Le Monde diplomatique
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Les racines chrétiennes de l’Europe

lundi 9 avril 2007, par Alain Gresh

J’ai lu le passionnant livre de Paul Veyne, Quand notre monde est devenu chrétien (312-394) (Albin Michel), qui raconte la conversion au christianisme de l’empereur Constantin en 312 et ses conséquences sur l’histoire mondiale. Je le recommande vivement et je voudrais donner quelques extraits des deux derniers chapitres, « L’idéologie existe-t-elle ? » et « L’Europe a-t-elle des racines chrétiennes ? ». Ces passages s’inscrivent dans une réflexion et un débat en France et en Occident sur l’Autre, sur les musulmans, sur les différences entre Orient et Occident. Cet envoi fait suite à de nombreux autres que j’ai déjà envoyés sur ce thème, notamment « 300, la bataille des Thermopyles, Hollywood et le choc des civilisations »

« Le christianisme, en revanche, était la religion la plus éloignée qui fût d’une distinction entre Dieu et César, contrairement à ce qu’on entend répéter : tout le monde devait être chrétien, César en tête, lequel avait des devoirs envers cette religion qui formait un tout. Elle avait des dogmes, une orthodoxie pour laquelle on a pu se battre, tandis que le paganisme, dépourvu de dogme et d’orthodoxie était émietté dans une foule confuse de divinités et de cultes qui méritaient à peine le nom de religion (...), qui ne pouvait manoeuvrer ni être manoeuvrée comme un tout et qui n’offrait aucune doctrine dont pût faire une idéologie politique. »

« Il faut donc en finir avec le lieu commun selon lequel l’Europe devrait au christianisme d’avoir séparé religion et politique, le Christ ayant dit qu’il fallait rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Belle découverte, mais due au césarisme et non au christianisme. Car la vérité est le contraire de ce lieu commun. Le chrétien Constantin n’a pas eu à séparer Dieu et César : ils étaient nés séparément dès la naissance. Constantin était un César, non un chef spirituel et temporel à la fois, un Mahomet, un calife, et l’Eglise était déjà une organisation achevée, puissante et indépendante lorsqu’un des Césars est entré en relation avec elle. Elle a traité avec les successeurs de ce César Constantin comme de puissance à puissance. »

« On n’avait pas attendu le Christ pour savoir que Dieu et César font deux. (...) Le christianisme demandera aux rois ce que le paganisme n’avait jamais demandé au pouvoir : "Etendre le plus possible le culte de Dieu et se mettre au service de sa majesté divine" » (pp. 246-248).

« Une religion est une des composantes d’une civilisation, elle n’en est pas la matrice, même si elle a pu quelque temps lui servir de désignation conventionnelle, être son nom de famille : "la civilisation chrétienne". L’Occident passe pour avoir avoir cultivé ou préconisé l’humanitarisme, la douceur, plus que l’ont fait d’autres civilisations et il devrait cette douceur à l’influence chrétienne qui aurait adouci les moeurs. Cette idée n’est ni vraie ni fausse, je le crains, car les rapports entre une croyance et le reste de la réalité sociale se révéleront beaucoup moins simples. On me saura gré de ne pas brandir l’Inquisition et les Croisades et de me borner, pour garder les pieds sur terre, à citer quatre lignes de Marc Bloch : la loi du Christ "peut être comprise comme un enseignement de douceur et de miséricorde, mais, durant l’ère féodale, la foi la plus vive dans les mystères du christianisme s’associa sans difficulté apparente avec le goût de la violence". » (p. 250)

Le christianisme a-t-il été à l’origine de l’universalisme ? « Depuis saint Paul, le christianisme a ouvert aux non-Juifs le peuple élu, c’est-à-dire l’Eglise : toutes les âmes peuvent être sauvées, que le corps habité par elles soit blanc, jaune ou noir. Saint Paul élargissait aux Gentils le privilège du peuple élu. Etait-ce chez lui de l’universalisme ? Affirmait-il du même coup l’unité de l’espèce humaine ? Il ne l’affirmait ni ne la niait : il n’y pensait pas, il n’en pensait pas si long. Ne soyons pas dupes des termes généraux, ces vêtements trop amples de la pensée. Ce n’est pas cela que nous entendons aujourd’hui par universalisme, lequel affirme à juste titre que toutes les races, toues les peuplades – ainsi que les deux sexes – ont virtuellement les mêmes capacités humaines et que les différences ne sont dues qu’à la société... »(pp. 252-253).

« Notre Europe actuelle est démocrate, laïque, partisane de la liberté religieuse, des droits de l’homme, de la liberté de penser, de la liberté sexuelle, du féminisme, du socialisme ou de la réduction des inégalités. Toutes choses qui sont étrangères et parfois opposées au catholicisme d’hier et d’aujourd’hui. La morale chrétienne, elle, prêchait l’ascétisme, qui nous est sorti de l’esprit, l’amour du prochain (vaste programme, resté vague) et nous enseignait de ne pas tuer ni voler, mais tout le monde le savait déjà. Tranchons le mot : l’apport du christianisme à l’Europe actuelle, qui compte toujours une forte proportion de chrétiens, se réduit presque à la présence de ceux-ci parmi nous. S’il fallait absolument nous trouver des pères spirituels, notre modernité pourrait nommer Kant et Spinoza... » (pp. 256-257).

Après avoir expliqué en quel sens le christianisme pouvait avoir préparé le terrain et créé ainsi « l’illusion de racines » chrétiennes, Paul Veyne poursuit : « Se réclamer d’un Livre saint (ou du sens qu’une époque lui prête) n’est qu’un facteur historique parmi d’autres. Aucune société, aucune culture, avec son fourmillement et ses contradictions, n’est fondée sur une doctrine. De l’entrecroisement confus de facteurs de toue espèce qui composent une civilisation, la partie qui semble émerger est la religion, ou encore les grands principes affichés, parce que c’est la partie audible, lisible, langagière d’une civilisation, la partie qui saute aux yeux et aux oreilles et d’après laquelle on est porté à la caractériser et à la dénommer. On parle donc de civilisation chrétienne de l’Occident, on attribue son humanitarisme au christianisme. On se représente une société comme un grand Individu dont la pensée précède l’action. Peut-être, mais la religion n’est qu’un facteur parmi bien d’autres, qui n’a d’efficacité que lorsque son langage devient réalité, lorsqu’il s’incarne dans des institutions ou dans un enseignement, dans le dressage coutumier d’une population dont la religion devient l’idéal. Mais le facteur religieux rencontre alors les autres réalités, les institutions, les pouvoirs, les traditions, les moeurs, la culture séculière. (...) Dans ce fouillis, vouloir privilégier tel ou tel facteur, est un choix partisan et confessionnel. De plus, en notre siècle, les Eglises ont une influence plus réduite dans les sociétés sécularisées. Le christianisme y est enraciné, il n’en est pas pour autant la racine ; encore moins le représentant de ces sociétés devenues différentes de lui, sauf lorsqu’il s’en inspire. L’Europe n’a pas de racines, chrétiennes ou autres, elle s’est faite par étapes imprévisibles, aucune de ses composantes n’étant plus originales qu’une autre. Elle n’est pas préformée dans le christianisme, elle n’est pas le développement d’un germe, mais le résultat d’une épigénèse. Le christianisme également du reste. » (pp. 265-266).

Un monstrueux crime de guerre. Retour à la table des matières

C’est le titre d’un article du quotidien britannique The Guardian du 28 mars, « A monstrous war crime », signé par Richard Norton, éditeur de la revue médicale The Lancet. Celle-ci avait publié le 11 octobre une étude de l’université Johns Hopkins affirmant que 650 000 Irakiens étaient morts des suites de l’intervention américaine en Irak. Richard Norton remarque que la BBC a révélé que le comité scientifique auprès du gouvernement britannique avait confirmé la validité de l’étude, ce qui n’avait pas empêché le gouvernement de Londres de dénoncer l’étude comme non sérieuse. « Au moment où nous célébrons le deux centième anniversaire de l’abolition de l’esclavage, écrit Norton, nous continuons à commettre une des pires violations des droits de la personne de ces cinquante dernières années. Il est inexplicable que nous laissions cela se produire. Il est inexplicable que nous ne demandions pas la démission collective du gouvernement. »

Israël ne veut pas la paix. Retour à la table des matières

C’est le titre d’un article du journaliste israélien Gideon Levy dans Haaretz du 8 avril (« Israel doesn’t want peace »). Levy note le refus israélien de toutes les initiatives de paix dans la dernière période, du plan du sommet arabe aux tentatives de négociations avec la Syrie. L’éditorial du même jour du quotidien dénonce la construction d’une nouvelle colonie au cœur même de la ville de Hébron, « It’s not a house, it’s a settlement » (ce n’est pas une maison, c’est une colonie).

