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Discours de George W. Bush

jeudi 11 janvier 2007, par Alain Gresh

15 janvier : Alain Gresh nous demande de signaler aux lecteurs de ce blog qu’il se trouve actuellement dans l’incapacité de se connecter au site pour le mettre à jour. — L’équipe du Monde diplomatique.

Discours de George W. Bush

Le discours du président Bush sur l’Irak a été publié par le site du New York Times, sous le titre : « Transcript of President Bush’s Address to Nation on U.S. Policy in Iraq ». On peut aussi en voir des extraits sur le même site.

En voici quelques extraits traduits qui me semblent significatifs. Ils confirment la vision idéologique du président Bush, en rupture désormais avec une partie importante des élites américaines, y compris républicaines. Pour lui, le monde vit une nouvelle guerre mondiale et l’Irak est un terrain de cette guerre dans laquelle les Etats-Unis ne peuvent reculer (voir le paragraphe "troisième guerre mondiale" sur mon blog). On remarquera aussi qu’il ne fait aucune allusion à la solution du problème palestinien.

« Ce soir en Irak, les forces armées des Etats-Unis sont engagées dans un combat qui déterminera la direction de la guerre globale contre le terrorisme et notre sécurité ici à la maison. La nouvelles stratégie que je développe ce soir changera notre orientation en Irak et nous aidera à gagner dans le combat contre le terrorisme. » (...)

« Après voir analysé les succès et surtout les échecs de la stratégie américaine, le président Bush affirme : "Les conséquences d’un échec sont claires : le radicalisme islamique extrémiste grandirait, grandirait en force et gagnerait de nouvelles recrues. Ils seraient en meilleure position pour renverser des gouvernements modérés, créer le chaos dans la région, et utiliser les revenus pétroliers pour financer leurs ambitions. L’Iran serait encouragée à poursuivre sa recherche d’armes nucléaires. Nos ennemis auraient des bases sûres d’où ils pourraient planifier et lancer des attaques contre le peuple américain. Le 11 septembre 2001, nous avons vu ce qu’un refuge pour les extrémistes de l’autre côté du monde pouvait apporter dans les rues de nos villes. Pour la sécurité de notre peuple, nous avons besoin que l’Amérique réussisse en Irak. »

Après avoir affirmé que l’essentiel était de rétablir la sécurité à Bagdad (et les raisons pour lesquelles les précédents plans avaient échoué), il affirme que le déploiement de plus de troupes irakiennes et l’envoi de 20 000 soldats américains permettraient d’atteindre cet objectif. Il souligne les engagements pris par le gouvernement irakien et dit que « j’ai fait clairement comprendre au premier ministre et aux autres dirigeants irakiens que l’engagement américain n’était pas indéfini dans le temps. Si le gouvernement irakien ne remplit pas ses promesses, il perdra le soutien du peuple américain – et aussi du peuple irakien ».

Le président Bush souligne ensuite les obligations du gouvernement irakien à améliorer le sort des citoyens, sur le plan économique et sécuritaire. Il dit que le gouvernement irakien s’est engagé à investir 10 milliards de dollars à cette fin, à tenir des élections locales avant la fin de l’année, à réformer les lois sur la débaasisation (qui interdit à des anciens membres du parti Baas d’occuper des fonctions officielles) et à amender la constitution.

Parmi les objectifs fixés, l’envoi de 4000 soldats dans la province d’Al-Anbar où opère Al-Qaida. « Nos soldats, hommes et femmes en uniforme, ont supprimé la base sûre dont Al-Qaida disposait en Afghanistan, et nous ne lui permettrons pas d’en recréer une en Irak ».

« Réussir en Irak demande aussi de défendre son intégrité territoriale et de stabiliser la région face au défi extrémiste. Cela nécessite d’abord de regarder (adressing) l’Iran et la Syrie. Ces deux régimes permettent aux terroristes et aux insurgés d’utiliser leur territoire pour entrer et sortir d’Irak. L’Iran donne un appui matériel aux attaques contre les troupes américaines. (...) Nous allons chercher et détruire les réseaux qui fournissent des armes sophistiquées à nos ennemis en Irak. »

« Nous devons prendre aussi des mesures pour renforcer la sécurité de l’Irak et protéger nos intérêts au Proche-Orient. J’ai récemment ordonné le déploiement d’un nouveau porte-avions dans la région. Nous étendrons le partage des informations et nous allons déployer des systèmes de défense aérienne Patriot pour rassurer nos amis et nos alliés. Nous allons travailler avec les gouvernements turc et irakien pour résoudre les problèmes le long de leurs frontières. Et nous allons travailler avec d’autres pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires et de dominer la région. »

« Nous allons utiliser toutes les ressources diplomatiques des Etats-Unis pour rassembler des soutiens à l’Irak à travers la région. Des pays comme l’Arabie saoudite, l’Egypte, la Jordanie et les Etats du Golfe doivent comprendre qu’une défait américaine en Irak créerait un nouveau sanctuaire pour les extrémistes et poserait une menace stratégique pour leur sécurité. » (...)

« Ce qui se joue à travers le grand Moyen-Orient est plus qu’un conflit militaire. C’est la guerre idéologique décisive de notre temps. D’un côté, il y a ceux qui croient en la liberté et en la modération ; de l’autre, les extrémistes qui tuent des innocents et ont proclamé leur intention de détruire notre mode de vie. A long terme, le moyen le plus réaliste de protéger le peuple américain est d’offrir une solution de rechange pleine d’espoir face à l’idéologie de haine de l’ennemi, et cela en faisant avancer la liberté dans cette région du monde. » (...)

Après avoir annoncé sa volonté d’informer le Congrès sur la nouvelle stratégie, d’écouter le point de vue des élus, de former un nouveau groupe bipartisan qui « aidera à gagner la guerre contre le terrorisme ». Et Bush annonce sa volonté d’augmenter les effectifs de l’armée américaine.

« Et il conclut en s’adressant aux citoyens américains : L’année qui vient demandera de la patience, des sacrifices et de la détermination. Il peut devenir tentant de penser que les Etats-Unis peuvent renoncer aux fardeaux de la liberté. Mais les temps d’épreuves révèlent le caractère de la nation. Et, tout au long de l’histoire, les Américains ont toujours su faire face aux pessimistes, et nous avons pu ainsi renforcer notre foi dans la liberté. Aujourd’hui, nous sommes engagés dans une nouvelle lutte qui déterminera le cours du nouveau siècle. Nous pouvons gagner et nous gagnerons. Nous allons de l’avant avec confiance dans l’Auteur de la liberté qui nous guidera dans ces heures difficiles. Merci et bonne nuit. »

71 commentaires sur « Discours de George W. Bush »

  • permalien
    11 janvier 2007 @17h06   »

    Je pense plutôt qu’il s’agit d’une présentation opportuniste destinée au public, notamment nord américain, de la politique extérieure US. Il n’est pas assez stupide pour voir dans cette politique une troisième guerre mondiale, ni même une guerre tout court.

    Je parlerais plutôt d’allusion au problème palestinien, parce qu’une solution, difficile de penser qu’il y en ait... Mais d’un autre coté, l’intervention US en Irak a permit de détruire l’Irak en tant que nation, pour de nombreuses années au moins, ce qui est plus qu’un coup de pouce à la politique extérieure israélienne. Une part de la solution US ?

    Interessant de constater le mélange entre terrorisme extra-national et ambitions nationales, ainsi que la présentation de l’Iran comme une menace directe pour les USA. Il s’agit là évidemment d’un autre coup de pouce à la politique israélienne, autre part de la solution US. L’Iran est la dernière puissance régionale pouvant faire contre-poids à l’hégémonie israélienne.

    Sempiternel lien, au moins indirect, et totalement infondé, entre 11/09 et Irak. Pourquoi penser, de plus que des terroristes auraient besoin d’un "refuge" géographique pour préparer des attentats comme celui du 11/09 ? Preuve supplémentaire d’un habillage promotionnel d’une politique bien différente.

    « j’ai fait clairement comprendre au premier ministre et aux autres dirigeants irakiens que l’engagement américain n’était pas indéfini dans le temps. Si le gouvernement irakien ne remplit pas ses promesses, il perdra le soutien du peuple américain – et aussi du peuple irakien ».

    Le seul tournant évident de la présentation "cosmétique" de cette guerre au peuple américain est là : il s’agit désormais de montrer que la situation en Irak est de la responsabilité des irakiens. Les irakiens doivent supporter la responsabilité dde ce qui se passe en Irak aujourd’hui, en faisant abstraction de l’invasion de 2003, et de 4 ans d’occupation militaire avec son cortège d’exactions, de destructions et d’appropriations. (voie la loi sur les ressources pétrolières, par exemple).

    Pas un mot sur la Somalie et l’Ethiopie, à noter. Pas un mot sur le Liban, et donc rien sur la Palestine.

    Rien de nouveau. Je crois que la moitié de l’objectif de l’administration Bush est atteinte, l’Irak est détruit en tant que nation et seul subsiste l’Iran. Le reste n’étant que poudre aux yeux, discours de propagande ou communication, selon les termes choisis.

