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Quand Israël et la Syrie étaient au bord de la paix

mercredi 17 janvier 2007, par Alain Gresh

Paris-Sorbonne-Abou Dhabi. Dans Libération du 6 janvier, Jean-Pierre Perrin écrit dans un article, « Piste de ski, musées... Tout pour attirer le touriste » consacré au projet de Louvre à Abou Dhabi : « C’est un point commun à toutes les monarchies arabes du Golfe : on n’y trouve presque aucune librairie. A la rigueur quelques boutiques de presse installées dans les grands hôtels où l’on vend surtout des guides touristiques de la région. » Cette remarque est absolument fausse. Il existe des réseaux de librairies arabes et anglaises dans les pays du Golfe, y compris en Arabie saoudite ; la lecture est d’ailleurs assez répandue dans ces pays où le nombre de titres de journaux est important. Je signale d’ailleurs que j’ai eu l’occasion de visiter une nouvelle librairie française qui s’est ouverte à Dubaï, Culture & Co, où l’on trouve livres et journaux français (site Internet en cours de construction). Au moment où se développe cette polémique autour du projet de Louvre à Abou Dhabi, j’ai participé à une rencontre avec une centaine d’étudiants de la nouvelle université française qui vient de s’ouvrir à Abou Dhabi. Entièrement financée par les autorités locales, la Sorbonne d’Abou Dhabi a accueilli, à la rentrée 2006, 160 étudiants et étudiantes (les cours sont mixtes) de 25 pays, une centaine suivant des cours de français intensif, une soixantaine de francophones étant inscrits dans six filières de licence : géographie, histoire, histoire de l’art, langues, littérature et philosophie. Cet enseignement est assuré en français par des enseignants de la Sorbonne soit détachés, soit venant en mission pour des périodes données. A terme, l’université devrait compter 1500 étudiants. J’ai donc parlé avec ces étudiants ; nous avons discuté de "la France et l’islam" et de la politique française, du foulard et de l’élection présidentielle. En toute liberté de ton. Que la France exporte sa "culture", est-ce négatif ? Il semble qu’il existe une espèce de mépris pour les pays du Golfe assez répandu. Bien des choses sont critiquables dans ces pays, que ce soit dans le domaine des droits de la personne, du traitement des travailleurs étrangers ou du type de développement adopté. Pourtant, une présence française dans le domaine de la culture est-elle négative ?

Juifs d’Iran. On l’oublie souvent, les 25 000 juifs d’Iran sont la seconde communauté juive au Proche-Orient après Israël. On trouvera un reportage sur eux dans le dossier du numéro de janvier du mensuel Geo intitulé « Iran, la surprise ». Dans le journal américain Forward, défini comme le quotidien juif, un article de Marc Perelman intitulé « Iranian Jews Reject Outside Calls To Leave. Push From Israel, U.S. Groups Falls Flat Despite Ahmadinejad » (Les juifs iraniens rejettent les appels extérieurs à partir. Les pressions d’Israël et de groupes américains sont sans résultat, malgré Ahmadinejad). Ce refus, note le journaliste, est d’autant plus remarquable que les juifs d’Iran ont le droit de voyager, y compris d’aller en Israël. « Maurice Motamed, le député juif du parlement, et Haroun Yeshaya, qui a longtemps présidé le comité centre juif de Téhéran, et ont régulièrement critiqué Israël, ont néanmoins publiquement condamné les positions du président iranien, notamment dans une lettre exceptionnelle au président Ahmadinejad envoyée au mois de février. » Le journaliste explique aussi que « les juifs, comme les autres minorités, sont soumis à des discriminations à cause de la nature profondément islamique du régime, qui les empêche, par exemple, d’occuper des postes au sein du gouvernement ou de devenir officiers de l’armée ».

Quand Israël et la Syrie étaient au bord de la paix

Le Monde du 16 janvier titre sur « Accord secret entre Israël et Syrie, selon "Haaretz" ». Le correspondant du journal, Michel Bole-Richard, écrit : « Selon le texte officieux publié par le journal, ni signé ni approuvé par les autorités politiques des deux pays, les négociateurs syriens et israéliens auraient convenu qu’Israël se retirera du plateau du Golan conquis en 1967 pour retrouver les frontières d’avant la guerre. Pour Damas, cette évacuation se déroulerait sur cinq ans alors que les Israéliens souhaitaient une période de quinze ans. »

L’article de Haaretz du 16 janvier, « Israeli, Syrian representatives reach secret understandings » a été écrit par Akiva Eldar, un des plus brillants journalistes israéliens. On trouvera sa traduction et la reproduction de la carte des négociations sur le site La Paix Maintenant, sous le titre « Accord secret entre représentants israéliens et syriens ». Le texte de l’accord est publié par Haaretz.

« Le quotidien israélien indique que ces conversations ont impliqué notamment le vice-président syrien Farouk Al-Chareh, le ministre syrien des affaires étrangères, Wallid Mouallem, ainsi qu’un général des renseignements syriens. Côté israélien, les pourparlers auraient été menés par Alon Liel, ancien directeur général du ministère des affaires étrangères, en compagnie de Geoffrey Aronson, un pacifiste juif américain. Alon Liel a confirmé la réalité de ces entretiens mais il s’est refusé a en indiquer la teneur. »

Rappelons que Geoffrey Aronson, qui a collaboré à plusieurs fois au Monde diplomatique, est directeur de la rechercher et des publications à la Foundation for Middle East Peace à Washington, DC. Il est directeur du bimestriel Report on Israeli Settlements in the Occupied Territories.

Ces négociations, qui ont duré de septembre 2004 à août 2006 (guerre contre le Liban), ont abouti à ce que l’on appelle un non-document (c’est-à-dire un texte n’ayant aucun caractère officiel), mais qui résume les principes d’un éventuel accord entre les deux pays. Les principes rappelés sont ceux qui avaient déjà été définis durant les négociations de la fin des années 1990 entre le gouvernement de Ehoud Barak et Hafez El-Assad.

