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Guerre civile silencieuse au Liban

lundi 12 mars 2007, par Alain Gresh

Foreign Affairs. Deux articles à signaler dans la dernière livraison, celle de mars-avril 2007. Un texte de Ray Takeyh, « Time for Détente with Iran » (il est temps de s’engager dans la détente avec l’Iran), qui appelle le gouvernment américain à rétablir des relations diplomatiques avec Téhéran et à renoncer à l’idée d’un changement de régime. Un article de Robert S. Leiken et Steven Brooke, « The Moderate Muslim Brotherhood » (les Frères musulmans modérés), offre une vue nuancée du principal mouvement islamiste dans le monde arabe, ainsi que de la grande diversité des tendances qui le traversent.

Guerre civile silencieuse au Liban

Il est difficile, en une semaine, de se faire une idée exacte de ce qui se passe au Liban, encore moins de faire des prédictions sur l’avenir. Le climat de cette dernière semaine, comme je l’ai écrit, est plutôt à l’optimisme prudent. Les rencontres, les premières depuis très longtemps, entre Nabih Berri, le président de l’Assemblée nationale, et Saad Hariri, le chef du Courant du futur, sont des signes de détente. Pourtant, le pays vit une guerre civile silencieuse qui peut, à tout moment, déboucher sur des affrontements armés.

Depuis la fin de la guerre menée par l’armée israélienne (juillet-août 2006), la crise économique ne cesse de s’aggraver. La destruction des infrastructures du pays, l’arrêt du tourisme, la peur des investisseurs ont contribué à la paralysie du pays. Le déclenchement, par l’opposition – notamment le Hezbollah et le Courant patriotique libre du général Michel Aoun –, d’un mouvement populaire pour obtenir la démission du gouvernement, l’occupation du centre-ville par un village de tentes où campent des militants, les manifestations ont évidemment compliqué la situation économique.

Les tensions communautaires et politiques se sont aussi aggravées. On signale des heurts entre sunnites et chiites (notamment à Beyrouth), entre alaouites et sunnites (à Tripoli) ; et les militants du Courant patriotique et des Forces libanaises (qui ont un lourd contentieux remontant à la fin des années 1980, quand les deux groupes s’étaient opposés dans une guerre civile qui fit plusieurs milliers de victimes), se sont afffrontés, notamment dans la montagne chrétienne. La présence visible de l’armée dans les rues de la capitale est évidemment un signe.

Les événements régionaux ont bien sûr de fortes répercussions au Liban. Si la résistance du Hezbollah à l’attaque israélienne de l’été lui a valu de fortes sympathies dans le monde arabe sunnite, l’attitude des groupes sunnites libanais a été différente (lire l’article de Bernard Rougier, « Islamismes sunnites et Hezbollah », Le Monde diplomatique, janvier 2007). De plus, l’exécution de Saddam Hussein et, surtout, les conditions de celle-ci,ont suscité une indignation très forte dans le monde arabe qui s’est retourné contre « les chiites » en général : contre l’Iran, qui s’est félicitée sans nuance de la mort du dirigeant irakien, et aussi du Hezbollah, dont la réaction a pourtant été plus mesurée. La grille de lecture « affrontement chiites-sunnites » tente de s’imposer. On a ainsi pu voir à Gaza, lors de la grande manifestation organisée par Mohamed Dahlan en soutien au Fath, le 12 janvier 2007, la foule dénoncer les « chiites » du Hamas ! La violence des affrontements et les liquidations réciproques entre milices sunnites et chiites en Irak pèse également très lourd.