Le tribunal international sur l’assassinat de Rafic Hariri. Retour à la table des matières

Le quotidien francophone L’Orient-Le Jour, dans son édition du 3 avril, consacre un article au texte publié dans Le Monde diplomatique d’avril (disponible dans tous les bons kiosques :-)), « Douteuse instrumentalisation de la justice internationale au Liban », par Géraud de Geouffre de La Pradelle, Antoine Korkmaz et Rafaëlle Maison. Voici des extraits du texte publié par le journal libanais et intitulé : « L’article du "Monde diplomatique" confirme le rapport du département d’État US, affirme Azouri »

« L’avocat de défense du général Jamil Sayyed, Akram Azouri, a invité le ministre de la Justice, Charles Rizk, et toute personne qui s’intéresse de près ou de loin au dossier de l’assassinat de Rafic Hariri à consulter l’article paru dans la dernière édition du Monde diplomatique dénonçant les abus dont sont victimes les quatre généraux toujours détenus "sans preuves" dans le cadre de cette affaire. »

« Me Akram Azouri a espéré que les responsables libanais "prennent connaissance de la teneur de l’article pour s’assurer des multiples irrégularités commises par (l’ancien chef de la commission d’enquête internationale) Detlev Mehlis, et consacrées par la justice libanaise qui s’en est servie, le 3 septembre 2005, dans le seul but d’arrêter mon client". L’avocat a en outre estimé qu’"à l’instar du dernier rapport du département d’État américain (sur la situation des droits de l’homme), le dossier publié par le mensuel français « vient confirmer que l’arrestation du général Sayyed est contraire à la législation locale et internationale". »

« Dans un article exhaustif – publié par Antoine Korkmaz, l’avocat français de l’ancien directeur de la Sûreté générale, et deux experts français travaillant également sur ce dossier, Géraud de Geouffre de La Pradelle, professeur émérite à l’université Paris X, et Raphaëlle Maison, professeur à l’université de Picardie –, les auteurs dénoncent "l’instrumentalisation de la justice internationale au Liban" et les multiples erreurs commises à ce jour par l’ONU et par l’appareil judiciaire libanais. » (...)

« Les experts relèvent par ailleurs le "contraste" entre le traitement réservé aux assassins de Rafic Hariri, par la communauté internationale représentée au sein de l’ONU, et le sort juridique qui a été réservé "aux crimes de guerre" commis durant les affrontements entre le Hezbollah et l’armée israélienne, le Conseil de sécurité n’ayant à aucun moment "donné leur qualification juridique à ces faits et condamnés en tant que crimes de guerre", soulignent les auteurs. »

38 commentaires sur « Les racines chrétiennes de l’Europe »

  • permalien Pierre :
    9 avril 2007 @09h37   »

    Contrairment aux idées reçus, Saint Paul en inventant le christianisme, n’a pas introduit le prosélytsme dans le judaïsme, mais l’opportunisme :

    DÉCLARATION COMMUNE DU PAPE JEAN-PAUL II ET DE SA BÉATITUDE CHRISTODOULOS DEVANT LA BEMA DE SAINT PAUL, L’APÔTRE DES NATIONS

    Nous condamnons tout recours à la violence, au prosélytisme et au fanatisme au nom de la religion. Nous affirmons en particulier que les relations entre chrétiens, dans toutes leurs manifestations, doivent être empreintes d’honnêteté, de prudence et de connaissance des questions en cause.

    En Europe, les racines ne poussent pas dans les arbres, mais dans la terre :

    Druides :

    Le druide était un personnage omnipotent et omniscient de la société celtique, au point qu’il était à la fois ministre du culte, philosophe, gardien du Savoir et de la Sagesse, historien, juriste et aussi conseiller militaire du roi et de la classe guerrière. Il est en premier lieu l’intermédiaire entre les dieux et les hommes. Il correspond donc à la première fonction de l’idéologie tripartite indo-européenne mise en lumière par Georges Dumézil. Dans le récit Táin Bó Cúailnge (Razzia des vaches de Cooley), le druide Cathbad provoque la mort d’un émissaire qui a parlé sans permission, car « Nul ne parle avant le roi, mais le roi ne parle pas avant son druide ». Il était chargé de la célébration des cérémonies sacrées et lui seul avait le droit de pratiquer les sacrifices. Ce qui fait du druidisme, non seulement la religion des peuples celtes, mais aussi le fondement de toute leur civilisation.

    Joyeuses Pâques à tous !

  • permalien fb :
    9 avril 2007 @09h41   « »

    Bonjour,

    Au sujet des propos tenus par le Journaliste israélien Gideon Levy, l’actualité récente lui donne malheureusement raison. C’est au moment ou une proposition de paix qui suscite un peu d’espoir qu’Israel bombarde à nouveau la bande de gaza. stratégie habituelle ... wait and see

  • permalien
    9 avril 2007 @12h40   « »

    « L’article du "Monde diplomatique" confirme le rapport du département d’État US, affirme Azouri » ???? Mais ç’est complètement contraire à l’extrait qui suit ça !, non ?

  • permalien Alain Gresh :
    9 avril 2007 @12h50   « »

    Département d’Etat. Le rapport auquel il est fait allusion est un rapport du département d’Etat américain sur la situation des droits de la personne dans le monde. Dans son chapitre consacré au Liban il met en lumière le caractère extra-judiciaire de la détention des généraux.

  • permalien Ana :
    9 avril 2007 @14h22   « »

    Oui, Israël est embarrassé par la paix (Bernard Guetta).

    Israël n’a jamais voulu la paix.Il lui en coûteraît trop pour réparer ses veuleries, pour renoncer au cancer des colonies, de toutes les colonies, pour guérir de la maladie mortelle de l’ethnocentrisme. Israël aimerait seulement qu’on lui fiche la paix (René Backmann). Qu’on le laisse faire et dépérir sans l’embêter et en toute impunité, la Palestine dans une main, foutez-nous la paix dans l’autre.

    Et dire qu’Olmert, par ses déclarations, allait surprendre le roi saoudien… (Aluf Benn).

  • permalien Pierre :
    9 avril 2007 @14h47   « »

    Message de Pâques 2007 du patriarche latin de Jérusalem

    Cette année nous commémorons quarante ans passés sur le grand déséquilibre dans notre Terre Sainte, qui se réfléchit sur la région et sur le monde (1). Nos gouvernants et la communauté internationale pourront-ils enfin mettre fin à ce déséquilibre ? La chose en soi est simple, deux peuples se font la guerre et l’un occupe la maison de l’autre. La solution serait tout simplement que chacun occupe sa propre maison, les Israéliens chez eux et les Palestiniens chez eux. Certes, la peur a compliqué les choses, et veut voir dans les Palestiniens des terroristes ou des impuissants à assurer la sécurité. De plus, plusieurs phénomènes mondiaux parurent dans le monde, comme conséquence directe ou indirecte de ce déséquilibre de la Terre Sainte et ont fait naître une grande peur qui a plus compliqué encore les choses simples en soi. Avec tout cela, nous voyons toujours que tant que l’occupation de la maison autrui continue le déséquilibre continuera. Et tant que ce déséquilibre de la Terre Sainte continuera la région et le monde en pâtiront. Il faut prendre le risque de la paix, mettre fin à l’occupation, (chacun chez soi), afin de commencer le processus de guérison dans notre terre, dans la région et dans le monde.
  • permalien
    9 avril 2007 @23h02   « »

    « Olmert va vraisemblablement continuer à ressasser son appel à la paix et son désir sincère de discussions avec les dirigeants arabes. Pendant ce temps, son gouvernement et son armée continuent à violenter le peuple palestinien et à voler sa patrie tronçon par tronçon. Et cette stratégie continuera tant que les dirigeants mondiaux resteront silencieux devant l’entêtement israélien. »

    Voir en ligne : Les gesticulations théâtrales d’Olmert

  • permalien FK :
    10 avril 2007 @05h09   « »

    Il faudra admettre, quand meme, contre Paul Veyne, qu’il ne faut pas trop dissocier les significations imaginaires associees au "christianimse" des imaginaires sociaux europeens. Le christianisme n’est pas la fondation des significations culturelles, sociales ou politiques de L’Europe, mais l’imaginaire social y puise toujours. De meme, il n’y a pas "universalisme" mais des universalismes, et la version Kantienne, par example, doit beaucoup au discours (toujours remanies et aux significations stratifiees) d’inspiration paulinienne (sur Paul, voir Badiou, Agamben, Zizek, et autres). Ce qui est important est de ne pas generaliser ce q’est "une civilisation" (musulmane ou europeenne, chretienne ou moyen-orientale, etc.), mais pouvoir pourtant penser des imaginaires sociaux qui ont un developement historique particulier (mais pas necessairement distinct ou separe d’autres) resultant d’interactions de forces culturelles, economiques, sociales, et politiques singulieres situees dans des intersections sociales-hisotriques specifiques. Il n’yaurait pas de racines chretiennes de l’europe, mais des forces culturelles, entre autres, associees aux pratiques et aux institutions des differents "christianismes" qui contribuent au developemment historique de l’europe. De meme pour les pratiques et institutions associees aux differents islames socio-historiques (du moyen orient, l’inde, l’afrique du nord, etc.).

