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L’honneur d’Israël

jeudi 8 février 2007, par Alain Gresh

Un mois de février chargé. Plusieurs échéances ou rendez-vous marqueront le mois de février au Proche-Orient. D’abord, le 14 avec le deuxième anniversaire de l’assassinat du premier ministre libanais Rafik Hariri, alors que la crise interne semble dans l’impasse – un premier et grave incident a mis aux prises, le mercredi 7 février, l’armée libanaise et une unité de l’armée israélienne qui pénétrait sur le territoire libanais (« Premier incident frontalier entre soldats israéliens et libanais », Le Monde.fr). Ensuite la réunion prévue le 19 février entre la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, Mahmoud Abbas et Ehud Olmert, pour relancer les négociations israélo-palestiniennes. Enfin, le 22 février, avec l’arrivée à échéance du délai de deux mois donné par le Conseil de sécurité des Nations unies à l’Iran pour suspendre l’enrichissement de l’uranium. Non seulement Téhéran rejette cet ultimatum, mais devrait annoncer, selon diverses rumeurs, avoir franchi une étape supplémentaire dans la maîtrise de l’enrichissement. Ces événements sont, en partie, liés. Washington souhaite faire avancer, au moins formellement, le dossier israélo-palestinien pour pouvoir consolider le front entre les pays arabes sunnites modérés, Israël et les Etats-Unis contre l’Iran.

Ajout du 9 février. On annonce la tenue d’une réunion du Quartet (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations unies) sur la Palestine le 22 février à Berlin.

Durcissement français. Les déclarations de Dominique de Villepin au Financial Times du 7 février (« De Villepin attacks increase in US troops in Iraq as absurd », par Martin Arnold and John Thornhill) et celles de Philippe Doute-Blazy sur i-Télévision le 6 février, marquent un durcissement de l’expression publique de la France concernant l’intervention américaine en Irak. Après les fermes condamnations françaises du printemps 2003, Paris avait mis de l’eau dans son vin, entérinant même la présence américaine en Irak. Selon le site LeMonde.fr du 7 février, « Paris prône un retrait des forces étrangères d’Irak en 2008, Washington s’y oppose ». Le premier ministre a déclaré que « si l’on ne dit pas que, dans un an, il n’y aura plus de soldats américains et britanniques sur le sol irakien, rien ne se passera en Irak, si ce n’est davantage de morts et de crises ». Il a estimé qu’« aujourd’hui, la présence militaire est considérée comme illégitime par les Irakiens ». « Dire que les troupes étrangères quitteront le pays quand l’Irak sera démocratique et pacifié est absurde. Ça ne se produira jamais », a souligné le premier ministre. Il faut « définir un calendrier qui stipule à quelle date ces troupes quitteront [l’Irak] », a précisé M. de Villepin. « En 2003, nous avons dit fermement avec le président Chirac qu’il n’y avait pas de solution militaire en Irak. Ce que nous disions en 2003 est toujours vrai en 2007 ». Et il a conclu : « Les Etats-Unis ont échoué en Irak. Plus de 3 000 soldats américains ont été tués depuis 2003 et 12 000 civils irakiens sont morts en 2006. »

Ces déclarations tranchent avec le positionnement de la France durant la période 2004-2006. Donnent-elles un nouveau sens aux déclarations de Chirac sur le nucléaire iranien ? Sont-elles une pierre dans le jardin de Nicolas Sarkozy dont on connaît les positions pro-américaines ?

Blâmer l’Iran. La campagne américaine contre l’Iran se poursuit. Téhéran est accusé d’armer les milices qui tuent des soldats amérciains. Le journaliste Gareth Porter revient dans un article publié par le mensuel Prospect, « The Blame Game », montre l’inconsistance des preuves américaines. Notre ami K propose une traduction de ce texte, traduction que j’ai rapidement revue et qui est disponible en fichier attaché. Cette campagne rencontre un fort scepticisme aux Etats-Unis, comme le rappelle l’article du Monde.fr du 8 février de Corinne Lesnes, « Le Congrès américain réclame des preuves de l’ingérence iranienne en Irak ».

