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Nicolas Sarkozy, Al-Qaida, Israël et le Proche-Orient (I)

samedi 24 mars 2007, par Alain Gresh

Cela m’avait échappé. Il ne me semble pas l’avoir lu dans les grands quotidiens et il a fallu une remarque en passant pour me lancer sur la piste des déclarations de Nicolas Sarkozy sur Al-Qaida. Seuls quelques blogs les ont reprises et quelques sites de journaux (Marianne) et nouvelobs.com). Voici comment ce dernier en parle : « Invité sur RMC lundi 26 février, Nicolas Sarkozy a été testé sur ses connaissances en matière de terrorisme international. Le journaliste de RMC, Jean-Jacques Bourdin, lui a demandé si les combattants d’Al-Qaïda étaient sunnites ou chiites. "Il est impossible d’y répondre (...) parce qu’Al-Qaïda, c’est une nébuleuse", a rétorqué Nicolas Sarkozy. A trois reprises, le ministre de l’Intérieur a refusé de répondre à la question. "On ne peut pas qualifier Al-Qaïda comme ça", a-t-il insisté. "Je vais d’ailleurs vous donner un exemple : le GSPC algérien a rejoint Al-Qaïda il y a quatre ans à peine. On ne peut pas réduire Al-Qaïda à un problème sunnites-chiites. Al-Qaïda, c’est une mouvance", a encore déclaré le candidat de l’UMP. Jean-Jacques Bourdin a toutefois tenu à lui faire remarquer que "tous les chefs d’Al-Qaïda sont des sunnites". "Nous demanderons à des spécialistes", a conclu le journaliste. ». Que le ministre de l’intérieur français, en charge de la lutte contre le terrorisme, soit aussi ignare pose un véritable problème : comment peut-il mener cette lutte s’il n’est pas capable de faire la différence entre les groupes chiites et sunnites ? de comprendre le fossé qui sépare, par exemple, Al-Qaida des groupes chiites, même les plus radicaux.

J’avais moqué, dans mon blog du 13 décembre 2006, l’ignorance des responsables politiques. Silvestre Reyes, un membre démocrate de la chambre des représentants américaine du Texas, le nouveau président démocrate du comité sur le renseignement de la chambre des représentants américaines, comité en charge de suivre « la guerre contre le terrorisme ». Jeff Stein, directeur de la revue Congressional Quarterly National Security, lui a posé des questions peu difficiles et les réponses ont de quoi surprendre. Reyes pense, par exemple, qu’Al-Qaida est une organisation chiite ; d’autre part, il est incapable de dire ce qu’est le Hezbollah.

Cette ignorance n’est donc pas proprement américaine !

Nicolas Sarkozy et ses conseillers, ont développé, au cours des dernières années, un discours sur le Proche-Orient, qui marque une rupture avec la politique traditionnelle de la France. Il fut l’un des seuls ministres à exprimer des réticences sur la condamnation par Paris de la guerre en Irak au printemps 2003. Il n’a pas non plus raté une occasion de rappeler qu’il était un ami d’Israël. J’ai regroupé ici quelques unes de ses déclarations (ou des déclarations de ses conseillers) sur le Proche-Orient, l’islam, Israël – j’en avais signalé certaines, au fil de la plume, mais j’ai pensé utile de les regrouper).

Selon un article du Monde, « A Paris, 40 000 personnes ont fêté l’amitié entre la France et Israël », signé par Xavier Ternisien ( 24 juin 2003) : « Plusieurs hommes politiques sont intervenus, au cours d’une soirée animée par le journaliste Ivan Levaï, en présence de l’ancien premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. Celui qui a été le plus applaudi, juste derrière Alain Madelin, est sans nul doute Nicolas Sarkozy. "Israël est une grande démocratie, et c’est suffisant pour être salué et respecté", a souligné le ministre de l’intérieur. "C’est la raison pour laquelle je n’ai pas accepté que le drapeau israélien soit bafoué par une croix gammée au cours des manifestations qui ont eu lieu contre la guerre en Irak. Parce que c’est de l’incitation à la haine raciale. Israël a le droit à la sécurité, comme toute démocratie dans le monde, ni plus, ni moins." »

En déplacement en Israël, du 14 au 16 décembre 2004, en tant que président de l’UMP, Nicolas Sarkozy a été « accueilli en véritable homme d’Etat - "selon un protocole largement au-dessus de celui réservé généralement à un chef de parti", note un diplomate à Jérusalem -, le président de l’UMP a aussi rencontré Moshe Katzav, président de l’Etat israélien. « Nous avons parlé des relations entre nos deux pays, de la situation en Europe et de l’interdiction de la chaîne Al-Manar sur les ondes françaises », a expliqué M. Katzav alors que M. Sarkozy relevait que la France était "le seul Etat à avoir adopté une telle disposition contre une chaîne de télévision antisémite" » (« Reçu en Israël en homme d’Etat, M. Sarkozy s’est posé en héraut de la lutte contre l’antisémitisme, » Yves Bordenave, Le Monde, 17 décembre 2004).

C’est au cours de cette visite et dans un discours prononcé à Herzliya, le 16 décembre 2004, que Nicolas Sarkozy, a salué le combat commun menés par « nos soldats » en 1956, lors de la triste expédition coloniale contre l’Egypte de Nasser et pour récupérer le canal de Suez, combat qui se poursuit grâce à l’action « de nos services de renseignement »… Cette déclaration n’a été reprise par aucun organe de presse en France.

Dans un étrange article intitulé « Segolene hasn’t yet come » (Ségolène n’est pas encore venue) sur le fait que Ségolène Royal ne s’est pas encore rendue aux invitations du CRIF ni en Israël (ceci est écrit à la veille de l’annonce du voyage de Ségolène en Israël et en Palestine !) , le correspondant en France du quotidien Haaretz (28 novembre) fait parler Christian Estrosi, ministre délégué à l’Aménagement du territoire. Celui-ci aurait déclaré Sarkozy est « le candidat naturel des électeurs juifs ». Surpris par cette intervention, j’ai interrogé le porte-parole du ministre. Selon lui, Estrosi aurait déclaré : « Il semble que la grande majorité des juifs voteront pour le candidat de droite. Sarkozy est leur candidat naturel. ». Il n’y a pas de grande différence entre les deux phrases et elles appellent quand même un commentaire. Que veut dire « candidat naturel » et qui sont « les électeurs juifs » ? y-a-t-il un candidat naturel des électeurs musulmans ? ou des électeurs corses ? y-a-t-il « un vote » juif, musulman, ou breton ?

Au cours de son voyage aux Etats-Unis, en septembre 2006, durant lequel il a rencontré le président Bush et les organisations juives américaines, Sarkozy a déclaré : « Je veux dire combien je me sens proche d’Israël. Israël est la victime. Il doit tout faire pour éviter de passer pour l’agresseur. » Il a cependant ajouté qu’en tant qu’ami d’Israël il se devait d’appeler les Israéliens à la retenue. « Nous sommes à vos côtés, mais ayez la réaction appropriée, pas la réaction disproportionnée », a-t-il dit (Le Monde, 14 septembre 2006). Et le journaliste du Monde de préciser : « Sur Israël, il a tenu le langage que tout présidentiable américain pourrait adopter. »

Voici un compte-rendu plus détaillé du voyage donné par l’agence de presse Fil-info-France

« Nicolas Sarkozy, Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de l’aménagement du territoire et président du parti de droite au pouvoir, Union pour un Mouvement Populaire (UMP), a rencontré à New-York, Etats-Unis, les principaux représentants des organisations juives américaines dont Israël Singer président du Congrès juif mondial, WJC, qu’il avait décoré de la Légion d’honneur le 3 mai 2004 à Paris. Nicolas Sarkozy était accompagné des principaux responsables de l’UMP, dont le député "atlantiste" UMP et ancien conseiller diplomatique de Jacques Chirac, Pierre Lellouche, président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, vice-président du groupe d’amitié France Israël à l’Assemblée nationale. Israël Singer a souligné que "les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l’antisémitisme, la lutte contre l’islamisme et les positions en faveur d’Israël qu’il a rappelées au Président George W Bush, le terrorisme palestinien et du Hezbollah, ou sur l’Iran, sont telles qu’elles pourraient avoir été faites par un leader d’une d’organisation juive." Israël Singer a également déclaré avoir reçu Nicolas Sarkozy en leader politique et candidat aux élections présidentielles françaises de 2007. (Source WJC, traduction du 13 septembre 2006). A propos d’Israël, The New York Times rapporte que lors de la rencontre à Washington avec le Président américain George W bush, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’en ce qui concerne la seconde guerre du Liban : "Je veux dire combien je me sens proche d’Israël. Israël est la victime. Israël doit tout faire pour éviter de passer pour l’agresseur." Cette rencontre a eu lieu mardi 12 septembre 2006 en présence de Cécilia Sarkozy et de Pierre Lellouche, député UMP, dans le bureau du conseiller à la sécurité nationale, Stephen Hadley . »

