des Etats-Unis et de la Russie. Avec le jugement critique que nous portons désormais sur notre ère coloniale, cette reconnaissance de responsabilité devrait être implicitement acquise. Il serait sans doute préférable, pour l’issue du conflit, qu’elle soit officielle. »

« Pour ce qui est des préjudices matériels, l’UNCCP (United Nations Conciliation Commission for Palestine), commission créée par l’ONU pour appliquer les termes de la résolution 194, a procédé à une évaluation globale de la valeur des terres palestiniennes expropriées mais n’a pas été en mesure, pour des raisons politiques, de prendre en compte la valeur des propriétés individuelles (habitations, troupeaux, entreprises, équipements, etc.). Cette évaluation, très incomplète, conduit à près de 300 millions de dollars de 1951, soit environ 12 milliards de dollars actuels. Des évaluations palestiniennes plus récentes et plus complètes conduisent à plus de 250 milliards, ce qui est probablement plus proche de la réalité. »

L’auteur conclut en disant que la réparation matérielle doit s’accompagner d’une réparation morale avec la reconnaissance d’un Etat palestinien indépendant.

Le problème des réfugiés palestiniens, de leur « droit au retour », a été soulevé lors du sommet de Camp David entre Yasser Arafat, Ehoud Barak et William Clinton, en juillet 2000. Il a été au centre des négociations de Taba de janvier 2001, négociations qui se tenaient quelques jours avant les élections israéliennes qui allaient amener Ariel Sharon au pouvoir (sur ces négociations vous pouvez lire l’article Proche-Orient, la paix manquée, que j’ai écrit dans Le Monde diplomatique de septembre 2001 et qui est disponible sur le cédérom). Lors de ces débats, la délégation israélienne formula, pour la première fois, des propositions jugées importantes par les Palestiniens car elles reconnaissaient une responsabilité de l’Etat d’Israël dans la création du problème des réfugiés. Le Monde diplomatique fut le premier journal à publier ces propositions en septembre 2001.

La proposition israélienne sur les réfugiés palestiniens Taba, le 23 janvier 2001

« Non papier » (Pour ceux qui ne le savent pas, le "non papier" est une formulation diplomatique pour parler d’un document non officiel. AG)

*Réponse privée au texte sur les réfugiés palestiniens [texte remis par la délégation palestinienne] du 22 janvier 2001.*

*L’importance accordée à la résolution du problème des réfugiés.*

1. Le problème des réfugiés palestiniens est central dans les relations israélo-palestiniennes. Sa solution globale et juste est essentielle pour créer une paix durable et moralement irréprochable.

*Le récit.*

2. L’Etat d’Israël exprime solennellement sa tristesse pour la tragédie des réfugiés palestiniens, leurs souffrances et leurs pertes, et sera un partenaire actif pour terminer ce terrible chapitre qui a commencé il y a 53 ans, contribuant pour sa part à la réalisation d’une solution juste et globale du problème des réfugiés palestiniens.

3. Pour toutes les parties directement ou indirectement responsables de la création du statut de réfugié palestinien, ainsi que pour tous ceux pour qui une paix juste et durable dans la région est un impératif, il incombe de prendre sur eux la responsabilité de contribuer à la résolution du problème des réfugiés palestiniens de 1948.

4. Malgré son acceptation de la résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations unies de novembre 1947, l’Etat d’Israël naissant a été entraîné dans la guerre et l’effusion de sang de 1948-1949, qui ont fait des victimes et provoqué des souffrance des deux cotés, y compris le déplacement et l’expropriation de la population civile palestinienne qui est devenue réfugiée. Depuis lors, ces réfugiés ont vécu des décennies sans dignité ni citoyenneté ni propriété.

5. En conséquence, la solution au problème des réfugiés doit exprimer les besoins et les aspirations de ces réfugiés, en tenant compte des réalités depuis la guerre de 1948-1949. Ainsi, le désir de retour devra être mis en œuvre d’une manière compatible avec l’existence de l’Etat d’Israël patrie du peuple Juif, et la création de l’Etat de Palestine, patrie du peuple palestinien. Les fondements.

6. Un règlement juste du problème des réfugiés palestinien, en accord avec la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies doit conduire à l’application de la résolution 194 de l’Assemblé générale des Nations unies (Position palestinienne).

*Le retour, le rapatriement et la réinstallation.*

7. Depuis 1948, les aspirations des Palestiniens se sont exprimées dans le double principe du « Droit au retour » et de la création d’un Etat palestinien indépendant, tirant leur base du droit international. La réalisation des aspirations du peuple palestinien, comme il est reconnu dans cet accord, inclut l’exercice de leur droit à l’autodétermination et une solution juste et globale pour les réfugiés palestiniens, fondée sur la résolution 194 de l’Assemblé générale des Nations unies qui assure leur retour et garantit le bien-être et la sécurité des réfugiés, répondant au problème des réfugiés dans toutes ses dimensions.

8. En ce qui concerne le retour, le rapatriement et la réinstallation, chaque réfugié devra s’inscrire dans l’un des programmes suivants, remplissant ainsi la clause de la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies :

a. Vers Israël - dans la limite convenue de XX [le document ne comporte aucun nombre.- NDLR] réfugiés, la priorité étant accordée aux réfugiés palestiniens qui vivent actuellement au Liban. L’Etat d’Israël reconnaît son engagement moral pour la résolution rapide du problème de la population réfugiée des camps de Sabra et de Shatila.

b. Vers le territoire israélien échangé. Dans ce cas, les infrastructures devront être préparées pour accueillir des réfugiés dans les zones souveraines de l’Etat d’Israël qui devront passer sous souveraineté palestinienne dans le cadre d’un programme de développement d’ensemble.

c. Vers l’Etat de Palestine : les réfugiés palestiniens peuvent exercer leur retour sans aucune restriction vers l’Etat de Palestine, patrie du peuple palestinien, en accord avec ses lois et sa législation nationales.

d. La réhabilitation dans les pays hôtes actuels. Dans ce cas, la réhabilitation doit être immédiate et totale.

e. La réinstallation dans un pays tiers : la réinstallation volontaire dans un pays tiers qui exprime sa volonté et sa capacité à absorber les réfugiés palestiniens. Définition d’un réfugié.

9. Voir article 6 du texte palestinien comme une Position palestinienne.

*Réparations et réhabilitation.*

10. Chaque réfugié pourra s’adresser, pour les programmes de réparation et d’assistance, à la réhabilitation dans les conditions indiqués dans les articles XX. Dans ce but, une commission internationale et un fonds international seront créés (Articles ci-dessous) qui auront la pleine et entière responsabilité pour l’application de la résolution du problème des réfugiés dans tous ses aspects, y compris la collecte et la vérification des réclamations, et de l’attribution et de la dépense des ressources. Les programmes respecteront les principes suivants :

a. Ces programmes devront accorder des réparations financières et en nature pour le déplacement (souffrance morale - basée sur la position palestinienne) et les pertes matérielles, et permettre une croissance économique des communautés. Le double objectif d’une justice historique pour chacun et d’un développement économique commun devra guider l’élaboration de ces programmes.

b. Les programmes de réparation devront être conçus selon un double critère, individuel d’une part et selon la nature des réclamations, les demandes individuelles étant traitées selon une procédure rapide (comme détaillé dans l’article XX ci-dessous), et devront être gérés selon un registre complet et définitif des réclamations de biens pour être compilés par une émanation spéciale de la commission et du fonds internationaux.

c. Les programmes de réhabilitation et de réparation feront partie intégrante des efforts nécessaires pour promouvoir le développement économique et la cohésion sociale à la fois des individus concernés, et des communautés et sociétés dans lesquelles ils vivent ou se réinstallent, permettant ainsi différentes modalités pour l’assistance (à détailler).

d. Les réparations pour les pays hôtes seront en accord avec l’article XX ci-dessous.

e. La communauté internationale et l’Etat d’Israël seront les principaux donateurs du fonds international jusqu’à un plafond convenu pour chacun. Les biens immobiliers israéliens qui resteront dans l’Etat de Palestine après le retrait israélien seront transférés pour devenir les biens du Fonds international remplaçant ainsi un montant de XX $, constituant une part intégrale de la totalité de la contribution de XX$.

*Les pays hôtes.*

11. Les pays ayant accueilli les réfugiés recevront une réparation pour les coûts significatifs qu’ils ont supporté en accueillant les réfugiés. Les coûts et investissements futurs de réhabilitation seront évalués selon les détails de cet accord, à travers des arrangements bilatéraux entre les pays hôtes et la Commission internationale.

*La Commission internationale.*

12. La Commission internationale sera constituée de l’Etat de Palestine, des pays hôtes, d’Israël et des membres de la communauté internationale, y compris des Nations unies, de la Banque mondiale, de l’Union européenne et du G-8, comme de toute autre institution appropriée. La Commission internationale aura la pleine et entière responsabilité concernant la résolution du problème des réfugiés dans tous ses aspects. Le mandat, la structure et le mode d’opération de la commission internationale seront détaillés dans cet accord.

*United Nation Reliefs and Works Agency for Palestinian Refugees in the Near East (UNRWA)*

13. La fin progressive de l’UNRWA devra se faire selon un calendrier précis pour être accepté par les deux parties et ne devra pas excéder cinq ans. L’étendue des services de l’UNRWA devrait évoluer de façon appropriée selon l’avancement de la réalisation de cet accord (la première phase inclura le transfert des services et des fonctions administratifs de l’UNWRA vers les gouvernements des pays-hôtes et les modalités pour le transfert des fonctions appropriées vers la Commission internationale de même que l’interruption du statut des camps de réfugiés palestiniens - Nouveau texte palestinien qui sera suggéré).

*La priorité des réfugiés libanais.*

14. La préférence dans tous les programmes ci-dessus doit être accordée aux réfugiés palestiniens du Liban.

*Les anciens réfugiés juifs*

15. Bien que le sujet des réparations aux anciens réfugiés juifs par les pays arabes ne fait pas partie de l’accord bilatéral israélo-palestinien, en reconnaissance de leurs souffrances et pertes, les parties s’engagent à coopérer dans la recherche d’une solution juste et équitable à ce problème.

