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Une longue guerre contre le terrorisme ?

dimanche 29 avril 2007, par Alain Gresh

Le New York Times du 24 avril 2007 publie un article de Michael R. Gordon, « U.S. Command Shortens Life of ‘Long War’ as a Reference ». « Quand l’administration Bush a cherché à expliquer sa stratégie de lutte contre le terrorisme, elle a souvent affirmé que les Etats-Unis étaient impliqués dans une "guerre de longue durée" (“long war”) contre les extrémistes islamistes. Ce terme a été utiisé par le général John P. Abizaid, alors qu’il était à la tête du Central Command. Il indiquait que le pays était impliqué dans une lutte de longue haleine qui allait bien au-delà de la guerre en Irak et qui était autant politique que militaire. C’était une épreuve de force contre l’"islamofascisme", comme le président Bush l’avait définie. Ce serait aussi un défi historique qui durerait des générations, comme les batailles contre le communisme. » Il fallait donc tous s’unir contre « le fascisme islamique ».

Désormais, il semble, selon Michael R. Gordon, que ce concept de « guerre longue » soit en question. « Depuis qu’il a pris la tête du Central Command, l’amiral William Fallon a pris ses distances avec ce concept. Des militaires affirment que des conseillers culturels sont inquiets : ce concept de guerre longue aliène le soutien des opinions au Proche-Orient en suggérant que les Etats-Unis maintiendraient pour un temps indéfini des troupes dans la région. » Mais, précise le journaliste, il n’est pas sûr que la Maison Blanche et le Pentagone aient abandonné le concept. En janvier encore, le secrétaire à la défense Robert Gates utilisait le terme de "guerre longue".

Selon le magazine américain Harper’s du mois de mai (qui n’est pas encore disponible en ligne) et qui publie tous les mois une page de statistiques souvent originales, le pourcentage d’Indonésiens et de Pakistanais qui affirment que les attaques contre les civils sont parfois justifiés pour défendre l’islam est de 8%, alors que le pourcentage d’Américains qui disent que des attaques contre des civils sont parfois justifiées est de 24%.

Selon un rapport d’Europol sur le terrorisme, intitulé EU Terrorism situation and trend report 2007, les pays de l’Union européenne ont subi, en 2006, 498 attaques terroristes : 424 provenant de groupes séparatistes, 55 de groupes d’extrême gauche, 1 d’un groupe d’extrême droite, 1 d’un groupe islamiste et 17 non identifié. 706 suspects (dont 188 en France) ont été arrêtés, dont 257 islamistes et 226 séparatistes.

Un autre rapport, du département d’Etat celui-ci, offre une autre image. Il devrait être publié la semaine prochaine et indique une augmentation de près de 30 % des attentats terroristes dans le monde en 2006, selon « Annual terrorism report will show 29% rise in attacks »,, un article de Warren P. Strobel et Jonathan S. Landay, pour McClatchy Newspapers. 14 338 attaques auraient eu lieu en 2006 (contre 11 111 en 2005), l’augmentation de 29% étant provoquée par la violence en Irak et en Afghanistan : en fait, 45% des attaques ont eu lieu en Irak. Le département d’Etat a envisagé de différer la publication du texte, qui pourrait être utilisé par la majorité démocrate au Congrès pour dénoncer l’échec de la stratégie de Bush, mais a finalement décidé de le faire.

A ceux qui doutent du caractère ambigu du terme terrorisme, un petit article de l’hebdomadaire britannique The Economist, 28 avril, « The Good Terrorist ». Celui-ci évoque le cas de Luis Posada Carriles, arrêté aux Etats-Unis pour être entré illégalement sur le territoire. C’est un exilé cubain accusé, entre autres, d’avoir fait exploser une bombe dans un avion civil de la compagnie Cubana, provoquant la mort de 73 personnes. Posadas vient d’être libéré, alors même que les procureurs le décrivent comme un criminel non repenti et un cerveau du terrorisme. Il est vrai que Posadas a passé l’essentiel de sa vie à travailler pour le compte de la CIA. Il n’est donc pas « un terroriste » mais « un combattant de la liberté ».

Nicolas Sarkozy : « Rappelez-moi votre prénom » Retour à la table des matières

A voir sur Zalea TV, un documentaire d’une heure et demie, intitulé Sarkozy et moi, qui questionne les grandes orientations de Nicolas Sarkozy en matière d’immigration, de sécurité et d’économie. On y trouvera, à la cinquantième minute environ, ce témoignage de Karim Rissouli, journaliste politique à Europe 1. Il raconte son voyage avec Nicolas Sarkozy au Mali et au Bénin, en mai 2006. Durant le trajet du retour, dans l’avion officiel, Sarkozy, en tenue décontractée, discute avec une vingtaine de journalistes. La journaliste de l’AFP lui demande s’il compte aller au Proche-Orient avant l’élection présidentielle. Il répond en disant que durant son voyage en Israël, il avait promis d’aller dans les territoires palestiniens. Mais qu’avec ce qui se passe maintenant (sous-entendu la victoire du Hamas), il ne peut pas y aller. Karim Rissouli le relance et lui demande si, justement, ce n’est pas parce qu’il y a une impasse politique qu’il faudrait y aller. Sarkozy s’arrête, le regarde et lui demande : « Rappelez-moi votre prénom » (alors qu’il le connaît très bien). En filigrane, poursuit Rissouli, « il veut dire : rappelez-moi votre prénom d’origine maghrébine qui me parle de la Palestine et qui forcément est de parti pris ». C’est très humiliant, reprend Rissouli, qui remarque qu’aucun de ses confrères n’a réagi et que certains rigolent. Sur le soutien de Sarkozy à la politique du gouvernement israélien durant sa visite en Israël en décembre 2004, on pourra lire mon envoi « Nicolas Sarkozy, Al-Qaida, Israël et le Proche-Orient (I) ».

La famille Chirac hébergée par Hariri. Retour à la table des matières

Information stupéfiante révélée par Le Figaro du 25 avril, « Les Chirac hébergés par la famille Hariri ». Selon le quotidien, « dans trois semaines au plus tard, Jacques et Bernadette Chirac éliront domicile au cœur du très huppé Carré rive gauche. Contraint de délaisser les palais de la République, le couple présidentiel a en effet jeté son dévolu sur un appartement de 180 m² situé 3, quai Voltaire, qui appartient à la famille de l’ex-premier ministre libanais Rafic Hariri, assassiné à Beyrouth en 2005. Cette résidence devrait lui être prêtée à titre "très provisoire". Déjà, quelques meubles, cartons et caisses de vin y ont été déposés par les services de l’Élysée ». Comment, dans ces conditions, prendre au sérieux le « dernier combat du président Chirac », c’est-à-dire la mise en route rapide du tribunal international pour juger les assassins de Rafic Hariri, dernier combat qu’évoque Nathalie Nougayrède dans Le Monde du 26 avril ? Le mélange entre intérêts privés et affaires d’Etat est bien problématique et ne sert pas à rehausser l’image de la France dans le monde.

55 commentaires sur « Une longue guerre contre le terrorisme ? »

  • permalien Pierre :
    29 avril 2007 @09h45   »
    La famille Chirac hébergée par Hariri.

    Ce qui eusse été stupéfiant ce fut que les Chiracs fussent étés obligés de camper Canal Saint Martin.

    le depart de chirac

    On peut imaginer que le caractère "précaire" de cet hébergement est une décision imposer par la sagesse, les incertitudes judiciaires du foyer ne permettant pas de faire des projets à long terme.

