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La grande crise de 2010 (1) : une fiction réaliste

samedi 17 mars 2007, par Marc Laimé

Les ressources en eau sont massivement polluées depuis des décennies par des rejets d’origine domestique, industrielle et surtout agricole, dont les effets sur la santé humaine demeurent très sous estimés. Les politiques publiques patissent des pressions exercées par les différents lobbies qui sont parvenus à faire obstacle depuis des décennies à toute mesure contrariant leurs intérêts. Plusieurs dizaines de laboratoires de recherche français et européens ont déjà simulé ce qui pourrait se produire si la dégradation accélérée des ressources en eau se poursuit. Le scénario-fiction ci-après s’inspire de leurs travaux.

11 mars 2010

La Cour européenne de justice de Strasbourg est saisie à un mois d’intervalle des recours formulés par deux ressortissants français et danois, qui requièrent, après avoir épuisé les voies de recours interne de leur pays respectifs, la condamnation de la France et du Danemark par la juridiction communautaire, au motif qu’ils sont affectés d’une stérilité qui découlerait, selon eux, d’une lente contamination transmise par l’eau du robinet, contenant des substances chimiques non éliminées par les techniques de production d’eau potable.

On apprend que le plaignant français, résidant à Noyelles-Godault dans le Pas-de-Calais, a vécu quarante ans à proximité d’une usine chimique voisine du site de Metaleurop, fermé en 2003, considéré comme l’un des plus importants foyers de pollution chimique du Nord de la France.

15 août 2010

Une quinzaine de personnes sont hospitalisées d’urgence dans la banlieue de Lyon. Une dizaine d’entre elles décèdent en moins d’une semaine. Le ministère de la Santé publie quelques jours plus tard un communiqué incriminant la présence de cryptosporodium dans l’eau distribuée dans la ville de 2000 habitants dont elles étaient originaires.

Un forum participatif et citoyen est immédiatement ouvert sur le site « Désirs d’Eau » et demande aux français de se mobiliser pour rétablir l’ordre juste de la distribution de l’eau. M. Bill Gates est reçu à l’Elysée par Mme Ségolène Royal et lui offre de mettre à sa disposition toutes les capacités de Microsoft France, afin de renforcer les systèmes informatiques de Désirs d’Eau, qui n’ont malheureusement pu résister à un fantastique élan de solidarité nationale.

Dans une retentissante interview au journal gratuit de M. Bolloré, premier quotidien français, M. Claude Allègre fait son mea culpa et désigne le réchauffement climatique comme le facteur essentiel de la crise de l’eau qui affecte la France.

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« Retenue à la source »
Martin Hardouin-Duparc, 2007.

23 août 2010

Cinq cent mille espagnols défilent à Madrid et Barcelone pour protester contre les centaines de morts provoqués par une sécheresse sans précédent qui a provoqué une dramatique pénurie d’eau potable dans le sud et le centre de l’Espagne.

11 octobre 2010

Un attentat détruit de fond en comble le siège de l’Office hydraulique en Corse. Des dizaines de communes s’y sont vu interdire de distribuer de l’eau à leurs ressortissants depuis le printemps, à raison d’un très grave dépassement des normes de potabilité.

3 novembre 2010

La mairie de Paris doit mettre en place un plan d’approvisionnement de secours. Avant l’achèvement des deux unités de potabilisation dont la ville a engagé la construction, la qualité des eaux puisées dans le Loiret et acheminées jusqu’à la capitale par un aqueduc qui a plus d’un siècle d’existence s’est brutalement dégradée. En moins de vingt-quatre heures les stocks d’eau en bonbonne disponibles sont épuisés.

20 novembre 2010

Trois cent scientifiques manifestent à Bruxelles devant les bâtiments de la Commission et exigent l’adoption urgente d’un plan européen de sauvegarde de la qualité de l’eau potable en Europe.

Une violente controverse surgit dans plusieurs pays européens autour de la qualité de l’eau potable et des risques qu’elle pourrait présenter pour la santé humaine. Plusieurs scientifiques déclarent que l’Europe est confrontée à une crise de santé publique majeure.

Dans plusieurs pays européens les minéraliers qui produisent de l’eau en bouteille sont en rupture de stock.

Le gendarme de la Bourse ouvre une enquête sur l’OPA lancée par le fonds d’investissement Carlyle sur l’entreprise française Danone, dont l’action fait l’objet d’une violente spéculation.

La Commission européenne organise une réunion exceptionnelle des ministres européens de la Santé et de l’environnement.

Les directeurs de l’AFSSA et de l’AFSSE, contraints à la démission, dénoncent violemment le laxisme des pouvoirs publics vis à vis des pratiques à l’origine de la pollution de l’eau, qui ont fini par la rendre impropre à la consommation humaine.