  • permalien Pierre :
  • permalien Abdeloum :
    11 janvier 2007 @19h11   « »

    « j’ai fait clairement comprendre au premier ministre et aux autres dirigeants irakiens que l’engagement américain n’était pas indéfini dans le temps. Si le gouvernement irakien ne remplit pas ses promesses, il perdra le soutien du peuple américain – et aussi du peuple irakien ».

    De graçe, faites que votre engagement cesse tout de suite monsieur Bush !!! Pour l’amour de Dieu, oubliez l’Irak , vous et votre peuple américain aveugle, arrogant et raciste. Oubliez le moyen orient, oubliez les musulmans ! Consacrez vous à votre pays qui tombe en ruine, sans valeur, sans moral, où les armes font rage et où l’argent est roi...

    Nous ne voulons pas de vous !!! Vous êtes la honte de ce que vous appelez : démocratie. La honte de la profession de président d’un état, la honte du progrès. Vous êtes contre la paix et la prospérité dans le monde, et seul Israel est avec vous.

  • permalien K :
    11 janvier 2007 @19h19   « »

    Quelques réflexions de Fisk aprés le discours de Bush :

    La nouvelle strtégie de Bush - La folie en marche

    ... l’histoire est salie par des hommes puissants qui ont pensé qu’ils pourraient arriver a leur manière à la victoire contre toute évidence. Napoleon vient à l’esprit ; pas l’empereur qui s’est retiré de Moscou, mais l’homme qui a cru que les guerrilleros sauvages de l’Espagne occupée par les Français pourraient être liquidés. Il les a torturé, il les a exécuté, il a créé une administration espagnole locale que nous appellerions maintenant collaborationniste, ou Al-Maliki si on devait la personnifier. Il a accusé à juste titre ses ennemis Moore et Wellington de soutenir les insurgés. Et une fois confronté à la défaite, Napoleon a pris la décision personnelle « de relancer la machine » et a avancé pour reprendre Madrid, juste comme Bush prévoit de reprendre Bagdad. Naturellement, cela s’est terminé dans le désastre. Et George Bush n’est pas Napoléon Bonaparte.

    Non, je me tournerais vers un autre, moins flamboyant et bien plus moderne politicien pour la prophétie, un Américain qui a compris, juste avant le lancement de l’invasion illégale de Bush de l’Irak en 2003, ce qui arriverait à l’arrogance du pouvoir. Pour leur pertinence ce matin, les mots du politicien conservateur Pat Buchanan méritent d’être écrits en marbre :

    « Nous lancerons bientôt une guerre impériale contre l’Irak avec toute la bravoure « en avant a Berlin » des poilus français et des tommies britanniques en marche en août 1914. Mais cette invasion ne sera pas le morceau de gateau que les néoconservateurs prévoient… Cet Islam militant qui compte une masse de millions de vrais croyants n’acceptera jamais que George Bush dicte le destin du monde islamique…

    « L’effort particulier dans lequel les peuples islamiques excellent est celui d’expulser les puissances impériales par la terreur et la guérilla. Ils ont conduit les Britanniques hors de la Palestine et d’Aden, les Français hors de l’Algérie, les Russes hors de l’Afghanistan, les Américains hors de la Somalie et de Beyrouth, les Israéliens hors du Liban… Nous avons mis en marche la route vers l’empire et au-dela la prochaine colline nous rencontrerons ceux qui y étaient avant. »

    Derniere partie a suivre

  • permalien K :
    11 janvier 2007 @19h23   « »

    Mais les Bushes et les Blairs n’ont d’expérience de la guerre qu’à travers la télévision et Hollywood ; c’est leur illusion et leur bouclier.

    Les historiens un jour se demanderont si l’Occident n’a pas plongé aussi gaiement dans sa catastrophe du Moyen-Orient du fait qu’aucun membre de n’importe quel gouvernement occidental excepté Colin Powell, et il est hors course, n’a jamais combattu dans une guerre. Les Churchills ont disparu, utilisés comme garde-robe d’ un premier ministre qui a menti à son peuple et d’un président qui, le moment venu de combattre pour son pays, a senti que sa mission Vietnamienne était de défendre les cieux au-dessus du Texas.

    Pat Buchanan a terminé sa prophetie par des mots impérissables "La seule leçon que nous apprenons de l’histoire est que nous n’apprenons pas de l’histoire."

    Voir en ligne : Robert Fisk : Bush’s new strategy - the march of folly

  • permalien Ahmad :
    11 janvier 2007 @19h41   « »

    salam,dans une interview donné à l’express , en ligne sur le site de la ldh toulon,benjamin Stora donne cette info intéressante,il dit : "le film de Gilles Pontecorvo La Bataille d’Alger, tourné en 1966, a été montré, au Pentagone, en 2003, aux officiers américains avant leur départ pour la guerre en Irak. En ce sens, le parallèle à faire entre hier et aujourd’hui n’est pas avec la guerre du Vietnam mais bien avec la guerre d’Algérie. C’est ce que reconnaissent désormais de nombreux éditorialistes de la presse américaine..." salam

  • permalien Philippe Barbrel :
    11 janvier 2007 @19h50   « »
    Escalade contre l’Iran

    Nous nous occuperons de l’Iran et de la Syrie. Ces deux régimes permettent aux terroristes d’agir en Irak à partir de leurs territoires. L’Iran fournit des équipements utilisés pour attaquer les soldats US. Nous mettrons fin aux approvisionnements venant d’Iran et de Syrie. Nous chercherons et détruirons les réseaux qui procurent des armes sophistiquées et de l’entrainement à nos ennemis en Irak.

    Il est difficile de ne pas entendre dans cette phrase l’annonce d’opérations militaires visant la logistique des insurgés sur leurs bases arrières, c’est à dire sur les territoires Syriens et Iraniens.

    Il s’agirait là d’une escalade gravissime dans la crise, qui entraînerait à coup sur une riposte Iranienne. Bush anticipe le risque et annonce le déployement d’une force prête à faire face aux représailles Iraniennes.

    Nous allons prendre des mesures pour renforcer la sécurité en Irak et protéger les intérêts Américains au moyen Orient. J’ai récemment ordonné le déployement d’un Groupe Aéronaval [2]. Nous accroitrons les échanges de renseignement et déployeront des systèmes anti missile « Patriots » pour sécuriser nos amis et nos alliés dans la région.

    Voir en ligne : Contre Info

  • permalien K :
    11 janvier 2007 @21h15   « »

    Le Sunnites s’allieront-ils aux “hérétiques de la foi” (les Chiites) à Baghdad pour combattre les Américains ? Espérons le.

    Un autre scénario, ubuesque, serait de voir chaque partie tour à tour alliée et ennemie de l’une des 2 autres parties.

    On voit bien les Américains accepter les “renseignements” du Mujahedin-e-Khalq (en fait donnés à ce groupe par le Mossad) composé des Moudjahiddines Iraniens, pourtant classé comme groupe terroriste par Washington, concernant les sites nucléaires de l’Iran.

  • permalien
    11 janvier 2007 @22h08   « »

    « ...si le triumvirat Bush-Blair-Olmert a quelque espoir d’accomplir la réfection néo-conservatrice du Moyen-Orient, il ne reste plus beaucoup de temps. Quelque chose de dramatique doit arriver bientôt.

    Un quelque chose y ressemblant peut comporter un rush pour l’Armageddon. »

  • permalien saintyves :
    11 janvier 2007 @22h10   « »

    Bonsoir

    Je croix que le c ompte à rebours pour des frappes contre les istallations nucleaires Iraniennes vient d’etre annoncé par Bush dans son dernier discour, les indices de cette invasion sont nombreux, ils trahissent cette decision prise definitivement pour une guerre contre l’Iran.

    Premier signe avant-coureur, et tres annonciateur de cette agression

    l’Assaut contre l’ambassade Iranienne à Arbil en Irak

    les points suivants viennent renforcer ma conviction personnelle sur l’imminence de cette attaque.

    - (adressing) l’Iran et la Syrie

    - déploiement d’un nouveau porte-avions dans la région

    - L’Iran donne un appui matériel aux attaques contre les troupes américaines ( l’Iran présenté comme menace pour l’armée etanusienne)

    - détruire les réseaux qui fournissent des armes sophistiquées à nos ennemis en Irak (l’Iran)

    - déployer des systèmes de défense aérien Patriot pour rassurer nos amis et nos alliés (Bouclier assuré en cas de riposte contre Israel)

    - empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires et de dominer la région ( comment pourrait le faire sans une attaque contre ses installations nucleaires )

    - d’augmenter les effectifs de l’armée américaine

    - L’année qui vient demandera de la patience, des sacrifices et de la détermination (preparation de l’opinion amaericaine à une nouvelle guerre)

    Tous ces fragments du discours de Bush (rapportés par A. Gresh) ne laissent aucun doute sur une attaque imminente contre l’Iran, la nouvelle tournée de Condoleza Rice dans le MO en vue d’une concertation avec les quatres pays alliés dans la region, en l’occurence, Israel, l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Jordanie, s’avère aussi verser dans le meme ordre d’idées.

  • permalien
  • permalien K :
    11 janvier 2007 @23h46   « »

    Opinion parue dans l’International Hearald Tribune signée Nikolas Gvosdev (redacteur en chef du National Interest) et Ray Takeyh, expert de l’Iran au Council on Foreign Relations

    Mr. President, this war is over

    Dans une tentative ultime de sauver sa présidence et de fixer son legs, le Président George W. Bush a annoncé encore une autre « stratégie pour la victoire » qui présentera 21.000 troupes additionnelles dans les champs de massacre de l’Irak. Le point que le président et une grande partie de l’établissement de Washington refuse de concéder est que la guerre de l’Irak est déjà terminée.

