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Sommet de Jérusalem : à l’ombre des accords de La Mecque

dimanche 18 février 2007, par Alain Gresh

Pluralisme libanais. La manifestation en hommage au premier ministre Rafik Hariri, assassiné le 14 février 2005, a confirmé la division du Liban en deux camps. Les risques de guerre civile restent présents, comme le rappelle Robert Fisk dans le quotidien britannique The Independant, du 14 février, « Lebanon slides towards civil war as anniversary of Hariri’s murder looms ». Dans son éditorial du 16 février du quotidien libanais en arabe Al-Akhbar, Joseph Samaha met en avant une réalité complexe et les clivages qui traversent les deux camps qui s’affrontent.

« Oui, il existe un accord au sein de l’opposition sur les objectifs politiques, un accord qui a provoqué une forte mobilisation à la suite de l’entente entre le Courant patriotique libre (du général Aoun) et le Hezbollah. Le passage graduel du mot d’ordre de gouvernement d’union nationale à celui d’élections parlementaires anticipées est venu après un débat interne. Des différences sont perceptibles au sein de l’opposition sur le rythme de la mobilisation, ses formes et ses moyens. Il y a ceux qui cherchent un résultat rapide fondé sur leurs calculs propres. Il y a ceux qui conseillent à l’opposition d’être patiente et de prolonger la mobilisation. Il y a ceux qui glissent dans la provocation ou répondent aux provocations et ceux qui refusent ces provocations. Il y a ceux qui penchent pour certains mots d’ordre que d’autres partis de l’opposition trouvent détestables et qui les rejettent parce qu’ils vont à l’encontre de leur culture et les embarrassent devant l’opinion. Il y a ceux qui veulent équilibrer les actions de protestation (qui, par leur nature, signifient la dissension dans le pays) par leur forte volonté de préserver la paix civile et éviter la sédition (...) Il y a ceux qui penchent vers le risque, acceptant un niveau de tension qui permettrait, selon eux, de hâter la solution. Et il y a finalement des voix à la marge qui pensent que l’un des camps doit gagner et l’autre perdre. »

Petite remarque de AG : bien que l’éditorialiste ne le dise pas, dans ce débat le Hezbollah fait partie du camp « modéré » qui veut éviter la guerre civile ; alors que le parti de Michel Aoun, souvent moins structuré penche vers l’affrontement.

« La seconde remarque, poursuit Joesph Samaha, concerne le camp pro-gouvernemental. De nombreuses remarques qui s’appliquent à l’opposition s’appliquent ici. Mais il est possible d’ajouter quelque chose qui a émergé clairement à la suite de la manifestation du mercredi 14 février. L’hypothèse que les forces de ce camp se sont divisées les rôles est peu probable. Ce que nous avons entendu plutôt ce sont des voix différentes qu’il est difficile de classer sur le même agenda politique. Les "trois mousquetaires" (Saad Hariri, Walid Joumblat et Samir Geagea) n’étaient pas vraiment sur la même longueur d’onde. Ils ne se sont pas vraiment contredits car le tronc qui les unit est bien enraciné et fort. Mais alors que le discours de Hariri représente une première offre acceptable de négociation à l’opposition, cela n’est pas le cas de la position de Geagea sur le gouvernement d’union nationale ni de celle de Joumblat sur les relations syro-libanaises. »

Remarque de AG. Voici un extrait du discours de Joumblat le 14 février : « Oh tyran de Damas, ô toi le singe inconnu de la nature, le serpent dont tous les serpents ont peur, toi le requin vomi par l’océan, toi la bête sauvage du désert, toi la créature qui est seulement une moitié d’homme, toi qui est le produit d’Israël au détriment des cadavres du Liban-Sud, toi le menteur et l’archi-tueur, toi le criminel qui verse le sang au Liban et en Syrie, nous reprenons sur toi les mots du grand poète Nizar Qabani : "Tous les vingt ans vient un homme armé pour massacrer l’unité dans le berceau et pour tuer les rêves". » Cette violence de la rhétorique n’a pas empêché le parti de Joumblat – comme tous les partis libanais, à l’exception de celui de Michel Aoun – de collaborer avec le régime syrien durant des décennies.

Le Liban ne sera sauvé ni par l’argent promis par la communauté internationale, ni par les surenchères des acteurs politiques, mais par une entente qui reconnaisse que le pays est divisé et qu’aucune victoire d’un camp sur l’autre n’est possible.

Sommet de Jérusalem : à l’ombre des accords de La Mecque.

Ce lundi 19 février se réuniront à Jérusalem Mahmoud Abbas, Ehud Olmert et Condoleezza Rice. Cette rencontre se tiendra à l’ombre de l’accord signé entre le Hamas et le Fath à La Mecque (« Le Hamas est-il sorti vainqueur du sommet de Le Mecque? »). Cet accord, qui demande encore à être concrétisé fait couler beaucoup d’encre. En voici quelques analyses intéressantes (sur son blog du 13 février, Joshua Landis note une dimension peu connue, le rôle de Damas dans l’accord conclu)

D’abord, un texte de Jean-François Legrain, Chercheur CNRS/GREMMO (Maison de l’Orient et de la Méditerranée-Lyon), « Palestine : de la guerre civile à l’entente nationale », qui pose la question de l’avenir du mouvement palestinien : « L’accord que viennent de signer Fath et Hamas à La Mecque sur la constitution d’un gouvernement d’unité nationale débouchera peut-être sur une fin des combats interpalestiniens. Il ne saurait en être capable à lui seul. Depuis plusieurs années déjà et encore plus aujourd’hui, les Palestiniens se trouvent, en effet, confrontés à une crise de leur mouvement national tout entier, bien au-delà de la simple question de distribution de portefeuilles. C’est donc vers une refondation inévitable de la dynamique nationale que les Palestiniens sont maintenant entraînés. Condition de l’unité nationale, seule capable de mettre un terme aux violences, l’entente nationale avec la refonte commune du leadership et du programme dépasse, et de beaucoup, cette nécessité d’apaisement sur le terrain. La communauté internationale ne saurait s’exonérer une fois encore de toute responsabilité dans son éventuelle réussite comme dans son possible échec. »

D’autre part, une tribune de Henry Siegman, universitaire et chercheur, qui fut pendant seize ans directeur exécutif de l’American Jewish Congress l’une des plus importantes organisations juives américaines, « Mecca opens the way for Europe » (La Mecque ouvre le chemin pour l’Europe), publié dans International Herald Tribune du 15 février. L’auteur salue le rôle joué par l’Arabie saoudite, rôle qui dément l’idée que les Etats-Unis détiendraient seuls les clefs de la solution du conflit israélo-palestinien. Ce qui a rendu l’accord possible, écrit-il, est « la prise de conscience, non seulement par le Hamas, mais par le président Mahmoud Abbas et par le roi Abdallah, que, même si le Hamas se rapproche des conditions fixées par le Quartet, Israël n’a aucune intention de revenir aux frontières de 1967 et que les Etats-Unis n’ont aucune intention de pousser les Israéliens à le faire ». Il ouvre, selon lui, une possibilité pour l’Europe : « Les Européens doivent annoncer immédiatement la fin de leur boycott du Hamas et ouvrir un dialogue avec le nouveau gouvernement d’union nationale, sur les conditions qui leur permettraient de lever les sanctions imposées à l’Autorité palestinienne. Ces conditions devraient reconnaître que l’on ne devrait pas demander au Hamas ce que la communauté internationale n’est pas prête à demander à Israël. On doit demander au Hamas de déclarer sa disposition à reconnaître Israël si et quand Israël reconnaît les droits des Palestiniens dans les frontières de 1967. »

Enfin, un texte de Uri Avnery, intitulé « Facing Mecca » (faire face aux accords de La Mecque). Il revient sur la reconnaissance d’Israël par le Hamas.