*La fin des réclamations*

16. Les parties acceptent que les modalités ci-dessus constituent une réalisation complète et finale de l’article 11 de la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies du 11 décembre 1948 et considèrent que l’application convenue de ces programmes et les mesures détaillés ci-dessus constituent un règlement total et irrévocable du problème des réfugiés palestiniens dans toutes ses dimensions. Aucune autre réclamation ou exigence soulevée concernant ce sujet ne pourra être faite par les deux parties. Après l’application de ces articles, il n’y aura plus aucun individu ayant le statut de réfugié palestinien.

69 commentaires sur « Une proposition israélienne oubliée sur les réfugiés palestiniens »

  • permalien Zenobia :
    4 janvier 2007 @16h26   »

    de qui se moque-t-on avec un tel article ?!?! Taba a été dénoncé par Barak lui-même, les Israéliens n’ont jamais cherché des solutions, et encore moins la paix... Combien de temps allez-vous essayer de nous faire avaler ce discours ?.. A propos : comment le Diplo obtient ces documents non officiels ?...

  • permalien Yann :
    4 janvier 2007 @16h33   « »

    La proposition israélienne de Taba sur les réfugiés palestiniens, si elle prouve la volonté israélienne (à l’époque) d’un règlement du problème, indique selon moi l’élément de blocage premier :

    "(...) 5. En conséquence, la solution au problème des réfugiés doit exprimer les besoins et les aspirations de ces réfugiés, en tenant compte des réalités depuis la guerre de 1948-1949. Ainsi, le désir de retour devra être mis en œuvre d’une manière compatible avec l’existence de l’Etat d’Israël patrie du peuple Juif, et la création de l’Etat de Palestine, patrie du peuple palestinien. Les fondements.

    (...) 8a. Vers Israël - dans la limite convenue de XX [le document ne comporte aucun nombre.- NDLR] réfugiés, la priorité étant accordée aux réfugiés palestiniens qui vivent actuellement au Liban. L’Etat d’Israël reconnaît son engagement moral pour la résolution rapide du problème de la population réfugiée des camps de Sabra et de Shatila."

    Ainsi , "tenant compte des réalités depuis la guerre de 1948-1949", la "patrie du peuple Juif" n’autoriserait le retour sur ses terres qu’à un nombre limité de réfugiés. Je ne sais pas si une telle solution est moralement acceptable.

  • permalien Jean :
    4 janvier 2007 @18h29   « »

    Bonjour et bonne année à tous !

    Comment ne pas trouver à ce document un caractère particulièrement surréaliste, alors que les expulsions et le déni de propriété se déroulent toujours aujourd’hui, en 2007... On a même des réfugiés au carré et au cube (eh oui, on peut réexpulser un réfugié à l’infini...)

    Allons, supposons qu’on en soit arrivé à ce stade.

    Dans le fil précédent, il était question de l’appropriation de la terre de palestine... L’esprit du document ci-dessus, qui exclut sans l’exprimer le droit au retour, au moins quantitativement en le limitant à un nombre infime de personnes, ne consiste t’il pas à faire financer l’"achat" des terres, en rétribuant les réfugiés reconnus, par l’ensemble des "puissances responsables" ?

    En d’autres termes, après avoir payé la reconstruction des infrastructures détruites, puis repayé puisqu’elles ont à nouveau été détruites par Israël, puis fourni l’aide alimentaire à une population empêchée d’exister, préparons nous à payer le prix des terres volées...

    C’est un peu comme au casino : le gros lot c’est la paix. Mais quelle probabilité pour la gagner enfin, cette paix ? Le banquier du casino, lui, continue à encaisser les mises.

    Cordialement

  • permalien Vv :
    4 janvier 2007 @19h07   « »

    l’éternelle antienne,

    5. En conséquence, la solution au problème des réfugiés doit exprimer les besoins et les aspirations de ces réfugiés, en tenant compte des réalités depuis la guerre de 1948-1949. Ainsi, le désir de retour devra être mis en œuvre d’une manière compatible avec l’existence de l’Etat d’Israël patrie du peuple Juif, et la création de l’Etat de Palestine, patrie du peuple palestinien.

    irréalisable. Les besoins et les aspirations ? un état palestinien pour les palestiniens, et un état israélien dans lequel vivront d’autres palestiniens ? C’est à dire, en fait, et Monsieur Gresh le sait très bien, il en est conscient, c’est à plus ou moins long terme la mort de l’état d’Israël dans sa forme actuelle, et une grande Palestine, où les juifs redeviendront ce qu’ils ont toujours été sous la domination arabo-musulmane, des dhimmis.

    De surcroît, depuis ces....heu...discussions ? nous en savons un peu plus sur de possibles accords avec l’entité palestinienne, et nous sommes conscients que le hamas refusera un accord de paix qui ne signe pas l’arrêt de mort d’Israel, et s’il l’accepte, ce sera dans le cadre d’une houdna.

    Ecrire " Le constat de l’existence des réfugiés est une preuve suffisante de la réalité de l’expropriation." est une ânerie monumentale. Qu’est-ce qui prouve qu’un "palestinien" habitait l’endroit désigné par ses descendants ? où, dans le monde moderne, avons nous vu des réfugiés revenir sur le lieu de naissance de leur famille 50 ans et retrouver leurs biens ? Ni les allemands, ni les russes ni les polonais, ni les juifs des toutes nationalités et spécialement des pays arabes, n’ont pu revenir dans ce qui a été le berceau de leurs origines. En quelle honneur, pour quel motif, ce qui a été jugé inacceptable et impossible à réaliser pour autrui, le serait pour les "palestiniens" ?

    En outre 90 % des terres appartenaient à des gros propriétaires non palestiniens (turcs, libanais, syriens,...).

  • permalien Aymen :
    4 janvier 2007 @22h33   « »

    " ...En 1996, suite aux accords d’Oslo, un certain nombre de Palestiniens sont autorisés à revenir dans leur pays. Mourid Barghouti, poéte exilé depuis 31 ans, entreprend alors ce voyage, et rédige une "chronique douloureusement minutieuse de ce tourbillon d’émotions et de pensées qui, sinon emporte, submerge en de telles occasions ....

    Chaque Palestinien se trouve donc aujourd’hui dans la position peu commune de savoir que la Palestine a existé et , pourtant , de voir cette terre porter un nouveau nom, un autre peuple, une nouvelle identité qui la nie completement. Ce qui donne au récit sa marque évidente de profonde authenticité est sa poésie, affirmation de vie avec les mots ...."

    A lire Absolument. conseillé par le Times Leterary Supplement et le monde diplomatique

    "J’ai Vu Ramallah" MOURID BARGHOUTI. édition l’aube document.

  • permalien Aymen :
    4 janvier 2007 @22h40   « »

    Puisse cette nouvelle année nous garder mobilisés contre cette injustice interminable dont est victime le Peuple palestinien.

    Meilleurs Voeux a tous pour l’année 2007 !

  • permalien clea :
    4 janvier 2007 @22h54   « »

    Peu commune, Aymen ?

    "Chaque Palestinien se trouve donc aujourd’hui dans la position peu commune de savoir que la Palestine a existé et , pourtant , de voir cette terre porter un nouveau nom, un autre peuple, une nouvelle identité qui la nie completement. Ce qui donne au récit sa marque évidente de profonde authenticité est sa poésie, affirmation de vie avec les mots ...."

    mes parents nés russes sont maintenant polonais - d’autres nés allemands sont maintenant polonais. Et alors ? Et l’Alsace-Lorraine, tour à tour allemande, puis française ?

    1944 : "accord" roumano-soviétique. La Bessarabie et la Bucovine du Nord restent sous contrôle soviétique (la première deviendra la République soviétique de Moldavie) mais la Roumanie récupère la Transylvanie.

    En 1812, la moitié orientale de la Moldavie qui se trouve au nord passe sous contrôle de la Russie.

    En 1918, la région revient au royaume de Roumanie.

    En octobre 1924, l’Union Soviétique crée, à partir de la Transnistrie et de la République socialiste soviétique d’Ukraine, la République Autonome Socialiste Soviétique Moldave (RASSM) avec Balta comme capitale.

    La victimisation est une valeur certaine chez certains peuples.

  • permalien
    4 janvier 2007 @22h55   « »

    Israel Adam Shamir :

    Les combattants du Hezbollah n’ont pas fait plaisir aux Juifs et ne se sont pas suicidés en criant Dieu est grand : ils se battent, ils battent l’ennemi et ils détruisent à la fois deux mythes : celui de l’invulnérabilité israélienne et celui de l’impuissance arabe. Les dirigeants arabes devraient avoir honte de leur trahison. En fait ils pourraient remettre en vigueur l’embargo sur le pétrole de 1974, qui avait été un succès, et forcer l’Europe à faire reculer le pitbull sioniste en folie. La résistance du Hezbollah, tenace et brave, fait honneur aux combattants, et fait honte à d’autres dirigeants arabes. Ils devraient se souvenir que ceux qui ont trahi la Palestine ont été punis : le Roi Farouk a été renversé, et le Roi Abdallah a été assassiné.

  • permalien Horace :
    5 janvier 2007 @00h41   « »

    22:55,ravi d’apprendre que le pétrole est votre seule arme ; le courage, l’abnégation ne s’achètent pas ; pas même avec du pétrole. Quand à l’honneur....pardon, Honneur, ce mot mérite une majuscule. Vous n’en connaissez nullement la signification.

    Le hezbollah a gagné ? quoi ? la guerre ? il n’est pas vaincu, je vous l’accorde. Vous vous contentez de bien piètre victoire.

  • permalien samah :
    5 janvier 2007 @10h58   « »

    Bonjour,

    Merci M. Gresh pour ce blog très instructif. Vv, alors comme ça il suffit d’expulser une population hors de ses terres réquisitionner leur logement pour pouvoir dire : "Cela fait 50 ans qu’ils ne sont plus sur leurs terres, d’autres y habitent, ils n’ont plus le droit au retour." Dites moi si une puissance étrangère venait demain et que vous étiez contraint de fuir, ou qu’on vous chasse, n’auriez vous pas le droit de revenir chez vous sur vos terres. Le "juif" de Boston pourrait venir habiter dans la colonie de Gilo sous prétexte que ses ascendants y habitaient il y 3000 ans, mais un palestinien expulsé de Jaffa il y 60 ans ne pourrait pas. Parlez avec le droit SVP mais aussi avec la raison.

