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Les Etats-Unis ont soif de l’eau du Canada

mercredi 18 avril 2007, par Marc Laimé

Confrontés à de graves risques de pénurie, découlant d’une surexploitation des ressources disponibles sur leur territoire, les USA tentent de convaincre le Canada et le Mexique de créer un partenariat stratégique pour instaurer une commercialisation massive de la ressource, à l’échelle du continent nord-américain.

Le Canada va-t-il accepter le principe de transferts d’eau massifs à destination des Etats-Unis ? La question est posée depuis plusieurs années. Elle suscite une forte opposition au Canada. Mais les Etats-unis redoublent de pressions en ce début d’année 2007.

Une série de rencontres privées organisées ce printemps dans le cadre du Projet sur l’avenir de l’Amérique du Nord 2025 (« North American Future 2025 Project ») incluera la question des « transferts d’eau », conformément aux objectifs de ce projet trilatéral, qui vise à préciser les contours d’une intégration économique renforcée du Canada, des Etats-Unis et du Mexique.

Ces conférences s’inscrivent dans l’esprit du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité, dont fait partie le Canada. Elles sont financées par les gouvernements américain et mexicain. Mais, seul, le Canada n’a pas subventionné l’évènement…

Le projet est porté par le Center for Strategic and International Studies, think-tank implanté à Washington, le Conference Board of Canada, et le Centro de Investigacion y Docencia Economicas (CIDE), un institut mexicain.

La démarche a débuté en mars 2006 quand les trois gouvernements ont porté sur les fonts baptismaux le « Security and Prosperity Partnership », vaste programme visant une meilleure intégration des pratiques des trois partenaires en matière de gestion environnementale, par le biais de la création d’un périmètre de sécurité conjoint et l’élaboration d’un pacte continental des ressources naturelles.

Un rapport préliminaire sera examiné lors d’un sommet qui réunira les trois chefs d’Etat concernés dans l’Alberta en août prochain.

Pour le directeur du projet, Armand Peschard-Sverdrup, interviewé par The Ottawa Citizen le 13 avril dernier : « Ce n’est un secret pour personne que les Américains vont avoir besoin d’eau… Et nul n’ignore que le Canada en dispose en abondance. A l’issue de ce sommet des accords devraient avoir été conclus. Personne ne contraindra le Canada à vendre son eau. Ce projet est un exercice analytique, il ne contraindra les gouvernements à quoi que ce soit. »

On comprend sa prudence. Le thème de l’eau avait été le sujet le plus sensible dans les discussions qui s’étaient engagées lors de son lancement avec l’ancien gouvernement libéral canadien.

Le sujet va revenir sur le devant de la scène dès le vendredi 27 avril prochain, à l’occasion d’une table-ronde sur « L’avenir de l’environnement nord-américain » organisée à Calgary, à laquelle ont été conviés plusieurs associations de défense de l’environnement, comme le Pembina Institute.

Le projet a aussi suscité des remous au sein d’un groupe de travail sur le changement climatique des Nations-Unies, dont un rapport prédit que les Etats-Unis entreront en conflit avec le Canada, à mesure que le Midwest assoiffé lorgnera avec de plus en plus d’insistance sur les ressources des Grands Lacs.

Témoignage de l’ampleur des enjeux et de l’âpreté des débats qu’ils suscitent, M. Gordon Hodgson, membre du Conference Board of Canada, l’une des trois chevilles ouvrières du North American Future 2025 Project, déclarait pour sa part à The Ottawa Citizen que quand bien même le projet de rapport qui sera examiné par les trois chefs d’Etat l’été prochain revêtait le logo de son Institut, il n’en reflétait pas nécessairement la vision…

« La réalité que les Américains n’apprécient sans doute pas exactement est que nous n’avons pas en réalité tant d’eau que cela à exporter… L’Ouest canadien commence à connaître des problèmes de pénurie, et par ailleurs des quantités d’eau considérables sont aujourd’hui utilisées pour extraire des schistes bitumineux des champs de pétrole. Aussi le projet de memorandum qui sera soumis aux chefs d’Etats vise-t-il essentiellement à permettre de catalyser les discussions. »