    FK

  • permalien saintyves :
    10 avril 2007 @12h18   « »
    Israël ne veut pas la paix

    Bonjour

    Le sionisme politique a été créé dans l’espoir de trouver une solution au "Problème juif", par la création d’"un foyer national juif", cet espoir a plus qu’ete realisé, les juifs disposent maintenant d’un etat souverain membre de l’ONU.

    Les aspirations du sionisme sont maintenant epuisées par la creation de l’"etat d’Israel", cette idéologie n’a donc plus raison d’etre, et doit etre abandonnée avec ses recommandations, qui sont le racisme et l’apartheid, au profit d’un vrai etat de droit et de justice pour tous les citoyens, ou sevit une vraie democratie non segregationiste.

    Le droit et la justice sont les seuls éléments succeptibles de conduire à la paix,

    - ISRAEL AVEC LE SIONISME EST IL PRÉS À RECONNAITRE LE DROIT DU PEUPLE PALESTINIEN A FONDER SON ETAT INDEPENDANT ET SOUVERAIN  ?

    - ISRAEL AVEC LE SIONISME EST IL PRES A RESTITUER AUX PALESTINIENS LES TERRES QU’IL A OCCUPÉES, ET SUR LEQUELLES IL CONTINUE A CONSTRUIRE ILLEGALEMENT DES COLONIES "QU’IL QUALIFIE D’IMPLANTATIONS LEGALES OU ILLEGALES"  ?

    LE SIONISME NE LE TOLERE PAS, IL VA PLUS LOIN, EN SE VOULANT HEGEMONIQUE ET EXPANSIONISTE.

    Voir Theodore Herzl : http://fr.answers.yahoo.com/question/index ?qid=20070327135949AAl9o9A

    Lorsqu’il s’adresse en 1897 au gouvernement français, dans l’espoir d’obtenir son appui pour la fondation d’Israël, Herzl écrit : « Le pays que nous nous proposons d’occuper inclura la Basse-Egypte, le sud de la Syrie et la partie méridionale du Liban".

    LA PAIX EST DONC IMPOSSIBLE ET INCOMPATIBLE AVEC LE SIONISME

  • permalien
    10 avril 2007 @18h43   « »

    Vous avez raison, saintyves, la seule solution est qu’Israël raye certains pays arabes de la carte ; parce que figurez vous, ils ne voudront pas se laisser faire. Alors la prochaine fois, ils mettront toutes leurs forces dans la guerre, et ensuite il n’y aura plus de problèmes.

    Je crois que vous avez vraiment la solution. Si on songeait à vous donner un Nobel ? les arabes en ont si peu vous remonteriez le niveau.

  • permalien Bernard L. :
    10 avril 2007 @19h00   « »
    "Israël ne veut pas la paix" (G. Lévy)

    Certains propos de Gideon Lévy ne pourraient-ils susciter quelques réserves ? Par exemple, cette phrase tirée de l’article évoqué par Alain Gresh :

    « Until recently, it was still possible to accept the Israeli refrain that `there is no partner` for peace and that `the time isn`t right` to deal with our enemies. » (Jusqu’il y a peu, il était encore possible d’accepter le refrain israélien selon lequel ‘il n’y a pas de partenaire’ pour la paix et que ‘ce n’est pas le bon moment’ pour traiter avec nos ennemis.)

    On en trouvait déjà quelque chose dans un autre article récent de Lévy, « A dangerous masked ball »  :

    « Europe and the United States must understand that the Palestinian unity government has created a partner. » (L’Europe et les Etats-Unis doivent comprendre que le gouvernement palestinien d’unité a créé un partenaire.) Voir la traduction complète ici.

    Si la bouteille est à moitié pleine, Lévy met Israël au pied du mur, étant donné la ‘nouvelle’ donne. Si la bouteille est à moitié vide, Lévy se fait le relais de la propagande israélienne antidémocratique en ce qu’elle prétendait disqualifier le gouvernement Hamas élu démocratiquement.

    Ceci étant dit en n’ignorant pas que Lévy, dans ce même article, peut dire clairement ceci : « Yet, when the PA became the only place in the Arab world in which free elections were held, the rest of the world turned its back on it. What does the world wish to signal to the Palestinians ? That elections are a just mechanism, but only if the results are predetermined ? This is a blatantly anti-democratic message for the budding Palestinian democracy. » (Pourtant, lorsque l’AP est devenue le seul endroit du monde arabe où des elections libres avaient lieu, le reste du monde lui a tourné le dos. Quel signal le monde entend-il adresser aux Palestiniens ? Que les élections sont un mécanisme juste, mais seulement si les résultats sont prédéterminés ? C’est là un message ouvertement antidémocratique pour la démocratie palestinienne naissante.)

    Comment Lévy peut-il écrire ceci et cela ?

  • permalien saintyves :
    10 avril 2007 @20h33   « »
    Israël ne veut pas la paix

    ITZHAK RABIN,

    LE PREMIER ISRAELIEN QUI A OSÉ SIGNER UN TRAITÉ DE PAIX AVEC LES PALESTINIENS EN PAYA LE PRIX DE SA VIE.

    En décembre 1994, Itzhak Rabin, Shimon Péres et Yasser Arafat reçoivent le Prix Nobel de la paix. Le processus de paix semble bien en marche.

    ...Le climat politique se durcit en Israël, entre la gauche accusée de vendre le pays et la droite accusée de vouloir le Grand Israël à tout prix.

    Rabin déclare que ce ne sont pas les terroristes qui dicteront la conduite d’Israël. Itzhak Rabin doit être entouré par des gardes du corps pour, sous les huées de la foule, se rendre sur le lieu des attentats qui endeuilleront Israël pendant trois mois. La tension est à son comble, la Knesset et le domicile de Rabin sont jour et nuit entourés par des dizaines de manifestants qui, lors d’un meeting du Likoud dirigé par Benjamin Netanyaou, iront jusqu’à exhiber des affiches de Rabin en tenue de SS . Rabin est traité d’assasin, de traître. Des rabbins proclament désormais un "Daam Moutar" (autorisation de verser le sang) à l’encontre de Rabin, coupable à leurs yeux de trahir son peuple et de brader Israël.

    Les services de sécurité suivent de près le Premier Ministre lors tous ses déplacements et demandent qu’il porte un gilet pare-balles, ce qu’il refusera car jugeant impossible qu’un Juif attente à sa vie. Tout est prêt pour que l’impensable se produise, pour

    qu’un citoyen israélien, nullement fou ni illuminé, appartenant à un groupuscule de Juifs extrémistes ose tuer un autre Juif : le Premier Ministre de l’Etat d’Israël ITZHAK RABIN.

    Voir en ligne : UN SIONISTE ASSASSINE ITZHAK RABIN ET LA PAIX

  • permalien
    10 avril 2007 @22h15   « »

    Anouar el Sadate

    LE PREMIER arabe QUI A OSÉ SIGNER UN TRAITÉ DE PAIX AVEC LES israélien EN PAYA LE PRIX DE SA VIE. Le 6 octobre 1981 , Anouar el Sadate, décède dans un attentat.

    ...Le climat politique se durcit en Egypte, entre les radicaux, accusée de vendre le pays et les islamistes accusée de vouloir éradiquer Israël. Anouar el Sadate déclare que ce ne sont pas les islamistes qui dicteront la conduite de l’égypte ; . Anouar el Sadate pour tous ces déplacements – mais un chef d’état arabe ne peut jamais se déplacer sans une petite armée pour le protéger.

