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300, la bataille des Thermopyles, Hollywood et le choc des civilisations

lundi 26 mars 2007, par Alain Gresh

Un immense succès au box-office américain. Selon une dépêche AP du 12 mars, « la bataille antique des Thermopyles, contée dans le nouveau film 300, a réalisé le premier véritable carton de l’année dans les salles nord-américaines, amassant 70 millions de dollars (53,21 millions d’euros) de recettes lors de son premier week-end, selon les estimations des studios ». Le film a débarqué sur les écrans français le 21 mars et semble connaître un succès important. Et cela alors que la critique des deux côtés de l’Atlantique a éreinté de film (lire, par exemple, la critique de Stephen Hunter, parue dans The Washington Post du 9 mars ,« ’300’ : A Loosing Battle in More Ways Thant 1 »). Une autre version cinématographique de la bataille des Thermopyles était déjà sortie en 1962, sous le titre The 300 Spartans.

A l’origine du film de Zack Snyder, une bande dessinée, 300 de Frank Miller – le créateur de Sin City – et Lynn Varley, parue en 1998 aux Etats-Unis, traduite en français en 1999 par les éditions Rackam et qui vient d’être republiée. En petit, un avertissement : « Ce livre est une pure fiction. Les noms, caractères, personnes et/ou institutions sont les produits de l’imagination de l’auteur. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé serait une pure coïncidence. » En quatrième de couverture, pourtant, ces quelques phrases : « L’armée persane – si puissante que la terre tremble sous ses pays – s’apprête à écraser la Grèce, île de raison et de liberté dans une mer d’obscurantisme et de tyrannie. Entre la Grèce et cette vague destructrice il y a un petit détachement d’à peine trois cents guerriers. Mais ces guerriers sont plus que des hommes... Ce sont des Spartiates. »

Le film, qui dure deux bonnes heures, ressemble à un jeu vidéo dominé par des hommes beaux et musclés, dopés aux amphétamines, affrontant des barbares (noirs ou de "type moyen-oriental") que l’on peut tuer sans aucun remords. « Pas de prisonnier », lance le héros, le roi Léonidas, celui-là même qui, au début du film, tue l’ambassadeur envoyé par les Perses et viole ainsi l’une des lois les plus sacrées des rapports entre les nations. Cet épisode, présenté comme un acte positif par le cinéaste, permet de tracer la ligne de démarcation entre « eux » et « nous ». Eux, ce sont barbares, qui ne méritent donc aucun respect, ni que leur soit appliqués aucune règle. Déjà, en 1898, Heinrich von Treischke, un expert en sciences politiques, soutient ce qui, pour nombre de ses contemporains, apparaît comme une banalité : « Le droit international ne devient que des phrases si l’on veut également en appliquer les principes aux peuples barbares. Pour punir une tribu nègre, il faut brûler ses villages, on n’accomplira rien sans faire d’exemple de la sorte. Si, dans des cas semblables, l’empire allemand appliquait le droit international, ce ne serait pas de l’humanité ou de la justice, mais une faiblesse honteuse. »

Il n’est pas étonnant que ce film suscite une forte polémique, notamment en Iran. La correspondante du Figaro à Téhéran a écrit un article (22 mars), « Téhéran dénonce une "guerre psychologique" de l’Occident ».

Dans leur critique, « This is merdaaaaa ! Péplum bushiste belliqueux, « 300 » exalte un héroïsme puéril », Alexis Bernier et Bruno Icher (Libération, 21 mars), écrivent : « L’histoire, en deux lignes, raconte la bataille des Thermopyles en 480 avant notre seigneur J.-C., durant laquelle une poignée de Spartiates fanatisés, conduits par le roi Léonidas, opposa une résistance farouche à la gigantesque armée perse de Xerxès. Prétexte à exalter la bravoure, l’esprit de sacrifice et la chaude camaraderie des soldats en jupette, cette histoire minimaliste est aussi l’occasion de dénigrer en vrac les politiciens et les religieux un ramassis de pleutres, corrompus et libidineux, les alliés ces mauvais guerriers qui vous abandonnent dès la première escarmouche et les pacifistes, "ces Athéniens philosophes et amateurs de garçons". Sans oublier, bien sûr, les étrangers en général, complaisamment décrits comme des basanés dégénérés. C’est que, selon l’idéologue neocon et ultraréac Frank Miller, cet épisode glorieux est rien de moins que « l’acte de naissance de la civilisation occidentale », des valeurs qu’il faut, aujourd’hui encore, avoir les couilles de défendre dans le sang et les larmes. »

A ceux qui penseraient que l’on « surpolitise » un film-jeux-vidéos, l’entretien avec Frank Miller, traduit par le site Loubnan ya Loubnan le 22 mars, devrait suffire à les détromper.

NPR : […] Frank, qu’en est-il de l’état de l’Union ?

Frank Miller : « Bon, je ne suis pas tant en train de m’inquiéter de l’état de l’Union que de l’état du front intérieur. Il me semble évident que notre pays ainsi que le monde occidental tout entier sont actuellement confrontés à un ennemi existentiel qui, lui, sait exactement ce qu’il veut... Les grandes cultures ne sont pratiquement jamais conquises, elles s’effondrent de l’intérieur. Et, franchement, je pense que beaucoup d’Américains se comportent comme des gamins trop gâtés à cause de tout ce qui ne fonctionne pas parfaitement en permanence. »

NPR : Hum, et quand vous dites que nous ne savons pas ce que voulons, quelle en est selon vous la raison ?

FM : Bon, je pense qu’en partie c’est lié à la façon dont nous sommes instruits. On nous dit constamment que toutes les cultures sont égales, et que tout système de croyance est aussi valable qu’un autre. Et en général l’Amérique est connue pour ses défauts plutôt que pour ses qualités. Quand vous pensez à ce que les Américains ont accompli, en construisant ces villes incroyables, et à tout le bien qu’ils ont apporté au monde, c’est plutôt un crève-cœur de voir autant de haine contre l’Amérique, pas seulement à l’étranger, mais même chez nous.

Pour une partie du public américain, ce film représente une revanche sur le 11-Septembre, une manière d’affirmer la supériorité des Etats-Unis sur les hordes islamiques qui menacent la civilisation.

Avant d’en venir à la « vérité historique », un mot sur l’image que le film donne des Spartiates dont il fait l’éloge : ils tuent les enfants malformés ; ils font de la guerre le summum de l’accomplissement des hommes ; ils interdisent aux femmes de siéger au sénat. La formation des jeunes hommes ressemble fort à ce que pouvaient rêver les régimes totalitaires, avec le sacrifice total de l’individu. Que, dans ce contexte, Sparte soit présentée comme l’avant-garde de la lutte pour la liberté et la démocratie est risible... Rappelons d’ailleurs que Sparte fut un modèle pour les nazis.

Vérité historique ? Nous ne disposons sur la bataille des Thermopyles que de sources grecques. Pourtant, même les Grecs, à l’époque, ne partageaient pas la vision raciste du film. Ni Hérodote, principale source d’information, ni les pièces de théâtre d’Eschyle, ne donnent une vision méprisante des Perses. Sur quelques faits historiques, on peut lire, de Touraj Daryaee, « Go tell the Spartans. How "300" misrepresents Persians in history », (14 mars 2007). Il rappelle notamment que l’esclavage était pratiqué en Grèce alors qu’il ne semble pas l’avoir été en Perse ; que le statut de la femme en Perse n’était pas "inférieur" à celui de la femme en Grèce, au contraire ; que le nombre de soldats qui se sont affrontés aux Thermopyles donné dans le film est hautement fantaisiste, etc.