Mais Maud Barlowe du Council of Canadians, qui a pris connaissance du memorandum, estime qu’il « démontre que le gouvernement américain et ses think-tanks… considèrent l’eau canadienne comme une ressource nord-américaine et non canadienne. »

Le Conseil des Canadiens souligne que ce n’est que la dernière d’une série de rencontres à à huis clos « qui octroient un accès privilégié au secteur des affaires tout en tenant le public à l’écart. »

Et Maude Barlowe d’enfoncer le clou en martelant que : « Le document est accablant, non seulement parce qu’il expose un processus où la transparence et l’obligation de rendre compte brillent par leur absence, mais également en raison de ce dont les gouvernements et ces soi-disant intéressés du secteur des entreprises sont en train de discuter."

Le Conseil des Canadiens exige donc que le gouvernement du Canada mette un terme à toute autre participation à de tels pourparlers sur l’intégration de l’Amérique du Nord jusqu’à ce qu’un débat parlementaire et une vraie consultation publique aient eu lieu sur la question.

A l’instar de La Coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau – Eau Secours !, qui a interpellé le 16 avril 2007 le Premier ministre canadien, M. Stephen Harper, ainsi que le Premier ministre du Québec, M. Jean Charest, leur enjoignant de suspendre toute participation canadienne à ces discussions.

Le Canada détient 20% des ressources mondiales d’eau douce. « Mais si l’on draine chaque lac et chaque rivière, compte tenu des disponibilités actuelles, les ressources mobilisables ne représentent que 7% des ressources d’eau douce disponibles » souligne Maud Barlowe.

Reste que les Etats-Unis, le Canada et le Mexique semblent bien s’engager dans la voie d’accords bilatéraux sur les transferts d’eau.

Les pressions sur le Canada seront intenses, selon le rapport du groupe de travail des Nations-Unies, qui souligne que la sécheresse menace de réduire de près de 40% les capacités d’un aquifère texan stratégique qui fournit de l’eau à deux millions de personnes, et va tarir l’aquifère d’Ogallala, la plus grande réserve d’eau souterraine des Etats-Unis, qui assure lui l’alimentation de huit Etats américains.

En écho l’ American rivers organization vient d’ailleurs de publier un rapport qui témoigne des menaces multiples qui pèsent sur les dix plus grands fleuves américains : pollution par les eaux usées, effluents agricole, barrages inutiles… La Santa Fe au Nouveau Mexique, en dépit d’un projet de restauration colossal, ne délivre plus ainsi qu’un filet d’eau la majeure partie de l’année…

Mais comme le souligne Louis-Gilles Francoeur dans Le Devoir du mercredi 25 avril 200T, les groupes environnementaux, sociaux et syndicaux de tout le Canada se mobilisent fortement pour faire échec au pacte nord-américain sur les ressources en eau et sur les richesses naturelles du Canada, que préparent derrière des portes closes une poignée d’oligarques du secteur privé et des gouvernements du Canada, des États-Unis et du Mexique dans le cadre du North American Future 2025 Project.

Le porte-parole du Bloc Québécois en matière de Commerce international et député de Sherbrooke, Serge Cardin, déposait ainsi le mardi 1er mai 2007 une motion auprès du Comité permanent du Commerce international afin que le gouvernement canadien entreprenne au plus tôt des pourparlers avec ses vis-à-vis américain et mexicain dans le but d’exclure l’eau des biens régis par l’Aléna.

Contacts : Meera Karunananthan, agente des relations avec les médias, (613) 233-4487 poste 234 ; cell. : (613) 795-8685, meera@canadians.org

14 commentaires sur « Les Etats-Unis ont soif de l’eau du Canada »

  • permalien Un sage :
    19 avril 2007 @06h50   »
    Les Etats-unis ont soif de l’eau du Canada

    L’eau appartient à tout le monde point à la ligne

  • permalien
    19 avril 2007 @19h42   « »
    Les Etats-unis ont soif de l’eau du Canada

    L’eau est certes un bien universel mais dans notre société de propriétaires, elle appartient à des individus ou à des états. Il est intéressant de voir les Etats Unis faire preuve de "communisme" dans la question de l’eau. Ne s’agit-il pas pour eux de mettre en "commun" un bien appartenant légalement au peuple canadien ?