Dans un entretien accordé la revue Le Meilleur des mondes (automne 2006) et à ses rédacteurs Pascal Bruckner, André Glucksmann, Michaël Prazan et Yasmina Reza. Question posée par Bruckner : « Il y a de beaux discours sur Israël ! D’un côté il y a les palinodies sur la juste paix et l’établissement d’un Etat palestinien, mais de l’autre il y a une tradition au Quai d’Orsay qui consiste à diaboliser Israël et à toujours remettre en cause sa légitimité en tant qu’Etat. »

Le ministre répond ainsi : « Je ne partage pas cette perception. Israël est une démocratie et un pays francophone. (...) Par ailleurs, je ne partage pas l’idée qu’il faille tout accepter d’Israël, et cela même si j’ai été le premier à dire que ce que faisait Sharon à Gaza était utile et courageux. Et mon premier voyage en tant que président de l’UMP était en Israël pour rencontrer Sharon. Historiquement, ce sont toujours les faucons qui ont fait les colombes en Israël. Sharon, l’homme de toutes les guerres, pouvait amener Israël à la paix. Aujourd’hui, le Premier ministre (Olmert) souffre de ne pas avoir cette légitimité. Voilà pourquoi il fallait soutenir Sharon, contrairement à ce que pensaient d’autres à l’époque. »

La suite, concernant l’islam, l’islamisme, le Hezbollah et l’immigration au prochain numéro (ou dans un prochain numéro)

Aide à la Palestine.

Un article publié dans International Herald Tribune du 21 mars, de Steven Erlanger, « Embargo didn’t stop Palestinian aid flow » (l’embargo n’a pas stoppé l’aide à la Palestine). Selon le FMI et les Nations unies, les Palestiniens auraient reçu 1,2 milliard de dollars en 2006 (contre 1 milliard en 2005). Selon Salam Fayyad, le nouveau ministre des finances, cette aide aurait atteint, en incluant les dons des pays arabes, 1,35 milliard.

Ce constat pourrait paraître positif. Malheureusement, il n’en est rien. Cette aide s’est accompagnée d’abord d’une chute du PNB de 6,6% en 2006 ; le nombre de pauvres a augmenté de 30% ; le nombre de chômeurs a dépassé les 30% ; le nombre de personnes ne pouvant se nourrir sans aide a atteint 49% à Gaza. D’autre part, comme cette aide n’est plus versée aux institutions qui sont boycottées par le Quartet, celles-ci sont en train de se déliter. Comme l’explique De Soto, des Nations unies au journaliste : « Il y a une peur réelle que les institutions palestiniennes que la communauté internationale des donneurs a peiné à construire et à renforcer au cours des années sont se défont graduellement. (...) Cela a de graves conséquences puisque ces institutions sont supposées être les fondations sur lesquelles sera construit un jour l’Etat palestinien. » En réalité, le boycott du gouvernement palestinien qui dure depuis plus d’un an contribue à l’affaiblissement des institutions et crée les conditions du chaos et de la guerre civile. Un peu comme l’embargo imposé pendant plus de douze ans à l’Irak a créé les conditions de l’effondrement de l’Etat irakien après mars 2003.

Darfour

Dans le climat consensuel sur la crise du Darfour et devant la multiplication des appels à des interventions étrangères, une tribune qui mérite d’être lue, celle de Fabrice Weissman, directeur de recherche et Jean Hervé Bradol, président de la fondation Médecins sans frontières, intitulée « Massacres et démagogie » (Libération, 23 mars 2007) :

« Tout en restant à un niveau inacceptable, les violences contre les civils ont significativement baissé à partir de la fin de 2004 avant de connaître une certaine recrudescence. Depuis le second semestre 2006, la mission des Nations unies au Soudan recense en moyenne 200 morts civiles par mois, avec un pic dépassant les 400 en septembre-novembre. Ce regain de violence est lié à la reprise des hostilités entre le gouvernement et les mouvements rebelles non signataires des accords de paix du 5 mai 2006. Mais il tient aussi à la fragmentation des groupes armés (rebelles et paramilitaires) en factions rivales, ainsi qu’à la multiplication des conflits entre communautés voisines surarmées. Au total, les victimes civiles sont moins nombreuses qu’en 2003-2004 pour une raison très simple : une grande partie des zones touchées par la nouvelle vague de violence a déjà été vidée de sa population. »

Et les auteurs notent : « Au moment où nous écrivons ces lignes, plus de 13 000 travailleurs humanitaires (dont 2 000 MSF), 12 agences des Nations unies et 80 ONG sont déployées au Darfour. Grâce à un vaste réseau de corridors aériens et routiers, ils apportent une assistance vitale à environ 2 millions de personnes déplacées. Bien que les conditions de vie soient toujours précaires dans les camps, les taux de mortalité et de malnutrition sont nettement en deçà des seuils d’urgence (voire, dans de nombreux camps, plus bas qu’avant-guerre). Du jamais-vu au Soudan, pour qui se souvient de la paralysie du système de l’aide durant les grandes famines des années 80 et 90. »

Certes, poursuivent les auteurs, les attaques contre les humanitaires se sont multipliées ces derniers mois. Elles viennent de tous les bords, même si certaines relèvent d’une stratégie délibérée du gouvernement soudanais. Mais il est peu probable que l’aventure militaire prônée par le collectif Urgence Darfour soit la solution des drames que connaît le Darfour.

Rappelons l’article de Gérard Prunier publié dans Le Monde diplomatique de mars et intitulé « Darfour, chronique d’un génocide ambigu. »

52 commentaires sur « Nicolas Sarkozy, Al-Qaida, Israël et le Proche-Orient (I) »

  • permalien saintyves :
    24 mars 2007 @10h47   »

    Bonjour

    -  Un timbre à l’effigie de Sarkozy en Israël

    L’information court depuis plusieurs jours sur la Toile et prend des allures de canular tant elle paraît improbable. Pourtant, vérification prise, nulle plaisanterie à l’horizon : depuis fin janvier, les Israéliens disposent effectivement d’un timbre à l’effigie de Nicolas Sarkozy.
    http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-03-12/2007-03-12-847553

  • permalien Pierre :
    24 mars 2007 @10h48   « »

    Il ne faut pas être surpris s’il y a décalage entre les discours officiels et la réalité des politiques.

    Sarkozy se fiche éperdument si Al Quaïda est sunnite ou chiite ou islam de France, ou bagagiste à Roissy, ou palestinien ou grand père chinois, ou racaille de banlieue.

    Son problème c’est que l’image du danger soit clairement identifiable. Parce que la réalité des politiques est brutale et indicible, il faut l’habiller des petites rancoeurs des foules pour réussir l’illusion.

    Ce qui compte avant tout c’est de distinguer les eusses et les nousses (même si les nousses c’est eux). Sarkozy ne fait pas de distinction entre chiites et sunnites parce que son électorat ne le fait pas.

    La même désinvolture apparait dans ce chapitre moderne des "lettres persanes", que constitue l’interview d’Ahmadinejad sur France2, ou quand on lui pose la question des critiques croissante de sa politique, celui-ci répond : "Allez dans la rue et vous verrez qu’il n’y a pas de fossé entre le peuple et le gouvernement", en oubliant que dans toute démocratie le droit à la critique est une garantie de bon fonctionnement.

  • permalien Ahmad :
    24 mars 2007 @12h07   « »

    Salam

    MSF et ACF dénoncent les propositions "dangereuses" d’Urgence Darfour
    vendredi 23 mars 2007

    popularité : 0%
    Médecins sans Frontières et Action contre la Faim ont dénoncé vendredi les propositions du collectif Urgence Darfour pour la région occidentale du Soudan déchirée par une guerre depuis quatre ans, les qualifiant de "simplistes" et "dangereuses".

    Selon Jean-Hervé Bradol, président de Médecins sans Frontières (MSF), interrogé par l’AFP après une virulente tribune dans Libération, le collectif, calqué sur un modèle américain, "a une cause politique à défendre : la mise au pas du régime soudanais actuel par une surenchère guerrière".

    Ce collectif, présidé par Jacky Mamou, ancien président de Médecins du Monde, comprend notamment SOS-Racisme, la Licra, l’Association Communauté Rwandaise de France, le B’nai B’rith France et l’Union des étudiants juifs de France.

    Soutenu par Bernard-Henri Lévy et par l’ex-ministre socialiste Bernard Kouchner, Urgence Darfour a réclamé mardi lors d’une grande soirée à Paris une intervention internationale ou demandé à défaut à la communauté internationale d’armer les rebelles du Mouvement de libération du Soudan (MLS).

