Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Histoire : l’Europe et les réfugiés palestiniens

Histoire : l’Europe et les réfugiés palestiniens

dimanche 22 avril 2007, par Alain Gresh

En avril 2000, à Boston, dans le cadre d’une conférence sur les réfugiés palestiniens, on m’avait demandé de faire une conférence sur l’attitude de l’Union européenne. Voici des extraits de mon intervention.

Apprenant l’intitulé de mon intervention dans cette conférence, un ami éclata de rire : « Mais il n’y a rien à dire. Il n’existe aucune position de l’Union européenne sur le droit au retour des réfugiés. » Je fus tenté de le croire, après avoir parcouru les positions adoptées par les Quinze sur le Proche-Orient durant les dernières années. Certes, l’Union européenne s’était prononcée sur les droits nationaux des Palestiniens, la politique de colonisation, Jérusalem, l’édification d’un Etat palestinien, le droit d’Israël à la sécurité, etc. Mais les références aux réfugiés restaient vagues et le terme de droit au retour n’était jamais utilisé.

Sur le point de renoncer, je tombai, un peu par hasard je le confesse, sur un texte de 1971 et appelé le « document Schumann », du nom de Maurice Schumann, alors ministre des affaires étrangères de la France, sous le président Georges Pompidou.

Rappelons d’abord qu’à l’époque, la Communauté européenne comptait seulement six pays membres : la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. Le Danemark, l’Irlande et la Grande-Bretagne s’apprêtaient à rejoindre l’organisation en 1972. La Communauté vient d’inaugurer, en 1970, la Coopération politique européenne qui institue des consultations régulières sur les questions importantes de politique étrangère, afin de « renforcer leur solidarité en favorisant l’harmonisation des points de vue, la concertation des attitudes et, lorsque cela apparaîtra possible et souhaitable, des actions communes ». Nous sommes donc au tout début d’un processus qui veut faire de l’Europe une entité ayant son mot à dire dans les affaires internationales et qui veut éviter que telle ou telle crise internationale ne mette en danger la Communauté européenne elle-même.

Il est bien évident, dans ce contexte, que la guerre de juin 1967 et le conflit israélo-arabe sont pour les Européens un sujet majeur de préoccupation et d’intervention. A la fois par la proximité de la région avec l’ensemble européen, mais aussi par la divergence des sensibilités des Etats-membres : pour dire les choses brièvement, entre la France gaulliste d’un côté, l’Allemagne et les Pays-Bas plus proches des positions israéliennes.

C’est donc dans le cadre de la Coopération politique qui vient de s’instituer, que la France pousse ses partenaires à l’adoption d’un texte commun qui définirait les positions européennes pour la solution du conflit israélo-arabe. Ce document Schumann sera adopté le 13 mai 1971, à l’unanimité, par les ministres des affaires étrangères des Six .

Quelles sont les principaux principes affirmés ? Au-delà des points liés aux médiations politiques – soutien notamment à la mission Jarring -, les Six réaffirment leur soutien à la résolution 242 du Conseil de sécurité et demandent notamment :

- le retrait israélien sur les lignes du 4 juin 1967, avec des modifications mineures ;

- création de lignes démilitarisées des deux côtés des frontières d’Israël, avec présence de forces internationales n’appartenant pas aux quatre grands ;

- internationalisation de Jérusalem et maintien en suspens de la souveraineté sur la vieille ville

- enfin, le droit au retour dans leurs foyers des réfugiés palestiniens ou le choix d’être indemnisés.

Ce plan reprend, pour l’essentiel, les propositions françaises telles qu’elles ont été formulées à plusieurs reprises dans les deux années précédentes, notamment par Maurice Schuman.

La publication du document donne toutefois lieu à des polémiques entre les Six, le ministre allemand – sous la pression israélienne – déclarant que le document n’a aucune valeur pratique. Mais, au-delà de ces débats, qui reflètent déjà les difficultés européennes à élaborer des positions communes, il reste une interrogation : pourquoi l’Europe qui, en 1971 – en continuité avec le vote régulier par les pays européens de la résolution 194 – affirme le droit au retour des réfugiés palestiniens va-t-elle « oublier » cette position dans les années suivantes ? Pourquoi dans aucun texte depuis, malgré des avancées considérables dans son engagement au Proche-Orient, l’Europe va-t-elle devenir silencieuse sur le droit au retour des réfugiés ?