Quant à l’idée que les Grecs auraient été "libres" contrairement aux Perses, elle repose sur des approximations et des amalgames. La première charte des droits a été donnée par Cyrus le Grand dans un texte que les Nations unies ont décidé en 1971 de traduire dans toutes les langues et qui contient notamment la tolérance religieuse, l’abolition de l’esclavage, la liberté du choix de la profession, etc.

Les racines de la vision idéologique qui s’affirme dans le film remontent, en fait, au XIXe siècle (lire Cyrus Kar, « The Truth behind ’300’ ») et à l’affirmation de la "supériorité européenne". Elle reste défendue par des spécialistes de l’histoire ancienne, comme Paul Cartledge, professeur d’histoire grecque à l’Université de Cambridge, dans son livre au titre significatif, Thermopylae. The Battle that Changed the World (Macmillan, Londres).

« Cet affrontement, écrit-il dans l’introduction, l’affrontement entre les Spartiates et les autres Grecs d’un côté et la horde perse (qui incluait des Grecs), était un affrontement entre la liberté et l’esclavage et était perçu comme tel aussi bien à l’époque que depuis. (...) La bataille des Thermopyles, en résumé, était un tournant non seulement de l’histoire de la Grèce classique mais dans l’histoire du monde... » Et la préface se termine par une remarque qui place une filiation entre les Thermopyles et le 11-Septembre.

Pour une contestations de ces inepties, on lira le livre de Marcel Detienne, Les Grecs et nous (Perrin), qui rappelle dans sa préface d’où est née cette idée que « nous » serions les descendants des Grecs. « Que “notre histoire commence avec les Grecs”, voilà, écrivait Lavisse dans ses Instructions, ce qu’il faut apprendre aux élèves des écoles secondaires, et sans qu’ils s’en aperçoivent. Notre histoire commence avec les Grecs qui ont inventé la liberté et la démocratie, qui nous ont apporté le Beau et le goût de l’Universel. Nous sommes les héritiers de la seule civilisation qui ait offert au monde “l’expression parfaite et comme idéale de la liberté". Voilà pourquoi notre histoire doit commencer avec les Grecs. A cette première croyance est venue s’en ajouter une autre, aussi forte que la première : ”Les Grecs ne sont pas comme les autres.” Comment d’ailleurs le pourraient-ils alors qu’ils sont au commencement de notre Histoire ? Deux propositions essentielles pour une mythologie nationale qui fait le plein des humanistes traditionnels et des historiens férus de nation. » Tout le livre de Detienne est une réfutation de ce caractère « exceptionnel » de la Grèce.

Arabie saoudite. Retour à la table des matières

Mettant fin aux rumeurs de remaniement ministériel, le roi Abdallah a décidé de prolonger dans leur poste pour quatre ans l’ensemble des ministres. Cette décision, présentée comme une preuve de stabilité, semble plutôt refléter la difficulté de mettre en cause l’équilibre des pouvoirs entre les princes les plus influents, qui ont dépassé un âge respectable (entre 70 et 80 ans) et qui, pour certains, occupent leurs fonctions depuis bien longtemps : ainsi, le prince-héritier Sultan est ministre de la défense depuis 1962, le prince Nayef est ministre de l’intérieur depuis 1975 et le prince Salman est gouverneur de Riayd depuis 1962. On avait beaucoup évoqué le remplacement de Saoud Al-Fayçal, le ministre des affaires étrangères (depuis 1975), par Bandar bin Sultan, l’ancien ambassadeur à Washington.

The New York Review of Books. Retour à la table des matières

La livraison datée du 29 mars de la revue contient une analyse par Brian Urquhart, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU, de deux livres : l’un sur la fin de l’impérialisme britannique au Proche-Orient, l’autre sur la lutte au conseil de sécurité sur l’Irak entre 1980 et 2005 (l’article n’est pas disponible en ligne). D’autre part, Joseph Lelyveld, spécialiste de l’Afrique du Sud, revient sur le livre de l’ancien président Carter et sur la comparaison entre le système israélien et celui de l’apartheid, dans un texte intitulé « Jimmy Carter and Apartheid ». Il montre notamment que le livre de Carter, malgré son titre (Palestine Peace Not Apartheid), n’aborde la comparaison que dans quelques paragraphes. Et qu’il manque, sur ce terrain en tous les cas, de profondeur. Sur ce sujet, on peut lire, dans Le Monde diplomatique de novembre 2003, l’article de Leïla Farsakh, « De l’Afrique du Sud à la Palestine ».

53 commentaires sur « 300, la bataille des Thermopyles, Hollywood et le choc des civilisations »

  • permalien Vvolodia :
    26 mars 2007 @19h25   »

    “notre histoire commence avec les Grecs” ?

    non, pas du tout. Notre histoire commence avec Jules César ; l’idée de démocratie est grecque. Ne pas oublier l’héritage chrétien de l’Occident, héritage chrétien issu du Judaïsme.

    je lis sur un blog, ". La performance des défenseurs de la Bataille des Thermopyles est souvent prise comme exemple pour défendre les avantages de l’entraînement, de l’équipement et du bon usage du terrain pour maximiser les potentiels de l’armée, c’est aussi un symbole de courage contre une force bien plus puissante. " http://dailyberowl.wordpress.com/bataille-des-thermopyles-des-300-spartiates/

    tout à fait Tsahal, vous ne trouvez pas ? même le nombre inférieur de défenseurs israéliens par rapport aux attaquants arabes.

    Quand à ce que vous appelez des " des barbares (noirs ou de "type moyen-oriental") " je n’ai vu qu’un affiche, mais j’ai trouvé au contraire qu’ils ressemblaient aux bas-relief que l’on peut admirer

    http://www.art.com/asp/sp-asp/_/pd—11955998/BasRelief_of_the_Arrival_of_the_Medes_on_Apadana_Staircase_Pe rsepolis_TakhtE_Jamshid_Iran.htm

    non, je suis désolé, http://www.dvdrama.com/galerie/300_/10/

    mais si ce sont les perses, on dirait des arabes.

    Ce n’est pas grave, les américains lambdas n’ont pas la réputation d’être très cultivés, perses, arabes, c’est du pareil au même pour eux.