10 janvier 2011

Le gouvernement français décrète l’interdiction de l’usage de l’eau du robinet pour la préparation des biberons, la boisson des femmes enceintes et des personnes immunodéprimées. La population concernée par la substitution est de l’ordre de 3 millions de personnes. Le volume global d’eau susbstitué est de l’ordre de 250 000 m3 par an. Soit 0,2% de la consommation globale, qui atteint 6 milliards de m3 par an. Le coût de la mesure est estimé à 375 millions de francs pour la population concernée.

De violents incidents émaillent la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. M. André Santini, député-maire d’Issy-les-Moulineaux, président du Syndicat des eaux d’Ile-de-France et du Comité de bassin Seine-Normandie est expulsé par les huissiers de la Chambre, après en être venu aux mains avec un Secrétaire d’Etat du gouvernement socialo-centriste constitué à l’été 2007, après la victoire aux élections présidentielles de Mme Ségolène Royal.

En moins de trois jours plusieurs dizaines de supermarchés sont pillés par des émeutiers qui s’emparent de palettes d’eau en bouteille qu’ils chargent sur des remorques de tracteurs ou dans des camions.

Les sièges parisiens de Veolia et de Suez, qui étaient pourtant protégés par des forces de police, sont totalement incendiés après avoir été pris d’assaut par des centaines de manifestants. On ne déplore aucune victime dans les rangs des personnels des entreprises, qui s’étaient réfugiés dans des batiments ultra-sécurisés en banlieue.

Lors d’une conférence de presse organisée à la Mutualité les leaders du Parti de l’eau nouvellement constitué, Messieurs Bové, Besancenot, Mmes Voynet et Lepage, déplorent à l’unisson que M. Nicolas Hulot, nouvellement député, ait refusé de s’associer à leur demande de constitution d’une commission d’enquête parlementaire, et lui demandent d’intervenir auprès de TF1 afin qu’y soit diffusé en prime-time le spot réalisé, gracieusement, par l’agence Publicis, intitulé « La maison coule ».

Les décisions les plus contradictoires sont prises par les collectivités qui ont la responsabilité des 16 000 syndicats qui délivrent de l’eau potable en France.

Dans l’Ouest de la France lors d’une conférence de presse le vicomte Villiers du Bois-Jolis annonce la création de milices patriotiques qui surveilleront les chateaux d’eau 24 heures sur 24.

Le site « Sourciers.com » qui vient d’être mis en place par une start-up dont les actionnaires majoritaires sont Messieurs Loïc Le Meur, Alain Madelin, l’Enchanteur des medias et Euro RSCG, est racheté par Google pour 50 millions d’euros.

L’Etat se mobilise mais ne parvient pas dans un premier temps à coordonner l’action des collectivités qui exercent la compétence du service public de l’eau.

On enregistre une croissance fulgurante de la consommation d’eau en bouteilles. L’utilisation de puits et citernes avec des systêmes de traitement individuels pour ceux qui en ont les moyens. La rentabilité du réseau public de distribution d’eau potable n’est plus assurée. L’absence d’eau augmente la gravité des incendies et compromet la salubrité des agglomérations.

Plusieurs accidents mortels surviennent dans des hôpitaux, des écoles et des maisons de retraite brutalement privés d’eau potable.

Dans plusieurs grandes villes, en application d’accords discrètement négociés quelques années auparavant, c’est Coca-Cola qui assure la distribution de l’eau potable. Une eau puisée en Ile-de-France dans la nappe aquifère de l’Albien, à 2000 mètres sous terre, avant d’être mise en bouteille à Clamart.

Des pans entiers de l’économie sont affectés, en raison de l’impossibilité de continuer à utiliser l’eau potable distribuée au robinet dans les process de fabrication de l’industrie alimentaire notamment.

Les autorités de l’ensemble des pays européens, de l’Amérique du Nord et du Sud et des pays asiatiques déconseillent à leurs ressortissants de séjourner en France.

Dans le courant du mois de janvier plusieurs manifestations des professionnels du tourisme sont violemment réprimées par les forces de l’ordre.

8 février 2011

Le conseil des ministres présidé par Mme Ségolène Royal décrète l’état d’urgence. L’armée prend le contrôle de toutes les infrastructures de distribution de l’eau. Des mesures de rationnement sont appliquées sur tout le territoire.