  • permalien K. :
    29 avril 2007 @10h03   « »

    - Sur le rapport d’Europol on peut lire un commentaire de Kristoffer Larsson sur le site Tlaxcala. La conclusion :

    « La couverture médiatique constante d’arrestations de musulmans crée la fausse image d’une menace sérieuse, de manière à avaliser la vision impérialiste du monde que Washington veut nous voir adopter. Pendant ce temps, les Us américains et leurs complices commettent un génocide en Irak. C’est clair, il faut faire quelque chose avec les médias. »

    - Concernant le “bon terroriste”, Jean-François Legrain chargé de recherche au CNRS, interrogé par les lecteurs du journal Le Monde, donne à contrario la définition du leader arabe “modéré” : [ce n’est], « dans la plupart des cas où ce terme est utilisé, qu’un leader arabe se soumettant au diktat soit d’Israël, soit des Etats-Unis, soit de la communauté internationale. » Avant de nous rappeler que « la notion de "modération" comme celle de "terrorisme" est une notion éminemment idéologique dans la plupart des cas. »

  • permalien Pierre :
    29 avril 2007 @10h19   « »

    L‘ancien chef d’état-major des forces armées russes, Leonid Ivachov, a sa petite idée sur les motivations de l’administration Bush quant à son excellence pour entretenir un climat anti-terroriste dans le monde.

    En bon stratège des manipulations idéologiques (on ne peut s’empêcher de penser à la lute contre le terrorisme tchétchène) , ce brave général voit dans les gesticulations de la Maison Blanche, une nécessité dictée par le délabrement de la situation intérieure des États-Unis :

    Une guerre pour détourner l’effondrement du dollar

    Il va de soit qu’il faudrait être sacrément tordu pour qu’un état démocratique, envisage de tels stratagèmes, encore plus tordu pour qu’un général d’une autre grande démocratie dénonce de telles possibilités, et carrément plié pour y croire.

  • permalien K. :
    29 avril 2007 @10h29   « »

    - On (re)lira avec profit un analyse de Michel Warschawski datée du 7 novembre 2006. Elle réagissait à une analyse du « journaliste et analyste israélien, Tom Segev, qui contestait l’idée répandue que le contexte politique global de notre époque est le pire que nous avons connu, disons, depuis 20 ans. » et affirmait même que le « “clash des civilisations” n’est pas un phénomène nouveau, mais qu’il aurait marqué les décennies précédentes sous différentes formes. »

    - Alain Gresh nous apprend, dans un article du Monde Diplomatique paru en juin 2006, que « depuis 2002 fonctionne à Paris un centre secret, surnommé Alliance Base (ce second terme se traduit en arabe par... Al-Qaida !) » (...) « Mais, au-delà de la coopération « technique » contre des réseaux dangereux, se dessine une préoccupante convergence de vues sur le monde de l’après-11-Septembre. Adopté après un long débat entre tous les ministères concernés, le Livre blanc gouvernemental, La France face au terrorisme, est passé largement inaperçu du fait du mouvement contre le contrat première embauche (CPE). »

  • permalien Raina :
    29 avril 2007 @12h19   « »

    Il y a du Bush Junior dans Nicolas Sarkozy, tant dans son comportement que dans sa logique et sa vision stratégique des enjeux nationaux et planétaires.

    Les observateurs internationaux savent bien que le modèle libéral américain et sa dette de 38 000 milliards de dollars (la nôtre tourne autour de 1 200 milliards d’euros) sont depuis plusieurs années déjà sortis de toute logique économique, que les USA vivent aujourd’hui bien au-delà de leurs moyens et de leurs ressources, convoitant, après le pétrole Irakien et tant d’autres opérations géostratégiques, les réserves d’eaux du Canada.

    Notre pays ne doit pas chercher dans le recours aux crédits et la surenchère constante, en terme de consommation, la solution qui permettra de relancer la croissance dans un sens faussé, celui qui assure de voir ressurgir les plus troubles opérations… Il se doit de trouver la recette salutaire qui lui assurera de vivre bien, et en bonne harmonie, avec les autres à partir de ce qu’il a, de ce qu’il est, et surtout de ce qu’il ne veut plus être. Ainsi, « dos à la facilité », parce qu’il se creusera la tête, il progressera juste.

    L’exemple Bush et l’idéal Sarkozy ne se tournent pas vers un avenir de paix garanti par le vivre ensemble et mieux, mais vers l’entretien d’une division territoriale compartimentée et nécessairement sociale, la rupture au sens de la tradition conflictuelle.

    Vouloir toujours plus, être et revendiquer pareille optique pour un pays, c’est avouer soi-même ne pas savoir quand ni comment arrêter une course aussi suicidaire que dévastatrice pour l’équilibre des systèmes vivants, c’est être privé du sentiment naturel de préservation, d’essentiel existentiel.

    Nicolas Sarkozy avoue être l’homme du toujours plus, sa quête ne tient pas à cette équation idéale qui permet l’épanouissement des individus et donc le réel progrès vers plus de liberté.

    En appelant, lors de "J’ai une question à vous poser" sur TF1, les familles françaises à prendre sur leur dos plus de crédits au prétexte qu’elles doivent être le relais d’un Etat aujourd’hui trop endetté, Nicolas Sarkozy montre une facette inquiétante à souhait : celle qui permet d’enrichir les banquiers, de tenir les masses par la plus légale des laisses, et de régner sur la division entretenue d’un pays où l’argent seul est roi. Pas la vie.

    « Un pays endetté, c’est un pays qui n’est pas libre ». conclut-il en fin d’émission.

    Et des familles endettées prises en masse par le crédit hypothécaire, qu’est-ce ?

    Voir en ligne : Paix et liberté, ma définition

  • permalien K. :
    29 avril 2007 @14h08   « »

    « ..le pourcentage d’Indonésiens et de Pakistanais qui affirment que les attaques contre les civils sont parfois justifiés pour défendre l’islam est de 8%, alors que le pourcentage d’Américains qui disent que des attaques contre des civils sont parfois justifiées est de 24%. »

    À quels ressorts psychologiques celà obéit-il ? Sentiment de supériorité des américains qui considèreraient les musulmans comme une sous-espèce humaine ? Déshumanisation pure et simple des musulmans par les américains ? Peur de la “menace islamo-fasciste” dont chaque musulman serait un représentant potentiel ?

    Ce qui est sur c’est que les propagandes ont fait leur oeuvre.

  • permalien K. :
    29 avril 2007 @14h33   « »

    Ce qui semble sur aussi c’est que, propagande ou pas, les citoyens du monde, quelque que soit l’animosité qui les anime par ailleurs (la racine ethymologique de ces deux mots est, dans ce contexte, très parlante), semblent avoir pris conscience du danger inoui qu’il y aurait à suivre le délirant agenda des “défenseurs du monde libre”.

    Déjà en Novembre 2006 Max Rodenbeck écrivait dans le New York Review of Books (traduit en français dans ce blog) : « Cinq ans après que George Bush ait lancé l’Amérique dans une croisade globale pour « débarrasser le monde du mal, » on peut dire sans risque de se tromper que le vent a tourné. (...) Ce qui s’est produit en fait est que la construction mentale qui a sous-tendu la réaction de l’administration Bush au 11 septembre en tant que « guerre » commence à tomber en morceaux. Ceci n’étonne pas. Ce qui étonne est que cela ait pris tellement longtemps aux Américains pour s’en rendre compte. »

  • permalien K. :
    29 avril 2007 @15h13   « »

    La très pertinente remarque de Mark A. Heller, un chercheur au Centre Jaffee pour les Etudes Stratégiques de l’université de Tel Aviv :

    « Le genre d’image flatteuse que les Américains ont d’eux-mêmes et, à vrai dire, que chacun a de l’Amérique, est que d’une façon ou d’une autre l’Amérique est capable de réaliser n’importe quelle chose qu’elle s’est mise en tête et que tout ce dont elle a besoin est qu’elle en ait la volonté politique. Je pense que c’est une interprétation totalement erronée de la réalité. »

  • permalien Georges Stanechy :
    29 avril 2007 @16h36   « »

    Une analyse de la terminologie de "guerre contre le terrorisme", ou contre le "fascisme islamique", donne un coup de projecteur sur les différentes manipulations politiques qu’elle recouvre et leur impact sur nos institutions "démocratiques".