  • permalien Jeff :
    26 mars 2007 @21h11   « »

    Merci Alain Gresh de citer la contribution de Nidal. Dans son article, d’autres considérations que celles d’Alexis Bernier et Bruno Icher dans Libération sont prises en compte : notamment le parallèle entre l’idéologie spartiate et la politique actuelle des néoconservateurs états-uniens. Cette analyse est vraiment très intéressante. A lire donc : http://tokborni.blogspot.com/2007/03/les-thermo-piles-perses-anctres-des.html

    Bonsoir à tous

  • permalien K. :
    26 mars 2007 @21h43   « »

    Brzezinski, dans le Washington Post du 25/3 (traduction Contre Info) : « Les films et les séries TV dans lequels les personnages de méchants ont les traits reconnaissables d’arabes, parfois soulignés par leurs pratiques religieuses, exploitent l’anxiété des spectateurs et stimulent l’islamophobie. Les stéréotypes physiques attribués aux arabes, tout particulièrement dans les dessins humoristiques de presse, ont été bien souvent traités d’une manière qui évoque douloureusement les campagnes antisémites de l’époque nazie. Récemment, même des associations d’étudiants ont été impliquées dans de telles campagnes, oubliant apparemment le dangereux lien qui existe entre la propagation de la haine raciale et religieuse et le déchainement de crime sans précédent de l’Holocauste. »

  • permalien Ana :
    26 mars 2007 @22h03   « »

    300, l’unité nationale iranienne et les dollars- Dedefensa, rubrique bloc-notes, 25 mars 2007

    (...) " Ainsi, 300 est-il un film d’inspiration neocon alors que la notoriété des neocons a sombré dans le ridicule (sans pour autant perdre de son influence, mais sans doute ceci explique-t-il cela). Cela justifie ce jugement de 300 par Williams : « Snyder’s 300 is an uncritical reflection of neocon foreign policy filmed at a time when that crazed ideology was at its most influential. Now it’s been released, it looks like a video war-game… »

    Mais l’essentiel est ailleurs. 300 a fait rentrer $40 millions de recettes dans ses quatre premiers jours d’exploitation."

  • permalien K. :
    26 mars 2007 @22h29   « »

    Brzezinski rappelle « ...le dangereux lien qui existe entre la propagation de la haine raciale et religieuse et le déchainement de crime sans précédent de l’Holocauste ».

    Mais Brzezinski n’est certainement pas uniquement motivé par son sens moral puisqu’il ajoute : « l’administration pourrait être en train de préparer la justification d’une guerre avec l’Iran. Une telle guerre plongerait les USA dans un conflit prolongé qui s’étendrait de l’Iran à l’Irak et à l’Afghanistan, et peut-être également au Pakistan. »

    Autrement dit Brzezinski a compris que vouloir “Holocauster” 1 milliard et 200 millions de musulmans s’avèrera être une autre paire de manches que l’Holocauste juif. Combien étaient les juifs en 1939 ?

    Et puis, il y a un pays dans la région dans lequel se trouvent de nombreux partisans des talibans, de nombreux partisans d’Al Qaeda, dont la capitale est dans un chaos constant et une crise sectaire, et il a une bombe [nucléaire]— il est appelé Pakistan (...) Qu’est-ce qui se passera si Mousharraf s’en va ? Le Pakistan est une des régions plus fragiles et les plus dangereuses... Le Pakistan, celui-là meme qui risque “peut-être” d’être impliqué dans le conflit..

    Et la chine, l’Inde, autres puissances nucléaires, ne resteront certainement pas les bras croisés devant l’envolée des prix du pétrole, comme le rappelle Noam Chomsky.

    En fait d’Holocauste, c’est bien un risque d’Holocauste planétaire qui pourrait se présenter.

    Alors comme le dit Brzezinski, « Assez d’hystérie, stoppons cette paranoïa ».

  • permalien mHarty :
    26 mars 2007 @23h39   « »

    « Rappelons d’ailleurs que Sparte fut un modèle pour les nazis. »

    Juste une petite précision.

    N’oublions pas dans le même temps que la cité de Lacédémone fut aussi un modèle pour Jean-Jacques Rousseau, un des fondateurs de la démocratie moderne. Il en fait d’ailleurs l’éloge dans le Discours sur les sciences et les Arts, la raison principale étant justement la soumission des différents intérêts individuels à la collectivité, à l’État, à l’intérêt général.

  • permalien Ahmad :
    27 mars 2007 @03h10   « »

    salam, pas besoin d’aller chercher aux états unis ,il sutiift de lire les éditoriaux du journal criminel et assassin, le journal le monde dont les éditoriaux sur l’iran vont exactement dans le sens de ceux qui veulent une guerre en iran, mais quand on voit par qui est dirigé ce journal jean marie colombani, un ami de bernard henri levy, un homme qui soutien les pire crime sioniste ,un homme qui à tant menti, tant calomnier. Et après le journal le monde, fait la morale, au monde, mais il est pas sur que ceux a qui s’adressent cette morale est autant de sang et de soufrance sur les mains, que les dirigeants du journal le monde.

    Salam

  • permalien Pierre :
    27 mars 2007 @06h31   « »

    ... où l’honneur perdu des vertus étasuniennes :

    "L’ordre mondial qui s’est formé autrefois autour des valeurs libérales US, s’est évaporé." (Lettre ouverte au mouvement anti-guerre par Hana Al Bayaty)

    Comme toujours en cas de crise, Hollywood (et Dr Freud) mettent en route la machine a "repuceler" les bonnes consciences.

    Car ce n’est pas la réalité qui apportera le rêve : Témoin d’un viol collectif de femmes irakiennes par ses supérieurs, un déserteur américain avoue que l’armée de son pays est composée de terroristes !

    A force de vouloir faire du synthétique à tout prix en croyant pouvoir intervenir dans le quotidien de chaque terrien, le citoyen étasunien voit se façonner un monde à la hauteur de ses cauchemars et the nightmare come true.

    Le succès de ce film est en soit un témoignage de l’immense détresse de l’opinion , de plus en plus saisie par une autre "épopée cinématographique" qui pénettre dans les foyers à l’heure du pane-cake : Des soldats étatsuniens tirent sur des civils irakiens non-armés (vidéo), et qui est beaucoup moins héroïque.

  • permalien Vvolodia :
    27 mars 2007 @10h23   « »

    cessez donc de vous imaginer que le spectateur lambda voit plus loin que le bout de son nez lorsqu’il va au cinéma. Il y a des belles batailles, "on" dit que c’est un énorme succès, la jeunesse va s’y précipiter, et basta. Ils n’auront pas changé pour autant, iront toujours au Mac do, et seront toujours aussi anti-américains, tout en rêvant d’aller faire un tour aux States.

  • permalien Alain :
    27 mars 2007 @11h13   « »

    A tou(te)s,

    pour raison garder, et afin de maintenir une certaine pertinence dans les commentaires de ce blog, merci de ne pas nourrir le troll Vvolodia. Ignorez le, tout simplement.

  • permalien François Rall :
    27 mars 2007 @11h16   « »

    Je trouve que vous surestimez un film qui, finalement s’avère assez représentatif des orientations impérialistes du cinéma américain à peu d’excéption près. Qu’il soit ultra-compassionnel (comme dans Blood diamond), un peu critique (Black hawk down, Alexander, Troy) ou ultra-militariste (rappelez-vous les Rambo, Top Gun, Pearl Harbor, une très longue liste en fait),le ciné US d’aujourd’hui ne fait que délivrer les mêmes messages : "généreux ou agressif envers vous (les pauvres, les musulmans etc), nous les occidentaux sommes quand même, in fine, meilleurs que vous, votre intérêt est de vous soumettre à notre modèle de liberté et de démocratie".

    D’autre part, la vision des Perses déguisés en ninjas portant des masques de carnaval et de Xerxes ressemblant à un gogo-dancer du Queen relativise la portée du film. C’est d’abord un "divertissement" pour jeunes spectateurs avides de violence graphique, qui l’oublieront au prochain blockbuster.

  • permalien Vv :
    27 mars 2007 @12h00   « »

    Absolument d’accord, ce film n’a aucune importance, et aucune personne sensée n’irait voir ce genre de navet ; il ne faut pas lui donner plus d’importance qu’il n’en a, c’est nourrir la haine, c’est se mettre au même niveau que le metteur en scène, c’est lui faire de la publicité.