Des droits des réfugiés au droit à l’Etat

Pour le comprendre, il faut se replonger dans le contexte de l’époque. Depuis la fin de la guerre des Six jours, l’Organisation de libération de la Palestine et les organisations de fedayins tentent de faire reconnaître les droits nationaux du peuple palestinien. Il s’agit de remettre le problème palestinien dans son contexte politique et d’éviter qu’il soit traité, comme le stipule la résolution 242, comme un simple problème de réfugiés. Dans la bataille diplomatique que l’OLP mène, elle veut faire reconnaître deux principes :

- elle est le seul représentant du peuple palestinien

- les Palestiniens sont une nation et ils ont droit à l’autodétermination.

Il est donc presque « normal » que le problème des réfugiés passe, durant cette étape, au second plan.

Prenons, par exemple, la fameuse déclaration de Venise, adoptée par les 9 membres de la Communauté européenne, les 12 et 13 juin 1980. Que peut-on lire ? « A just solution must finally be found to the Palestinian problem, which is not simply a problem of refugees ». Durant toutes les années 80, la position européenne va être de dire, justement, que le problème palestinien n’est PAS un problème de réfugiés. Et le texte de préciser : « The Palestinian people… must be placed in a position… to exercise fully its right to self-determination. The PLO will have to associated with the negociation. » Si le texte mentionne la question de Jérusalem ou des colonies, il ne dit rien sur le droit au retour.

Le 23 février 1987, lors de la réunion des ministres des affaires étrangères des Douze à Bruxelles, la Communauté se prononce pour une solution fondée sur la déclaration de Venise, à travers « an international peace conference to be held under the auspices of the United Nations ». Le 27 juin 1987, les chefs d’Etat des Douze lors de leur sommet de Madrid, se prononcent en faveur de « upholding the right to security of all States in the region, including Israel, that is to say, to live within secure, recognized and guaranteed frontiers, and in upholding justice for all the peoples of the region, which includes recognition of the legitimate rights of the Palestinian people, including their right to self-determination with all that this implies. » C’est la première référence, implicite, au droit des Palestiniens de créer un Etat.

Cet appui aux droits nationaux palestiniens trouvera son aboutissement dans la déclaration d’abord du Conseil européen d’Amsterdam du 17 juin 1997 qui invite Israël à « reconnaître le droit des Palestiniens à l’autodétermination, sans exclure la possibilité d’un Etat ». Puis dans la déclaration du sommet européen de Berlin, le 26 mars 1999, adoptée par les Quinze : elle proclame « le droit permanent et sans restriction des Palestiniens à l’autodétermination, incluant l’option de l’Etat ». Elle affirme que ce droit, « n’est soumis à aucun veto » et « sa disposition à considérer la reconnaissance d’un Etat palestinien le moment venu ».

Ainsi, en une trentaine d’années, l’Europe a accompli un long chemin vers la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien et de son droit à un Etat indépendant. La « vision » des Palestiniens s’est profondément transformée en Europe : d’un simple problèmes de réfugiés, on est passé à un problème d’autodétermination. Mais, il faut le constater, cela s’est fait au détriment du « droit au retour » (...).

M. Sarkozy et le coup d’Etat algérien

Cette information donnée par notre confrère Michel Soudais de Politis et qui n’a eu, semble-t-il, que peu d’échos dans les médias :

« Moment de vérité, jeudi 12 avril, au micro d’Europe 1. Nicolas Sarkozy, interrogé par Jean-Pierre Elkabbach et trois journalistes, réagit aux attentats qui ont frappé Alger la veille. Subitement, le candidat de l’UMP justifie le coup d’Etat de 1992, quand l’armée algérienne et le FLN avaient imposé la suspension les élections, mettant prématurément un terme à un processus électoral déjà bien timide. On connaît la suite : une effroyable guerre civile qui a duré plus de dix ans. »

« Voici ce qu’a dit Nicolas Sarkozy : "L’Algérie avait été très courageuse au début des années 90 en interrompant le processus démocratique – à l’époque c’était le FIS – pour éviter la prise de pouvoir des islamistes. A l’époque l’armée avait joué un grand rôle – beaucoup avaient critiqué l’armée algérienne –, mais s’ils n’avaient pas fait cela on aurait pu avoir un régime à la taliban en Algérie. Il faut soutenir l’Algérie, il faut l’aider à se développer et il faut engager une lutte sans merci contre les réseaux terroristes." »

Le Koweït se prépare à la guerre.