    Saddam Hussein est mort et tous les restes de son programme d’ADM sont tout à fait démantelés. Mais les Etats-Unis se sont montré incapables d’atteindre n’importe lequel de ses autres objectifs essentiels.

    Pendant presque quatre années, l’Amérique a essayé de reconstituer un Irak plus aimable et plus doux, ignorant le fait que l’Irak a toujours été une entité artificielle - une collection incongrue de groupes sectaires rattachés ensembles par l’empire britannique puis maintenus par la terreur Sunnite.

    L’invasion américaine a irrévocablement détruit cet édifice, du fait que les Chiites renforcés, les Sunnites aigris et les Kurdes sécessionnistes montrent peu d’entrain à concéder le pouvoir à leurs ennemis sectaires.

    Oui, Un Irak plus ou moins divisé avec une certaine collaboration entre ses provinces peut naitre. Mais un tel arrangement surviendra probablement seulement après une guerre civile prolongée et sanglante, et c’est cette guerre civile que les forces américaines - augmentées ou pas - ne peuvent plus empêcher.

    Pas plus que l’on ne peut trouver de pertinence à la déclaration du président que la bataille de l’Irak « déterminera la direction de la guerre globale contre la terreur. »

    Suite ci-dessous

  • permalien K :
    11 janvier 2007 @23h49   « »

    La triste réalité est que l’Irak est déjà l’épicentre du terrorisme anti-Occidental. L’Irak est le seul endroit au monde où des jihadistes éventuels peuvent s’engager dans des exercices de combat en direct contre les militaires des États-Unis et améliorer leurs qualifications guerrières. Il n’est pas accidentel que des techniques nées en Irak, comme « les engins explosifs improvisés » ( "improvised explosive devices" -IEDs), aient été exportées vers d’autres champs de bataille, comme l’Afghanistan.

    Il semble y avoir une idée fondamentalement fausse qu’il y a un nombre limité de terroristes potentiels dans le monde et que l’utilisation de l’Irak en tant qu’« amorce » les leurrera les détruisant par les mains des forces des États-Unis.

    L’image émotive de l’Arabe souffrant des mains des puissances occidentales a déjà produit des volontaires et des recrues innombrables pour Al Qaeda. L’occupation américaine a provoqué un esprit de lutte et de sacrifice qui radicalisera la jeunesse arabe pendant les décennies a venir.

    Le Président George W. Bush devrait prendre exemple de Ronald Reagan. Au début, Reagan a autorisé le déploiement des forces des États-Unis au Liban en 1983 sous plusieurs justifications similaires à celles utilisées aujourd’hui pour expliquer pourquoi les Etats-Unis doivent rester en Irak - pour combattre des terroristes, pour controler l’influence syrienne et iranienne, pour empêcher une escalade du conflit sectaire qui pourrait mener à une guerre générale au Moyen-Orient.

    Les experts ont averti des conséquences néfastes pour la crédibilité américaine si les troupes étaient retirées, en particulier après le bombardement des casernes marines. À son crédit, cependant, le quarantième président s’est rendu compte qu’une force américaine limitée ne pourrait atteindre aucun de ces objectifs et a retiré les troupes.

    Avec les forces terrestres des États-Unis rendues libres des vicissitudes des combats au Liban, Washington était libre de poursuivre des stratégies plus efficaces pour combattre le terrorisme et pour contrer les impacts des tragédies internes du Liban sur le reste de la région.

    Suite et fin ci-dessous

  • permalien K :
    11 janvier 2007 @23h53   « »

    Les Américains n’ont aucun intérêt à payer le prix de devenir le nouveau surveillant impérial de l’Irak ou à engager la brutale campagne nécessaire pour apaiser le pays.

    Au lieu de donner des discours sur de nouvelles stratégies pour la victoire, et de l’envoi d’un autre contingent d’Américains malchanceux dans les fournaises de l’Irak, le président aurait été plus avisé de déclarer la mission américaine terminée, et de présenter un plan pour le retrait progressif des forces des États-Unis

    L’avenir de l’Irak est entre les mains des Irakiens. Que ce soit par la violence, les négociations ou le compromis, ils seront ceux qui devront déterminer les perspectives de leur pays. Jusqu’ici, ils font des choix que les Etats-Unis abhorrent - juste comme les Libanais l’ont fait en 1975 et les Bosniaques en 1992 - et Washington n’a aucune raison valable pour changer ces décisions.

    Pour la deuxième fois dans son histoire d’après-guerre, les Etats-Unis ont été défaits dans une guerre - pas en termes militaires, mais dans son incapacité à obtenir des résultats politiques. Le défi auquel font face les chefs américains n’est pas maintenant de concevoir des plans pour prolonger la guerre, mais de trouver des moyens pour que l’Amérique regagne sa puissance et réalise ses intérêts à la lumière de ce recul.

    Voir en ligne : Mr. President, this war is over

  • permalien saintyves :
    12 janvier 2007 @02h08   « »

    Dans son discours Bush declare :

    En agissant sur les bons conseils du sénateur Joe Lieberman et d’autres membres clés du Congrès, nous formerons un nouveau groupe de travail bipartite qui nous aidera à dépasser les clivages politiques pour remporter la guerre contre le terrorisme. Ce groupe se réunira régulièrement avec moi et avec mon gouvernement ; il aidera à renforcer nos relations avec le Congrès

    Texte integral du discour de Bush

    http://usinfo.state.gov/xarchives/display.html?p=washfile-french&y=2007&m=January&x=20070111133826abretnuh0.12344

    Lieberman was the Democratic candidate for Vice-president, running alongside presidential nominee Al Gore, and became the first Jewish candidate on a major American political party ticket.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Joe_Lieberman

    L’agenda Israelien sur des frappes contre l’iRan est toujours à l’ordre du jour dans la politique de Bush au MO, avec comme conseiller Joe Lieberman ,

    ( Joe Lieberman, faucon de première, sur la pente du néo-conservatisme)

    http://usa.blogs.liberation.fr/2006/06/la_campagne_des.html

  • permalien Pierre :
    12 janvier 2007 @06h49   « »

    Le président énonce les mesures destinées à garantir « la survie d’une jeune démocratie » :

    "Les conséquences d’un échec sont claires : les extrémistes islamiques monteraient en puissance et gagneraient de nouvelles recrues. Ils seraient en meilleure position pour renverser des gouvernements modérés, créer le chaos dans la région et utiliser les revenus du pétrole pour financer leurs ambitions.

    Ce qui est en jeu, c’est « la survie d’une vieille démocratie » :

    Des activistes veulent empêcher l’envoi de renforts en Irak

    IRAK - Bush, lonesome cowboy

    Le Sénat américain s’opposerait à l’envoi de renforts en Irak

    Des démocrates reprochent à la nouvelle stratégie en Irak de Bush  d’aller "dans la mauvaise direction"

    Irak : Bush à contre-courant de l’Amérique et du reste du monde

    « Il s’agit de la lutte idéologique décisive de notre époque »

    Bush étend le conflit irakien sur le territoire des États-Unis, mais rien n’est perdu tant qu’il tient la ZONE VERTE!

  • permalien K :
    12 janvier 2007 @08h56   « »

    Selon Paul Craig Roberts, le renforcement (“surge”) en Irak [serait un] écran de fumée pour dissimuler l’attaque qui se prépare contre l’Iran, et pour détourner l’attention du Congrès à cet égard.

    À mon avis cela s’intègrerait aussi comme poste de défense avancé pour contrer les représailles Iraniennes contre Israel.

    Dans cette optique on comprend, comme cela été révélé hier soir par Al Manar (la TV du Hezbollah), l’atterissage hier à l’aéroport de Beyrouth d’un avion cargo américain transportant des armes destinées aux “forces de sécurité intérieure” Libanaises (et non pas à l’armée comme on peut lire dans les sites occidentaux) mieux connues au Liban sous le nom de Milice du camp du 14 Mars. Cette dernière serait chargée de combattre le Hezbollah, l’empéchant d’exercer des représailles contre Israel : encore un objectif irréalisable.

    Bref, l’intéret de 2 fanatismes sont en jeu, celui de l’état juif, et celui des néoconservateurs américains qui veulent lutter contre le “satan musulman” et dont les liens directs avec les plus puissantes compagnies du pétrole sont archi connues.

  • permalien K :
    12 janvier 2007 @09h01   « »
    Precision

    La nouvelle a été donnée hier, mais la date d’arrivée de l’avion cargo n’a pas été précisée (hier ou avant?).

  • permalien Contre Info :
    12 janvier 2007 @11h41   « »
    Message personnel à l’attention de K

    Contre Info souhaiterait reproduire votre traduction de l’edito de Fisk. Pouvez vous nous contacter ?