  • permalien arnold sayas :
    5 janvier 2007 @11h37   « »

    en réponse à Mr Horace

    étant libanais chrétiens, et ma famille ayant vécu la guerre de l’été derniers, sachez que meme nous les chrétiens libanais soutenont la résistance armée du Hezbollah ( notre êveque meme a soutenu la resistance ) ... sachez aussi que le pétrole est détenue seulement par une poignée de gens qui n’ont rien à faire du conflit au moyent orient, si ils étaient réellement engagés, oui le pétrole aurait été un moyen de pression face à la tyranie imposée par israel sur les pays alentour, mais pas une arme décisive loin de là .. la victoire du Hezbollah est symbolique , et non pas militaire.. aussi, lorsque vous dites : vous ne connaissez pas le sens de lhonneur, envers qui vous adressez vous ? aux arabes chrétiens et muslman ET juifs qui vivent sous loppression israelienne ? si c’est le cas, votre intervention me semble plutot raciste car vous insultez un peuple .. votre intervention est donc sans interet et dépourvu d’intellectualisme ... réflechissez avant de parler sur le forum du Monde Diplomatique ..

    paix sur tous ( sans exception )

  • permalien Ana :
    5 janvier 2007 @12h19   « »

    Vvolodia, ou ’l’éternelle antienne’ :

    « …la mort de l’état d’Israël dans sa forme actuelle, et une grande Palestine, où les juifs redeviendront ce qu’ils ont toujours été sous la domination arabo-musulmane, des dhimmis. »

    Je suggère à Vvolodia, et à tous ceux que les ‘dhimmis’ intéressent, de s’offrir, en cette période de fête : Le sionisme du point de vue de ses victimes juives – Les juifs orientaux en Israël, par Ella Shohat, La Fabrique, 2006. Prix : 8 euros. Vous saurez l’essentiel sur les juifs orientaux du sionisme des années 50 jusqu’à aujourd’hui, en ‘Orient’ puis en Israël.

    Extraits : « Le juif oriental est un travailleur simple, naturel, capable d’accomplir toutes sortes de tâches, sans honte, sans philosophie, mais aussi sans poésie. Et Marx est tout aussi absent de la poche de son veston que de son esprit. (…) Les yéménites d’aujourd’hui sont restés au même niveau d’arriération que les fellahs. (…) Ils peuvent prendre la place des arabes. »

    « Les mesures discriminatoires à l’encontre des juifs d’Orient ont été mises en place avant même que les misrahim n’arrivent en Israël, et elles étaient sciemment motivées par la certitude que les ashkénases, autoproclamés ‘sel de la terre’, méritaient de meilleurs conditions et des ‘privilèges spéciaux’. »

    « Un rapport de l’Agence juive sur un camp de transit à Alger raconte ainsi que’plus de cinquantes personnes vivent dans une pièce de quatre ou cind mètres carrés’. (…) Lorsque les misrahim étaient installés dans des logements existants – c-à-d, dans le contexte d’Israël, des logements palestiniens -, ils finissaient souvent par vivre les uns sur les autres. Fortes de leurs préjugés orientalistes, les autorités israéliennes partaient du principe que les misrahim étaient ‘habitués’ à cette promiscuité, et qu’elles trouvaient normal d’entasser tant de famille sous un même toit. »

    « Il n’y a pas lieu de craindre l’arrivée d’un grand nombre de malades chroniques, car il leur faudra marcher à pied pendant près de deux semaines. Les plus gravement malades ne seront pas capables d’endurer cela. »

    Pourquoi ces extraits-là ? Comme ça. J’aurais pu en retranscrire des centaines d’autres : chaque paragraphe du livre (120 pages) pourrait servir d’extrait. Après un long préambule, le livre se décline en plusieurs chapitres : le disours dominant sioniste, l’histoire confisquée, le leurre de Sion, la dialectique de la dépendance, la façade de l’égalitarisme, les tests de civilisation, la diabolisation des misrahim, et - enfin, enfin - les signes de la révolte misrahim.

    Saisissant, bouleversant, libérateur, l’essai d’Ella Shohat se lit d’une traite. Je l’ai commencé un crayon à la main, pour en cocher les phrases majeures. J’ai abandonné le crayon : toutes le sont.

  • permalien Ahmad :
    5 janvier 2007 @12h31   « »

    salam,il est plus que regretable que la france dépense des fonds et des energies pour aller tuer en afghanistan,quand chez elle des citoyens dorment dehors,à ce sujet on ous dit quil faudrait es grosse sommes d’argent pour regler ce problème des sdf,mais on n’oublie que c’est rien comme montant à coté de ce qui est prévue pour la construction de sous marin nucléaire,qui chiffre en milliard d’euro. un peu d’éclaircissent sur les liens entre sunnites et le hesbollah est le bienvenu(d’ailleurs il serait intéressant de faire connaitre la dymanique des mouvements se reférents à l’islam,que ce soit en occident et dans les pays musulmans). Pour l’inposture de tout le sommet de taba,voir le livre de tanya reinhart:détruire la palestine,aux éditions la fabrique,ou elle montre comment tout en parlant des réfugiers palestiniens,de la reconnaissance de leurs soufrances, l’état sionsite refuse de reconnaitre la responsabilité d’israel dans l’origine de cela(page 132). La question palestinienne ne se reglera pas avec ce genre d’escroquerie,qui est de plus une atteinte a la dignité des palestiniens Il ya une regles qui devrait ete instaurer c’est de se méfier a chaque fois des promesses et discours en apparences d’avancé,car à chaque israel à manipuler. Il est désolant qu’une bonne partie de la gauche,parce que loa mots paix appariat dans un tetxe,soit aussi superficiel dans ces analyses,et le monde diplomatique devrait faire son examen de conscience sur cela. Petit message pour Alain Gresh’qui pourrait transmettre à ses connaissance médiatique de tout bord:à l’heure ou l’ensemble des journaux(quotidien ou autres)expliquer la baisse de leur vente par toute sorte de raison,autre que leur responsabilité,devrait bien de se remmetre en cause,car les gens ne lisent plus ou moins,en raison de ce que ces journaux sont devenues,des journaux de peit bourgesois,loin du changement du monde,enfermer dans l’arrogance de leur analyse géoplitique et économique,qui ne voient mème plus les réel acteurs de la société,les associations sur le terrain,bref le changement du monde,le journal libération,et le monde diplo ont sont des exemples manifestes,Salam

  • permalien K :
    5 janvier 2007 @12h52   « »

    Déception...

    Keith Ellison, le musulman du congrés américain :

    « Dans l’immédiat le Hamas représente le plus grand obstacle vers cette voie [celle de la paix], et jusqu’à ce que le Hamas dénonce le terrorisme, reconnaisse le droit absolu d’Israel à exister en paix et honore les accords passés, il ne peut etre considéré comme un partenaire légitime dans ce processus. Des éléments conscients et modérés dans la société palestinienne pourraient possiblement constituer des partenaires de négociation fiables. »

    Plus loin ceci : « Néanmoins les besoins humanitaires du peuple Palestinien ne peuvent etre négligés, et les États-Unis doivent respecter ces besoins a travers l’utilisation des ONG. »

    Le respect des droits les plus élémentaires ne peut s’énoncer sans avoir d’abord fait acte d’allégeance, le fameux “probatoire sioniste” évoqué par Juan Cole.

  • permalien Jean :
    5 janvier 2007 @13h29   « »

    Cher K,

    Ce monsieur est un élu du congrès... Par conséquent dire autre chose serait signer son arrêt de mort ! (électoral)

    Vous savez bien ce que signifie "démocratie" chez le grand-frère : on ne joue pas avec le Zionism, ou alors le grand méchant lobby se met en route.

    Reconnaissons au moins à cet élu "courageux" son opposition à la guerre d’Irak...

  • permalien Vv :
    5 janvier 2007 @15h38   « »

    Ana, vous citez une personne qui écrit : "Ella Shohat est née et a grandi en Israël dans une famille de Juifs irakiens originaires de Bagdad qui avaient quitté leur pays dans les années 1950.

    « En tant qu’Arabe juive, écrit-elle, je suis souvent amenée à expliquer les “mystères” de cette entité antinomique. Expliquer que nous parlions l’arabe et pas le yiddish, que pendant des millénaires, notre culture, comme notre créativité profane ou religieuse s’est largement exprimée en arabe. » "

    D’abord, les juifs n’ont jamais été des arabes. Les arabes n’ont jamais considéré les juifs comme des arabes, mais comme des DHIMMIS ne vous en déplaise. Ce n’est pas E. Shohat qui va changer quelque chose à la réalité historique ; une autre réalité historique, IL FALLAIT PARLER L’HEBREU - pas le yiddich, on se faisait taper sur les doigts. "Rak Ivrit". Seulement l’hébreu. Votre héroïne est une menteuse. Tout simplement. Ou alors elle invente. Vous choisissez, selon votre culture.

    Les juifs d’Algérie sont des sephardim, pas des mizrahim. Mrde ! vous faites mal vos copier-coller, ou quoi ? ou "elle" mélange tout ? Les conditions de vie des juifs du mellah valaient celles des juifs des ghettos de Pologne, personne n’oserait prétendre qu’ils habitaient les palais des mille et une nuit, punaise !! allez donc voir les conditions de vie actuelles au Maroc (que je connais bien) chez les marocains pauvres, sortez un peu de votre tour d’ivoire.