Le fossé de méfiance entre la majorité et l’opposition libanaise s’est approfondi au cours des mois précédents, et il ne semble subsister aucun niveau de confiance. Rares sont les personnalités capables de se présenter comme « médiatrices », comme « au-dessus de la mêlée ». Chacun des deux camps prête à l’autre les pires intentions. Les surenchères sont nombreuses. Deux dirigeants de la majorité se distinguent par leur extrémisme, Walid Joumblatt, le dirigeant du Parti socialiste progressiste, et surtout leader « féodal » de la communauté druze. Il a réussi à s’imposer aussi comme porte-parole des sunnites (ceux-ci étant très divisés et ne disposant pas d’un leadership affirmé, notamment depuis l’assassinat de Rafic Hariri). On peut affirmer que Walid Joumblatt, qui été récemment reçu par le président Bush, a multiplié les voyages à Washington et les déclarations incendiaires, n’a aucun intérêt à la détente : un compromis ferait perdre à son parti qui ne représente qu’une toute petite communauté, le rôle central qu’il a acquis récemment au Liban. L’autre jusqu’au-boutiste est Samir Geagea, le leader des Forces libanaises, une milice bien organisée, qui serait aussi marginalisée en cas d’accord.

Une des questions posées est de savoir pourquoi la crise n’a éclaté qu’en novembre 2006, avec la démission des ministres proches du Hezbollah et du mouvement Amal de Nabih Berri. Le Hezbollah accuse notamment le gouvernement de "complaisance" à l’égard de l’attaque israélienne. Certains commentateurs y voient la preuve que la campagne menée contre le gouvernement n’a rien à voir avec la guerre, mais refléterait d’autres calculs téléguidés par l’Iran. D’autres y voient une erreur tactique : si le Hezbollah s’était engagé contre le gouvernement dès la fin de la guerre, il aurait été dans une bien meilleure position : il sortait du conflit auréolé de la victoire et disposait d’un soutien dans de nombreux secteurs de l’opinion.

Le rôle des médias, notamment des télévisions, est important dans l’actuelle exacerbation des tensions. La plupart des télévisions sont directement dépendantes d’une force politique et interprètent les faits à partir des positions de leur propriétaire. On peut aussi parler de médias de guerre civile. Joseph Samaha, récemment décédé, rédacteur en chef du quotidien Al-Akhbar, pourtant proche de l’opposition, rappelait que les affrontements mettaient aux prises des Libanais et mettait en garde contre ces dérives.

24 commentaires sur « Guerre civile silencieuse au Liban »

  • permalien
    12 mars 2007 @08h40   »
    L’article de Foreign Affairs

    Bon, je sais que ce n’est pas très sympa de violer un copyright, mais l’article de FA cité par AG est en vente en PDF 5,95$ -c’est un peu cher. Ceux qu’il intéresse et qui le veulent gratuitement peuvent aussi aller le charger sur

    Voir en ligne : http://www.nixoncenter.org/publicat...

  • permalien K. :
    12 mars 2007 @14h05   « »

    Pas trés sympa poue le copyright mais trés sympa pour nous 12 mars 08:40. Merci beaucoup.

    Dahlan. Dahlan et les autres : l’avis de Assaad Abou Khalil, un homme du “terroir” (Blog angryarab) :

    Plusieurs des Arabes que j’ai rencontré pendant [une] excursion m’ont précisé que ma présentation [des dirigeants arabes pro-américains] comme des marionnettes et des collaborateurs dans le monde arabe obscurcit la réalité de l’appui populaire que Hariri, Dahlan, Maliki et d’autres ont dans le monde arabe. Vrai : c’est dû à :

    1) l’agitation et la mobilisation sectaires ;

    2) l’offre d’argent comptant à des populations affamées ;

    3) fidélité traditionnelle à certains groupes politiques ayant une histoire « de lutte nationale » ;

    4) l’application méthodique de sanctions et de pressions contre des populations entières afin d’induire un changement de l’opinion publique ;

    5) l’humeur de désespoir et de désillusionnement qui règne dans le monde arabe ;

    6) [et là, pour qui connait le style parfois volontairement excessif d’Abou Khalil, c’est un humour noir et une colère contenue vis à vis des masses arabes qui s’expriment] les masses arabes sont toujours préoccupées par les caricatures danoises.

  • permalien K. :
    12 mars 2007 @14h13   « »

    Le lien pour Abou Khalil est

  • permalien
    12 mars 2007 @22h06   « »

    Quelle est la différence entre Salafiste et Takfiriste ?