    ( toutes nos excuses aux lecteurs du blog pour cet usage inhabituel des commentaires.... )

    Merci d’avance

    Voir en ligne : Contre Info

  • permalien
    12 janvier 2007 @11h44   « »

    Al Jazeera en arabe rapporte que le Chef du parti travailliste israélien et ministre de la guerre Amir Peretz a décidé de nommer le député arabe israélien M Ghaleb Moujadla, palestinien d’avant 48, au poste de ministre ministre de la culture. Groucho

    Voir en ligne : groucho

  • permalien K :
    12 janvier 2007 @13h34   « »

    A l’attention de contre info : sans probleme. Il s’agit néanmoins d’une traduction partielle.

  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
    12 janvier 2007 @14h51   « »

    Quoi de neuf sur le front de la guerre des civilisations?

    Des mois après l’invasion américaine de l’Irak, et après une longue bataille juridique avec la Maison-Blanche, il a été révélé que le contrôle des champs pétrolifères d’Irak était une des principales questions discutées lors de la réunion « Energy Task Force » du vice-président Dick Cheney avec des cadres de l’industrie pétrolière en 2001.

    Ce jardin des délices pour les pétroliers, plus de trente ans après la nationalisation du pétrole menée à bien par le président de l’époque Hassan al Bakr et par le vice président Saddam Hussein en 1972, sera bientôt à nouveau prêt pour être exploité à des conditions très favorables par les grandes multinationales comme la BP et la SHELL britanniques et les américaines EXXON et CHEVRON. Et, le cas échéant, les compagnies USA pourraient laisser quelques miettes, concernant les gisements de Nassiriya, à l’ENI.

    La sanctuarisation de l’ensemble de la filière pétrolière reste pour l’instant hors de portée des autorités. Les investisseurs privés étrangers rechignent à s’engager compte tenu du contexte de guerre civile. La Banque mondiale a estimé en 2006 que les coûts liés à la sécurité ont absorbé plus du quart de l’aide internationale prévue initialement pour la reconstruction de l’Irak.

    Brandissant des panneaux proclamant "Rapatriez les soldats - maintenant" ou encore "Plus de pétrole au prix du sang", les manifestants ont hué l’apparition de Bush sur l’un des écrans géants situés sur la célèbre place new-yorkaise.

  • permalien K :
    12 janvier 2007 @19h42   « »

    Washington Post en date d’aujourd’hui :

    Dans leur évaluation annuelle mondiale des menaces devant le Senate Select Committee on Intelligence, Negroponte et d’autres chefs de haut rang du service de renseignement national ont fourni une évaluation lugubre des régions et des conflits au centre de l’ordre du jour de la politique étrangère du Président Bush

    L’Irak est à un violent et « périlleux tournant » tandis qu’Al-Qaeda augmente de manière significative son extension globale, efficacement immunisée contre la perte des chefs dans la bataille, a dit au congrès hier le directeur du service de renseignement national John D. Negroponte. Il a également averti que les Talibans mènent une insurrection vigoureuse en Afghanistan, que le Pakistan est devenu un asile sûr pour les chefs terroristes et que la puissance régionale croissante de l’Iran menace la stabilité du Moyen-Orient.

  • permalien K :
    12 janvier 2007 @20h39   « »

    Les cinq failles du Plan du Président selon Zbigniew Brzezinski ancien conseiller de sécurité nationale du President Jimmy Carter :

    · Il [le discours de Bush] a fourni une analyse plus réaliste de la situation en Irak que lors de tous les rapports présidentiels précédents. Il a reconnu l’échec, bien qu’il n’ait pas reconnu sa responsabilité personnelle. Sa tournure était moins Islamophobe qu’à l’usuel depuis le 9/11, bien que le président n’a pu résister encore une fois à la tentation de s’engager dans une simplification exagérée démagogique du défi des Etats-Unis en Irak, l’appellant une lutte pour sauvegarder « une jeune démocratie » contre des extrémistes et un effort pour protéger la société américaine des terroristes. Les deux propositions sont plus que douteuses.

    · l’engagement de 21.500 troupes supplémentaires est un truc politique d’importance tactique limitée et sans avantage stratégique. Il est insuffisant de gagner la guerre militairement. Cela engagera les forces des États-Unis dans des combats de rues sanglants qui ne résoudront pas définitivement l’agitation en cours et les différents sectaires et ethniques, pour ne pas mentionner l’insurrection anti-Américaine.

    · La décision d’augmenter le niveau de l’intervention militaire des États-Unis pendant que l’on exige des « repères » du régime irakien « souverain », et le fait de souligner la menace extérieure constituée par la Syrie et l’Iran, laissent l’administration avec deux options une fois qu’il devient clair — comme il est presque certain que cela sera le cas — que les repères ne sont pas rencontrés. Une option est d’adopter la politique du « blâmer et partir » : c.-à-d., de se retirer parce que le gouvernement irakien a manqué aux engagements donnés. Cela n’apporterait pas un remède au douteux scénario de la « chute de dominos », que le président a décrit si souvent comme une conséquence inévitable et terrifiante du retrait des États-Unis. L’autre alternative, menaçant peut-être déjà de poindre dans l’esprit de Bush, est d’élargir le conflit en prenant des mesures militaires contre la Syrie ou l’Iran. C’est un pari sans risque qu’une partie des néocons autour du président et à l’extérieur de la Maison Blanche favoriseront. D’autres, tel que le Sénateur Joseph Lieberman, peuvent également le favoriser.

    A suivre

  • permalien K :
    12 janvier 2007 @20h41   « »

    Les cinq failles du Plan du Président (suite et fin)

    · le discours n’a même pas exploré la possibilité de développer un cadre pour une solution politique certaine. La recherche d’une solution politique exigerait un dialogue sérieux sur une décision Américano-Irakienne commune concernant la date finale du retrait des États-Unis avec tous les authentiques chefs politiques irakiens qui commandent le respect et disposent de la force. La majorité des irakiens, montrent les sondages d’opinion, favorisent un tel retrait au cours d’une période relativement courte. Une date conjointement fixée faciliterait un effort d’engager tous les voisins de l’Irak dans une discussion sérieuse sur la sécurité et la stabilité régionales. Le refus des États-Unis à explorer la possibilité de discussions avec l’Iran et la Syrie est une politique d’ostracisme qui entre bien dans le style diplomatique de l’administration qui consiste a utiliser les slogans en lieu et place des stratégies.

    · le discours reflète une profonde ignorance de notre ère. L’Amérique agit comme une puissance coloniale en Irak. Mais l’âge du colonialisme est terminé. Faire une guerre coloniale a l’âge post-colonial c’est conduire à sa propre perte . C’est la faille mortelle de la politique de Bush.

  • permalien K :
    12 janvier 2007 @21h24   « »

    La traduction complète, qui m’a trés généreusement été attribuée, de l’article de Fisk est disponible sur le site Contre Info.

  • permalien K :
    12 janvier 2007 @21h57   « »

    Le renforcement du corps expéditionnaire est prévu non pas par l’affectation de troupes supplémentaires - il n’y en a tout simplement pas en réserve - mais en allongeant les durées des tours d’opération ou en anticipant leur dates.

    Ce qui s’accorde bien avec un précédent article du journal Le Monde (lien désactivé depuis- http://www.lemonde.fr/web/imprimer_...) ou il est dit :

    La force de combat la plus puissante au monde semble épuisée. Si une crise importante éclatait quelque part dans le monde - imaginons : une attaque nord-coréenne contre la Corée du Sud - l’armée américaine ne pourrait pas, aujourd’hui, y déployer dans l’urgence plus de deux à trois brigades de combat d’active (7 000 à 10 000 hommes) !

  • permalien Pierre :
    12 janvier 2007 @22h32   « »

    Noam Chomsky :

    "Toute avancée vers la souveraineté en Irak encourage la lutte pour les droits humains et pour l’autonomie dans cette région - et il se trouve que c’est l’endroit où se trouve la plus grande partie du pétrole saoudien."

    "Il y a donc de fortes raisons qui font que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne tenteront par tous les moyens de conserver le contrôle de l’Irak. Les Etats-Unis ne construisent pas une énorme ambassade de type palais -de loin la plus grande du monde, un peu comme une ville séparée à l’intérieur de Bagdad- et n’envoient pas des fonds pour des bases militaires pour finalement laisser l’Irak aux Irakiens. Cela ne permettrait pas aux entreprises états-uniennes de prendre le contrôle des immenses richesses de l’Irak."
  • permalien chahid :
    12 janvier 2007 @22h35   « »

    L’épisode « Johnson et Mac Namara » est en train de se répéter ! Il faut juste changer « Vietnam » par « Irak » !

    Voir en ligne : L’épisode « Johnson et Mac Namara »

  • permalien farouq :
    12 janvier 2007 @22h51   « »

    un article intéressant de Robert Fisk

    "Comment l’Occident a armé Saddam, lui a fourni des renseignements sur ses « ennemis », l’a équipé pour ses atrocités – et s’est ensuite assuré de son silence"

    http://www.antigone-net.net

    Farouq

    Voir en ligne : http://www.antigone-net.net/index.p...

  • permalien saintyves :
    13 janvier 2007 @02h54   « »

    Bonsoir

    Des sources militaires à la Maison et au Pentagone, ont largement signalé que les plans de la planification pour une action militaire contre les emplacements nucléaires iranien sont déjà entamés.

    Ceci a fait l’objet d’opposition entre deux point de vu, ceux qui indiquent que l’U.S. doit seulement détruire le programme nucléaire Iranien, et ceux qui préconisent le changement de régime et pas simplement la destruction du programme nucléaire.