    Ils ont fait signer un engagement à cinq présidentiables : François Bayrou (UDF), Nicolas Sarkozy (UMP), Ségolène Royal (socialiste), Dominique Voynet (Verts) et Marie-Georges Buffet (communiste).

    "Les dirigeants d’Urgence Darfour jouent sur l’ambiguïté, en prétendant parler au nom des organisations humanitaires" alors qu’"aucune des organisations de secours évoluant sur le terrain ne les soutient", souligne le Dr Bradol.

    "C’est un mouvement politique, soutenu par des groupes chrétiens radicaux nord-américains, des groupes juifs et des supporters du régime actuel de Kigali", dit-il.

    Le président de MSF souligne que si la situation au Darfour est "dramatique", le nombre de morts mensuel "n’est pas pire qu’au Congo, au Sri Lanka ou en Irak en ce moment".

    Il pense également qu’une intervention militaire remettrait en cause l’opération de secours en cours à laquelle participent MSF et ACF, permettant notamment l’approvisionnement en nourriture, en eau potable et en soins de plus de un million de personnes.

    .......

  • permalien Ahmad :
    24 mars 2007 @12h09   « »

    suite

    Après les interventions militaires en Irak et en Afghanistan, ce scénario serait "dangereux" et pourrait provoquer "un bain de sang" vu la "configuration géopolitique du Soudan, pays dans lequel l’islam est la religion dominante" et étant donné le fait que Khartoum refuse l’intervention.

    Pour le directeur général d’Action contre la Faim, François Danel, "les solutions prônées par le collectif paraissent simplistes, peu réalistes, voire dangereuses".

    "La solution est de remettre les parties autour de la table et de faire en sorte que la France et l’Union européenne se mobilisent pour une solution politique en lien avec les puissances qui comptent aujourd’hui au Soudan, notamment la Chine", dit-il.

    Le président de MSF trouve aussi "particulièrement inquiétant" le fait que les principaux candidats à la présidentielle aient cautionné ce plan, parlant de "précipitation électorale".

  • permalien Ahmad :
    24 mars 2007 @12h15   « »

    le passage," popularité : 0% " ne fais pas parti de l’article, mais est un indice de fréquentation de l’article sur le site ou l’on peut le trouver actuellement, site des indigènes de la république

    salam

  • permalien Vvolodia :
    24 mars 2007 @18h16   « »

    Bien ! maintenant que Monsieur Gresh a écrit tout ce qui le chagrinait chez Monsieur Sarkozy, à mon tour ; ce qui le caractérise, c’est le peu de cas qu’il fait de la laïcité. Vouloir nettoyer la loi de 1905 sur la laicité, sous prétexte que les musulmans sont incapables de se payer seuls des mosquées.

    Parce que la politique étrangère ne dépend que du Q. d’orsay, pas de l’Elysée. Le Q. fait toujours ce que bon lui semble en la matière, Sarko président pourra dire ce qu’il veut ; les juifs ne rêvent pas, et si Monsieur Gresh connaissait les juifs, il ricanerait de tant de prétention : avoir l’exclusivité du vote juif.

    En fait, ce que vous reprochez à Monsieur Sarkozy, c’est d’avoir de la considération pour les juifs ; ses projets pour la France, peu vous importe, Monsieur Gresh ; quand vous écrivez "Sarkozy", ce sont les mots "juifs" et "Israël" que vous avez devant les yeux.

    Il faut que vous nous haïssiez bien fort, pour en oublier votre France, lors de ce vote. Pourtant, son intérêt seul devrait vous mouvoir, or......c’est le vide complet.
    Monsieur Sarkozy sera le Président des français s’il est élu, pas le Président des israéliens.

  • permalien Vvolodia :
    24 mars 2007 @18h28   « »

    puisque Ahmad nous a si gentiment parlé des juifs qui soutiennent le Darfour, je vais vous coller la liste des goyim qui soutiennent le Darfour. Je pense qu’Ahmad a cité le Rwanda en même temps que les juifs, parce qu’ils ont fait un voyage en Israël, afin de savoir comment conserver la mémoire du génocide.

    Parce que je signale "qu’entre autres", il y a quand même plus de goyes que de juifs. Je ne voudrais pas que notre présence vous empêche de soutenir les anti-génocidaires. Nous ne puons pas de la gu.... à ce point, quand même !!

    Afrique intégration - AIME, d’Ailleurs ou d’Ici Mais Ensemble - - Algérie Ensemble - Association amis de Kakande - Association Communauté Rwandaise de France - L’Association Nationale Judaïsme et Liberté - Association Amitié Judéo-Noire - - Association du Manifeste des libertés - ALEIF, Association pour la laïcité et l’entraide internationale des femmes - AMUHF, Association des Médecins Urgentistes Hospitaliers de France - APECS, Association Promotion des Echanges Culturels - – Banlieues Du Monde - - Braves Garçons d’Afrique - La Gauche - Cap 21 – CAPDIV, Cercle d’Action pour la Promotion de la Diversité Citoyens Laïques Républicains - CLEF, Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes - Club Afrique - Collectif Des Femmes Algériennes - CPCR, Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda - Collectif de Vigilance pour la Restauration du Peuple Noir - Comité Soudan - Demain la Guinée - Eurosud - Fédération Nationale des Associations Franco-Africaines - - - Laïc.info - Ligue Internationale de Femmes pour la Paix et la Liberté, section française - Lutte Contre l’obscurantisme - MedBridge - MJS, Mouvement des Jeunes Socialistes - Mouvement des Maghrébins Laïques de France - Mouvement de la Paix - MPCT, Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme - Observatoire des Ecoles - PANAMAFRICA - Parismétis - Parti Radical de Gauche - Parti Socialiste - Peuples solidaires, La Frette 95 - Réseau International des Femmes pour le Tibet -SANGOMAR France - Sassoun - SOS Racisme - Sudan Emancipation & Preservation Network - Terre-Sud 21 - - UJR, Union des Jeunes Républicains - U2R, Union des républicains radicaux - Union Internationale des Journalistes Africains – UMP - Vigilance Soudan - La Voix des Ensembles - —

    Ni Putes Ni Soumises Nord Essonne,

    SOS Racisme 19ème

  • permalien
    24 mars 2007 @18h30   « »

    vous êtes pro-génocides au Darfour, sur ce site ???

  • permalien Fabrice :
    24 mars 2007 @19h26   « »

    Bonsoir,

    Sarkozy veut il s’attirer le "vote juif". Si réellement il y a un vote juif ou un lobby juif en France peut être de moindre importance qu’au EU, comment peut on repprocher à Sarko de vouloir séduire cet électorat.
    Peut être que j’aborde un sujet délicat car quand R Bar a osé parler de lobby juif il s’est rapidemment fait taxé d’antisémite.

    Le lobby juif existe clairement au EU et mène une pression sur le congrés ou autres instances politiques pour la défence de leurs propres intérêt (vote plutôt en faveur des républicains), donc on peut immaginer avcec un peu de recul la même chose en France avec un degré moindre. ??

    Je ne pense pas d’autre part que la communauté juive soit si monolithique que ça et que les juifs de france ne vote pas d’une même voi...

  • permalien chahid :
    24 mars 2007 @23h50   « »

    Dans la revue « Le Meilleur des mondes » porte-parole des néoconservateurs en France, Sarkozy a déclaré avec fierté et satisfaction : « Mon premier voyage comme président de l’UMP était en Israël pour rencontrer Sharon » ! (Le Meilleur des mondes. Éditions Denoël, Automne 2006.)
    Il y’a aussi des photos un peu amusantes de Mr Sarkozy avec une kippa, alors qu’il prétend militer pour la laïcité et contre les signes religieux etc. le lien : http://www.debriefing.org/16434.html

    Voir en ligne : Sarkozy et sa Kippa !

  • permalien chahid :
    25 mars 2007 @00h03   « »

    Un petit aperçu du timbre en question !

    Voir en ligne : Un petit aperçu du timbre en question !

  • permalien Alain Gresh :
    25 mars 2007 @09h07   « »

    Timbre. Précsisons que le timbre à l’effigie de Sarkozy a été créé par son comité de soutien en Israël, pas par l’Etat israélien. Il ne s’agit donc pas d’un timbre officiel utilisable pour envoyer des lettres.

  • permalien Groucho :
    25 mars 2007 @09h43   « »

    Pas forcément Monsieur Gresh. Ici en Belgique c’est une pratique courante, avec un petit cout :
    //Vous voulez étonner vos amis et votre famille avec votre propre timbre-poste ?
    Pas de problèmes : à côté du timbre-poste ’Prior’ officiel se trouve un timbre avec votre photo ou celle de toute la famille ou de votre chien. Annoncer un événement spécial comme une naissance ou un anniversaire, fait également partie des possibilités offertes...
    ...Tarif :
    Une feuille MonTimbre® comprend toujours quinze timbres personnalisés à côté des timbres-poste officiels. Vous pouvez utiliser un MonTimbre® pour un envoi PRIOR en Belgique. Le prix de vente de cette feuille de 15 timbres personnalisés est de 14,95€. A partir du deuxième feuillet, le prix est de 9,95€.//
    http://www.post.be/site/fr/letters/...

