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Vent d’optimisme prudent au Liban

lundi 5 mars 2007, par Alain Gresh

Un mot d’excuse d’abord. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le Liban est « sous-développé » dans le domaine des nouvelles technologies. Le réseau ADSL devrait être lancé seulement dans les prochains mois. Quand on interroge sur les raisons de ce retard, la réponse que tous les Libanais donnent est simple : corruption du gouvernement et des « centres de pouvoir » qui cherchent à tirer le plus grand profit d’éventuels développements des nouvelles technologies… Donc, mes possibilités d’utiliser l’Internet sont assez limitées à Beyrouth…

La capitale libanaise vit au ralenti. La guerre de juillet-août 2006 et la destruction des infrastructures du pays par l’aviation israélienne ; la crise interne, avec la démission des ministres du Hezbollah et de ses alliés du gouvernement et l’organisation de manifestations pour obtenir la création d’un gouvernement d’union nationale ; les tensions entre différentes communautés et à l’intérieur des différentes communautés : le pays est désormais bloqué, l’activité économique est au point mort et la tension palpable. Chaque jour, on annonce l’émigration d’un tel ou d’un tel, qui décide d’aller tenter sa chance ailleurs. Chaque jour, on annonce la découverte d’armes, d’explosifs, de groupes d’espions. Les rumeurs les plus folles circulent. Plusieurs sources font état du développement de groupes sunnites liés à Al-Qaida, ce que confirmeraient différents services de renseignement, selon Amos Harel, du quotidien Haaretz (2 mars), « Western intelligence sources worried by jihadist upsurge in Lebanon » (Les services de renseignement occidentaux sont inquiets du développement djihadiste au Liban). Signe de ces tensions : le déploiement de voitures blindées et de l’armée dans les rues de la capitale libanaise, déploiement qui a pour but d’éviter les affrontements entre diverses communautés, notamment entre sunnites et chiites.

Pourtant, depuis quarante-huit heures, un vent prudent d’optimisme souffle sur le pays. Il fait suite au sommet qui a réuni le 3 mars le roi d’Arabie saoudite et le président iranien. Les deux dirigeants ont abordé les divers sujets qui divisent la région : le nucléaire iranien ; la question libanaise ; les tensions sunnites-chiites. Et aussi, la question libanaise. « All sides see imminent solution to Lebanese crisis » (toutes les parties voient une solution imminente à la crise libanaise), titre le quotidien en langue anglaise The Daily Star (5 mars 2007). « Les chances de succès n’ont jamais été aussi grandes », affirme Nabih Berri, le président du parlement et le chef du mouvement d’opposition Amal. Samir Geagea, le dirigeant des Forces libanaises, et l’un des plus « radicaux » des membres de la majorité, a aussi déclaré dimanche qu’il « existait réellement une solution possible ».

Le quotidien Al-Akhbar (proche de l’opposition) du 5 mars consacre sa Une (et un supplément spécial) aux funérailles de son rédacteur en chef Jospeh Samaha (lire plus bas), mais il revient aussi sur le Liban, sous le titre : « Le roi saoudien appelle à un dialogue libanais à Riyad ». Il est plus prudent que The Daily Star, mais note que l’ambassadeur saoudien au Liban, qui était en Arabie saoudite, est revenu d’urgence à Beyrouth pour rencontrer les différents responsables libanais afin de préparer une éventuelle réunion à Riyad qui permettrait de signer un accord sur le Liban (un peu comme l’accord de La Mecque a été signé entre le Hamas et le Fath pour la formation d’un gouvernement d’union nationale). Le journaliste d’Al-Akhbar note que l’opposition craint que les pressions américaines empêchent un accord qui pourrait être fondé sur les cinq points suivants : un gouvernement d’union nationale (19 ministres de la majorité, 11 de l’opposition) ; la création d’une commission mixte irano-saoudienne avec un expert libanais pour étudier les modifications du projet de tribunal international chargé de juger les assassins de Rafic Hariri ; une nouvelle loi électorale ; l’élection d’un nouveau président de consensus (pour remplacer Emile Lahoud) ; élections législatives anticipées en avril 2008.