    Comme toujours sont étroitement imbriqués : idéologie et intérêts économiques. Du concret, on verse vite dans le fantasme des peurs, attisé par les propagandes gouvernementales. Parmi les confusions ou disfonctionnements, certains sont particulièrement préoccupants, notamment celui portant sur les "services de renseignement".

    Il s’agit d’un disfonctionnement, très actuel et extrêmement dangereux, auquel la France n’échappe pas. La référence à la note d’Alain Gresh (Juin 2006) par @ K., sur le centre secret "Alliance Base", rappelle à propos la dérive dangereuse des services de renseignement.

    Loin de fournir, et au mépris de toute éthique, au pouvoir politique une analyse neutre, fiable et clinique d’une situation, des rapports de force, des évolutions et de la réalité, ceux-ci en arrivent à pratiquer systématiquement le mensonge, le faux témoignage, l’analyse tronquée et partisane.

    Autrement dit, au lieu de fournir des outils, parmi d’autres, d’aide à la décision pour les gouvernements, les services de renseignement fournissent, tout simplement, des argumentaires, des prétextes ou des alibis, nécessaires à l’exécution d’une politique dans le mensonge. Les services secrets américains et britanniques l’ont démontré de façon caricaturale dans la préparation de l’invasion de l’Irak. Les gouvernements de ces pays ont convaincu leurs parlements, et les plus hautes instances internationales (mais pas la majorité de leurs opinions publiques…), sur des rapports montés de toutes pièces à partir de faux (photos, témoignages, statistiques, échantillons, etc.).

    En fait, de "services de renseignement", ces organes de réflexion géopolitique, et d’anticipation stratégique, sont ravalés, dans nos démocraties, à ceux de "services spéciaux" de régimes autocratiques spécialisés, tout simplement, dans la propagande au service d’un gouvernement et des lobbies qu’ils représentent.

    Ces manipulations n’ont pas l’air, au contraire, d’être en voie de se calmer…

  • permalien Pierre :
    29 avril 2007 @17h50   « »

    Devant la prudence (?) ou le manque d’ardeur (?) ou l’opacité (?) des présidentiables devant les problèmes du "domaine réservé", on en vient à souhaiter que ce nouveau quinquennat devienne un excellent prétexte pour un transfert de souveraineté vers l’Europe de la diplomatie et du renseignement.

    Le président, les "services" et la démocratie

    "Le prochain président de la République héritera, en matière de sécurité nationale, d’un dispositif obsolète qui est le reflet des conditions historiques de sa création, il y a près de cinquante ans. A l’époque, la distinction entre les aspects extérieurs et intérieurs de la sécurité était clairement affirmée, l’Elysée étant le point focal de tout ce qui relevait des dimensions extérieures de la sécurité. En termes d’organisation de la présidence, la primauté était donnée aux aspects militaires, avec le conseil de défense comme instance de planification et l’état-major particulier (EMP) du président comme interface avec les institutions militaires."
  • permalien K. :
    29 avril 2007 @19h29   « »

    « Il y a peine trois mois, lors du procès de Charlie Hebdo concernant les caricatures du prophète Mohamed, Nicolas Sarkozy avait écrit une lettre de soutien que Me Georges Kiejman avocat de Charlie Hebdo avait lu à l’audience. Sarkozy y disait notamment : "Je préfère l’excès de caricatures à l’absence de caricature".

    Et bien apparament, Sarkozy a changé ... d’avis. Décidement il n’en finit pas de changer et ... de changer d’avis aussi. Il doit sûrement préférer l’excès de caricatures, mais sauf si ça le concerne directement. Il se plaint en effet d’une caricature de lui par Plantu parue dans le Monde. Dans le dessin, Sarkozy y est présenté de la même manière que Jean-Marie Le Pen flanqué d’une mouche au-dessus de la tête. Nicolas Sarkozy a adressé une lettre à Plantu disant : (..) Je n’ai pas manqué de remarquer un détail qui agrémente ma présence sur votre dessin, une mouche. (...) Je sais qu’elles accompagnent généralement la représentation de Jean-Marie Le Pen, j’ignore sincèrement ce qui me vaut un tel traitement (...)

    Plantu aurait réagit : (...) Sarkozy impressionne tellement que, s’il y a un pétochard dans la rédaction en chef, la liberté du dessinateur est fichue (...) Le lendemain il a dessiné trois mouches au-dessus de la tête de Sarkozy. Ce dernier aurait proposé un entretien "pour dissiper tout malentendu" (sic). C’est marrant de vouloir discuter avec un dessinateur parce que son dessin ne vous plait pas et en même temps dénier à deux personalités politiques qui ont recueilli plus de 43% des suffrages des français, de discuter entre eux. »

    Voir en ligne : Nicolas Sarkozy et l’excès de caricatures

  • permalien Pierre :
    29 avril 2007 @22h35   « »

    Immigration choisie : Il va falloir apprendre a tout de même ne pas être trop regardant.

    Pays riche et vieux cherche immigrés

    Les experts des Nations unies, qui ne sont connus ni pour leur goût de la provocation ni pour leurs talents de fantaisistes, ont pris leurs calculettes et la réponse tient en un mot : immigration. A l’horizon 2050, il faudra à la France, comme à la plupart des pays d’Europe, "deux fois plus d’immigrés" que dans les années 1990.

    Le terrorisme frappe au "coeur" de l’empire :

    Le répertoire de "Madame DC" fait trembler Washington

    Il s’agit là de la plus vielle guerre du monde.

  • permalien K. :
    30 avril 2007 @22h00   « »

    Terrorisme américain. 1 exemple passé et 1 exemple actuel :

    - « En juillet 1979, les sandinistes s’emparent du pouvoir à Managua, après une longue lutte armée qui met fin à la dictature de la famille Somoza. (..) La CIA arme alors d’anciens gardes somozistes. A partir du Honduras, ces « combattants de la liberté » entament une guerre à outrance, n’hésitant pas à utiliser le terrorisme contre le régime.. » Pour plus de détails, on peut se référer à un récent article de Jim Lobe, traduit sur Contre info.

    - « Dernièrement, des détails ont commencé à émerger montrant que les services de renseignement américains forment et équipent des terroristes anti-Iraniens appartenant au mouvement appelé Joundollah dans des camps situés en Afghanistan. Voice of America a récemment interviewé Abdul Malek Rigi, le leader du Joundollah. Il est recherché par Téhéran pour sa responsabilité dans plusieurs kidnappings et plus de 50 massacres. Dans le dernier incident, le 25 mars, les terroristes du Joundollah ont bloqué la route de Zahedan-Zabol dans la province de Sistan-Balochistan, tuant 22 personnes, en blessant six autres et prenant huit personnes en otages. Plus tard, quatre de ces otages ont été tués et la bande vidéo de leur massacre a été montrée sur quelques chaînes de télévision arabes. »

  • permalien Pierre :
  • permalien K. :
    30 avril 2007 @23h12   « »

    Une longue guerre contre le terrorisme ?

