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Le Liban sauvé par l’argent ?

samedi 27 janvier 2007, par Alain Gresh

Guerre à l’Iran, la préparation psychologique. Le discours du président Bush sur l’Etat de l’Union a illustré la volonté d’escalade des Etats-Unis face au « danger iranien ». Bien que de nombreux experts aient mis en garde contre les conséquences catastrophiques qu’auraient une attaque contre l’Iran, des cercles politique et militaires américains penchent pour une telle option. Celle-ci nécessite une préparation psychologique qui se met en place aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. Parmi les récentes officines qui oeuvrent dans ce sens, signalons « Réalité EU », dont un des "experts" n’est autre que Frédéric Encel (lire mon article, « Apartheid », dans Le Monde diplomatique de novembre 2000), un conseiller du président du CRIF, que dénonce Vincent Geisser dans « Frédéric ENCEL ou l’irrésistible ascension d’une géopolitique militante et sécuritaire ». Les autres "experts" en terrorisme sont de la même veine, membres de ces institutions qui ont pour but de mobiliser l’opinion occidentale contre le danger terroriste.

La première initiative de Réalités-EU est d’organiser une série de déjeuners de presse dans des capitales européennes sur le thème « A l’école de la guerre : Préparer la jeunesse iranienne au martyr? », avec notamment la participation du Dr. Yohanan Manor, Président du Center for Monitoring the Impact of Peace (CMIP). Le CMIP s’était rendu célèbre en publiant un rapport totalement biaisé en 2000 sur les manuels scolaires palestiniens de l’Autorité palestinienne affirmant que ceux-ci étaient antisémites. Ce texte, largement reproduit sans vérification par les médias avait contribué à isoler l’Autorité palestinienne et à justifier la répression menée par le gouvernement israélien. (Sur une critique de ce texte, on pourra lire Elisa Morena, « Les manuels scolaires palestiniens sont-ils antisémites? », Le Monde diplomatique, avril 2001 ainsi que le courrier de réponse de Yohan Manor, juin 2001.) Mais c’est désormais à la guerre contre le "nouvel Hitler" iranien qu’il faut préparer l’opinion occidentale. Le personnage de Ahmadinejad, avec ses stupides déclarations sur le génocide, n’est certes pas un personnage recommandable. Est-il un nouvel Hitler ? Son pays est-il comparable à l’Allemagne nazie ?

Aux Etats-Unis même, l’American Foreign Policy Council vient de lancer une campagne sur le thème de la menace nucléaire iranienne sur les chaînes de télévision américaines, aussi bien sur CNN que sur Fox News.

Maroc : critique de Védrine et d’Azoulay. Dans un de ses derniers éditoriaux du Journal hebdo (12 janvier), dont il a longtemps assuré la direction et qu’il doit quitter suite aux pressions du pouvoir (lire son éditorial « Pourquoi je pars »), Aboubakr Jamaï, écrit un éditorial intitulé : « Quand MM. Azoulay et Védrine dérapent ». Ce texte est une réponse à un texte que les deux responsables français et marocain ont publié dans Le Monde du 3 janvier et intitulé « Inventer la paix au Moyen-Orient ».

Aboubakr Jamaï écrit « Membres du Groupe de haut niveau des Nations Unies pour l’Alliance des civilisations, les auteurs appellent à la rédaction d’un livre blanc sur l’histoire du conflit. Même si les contraintes du genre l’imposent, on peut regretter cette espèce de nivellement des responsabilités entre Israéliens et Palestiniens, cette façon de mettre occupants et occupés, bourreaux et victimes sur le même pied d’égalité. Ainsi, les auteurs souhaitent que les Palestiniens et les Israéliens “entendent enfin un propos et un discours qui relatent objectivement leurs responsabilités respectives dans la tragédie et la faillite actuelles”. Ils écrivent aussi que ce livre blanc doit être l’oeuvre de personnalités incontestables. Mais “contestables” ou “incontestables” par qui ? Les auteurs écrivent dans l’abstraction. Comme s’il n’y avait pas une super-puissance soutenant, sur des bases quasi-tribales, un pays ami en toute circonstance, ou presque, même lorsque celui-ci viole les principes universels de justice humaine. Que dire de ces dirigeants politiques et autres intellectuels occidentaux qui pérorent leur attachement à la démocratie et, lorsque les urnes palestiniennes portent au pouvoir Hamas, s’empressent d’en demander le boycott. Hamas, pourtant démocratiquement élu, a bien été “contesté” parce que son élection n’arrangeait pas les intérêts des puissants du moment. On peut multiplier les exemples dans le champ intellectuel où des personnalités brillantes et académiquement “incontestables” ont été totalement marginalisées parce que leur discours sapait les fondements soi-disant “rationnels” et “éthiques” de la politique américano-israélienne dans la région. On pense en particulier au regretté Edward Saïd. Un Edward Saïd dont on se demande si MM. Azoulay et Védrine ont un jour eu connaissance de l’œuvre lorsqu’on lit sous leur plume : “Les Occidentaux vont devoir se libérer d’une lecture sélective du passé et comprendre pourquoi, face à ces faits, un Marocain, par exemple, réagit avec la même passion et la même détermination qu’un Indonésien musulman qu’il ne connaît pas et qu’il ne rencontrera jamais. Cela est irrationnel et improbable pour un Occidental cartésien, mais cela est.” On peut absoudre MM. Azoulay et Védrine de la naïveté de certains de leurs propos sur, par exemple, cette histoire de livre blanc produit par des personnalités “incontestables”. »

Le Liban sauvé par l’argent?

Le quotidien Le Monde du 25 janvier,« Conférence sur le Liban : près de six milliards d’euros d’aide promis » écrit : « Le montant des aides au Liban obtenues lors de la conférence internationale de Paris s’élève à plus de 7,6 milliards de dollars, soit 5,85 milliards d’euros, a annoncé, jeudi 25 janvier, le président français, Jacques Chirac. Se félicitant des annonces "particulièrement fortes faites par les uns et les autres", il a salué "cette réponse rapide et substantielle apportée par la communauté internationale aux engagements du gouvernement libanais". Les montants promis dépassent largement les 4,2 milliards de dollars qu’avait obtenus le Liban lors de la précédente conférence de ce type à Paris, en 2002. »

Les Etats-Unis ont mis la main au portefeuille. Selon un article de Thierry Oberlé dans Le Figaro du 26 janvier, « Des milliards pour soutenir Beyrouth », « Condoleezza Rice a suivi ce mouvement de générosité bien ordonné avec une promesse 770 millions de dollars à entériner par le Congrès à majorité démocrate. L’essentiel étant à ses yeux de marquer au "lendemain des événements de Beyrouth un soutien au gouvernement démocratiquement élu" ». Tout le monde a pu mesurer, au lendemain des élections palestiniennes de janvier 2006, le soutien de Washington aux « gouvernements démocratiquement élus ».

Cette vision un peu idyllique, qui ne voit les obstacles à la reconstruction du pays que dans l’action de l’opposition soi-disant "pro-syrienne", oublie un fait fondamental, l’origine de la dette actuelle. Comme le rappelle Gilles Paris dans Le Monde du 25 janvier, « Une dette en progression en dépit des plans d’urgence » :

« Elle a progressé depuis à un rythme régulier indépendant de celui de la reconstruction alors qu’elle avait été présentée au départ comme le prix à payer pour celle-ci par le gouvernement libanais dirigé par Rafic Hariri de 1992 à 1998 puis de 2000 à 2004. Ce sont d’ailleurs les mêmes hommes qui gèrent ce dossier depuis plus d’une décennie comme l’atteste le parcours de l’actuel premier ministre Fouad Siniora, formé dans le secteur bancaire, proche de Rafic Hariri, devenu successivement ministre d’Etat chargé des finances puis ministre des finances. »

« Fouad Siniora fut ainsi l’un des principaux artisans, côté libanais, de la conférence de Paris-2, en 2002. Cette dernière devait permettre, par paliers, de réduire le taux d’endettement à un niveau plus supportable pour les finances publiques qui accumulent mécaniquement du déficit (le service de la dette absorbe plus de 80 % des recettes de l’Etat) : la dette publique est ainsi passée de 3 milliards de dollars en 1990 à 41 milliards en 2006 après la guerre entre Israël et le Hezbollah. »

C’est que le pays a été pillé, certes avec l’aide de dignitaires syriens du temps de l’occupation, mais avec la participation active de la classe politique libanaise qui est était aux commandes du temps de Rafic Hariri et qui est restée aux affaires après son assassinat. « Les vieux parrains du nouveau Liban », écrivions-nous en juin 2005 dans un article du Monde diplomatique. La situation n’a pas changé et l’on a du mal à croire à l’intégrité de ceux qui dirigent le pays aujourd’hui.

D’autre part, la soi-disant communauté internationale, qui a laissé Israël détruire les infrastructures libanaises durant la guerre dite des 33 jours est sans doute mal placée pour prétendre vouloir reconstruire le Liban sans arrière-pensées.