    Les cibles probables pour des attaques aériennes incluent des équipements dans Bushehr, Natanz and Ara, et l’usine d’enrichissement d’uranium de Ispahan aussi bien que les usines de construction de missiles balistiques, les centres de renseignements, et le gouvernement. Is Regime Change a Panacea ?

    On January 23, the Committee on the Present Danger (CPD), co-chaired by former Director of Central Intelligence R. James Woolsey, and former Secretary of State George P. Shultz, released a stronger version of its “Iran Policy Paper”, first released in 2003. The paper calls for U.S. foreign policy to focus on regime change in Iran.

    Les insinuations du JINSA sont on ne peut plus claires, sur l’imminence d’une attaque des installations nucelaires Iraniennes.

    l’Institut Juif pour des Affaires de Sécurité Nationale, (en AMERICAINE s’il vous plait),

    Il est plus influent que l’AIPAC et toutes les autres organisations SIONISTES et de LOBBYING mades in USA

    site officiel :

    http://www.jinsa.org/home/home.html

    Voir en ligne : JINSA l’Institut Juif pour des Affaires de Sécurité Nationale

  • permalien Pierre :
    13 janvier 2007 @10h30   « »
    LET’S GO EAST!

    (Le vent qui souffle au Moyen-Orient n’est pas celui de la tradition hébraïque)

    "La Maison-Blanche, pour tenter de tromper l’opinion publique, prétend vouloir faire en sorte que l’Irak ait un gouvernement fort permettant de restaurer la paix civile et sa souveraineté. Rien n’est plus faux : un Irak fort avec ce que cela suppose de volonté d’indépendance est un véritable danger pour la volonté hégémonique US.

    Afin de tenter de réaliser cet objectif premier, dès l’invasion de l’Irak, le Pentagone a mis en oeuvre un programme (qui a déjà coûté plusieurs milliards de dollars et qui, lui, n’a connu aucune variation ni contretemps) d’édification de bases géantes permanentes. On en parle très peu dans les médias, souligne Tomdispatch (1), un journal en ligne alternatif états-unien qui a révélé cette réalité occultée. Il y a actuellement cinquante-cinq bases US en Irak dont quatre au moins ont été construites et continuent à être développées pour durer des dizaines d’années."

  • permalien Vvolodia :
  • permalien Vvolodia :
    13 janvier 2007 @14h15   « »

    je suis à votre disposition pour une traduction, Saint-Yves. En langage des signes, bien entendu.

  • permalien K :
    13 janvier 2007 @16h04   « »

    Que pense Pat Buchanan de la sincérité des intentions, telles qu’elles ont été proclamées dans son discours, de Bush ?

    Encore une carte à jouer

    Ce n’est tout simplement pas croyable. Parce que, si la situation est aussi difficile que Bush l’indique et le désastre potentiel aussi terrifiant qu’il le décrit, la chose logique à faire serait de tripler le nombre des troupes en Irak et de l’amener à combattre indéfiniment.

    Comment expliquer le décalage ? Bush exagère-t-il absurdement les conséquences d’un désengagement ?

    Non. Les intérêts stratégiques des Etats-Unis au Moyen-Orient sont en effet en danger en raison de la folie ahurissante de notre élite politique qui y a conduit quand ils ont lancé cette guerre insane.

    Mais Bush ne peut pas aujourd’hui mener à la victoire, parce que la guerre est perdue à l’intérieur des Etats-Unis. Deux-tiers des américains sont peu disposés à faire des sacrifices pour sauver l’Irak. Bien qu’ils ne veuillent pas une défaite et puissent ne pas réaliser les conséquences d’une défaite, ils sont disposés à risquer une défaite, plutôt que de continuer à lire que des enfants américains sont conduits à la mort et au démembrement à Bagdad et Anbar. Le peuple désire la sortie et dit “merde” aux conséquences.

    (...)

    Mais Bush sait que la carte qu’il a joué ne va pas sauver son legs, la crédibilité de son pays et la position de l’Amérique comme superpuissance.

    Ce qui m’amène à croire que Bush a encore une autre carte à jouer, un joker. Qu’est-ce que ce pourrait être?

  • permalien K :
    13 janvier 2007 @16h25   « »

    Encore une carte à jouer (Suite et fin)

    Au milieu de son discours, presque en aparté, Bush a émis une accusation appuyée et a proféré une menace directe - envers Téhéran.

    Pour défendre “l’intégrité territoriale” de l’Irak et stabiliser la région face au « défi extrémiste », Bush a proposé de « commencer à faire face à l’Iran et la Syrie. »

    « Ces deux régimes sont en train de permettre aux terroristes et aux insurgés d’utiliser leur territoire pour leurs déplacements à l’intérieur et hors d’Irak. L’Iran fournit une aide matérielle aux attaques contre les troupes Américaines. Nous arrêterons ces attaques contre nos forces. Nous arrêterons le flux de l’aide en provenance d’Iran et d’Irak. Et nous traquerons et détruirons les réseaux fournissant armes de pointe et un entraînement à nos ennemis en Irak. »

    Maintenant tous les réseaux fournissant « des armes de pointe et un entraînement » aux jihadistes et aux insurgés sont hors d’Iraq. Sinon ils auraient déjà été éliminés par les frappes aériennes.

    Alors ou sont-ils ? Réponse : En Iran et en Syrie. Et Bush dit que nous « traquerons et détruirons » ces réseaux. Ce qui suggére à l’auteur de ces mots que, alors que le « renforcement » est modeste, Bush a à l’esprit un type différent d’escalade- Elargir la guerre en attaquant la source de l’instabilité dans la région : Tehéran.

    « J’ai récemment ordonné le déploiement d’un nouveau porte-avions dans la région a dit Bush. ….. nous allons déployer des systèmes de défense aérien Patriot pour rassurer nos amis et nos alliés. »

    Mais il n’est nul besoin d’un nouveau porte-avions enIrak . Et les insurgés n’ont pas de missiles contre lesquels il y aurait besoin de missiles Patriot. Ces dernières ne seraient nécessaires que si vous visez un pays qui lui possède des missiles qu’il pourrait utiliser en représailles contre vous.

    Ce que Bush a signalé mercredi est que des attaques aériennes sont projetées contre les « réseaux » iraniens. Cela produirait une réponse iranienne. Cette réponse déclencherait des frappes américaines sur les installations nucléaires de l’Iran, qu’Israël et les néocons réclament a grands cris.

  • permalien Daniel :
    13 janvier 2007 @17h35   « »

    Merci à K.

    Lire aussi l’interview, dans Le Monde d’aujourd’hui, de Francis Fukuyama, professeur d’économie politique internationale à l’université Johns Hopkins de Baltimore : "Il y a chez George Bush une "incapacité à reconnaître la réalité"

    ...

    "Je ne pense pas que ce qui pourrait se passer sur le front israélo-palestinien ait une grande influence en Irak. Mais c’est toujours une bonne idée, pour les Etats-Unis, de faire des efforts, même si les chances de renverser le processus de dégradation actuel sont très faibles."

    Comment voyez-vous les tentatives des Européens de régler le dossier nucléaire iranien par la négociation ?

    "Les Iraniens veulent avoir l’arme nucléaire, et rien de ce qu’on peut leur offrir ne les détournera de cet objectif. Jusqu’à l’arrivée de Mahmoud Ahmadinejad au pouvoir, il y avait une réelle possibilité d’avoir un grand marchandage, mais les Européens seuls n’étaient pas en mesure de le proposer. Si les Etats-Unis avaient été prêts à établir des relations diplomatiques avec Téhéran et à reconnaître le rôle de l’Iran comme puissance régionale, une solution globale aurait été possible. C’est beaucoup moins probable maintenant. Je pense que l’Iran aura des armes nucléaires."

    ...

    "L’Irak est sans doute le plus grand désastre de politique étrangère depuis le Vietnam."

    Sera-t-il très difficile de réparer les dommages ?

    "Je pense que c’est au moins l’affaire d’une génération. Je ne comprends pas qu’on n’ait pas encore fermé la prison de Guantanamo Bay. Ce serait le point de départ de ce processus de réparation."

  • permalien K :
    13 janvier 2007 @18h37   « »

    Voir l’article de dedefensa.org qui ne partage pas le point de vue de Buchanan et estime au contraire que Bush, en liant la crise Irakienne au probleme Iranien, a lui meme fourni au Congrés le baton qui lui est destiné.

  • permalien Pierre :
  • permalien K :
    13 janvier 2007 @22h32   « »

    Des officiels Américains auraient confié à CBS qu’une opération terrestre « secrète et aggressive » avait débuté contre les « réseaux » Iraniens présents en Irak. Ceci ajouté à l’arrestation des 6 Iraniens considérés par les officiels irakiens comme des diplomates, peut etre Bush espère t-il ainsi déclencher une riposte Iranienne sous la forme de missiles sur lesquelles il serait inscrit : “Allah Akbar, mort aux infidèles!”

  • permalien K :
    13 janvier 2007 @23h22   « »

    Charley Reese, commentant sur antiwar la terreur que Bush veut combattre : Si vous voulez savoir ce que la vraie terreur veut dire, Dieu vous en préserve, attendez juste que vous soyez au sol et que quelqu’un lance de puissants explosifs sur vous. Un etre humain sans défense contre une attaque aérienne.