    Récemment 3 membres du think tank britannique Oxford Research Group ont rédigé un ouvrage intitulé : Beyond Terror : The Truth About the Real Threats to Our World (Par delà la Terreur : la vérité sur les véritables menaces de notre monde). Le site commondreams en rend brièvement compte :

    « Depuis les attaques du 9/11, plusieurs gouvernements occidentaux assument le fait que le terrorisme est la plus grande menace à laquelle nous ayons à faire face. A travers cette réponse, leurs dangereuses politiques essayent en fait de maintenir leur domination et le statu quo en employant une force militaire massive. Ce livre important montre pourquoi cette approche a été un échec, et comment elle nous distrait d’autres menaces beaucoup plus grandes : le changement climatique, la compétition pour les ressources naturelles, la marginalisation de la majorité de la population, la militarisation globale.

    Par delà la Terreur conclut que non seulement les quatre tendances identifiées sont les plus grandes menaces à la sécurité du monde, mais que la guerre continue “contre la terreur”, en particulier la guerre en Irak, augmente en fait, plutôt qu’elle ne la diminue , la probabilité de futures attaques terroristes de type 9/11.

    ...la guerre “contre la terreur” est clairement un échec. Comme preuve de ceci, les auteurs - Chris Abbott, Paul Rogers et John Sloboda - soulignent que :

    Le soutien à l’Islam politique augmente dans le monde entier ; le nombre d’attaques terroristes significatives est en augmentation ; la paix et la démocratie sont de vains mots au Moyen-Orient, le prix du pétrole demeure volatile et augmente avec chaque nouvelle crise ; l’Irak est dans un état de chaos sanglant approchant la guerre civile ; les Talibans réapparaissent en force en Afghanistan ; l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord se renforcent de plus en plus ; l’influence stratégique des USA s’affaiblit, particulièrement en Afrique et au Moyen-Orient ; les Etats-Unis sont de plus en plus regardés comme la plus grande menace pour la paix du monde.

    Cet échec est du au fait que l’approche actuelle- que les auteurs qualifient de « paradigme du controle » - repose sur la prémisse qui veut qu’il faut maintenir le statu quo par des moyens militaires et « garder le couvercle » sur l’insécurité sans en traiter les racines.

    À moins qu’une action pressante et coordonnée ne soit prise dans les 5-10 années à venir sur toutes ces questions il sera presque impossible d’éviter que la terre devienne fortement instable vers le milieu de ce siècle. Au delà de la terreur offre un chemin alternatif pour des politiciens, des journalistes et des citoyens responsables. »

  • permalien saintyves :
    1er mai 2007 @02h21   « »
    LE TERRORISME VU PAR SARKOZY

    NICOLAS SARKOZY, CONGRES JUIF MONDIAL : Jeudi 14 septembre 2006 N° 1451/22847

    TERRORISME :

    Nicolas Sarkozy, Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de l’aménagement du territoire et président du parti de droite au pouvoir, Union pour un Mouvement Populaire (UMP), a rencontré à New-York, Etats-Unis, les principaux représentants des organisations juives américaines dont Israël Singer président du Congrès juif mondial, WJC, qu’il avait décoré de la Légion d’honneur le 3 mai 2004 à Paris.

    Nicolas Sarkozy était accompagné des principaux responsables de l’UMP, dont le député "atlantiste" UMP et ancien conseiller diplomatique de Jacques Chirac, Pierre Lellouche, président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, vice-président du groupe d’amitié France Israël à l’Assemblée nationale. Israël Singer a souligné que "les déclarations de Nicolas Sarkozy sur
    - l’antisémitisme,
    - la lutte contre l’islamisme et
    - les positions en faveur d’Israël qu’il a rappelées au Président George W Bush,
    - le terrorisme palestinien et du Hezbollah, ou sur
    - l’Iran,
    ( Agenda SIONISTE ISRAELIEN pur )

    sont telles qu’elles pourraient avoir été faites par un leader d’une organisation juive." Israël Singer a également déclaré avoir reçu Nicolas Sarkozy en leader politique et candidat aux élections présidentielles françaises de 2007. (Source WJC, traduction du 13 septembre 2006).

    A propos d’Israël, The New York Times rapporte que lors de la rencontre à Washington avec le Président américain George W bush, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’en ce qui concerne la seconde guerre du Liban : "Je veux dire combien je me sens proche d’Israël. Israël est la victime. Israël doit tout faire pour éviter de passer pour l’agresseur".

    Cette rencontre a eu lieu mardi 12 septembre 2006 en présence de Cécilia Sarkozy et de Pierre Lellouche, député UMP, dans le bureau du conseiller à la sécurité nationale, Stephen Hadley,(dont les anciennes relations personnels et professionnels avec Rumsfeld et Cheney, lui ont permis de servir comme intermediaire incontournable entre le Conseil de sécurité nationale et le réseau militariste-neocon pour la planification de la guerre en Irak, et pour toutes les autres initiatives politique pures et dures entreprises par le Pentagone et le bureau du vice-président. voir : http://rightweb.irc-online.org/analysis/2004/0411hadley.php

    Voir en ligne : NICOLAS SARKOZY, CONGRES JUIF MONDIAL

  • permalien Pierre :
    1er mai 2007 @07h05   « »

    Terrorisme :

    la bombe est armée,

    U.S. National Debt Clock

    pour suivre le décompte.

  • permalien Pierre :
    1er mai 2007 @07h23   « »
    Une longue guerre pour le terrorisme !

    Coûts, méfaits et dangers du dollar

    Pour maintenir la demande permanente de dollars, les ventes de pétrole devront rester en dollars. C’est pour cela que les États-Unis essaient de garder le plus d’influence possible, d’une part sur le marché du pétrole, d’autre part sur les dirigeants locaux. De cette façon ils sécurisent simultanément leur approvisionnement en pétrole. Ensuite, chez les locaux au pouvoir il y a des contrat lucratifs à obtenir, avec lesquels on peut s’approprier un maximum de bénéfices sur la production de pétrole.

    La peur gagne toujours sur la raison

    Mais quand ces dirigeants locaux ne veulent plus vendre leur pétrole en dollars, les États-Unis ont un problème. Dans ce cas le président des États-Unis n’expliquera pas combien son pays est dépendant de la demande de dollars. Le conflit sera donc toujours camouflé. Pour cela, systématiquement, un thème émotionnel sera choisi. Autrefois c’était le danger des communistes, aujourd’hui c’est le danger des terroristes, fondamentalistes et d’autres peurs populaires, comme « l’ennemie a de armes de destruction massive » ou « l’ennemie essaie de fabriquer des armes nucléaires ». Qu’il n’existe, rationnellement, aucune preuve, est sans importance. Les émotions l’emportent toujours. Même le fait, que les accusations peuvent être inversées preuves à l’appui, n’est remarqué par quasiment personne : les États-Unis ont des armes de destruction massives et les ont déjà utilisées ; les États-Unis ont des armes nucléaires et les ont déjà utilisées. En 2006 ils ont ecore menacé d’en faire usage. Mais, encore une fois, à partir du moment où les accusations sont chargées émotionnellement, l’humain débranche son intelligence. La raison n’est plus un argument pour maintenir la paix. Le théatre ne se concentre plus qu’au tour des accusations. Et puisqu’ensuite, il n’y a que de spécialistes d’armes de destruction massive ou d’armes nucléaires qui ont la parole, pratiquement personne ne découvre le problème réel des États-Unis.

  • permalien Ana :
    1er mai 2007 @11h46   « »

    A Pierre,

    "Les vrais terroristes sont des teigneux et ils sèment la terreur". Suivait le lien, dans votre post, menant à la dépêche de Reuters via Le Monde : Le président de la Banque mondiale ne démissionnera pas. Pourtant, Paul Wolfowitz plaide la bonne foi. Tous les grands fauteurs plaident la bonne foi. Rares sont ceux qui se repentent. D’autant que la repentence, on l’attend généralement des autres. Pas de soi.