Toute cette activité diplomatique souligne le rôle que joue depuis plusieurs mois l’Arabie saoudite, qui accueillera le sommet arabe les 28-29 mars. Ce pays a parrainé l’accord entre les factions palestiniennes ; il tente de trouver un accommodement avec l’Iran ; il a fait plusieurs gestes pour rassurer la Syrie (notamment en invitant le président Lahoud au sommet arabe). La question qui est posée est de savoir quelle est l’autonomie de la diplomatie saoudienne par rapport aux Etats-Unis ? Il est ainsi évident que l’accord de La Mecque ne correspondait pas aux visées américaines d’isoler le Hamas. L’Arabie saoudite pourra-t-elle négocier un accord sur le Liban, accord que ne semble pas souhaiter Washington ? Et les interrogations sur la politique américaine demeurent, à quelques jours de la réunion à Bagdad des pays voisins de l’Irak sur l’avenir de ce pays : les Etats-Unis sont-ils prêts à s’engager sur la voie diplomatique pour résoudre les problèmes de la région. Plus que jamais l’avenir du Liban est lié à l’évolution de la situation régionale.

J’ai assisté le 4 mars aux obsèques de Joseph Samaha, rédacteur en chef d’Al-Akhbar, à l’Eglise catholique melkite. L’hommage unanime de la presse, même celle qui ne partageait pas les choix de Joseph, souligne son rôle exceptionnel sur la scène journalistique et intellectuelle. Autour du cercueil s’étaient réunis des centaines de personnalités politiques et d’intellectuels, mais aussi des anonymes, dont de nombreux jeunes sur qui Joseph a exercé une vraie influence, toujours à l’écoute et conscient de la nécessité de transmettre son expérience, qui fut celle de toute une génération engagée dans les combats politiques depuis la guerre de 1967. La présence, non seulement des représentants de toutes les autorités officielles, mais aussi d’une forte délégation du Hezbollah, du Parti communiste, des représentants du Courant patriotique libre du général Michel Aoun, etc., reflétait la diversité de l’actuelle opposition, et aussi tous les courants que Joseph avait réussi à fédérer autour de son quotidien. Mais, au-delà des considérations politiques, l’émotion était palpable chez tous, émotion d’avoir perdu non seulement un grand journaliste, un homme engagé, un homme à l’écoute de tous et de chacun, mais aussi pour beaucoup un ami proche.

Irak. Retour à la table des matières

Le Monde diplomatique du mois de mars revient sur la situation en Irak, avec un article d’Ibrahim Warde, « Pourquoi la Maison Blanche s’acharne en Irak », et un autre de Helena Cobban, « Manuel du parfait soldat », qui revient longuement sur la stratégie de contre-insurrection actuellement mise en œuvre dans ce pays. Une information inquiétante aussi (« Rice Picks Neocon Champion of Iraq War as Counselor » – Rice choisit un néoconservateur champion de la guerre en Irak comme conseiller), de Jim Lobe, sur Antiwar.com, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice a nommé Eliot A. Cohen comme conseiller (à la place du « réaliste » Philipp Zelikow). Cohen enseigne l’histoire militaire au Johns Hopkins School of Advanced International Studies et est membre du Bureau pour la politique de défense du Pentagone, longtemps dirigé par le néoconservateur Richard Perle ; il a été un critique virulent du rapport Baker-Hamilton.

26 commentaires sur « Vent d’optimisme prudent au Liban »

  • permalien K. :
    5 mars 2007 @14h20   »
    Vent prudent d’optimisme au Liban

    « Le journaliste d’Al-Akhbar note que l’opposition craint que les pressions américaines empêchent un accord... »

    L’interrogation d’Helena Cobban au sujet des accords de la Mecque peut également s’appliquer ici : « Mais qu’est ce que les Américains vont pouvoir faire au sujet de la vilaine transgression du Roi Abdallah ? »

    À ce titre le voyage récent de Joumblatt aux Etats-Unis, ou il a notamment rencontré Dick Cheney, ne peut qu’inquiéter. Quand à Geagea, il ne faut pas oublier qu’il s’agit du Liban : en effet dans le “pays du cèdre”, du “miel et de l’encens”, circulent de droles d’adages, du genre, par exemple, “tue ton ennemi et participe à ses obsèques”.

    Croisons néanmoins les doigts.

  • permalien K. :
    5 mars 2007 @14h54   « »
    Vent prudent d’optimisme au Liban

    « Rice chosit un néoconservateur champion de la guerre en Irak »

    Inquiétant en effet, parce que pour monsieur Eliot A. Cohen aussi, “ce qui ne peut etre réglé par la force, peut etre réglé par plus de force encore”.

    C’est ce qu’il signifie en effet quand il déclare en Octobre 2006 : « le prestige américain a été sérieusement malmené (en Irak) ; il recevra probablement des coups plus durs, et de manière telle qu’il ne pourra être rétabli sans une utilisation considérable et réussie du pouvoir militaire américain …. » (voir référence AG).