    Les juifs d’Irak sont arrivé non pas à pied mais

    De 1950 à 1952, l’Opération Ezra et Néhémie a permis d’emmener la quasi-totalité des Juifs d’Irak vers l’État d’Israël nouvellement indépendant.

    www.juifsdislam.org/articles.php?id=127&rub=3

    - TUNISIE Population générale 9 156 000

    Population juive : 1900 personnes

    - EGYPTE Population globale : 63 271 000

    Population juive en 2004 : 100 personnes

    - MAROC population générale : 29,5 millions d’habitants

    population juive : 2500 personnes

    - ALGÉRIE Population générale 28 784 000

    Population juive 50 personnes

    - TURQUIE Population globale : 61 797 000 personnes

    Population juive : 20 000 personnes

    Je suis désolé (lol) que Keith Ellison ne soit pas antisioniste ; d’ailleurs rien ne prouve qu’il ne soit pas tout simplement un bon citoyen américain. Il n’est pas l’élu de la Nation Arabo-musulmane, tout de même !! et peut être que ses gènes se souviennent que le monde musulman a tout autant que le monde occidental mis ses ancêtres en esclavage. Ce qui lui permet d’observer une certaine distance.

  • permalien Vv :
    5 janvier 2007 @15h55   « »

    La valeur de la propriété appartenant aux Juifs en provenance de pays arabes estimée à 30 milliards de dollars

    de Yair Sheleg Ha’aretz 03.01.2001

    La valeur de la propriété privée et publique appartenant à des Juifs qui soit furent expulsés, soit quittèrent les pays arabes entre les années 1922 et 1982, est estimée à une somme d’environ 30 milliards de dollars, a déclaré l’ancien ministre Moshe Shahal, l’actuel président de la présidence mondiale de l’Organisation des Juifs des pays arabes (OJAL), lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv.

    Shahal a ajouté qu’il parlait de la propriété appartenant aux 850.000 Juifs qui quittèrent les pays arabes durant la période ci-dessus. Quelque 600.000 d’entre eux immigrèrent alors en Israël.

    Shahal déclare que l’OJAL est en train d’intenter une action de réparations pour faire contrepoids à la demande de compensation à payer aux réfugiés palestiniens, réclamée pendant les négociations menées actuellement par les Palestiniens avec Israël, et que tout accord politique au Moyen-Orient ne peut ignorer le droit de ces Juifs à recevoir des réparations.

    Shahal est d’avis que les Juifs doivent eux aussi recevoir des compensations du fait qu’ils furent exilés des pays arabes, en particulier d’Irak, de Syrie, du Liban, d’Egypte, de Libye, de Tunisie, d’Algérie et du Maroc.

    .../... Environ 600.000 Juifs vinrent en Israël en provenance des pays arabes. Le reste d’entre eux émigrèrent dans d’autres pays. .../...

    Un pas important en vue de réaliser les revendications des réfugiés juifs est la déclaration faite par le Président des Etats-Unis, Bill Clinton, pendant la Conférence de Camp David en juillet 2000. Cette déclaration parlait de la nécessité de trouver une solution au problème des Juifs vivant actuellement en Israël et ailleurs qui étaient devenus réfugiés suite à la déclaration de l’établissement de l’Etat d’Israël.

    Prof. M. Konopnicki Directeur du CID Centre d’Information et de Documentation Département Israël - Moyen-Orient Département Racisme et Antisémitisme

    ce n’est qu’un extrait, l’article donne une foule de détails concernant ce problème des juifs mizrahim et sephardim. Et ce n’est pas une petite rien du tout qui viendra nous apprendre ce que nous avons subit de la part de nos "chers voisins". "Les voisins". Comparables aux "voisins" polonais pour le monde ashkénaze. Nous juifs avons plus en commun, ashk, seph, mizrah, que ces derniers avec les arabo-musulmans, à part la musique. Et même ça....Enrico Macias interdit d’algérie, cela prouve bien que la mentalité de certain n’est pas des plus élevées.

  • permalien
    5 janvier 2007 @16h10   « »

    « Il n’y a pas lieu de craindre l’arrivée d’un grand nombre de malades chroniques, car il leur faudra marcher à pied pendant près de deux semaines. Les plus gravement malades ne seront pas capables d’endurer cela. »

    Au cours des années 80/90 l’ancienne communauté juive isolée d’Ethiopie fut accueillie en Israël.

    Une mission secrète de sauvetage amorcée par Israël au milieu des années 1970 pour évacuer les juifs d’Ethiopie, menacés par la disette et la guerre civile, aboutit à deux grands ponts aériens. De novembre 1984 à janvier 1985, un pont aérien secret de 45 jours, nommé Opération Moïse amena en Israël 8 000 juifs d’Ethiopie. Il fut suivi en mai 1991 de l’Opération Salomon au cours de laquelle Israël achemina par avion, en 36 heures, les 14 200 juifs restants dEthiopie, portant ainsi la communauté juive éthiopienne en Israël à 56 000 personnes.

    Au début des années 1990, Israël réalisa également d’autres opérations de sauvetage de moindre envergure, mais non moins audacieuses, pour évacuer les communautés juives de la Géorgie ravagée par la guerre, de Moldavie, du Tadjikistan, de l’ex-Yougoslavie et de Tchétchénie. Il a enfin réussi à ramener sains et saufs en Israël la quasi totalité des derniers membres des communautés juives de Syrie et du Yémen.

    Les années 1990 et au-delà. Aujourd’hui, comme il y a 50 ans, les immigrants continuent à se rendre en Israël, et le pays continue à les accueillir. Ceux du monde libre sont attirés aujourd’hui non seulement par leur foi ou par leur sionisme, mais également par le mode de vie et les perspectives d’emploi dans la nation moderne qu’est devenue Israël.

    Les israéliens n’ont pas ouvert des camps comme au Soudan "certains" l’ont fait pour les populations du Darfour - avec les conséquences que l’on sait, la faim, le viol des enfants et des femmes de 7 ans à l’extrême-vieillesse, la maladie.

    Nous sommes l’un des rares peuples à avoir fait venir des noirs pour en faire des citoyens, et non pas des esclaves.

    Commencez donc par faire le ménage chez vous avant de le faire chez les autres.

    Monsieur Gresh, je vous prie de m’excuser, mais je ne supporterais jamais que l’on insulte mensongèrement l’état d’Israël.

  • permalien
    5 janvier 2007 @18h01   « »

    Y a-t-il une évaluation du nombre de Juifs en Iran ? sont-ils bien traités ?

  • permalien
    5 janvier 2007 @18h07   « »

    Proche-Orient, la paix manquée :

    Incrédule, un dirigeant palestinien poursuit la lecture du document qui vient d’être transmis à sa délégation par les représentants isréliens. La scène se passe à Taba, une station balnéaire sur le golfe d’Akaba, au début de l’année 2001.

    Le dirigeant palestinien se souvient de ses réactions quand il achève de prendre connaissance de ce papier. « je suis partagé entre deux sentiments : la joie de cette percée significative dans les négociations et la tristesse parce que je suis convaincu qu’il est déjà trop tard. »

    ....chacun des participants de Taba sait que plus rien ne peut prémunir M. Ehoud Barak contre la déroute aux élections du 6 février 2001 : dans les sondages, il se traîne derrière M. Ariel Sharon, avec un handicap de plus de 20 %. Et, en effet, quelques jours après, le responsable des massacres de Sabra et Chatila, ce faucon impénitent, devient premier ministre.

    Pourquoi n’a-t-on pas pu transformer ces avancées de Taba en accord ? Les deux protagonistes le savaient, il était déjà trop tard : les élections israéliennes étaient jouées.

    Taba : « Discussions de Taba (janvier 2001) : elles ont été interrompues par la partie israélienne et non par les Palestiniens, mais les commentateurs se permettent d’attribuer la responsabilité de l’échec de ces discussions aux Palestiniens. »

  • permalien
    5 janvier 2007 @18h07   « »

    Un participant écrit :

    - « … que le hamas refusera un accord de paix qui ne signe pas l’arrêt de mort d’Israël ». Signer l’arrêt de mort d’Israël signifie « la mort de l’état d’Israël dans sa forme actuelle », écrit le même participant, deux phrases plus haut dans son courriel. Mais oui. La mort d’un état raciste, ethniciste, militariste, expansionniste, voleur, ravageur, destructeur, assassin. Un état malade, une société malade, la maladie étant leur ‘forme’ originelle et leur ‘forme’ actuelle.

    - « ...Ecrire " Le constat de l’existence des réfugiés est une preuve suffisante de la réalité de l’expropriation." est une ânerie monumentale. Qu’est-ce qui prouve qu’un "palestinien" habitait l’endroit désigné par ses descendants ? » Une chose au moins est sûre : hormis pour quelques milliers de juifs palestiniens, aucun des ascendants juifs israéliens d’aujourd’hui n’a habité la Palestine avant les années 20 pour quelques autres milliers, avant les année 50 pour tous les autres.

    - « …où, dans le monde moderne, avons nous vu des réfugiés revenir sur le lieu de naissance de leur famille 50 ans et retrouver leurs biens ? » En tout cas pas en Palestine. Par contre, on a vu des colons juifs venir et venir, encore aujourd’hui, sur le lieu de naissance des autres pour s’approprier leurs terres, leur eau, leurs biens.

  • permalien
    5 janvier 2007 @18h13   « »

    sauf quand ils sont arrêtés pour espionnage, tout va bien ; ils n’ont pas le droit d’écrire et d’étudier l’hébreu, ce qui pose problème pour les prières, mais ils ont une synagogue (au moins une) ; je ne sais pas s’ils ont le droit de prononcer le mot "Israël" qui se retrouve souvent dans les textes saints, ou s’ils le remplace par "machin chose truc muche".

    Pour espionnage, les peines étaient faibles - soit ils étaient innocents, et ils fallaient les libérer, soit ils étaient coupables, et 5 ou 10 ans, c’était insuffisant. Ce qui prouve s’il le fallait que la justice islamique d’iran....c’est sans commentaires.

  • permalien
    5 janvier 2007 @18h26   « »

    18.07, nous n’avons pas de leçons à recevoir de peuples qui ont pour habitude de lapider les femmes, de les marier de force, de commettre des crimes d’honneur, de pendre les condamnés en place publique, quelquefois de les lapider en place publique, qui insulte au moment de sa mort un président qui méritait mille morts, mais cette atteinte à sa dignité ne s’est vu dans aucune culture ; des peuples qui lapident des israéliens qui ont eu le malheur de se perdre dans les Territoires, des êtres qui trempent leurs mains dans le sang de leurs victimes, des êtres qui font sauter des écoles pleines d’enfants, des bus pleins de civils, des salles pleines de personnes venues prier pour Pessah.