L’histoire de ces négociations est passionnante, car elle montre comment, contrairement aux idées reçues, les dirigeants syriens étaient prêts à accepter en 2000 un accord de paix avec Israël, accord incluant la reconnaissance diplomatique. J’ai raconté l’histoire dans un article écrit avant l’échec final des pourparlers dû, comme l’ont raconté les négociateurs américains, au refus d’Ehoud Barak de prendre les décisions courageuses qui s’imposaient et qui auraient, peut-être, conduit la région sur une autre voie que celle d’aujourd’hui. Pour comprendre mieux, on pourra consulter la carte de février 2002 (avant le retrait israélien du Liban) et intitulée « Le Golan annexé et le Liban sud occupé par Israël ».

Il est clair aujourd’hui que, dans le cadre de la stratégie américaine contre l’Iran et la Syrie, ni Washington ni Tel-Aviv ne sont prêts à reprendre langue avec Damas.

« La Syrie et Israël au bord de la paix », par Alain Gresh, Le Monde diplomatique, janvier 2000.

Pour une petite actualisation, voilà ce que nous écrivions, Dominique Vidal et moi-même, dans Les Cent clefs du Proche-Orient, Hachette, 2005.

Quand il arrive au pouvoir en mai 1999, Ehoud Barak, décide de relancer la négociation avec la Syrie. Les pourparlers reprennent à Washington. Israël exige que, parallèlement au tracé des frontières, trois autres dossiers trouvent une solution : l’eau (le Golan représente un tiers des réserves d’Israël, qui demande que les flux ne soient pas interrompus) ; la sécurité (un accord de mai 1995 en a fixé les grands principes) ; la normalisation (les deux pays sont d’accord pour l’échange d’ambassadeurs et l’ouverture des frontières). La seule vraie difficulté reste le tracé des frontières. Damas exige, conformément à l’engagement de Rabin, un retrait de l’armée israélienne sur ses positions du 4 juin 1967. En décembre 1999, alors que Washington croit que l’accord est à portée de main, Ehoud Barak informe les États-Unis que, compte tenu de la situation intérieure, il ne peut pas signer un accord impliquant un retour aux frontières du 4 juin 1967. Il laisse ainsi passer une chance historique.

54 commentaires sur « Quand Israël et la Syrie étaient au bord de la paix »

  • permalien Pierre :
    17 janvier 2007 @08h45   »
  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
    17 janvier 2007 @09h39   « »

    Sénateur Hagel au secrétaire Rice :

    « Certains d’entre nous se souviennent de 1970, Madame le Secrétaire, et c’était le Cambodge, et quand notre gouvernement a menti aux Américains et a dit que nous n’avions pas franchi la frontière en entrant au Cambodge. En fait nous l’avions fait. Il s’avère que j’en sais justement quelque chose sur le sujet, de même que certains dans ce comité.

    Donc, Madame le Secrétaire, quand vous mettez en marche le genre de politique dont le président parle, c’est très, très dangereux. »

  • permalien K :
    17 janvier 2007 @10h47   « »

    En dépit de ses propos incendiaires, Ahmadinejad a toujours fait attention a ne pas stigmatiser les juifs d’Iran, et son bureau a même donné de l’argent à l’hôpital juif de Téhéran. (voir lien donné par A.Gresh)

    Il faut rappeler que les promesses de « disparition de l’Etat sioniste » d’Ahmadinejad ne constituent pas une menace physique malgré une rhétorique extremement grossière (probablement volontairement par pure démagogie).

  • permalien Daniel :
    17 janvier 2007 @11h31   « »

    IDF : Les chances de guerre s’accroissent sur les fronts libanais et syriens Amos Harel - Ha’aretz, le 11 janvier 2007.

    (...) "Pour la première fois depuis de nombreuses années, il n’y a aucune fenêtre d’opportunité positive au Moyen-Orient," ont écrit les officiers dans leur estimation." Nous devons en venir à en terminer avec cela et nous préparer en conséquence."

    (...) "L’un des objectifs mis de côté par le chef d’État Major Dan Halutz pour 2007 est de "rabaisser les niveaux de terrorisme à des niveaux peu importants." Cela signifie essentiellement bloquer le terrorisme de manière qu’il n’affecte pas la capacité d’Israël à manœuvrer diplomatiquement. Cependant, l’armée n’a pas défini publiquement combien de victimes par an constituent un niveau de terrorisme "approprié"."

    Cela étant, Dan Haloutz démissionne...

  • permalien K :
  • permalien Pierre :
    17 janvier 2007 @14h01   « »
  • permalien Pierre :
  • permalien
    17 janvier 2007 @14h31   « »

    K En dépit de ses propos incendiaires, Ahmadinejad a toujours fait attention a ne pas stigmatiser les juifs d’Iran, et son bureau a même donné de l’argent à l’hôpital juif de Téhéran. (voir lien donné par A.Gresh)

    Il faut rappeler que les promesses de « disparition de l’Etat sioniste » d’Ahmadinejad ne constituent pas une menace physique malgré une rhétorique extremement grossière (probablement volontairement par pure démagogie).

    Pensez-vous vraiment que les israéliens vont prendre le risque de savoir si ce sont des promesses en l’air ou non ? j’espère que vous plaisantez ?

  • permalien Ana :
    17 janvier 2007 @17h05   « »

    17 janvier 14:31 fait une apparition, comme la Sainte Vierge. Il n’a pas compris que ‘le risque’ est dans l’autre camp, que ce camp-là l’a toujours prouvé, qu’il nous a offert 10 guerres en moins de 60 ans, qu’il promet ceci ou cela histoire de faire patienter, de poursuivre ses vols et ses dévastations, et que ses promesses sont toujours des promesses en l’air.

    Le plus drôle, c’est que 17 janvier 14:31 ne plaisante pas. Israël non plus, qui n’a jamais su. Bombarder des 25.000 juifs d’Iran ne fait pas ciller Israël. Ces juifs-là, non sionistes, sont des juifs perdus. Sont-ce d’ailleurs seulement des juifs, s’ils n’embrassent pas fougueusement Israël, le sionisme et 17 janvier 14:31 ?