    Néanmoins, quelques analystes (...) pensent que la nomination a été conçue (...) pour réduire ou prévenir les critiques des néoconservateurs et d’autres faucons à l’intérieur et à l’extérieur de l’administration quant à la direction qu’elle espère faire prendre à la politique des États-Unis, en particulier au Moyen-Orient. Sans responsabilités opérationnelles, le conseiller de département d’état peut être employé — ou ignoré — selon la volonté de [Rice].

  • permalien Vvolodia :
    5 mars 2007 @17h26   « »

    vent d’optimisme prudent en Palestine - Nouveaux affrontements interpalestiniens dans la bande de Gaza. Une fusillade a éclaté lundi à Gaza entre des partisans du gouvernement du Hamas et des hommes de la sécurité fidèles au Fatah du président palestinien. C’est l’incident le plus grave depuis l’accord du 8 février sur la difficile formation d’un cabinet comprenant des membres des deux partis. (infolive-tv)

    (c’est pas la faute d’Israël, je vous jure, on était pas là)

  • permalien Pierre :
    5 mars 2007 @19h01   « »
    Qui ment?

    Le président iranien et le roi d’Arabie saoudite d’accord pour combattre les divisions entre les branches de l’Islam

    D’après un compte-rendu de la réunion de dimanche à Riyad, émanant de l’Agence de presse saoudienne, « les deux dirigeants affirment que le plus grand danger menaçant la nation musulmane est, en ce moment, la tentative de division entre Sunnites et Chiites et que des efforts doivent être produits afin de les arrêter et de clore les rancunes ».

    (...) L’Iran est une importante puissance chiite et l’Arabie saoudite une importante puissance sunnite. Les Saoudiens ont essayé ces derniers mois d’infléchir l’influence grandissante de l’Iran, travaillant à apaiser les tensions au Liban, lorsque le Hezbollah, soutenu par l’Iran, s’opposait au gouvernement civil libanais.

    La stratégie du "Déstabilisons et régnons" - Le Moyen-Orient se dirige-t-il vers le chaos ?

    Les dirigeants arabes doivent revoir leurs positions à la lumière de la politique US-israélienne clairement appliquée en Palestine, à savoir pousser et encourager les divisions inter-palestiniennes, manœuvre confirmée par le rejet de l’accord d’unité palestinienne atteint à La Mecque, en Arabie Saoudite. Manœuvre également matérialisée en Irak où les Etats-Unis ont nourri et joué sur les conflits entre factions pour affaiblir la résistance iraquienne, et cela a été aussi visible au Liban en nourrissant les différences entre les coalitions en conflit, poue déstabiliser le Liban et affaiblir les forces anti-sionistes du pays.

    Les Saoudiens financent les rebelles Irakiens

    Le témoignage de Mc Connell confirme les craintes des USA de voir la guerre civile Irakienne se transformer en une confrontation directe entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, qui verrait les soldats américains pris entre deux feux.

    Les Etats-Unis raflent la mise

    Lundi, le cabinet du Premier ministre irakien Nouri Al Maliki à Baghdad a approuvé le projet de la nouvelle loi irakienne sur le pétrole. Le gouvernement le considère comme "un projet national majeur".

    Mais ce qu’il omet de dire est que ce projet consacre désormais la mainmise américaine sur le pétrole irakien d’autant, qu’à ce stade, l’affaire est faite puisque son adoption en mars par le parlement ne sera que pure formalité.

  • permalien Ahmad :
    5 mars 2007 @19h54   « »

    salam,le grand moufti de bosnie, à exprimé ses craintes d’un nouveau génocide en europe(après celui des juifs), mais ette fois ci concernant les musulmans,en constatant la montée de l’islamophobie,en europe,dont il faut le dire les politiques,mais aussi les médias et pas seulment issus de l’extrème droite sont en parti responsables,ainsi que les pseudo spéialistes de l’islam,et des nouveaux penseurs de l’islam,qui derrière leurleur voonté de présenter l’islam sous un nouveau jour,diabolisent les muslmans qui ne pensent pas comme eux, parmi ses nouveaux penseurs(médiatiques) musumans, p pensera à des gens comme amlek chebbel,meddeb,souhaib ben sheikh,galeb ben sheikh,mouhammad arkoum.....

    salam

  • permalien K. :
    5 mars 2007 @20h39   « »

    « L’Arabie saoudite pourra-t-elle négocier un accord sur le Liban, accord que ne semble pas souhaiter Washington ? »

    Impossible sans Washington pensait Saniora avant la rencontre irano-saoudienne : « I know there can’t be a real solution if we don’t engage with the Americans. ». Il ajoute cependant : « But not at the expense of my principles, my country and our pride. ». Espérons le.