Les bruits de bottes se poursuivent aux confins de l’Iran et illustrent la détermination américaine face à Téhéran. Une dépêche de l’AFP du 21 avril en provenance de Koweït annonce que ce pays va former un groupe pour préparer le pays à une éventuelle guerre entre l’Iran et les Etats-Unis. Ce groupe devrait être composé de représentants des ministères de la défense, de l’intérieur, du pétrole et de la santé ainsi que de responsables de la défense civile et des pompiers. Il tiendra sa première réunion lundi 23. Rappelons que 15 000 soldats américains sont basés au Koweït.

La route de La Mecque.

Dans la nouvelle livraison de la New York Review of Books du 10 mai, un article de Hussein Agha et Robert Malley, « The Road from Mecca », qui revient sur l’accord signé entre le Fath et le Hamas et dont on trouvera seulement un aperçu sur le site du journal.

27 commentaires sur « Histoire : l’Europe et les réfugiés palestiniens »

  • permalien Ibn Kafka :
    22 avril 2007 @18h56   »
    Pour les impatients

    Pour les impatients : http://www.blog.ma/obiterdicta/

    Voir en ligne : http://www.blog.ma/obiterdicta/

  • permalien Chahid :
    22 avril 2007 @23h57   « »

    Sarkozy serait alors le premier à clamer une nouvelle/ancienne (le Chili d’Allende…) doctrine : l‘ IVPD Interruption Volontaire du Processus Démocratique ! S’il n’était pas un religieux de droite on aurait cru qu’il fut inspiré par l’IVG L’Interruption Volontaire de Grossesse !

    Chahid

    Voir en ligne : Paul Wolfowitz, le néocon qui scandalisa la Banque Mondiale

  • permalien Chahid :
    23 avril 2007 @00h25   « »

    Les pionniers et les architectes de la création d’Israël savent très bien que le « droit au retour » est l’antithèse de cette entité. La démographie de la Palestine, du monde arabe et du monde musulman trouble le sommeil de certains théoriciens israéliens et occidentaux ! Le pape Benoît XVI semble-t-il, ne jure que par cette menace devant ses proches ! Le « droit au retour » risque donc de déstabiliser la vision israélienne d’un Etat palestinien qui ne doit pas dépasser le niveau démographique acceptable pour procurer aux israéliens la main-d’œuvre nécessaire. Vous avez tout compris, le nombre des palestiniens ne doit pas dépasser d’ici 40 ans les quelques millions nécessaires à la survie militaire, économique, politique et environnementale d’Israël !

    Chahid

    Voir en ligne : Paul Wolfowitz, le néocon qui scandalisa la Banque Mondiale

  • permalien Chahid :
  • permalien
    23 avril 2007 @09h26   « »

    Shaha Riza, sa compagne, de nationalité tunisienne, et certainement de religion musulmane, a l’air d’y trouver son compte, à cette histoire de prise d’intérêts et de salaire faramineux.

  • permalien Solène :
    23 avril 2007 @17h15   « »

    Mais oui, certainement, cher et courageux anonyme. Comme chacun sait, le musulman est cupide...

  • permalien
    23 avril 2007 @19h00   « »

    Que savez-vous de mon courage, très chère ? avez-vous posté en donnant votre véritable nom, quel est donc votre courage à vous, qui jugez autrui bien facilement ?

    La vérité voudrait, puisque les intervenants de ce forum se veulent partisans de Dame Justice, que l’on signale l’aide de cette charmante dame tunisienne à ce vol. Ils sont au moins deux, très chère. Je ne vous appelle pas par votre pseudo, ce n’est qu’un pseudo, dans le fond. Il masque votre véritable identité, il est fait pour ça.

    Et peu m’importe qui vous êtes, je ne demande pas à devenir votre ami, seulement à remettre les choses à leurs places.