  • permalien
    25 mars 2007 @10h44   « »

    allons, Chahid, "il" milite pour la laïcité, et il veut payer vos mosquées ? c’est laïque, ça ? c’est une des raisons pour laquelle beaucoup de français ne voteront pas Sarko - vous pouvez vous payer vos mosquées, ou aller prier dans la rue.
    Ou ne pas prier du tout. En tout cas, pas au frais du contribuable.

  • permalien Vvolodia :
    25 mars 2007 @10h51   « »

    "Pas forcément, Monsieur Gresh", dit Groucho.

    Groucho, Israël ce n’est pas la Belgique. En France, nous n’avons pas de telles lois. Nous ne pouvons battre notre monnaie, ni émettre nos timbres. En Israël non plus.

    Certaines choses sont quand même de la prérogative de l’état, parce que chez nous, il y a un état.

    Un gus "pond" des photos de Sarko sur des timbres inutiles, et ça fait l’objet d’un article ? elle n’a rien à faire, la France ? quel problème !

    les marins raptés par des bandits iraniens, c’est quand même plus grave.

  • permalien
    25 mars 2007 @10h57   « »

    Rupture

     

  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
    25 mars 2007 @11h58   « »

    Le rêve de tout Israélien : faire son Alya aux Etats-Unis

    Ils sont beaucoup plus nombreux qu’on ne le pense (on estime entre 600 000 et 1 million le nombre d’Israéliens qui ont quitté le régime sioniste principalement en direction des Etats-Unis, où ils sont environ 400 000, Canada, Europe, Australie) à partir. Ras le bol, envie de vivre sans se sentir en permanence menacés, sans avoir à servir dans une armée d’occupation.

    Ilan Pappé : je quitte Israël

    (...) il y a d’autres intellectuels, historiens, journalistes qui écrivent et disent pas mal de choses que je pense moi mais n’attaquent pas le sionisme, donc ils ne risquent pas la rafale de critiques et d’accusations que je subis moi. De ce point de vue, le cadre intérieur israélien a grandement empiré ces dernières années : un antisioniste ou un non-sioniste doit se débrouiller dans des espaces d’expression de plus en plus restreints.
  • permalien Ph. Arnaud :
    25 mars 2007 @12h28   « »

    Que soutiennent les Français qui prennent le parti d’Israël ? Et même, plus précisément, celui de l’actuel gouvernement israélien ? Soutiennent-ils les juifs ? Cela ne veut rien dire, car les juifs, ce sont toutes les opinions et toutes les situations sociales. Soutiennent-ils le peuple victime de la Shoah ou "la-seule-démocratie-du-Proche-Orient" ? Ces explications m’ont toujours parues spécieuses... Je me demande si, à travers Israël, beaucoup de gens ne continuent pas les croisades ou les guerres coloniales, ou, dans un autre registre, n’expriment pas la crainte et le mépris des riches à l’égard des pauvres. La perception d’Israël aurait-elle été la même si le pays, au lieu d’avoir été créé par des intellectuels germanophones ou slavophones, avait été créé par de pauvres juifs issus de pays musulmans ? J’en doute...

  • permalien
    25 mars 2007 @13h14   « »

    La première alya a suivit les pogroms de Russie de 1881-1882, la plupart des immigrants arrivaient d’Europe de l’Est ; un petit nombre vint aussi du Yémen.

    Je suis vraiment désolé, mais vous avez tout faux.

  • permalien Vvolodia :
    25 mars 2007 @13h29   « »

    quel drôle de site, Pierre, qui écrit sur des sujets qu’il ne maîtrise que très mal !!
    "pulsa denatura ", mais c’est lui qui est dénaturé !! chassez le naturel il revient au galop, ce sont les juifs qui sont dénaturés ? s’il n’est pas capable de copier en lettres latines des termes hébreux, qu’il s’abstienne, par pitié, quelle horreur ! je suis mort de rire !
    Et Yvette Liebermann, c’est qui ? un ministre travesti ?

    Ah ! autre chose. Les palestiniens ont tué un enfant de 4 ans. Arabe, pas juif. Mais personne n’en parle, parce qu’une victime des arabes, ce n’est rien, même si c’est un enfant arabe. Seules comptent les victimes des juifs, même si ces victimes sont des terroristes.

    Au fait, à "avouent" (pour les marins) vous auriez pu mettre des parenthèses, quand même. Je suis certain que les iraniens ont des moyens de vous faire avouer, dirait papa Schultz.

  • permalien Pierre :
    25 mars 2007 @14h00   « »

    Vvolodia vous voudriez que je modifie le titre d’un article de Xinhua pour qu’il vous convienne ?

    Vous prétendez que les britanniques habitent dans la région ?

    Vous sous-entendez que les USA et leurs "roquets" on une légitimité pour venir tuer les habitants du Moyen-Orient ?

    Si vous le souhaitez, on peut reparler des timbres ?

    Pour votre petite phrase en encadré, je vous fourni un certain nombre de parenthèses, il semble qu’elle manquent à votre clavier.

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    les marins raptés par des bandits iraniens, c’est quand même plus grave.

    Votre pitrerie à propos de la mort d’un enfant est réellement minable.

  • permalien Alberto :
    25 mars 2007 @14h15   « »

    vu sur le blog de christian vanneste

    QUE FAUT-IL ATTENDRE DE SARKOZY ? REPONSE : LE MENSONGE, LA HONTE, L’HORREUR !

    En voici la preuve :

    Le mercredi 19 juillet 2006 au soir, sept jours après le début du conflit israélo-libanais, une cérémonie de bénédiction des Olim français (je ne parle pas des registres consignant les arrêts rendus par la cour du roi de Saint Louis à Philippe le Long, mais des immigrants juifs en Terre Sainte) étaient organisée à la Grande Synagogue de Paris en présence de M. Zeev Boïm, actuel ministre de l’Intégration du gouvernement Olmert et ancien vice-ministre de la Défense d’Ariel Sharon, dont il avait en 2005 rejoint le parti Kadima après la scission du Likoud.

    Etait, entre autre personnalités, présente à la cérémonie, Mme Nicole Guedj (bien connue sur ce blog pour son soutien au lobby gay), Chargée de Mission à l’Elysée, Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, Vive-Présidente du Consistoire de Paris (Institution en charge depuis Bonaparte du culte hébraïque en France) et membre-fondateur de l’Union des Patrons Juifs de France (UPJF), lobby sarkozyste de la première heure.

    A cette occasion, M. Zeev Boïm prit la parole et devant un auditoire immense, sous l’oeil de la presse internationale, fit état des sentiments dont le Ministre de l’Intérieur, M. Nicolas Sarkozy, venait le matin même de lui faire part à propos du conflit avec le Hezbollah...

    Commentaire n° 37 posté par : Zapatrick le 22/03/2007 - 01:07:11

    cliquer sur l’hyperlien pour lire la suite

    Voir en ligne : http://vanneste.over-blog.org/artic...

  • permalien
    25 mars 2007 @14h46   « »

    Bonjour

    Un document fort éclairant paru récemment et ecrit par Ilan Pappé - Enseignant au Département de sciences politiques de l’Université de Haïfa et représentant de l’Institut Emil Touma pour les études palestiniennes. Ilan Papé parle de purification ethnique
    Vous pouvez lire l’intégralité de l’article sur le lien référencé suivant :
    http://www.legrandsoir.info/article...

    "Le cadre intérieur israélien a grandement empiré ces dernières années : un antisioniste ou un non-sioniste doit se débrouiller dans des espaces d’expression de plus en plus restreints. En même temps, le pays régresse, les discriminations et les abus contre la minorité arabe s’intensifient, certaines forces politiques parlent ouvertement d’expulsion des arabes israéliens, la politique d’occupation (de Cisjordanie et Gaza, NDR) continue, ainsi que la colonisation juive des terres palestiniennes. Pendant toutes ces années je pense avoir accompli, à côté de mon travail universitaire, de nombreuses activités destinées à réaliser une vraie démocratie, un état différent, pour les juifs et les arabes sur un plan de pleine parité et égalité.
    Malheureusement ça n’a pas beaucoup servi et je crois alors que mon engagement doit continuer à l’étranger.
    Il y a plusieurs zones où une purification ethnique est en marche, de façon lente. Dans la zone du « grand Jérusalem » par exemple. La construction du mur, l’expansion des colonies, la confiscation des terres, les enfermements et les restrictions des mouvements des gens, sont en train de contraindre des milliers de palestiniens à partir et à abandonner leur maison. La même chose arrive à Jérusalem et à Bethléem, et le long de la route qui va jusqu’à Jéricho. Au moins 40 mille Palestiniens ont du faire leurs bagages et déménager à l’intérieur de la Cisjordanie. Sans parler de la vieille ville de Hébron, où l’agressivité des colons hébreux et des soldats a transformé la partie la plus caractéristique de cette ville. Vous voyez, l’épuration ethnique se réalise de diverses manières. Il y a soixante ans, on employait les armes pour obliger les gens à fuir, maintenant, à cause du contrôle des médias et des institutions internationales, on utilise d’autres méthodes. Rendre la vie impossible, restreindre les possibilités économiques, réduire les capacités de développement. Ces nouvelles stratégies sont en train de bien fonctionner en Palestine, parc que, aussi, elles sont sur la même ligne du refus d’une véritable négociation avec les Palestiniens.