    Et si vous voulez savoir sans prendre de risque, vous pouvez demander aux civils Irakiens, Palestiniens et Libanais, sans oublier les civils Serbes.

  • permalien Ahmad :
    14 janvier 2007 @00h09   « »

    salam,Bush a ainsi réagi,aux critiques sur sa gestion de l’irak,comme d’habitude,il a su récupéré les critiques pour les mettre aux servives de son idéologie,il est interressant de voir comment,un glissement s’est opéré du terrorisme vers l’extrémisme,élargissant le champ de ceux qu’il faut combattre.On voit aussi l’utilisation du terme de modération,un terme qu’il faudra dénoncé,car il un mot pour tromper,un mot bon en luimème ,mais qui est instrumentalisé pour tromper sur la rélaité et diaboliser la résistance. en effet on entend parler de palestinien modéré ,mais qu’est ce que cela veut dire,comment peut-on parler ainsii d’un peuple qui subit la pire des violences et des humiliations,il faut dire de façon clair que la radicalité chez des palestiniens est le fruit de la violence israelienne,et que la violence de la résistance ne doit pas etre mis sur le mème niveau morale que la violence de l’agrèsseur:israel. Bush à réussi encore une fois donc,a instrumentaliser les critiques dans une dialectique a son avantages,de cela il à récolté,encore des critiques,mais il à dit une chose intérressante,qui est certes encore,une manipulation de langage pour justifier son nouveau plan,mais qui dit une chose vrai:ceux qui critique ce plan ont l’obligation de proposé un plan alternatif,critiquer,sans proposer est irresponsable,que proposons-nous face à son plan,que ce soit en irak ,mais aussi en palestine,et plus largement face à son grand projet de démocratisation du monde musulman(encore une manipulation),notre absence d’alternative,clair et concrète,est surement le meilleur allié de l’action de bush et de ceux qui le suivent,salam

  • permalien K :
    14 janvier 2007 @00h59   « »

    Pour Paul Rogers, du think tank britannique “Oxford Research Group”, la décision d’augmenter le nombre de troupes des Etats-Unis en Irak est un cadeau à Al-Qaida. :

    Le mouvement d’Al-Qaida est engagé dans un exercice révolutionnaire mesuré en décennies et s’étirant potentiellement sur un siècle, et c’est une entreprise qui est dirigée contre les élites des régimes du Moyen-Orient et de l’Asie occidentale et, de manière au moins aussi importante, le « lointain ennemi » Américain. Pour Al-Qaida il est certainement possible qu’un retrait des USA d’Irak ferait de ce dernier un terreau fertile pour des camps de formation et une base territoriale pour des opérations en Arabie Saoudite, en Jordanie et ailleurs.

    Mais il est également probable que l’absence des forces d’occupation émousserait énormement l’insurrection, aussi bien en forçant la majorité Chiite à rechercher un compromis politique avec la minorité sunnite, sachant que toute tentative de domination de cette minorité aura comme conséquence à long terme la violence et l’instabilité, au détriment de la communauté Chiite .

    Pour Charles Sullivan, Bush ne possède pas d’âme.. :

    L’Amérique est devenue l’antithèse de tout qu’elle prétend être. Nous sommes les plus grands fournisseurs de violence que le monde a jamais connu ; les plus grands marchands d’armes sur terre ; et la mort et la misère sont nos principales exportations. Tout est en vente ici, même les âmes tourmentées des hommes, du moins ceux qui en possèdent encore. ...

  • permalien saintyves :
    14 janvier 2007 @01h12   « »

    Normal, Saint-Yves

    Apparently a firm believer in eugenics, Watson also feels "Ashkenazi Jews" - Jews descended from the medieval Jewish communities in the area of Germany - have higher intelligence than other people.

    Bonsoir à tous Bonsoir Vvolodia

    higher intelligence + arrogance = Shoa

    La survie de l’etat d’Israel reside dans son abandon du SIONISME idéologie arrogante et raciste

  • permalien saintyves :
    14 janvier 2007 @03h00   « »

    Dans son témoignage devant le Congres américain en juin 2004, John Bolton ... et maintenant ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU), a dit :

    - "nous pensons que l’Iran a un programme dissimulé de développement et de stockage d’armes chimiques" "l’ Iran continue de fournir l’importants efforts pour développer des armes de destruction massive", et "le missile Shabab 3 de 1300 Kms de portée est une menace directe contre Israël,..."

    - Des membres du parlement israélien, toute tendance politiques confondue, ont fait pression sur les Etats-Unis afin qu’ils stoppent le programme nucléaire iranien, ou Israël " agira de façon unilatérale".

    Des propos exprimant de graves inquiétudes à propos du programme nucléaire iranien ont été tenus par

    - Shaul Mofaz le ministre de la défense,
    - Silvan Shalom, le ministre des affaires étrangères,
    - et le chef du Mossad ( service secret israélien ndlt) Meir Dagan ( L’Iran présente une "menace existentielle" pour Israël).

    - Le chef du Shin Bet (sécurité intérieure israélienne ndlt) Avi Dichter, accuse l’Iran de comploter sans cesse pour attaquer des cibles israéliennes...

    Une fois qu’Israël aura largué la première bombe sur un centre nucléaire iranien,...

    L’Iran répondra – qui ne le ferait pas ? Au minimum ils enverront des missiles sur Israël.

    L’Iran peut ou non d’abord tirer sur les forces américaines stationnées en Irak, mais compte tenu des "relations spéciales" entre Israël et les Etats-Unis, il n’y a aucune chance que les Etats-Unis restent en dehors du conflit.

    La plupart des centres iraniens sont souterrains, et des bombes américaines seront nécessaires pour les détruire.

    Une fois que les Etats-Unis seront entrés dans le conflit, 150 000 soldats américains vont courir le risque de recevoir des missiles iraniens à têtes chimiques, ou d’être dépassés par des forces conventionnelles iraniennes s’engouffrant en Irak.

    Selon le plan (contenu dans " doctrine pour des opérations nucléaires conjointes"), du Pentagon, des armes nucléaires seront utilisées :

    La première bombe nucléaire... devrait avoir pour nom de code "Démo" pour :

    - démonstration que nous pouvons le faire, ne nous cherchez pas
    - pour "Démocratie" en plein essor au Moyen Orient
    - et pour les "Démocrates" au Congres qui accepteront ce programme.

    Le résultat  :

    une superpuissance nucléaire aura attaqué à l’arme nucléaire un état non nucléaire qui est signataire du Traite de Non Prolifération, et qui coopère avec l’AIEA, à l’instigation d’un état (Israël) qui n’est pas signataire du TNP, qui a probablement plus de 100 bombes nucléaires qu’il a lui-même fabriqué, et qui aura initié les hostilités par un acte militaire d’agression sans qu’il soit provoqué.

    L’IRAN A LE DROIT DE SE DEFFENDRE

  • permalien saintyves :
    14 janvier 2007 @03h37   « »

    Israël n’a plus la supériorité militaire écrasante sur ses voisins comme c’était le cas au plus fort de la Guerre froide et peut-être jusqu’au début du 21ème siècle.

    Après son échec au Liban, Israël n’a plus la capacité d’agir individuellement contre un pays de la taille de l’Iran.

    En faisant abstraction de la dimension nucléaire, l’Iran serait en mesure de rendre la pareille, d’une façon ou d’une autre. En fait, tandis qu’Ahmadinejad a haussé le ton à l’encontre d’Israël, ce dernier a étonnamment mesuré ses propos.

    L’Iran a dorénavant une influence beaucoup plus importante sur les deux flancs d’Israël, par le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza.

    Cette influence va inévitablement croître et pourrait avoir pour conséquence une augmentation de l’approvisionnement en armes sophistiquées pour les ennemis d’Israël.

    Grâce aux recettes pétrolières en hausse, l’Iran serait également enclin à soutenir les capacités militaires de la Syrie.

    L’IRAN A LE DROIT DE SE DEFFENDRE

    Voir en ligne : L’impasse nucléaire en Iran : réévaluation avant le compte à rebours final

  • permalien Pierre :
    14 janvier 2007 @07h15   « »
    Destruction massive de civilisation

    Derrières les chars, les idéologies, les souffrances, les discours, les sacrifices :

    Imaginez une petite annonce pour investisseurs qui commencerait ainsi : « Des milliers de kilomètres de plages, du soleil à en revendre, des déserts immaculés, des ruines inscrites au Patrimoine mondial, du gaz et du pétrole à gogo, une main-d’oeuvre abondante et pas chère, un marché de 560 millions d’habitants grand comme deux fois les Etats-Unis, une langue écrite partagée par la moitié de ses habitants et un consensus social irrésistible autour d’une même et (presque) unique religion, qui porta l’une des plus riches civilisations de l’histoire... »

    Le forum Forbes pour dirigeants, Moyen-Orient est la toute première conférence Forbes à se tenir dans la région. Le Forbes Conference group a rencontré un succès incomparable dans son offre de conférences de niveau mondial avec des intervenants de premier ordre parmi les leaders de l’industrie et du monde des affaires qui font le plus l’actualité. Le forum Forbes pour dirigeants, Moyen-Orient, sur invitation seulement, appellera tous les participants homologues à s’exprimer sur ce qui fait la spécificité de Forbes, le franc-parler, et approfondir les moyens à prendre pour accélérer le rythme de la croissance et de la diversification économique au Moyen-Orient, selon une formule engagée et unique alliant dialogues, débats, tables rondes et entretiens face-à-face. Le forum Forbes pour dirigeants, Moyen-Orient, accueilli par Qatari Diar, promet de livrer des informations pertinentes de haut niveau qualitatif au cours d’une manifestation de trois jours qui sera couverte par les principaux médias mondiaux du monde des affaires et de la finance.