    La tension est à son comble, le domicile d Anouar el Sadate est nuit et jour entouré de ses gardes ; il ne peut sortir sans un service d’ordre digne des plus grands potentats ; sa tête est littéralement mise à prix par les ennemis de la paix, certains arabes. Et ce que tout le monde attendait s’est produit, lors d’un défilé militaire, Anouar el Sadate a été tué par l’un des siens ; par l’un de ceux qui étaient chargé de sa protection. Par quelqu’un qui avait promis de servir loyalement l’Egypte et Anouar el Sadate.

    qu’un citoyen arabe, nullement fou ni illuminé, appartenant à un groupuscule d’arabes extrémistes ose tuer un autre arabe, le président à vie de l’Egypte, Anouar el Sadate.....

    oui, et alors ? ce n’est ni le premier, ni le dernier. Quel que soit sa race, ou sa nationalité. Mais je trouve que proportionnellement, il y a moins de violence chez les juifs que chez certains autres.

  • permalien
    10 avril 2007 @22h23   « »

    Anouar el-Sadate est donc mort le 6 octobre, victime d’un attentat perpétré par des soldats au cours d’un grand défilé militaire commémorant la guerre du Ramadan de 1973. Mais lui-même savait, depuis ce jour de novembre 1977 où, dans un effort désespéré pour mettre fin à un conflit presque trentenaire, il avait pris la décision de se rendre à Jérusalem, initiative qui étonna alors le monde entier et devait lui valoir le prix Nobel de la paix, qu’il était un mort en sursis. Pour le Front du refus, qui rassemble l’Algérie, la Libye, la Syrie, le Sud-Yémen et l’Organisation de libération de la Palestine, le raïs était en effet devenu le traître à l’islam, un chien à abattre.

    C’est tout le monde arabe qui est menacé par le réveil de l’islam

  • permalien Chahid :
    11 avril 2007 @00h34   « »

    En parlant de chrétienté et de religion…, j’aimerais seulement savoir si le journal le Monde.fr n’exagère pas trop avec toutes ces histoires sur le pape Jean Paul II, Benoît XVI, la béatification, la canonisation, les candidats à la sainteté etc. Henri Tincq ne parle pratiquement que de ça et tout le temps !!! Prenez l’exemple de cette soi-disant religieuse miraculée qui affole les médias. Et alors ?! Le Monde.fr serait il en train de rompre avec la laïcité ? Après tout, tout le monde veut faire comme Sarkozy et rompre avec un passé ou reprendre ses veilles habitudes ! Le syndrome de l’évangéliste Bush se fait sentir à ce point là ?!!! Quel gâchis !

    Chahid

    Voir en ligne : Le Liban des fantoches

  • permalien saintyves :
    11 avril 2007 @03h47   « »
    Israël ne veut pas la paix

    Pour 10 avril 22:15 et aussi 10 avril 22:23

    Pour le Front du refus, qui rassemble l’Algérie, la Libye, la Syrie, le Sud-Yémen et l’Organisation de libération de la Palestine, le raïs était en effet devenu le traître à l’islam, un chien à abattre.

    Vous me retournez le texte comme pour demontrer que ce sont les Arabes qui refusent la paix, alors que c’est l’inverse,

    Israël ne veut pas la paix

    Le sentiment qui prevaut aujourd’hui dans le monde arabe, (avec tous ses problemes internes), est le désir unanime d’une paix juste et global dans le moyen orient, cette paix se traduirait par la fin de l’OCCUPATION de tous les territoires ARABES, Palestinien, Libanais, et Syrien, contre la securité, et la normalisation des relations avec Israel.

    Israel et tous les gouvernements pro-SIONISTES, ne cessent de reclamer la "securité" de cet état, la voila presentée sur un plateau d’argent par le dernier sommet arabe de Ryad, mais malheureusement pour tous, arabes et juifs

    Israël ne veut pas la paix

    Ce sentiment unanime a ete traduit par une proposition solenelle lors du dernier sommet arabe de Ryad.

    Quant au

    le Front du refus, qui rassemble l’Algérie, la Libye, la Syrie, le Sud-Yémen et l’Organisation de libération de la Palestine

    Reveillez vous les gars, en est au 21eme siecle, le mur de berlin est tombé, "il reste celui de Sharon", le Yemen est unifié, Kaddafi a detruit ses ADM etc...

    L’entité dont vous parlez (le Front du refus), n’existe plus, en d’autre terme, ni la Syrie ni le Hizb, ni le Hamas, et moins encore l’Algerie ou le Yemen, n’ont emis la moindre reserve contre cette proposition, meme l’Iran d’Ahmadinejad est favorable à cette paix basée sur la justice et le droit, mais

    Israël ne veut pas la paix,

    parce que c’est le SIONISME qui oriente sa politique COLONIALISTE HEGEMONIQUE et EXPANSIONISTE.

    C’est le SIONISME qui pousse Israel à proceder à une épuration ethnique de la Palestine, à coups de massacres en serie.

    C’est encore lui, le SIONISME qui est à l’origine du dernier crime de guerre au Liban en Juillet Aout 2006, 1300 morts dont un tier d’enfants.

  • permalien Ahmad :
    11 avril 2007 @21h26   « »

    suite de l’article

    Ensuite est venu le temps de l’occupation des territoires puis le terrorisme, Yasser Arafat, par la faillite du deuxième sommet de Camp David, par l’arrivée au pouvoir du Hamas, et nous étions sûrs, toujours sûrs, que c’était encore leur faute. Dans nos rêves les plus fous, nous n’aurions jamais cru qu’un jour viendrait où le monde arabe tout entier tendrait la main pour faire la paix et qu’Israel balayerait la proposition d’un geste. Il aurait été encore plus fou d’imaginer que ce refus israélien n’entraînerait aucune réaction de la part de l’opinion publique d’israel.

    C’est Israel qui se tient aujourd’hui sur le front du refus. La politique du refus de quelques-uns, avangarde de l’extrême en son temps, est devenu maintenant la politique officielle de Jérusalem. Dans ses entrevues pendant la Pâque Juive, Olmert nous dit que « les Palestiniens sont à la croisée des chemins devant une décision historique » mais les gens ont arrêté depuis longtemps de le prendre au sérieux. Ce sont nous qui devons prendre une décision historique mais nous fuyons cette croisée des chemins et ces initiatives comme si c’était la mort elle-même.

    Le terrorisme en tant qu’excuse suprême du refus israélien de faire la paix aide seulement Olmert à rabâcher son discours indéfiniment.« S’ils [les Palestiniens] ne changent pas, s’ils ne combattent pas le terrorisme et s’ils ne respectent pas tous leurs engagements, alors ils ne pourront jamais s’extraire de leur chaos permanent. » Comme si les Palestiniens n’ont pas pris de mesures contre le terrorisme, comme si Israel est celui qui doit déterminer ce que sont leurs engagements, comme si Israel n’est pas à blâmer pour le chaos sans fin dont souffrent les Palestiniens sous occupation.

    Israel fixe des conditions préalables et pense qu’il a le droit exclusif de faire ainsi. Mais, à chaque fois, Israel évite de poser la plus importante des conditions préalabres pour faire la paix à savoir la fin de l’occupation des territoires. De toutes questions posées au cours des entrevues avec Olmert pendant la Pâque Juive, personne n’a pris la peine de lui demander pourquoi il n’a pas réagi avec intérêt à l’initiative arabe sans poser de conditions préalables. La réponse à cette question est : les biens immobiliers. Les biens immobiliers des colonies.

    Olmert n’est pas le seul à traîner les pieds. Une personnalité dirigeante du Parti Travailliste Israélien, a dit la semaine dernière qu’« il faudra 5 à 10 ans pour sortir du traumatisme. » La paix n’est maintenant pas autre chose que la menace d’une blessure et personne ne parle encore de l’importance des bénéfices sociaux que l’on peut en tirer, dans le développement, la sécurité, la libre circulation dans la région et l’établissement d’une société plus juste.

  • permalien Ahmad :
    11 avril 2007 @21h27   « »

    fin de l’article

    Comme une petite Suisse, nous portons notre intérêt ces jours plus sur le taux de change du dollar et sur les allégations de détournement faites par le ministère des finances que sur les opportunités d’avenir qui dépérissent loin devant nos yeux bien ouverts.