  • permalien benou hillal :
    25 mars 2007 @16h55   « »

    Bonjour M. Gresh,
    Pourriez-vous s’il vous plaît me conseiller quelques références de Livres sur le cette "fameuse" expédition, des Puissances coloniale de l’époque, afin de reprendre Le canal de Suez.

    Merci de votre aide

  • permalien
    25 mars 2007 @17h32   « »

    Bonjour,

    Il y a un doublon, Pierrre je n’avais pas lu ton passage sur Ilan.

  • permalien Georges Stanechy :
    25 mars 2007 @19h18   « »

    Les positions de Sarkozy ne font que reprendre la "ligne de politique étrangère" adoptée par "l’Europe". Il s’agit, en fait, d’un alignement pur et simple sur celle des "néocons" américains (mélange d’extrême droite avec l’extrémisme sioniste). A partir de ce constat, deux remarques :

    1) Les autres "présidentiables" (du moins les principaux dans les sondages) adoptent exactement la même position, quand ils ne font pas de la surenchère : Bayrou ou Royal.

    => Royal, nous a donné un avant-goût dans son lamentable périple au Moyen-Orient. N’hésitant pas à fraterniser avec les Gemayel... Ou encore, par ses déclarations "va-t-en guerre" à l’encontre de l’Iran...

    => Bayrou, dernièrement, mettant en cause la Chine au Darfour, sans aucun discernement. Prenant fait et cause, "au quart de tour", dans une opération montée par un lobby où on retrouve BHL... Ce qui donne une idée du sérieux ! Alors que la situation est autrement plus complexe, faisant l’objet de multiples manipulations de l’opinion publique.

    2) Face à cet aveuglement, ou analphabétisme géopolitique, des principaux candidats, on ne peut être que très inquiets. La politique étrangère est, ne l’oublions pas, une des principales responsabilités d’un Président de la République.

    Le Moyen-Orient est à feu et à sang. Au lieu d’un discours de paix, de compassion, de négociation, de coopération, nous n’entendons, de la part de ces candidats, que des discours bellicistes faisant le jeu des lobbies de l’armement, des chefs de guerre corrompus (Liban) et aggravant les destructions civiles et la mort quotidienne de populations innocentes. Au mépris des conventions de Genève, du droit international, et du droit des peuples à l’autodétermination.

    Les uns et les autres sont, de plus, grotesques dans leur "diabolisation" de la Chine ou de la Russie... Faire du "copier-coller" des argumentaires de l’extrême-droite américaine que l’on peut lire au quotidien sur les sites type American Enterprise Institute et repris dans la presse "mainstream" (New York Times ou Washington Post) est affligeant de bêtise. On ne leur demande pas d’être De Gaulle ! Mais, tout simplement d’avoir un minimum d’esprit critique ou de personnalité...

    Ce niveau d’irresponsabilité doit être combattu. Et, pas seulement chez Sarkozy !

    Sur la scène internationale, la France a un autre rôle à jouer que celui d’un caniche à la botte des "néocons"...

    Voir en ligne : http://stanechy.over-blog.com

  • permalien K. :
    25 mars 2007 @19h50   « »

    Juste, sur le Darfour, un petit rappel “anti-délire”.

    - Le Figaro (révélé par le lien d’Alain Gresh du lundi 11 septembre 2006) :

    « Tout commence au printemps 2003, quand un mouvement rebelle nouveau, le SLA (Sudan Liberation Army) attaque une garnison de l’armée. Les rebelles sont des « Africains ». Ils se heurtent à une armée et une administration commandée par des « Arabes ». Difficile de les reconnaître à l’oeil nu. Tous sont plus ou moins noirs, et tous parlent arabe. On considère généralement que sont « africains » ceux dont l’arabe n’est pas la langue maternelle. »

    - Emyr Jones Parry président de la commission de l’ONU sur le Darfour (juin 2006) :

    « Elle [la commission] s’est rendu compte notamment que les termes ’gouvernement’, ’rebelles’, ’Arabes’ et ’Africains’ étaient souvent des simplifications excessives d’une situation plus complexe sur le terrain, où les alliances entre tribus et groupes souvent évoluent », a-t-il précisé.

    « Un certain nombre d’interlocuteurs du Conseil ont décrit la situation au Darfour comme une lutte traditionnelle entre
    bergers et fermiers pour obtenir le contrôle des ressources nationales limitées. Ils ont expliqué la difficulté de gouverner une région aux caractéristiques tribales complexes qui est privée de services publics »

    - Mahmoud Mamdani, (Herbert Lehman Professor of Government and a professor of anthropology at Columbia University) :

    "En fait, la Commission a trouvé que beaucoup d’Arabes au Darfour sont opposés aux Janjawiid [milices mercenaires du gouvernement], et quelques Arabes luttent aux cotés des rebelles, tel que certains commandants arabes et leurs hommes des tribus Misseriya et Rizeigat. En même temps, beaucoup de non-Arabes supportent le gouvernement et servent dans son armée.

    A suivre

  • permalien K. :
    25 mars 2007 @19h53   « »

    Juste, sur le Darfour, un petit rappel “anti-délire”.

    Suite Mahmoud Mamdani :

    Deuxièmement, il n’a jamais été facile de classer des tribus différentes dans les catégories ’arabe’ et ’africain’ : "Les diverses tribus qui ont été l’objet d’attaques et de meurtres (principalement les tribus Fur, Massalit et Zeghawa) ne paraissent pas être des groupes ethniques distincts des groupes qui les attaquent. Ils parlent la même langue (arabe) et embrassent la même religion (Musulmane). De plus, en raison du taux élevé de mariages mixtes, ils peuvent à peine être distingués entre eux par leur apparence physique. Apparemment, les caractères sédentaire et nomade des groupes constituent une des distinctions principales entre eux".

    Finalement, la Commission a mis en avant le fait que les développements politiques expliquent une distinction hâtive entre ’arabe’ et ’africain’. D’un côté, ’arabe’ et ’africain’ paraissent être devenus des identités politiques : "Les tribus qui supportent les rebelles sont identifiées de plus en plus comme "Africaines" et celles qui supportent le gouvernement comme "Arabes". Un bon exemple pour illustrer ceci est celui de Gimmer, une tribu africaine progouvernementale qui est vue par les tribus africaines opposées au gouvernement comme ayant été "Arabisée". " D’un autre côté, ce développement a été encouragé de l’extérieur : "La division arabe/africain a aussi été favorisée par l’insistance croissante pour une telle division au sein de quelques cercles et dans les médias."

  • permalien Pierre :
    25 mars 2007 @21h58   « »

    Le rôle des États-Unis au Darfour

    Des ressources récemment découvertes ont suscité parmi les compagnies américaines un intérêt très grand pour le Soudan. On croit qu’il possède des réserves en pétrole rivalisant avec celles de l’Arabie saoudite. Il possède également de vastes poches de gaz naturel et son sous-sol abrite en outre l’un des trois gisements les plus importants au monde d’uranium de haute pureté, sans oublier qu’on y trouve aussi le quatrième gisement le plus important en cuivre.

    Au contraire de l’Arabie saoudite, toutefois, le gouvernement soudanais a conservé son indépendance vis-à-vis de Washington.


    Darfour : les USA haussent le ton contre le Soudan
    Après le refus par le gouvernement de Khartoum d’autoriser le déploiement d’une force conjointe ONU-UA de maintien de la paix, Washington menace de prendre des mesures plus sévères..

    La procédure commence à être rodée.

  • permalien Groucho :
    25 mars 2007 @22h47   « »

    Vv//parce que chez nous, il y a un état.// et chez nous en Belgique il y a quoi d’après vous ?

  • permalien Vvolodia :
    25 mars 2007 @23h01   « »

    il suffisait aux pays arabes de remuer l’ONU, une force internationale - mais non !! si l’Amérique y fourre son nez, les pays arabes seront responsables, ils ne pourront que s’en prendre à eux même.
    Mais j’ai entendu parler de la Chine, moi....elle est complice de l’Amérique ?