« Est-ce qu’un Indien américain doit reconnaître le droit des Etats-Unis à exister ? Question intéressante. Les Etats-Unis ont été créés par des Européens qui ont envahi un continent qui ne leur appartenait pas, ont éradiqué la population autochtones (les peaux-rouges) dans une longue campagne de génocide, ont exploité le travail de millions d’esclaves qui ont été brutalement arrachés à leur vie en Afrique. Sans parler de ce qui se passe aujourd’hui. Est-ce qu’un Indien américain - ou qui que ce soit d’aileurs – doit reconnaître le droit d’un tel Etat à exister ? Mais personne ne pose la question. Les Etats-Unis n’accordent aucune importance à ce que quiconque reconnaisse ou non leur droit à exister. Il ne demande pas cela aux pays avec lesquels il entretient des relations. » (...)

« Quand un Etat "reconnaît" un autre Etat, c’est une reconnaissance officielle, une reconnaissance d’un fait existant. Cela n’implique aucune acceptation. On n’a pas demandé à l’URSS de reconnaître les Etats-Unis comme un Etat capitaliste. Au contraire, Nikita Khrouchtchev a promis en 1956 de l’"enterrer". Et jamais les Etats-Unis n’ont envisagé de reconnaître le droit de l’URSS à exister comme Etat communiste. »

« Alors, pourquoi cette étrange demande aux Palestiniens ? Pourquoi doivent-ils reconnaître le droit d’Israël à exister comme un Etat juif ? Je suis un patriote israélien et je n’ai pas besoin que quiconque reconnaisse le droit de mon Etat à exister. Si quelqu’un est prêt à faire la paix vec moi, à des conditions définies par des négociations, c’est plus que suffisant pour moi. Je suis prêt à laisser l’histoire, l’idéologie et la théologie, aux théologiens, aux idéologues et aux historiens. »

Sur cette question de la reconnaissance, je renvoie à nouveau à l’article de Paul Delmotte, dans Le Monde diplomatique de janvier 2007, « Le Hamas et la reconnaissance d’Israël ».

Une petite conclusion sur la signification de la réunion de Jérusalem entre Abbas, Olmert et Rice. Les Etats-Unis se trouvent devant une contradiction difficile à résoudre : ils veulent donner l’impression qu’il y a du "mouvement" sur le front des négociations israélo-palestiniennes, pour satisfaire leurs alliés modérés arabes et renforcer le front anti-iranien ; dans le même temps, comme le souligne d’ailleurs Henry Siegman, ils n’ont pas la volonté de faire pression sur le gouvernement israélien pour qu’il accepte de se retirer des territoires occupés en 1967. L’éditorial du quotidien israélien Haaretz du 15 février et intitulé « What is a political horizon? » (qu’est-ce qu’un horizon politique?), confirme l’intransigeance de Ehoud Olmert (traduction de l’article par le site La Paix maintenant) : « Au lieu de se rendre la semaine prochaine au sommet tripartite avec Mahmoud Abbas et Condoleezza Rice dans un état d’esprit positif, au lieu de réitérer sa promesse de se retirer de la plupart des territoires de Cisjordanie en échange d’un accord de paix, promesse faite il y a peu dans son discours de Sdeh Boker, Ehoud Olmert a choisi de déclarer à l’avance qu’il n’en ferait rien. Devant la commission parlementaire des affaires étrangères et de la défense, Olmert a dit : "il n’y aura aucune discussion sur les questions principales d’un accord définitif. Ni sur Jérusalem, ni sur les réfugiés, ni sur un retrait sur les frontières de 1967". La raison qu’il a donnée à ces trois "Non" a été le souhait de ne pas mettre à l’ordre du jour tout sujet qui puisse conduire à une crise. »

Enfin, on notera l’activité diplomatique importante de la Turquie où s’est rendu le 15 février Ehoud Olmert (il a accepté qu’une délégation turque vienne inspecter les travaux près de la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem). Le ministre des affaires étrangères turc Abdullah Gul a rencontré le 18 février le roi d’Arabie saoudite.

36 commentaires sur « Sommet de Jérusalem : à l’ombre des accords de La Mecque »

  • permalien K :
    18 février 2007 @12h29   »

    Accords de La Mecque

    En fait, concernant le role de la Syrie dans cet accord, Joshua Landis fait référence à un des internautes participant à la discussion de son blog. Un dénommé “Alex” en l’occurence. Voila ce que celui-ci écrivait :

    La réunion de la Mecque n’a été ni un grand succès ni un échec (...).

    Comme vous pouvez le lire dans [une] analyse [du journaliste israélien] Zvi Bar’el, (..), l’accord de la Mecque représente plus une présentation finale du long processus de négociations entre le Hamas et Abbas. Par exemple, à Damas ils sont parvenus à convenir de la composition du gouvernement y compris la façon de surmonter le dernier obstacle concernant leur choix pour le ministère de l’intérieur.

    Il est intéressant de retranscrire la suite de l’analyse d’Alex :

    (...)

    A la Mecque rien n’a changé. Le Hamas obtenait toujours ce qu’il voulait (la vague position du NON) et ils ont gardé la composition précédemment convenue [en Syrie] quant au gouvernement.

    Alors de quoi est-il question dans tout ça?

    Il s’agit de l’Arabie Saoudite et des Etats-Unis voulant une sortie de leur boycott total du gouvernement palestinien. Et pourquoi en ont-ils besoin?

    1) Pour arrêter la popularité croissante de l’Iran parmi les Palestiniens qui ont été punis par Israel, les USA, l’Arabie Saoudite et d’autres, l’Iran seule les soutenant.

    2) Commencer à améliorer les vies des palestiniens afin de montrer au reste du monde arabe que la coalition américaine des « arabes modèrés » est un meilleur choix que la coalition de la « Syrie/Iran/Hezbollah/Hamas »… c’est la manière du Président Bush de ne pas rejeter totalement le rapport Baker…

    Fondamentalement Israel et les USA permettront maintenant a l’ Arabie Saoudite d’envoyer de l’argent aux Palestinins affamés MAIS le Hamas n’a pas reconnu Israel....je ne suis ainsi pas sûr que des négociations de paix auront lieu.

    A suivre

  • permalien K :
    18 février 2007 @12h36   « »

    Accords de La Mecque

    Suite et fin commentaires d’Alex :

    Et qu’en est-il de la [Syrie] ? Pourquoi a t-elle permis à Mashaal d’aller à Mecque et de donner à l’Arabie Saoudite tout le crédit [de la réussite de cette rencontre] sans que ne soit même mentionner le rôle de la Syrie publiquement ? Elle aurait pu empéché cette réunion de la Mecque d’avoir lieu si elle l’avait voulu. Sûrement elle a obtenu quelque chose en échange de l’occasion de redorer son blason qu’aurait été, d’un point de vue relations publiques, l’annonce de la paternité de l’accord Hamas/PA.