  • permalien K :
    17 janvier 2007 @19h00   « »

    Selon Joshua landis, Nasrallah dans un interview donné au journal Koweitien Al-Anba estime irréaliste à court terme une paix israèlo-syrienne parce que... les Etats-Unis ne le permettent pas. Immédiatemment aprés cette nouvelle Joshua landis propose une analyse (publiée ce mois), qu’il qualifie d’« excellente », de Reinoud Leenders professeur assistant en science politique à Amsterdam, expert du M-O, et ancien membre de l’International Crisis Group a Beyrouth. Et celui ci ne dit pas autre chose.

    Monsieur Gresh, ne me laissez pas vous supplier, pourriez vous expliquer ?

  • permalien Pierre :
    17 janvier 2007 @19h01   « »

    Fin de l’unilatéralisme?

    Accords entre la Syrie et l’Irak afin de renforcer la coopération économique bilatérale, notamment dans les domaines de l’échange commercial et du transfert du pétrole.

    L’oléoduc Irakien prend forme, ainsi que le retour du bilatéralisme.

  • permalien Pierre :
    17 janvier 2007 @19h18   « »
  • permalien saintyves :
    18 janvier 2007 @01h38   « »

    Bonsoir

    En lisant les differentes analyses concernant l’armement nucleaire virtuel Iranien, (reel chez l’etat SIONISTE), ce qui frappe c’est l’approche que font la quasitotalité des analystes, "on" ne parle que de probabilité de celui d’Israel ou des Etats Unis qui va lancer des frappes aériennes contre l’Iran. le peuple Iranien vit donc sous une reelle menace, et nucleaire par dessus le marché, Cet etat se trouve donc acculé à se resigner, et à attendre que des frappes Israeliennes ou etanusiennes viennent le bombarder, ce n’est donc pas Israel ou les etats unis qui sont menacés, non c’est l’IRAN QUI L’EST., son peuple est ignoré par la communauté internationale, il "nous donnent l’impression que sa population est constituée d’extraterrestres envahisseurs de la planette "ISRAEL"

    Ce qui me frappe encore une fois, c’est cette hallucination collective qui frappe la communauté internationale, sous hypnose par les medias SIONISTES, qui sont arrivés à :

    - diaboliser l’Iran, membre du TPN et jusqu’a preuve du contraire ne disposant pas d’armement nucleaire, n’ayant pas agressé ses voisins depuis plus de 2000 ans, entouré par des pays detenteurs de l’arme nucleaire.

    - Epargner ISRAEL pour tous les crimes de guerres qu’il n’a cessé de commettre depuis un demi siecle,
    - au Liban, (recemment 1400 morts dont un tier d’enfants),
    - en Palestine, (Israel est devenu une reference en techniques, de torture, de construction de mur d’apartheid, de massacre de RESISTANTS à l’OCCUPATION (appélés TERRORISTES comme pour l’Irak), d’executions sommaires

    Le lavage de cerveau à bien ete mené par les MEDIAS SIONISTES une vigilance intellectuelle doit etre observée pour eviter d’agir en moutonnier !

    voir l’article de Jonathan Cook paru dans le Monde Diplomatique du Novembre sur les prisons secrettes d’Israel

    L’Etablissement 1391 : c’est ainsi que l’on appelle cette forteresse de béton plantée sur une colline dominant un kibboutz, dans le centre d’Israël, presque entièrement cachée par des murs élevés et des sapins...

    ...Il (L’Etablissement 1391) ne figure pas sur les cartes, il a été effacé des photographies aériennes et le panneau qui indiquait son numéro a été récemment enlevé ...

    ...les faits horribles dont ce lieu a été la scène pendant plus d’une décennie commencent à faire surface. Un journal hébreu a qualifié l’Etablissement 1391 de « Guantanamo d’Israël », ...

    « Quiconque entre dans cette prison est littéralement susceptible de disparaître ­ potentiellement pour toujours, affirme Leah Tsemel, une avocate israélienne spécialisée dans la défense des Palestiniens (lire « Enfants qui meurent, enfants qui tuent »). Elle n’a rien à envier aux geôles des dictateurs d’Amérique du Sud. »

    Voir en ligne : Dans la prison secrète d’Israël Par Jonathan Cook

  • permalien Pierre :
  • permalien Alain Gresh :
    18 janvier 2007 @06h37   « »

    Démenti et commentaires. A la suite du démenti du gouvernement Olmert sur les négociations entre Israël et la Syrie, Akiva Eldar écrit un nouvel article dans Haaretz du 17 janvier, « The denial. Assassination of a peace initiative » (Le démenti. Assassinat d’une inititative de paux). Ce texte est disponible en français sur le site de La Paix maintenant.

  • permalien Pierre :
    18 janvier 2007 @06h47   « »
    L’AVIS DES DEBITEURS (et défenseurs de la "démocratie")

    G. W. Bush:Laissant entendre que d’immenses intérêts économiques et stratégiques étaient en jeu dans la question du contrôle de la région riche en pétrole — qu’il a opposé aux enjeux de la défaite américaine au Vietnam —, Bush a dit que « Ce qui est arrivé au Moyen-Orient est important pour notre pays. Et cela est différent de certains de nos engagements passés. »

    D. Cheney : Le vice-président a ensuite développé une perspective basée sur le rejet de toute responsabilité démocratique du gouvernement des États-Unis vis-à-vis du peuple américain. Au contraire, a-t-il soutenu, la tâche du gouvernement était d’être plus fort que le peuple, afin d’assurer que la volonté du chef exécutif (le « décideur ») prédomine sur la volonté du peuple.

  • permalien Pierre :
    18 janvier 2007 @07h05   « »
    Démenti d’un non-document ( - * - =+)

    Donc Olmert est toujours premier ministre !