L’honneur d’Israël

La compromission de la classe politique israélienne, y compris le Parti travailliste, dans la politique d’occupation et d’oppression des Palestiniens est connue. On a aussi, notamment durant la guerre des 33 jours au Liban, souligné qu’un mouvement comme La Paix maintenant, avait approuvé l’agression israélienne. Ces positions ne devraient pas amener à oublier le courage des mouvements qui luttent vraiment et concrètement contre l’occupation, en association avec les Palestiniens. Parmi ces organisations citons, entre autres, Ta’ayoush. D’autre part, le mouvement des refuzniks, qui refusent de servir dans les territoires occupés, se poursuit. En 2003, les éditions Fayard publiaient un livre sur le sujet, Rompre les rangs. Etre refuznik dans l’armée israélienne, de Ronit Chacham. J’en avais écrit la préface que je publie ci-dessous.

Nous vivons une étrange époque. La chute du mur de Berlin en 1989, l’implosion de l’Union soviétique en 1991, la fin de la guerre froide ont fait espérer un ordre international nouveau. La mondialisation s’est affirmée comme la nouvelle grammaire permettant de déchiffrer l’avenir. Notre Terre n’a jamais été aussi réduite. Nous respirons à l’heure du village planétaire, informés en « temps réel » du moindre soubresaut aux antipodes. Nous communions avec le pape en Amérique latine, vibrons avec les footballeurs du Mondial en Corée du Sud et au Japon, dansons au son d’un des innombrables concerts de World Music. Nous consommons des produits assemblés en Thaïlande, nous dévorons des fruits exotiques africains, nous pouvons goûter au cinéma de Taïwan ou du Burkina Faso. N’appartenons-nous pas tous à la même humanité ?

Dans le même temps, jamais le monde n’a paru aussi inquiétant. Durant ces quelques années, le Golfe a connu deux guerres majeures, impliquant des dizaines de nations. Washington déclenche contre l’Irak une guerre que récuse les Nations unies et la majorité de l’opinion internationale, un crime contre la paix dont ses dirigeants devront peut-être répondre un jour devant des tribunaux. Le 11 septembre 2001 a ébranlé les Etats-Unis, une « hyper-puissance » sans rivale. L’ombre du terrorisme sert de prétexte à une attaque généralisée contre les libertés individuelles, tandis qu’on agite la menace d’une guerre de civilisations entre Islam et Occident. Partout, resurgissent des conflits « archaïques », des formes d’une barbarie qu’on croyait en voie de disparition. Des centaines de milliers de Rwandais ont péri victimes d’un génocide à la machette. Au cœur de l’Europe, dans l’ex-Yougoslavie, massacres, viols, déportations de population ont ravagé les Balkans. Le « tribalisme » revient en force, « l’enfer c’est les autres ». Plus que tout autre, le conflit israélo-palestinien est emblématique de nos espoirs et de nos déceptions. En septembre 1993, la poignée de main historique entre Yasser Arafat et Itzhak Rabin ouvrait la perspective d’une paix trop longtemps attendue. Mais l’échec du sommet de Camp David entre les dirigeants palestiniens et israéliens (juillet 2000) et le déclenchement de la seconde Intifada ne marquaient pas seulement une pause dans une avancée complexe vers un règlement politique. Ils annonçaient une descente aux enfers pour les deux peuples. La haine, l’incompréhension et la vengeance devenaient les mots d’ordre de chacun des deux camps. Les vieux réflexes l’emportaient à nouveau : le combat était désormais entre « eux » et « nous », un seul devait survivre…