    Désolé, Monsieur Gresh, de ne pas savoir servir la messe.

  • permalien Alain Gresh :
    27 mars 2007 @12h08   « »

    Deux remarques. D’abord à propos de l’admiration de Rousseau pour Sparte ; elle était réelle, mais je ne pense pas qu’il considérait comme positif ce que le film montre comme positif. Comme d’autres "mythes", Sparte a pu être utilisée par des idéologues très différents ; mais il n’est pas indifférent que les nazis aient glorifié cette cité-soldat. D’autre part, le film a-t-il une importance ? Oui, pour deux raisons. Il a été vu par un grand nombre de spectateurs aux Etats-Unis et les débats sur quelques sites montre qu’il a été tout à fait "compris" : une glorification de la guerre américaine contre le terrorisme ; ensuite parce que cette relecture de la bataille des Thermopyles n’est pas limitée au seul cinéma. Le livre que je cite de l’historien britannique Paul Cartledge en est une preuve.

  • permalien Jean :
    27 mars 2007 @12h58   « »

    Cet enthousiasme populaire pour un message idéologique simpliste rassurant et fédérateur est-il véritablement nouveau ? Et son instrumentalisation ?

    Regardez un bon "James Bond", populaire s’il en est. Tout y est : les bons et les méchants (soviétiques, jaunes, rasés ou bronzés selon les époques et les circonstances), l’altérité vue au mieux avec une condescendance délicieusement coloniale, la supériorité indiscutable de la civilisation occidentale, où la technique intrinsèquement positive doit être protégée des utilisations forcément dévoyées et perverses qu’en feront immanquablement les méchants, la justification des alcôves du pouvoir protégeant les bons citoyens malgré eux, le droit de tuer les méchants et avant tout les traîtres, jusqu’à l’héroïsme salvateur du monde suscitant l’enthousiasme du spectateur...

    Voir également l’impressionnante production US de films de série B sur des thèmes identiques.

    Finalement, quoi de neuf dans la propagande idéologique ?

    Cordialement

  • permalien Siosnaarf :
    27 mars 2007 @14h19   « »

    Certes la propagande étatsunienne se fait aussi par hollywood et certes in fine des valeurs inscrites dans un film peuvent faire leur chemin dans le subconscient des gens. Mais postuler qu’un film de fiction hyper-stylisé (jusqu’à la caricature) inspiré du comic book puisse avoir une telle influence sur la population (et la jeunesse) mondiale n’est-ce pas rejouer l’éternelle critique, toute aussi conservatrice, de la fiction qui "donne des mauvaises idées à aux gens, et surtout aux jeunes". Tout y est passé, aux Etats-Unis comme en France, sur l’influence néfaste des jeux-vidéo, des dessins animés violents, des musiques violentes (hard-rock, rap, etc.) Ce qui offre toujours des boucs émissaires faciles qui permettent d’occulter les vrais problèmes (cf. la démonstration de Michael Moore dans "Bowling for Columbine".) Et même si "300" est un film idiot et gore, n’a-t-on pas le droit d’aller voir un film de ce genre ? Les spectateurs sont-ils abrutits à ce point qu’ils vont, à coups sûr, superposés dans leur esprits l es représentations des Perses du film avec les Iraniens d’aujourd’hui ? D’autant que les "héros" du film n’inspirent que difficilement à une douce indentification. Certes le cinema américain véhicule ses valeurs depuis toujours avec une puissance de diffusion inégalée, mais la specificité de la fiction et de l’interprétaion par le spectateur est plus complexe que cela. La meilleur propagande est de loin celle diffusée par ceux qui nous informent.

  • permalien sanglier :
    27 mars 2007 @14h34   « »

    Je suis d’accord avec M. Gresh quand il met en valeur l’idéologie sous-jacente à cette exploitation cinématographique de la BD de Miller. Sa citation de l’historien de Cambridge est pertinente de ce point de vue. Mais deux remarques. D’abord, ce n’est pas parce qu’on peint la xénophobie des sociétés traditionnelles passées qu’on doit passer soi-même pour un xénophobe. Si la xénophobie est un problème grave à notre époque démocratique et surtout mondialisée, elle ne l’est pas à l’époque de Sparte, et il ne s’agirait pas de la minimiser, sous prétexte d’une harmonisation avec nos propres aspirations politiques. Ensuite, je tiens à souligner qu’il y a quand même une distance à la fois entre la BD et le film, dont le propos politique est plus développé, et entre ce qui apparaît à l’écran et ce que peut penser M. Miller. La citation de l’entrevue avec le bédéaste de ce point de vue m’est apparue peu pertinente, et tomber un peu à plat. Le but avoué de Miller dans ses BDs est de faire du divertissement, pas d’avoir un discours politique. Certes il aime la violence et les types virils un peu bestiaux, et alors ? De ce point de vue, je pense qu’il ne faut pas exagérer l’engagement idéologique de Miller, et redonner à ce film, comme à la BD, la portée qui est la sienne : celle d’un simple divertissement, qui n’a aucune ambition de recréation historique. Il n’est pas la peine de souligner les invraisemblances du film ou de la bd, elles sont tout à fait assumées, je pense, par Frank Miller. Dans la BD, les spartiates combattent nus : qui a jamais entendu parler de guerriers grecs combattre nus, à part dans les concours d’athlétisme ? Je pense que Miller n’est pas aussi bête et réactionnaire qu’on le croit. Qu’il soit conservateur, certes. Qu’il travaille sur une image de l’homme pas particulièrement fine, soit. Mais que l’exploitation cinématographique de sa BD ait dépassé idéologiquement son propos avant tout de "défouloir", j’en fais également volontiers l’hypothèse.

  • permalien sanglier :
    27 mars 2007 @14h43   « »

    Pour aller dans le sens de Siosnaarf, je rappelle que Miller lui-même, dans une entrevue pour la sortie du film "Sin-City", affirmait qu’il ne croyait absolument pas à la règle d’or "monkey see, monkey does", appliquée par les critiques et les censeurs quand ils constatent qu’un film met en scène des pervers, des fascistes, des scènes de violence ou de viol, etc. Ce n’est pas parce que 300 met en scène des guerriers bornés que Miller est lui-même un pro-militariste borné et par ailleurs que son film va encourager les spectateurs soi-disant fragiles et influençables à devenir aussi bornés et militaristes que les spartiates tels qu’ils sont mis en scène dans le film.

  • permalien Vv :
    27 mars 2007 @15h04   « »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/300_(bande_dessin%C3%A9e)

    300 est une série de comics écrite et illustrée par Frank Miller et colorisée par Lynn Varley. Elle a été originellement publiée par Dark Horse Comics en 1998.

    l’origine, 300 fut publié de manière périodique sous la forme d’une mini-série par les éditions Dark Horse Comics. La première partie parut en mai 1998. Les 5 parties sont nommées Honneur, Devoir, Gloire, Combat et Victoire.

    La série complète a ensuite été publiée en un seul tome en 1999.

    La première partie parait en 1998. A l’époque, je ne crois pas que faire la guerre à l’Iran ait été à l’ordre du jour aux USA. Faut pas pousser.