    Olmert dément la réalité de la phase politique des négociations, il ne s’exprime pas sur la phase préparatoire.

    Il aurait été surprenant qu’Olmert déclare avoir stoppé des négociations avec la Syrie pour couvrir les mensonges de Bush aux sénateurs.

    Le démenti constitue un aveu!

  • permalien K :
    18 janvier 2007 @09h44   « »

    Dans l’article proposé dans son dernier post par A. Gresh on peut lire ceci :

    Il est habituel de penser que les dirigeants politiques israéliens tournent le dos à la Syrie pour ne pas fâcher les Américains, depuis que Bush a placé Assad dans l’Axe du Mal. Alors, comment espérer d’Olmert qu’il l’en sorte ?

    Mais le rôle clé joué par des citoyens américains Geoffrey Aronson et Ibrahim Suleiman dans les huit rencontres suscitent des doutes : Bush est-il la raison ou le prétexte du refus israélien de négocier ? Le renseignement américain était au courant des visites des deux Américains, et si les décideurs de Washington avaient voulu les faire échouer, ils auraient su comment faire.

  • permalien saintyves :
    18 janvier 2007 @12h10   « »

    Bonjour

    - le rejet de toute responsabilité démocratique du gouvernement des États-Unis vis-à-vis du peuple américain.
    - la tâche du gouvernement était d’être plus fort que le peuple,
    - volonté du chef exécutif (le « décideur ») prédomine sur la volonté du peuple.

    Ces trois paragraphe (rapportés par Pierre) de la declaration de D. Cheney confirme l’influence de l’ideologie du neoconservatisme adopté par l’equipe au pouvoir à la Maison Blanche.

    Cette idéologie est l’oeuvre de Leau Strauss qui s’en etait inspiré de Karl Smith son maitre et aussi le Philosophe du Troisiemme Reich

    Les néoconservateurs modernes ont reconceptualisé la théorie fasciste de Schmitt afin qu’elle s’intègre bien aux structures de croyance « fondamentalistes chrétiennes », une évolution assez inquiétante de l’administration Bush au sein de laquelle néo-conservateurs et fondamentalistes chrétiens sont légion.

    Selon le professeur allemand Heinrich Meier, il faut remonter à la source : la collaboration, dans les années 30, entre Strauss et Schmitt sur la théorie d’Etat totalitaire telle qu’elle a été développée par Schmitt...

    ... Schmitt détruisit un système constitutionnel qui avait été fondé sur les idéaux de libéralisme politique et de droits individuels...

    établir momentanément une dictature présidentielle ... Schmitt admirait beaucoup Mussolini ... Selon Schmitt, le dictateur italien avait imaginé un système parfait fondé sur un Etat autoritaire... un mythe fort pour stimuler et fasciner la volonté du peuple (theorie sur le Clash des Civilisations)

    La version straussienne de Schmitt légitimise toutes les guerres de religion

    Cette dictature temporaire ayant pour but de sauver la Constitution existante, la conduite des affaires par le seul Président

    Schmitt soutient que le Président, en cas d’urgence économique, de légiférer sans tenir compte du parlement...

    Voir en ligne : Strauss , Carl Schmitt et le Troisième Reich

  • permalien saintyves :
    18 janvier 2007 @12h13   « »

    Suite

    APPLICATION DE LA THEORIE DE SMITH & STRAUSS

    Sous prétexte de « guerre au terrorisme », le ministre américain de la Justice, John Ashcroft, bafoue la Constitution américaine et abolit certains droits civiques

    dans des conditions de crise grave, ce dernier aurait recours à des mesures similaires aux décrets d’urgence émis dans l’Allemagne nazie de 1933.

    J.Woolsey, avait declaré :

    « Personnellement, dit-il, je n’aime pas du tout ce langage sur la "guerre au terrorisme". Je préfère le verbiage de mon bon ami Elliot Cohen SIONISTE NOTOIRE , à savoir qu’il serait plus approprié d’appeler ce que nous entreprenons la Quatrième Guerre mondiale - la Troisième ayant été la Guerre froide. La Quatrième sera plus longue que les Première et Deuxième Guerres mondiales ».

    transcription d’un débat dans lequel J.WOUSLEY avoue être un straussien, comme Wolfowitz, Perle et Rumsfeld.

    Strauss lui-même était un élève du nazi Heidegger et de Carl Schmitt, qui a défendu la notion de "loi du plus fort" de Thrasymaques, contre la notion socratique de justice.

    Voir en ligne : Strauss , Carl Schmitt et le Troisième Reich

  • permalien Jean :
    18 janvier 2007 @12h50   « »

    Bonjour K et M. Gresh,

    Les Etats Unis ont toujours fait démonstration de leur antipathie vis à vis de Damas ; en effet la Syrie est bien une des pièces maîtresses dans leur vision d’un "Moyen Orient remodelé" : il faut en effet des circuits fiables pour les oléo et gazoducs, des régimes politiques "matés", etc.

    Je ne vois pas pourquoi ils auraient dû faire appel à d’autres méthodes pour faire échouer ce plan. Depuis toujours Israël s’est montré particulièrement systématique, et efficace, dans sa façon de faire exploser en vol les tentatives de paix (ainsi que les discussions à l’ONU sur tel ou tel sujet qui fâche). En ce qui concerne l’Egypte et la Jordanie, Israël a signé une paix avec des régimes "amis" ou "soumis", c’est à dire suffisament faibles pour ne représenter aucune menace, ne serait-ce que critique vis à vis de sa politique.

    Les intérêts directs d’Israël vis à vis de la Syrie, mis à part l’intérêt à la confrontation pour les desseins ci-dessus, sont finalement d’assez moyenne importance : un territoire pas si important sur le Golan, au mieux le contrôle sur une partie non négligeable de leurs ressources en eau. Militairement la Syrie ne représente pas (encore) une menace si importante, même si elle a pu l’être dans le passé.