Dans ce contexte, marqué par une impitoyable répression israélienne contre les Palestiniens – destructions de toutes les infrastructures civiles, mort de plus de 3000 Palestiniens, en majorité des civils, bouclage des territoires occupés et contrôles humiliants – à laquelle répondaient des attentats-suicide qui n’épargnaient ni femmes ni enfants, une voix inattendue émergea. D’autres l’avaient précédée. Ainsi, en juillet 2001, des responsables politiques et des intellectuels des deux peuples lançaient un cri d’alarme. « Nous, Israéliens et Palestiniens, dans les plus difficiles des circonstances pour nos deux peuples, venons ensemble pour réclamer la fin du bain de sang, la fin de l’occupation, un retour urgent aux négociations et à la mise en œuvre de la paix. (…) En dépit de tout, nous croyons toujours en l’humanité du camp adverse et dans le fait que nous avons un partenaire avec qui nous allons faire la paix. Une solution négociée au conflit entre nos peuples est possible. (…). Pour aller de l’avant, il faut accepter la légitimité internationale et l’application des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l’ONU menant à une solution fondée sur les frontières de 1967 et sur deux Etats, Israël et la Palestine, côte à côte, ayant Jérusalem pour capitale respective. Des solutions justes et durables peuvent être trouvées à tous les problèmes en suspens, sans porter atteinte à la souveraineté des Etats palestinien et israélien, souveraineté définie par leurs citoyens respectifs et comprenant les aspirations des deux peuples, palestinien et juif, à un Etat. »

Quelques mois plus tard, le 25 janvier 2002, le relais fut pris par cinquante-deux militaires, soldats et officiers israéliens, signaient une lettre exprimant leur refus de servir dans les territoires occupés et créaient un mouvement, « Le Courage de refuser ». Leur geste allait susciter un vif débat en Israël, avant que leur voix soit en partie couverte par les explosions des attentats-kamikaze. C’est l’histoire de ce mouvement, à travers d’émouvants témoignages, que ce livre nous invite à suivre. Tous les signataires de la lettre, rejoints par des centaines de leurs camarades, sont des sionistes, profondément attachés à leur pays, prêts à le défendre en cas d’agression. Leur refus actuel n’a donc rien à voir avec un pacifisme intégral ou avec une critique radicale d’Israël. Il est d’abord fondé sur un vision morale et sur une « découverte » : il n’y a pas de « bonne » occupation. On ne peut influer, explique l’un d’eux, sur ce qui se passe quand nous recevons l’ordre de détruire une maison : « La seule différence, c’est que je laisserais une petite fille aller chercher sa poupée avant de détruire sa maison, ce que ne ferait peut-être pas quelqu’un d’autre. » Car c’est l’occupation elle-même qui pervertit l’occupant et l’amène à exécuter des actes – des crimes – qu’il ne commettrait jamais dans une situation « normale ».

Les exemples donnés ici devraient faire réfléchir ceux qui osent invoquer la « légitime défense » quand ils justifient la politique israélienne en Cisjordanie et Gaza. Ainsi, ce commandant de régiment qui explique à ses hommes de quelle façon ouvrir le feu sur une femme et ses cinq enfants quand ils marchent la nuit le long de la clôture. « Il suffisait de les tuer et de dire ensuite que nous avions aperçu six silhouettes accroupies avançant de manière suspecte. » Les soldats qui mettent en œuvre ces ordres ne sont pas des « monstres », mais ils sont pris dans un engrenage qui laisse rarement le choix. Les appelés français de la guerre d’Algérie l’ont appris dans la douleur…