Enfin, comme le souligne le correspondant de L’Humanité (25 janvier), Pierre Barbancey à Beyrouth, « L’onde de choc de la crise libanaise » :

« De nombreux Libanais, qui étaient dans les rues mardi, regrettent que les partis d’opposition ne se démarquent pas plus nettement du programme économique du gouvernement qui prévoit notamment (lire ci-dessous) des privatisations et l’augmentation des taxes les plus injustes, comme la TVA. D’autant que le Hezbollah et le Amal ont toujours fait savoir qu’ils ne s’opposaient pas à la conférence de Paris si aucunes conditions politiques n’étaient imposées. Le Parti communiste libanais estime pour sa part que "le plan de "réforme" politique et économique, présenté devant la conférence de Paris, est très dangereux, parce qu’il constitue une menace pour l’unité du pays. Sa mise à exécution aura pour conséquence la paupérisation à outrance, l’émigration des jeunes et, surtout, la soumission au projet états-unien pour la région qui n’a donné que des crises et des dissensions" ». Cette analyse est confortée par le Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde qui « s’oppose aux fausses solutions de la conférence de Paris ».

Il est peu probable que cette « aide » massive au Liban ait un impact direct sur la situation sur le terrain qui ne cesse de se détériorer et mette un terme au bras de fer entre l’opposition et la majorité. Les affrontements de jeudi, qui ont fait au moins quatre morts, ont montré que le pays peut rapidement sombrer dans la guerre civile. Si on peut regretter les ingérences iraniennes ou syriennes dans les affaires du pays, on peut tout autant dénoncer celles des Etats-Unis et de la communauté internationale, ainsi que les incohérences de la politique française, qui, au lieu de pousser à la seule sortie de crise possible (c’est-à-dire la création d’un gouvernement d’union nationale libanais) encourage le gouvernement de Fouad Siniora à l’intransigeance. Jeudi, lors des heurts qui ont mis aux prises des partisans du Hezbollah à des membres du Courant du Futur (les partisans de Saïd Hariri), ces derniers brandissaient des portraits de... Saddam Hussein, un des Hitler dénoncé par les Etats-Unis mais célébré par leurs alliés au Liban !

49 commentaires sur « Le Liban sauvé par l’argent ?  »

  • permalien Vvolodia :
    27 janvier 2007 @14h16   »

    si j’ai bien compris, Monsieur Gresh, le défaut principal de Monsieur Encel est d’être le conseillé du CRIF ; je présume donc que les seuls juifs dont les avis valent sont les juifs qui écrivent dans le monde diplo.

    Vous écrivez sur le Monde diplo

    c’est bien l’édition de 1947 qui est mentionnée dans le manuel palestinien et il ne peut donc faire référence à Israël, créé en 1948.

    ok, mais la Palestine n’existait pas non plus. Et les écoles étaient pratiquement inexistantes en "PALESTINE", les rares étaient chrétiennes (lire les récits de voyages du 19 ème siècle)(lol).

    Vous rapportez

    Mme Firer précise : « Jusque dans les années 1960, les manuels israéliens n’étaient que purs instruments de propagande sioniste, repus de clichés racistes envers les goyims (non juifs) et même les juifs orientaux, sans compter qu’ils ne prenaient absolument pas en compte l’existence d’un peuple palestinien. »

    Connaissez-vous, M. Gresh. Ahad Haam ? et les conclusions de son voyage en Palestine dans les années 20, et pourtant il était juif et sioniste.

    Cette femme aurait-elle été capable d’apporter des preuves à ses dires, et n’aurait-il pas été prudent de votre part de les exiger, ou parole d’ennemi des israéliens est-il pour vous paroles d’évangiles ?

    Qu’est-ce qui diffère Ahmadinejad de l’hitler d’avant 1933 ?

  • permalien K :
    27 janvier 2007 @15h50   « »

    Mr Gresh aborde la question épineuse de la "sensibilité" du Hezbollah en matière économique. Epineuse pour les admirateurs (comme moi) de ce groupe en tant que groupe de résistance. Groupe ayant acquis par ailleurs de solides compétences dans d’autres domaines que militaires, avec un sens du civisme également remarquable dans un pays qui en manque singulièrement.

    J’ai longtemps espéré que Mr Gresh n’aborderait pas cette question, du moins pas encore, qu’il fallait attendre le moment ou UBU ne serait plus roi. Mais voila, Alain Gresh l’a abordé. Et je dois dire que je ne peux qu’acquieser.

    Il y a certes toute l’oeuvre sociale du Hezb, qui pallie les carences scandaleuses de l’ètat dans la banlieue-Sud et le Sud-Liban. Mais on reste quand meme mal à l’aise (l’oeuvre sociale des Harri est également énorme, meme dans le Sud-Liban Chiite, du moins au temps de feu Rafic) : ne vaut t-il pas mieux favoriser des politiques économiques qui diminueraient le degré de dépendance socio-économique des gens ?

    Comment dés lors faire face de manière crèdible aux détracteurs (je ne veux meme pas parler des détracteurs "primaires") du Hezb qui vous disent que celui ci est peut etre pragmatique mais surement pas un parti réformiste, non seulement sur le plan économique, mais également politique (ce qui n’est pas peu de chose quand on voit le désastre que constitue le politique au Liban) ?

  • permalien Groucho :
    27 janvier 2007 @16h43   « »

    //si j’ai bien compris, Monsieur Gresh, le défaut principal de Monsieur Encel est d’être le conseillé du CRIF ; je présume donc que les seuls juifs dont les avis valent sont les juifs qui écrivent dans le monde diplo.// Prenez la peine de lire l’article Apartheid referencié et vous saurez que ce Monsieur Encel est porteur d’un projet segrégationiste.

  • permalien K :
    27 janvier 2007 @18h41   « »

    Liban

    SAMAHA JOSEPH 20 Decembre 2006 : Plateforme de l’opposition libanaise : Contre les résidus du patronage [Syrien]. (texte traduit en anglais)

    La proclamation de « l’opposition nationale libanaise » qu’elle exige maintenant une nouvelle loi électorale et de nouvelles élections précoces n’est pas un slogan lancé superficiellement. C’est une nouvelle définition de la crise actuelle au Liban.

    ....[cette] nouvelle position met le doigt sur une blessure beaucoup plus profonde, c’est-à-dire, le processus par lequel les « accords de Taef » a été mis en application depuis le début des années 90 sous la surveillance syrienne.

    A l’ombre du patronage syrien, et sous sa surveillance, un régime politique libanais, avec une très large prééminence musulmane jouant le rôle central dans les décisions nationales, a été soutenu. L’autre côté de cette prééminence a été la marginalisation de l’opposition chrétienne, qui représente, sans aucun doute, une majorité dans sa propre communauté. Cette réalité a été légalisée par une série de lois électorales et d’élections administratives grotesques ayant pour résultat la falsification complète des réalités démographiques et des véritables représentations politiques. En bref : La violation de l’esprit des « accords de Taef »

    Le patronage syrien du Liban a commandité, et pour ses propres intérêts, trois projets centraux principaux : Résistance contre Israël, le « Haririsme » comme plan pour la reconstruction et la réunification des institutions, avec une attention spéciale aux forces armées. Bien que ces projets aient confirmé les intérêts libanais, il doit être dit qu’ils, ces projets, y compris le « Haririsme », n’auraient pas été possibles, sous leur forme actuelle, sans le rôle syrien. A suivre

  • permalien K :
    27 janvier 2007 @18h45   « »

    Liban

    SAMAHA JOSEPH 20 Decembre 2006 : Suite

    Sous le patronage, la fonction du régime politique était de protéger ces projets. Par conséquent, avec le reflux ce patronage, nous devenions témoin de l’éruption du grand plan en ses éléments essentiels accompagnés par l’expansion du « Haririsme » par rapport à la politique et également par l’entrée de la résistance dans la politique. Quant à l’armée, elle reste neutre et peut devenir un sujet de controverse, à un moment ou un semi-public cherche rageusement a contrôler d’autres institutions sécuritaires.

    L’éruption du grand plan s’est produite en raison de ce qui a précédé, accompagné et suivi le retrait des forces syriennes du Liban. Il était possible de retarder les effets de cette éruption pendant un certain temps a travers l’« alliance du Quartette » qui comprenait les principales forces qui avaient évolué sous l’ère précédente et il a semblé possible de continuer la même politique sans Damas mais pas contre elle. Cette alliance est bientôt tombée en morceaux en raison de ses contradictions, les pressions régionales et internationales croissantes sur le Liban et les résidus persistant du comportement syrien par rapport au Liban.

    Un examinateur attentif de cette « alliance du Quartette » observe qu’il a gardé un élément essentiel du régime précédent : la marginalisation de la force politique la plus influente dans la communauté chrétienne. Cela se révélait de manière on ne peut plus claire dans l’accord atteint concernant la loi électorale de l’année 2000 et la prolongation de sa validité jusqu’en 2005. Dans ces circonstances, il était normal que les membres candidats chrétiens de cette alliance aient été défaits et qu’il en ressorte clairement l’enseignement suivant : l’équilibre après le patronage ne peut pas être, presque littéralement, l’équilibre du règne Syrien.