    Darfour : Pékin défend sa position après les déclarations de François Bayrou
    AP via Yahoo ! Actualités - 22 mars 15 h 44
    PEKIN (AP) - La Chine a défendu jeudi sa position sur la crise du Darfour après les propos tenus par François Bayrou, candidat UDF à la présidentielle française, qui s’est prononcé en faveur d’un éventuel boycott des Jeux olympiques de Pékin de 2008 si rien n’est fait pour accroître la pression sur le gouvernement soudanais.

    vous n’avez que deux obsessions, les juifs et l’Amérique. Eh bien non, c’est la Chine. Raté !!

    ça la fiche tellement mal, que peut être la France va se bouger le c..?

  • permalien Chahid :
    25 mars 2007 @23h37   « »

    André Glucksmann par son « Pourquoi je choisis Nicolas Sarkozy » n’a fait qu’ouvrir la surenchère chez les apprentis néocons, atlantistes et sionistes ! pour ne pas sombrer dans le populisme et l’idiotie, je vous invite à lire le texte du philosophe Manuel de Diéguez « La Constitution modifiée le 23 février 2007 et la défense de la souveraineté nationale »
    Chahid

    Voir en ligne : La Constitution modifiée le 23 février 2007 et la défense de la souveraineté nationale

  • permalien Shika :
    26 mars 2007 @08h52   « »

    Bonjour a tous,

    Quelqun sait pourquoi le blog de Mr Gresh est tronque au debut du troisieme paragraphe. L’episode de la bourde de Mr Nicolas Sarkozy ne sachant pas si Al-Qaida est chiite ou sunnite n’apparait notamment pas...
    En fait, au cours de l’emission, il me semble que Mr Sarkozy a fait allusion a une organisation soi disant chiite algerienne qui a joint la mouvance Al-Qaida. Savez vous lequel c’est ?

  • permalien Alain Gresh :
    26 mars 2007 @09h26   « »

    Erreur. Il y a eu une fausse manipulation semble-t-il et une partie du blog a disparu. Je vais essayer de la rétablir.

  • permalien K. :
    26 mars 2007 @13h50   « »

    Il existe aussi, comme chacun sait, un “mouvement humanitaire” aux Etats-Unis.

    Comment explique-t-on le fait que le centre du mouvement humanitaire le plus élargi et le plus ambitieux aux USA soit le Darfour et non pas le Kivu ?

    Cette même question a été posée à Nicolas Kristof [éditorialiste au New-York Times] par une audience universitaire : « Quand j’ai récemment parlé à l’Université Cornell, une femme a demandé pourquoi je n’aborde que la question du Darfour. C’est une question pertinente. Le nombre de gens tués à ce jour au Darfour est modeste en termes globaux : les évaluations varient de 200,000 à plus de 500,000. Par contraste, quatre million de gens sont morts depuis 1998 du fait des combats au Congo, le conflit le plus mortel depuis la Deuxième Guerre mondiale. » Mais au lieu de répondre à la question, Kristof – écrivant plutôt maintenant son éditorial que répondant au questionneur de Cornell- a continué : « Et le paludisme tue un à trois millions de gens annuellement ». Et de là il est allé comparer les morts du Darfour aux morts du paludisme, plutôt que du conflit du Congo : « Nous avons un compas moral en nous et son aiguille est déplacée non seulement par la souffrance humaine mais aussi par le mal humain. C’est ce qui rend spécial le génocide- pas seulement le nombre de morts mais la politique du gouvernement derrière eux. Et ceci a son tour explique pourquoi arrêter le génocide doit même être une plus haute priorité que sauver des vies en combattant le SIDA ou le paludisme. » Cela n’a pas expliqué le silence relatif sur le Congo. La raison pourrait-elle être que dans le cas du Congo, les milices Hema et Lendou- beaucoup d’entre eux n’étant que des enfant-soldats- ont été formées par les alliés de l’Amérique dans la région, le Rwanda et l’Ouganda ? Est que pourquoi la violence au Darfour- mais pas la violence au Kivu- est présentée comme un génocide ?

    Voir en ligne : The Politics of Naming : Genocide, Civil War, Insurgency

  • permalien K. :
    26 mars 2007 @14h01   « »

    Avec très peu d’exceptions, la campagne [américaine]
    “Sauver le Darfour” n’a retenu qu’une seule leçon du Rwanda : le problème a été la non-intervention américaine. Le Rwanda est la culpabilité que l’Amérique doit expier, et pour ce faire doit donc être prêt à intervenir, en faveur du bien et contre le mal, même globalement. Cette leçon est inscrite au coeur du livre de Samantha Power, A Problem from Hell : America and the Age of Genocide. Mais c’est la mauvaise leçon. Le génocide rwandais est né d’une guerre civile qui s’est intensifiée quand la tentative pour la contenir s’est brisée. Le règlement, atteint à la Conférence Arusha, a échoué parce que pas plus le pouvoir a dominante Hutu que le Front Patriotique Rwandais a dominante Tutsi (FPR ) ne trouvaient d’intérêt dans l’observance de l’arrangement de partage du pouvoir qui était au coeur du règlement : les premiers parce qu’ils avaient été exclus du règlement et les seconds parce qu’ils était peu disposés à partager le pouvoir de quelque manière significative que ce soit.

    Ce que le lobby de l’intervention humanitaire manque de voir est que les USA sont intervenus au Rwanda, à travers un mandataire. Ce mandataire était le FPR, soutenu par des unités entières de l’Armée Ougandaise. Le feu vert avait été donné au FPR dont l’officier en charge, Paul Kagamé, venait récemment de se faire former aux USA, de même qu’il a été donné dernièrement à l’armée éthiopienne en Somalie. Au lieu d’utiliser ses ressources et son influence pour trouver une solution politique à la guerre civile, puis la renforcer, les USA a signalé à une des parties qu’elle pouvait rechercher la victoire sans condition.

    Cet unilatéralisme a fait partie de ce qui a mené au désastre, et c’est la vraie leçon du Rwanda. Appliquée au Darfour et au Soudan, elle assagit. Cela veut dire reconnaître que le Darfour n’est pas encore un autre Rwanda. Faire naître au sein de l’insurrection l’espoir d’une intervention militaire extérieure comme moyen d’obtenir la victoire et renforcer les peurs au sein de la contre-insurrection qui voit cette intervention militaire comme un prélude à la défaite, est précisément la manière de s’assurer que le Darfour devienne un second Rwanda. Renforcer ceux qui des deux côtés favorisent un règlement politique à la guerre civile est la seule approche réaliste. La solidarité, et non pas l’intervention, est ce qui apportera la paix au Darfour.

    Voir en ligne : The Politics of Naming : Genocide, Civil War, Insurgency

  • permalien
    26 mars 2007 @16h31   « »

    Héhé... Une analyse intentionnellement provocatrice mais qui jette un éclairage intéressant sur le sionisme, sur la politique d’Israël et sur les relations Israël-Palestine : "Du droit d’Israël à être un Etat raciste".

  • permalien K. :
    26 mars 2007 @18h02   « »

    La traduction de l’article du New York Review of Books révélé par Yann , ICI.

  • permalien K. :
    26 mars 2007 @18h53   « »

    L’Impérialisme vu par Hannah Arendt :

    Le principal travail d’Arendt est “The Origins of Totalitarianism”, publié en 1951 et réédité par Schocken en 2004 avec une introduction de Samantha Power. Divisé en trois parties – ‘Anti-Sémitisme’, ‘Impérialisme’ et ‘Totalitarisme’ – le livre fut composé en deux temps et traitait de deux dynamiques conflictuelles. Arendt a écrit les deux premières sections dans la première moitié des années 1940, quand le fascisme représentait sa peur et une Europe fédérée, sociale et démocratique son espoir. Elle avait envisagé d’appeler son livre ‘Impérialisme’ et le titre de sa conclusion sur le génocide nazi, ‘Impérialisme de race.’

    A la fin des années 1940, cependant, l’espoir d’Arendt quant à l’Europe d’après guerre s’était fané – [l’Europe] était devenue une victime, comme elle l’avait prédit en 1945, d’un comportement anti-communiste pour des raisons de sécurité collective, qu’elle a comparé à l’Alliance Sainte de Metternich et l’Union Soviétique était devenu sa préoccupation. Elle écrivit le dernier tiers du livre en 1948 et 1949, dans les premières années de la guerre froide. Le racisme fut traité en même temps que le Marxisme, Auschwitz en même temps que le Goulag, et le fascisme se diluait dans le communisme.

    ...