S’arracher à ces chaînes n’est pas chose facile en Israël. L’armée y est une institution quasiment sacrée. Le réserviste sert toujours avec les mêmes copains, refuser de les rejoindre est perçu comme une trahison. Chacun explique dans cet ouvrage son déchirement, le long cheminement d’une décision qui n’a jamais été facile à prendre. L’un d’eux raconte comment, un jour de sa guérite, il a observé une famille palestinienne. « Je les ai vus se lever le matin, habiller les enfants pour qu’ils aillent à l’école, tandis que les grands-parents allaient travailler dans les serres. Ils logeaient dans un baraquement pitoyable, avec un toit en fer-blanc. Après le repas, ils se reposaient et fumaient le narguilé. Puis les enfants revenaient de l’école et aidaient les adultes. Je les ai observés pendant six heures, j’ai vu leur existence dans le moindre détail et cela m’a fait souffrir. » Ce soldat découvrait tout simplement en l’Autre un être humain comme lui, avec les mêmes aspirations et les mêmes peurs. Et il décida alors de rompre avec la logique « tribale », celle qui fait que la souffrance de l’Autre ne peut jamais se mesurer à l’aune de la sienne…

Chacun des témoins l’affirme, l’occupation corrompt, elle corrompt avant tout l’occupant. Elle ébranle les sociétés démocratiques, qui en viennent à violer les valeurs dont elles se réclament. Imaginons un moment que la guerre d’Algérie au lieu de durer sept ans se soit poursuivie pendant plus de trente-cinq ans, dans quel état seraient la société, la démocratie françaises ? Le conflit israélo-palestinien est avant tout un affrontement politique. Nous savons depuis longtemps, et l’immense majorité de la communauté internationale le reconnaît, qu’il n’y aura pas de paix sans la création d’un Etat palestinien véritablement indépendant aux côtés de l’Etat d’Israël. Nous savons aussi que les deux peuples ne sont pas sur un pied d’égalité, l’un a un Etat l’autre pas, l’un occupe le territoire de l’autre. Il est difficile de savoir si cette solution – à laquelle s’oppose seul le gouvernement d’extrême droite d’Ariel Sharon (avec la complicité de Washington) - pourra triompher, si la guerre américaine contre l’Irak ne plongera pas encore plus toute la région dans une guerre de civilisation sans vainqueur ni vaincu. Mais ce que nous savons, c’est que la paix ne pourra se bâtir que si, en Israël même, se dégage un mouvement suffisamment puissant pour aboutir aux nécessaires compromis. Les refuzniks témoignent que cela est possible. En septembre 1960, 121 intellectuels français signaient un appel intitulé « déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie » : « Qu’est-ce que le civisme, lorsque, dans certaines circonstances, il devient soumission honteuse ? N’y a-t-il pas des cas où le refus est un devoir sacré, où la « trahison » signifie le respect courageux du vrai ? » Les cinquante-deux militaires israéliens ont, à leur manière, répondu à cet appel. Comme les insoumis français défendaient la France contre ceux qui bradaient les valeurs de la République, ils représentent l’honneur d’Israël.

27 commentaires sur « L’honneur d’Israël »

  • permalien
    8 février 2007 @18h55   »

    "Un premier et grave incident"...pas un blessé même léger . Qu’entendez-vous par grave Monsieur ? Ou est-ce simplement l’envie de faire de la surenchère ?

  • permalien
  • permalien Alain Gresh :
    8 février 2007 @19h28   « »

    Grave ? Etrange commentaire. Je n’ai pas écrit "sanglant". Selon le Petit Robert, "grave" signifie : «  susceptible de conséquences sérieuses, de suites fâcheuses, dangereuses . » Que, entre deux pays en guerre, une patrouille frachisse la frontière, que des échanges d’artillerie aient lieu, ne me semble pas un incident anodin.

  • permalien K :
    8 février 2007 @20h28   « »

    Traduction de quelques passages d’un article de Paul Rogers, du think tank britannique Oxford Research Group datant du 1 - 2 - 2007 sur le site open democracy.