    Bien que son instrument d’entretien politique et sécuritaire ait reflué puis ait disparu, le déséquilibre précédent s’est déplacé vers le nouveau régime. Mais l’alliance électorale s’est rapidement brisée après avoir produit une majorité parlementaire et gouvernementale. Et c’est la où la majorité restante actuelle a commis son erreur stratégique en augmentant le déséquilibre préexistant en ajoutant la marginalisation de la grande communauté Chiite, croyant en ses capacités à tenir le pouvoir et à imposer des choix radicaux soutenus par une base sociale étroite avec l’appui arabe et international. A suivre

  • permalien K :
    27 janvier 2007 @18h51   « »

    Liban

    SAMAHA JOSEPH 20 Decembre 2006 : Suite et Fin

    ....Il est vrai qu’un gouvernement « d’unité nationale » est une étape dans la bonne direction. Mais c’est une étape qui, dans la meilleure des circonstances, ne pourra pas produire plus qu’une armistice de quelques semaines ou mois qui s’effondrera au moment des élections présidentielles. C’est parce que l’aile aux commandes dans le « mouvement du 14 mars » ne cache pas qu’elle veut un président issu de ses propres rangs c’est-à-dire, par définition, un président exprimant une humeur éloignée de celle de la communauté [chrétienne maronite] dont il est censé venir.

    ...

    Ce que ces derniers (camp du 14 mars) rejettent, exactement, et par rapport à l’équilibre interne, est la sécession d’une communauté entière [chiite] et sa formation d’une alliance avec une autre communauté [maronite], et la demande commune des deux communautés pour une participation importante dans les affaires de la nation. Et il n’y a aucune possibilité de reproduire cet équilibre excepté par la formation de la vie politique à partir de l’institution mère : Le Parlement.

    Cette demande est devenue le slogan de l’ « Opposition Nationale Libanaise ». Un slogan a l’horizon duquel brille une division du pouvoir et d’un droit efficace à s’exprimer dans les affaires internes et externes de la nation.

    Le slogan mentionné ci-dessus a une vertu, en plus de sa justice, qui est qu’elle est vraiment confortable pour « le mouvement patriotique libre » [mené par le Général Aoun], le représentant des défavorisés des quinze dernières années. Ce slogan, dans ce sens, dérange l’équipe régnante sectaire en raison de sa capacité à créer des alliés parmi ceux qui n’ont aucune représentation sérieuse.

    Si une certaine avancée devait se produire, et qu’il n’y ait rien qui puisse l’empêcher, le Liban entrerait dans une phase véritablement nouvelle, la phase de l’effacement des défauts les plus significatifs de la période du patronage syrien, la phase du coup d’arrêt à la poursuite de ce patronage par un groupe interne, et à la monopolisation du pouvoir au nom de la souveraineté continue.

    L’ironie, toute l’ironie, est que l’arrêt de l’ère du patronage syrien au Liban sera accompli par les forces accusées d’être des « agents » de Damas ou de connivence avec lui.A suivre

  • permalien K :
    27 janvier 2007 @18h53   « »

    Liban

    SAMAHA JOSEPH 20 Decembre 2006 :

    J’ai écrit “à suivre” par erreur.

  • permalien K :
    27 janvier 2007 @19h05   « »

    Guerre à l’Iran, la préparation ...sur le terrain Libanais.

    Al Jazira annonce la destruction de deux “tunnels” clandestins au Sud-Liban par l’UNIFIL (autant dire l’OTAN).

    Une acte “préventif” avant les frappes “préventives” sur l’Iran ?

    Ceci expliquerait peut etre pourquoi la France voulait envoyer un émissaire en Iran.

    Les choses “sérieuses” auraient-elles débuté ?

  • permalien Vvolodia :
    27 janvier 2007 @20h06   « »

    Alors que l’Amérique et l’A.S. ont fait don de millions de dollars, la France prête, selon http://www.menapress.com/ "silence, on coule". Est-ce exact ?

    Ils ont remarqué que, si le président Chirac avait, comme à son habitude, volé la vedette à ses hôtes, extrapolant longuement sur le thème de l’amitié franco-libanaise, sa participation de 650 millions de dollars prenait la forme d’un prêt, non d’un don. "Combattre la dette en l’augmentant, même avec un taux d’intérêt avantageux", commentait l’un de nos meilleurs économistes, "voilà qui continue à ressembler à la méthode Chirac. La même méthode qui, avec la complicité de feu son partenaire Rafic Hariri, nous a menés à notre taux d’endettement actuel".

  • permalien Ph. A :
    27 janvier 2007 @20h23   « »
    Guerre à l’Iran, la préparation psychologique

    Les raisons alléguées pour frapper l’Iran ressemblent en tout point à celles qui avaient été invoquées pour entrer en guerre contre l’Irak en 2003 : des armes de destruction massive... inexistantes !

    Elles ressemblent aussi à l’imputation de la responsabilité de l’Espagne dans l’explosion du cuirassé Maine à La Havane en 1898 (où, "miraculeusement", aucun officier ne fut tué...), ou à celle de l’accusation d’attaque du destroyer Maddox par des vedettes nord-vietnamiennes dans le golfe du Tonkin en 1964 (une attaque eut bien lieu... mais par le Maddox !).

    Elles ont les plus grandes chances de connaître le même sort que l’invasion du Cambodge par Nixon en 1970 : défaite dans trois pays d’Indochine (au lieu d’un) et massacres épouvantables des Khmers rouges.

  • permalien Daniel :
    27 janvier 2007 @20h51   « »

    A l’attention de Vvolodia - Liban : le CADTM s’oppose aux fausses solutions de la conférence de Paris.

    Ce lien vers le site du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde (CADTM) est aussi repris par Alain Gresh, dans la partie "Le Liban sauvé par l’argent ?"

  • permalien K :
    27 janvier 2007 @22h54   « »

    Petit rappel historique par Elisabeth PICARD dans un article dont j’ai déja traduit une partie dans la section Iran, Liban, incohérences françaises :

    Pendant la deuxième phase de la guerre civile libanaise, suivant l’invasion Israélienne de 1982 et comme conséquence du support politique et militaire donné à Saddam Hussein depuis les années 70 (Chirac était premier ministre et chef du parti Gaulliste) et particulièrement dans la guerre Iran-Irak (1980-1988), les rapports entre la France et la communauté Chiite, à savoir les Chiites libanais, se sont détériorés. En 1982, après une autre invasion israélienne, environ 800 troupes françaises ont joint un nombre égal de soldats de la marine des États-Unis et 400 troupes italiennes pour diriger l’évacuation de l’OLP du Liban. Cette force multinationale a fonctionné en collaboration étroite avec le régime du Président Amine Gemayel. Ils ont dû se confronter aux militants Chiites, en particulier le Hezbollah naissant. Des attaques (58 parachutistes français tués dans le bâtiment Drakkar à Beyrouth le 23 octobre 1983) ont été suivies de représailles (contre des casernes du Hezbollah le 17 novembre 1983 dans Baalbek), par des kidnappings de civils et des attaques terroristes sur le sol français même entre décembre 1985 et septembre 1986.

    Plus loin : Sans garantie politique de la part de l’Iran, l’envoi de troupes pour assurer la paix au Liban-Sud pourrait amener la France a etre le dindon de la farce dans une confrontation avec le Hezbollah en lieu (et place) de l’armée israélienne. Le chef spirituel du Hezbollah, Mohamad Hussein Fadlallah lui-même, a mis en garde contre un tel scenario.

  • permalien Vvolodia :
    27 janvier 2007 @23h14   « »

    LE CADTM S’OPPOSE....c’est qui, pour s’opposer ? il est représenté par quelle force ? je vous signale qu’à première vue, l’Amérique fait cadeau de millions de dollars, tout comme l’A.S. - la France prête à taux zéro. Et quand à effacer la dette précédente, il ne faut pas oublier que la reconstruction du Liban a généré des bénéfices à des individus qui se sont enrichis ; nous n’allons pas passer notre temps à donner de l’argent à taux zéro à des nations afin d’enrichir ses citoyens.

    Et si le Liban a été attaqué, c’est suite à l’enlèvement de soldats israéliens sur le sol israélien. C’est un acte de guerre auquel l’état d’Israël avait le droit et le devoir de répondre. Ils veulent reconstruire et ils n’ont pas d’argent ? qu’ils demandent à Nasrallah, que ce dernier aille mendier en Iran et en Syrie, ce sont eux les responsables de ce gâchis, qu’ils paient, maintenant.

  • permalien Daniel :
    27 janvier 2007 @23h46   « »

    "Fondé en Belgique le 15 mars 1990, le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) est un réseau international constitué de membres et de comités locaux basés en Europe, en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Il agit en coordination avec d’autres organisations et mouvements luttant dans la même perspective (Jubilé Sud et d’autres campagnes agissant pour l’annulation de la dette et l’abandon des politiques d’ajustement structurel). Son travail principal : l’élaboration d’alternatives radicales visant la satisfaction universelle des besoins, des libertés et des droits humains fondamentaux. (...)"

    J’ai bien voulu vous aider une fois encore, Vvolodia. Mais bougez vous un peu, que diable. Je ne vais pas tout faire à votre place...