  • permalien Ahmad :
    12 mars 2007 @22h18   « »
    henry levy un islamophobe notoire et les médias se taisent

    Salam,voila un passage d’un article de bernard henri levy publié dans le monde,c’est un exemple type d’islamophobie, ici pas besoin de le penisation des esprit,juste de l’idéologie sioniste :

    Un programme n’est qu’un programme, sans doute. Mais je me dis, en l’écoutant, que j’ai vu, en fin de compte, peu de mosquées dans ce Darfour dévasté. Je songe que je n’ai pas croisé de femmes voilées. Je repense à l’école bombardée de Deissa, où l’on m’a montré les classes de filles à côté des classes de garçons. Et l’idée me vient que c’est peut-être là, après tout, un autre trait de cette guerre - et une autre raison, surtout, de se mobiliser : islam radical contre islam modéré ; le régime qui, à la fin des années 1990, donnait asile à Ben Laden contre des populations musulmanes rebelles à l’islamisme ; au coeur de l’Afrique, dans les ténèbres de ce qui peut devenir, si nous ne faisons rien, le premier génocide du XXIe siècle, un autre théâtre pour le seul choc des civilisations qui tienne et qui est celui, nous le savons, des deux islams. précédent | 1 | 2 | 3 Bernard-Henri Lévy Article paru dans l’édition du 13.03.07. Elections 2007 : Le Monde chez vous pour 16€/mois Classez cet article

    salam

  • permalien Yann :
    13 mars 2007 @00h32   « »
    A qui profite le blocus européen contre le Hamas ?

    La France demande à l’UE d’assouplir les sanctions contre les Palestiniens Le Monde - 10/03/07 - Michel Bôle-Richard

    "Certes, la manne financière allouée par Bruxelles n’a pas diminué en 2006. Au contraire, elle est passée de 550 millions d’euros à environ 700 millions d’euros, selon Benita Ferrero-Waldner, commissaire aux relations extérieures. La grande différence est qu’elle a été distribuée directement à des institutions pour subvenir aux besoins humanitaires et éviter l’asphyxie économique de la population par la mise en place d’un mécanisme appelé "Temporary International Mechanism" (TIM). "Nous n’avons jamais abandonné les Palestiniens et le TIM fonctionne bien", a déclaré Mme Ferrero-Waldner.

    Toutefois certaines organisations humanitaires ont dénoncé le coût financier de ce moyen détourné de soutenir la population palestinienne sans passer par son gouvernement. L’ONG Oxfam-Belgique a calculé qu’"entre août et décembre 2006 l’UE a dépensé 3 246 472 euros en frais bancaires pour transférer ces allocations à 140 000 Palestiniens", et cela pour le bonheur de la banque HSBC."

  • permalien saintyves :
    13 mars 2007 @01h12   « »

    l’organisation Les Amis de la Terre denonce les crimes ecologiques commis par l’armée Israelienne au Liban

    Au moins 15 000 tonnes de pétrole brut a été relaché dans la méditérrannée quand les avions israëliens ont bombardé la raffinerie Jieh au sud de Beyrouth au milieu du mois de juillet. La plus grande partie des cotes libanaises et beaucoup d’endroits en Syrie ont été pollués. En hiver, quand les courants vont changer de direction, il est fort probable que les côtes d’Israël vont également être polluées.

    - Aprés le massacre de la population libanaise par l’armée israelienne qui a fait 1300 morts dont un tier d’enfants crime qui reste impuni.
    - et La destruction quasi-generale de l’infrastructure
    - Vient le dommage écologique, impuni aussi, et pas suffisement denoncé par les médias specialisés

    Tous ces crimes etaient programmés d’avance, comme l’a avoué Olmert dans sa dernier declaration, la capture des soldats israeliens n’etait qu’un mensonge avancé par le gouvernement du seul "état democratique du MO" Israel, drole de democratie ! à la SIONISTE bien entendu.

    Dans une vraie democratie, une telle déclaration doit conduire à la démission du Gouvernement, mais ...