    Dans un sens, l’Iran a toujours été la préoccupation principale pour les néo—conservateurs : « la route vers Téhéran passe par Bagdad » était leur incantation. En effet il y avait une vue forte en 2003 que la meilleure manière de traiter la question Iranienne était d’installer une administration de clients en Irak, fixée par une présence militaire américaine permanente substantielle à quatre grandes bases. L’Irak deviendrait un bastion occidental, avec le double avantage supplémentaire de réduire la signification d’une maison des Saoud quelque peu imprévisible tout en amenant l’Iran à connaître ses limites. Essentiellement, le renversement des régimes en place à l’est de l’Iran (Afghanistan) et à l’ouest (Irak) en deux ans permettrait de réaliser un précieux succès stratégique : un Téhéran flexible.

    Cela n’a pas exactement fonctionné de cette manière. Au lieu de cela, une renaissance talibane est en cours à l’est et un terrible regain de violence à l’ouest, avec des force américaines perdant le contrôle de la situation. Les néocons des USA ne peuvent en aucun cas considérer ceci comme étant un échec de la politique des USA ; quelqu’un d’autre doit donc être blâmé, et l’Iran est le candidat évident.

    Il est clair qu’une attaque aérienne franche des USA sur les installations nucléaires iraniennes et l’infrastructure attenante pourrait causer des dommages substantiels, et causer également des centaines et probablement des milliers de victimes. Même une incursion israélienne plus limitée aurait un effet majeur.

    (suite ci-dessous)

  • permalien K :
    8 février 2007 @20h33   « »

    Paul Rogers
    (suite)

    Également clair est l’éventail d’options ouvertes à l’Iran pour répondre à une telle attaque - en particulier en ce que son principal effet immédiat serait une unification fondamentale de l’opinion en faveur du gouvernement (Peu importe combien il pourrait être impopulaire à d’autres égards).

    retrait immédiat du traité de non-prolifération et un effort franc de développer des armes nucléaires aussi rapidement que possible - aboutissant à d’autres actions par les Etats-Unis et Israël, et une longue guerre contre les forces US en Iraq, a travers les milices chiites, a une échelle bien plus large qu’elle ne l’est actuellement.

    action contre les forces des USA en Irak, par l’intermédiaire des milices chiites sur une échelle bien plus grande qu’actuellement

    participation directe des gardiens de la révolution de l’Iran en Irak

    fermeture du détroit de Hormuz, causant une augmentation majeure des prix du pétrole dans le monde.

    aide et encouragement au Hezbollah au Liban-Sud (particulièrement si Israël était impliqué dans les attaques)

    • attaques paramilitaires sur les installations de pétrole dans les états occidentaux du Golfe.

    . En outre, une attaque sur l’Iran serait vue par les groupes chiites de nombreux autres pays comme une attaque dirigée contre eux ; ceci pourrait créer de graves perturbations, non moins en Arabie Saoudite et au Bahreïn.

  • permalien K :
    8 février 2007 @20h35   « »

    Paul Rogers
    (suite ET fin)

    Contre la tendance à l’escalade, il existe heureusement beaucoup d’indications d’une réticence parmi les gouvernements européens à la perspective d’une guerre avec l’Iran. D’ailleurs, l’humeur publique dans des pays tels que la Grande-Bretagne peut ne tout simplement pas tolérer une autre guerre. Il existe également un niveau de connaissance beaucoup plus élevé concernant les risques ; Crisis Action planifie de rendre public un rapport important sur ce thème le 5 Février, qui relève les dangers et plaide fortement pour davantage d’initiative diplomatique.

    La marée néocon peut encore inonder Washington, mais l’action militaire des USA contre l’Iran n’est certainement pas inévitable. Une influence décisive quant à la décision finale pourrait bien être la position du gouvernement de Tony Blair à Londres. Si une de ses dernières actions au pouvoir est de soutenir une confrontation des USA avec l’Iran, ce serait une erreur bien plus grave que la politique Irakienne de la Grande-Bretagne - une fin sinistre pour sa décennie passée au pouvoir, et un adieu dévastateur au peuple du Moyen-Orient que la guerre affectera le plus durement.