  • permalien saintyves :
    6 mars 2007 @01h04   « »

    Bonsoir

    La defaite d’Israel au Liban face au HIZB, (malgré le massacre de 1300 civils dont un tier d’enfants) constitue une malediction pour le gouvernement Israelien, Olmert est sur la selette, et se verrait meme demissioner dans les prochains jours, pour la mauvaise conduite de la guerre (ou plutot la cuisante defaite d’Israel), et aussi pour ses magouilles politico-economiques mafieuses.

    Au cours du conflit, en juillet-août 2006, le Hezbollah a tiré des milliers de roquettes sur Israël, contraignant plus d’un million de personnes à se réfugier dans des abris et, pour beaucoup, à dépendre de l’armée pour leur ravitaillement....

    ENQUÊTES SUR OLMERT

    Le contrôleur de l’Etat a enquêté sur les conditions de la vente par Olmert, en 2004, d’une maison à Jérusalem ; sur son rôle dans la privatisation d’une banque israélienne, en 2005 ; et dans la nomination à l’Agence nationale des PME de responsables du Likoud, parti auquel appartenait alors Olmert, à l’époque ministre de l’Industrie et du Commerce. ...

    L’EXPRESS lundi mars 2007,

    L’armée israélienne en conflit avec la Knesset sur le Liban

    Reuters http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=38871

    La nomination de Eliot A. Cohen (SIONISTE et NECON pur et dur) est membre du PNAC (the Project for the New American Century), et co-signataire de la Déclaration de principe du PNAC, constitue une radicalisation de la position etanusienne en Irak, et peut etre une préparation à une offensive en Iran. qlq uns des signataires :

    William J. Bennett

    Jeb Bush

    Dick Cheney

    Eliot A. Cohen

    Aaron Friedberg

    Francis Fukuyama

    Donald Kagan

    Zalmay Khalilzad

    I. Lewis Libby

    Norman Podhoretz

    Stephen P. Rosen

    Donald Rumsfeld

    Paul Wolfowitz

    Voir en ligne : Déclaration de principe du PNAC

  • permalien saintyves :
    6 mars 2007 @02h20   « »

    Une énigme saoudienne ?

    Par Anatol Kaletsky dedefensa.org

    Kaletsky envisage ce qu’il juge être un “projet catastrophique” du président GW Bush, appuyé sur une étrange alliance avec Israël et l’Arabie. (Et, bien entendu, Tony Blair inclus dans l’équipe.

    Face à l’imbroglio chiite

    ... Les Américains ne sont plus maîtres chez ceux qu’ils ont conquis et occupés à grands frais et grand fracas, en annonçant qu’ils commençaient ainsi à changer le monde.

    Le choc de juillet-août 2006

    La défaite (l’absence de victoire) des Israéliens face au Hezbollah en juillet-août 2006 a été un événement terrible pour l’Arabie Saoudite également.

    Un “War Party” saoudien

    ... il y a ... un “parti de la guerre” dans la structure très complexe du pouvoir en Arabie, donc qu’il y a un affrontement en cours au coeur du pouvoir saoudien entre ce parti et les partisans d’une approche plus modérée....

    ... bataille de succession en cours actuellement à Ryhad.

    Objectif : Iran ?

    ... vaincu potentiel dans des affrontements stratégiques exceptionnels... ces acteurs, — essentiellement Israël, l’Arabie et les USA (GW Bush) — sont le dos au mur...

    Plus que jamais existe la possibilité d’un conflit avec l’Iran et s’y ajoute désormais la possibilité d’une dimension terrestre directement connexée à la situation irakienne. Géographiquement et opérationnellement, cela rend encore plus acceptable l’hypothèse d’une implication saoudienne. Et l’appel à l’aide que de Bush lance pour l’occasion aux pays arabes modérés de la région, — dont l’Arabie, bien sûr, — conforte la perspective.

    L’audace de la décadence

    ... la situation au Moyen-Orient est bien son caractère insaisissable ... Il existe effectivement des pressions puissantes qui poussent l’Arabie à se départir de sa prudence et de sa passivité habituelles ...

    ... “fuite en avant”. Il s’agit de ce phénomène stratégique qui fait que des puissances affirmées qui se sont heurtées à des obstacles inattendus et très dangereux, qui ont essuyé des revers ou qui vivent sous la menace, ne trouvent plus d’autres tactiques pour briser ce carcan de pressions que d’envisager des actions offensives...

    ...« They should think again. With the dawning of a new year, the Bush-Blair partnership is working on an even more horrendous foreign policy ...

    Il subsiste cependant Une inconnue majeure,

    quelles seraient, les consequences d’une offensive contre l’Iran sur ces quatres etats, ISRAEL, ARABIE SAOUDITE, USA, GB ?

    Voir en ligne : Une énigme saoudienne ?