  • permalien K :
    28 janvier 2007 @00h00   « »

    New York Times :

    Les donateurs à Paris ont eu de la peine à éviter les critiques quant au fait que leurs engagements d’aide n’avaient pour but que de renforcer Siniora. Quand il a été demandé à la secrétaire d’état Condoleezza Rice, si l’engagement d’aide financière des Etats-Unis était conditionné par le maintien au pouvoir de M. Siniora, celle-ci a évité la question. M. Siniora, assis près de Mme. Rice pendant ce briefing tôt le matin, s’est rapidement exclamé, « aucune condition, aucune condition. » Mme Rice a alors répondu que l’argent était pour les libanais.

  • permalien Ahmad :
    28 janvier 2007 @01h34   « »

    Salam,mr Gresh parle de frédéric Encel,dont Vincent geisser,à montrer que sous l’étiquette de géopoliticien,se cache un miltant sioniste des plus extrème,qui n’hésite pas à mentir,sur la réalité du conflit israèlo-plaestinien,relayant la propagande de la droite la plus dure en israel. Est évoqué ensuite mr Védrine,qui si il lui arrive d’avoir parfois des positions courageuses,n’en est pas moins,très obscure,on se rappelera que c’est lui qui envoya,Bhl et gluscksman(sionistes notoires)qui relayèrent la propagande de l’état algérien,soutenant ainsi les éradicateurs,dans leurs crimes les plus horribles,et leurs atteintes au droits de l’homme,dont des ouvrages,comme la sale guerre,francealgérie et d’autres ont mis en évidence les réalité. Mr védrine savait cela,et il l’a caché,il a menti,comme il a présenté la situtation,en palestine et au liban de manière compltement contraire a la rélaité,en accusant le hamas, et le hisbollah,comme déclencheurs des combat,alors que l’on sait que c’est l’attitude inadmissible d’israel depuis des années,en palestine et au liban qui a provoqué,les réactions du hamas,et du hisbollah,on sait de plus que israel,avait prévu bien avant la réaction du hamas,et du hisbollah,de mener des interventions en palestine et au liban. Il est un autre personnage,qui cache bien son jeu,se faisant passé,pour un universaliste,un humaniste,et un défenseur des droits de l’homme,c’est bernard kouchner,qui est d’un silence bien étrange sur le sort des palestiniens,et de la critique des actes criminels d’israel. Il vient ces jours si dans le mondes des idées sur lci,de dire l’importance d’intervenir au darfour,et de ne pas laisser mourir la tchétchénie,la tchétchénie,comme la bosnie,voir les discours de bhl,glcksman,et de finkelkraut sur le kosovo,servant bien souvent aux sionistes(enemis jurer des islamistes,ou tout simplement d’un islam,présent dans les affaires du monde,que ce soit de la politique de l’économie,et des grandes questions contemporaines)d’avoir un alibi contre ceux qui les accuseraient de ne pas défendre les musulmans,mais étrangement,l’intensité de leur défense des musulmans est proportionnelle à l’éloignment d’israel,plus ils sont proche israel,moins les musulmans ont l’appuies de ces humanistes selectifsBernard kouchner,ainsi si il a pris la défense de la tchétchénie,n’a rien dit sur les plaestiniens,ce qui est troublant,c’est que ce discours sur le darfour,la tchétchénie,et le silence sur les palestiniens,est présent chez tous ces imposteurs universalistes. Salam

  • permalien Pierre :
    28 janvier 2007 @08h43   « »
    Le Liban sauvé par l’argent ? SAUVER LE SOLDAT SINIORA ?

    J’avoue de pas comprendre grand chose dans cette affaire d’aide financière au gouvernement de Fouad Siniora, parce que si on remonte de fil des évènements, c’est bien ainsi qu’il faut présenter cette nouvelle opération humanitaire.

    Mais contrairement aux apparences, le Liban n’a pas été victime d’un cataclysme naturel, il ne fait que subir les résultats de la politique de ses élus :

    Suite à l’enlèvement par la milice du Hezbollah de 2 soldats israeliens, et devant l’apathie des responsables libanais, Israel entreprend une "opération de simple police" et détruit les 3/4 des infrastructures du Liban.

    Alors que le Hezbollah entreprend la reconstruction du sud Liban, le gouvernement Siniora entreprend une série de mesures visant à privatiser un grande partie de ce qu’il reste du secteur public en tendant la main pour dédommager ses amis politiques (et soutiens économiques) : Le Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM) a dénoncé hier l’augmentation de la dette du Liban ainsi que le programme de réformes « ultralibéral » assorti à l’aide des pays donateurs..

    N’est-il pas d’usage, quand on autorise "un pays amis" a venir faire la police chez soit de lui demander un dédommagement pour les dégâts commis ?

    N’est-il pas d’usage pour un gouvernement de venir en aide à sa population quand elle est victime d’agression ?

    Par quel processus l’établissement d’un système ultra-libéral au Liban va rendre les soldats enlevés à leur famille ?

    Ne serions nous pas devant une immense fraude aux assurances?

  • permalien K :
    28 janvier 2007 @12h11   « »

    Politique d’utilisation du nucléaire actuelle des Etats-Unis émise en 1995 et réitérée en 2002 :

    “The United States reaffirms that it will not use nuclear weapons against non-nuclear-weapon state-parties to the Treaty on the Non-Proliferation of Nuclear Weapons, except in the case of an invasion or any other attack on the United States, its territories, its armed forces or other troops, its allies, or on a state toward which it has a security commitment carried out, or sustained by such a non-nuclear-weapon state in association or alliance with a nuclear-weapon state.”

    Traduction : « Les Etats-Unis réaffirment qu’ils n’utiliseront pas les armes nucléaires contre les états sans armes nucléaires faisant parti du Traité de non-prolifération des armes nucléaires, excepté dans le cas d’une invasion ou de tout autre attaque sur les Etats-Unis, ses territoires, ses forces armées ou autres troupes, ses alliés, ou sur un état envers lequel ils ont des accords de sécurité, ou en cas d’attaque menée par un tel état sans armes nucléaires en association ou alliance avec un état doté d’armes nucléaires. »

    LETTRE OUVERTE DE PHYSICIENS NUCLEAIRES AMERICAINS (dont 5 prix Nobel) AU PRESIDENT BUSH LE 17 Avril 2006 : Plus de 100,000 etres humains sont morts lors de l’explosion de la bombe lancée sur Hiroshima. et les armes nucléaires disponibles de nos jours ont une capacité totale de destruction supérieure à 200,000 bombes d’Hiroshima.

  • permalien K :
  • permalien Vvolodia :
    29 janvier 2007 @11h14   « »

    je propose le dhiram comme monnaie de référence. M.D.R. !!!!

  • permalien saintyves :
    29 janvier 2007 @16h31   « »

    Bonjour à tous

    les sources de conneries ne tarissent chez Vvolodia qui ecrit :

    Qu’est-ce qui diffère Ahmadinejad de l’hitler d’avant 1933 ?

    Pour repondre à ta question quoique déplacée, Ahmadinajjad n’a ordonné aucun massacre à ce que je sache, homme modeste, elu démocratiquement, ayant le courage de denoncer le SIONISME, usant de son droit légitime à la LIBERTE D’EXPRESSION, et aussi du droit légitime de son peuple à developper l’energie nucleaire à des fins pacifiques, il pourrait ne pas etre réelu aux prochaines presidentielles iraniennes.

    Que repondrais tu Vv si je te pose la question d’une autre maniere :

    Qu’est-ce qui diffère les dirigeants SIONISTES, tel Moshé Dayan, Sharon, Natanyahu, Barak, Olmert et les autres, de l’hitler d’avant 1933 ?

    n’oublies pas de rapporter leurs massacres respectifs de Palestiniens et de Libanais, femmes enfants et vieillards, meme handicapés, ils constituent les génocides d’apres guerre.

    Allez un peu de courrage Vvolodia,

  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
    29 janvier 2007 @22h04   « »
  • permalien Vvolodia :
    29 janvier 2007 @23h03   « »

    "allons un peu de courage Vvolodia?" mais Vvolodia avoir courage, Vvolodia répondre toi.

    au sujet de élection d’ahmadinejad "élu démocratiquement", je vous ferai remarquer qu’Hitler aussi a été élu démocratiquement. Le Président Aristide aussi a été élu démocratiquement. Drôles de références, vous ne trouvez pas ? et est-ce que cela veut dire que les autres dirigeants arabes, non élus eux, ou alors depuis si longtemps qu’on a oublié comment, ne sont pas légitimes ? que ce soit d’une manière ou d’une autre, n’est-ce pas, un dirigeant arabe est toujours légitime !!

    Maintenant, la différence hitler ahmadinejad et "Moshé Dayan, Sharon, Natanyahu, Barak, Olmert et les autres", c’est que ces derniers n’ont jamais voulu, d’une manière ou d’une autre, éradiquer les arabes ; même lors des guerres défensives de l’état d’Israël. Alors qu’amandine est un négateur de crimes contre l’humanité, et qu’il veut éradiquer les juifs israéliens. Amandine est un négationniste, et vous admirez, c’est votre droit et je m’en fiche, un négationniste, doublé d’un assassin.