  • permalien
    23 avril 2007 @19h08   « »
  • permalien K. :
    23 avril 2007 @21h21   « »

    Le Koweït se prépare à la guerre. Et le conseil de sécurité la favorise...

    Edward S. Herman, “professeur émérite de finances à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie à Philadelphie” nous rappelle [apprend ?] que « aux Etats-Unis , des semaines avant l’attaque, les deux tiers de l’opinion (exception faite des élites), bien que littéralement bâillonnés par la presse, soutinrent fermement un dénouement multilatéral et diplomatique de la crise... »

    Voir en ligne : Le "serial agressor" reçoit la bénédiction de l’ONU

  • permalien K. :
    23 avril 2007 @23h26   « »

    Le Koweït se prépare à la guerre

    La même nuit ou Bush le petit conversait avec la presse US au “Rose Garden de la Maison Blanche” au sujet de la visite de Nancy Pelosi en Syrie, déclarant entre autres, « les apparitions et/ou les rencontres avec le Président Assad amènent le gouvernement Assad à croire qu’ils font naturellement partie de la communauté internationale, quand, en fait, ils représentent un état qui promeut la terreur », « Brian Ross d’ABC News rapportait que, depuis 2005, les Etats-Unis encouragent et conseillent le Joundoullah, " un groupe militant " tribal pakistanais, mené par un ancien combattant taliban et contrebandier de "drogue" qui lance des attaques de guérilla dans des zones du Baloutchistan Iranien.

    « Ces incursions comprennent des kidnappings et des attentats terroristes, aussi bien que le meurtre (enregistré sur vidéo) de prisonniers iraniens ».

    Autrement dit le président mène lui-meme une « 

    Guerre de Terreur Globale

     ».

    Voir en ligne : The President’s Global War of Terror

  • permalien K. :
    23 avril 2007 @23h45   « »

    Noam Chomsky :

    « Il est utile de se demander comment nous agirions si l’Iran avait envahi et occupé le Canada et le Mexique, et commençait à y enlever des représentants du gouvernement américain, sous prétexte qu’ils résistaient à l’occupation iranienne (appelée « libération », bien sur).

    Imaginez également que l’Iran déploie massivement des forces navales dans les Caraïbes et profère des menaces crédibles de lancer une série d’attaques contre un grand nombre d’installations — nucléaires et autres — aux Etats-Unis, si le gouvernement n’arrêtait pas immédiatement tous ses programmes d’énergie nucléaire (et, naturellement, ne démantelait pas toutes ses armes nucléaires).

    Supposez que tout ceci se soit produit après que par le passé l’Iran ait renversé le gouvernement des États-Unis et ait installé un tyran sanguinaire (comme les USA l’ont fait en Iran en 1953 lorsqu’ils ont renversé Mossadegh), puis plus tard ait soutenu une invasion russe des États-Unis qui a entraîné la mort de millions de personnes (tout comme l’invasion de l’Iran par Saddam Hussein soutenu par les États-Unis en 1980, a tué des centaines de milliers d’Iraniens, un nombre comparable à plusieurs millions pour les Américains).

    Serions nous en train de nous contenter d’observer tranquillement ?

    On peut aisément comprendre pourquoi l’un des principaux historiens d’Israël, Martin van Creveld a fait l’observation suivante, après que les USA aient envahi l’Irak, les sachant sans défense, « les Iraniens seraient fous de ne pas avoir essayé de développer des armes nucléaires ». »

  • permalien K. :
    24 avril 2007 @00h13   « »

    Noam Chomsky :

    « ...un prédateur [en l’occurence américain] devient plus dangereux et moins prévisible lorsqu’il est blessé. »

  • permalien Pierre :
    24 avril 2007 @06h28   « »
    Le Koweït se prépare à la guerre.

    En fait les États-Unis se fichent éperdument de savoir si l’Iran aura ou n’aura pas d’armement nucléaire. Ce qui est inconcevable pour eux, c’est si l’ Iran possède l’arme nucléaire, çà signifiera que l’Iran est capable d’enrichir l’uranium, donc de devenir un nouveau concurrent commercial. Comme les néo-libéraux détestent avant tout la liberté des marchés, car elle les oblige des un efforts onéreux pour rétablir les monopoles (la loi de la concurrence étant la hantise des néo-libéraux).