  • permalien saintyves :
    6 mars 2007 @02h44   « »
    LA POLITIQUE EXTERIEURE SIONISTE ETANUSIENNE AU MO SE REAFFIRME

    Eliot Cohen

    Qui est juif SIONISTE avait adressé une critique des plus virulente à Stephen M. Walt et John J. Mearsheimer pour leur Essai sur le LOBBY ISRAELIEN et la politique Exterieure etanusienne, (The Israel Lobby and U.S. Foreign Policy.)

    Le papier critiquait le LOBBY pour son influence hyperpuissante et incontrolée, sur la politique exterieure US, et specialement au MO. Article parru dans le "The Washington Post that"

    Source Wikipedia

    http://en.wikipedia.org/wiki/Eliot_A._Cohen#Biography

  • permalien Pierre :
    6 mars 2007 @06h13   « »
    Offensive des va-t-en paix!

    Liban : Le Hezbollah fait état d’une solution à la crise politique en perspective

    BEYROUTH, 5 mars (XINHUA) — Le Hezbollah a évoqué lundi une percée dans l’actuelle crise politique, a-t-on appris du site internet d’informations Naharnet.

    "Les perspectives d’une solution sont en horizon", a souligné le ministre démissionnaire du Hezbollah, Mohammed Fneish, cité par le site web. Il a expliqué que cici était un fruit d’un sommet irano-saoudien au cours duquel le président iranien Mahmoud Ahmadinejad soutenait les efforts de Riyad destinés à trouver une issue à la crise politique au Liban.

    Réunion du comité de suivi du 8 Mars « Les déclarations de Joumblatt pour modifier la doctrine de l’armée sont un putsch contre Taëf », accuse l’opposition

    Enfin, le comité a souligné que « le sommet saoudo-iranien contribue à contrer le projet de l’Administration Bush qui vise à déstabiliser l’Irak et le Liban et apaisera l’exacerbation confessionnelle qu’on a cherché à développer après l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri ».

    Constitution proposée par des juristes palestiniens d’Israël

    Ce que les palestiniens d’Israël, les arabes israéliens, essaient d’expliquer depuis longtemps aux citoyens juifs, c’est qu’un état qui s’auto définit comme « hébreu » ne peut pas être pleinement démocratique .(...) Je sais bien que de nombreux, presque tous, juifs israéliens, ne peuvent pas renoncer au principe d’ « état hébreu », du moins maintenant, mais nous avons le devoir de programmer un avenir différent et meilleur pour ce pays.

    Israël : Ehud Olmert sur la sellette

    La publication attendue, aujourd’hui en Israël, d’un premier rapport officiel très critique sur la gestion de la guerre au Liban en 2006, pousse dans ses retranchements le Premier ministre Ehud Olmert, déterminé à ne pas passer pour le responsable des ratages du conflit.

    Matières premières : les États-Unis à nouveau très intéressés par l’Afrique, par Tony Busselen.

    Pour fin septembre 2008, les États-Unis rassembleront leurs activités militaires en Afrique (sauf en Égypte) sous un seul commandement. Leur objectif : le contrôle complet des matières premières africaines.

    (...)

    Une seconde raison, c’est la présence accrue de la Chine en Afrique,

    et déplacement de la lutte contre le terrorisme et pour la victoire de la démocratie vers l’Afrique...

  • permalien Vvolodia :
    6 mars 2007 @10h21   « »

    des leçons de démocratie par ces gens la, Pierre, c’est une vaste rigolade. Qu’ils commencent par en apprendre le b.a.ba. à leurs coreligionnaires avant de donner des leçons aux juifs. Qu’ils commencent à appliquer la démocratie dans leurs propres villages, leurs propres familles, que cessent les crimes d’honneur.

    La démocratie, Pierre, ce n’est pas un jouet à coller dans les pattes de n’importe quels individus.

    Pour "eux", c’est un moyen de destruction, pour nous, une manière de concevoir l’existence.

  • permalien Pierre :
    6 mars 2007 @10h53   « »

    Merci pour ces intéressantes précisions, Vvolodia.

  • permalien Daniel :
    6 mars 2007 @14h40   « »

    Vous avez dû vous tromper, Vvolodia, en écrivant : "Pour "eux", c’est un moyen de destruction, pour nous, une manière de concevoir l’existence."

    Pour "nous" - càd vous - c’est un moyen de destruction, pour "eux", une manière de concevoir l’existence :

    - Première proposition arabe de Constitution israélienne : multiculturalité et abolition de la Loi du Retour, par Yoav Stern.
    - "La Constitution démocratique", par Marwan Dwairy.