    Ce n’est pas tous les jours et ce n’est pas à chaque génération, que l’on rencontre une opportunité comme celle-là. Bien qu’il ne soit pas sûr que ces initiatives soient totalement solides et crédibles, ou qu’elles ne soient pas basées sur la supercherie, personne ne s’est donné la peine de relever le défi et de les étudier pour mieux les connaître. Que dira, Olmert devenu grand-père à ses petits enfants ? Qu’il a retourné chaque pierre pour faire la paix ? Qu’il n’y avait pas d’autre choix ? Et que diront les petits enfants ?"

    Gidon Levy

    Haaretz, 08/04/2007 :"Israel doesn’t want peace"

    http://www.haaretz.com/hasen/pages/... ?itemNo=846420

    (Traduit de l’anglais par D. HACHILIF)

    CAPJPO-EuroPalestine

  • permalien Ahmad :
    11 avril 2007 @21h28   « »

    salam

    "ISRAEL NE VEUT PAS LA PAIX", PAR GIDEON LEVY

    Publié le 11-04-2007

    "Israel ne veut pas la paix"

    "Le moment de la vérité est arrivé, et on doit le dire : Israel ne veut pas la paix. L’arsenal des excuses s’est épuisé, et les refrains israéliens rejetant la paix sonnent déjà creux. Jusqu’à récemment, il était encore possible de croire au refrain israélien consistant à dire « il n’y a pas d’interlocuteur palestinien » pour faire la paix ou « le temps est mal choisi » pour discuter avec nos ennemis. Aujourd’hui, la nouvelle réalité qui s’étale devant nos yeux, ne laisse aucun doute et le refrain trop longtemps répété disant qu’Israel est pour la paix ne tient plus.

    Il est difficile de dire quand la rupture s’est produite. Était-ce le rejet absolu de l’initiative saoudienne ? Est-ce le refus d’accorder de l’intérêt à l’initiative syrienne ? Est-ce les entrevues annuelles données par le premier ministre Ehud Olmert pendant la Pâque juive ? Est-ce le revirement face aux propos tenus à Damas par Nancy Pelosi, chef de la chambre des représentants des États-Unis, affirmant qu’Israel était prêt à reprendre les entretiens de paix avec la Syrie ?

    Qui l’aurait cru ? Un fonctionnaire de haut rang des États-Unis déclare qu’Israel veut reprendre les entretiens de paix avec la Syrie et aussitôt il est démenti par ses dirigeants. Avons-nous compris la signification de ces déclarations en matière de paix ? Sept millions de citoyens israéliens apathiques montrent que non.

    Des générations entières ont grandi ici dans l’aveuglement et le doute sur les chances de faire la paix avec nos voisins. Dans notre jeunesse, David Ben-Gourion nous disait que s’il avait pu seulement rencontrer les dirigeants arabes, il nous aurait apporté la paix. Israel a exigé des négociations directes par principe et les Israéliens étaient trsè fiers d’avoir réussi à masquer les ambitions énormes de leur Etat en affichant leur préoccupation quotidienne pour la paix. On nous a dit qu’il ny ’avait aucun partenaire pour la paix et que les Arabes ne recherchaient que notre destruction. Nous avons brûlé les portraits « du tyran égyptien » dans nos feux de joie en célébrant la Lag Ba’omer, et on nous a convaincus que tout le blâme de l’absence de paix retombait sur nos ennemis.....

  • permalien K. :
    12 avril 2007 @01h14   « »

    Gabriel Kolko, dans un article du 19 mars 2007, intitulé La Dernière Chance d’Israël, analyse les rapports de force militaires actuels au M-O, et conclue que, bien qu’Israel soit « dans la capacité d’infliger des dégâts effroyables à ses ennemis, il ne peut pas changer la balance fondamentale de l’ensemble des forces qui mènent à la victoire », la guerre des 33 jours au Liban ayant eu valeur de test.

    Ci-dessous la traduction de quelques passages :

    « La guerre des 34 jours au Liban, a été un tournant désastreux pour Israël. » (...)

    « Quels étaient les objectifs israéliens ?- les buts de la guerre, si vous voulez. En attendant que le rapport de la Commission Winograd puisse clarifier cette question, au moins quelques objectifs sont déjà connus. Halutz voulait "bouleverser et remplir de crainte ["shock and awe"] " le Hezbollah et ses alliés grace à la puissance israélienne- le tout en quelques jours. Il y avait des objectifs de moindre importance, tel que déplacer les roquettes du Hezbollah bien loin des frontières ou même récupérer les deux soldats kidnappés, mais au minimum Halutz voulait frapper un coup décisif. »

    « Au lieu de cela, il a révélé la vulnérabilité d’Israël, (..). C’était la fin d’un mythe crucial, le précurseur de conflits armés, certes plus sanglants, mais équilibrés, ou alors d’un équilibre de pouvoir favorable aux négociations. » ...

    « La Guerre du Liban n’est qu’un précurseur des défaites israéliennes à venir. Pour la première fois il existe un équilibre de puissance militaire. »

    « La technologie est maintenant partout en mouvement bien plus rapidement que les ressources diplomatiques et politiques ou la volonté de contrôler ses conséquences inévitables. Le Hezbollah a des fusées en nombre bien plus grand et qui sont bien plus performantes- plus de 10,000 fusées à courte portée est un des chiffre donné- qu’il n’avait il y a quelques années, et le renseignement militaire d’Israël croit qu’il a plus de puissance de feu qu’au printemps dernier, avant qu’il ne soit attaqué. Israël a manqué de convaincre la Russie de ne pas vendre ou donner leurs missiles antichar très efficaces à des nations ou des mouvements de la région. [Les israéliens] craignent que même le Hamas puisse les acquérir. La Syrie obtient des "milliers" de missiles antichar de haute gamme de la Russie qui peuvent être tirées d’une distance de cinq kilomètres, aussi bien que de bien meilleures fusées qui peuvent frapper des villes israéliennes. »

    « Si les défis de réalisation d’un concept réaliste du monde qui affronte les dangers croissants et les limites de la technologie militaire ne sont pas bientôt résolus sérieusement il n’y aura plus que des guerres. La branche du renseignement des FDI ne pense pas qu’une guerre avec la Syrie soit possible en 2007 ; les autres commentateurs militaires israéliens pensent que toute guerre avec la Syrie conduirait, dans le meilleur des cas, à une impasse sanglante. Tout comme la guerre au Liban l’été dernier. Israël a approximativement 3,700 tanks et ils sont tous maintenant hautement vulnérables. Son armée de l’air ultramoderne, dont l’équipement a été essentiellement fourni par les USA, ne fait que tuer des gens mais elle ne peut pas vaincre. »

    A suivre

  • permalien K. :
    12 avril 2007 @01h19   « »

    Gabriel Kolko : La Dernière Chance d’Israël. (Suite)

    « Si les défis de réalisation d’un concept réaliste du monde qui affronte les dangers croissants et les limites de la technologie militaire ne sont pas bientôt résolus sérieusement il n’y aura plus que des guerres. La branche du renseignement des FDI ne pense pas qu’une guerre avec la Syrie soit possible en 2007 ; les autres commentateurs militaires israéliens pensent que toute guerre avec la Syrie conduirait, dans le meilleur des cas, à une impasse sanglante. Tout comme la guerre au Liban l’été dernier. Israël a approximativement 3,700 tanks et ils sont tous maintenant hautement vulnérables. Son armée de l’air ultramoderne, dont l’équipement a été essentiellement fourni par les USA, ne fait que tuer des gens mais elle ne peut pas vaincre. »

    « Dans le passé, les guerres ont produit des victoires et plus de territoires pour les juifs ; maintenant ils ne produiront que des désastres pour tout le monde. La Guerre du Liban l’a prouvé. »

    « …. Chaque nation a sa personnalité distinctive qui reflète ses traditions, ses prétentions, et les caprices de l’histoire, et dans cette optique Israël n’est en rien différent. Il existe mais il devient de plus en plus dangereux à la paix mondiale- et à lui-même. »

    « Le Sionisme a toujours eu un ethos militaire, imposé seulement en partie par l’hostilité arabe, .... Les généraux étaient des héros et ils ont bien agi en politique. La logique de la force s’est fondue dans un parti pris essentiellement de type colonialiste occidental. Ses fondateurs [ceux du sionisme] étaient des européens, et il était un avant-poste de la culture européenne jusqu’à ce que la globalisation des valeurs et des produits a rendu ces distinctions culturelles de plus en plus obsolètes. Il a toujours été une société militariste, fier de ses combattants. Et malgré que, jusqu’à l’été dernier, il ait gagné toutes ses guerres à partir de 1947, il comporte encore une forte composante d’hystérie concernant son appréhension du monde qui l’entoure. Et il est souvent messianique- surtout ses politiciens- parce que le messianisme est très influent au sein d’une proportion croissante de la population religieuse et traditionnelle. »