Lire aussi :

La grande crise de 2010 (1) : une fiction réaliste, 17 mars 2007

La grande crise de 2010 (2) : comment en est-on arrivé là ? 23 mars 2007

La grande crise de 2010 (3) : catastrophe ou sursaut ? 29 mars 2007

La grande crise de 2010 (4) : agriculture, environnement et territoires, 6 avril 2007

10 commentaires sur « La grande crise de 2010 (1) : une fiction réaliste »

  • permalien coco_des_bois :
    17 mars 2007 @18h26   »

    Le gouvernement déclare l’eau PUBLIQUE, les sociétés privées qui vendent de l’eau en bouteille sont nationalisées et leur réseau raccordé au réseau public afin de limiter au maximum les déplacements d’eau inutiles. Dans les villes où les systèmes d’eau courante sont pollués, on adjoint l’apport de ces eaux de source, des points de débit gratuits sont installés en attendant l’assainissement des circuits classiques. Les sociétés comme Coca-Cola ou autres fabriquants de jus de chaussette sont interdits de puiser l’eau pour leurs besoins.... ah ouais non, c’est pas du tout réaliste tout ça, limite débile.

    Le feu à Suez et Veolia, j’avoue que c’est très plausible.

  • permalien miklitov :
    17 mars 2007 @20h46   « »

    Et cela risque de ce passer dans bien d’autres pays aussi.

  • permalien Raina :
    18 mars 2007 @21h54   « »

    Lorsqu’une société oriente volontairement son système d’éducation et de culture, remplit et se trouve nécessairement à l’étroit dans ses prisons, commence à vendre l’idée que ses anciens et ses pauvres lui coûtent trop, explique que le fait de se soigner ou de vivre plus longtemps est vachement embêtant... donne à manger de la viande aux vaches, polluent la planète impunément tout en lorgnant vers l’espace pour tâcher de trouver une solution de repli... Enfin, montre celui qui vient de l’étranger comme étant la cause du problème en question. C’est que le souci est bien plus grave que ce que raconte la télévision.

    Il y a fuite en avant… « Derrière moi le déluge »… Il y a l’exact contraire de ce que tout le monde attend en terme de grandeur, de responsabilité, de sagesse... d’humanité tout simplement.

    La nature n’est pas la seule à sonner l’alarme. Tous les voyants sont dans le rouge. Ne nous laissons plus manipuler par tous ceux qui, parvenus, nous demandent de regarder ailleurs.

    Après leurs défections, le temps est venu de leur mettre le nez dans chacune de leur déjection.

    Voir en ligne : Défections et déjections

  • permalien Ti Racoon :
    18 mars 2007 @22h44   « »

    Quant à l’eau en bouteille, l’eau de source répond aux normes de potabilité, l’eau minérale naturelle à très peu de normes, même si l’Europe vient enfin de combler qq manques (arsenic et fluor entre autres). Ainsi il est intéressant de savoir que la limite maximum de nitrates, d’après une directive de l’Union Européenne, dans les eaux minérales naturelles est fixée à... 50 mg/L. Quand on sait que la concentration normale dans une nappe bien protégée, sous un sol "naturel" n’excède pas 3 à 5 mg/L...
    On se demande en quoi cette eau est encore naturelle. Pour le coté minérale, en revanche, pas de soucis, on ne fait que des progrès !

  • permalien Momeau :
    20 mars 2007 @11h22   « »
    C’est la facture qui révoltera les gens, pas la pollution de l’eau !

    Je ne suis pas tout à fait sûr que ça se passera comme ça !

    Voici mon inspiration :
    - Face aux problèmes récurrents liés à la qualité de l’eau, le législateur est amené à durcir encore la réglementation sur les normes de rejets des stations d’épuration ;

    - seules les entreprises privées sont capables de proposer des solutions techniques innovantes aptes à répondre aux objectifs de la réglementation (grâce à leur recherche développement) ;

    - les citoyens continuent à balancer leurs merdes dans les réseaux (shampoing, lave-vaisselle ami de la nature conditionné dans un emballage vert), mais ils s’indignent contre la pollution dont la Terre est victime ;

    - les régies communales sont incapables de gérer des dispositifs de traitement des eaux mis en place par des privés et vendus avec leur contrat d’entretien. Les régies disparaissent ;

    - les factures d’eau augmentent chaque année, on nous présente ça comme inévitable du fait de la difficulté de traiter les eaux ; la facture d’eau s’élève à 1000 euros par an et par foyer. Comme l’eau est indispensable, on continue à payer mais en râlant de plus en plus.

    - des collectifs d’usagers exaspérés mettent les maires dans des situations très inconfortables. Des maires perdent leur poste à cause de la facture d’eau.

    - L’idée se propage. Jusqu’où ?

    Un jour viendra où l’on réalisera que les entreprises privées du secteur de l’eau (entre autres) se régalent du dispositif "mieux vaut guérir que prévenir".
    C’est d’ailleurs exactement la même chose pour la gestion des déchets.

    Mais la prévention est-elle compatible avec un système économique basé sur la recherche de la croissance à tout prix ? Le problème est-il vraiment national ? Dans le contexte mondial actuel, imaginer une société qui pratique vraiment la prévention de la pollution n’est-il pas complètement utopique ?