  • permalien K. :
    6 mars 2007 @14h50   « »

    Israel (57%), puis l’Iran (54%), sont perçus comme ayant l’influence la plus négative sur le monde, d’aprés un sondage international réalisé pour la BBC et paru aujourd’hui.

  • permalien Vvolodia :
    6 mars 2007 @17h15   « »

    Dans 27 pays, dont combien de "démocraties" arabo-musulmanes, ou simplement musulmanes ? c’est une plaisanterie ? par l’Algérie, par exemple ? la libye ? l’egypte ? la russie qui ignore la valeur du mot démocratie, et à replongé dans la nocivité de la religion ?

    Peut-être Cuba ? la pologne antisémite ??

    Vous autres avancez à reculon, alors vos jugements.....

    Nous sommes les premiers dans bien des domaines, et vous êtes les derniers dans bien des domaines. C’est ça, la réalité.

  • permalien
    6 mars 2007 @17h21   « »

    négatif pour les USA, positif pour Le Canada (54% d’opinions positives), l’Union européenne (53%), la France (50%) -

    En fait, pour les pays qui mettent la main à la poche pour entretenir certaines nations, incapables de subvenir seuls à leurs besoins les plus primitifs.

  • permalien Vv :
    6 mars 2007 @17h53   « »

    un vent d’optimisme souffle en iran -

    Le mardi 06 mars 2007

    Iran : des féministes emprisonnées entament une grève de la faim

    Agence France-Presse

    Téhéran

    Un groupe de féministes iraniennes, arrêtées dimanche devant un tribunal de Téhéran, ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur détention, a déclaré mardi un de leurs avocats.

    « Dans des conversations téléphoniques avec leur famille, elles ont déclaré qu’elles entamaient à partir de ce midi une grève de la faim pour protester contre la poursuite de leur détention », a déclaré à l’AFP Me Nasrine Sotoudeh.

    L’agence Isna avait affirmé que sept d’entre elles devaient être libérées ce mardi.

    Trente-trois militantes féministes ont été interpellées dimanche matin devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran où elles s’étaient rassemblées pour soutenir d’autres militantes jugées pour avoir participé le 12 juin 2006 à une manifestation, « non autorisée », de soutien aux droits des femmes. (cyberpresse)

  • permalien Pierre :
    6 mars 2007 @18h17   « »

    Vent d’optimisme prudent à Washington

    ETATS-UNIS 01/03/07 G.W.Bush assouplit sa démocratie

    L ’Irak infléchirait la diplomatie américaine vis-à-vis de la Syrie et de l’Iran. Pour les observateurs, la participation des Etats-Unis à la conférence internationale de mars sur l’Irak constitue en effet un changement de cap car y assisteront aussi les deux ennemis de l’heure, la Syrie et surtout l’Iran. Après les concessions faites lors du dossier du nucléaire nord-coréen, cette nouvelle étape prouverait une plus grande souplesse dans la politique de Bush, qui s’en défend pourtant avec vigueur.
    Au contact des états arabo-musulmans, Bush découvre que la démocratie ce n’est pas le gouvernement que par les armes.
  • permalien K. :
    6 mars 2007 @19h57   « »

    « Les services de renseignement occidentaux sont inquiets du développement djihadiste au Liban »

    Robert Fisk (interrogé récemment à ce sujet par AMY GOODMAN sur Democracy Now!) :

    Le vrai danger maintenant, est que avec un gouvernement idéologique tel que les notres [américain et britannique], nous voulons constamment appuyer les gens qui veulent nous suivre dans notre campagne. Vous pouvez le voir en Afghanistan. Nous avons voulu les seigneurs de guerre [de l’Alliance du Nord, l’alliance des guérillas anti-Talibans, qui a dans le passé participé a une terrifiante guerre civile de viols et de meurtres a Kaboul.] de notre côté contre Ben Laden. Maintenant nous sommes en selle avec les seigneurs de guerre, ce qui explique pourquoi nous ne pouvons pas mettre en échec le commerce de l’opium ou le commerce de drogues.

    Puis Fisk donne l’exemple de l’Irak actuel avec ses escadrons de la mort affiliés au pouvoir irakien, et de Saddam quand il était le chouchou des occidentaux qui lui avaient en particulier fourni le gaz [les composants viennent des Etats-Unis] servant à massacrer des civils, puis de Ben Laden appuyé par ces memes occidentaux au temps de l’Union soviétique.