  • permalien Raina :
    20 avril 2007 @00h01   « »
    Les Etats-unis ont soif de l’eau du Canada

    L’Amérique reste-t-elle un modèle à suivre ?

    Avec 36 000 milliards de dollars d’endettement, les Etats-Unis arrivent très largement en tête des pays les plus endettés au monde... Une politique économique désormais sortie de toute logique qui doit nous interroger sur le rapport direct, ou indirect, avec nombre de conflits dits "géostratégiques"... en réalité orientés vers la récupération de richesses et/ou de matières premières.

    La multiplication des crédits permet-elle la liberté du plus grand nombre ? Encourage-t-elle la paix sociale et territoriale ? La surconsommation est-elle la réponse à la consommation ?

    Un pays qui n’a plus de quoi assurer son train de vie doit-il automatiquement convoiter et s’emparer des substances de pays voisins ou réapprendre à savoir ce dont il a réellement besoin pour vivre en bonne harmonie ?

    En cette période d’élections présidentielles, comme la plupart des français - et des citoyens du monde -, j’aspire, en terme politique, à être tout simplement et concrètement rassuré sur l’avenir... à entrevoir une alternative à l’obsession de la croissance reine, tout en évitant le piège d’un communisme uniformisant et d’un endoctrinement religieux extrême.

    A quand un progrès palpable dirigé vers l’humain... une énergie nouvelle qui profite enfin à tous et ne soit pas pour autant source de conflit ?

    Voir en ligne : Les "boit-sans-soif"

  • permalien Ja5 :
    20 avril 2007 @01h03   « »
    Les bleus de nos lacs

    Dans mon pays de lacs et de rivières,dans mon Québec bâti sur les rives du vaste fleuve, bien peu sont ceux qui réalisent la valeur de la ressource ; les embouteilleurs ne paient presque rien, nous avons le record d’utilisation quotidienne d’eau per capita, et bien pire encore. Les rivières qui sont situées en zone agricole sont polluées à l’axphyxie, des centaines de lacs bordés de villégiateurs ont été simultanément touchés par une prolifération de cyanobactéries l’été dernier (hiver trop doux...) et des centaines d’autre se meurent au nord, au coeur des kilomètres de forêts (!) coupées. Il est de notre devoir, en tant que dépositaires des plus vastes ressources d’eau douce de la terre, de gérer cette ressource en pensant au bien commun. Malheureusement, ce n’est pas demain la veille que les canadiens sentiront, eux, la soif les tirailler.Et lorsque ce sera fait, il sera trop tard.

  • permalien Max Férandon :
    20 avril 2007 @16h41   « »

    En effet, le Canada est pour les américains un grand réservoir, un grenier aussi. C’est un peu tout, le Canada, ce gentil voisin d’en haut. Ce grand sifflet mal articulé à la démographie fantôme. Ce rien de colonie, qui roule en Pontiac. Des tronçons de rivières plus que de bitume, des lacs à profusion et puis toute cette neige qui va fondre au printemps. Si on importe du pétrole du moyen-Orient pourquoi pas de l’eau du Québec. Oui c’est cela, on va Koweitiser l’eau du Canada. Le diamètre du tuyaux, c’est important le diamètre des tuyaux. Ces piplines d’eau qui descendront à toute allure vers le Texas en passant par le sous-sol de la maison blanche. Le Texas, vous pensez, ça mange trop salé, ça a toujours soif. Attention ! Poussez-vous on ouvre la vannes ! On va construire la plus grande route du transport de l’eau. Monsieur Poutinof en Russie pourra aller se rhabiller avec ses petits gazoducs qui allument l’Europe de l’ouest. Nous canadiens, allons réinventer la notion même du tuyau d’eau, l’ aquaduc. Nous allons leurs verser leurs déverser notre nappe phréatique à domicile. Ils n’auront qu’à ouvrir le robinet pour que ça robinette. Oui une centaine de lacs.. Pas de problème, on vous livre ça en express. On a calculé. la pleine vitesse d’un litre d’eau dans un aquaduc : 140 kilomètres à l’heure. Ça roule vite l’eau, on ne le dirait pas comme ça. On a aussi calculé le degré de solitude des premiers locataires du Canada, ceux qui autrefois vénéraient cette eau, les Amérindiens : une grande, très grande tristesse.