    UN AUTRE CRIME CONTRE L’HUMANITÉ

    Voir en ligne : LE LIBAN DEMANDE À l’UNEP D’EVALUER LES DOMMAGES ÉCOLOGIQUES DE LA DERNIERE GUERRE MENÉE PAR ISRAEL

  • permalien Yann :
    13 mars 2007 @01h49   « »
    12 mars 22:06 demande : Quelle est la différence entre Salafiste et Takfiriste ?

    Takfir wal-Hijra (de l’arabe تكفير والهجرة : Excommunication et Exode) :

    Groupe salafiste violent dont les positions extrêmes sont rejetées par les adeptes du(des ?) courant(s) dominant(s) du salafisme. Pour mieux tromper l’ennemi, ils ne suivent pas nécessairement les préceptes de l’Islam...

    (source : Wikipedia)

  • permalien Yann :
    13 mars 2007 @01h58   « »
    12 mars 22:06 demande : Quelle est la différence entre salafiste et takfiriste ?

    Takfir wal-Hijra (de l’arabe تكفير والهجرة : Excommunication et Exode) :

    Groupe salafiste violent dont les positions extrêmes sont rejetées par les adeptes du(des ?) courant(s) dominant(s) du salafisme. Pour mieux tromper l’ennemi, les takfiristes ne suivent pas nécessairement les préceptes de l’Islam...

    (source : Wikipedia)

    Lire aussi, sur ce sujet : Misère et djihad au Maroc (Le Monde diplomatique - Novembre 2004 - Selma Belaala)

  • permalien K. :
    13 mars 2007 @14h59   « »

    Au-delà de toutes les querelles, plus ou moins de bonne foi, des libanais, l’indéniable est que tant que le Liban reposera sur le confessionalisme politique, tant que ce dernier n’est pas éradiqué, liquidé, tant qu’il n’est pas montré comme l’ennemi à abattre, ce pays restera « un consensus d’"élites" communautaires » (Elizabeth Picard), c’est à dire controlé par une mafia multiconfessionnelle, chacun des membres de cette mafia étant soumis aux leaders régionaux élus non démocratiquement de sa propre confession, eux memes devant obéir aux grandes puissances pour pouvoir conserver leur fauteuil.

    Mais il n’y a pas que certains libanais qui ont intéret à voir ce systeme se pérenniser, beaucoup d’autres, et des plus puissants, et pour diverses raisons, ne veulent pas d’un changement. Exemples :

    - les leaders régionaux arabes élus non démocratiquement, pour qui un Liban fonctionnant démocratiquement représenterait un dangereux précédent.

    - Israel, pour qui un Liban faible, c’est a dire avec une armée dépourvue des moyens militaires du Hezbollah, est une garantie pour “sa survie” (comprendre, en langage clair, pour la poursuite de son agression quand elle veut, comme elle veut, sous l’indifférence générale de la “communauté internationale”)

    - Accessoirement pour montrer que, décidément, les arabes sont incapables de vivre entre eux.

    Il existe bien sur bien d’autres motifs.

  • permalien K. :
    13 mars 2007 @15h17   « »

    « Certains membres des Frères musulmans sont plus ou moins sympathisants du salafisme, mais le mouvement en lui-même n’est pas une émanation du salafisme. Hassan El-Banna, le fondateur du mouvement, le définissait comme "à la fois salafiste et soufi", dans un souci de rassembler le plus de musulmans dans son mouvement politico-religieux. La plupart des salafis sont très critiques envers le mouvement des Frères musulmans. Ils les accusent notamment :

    - de ne pas insister sur le tawhid dans leur prêche.

    - de rassembler des gens de diverses croyances sans se soucier de corriger leurs éventuelles déviances.

    - de fonder les critères d’alliance et de désaveu sur l’appartenance à leur mouvement, le respect de ses règles, et l’obéissance à leur murchid au lieu de les fonder sur le respect de l’islam.