    Et quand il arrive à un sioniste de gauche (d’extrême gauche, dirait-on en Israël), d’exprimer quelque chose censé ressembler à de la repentance, il aimerait convaincre que ce qu’il dit en a le goût et cela donne ça : « Chaque fois que nous, Israéliens, entendons les mots ’problème des réfugiés de 1948’, notre estomac se noue ». Au moins, le sioniste de droite (d’extrëme droite, dirait-on ici), ne s’encombre et ne nous encombre pas de propos aussi roublards que ceux-là.

  • permalien
    1er mai 2007 @12h03   « »
  • permalien K. :
    1er mai 2007 @13h30   « »

    « Même le fait, que les accusations peuvent être inversées preuves à l’appui, n’est remarqué par quasiment personne »

    Ce n’est pas tout a fait vrai : d’une part, Rudo De Ruijter, l’auteur de cet excellent article, fait, sans s’en rendre compte sûrement, de l’occidentalo-centrisme. En effet je peux vous garantir, que les peuples du Moyen-orient (sans parler d’autres peuples non occidentaux), eux, le remarquent parfaitement, et massivement, et tous les jours. D’autre part, une bonne partie des citoyens de l’Occident le remarquent également, mais font passer cette réalité au second plan du fait de leur racisme et/ou de leurs peurs. Cette dernière donnée est extrêmement prégnante dans l’esprit des moyen-orientaux : ils ont bien compris de ce fait qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes, donc, inévitablement sur les armes.

    Quelqu’un pourrait-il me retrouver une référence, ou Bill Clinton déclare : “nous ne pouvons quand même pas les tuer tous !” Pour les moyen-orientaux, il ne fait aucun doute qu’il se trouvera un jour quelqu’un pour répondre : et pourquoi pas ?

  • permalien Ana :
    1er mai 2007 @14h11   « »

    A K,

    Peut-être est-ce ceci que vous cherchez. (Eric Leser, Le Monde, août 2005)

  • permalien K. :
    1er mai 2007 @14h42   « »

    Merci Ana. c’était bien ce que je cherchais.

    Et pourquoi pas? :

    « Début 1997, William Kristol et Robert Kagan, deux « intellectuels » straussiens, (..) lancèrent une nouvelle organisation dont le but spécifique était de promouvoir l’idée que les Etats-Unis étaient destinés à devenir le gendarme unilatéral du monde - à commencer par l’Irak. Cette organisation fut baptisée Project for the New American Century (PNAC).

    ...Les Etats-Unis devraient désavouer leurs 200 ans de tradition anti-colonialiste, proposaient-ils, et notamment le legs de John Quincy Adams, pour qui les Etats-Unis ne devaient pas « chercher à l’étranger des monstres à détruire ».

    Ah oui, écrivent-ils, « et pourquoi pas ? L’alternative consiste à donner quartier libre à ces monstres, pour qu’ils ravagent et pillent à volonté, pendant que les Américains restent tranquillement à les observer. Ce qui fut peut-être un sage conseil en 1823, lorsque l’Amérique était une petite puissance isolée dans un monde de géants européens, ne l’est plus aujourd’hui alors que l’Amérique est le géant. Parce que l’Amérique a la capacité d’endiguer ou de détruire nombre des monstres du monde (…) et parce que la responsabilité de la paix et la sécurité de l’ordre international repose si lourdement sur les épaules de l’Amérique, la politique consistant à s’asseoir en haut d’une colline et à diriger par l’exemple, traduit une politique de lâcheté et de déshonneur. » »

  • permalien Pierre :
    1er mai 2007 @15h41   « »

    K, ou du plutôt du "journalo-centrisme", je pense qu’il fait allusion à ces prétendus “observateurs” qui en dehors du Monde Diplomatique (bien sûr) et quelques rares exceptions sont fascinés par leur ego.

    Ana, c’est cette "inversion" qui fait que le véritable terroriste, c’est celui qui terrorise, et sa victime, c’est celui qui se sacrifie en espérant se faire entendre au moins une fois.

    L’attitude d’un Wolfowitz n’est pas ordinaire car comme souvent on est face à une partie de billard à 3 bandes, car plaider sa bonne foi (ni loi) pour justifier les accusations de népotisme lui permet de ne pas répondre aux soupçons de détournement de l’aide du F.M.I. de l’Afrique, vers l’Irak, donc vers les comptes d’HALLIBURTON donc vers ses poches (apparemment le journalisme d’investigation préfère se focaliser prudemment vers ses problèmes de braguette et nul doute qu’il en sera remercié).

    Voir en ligne : Le journalisme sur Internet : 3 questions à Paul Moreira, auteur des "Nouvelles censures"

  • permalien K. :
  • permalien K. :
    1er mai 2007 @18h24   « »

    Très brièvement parce que ce n’est pas le sujet (encore que..) :

    Ze’ev Schiff, l’expert du Haaretz pour les affaires militaires est désolé que le rapport Winograd n’ait pas insisté sur le fait que Olmert est incapable de mener « la prochaine guerre » qui pourrait, toujours selon Ze’ev Schiff, survenir « bientot ».

    Et pourquoi pas ?

  • permalien K. :
    1er mai 2007 @18h36   « »

    Et Ze’ev Schiff précise que, selon les services de renseignement israélien, cette guerre (contre le Liban et la Syrie) est « gagnable ».

    Comment ? en tuant quelques centaines de milliers (ou quelques millions?) de libanais et de syriens, au prix certes de quelques milliers (ou dizaine de milliers?) de morts israéliens ? Mais la menace terroriste ne mérite-t-elle pas quelques sacrifices ?

  • permalien saintyves :
    2 mai 2007 @02h16   « »
    LE PRIX DE LA GUERRE EN IRAK

    Cost of War

    Below is a running total of the U.S. taxpayer cost of the Iraq War. The number is based on Congressional appropriations.

    The War in Iraq Costs $422,063,156,099 (à 01h19)

    (cela fait 7.034.385.935 barils de petrole)

    See the cost in your community

    Or compare to the cost of :
    - PRE-SCHOOL
    - KIDS’ HEALTH
    - COLLEGE SCHOLARSHIPS
    - PUBLIC HOUSING
    - PUBLIC EDUCATION

    Notes and Sources Embed a counter in your own web page ! Set up an LED counter on Main Street in your town.

    In April, 2003 an intergenerational team of Niko Matsakis of Boston, MA and Elias Vlanton of Takoma Park, MD created http://www.costofwar.com/ After maintaining it on their own for the first year, they gave it to the National Priorities Project to contribute to their ongoing educational efforts. http://www.costofwar.com/ pour voir le compteur en marche, en temps réel !

  • permalien Pierre :
    2 mai 2007 @05h40   « »

    Saintyves, si vous aimez les compteurs, je vous conseille celui-ci,,

    ou celui-là,

    ou encore celui-là,

    et ici,

    et encore ici,

    ou ici,

    mais encore ,

    et .

    Mais le top du top c’est encore celui-là.

    Même trop longue, toute guerre a une fin!

  • permalien K. :
    2 mai 2007 @18h43   « »

    Terrorisme.