    Et je vous passe ce qui s’est passé en Algérie après l’indépendance, c’est à vomir.

  • permalien
    5 janvier 2007 @18h51   « »

    18:26, le sujet de cette section du blog n’est pas l’Algérie, mais le retour des réfugiés palestiniens chez eux, soit, sur toutes les terres dont ils ont été chassés par les armes juives sionistes dans les mains et la bible sioniste dans la bouche. Quand les Palestiniens lapideraient toutes leurs femmes, vous n’êtes pas pour autant le propriétaire de leurs terres ni de leurs biens. Si leur culture ne vous plaisait pas, il ne fallait pas vous fourrer au beau milieu d’elle.

    Venez en France, en Allemagne, au Maroc, en Angleterre. Vous n’aurez pas de problèmes pour vos salles pleines de personnes qui viendront prier pour Pessah. Reste la lune. 10.000 Israéliens en ont acheté un petit bout : placement d’avenir et pas cher, paraît-il.

  • permalien
    5 janvier 2007 @19h29   « »

    Elle devait quitter avant le 1er décembre 2006 la ville de Ramallah, dans les Territoires occupés, où elle habite depuis 1994 avec son mari Ghassan, avec le risque ne plus pouvoir y revenir. Elle a décidé de rester. En conséquence, elle ne peut plus voir le reste de sa famille, trois de ses enfants et quatre petits-enfants domiciliés à Genève, un autre fils, installé à Londres, et surtout sa mère, âgée de 92 ans. Anita, née Grossmann, est originaire de la ville de Bâle, en Suisse alémanique, mariée depuis 28 ans à un Palestinien. Ils se sont connus au Liban. Comme des milliers d’autres femmes étrangères, vivant en Cisjordanie ou à Gaza, cette Suissesse se heurte à l’Etat d’Israël, qui refuse dorénavant tout visa pour les personnes soupçonnées d’une résidence permanente dans les Territoires occupés.

    Voir en ligne : Israël prive de visa les conjoints étrangers de palestiniens

  • permalien Aymen :
    5 janvier 2007 @19h41   « »

    Cher Cléa,

    tu écris : " La victimisation est une valeur certaine chez certains peuples."

    Cléa ! je suis toute a fait d’accord avec toi. c’est dingue ! t’as vu qu’on peut s’entendre ! ;-)

    je t’invite quand meme à lire ce livre de Mourid Barghouti. Tu es Russe d’origine et Polonnaise ? Quel héritage ! c’est vrai que ta région d’origne a connu des frontieres à géométrie variable mais pas pour les génocides et les pogroms c’etait plus constant ... mais bon tu vas me dire que c’est encore de la victimisation ....

    Médite beaucoup cette phrase de Pablo Neruda :

    "La terre c’est donner l’Homme comme chatiment !"

    mais "la palestine c’est la Terre qui est chatiment !"

  • permalien saintyves :
    5 janvier 2007 @20h04   « »

    Bonsoir

    allez donc voir les conditions de vie actuelles au Maroc (que je connais bien) chez les marocains pauvres, sortez un peu de votre tour d’ivoire.

    Tu as encore tout faux Vvolodia, et pour cause, voici le temoignage de Guysen Israël News que tu aimes tant, sur les juifs du Maroc, et le discour d’un illustre Marocain, André Azoulay.

    "La culture séfarade fut pendant longtemps ignorée, négligée, et méprisée. Elle fut considérée dans le monde juif, et en Israël même, comme une sorte de culture de seconde zone.

    Qui ne connaît parmi vous des proches qui, une fois arrivés en Israël, ont décidé de changer leurs noms pour ne pas affronter le mépris des juifs européens, ou lorsque l’on demandait leur ville de naissance ont menti en indiquant Nice ou Marseille plutôt que Casablanca ou Fez ? Aujourd’hui ces attitudes ont disparu et il est parfois presque de bon ton d’avouer que l’on est marié avec un juif d’origine marocaine.

    Dans le monde entier et au sein du monde juif israélien, personne ne peut désormais nier l’apport politique, social et culturel du judaïsme marocain. En conservant et en renforçant leur identité les juifs marocains sont devenus plus fort".

    Rappelant à quel point le destin des juifs et des Arabes étaient liés au Maroc, "il n’y avait pas de dignité pour nous si elle n’était pas également partagée par nos voisins", il a affirmé au président Katsav, l’engagement naturel et presque inné des juifs au service de la paix, évoquant les retrouvailles avec le peuple palestinien.

    "Si nous vivons dans un pays arabo musulman, solidaire il est vrai, de la cause palestinienne mais aussi de la paix, un pays pionnier, visionnaire et acteur qui a toujours voulu qu’Israël vive en sécurité et dans la paix partagée, nous devons donc œuvrer pour que la paix soit désirée, comprise, construite de la même façon par les deux communautés. Ce discours, je le tiens indifféremment devant mes compatriotes ou collègues musulmans ou juifs."

    Suite à son discours, Azoulay, acteur de l’ombre inconditionnel du rapprochement israélo arabe, a été chaleureusement applaudi par le public et par le président Katsav ,

    le SIONISME a dépouillé, voire volé au Israeliens leur humanité, leur tolerance, leur amour pour la paix, leur compassion, leur humilité, leur civisme, Heureusemnt pour tous, palestiniens et Israeliens, il existe encore des hommes de la stature d’André Azoulay, qui sont capables, par leur charisme, leur desinterressement, et leur universalité culturelle, ils sont capables de succiter de l’espoir de voir cohabiter ses deux peuples, qui l’ont toujours fait durant des siecles, jusqu’à l’avénement du SIONISME, idéologie qui est à l’origine de tous ce qui se passe au moyen orient, et meme au delà ...

    Voir en ligne : Maroc / Israël L’invitation au voyage...Par Ambre Grayman

  • permalien K :
    5 janvier 2007 @22h13   « »

    Islamismes sunnites et Hezbollah.

    Islamist Movements in the Arab World and the 2006 Lebanon War par Arab Reform Bulletin de la fondation Carnegie.

    (Cet article de Novembre 2006 est d’Amr Hamzawy, un auteur arabe, à mon avis, "modéré", selon la définition du dictionnaire néocon. Cependant peut-être un peu moins “modéré” que d’autres...)

    Ces dernières années, en dépit de l’invasion de l’Irak et de la violence persistante dans les territoires occupés palestiniens, la rue arabe avait de moins en moins consacré d’attention aux questions régionales et aux politiques des États-Unis. Le dynamisme local de réforme dans les pays tels que Bahreïn, l’Egypte, le Liban, et le Maroc avait accaparé l’attention populaire [et celle des mouvements islamistes de ces pays] et avait mené à une négligence des conflits en Irak et en Palestine. Dans d’autres pays, principalement en Jordanie, les partis d’opposition [d’origine essentiellement palestinienne], surtout ceux islamistes, ne pouvaient détourner leur attention des problèmes régionaux les liant aux questions de réforme politique interne.

    Dans une lettre ouverte à tous les musulmans après le décès de centaines de civils libanais lors des incursions israéliennes, le guide suprême de la Confrérie Musulmane, Mohammad Mahdi Akif, a souligné que l’« Islam aujourd’hui reprend son rôle de leader contre la conspiration sioniste occidentale. C’est le rôle dont l’Occident a longtemps voulu le dépouiller. » D’une lutte pour la terre et la souveraineté, le conflit Israélo-Arabe se transforme dans la rhétorique de la Confrérie Musulmane en une lutte entre l’Islam et les Sionistes et leurs alliés, qui, selon Akif, « brûlent de désir pour plus de sang arabe et islamique pour assouvir des années et des siècles de haine. »

    A suivre

  • permalien K :
    5 janvier 2007 @22h15   « »
    Islamist Movements in the Arab World and the 2006 Lebanon War

    Au delà du conflit Israélo-Arabe, les Frères Musulmans égyptiens ont réagi fortement aux tensions croissantes dans le monde arabe entre les Sunnites et les Chiites stimulés par la violence sectaire en Irak. La confrérie musulmane a vite émis un rapport, portant la signature du guide suprême, répondant à cette « tentative de semer des différends et de défaire la résistance » et poussant les musulmans a ne pas « ressusciter des animosités et des conflits antiques qui ont précédemment ruiné l’esprit et le corps de l’Oumma et que des hommes sages avaient accepté de dépasser. » Akif a également souligné la légitimité de la résistance du Hezbollah et la nécessité de la soutenir par tous les moyens possibles. Il a confirmé « véritable le caractère islamique » de la résistance et l’identité arabe du Hezbollah, accusant implicitement les gouvernements de l’Egypte, de la Jordanie, et de l’Arabie Saoudite de justifier leur « douceur » sur la guerre au Liban en provoquant un conflit entre les Sunnites et les Chiites et en accusant le Hezbollah d’être un agent de l’Iran.

    Par leur refus à entrer dans le labyrinthe du conflit sectaire, la Confrérie Musulmane s’est placée en tant qu’acteur digne de confiance travaillant pour le bien-être de l’Oumma et en tant que défenseur vrai de ses intérêts [ceux de l’Oumma] contre l’hégémonie Israélo-Américaine. Comme les scrutins récents l’indiquent, la confrérie a également gagné des points dans l’opinion publique en Egypte et ailleurs grâce a sa défense du Hezbollah et, après le cessation des hostilités, pour sa présentation de la guerre 2006 du Liban comme une victoire claire pour la résistance islamiste.

    Par leur refus à entrer dans le labyrinthe du conflit sectaire, la Confrérie Musulmane s’est placée en tant qu’acteur digne de confiance travaillant pour le bien-être de l’Oumma et en tant que défenseur vrai de ses intérêts [ceux de l’Oumma] contre l’hégémonie Israélo-Américaine. Comme les scrutins récents l’indiquent, la confrérie a également gagné des points dans l’opinion publique en Egypte et ailleurs grâce a sa défense du Hezbollah et, après le cessation des hostilités, pour sa présentation de la guerre 2006 du Liban comme une victoire claire pour la résistance islamiste.