    - de s’être rapprochés des chiites qui sont le groupe le plus détesté des salafis. »

    Voir en ligne : Salafisme

  • permalien K. :
    13 mars 2007 @20h02   « »

    Les principaux protagonistes libanais iraient en Arabie Saoudite la semaine prochaine.

    Voir en ligne : L’Arabie Saoudite souhaite organiser un sommet entre majorité et opposition la semaine prochaine

  • permalien Pierre :
    13 mars 2007 @21h41   « »

    Quand le "collatéral" change de camp, les rats quittent le navire :

    Enquête sur le transfert à Dubai du siège du Halliburton

    Le Congrès américain a décidé de mener une enquête sur la décision du géant américain pétrolier ’’Halliburton’’ de transférer son siége social de Houston à Dubai.

    La décision de Halliburton Co., qui détient le plus grand nombre de contrats en Irak estimés à des milliards de dollars, a suscité de vives réactions de la part des congressmen, qui se sont demandés si cette mesure ne présente pas un danger pour la sécurité américaine.

  • permalien K. :
    13 mars 2007 @22h00   « »

    Réunion des libanais en Arabie Saoudite ? Espoirs de paix au Liban ? Pas si vite, pas si vite... Les guerriers de l’apocalypse -Cheney, Bush, Olmert et... Pelosi- n’ont pas dit leur dernier mot encore :

    Pat Buchanan est un homme qui ne lance pas des paroles en l’air. Il avait, selon Justin Raimondo (dans un article intitulé justement : Le Liban encore, Les israéliens veulent remettre ça), traité sans ambages le Congrés américain de "territoire occupé israélien".

    Or hier soir Pelosi et les démocrates ont retiré une disposition qui avait été incluse dans la législation sur les dépenses en Irak.

    Que disait la dite disposition ? Cette disposition rappelait simplement au président que, avant de lancer une attaque sur l’Iran, il aurait besoin de suivre la procédure constitutionnelle qui veut qu’il doit en informer le Congrés selon John Nichols

    En fait, Rien dans la disposition qui avait été incluse [dans cette législation] n’aurait empêché Bush de menacer l’Iran. Rien dans la disposition n’aurait empêché la guerre avec l’Iran.

    Alors pourquoi la retirer ? Parce que En éliminant la disposition sur l’Iran de la législation qui est actuellement à l’étude au Congrés, Pelosi a offert à Bush et au vice-président Dick Cheney exactement ce qu’ils veulent. Ils pourront dire (et le diront), lorsque sera venu le moment de savoir si le congrès devrait exiger de l’administration son approbation préalable pour une attaque contre l’Iran, que Pelosi a choisi de ne pas en débattre

    On se rappelle d’Israel “sondant” récemment la frontière libanaise. Ce qui avait fait dire à Justin Raimondo, dans l’article sus-cité, que cela était une provocation délibérée, qui finira, si tout va selon les prévisions, en une action militaire des États-Unis contre l’Iran. Le danger actuel est la régionalisation de la guerre, qui est le vrai objectif du « renforcement [surge] » - et le compte à rebours a commencé.

    Et bien sur ce n’est que pur hasard, si le retrait de cette disposition est intervenu la veille du discours de Nancy Pelosi à la conférence annuelle de l’American Israel Public Affairs Committee’s (AIPAC) qui doit se tenir aujourd’hui.

  • permalien K. :
    13 mars 2007 @23h23   « »

    Gentleman Juan Cole est trés en colère contre la décision (voir mon précédent post) des démocrates. Il n’y va pas par 4 chemins, et à mon avis une telle attitude (inhabituelle je crois de la part de Cole) est inquiétante : ça sent le roussi ?

    ...Ceux qui pensent que tout ceci est bon pour Israel sont myopes. Si la spirale vers le bas des USA conduit à une non-entité au cours des 30 années à venir en raison d’une sur-extension [de l’empire], Israel se retrouvera sans protecteur puissant et pourrait ne pas y survivre. Les Européens sont dégoûtés par son militarisme et ses démangeaisons belliqueuses, et il ne s’est fait aucun ami dans sa propre région.