  • permalien
    20 avril 2007 @22h43   « »

    Encore une fois les américains vont foutre "leur bordel". Vous verrez que pour libérer le Canada ils vont trouver des armes de destructions massives...

  • permalien Phil :
    21 avril 2007 @11h03   « »

    Les USA veulent de l’eau d’origine canadienne ?
    Facile : ils l’obtiendront par les moyens les plus tordus s’il le faut.
    Dire que "l’eau est à tout le monde" est d’une naïveté navrante, surtout quand on voit que les américains gaspillent tant qu’ils peuvent pour après jour puis se retourner vers d’autres pays et convoiter ce dont ils manquent ou pourraient manquer.
    Et si par malheur le Canada ne donne pas l’eau attendue aux USA, et surtout à un prix bas, ces derniers trouveront bien l’artifice qu’il faut pour s’approprier l’eau, même par la force, ou par une articulation géologique bidon en affirmant que le sous-sol canadien fait partie du continent américain puisque ce dernier fait patie de l’Amérique du Nord etc... les propos les plus tordus vaudront, les pressions les plus viles également, tout comme les mensonges les plus gros que tout le monde va gober sans rien dire.
    Regardons ce qui se passe en Irak. Les faux motifs de la guerre, les milliers de morts depuis que Bush est chef de guerre... Lamentable, n’est-ce pas ?
    Personne ne pipe mot ou presque...
    Pour l’eau ce sera pareil, de glissements en glissements, les américains finiront pas s’approprier l’eau du Canada de manière tout à fait "légale"...

  • permalien Ari :
    24 avril 2007 @20h25   « »
    tant que le Canada aura de l’eau

    Plusieurs rapports ont clairement établis que l’Ouest canadien va manquer d’eau dans un futur proche...

  • permalien Biduletto :
    16 mai 2007 @02h23   « »

    Si on accepte l’idée que "l’eau est à tout le monde", on dira la même chose de l’air. Et regardez ce qu’en font les américains : ils sont responsables de 25% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Ce peuple obèse, avide de consommer toujours plus, épuisera vite les ressources du Canada.

  • permalien Un français en Autriche :
    20 juin 2007 @20h23   « »

    d’un côté je comprends le souci américain qui veut substituer ses ressources manquantes par celles d’autres pays et est prêt de payer le prix nécessaire (ce qu’il reste à prouver, d’ailleur). De l’autre côté, mener un train de vie qui préconise le gaspillage et se rabattre sur les ressources d’autrui à la place de changer d’attitude ne me semble pas être un signe de sagesse, ni politique, ni de gestion environnementale.

  • permalien Greg, étudiant en géographie :
    28 juillet 2007 @17h34   « »

    Les USA produisent effectivement 25% des gaz à effet de serre pour 300 Millions d’habitants (en proportion seuls les Chinois et les Indiens devraient consommer à ce point).
    Le problème vient du mode de vie perçu par les Américains avec une perception des ressources infinies pour le quotidient. On n’a pas la ressource ? On l’ importe !On en a peu ? On prend d’abord celle des autres ! On verra plus tard pour règlementer la consommation ou trouver une autre ressource.

    Exemple : j’habite (pas moi) en plein dans l’Arizona et j’ai une pelouse digne du Royaume Uni à l’année. Merci les nappes phréatiques !