    Ne pensez-vous pas qu’Israël et les US sont exactement sur la même ligne, tout faire pour qu’une solution négociée ne puisse pas aboutir, attendre -ou forcer- la chute du régime Assad et imposer un régime "ami", c’est à dire acquis à leurs intérêts politico-économiques directs et leur vision du remodelage de la région ?

    Que le "travail" soit fait par Ohlmert ou par les néocons, est-ce que ça change vraiment quelque chose ?

    En parallèle, laisser discuter à l’infini des non-officiels sur d’illusoires propositions, ça ne mange pas de pain, et ça n’engage à rien. Accessoirement, ça peut permettre à s’acheter une bonne conscience face à l’opinion. Vieille technique des diplomates sionistes : tout dire et son contraire, ça noie l’adversaire et ça permet, avec un bon usage de la rhétorique, de se sortir de toutes les situations...

    Bien amicalement

  • permalien saintyves :
    18 janvier 2007 @13h10   « »

    Suite

    Il ressort donc de ce qui a rapporté precedement que le monde est au bord d’une nouvelle confrontation planetaire ou comme l’a aititulée J.Wousley, à moins de l’adoption par le Congres Americain d’une opération de destitution ou Impeachement

    ... échange qui a eu lieu d’aujourd’hui au sein du Comité des Relations Etrangères du Sénat entre le Président du Comité des Relations Etrangères, Joseph Biden, et et le Sénateur Chuck Hagel avec le Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice .

    Sénateur BIDEN :

    - La nuit dernière, le président a dit, je cite : "Le succès en Irak exige également la défense de son intégrité territoriale .... Cela commence par s’occuper de l’Iran et de la Syrie." Il a continué en disant : "Nous interromprons le flux de soutien de l’Iran et de la Syrie. Et nous chercherons et détruirons les réseaux qui fournissent des armements avançés et forment nos ennemis en Irak."

    - Est-ce que cela signifie que le président prévoit de franchir la frontière syrienne et/ou iranienne pour poursuivre ces personnes ou individus ou gouvernements fournissant cette aide ?

    Secrétaire d’Etat RICE : ...

    - Il (le President) a parlé de ce que nous essayions vraiment de faire ici qui est de protéger nos forces et c’est ce que nous faisons en recherchant ces réseaux qui opèrent en Irak. Nous le faisons par les renseignements

    .

    - ... nous devons travailler avec nos alliés pour nous assurer qu’ils ont la capacité de défense dont ils ont besoin contre un accroissement du développement militaire iranien.

    - Ils pensent que nous allons être une présence dans la région du Golfe Persique comme nous l’avons toujours été,

    Sénateur BIDEN :

    - ...Secrétaire Rice, pensez-vous que le président a l’autorité constitutionnelle pour poursuivre de l’autre côté de la frontière en Irak (sic/Iran) ou en Syrie, les réseaux dans ces pays ?

    Secrétaire RICE :

    ... je ne voudrais pas spéculer sur l’autorité constitutionnelle du président ...

    Sénateur BIDEN :

    Madame le Secrétaire, ... que si le président concluait qu’il devait envahir l’Iran ou l’Irak afin de poursuivre ces derniers — ou la Syrie ...je pense que l’autorisation actuelle accordée au président pour utiliser des forces en Irak ne couvre pas cela, et qu’il a besoin d’une autorisation du Congrès pour le faire.

    Voir en ligne : EST-CE QUE LE PRÉSIDENT A DÉCLARÉ UNE "GUERRE SECRÈTE" A LA SYRIE ET A L’IRAN ?

  • permalien saintyves :
    18 janvier 2007 @13h15   « »

    Suite

    Il ressort donc de ce qui a rapporté precedement que le monde est au bord d’une nouvelle confrontation planetaire ou comme l’a intitulée J.Wousley, une quatrieme guerre mondiale, à moins de l’adoption par le Congres Americain d’une opération de destitution ou Impeachement

    Sénateur HAGEL :

    - Je ne suis pas d’accord avec cette escalade,

    - ... Madame le Secrétaire, des Irakiens tuent des Irakiens. Nous sommes dans une guerre civile. ... : des Irakiens contre des Irakiens. Pire, c’est une violence inter-confessionnelle ...

    - ... Il est erroné de demander à nos jeunes hommes et femmes de sacrifier leurs vies, pour être envoyés au milieu d’une guerre civile.

    - C’est, tout d’abord, à mon avis, moralement mal.

    - ... Certains d’entre nous se souviennent de 1970, , et c’était le Cambodge, et quand notre gouvernement a menti aux Américains et a dit que nous n’avions pas franchi la frontière en entrant au Cambodge. En fait nous l’avions fait. Il s’avère que j’en sais justement quelque chose sur le sujet, de même que certains dans ce comité.

    - Donc, Madame le Secrétaire, quand vous mettez en marche le genre de politique dont le président parle, c’est très, très dangereux.

    - ...En matière de fait, je dois dire, Madame le Secrétaire, que je pense que ce discours donné la nuit dernière par ce président représente la gaffe la plus dangereuse de politique étrangère dans ce pays depuis le Vietnam,
    - —(interrompu par des applaudissements.)

    Voir en ligne : EST-CE QUE LE PRÉSIDENT A DÉCLARÉ UNE "GUERRE SECRÈTE" A LA SYRIE ET A L’IRAN ?

  • permalien K :
    18 janvier 2007 @14h01   « »

    Jean : Ne pensez-vous pas qu’Israël et les US sont exactement sur la même ligne, tout faire pour qu’une solution négociée ne puisse pas aboutir, attendre -ou forcer- la chute du régime Assad et imposer un régime "ami", c’est à dire acquis à leurs intérêts politico-économiques directs et leur vision du remodelage de la région ?

    C’est bien ce qui me semblait.

    Cordialement

  • permalien Pierre :
    18 janvier 2007 @14h46   « »

    Démenti des Etats-Unis et de la Syrie (encadré)

    Après Israël, les Etats-Unis et la Syrie ont démenti toute implication dans un plan de paix syro-israélien officieux publié le 15 janvier par le quotidien israélien Haaretz. "Il n’y a tout simplement rien de sérieux là-dedans", a déclaré, mercredi 17 janvier à Washington, le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow.