  • permalien Pierre :
    27 mars 2007 @15h48   « »

    En dehors de toute considération "esthétique" ou "idéologique", concernant ce film, ou les intentions de ses auteurs, force est de constater qu’il a aujourd’hui trouvé son public :

    Si on regarde la liste des 100 films les plus vus aux U.S.A., on s’aperçoit que ces "rencontres" ne sont pas vraiment le fait du hasard, ou du "divertissement".

    Au (presque) hasard, et chronologiquement :

    - 1936 Les Temps modernes

    - 1940 Les Raisins de la colère

    - 1941 Citizen Kane

    - 1942 Casablanca

    - 1946 La Vie est belle

    - 1961 West Side Story

    - 1964 My Fair Lady

    - 1967 Bonnie and Clyde

    - 1967 Devine qui vient dîner

    - 1969 Easy Rider

    - 1969 Macadam Cowboy

    - 1969 La Horde sauvage

    - 1977 Rencontre du troisième type

    - 1977 La Guerre des étoiles

    - 1978 Voyage au bout de l’enfer

    - 1979 Apocalypse Now

    - 1981 Les Aventuriers de l’arche perdue

    - 1982 Tootsie

    - 1982 E.T. l’extra-terrestre

    - 1986 Platoon

    - 1994 Pulp Fiction

    Cette liste pourrait servir de table des matières pour une histoire des États-Unis.

    Elle montre (rien que par les titres) les montées militaristes, les périodes d’insouciance, les problèmes raciaux, ou sociaux, les "évasions surnaturelles".

    Dans la liste apparait aussi la proximité de films de guerre et du films de science fiction (comme si ils répondaient aux mêmes besoins).

    Aujourd’hui, c’est 300, la bataille des Thermopyles qui rencontre son public, c’est à dire une exacerbation de valeurs virtuelles.

  • permalien tottof :
    27 mars 2007 @18h09   « »

    Après avoir vu le film 2 fois, je vous fait part de mes réactions :

    Tout d’abord, un bon divertissement, des bonnes scènes d’actions, et pour un passionné de films de guerres antiques, il faut le dire, de belles scènes de bataille. Les techniques spartiates sont particulièrement bien illustrées.

    Bref, tout ce que je veux dire, c’est qu’il faut savoir regarder les choses pour ce qu’elles sont : c’est un film, avec des scènes de guerre, et c’est tout. Enfin, oui, bien sur, on peu voir la dedans un message de propagande contre l’Iran, un message destiné à reveiller les pulsions guerrières qui sommeillent en nous... mais cela n’est qu’une interprétation.

    D’ailleurs, en ce qui me concerne, je n’ai pas spécialement envi d’aller décapiter un iranien. J’ai plutôt toujours eu envi d’aller visiter le pays et de le découvrir. Ce film n’a rien changé chez moi. Car ce n’est qu’un film. Il faudrait arrêter de croire que le grand public est si perméable. Mais il est évident que si tout le monde cri à la manipulation de masse, les gens vont voir le film sous cet angle politisé..

    Cordialement

  • permalien Vv :
    27 mars 2007 @18h53   « »

    peut-on penser qu’il y a des incendiaires dont le but est de chauffer les esprits, contre l’Amérique, contre les juifs sionistes ? En effet, je crois que l’on ne peut impunément dénigrer (à tort ou a raison, ce n’est pas le problème) une communauté, sans que cette communauté n’en subisse les conséquences.

  • permalien jugurta :
    27 mars 2007 @20h31   « »

    Bonjour à toutes et tous, j’allais poster un commentaire sur un ce film que j’ai vu ce week-end et que j’ai trouvé très réussi dans la forme, esthétiquement beau, original et innovant...

    mais totoff est passé par la et il a dit le nécessaire...arrêter de croire que les films ont une influence sur les cerveaux des individus seraient certes naif, mais sur interpréter un pur divertissement c’est tout autant se fourvoyer....non ??

    300 c’est un movie, non un film...un sunday movie....même s’il l’on peut l’interpréter comme un film néocon, ça reste du divertissement...

    Enjoy !!

  • permalien saintyves :
    27 mars 2007 @21h24   « »

    Bonsoir

    plusieurs questions me viennent à l’esprit, et surtout celle-là :

    - POURQUOI MAINTENANT ?

    Ah non, une autre me demange :

    - QUELLE EST L’INFLUENCE SIONISTE SUR HOLLYWOOD

    Il serait interressant de connaitre aussi la reaction des Iraniens face à ce film.

    L’article du Figaro traite de cette reaction à la sortie du film, et denonce la propagande neocon contre Teheran

    Tiré d’une bande dessinée de l’Américain Franck Miller, ce film ne prétend pas être historique. Il revisite délibérément la bataille du général grec Léonidas contre les Perses, en 480 avant J.-C., et qui marqua un tournant dans la progression de l’empire achéménide. « Mais ce n’est pas une raison pour faire du roi Xerxès un homosexuel et pour présenter l’armée de Perse comme une bande de monstres ! », râle Amir Eslami, un étudiant téhéranais, signataire d’une des nombreuses pétitions anti-300 qui circulent sur Internet. L’affaire a, en effet, très rapidement déteint sur le Web, où critiques et appels au boycottage du long-métrage fusent de toutes parts, de Téhéran à Los Angeles, qui héberge une importante diaspora iranienne.

    Voir en ligne : Téhéran dénonce une "guerre psychologique" de l’Occident

  • permalien saintyves :
    27 mars 2007 @21h44   « »

    Sur petitiononline :www.PetitionOnline.com

    Le nombre total des signataires de la petition denonçant ce film a atteind à 21h36 : 50686 Signatures

    http://www.petitiononline.com/mod_perl/signed.cgi?wpci96c

  • permalien chahid :
    27 mars 2007 @23h14   « »

    Ecoutez, si on veut « taquiner » ces gens là et répondre à l’intérieur de ces idioties messianiques et apocalyptiques de Hollywood, il est facile de leur citer un exemple plutôt « réelle » et non pas un mythe ! Le Hizbollah avec ses 5000 hommes a fait face à une armée israélienne dite la plus puissante de toute la région. C’est le même scénario pas vrai ?! Pour l’affiche on mettra : « 5000, la victoire divine » ! ;) Chahid

    Voir en ligne : Le dilemme des électeurs français.

  • permalien chahid :
    27 mars 2007 @23h32   « »

    À Herzliya, Benjamin Netanyahu a annoncé à l’auditoire qu’une stratégie avait été déterminée contre l’Iran dans laquelle Israël jouait un rôle important : Diffuser dans les médias l’idée que l’Iran, dans la ligne du Reich nazi, s’apprête à détruire les juifs ! Les « médias » c’est Hollywood aussi !

    Voir en ligne : À Herzliya, Israël dévoile sa stratégie contre l’Iran

  • permalien
    28 mars 2007 @00h03   « »

    Pas 5000, mais 3000 Chahid. Et ils n’ont jamis ressenti le besoin d’appeler plus d’hommes. Et là, ce n’est pas les mensonges de la bataille des Thermopyles. Voir : Comment le Hezbollah a-t-il vaincu Israël ? Alastair Crooke et Mark Perry, traduit sur le site TLAXCALA.