    Ce qu’elle [la Syrie] a obtenu a été un gain à long terme... leurs alliés du Hamas perdaient lentement l’appui populaire des Palestiniens qui ne pouvaient plus tenir face a la faim. Damas n’a pas voulu que leurs alliés disparaissent de de la scène palestinienne en raison de leur manque de réaction.

    C’est également une partie de la raison pour laquelle au Liban le Hezbollah (et sa coalition de l’opposition) n’a pas simplement employé la force pour renverser le gouvernement par, ce qu’ils pourraient faire plutôt facilement. S’ils l’avaient fait, ils auraient été boycottées de la meme manière que le Hamas l’a été et ils perdraient également graduellement l’appui populaire en raison des grandes difficultés économiques dans le pays.

    C’est pourquoi Joshua a probablement raison de ne prévoir aucune solution au Liban. La Syrie essaye plutôt de maintenir le gouvernement de Seniora dans l’échec plutôt que de permettre à ses alliés de lui succéder et de devenir un gouvernement maintenu dans l’échec eux-mêmes.

    PAR CONSÉQUENT, tout le monde a appris ses limites… les Américains et les Saoudiens ont dû accepter de permettre au Hamas de se maintenir au pouvoir, et les Syriens ont dû accepter de permettre aux Saoudiens (leurs rivaux) de revendiquer la paternité de l’accord.…

    La manière positive de présenter l’ensemble : L’Arabie Saoudite a obtenu quelque chose dont elle avait mal un besoin crucial (montrer son potentiel sur la conduite des affaires du Moyen-Orient) et les syriens ont obtenu de sauver et probablement de renforcer leurs alliés et carte maitresse, le Hamas.

    Gains à long terme pour la Syrie, gains à court terme pour l’Arabie Saoudite.

  • permalien K :
    18 février 2007 @13h38   « »

    Fisk devient extrèmement irritant dés qu’il s’agit des Hariri (ou plutot de leurs intérets?-pécuniers s’entend). Ne dérogeant pas à cette “règle”, le lendemain de l’article signalé par Mr Gresh, il nous présente le rassemblement du 14 février dernier comme un « festival » (pourquoi pas un carnaval pendant qu’on y est?).

    S’il y en a un que Fisk irrite au plus haut point c’est As’ad Abou Khalil (blog angryarab) qui, en matière de persiflage, en connait un rayon. Concernant les noms d’animaux utilisés par Joumblatt contre le président Syrien, Fisk ( dans l’article sur le “festival”) déclare que « comparer des humains à des animaux est une insulte particulièrement cruelle dans la culture arabe[sic] »

    Voila ce que As’ad écrit à ce sujet :

    Oui, M. Fisk. Comparer des humains aux animaux est une insulte particulièrement cruelle dans le monde arabe, mais nulle part ailleurs. Une fois de plus [il faut savoir que ce n’est pas la première fois que As’ad a recours a ce genre de narration], ayant appris de nouvelles choses du New York Times et de Robert Fisk sur la culture arabe, j’ai évidemment voulu vérifier cette théorie moi-même. Ainsi je suis sorti de ma maison et ai rencontré mon voisin (le même voisin à qui j’ai jeté des chaussures la semaine dernière pour apprendre qu’il n’était pas insultant dans la culture américaine de jeter des chaussures sur le visage de quelqu’un). J’ai commencé à donner à mon voisin des noms d’animaux : J’ai invoqué les singes, les vaches, (..), et les porcs. À ma surprise, mon voisin a souri largement, et a alors ri sous cape. Mais il a expliqué : Mon voisin arabe ; O mon voisin Arabe. Comparer des humains aux animaux n’est une insulte que dans la culture arabe, mais pas dans la culture américaine. En fait, dans la culture des USA, ceci est considéré tout à fait tendre et affectueux. J’ai été légèrement étonné, mais heureux : du fait que j’ai pu apprendre des choses que j’ignorai sur la culture arabe, et tous mes remerciements à Robert Fisk.

  • permalien Pierre :
    18 février 2007 @16h15   « »

    "L’auteur salue le rôle joué par l’Arabie saoudite, rôle qui dément l’idée que les Etats-Unis détiendraient seuls les clefs de la solution du conflit israélo-palestinien."

    Au fait, à quel titre le États-Unis, interviennent-ils dans ce conflit?

    Mlle Rice est repartie pour faire sa campagne d’infantilisation des partenaires, avec ses petits trousseaux, toujours prompte à donner des petits coups de clefs à chaque fois qu’un espoir pointe son nez.

    Si elle est tellement suspicieuse vis à vis des palestiniens, a quoi bon cette réunion de Jérusalem ?

    Washington réservé à la veille d’une rencontre Israélo-palestinienne
    "Nous attendrons que les positions du gouvernement palestinien soient connues, avant de nous prononcer", a déclaré Mme Rice à la presse à l’issue d’entretiens avec son homologue israélienne Tzipi Livni.

    Il serait peut-être temps d’admettre que puisque les U.S. tiennent absolument à se présenter comme des pacificateurs, tout échec est leur échec.

  • permalien K :
    18 février 2007 @17h39   « »

    La position de Geagea sur le gouvernement d’union nationale

    Il faut rappeler certaines choses sur ce sinistre personnage :

    - qu’il est un criminel de guerre (les références sont inutiles, je crois), et de la pire espèce, et qu’il est donc particulièrement cocasse (pour rester trés poli) de le voir réclamer à grands cris la tenue d’un tribunal international pour le meurtre de Rafic Hariri.

    - Que le groupuscule d’extrême droite qu’il dirige est un partisan farouche de la partition du Liban, et qu’il est prêt à tout pour y arriver

    - Que contrairement à ce qu’affirmait Mouna Naim (étiez vous vraiment au Liban madame?) du trés respecté journal Le Monde dans un récent article concernant les évènements sanglants qui ont secoué le pays récemment, tout le monde au Liban n’est pas derrière l’armée (que Grace lui soit rendue) : on a en effet vu le jour des manifestations de rue de l’opposition, Geagea dénoncer systématiquement l’armée comme étant complice de l’opposition dans toutes les chaines satellitaires arabes. Puis quelques jours plus tard il s’est vanté d’avoir sauvé le pays d’un « coup d’état ». Et de quelle manière ! En envoyant ses nazillons agresser physiquement d’autres chrétiens non partisans de ses idées fascistes !

  • permalien Pierre :
    18 février 2007 @18h19   « »

    Les mots ont-ils encore un sens ?

    Les Etats-Unis et Israël sont prêts à boycotter un gouvernement d’union palestinien

    Le premier ministre israélien Ehoud Olmert a déclaré dimanche 18 février qu’il avait convenu avec le président américain George W. Bush de ne pas traiter avec un gouvernement palestinien d’union nationale qui n’accepterait pas les exigences internationales concernant Israël. M. Olmert doit rencontrer dans la journée Condoleezza Rice. La secrétaire d’Etat américaine est en tournée pour préparer un sommet lundi qui relancerait les négociations israélo-palestiniennes.

    Qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir foutre pendant ce sommet ? Ça doit être une réunion Tupperware !

    Vivement qu’Olmert arrive a faire pipi tout seul! (non ! je n’ai pas dit Tzipi)

    En attendant un bon conseil à tous, faites le plein de "binzine" , parce qu’il n’ai pas impossible que lundi soir l’OPEP décide de limiter la production, pour renflouer l’Iran!

  • permalien K :
    18 février 2007 @21h49   « »

    « Petite remarque de AG : bien que l’éditorialiste ne le dise pas, dans ce débat le Hezbollah fait partie du camp « modéré » qui veut éviter la guerre civile ; alors que le parti de Michel Aoun, souvent moins structuré penche vers l’affrontement. »

    Une analyse de Daniel Kurtz-Phelan du Foreign Affairs, publiée sur le site Slate, va dans le même sens. J’en traduis quelques passages :

    …Depuis le 1er déc. 2006, Khoury vit dans une tente salie au centre de Beyrouth dans le cadre du Sit-In mené par le Hezbollah. Un matin de ce janvier, un jour connu comme le « mardi noir, » il a mené avec plusieurs de ses compagnons de campement un blocage du trafic routier sur les périphéries de la ville. Ils avaient établi une barricade délabrée et, comme démonstration de force contre le gouvernement soutenu par les États-Unis -, étaient résolus de paralyser Beyrouth. Mais en quelques heures, les partisans du gouvernement sont arrivés pour briser le barrage routier, créant un combat de rue toute la journée. Les voitures incendiées, les devantures de magasins brisées, et les francs-tireurs au dessus des toits ont ravivé les souvenirs de la dernière guerre civile du Liban et ranimé le spectre d’un retour à la violence.

    Quand je l’ai interrogé a propos du mardi noir trois semaines plus tard, Khoury a condamné ses adversaires en tant que miliciens de guerre. « Ils ont une histoire de carnage, » a t-il dit. « Ce sont des criminels derrière lesquels se cachent l’Amérique et Israel. » Nous étions assis dans le campement du centre-ville, entouré par des drapeaux du Hezbollah et des petits groupes des protestataires fumant des hookahs [narguilés?]. Khoury avait un pistolet autour de la taille de son pantalon. « Ils ont commencé le combat contre nous parce qu’ils ne s’inquiètent pas qu’il y ait une guerre civile, » a t-il dit. « C’est ce qu’ils veulent, et nous devons être prêts. »

    Ce n’étaient pas les mots d’un chiite dénonçant un sunnite, en dépit de tous les rapports à travers la presse sur des tensions inter-musulmanes au Liban et dans le reste du Moyen-Orient. Khoury est un chrétien Maronite. Les hommes lui faisant face de l’autre coté des barricades le mois dernier étaient également des chrétiens Maronites. L’actuelle donne politique a entraîné une scission de leur communauté- et aussi imprévisibles que peuvent sembler les inimitiés fratricides, elles pourraient s’avérer être le point d’inflammabilité d’un plus large conflit. (A suivre)

    Voir en ligne : Forget about Shiites and Sunnis. Lebanon’s deepest fault line is between rival Christian groups.

  • permalien K :
    18 février 2007 @21h49   « »

    « Petite remarque de AG : bien que l’éditorialiste ne le dise pas, dans ce débat le Hezbollah fait partie du camp « modéré » qui veut éviter la guerre civile ; alors que le parti de Michel Aoun, souvent moins structuré penche vers l’affrontement. »

    Une analyse de Daniel Kurtz-Phelan du Foreign Affairs, publiée sur le site Slate, va dans le même sens. J’en traduis quelques passages :

    …Depuis le 1er déc. 2006, Khoury vit dans une tente salie au centre de Beyrouth dans le cadre du Sit-In mené par le Hezbollah. Un matin de ce janvier, un jour connu comme le « mardi noir, » il a mené avec plusieurs de ses compagnons de campement un blocage du trafic routier sur les périphéries de la ville. Ils avaient établi une barricade délabrée et, comme démonstration de force contre le gouvernement soutenu par les États-Unis -, étaient résolus de paralyser Beyrouth. Mais en quelques heures, les partisans du gouvernement sont arrivés pour briser le barrage routier, créant un combat de rue toute la journée. Les voitures incendiées, les devantures de magasins brisées, et les francs-tireurs au dessus des toits ont ravivé les souvenirs de la dernière guerre civile du Liban et ranimé le spectre d’un retour à la violence.

    Quand je l’ai interrogé a propos du mardi noir trois semaines plus tard, Khoury a condamné ses adversaires en tant que miliciens de guerre. « Ils ont une histoire de carnage, » a t-il dit. « Ce sont des criminels derrière lesquels se cachent l’Amérique et Israel. » Nous étions assis dans le campement du centre-ville, entouré par des drapeaux du Hezbollah et des petits groupes des protestataires fumant des hookahs [narguilés?]. Khoury avait un pistolet autour de la taille de son pantalon. « Ils ont commencé le combat contre nous parce qu’ils ne s’inquiètent pas qu’il y ait une guerre civile, » a t-il dit. « C’est ce qu’ils veulent, et nous devons être prêts. »

    Ce n’étaient pas les mots d’un chiite dénonçant un sunnite, en dépit de tous les rapports à travers la presse sur des tensions inter-musulmanes au Liban et dans le reste du Moyen-Orient. Khoury est un chrétien Maronite. Les hommes lui faisant face de l’autre coté des barricades le mois dernier étaient également des chrétiens Maronites. L’actuelle donne politique a entraîné une scission de leur communauté- et aussi imprévisibles que peuvent sembler les inimitiés fratricides, elles pourraient s’avérer être le point d’inflammabilité d’un plus large conflit. (A suivre)

    Voir en ligne : Forget about Shiites and Sunnis. Lebanon’s deepest fault line is between rival Christian groups.

  • permalien K :
    18 février 2007 @21h54   « »

    Une analyse de Daniel Kurtz-Phelan du Foreign Affairs, publiée sur le site Slate. (suite et fin)

    La situation est particulièrement sinistre parce que les principaux antagonistes chrétiens d’aujourd’hui- Michel Aoun, un ancien commandant d’armée, et Samir Geagea, le chef d’une milice transformée en un parti politique appelé les Forces Libanaises -ont une histoire amère de confrontation. Lors des dernières années de la guerre civile 1975-90, les forces libanaises de Geagea et ce qui restait de l’armée menée par Aoun se sont massacrés dans les montagnes surplombant Beyrouth dans une des batailles les plus sanglantes que le Liban ait vues....