  • permalien Olivier :
    20 mars 2007 @17h08   « »

    Cela arrivera si les français attendent pour réagir que les politiciens légifèrent.
    On parle dans cette fiction de la pollution par une usine mais quid de la pollution du à notre alimentation ? La pollution du à l’utilisation domestiques des pesticides herbicides et engrais n’est pas non plus négligeable. C’est très bien que les Français commencent à avoir peur mais je trouve qu’ils prennent à la légère les conséquences possibles.
    Et je trouve surtout qu’ils ne font pas d’efforts. Il y a toujours la tentation de penser que l’on ne sera pas touché par ces problèmes. Cette fiction est très bien pour que les gens se rendent compte de l’importance de l’eau dans tous les domaines. La plupart pense que si l’eau n’est plus bonne, cela veut juste dire que les paysans vont demander des subventions, qu’il faudra remplir sa piscine discrètement et acheter de l’eau en bouteille.

  • permalien LaTortue :
    22 mars 2007 @09h25   « »
    La grande question de l’eau (et du reste)

    Si ce n’est pas l’eau, ça sera l’air, ou tout autre élément vital pour l’Homme. La nature saura reprendre ses droits.
    Depuis son premier bol de soupe primitive l’Homme à toujours su s’adapter à son environnement. Il pompe, pompe, et pompe jusqu’à la dernière goutte et doit alors trouvait un nouveau bol de soupe. Et ainsi de suite... Cela dit, si l’on considère nos ressources comme de l’énergie, partant du principe fondemental de la conservation énergétique, on à de bons éspoirs de toujours trouver un nouveau bol.

    Inexorablement, une foultitude d’êtres vivants sont prisonniers de leur environnement et ne peuvent pas prospecter ailleurs. Et, quand on est à quinze sur un seul et même bol de sou-soupe ça commence à faire "just".
    Mais l’Homme... Jusqu’au 20ième siècle nous étions prisonniers de la Terre. On vient de se rendre compte qu’on détient la clé qui ouvre sur le système solaire (voici notre nouvelle cellule, très “Espacieuse”, “Tout” confort et à ce qu’il parait, inoccupée...) . On sait qu’on est plus fort que la gravité. Allons voir si les marsiens savent préparer de la bonne soupe ! Ah oui mais alors les pauvres gens qui ne pourront pas aller sur Mars ? ; Ils crèveront la gueule ouverte. Bah oui, on appelle ça la dure loi de la Vie. Y en a qui appelle ça la sélection naturelle... Et, si l’Homme est aussi fort qu’il le prétend, il continuera à louer la nature pour avoir reçu d’elle la capacité de comprendre qu’il est mais, tout en ne sachant pas pourquoi. Ce qu’on sais par contre, le génome humain veut perdurer . Il évoluera, s’adaptera ou disparaitra. Après tout, le temps continuerait à s’écouler. La Terre continuerait de tourner. Et peut-être même que la Vie s’épanouirait quand même. Le vrai "problème" est que la nature nous a ainsi faite que nous voulons plus que tout incarner, nous ou nos héritiers, celui ou celle qui donnera au gène son sens.
    On pense collectif, car l’entraide, cette belle alliance fait notre force mais on vit individuellement. D’où le concepte de "dominant/dominé".

    Conclusion, quand nous n’aurons plus que nos frères pour nous barrer le passage qui mène au puis, nous nous entretuerons non plus pour vivre mais pour survivre. Ou est-ce déjà le cas ?... Alors bonne chance à tous et profitez du calme (relatif) qui nous enveloppe de sa couverture bien chaude !
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    - La Sagesse, c’est comprendre qu’on ne sais plus qu’on est un Tout.

  • permalien mik litov :
    29 mars 2007 @21h29   « »

    est-il possible de connaitre les laboratoires de recherche français et européens ayant simulé ce genre de scénarios

  • permalien Marc Laimé :
    31 mars 2007 @17h00   « »

    En première approche vous pouvez utilement consulter un rapport qui date déjà… de 2001, et dessine ce type de perspectives :

    « La politique de préservation de la ressource en eau destinée à la consommation humaine » , rapport présenté par Frank Villey-Desmerets, Denis Ballay et Dominique Tricard, Commisariat général du plan, 24 octobre 2001

    Voir en ligne : http://ladocfrancaise.gouv.fr/cgi-b...

  • permalien le riard :
    14 février @20h38   «

    tapé "crise de 2010" par hasard sur Google, je suis tombé sur cette fiction. Très drôle, la rétrospection quand on pense à tous ceux qui pensaient pouvoir parler de "Mme la Présidente de la République", comme si notre gentille cruche du Poitou avait jamais eu ses chances et comme si, aujourd’hui encore malgré le passage de la vraie crise (financière, elle) et ses conséquences, la gauche française avait encore la moindre chance de revenir au pouvoir avant que l’intégralité des ressources du globe ne soient pillées !

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