    Et n’utilisez pas le terme "génocide" appliqué aux arabes, ou alors cela voudrait dire que les israéliens sont nuls - ce qu’ils ne sont pas, ils l’ont prouvé lors des guerres, où ils vous dominent nettement, et au niveau technologiques - Bill Gates fait soit des affaires, soit la charité, et avec Israël, il fait des affaires avec certains il fera la charité.

    S’il y avait génocide, nous n’en serions pas à 4 millions et demi de palestiniens, alors qu’ils n’étaient que 750.000 en 1948 ; ou alors je vous conseille d’apprendre le français, vous manquez bizarrement de vocabulaire.

    Et c’est quoi vos handicapés, vos enfants morts par la faute de Tsahal ; vous parlez de cet immeuble au Liban, bourré de femmes et d’enfants, PAS UN SEUL HOMME, bizarrement ils étaient absents....cet immeuble a été la cible de Tsahal, on se demande pourquoi....pourquoi les hommes se sont mis à l’abri...oui...pourquoi, Monsieur Saintyves ?

    Pierre, vous croyez sérieusement que l’Amérique a donné des bombes à fragmentations à Israël POUR RIEN ? pour faire de la pêche au gros ?

  • permalien saintyves :
    30 janvier 2007 @00h15   « »
    ISRAEL ETAT TERRORISTE

    la différence hitler ahmadinejad et "Moshé Dayan, Sharon, Natanyahu, Barak, Olmert et les autres", c’est que ces derniers n’ont jamais voulu, d’une manière ou d’une autre, éradiquer les arabes ;

    Tu me deçois Vvolodia

    Quand tu ecris :

    n’ont jamais voulu

    Mais ils l’ont fait, recememment, les 1400 morts au libans, dont un tier d’enfants tu en fait quoi, Mohamed Dorra, Qana 1 et 2, Beit Hanoun, Dir Yassin, la famille à la plage d’Abou Ghalia , Jenine, la liste est tres longue, je te parle de libanais et de Palestiniens, tu reponds, Arabes.

    Dommage que tu n’ais pas eu le courage de repondre.

    Le rabin israelien qui preconise de tuer tous les enfants Palestiniens de moins de 13 ans, Liberman qui conseille de vider la palestine de ses habitants, c’est du delire, Hitler est un enfant de choeur à coté de ces gens.

    Cependant le mythe de l’invulnerabilité de l’armée israelienne est tombé comme un chateau de cartes devant les combatants du HIZB, consequences : demission du chef des armées, Olmert devant la cour de justice israelienne, Amir Perez sur la selette, Tzipi Levni dans le couloir de la mort (politique) Katsav mis en examen pour viol sexuel, quel bande d’assassins et de pervers.

    Voir en ligne : La plage était jonchée de corps déchiquetés, c’était un véritable massacre à tel point que le sable doré a pris la couleur rouge du sang.

  • permalien K :
    30 janvier 2007 @00h46   « »

    « Celle-ci [la guerre] nécessite une préparation psychologique qui se met en place aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. »

    Selon Strauss [Leo- dont les idées sont a l’origine du mouvement néoconservateur], les démocraties libérales telles que la République de Weimar ne sont pas viables à long terme, puisqu’ils n’offrent à leurs citoyens aucun socle religieux et moral. La conséquence pratique de cette philosophie est mortelle. Selon ses principes, les élites ont le droit et même l’obligation de manipuler la vérité. Juste comme Platon le recommande, elles peuvent prendre le refuge dans des « mensonges pieux » et dans l’utilisation sélective de la vérité. Der Spiegel

    Je n’écris pas au sujet d’une conspiration. Il s’agit bien d’une organisation bien ficelée et gérée médiatiquement. Mon argument de base est que des fonctionnaires très brillants et meme bien intentionnés ont trouvé comment controler le processus de gouvernement suivant des manières jamais possibles auparavant.

    • Les nouvelles 24/7 exigent différentes techniques :
    - Saturer le temps et l’espace des médias.
    - Répéter le message et que celui-ci domine le cycle des nouvelles.
    - Contrôler les espérances.
    - Peu importe combien est mauvaise l’histoire, elle tend à se niveler ; accélérer le processus autant que possible.

    • Tenir le message vraisemblable quotidiennement : Le Qatar, le Pentagone, la Maison Blanche, Londres

    • Utiliser l’information pour attaquer et punir les critiques.

    Voir en ligne : Truth from These Podia (Par Sam Gardiner)

  • permalien saintyves :
    30 janvier 2007 @01h42   « »

    Quant au peuple américain, il faut dire que bon nombre d’entre eux ne savent même pas où se trouve la Palestine, ignorent presque tout de ce qu’endure son peuple ou ne savent que ce que leurs médias, qui gisent sous le joug des sionistes, veulent leur faire savoir ou croire. La question chez ces gens est tout à fait légitime.

    Mais ceux qui s’emploient à y répondre chez eux sont toujours des sionistes ou des pros sionistes qui ne ménagent aucun effort pour les désinformer au sujet de la Palestine et des Palestiniens. Alors que ce sont les Arabes et les musulmans qui sont les mieux placés pour y répondre. Et j’en profite pour solliciter l’aide de monsieur Alain Gresh et de toute personne de bonne volonté comme lui, pour faire parvenir ce message au peuple américain.

    A la place des Arabes et des musulmans qui, à cause de l’hégémonie sioniste sur les médias en Occident, n’y ont pas bonne audience, je veux dire au peuple américain que pour savoir la bonne réponse à leur question : "Pourquoi nous détestent-ils tant ?", il leur convient de poser plutôt une autre question plus logique à savoir : "Pourquoi nous et pas le reste du monde ?".

    je me suis permis de faire parvenir ce message à M gresh

    Voir en ligne : JUIF ANTISIONISTE

  • permalien saintyves :
    30 janvier 2007 @02h04   « »

    Ver la fin des années 1940, les Sionistes ont occupé la Palestine et en ont chassé 700.000 personnes par des actes de terrorisme. L’un des ces événements était le massacre sadique de 254 Palestiniens, principalement des hommes âgés, des femmes et des enfants à Deir Yassin. Il s’agissait d’un massacre particulièrement vicieux, fait en tout sang froid, caractérisé par le fait que les Sionistes ouvrirent les ventres des femmes enceintes.1 Après l’effusion de sang, les assassins firent de la publicité à l’événement afin d’inciter le peuple palestinien à se sauver dans la panique à quitter leurs maisons et entreprises dans lesquelles on ne leur a toujours pas permis de retourner.

    L’ancien Premier ministre d’Israël, Menachem Begin, un participant à ce massacre affreux, revendique l’importance de Deir Yassin dans son livre la révolte : L’histoire de l’Irgun. Il a écrit qu’il n’y aurait pas eu un état de l’Israël sans " victoire " de Deir Yassin. " Le Haganah a effectué des attaques victorieuses sur d’autres fronts... Dans un état de terreur, les Arabes se sont sauvés, pleurant, Deir Yassin. 2 "

    Les massacres n’ont pas cessé après l’établissement de l’état juif ; ils ont continué en période de paix comme de guerre. Voici les noms de certains d’entre eux : le Massacre de Sharafat, le Massacre de Kibya, le Massacre de Qasem de Kafr, le Massacre l’Al-Sammou, le Massacre de Sabra et Shatila, le Massacre de Qara de Oyon, le Massacre de Mosquée d’Al-Aqsa, le Massacre de Mosquée de Ibrahimi, le Massacre de Jabalia. 3

    Voir en ligne : Ver la fin des années 1940, les Sionistes ont occupé la Palestine et en ont chassé 700.000 personnes par des actes de terrorisme. L’un des ces événements était le massacre sadique de 254 Palestiniens, principalement des hommes âgés, des femmes et des enfants à Deir Yassin. Il s’agissait d’un massacre particulièrement vicieux, fait en tout sang froid, caractérisé par le fait que les Sionistes ouvrirent les ventres des femmes encaintes.1 Après l’effusion de sang, les assassins firent de la publicité à l’événement afin d’inciter le peuple palestinien à se sauver dans la panique à quitter leurs maisons et entreprises dans lesquelles on ne leur a toujours pas permis de retourner.

  • permalien Pierre :
  • permalien Vvolodia :
    30 janvier 2007 @10h14   « »

    C’est une guerre, les arabes se camouflent derrière les civils, femmes et enfants ; il n’y a pas eu assez de morts, s’il y en avait eu plus, vous nous ficheriez la paix ; mais pour ça il faut un courage que les dirigeants israéliens n’ont pas ; hier un attentat, vous allez le payer par le sang de vos martyrs.

    Quand à la plage machin, encore une histoire bizarre ; une plage déserte, une famille qui bronze, une bombe qui explose, mais MIRACLE !! un photographe passait pas là. Vous mettez la mort en scène, la mort des autres bien entendu, parce que vos dirigeants envoient leurs enfants dans les universités occidentales, pas au "martyr". Le martyr, c’est bon pour le pékin, pour le crétin.

    "Dommage que tu n’ais pas eu le courage de repondre." mais j’ai répondu à tout.