  • permalien FK :
    28 mars 2007 @06h47   « »

    D’abord il faut commencer par le film, et l’experience de voir le film (pour moi qui vis aux usa, cette experience est differente, bien sur). 1)le film : Le "script" date de 2005-2006 meme si la bande date de 1999. Des expressions comme "freedom is not free" et une vingtaine d’autres references a des slogans politiques aux usa d’aujourdhui confirme que la realization du film se veut d’abord et surtout politique. Il n’est pas question de voir le film uniquement comme un objet esthetique. 2) La propogande ontologique : les nouveaux moyens de produire la subjectivite comptent sur les images et les impressions emotives directes qui definissent la realite de soi en annihilant l’autre. Le contraste entre Spartates et "le reste" n’es t pas une opposition, mais une annihilation qui produit "la verite" de ces autres pour tout spectateur-innocemment, n’importe qui verra ce film sera transforme par la pratique ontologique de produire le sens des "autres". Aux usa, les millions qui ont vu ce film ont pu eprouver une experience productive de leur subjectivite, ou le militarisme raciste et le sens de superiorite remplira le vide emotionel de leur existence morose et l’ignorance complete des affaires du monde. Cette ideologie ontologique est tres effective ! FK

  • permalien K. :
    28 mars 2007 @07h54   « »

    Michael Carmichael :

    « La diabolisation des musulmans dans la culture populaire américaine est patente, cela se passe sous vos yeux, et est accueilli tout naturellement. Dans la très populaire série télévisée 24, un scélérat musulman nommé "Marwan", a retenu le héros américain, Jack Bauer, en otage. Les musulmans jouent fréquemment le rôle des scélérats dans 24 dans un processus de diabolisation qui se laissera ressentir pendant des générations. »

    « Le processus de diabolisation des musulmans et la fabrication de l’islamophobie sont maintenant un phénomène global. Un exemple est le film Disney, Aladin, qui est paru au début des années 1990. Beaucoup de soldats américains qui servent maintenant en Irak ont vu Aladin pendant leur enfance quand ils étaient vulnérables psychologiquement aux programmes TV, et à la diabolisation des cultures étrangères peintes comme ennemies des valeurs américaines essentielles. Dans Aladin, les scélérats sont tous représentés comme des arabes qui parlent avec un accent arabe, alors que Aladin est peint comme un jeune américain avec un accent américain. Cette tactique n’est rien moins que la diabolisation transparente des arabes- c.-à.-d. l’arabophobie. »

    Voir en ligne : Propaganda and the Politics of Perception

  • permalien K. :
    28 mars 2007 @08h09   « »

    “...la diabolisation des cultures étrangères”..

    Pas seulement, mais également la réappropriation. Je me souviens d’une exposition de Masques africains dans un des musées de Paris. Le conservateur en chef du musée d’Abidjan à l’époque (il y a plus de 15-20 ans) avait été scandalisé par certains aspects de l’exposition et avait déclaré : « aprés avoir longtemps nié notre culture, vous tentez maintenant de vous la réapproprier.. »

  • permalien Pierre :
    28 mars 2007 @08h35   « »

    Plus subtil, dans "les aventuriers de l’arche perdue" (1981), les arabes gentils amis des "alliés" ont un "look sunnite", et les méchants arabes amis des nazis et de l’axe ont un "look chiite".

    Les soldats de l’axe du bien (et leurs commanditaires) connaissent (et reconnaissent) aujourd’hui leurs ennemis

  • permalien
    28 mars 2007 @09h10   « »

    c’est vrai, ça, et tout le monde sait que les attentats de N.Y, Madrid, Londre, Paris-gare du Luxembourg, ce sont les américano-sionistes les coupables. Bien entendu, je n’évoque même pas les nombreux attentats en Israël, ni les nombreux otages assassinés devant des caméras, et dont le martyr a été diffusé sur internet.Tout ça, c’était de la propagande américano-sioniste.

    Quand aux masques africains et à la culture africaine que la France voudrait se réapproprier, je ne vois pas comment nous pourrions faire, avec la meilleure volonté du monde. C’etait idiot, cette réflexion.

  • permalien Petit Bonsai :
    28 mars 2007 @10h57   « »

    Plus je lis les commentaires, et plus je doute d’avoir vu les mêmes bobines de film que vous. J’ai vu un pur film d’action avec des sortes de gladiateurs avides de sang et de combats d’un côté et une immense armée avec des supers guerriers (les Immortels), des monstres et beaucoup de chair à canon. Les gladiateurs commandés par un barbu qui exalte la mort au combat et l’immense armée par un géant tout chauve et percé comme le Prince Albert., qui propose un marché.

    Si les Iraniens se plaignent de la représentation de l’armée perse, que devraient dire les Grecs ? Car, on ne peut pas dire que leur représentation dans le cinéma hollywoodien ait été à leur avantage ces derniers temps : Troie dont je n’ai rien à dire car je ne me souviens que de l’Illiade d’Homère, le film ayant été si fade ; Alexandre, dans lequel les Grecs sont des blonds péroxydés qui passent leur temps à se battre et à coucher ensemble. Car après avoir vu ce film, qui pourrait croire qu’Alexandre ait bati et rasé tant de cités, gagné et perdu tant de batailles, conquis la moitié du monde connu, etc etc ; et enfin 300, où les Grecs sont soit des brutes (les Spartiates), soit des monstres avides de jeunes filles (les drôles d’Oracle), soit des politiciens corrompus. Pauvre Grèce...

    Dernière chose : dans l’Arche Perdue, les méchants arabes qui aident les nazis sont des Turcs.

  • permalien Pierre :
    28 mars 2007 @11h00   « »

    Le bras de fer entre le président Bush et les démocrates sur l’Irak se poursuit

    Les démocrates ont cependant fait part de leur détermination à poursuivre le bras de fer avec George Bush. "Cette guerre ne mérite pas qu’on verse la moindre goutte supplémentaire de sang américain", a déclaré le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid.

    Puis, il a répliqué à la menace de veto présidentiel : "Nous aurions espéré que le président comprenne à quel point nous sommes sérieux, à quel point le peuple américain l’est, et que, au lieu de formuler toutes ses menaces, nous puissions travailler avec lui" (sur la recherche d’un compromis).

  • permalien Pierre :
    28 mars 2007 @11h24   « »

    Non, Petit Bonzaï, les méchants arabes dans "les aventuriers de l’arche perdue" (1981) étaient perses :

    La première victoire américaine dans la guerre contre le terrorisme a été remportée par Ronald Reagan le 20 janvier 1981, le jour même de son investiture.

    Ceux qui étaient turcs, c’étaient les vrais alliés des allemands pendant la première guerre mondiale, dans l’histoire pour de vrai.

  • permalien
    28 mars 2007 @12h02   « »

    http://www.iran-resist.org/article3283

    Le Pen est du même avis que vous concernant l’Iran. C’est une référence certaine.

  • permalien Jean :
    28 mars 2007 @12h54   « »

    Hé oui, 12:02 !

    L’attitude de nos dirigeants est tellement affligeante et scandaleuse, en matière de politique étrangère, qu’en prenant le plus stupidement du monde leur contre-pied, même un JMLP peut dire des choses qui te semblent "pro-arabes", selon ton probable vocable.

    Mais si JMLP n’est pas un bellisciste atlantiste ni sioniste, il n’en a pour autant pas grand chose en commun avec ceux qui se battent pour défendre le respect du droit international.

    Merci pour ta passionante intervention, qui a le mérite de mettre en lumière l’incurie de notre classe politique, actuelle ET apparemment future.

