Le Monde diplomatique

Actualités

lundi 14 mai 2007, par Alain Gresh

Iran, mensonges de guerre ?

Une guerre éventuelle contre l’Iran nécessite une préparation de l’opinion américaine et occidentale. Elle passe par la diffusion de fausses informations qui, même démenties quelques jours ou quelques mois plus tard, laissent leur trace. Ainsi, lancée par l’Agence France Presse, cette information du 10 mai selon laquelle l’Iran aurait bloqué des inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur un de ses sites nucléaires. Reprise par différentes radios comme une "vérité", cette information est accompagnée d’un commentaire plus prudent dans Le Monde du 11 mai, “Téhéran nie avoir interdit une visite d’inspecteurs de l’AIEA”. Mais l’article parle de « nouvelles frictions entre l’AIEA et l’Iran ». Pourtant, selon l’agence Reuters du 11 mai, le porte-parole de l’AIEA a démenti ces informations... Le compte à rebours de la guerre a-t-il commencé ?

Michel Kilo condamné

Nous avons eu l’occasion, à plusieurs reprises, d’aborder le cas de Michel Kilo, un démocrate syrien mis en prison par le régime. Il vient de passer en jugement. Selon l’association Reporters Sans frontières, dont le communiqué est repris sur le site del’Ifex (Echange international de la liberté d’expression) : « Détenu depuis un an, Michel Kilo a été condamné, aux côtés de Mahmoud Issa, le 13 mai, à trois ans de prison. Les deux hommes avaient été arrêtés en mai 2006 après avoir signé une déclaration appelant à une réforme radicale des relations libano-syriennes. Anouar Al-Bounni, un autre signataire de la déclaration "Beyrouth-Damas, Damas-Beyrouth", a écopé d’une peine de cinq ans de prison le 24 avril dernier. »

Dans l’enfer des colonies

Le quotidien israélien Haaretz du 13 mai publie un article éclairant de Noga Eitan, « To hell and back » (retour de l’enfer). Il s’agit pour l’essentiel d’un entretien avec une ancienne femme de colon.

« Quand l’étudiant de la Yeshiva (école religieuse) ramena sa nouvelle épouse à la colonie de Har Bracha, il ne perdit pas de temps. Il était pressé de lui faire connaître la bande son qui allait désormais accompagner sa vie. "Je somnolais et, alors que nous conduisions, j’entendis une terrible explosion et j’eus très peur", raconte Hani Laloum. "C’était mon mari. Il arrêta la voiture et dit : "Si tu entends un tel bruit, couche-toi, c’est le bruit que font ici les jeteurs de pierres." Quelques années plus tard je compris que c’était sa manière de me dire "bienvenue en enfer". »

Hani Lamloum, la femme qui raconte, a quitté Har Bracha il y a trois ans. Résidente dans une des colonies les plus extrémistes, elle affirme : « Il y a des femmes qui épousent des junkies ; il y a des femmes qui épousent des maris qui les battent ; j’étais une femme qui était idéologiquement battue. »

Elle a des remords aujourd’hui. « J’aurais dû parler durant cette période de désengagement (de Gaza). Les colons ont reçu beaucoup de sympathies pour leur douleur et j’aurais voulu que la sympathie aille à des femmes comme moi, pour qui le désengagement était une véritable rédemption. Je voulais tellement dire que je n’étais pas la seule. Je connais de nombreuses femmes qui sont battues par la peur et qui ne veulent pas vivre dans de tels endroits, mais elles n’ont alors d’autre choix que le divorce et l’ostracisme social. »

Concernant ses voisins arabes, elle explique :

« Quand je voyageais avec des gens de la colonie et que nous passions parmi les Arabes de Hawara et que certains colons les insultaient, je les regardais et les voyais comme des êtres humains, des hommes, des femmes et des enfants, des êtres vivants. Chaque fois que je voyais la souffrance, la pauvreté, comment ils attendaient des heures aux check points, les difficultés qu’ils avaient à gérer leur vie, à sortir de Naplouse ou à y entrer, je cessais totalement de m’identifier au discours des colons qui glorifie les tueries. Plus je voyais notre contrôle, notre force, plus je comprenais que quand on frustre une nation entière, il n’y a rien de sain qui peut en résulter.  »

« Je ne sais pas quel est le meilleur règlement politique – ne me parlez pas de politique. Je sais seulement que quand je conduisais dans une voiture à air conditionné et que je regardais une femme attendant des heures sous un soleil brûlant à un check point, je ne pouvais le supporter. Aujourd’hui je sais que les colons extrémistes ne sont pas propriétaires du sionisme religieux. Celui qui construit le sionisme religieux uniquement sur la base des territoires occupés a un problème avec le sionisme. »