  • permalien
    8 février 2007 @21h09   « »

    L’honneur et Israël, ces deux mots ne vont pas ensemble M Gresh.

  • permalien K :
    8 février 2007 @21h13   « »

    Rapporté par Juan Cole, une discussion ancienne entre Douglas Feith ancien sous-secrétaire au ministère de la défense et un fonctionnaire du département d’état au sujet de ce que feraient les USA en Irak une fois gagnée la guerre.

    Fonctionnaire du département d’état (FDE) : "Doug, une fois que la fumée se sera dissipée, quel est le plan ?"

    Feith : "Pense à l’Irak comme s’il s’agit d’un ordinateur. Et pense à Saddam comme s’il s’agit d’un processeur. Nous avons juste à retirer l’ancien processeur et en mettre un nouveau—Chalabi."

    FDE : " Mettre un nouveau processeur ?"

    Feith : "Oui ! Tout sera terminé en 6 semaines."

    FDE : "Tu veux dire 6 mois."

    Feith : "Non, 6 semaines. Tu verras."

    FDE : "Doug."

    Feith : "Oui ?"

    FDE : "Tu fumes du crack, Doug."

    Feith : "Oh, ainsi tu es déloyal envers le Président, l’es tu ?"

  • permalien K :
    8 février 2007 @22h07   « »

    Serait-il possible que ce soit l’Iran qui ait encouragé les chiites à réclamer le pouvoir aux américains, brisant ainsi une certaine alliance avec les sunnites ?

    La motivation de l’Iran aurait été alors de ne pas laisser la carte irakienne lui échapper, comme peut etre cela aurait pu etre le cas en cas d’entente entre sunnites et chiites.

    Dans ce cas de figure l’Iran aurait manipulé non seulement les chiites irakiens mais également les américains puisque, comme le rappelle Gareth Porter le 6.2.2007,

    l’idée que les chiites irakiens pouvaient être employés pour favoriser les intérêts du pouvoir des États-Unis au Moyen-Orient faisait partie d’une plus large stratégie de la droite américano-israélienne. En effet, un tel régime chiite aurait été considéré par ces “stratèges” comme potentiellement « pro-israélien ».

  • permalien
  • permalien chahid :
    9 février 2007 @00h19   « »

    Que le ballet sioniste et répugnant du nommé Vvolodia et de ses acolytes commence ! Leurs soldats massacrent ailleurs et eux ils viennent « amortir » et légitimer ici !

    Voir en ligne : Que le ballet sioniste commence !

  • permalien Vvolodia :
    9 février 2007 @00h40   « »

    oui,Monsieur Gresh, le juif sait reconnaître "l’autre" dans l’ennemi, ce que ne sait pas faire le palestinien.
    Pour l’homme musulman, le juif ne sera jamais un homme.

    Depuis le temps que je le réclame, peut être pourriez vous me dire le nom de l’organisation palestinienne qui fait le pendant à "chalom archav" ? oui, c’est tout à notre honneur de vouloir la paix, et c’est le déshonneur du palestinien de la refuser.
    Je vous signale,puisque vous semblez l’oublier, que le hamas et le hezbollah refusent de reconnaître Israël et que vous n’avez pas l’air de trouver cela déshonorant.

  • permalien saintyves :
    9 février 2007 @02h07   « »
  • permalien Pierre :
    9 février 2007 @08h04   « »
  • permalien Orangerouge :
    9 février 2007 @09h29   « »
    L’honneur de la France coloniale !

    C’est juste votre titre qui me gène : il y a dans tous les pays de courageux résistants, des veaux, et des ordures.

    Doit-on féliciter un pays colonial et expansionniste de ses résistants ?
    Ou féliciter les résistants et condamner ce pays ?