    Si Arendt importe aujourd’hui, c’est à cause de ses écrits sur l’impérialisme, le sionisme et le carriérisme. Composés pendant les années 1940 et le début des années 1960, ils ne battent pas seulement en brèche les applications faciles et à la mode de la thèse du totalitarisme ; ils décrivent aussi étrangement les dangers auxquels le monde fait face aujourd’hui. En refusant la reconnaissance de ces écrits, les journalistes, intellectuels et universitaires qui étudient Arendt la trahisse sur deux plans : ils ignorent un pan entier de son travail et échouent a considérer les réalités perturbantes de leur propre temps. Le dernier n’aurait pas surpris Arendt : les empires ont tendance à avoir des mémoires sélectives. L’histoire des « règles impérialistes », écrivit-elle à l’acmé de la Guerre du Vietnam, « paraît à moitié oubliée », bien que « sa pertinence concernant les événements contemporains est devenue plutôt évidente ces dernières années ». L’Amérique a été tellement obnibulée par les « analogies avec Munich » et l’idée du totalitarisme qu’elle ne s’est pas rendue compte que « nous sommes revenus, à une échelle énormément agrandie . . . à l’époque impérialiste ».

    A suivre

    Voir en ligne : Dragon-Slayers (chasseurs de dragons)

  • permalien K. :
    26 mars 2007 @19h04   « »

    L’Impérialisme vu par Hannah Arendt (suite et fin) :

    Dans la deuxième section de « Les Origines du Totalitarisme », Arendt argue du fait que la dynamique qui anime cet impérialisme est l’expansion pour l’amour de l’expansion. Contre les affirmations de certains Marxistes, elle insiste sur le fait que le capitalisme fournit non pas un motif, mais un modèle, à l’impérialiste, qui ramène l’acquisition du pouvoir à l’accumulation de capital. Le capitaliste voit l’argent comme un moyen de faire plus d’argent. L’impérialiste voit chaque conquête comme une station sur le chemin de la prochaine. Cromer a regardé l’Egypte et a vu l’Inde, Rhodes a regardé l’Afrique du Sud et a vu le monde. « J’annexerais les planètes si je pouvais », a-t-il dit. Ainsi en est-il aujourd’hui : l’Afghanistan conduit à l’Irak qui conduit à l’Iran qui conduit à Dieu sait ou. « La célèbre théorie des dominos », a écrit Arendt, est « une nouvelle version du vieux "Grand Jeu" ». Comme l’a dit Kipling, le Grand Jeu finit seulement « quand tout le monde est mort ».

    En dépit de leurs déclarations pendant la Guerre Froide, a argué Arendt, les États-Unis n’ont jamais été menacés par le Communisme. La Deuxième Guerre mondiale avait fait des USA « la plus grande puissance mondiale et c’était cette puissance mondiale, plutôt que l’existence nationale qui a été défiée par le pouvoir révolutionnaire Communiste dirigé par Moscou. » je me demande ce qu’Arendt aurait dit au sujet de terrorisme Islamiste qui représente même moins qu’une menace à la survie de l’Amérique.

    ...

    Plus important, le langage de responsabilité morale et de préoccupation humanitaire au 20e siècle a rappelé à Arendt le racisme qui était « l’arme idéologique principale des politiques impérialistes pendant le 19e Siècle ». L’Empire Britannique a accompli la combinaison la plus réussie du racisme et du sens de la responsabilité et a donc servi comme un exemple instructif pour les Américains.

    ...

    Voir en ligne : Dragon-Slayers (chasseurs de dragons)

  • permalien
    26 mars 2007 @20h51   « »
    Sarkozy : "De combien de temps l’Etat d’Israël a-t-il besoin pour terminer le travail ?"


    Sarkozy - Liban : "De combien de temps l’Etat d’Israël a-t-il besoin pour terminer le travail ?"

    21 juillet 2006

    Bénédiction très politique pour les émigrants juifs de France.

    Le Monde, 20 juillet 2006.

    La grande synagogue de la Victoire, à Paris, était pavoisée de drapeaux israéliens, mercredi 19 juillet au soir, pour une manifestation annoncée comme une "cérémonie de bénédiction", mais qui a davantage ressemblé à un meeting politique. Il s’agissait de "bénir" les 1 200 nouveaux émigrants juifs de France, qui vont effectuer leur "alya" - c’est-à-dire s’installer définitivement en Israël - au cours des prochains jours.

    Près d’un millier de personnes - hommes et femmes séparés - étaient rassemblés dans la synagogue à l’initiative du Fonds social juif unifié (FSJU), de l’Agence juive et du Consistoire de Paris.

    L’invité d’honneur était Zeev Boïm, ministre israélien de l’intégration. "Vous n’avez pas à vous inquiéter, parce que notre combat est juste, a lancé celui-ci. Avec cette guerre, nous allons détruire toutes les forces de nos ennemis en face."

    M. Boïm a ensuite donné, devant l’assistance, sa version de sa rencontre avec le ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, le matin. "Je l’ai remercié pour sa défense d’Israël et lui ai transmis les félicitations d’Ehoud Olmert. (M.) Sarkozy est revenu sur le fait que le Hezbollah était responsable de l’agression. Il m’a demandé : "De combien de temps l’Etat d’Israël a-t-il besoin pour terminer le travail ?" Je lui ai répondu : "Une semaine à dix jours."" (...)

    Voir en ligne : http://www.legrandsoir.info/article...

  • permalien Alberto :
    26 mars 2007 @23h20   « »

    ...Puis un journaliste, Franz-Olivier Giesbert, s’avisa au début de cette année de poser au ministre de l’Intérieur la question de la véracité de ce qu’il fit passer pour une rumeur répandue sur le Web. Voici leur dialogue intervenu à la 10ème minute de l’émission du 20 janvier, dont on trouvera l’enregistrement sur le site de Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/x1... :

    Giesbert : Un internaute de France 5, encore un, Bouchra Saloum veut savoir s’il est vrai que vous avez dit au ministre de l’intégration d’Israël au début de la guerre du Liban – apparemment c’est quelque chose qui circule sur Internet – "combien de temps vous faudra-t-il pour terminer le travail" et sous-entendu pour Bouchra massacrer les femmes et les enfants ?
    Sarkozy : Voilà un internaute extrêmement apaisé. Je ne connais pas le ministre de l’intégration d’Israël.
    Giesbert : Donc c’est faux ? Donc c’est démenti absolu ?...
    Sarkozy : M. Giesbert, c’est assez difficile de dire quelque chose à quelqu’un qu’on n’a jamais rencontré de sa vie. J’ajoute que ce qui est dit est si stupide et me ressemble si peu que vraiment démentir c’est même blessant.
    Giesbert : Donc démenti ! Alors merci…
    Sarkozy : Enfin démenti, non, même pas, simplement petit mépris.
    Chez F.O.G., France 5, 20 janvier 2007.

    Par parenthèse on voudra bien noter que Bouchra qui signifie en arabe "bonne nouvelle" est un prénom féminin. Par conséquent à moins que le prénom de l’intervenant soit Saloum, c’est d’une internaute qu’il est question.

    Comment après six mois d’une prétendue désinformation, verrait-on Sarkozy, sous le coup d’une émotion manifeste, faire tant de manières pour la contredire sans la démentir, s’il avait la concernant la conscience tranquille et ne doutait pas qu’il ne fût aisé de réfuter un grossier mensonge ?

    Apparemment qu’il lui semblait trop absurde de nier un entretien qui n’avait pu se dérouler sans qu’un grand nombre de ses proches et subordonnés en fussent informés, pour l’oser démentir absolument : par deux fois aussi bien il esquivera le terme de démenti lancé par son intervieweur.

    Voilà donc en quelques paroles le portrait d’un homme qui s’amuse par des jugements indiscrets à mettre en porte-à-faux, dans le secret de ses rendez-vous, la fragile diplomatie de son gouvernement, qui lorsque le public apprend ses manigances, n’y veut faire aucun commentaire, dans l’attente matoise de leur résultat et qui, lors même, enfin, qu’il se trouve accusé d’un désastre humanitaire et politique, n’a non plus l’honneur de les avouer, que le courage de les démentir, préférant traduire sa lâche dénégation par une profession de mépris et d’orgueil...

    Commentaire n° 37 posté par : Zapatrick le 22/03/2007 - 01:07:11

    cliquer sur l’hyperlien pour lire le commentaire en entier

    Voir en ligne : http://vanneste.over-blog.org/artic...

  • permalien K. :
    27 mars 2007 @18h04   « »

    « (M.) Sarkozy est revenu sur le fait que le Hezbollah était responsable de l’agression. Il a demandé [à M. Boïm] : "De combien de temps l’Etat d’Israël a-t-il besoin pour terminer le travail ?" Je lui ai répondu : "Une semaine à dix jours." »

    M. Boïm est surement un ami de Doug.

  • permalien M. Fournier :
    3 juillet 2007 @10h04   « »
    Attention aux dérives de la polémique (inintéressante) !