  • permalien
    28 mars 2007 @18h50   « »

    mais, Petit Bonsai, "ils" n’ont pas vu le film, "on" leur demande de penser d’une certaine manière, alors ils pensent de cette manière. De vrais moutons de panurge. Il faut absolument victimiser les iraniens, et le monde arabo-musulman. Tout prétexte est bon à prendre.

  • permalien K. :
    28 mars 2007 @21h02   « »

    Au premier degré :

    « Durant le film, une chanson interroge le spectateur : Seriez-vous prêt à vous battre pour la liberté / La liberté n’est pas gratuite / Il faut la défendre / Ou nos enfants en paieront le prix / Seriez-vous prêt à vous lever pour la liberté / Ou fuirez-vous comme des femmelettes ? »

    « Les références idéologiques sont plutôt claires, non ? Pas pour nos critiques, qui ont feint de ne pas les comprendre. Maintenir le lecteur dans l’état pré-foetal de la pensée gauchiste est un devoir qui exige toutes les dérives, même les plus grotesques. »

    « Leur laxisme [les critiques] n’est pas innocent. Sous ses acclamations wagnériennes, "300" roule 100% à la testostérone. Pour nos chers journalistes émasculés, ce défaut est rédhibitoire. A moins de se risquer à une greffe, ils ne peuvent apporter leur caution à cette fresque qui évoque étrangement l’héroïsme d’hommes libres, debouts, face à une horde d’envahisseurs en turbans qui leur promettent l’esclavage, la destruction totale de leur culture et intiment l’ordre à leurs femmes de se taire. Cela ne vous rappelle rien ? »

    « "300", c’est l’Amérique qui est en guerre. Elle le hurle. Et derrière elle, c’est tout l’Occident qui gronde. »

    Le site, français, serait néoconservateur.

    Voir en ligne : Le hurlement des "300"

  • permalien K. :
    28 mars 2007 @22h27   « »

    La Propagande selon Lord Ponsonby (16 Février 1871 - 23 Mars 1946)

    Il faut faire croire :

    1 que notre camp ne veut pas la guerre

    2 que l’adversaire en est responsable

    3 qu’il est moralement condamnable

    4 que la guerre a de nobles buts

    5 que l’ennemi commet des atrocités délibérées (pas nous)

    6 qu’il subit bien plus de pertes que nous

    7 que Dieu est avec nous

    8 que le monde de l’art et de la culture approuve notre combat

    9 que l’ennemi utilise des armes illicites (pas nous)

    10 que ceux qui doutent des neuf premiers points sont soit des traîtres, soit des victimes des mensonges adverses (car l’ennemi, contrairement à nous qui informons, fait de la propagande).

  • permalien K. :
    28 mars 2007 @23h37   « »

    Il n’y a pas que les films, mais aussi les livres. Par exemple ceux que lit Bush le petit. Et d’aprés Jim Lobe ça a son importance, parce qu’ils ont toujours été “jusqu’ici un facteur prédictif remarquablement fiable de ses vues politiques”.

    En effet « Pendant l’été 2002, (...), on a vu Bush porter une copie de "Supreme Command" qui venait juste d’être éditée et dont l’auteur était l’historien militaire néoconservateur (et récemment nommé [par Rice] conseiller au Département d’Etat) Eliot Cohen. Le livre a argué du fait que les plus grands chefs civils des temps de guerre, notamment Abraham Lincoln et Churchill, ont eu un sens stratégique bien meilleur que leurs généraux — un message particulièrement opportun dans les mois qui ont précédé la guerre d’Irak quand un nombre étonnant de l’élite militaire exprimait de fortes réserves au sujet de l’imminente invasion. »

    Or les comptes-rendus d’un « déjeuner littéraire » ayant eu lieu le 28 février [2007] « à la Maison Blanche suggèrent que les goûts littéraires du Président George W. Bush vont toujours plus à droite, et deviennent même apocalyptiques. »

    « Le déjeuner se déroulait en l’honneur de la visite de l’historien britannique Andrew Roberts, [qui a] conseillé au président, d’ignorer la montée du sentiment anti-U.S à l’étranger et l’opposition à l’intérieur des USA en poursuivant sa guerre contre le terrorisme — ou ce que l’historien a appelé « la lutte historique du monde Manichéen- [the Manichean world-historical struggle] » contre le fascisme, dont « le fascisme terroriste islamique totalitaire » n’est que le dernier rejeton. »

    Lors de ce déjeuner Bush avait également recommandé que son personnel et ses amis lisent une autre, bien plus apocalyptique, analyse de la guerre courante contre la terreur, intitulée "America Alone : The End of the World As We Know It" dont l’auteur est un dénommé Mark Steyn. Ce dernier voit l’Islam lui-même — et pas simplement les « radicaux islamistes » ou les « djihadistes », comme Al Qaeda — comme une menace unique qui ne peut être réconciliée avec « les sociétés libres ».

    Voir en ligne : Bush’s Book List Gets More Islamophobic

  • permalien Vvolodia :
    29 mars 2007 @09h27   « »

    Bush lit aussi Albert Camus, comme Segolène d’ailleurs. Je pensais que Segolène l’aurait lu lorsqu’elle était ado, quand même ; mais il n’est jamais trop tard. Vous avez lu Camus, K ?

  • permalien Pierre :
    29 mars 2007 @10h41   « »

    Téhéran dénonce une "guerre psychologique" de l’Occident

    LES IRANIENS crient au scandale. Depuis la sortie américaine du péplum 300, ils ne cessent de dénoncer la façon dont leurs ancêtres, les Perses, y sont dépeints en meurtriers sauvages, sans âme et sans retenue. À coup d’articles de presse, de pétitions sur Internet, et de discours politiques. Et pour une fois, c’est un sujet qui fait la quasi-unanimité, des leaders du régime à la diaspora en exil. Parce qu’il touche une fibre sensible : la fierté nationale, qui se rattache à un riche passé historique. « C’est un complot anti-iranien, qui vise l’ancienne civilisation de la Perse », s’insurge Saeed Taherzadeh, un employé de banque de 27 ans, qui s’est procuré le film au marché noir.
  • permalien manu des bois :
    31 mars 2007 @08h19   « »

    Commentaire oh combien dans le vrai... j habite au Québec et j’ai eu "la chance" de voir 300 hier... C est presqu aussi interessant que le fameux "Pearl Harbour" d ’il y a quelques années... A la décharge de ce film tout de meme, une photographie vraiment magnifique... Sinon histoire creuse, avec tous les relents impérialistes neocons qui sont discutés et que ce blog m a permis de mettre encore plus en lumiere... triste monde...

  • permalien jtmaston :
    31 mars 2007 @13h20   « »

    Oui, article intéressant. Je crois qu’ici, nous n’avons pas affaire à "Pourquoi nous faisons la guerre" mais à "Nous l’avons toujours été". Je pense que c’est un cas de fièvre obsidionale, avec des symptomes cinématographiques éloquents. Pas de la propagande : une série de signes...