    Oui le Canada dispose de ressources en eau très importantes (solides et liquides), d’après les experts des USA et les cartes postales sur lesquelles ils se sont basés pour leurs études ; d’où l’ idée d’aller la pomper (à moindre coût grace à l ’ALENA). Ainsi la pénurie croissante des ressources en eau des Etats du Sud serait compensée. Le Mississipi partant du Canada leur a donné des idées et que feraient les Canadiens de toute leur glace alors qu’elle servirait bien mieux les habitants de Houston, Phoenix, etc.
    Les dégats faits aux écosystème (agriculture intensive, rejets industriels plus ou moins traités et consommation croissantes de tous les secteurs d’activités) n’entre pas en ligne de comptes. Ils en de l’eau et on veut l’acheter.
    En gros pour les USA, le Canada est une citerne.

    J’attire votre attention sur les propos des Evangélistes dont G.W Bush fait parti. Il s’agit de protestants ’Born Again’ après avoir rencontré le Jésus. Ils prêchent le fait que l’humanité est de passage et que Jésus va bientôt revenir pour sauver les bons croyants (les Born Again se chiffrent à hauteur de 65 à 80 Millions d’Américains d’après le recensement national en 2002). Quel est le rapport ?
    "Pourquoi nous fatiguer à protéger la planète si dieu nous la offerte.Quand nous mourrons nous allons au paradis.Nous ne faisons que passer. Si les ressources sont là c’est pour qu’elles soient consommées".

    Telle est (à peu près traduite) la réponse aux questions sur l’environnement de ce lobby au pouvoir grace à Bush fils, et ses amis. Je me demande si cet extrait n’est pas dans le film de Al Gore "Une vérité qui dérange".
    Paradoxal pour un pays dont la population vénère la Bible et condamne ses péchés capitaux (sauf la gloutonnerie visiblement, tu ne tuera point (la liste est si longue), tu ne convoitera point (les ressouces de pétrole des autres).
    En clair on consomme et on s’en fiche parce quand Jésus arrivera on sera sauvés, on ira au paradis tous, et pour toujours.L’environnement c’est pour les imbéciles, les athés et ceux qui se sont trompés de Dieu. C’est intellectuellement limité, autant parler à un mur.

    Amis du Grand Nord, attention à vos ressources. Le Canada est un si beau pays.

  • permalien Frédéric :
    3 août 2007 @14h54   « »

    Merci pour cet article intéressant.

    Les Etats-Unis ont géré leur environnement de manière irresponsable pendant tout le vingtieme siecle, en particulier en ce qui concerne l’assèchement, désormais quasi complet, des nappes phréatiques profondes du Mid-West.

    Respecter leur environnement leur aurait certainement coûté cher. Ils ne l’ont pas fait et leur environnement est très dégradé. Pourquoi ne pas leur faire payer cher l’eau importée du Canada ? Ou importée d’Alaska par un pipeline qui devra nécessairement passer par le Canada ?

  • permalien MF :
    14 décembre 2009 @15h29   « »

    Les Américains ont vidé leurs ressources car ils savent qu’ils pourront piller celles des autres.
    Avant d’assécher le Canada et de créer un précedent environnemental (car tout l’écosystème canadien subira des répercussions néfastes), ils devront faire une introspection de leur nation. J’entends par cela cesser de gaspiller les ressources et d’adhérer au développement durable. Savez-vous qu’ils préfèrent enfouir tous leurs déchets au lieu de recycler ?
    Ils agrandissent un méga cite d’enfouissement sanitaire (Westville) dont le lixiviat risque de polluer les nappes d’eau canadiennes !
    Réfléchissez à cette question : " Si votre voisin jette toute sa nourriture aux poubelles simplement car il ne se soucie point du lendemain, allez-vous le nourrir au détriment de vos enfants ?"

  • permalien oui :
    27 décembre 2012 @11h51   «

    Le canada ne doit pas donner d’eau aux etats-unis. Les Etats-Unis sont des abrutis. Ils n’ont pas voulus signer le Traité afin de conserver l’eau !! et il se font rares de trouver avec autant de chaise avec des armes.

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