    Rappel historique par le site polizeros.com sur un type d’instrument terroriste, l’attentat à la voiture piégée, (révélé par Asaad Abou Khalil) :

    « L’attentat à la voiture piégée a été inventé aux USA et a été employé [la première fois] par Mario Buda, un anarchiste qui a explosé son “horse-drawn wagon” sur Wall Street en 1920... [S]es émules sont nombreux. Le groupe sioniste Stern Gang a utilisé ce type d’attentat à la voiture piégée vers la fin des années 40 pour faire sauter des bâtiments en Palestine afin d’essayer de chasser les Anglais et terroriser les Palestiniens. L’Irgoun et le Haganah, groupes sionistes clandestins considérés comme terroristes par les britanniques, ont rapidement suivi le mouvement. L’utilisation des voitures piégées par les sionistes a représenté une importante avancée tant en ce qui concerne la létalité des bombes que leur utilisation en tant qu’armes politiques. Cependant, les Palestiniens et les Arabes ont bientôt appris la technique et ont répondu de la même manière, ce qui a fait dire à un des fondateurs d’Israël, Ben-Gourion, après l’attentat contre le QG d’Haganah, « je ne peux oublier que “nos” gangsters et meurtriers sont les initiateurs de cette technique. » »

  • permalien saintyves :
    3 mai 2007 @12h30   « »

    Bonjour

    Pierre, ce n’est pas le "compteur" en soit qui attire l’attention, mais plutot le cout exorbitant de la guerre en Irak, en augmentation exponentielle, et sa conversion en terme de baril de petrole ! aujourd’hui 3 mai 2007 10h26 quelques milliards de barils de petrole soit : $422,481,599,614, http://www.costofwar.com/

    IRAK L’ARMÉE AMERICAINE, ET LE TERRORISME TOUT AZIMUTE EN IRAK.

    DES VOITURES PIEGÉES BOURRÉE D’EXPLOSIF ET REMIS À LEURS PROPPRIETAIRES À LEUR INSU

    Un citoyen irakien raconte : comment il decouvre que sa voiture a ete bourrée d’explosif (à son insu), à sa sortie d’un bureau de l’armée américaine pour "controle de situation", il decouvre que sa voiture est plus lourde, et qu’un helycoptere le survole, en la faisant axaminer par un mecanicien, il fut stupefait de faire la decouverte maccabre

    Le site de Bassra lance un appele de vigilance à ces citoyens. voir le site en arabe. http://www.albasrah.net/maqalat_mukhtara/arabic/0505/moradi2_110505.htm

  • permalien K. :
    3 mai 2007 @14h19   « »

    Sur le soutien de Sarkozy à la politique du gouvernement israélien...

    Le New York Times (02/05/2007) :

    « Mr. Sarkozy is unabashedly pro-Israel. He stunned Arab ambassadors in Paris recently, opening his remarks by saying that his foreign policy priority as president would be to forge a closer relationship with Israel. He also has said in private that French policy has not been tough enough against Hezbollah, which he, unlike Mr. Chirac, brands a terrorist organization. »

    Mr. Sarkozy est inconditionnellement pro-Israel. Il a récemment stupéfait les Ambassadeurs arabes à Paris, ayant ouvert le débat en disant que sa priorité en matière de politique étrangère serait de forger des relations plus étroites avec Israel. Il a aussi dit en privé que la politique française n’a pas été assez dure envers le Hezbollah, qu’il considére, à l’inverse de Mr. Chirac, comme une organisation terroriste.

    Hier pas un mot sur le M-O, la poudrière du monde, lors du débat Sarko-Sego !

  • permalien K. :
    3 mai 2007 @15h17   « »

    Et puis tant pis ! je me mele de ce qui ne me regarde pas. Aus français d’orine arabe et/ou musulmane (“modérés” mis à part) qui seraient tentés de voter Sarko :

    NE VOUS LAISSEZ PAS ENTUBER!

  • permalien Sophia :
    3 mai 2007 @17h15   « »
    Chirac hébergé par Hariri

    Ce qui est ahurissant c’est que les Chirac ne semblent pas considérer que le fait d’accepter cette largesse constitue un conflit d’intérêt quant aux pressions mises par chirac sur l’ONU pour le tribunal Hariri et qui est en train de pousser le Liban un peu plus vers la guerre civile. Le Liban est plus que jamais une république bananière ! http://lespolitiques.blogspot.com

  • permalien Pierre :
    3 mai 2007 @17h57   « »

    Saintyves, je savais bien que ce n’est pas le compteur en soi mais ce qu’il représente qui est important pour vous. Mais comme l’explique un article de Rudo De Ruijter : " Et puisque cette quantité de dollars reste en permanence en usage à l’étranger, les États-Unis ne fournissent rien en échange. Leurs achats sont donc gratuits!", et ceci est augmenté, par les détournements des financements de la Banque Mondiale de l’Afrique vers l’Iraq, récupéré par les sociétés de l’axe du bien, et réinjecté aux USA. En plus ça permet d’appauvrir l’Afrique, et d’entretenir des conflits (genre Darfour) et de préparer les prochaines guerres contre les mécréants mazoutés bref "ça roule Raoul".

    En plus le fait qu’il y ait de plus en plus de sites de par le monde qui fassent le décompte de la vie de l’administration Bush, me rend quelque peu espiègle. Rien que d’imaginer les 3/4 de le planète puisse faire ensemble ce compte à rebours, et régler le problèmes climatiques me laisse rêveur.

    Malheureusement il y a aussi ce compte qui remet les pendules à l’heure.

  • permalien K. :
    3 mai 2007 @18h06   « »

    On me passera, j’espère, la digression (après tout il s’agit aussi d’élections).

    Obama critique l’état d’esprit de la communauté noire des Etats-Unis d’Amérique.

    Obama critique « l’anti-intellectualisme » des noirs américains qui fait que tout noir faisant des études est soupçonné par ses “frères de race”, de « faire le blanc ».

    Obama critique les textes de la musique rap (noire américaine bien sur), parce qu’ils les trouvent agressifs. Et ceux qui accusent Obama d’hypocrisie parce qu’il utilise justement l’appui de rappeurs noirs célèbres pour inciter les noirs à voter pour lui lors des prochaines élections ne sont que des jaloux.

    Et, accessoirement bien sur, très accessoirement à n’en pas douter, Obama critique l’abstentionnisme des noirs lors des votes.

    Obama est un noir modéré, un bon noir, sans doute parce qu’il a du sang irlandais dans les veines, qui reconnait que les inégalités entre noirs et blancs aux Etats-Unis d’Amérique est entièrement de la faute de « l’anti-intellectualisme » des noirs américains.

    Il ne fait aucun doute qu’Obama le noir a atteint son objectif : celui de gagner quelques voix de blancs (d’ascendance irlandaise?) lors des prochaines élections.

    Les marais de Rome devaient sentir moins mauvais que le carriérisme.

  • permalien saintyves :
    4 mai 2007 @03h41   « »
    TERRORISME ET RESISTANCE A L’OCCUPATION

    Bonsoir

    Washington qualifie de “terrorisme” le droit legitime à la résistance contre l’occupation, israélienne et Américaine, en Palestine et en Irak et de “légitime défense” le "terrorisme d’état" perpetrés par ces deux états "hors la loi"

    dans un article ecrit par Alain Gresh et Dominique Vidalle paru dans le Monde Diplomatique http://www.monde-diplomatique.fr/livre/centcles/terrorisme

    A la simple question : « Qu’est-ce que le terrorisme ? », il est bien difficile de trouver, dans les déclarations des responsables politiques ou dans la littérature spécialisée, une réponse univoque. Le terrorisme ne peut être confondu avec l’utilisation de la violence.

    ... Un des premiers droits « naturels et imprescriptibles » proclamés par la Révolution française et la Déclaration des droits de l’homme ne fut-il pas « la résistance à l’oppression » ? De ce point de vue, qui oserait - sans une considérable mauvaise foi - qualifier par exemple de terroriste, comme le faisaient l’Occupant allemand (NAZI) et ses complices français, le combat armé de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale ? ...