    À côté d’Aoun et de Geagea, les leaders sunnites et chiites du Liban sont pratiquement sages comme une image. Le Hezbollah, soucieux de ne pas miner sa grande popularité dans la région, est toujours prompt à confirmer qu’il « ne tournera jamais ses armes contre d’autres Libanais, » comme l’officiel du Hezbollah Mohamed Obeid me l’a souligné. Les conséquences potentiellement catastrophiques d’un clash sunnito-chiite, pour le Liban et le reste du Moyen-Orient, ont provoqué un équilibre de la terreur : L’horreur potentielle des retombées d’une telle confrontation a entraîné les deux côtés a faire preuve de prudence. « Il y a de la fureur, aussi bien dans le pays que dans la région, mais chacun sait que si les Sunnites et les Chiites commencent à se battre à Beyrouth, il y aura une guerre sunnito-chiite dans toute la région, » a dit Tariq Mitri, le ministre des affaires étrangères par intérim du Liban. « Cette crainte peut expliquer la retenue des gens. »

    ...

    Dans le même temps, l’impasse sunnito-chiite a rendu les tensions entre les factions chrétiennes plus dangereuses. Avec aussi bien le Hezbollah que le gouvernement désireux d’employer des alliés non-Musulmans pour accentuer le coté non sectaire de leur cause, les chrétiens sont devenus l’élément crucial d’oscillation de la donne politique.

    ...

    Voir en ligne : Forget about Shiites and Sunnis. Lebanon’s deepest fault line is between rival Christian groups.

  • permalien chahid :
    18 février 2007 @22h58   « »
    Pluralisme libanais.

    A vrai dire et pour être honnête, ce n’est pas le Liban qui est « divisé entre deux camps » mais plutôt les chefs de guerres du Liban, sa « mafiocratie » et ses politiciens arrivistes qui sont divisés apparemment entre deux camps. Le citoyen libanais ordinaire est dégoûté par cette crise. Je connais des femmes chiites qui ont pleuré Hariri comme les sunnites. C’est un exemple à vous expliquer plusieurs choses !

    Voir en ligne : « divisé entre deux camps »

  • permalien Mehdi :
    19 février 2007 @13h51   « »

    Pour abonder dans le sens de K, non seulement Geagea est un criminel, mais en plus, il est avant tout un homme de main, ou exécuteur de basses oeuvres si on préfère.

    Il a notamment liquidé Tony Frangié (fils de l’ancien président et rival de Bechir Gemayel) et sa famille, Dany Chamoun (autre fils de président) et sa famille, sans compter d’autres actions du même style, toutes dignes d’un homme d’état.

    Qu’un tel criminel soit présenté en leader politique respectable en dit long sur l’évolution de journaux comme Le Monde (avec un article inoubliable de Mounia Naim suite à la mort de Pierre gemayel, relatant la tragédie de cette famille sans un mot sur la liste des cadavres qui ont parsemé sa montée en puissance, notamment celle de Bechir).

    Le cas de Michael Aoun est tout aussi éloquent, suite à l’assassinat de Hariri, il est dépeint comme un résistant authentique, un patriote, un vrai démocrate (digne donc de passer chez Ardisson ou Karl Zero). Et une fois qu’il se rapproche du Hezbollah, il devient automatiquement persona non grata des médias, conformément à l’image constante qu’on véhicule du Liban (des gentils anti-syriens contre des méchants pro-syriens), circulez, il n’y a rien à voir...

    Quant à Walid Joumblatt, on en a suffisament parlé dans ce blog, je me dis juste que son pauvre père doit se retourner dans sa tombe (ah lui c’était un leader, un vrai).

    Comme le disait AG dans un article quant aux parrains de la démocratie libanaise, personne ne relève l’absence totale de relève chez les acteurs majeurs, globalement, les mêmes familles restent maîtresses du jeu, et personne n’en parle !!!

    Mehdi.

  • permalien K :
    19 février 2007 @18h31   « »

    « ...les mêmes familles restent maîtresses du jeu, et personne n’en parle! ».

    Peut-etre Mehdi, que c’est parce que ce sont des Secte Symboles ?

  • permalien Pierre :
    19 février 2007 @18h43   « »

    Le "sommet" tripartite Abbas-Olmert-Rice se tient à Jérusalem sans projet pour la paix / Le Monde

    La presse israélienne l’a qualifié de "sommet du bla-bla", de "sommet du désespoir" ou encore de "sommet pour rien".

    Sur la défensive en Europe, la Russie passe à l’offensive au Moyen-Orient / par Emilie Sueur

    "Par rapport aux États-Unis, engoncés dans des positions de principe rigides, notamment concernant le Hamas, Moscou pourrait tirer les bénéfices de sa flexibilité. Tout en soulignant la nécessité pour le Hamas de reconnaître l’existence d’Israël, Moscou ne cesse de rappeler que le parti islamiste a été démocratiquement élu. Symbole de la différence d’approche entre Moscou et Washington, alors que Poutine appelait, la semaine dernière, à des avancées concrètes lors de la rencontre Abbas-Olmert prévue aujourd’hui, la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, pourtant à l’origine de ce sommet, indiquait que le rapprochement entre le président palestinien et le Hamas compliquait la donne."

    Le chantage au pétrole de la Russie inquiète toute l’Europe / Le Monde

    C’est bien la question de sa sécurité énergétique qui est une nouvelle fois posée avec ce conflit entre Moscou et Minsk. Et celle des bonnes relations de l’Union européenne (UE) avec le premier producteur mondial de gaz et le deuxième producteur de pétrole derrière l’Arabie saoudite.
  • permalien K :
    19 février 2007 @19h07   « »

    Al Akhbar rendait compte le 13.02.2007 d’un espoir d’accord au Liban, qui se ferait en cinq points. Mais... :

    ..le leader du Parti Progressiste [sic] Socialiste [resic] Walid Joumblatt et le leader des Forces Libanaises Samir Geagea expriment une sorte « de tension retenue et le rejet de la solution sur la base qu’il n’y a nul besoin d’accord qui puisse donner des atouts supplémentaires à l’opposition ».

  • permalien saintyves :
    20 février 2007 @02h40   « »
    Sommet de Jérusalem : à l’ombre des accords de La Mecque (

    Bonsoir

    La phrase de Henry Siegman, directeur exécutif de l’American Jewish Congress l’une des plus importantes organisations juives américaines, citée dans le International Herald Tribune rapportée par Alain Gresh est tres significative, elle resume à elle seule l’etendue de la puissance "occulte" de l’etat d’Israel, et l’impuissance du quartet ou de la "communauté internationale" devant l’arrogance et l’intransigeance SIONISTE fort de son LOBBY.

    « la prise de conscience, non seulement par le Hamas, mais par le président Mahmoud Abbas et par le roi Abdallah, que, même si le Hamas se rapproche des conditions fixées par le Quartet, Israël n’a aucune intention de revenir aux frontières de 1967 et que les Etats-Unis (dans la configuration actuelle du pouvoir NEOCONSERVATEUR et SIONISTE ) n’ont aucune intention ( moi je dirais n’ont pas le courage, meme s’il porte atteinte aux interets vitaux des usa) de pousser les Israéliens à le faire ».

    La manoeuvre actuelle entreprise par le le roi Abdallah sur ordre de Bush, est destinée, comme il fut le cas avant toutes les frappes etanusiennes contre l’Irak, et maintenant contre l’iRan, à simuler sa volonté de reglement du probleme Palestinien afin d’attirer la sympathie et l’adhesion des arabes dans son projet, d’autant plus que cette fois-ci le roi Saoudien est favorable à une action militaire contre l’Iran "shiite", comme il l’a eté contre le HIZB.