  • permalien K :
    5 janvier 2007 @22h18   « »
    Islamist Movements in the Arab World and the 2006 Lebanon War (FIN)

    Il n’est aucune surprise que le conflit au Liban ait eu un aussi grand retentissement pour le mouvement islamiste jordanien. Les conflits régionaux, y compris l’épineuse question Israélo-Palestinienne, la guerre en Irak, et la guerre américaine contre le terrorisme ont constitué une grande partie des rapports publics du mouvement dans les années récentes. Le collège électoral principalement palestinien du mouvement jordanien et les liens étroits avec le Hamas font qu’il est impossible que le mouvement se dissocie de la cause palestinienne, bien qu’il y ait une discussion interne sur le bien fondé de la question.

    Dans le contexte de la lutte contre la conspiration sioniste, le Hezbollah était loin de représenter une force sectaire, aux yeux du mouvement islamiste Sunnite en Jordanie. Il était, plutôt, un mouvement de résistance islamiste légitime, apparenté au Hamas palestinien et aux groupes de résistance en Irak. Une fatwa du 31 juillet publié par le comité des responsables religieux de l’IAF fait un devoir de soutenir la résistance du Hezbollah contre Israël et sans équivoque a réclamé une « unité d’action et du jihad. » Le même document déplore les vues anti-Chiites exprimées par des responsables Wahhabites en Arabie Saoudite, qu’il a décrit comme obéissant a l’agenda d’Israel de division. Soulageant les craintes au sujet de l’Iran [Chiite] et de la Syrie [régime Alaouite] –deux pays avec lesquels le régime jordanien a eu des tensions ces dernières années- et défendant le programme de résistance du Hezbollah, Al-Buzur a déclaré que « l’alliance Iran-Syrie-Hezbollah n’est pas dirigée contre nous et ne justifie pas d’etre soucieux. » Il était temps pour le régime jordanien, sous entendait Al-Buzur, d’identifier la confrontation contre l’ennemi israélien comme sa première priorité.

    FIN (Traduction partielle)

    Voir en ligne : Islamist Movements in the Arab World and the 2006 Lebanon War

  • permalien Vv :
    5 janvier 2007 @23h40   « »

    c’est ça, Saint-Yves, que vous me conseillez de lire ? mais je n’ai pas besoin de Guysen pour savoir ça !!

    Le Maroc ne compte plus aujourd’hui que 3 000 juifs, un petit chiffre d’une noble lignée censée remonter à au moins deux millénaires, alors qu’ils étaient 250 000 en 1948, avant que commence une vague d’émigration massive vers Israël, laquelle compte aujourd’hui 700 000 Israéliens, soit un Israélien sur six, issu de l’immigration marocaine.

    Même si les conditions de vie des Juifs marocains étaient plutôt bonnes, comparées à celles des autres pays islamiques, ils vivaient cependant sous un statut de "dhimmi", la classe inférieure de la citoyenneté accordée aux non-Musulmans.

    Des pogroms périodiques et des expulsions ponctuent également leur histoire, mais c’est la (re) naissance d’Israël et sa victoire dans la guerre des Six-Jours qui ont exacerbé leur situation, et engendré le déplacement de la majorité de cette communauté à l’étranger.

  • permalien
    6 janvier 2007 @00h18   « »

    Fabienne Messica :

    Bien Sûr, les Juifs et les Arabes s’affrontèrent parfois au sein du monde arabe, mais jamais ils ne développèrent les uns envers les autres des préjugés qui vont bien au-delà d’un conflit confessionnel souvent circonstanciel. Par exemple, l’accusation d’affairisme, de volonté de dominer le monde et tous les éléments de l’antisémitisme européen qui connaissent aujourd’hui un certain succès dans le monde arabe, sont des emprunts à l’antisémitisme européen. De la même manière, la volonté de certains Juifs orientaux de se distinguer des Arabes et leur sentiment de supériorité sont empruntés au racisme colonial alors que la majorité des juifs du monde arabe n’étaient pas des coloniaux mais des résidents de longue date. On voit donc se développer un racisme de supériorité colonial à l’encontre des arabes et des juifs orientaux aujourd’hui majoritaires en France tandis que les mêmes juifs orientaux développent un racisme colonial à l’égard des arabes qui eux empruntent à l’antisémitisme européen ses thématiques anti-juives. Dans ce contexte, le conflit entre des Juifs orientaux extrémistes et des extrémistes musulmans a toutes les allures d’un conflit plébéien dans lequel les préjugés racistes sont empruntés à des idéologies, antisémitisme ou racisme colonial, puisées en Europe.

  • permalien Pierre :
    6 janvier 2007 @08h34   « »

    Or un problème d’expropriation ne se règle pas par la violence mais par les voies du droit.

    Droit au retour, droit à l’existence d’Israël, droit à l’autodétermination du peuple palestinien, droit des femmes palestiniennes, droit à la défense, droit de vengeance, droit de riposte, droit bafoué.

    Le moins qu’on puisse dire, ce n’est pas la notion de devoir qui pose problème au Moyen Orient.

    Que ce soit du côté palestinien : "En Palestine, il est souvent difficile de discerner si la violence a éclaté au sujet d’un motif politique ou tribal ou si c’est parce que l’effet global de la pression de la cocotte-minute de la violence qu’est la permanence de l’occupation israélienne sur chaque Palestinien, a l’effet de brouiller la ligne précise où la colère atteint la prise des armes. ,

    ou du côté israélien : "Au lieu d’adorer Dieu, de poursuivre et de rendre réelle l’idée de justice... ces hommes non seulement font le contraire, cherchent un refuge dans le système tribal le plus brutal et l’adoration de la force, mais ils sont en train de couper la branche sur laquelle ils sont assis... "

    Il semble bien qu’une des origines du conflit soit entre les tenants d’une justice tribale et ceux d’une justice internationale.

    On signe des traités au nom de la justice internationale et on se tue au nom de la justice tribale.

    La justice tribale est "naturelle", la justice internationale est imposée de l’extérieur. Mais la nature de la contrainte n’est pas la même, : si le droit international "dérange", le droit tribal extermine.


    La résolution du problème israèlo-palestinien passera forcement par la résolution de cette équation :

    Nous devons choisir entre une violence et une homogénéisation qui ont humilié et pillé nos ressources humaines et naturelles, et un engagement mutuel pacifique en faveur de la préservation des richesses humaines et naturelles qui existent encore.

  • permalien Denis :
    6 janvier 2007 @11h36   « »

    Pierre, vous écrivez : « Or un problème d’expropriation ne se règle pas par la violence mais par les voies du droit. Droit au retour, droit à l’existence d’Israël, droit à l’autodétermination du peuple palestinien, droit des femmes palestiniennes, droit à la défense, droit de vengeance, droit de riposte, droit bafoué. »

    Il me semble que vous mélangez toutes sortes de droits, comme si le mot droit avait la même signification chaque fois, d’autant plus que vous faites apparaître le mot en gras dans votre post. Les seuls vrais droits en terme de Droit justement, sont le droit à la défense et le droit au retour des réfugiés. Quant au droit à l’existence d’Israël…

    Etal Sivan - Entre deux guerre : après la peur

    "Si nous respectons le droit des peuples et si nous sommes solidaires de tous les peuples en tant que peuples, nous devons répondre à la question de savoir quels sont les droits que nous reconnaissons au peuple israélien. Alors que l’Occident parle en termes de droits d’Israël, de droit à l’existence, de droit à se défendre, droit à l’existence d’un Etat juif, etc., c’est là qu’il faut poser la question, et si possible y répondre, des droits du peuple israélien, donc la question de son droit national en tant que peuple israélien et non plus en tant qu’Etat d’Israël."

    Jonathan Cook - Le piège de la reconnaissance d’Israël

    "L’idée qu’un Etat puisse avoir un quelconque droit n’est pas seulement bizarre : elle est totalement étrangère au droit international. Les personnes ont des droits, les peuples ont des droits. Les Etats, non. Et c’est précisément là le point crucial : quand Israël exige que son « droit à l’existence » soit reconnu, le sous-entendu est que nous ne parlons pas, ici, de la reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat nation ordinaire, mais en tant qu’Etat d’une population spécifique : les juifs."

    John Whitbeck - Sionisme : sur « le droit d’Israël d’exister »

    "Il y a une énorme différence entre « reconnaître l’existence d’Israël » et « reconnaître le droit d’Israël d’exister. » (...) Demander que les Palestiniens reconnaissent « le droit d’Israël d’exister » c’est demander à un peuple, qui a pendant presque 60 ans été traité et continue d’être traité comme constitué de sous humains, de proclamer publiquement qu’ils sont sous humains - et , au moins implicitement, qu’ils méritent ce qui a leur a été fait. Même les gouvernements américains du XIXè siècle n’ont pas exigé des amérindiens survivants de proclamer « la justesse » de leur nettoyage ethnique par les Visages Pâles."

  • permalien Pierre :
    6 janvier 2007 @12h42   « »

    Justement Denis, si ce n’était que moi qui mélangeais, ils y aurait beaucoup moins de martyres légitimes et de crimes légitimes au M-O !

    Malheureusement je ne fais que constater ces amalgames et les regrette, de même que la perte de l’idée de devoir (sauf le devoir de vengeance bien sûr!!!)

  • permalien Picvert :
    6 janvier 2007 @13h55   « »

    Pour Vvovo le sourd et l’aveugle .....

    Dernieres nouvelles de l’apartheid féroce en Israel — en direct par une ex ministre israelienne

    Israel - 06-01-2007

    En effet, il y a bien de l’Apartheid en Israel Par Shulamit Aloni Shulamit Aloni, lauréate d’un prix israélien qui a été, par le passé, Ministre de l’éducation sous Yitzhak Rabin, travaille pour le Yediot Acharonot, le plus grand quotidien israélien.

    http://www.ism-france.org/news/arti...

    mets toi à jour " l’ignorant" .....

    ça nous éviteras de nous taper ta désiformation récurente mais " un peu ledge" .....

    Picvert

  • permalien K :
    6 janvier 2007 @17h26   « »

    « Alors que l’opposition libanaise se prépare à une escalade de la désobéissance contre le gouvernement Siniora.. » écrit A.Gresh.