  • permalien
    1er avril 2007 @03h30   « »

    est-ce que vous avez lu mon livre, en fait ?? Je vous recommande de le faire toute de suite. PC

  • permalien Pierre :
    2 avril 2007 @07h26   « »

    Terrorisés par la « guerre contre la terreur » Comment un slogan de trois mots a affaibli l’Amérique par Zbigniew Brzezinski

    L’industrie du spectacle s’est aussi saisie du sujet. Les films et les séries TV dans lequels les personnages de méchants ont les traits reconnaissables d’arabes, parfois soulignés par leurs pratiques religieuses, exploitent l’anxiété des spectateurs et stimulent l’islamophobie. Les stéréotypes physiques attribués aux arabes, tout particulièrement dans les dessins humoristiques de presse, ont été bien souvent traités d’une manière qui évoque douloureusement les campagnes antisémites de l’époque nazie. Récemment, même des associations d’étudiants ont été impliquées dans de telles campagnes, oubliant apparemment le dangereux lien qui existe entre la propagation de la haine raciale et religieuse et le déchainement de crime sans précédent de l’Holocauste.
  • permalien geubeul1 :
    2 avril 2007 @21h45   « »

    a avoir pour lecture de l histoire des BD, on finit par se faire mener en barque. les thermopyles , n est pas "la seule bataille" des grecs contre l empire perse, empire qui survit aux cités greques. les conquètes d alexandre sont importantes sauf qu il ne fut jamais considerer comme grec mais comme barbar.

    la cité greque modèle democratique et nos societés ... ? eux une minorité richisme exploitant le travail d esclaves.... ? les gentils spartiates etant accompagné de 6 à 8 hilotes ( esclaves) au cas ou il serait venu a l’esprit de ceuxde leurs familles rester à sparte de se soulever.... un peu de tenu ....

    et enfin les grecs nos ancetres ??? cetait pas les gaulois y a 30 ans ?? et cest oublié un peu vite les invasions barbares du 5 6 et 7 siecle

    a lire le monde grec aux temps classiques tome 1, nouvelle clio. PUF

    le monde grec histoire ancienne de M kaplan chez BReal

    Voir en ligne : les grecs et pourquoi pas les etrusques ?

  • permalien
    3 avril 2007 @17h50   « »

    Je ne transpose pas les faits acuels avec une bataille qui a eut lieu il y a 25 siècle.

    Je vais donner ma vision de le bataille des Thermopyles, puis ensuite je parlerai du film en lui même.

    Je ne peut être que pour les perses : Xerxes était un envahisseur et les grecs défendaient leure liberté. Je méprise les grecs qui se sont raliés au perses, car ce ne sont rien d’autre que les collabos des henvahisseurs.

    Présenter les guerrier spartiates commes des fanatiques, c’est exactement ce que l’occupant dit de tous ceux qui défendent leure terre. Les spartiates ont fait preuve d’un grand courage en se sacrifiant pour la liberté de la Grêce. La victoires des grecs sur les perses à Salamine et Platé ont permis à la civilisation greque de se développer, et il est vrai que la civilation occidentale doit beaucoup à la Grêce en matiére de philosophie, de sciences, et de politique, ( invention de la démocratie et de la citoyéneté ).

    Le dénigrement de la démocratie atheniéne sert souvent à justifier des régimes totalitaires, alors que les esclaves et les étrangers étaient mieux traités à Athénes que dans les autres cités gréques.

    Sébastien

  • permalien
    3 avril 2007 @18h05   « »

    Je ne transpose pas les faits acuels avec une bataille qui a eut lieu il y a 25 siècle.

    Je vais donner ma vision de le bataille des Thermopyles, puis ensuite je parlerai du film en lui même.

    Je ne peut être que pour les perses : Xerxes était un envahisseur et les grecs défendaient leure liberté. Je méprise les grecs qui se sont raliés au perses, car ce ne sont rien d’autre que les collabos des henvahisseurs.

    Présenter les guerrier spartiates commes des fanatiques, c’est exactement ce que l’occupant dit de tous ceux qui défendent leure terre. Les spartiates ont fait preuve d’un grand courage en se sacrifiant pour la liberté de la Grêce. La victoires des grecs sur les perses à Salamine et Platé ont permis à la civilisation greque de se développer, et il est vrai que la civilation occidentale doit beaucoup à la Grêce en matiére de philosophie, de sciences, et de politique, ( invention de la démocratie et de la citoyéneté ).

    Le dénigrement de la démocratie atheniéne sert souvent à justifier des régimes totalitaires, alors que les esclaves et les étrangers étaient mieux traités à Athénes que dans les autres cités gréques.

    Sébastien

    Le film en lui même m’a plutot ammusé, et resemblait plus à de la playstation qu’a une fresque historique.

    Présenter Sparte en denfenseur de la démocratie fait sourire.

    Par contre j’ai reconnu dans ce film un homage à des citoyens soldats qui sont mort pour defendre leure terre menacée par l’Empire le plus puissant de l’époque, je n’y ait pas vut de racisme, et pour les scénes de violences, et bien il faut le dire : à la guerre l’ont tue !

    Et comme je l’ai dit, les grecs menaient une lutte légitime, pas les perses.

    Je trouve totalement débile de transposer les Guerres médiques, ( la tentative d’invation de la Grêce par l’Empire perse ) aux conflits actuels. En plus Xerxes étant l’Empereur le plus puissant de l’époque, ce serait plutôt lui qui resemblerait à Bush.

    Sébastien

  • permalien Khosros :
    11 avril 2007 @19h54   « »

    Je l’ai vu, et personnellement je vois plutot le Hezbollah dans le role des Spartiates et les Etats-Unis/Israel dans le role des Perses. Apres tout, qui vient avec ses grosses bottes et ses gros joujoux de guerre ? Qui est dans le role du petit, a la defense de ses droits et de sa culture ??

    Franchement, ce n’est qu’un film.

  • permalien
    28 mai 2007 @21h10   « »

    Juste une chose : l’esclavage était pratiqué dans toute la Grèce SAUF à Sparte. Et c’est à Sparte que les femmes avaient le pus d’autonomie en Grèce.

  • permalien merovee :
    1er mars 2008 @21h05   «

    J’ai vu le film hier soir. Je prefere de loin celui de 1962. Tous ces effets speciaux m’ont plutot fait penser au "Seigneur Des Anneaux", bien plus beau par ailleurs. Mais voir du nazisme la-dedans, c’est oublier la vie a Sparte, tres caricaturee cependant dans "les 300". Pour l’enrolement des jeunesses on pourrait citer je crois tous les totalitarismes, de Mao a Hitler en passant par Staline, Mussolini et les autres. Malheureusement, il y a toujours eu des imbeciles pour imiter leurs predecesseurs.Le cinema pose souvent cependant de grandes questions et ce film, je pense, pose simplement le probleme de la determination de notre civilisation a defendre ses valeurs face aux extremismes. Meme si les Perses etaient des gens tres civilises, et les Grecs un peu barbares, ils se sont affrontes pour defendre leurs valeurs et leurs croyances, sans plus. Ce film est une caricature, mais ce sacrifice a permis aux autres Grecs de preparer la contre-offensive. Neuf jours et la mort, pour sauver la Grece a Salamine et a Platees. Bien sur, on ne peut montrer ce qui endormirait le public dans un film, et les longs debats de Corinthe auraient gache le plaisir des cinephiles, mais ce qui demeure, c’est que les Grecs etaient divises et qu’ils ont quand meme ete un peu secoues par cet exemple d’heroisme ou de stupidite. Quoi qu’il en soit, les Perses ont etes stoppes. On ne peut le contester. Quand a reecrire l’histoire et a chercher du poil aux oeufs, quand on est decadent, c’est tout ce que l’on sait faire.

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