    Cordialement

  • permalien Pierre :
  • permalien Vvolodia :
    9 février 2007 @11h12   « »

    Orange-rouge, à moins de vous imaginer être le Juge Suprême, personne ne vous demande de donner ou de retirer des mauvais points à qui que ce soit.
    Les exactions inter-palestiniennes de ces derniers jours dont personne bizarrement ne parle ne vous dérange pas. Les meurtres inter-palestiniens sont-ils pour vous monnaie courante au point que votre esprit les accepte sans rechigner ?

    Votre esprit n’accepte pas la réalité de l’état d’Israël, Monsieur Gresh non plus n’accepte pas cette réalité, j’ai l’impression. Et pourtant.....vous imaginez vous avoir assez d’appuis à l’ONU pour éradiquer l’état sioniste, ou vous imaginez vous pouvoir l’éradiquer par les armes sans qu’Israël ne mette à feux et à sang toute la région, et peut être le monde ?

    Pensez-vous que nous hésiterions, le cas échéant, à la Bataille suprême ? Peu vous importe, votre haine est si forte, que vous êtes prête à mettre le Monde en danger pour assouvir vos fantasmes.
    Je pense que toute maladie se soigne, Orange-rouge, et l’antisémitisme est une maladie comme une autre.

  • permalien Ph. A :
    9 février 2007 @11h34   « »

    J’ai, hier, sur le site www.antiwar.com, trouvé une information qui donne à réfléchir sur la guerre américaine en Irak. Le titre est : The Pentagon’s secret air war in Irak", par Nick Turse et Tom Engelhardt. En quoi donne-t-elle à réfléchir ?
    En ce qu’il apparaît que, depuis quelques mois, les Américains ont intensifié l’emploi de leurs aéronefs et ce dans tous les types d’aéronefs : des chasseurs-bombardiers comme les F-15 et F-16, des hélicoptères, des appuis au sol comme le monstrueux AC-130 Spectre (surnommé Gunship !) et même du bombardier B1, bombardier à longue portée. En plus, il y a utilisation de bombes de 2000 livres. Ce qui est curieux, c’est que ces armes, qui ont fait beaucoup augmenter le nombre de morts ces derniers mois, sont totalement inadaptées à une guerre urbaine (surtout le B1 !). Quelle explication donner ? Economiser les troupes au sol ? Terroriser l’ennemi ? S’entraîner à des frappes... ailleurs (en Iran ?). Je sollicite des lumières. Cordialement. Ph. A.

  • permalien Daniel :
    9 février 2007 @12h40   « »

    Les exactions inter-palestiniennes de ces derniers jours dont personne bizarrement ne parle ne vous dérange pas ?

    Guerre américaine par procuration à Gaza, par Ali Abunumah - The Electronic Intifada - 3 février 2007

  • permalien Joël :
    9 février 2007 @13h11   « »

    Pensez-vous que nous hésiterions, le cas échéant, à la Bataille suprême ? Peu vous importe, votre haine est si forte, que vous êtes prête à mettre le Monde en danger pour assouvir vos fantasmes.

    Non, nous ne pensons pas que vous hésiteriez, p’tit gars. Nous savons qu’Israël n’hésiterait pas, comme vous le relevez naïvement, à mettre à feu et à sang toute la région, peut-être (sûrement) le monde. Nous savons que peu lui importe, que peu vous importe. Votre haine, votre folie sionistes sont si fortes que vous êtes prêt à mettre le monde en danger pour assouvir vos fantasmes : il n’est utile de prêter ceux-là à Orangerouge que pour mieux dénier les vôtres.

  • permalien K :
    9 février 2007 @14h14   « »

    @ Ph. A

    Est-il possible de donner une autre réponse que celle du républicain Pat Buchanan ? :

    Quelque soit le motif, Bush met en place des forces pour lui permettre d’ordonner une attaque globale contre la marine, l’Armée de l’Air, et les missiles anti-aériens et antinavires de l’Iran - et toutes ses installations nucléaires connues.

    Justin Raimondo lui est plus affirmatif :

    Israel sondant la frontière libanaise est une provocation délibérée, qui finira, si tout va selon les prévisions, en une action militaire des États-Unis contre l’Iran.