    Ce qui est nouveau, et en meme temps bizarre, c’est cette nouvelle alliance, Israel / Arabie Saoudite, la rumeur sur les contactes Olmert / Abdellah est encore dans les esprits, le sommet de la Mecque n’est donc que le scenario d’un film de classe B, et de la poudre aux yeux de la l’opinion internationale, avant une attaque de l’Iran, qui semble imminente.

    Autre fait interressant à souligner, la tenue de la conference de l’AIPAC American Israel Public Affairs Commitee dans trois semaines, du 11 au 13 mars 2007.

    Voir : Wikipedia Organisation sioniste

    L’AIPAC est une organisation possédant une grande influence sur les décisions gouvernementales (etanusiennes), et possède un champ d’action excessivement large.

    Projets

    -  Isoler le Hamas
    -  Empecher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire
    - Défendre Israel - Protéger Israel contre les menaces possibles
    - Préparer la future génération des leaders pro-Israeliens
    - Eduquer le Congrés américain sur les relations américo-israelienne

    http://fr.wikipedia.org/wiki/American_Israel_Public_Affairs_Committee

  • permalien Pierre :
    20 février 2007 @08h03   « »

    Une Palestine de rêve pour les romains les étasuniens :

    L’ethnarchie d’Archélaüs comprenait toute l’Idumée et la Judée, plus le territoire de Samarie, dont le tribut fut allégé du quart, pour la récompenser de n’avoir pas pris part à l’insurrection. Les villes assujetties a Archélaüs furent la Tour de Straton, Sébasté, Joppé et Jérusalem ; quant aux villes grecques de Gaza, Gadara et Hippos, Auguste les détacha de sa principauté et les réunit à la Syrie. / GUERRE DES JUIFS - FLAVIUS JOSEPHE (livre II)

    (découpage de la Palestine à la mort d’Hérode)

  • permalien Pierre :
    20 février 2007 @10h30   « »

    Ce qui frappe quand on regarde l’histoire de de la région, c’est l’immobilisme chronique des agitations

    Palestine : Etrange manière d’être "à l’étranger" / Des enfants de l’âge de Taïr, A. Hass, G. Lévy.

    Etrange manière, pour Gaza, d’être ‘à l’étranger’. Les Israéliens ont besoin d’un passeport pour s’y rendre. Les Palestiniens de Jérusalem, d’un permis de voyager, ce même document qu’ils doivent présenter lorsqu’ils prennent l’avion pour Paris à l’aéroport Ben Gourion. Mais lorsqu’ils se rendent en Jordanie via le pont Allenby, ils le font avec un passeport jordanien. Quant aux Palestiniens vivant dans cet ‘étranger’ gazaoui, ils sont pour le moment dispensés de présenter un passeport palestinien au passage. Le sont également, les habitants de Cisjordanie. Et cela, sur ordre du Ministre israélien de l’Intérieur.
  • permalien Ana :
    20 février 2007 @13h59   « »

    "Ce qui frappe quand on regarde l’histoire de la région, c’est l’immobilisme chronique des agitations."

    Juste pour revenir sur le mot ’chronique’.

    Jusqu’à ce que tout soit à nous - Y. Laor, Ha’aretz du 7 février 2007 :

    "Chaque village avait ses collaborateurs, grands et petits. A partir de leurs rapports et des rapports de la police sur eux et sur les informations qu’ils fournissaient, Hillel Cohen décrit la vie vécue sous le rouleau compresseur. Celui qui connaît ces histoires de régimes totalitaires dans lesquels chaque mouvement, chaque parole, chaque source de revenus fait l’objet d’une surveillance, n’a pas lu encore le livre de Hillel Cohen et ne sait pas quel était le sort des Arabes en Israël (le système d’enseignement fait encore l’objet d’une telle supervision). La peur gouvernait tout." (...)

    "Chaque organisme gouvernemental avait ses propres agents : la Police, la Sécurité Générale [Shabak], l’administration militaire, le Bureau du Conseiller aux affaires arabes et parfois aussi le renseignement militaire. Tous transmettaient des informations. Parfois on réglait des comptes en faisant jouer des relations et la possibilité de dénonciation, comme sous n’importe quel régime totalitaire." (...)

    "C’était le grand défi pour le gouvernement : qu’ils sachent que nous étions ici définitivement et eux pas nécessairement." (...)

  • permalien K. :
    20 février 2007 @20h58   « »

    « L’auteur salue le rôle joué par l’Arabie saoudite, rôle qui dément l’idée que les Etats-Unis détiendraient seuls les clefs de la solution du conflit israélo-palestinien. »

    Et concernant le conflit inter-libanais ?

    Jim Quilty, journaliste basé a Beyrouth, pour le merip (Middle East Report Online), 26.01.2007 :

    Clairement, Riyad est un facteur important dans l’équation Libanaise, comme en a été témoin l’envoi récent par le Hezbollah de ses ministres au pèlerinage de la Mecque. Le 26 décembre, le roi saoudien a rencontré Naim Kassem le député du sécrétaire général du Hezbollah et un membre de haut rang [du Hezbollah], Mohammad Fneich à Djedda pour des réunions avec lui et Saoud al-Faysal son ministre des affaires étrangères.

    Depuis la fin de la guerre [des 33 jours] de 2006, une sombre spéculation a dérivé du discours populaire — des histoires de princes saoudiens fournissant des armes et/ou entraînant [au maniement des armes] des Sunnites libanais ayant un ressentiment primaire vis a vis de la stature montante de Nasrallah. Après tout, raconte t-on, les Saoudiens ayant des sympathies pour les jihadistes haissent le Hezbollah encore plus qu’ils ne méprisent les excès de la famille royale. De telles rumeurs vont dans le sens des rapports des médias régionaux et internationaux concernant la volonté d’Al-Qaeda d’infiltrer le Liban depuis le début des bombardements israéliens. Selon le rapport que l’on lit, leur mission est d’attaquer « le gouvernement pro-Américain de Siniora, » les troupes schismatiques du Hezbollah ou l’UNIFIL au Liban du sud.

    Parfois il y a davantage que la simple rumeur, comme le 28 novembre quand un syrien de 28 ans nommé Omar Abdallah a explosé a la sortie d’un bureau de contrôle de passeports sur la frontière Syro-Libanaise. Un rapport du ministère de l’intérieur syrien (pas nécessairement la source la plus fiable) a déclaré que Abdallah essayait de franchir la frontière avec de faux documents quand il a été découvert, s’est sauvé puis a détoné la ceinture d’explosifs qu’il portait. Il était, disent- ils, le commandant militaire d’Al-Tawhid wal-Jihad, une organisation militante se réclamant d’Al-Qaeda.