    Entretien avec le chef du bureau politique du Hamas

    ... Il y a une différence de nature entre terrorisme et résistance. Les Français sont en mesure de le comprendre. La France a résisté, elle aussi, à l’occupation. Nous avons été victimes de crimes, de massacres, de déportations, les lieux saints islamiques et chrétiens sont occupés. Notre droit à résister est donc légitime et naturel. Nous avons combattu uniquement l’occupation, jamais hors des territoires occupés, mais à l’intérieur de la Palestine.

    Avons-nous combattu les Etats-Unis, alliés d’Israël ? Non ! Il faut à ce propos que l’Occident révise ses idées. La France a une tradition de justice et de liberté, pourtant quand elle traite des questions du Proche-Orient, elle oublie ses principes et se constitue prisonnière volontaire de la propagande. (SIONISTE)

    ... Pourquoi ne met-elle pas Israël sur la liste des organisations terroristes? Qui tue les enfants palestiniens, les vieux, détruit leurs maisons, arrache les arbres? ...

    LES PALESTINIENS ONT LE DROIT DE SE DEFFENDRE CONTRE DES OCCUPANTS VENUS DES QUATRE COINS DE LA PLANETE, (sous pretexte qu’ils sont une race à part, ou qu’ils pratiquent une religion particuilére) (abstration faite de la nature de cette race ou religion)

    Voir en ligne : TERRORISME ET RESISTANCE A L’OCCUPATION

  • permalien Pierre :
    4 mai 2007 @17h44   « »

    L’Iran accuse les Etats-Unis de se livrer à des actes de "terrorisme"

    Le ministre iranien a affirmé que Washington devrait engager rapidement le retrait de ses troupes du territoire irakien "afin de permettre le retour de la paix et de la stabilité", ajoutant que l’Iran "tenait les auteurs de cette aventure calamiteuse pour responsable de ces conséquences". Il a également fait allusion à la situation de cinq citoyens iraniens, actuellement détenus au nord de l’Irak par les troupes américaines, qu’il a qualifié de "manquement grave aux conventions internationales".
  • permalien K. :
    4 mai 2007 @20h43   « »

    Interview exclusive de Nicolas Sarkozy accordée à l’hebdomadaire israélien Jerusalem Post. 1/5/2007.

    Un reproche (très) amical au site aouniste qui publie cet Interview : bien des articles sont repris d’autres sites sans que celà ne soit précisé.

  • permalien
    5 mai 2007 @20h24   « »
  • permalien K. :
    5 mai 2007 @21h52   « »

    Alain Joxe :

    ..on peut donc dire qu’il y a, dans la régression actuelle vers le militarisme, quelque chose comme une régression vers la nécessité de quelques conquêtes délimitées servant de point d’appui mais aussi de représentation concrète de la victoire.

    ...tous les éléments s’articulent pour qu’il y ait recherche par l’empire d’une « réhabilitation de tous les niveaux de barbarie », rendus techniquement possibles par les appareils militaires. Le terrorisme douhettiste, c’est-à-dire les bombardements aériens prenant la population civile en otage, prévu par le général italien Douhet et mis en œuvre par les Américains durant la Seconde Guerre mondiale, se déploie désormais lorsque l’occasion se présente, avec l’équipement et l’armement de la dernière révolution dans les affaires militaires (...)

    ..nous avons du mal à assimiler que ce savoir-faire est à la pointe de la nouvelle technicité « militaire » parce que c’est très récent et parce que nous n’avons pas l’habitude de penser en ces termes, vu que, juridiquement, c’est un savoir-faire qui viole le droit international.

    Voir en ligne : Barbarisation moderne des guerres dans l’empire global

  • permalien K. :
    5 mai 2007 @23h04   « »

    A.Joxe :

    On sait que, dans le monde de l’empire unifié néolibéral, sous le contrôle d’un activiste militaire comme M. Rumsfeld, l’unilatéralisme dominant est américain : La source de l’aventurisme unilatéral d’Israël est aux Etats-Unis. Les violations multiples des traités et conventions internationales, la pensée stratégique autistique, le mépris des peuples, l’amour du douhettisme électronique la dénonciation de toute négociation comme « lâcheté munichoise » : Tous ces stéréotypes sont communs à Israël et aux Etats-unis.

    En tant que puissance militaire globale, l’Amérique possède dans la phase actuelle un intérêt précis à favoriser des guerres expérimentales indirectes : des guerres asymétriques et des guerres urbaines, destinées à forcer unilatéralement le comportement de populations entières, à les conditionner à accepter une reddition sans conditions, ou à lancer les communautés les unes contre les autres.

    Gérer ces guerres nouvelles est considéré ouvertement par les stratèges de l’équipe américaine actuelle, comme le fin du fin de la pensée militaire dominatrice. Ils ne s’en cachent nullement, mais au contraire en exposent clairement les principes et déploient, dans une littérature militaire accessible à tous, des débats intelligents, sur les meilleures méthodes pour gagner dans ce type de guerre, où vaincre n’exige pas la reddition d’un état battu mais la soumission d’une société décomposée.

    Il s’agit d’une réincarnation de la guerre coloniale, sans conquête territoriale, l’objectif étant le contrôle des ressources primaires plus que celui des populations.

    On peut (..) dire que le militarisme de Rumsfeld n’est pas un militarisme militaire mais un choix politique.

    La guerre contre le terrorisme, entamée par Rumsfeld, était et reste pour le président Bush une « guerre de trente ans ». (..)

    Voir :

    - l’unilatéralisme imperial et les guerres asymétriques

    - La « stratégie globale » des Etats-Unis et sa réalité

  • permalien K. :
    5 mai 2007 @23h48   « »

    Pour Alain Joxe, la “barbarisation moderne des guerres dans l’empire global” est le “paradigme de la guerre de banlieue”.

    La “guerre de banlieue” n’est ce pas ce à quoi se prépare la France demain en votant Sarkozy ?

    Les maires disent que le risque est faible, mais ont-ils prévu que ce pourrait-etre Sarkozy lui-meme, par des mesures “appropriées”, qui pourrait mettre le feu aux poudres ? « En effet, on pourra assimiler aisément à un comportement antidémocratique le fait de s’opposer dans la rue, a fortiori par la violence, à ce que les Français ont voulu dans les urnes. On peut même imaginer que l’expression virulente de l’anti-sarkozysme au soir du 6 mai en cas de victoire de Sarkozy serait de nature à renforcer la majorité UMP au terme des élections législatives. »

  • permalien Yann :
    6 mai 2007 @18h58   « »

    Triste de vous dire : bienvenue à sarkoland...

    Ensemble, tout est possible : "Résistance !"

  • permalien tj :
    6 mai 2007 @19h07   « »

    Résistance, quel beau mot, détourné de sa signification chérie par le peuple de France . Mon cher Yann, même si je ne chérit pas Sarko (c’est un euphémisme), désolé de vous dire votre terme est honteux et bien sûr anti-démocratique ; désolé de vous dire que votre Président (pas le mien, heureusement) n’est pas Hitler . Employez d’autres termes !

  • permalien Yann :
    6 mai 2007 @19h54   « »

    Résistance :

    - "Refus d’accepter, de subir les contraintes, violences et/ou vexations, jugées insupportables, qui sont exercées par une autorité contre une personne, les libertés individuelles ou collectives ; l’action qui en découle."

    (lire à ce sujet l’article paru, le 26 avril, sur Le Monde : La Ligue des droits de l’homme dénonce une “régression continuelle des libertés” en 2006)

    - "Volonté ferme de ne pas se soumettre à quelqu’un, de ne pas céder à ses volontés, son emprise, son influence."