    En attendant, le premier ministre israélien Ehoud Olmert (Reuters, 13 Mars 2007) a invité les USA a garder ses troupes en Irak pour l’instant et de n’en sortir que « de façon responsable. » Il désire ardemment également que les USA fassent la guerre à l’Iran.

    L’Iran n’a pas menacé d’attaquer Israel militairement, et a en fait dénoncé le massacre de civils innocents. Le régime iranien n’aime pas ce qu’il appelle le régime d’occupation sioniste, et espère qu’il se dissoudra de la meme manière que l’Union Soviétique. Mais Téhéran n’a pas menacé d’attaquer. Les insinuations d’Olmert du contraire sont typiques de la propagande de la droite sioniste, dans laquelle les intentions agressives et expansionnistes sont toujours présentées comme défensive en nature.

    Olmert—ce grand génie militaire—n’est pas quelqu’un que les Américains devraient écouter au sujet de la guerre. Et, il devrait faire attention en semblant essayer d’influencer le gouvernement des USA pour rester en Irak, puisqu’une telle position est extrêmement impopulaire... Tôt ou tard le public américain va se rebeller contre l’influence de l’AIPAC sur le congrès des USA, particulièrement s’ils pensent que cela conduit leurs enfants a se faire exploser autour du monde.

    Ah, et naturellement Olmert a offert aux USA $3 milliards par an d’aide pour amortir les coûts de la guerre d’Irak, qu’il dit etre bénéfique à Israel. Mais non, pas vraiment. Olmert n’offre aucune aide réelle aux USA de quelque sorte que ce soit. En fait, chacun de nous est imposé pour aider à payer la colonisation rampante d’Olmert de la Cisjordanie et son vol à grande échelle des terres des pauvres Palestiniens déplacés, ce qui en retour provoque la haine contre les Américains et nous met en danger. ...

    Voir en ligne : Democrats Blink on Iran Restriction

  • permalien K. :
    14 mars 2007 @00h11   « »

    Le ciel est tombé sur la tête de Robert Fisk !! :

    « Fisk : Le Hezbollah est le seul parti à ne pas être corrompu »

    Enfin pas trop quand-même puisque Fisk ajoute « peut-être avec le mouvement du fils de Rafic Hariri ».

    J’aime beaucoup le “peut-être”.

  • permalien K. :
    14 mars 2007 @00h32   « »

    Traduction de ContreInfo :

    Graham (Ancien membre de la commission Sénatoriale du Renseignement) : Cette administration semble prête a commettre - à un niveau bien plus significatif, plus important - la même erreur en Iran que celle que nous avons faite en Irak. Si l’Irak a été un désastre, cela serait un Irak démultiplié. Sans exagération, cela pourrait bien être l’horreur du 21ème siècle.

    Brzezinski (Conseiller pour la Sécurité Nationale auprès du Président Carter) : Si la guerre se poursuit sans que les américains n’aient la volonté de touver un terrain d’entente avec la région et de se retirer, la guerre d’Irak va s’étendre en Iran. Et si nous sommes entrainés dans une guerre avec l’Iran, cela ouvre la perspective d’une implication pour 20 ans dans une violence endémique en Irak, Iran, Afghanistan, et probablement au Pakistan. Je ne suis pas prophète, mais si le président ne change pas de politique, alors le pronostic le plus sombre devient vraisembable.

  • permalien K. :
    14 mars 2007 @01h19   « »

    Est-ce le problème israélien qui décide de la politique américaine ?

    Aprés le Liban, les Etats-Unis actuels, encore un état mafieux, Israel

    Et les peuples se font manipuler.

  • permalien K. :
    14 mars 2007 @14h12   « »

    Pelosi (Suite) :

    La dame s’est faite huée lors de la soirée d’hier. Le “AIPACiens” étaient furieux de l’entendre proclamer qu’elle était pour « un retrait de l’Irak ».

    Et ce malgré qu’elle ait fait part de son soutien indéfectible et inconditionnel à l’état d’Israel.

    Reste à savoir jusqu’ou Pelosi est capable d’aller pour devenir le futur président des Etats-Unis.