    A suivre

  • permalien K. :
    20 février 2007 @21h08   « »

    Jim Quilty, journaliste basé a Beyrouth, pour le merip (Middle East Report Online), 26.01.2007 (suite et fin) :

    Comme pour rappeler à toutes les parties que le Hezbollah ne danse pas sur le rythme de Téhéran, ce jour [25 janvier, date à laquelle deux des principaux journaux libanais, Al Safir et Al Nahar, prétendaient qu’un accord irano-saoudien allait possiblement régler le problème libanais] Nasrallah a fait remarquer qu’aucun accord ne pourrait être imposé contre la volonté des libanais. Il a réitéré ses demandes de droit de veto et d’élections anticipées. « Il se dit qu’il existe une tentative pour rétablir des initiatives sérieuses, une action Saoudo-Iranienne.... Nous bénissons n’importe quel effort, » a dit Nasrallah lors d’un rassemblement à dahyé. « Mais aucun accord possible entre deux gouvernements respectés quelconques ne lie les libanais.... Le rôle des états fraternels et amicaux est d’aider les libanais à atteindre un consensus…. Personne au Liban ou à l’extérieur du Liban ne devrait penser que l’opposition pourrait faire marche arrière ou abandonner ses buts. »

    Le 26 janvier, Faysal, le ministre des affaires étrangères Saoudien a démenti les espoirs d’une solution régionalement commanditée. « Il n’y a vraiment aucune initiative que nous puissions appeler une initiative saoudienne, » a t-il dit, en marge de la réunion de Paris III. « Il y a eu un message reçu par le roi émanant de [l’Ayatollah et guide suprême de l’Iran Ali] Khamenei…. [C’]était une offre de coopération pour réaliser une solidarité entre les musulmans. La réponse a été que… si l’Iran peut faire n’importe quoi pour calmer ses partisans dans la région, alors ce serait le meilleur service qui pourrait être rendu a la solidarité musulmane. »

    (Remarque : “dahyé” est un mot signifiant banlieue stricto sensu, mais qui au Liban est abusivement employé aussi bien par les libanais que les médias étrangers pour ne désigner que la banlieue-sud, essentiellement peuplée de libanais chiites, de Beyrouth, alors qu’il existe bien entendu d’autres « dahyés » aussi bien autour de Beyrouth qu’aux alentours d’autres villes libanaises.)

  • permalien K :
    20 février 2007 @22h17   « »

    Trés intéressante analyse de Joshua Landis hier concernant l’utilisation supposée de l’Arabie Saoudite par les USA pour favoriser une scission entre la Syrie et l’Iran (la “preuve” avancée par les “observateurs” serait « les trés fréquents contacts entre l’Arabie Saoudite et l’Iran »).

    Sa conclusion :

    L’Arabie Saoudite joue un rôle positif en essayant d’apporter l’unité chez les Palestiniens et au Liban. Elle fait ceci, non en suivant la politique de confrontation et d’isolement de Washington, mais par le biais d’une diplomatie intensive que le Président Bush et son équipe refusent d’engager. Washington lègue sa diplomatie. Dans les sujets de haute politique, ceci peut s’avérer être une bonne chose, au moins à court terme. Néanmoins, comme nous l’avons vu avec le gouvernement d’union palestinien , Washington a été peu disposé à soutenir la diplomatie saoudienne. Si l’Arabie Saoudite peut sponsoriser un compromis au Liban en donnant à l’opposition un plus grand rôle dans l’état, Washington sera-t-il d’accord sur les termes sponsorisés par les saoudiens ? Il y en aura beaucoup à la Maison Blanche et à Beyrouth qui essayeront de les torpiller. Peut-être est ce la le mieux que puissent faire les diplomates a Washington à l’heure actuelle ? Mieux vaut avoir une diplomatie plutôt qu’aucune. (...). Ceux qui s’attendent à ce que l’Arabie Saoudite isole la Syrie et l’Iran, seront déçus. À quelques égards, Washington emploie le L’Arabie Saoudite pour faire ce que le rapport Baker-Hamilton a recommandé : unifier les voisins de l’Irak. Si tout va bien Washington ne rejettera pas les résultats.

    Par ailleurs, « La République islamique d’Iran et la Syrie ont annoncé, dimanche 18 février, le renforcement de leur alliance » nous annonce Mouna Naim.

    Cette dernière ajoute : « Ils réaffirment (...) leur parti pris en faveur des exigences de l’opposition, conduite par le Hezbollah. »

    « Des propos tenus vendredi par M. Ahmadinejad annonçaient déjà la couleur. En recevant l’ambassadeur (sortant) du Liban en République islamique, Adnan Mansour, venu lui faire ses adieux, le président iranien avait déclaré que "l’Iran et le Liban sont un seul corps". "Le Liban, aujourd’hui, est malheureusement, l’organe blessé de ce corps", avait-il ajouté. »

    « Choqué par cet "amour-fusion" indésirable, Ali Hamadé, chroniqueur au quotidien libanais Al-Nahar, s’inquiétait, dimanche, de tant de sollicitude et de ses conséquences probables pour le pays du Cèdre. Les propos de M. Ahmadinejad rappellent aux Libanais ceux régulièrement tenus par les dirigeants syriens : "Les Libanais et les Syriens sont un seul peuple dans deux pays." »

    Pardon, monsieur Landis.

  • permalien K. :
    20 février 2007 @22h44   « »

    J’oubliai : Al Nahar est l’organe de propagande des Gemayel et autres Geagea. Alors Ali ou pas Ali...

  • permalien saintyves :
    21 février 2007 @00h52   « »

    Bonsoir

    MOSCOU, 20 février - RIA Novosti. Les Etats-Unis peuvent bombarder des cibles en Iran s’il s’avère impossible de régler le problème nucléaire iranien par des moyens diplomatiques, a déclaré mardi la BBC en se référant à des sources diplomatiques.

    Le délai accordé à Téhéran par le Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’il suspende les travaux d’enrichissement de l’uranium expire cette semaine. Le 23 février, l’AIEA soumettra un rapport sur la façon dont Téhéran exécute les exigences de la résolution 1737 adoptée par le Conseil en décembre de l’année dernière.

    Si le rapport indique que l’Iran n’a pas rempli les exigences de la communauté internationale, il n’est pas exclu que le Conseil de sécurité prenne des mesures supplémentaires sur la base de l’article 41 du chapitre VII de la Charte de l’ONU.

    Entre-temps, les Etats-Unis continuent à accroître leur présence militaire dans le golfe Persique. Le groupe de porte-avions américains avec à sa tête le "Ronald Reagan" est en état d’alerte dans cette région. Sur ordre du président George Bush, le porte-avions "USS John C. Stennis" arrivera en février avec une escorte de navires.

    Les forces armées de l’Iran ont commencé lundi dans 16 provinces les exercices les plus importants depuis un an. Un missile à guidage laser a été testé avec succès lundi dernier. http://fr.rian.ru/world/20070220/60995173.html

    Dans son discours de la semaine derniere, Hassan Nassrallah avait declaré, je cite :

    C’est pour la premiere fois de l’Histoire qu’Israel attaque le Liban aves une "bénédiction" arabe (faisant allusion au Royaume Saoudien, à la Jordanie, et à l’Egypte).

    Il n’est donc pas exclu que l’Arabie Saoudite, à l’instar des autres etats du golf, adopte un mutisme, complaisant et complice dans cette attaque.