    « Israël a cessé d’être "sioniste" dans le sens original de cette idéologie. Par égard pour les apparences il maintient le Sionisme comme une étiquette, tout comme de nombreuses nations actuelles ou à venir ont des mythes variés qui justifient leur adhésion à une identité nationale. Mais on est loin des prémisses d’origine, en grande partie du fait que sa guerre avec ses voisins- surtout les Arabes qui vivent en son sein ou aux alentours immédiats- a rendu son ethos militaire plus important que tout. »

    A suivre

  • permalien K. :
    12 avril 2007 @01h24   « »

    Gabriel Kolko : La Dernière Chance d’Israël. (Suite)

    « Israël aujourd’hui est sur le bon chemin pour devenir un état raté. N’aurait-été le fait que cet avant-poste de moins de cinq millions de Juifs est un facteur critique de guerre et de paix dans une région beaucoup plus grande et vitale cela ne serait pas important ou pas du tout exceptionnel. Mais [Israël] est terriblement confus et a une identité très contrastée ; les USA le protége depuis la fin des années 1960. La paix mondiale dépend maintenant de cet endroit, ses idiosyncrasies, sa personnalité, et ses contradictions croissantes.

    Israël est une société profondément divisée et ses politiciens sont des cyniques versés dans la vénalité. Beaucoup de nations- et les chefs palestiniens avant le Hamas, par défaut, sont sûrement pareils- ne sont pas différentes. Comme Shlomo Ben-Ami, l’ancien ministre des affaires étrangères, le décrit, d’un côté il y a des juifs Orientaux économiquement désavantagés, des nationalistes russes qui ont été motivés par dessus tout par le désir de quitter l’URSS (une minorité appréciable n’est pas juive), et les Juifs Orthodoxes de toute sorte unis seulement par leur intense aversion des "assimilationistes" ; de l’autre côté nous avons des Juifs laiques, quelques gens de gauche et modernisateurs, plus qualifiés et originaires d’Europe de l’Est qui ont joué un rôle crucial dans la formation du Sionisme.

    Il y a un nombre croissant de " Juifs de Jerusalem ", comme les appelle Ben-Ami, dont la venue en Israël a été motivée par les incitations économiques [de l’état], et ils apportent la Droite au pouvoir de plus en plus souvent. Ils craignent les Arabes qui habitent en Israël. Les Juifs de "Tel Aviv" sont assimilés à une culture globale, modernisante, plus apparentée à l’existence "normale" prêchée par les premiers sionistes, et ils sont aussi ceux qui émigrent parce qu’ils sont hautement qualifiés. Il existe maintenant en Israël autant de gens qui émigrent que de gens qui arrivent, et la seule Amérique du Nord est la destination de près d’un million des partants.

    Dans cette anarchie ces guerres sont motivées par des raisons politiques mais maintenant elles sont perdues parce que la société se désagrége et- pour citer un journaliste du Haaretz- le gouvernement "manque à la fois d’objectif et de conscience". Pire encore, ses chefs sont incroyablement stupides et l’intelligence politique d’Olmert ne peut être comparée qu’à celle de Bush. »

    A suivre

  • permalien K. :
    12 avril 2007 @01h33   « »

    Gabriel Kolko : La Dernière Chance d’Israël. (Suite)

    « Il existe un consensus au sein des stratèges israéliens disant que la Guerre d’Irak a été un désastre pour Israël, un cadeau géopolitique à l’Iran qui laissera Israël dans un danger sans précédent qui persistera bien après que les Américains retournent chez eux. "Israël n’a rien à gagner d’une présence américaine prolongée en Irak", a déclaré en janvier dernier le directeur de l’Institut pour les Études de Sécurité Nationale de l’Université de Tel Aviv. Les USA ont évincé les Talibans d’Afghanistan et Saddam Hussein de l’Irak et ont créé une domination stratégique iranienne irrésistible. Sa campagne pour la démocratie a apporté le Hamas au pouvoir en Palestine. "C’est une appréhension totalement erronée de la réalité", a dit un expert israélien concernant le rôle de l’Amérique dans la région. Les politiques américaines ont échoué et Israël a donné carte blanche à une stratégie qui le laisse plus isolé que jamais.

    Nonobstant ce consensus, Olmert a dit le 12 Mars à la conférence annuelle de l’AIPAC par vidéo "Ceux qui s’inquiètent pour la sécurité d’Israël doivent reconnaître la nécessité d’un succès américain en Irak et d’une sortie responsable". "Toute évolution qui n’ira pas dans le sens d’un renforcement de l’Amérique minera la capacité américaine de traiter efficacement la menace posée par le régime iranien.. (...) Aucun groupe n’est plus anti-guerre que les Juifs américains, le Congrès- à sa manière inepte- essaie de mettre une fin à la guerre, ses propres stratèges pensent que la Guerre d’Irak était un désastre- et Olmert endosse la folie de Bush.

    ...

    C’est dans ce contexte que la paix dans la région évoluera ou pas. Olmert fera ce qui est le plus profitable pour sa position politique interne, et le maintien du pouvoir sera sa priorité- non moins que ses prédécesseurs et la plupart des politiciens des autres nations. Ce n’est pas du tout prometteur. Mais pour des raisons techniques, sociales, et morales Israël ne gagnera pas une autre guerre. À tous les niveaux, il est devenu bien plus faible. Il peut infliger des dégâts effroyables à ses ennemis mais il ne peut pas changer la balance fondamentale de l’ensemble des forces qui mènent à la victoire. »

    Suite

  • permalien K. :
    12 avril 2007 @01h35   « »

    Gabriel Kolko : La Dernière Chance d’Israël. (Suite et Fin)

    ...

    …. S’il y a une guerre alors la fuite de cerveaux s’accélérera et les venues en Israël diminueront ; la démographie s’inversera. Israël deviendra alors le seul endroit au monde ou un Juif est en danger précisément parce qu’il est juif. Si cette occasion est perdue il y aura en fin de compte une guerre mutuellement destructrice que personne ne gagnera- la Guerre du Liban a prouvé qu’ Israël doit affronter maintenant le fait que ses voisins deviennent ses égaux militaires et l’aide Américaine ne peut le sauver.

    En effet, les cadeaux gratuits de l’Amérique ont permis à Israël de commencer une guerre en juillet dernier avec des illusions identiques à celles qui ont aussi entraîné l’administration Bush à s’embarquer dans sa folie Irakienne.

  • permalien Pierre :
    12 avril 2007 @05h58   « »
    Les mondes parallèles :

    Facteurs influençant la nature et l’ampleur du terrorisme palestinien, (Intelligence and Terrorism Information Center at the Israel Intelligence’ Heritage & Commemoration Center (IICC)

    - L’efficacité des mesures prises contre le terrorisme par les forces de sécurité israéliennes en Judée et Samarie.

    - Développements dramatiques dans la politique intérieure palestinienne

    - L’action intensive d’Israël dans la bande de Gaza a augmenté après l’enlèvement du soldat Gilad Shalit

    - La deuxième guerre du Liban a temporairement distrait l’attention d’Israël de la bande de Gaza et l’a concentrée sur la frontière Nord.

    _______________

    Les plans de paix sur le Proche-orient : Des initiatives restées lettre morte


    - Conférence de Madrid

    - Les Accords d’Oslo

    - Accords de Wye Plantation (Oslo II)

    - Sommet de Camp David II

    - Sommet de Taba

    - La Feuille de route

    2 logiques qui ne rencontrent jamais !
  • permalien Sub Versif :
    12 avril 2007 @10h14   « »

    Epigenese ? Serait il possible d avoir une sémantique moins élitiste afin que tout le monde puisse devenir moins ignorant ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    12 avril 2007 @12h32   « »

    Plusieurs remarques.

    1. Sur la conversion de Constantin. Eut-elle lieu effectivement en 312, au moment de sa victoire sur Maxence ? Ou en 324, après sa victoire sur Licinius ? Ou seulement en 337, au moment de son baptême, sur son lit de mort ? En tout cas, le paganisme ne disparut pas du jour au lendemain, à preuve son retour avec Julien (en 361-363, un quart de siècle après la disparition de Constantin) et les persécutions de Gratien (379-382). Est-on même bien sûr qu’il soit mort… aujourd’hui ?