    Quand au rabbin israélien (???) il n’a aucun pouvoir ; Liebermann non plus. Ils ont le droit de parler. Amandinejaja lui a le pouvoir, Amandinejaja (je trouve que ça féminise son nom, vous ne trouvez pas?) lui a le pouvoir d’exécuter ses menaces. Pas un Liebermann.

    Attendez, vous vous donnez tous ces pouvoirs : "consequences : demission du chef des armées, Olmert devant la cour de justice israelienne, Amir Perez sur la selette, Tzipi Levni dans le couloir de la mort (politique) Katsav mis en examen pour viol sexuel, quel bande d’assassins et de pervers."

    Vous n’êtes même pas capables de gagner une guerre, le chef du hezbollah se cache comme un gros rat qu’il est, les occidentaux ne veulent pas filer d’argent au hamas, personne ne peut vous encadrer, c’est la preuve. Et ça suffit, je vais devenir méchant.

    les Arabes se sont sauvés, pleurant,

    et vous croyez que c’est fini, Saintyves ?

  • permalien Jean :
    30 janvier 2007 @12h43   « »

    Article lumineux (si tant est que le sujet puisse permettre cette appréciation), comme toujours.

    Merci aussi à K pour ses contributions très pertinentes.

    Ce blog est une respiration dans le désastre médiatique actuel. Au fait, si j’en crois l’efficacité de la campagne en cours, il nous faut dès à présent parler de l’axe maison blanche - downing street - paris ... hélas, je le crains.

    Cordialement

    Jean

  • permalien K :
    30 janvier 2007 @13h25   « »

    Voila la conclusion d’un article du nyt intitulé curieusement, l’Europe résiste aux presssions américaines pour limiter leurs liens avec l’Iran :

    Les fonctionnaires européens déclarent que la Commission Européenne se réunira dans la mi-février et approuvera une mesure préparant le terrain pour geler les capitaux et bloquer les transactions bancaires des 10 compagnies iraniennes et des 12 individus cités dans une annexe de la résolution 1737 du Conseil de sécurité, adoptée en décembre [dernier].

    Par ailleurs toujours dans le nyt d’aujourd’hui, ce quotidien semblant désormais adopter un langage moins va t-en guerre que le “Washington Post”, on peut lire dans un édito de MILTON VIORST :

    Les critiques arguent du fait que la ligue arabe, étant fortement Sunnite, ne peut avoir aucune influence sur les Chiites de l’Irak. Ils oublient que la partie de l’armée irakienne qui a défait l’Iran dans la guerre 1980-88 était Chiite. Ce seul fait nous indique que les Chiites irakiens, meme s’ils veulent être débarrassés de l’occupation américaine, ne sont pas prêts à devenir iraniens. La ligue arabe peut travailler à partir de là à la restauration de la stabilité de l’Irak. Les Etats-Unis ne le peuvent pas.

  • permalien K :
    30 janvier 2007 @15h51   « »

    A l’heure ou les Américains veulent “stabiliser” le Liban par un “finding” anti-terroriste, un petit rappel historique de James Bovard sur le site Antiwar intitulé : Un legs d’échec anti-terroriste au Liban

    En juin 1982, une organisation terroriste dirigée par Abou Nidal (l’Oussama Ben Laden des années 80) avait essayé d’assassiner l’ambassadeur israélien à Londres. Les forces d’Abou Nidal avaient précédemment tué beaucoup de fonctionnaires palestiniens de l’OLP dans de nombreuses attaques par bombes et balles, puisqu’elles ont considéré Yasser Arafat comme étant un traître du fait de sa volonté affichée d’entrer en pourparlers avec Israël.

    Le premier ministre d’Israel Menachem Begin a exploité l’attentat de Londres pour envoyer les Forces Israéliennes de Défense (FID) au Liban pour écraser l’OLP. Cependant, comme Thomas Friedman l’a remarqué dans son livre From Beirut to Jerusalem, « le nombre de pertes israéliennes que les guérilleros de l’OLP au Liban avait réellement occasionné [était] minuscule (Un mort dans les 12 mois précédant l’invasion). » L’invasion israélienne à l’origine était programmée pour l’été précédent mais avait été remise à plus tard après que le délégué Philip Habib des États-Unis ait négocié un cessez-le-feu entre Israël et l’OLP.

    Le ministre Ariel Sharon de la défense a dit au cabinet israélien que son « opération paix pour la Galilée » de 1982 n’empiéterait que sur 40 kilomètres au Liban. Cependant, Sharon a envoyé ses tanks à Beyrouth, déterminé a détruire l’OLP une fois pour toutes. Comme David Martin et John Walcott l’ont remarqué dans leur livre de 1988, Best Laid Plans : The Inside Story of America’s War against Terrorism, l’ambassade des États-Unis à Beyrouth « a envoyé câble après câble a Washington, avertissant qu’une invasion israélienne provoquerait le terrorisme et minerait la position de l’Amérique dans le monde arabe, mais il n’y a pas eu un mot en retour. »

    A suivre

  • permalien K :
    30 janvier 2007 @15h55   « »

    Un legs d’échec anti-terroriste au Liban (suite)

    Le croissant rouge palestinien a estimé que 14.000 personnes, la plupart d’entre eux des civils, ont été tuées ou blessées lors du premier mois de l’opération. Quand les Palestiniens ont résisté de manière tenace, les FID ont répondu par des bombardements aveugles, massacrant des centaines de civils. Les médias américains se sont retrouvés en première ligne, où qu’ils étaient. Les FID ont bombardé les bâtiments logeant les locaux du Los Angeles Times, United Press International, et de Newsweek. les Israéliens ont coupé l’eau et l’électricité de Beyrouth et ont imposé un blocus.

    Puis vient l’évocation du tristement célèbre épisode de Sabra et Chatila après lequel : le gouvernement de Begin a au début bloquer des propositions à la Knesset pour une enquête formelle dans le massacre ; Ariel Sharon a déclaré que ses critiques étaient coupables d’une « diffamation de sang. » Un journal israélien de gauche, Al Hamishmar, a déclaré, « cet abattage a fait de la guerre au Liban le plus grand désastre pour les juifs depuis l’Holocauste. » L’ancien ministre des affaires étrangères israélien Abba Eban a dénoncé l’invasion de Beyrouth comme l’« échec le plus mortel dans l’histoire moderne d’Israël. »

    Le massacre des camps de réfugié a menacé de plonger le Liban de nouveau dans le chaos total. Deux jours après, le gouvernement libanais a demandé que les Etats-Unis envoient ses troupes de nouveau à Beyrouth. Reagan a à plusieurs reprises réclamé le retrait israélien de Beyrouth et déclaré, « Israël doit avoir appris qu’il n’y a aucune manière qu’il puisse imposer ses propres solutions à des animosités aussi profondes et amères que celles qui ont produit cette tragédie. » Vers la fin de 1982 le congrès avait récompensé Israël d’avoir envahi le Liban par un don spécial de $550 millions en aide militaire additionnelle et d’autres aumônes, en plus des $2 milliards qu’Israël devait déjà recevoir cette année du gouvernement des États-Unis.

    A suivre

  • permalien K :
    30 janvier 2007 @15h58   « »

    Un legs d’échec anti-terroriste au Liban (suite et FIN)

    Les massacres des réfugiés palestiniens avaient enfoncé les Etats-Unis beaucoup plus profondément dans le bourbier libanais. Comme les heurts continuaient entre les Israéliens et les musulmans, la situation devenait de plus en plus polarisée dans les mois suivants. Le 18 avril 1983, un fourgon de livraison se lançait à l’entrée de l’ambassade des États-Unis à Beyrouth et explosait, effondrant le bâtiment et tuant 46 (16 Américains compris) personnes et blessant plus de 100 autres. (…)

    ……

    Dimanche matin, le 23 octobre 1983, un homme seul musulman a conduit un camion Mercedes a travers un parking de stationnement, dépassé deux postes de garde, traversé une porte ouverte, et l’entrée des sièges sociaux des soldat de la marine [américaine] à Beyrouth, où il a détoné l’équivalent de six tonnes d’explosifs. L’explosion a laissé un cratère de 30 pieds de profondeur et a tué 243 marines. Un deuxième camion a explosé un moment plus tard et tué 58 soldats français.

    Peu après, Reagan a retiré la plupart des troupes des États-Unis du Liban. Ce retrait a exaspéré les néoconservateurs qui ont semblé croire que l’Amérique était obligé de payer n’importe quel prix pour assurer le succès de l’« opération paix pour la Galilée ».

    ....

  • permalien jelloul.blogspot.com :
    30 janvier 2007 @18h27   « »

    Le Pacte national de 1943 convenu entre les chefs confessionnels patriotes libanais est de caractère différent de la Loi Administrative Transitionnelle (LAT) soit disant "consociative" imposée aux Irakiens par les forces d’occupation en 2003. Également, les présentes revendications de l’opposition libanaise, pressant pour la formation d’un gouvernement d’unité nationale et/ou des élections anticipées, sont différentes de celles de l’Irak de l’après-invasion. Les revendications libanaises sont en accord avec les lois constitutionnelles existantes, et donc ne sont pas exprimées dans le style "insurgé" ou le style "Sistani" ; l’opposition libanaise n’appelle pas aux armes pour renverser le gouvernement Siniora pro-occidental, pas plus qu’elle n’appelle au vote majoritaire direct dans le but de former un gouvernement transitionnel et d’écrire une nouvelle constitution.