    États-Unis contre l’Iran : Hold-up sur le marché des combustibles nucléaires


    Dans les coulisses du jeu diplomatique sur l’Iran, quelques pays veulent former un nouvel ordre mondial. Ils prennent possession du marché mondial des combustibles nucléaires. De nouvelles règles de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) doivent empêcher le venue de nouveaux concurrents. Les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, la Russie, la Chine et le Japon deviendront les stations d’approvisionnement nucléaire du monde. Sous l’égide de l’AIEA ces fournisseurs dicteront les règles, fixeront les prix et détermineront dans quelle monnaie ils voudront être payés. L’Iran est le prétexte et le test pour leurs plans. Les problèmes de l’économie mondiale de demain sont créés aujourd’hui.

    C’est donc tout naturellement que les néo-libéraux font appel à la générosité des contribuables "civilisés" et des partenaires amicaux (et commerciaux) pour se faire l’économie d’une guerre commerciale.

  • permalien Pierre :
    24 avril 2007 @06h39   « »
    Le Koweït se prépare à la guerre. (suite)

    ... quant aux victimes inévitables de ce confort commercial , “l’idéologie” (en fait la propagande) néo-libérale y pourvoira :

    Le massacre de Virginia Tech : les racines sociales d’une autre tragédie

    « Ceux dont la vie a été prise n’ont rien fait pour mériter ce sort. Ils étaient simplement au mauvais endroit au mauvais moment. Aujourd’hui, ils nous ont quittés et ils laissent derrière eux des familles en deuil, des collègues étudiants en deuil et une nation en deuil. »

    G. W. Bush

  • permalien Pierre :
    24 avril 2007 @07h47   « »

    Actualité : le Moyen-Orient et les réfugiés palestiniens :

    Dans les jours qui ont suivi l’occupation militaire, au cours de la période de vandalisme la plus importante, les citoyens irakiens, principalement des chiites, ont obligé de nombreux Palestiniens à quitter leurs maisons pour éviter d’être tués. Ils les ont accusés d’être des collaborateurs du régime, d’avoir été traités d’une manière privilégiée par Saddam, et d’être sunnites. Au Koweit également, après la guerre, les Palestiniens avaient été persécutés, emprisonnés, et plus de 300.000 d’entre eux obligés de fuir, perdant leurs biens et payant le prix de la guerre de Saddam Hussein.

    Le processus de détérioration continu des conditions de vie des Palestiniens en Irak est impossible à arrêter, et on ne peut imaginer un retournement de la situation. L’état actuel de la société irakienne, noyée dans les affrontements, les bombardements et les attaques terroristes, ne le permet pas. Vus comme constituant une classe privilégiée du temps du régime de Saddam Hussein, les Palestiniens sont devenus les boucs émissaires. Ils sont la cible de toutes les forces armées en Irak, de l’armée, de la police et des milices fondamentalistes : 186 victimes au cours de 662 attaques armées, selon l’organisation humanitaire palestinienne "Rased".

    Et le processus d’exclusion et de discrimination utilisé par les autorités irakiennes est violent : tous les permis de résidence, qu’ils soient provisoires ou permanents, obtenus sous le régime de Saddam Hussein, ont été annulés. Il est pratiquement impossible d’obtenir un permis de travail, l’émission de documents pour les nouveaux-nés a été suspendue depuis 2003, toute aide humanitaire est refusée. Une loi a été promulguée qui oblige chaque Palestinien ou Palestinienne à se présenter devant les autorités compétentes tous les trois mois - toute la famille, y compris les nouveaux-nés et les personnes âgées, sans considération de leurs maladies ou handicaps. Tout retard est sanctionné par une amende de 10.000 dinars.