    (source : Trésor de la Langue Française)

    Alors, quoi anti-démocratique ?

    De plus, il me semble que mon message n’est pas hors-sujet... Triste monde...

  • permalien
    6 mai 2007 @20h55   « »

    Hitler est arrivé démocratiquement au pouvoir. Alors, s’il vous plait, allez réviser votre histoire au lieu de sortir de pareilles bêtises.

  • permalien K. :
    6 mai 2007 @21h22   « »

    Sarko président.

    Mystificateur ou injustement dénigré ? Républicain ou fasciste ? Patriote ou agent likoudo-neoconservateur ? On va enfin bientot le savoir.

    Au fait existe t-il en France l’équivalent de l’Impeachment américain ?

  • permalien tj :
    6 mai 2007 @21h34   « »

    Yann, ne jouez pas la jeune fille outrée, vous savez très bien à quel fin vous utilisez ce mot . En particulier ici , alors votre air "Monsieur votre truc a un gout", s’il vous plaît gardez le .

  • permalien saintyves :
    7 mai 2007 @03h09   « »

    la France a-t-elle encore un « désir d’avenir » ? Ou préfèrera-t-elle se tourner vers une variété de néoconservatisme dont l’heure de gloire est passée, dans le monde anglo-saxon lui-même ?

    Le choix est simple.

    ecrivait Jean-Pierre Chevènement dans son blog le 6 Avril 2007, http://chevenement31.over-blog.com/article-6311041.html

    Les Français ont fait leur choix ! Sarkozy est élu President de la Republique Française, la suite !!!

  • permalien nadya :
    7 mai 2007 @09h56   « »

    Ok Les français nt choisi un Facho pour être leur président. Va-t-on les sanctionner pour ce choix. Mais non c’est la démocratie. Les français ont le droit d’élire un raciste pour les diriger. Pour les Arabes, la démocratie, élastique il est vrai,prend une autre allure. Les Arabes doivent choisir ce que le monde veut qu’ils choisissent. Sinon, ils auront l’embarras du choix, entre la fureur de leurs militaires corrompus, et les sanctions économiques décidées par le monde inquiet et bénies par les nations Unies soucieuses pour la paix. Enfin, avec un Bush et un Sarco ça sera un régal. on verra.

  • permalien Pierre :
    8 mai 2007 @08h27   « »

    Nouvel attentat suicide dans la mouvance de l’axe du bien. Le scandale de la Banque mondiale fait une nouvelle victime

    Un proche conseiller de Paul Wolfowitz, Kevin Kellems, a annoncé, lundi 7 mai, qu’il démissionnait de son poste de directeur de la stratégie de la Banque mondiale. "Etant donné la situation dans laquelle évolue actuellement la direction (...), il est très difficile de contribuer efficacement au progrès de la mission de l’institution", a-t-il expliqué. La Banque mondiale est secouée depuis le scandale impliquant Paul Wolfowitz dans la rémunération de sa compagne, Shaha Riza.
  • permalien K. :
    8 mai 2007 @19h21   « »
    Nicolas Sarkozy

    Daniel Vernet, spécialiste des relations étrangères du journal Le Monde, et admirateur refoulé du néoconservatisme, reprend du poil de la bete avec Sarko. Chronologie :

    - Daniel Vernet, en 2003, article sur les néoconservateurs :

    « ..comment le "straussisme", qui était d’abord fondé sur une transmission orale largement tributaire du charisme du maître et qui s’exprimait dans des livres austères, textes sur les textes, a-t-il assis son influence sur une administration présidentielle ? (..)

    Une autre explication – complémentaire – tient dans le vide intellectuel consécutif à la fin de la guerre froide que les "straussiens", et à leur suite les néoconservateurs, semblaient les mieux préparés à remplir. La chute du mur de Berlin leur a donné raison dans la mesure où la politique musclée de Reagan vis-à-vis de l’URSS a précipité sa perte. Les attentats du 11 septembre 2001 ont confirmé leur thèse sur la vulnérabilité des démocraties face aux diverses formes de tyrannie. De la guerre en Irak, ils seront tentés de tirer la conclusion que le renversement des "mauvais" régimes est possible et souhaitable. Face à cette tentation, l’appel au droit international peut se réclamer d’une certaine légitimité morale. Il lui manque, jusqu’à nouvel ordre, le pouvoir de conviction et de contrainte. »

    - Daniel Vernet, ce jour 8/5/2007, analysant ce que pourrait-etre la politique étrangère de Sarkozy :

    « Les sceptiques diront que, après une phase d’incertitude et un round d’observation, le nouveau président tentera d’imprimer sa marque puis reviendra vers le cours moyen de la politique extérieure française depuis les années 1960. Il n’est pas sûr qu’ils aient raison. Il serait imprudent en effet de sous-estimer son volontarisme et la force de ses convictions [un éditorial, non signé, du meme journal avait déjà employé, en fin 2006 ou début 2007, exactement les memes mots concernant Georges Bush] en matière internationale, forgées dans des échanges avec des intellectuels critiques vis-à-vis d’une diplomatie "réaliste". » (les guillemets sont d’origine.)

  • permalien brebis galeuse :
    8 juillet 2007 @09h54   « »

    L’emergence d’un Terrorism Business Model !

    Parfois je me demande, si la gouvernance par la peur est la seule alternative à l’echec d’une mondialisation présentée comme ineluctable ? si la mondialisation est l’extension d’un modèle capitaliste à l’echelle planetaire... Qui à ce jour à le plus besoin du terrorisme ? Quel place joue le terrorisme en tant qu’acteur accepté et combattu de l’économie mondiale ? Quel est la part de legitimation qu’apporte le terrorisme et toute formes de violence à certaine gouvernance ! et la question qui fait la plus mal que j’adresse aux economistes, le marché securitaire d’une société qui s’ancre et est ancrée à loisirs chaque jour un peu plus dans la paranoia c’est combien ? quels sont les acteurs economiques de la mise sous surveillance generalisés, quel est la part de diffusion d’information directement liès a leur propre interet économique ? Quel interet ont ces acteurs à ce que cela cesse ? Quels sont les motivations poursuivie par les gouvernances dans la diffusion de facon choisie d’informations qui devrait parfois relever du secret defense, si l’on considere la necessité d’une action concertée, discrete seule à même de contrer la "realité" d’une menace énoncée...quelle est la valeur de l information d’une alerte a la bombe sur un bagage oublié, si l’information s’en arrete là, si les medias ne prenne pas la peine de dire, la réalité du contenu, la réalité de la pauvre valise d’un quidam distrait explosée par principe de precaution ... Entretien de la peur ? entretien du business ? sensationalisme ? ou crainte d’être seulement ridicule devant ce néant desinformationnel... nos sociétés ont elles besoin d’un enemi quitte à le fantasmer, quitte a l’elaborer, quitte à le structurer ? quitte à l’appeler nebuleuse pour donner corps dans les esprits a quelque chose de materialisable, de terrible, de redoutable, legitimant alors tous les excès, toutes les violences comme toutes les atteintes aux libertés les plus fondamentales pour combattre le monstre ou qu’il soit, la question reviendra alors un jour, toujours la même, qui sont les monstres ?

    Brebis galeuse http://les-loups.hautetfort.com

    vous pouvez retrouver la suite sur mon blog, avec quelques petits commentaires sur les thinkthanks à deux balles accrochés a leur diplômes comme seul argument d’autorité....

    Voir en ligne : Terrorism Business Model

  • permalien formesdattac :
    19 avril @23h07   «
    Un dessin qui interroge le sens des mots.

    Une illustration : "la résistance et le terrorisme".

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