    De son côté, un représentant du ministère des affaires étrangères syrien avait également "démenti", mardi, les informations de Haaretz. Les dernières négociations officielles entre Israël et la Syrie se sont soldées par un échec en 2000.

    Le président syrien, Bachar Al-Assad, a invité à de nombreuses reprises les Israéliens à reprendre les discussions pour parvenir à un accord de paix, mais en vain. Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a assuré, au contraire, qu’il n’entendait pas rendre le plateau syrien du Golan, conquis en 1967 et annexé en 1981.

    Il se confirme qu’Olmert est toujours premier ministre.

  • permalien K :
    18 janvier 2007 @15h01   « »

    En fait, certains Israéliens voient la Syrie comme la solution pour contrecarrer la menace du Hezbollah.

  • permalien Pierre :
    18 janvier 2007 @15h53   « »
    Pot de confiture.

    Ce qui est stupéfiant dans cette information, c’est la réaction des uns et des autres :

    La réaction quasi immédiate d’Olmert a été de dire qu’il n’était pas aucourant.

    Celle de l’administration Bush, que ce n’était pas sérieux.

    Celle de la Syrie une simple dénégation (après 4 jours de réflexion!).

    Des gamins surpris les doigts dans un pot de confiture, n’auraient pas fait mieux : "Ce n’est pas nous, c’est de la faute du pot!"

    Alors que tous, avaient là une occasion facile de redorer leur blason vis à vis des nations (et des Nations Unis), en affirmant que des recherches de solutions aux conflits étaient permanentes et que celle-ci en était une parmi tant d’autre. Ils ont préféré dire "la paix ? mais vous rigolez ! Quelle horreur!".

    Quant à la Syrie et à l’Iran, ils ont aussi paradoxalement intérêt au maintien de ce statu quo dans l’immédiat ; celui-ci reste en effet, chaos sécuritaire oblige, synonyme de grandes difficultés pour l’hyperpuissance mondiale. Or, pensent-ils, tant que Washington sera confronté aux difficultés irakiennes, il pourra difficilement tenter l’ouverture d’un nouveau front militaire régional.

  • permalien Pierre :
    18 janvier 2007 @16h07   « »

    La citation ci-dessus est tirée de l’analyse :

    "Pas de répit pour l’Irak" de Barah Mikaïl

  • permalien Jean :
    18 janvier 2007 @18h43   « »

    J’ajouterais un aspect psychologique à ce qui précède. Israël, comme son associé US, restent chacun sur un os, l’un libanais, l’autre irako-iranien. L’un comme l’autre ont cette tare de considérer un geste vers la paix comme un aveu de faiblesse, sauf, à la limite, en exigeant des compensations telles que l’autre partie puisse être considérée comme vraiment stupide.

    Même s’il y a effectivement de nombreux avantages pour eux à explorer la solution pacifique, comme on peut le voir dans les analyses qui précèdent, l’un comme l’autre feront un blocage , et ce tant qu’ils ne seront pas à nouveau en situation de domination.

    N’espérons pas beaucoup mieux de nos amis démocrates, quand le petit nerveux sera parti du bureau ovale...

  • permalien K :
    18 janvier 2007 @20h52   « »

    En fait, certains Israéliens voient la Syrie comme la solution pour contrecarrer la menace du Hezbollah.

    C’est peut etre une explication de la dénégation de la Syrie ?

  • permalien K :
    18 janvier 2007 @22h23   « »

    Michael T Klare : Le déclin d’un empire peut etre quelque chose de pénible et difficile pour les élites impériales touchées. Ceux qui sont habitués à exiger soumission et obéissance de la part (...) de pays de moindre puissance, ont souvent du mal a faire face a l’indifférence et le dédain. Il leur est souvent encore plus difficile de dépasser le présupposé depuis longtemps ancré en eux qui veut que leurs vassaux sont inférieurs : mentalement, moralement, et ainsi de suite.

    « Si les Etats-Unis de Georges W. Bush sont si agressifs dans leurs relations internationales, ce n’est pas par conscience de leur hyperpuissance. C’est au contraire qu’ils se sentent en déclin. Telle est la thèse iconoclaste que défend le démographe et sociologue Emmanuel Todd dans "Après l’Empire" »

  • permalien Pierre :
    18 janvier 2007 @22h53   « »

    Il va encore y avoir des démentis :

    Selon la BBC, l’Iran était prêt à faire des concessions en 2003

    L’Iran y proposait de cesser d’apporter son aide aux milices chiites du Hezbollah libanais, ainsi qu’au mouvement islamiste Hamas, d’user de son influence pour aider à la stabilisation de l’Irak et promettait une totale transparence sur son programme nucléaire. En échange, l’Iran demandait aux Etats-Unis qu’ils renoncent à leur attitude hostile, que soient levées toutes les sanctions contre Téhéran et que les membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple soient arrêtés et rapatriés en Iran.

    En fait ça va de plus en plus mal pour l’équipe Bush, il parait que "Schwartzy" vient de le lacher sur l’envoi des troupes en Irak.

  • permalien saintyves :
    19 janvier 2007 @02h40   « »

    Derrière la Nouvelle Stratégie de Bush en Irak : Un Vrai Plan d’attaque de L’Iran Avant Avril 2007

    Dans le Golfe Persique Le « Jour Le Plus Long « Approche t-il ? Alors que le Congres américain et les medias se focalisent sur les plans de Bush d’envoyer plus de soldats US en Irak, la décision a déjà été prise à Washington d’attaquer l’Iran avant avril 2007. L’armée US concentre d’importantes forces navales et aériennes dans le Golfe Persique pour lancer une attaque contre les installations pétrolières et nucléaires iraniennes.