    C’est moins romanesque mais ça fait quand même "rêver" !

  • permalien K :
    14 janvier 2007 @10h50   « »

    Il est à craindre, Pierre, que l’Eden dont revent les gens de Forbes, ne puisse point voir le jour s’il est vrai que les Etats-Unis vont frapper l’Iran de manière radicale (voir lien Mondialisation donné par St-Yves) : le Moyen-Orient, au minimum lui, ne sera plus habitable pour trés longtemps.

  • permalien Pierre :
    14 janvier 2007 @11h56   « »

    Ne sous-estimez pas la puissance de l’avidité, K.

    Ce n’est pas pas parce qu’on amuse les "régionaux" avec des "story-tellings" qu’il faut tout gober.

    Jusqu’à preuve du contraire, la feuille de route de Washington est parfaitement respectée.

    Je vous rappelle que la dérèglementation de l’Irak est terminée (pour le pétrole c’est en cours), que celle du Liban a été décidée la semaine dernière.

    Rice qui prétend ne pas avoir d’objectif en venant en Palestine s’assure quand même que les "ennemis" restent calme, le temps qu’on s’occupe de l’Iran.

    La Jordanie est déjà acquise depuis longtemps à la globalisation, et la Syrie a un pouvoir en déliquescence et tombera de lui-même dans la gueule de l’Uncle Sam (qui pour l’instant fait monter les enchères en repoussant dédaigneusemlent ses offres de services).

    Pour le Golf je n’en parle pas, c’est Disney world (dans l’espace laissé par les implantations militaires U.S.).

    Que vous le vouliez ou non, dès qu’on s’écarte des rhétoriques traditionnelles, on ne peut que conseiller aux habitant du M-O de se faire vacciner contre la variole, avant d’accepter les couvertures offertes par les fédéraux.

    Amicalement

  • permalien Vv :
    14 janvier 2007 @12h20   « »

    Normal, Saint-Yves

    Apparently a firm believer in eugenics, Watson also feels "Ashkenazi Jews" - Jews descended from the medieval Jewish communities in the area of Germany - have higher intelligence than other people.

    Bonsoir à tous Bonsoir Vvolodia

    higher intelligence + arrogance = Shoa

    La survie de l’etat d’Israel reside dans

    d’après vous, Saint-Yves, ne survivent que les cons ? (lol) Vous adhérez au message de ce prix Nobel raciste dit-on,(??) les juifs ashkénazes sont d’une intelligence supérieure ? moi aussi, j’adhère. L’état d’Israël en est la preuve. Mais personne n’a donc remarqué qu’en fait, l’amour de l’étude l’amour des livres est seul responsable ? l’amour DES livres, Saint-Yves. Pas d’UN seul livre. Si j’ai bien compris, vous préfereriez être c.. et vivant ?

  • permalien K :
    14 janvier 2007 @14h10   « »

    Pierre, corrigez moi si je me trompe, vous considérez donc qu’une frappe sur L’Iran, qui ne saurait etre que “radicale” si on veut vraiment controler la région, n’aurait pas de conséquences sanitaires et sécuritaires assez grandes sur cette zone pour dissuader les gens d’y investir ? Toutes ces prévisions ne seraient donc que "story-tellings" destinés à amuser les "régionaux" ? Si tel est le cas, Dieu vous entende !

    Amicalement

  • permalien K :
    14 janvier 2007 @15h12   « »

    Essayons de résumer la situation sur le terrain en Irak :

    Les milices Chiites seraient appuyées par l’Iran, et la Syrie hébergerait les insurgés sunnites. Et la Syrie est l’alliée de l’Iran. Et ces Sunnites et Chiites, tous deux ennemis des Américains, se tapent dessus à qui mieux mieux, et occasionnellement tapent tous deux sur les soldats américains. Et ces mêmes Chiites ont infiltrés tous les rouages de l’Etat et sont appuyés par les officiels chiites, ces derniers étant les alliés présumés des Américains. Et maintenant pour contrôler Baghdad, les Américains doivent mater les milices Chiites, en sachant que, ironiquement, ces pelotons de la mort sont le sous-produit direct de la politique des USA, [puisque] au début de 2004, ne voyant pas de fin à l’insurrection sunnite en cours, on a rapporté que le Pentagone avait décidé de former des combattants Chiites et Kurdes pour mener à bien « des missions irrégulières

  • permalien Pierre :
    14 janvier 2007 @15h34   « »

    Dans une région où il suffit que Mlle Rice "fasse un tour" pour que le Fatah et le Hamas se découvrent des liens "fraternels", tout est possible.

    Je ne sais pas se que sera l’avenir, je me borne à constater ce qui se passe et essaye de comprendre.

    Ce n’est pas moi qui a écrit de déclaration d’amour (religieux) à Bush.

    Par contre je sais que Forbes n’a pas l’habitude de perdre son temps à des réunions "Tupperwar", et que Bush a un mandat à honorer aussi devant ses honorables contributeurs.

    Pour enlever toute ambigüité quant au rôle des démocrates, je ferai remarquer qu’aucun d’entre eux eux n’a fait d’objection sur les finalités du "redéploiement" géo-politique du M.O., les critiques portent seulement sur la méthode employée. C’est normal, ils ont les mêmes contributeurs Le peuple américain a voter pour que les boys rentrent à la maison.

    Amicalement.

  • permalien K :
    14 janvier 2007 @16h49   « »

    Confirmation de l’info donnée par CBS, par Rice sur le nyt.

  • permalien K :
    14 janvier 2007 @20h02   « »

    Quelques impressions de Joseph Samaha, d’Al Akhbar le 12.01.2007, sur ce discours, selon la traduction anglaise de mideastwire

    George Bush cause le type d’irritation qui est provoquée par un disque rayé, avec la différence que l’irritation qu’on lui doit fait l’effet d’une torture en raison de son extraordinaire capacité à émettre des mensonges, et à les répèter, et à les balancer à la figure des gens, tout en demeurant indifférent aux changements de situation et à l’énorme coût humanitaire et matériel du a cette situation qui blesse des millions de personnes tandis que le capitaine reste imperturbable. Il nous a été dit de s’attendre à un discours qui allait annoncer une nouvelle stratégie en Irak et dans la région. Nous avons attendu et nous avons été punis de l’avoir fait avec un discours qui met vraiment à rude épreuve nos nerfs et notre patience.

    ...il a employé pour son propre compte un slogan israélien bien connu qui indique : ce qui n’est pas résolu par la force peut être résolu par plus de force.

    ...Il [Bush] veut dire : Nous avons fait semblant d’écouter d’autres avis mais nous en avons tiré l’enseignement que l’échec actuel dont on nous accuse est le meilleur argument dont nous disposons, ainsi nous continuons sur la meme voie parce que nous avons échoué puisque l’échec conduirait a des échecs plus graves.

    ...Il veut dire : l’essence de la solution en Irak est militaire et non politique. Le nouveau rôle américain sera lié à la violence sectaire (il n’emploie pas les mots « guerre civile ») car nous nous tiendrons d’abord avec ce côté [les Chiites] puis avec le côté opposé [les Sunnites]. Si nous ne réussissions pas alors nous blâmerons les Irakiens de ne pas assez nous aider.

    Il dit : dans le passé, nous dégagions un secteur puis nous nous retirions mais cette tactique changera car nous entrerons dans tous les secteurs. Al-Maliki nous a donné le feu vert. Il veut dire : cette fois je mentirai aux Américains et au monde plus couramment.

    A suivre

  • permalien K :
    14 janvier 2007 @20h12   « »

    suite article Joseph Samaha :

    ...il veut dire : les Irakiens doivent corriger la masse des erreurs commises par l’occupation que je n’ai pas mentionné dans le discours. La victime doit aider à organiser les opérations du bourreau. La récompense pour ceci sera que ce que Halliburton et ses amis ont volé sera donné aux « amis » irakiens.

    Il a dit : nous tirerons bénéfice des recommandations Baker-Hamilton au sujet de la formation de l’armée irakienne. Il veut dire : puisque je ne veux pas que quiconque dise que j’ai jeté le rapport « des hommes sages », j’y ai choisi seulement une recommandation qui s’avère justement être, par coïncidence, celle que m’a recommandé mon conseiller de sécurité nationale Steven Hadley.

    Il a dit : nous continuerons à chasser Al-Qaida et nous prêterons une attention particulière à la province d’Al-Anbar. Il veut dire : la guerre est sans fin. Tandis que nous attendons 4.000 nouveaux soldats pour Al-Anbar nous chassons Al-Qaida en Somalie !.