    Voila ce qu’on peut lire dans le MEMRI en date du 5.01.2007 tel que rapporté par Assaad Abou Khalil : « Hizbullah Threatens Violent Escalation to Begin Monday. ». “Le Hezbollah menace de débuter une violente escalade lundi.”

    Assaad Abou Khalil :

    J’ai pensé que peut-être il y avait là une nouvelle information que j’ignorai bien que j’avais lu tous les journaux libanais la nuit d’avant, et reçois toutes les stations libanaises de TV. Il s’est avéré que MEMRI avait juste fabriqué ce titre et que c’était une fabrication typique du MEMRI. Ils ont attribué le rapport à un article d’Ibrahim Al-Amine. J’ai lu l’article en question hier nuit, et il ne dit aucunement de telles choses. Al-Amin n’est pas du Hezbollah : il est un ancien combattant communiste qui a participé aux principales batailles pendant la guerre civile libanaise du côté du parti communiste libanais. L’article en question parlait du tas`id (escalade) mais dans la rhétorique de l’opposition au Liban, on a à plusieurs reprises clairement indiqué que toutes les étapes d’escalade adhéreront au principe de la lutte et des protestations non-violentes.

  • permalien K :
    6 janvier 2007 @17h38   « »

    Aux arabophones, cet interview de Michel Aoun dans le meme quotidien Al Akhbar ou l’ancien general indiquerait clairement que l’escalade serait pacifique.

  • permalien K :
    6 janvier 2007 @18h19   « »

    Intéressant éditorial d’un arabe pragmatique (la signification du mot modéré étant trés fortement corrompue de nos jours, je m’excuse d’insister), Rami G. Khouri en l’occurence, dans le Daily Star Liban daté du 6.01.2007 :

    « Des nombreuses transformations ayant lieu dans l’ensemble du Moyen-Orient, la plus saisissante est que la nouvelle architecture régionale de sécurité émergeant graduellement dans le monde arabe semble être contrôlée presque totalement par des parties non-Arabes : L’Iran, la Turquie, Israel, les Etats-Unis, et maintenant l’Ethiopie. » (...)

    « Cette image effraye par l’incapacité généralisée des états arabes dans la création et la gestion de leur propre ordre sécuritaire. Ce qui reste peu clair est comment l’énorme puissance des groupes islamistes militants et de résistance se traduira en un engagement formel avec un nouveau système régional de sécurité. Le mieux que nous puissions espérer est que les Islamistes qui gagnent des élections démocratiques assumeraient le pouvoir et contrôleraient de façon responsable les affaires de l’Etat et de la société, y compris les relations diplomatiques capitales avec les pouvoirs régionaux et étrangers. Les tentatives de l’Iran, de la Syrie et d’autres pour controler les Islamistes ne fonctionneront pas à la longue, parce que les Islamistes n’ont de légitimité et d’impact que dans leur rôle en tant que défenseurs spécifiques de la nation des droits de leurs propres peuples, pas comme agents de gouvernements étrangers. »

  • permalien Vvolodia :
    6 janvier 2007 @18h37   « »

    http://www.ism-france.org/news/article.php ?id=6031&type=analyse&lesujet=Racisme n’est pas opérationnel, Pivert. Désolé.

    Concernant Aloni, qui se plaint d’un état raciste, si elle vivait en tant que juive dans une "démocratie" (lol) musulmane, elle saurait ce que veut dire démocratie. Elle peut s’exprimer, qu’elle cesse de chialer. Nous n’avons pas crée un état pour nous préoccuper des palestiniens, dont les autres arabo-musulmans se fichent. Ce n’est pas marqué "la poste" sur notre front. Dans la limite du possible, en attendant une paix future que les peuples israéliens et palestiniens appellent de leurs voeux, si vous, ici, sur ce blog, souhaitez le contraire.

    "L’idée qu’un Etat puisse avoir un quelconque droit n’est pas seulement bizarre : elle est totalement étrangère au droit international. Les personnes ont des droits, les peuples ont des droits. Les Etats, non. Et c’est précisément là le point crucial : quand Israël exige que son « droit à l’existence » soit reconnu, le sous-entendu est que nous ne parlons pas, ici, de la reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat nation ordinaire, mais en tant qu’Etat d’une population spécifique : les juifs."

    l’état représente le peuple qui l’a élu à sa tête ; c’est à dire que la fonction de Président représente l’Etat d’Israël, et ses différentes composantes, juifs, musulmans, chrétiens, etc....etc...."L’état est un groupement humain fixé sur un territoire déterminé soumis à une même autorité et pouvant être considéré comme une personne morale". (petit Robert)

    Eyal Sivan, c’est trop compliqué pour moi. Vous pourriez m’expliquer ? mais en français, hein ? "la question de son droit national en tant que peuple israélien et non plus en tant qu’Etat d’Israël."" sans état, un peuple n’a aucun droit. Dans la conception occidentale d’état et de peuple souverain. A moins que vous n’admettiez que seuls les musulmans ont des droits de par le monde, où qu’ils soient, et jamais les juifs ?

    Quand au droit à l’existence d’Israël, Denis ? allons, un peu de courage, posez votre souris sur votre bureau, et venez y voir. Venez en Israël, venez dire en face "je nie à Israël le droit d’exister".... Ce n’est pas avec vous ou vos pareils qu’Israël signera la paix, et la paix viendra, comme avec la Jordanie, l’Egypte, et beaucoup de pays arabes. Je sais vous et vos semblables vivez, vous vous gorgez de la misère humaine.

    Fabienne Messica est une pédagogue, pleine de bons conseils, mais qui est totalement ignorante du monde juif dans les pays arabes. Vous voulez une leçon sur la dhimmitude ?

  • permalien K :
    6 janvier 2007 @19h01   « »

    Aux anglophones, un site américain traduisant des articles de journaux arabes : http://www.mideastwire.com/.

  • permalien Vvolodia :
    6 janvier 2007 @20h21   « »

    K, je ne comprends pas cette phrase

    « Des nombreuses transformations ayant lieu dans l’ensemble du Moyen-Orient, la plus saisissante est que la nouvelle architecture régionale de sécurité émergeant graduellement dans le monde arabe semble être contrôlée presque totalement par des parties non-Arabes : L’Iran, la Turquie, Israel, les Etats-Unis, et maintenant l’Ethiopie. » (...)

    La Somalie qu’est venu aider l’Ethiopie est situé dans la corne de l’Afrique. (Mon aïeule Lucy est originaire de cette région).

    Contrairement aux Arabes qui sont d’origine sémitique, les Somalis (groupe ethnique majoritaire à 95 %) appartiennent au groupe couchitique comme les Afars et les Issas de Djibouti, ainsi que les Gallas d’Éthiopie.

    pour la petite histoire, L’étendue de la localisation du pays de Kouch voisin de l’Éden, selon la Genèse, fait l’objet de discussion de spécialistes :

    le cœur du pays de Kouch : Il se situe selon l’Ancien Testament au sud de la Haute Égypte et s’étendrait jusqu’au nord de la Nubie. Certains des peuples de la Corne de l’Afrique (Afar, Somali, Oromo serait selon la tradition populaire les descendants. On peut noter dans le livre de Jérémie (Jr. 13:23), que le prophète tient pour une évidence que les Kouchites ont une couleur de peau différents des Juifs d’Israël.

    Tsippora, épouse de Moïse, était originaire du pays de Kouch.

  • permalien Clint :
    6 janvier 2007 @20h56   « »

    Le lien donné par Picvert contenait un espace inutil, ci-dessous le lien :

    En effet, il y a bien de l’Apartheid en Israel

  • permalien fb :
    6 janvier 2007 @21h29   « »

    Bonsoir,

    Pour celui ou celle qui a posé la question des juifs en iran. Géomagazine a consacré cette semaine quelques pages sur l’iran et les juifs en Iran. ETONNANT !!

  • permalien Mathias :
    6 janvier 2007 @22h31   « »

    Merci Ana.

    Les juifs orientaux en Israël-Le sionisme du point de vue de ses victimes juives, par Ella Shohat. La Fabrique, octobre 2006.

    Dans les années 1950-1960, en réaction à l’hégémonie ashkénase, des mouvements de protestation et de résistance orientaux émergent en Israël. Le plus célèbre fut celui des Panthères noires d’Israël, composé essentiellement de jeunes maghrébins juifs issus des quartiers et des cités populaires de Jérusalem. D’abord réprimées par les autorités israéliennes, puis récupérées par des groupes d’extrême gauche ou le parti communiste, et finalement écartées de la société israélienne, les Panthères noire - malgré leur brève existence - demeurent une référence pour les jeunes orientaux.

    Il faut attendre les années 1980 pour voir apparaître en même temps que le Shas (parti religieux des Juifs orientaux) une critique intellectuelle laïque chez les Orientaux. Le titre de l’article d’Ella Shohat, « Le sionisme vu par ses victimes juives », en résume la teneur. Écrit en 1988, il fut publié pour la première fois en ouverture du numéro spécial de Social Text consacré au débat colonial. Traduit ici pour la première fois en français, il est considéré comme un texte fondateur et reste une référence pour toute une génération d’intellectuels qui analysent le sionisme comme une idéologie européenne à caractère orientaliste et colonial, orchestrant l’acculturation, la sécularisation et la destruction des références identitaires des Arabes juifs.

    Les intellectuels de cette mouvance, tout en insistant sur le désastre social et culturel que fut la « sionisation » des Arabes juifs, pensent leur propre histoire en rapport avec les autres victimes du sionisme, les Palestiniens.

    « Jusqu’à présent, le discours critique alternatif sur Israël et le sionisme s’est essentiellement concentré sur le conflit israélo-palestinien, considérant Israël comme un État constitué allié au bloc occidental contre le bloc oriental, et dont la fondation même reposait sur la négation de l’Orient et des droits légitimes du peuple palestinien. Je voudrais ici élargir le débat et dépasser ces anciennes dichotomies (Orient contre Occident, Arabes contre Juifs, Palestiniens contre Israéliens) pour aborder un aspect que toutes les formulations précédentes ont éludé : la présence d’une entité médiatrice, à savoir les Juifs orientaux, également appelés misrahim, originaires dans leur grande majorité de pays arabes et musulmans. »

  • permalien
    7 janvier 2007 @00h04   « »

    Etonnant. Je lis par ailleurs "Je suis Reuven Abarjel. Je suis né au Maroc et je vis en Israël depuis 1950. Dans les années 70j’ai fondé le mouvement des Panthères noires."