    2. A cet égard, je me demande si on ne projette pas sur l’Antiquité le modèle, bien plus tardif, de la Réforme, où le souverain passant au protestantisme (notamment en Allemagne et en Angleterre) entraînait d’un coup, et définitivement, tous ses sujets avec lui. Les moyens (intellectuels et institutionnels) à la disposition d’un prince de la Renaissance étaient autrement plus efficaces que ceux d’un empereur romain.

    3. Le christianisme tel que nous l’avons hérité de Constantin, est un christianisme… romain ! Ainsi, est-il révélateur que le pape soit appelé « souverain pontife » alors que cette titulature (païenne) fut précisément abandonnée par Gratien en 382 ! Or, c’est bien cette « romanité » qui formait tout l’attrait du catholicisme aux yeux de l’agnostique Maurras, par rapport à l’enseignement du « métèque » Jésus. Mais cette romanité n’est pas qu’externe (l’Eglise se coulant dans les habits de l’empire romain), elle est aussi intellectuelle, l’unicité du judaïsme (énorme différence par rapport à la pluralité du paganisme), se lestant, au passage, du platonisme et de l’aristotélisme. [Qui font toujours partie du paquetage catholique, comme en témoigne le discours du pape du 12 septembre dernier à Ratisbonne…].

    Le bronze se présente comme un alliage d’où l’on ne peut dissocier l’étain du cuivre, le composé réunissant les caractères des deux métaux. Comme le bronze, le christianisme est un alliage. Mais un alliage où prédomine quoi ? Le monothéisme juif ? La philosophie grecque ? Le droit romain ? La société féodale ? Ou d’autres choses encore ?

  • permalien Pierre :
    12 avril 2007 @14h22   « »

    Israël dans sa forme actuelle (politique et géographique), peut-il vouloir la paix ?

    Le rôle de l’eau dans la politique israélienne d’occupation de la Palestine (André Rousseau)

    Déjà en 1919, Chaim Weizman, dirigeant de l’Organisation Sioniste Mondiale, écrit au 1er ministre anglais Lloyd George que "l’ensemble du futur économique de la Palestine est dépendant de son approvisionnement en eau pour l’irrigation et l’énergie électrique".

    Un an plus tard, en octobre 1920, le même C. Weizman écrit au secrétaire du Foreign Office : "Si la Palestine était amputée du Litani, du Haut Jourdain et du Yarmouk, sans même parler de la bordure ouest de la (mer de) Galilée (Lac de Tibériade), elle ne pourrait être économiquement indépendante. Et une Palestine faible et appauvrie ne serait d’aucune utilité pour aucune puissance".

    En 1941, D. Ben Gourion déclare : "Nous devons nous rappeler que, pour parvenir à enraciner l’Etat juif, il faudra que les eaux du Jourdain et du Litani soient comprises à l’intérieur de nos frontières".

    Dayan proclamait en 1954 : "(...) Ensuite l’armée israélienne entrerait au Liban, occuperait les territoires nécessaires et mettrait en place un régime chrétien qui s’allierait à Israël. Le territoire au sud du Litani serait totalement annexé et tout serait parfait".

    On le voit, les envahissements ultérieurs du (sud)-Liban étaient programmés de longue date !

    Dès 1953, Israël commence à dériver les eaux du Lac de Tibériade...

    La guerre de 1967 permet à Israël d’accaparer les ressources de Gaza, de la Cisjordanie et du Golan.

    En 1978, cet Etat envahit le sud-Liban et détourne par pompage une partie du Litani...

    En 1994, Israël et la Jordanie signent un traité de paix avec un volet sur l’eau défavorable aux Jordaniens.

    Seulement, remettre en question la définition de "l’état juif", c’est s’attirer la suspicion d’activités anti-israéliennes et "ordonner aux services de sécurité - nom de notre police secrète - de poursuivre ceux qui se battent par des moyens légaux pour changer la définition d’« Etat juif » - revient tout simplement à paralyser la démocratie". (Uri Avnery)

  • permalien Corentin :
    12 avril 2007 @14h42   « »
    Sarko interviewé par la Revue du Liban

    http://www.rdl.com.lb/2007/q2/4100/...

    Longue interview sur l’international. Extrait :

    parce que nous sommes les amis des Libanais, nous leur devons la franchise. Et être franc aujourd’hui, c’est trouver le courage de leur dire que les groupes armés qui prétendent agir pour le bien du peuple libanais sont, en fait, ceux qui le privent d’une paix à laquelle il aspire tant. Il faut que les Libanais le sachent : les ennemis du Liban et de sa souveraineté, ce sont d’abord les groupes armés.

    Voir en ligne : Revue du Liban

  • permalien K. :
    12 avril 2007 @20h50   « »

    « L’utopie réaliste pour mettre fin au conflit » par Georges Corm

  • permalien K. :
    12 avril 2007 @22h06   « »

    Un monstrueux crime de guerre

    - CICR 04/04/2007 : « les civils continuent d’être victimes de la violence »

    - CICR 11/04/2007 : « une crise qui ne cesse de s’aggraver »

    - CICR :

    « ...a colleague recently had asked several Iraqi women what their most pressing need was. » (un collègue a récemment demandé aux irakiennes quelles étaient leurs besoins les plus pressant.)

    « The colleague said that, after a long silence, the women answered : "The most important thing that anyone could do would be to help collect the bodies that line the streets in front of our homes every morning. No one dares to touch them, but for us it is unbearable to have to expose our children to such images every day as we try to bring them to school.". » (le collègue a dit, qu’après un long silence, les femmes ont répondu que “la chose la plus importante que n’importe qui pourrait faire est d’aider à ramasser les cadavres qui jonchent les rues en face de nos maisons tous les matins. Personne n’ose les toucher, mais pour nous il est intolérable d’avoir à exposer nos enfants à de telles visions alors que nous essayons de les conduire à l’école”)

  • permalien
    13 avril 2007 @06h44   « »
    Les racines chrétiennes de l’Europe ??? Drôle d’erreur pour le titre de vos articles successifs

    Les racines chrétiennes de l’Europe, c’est cette haine du Juif, surtout s’il est indépendant et pas victime, une haine qui ressort à travers les commentaires de cette page. Le but n’est pas de dire si la "proposition de paix" arabe est ou non acceptable, mais d’affirmer, une fois cette question non posée, qu’Israël la refuse ! Propagande, Intox, autoflagellation par les gaucho-Israéliens de service, tout y passe, tout est bon, on refuse le débat, vu que la seule chose qu’on admet à priori est que le sionisme est dépassé, que les Israéliens habitent chez les Palestiniens, et que tant d’autres inepties sont présentées sans aucune approche critique. Là je reconnais bien l’attitude de l’Europe, et de la France négationniste (ce terme ne s’applique pas qu’à la Shoah, votre histoire étant vidée de ses Juifs, voir Musée de Cluny), à travers ses couches populaires et ses élites, qui fit des Juifs la seule nation européenne "irréductible" à l’époque où ce terme était inexistant, et de cette nation, la seule religion qui prétendrait être une nation, à l’époque où la religion est un tabou politique, sans droit de cité.

    N’ayez crainte, les banlieues ,elles, n’en continueront pas moins de brûler et les attentats contre les Croisés de se perpétrer même en sol musulman, contre des musulmans innocents, mais ça, c’est uniquement pour détourner l’attention du seul vrai problème : fuir la réalité ! Et de nouveau Israël est votre bouc émissaire.

  • permalien Pierre :
    13 avril 2007 @09h23   « »
    Les racines chrétiennes de l’Europe !!!!

    Non à l’apartheid par Jimmy Carter

    Les Israéliens sont aujourd’hui tentés de ne faire aucun effort pour trouver un accord de paix qu’il soit fondé sur la Feuille de route du Quartet, sur des négociations de bonnes foi ou d’autres bases.

    (...)

    Le Mur ne sépare pas les Palestiniens et les Juifs ; mais il sépare plutôt les Palestiniens des Palestiniens. » Près de là, il y a trois couvents qui seront bientôt coupés des gens qu’ils servent. Ces 2 000 chrétiens ont perdu leur lieu de prière et leur centre spirituel.

    (...)

    Un sondage effectué par le Centre de Recherche et d’Information de Beyrouth trois semaines après les bombardements israéliens montre que 87 pour cent des libanais soutiennent le Hezbollah. Cela inclus 80% de chrétiens libanais qui sont en général plus favorables à Israël et politiquement opposés aux militants musulmans.

    (...)