    Dans leur lutte politique intérieure, le Hezbollah et ses alliés – le Mouvement Amal (chiite), le Courant Patriotique Libre (chrétien) et les alliés plus petits – ne jouent pas la carte de leurs avantages militaires et démographiques ; ils jouent un jeu démocratique propre :


    Les Revendications démocratiques du Hezbollah

    Par Mohammed Ben Jelloun Le 29 janvier 2007

    En revendiquant un gouvernement d’union nationale et un pouvoir de veto sur les décisions majeures, le Hezbollah et ses alliés s’en tiennent fermement à la lettre consociative (multiconfessionnelle) et l’esprit républicain (patriotique) de la constitution libanaise.

    Dans son discours de la prière du vendredi, le premier décembre 2006 coïncidant avec le premier jour de sit-in dans La Protestation anti-gouvernementale libanaise en cours, Cheikh Abd al-Amir Kabalan, le vice président du Conseil chiite du Liban, précisait que les revendications de l’opposition étaient de caractère "consociatif" ; "nous sommes pour la participation consociative et non pas le système des majorités et minorités", dit-il. À la différence de nombreux commentateurs, en effet, le Hezbollah et ses alliés ne contestent pas le système constitutionnel en vigueur au Liban...

    [...]

    Il ne suffira plus de considérer l’investigation d’un crime particulier comme primant toute autre considération, y compris l’unité nationale, la sécurité nationale, et la reconstruction nationale ; il ne suffira plus de donner la priorité à la chasse des meurtriers encore hypothétiques de l’ancien premier ministre, Rafik Hariri, sur la protection du Liban contre les destructeurs de son infrastructure et les assassins de plus de 1.000 civils libanais – des assassins au-delà de tout doute bien fondé, mais puissamment protégés.

    Posté par Jelloul (le blog Irak Poscolonial)


    Voir en ligne : Les Revendications démocratiques du Hezbollah

  • permalien K :
    30 janvier 2007 @18h37   « »

    Mr Védrine

    À propos de la possibilité d’envoi d’un émissaire en Iran par la France, Mr Védrine interrogé par le journal Arabe Al Hayat aprés sa proposition de rédaction d’un “livre blanc sur l’histoire du conflit israélo-palestinien”, déclare (voir traduction Anglaise dans le site contreinfo) :

    Je ne serai pas le moins du monde stupéfait si la france suivait ce chemin bien que la situation actuelle ne soit plus celle qui prévalait au temps de Khatami.

    Si nous optons pour le dialogue, nous devrons alors expliquer ses bases et son esprit à nos amis arabes et occidentaux. Nous devons également clarifier que nous ne prévoyons pas, en prenant une telle mesure, de renforcer la capacité de l’Iran de déstabiliser et compromettre la région. Absolument pas !

  • permalien Ana :
    30 janvier 2007 @18h48   « »

    On écrit Lieberman avec un "n", pas deux. Lieberman est Ministre des Menaces stratégiques dans le gouvernement Olmert, coalisation dans laquelle se sont fourvoyés les Travaillistes.

    Lieberman est un judéonazi, comme le qualifierait aujourd’hui sans l’ombre d’une hésitation Yeshayahou Leibowitz, s’il était encore vivant. Lieberman est un homme de pouvoir qui a du pouvoir, pas seulement une grande gueule. Une grande gueule qui s’enhardit à amplifier ce que nombre de juifs israéliens disent tout haut. La Gauche israélienne est dans son rôle favori quand elle peut faire dire à la Droite et l’Extrême-droite ce qu’elle-même pense tout bas.

    Les médicaments de Vvolodia sont sur sa poitrine, en sautoir, comme nous l’a si gentiment fait savoir jadis un internaute. Il a même droit à double dose, quand il sent que rien ne va plus pour lui.

  • permalien Vvolodia :
    30 janvier 2007 @19h31   « »

    ma chère Ana, Lbrmn s’écrit avec un noun final, alors vous lui mettez le nombre de "n" que vous voulez, aucune importance. Je suis gentil, je vous l’ai écrit "presque" en hébreu. Lbrmn a une grande gueule et pas de pouvoir, heureusement d’ailleurs. Mais aucune importance : vous ne l’aimez pas, vous le méprisez, mais vous méprisez et vous n’aimez pas non plus les israéliens de Chalom Archav et de gauche. Alors qu’il reste comme il est, si à chaque fois que vous lisez son nom vous avez de l’eczéma, c’est parfait.

    Vous avez déjà lu ce que Yeshayahou Leibowitz disait des arabes ? non, n’est-ce pas ? et c’est dommage.

  • permalien K :
    30 janvier 2007 @20h51   « »

    Post trés détaillé sur le “racket de la dette” Libanaise dans le blog Loubnan ya Loubnan.

  • permalien K :
    30 janvier 2007 @21h00   « »

    Honteux, lamentables, déplorables, les émissions de Fayçal sur Al Jazira qui attisent les haines actuelles entre sunnites et chiites. Ce monsieur est une véritable tache dans la carte de visite de la chaine. Il ne manquait plus qu’un Thierry Ardisson Arabe. C’est un véritable danger public. Stoppez cet homme par pitié !!

  • permalien K :
    30 janvier 2007 @21h33   « »

    Bernard Lewis, le propagandiste attitré des néocons, en avant ligne du matraquage médiatique :

    L’Islam pourrait bientot devenir la force dominante de l’Europe. Cette dernière, au nom du politiquement correct, a abdiqué quant au controle culturel et religieux.

    Et pendant ce temps, les musulmans en question, sunnites et chiites, se lancent des noms d’oiseaux sur Al Jazira. Si meme Al Jazira s’y met...

    Voir en ligne : Muslims ’about to take over Europe’

  • permalien Ana :
    31 janvier 2007 @00h35   « »

    Lieberman avec un ’noun final’, on aura tout vu, tout lu. La tromperie jusque dans le détail.

    Il n’y a pas de ’noun’ à Lieberman, il n’y en a jamais eu, il n’y en aura jamais. Mais un "n" et un seul, si. Y compris toutes les voyelles voyelles : i-e-e-a. "Lbrmn" n’existe que dans l’esprit gauchi de Vvolodia.

    Lieberman est un nom allemand, pas hébreu. Alors, dans la transcription hébreue, on peut mettre le nombre de ’noun final’ qu’on veut (on n’en met jamais qu’un) et ôter toutes les voyelles, je m’en fiche.

    Si Vvolodia peut déclarer que "Lbrmn s’écrit avec un noun final", et que cela sonne vrai alors qu’il n’en est rien, chacun imaginera ce que le pétillant Leibowitz a pu ne pas écrire à propos des Arabes...

  • permalien saintyves :
    31 janvier 2007 @11h38   « »
    Maroc : critique de Védrine et d’Azoulay.

    Bonjours

    l’idéologie sioniste.

    Questions de terminologie

    Alors que la résistance palestinienne a toujours affirmé lutter contre le SIONISME, les sionistes et leurs alliés, juifs ou non, l’Etat d’Israël affirme représenter l’ensemble des Juifs, annexant le judaïsme en tant que religion, pratiques culturelles et cultuelles, annexant l’histoire des Juifs dans le monde entier et voulant annexer leur avenir.

    Heureusement, des gens se proclamant juifs antisionistes osent refuser cet amalgame et se battent contre la prétention israélienne et sioniste à les repésenter.

    Donc, la lutte n’est pas entre les Juifs et les palestiniens, comme semble l’affirmer le communiqué qui avance une vision sioniste du conflit, car on ne peut comprendre comment les Juifs du monde se sentiraient menacés par les Palestiniens et pour lesquels il faudrait assurer la sécurité. D’autres amalgames, repris de l’idéologie sioniste, sont assez souvent repris, consciemment ou non, par des comités, associations ou individus (ex la demarche de Vedrine et Azoulay), qui dénotent soit que ces derniers ne se sont pas encore débarrassés des résidus de cettre idéologie qui a imprégné l’Europe, et notamment la France, soit qu’ils ignorent la signification des mots utilisés.

    Je citerai en exemple :

    . Le terme "arabe israélien" qui est une aberration historique totale. Les Palestiniens qui ont continué à vivre dans leur pays, et sur leurs terres occupées en 1948 sont dénommés par les autorités sionistes et par la quasi totalité des Israéliens : arabes ou druzes ou bédouins, selon un amalgame savamment dosé allant de la répartition sociologique à la répartition confessionnelle.

    Pour les les dirigeants sionistes, l’essentiel est de masquer l’unité d’un peuple. Qu’ils soient chrétiens, musulmans ou druzes, ou même juifs (il y avait des Palestiniens juifs avant l’arrivée des sionistes), qu’ils soient paysans, citadins ou bédouins, ils font partie du peuple palestinien,

    Les Palestiniens restés dans leur pays n’ont pas demandé à avoir la citoyenneté israélienne, ils ont tout simplement voulu rester dans leur pays.