    Le danger actuel est la régionalisation de la guerre, qui est le vrai objectif du « renforcement [surge] » - et le compte a rebours a commencé.

    Et toujours selon Justin Raimondo il ne faudrait pas trop compter sur un congrès en position de carpette - que Pat Buchanan a sur un ton incisif appelé « territoire occupé israélien »

  • permalien Vvolodia :
    9 février 2007 @16h32   « »

    K, si je vous comprends, les arabes posent des bombes à l’intérieur des frontières d’Israël, et c’est Israel qui sonde le Liban ?
    Etes-vous tellement habitué à notre dhimmitude, que vous vous imaginez qu’elle était sans fin ?

  • permalien
    9 février 2007 @21h31   « »

    @Vvolodia
    va faire le throll ailleurs p’tit gars !

  • permalien chahid :
    9 février 2007 @23h10   « »
    L’honneur

    « six silhouettes accroupies avançant de manière suspecte » quel euphémisme ! Arrivé en France et peint par Finkielkraut, Adler, Glucksmann, Ivan Rioufol etc ceci deviendra « six terroristes barbus avançant de manière suspecte » arrivé en Amérique on dira « six terroristes du Hamas entraînés par le Hizbollah et Alqaida avançant de manière suspecte » ! Avouez quand même que les sionistes savent faire main-basse sur les mots, anesthésier les journalistes et neutraliser la fameuse et vaporeuse "communauté internationale" comme dit Aline de Diéguez ! http://perso.orange.fr/aline.dedieg...

    Voir en ligne : les sionistes savent faire main-basse sur les mots

  • permalien
    12 février 2007 @08h32   « »

    " de Vvovo la "vedette" "

    9 février 16:32, par Vvolodia

    K, si je vous comprends, les arabes posent des bombes à l’intérieur des frontières d’Israël, et c’est Israel qui sonde le Liban ?

    Et Vvovo retiens toi un peu tu suintes le racisme anti arabe comme les antisémites le racisme anti juif !!!

    arrête aussi de nous accabler de ta " daube " sioniste !!!
    c’est pas un WC ici !!!!

    C’est pas des arabes qu’il y a en Israél , c’est toujours des PALESTESINIENS !!!!

    Je sais ça t"écorches les oreilles mais c’est ainsi !!!!!

    Et va pleurer ailleurs si vous les Israéliens vous êtes pas foutu de faire la paix des braves

    et si vos divers gouvernements sont composées de Judéos Nazis !!!!( Voir les propos de feu le philosophe israélien que l’on sait)

    Picvert

  • permalien Jean :
    12 février 2007 @20h47   « »
    Mettre le document joint dans un autre format plus compatible

    Une toute petite remarque technique, mais très importante à mes yeux. Dommage pour le format du document joint, .doc, donc propriétaire et peu compatible. Préférez peut-être un pdf ou un open document.

  • permalien Sébastien :
    20 février 2007 @12h24   «

    Monsieur Gresh, avec tout le respect que je vous dois, il faut dire que les représentant de l’ONU au Liban ont estimé que les soldats israéliens SE TROUVAIENT EN TERRITOIRE ISRAELIEN, lorsqu’ils ont désamorcé les charges explosives. Etre sur son territoire n’est pas une provocation.
    Ury Avnery, que je respecte aussi, poursuit le même raisonement : les soldats israéliens provoquent alors qu’ils sont sur leur leur propre territoire, ( ce qui apparait indirectement dans l’article d’Ury Avnery : "la methode folle des provocations" ).
    L’armée libainaise n’a pas à s’offusquer que les israèliens soient en Israël, il faut DISTINGUER LE TERRITOIRE D’ISRAEL DES TERRITOIRES OCCUPES.
    La FINUL estime que dans cette affaire, LES DEUX CAMPS ONT LEUR PART DE RESPONSABILITE.

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