  • permalien saintyves :
    21 février 2007 @10h18   « »
    ISRAEL, TERRORISME D’ETAT

    Bonjour

    Israel vient de commettre un autre assassinat extrajudiciaire (assassinat de sang froid par une armée officielle), c’est encore un acte de TERRORISME D’ETAT commis par l’armée ISRAELIENNE sur la personne de Mahmoud Abouabeid, un RESISTANT PALESTINIEN

    Son vehicule a ete pris en sanduich entre deux vehicules des forces speciales Israeliennes, dont les membres l’ont criblé de balles, avant qu’un des leurs, un "courageux" s’approche du vehicule et lui tire une balle dans la tete. "quel courage" Source Aljazerra TV 0810 GMT.

    Autre information :

    Blear va annoncer aujourd’hui le retrait des soldats anglais de l’Irak, source Al Ikhbaria Arabie Saoudite

  • permalien Vvolodia :
    21 février 2007 @12h46   « »

    Abou Abid de son vrai nom ; commanditaire de l’attentat déjoué hier à Tel-Aviv. Je présume que cet attentat visait des civils JUIFS raison pour laquelle vous l’appelez "résistant" ? chez nous en France, nous appelons "ça" terroriste.

    Mais vous ne savez vous battre que contre des civils désarmés, si possible vaguement endormis dans un autobus. Ou sur un marché, des ménagères préoccupées du prochain repas.

    Vous inventez "la langue de l’islamisme", saintyve ? lâche, pour vous, c’est quoi ? vous pouvez m’en donner la définition islamiste ?

  • permalien Vv :
    21 février 2007 @14h05   « »

    "incidents sur 2 jours, en Israël

    Deux charges explosives ont été découvertes à Kissoufim

    Une forte explosion a été relevée au parc national d’Ashkelon. Les forces de sécurité sont sur place.

    Une nouvelle roquette Qassam vient d’être tirée en direction du kibboutz Zikim. A priori, il n’y aurait ni blessés, ni dégâts. La charge explosive découverte dans une benne à ordures de Rishon Letzion a été transportée dans un site à l’ouest de la ville

    Une roquette Qassam a été tirée par des terroristes palestiniens en direction des kibboutzim de Shaar Haneguev. Pour le moment on ne signale ni blessés ni dégâts

    Belle résistance, courageux résistants, vous ne les confondez pas un peu avec des bandits de grands chemins ?

  • permalien Vvolodia :
    21 février 2007 @16h01   « »

    eh bien, tournez la page, mon cher ; ou mettez des boules Quiès. Votre nom est Staline ?

  • permalien K :
    21 février 2007 @17h32   « »

    Uri Avnery

    « ...il peut sembler étrange que beaucoup parmi ceux qui travaillent dur à une paix durable en Israël-Palestine trouvent Monsieur Avnery, si terriblement irritant. »

    « Cela tient à ses contradictions morales, parfaitement courantes dans le sionisme progressiste : c’est-à-dire que, tout en adoptant une attitude morale inébranlable face aux atteintes racistes dont les Palestiniens sont victimes, il laisse d’une certaine manière tomber ces mêmes principes en présumant qu’Israël lui-même dispose d’un droit à préserver son « caractère juif » aux dépens des droits palestiniens. Car il est par trop évident que soutenir une majorité juive « écrasante » en Israël, essentielle à la préservation de son « caractère juif », exige d’Israël d’entretenir tout un ensemble de pratiques racistes, comme des murs gigantesques servant à empêcher les gens de se mélanger, et de refuser leur retour aux exilés palestiniens. »

    Voir en ligne : Ouri Avnery - Mené en bateau par la Gauche israélienne

  • permalien
    21 février 2007 @17h39   « »

    On ne peut donc pas dire au p’tit père : "Un ton plus bas, p’tit père. Vos aboiements, réitérés dans la même tessiture, emmerdent et fatiguent".

  • permalien Pierre :
  • permalien Daniel :
    21 février 2007 @18h16   « »

    Et aussi : "Le dïner du Crif", par Rudolf Bkouche, UJFP.

  • permalien Pierre :
    21 février 2007 @18h48   « »

    ... à l’ombre du sommet de Jérusalem :

    SOMMET IRANO-SYRIEN : Les ennemis « veulent pousser les peuples et les gouvernements (du Moyen-Orient) à s’appuyer sur les ethnies et veulent des divisions dans le monde musulman et arabe », a déclaré le Président syrien Bachar Al-Assad, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad, à la fin d’une visite officielle de deux jours. « C’est leur dernière carte. S’ils réussissent, ils vont réussir tous leurs plans », a ajouté le président syrien. Pour sa part, le Président Ahmadinejad a déclaré que les gouvernements islamiques devaient « faire attention au complot des ennemis qui veulent créer des divisions entre les ethnies et les différents groupes religieux ».

  • permalien Vvolodia :
    21 février 2007 @19h45   « »

    oui à la guerre contre l’iran !! à bas l’iran !! et quoi, encore ?

    franchement, vous n’avez pas fini de raconter des âneries ? il n’est pas question de guerre, il est question de faire plier l’iran en ce qui concerne le nucléaire militaire ; ce n’est quand même pas pareil. B’kouche fait son lit, sa célébrité auprès des couches défavorisés mentalement d’internet avec des histoires à dormir debout.

  • permalien Vvolodia :
    21 février 2007 @22h14   « »

    J’aime Saddam autant que j’aime hitler, et autant que j’aime amandinejaja. L’électricité, oui, la bombe atomique, non. Faire plier Bush ? c’est un principe ? j’ai horreur des principes. Les nazis avaient des principes, les communistes avaient des principes, ils ont mené le monde à sa perte ou presque. Bush sera remplacé par un autre Bush. Ils doivent partir d’Irak ? et après, que deviendra l’Irak ? on y colle un nouveau Saddam ? personne ne parle de "l’après".

    Donnez nous donc des idées, après le départ des occidentaux, que faisons nous ? nous comptons les morts, ou, dans le fond, les survivants, ça ira plus vite.

  • permalien Pierre :
    21 février 2007 @22h24   « »

    Vv, essayons d’imaginer que les gens qui habitent là, non seulement sont des êtres humains, mais qu’il bâtissaient déjà des empires et des systèmes politiques et économiques, alors que nos ancêtres broutaient la luzerne !

    Je comprend bien qu’un système hégémonique infantilise des populations pour pouvoir les spolier, mais vous Vvolodia, qu’avez vous à y gagner, a part l’occasion de faire des bons mots ?

  • permalien
    21 février 2007 @22h41   «

    Israël a l’électricité. Israël a la bombe. Je n’aime pas Olmert, je n’aime pas Sharon, je n’aime pas Netanyahaou, je n’aime pas Rabin, je n’aime pas Ben Gourion, je n’aime pas Herzl, je n’aime pas Cook. Les sionistes avaient des principes, ils en ont toujours. Ils aident de toutes leurs forces à mener le monde à sa perte ou presque. Leurs adeptes savent mieux que les Irakiens et que n’importe qui ce qui leur convient. Normal, ils ont le colonialisme dans la peau. La rapine dans la peau. La suffisance dans la peau. Le mépris dans la peau. Vous en êtes le hérault criard et déboussolé.

    "Donnez nous donc des idées, après le départ des occidentaux, que faisons nous ?" Qui, nous ? Vous ? Surtout ne faites rien. Vous avez assez dévasté, abîmé, terrorisé, désespéré, torturé, tué chez les autres comme ça.

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