Sur l’affaire Azmi Bishara

Azmi Bishara est un député palestinien d’Israël, qui a renoncé à son mandat à la suite des poursuites engagées contre lui par le gouvernement. Dans un article de l’International Herald Tribune du 13 mai, Marwan Bishara, un intellectuel et commentateur, prend la défense de son frère, dans un article intitulé : « Why is Israel after my brother ? »

« Il existe un large consensus parmi les Arabes israéliens, écrit-il, sur le fait que les motifs derrière les enquêtes menées sur des dirigeants comme Azmi sont politiques. Son idée d’Israël comme un Etat pour tous ses citoyens est perçue par l’establishment sécuritaire comme un défi à la nature même de l’Etat juif. Durant les six dernières décennies, les dirigeants israéliens se sont référés à leurs concitoyens palestiniens comme à un ennemi de l’intérieur ou une cinquième colonne, provoquant seulement leur plus grande politisation et leur plus grande radicalisation. »

26 commentaires sur « Actualités »

  • permalien K. :
    14 mai 2007 @22h27   »

    Une guerre éventuelle contre l’Iran

    En même temps, les américains reconnaissent qu’ils vont engager des pourparlers directs avec l’Iran en vue d’une stabilisation de l’Irak. Est ce dans l’espoir de mieux endormir la méfiance des iraniens ?

  • permalien K. :
    14 mai 2007 @22h43   « »

    Ahmadinejad menace les Etats-Unis d’une riposte dure en cas d’attaque.

    Ahmadinejad pressent-il un piège dans ces discussions ?

  • permalien saintyves :
    15 mai 2007 @03h52   « »

    Bonsoir

    y a t il une cohesion dans la strategie americaina dans le dossier Irak-Iran ?

    Cette question me brule et je ne trouve pas de reponse, d’un coté Bush et ses neocon’s menacent l’Iran de frappes "nucleaires" s’il ne met pas fin à son programme d’enrichissement d’uranium, (chose qu’ils ne pourrait jamais prouver, Saddam l’a fait et pourtant, il en a laissé sa vie) de l’autre, ils demandent l’assistance à ce meme état pour emporter une victoire contre "l’insurrection" en Irak.

    Une autre verité vient compliquer cette situation, c’est la nature du regime mis en place en Irak, constitué essentiellement d’ex exilés chiites en Iran, parrainés par le charismatique ayatollah Ali Sistani.

    L’état SIONISTE israelien, pour qui "l’immaginaire bombe nucleaire iranienne" constitue une menace existentielle, vient Brouiller definitivement cette image.

    Le desir etanusien Invectivé d’engager un dialogue direct avec l’Iran, ne pourrait il pas signifier la fin des menaces de frappes contre cet état ? sinon, comment peut il accepter l’eventualité d’un tel dialogue sollicité par Wachington, sans contre partie sur le dossier nucleaire Iranien, et sur les eventuelles frappes (quoique les Américains avancent le contraire sur la non corrélation des deux affaires)

    Cependant la logique veut que l’Iran exige une contre partie pour cesser son soutien aux insurgés en Irak, ce qui signifie que l’Iran se met en tres mauvaise posture,

    - Un reffus aux exigences etanusiennes signifie sine fine qu’il soutien les "insurgés" en Irak, qu’il est responsable de la mort de GI’s, et donc doit subir la foudre de l’armée US.

    - Une reponse positive à ces memes exigences signifie le meme aveu implicite, et donc conduirait aux memes conclusions.

    Resumé : cette invitation au dialogue, s’avere donc un piège tendu à l’Iran pour l’entrainer dans une confrontation qui enflamerait toute la region, y compris Israel.

    La declaration de Richard Perle

    .« une fois que l’Iran aura des armes nucléaires, il ne sera pas facile de le dissuader ou de le contenir. ... Alors, quand l’Iran aura-t-il la bombe ? Vous ne pouvez attendre des preuves pour prendre la décision… Il faut attaquer avec précision pour infliger des dommages critiques aux installations nucléaires, avec efficacité et rapidité... Israël devra le faire, s’il est clair qu’il y a une menace existentielle. Israël devra le faire et le Président (Bush) s’y joindra ».

    les USA sont entrain de s’embourber en Irak, Bush ne s’en inqiette pas, et veut engager son armée dans une nouvelle aventure, Iranienne cette fois, sans en mesurer les consequences (ou en s’en fichant fichtrement) pourvu qu’il éllimine la menace virtuelle "existentielle" pour l’etat SIONISTE, sacrifiant ainsi les interets etanusiens au profit de ceux d’Israel, LES SIONISTES SONT EN BONNE VOIE POUR LE CONTROLE DU MONDE  !!!

    Voir en ligne : Israel pour une guerre contre l’Iran

  • permalien Pierre :
    15 mai 2007 @09h59   « »
    Iran, mensonges de guerre ?