    Avant d’ajouter : Et, naturellement, nous ferons la même chose au besoin au Liban avec l’aide de tous ces groupes détestables, tous ayant du sang sur leurs mains. Il y a un politicien libanais — il est un ami à moi [sic!!!], je le connais très bien — qui a monté une milice pendant la guerre civile, qui a brutalement torturé ses adversaires, qui a commis des crimes de guerre, et il a rencontré Condoleezza Rice il y a quelques jours. ...nous ferons ami-ami avec tous ceux qui veulent nous aider et que nous pensons etre dignes de notre soutien sur le court terme.

    En passant, parce que ce n’est pas le sujet, ce terrible constat : La Palestine n’existe pas, à moins que vous ne mettiez des guillemets autour d’elle, Amy. Il n’y a aucun état de Palestine. Et je ne pense pas qu’il va y en avoir....

  • permalien K. :
    6 mars 2007 @20h58   « »

    Qui a parlé de la schizophrénie des américains ?

    Sondage (les sondés sont des citoyens américains) :

    À la question de savoir si on peut faire confiance à l’administration Bush quant à ses renseignements sur le danger que représente d’autres pays : 63% de non et 35% de oui.

    Par contre à la question de savoir si cette meme administration possède des « preuves solides » sur l’implication des iraniens dans les attaques anti-américaines : 47% de oui et 44% de non.

    Les américains vivent dans l’abstraction semble t-il.

  • permalien K. :
    6 mars 2007 @21h16   « »
  • permalien Jeff :
    6 mars 2007 @21h36   « »

    Ce n’est pas parce que de nombreux pays arabes souffrent d’un déni de démocratie (comme la liberté d’expression) que l’on doit condamner in toto les peuples qui les composent et leurs réactions vis-à-vis de la politique de la communauté internationale ou d’Israël. Ce serait faire la preuve d’une ignorance crasse de ces populations ou d’un mépris sans réserve vis-à-vis d’elles, pour le moins. Ce genre de position ne peut en aucun cas excuser l’apartheid institué par les Israëliens pour les Palestiniens et qui est une réalité que tous les dénis ou silences diplomatiques ne peut cacher.

    Rappelons, pour ceux dont la mémoire à court et moyen terme fait défaut, que les luttes intestines que connaissent actuellement les Palestiniens, les Libanais et les Irakiens ne sont pas explicables par des raisons génétiques ni même religieuses ou communautaires (la bonne excuse !), mais bien par des conditions historiques qui peuvent se résumer par des termes tels que souffrance collective, embargo économique, mépris ou racisme, interventions étrangères dans la politique nationale, etc., subis sur le long terme et affectant dans les esprits plusieurs générations.

    Est-ce si difficile à comprendre ? Je pense que c’est en effet le cas pour la plupart des Européens qui vivent une paix durable depuis plus de 50 ans, situation extrêmement privilégiée et confortable, comparée au reste du monde, et qui a transformé et déformé durablement le regard et le point de vue sur les rapports internationaux et interculturels.

    L’ethnocentrisme est, paraît-il, un calamité qui peut se guérir. Encore faut-il faire des efforts dans ce sens. Et point n’est besoin d’en demander autant de la part des autres nations comme condition sine qua non. Chaque chose en son temps. Encore une affaire d’Histoire...

  • permalien K. :
    6 mars 2007 @21h47   « »

    Espérons que Eliot A. Cohen en tiendra compte :

    « Une intervention militaire contre les infrastructures nucléaires iraniennes, action envisagée par l’administration américaine pour stopper les velléités de l’Iran de se doter de l’arme atomique, pourrait se révéler une solution particulièrement contre-productive. C’est ce qu’affirme le Britannique Frank Barnaby, chercheur réputé en physique nucléaire et expert en armement, dans un rapport rédigé pour le compte de l’Oxford Research Group et publié lundi 5 mars. »

    « "En l’absence de renseignement adapté, il semble improbable de pouvoir identifier puis détruire le nombre de cibles nécessaires pour retarder le programme nucléaire iranien pour une période conséquente", écrit-il. "Dans la foulée d’une frappe militaire, si l’Iran consacrait un effort et des ressources maximaux à la fabrication d’une bombe atomique, il pourrait y parvenir dans un délai relativement court (...) et dans un contexte d’hostilité qui se serait accrue de façon incalculable", poursuit-il dans cette étude intitulée "Des frappes aériennes fonctionneraient-elles ?". »

    Et puis, enfin une bonne nouvelle : Lewis Libby reconnu coupable d’avoir menti à la justice.

    A quand le tour de Dick Cheney?, puis de “Doug”?, puis de Rumsfeldt ? Et de toute cette racaille barbare qui veut soit disant “civiliser” le monde ?