    Il a dit : nous encouragerons les pays dans la région, particulièrement les pays du Conseil de Coopération du Golfe et l’Egypte et la Jordanie, à soutenir l’Irak. Ces pays doivent comprendre qu’une défaite de l’Amérique en Irak constitue une menace pour eux. Condoleezza Rice va dans la région pour chercher du soutien à l’Irak et continuer la diplomatie nécessaire pour provoquer la paix au Moyen-Orient. Il veut dire : il y a une base pour une alliance entre les Etats-Unis et les « Arabes modérés » : les deux factions combattent l’extrémisme. Nous n’emploierons pas la démocratie pour faire pression sur nos amis s’ils commencent à considérer l’occupation comme une garantie pour eux-mêmes et s’ils aident à convaincre les insurgés irakiens d’abandonner la souveraineté. Si les Arabes modèrés veulent régler les conflits dans la région alors ils doivent oublier une solution globale et aller dans le sens d’arrangements cosmétiques du dossier Palestino-Israélien, en dépit du fait que ceci pourrait mener à des combats inter-palestiniens. (la mise en gras est de moi)

    A suivre

  • permalien K :
    14 janvier 2007 @20h16   « »

    suite ET FIN article Joseph Samaha :

    Il a dit : nous menons la bataille idéologique décisive de notre temps et les intérêts américains rendent nécessaire que nous favorisions la liberté. Il veut dire : Je n’ai pas oublié que la démocratie est l’excuse que j’ai utilisé pour justifier la guerre après la faillite de l’excuse des ADM. Il est judicieux de remettre la question de la démocratie sur le tapis comme but à long terme. Mais politiquement, la dichotomie modération-extrémisme remplace la dichotomie démocratie-totalitarisme. Il a dit : nous nous attendons à des pertes mais nous réussirons. Il veut dire : Je ne commettrai aucune de mes erreurs précédentes. Il est judicieux d’avertir quant aux pertes. Nous devons avertir les Américains que la bataille est dure tout en leur promettant que nous réussirons, ils détestent la défaite et non pas l’occupation. Il a dit : la reddition de nos ennemis ne viendra pas par des célébrations. L’Irak démocratique ne sera pas parfait mais il combattra le terrorisme. Il veut dire : la bataille est longue et l’Irak pourrait ne pas quitter le tunnel dans lequel il est entré.

    Il a dit : nous avons étudié les autres options disponibles mais nous les avons trouvées inappropriées. Mais nous continuerons de consulter le congrès et nous formerons un comité spécial à cette fin. Il veut dire : Bush est le meme avant et après les élections. Il ne voit aucun mal à négocier du moment qu’il n’agira pas selon une opinion qui sera en désaccord avec lui. Le président est celui qui prend les décisions, ceux qui n’aiment pas cela, et bien qu’ils essayent de casser ces décisions. »

  • permalien saintyves :
    14 janvier 2007 @23h26   « »

    « La préparation d’une véritable guerre contre l’Iran, au cours de laquelle il serait fait usage d’ogives nucléaires, est entrée dans sa phase finale....

    ... Peu de temps avant son attaque cérébrale, Ariel Sharon avait, quant à lui, donné à l’armée israélienne le feu vert pour commencer les attaques fin mars 2006...

    Consensus en faveur d’une guerre nucléaire

    ... On nous dit que ce n’est pas une guerre mais une opération militaire de maintien de la paix qui consistera à bombarder les installations nucléaires iraniennes. ( droles de façon de maintenir la "paix" )

    Les mini-nukes sont-elles sans danger pour les populations civiles  ?

    On a recouru à une large désinformation médiatique afin de dissimuler les conséquences dévastatrices d’une utilisation d’ogives nucléaires contre l’Iran, ...(le pouvoir des medias SIONISTES a encore bien fonctionné)...

    les armes nucléaires tactiques (low-yield mini-nukes = mini-bombes nucléaires de faible puissance) de nouvelle génération sont considérées comme "sans danger pour les populations civiles" parce qu’elles explosent sous terre ...

    Unité de commandement pour des attaques sur Terre et dans l’espace

    ...une toute nouvelle unité de commandement a été créée, la Joint Functional Component Command Space and Global Strike (JFCCSGS)....

    Le rôle d’Israël

    ...Israël stocke des armes classiques et nucléaires "made in USA" ... Ce stockage, financé par l’aide militaire américaine, était quasi-terminé en juin 2005. ...

    ... Israël a reçu des États-Unis plusieurs milliers "d’armes intelligentes" ...

    Extension de la guerre

    L’Iran a confirmé qu’il riposterait s’il était attaqué en lançant des missiles balistiques sur Israël (CNN, février 2005)...

    ...Téhéran a renforcé sa défense aérienne...

    ...une fusée russe a placé en orbite un satellite espion, le Sinah-1...

    ... l’Iran possédera bientôt un réseau de satellites constituant un système de préalerte en cas d’attaque israélienne,..

    Conséquences

    Les conséquences de tout cela sont effrayantes.

    ...En fait, la "communauté internationale" a tout simplement accepté l’éventualité d’un holocauste nucléaire... (qui touchera tous les etats du MO)

    ... En dernière analyse, ce qu’il faut, c’est de lourdes sanctions internationales à l’encontre des États-Unis et d’Israël. »...

    Ce qui ressort de cette analyse, c’est que Bush est mené par le bout du nez par Israel et ses conseillers SIONSITES, et neocon, pour detruire une autre civilsation seculaire, la Perse, et massacrer son peuple, parceque c’est ainsi qu’ont decidé les SIONISTES, qui represente le gouvernement OCCULTE etanusien.

    Voir en ligne : Préparation d’une guerre nucléaire ?

  • permalien saintyves :
    15 janvier 2007 @00h27   « »

    Si nous autorisons Israel à utiliser l’arme nucléaire contre un état musulman, alors on n’aura plus une « guerre contre le terrorisme » nous aurons une « guerre contre l’Islam » que les neocons ont toujours espéré.

    Savez vous qu’il y a un milliard de musulman dans le monde ? UN MILLIARD ;

    Ce plan est OK dirons nous, parce que les armes seront seulement « tactiques », je suis sur que les 70 millions d’habitants Iraniens, et le reste du monde musulman comprendront cette distinction.

    Non ne vous faites pas de soucis, les retombées radioactives qui ont tué vos enfants proviennent uniquement « d’armes nucléaires tactiques »

    Je sais pas pourquoi Israel nous oblige a entrer en guerre, une guerre irrationnelle contre l’Iran à sa place, c’est de la folie

    http://www.globalresearch.ca/index.php?context=viewArticle&code=UYG20070108&articleId=4382

    Ainsi s’interroge Cenk Uygur, Wharton School de l’University of Pennsylvania et de la Columbia Law School, dans cet article d’un pragmatisme etonnant, il met a nu les dessous d’un conflit sur le point d’etre declenché, s’il ne l’est pas deja, parcequ’un etat nommé Israel (disposant de l’arme de destruction massive, nucleaire), usant de son influence sur les etats unis par LOBBY SIONISTE et Neocons interposés, se croix menacé, par un etat nommé Iran ( qui ne possede pas cette arme de destruction massive)

    Quelle logique, le monde, ou plutot la pseudo "communauté internationale" est devenus folle

    Une information tres significative vient de tomber voir Aljazeera TV : Candy vient de rencontrer le président de l’autorité Palestinienne, à qui elle vient de proposer la formation d’un etat Palestinien aux frontieres provisoires, cela rappelle une certaine proposition analogue faite par Bush à la veille de son invasion de l’Irak, histoire de s’attirer la sympatie arabes et palestinienne, l’histoire est entrain de se repeter devant nos yeux

    Pour Vv les insultes sont le langage des sans personalités, et à bout d’arguments, ou de maladresse tout court.

    Voir en ligne : Préparation d’une guerre nucléaire ?

  • permalien Pierre :
  • permalien Abdeslam ziou :
    15 janvier 2007 @11h12   « »

    Je voudrais parler de toute autre chose mùais qui a un rapport avec l’orient et les nouvelels d’orient. Je viens vous parlez du maghreb, plus specialement du Maroc , ou la semaine derniére un journal intitulé nichane(on peut le traduire par droit au but ou tout droit) subit la foudre du gouvernement marocain et de sa justice corrompus.L’objet du delit est simple un journal publie un dossier sur l’analyse sociologique(dossier extrement interessant) de certaines blagues marocaines qui parlent de religion de sexe et de politique.Ces blagues( bien qu’elles soient les plus soft presente sur le marché) ont été decriés par un site internet Kowetiens, qui parle d’insulte a la religion musulmanne, des etudiants islamistes ont repris a leur compte ce discours et on fait pression pour que le gouvernement s’accapare du probléme.Les journaliste seront juger probablement à un peine de 5 ans d’emprisonnement ferme pour attteinte au valeurs sacrée de l’islame... Mais ou est l’atteinte????De plus le gouvernement marocain ne devrait-il pas pouvoir affronter un tekls probléme en se revendiquant democratique par des voix democratiques????Alors on accuse et on comdamnes, pour d’une fermer ce journal qui a leur avis est trés subversif(ecris en arabe et destiné à un pi_blique d ejeune, lapublicationa connnu un grand succés à sa sortie), et dautre part, un gouvrnement en recherche de legitimiter (le roi est commandeur des croyants), brade et menace une presse pour bien paraitre aux yeux de la population comme le garant de l’islam marocain....Quelle conneries, Qelles betises, car on voit ici aussi que nos gouvernants, utilise l’islam selon de fins purement demagogiqu