    Les responsables des deux côtés ignorent le vœu de la majorité qui souhaite la paix, laissant la place aux extrémistes pour détruire violemment tout consensus politique. Un des obstacles dans la recherche de progrès réside dans la politique étrange adoptée par Washington qui estime que le dialogue autour des questions pendantes est un privilège qui ne peut être accordé que lors d’une récompense pour une attitude servile ce qui implique qu’elle n’est pas remise à ceux qui rejettent les demandes américaines.

  • permalien saintyves :
    13 avril 2007 @10h46   « »
    Israël ne veut pas la paix

    Le Sionisme doit être dissous pour la paix

    Le Sionisme, nous dit-on, a pour but de "construire un foyer national pour les juifs." Cependant, pour ses millions de victimes, le sionisme a pour but d’extirper de leur patrie héréditaire une grosse partie des Palestiniens et de les expulser et de les disperser aux quatre coins du monde par la terreur et la violence organisées. C’est le côté moche du Sionisme qu’une grande partie de l’Occident ne veut pas voir. http://www.ism-france.org/news/article.php ?id=5676&type=analyse&lesujet=Sionisme

    La mentalité sioniste et la prétendue paix !

    I’tiraf Rimawi

    Quiconque examine de près les pratiques d’Israël, actuelles ou historiques, peut réaliser l’ampleur de la duperie et du mensonge tissés, tant dans la pratique que dans ses médias. Nous n’aborderons pas ici en profondeur les manifestations de la mentalité sioniste qui fabrique et invente les affaires et les événements, tout en les manipulant selon deux faces, le principal demeurant l’expression permanente de la vision coloniale et raciste de cette entité et l’autre, politique et médiatique, pour tromper et mener une propagande mensongère.

    Depuis les accords d’Oslo en 1993 et ses conséquences, les applications et les accords partiaux, jusqu’au déclenchement de l’Intifada actuelle, en 2000, nous percevons qu’Israël :

    - n’a pas libéré les prisonniers,
    - il a élargi les colonies de façon hystérique, et a continué à contrôler les frontières et les points de passage.
    - Les agglomérations palestiniennes considérées A sont devenues des cantons isolés, sans parler des questions essentielles qui sont les réfugiés, al-Quds,
    - l’Etat et la mainmise sur les ressources, questions toujours reportées au moment même où Israël affirme sans cesse son refus de les régler selon les décisions internationales.

    Avec tout cela, cet Etat de l’occupation a réussi à se faire voir comme un "Etat de paix" et de montrer les Palestiniens comme un élément soumis en permanence à un examen de réussite ou d’échec selon son aptitude à la paix.

    Israël, en tant qu’Etat de l’occupation et dominant tout, serait l’élément stable et ce qui devrait changer serait l’état des Palestiniens, à qui il est demandé de prouver qu’ils acceptent les exigences de la paix ! Sinon, ils seront les terroristes après qu’ils aient été un mouvement de libération nationale appuyée par la légalité internationale. ...

    TANT que L’IDEOLOGIE SIONISTE est AU POUVOIR, ISRAEL REFUSERA LA PAIX, qui est INOMPATIBLE avec le FASHISTE, le COLONIALISME, le RACISTE et l’APARTHEID.

    Voir en ligne : La mentalité sioniste et la prétendue paix !

  • permalien saintyves :
    13 avril 2007 @11h07   « »
    Israël ne veut pas la paix

    Les retombées stratégiques de la guerre du Liban, une analyse sioniste

    Les centres d’etudes stratégiques sionistes commencent à mesurer l’impact dévastateur de la guerre du Liban.

    L’analyse publiée originellement par le site Im Tirtzu et reprise par le journal Nativ estime qu’Israel se trouve à un tournant existentiel de son histoire, décrivant la nouvelle situation comme pire que celle résultant des conflits de 1967 et 1973.

    Elle critique la superficialité du débat public qui présente la résolution 1701 de l’ONU comme un gain important alors que ses articles sont des termes de défaite qui gaspillent des années de lutte pour l’autonomie et la souvrainté. Trois conclusions peuvent être déduites après un examen stratégique de la guerre et qui constituent aussi la base sur laquelle les ennemis d’Israel développent leurs plans de combat et leur doctrine de guerre

    - 1- Le manque d’efficacité de l’armée de terre
    - 2- La vulnérabilité des corps blindés
    - 3- La limite des capacités de l’armée de l’air

    D’un autre côté, un Iran avec la bombe atomique rendrait la disuasion nucléaire sans effet et les ennemis d’Israel pourraient ésperer une victoire à l’issue d’une guerre conventionelle... Aprés avoir exposé les politiques erronées suivies pendant des années dans le domaine militaire et qui ont conduit à la situation actuelle, l’auteur conclut joliment que chaque jour qui passe ne fait que rapprocher l’échéance de la rencontre du poulet avec la lame...

    Voir en ligne : Les retombées stratégiques de la guerre du Liban, une analyse sioniste

  • permalien K. :
    13 avril 2007 @20h15   « »

    The Guardian, le 24 mars 2006 :

    « Une enquête d’opinion faite auprès des juifs d’Israël sur leurs attitudes envers leurs concitoyens arabes a montré que le racisme est répandu, qu’un grand nombre de juifs prônent la ségrégation et sont en faveur des politiques encourageant les Arabes à quitter Israël. »

    ...les enquêtes qui mettent à jour l’antisémitisme dans d’autres pays amènent toujours une frénésie de dénonciations de ces derniers par les Israéliens. « Pourtant quand il [l’antisémitisme] se produit chez eux, ils restent tranquilles, et c’est pourquoi c’est une double faillite : ils sont racistes, et ils n’essayent pas non plus de s’attaquer à leur propre racisme. »

    « « de façon générale, le racisme paye en Israël parce que le raciste n’est pas sanctionné et que le racisme est toujours expliqué par un besoin de sécurité et comme un mécanisme de défense. Les racistes ont depuis longtemps quitté la rue pour s’asseoir sur les bancs du gouvernement. » »

    Voir en ligne : Racisme en Israël

  • permalien K. :
    13 avril 2007 @21h20   « »

    Rappels historiques....,

    « Après la révolution iranienne de 1979, certains responsables politiques américains ont été séduits par l’idée que les forces islamiques pouvaient être utilisées contre l’Union soviétique. »

    « Après tout, ces forces islamiques conservatrices n’avaient-elles pas déjà servi dans les années 1960 et 1970 pour marginaliser et mettre en échec des partis de gauche et nationalistes laïques dans la région, et d’abord en Iran en 1953 ? »

    « Ultérieurement, les Etats-Unis oscillèrent entre plusieurs politiques au Proche-Orient et en Asie centrale. Ils n’avaient qu’un double objectif, la victoire dans la guerre froide et le soutien à Israël, mais les moyens utilisés et les Etats soutenus variaient, parfois de manière contradictoire. »

    « Les Etats-Unis ont appuyé officiellement l’Irak dans la guerre contre l’Iran (1980-1988), au moment même où ils acquiesçaient à la livraison d’armes israéliennes à l’Iran. »

    « A l’époque, c’étaient les conservateurs proches de Tel-Aviv qui œuvraient activement à un revirement en faveur de Téhéran, car Israël considérait encore le nationalisme arabe laïque comme son principal ennemi et soutenait les Frères musulmans dans les territoires occupés palestiniens pour faire contrepoids à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). »

    ...“actualités”....,

    « [L]es Arabes et les musulmans concluent que la politique de Washington au Proche-Orient n’est pas de sauver des « Etats en faillite », mais de les produire. »

    « Israël s’est un peu plus isolé dans la région et le monde »

    ... et prospectives :

    « La question qui se pose pour Israël au Liban, comme pour les Etats-Unis en Irak, est de savoir s’ils peuvent accepter ces revers ou s’ils seront tentés de « doubler la mise ». Ces défaites sont-elles les signes annonciateurs de guerres de nouvelle génération ? Ou sont-elles seulement temporaires ? »

    « Une chose est certaine : le modèle de victoire avec « zéro mort » prôné pendant la guerre du Golfe (1990-1991) ou dans les Balkans, via des bombardements massifs et l’utilisation d’armes de pointe, est révolu. L’enjeu est désormais le contrôle à long terme et l’allégeance de populations que les forces aériennes ne peuvent garantir et qui exige un coût politique et humain important. »

    Voir en ligne : Tous les ingrédients d’un désastre stratégique américain

  • permalien
    19 avril 2007 @13h07   «

    Ah bon, St Paul est l’inventeur du christianisme ?

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