    Autre question : Juif = Israélien ? Un français juif est-il aussi Israélien en puissance ? (à tout moment, il peut aller en colon s’installer en Palestine) (massacrer des enfants Palestiniens)

    http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=2772

    Le fait est donc que :

    - Israel est un etat raciste et d’apartheid, qui OCCUPE les terre d’un peuple PALESTINIEN, dont la population autochtone est formée de juifs, de musulmans, DE chretiens, et de druzes.

    - Le prelude à toute negociation doit reconnaitre ce fait d’OCCUPATION et de COLONISATION (qui se porsuit au vu et su de la communauté internationale sous hypnose SIONISTE)

  • permalien
    31 janvier 2007 @13h39   « »

    Ana, ce nom, LBRMN c’est du yiddich, pas de l’allemand ; le yiddich s’écrit avec des lettres hébraïques. Ce monsieur n’est pas parti en Eretz Israël pour que vous le germanisiez. Vous n’allez pas m’apprendre ma culture, non ?

    Saintyves, c’est pas fini ? pas encore fini de gémir ? vous êtes un mur des lamentations à vous tout seul.

  • permalien K :
    31 janvier 2007 @13h57   « »

    Traduction partielle d’un article de Juan Cole intitulé : Le danger de la Fatwa anti-Iranienne de Bush.

    ...

    Sa fixation [celle de Bush] sur des activités iraniennes en Irak ne peut pas être expliquée par son histoire, qui veut que Téhéran fournisse des armes aux forces qui tuent des troupes des États-Unis. Jusqu’ici, aucune preuve incontestable que le gouvernement iranien envoie des armements de haute puissance en Irak n’a été rendue publique, et aucune preuve crédible n’a été avancée. Généralement on devrait prendre de telles affirmations avec des pincettes, tout comme on devrait accueillir l’histoire des fonctionnaires américains au sujet de l’échange de tirs dans Najaf ce week-end qui a prétendument permis de tuer 250 insurgés.

    Pour commencer, environ 99 pour cent de toutes les attaques sur des troupes des États-Unis se produisent dans des secteurs arabes sunnites et sont effectués par des Baathistes ou des groupes de guérilleros fondamentalistes sunnites (Salafistes). La majeure partie de l’aide extérieure que ces groupes obtiennent vient du public arabe sunnite des pays alliés avec les Etats-Unis, notamment l’Arabie Saoudite et d’autres monarchies du Golfe. On attend encore que Washington dénonce l’aide saoudienne aux insurgés sunnites qui sont ceux qui massacrent des troupes des États-Unis.

    En attendant, le réseau de terreur le plus virulent en Irak, qui se donne l’appellation de « Al-Qaida en Mésopotamie, » a ouvertement annoncé que sa politique est de tuer autant de Chiites que possible. Que les Ayatollahs de l’Iran Chiite passent des armes sophistiquées à ces derniers, leurs ennemis assermentés, n’est pas plausible.

    Si l’Iran fournit du matériel à quiconque, c’est aux alliés des États-Unis. Téhéran pourrait aider le Conseil suprême pour la Révolution Islamique [Chiite] en Irak et son organisme paramilitaire Badr, mais les États-Unis ne combattent pas ce groupe. Par vente ou échange, quelques armements à l’origine donnés aux troupes de Badr pourraient aller à d’autres groupes, tels que l’armée du Mahdi de l’ecclésiastique nationaliste Chiite Mouqtada Al-Sadr, qui entre parfois en conflit avec les États-Unis. Ce problème, cependant, doit être relativement négligeable, et ne peut pas expliquer la rhétorique hyperbolique de Bush au sujet de l’Iran. A suivre

  • permalien K :
    31 janvier 2007 @14h01   « »

    Le danger de la Fatwa anti-Iranienne de Bush (Suite)

    Certains des rapports déclarant que des « milliers » d’agents iraniens en Irak viennent du groupe terroriste des Moujahedin-e Khalq MEK- inscrit depuis plusieurs années et jusqu’a ce jour sur la liste américaine des groupes terroristes, qui se compose d’Iraniens expatriés qui affichent une dévotion-culte à leur chef, Mariam Rajavi. Un ennemi de Téhéran, responsable de nombreux bombardements à l’intérieur des frontières iraniennes, le MEK s’est vu remettre une base terroriste, le « camp Ashraf, » en Irak oriental par Saddam Hussein. Quand les États-Unis ont envahi l’Irak, quelques éléments du Pentagone ont voulu employer le MEK contre Téhéran de la même manière que Saddam l’a fait, et les combattants du MEK n’ont pas été expulsés du pays. Ils fournissent maintenant de la désinformation sur l’Iran aux États-Unis afin de fomenter un conflit, tout comme l’a fait Ahmad Chalabi [alors opposant irakien pro-américain de Saddam Hussein] pour trouver des arguments aux Américains pour envahir l’Irak.

    Que les Américains soient à la recherche d’un prétexte pour un conflit plus large est soutenu par le fait qu’ils ont arrêté des fonctionnaires iraniens à l’intérieur de l’Irak à deux occasions alors des six dernières semaines. En décembre, les troupes des États-Unis ont lancé un raid sur le complexe de l’ecclésiastique Chiite Abdul Aziz Al-Hakim, le chef du plus grand bloc au parlement, composé de Chiites fondamentalistes, et y ont trouvé plusieurs visiteurs Iraniens. Certains ont été brièvement détenus puis permis de quitter le pays. Deux autres ont été livrés à la garde irakienne du gouvernement et ont été accusés d’être des dirigeants de haut rang du service de renseignement de l’unité de la force Qouds de la garde de la force révolutionnaire iranienne. Bagdad les a finalement relâché également. A suivre

  • permalien K :
    31 janvier 2007 @14h04   « »

    Le danger de la Fatwa anti-Iranienne de Bush (Suite et FIN)

    (...)

    Peut-être que ce qui se passe vraiment est que l’administration Bush se trouve concurrencer par l’Iran quant à l’influence par rapport aux alliés d’autrefois en Irak et qu’ils soient en train de perdre. Abdoul Aziz Al-Hakim a été fêté à la Maison Blanche le 4 déc. de l’année dernière et a dit qu’il voulait que les troupes des États-Unis restent dans le pays. Ses contacts avec les fonctionnaires iraniens, qu’ils soient des services de renseignement ou pas, ne constituent aucune menace militaire pour les États-Unis, puisqu’il est un allié de Bush. Ils pourraient, cependant, constituer une menace politique en tant que le Conseil Suprême pour la Révolution Islamique d’Al-Hakim en Irak peut agir avec plus d’indépendance par rapport a Washington s’il reçoit l’aide de Téhéran. À l’invitation du gouvernement irakien, l’Iran a maintenant offert d’augmenter sa présence économique en Irak.

    Alors que Washington s’affaiblit en Irak, Il se soucie du fait que l’Iran puisse ramasser les morceaux et établisse son hégémonie sur son plus petit voisin. L’administration de Bush peut également chercher à créer une situation qui galvanisera le public américain et lui donnera un prétexte pour augmenter sa présence en Irak en dépit de la façon défavorable que prend le cours de la guerre. Tous les leaders d’une guerre en train d’échouer ont toujours été tentés par une stratégie d’escalade. Annoncer la saison de chasse ouverte sur tous les visiteurs iraniens de l’Irak est comme jouer du frisbee avec de la nitroglycérine. Bush est à la recherche de noises et est susceptible de les trouver.

  • permalien K :
    31 janvier 2007 @15h02   «

    « Bloggeurs prennez garde »!!! C’est l’avertissemnt lancé par le correspondant au Pentagone de la BBC, Adam Brookes.

    Un document nouvellement déclassé donne un aperçu fascinant sur les plans des militaires des USA pour des « opérations de l’information » - allant des opérations psychologiques, aux attaques sur les réseaux informatiques hostiles.

    Le document déclassé s’appelle « la feuille de route des opérations de l’information ». Il a été obtenu par les archives de sécurité nationale de l’université George Washington grace au recours de la Loi sur la liberté de l’information.

    Les fonctionnaires du Pentagone l’ont écrit en 2003. Le secrétaire de la défense, Donald Rumsfeld, l’a signé.

    De l’influence sur l’opinion publique par de nouveaux médias jusqu’à la conception d’armes d’ « attaque du réseau informatique », les militaires des USA apprennent à mener une guerre électronique.

    Quand il décrit les plans de la guerre électronique, ou l’EW [electronic warfare], le document prend une tonalité extraordinaire.

    Il semble voir Internet comme étant l’équivalent d’un système d’armes ennemi.

    La « stratégie devrait être basée sur la prémice voulant que le département [de la défense] « combattra le réseau » comme s’il s’agit d’un système d’armes ennemi, » peut-on y lire.

    Le slogan « combattre le réseau » apparaît plusieurs fois a travers la feuille de route.

    Et, dans une finale en apothéose, le document recommande que les Etats-Unis devraient rechercher la capacité de « parvenir au controle maximum de l’ensemble du spectre électromagnétique ».

    Les forces des USA devraient arriver a etre en mesure de « perturber ou détruire l’ensemble de l’éventail des systèmes de communications, des sondes, et des systèmes d’armes dépendants du spectre électromagnétique ».

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