    En effet cette derniere strategie n’apporte rien de nouveau aux plans precedents, son objectif apparent de matter l’insurretion grandissante en Irak, n’est pas credible, aux yeux de plusieurs analystes, qui s’accordent à croire en l’impossibilité de le faire par une augmentation du contingent de soldats etanusien, ce qui amene à croire que cette nouvelle stratégie en l’Irak, masque les preparatifs à une frappe ou invasion de l’Iran.

    En reference à mon most precedent sur l’ideologie des neocons inspirée de la doctrine de Leo Strauss et de son maitre Karl Shmith, une autre etude confirme l’attachement de Strauss au SIONISME des son jeune age, la boucle est aisi bouclée entre SIONISME et NEOCONSERVATISME

    Strauss fut à n’en pas douter marqué par le sionisme politique. Il fut même un militant engagé dans la cause du sionisme politique, comme en témoignent plusieurs de ses écrits des années vingt. Ce militantisme ne fut cependant pas aveugle. Très tôt, Strauss est intervenu dans les débats complexes qui agitaient le mouvement sioniste. http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_tanguay.htm

    ..

    Voir en ligne : ATTAQUE MILITAIRE US SUR L’IRAN AVANT AVRIL 2007

  • permalien Pierre :
  • permalien K :
    19 janvier 2007 @07h15   « »

    L’article de Christopher de Bellaigue, « Defiant Iran » (L’Iran rebelle), proposé précédemment par A. Gresh rendait déja compte de cette proposition Iranienne.

  • permalien Pierre :
  • permalien K :
    19 janvier 2007 @08h38   « »

    Ce qui parait évident, c’est que les MSM (mainstream media) ne prennent en compte que les infos émanant de leur milieu.

  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
  • permalien Daniel :
    19 janvier 2007 @12h04   « »

    Et ceci ?

    Bush menace de lâcher le gouvernement irakien - 17 janvier 2007
    Al-Maliki répond vertement à Bush - 18 janvier 2007

    Tous deux sur RFI, par Françoise Dentinger.

  • permalien K :
    19 janvier 2007 @14h11   « »

    En attendant une paix Syro-Israélienne, Ephraim Sneh, représentant du ministère de la défense israélienne, celui là meme qui craint « qu’Ahmadinejad puisse tuer le rêve sioniste sans meme avoir besoin de pousser un bouton » (voir S.Hersh The next Act et J.Cook, le piège de la reconnaissance d’Israel), propose « un plan de paix final réalisable en 2 ans » avec les palestiniens.

  • permalien K :
    19 janvier 2007 @14h38   « »

    Est ce que ces révélations (du plan de paix avorté entre la Syrie et israel d’une part, et de la proposition iranienne) ne font pas partie d’une offensive de la part d’officiels américains et israeliens opposés à la guerre ?

  • permalien Ahmad :
    19 janvier 2007 @15h46   « »

    salam,la france va accueillir sur son territoire un soirée de soutien à l’armée israèlienne,le dimmanche 21 janvier a partir de 19h30 au bataclan,àparis,plusieurs associations ont appeler a manfester devant le bataclan à partir de 19h. Voir l’article sur le site saphirnet et europlaestine. On remarque que aucun médias n’en parle,pire le journal le monde,à refusé de publier un encart payant dénonçant la tenue de cette soirée.On remarquera aussi,que le monde diplomatique,ne fait jamais d’article dénonçant ce genre de pratique sur le sol français. Quand il s’agit d’israel,c’est bien connu,les médias français sont si librequ’il arrive a ne jmais parler de certaines chose concernant israel.il ne faut pas se plaindre ensuite que les ventes baisse pour ces journaux. Les gens sont dégoutés de voir comment agissent les médias français(à part politis peut-etre),si laches,si selectifs,et si criminels finalement. Pour ma part j’appel autour de moi à ne plus acheter le journal le monde ,tant que ce journal continuera dans cette orientation Salam

  • permalien
    19 janvier 2007 @16h52   « »

    Mieux qu’un discours :

    MAGAV Site officiel France

  • permalien saintyves :
    20 janvier 2007 @00h27   « »

    Bonsoir

    Je rejoint Ahmed pour denoncer vigoureusement cet affront à la France et au monde Libre, acueillir sur le sol Français des ASSASSINS d’enfants de veillards et de femmmes quelle honte, une armée d’ASSASSINS dont le dernier exploit est le MASSACRE au Liban l’ete dernier de 1300 civils dont plus de 400 enfants, celebrer en France un tel evenement( concernant une armée etrangère) reviendrait à reconnaitre implicitement la légitimité d’un crime de guerre, voire génocide, abominable,passible d’un jugement par le TPI.

    Il n’y a pas si longtemps, sur ce même podium (Revue politique Virtuelle), je déclarais qu’Israël était en train de mener une politique génocidaire dans la bande de Gaza. J’ai beaucoup hésité avant d’utiliser ce terme très chargé, accusateur, mais j’ai néanmoins décidé de l’adopter. ...Durant un certain temps, j’ai réfléchi à ce type de formule, mais j’ai recommencé à l’utiliser aujourd’hui avec une conviction renforcée : c’est la seule manière appropriée de décrire ce qu’est en train de faire l’armée israélienne dans la bande de Gaza.

    Le 28 décembre 2006, B’Tselem, l’organisation israélienne de défense des droits humains, a publié son rapport ayant trait aux atrocités israéliennes dans les territoires occupés. Au cours de cette dernière année, les forces israéliennes ont tué 660 citoyens. Le nombre de Palestiniens tués par Israël l’année dernière a donc triplé par rapport à l’année précédente (environ 200). Selon B’Tselem, les Israéliens ont tué 141 enfants durant l’année dernière. La plupart des morts l’ont été dans la bande de Gaza, où les forces israéliennes ont démoli presque 300 maisons et ont massacré des familles entières. Cela signifie que, depuis l’an 2000, les forces israéliennes ont tué presque 4000 Palestiniens, dont la moitié étaient des enfants, et ont blessé plus de 20’000 personnes.

    l’Etat israélien a fixé qu’un tiers de la rive occidentale faisait partie du Grand Jérusalem. Cela lui a permis de construire sur ce territoire nouvellement annexé des villes et des centres communautaires.... Ce processus a encore connu une nouvelle impulsion en 2006 : des centaines de caravanes ont été installées afin de marquer la frontière de l’expansion territoriale ; des plans d’aménagement pour les nouvelles villes et quartiers ont été finalisés ; et les routes et autoroutes de contournement à grande circulation, renvoyant à un système d’apartheid, ont été achevées.