    Mathias écrit, "Dans les années 1950-1960, (.....) Le plus célèbre fut celui des Panthères noires ".

    Alors qui fait quoi ?

    Sohat est irakienne d’origine, née en Israel ; je ne comprends pas ce qui l’empêche de retourner en Irak ? ce qui l’empêchait ? elle se prétend "juive arabe", ce concept n’existe pas.Elle parle de laïcité, ce concept est inconnu en Israël et dans le monde, sauf en France et en Turquie. Elle évoque les orientaux, et les confond avec les séfarades.

    Vous en avez beaucoup, des âneries de ce type ?

    Juifs arabes..... allez sur ce site, vous trouverez des juifs d’origine berbère, ou portant des noms berbères. Peu d’arabes. Arabiser autrui est une manie ? arabiser l’Algérie, ça n’a pas été suffisant?

  • permalien
    7 janvier 2007 @00h08   « »

    Je voudrais ici élargir le débat et dépasser ces anciennes dichotomies (Orient contre Occident, Arabes contre Juifs,

    elle sait pas ce qu’elle dit ? elle parle d’abord de juif arabe, maintenant elle oppose les juifs aux arabes. Il faut corriger : "orient contre occident, arabes musulmans contre arabes juifs" .....et les arabes chrétiens ? vous en faites quoi ?

    Quoi ? ils sont pour la plupart en occident, ils fuient les musulmans, beaucoup sont morts à Dammour ? Dammour, c’est où ? au Liban ?

    On peut mettre seulement un "m", à Damour ; ça rime mieux avec amour.

  • permalien saintyves :
    7 janvier 2007 @02h53   « »

    Bonsoir

    lignée censée remonter à au moins deux millénaires, alors qu’ils étaient 250 000 en 1948,

    Vvolodia tu as encore raté l’occasion de te taire, et comme d’habitude tu as tout faux, je t’explique :

    Si les juifs vivaient opprimés au Maroc, comme tu le pretends, pourquoi sont ils alors restés deux millénaires ? leur lieu de culte respectés, leur traditions, leur confession, tu vois ça ne colle pas, une autre preuve, apres la chute de Kordou en 1492, fuyant l’inquisition, ils ont emigré en Turquie, et au Maghreb, terres d’Islam.

    Ce qui implique (comme en langage mathématique) que les juifs en terre d’Islam, ont toujours veccu en symbiose avec leurs voisins arabes.

    Et ce n’est que depuis l’avenement du SIONISME que tout a changé, cette idéologie néfaste, porteuse de racismes, de barbarie, d’apartheid, de pratiques mafieuses, de complots de tout genre, de terrorisme d’etat, a bouleversé le monde, elle a crée la discorde entre les peuples, elle est entrain de semer la zizanie entre chretiens et musulmans, tu n’est pas sans ignorer que les SIONISTES sont à l’origine du fameux concept de "Clash des civilisations" par neocons et strosciens interposés, ils participent activement au morecelemnt de l’Irak en fomentant des attentats contre toutes les factions irakiennes, comme je l’ai rapporté dans le precedent forum, Ils rejettent tous les appelles à la paix, le dernier rejet remonte à une dizaine de jours par Olmert, en reponse à l’appele de Chirak et Zapatero pour une confernce internationale pour la paix au MO.

    Tu vois le SIONISME est donc le seul obstacle à la paix, une fois cette idéologie nefaste abandonnée, Palestiniens et Israeliens jouiront de la paix.

    L’ONU se doit donc de corriger l’erreure qu’elle a comise en 1948, en revenant au statut de SIONISME = RACISME d’avant 1975, et d’obliger Israel par la force s’il le faut, comme pour l’Irak, à accepter les 65 resolutions en instance, et surtout la 242 la 194.

  • permalien Pierre :
    7 janvier 2007 @09h41   « »

    elle se prétend "juive arabe", ce concept n’existe pas. - par : 7 janvier 00:04

    Mais si on quitte l’univers des "concepts"?

    S’il n’y a pas de juifs arabes, il y a, par contre, des juifs que rien ne distinguait, jusque dans un passé récent, des musulmans. Moïse Rahmani

    les juifs-arabes et la question de Palestine par Joëlle Marelli

    Les Panthères Noires

    on n’est pas loin du négationnisme...

  • permalien Vvolodia :
    7 janvier 2007 @12h11   « »

    Pierre, vous pouvez prendre en compte les écrits de Moïse Rahmani, il est égyptien d’origine et à travers ses écrits, j’ai toujours eu la sensation qu’il a conservé beaucoup de tendresse pour son pays d’origine.

    "l’autre", connais pas. Elle ne fait pas partie des "spécialistes" connus et reconnus.

    Oui, les juifs étaient difficilement reconnaissable des musulmans, si vous les mettiez à poil (tout nus) ; mais étant donné qu’ils portaient des vêtements spécifiques pour être reconnu, on les distinguait quand même. Par exemple, dans certaines contrés à certaines époques (il faudrait que je fasse des recherches pour plus de renseignements) ils ne sortaient pas les jours de pluie, afin qu’ils ne polluent pas l’eau de pluie.

    Un excellent site concernant les juifs d’Afrique du Nord ; il est question de juifs berbères, jamais ou rarement de juifs arabes.Vous avez sur ce site des extraits de Ibn Khaldoun.

    Saint-Yves, lisez ce site, et cessez d’écrire des bêtises ; les juifs sont restés en Afrique du nord parce qu’ils y étaient avant les arabes. Les arabes sont des squatters.Les juifs n’avaient pas d’autre endroit où aller.

  • permalien Pierre :
    7 janvier 2007 @14h01   « »

    Merci pour ce précisions Vvolodia, mais je connaissais déjà les sinistres écrits de Maupassant sur l’Afrique du Nord.

    Mais personne ne peux nier l’héritage "oriental" revendiqué par les séfarades.

  • permalien Mathias :
    7 janvier 2007 @15h27   « »

    « Le sionisme avait bien du mal à déraciner les communautés arabo-juives. En Irak, par exemple, malgré la déclaration Balfour de 1917, malgré les tensions suscitées par les affrontements entre Palestiniens et sionistes en Palestine, malgré la propagande sioniste dont on abreuvait les juifs misrahi des pays arabes et musulmans, malgré les attaques historiquement inédites contre les juifs irakiens en 1941, attaques indissociables des conflits géopolitiques de l’époque, et même après la proclamation de l’état d’Israël, la plupart des juifs arabes n’étaient toujours pas convaincus par le sionisme et ne manifestaient toujours aucun désir d’émigrer. Après la fondation de l’Etat hébreu, la communauté juive d’Irak continua à construire de nouvelles écoles et à fonder de nouvelles entreprises, preuve de sa détermination claire et très officielle de rester au pays. Lorsqu’en 1950, le gouvernement irakien annonça que tous les juifs qui le souhaitaient étaient libres de partir, à condition de renoncer à leur citoyenneté et à leurs biens et de s’expatrier dans un délai donné, seules quelques familles demandèrent un permis de sortie.

    Puisque la carotte ne suffisait pas, il fallu recourir au bâton. Une cellule clandestine juive, dirigée par des agents secrets envoyés par Israël, posa des bombes dans des centres juifs, afin de semer la panique parmi les juifs irakiens et de provoquer un exode massif vers Israël. Le 14 janvier 1951, un engin explosa dans la cour de la synagogue Mas’oudah Shemtov de Bagdad, alors que des centaines de fidèles s’y trouvaient rassemblés. L’attentat fit 4 morts et une vingtaine de blessés. Ces actions auraient été menées de concert par deux groupes – des sionistes israéliens, épaulés par une poignée de sionistes irakiens et des factions du gouvernement irakien (provenant essentiellement de l’entourage du dirigeant pro-britannique, Nouri Saïd) – qui auraient cédé à la pression de la campagne internationale de dénonciation orchestrée par les sionistes, et pour qui l’expulsion des juifs irakiens présentait des intérêts financiers immédiats. Prise dans l’étau de cette connivence entre le gouvernement irakien et les sionistes, la communauté juive a paniqué et s’est trouvée virtuellement contrainte au départ. La stratégie que ses partisans eux-mêmes appellent le « sionisme cruel » - c’est-à-dire, l’idée que les sionistes devaient recourir à la violence pour faire renoncer les juifs à leur exil – avait atteint ses objectifs. »

    Le sionisme du point de vue de ses victimes juives. P.63-64

  • permalien Vvolodia :
    7 janvier 2007 @15h53   « »

    -  1934

    *Constantine, Algérie : plus d’une trentaine de juifs sont massacrés par les arabes. Femmes enceintes éventrées, seins coupés, enfants égorgés.
    - 

    1941

    *IRAK - "LE FAHROUD" : 200 morts - 2.000 blessés - 1.200 maisons pillées
    - 

    1948

    - Pendaison à Bagdad de SHAFIK ADAS membre important de la communauté juive –

    - MAROC : Oujda et Jerada : Pogrom - 100 morts

    - "Aussi la Résidence passa à des actes plus conformes à son style. Après un échec d’une tentative de provocation au Mellah de Fès le soir de Mimouna, échec dû à la réaction immédiate de militants du Parti Communiste Marocain, le Contrôleur Civil Chennebault organisa à Oujda et Jerada les 7 et 8 juin 1948, le massacre d’une centaine de marocains juifs.(a. serfaty : le judaïsme marocain et le sionisme http://www.lehman.cuny.edu/deanhum/langlit/french/souffles/s15/5.html)"(confiance limitée en Sarfaty, surtout celui-ci. Qui aurait des détails?)

    En 1948, l’état d’Israël voit le jour. Des troubles éclatent au Maroc qui feront plus de 40 victimes juives. Ces émeutes provoquent le début de l’émigration vers Israël.

    -  1951

    *Attentat contre la synagogue en Irak -

    *Au début du vingtième siècle, au Yemen, eût lieu la mise en pratique de la loi islamique prônant l’islamisation forcée des orphelins. (16.000 yéménites émigrèrent de 1919 à 1948