  • permalien
    24 avril 2007 @14h03   « »

    IL faudra une paix civile, c’est depuis l’ére d’Einstein que celà se réclame !!!les palestinien et les Israêliens ont le droit de vivre en paix

    voir http://babgreen.over-blog.com

  • permalien K. :
    24 avril 2007 @15h05   « »

    The swoop :

    « On Iran, Gates has praised the multilateral diplomatic process currently underway at the United Nations. A National Security Council official told us : “a competition is underway between Gates and Vice-President Cheney. The outcome will determine the course of foreign policy.” Our assessment is that Gates is increasingly imposing his own views. » Amen

  • permalien K. :
    24 avril 2007 @18h24   « »

    - Leonid Ivachov (vice-président de l’Académie russe des problèmes géopolitiques) : « Iran : menace de guerre nucléaire. »

    - « La roulette Russe et la guerre contre l’Iran » : « Sur le dossier Iranien, Moscou souffle le chaud et le froid, en étant tantôt partie prenante du front occidental contre Téhéran, tantôt le fournisseur d’armes du régime. Ces dernieres semaines, le curseur du Kremlin semble s’éloigner de l’Iran. La Russie se résout-elle à la guerre ou bien fait-t-elle le calcul que ce conflit pourrait jouer en sa faveur ? »

  • permalien saintyves :
    25 avril 2007 @01h56   « »

    Bonsoir

    C’est evidement l’implication du LOBBY SIONISTE en Europe qui a permis ce revirement dans sa politique vis à vis du "conflit israelo-palestinien" ou plutot du probléme d’OCCUPATION de la Palestine par Israel, le site de l’UPJF l’atteste sans ambiguité.
    http://www.upjf.org/detail.do?noArticle=9261&noCat=126&id_key=126

    L’implication croissante de groupes juifs américains dans les efforts du lobby juif pro-israélien qui naît, en France, alimente, chez certains dirigeants juifs français et officiels israéliens, l’inquiétude d’un possible retour de bâton.

    Dans une lettre au ministère des affaires étrangères israélien [juin 2004], l’ambassadeur d’Israël en France, Nissim Zvili, a mis en garde contre des conséquences négatives potentielles, s’il s’avérait que des groupes juifs américains cherchent à influencer la politique française, croit savoir Forward.

    Des préoccupations ont également été exprimées à propos des activités européennes de (l’AIPAC) l’American Israel Public Affairs Committee [Comité américain pour les questions publiques relatives à Israël], organisation de lobby en faveur d’Israël, à Washington, qui a tissé des liens avec des groupes juifs de France et d’autres pays européens pour encourager le développement du lobby à l’américaine.

    L’American Jewish Committee [Comité juif américain] a intensifié son rôle en Europe, l’année passée, mais il semble avoir évité le genre de polémique qui fait rage autour des deux autres groupes américains.

    QUELLE EST ALORS LA PART DE FINANCEMENT DE CE LOBBY DANS LA COMPAGNE DE Sarkozy ?

  • permalien farid :
    25 avril 2007 @09h17   « »

    Bonjour, salam

    « Voici ce qu’a dit Nicolas Sarkozy : "L’Algérie avait été très courageuse au début des années 90 en interrompant le processus démocratique – à l’époque c’était le FIS – pour éviter la prise de pouvoir des islamistes. A l’époque l’armée avait joué un grand rôle – beaucoup avaient critiqué l’armée algérienne –, mais s’ils n’avaient pas fait cela on aurait pu avoir un régime à la taliban en Algérie. Il faut soutenir l’Algérie, il faut l’aider à se développer et il faut engager une lutte sans merci contre les réseaux terroristes."

    Je propose l’arrêt des élections présidentielles en France pour éviter l’acces au pouvoir d’un homme dangereux.

    Dangereux pour la démocratie française par sa main mise sur les médias, sur la police du chiffre, sur la justice, par son rôle pyromane dans les quartiers populaires, pour son ultra libéralisme dévastateur ...

    J’ai déjà par mesure de précaution (au cas ou, on ne sais jamis) acheter deux cadres, le premier j’y ai mis mon CDI Contrat à Durée Inderterminé car apres Sarko cela deviendra une denrée rare ... (CNE pour tous) et le deuxieme cadre j’y ai mis un appel des syndicats pour une manif qui date de l’année dernière, il commence par chers camarades ... (quel nostalgie !). Car apres sarko le droit de greve n’existera pas...
    Et puis j’ai renforcé la reliure de mon livre rouge pas celui du communisme je vous rassure mais le Code du travail. Je l’ai placé très haut dans ma bibliotheque, c’est la place réservée aux bouquins que je ne lis plus ...