    ... Les Palestiniens subirent un bain de sang lors des tirs contre le quartier résidentiel de Beit Hanoun, au nord de la bande de Gaza, qui ont tué au moins 18 personnes le 8 novembre 2006...

    Voir en ligne : L’an 2007 : génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordaniee

  • permalien farid :
    20 janvier 2007 @14h08   « »

    Déplorons l’organisation, par le gouvernement de la République Islamique d’Iran, de la Conférence de l’Holocauste qui s’est tenue à Téhéran le 11-12 décembre 2006, et condamnons fermement la tentative de falsification d’histoire qui y fut encouragée ; Rendons hommage à la mémoire des millions de victimes juives et non-juives de l’Holocauste et exprimons notre sympathie pour les survivants de cette immense tragédie humaine ainsi que pour toutes les victimes des crimes contre l’humanité partout dans le monde.

    Voir en ligne : Nous les iraniens soussignés :

  • permalien Groucho :
    20 janvier 2007 @16h25   « »

    C’est aujourd’hui la nouvelle année musulmane. Alors Bonne Année à nos amis musulmans. Groucho

  • permalien Vvolodia :
    20 janvier 2007 @18h33   « »

    Vous êtes français, Saint-Yves ? et vous vous souciez souvent de l’honneur de la France ? (lol)

  • permalien Vv :
    20 janvier 2007 @22h11   « »

    L’iran a le droit de se défendre

    http://www.interet-general.info/article.php3?id_article=3533 photos

    C’est l’été, il fait chaud. Ils sont jeunes, rebelles, consciencieux, inconscients du terrible danger, ils refusaient d’accéder à cette demande. Ils attendaient leur libération. Ils ne prêtaient attention à ces interrogations ...

    Le régime a environ un mois avant la rentrée scolaire pour en terminer avec cette menace : Les exécuter et les enterrer discrètement.

    Des pelotons d’exécution sont envisagés. Si on les exécute par groupe de 10, le peloton doit tirer au moins deux salves et un acheveur doit finir le sale boulot. Il faudrait 100 exécutions groupées par jour. Trop bruyantes, et peu discrètes, les salves alerteraient les prisonniers qui seraient moins dociles et surtout le voisinage.

    Trop coûteux aussi en termes de balles et d’entretiens des fusils et accessoirement impossible parce qu’il faudrait 12 exécutions groupées par heures. Infaisable.

    On écarte cette solution et l’on opte pour des rangées de potences : rendement très élevé, exécutions en chaîne et sans interruption, coût négligeable.

    Par un ingénieux système, on peut pendre (suivant les cadences) de 66 à 80 prisonniers toutes les heures de 7h30 à 17h00 sans relâche. Environs 700 à 900 jeunes, y compris des mineurs ou des femmes enceintes, périssent à ce rythme tous les jours.

    On estime le nombre des victimes de 20 à 30,000 voir plus. Quand, on est en retard vers la fin du délai, on en tue deux cents en 20 minutes en servant des rafraîchissements empoisonnés aux prisonniers suffoquant de chaleur dans leurs cellules. Deux médecins supervisent les exécutions : les docteurs Ata Foroughi, responsable de la clinique de la prison et Dr. Mirzaï, attaché au directeur de la prison le célèbre Lajvardi (qui devient par la suite le directeur du système pénitencier des mollahs avant de périr par les soins d’un commando suicide).

  • permalien Daniel :
    20 janvier 2007 @23h52   « »

    Vv, en matière d’exécution d’enfants, je vous invite à lire ce qui suit : c’est d’aujourd’hui.

    Abir Aramin, 10 ans, tuée à la sortie de son école, à Anata

  • permalien Pierre :
    21 janvier 2007 @07h54   « »
    Bonne nouvelle!

    Pour pouvoir "argumenter" en homme éclairé ouverture prochaine de :

    Online encyclopedia of mass violence

    en attendant, il y a toujours :

    Liste des massacres

    Mais en admettant que la violence est dans la nature de l’homme, on, a tout dit. Se servir des massacres humains comme argumentation pourrait passer pour un déficit d’argumentation.

    Il serait peut-être plus judicieux de s’interroger sur l’anomalie que constituent ces courtes périodes de l’humanité sans massacres (grosses fatigues ? manque de matière première ? déclin culturel?)

  • permalien Vv :
    21 janvier 2007 @08h44   « »

    excusez-moi, Daniel, la petite est morte en holocauste pour venger la mort de 30.000 jeunes iraniens, pendus par le pouvoir iranien ? je n’ai rien compris à votre message, quel est le rapport de ceci avec cela ? Vous voulez faire une comparaison dans les chiffres ? nous n’avons encore envoyé aucun enfant déminer devant les troupes avec un coran, une photo de Khomeyni, un message sur le front. Vous y perdriez. Hier samedi, 20 morts musulmans en Irak. Tués par d’autres musulmans, ce qui ne leur confère aucun titre, comme s’ils étaient morts en accident de voiture.

    En faut les exactions des musulmans contre d’autres musulmans sont légale ? c’est ce que vous voulez dire ? ben je ne risque pas de me convertir, alors !! quelle religion d’amour !!

  • permalien majid :
    26 janvier 2007 @21h19   «
    Discrimination à Dhabi contre les algérienne, marocaines et autres femmes arabes

    La femme arabe doit payer pour entrer à Dubaï, l’eldorado ultra libéral lire sur http://www.antigone-net.net

    majid

    Voir en ligne : http://www.antigone-net.net

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