    Je ne trouve pas que votre interprétation des propos de N. Sarkozy soit pertinente, car même si je vous rejoins, dans le sens ou N. Sarkozy a donné aux journalistes une réponse politicienne à une question sur un sujet qu’il maitrisait peut être mal, le contenu de cette réponse est valable. Al Quaida est en effet une nébuleuse, que vous le vouliez ou non, et ne peut être résumée à la seule appartenance religieuse de ses chefs. C’est une organisation terroriste qui ne peut être définie dans un cadre uniquement religieux, et pour cette raison, la question de savoir si les activistes liés à Al quaida sont majoritairement sunnites ou chiites est d’ordre sociologique, mais n’a que peu d’intérêt sur le plan politique. Al Quaida ne peut être étudiée que dans un cadre politique, comme une organisation qui aliène, par sa spécificité idéologique, les finalités de l’islam, pour satisfaire des ambitions politiques d’envergures diverses, soit nationales (prise de pouvoir locale), soit internationales (diffusion de l’antioccidentalisme par des attentats provocant des réactions militaires occidentales au moyen orient).
    Définir la nature d’Al quaida en tenant compte principalement des divergences entre sunnites et chiites, c’est se complaire dans un regard sur les relations internationales réduit à de piètres préjugés occidentaux, au risque d’insulter les millions de pratiquants sunnites dans le monde.
    Par ailleurs, je crois que l’on ne peut juger des compétences d’une personnalité politique, en matière de relations internationales, que dans son approche globale d’un problème, et non par des questions portant sur des éléments précis. Le politique n’est pas un spécialiste, mais un coordinateur !
    Je finirais en vous disant que je vous fais pas de reproches, je ne fais que constater, et j’attends simplement des explications, quitte à engager le débat !
    Merci de votre travail.

  • permalien Illyrian :
    3 avril 2008 @08h44   « »

    J’aimerai poser une question contredisant les propos du bras droit d’Al-Qaida !En effet si les Etats Unis sont les premiers intervenants dans l’opposition de l’islam ou de l’independance des Etats islam ! Alors pouruqoi les Etats Unis ont-ils eté pour l’independance du kosovo pourtant c’est un etat où 75% de la population est musulmane ?D’autre part pourquoi Alqaida n’ont parle pas de l’independance du Kosovo puisqu’ils soutiennent tant les pays islam ??

  • permalien K. :
    24 novembre 2008 @22h13   « »

    Barack Obama spoke often and passionately about Darfur while campaigning. But the African holocaust that will confront him first is the ongoing slaughter in the Democratic Republic of the Congo écrit le Newsweek en titrant, “L’autre Holocauste de l’Afrique” (le premier étant celui du Darfour selon le Newsweek)

    Et si le journaliste de Newsweek dit bien que cet holocauste a fait 5 Millions de morts, il faudra lire le site FAIR pour savoir que l’"holocauste” du Darfour a fait entre 200,000 et 400,000 morts.

  • permalien K. :
    15 décembre 2008 @20h36   « »

    Sur le génocide au Congo, “Le Pays”, le journal le plus populaire au Burkina Faso écrit http://www.courrierinternational.co... (1) :

    « Dans un récent rapport, l’ONU semble découvrir les exactions rwandaises commises sur le territoire congolais. Un laxisme onusien qui ne manque pas d’agacer. »

    Ainsi donc, dans l’est de la république démocratique du Congo (RDC), il se passerait des choses peu catholiques [un rapport des Nations unies du 11 décembre accuse les autorités rwandaises de soutenir militairement les rebelles de Laurent Nkunda, et notamment d’armer des enfants soldats]. Depuis le temps que l’on parle de la collusion entre le Rwanda et la rébellion de Laurent Nkunda, du pillage des ressources minières du Nord-Kivu ou de l’exploitation des enfants dans la guerre. Depuis que la MONUC [Mission des Nations unies au Congo] est déployée dans le pays, observant les faits et gestes des différents belligérants, on croyait qu’il était clairement établi qu’un jeu trouble se jouait dans l’est de la RDC. Et que le temps était à l’action pour arrêter les exactions contre les populations civiles et restaurer la souveraineté du Congo sur cette partie de son territoire.

    Mais apparemment, l’ONU a des méthodes bien particulières. Elle a pris le temps qu’il fallait pour faire un point exact de la situation du conflit qui déchire la RDC. Un groupe de cinq experts commis pour enquêter sur la guerre dans l’est de la RDC vient de rendre son rapport, qui semble découvrir seulement maintenant ces faits anormaux. Naturellement, rien de nouveau n’y apparaît, sinon la confirmation de l’évidence même. Les appuis multiformes que le Rwanda apporte à la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ont toujours été dénoncés par Kinshasa, pour qui la solution du drame qui se joue sur son territoire est à Kigali.

  • permalien K. :
    15 décembre 2008 @20h42   « »

    Mahorou Kanazoe, Le Pays (2) ;

    L’exploitation de coltan par les rebelles dans la zone sous leur contrôle a aussi été relevée par le rapport onusien. Le pillage des ressources minières de la RDC est, on le sait, l’enjeu principal des conflits qui ravagent le pays. Là aussi, l’ONU évoque une réalité que certaines ONG n’ont eu de cesse de dénoncer. Enfin, la partie gouvernementale a aussi été épinglée, accusée qu’elle est de collaborer avec des groupes armés dans l’est de la RDC.

    "La grande question, au-delà de la littérature, c’est de savoir en quoi ce rapport peut faire avancer la recherche de la paix en RD Congo. Car une chose est d’établir des responsabilités dans le conflit, mais une autre est de faire en sorte que les coupables soient neutralisés. Le principal accusé, le Rwanda, a répondu, comme d’habitude, par le mépris, aux conclusions accablantes du rapport onusien. Comment exercer, dès lors, une pression sur un pays qui a toujours nié l’évidence sans subir le courroux de la communauté internationale ? Malgré les preuves que les experts de l’ONU disent détenir, le Rwanda paraît intouchable, tant il jouit d’une bienveillante attention auprès de certaines puissances, dont les Etats-Unis."

    Le pays de Paul Kagame a su toucher le coeur des Occidentaux en réveillant en permanence le terrible génocide qu’il a connu. Et c’est vrai, le sujet est d’une extrême sensibilité, surtout que certaines puissances et l’ONU n’ont pas bonne conscience, pour n’avoir pas pu empêcher le drame. Le Rwanda continue donc de surfer sur cette page sombre de son histoire, en invoquant des menaces venant de la RDC, où se sont réfugiés des Hutus accusés de génocide.

  • permalien K. :
    15 décembre 2008 @20h45   « »

    Mahorou Kanazoe, Le Pays (3 et fin) ;

    Et quand diplomatie et sentiments s’entremêlent, il est difficile d’agir. En tout cas, le Rwanda continue de renvoyer dos à dos les deux belligérants qui s’opposent sur le terrain, à savoir les Forces armées congolaises (FARDC) et le CNDP. Mais on voit bien que la stratégie du Rwanda consistant à se camoufler derrière son homme lige, Laurent Nkunda, a des limites.

    A Nairobi, les négociations piétinent parce que le pouvoir congolais sait qu’il n’a pas affaire à son vrai adversaire. Il négocie avec une sorte d’intermédiaire. Tôt ou tard, il faudra sans doute que Paul Kagame, le président du Rwanda, accepte de jouer cartes sur table. Les lois internationales sont suffisamment claires sur la déstabilisation d’Etats voisins. Le président George W. Bush, qui a créé le concept de guerre préventive dont se prévaut aujourd’hui Paul Kagame, ne sera plus bientôt aux affaires.

    La nouvelle administration peut ne plus continuer de fermer les yeux sur des violations aussi flagrantes du droit international. Une politique voulue par Bush au nom des relations privilégiées que les Etats-Unis entretiennent avec le pouvoir rwandais. L’heure est peut-être venue de redorer le blason du système des relations internationales, en respectant les décisions de l’ONU. Si Barack Obama veut créer une rupture en ce domaine, au Rwanda, il a des arguments solides avec le rapport des Nations unies.

  • permalien K. :
    7 février 2009 @09h43   « »

    New York Times :

    Les Etats-Unis ont planifié et financé une opération “anti-terroriste” de l’armée ougandaise en territoire congolais, opération qui s’est soldée par un échec mais a entrainé la mort de plus de 900 civils.

  • permalien K. :
    6 janvier 2012 @21h14   «

    Une nullité qui ne se dément pas :

    Après les guerres soit disant "inter-raciales" entre Soudanais du Sud, “noirs”, et Soudanais du Nord, “arabes”, on nous sert maintenant les guerres soit disant "inter-ethniques" entre Soudanais du Sud.

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