    Nous vivons peut être nos derniers instants de liberté d’expression sur ce blog qui sera certainement censuré alors je vais sauvegarder ce que je viens d’ecrire et l’imprimer et le mettre dans un troisième cadre ...

  • permalien K. :
    25 avril 2007 @15h08   « »

    Le journaliste du Time, Tony Karon, conseille sur son blog personnel, dans un post intitulé “Aux Armes, Etcetera…”, "d’écouter l’avis de Lillian Thuram" sur Mr Sarkozy.

    Quelques passages en français :

    « La rhétorique de Sarkozy n’est pas quasi raciste, elle est raciste. »

    « Sarkozy banalise le discours du FN. Quand vous commencez à diviser les gens, à voir ici une communauté, là les Musulmans, là les Noirs, vous apprenez aux gens à vous regarder différemment »

    « Sarkozy veut créer un ministère de l’immigration et de l’identité nationale. C’est dangereux. Ça ne me surprend pas, je le connais. »

  • permalien Ana :
    25 avril 2007 @17h12   « »

    V’nez voir ici...
    Une leçon de l’Histoire, par ceux auxquels on croit l’apprendre.

  • permalien
  • permalien
    25 avril 2007 @21h40   « »

    “Patriot Act” en France ?

    Voir : L’Etat veut-il tuer Internet en France ? :

    « ...sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d’application de la loi sur la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d’accès à Internet, conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer à la police judiciaire ou à l’Etat, sur simple demande. »

    « Identité française ou imitation américaine ? »

  • permalien
    25 avril 2007 @21h46   « »

    Errata : « Même les Etats-Unis de George W. Bush et leur "Patriot Act" post-11-Septembre n’ont jamais envisagé pareille conservation ou réglementation, qui soulèverait sans doute l’opinion publique américaine d’aujourd’hui, mais s’opère sans bruit en France. »

  • permalien
    27 avril 2007 @00h18   « »

    saintyves, cet article date de 3 ans ; ensuite,

    Giaoui a indiqué que le groupe encourageait ouvertement les Juifs à faire des dons financiers aux candidats favorables à Israël, de manière à ce que la communauté juive recouvre son influence politique.

    c’est voir la communauté juive avec des jumelles américaines. Les français n’ont pas pour habitude de financer les groupes politiques, pas plus les juifs que les autres. Ah oui, je ne vous ai pas dit ? les juifs de France sont français de culture.

  • permalien Sébastien :
    27 avril 2007 @15h48   «

    Bonjour,

    Sur l’intéruption du processus électoral en Algérie en 1992, je peut apporter mon témoignage sur la position de la gauche française à l’époque des faits.
    Abonné au journal l’Humanité, j’était à l’époque membre du MJCF, ( Mouvement des Jeunes Communistes de France ), et je peut vous dire qu’il y avait un concensus dans ce mouvement pour soutenir l’intéruption du procéssus électoral.

    Le MJCF a memé des campagnes en faveurs des "démocrates algériens", et tous nos contacts algériens justifiaient l’annulation des éléctions algériennes.
    Le terme de coup d’état était même bani, car l’armée avait en gros "sauvée le pays", ( c’est eux qui le disaient ).

    La position du mouvement était en gros :

    - Soutien à tous ceux qui combattent les fondamentalistes.

    - Approbation implicite du coup d’état.

    - Eradication de "l’intégrisme."

    Nous étions lié au RCD, ( rassemblement pour la culture et la démocratie ), et à d’autre personnalitées soutenant le coup d’état.

    Je pourrais vous raconter des anectotes révélatrices de l’oppinion des communistes, et par conscéquant d’une bonne partie de la gauche antilibérale, sur l’Algérie des années 90.

    Alors monsieur Gresh, reconnaissons au moins que Sarkozy à eut le courage de dire tout haut ce que l’immense majorité de la gauche pense tout bas.

    Sébastien

    PS : J’ai été personellement témoin de ce que j’écrit, je peut vous donner plus de détails si vous le désirez, ( propos exacts prononcé, lieu, date et identité des auteurs de ces propos, bref, ou, quand et qui ).

Ajouter un commentaire