    Voir en ligne : Pelosi stand on war in Iraq bothers Israel lobby (La position de Pelosi sur la guerre d’Iraq inquiète le lobby d’ Israel)

  • permalien Ahmad :
    14 mars 2007 @16h30   « »

    salam

    EST-CE VRAIMENT LE RÔLE DU PCF DE VERSER DE L’ARGENT À ISRAËL ?

    Publié le 12-03-2007

    Nous apprenons, sur le site du CRIF, que le Conseil Général de la Seine Saint Denis, dirigé par le Parti Communiste, vient de verser 15 000 euros, pour un partenariat avec Israël, et qu’il accueillera le 19 mars, le maire d’Akko pour signer ce protocole. Bonne manière d’encourager l’occupant avec l’argent des contribuables !

    Tandis que le PCF dénonce dans un communiqué les "agressions israéliennes" envers les Palestiniens, ainsi que le "deux poids, deux mesures" pratiqué par ceux qui ne formulent des exigences qu’à l’égard des Palestiniens et jamais des dirigeants israéliens (cf notre dépêche sur le site), certains de ses responsables recueillent de l’argent pour Israël et accueillent des responsables israéliens.

    Le CRIF se félicite en effet dans un communiqué (ci-dessous) d’avoir réussi à rétablir "l’équilibre" dans le 93, où le Conseil général avait des partenariats avec les villes palestiniennes de Tulkarem, Kalylia et Jénine... mais pas avec des villes israéliennes !

    Les dirigeants PC de la Seine-Saint-Denis ont donc accepté de rééquilibrer la situation entre occupés et occupants, en versant 15.000 euros à une ville israélienne. Les Palestiniens apprécieront l’efficacité du "pont" ainsi établi "entre Palestiniens et Israéliens", pendant que ces derniers les tuent, les emprisonnent et les affament !

    Comme quoi, entre les communiqués nationaux et les actes sur le terrain, il y a un certain écart. Le PC ne se contente pas d’envoyer des représentants aux meetings du CRIF, il subventionne désormais des infrastructures israéliennes, dans un souci d’"équilibre", et ce, grâce à la "vigilance" du CRIF (sic) !

  • permalien Ahmad :
    14 mars 2007 @16h32   « »

    suite... Sur le site du CRIF, en date du 8 mars 2007 :

    "Le CCJ 93, Conseil des Communautés Juives de Seine Saint-Denis, présidé par Sammy Ghozlan, en liaison avec André Scemama, délégué départemental du CRIF. Il mène depuis plusieurs années un dialogue vigilant avec l’exécutif départemental, n’hésitant pas à l’interpeller, lorsqu’il estime que sa politique est déséquilibrée.

    Jusqu’à présent, il existait un partenariat entre le Conseil général du 93 et les villes palestiniennes de Tulkarem, Kalkylia et Djénine. Sammy Ghozlan a proposé au président communiste du Conseil général, Hervé Bramy, de conclure des parrainages avec des villes d’Israël, ce qui permettrait au département de « servir de pont entre Israéliens et Palestiniens. » A plusieurs reprises, le Conseil Général a unanimement formulé le vœu d’un partenariat avec les villes israéliennes de Kfar Saba et Akko.

    Au début de l’année, le Conseil général du 93 a pris contact avec la municipalité d’Akko, à laquelle il vient d’octroyer une aide de quinze mille euros par le canal de l’OSE « afin de participer à la réhabilitation et au réaménagement des jardins d’enfants ‘Harimon’ et ‘El Mahaba’ d’une école maternelle de Saint-Jean d’Acre en Israël. ».