  • permalien Pierre :
    6 mars 2007 @22h45   « »

    Quand une démocratie "s’assouplit" :

    Lewis Libby reconnu coupable d’avoir menti à la justice LEMONDE.FR

    Toutefois, seul Lewis Libby est poursuivi pour avoir fourni, dans le cadre de l’enquête, un récit inexact de ses conversations avec trois journalistes en juillet 2003. Pendant le procès, les jurés ont pu entendre un enregistrement de M. Libby expliquant avoir été surpris d’apprendre l’identité de Valerie Plame le 10 juillet 2003, alors que selon l’accusation, il en avait discuté avec au moins neuf personnes tout au long du mois précédent.

    ... enfin pas trop quand même !

  • permalien K. :
    7 mars 2007 @07h09   « »

    « Rice chosit un néoconservateur champion de la guerre en Irak »

    D’aprés le Time, Messages contradictoires ? Pour sûr. Mais ce n’est pas par accident. C’est juste une nouvelle donne de la classique stratégie diplomatique de la carotte et du bâton, dans laquelle les contradictions sont au noyau de la stratégie iranienne des États-Unis.

    Certainement la stratégie des signaux contradictoires a produit beaucoup de confusion. Mercredi, le porte-parole du département d’état Sean McCormack a affirmé que la politique iranienne des États-Unis, contrairement à la manière dont les divers rapports des nouvelles d’informations la dépeignaient, [ne changeait pas] « Il n’y a aucun changement de notre politique, » a-t- il a insisté. « Il n’y a aucun changement de notre politique. »

    Mais comme beaucoup d’autres, Takeyh [expert sur l’Iran] est plus confus que convaincu. « Pour la première fois dans ce mélodrame, » dit-il, « il est plus facile de comprendre les Iraniens que les Américains. Je n’y comprends rien. »

  • permalien Raina :
    8 mars 2007 @08h57   «

    Je suis né en 1969, et depuis 1969, je regarde l’Amérique guerroyer partout dans le monde, toujours avec de « bonnes raisons », toujours avec les mêmes raisons… J’ai vu les images à la télé d’une bombe atomique jetée sur des Japonais prêts à capituler, j’ai vue des pauvres soldats américains enrôler puis dérouiller au Vietnam bambin, j’ai vécu la tombée du mur de Berlin comme un espoir adolescent, et j’ai aussitôt déchanté avec la première guerre en Irak adulte, puis celle en Afghanistan, et de nouveau celle en Irak… Je passe sur la Somalie, la plupart des conflits sud-américains et le Kosovo, sans oublier l’Iran à venir… Gaz et pétrole à gogo, c’est tentant. 37 ans d’images guerrières pour un pays qui ne cesse de prôner la liberté tout en snobant l’ONU et les règles internationales, c’est trop. Beaucoup trop paradoxal.

    Je ne suis pas antiaméricain, je ne suis pas communiste, ni musulman, ni terroriste, ni quoi que ce soit du reste... J’envie nombre de principes possibles en Amérique, et pourtant j’avoue être arrivé à une dose de saturation fondée en ce qui concerne le tout pouvoir d’un pays parmi tant d’autres…

    Chers représentants actuels des peuples d’Amérique, ayez la sagesse de rester à l’intérieur de vos frontières et de travailler à la reconstruction de votre pays qui, socialement et monétairement, en a grand besoin. Et si vous souhaitez réellement donner des leçons de démocratie au monde entier alors tâchez de devenir un modèle exemplaire.

    L’histoire de la guerre de religion et du bouc émissaire musulman, non merci. Elle a déjà eu lieu en d’autres temps et personne n’aspire à recommencer pour faire plaisir aux lobbies de l’oncle Sam.

    Chers représentants actuels des peuples d’Amérique, la dette extérieure totale des 165 pays en développement s’élève à 2 600 milliards de dollars. Cette somme représente moins de 3 % des dettes totales dans le monde… Qu’est-ce que 2 600 milliards de dollars en rapport de vos 36 000 milliards d’endettement ? Laissez ces petits pays tranquilles. Le monde entier prétexte-t-il votre trou noir financier insondable pour remettre en cause la dignité et l’intégrité de vos 270 millions d’habitants ?

    La diplomatie n’est pas l’art de faire se déclarer les guerres sous couvert économique mais de maintenir la paix, parce que la paix n’a pas de prix.

    Que tous les diplomates fassent leur métier, le monde entier aspire au respect des droits de l’homme et des règles internationnales.

    Que l’Organisation des Nations Unies joue son rôle.

    Une ONU forte est la seule voie possible vers l’apaisement des tensions. Une ONU forte, c’est une ONU qui est en mesure de faire entendre raison à tous les pays qui sortent du cadre qu’ils ont signé, quel que soit le régime ou la puissance armée de ces pays.

    Voir en ligne : A quand une ONU forte ?

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