    Le 19 mars prochain, aboutissement de cette démarche, le maire d’Akko, Shimon Lancry, viendra signer le protocole de partenariat à la préfecture de Seine Saint Denis. "

    CRIF : 8/3/07

    CAPJPO-EuroPalestine

  • permalien saintyves :
    14 mars 2007 @16h53   « »

    Merci K pour la trduction de l’article de Juan Cole

    LE TERRORISME INTELLECTUEL SIONISTE REIGNE DANS LES CAMPUS DES UNIVERSITES AMARICAINES

    Dans leur papier sur "l’influence du LOBBY pro-israelien sur la politique exterieure US " John Mearsheimer et Stephen Walt Avaient evoqué cette offensive intelecteuelle conduite par Daniel Pipes : http://www.ism-france.org/news/article.php ?id=4470&type=analyse&lesujet=Sionisme

    ... En septembre 2002, Martin Kramer et Daniel Pipes (à l’origine des carrucature de Mohamed Prophete de l’Islam), deux néo-conservateurs passionément pro-Israéliens, ont créé un site internet (Campus Watch) qui affichent des dossiers sur des universitaires suspects et encouragent les étudiants à relater les remarques ou les comportements qui pourraient être considérés comme hostiles à Israel. ...

    Cette tentative transparente de mettre sur une liste noire et d’intimider les professeurs a provoqué une sévère réaction et Pipes et Kramer ont plus tard enlevé les dossiers, mais le site internet ( http://www.campus-watch.org/ )invite toujours les étudiants à rapporter toute activité ’’anti-Israélienne"....

    Des groupes du Lobby ont fait pression sur des universitaires et des universités particuliers.

    Colombia a été une cible fréquente, sans aucun doute en raison de la présence du défunt Edward Said dans son corps enseignant. ... toute déclaration publique en soutien aux Palestiniens faite par Edward Said ... invitant à dénoncer Said et soit à le sanctionner ou à lui tirer dessus’ rapportait Jonathan Cole, son ancien principal.

    Quand Colombia a recruté l’historien Rashid Khalidi de Chicago, la même chose s’est produite.

    REPONSE DE DANIEL PIPES à John Mearsheimer et Stephen Walt http://www.lrb.co.uk/v28/n07/letters.html#3

    John Mearsheimer and Stephen Walt write : ‘The Lobby also monitors what professors write and teach. In September 2002, Martin Kramer and Daniel Pipes, two passionately pro-Israel neo-conservatives, established a website (Campus Watch) that posted dossiers on suspect academics and encouraged students to report remarks or behaviour that might be considered hostile to Israel.’ This account is inaccurate in several ways (e.g. Martin Kramer had no role in founding Campus Watch), but I write specifically to state that no ‘Lobby’ told me to start Campus Watch. Neither the Middle East Forum nor myself has ever taken orders from some mythical ‘Lobby’, and specifically I decided to establish Campus Watch on my own, without direction from any outside source. I challenge Mearsheimer and Walt to provide their information that connects this ‘Lobby’ to my decision to establish Campus Watch. Daniel Pipes Philadelphia

  • permalien Pierre :
    14 mars 2007 @22h48   « »

    Solana demande à la Syrie des "efforts" pour aider à la stabilité du Liban (AFP)

    Le quotidien officiel Techrine a ainsi affirmé que "la visite de Solana est un grand pas sur la voie de l’assainissement des relations arabo-européennes". Lundi, la secrétaire d’Etat américaine adjointe chargée des questions humanitaires, Ellen Sauerbrey, avait eu des entretiens à Damas sur les réfugiés irakiens. "Les tentatives d’isoler la Syrie ont échoué. L’administration américaine souhaite engager un dialogue, même indirect avec Damas, qui pourrait s’étendre" à des questions autres que l’Irak, a estimé Elias Mourad, rédacteur en chef du journal officiel al-Baas.

  • permalien Yann :
    15 mars 2007 @00h24   «
    Guerre des trente-trois jours au Liban : le vrai but d’Israël (Jonathan Cook)

    Olmert’s Testimony to Winograd (Le témoignage d’Olmert à la Commission Winograd) The Real Goal of Israel’s War on Lebanon

    Counterpunch - 13 mars 2007

    Il s’agissait, selon l’auteur, d’affaiblir le Hezbollah, considéré par les Etats-Unis et Israël comme l’allié de Téhéran, avant d’attaquer l’Iran (voire la Syrie).

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