    La guerre des civilisations se voulait un juste combat des croisés contre les musulmans.

    L’islam s’est montré particulièrement inapte, en raison de sa structure, a remplir le rôle, qui lui avait été dévolu par les délires de Samuel Huntington.

    La chaos iraqien illustre la naïveté des prédateurs déconcertés par la fin inopportune d’une si généreuse guerre froide.

    L’Iran et son enrichissement de l’uranium devient une occasion inespérée, de faire un passage en douceur (républicain-démocrate ?) de la propagande de guerre des civilisations à celui de guerre froide.

    L’installation de radars de bases militaire, d’ogives et de toute la quincaillerie de la guerre froide en Europe présage d’une nouvelle période de prospérité pour les accumulateurs.

    Alors que le choc des civilisations était encore martelé a longueur de savantes études, et de discours entendus, il y a un an encore, il a été cruellement délaissé par celui de guerre froide.

    Aujourd’hui le vintage se porte guerre froide :

    Guerre Froide entre la Russie et l’Estonie

    Timochenko appelle de ses voeux une nouvelle Guerre froide

    Mais le Festival de Cannes n’en subit pas moins dans les années 50 les retombées diplomatiques de la Guerre froide.

    Condi Rice nie toute « nouvelle guerre froide »

    Le site IRAN-RESIST est pour sa part persuadé d’une volonté russe d’une revanche de la guerre froide.

    Une nouvelle "guerre froide" rejetterait à 50 ans en arrière les relations russo-américaines (Balouïevski)

    Climat de « guerre froide » diplomatique entre Londres et Moscou

    Soyez moderne avec GUERRE FROIDE  !
  • permalien Ph. Arnaud :
    15 mai 2007 @14h08   « »

    A propos de la Russie, voici ce que j’ai relevé, hier, sur le site « Antiwar.com », sous le titre « Nostalgic for the Cold War ? », signé de Conn Hallinan :

    “U.S. Secretary of State Condoleezza Rice responded that "The idea that somehow 10 interceptors and a few radars in Eastern Europe are going to threaten the Soviet [sic] strategic return is purely ludicrous, and everybody knows it." Le lapsus de Mme Rice n’est-il pas révélateur ?

    A propos des armes de destruction massive, les Etats-Unis ont exigé, de la part de Saddam Hussein, quelque chose qui contrevient à tous les principes du droit (et, en premier lieu, de la logique) : fournir une preuve négative. Il est impossible de prouver le non-être. Si vous prétendez que je parle coréen, jamais je ne pourrai vous démontrer le contraire…

  • permalien K. :
    15 mai 2007 @19h24   « »

    Jim Lobe, dans un article daté d’hier sur IPS, aborde la question des futurs pourparlers directs entre les iraniens et les américains. Bien que le titre de l’article soit optimiste (Another Step Toward Realism- Un autre pas vers le réalisme), son contenu laisse entendre que ces pourparlers ont toutes les chances de n’etre rien d’autre qu’un pétard mouillé, si ce n’est une partie de dupes comme le laisse supposer ce passage :

    Henry Precht, un autre diplomate à la retraite qui a dirigé le bureau iranien des Etats-Unis durant la Révolution iranienne, a aussi mis en garde contre les espoirs de négociations bilatérales étendues, au moins au-delà de l’Irak, à cause de plusieurs facteurs, dont l’opposition israélienne, les inquiétudes des états sunnites du Golfe par rapport aux ambitions nucléaires iraniennes, et les propres désirs de Washington – partagés aussi bien par les faucons que les réalistes – de contrer la ferme volonté iranienne de s’opposer à la prééminence régionale américaine.

    Dans ce contexte, parler a Téhéran "pourrait avoir du bon, et si les discussions échouent, Washington est mieux positionné pour agir durement," selon Precht.

  • permalien K. :
    15 mai 2007 @20h24   « »

    C’est Dick Cheney que va voir Bush le petit « en période de stress », selon le Swoop.

    Le site se demande si le Vice-Président Cheney n’a pas été « prématurément enterré » :

    Pendant le mois dernier, les ambassadeurs étrangers à Washington avaient rapporté à leurs capitales que l’alliance entre la secrétaire d’état Condoleezza Rice et le secrétaire de la défense Bob Gates a « pris les commandes » de la politique étrangère des USA des mains du vice-président Dick Cheney. Les vieilles rumeurs ont refait surface disant que Rice remplacerait Cheney, son assistant John Negroponte devenant son secrétaire d’état.

    Nous avons précédemment décrit l’influence de Cheney - ou son absence– comme une des variables principales dans l’évaluation de la politique des USA. Le voyage actuel de Cheney au Moyen-Orient prouve qu’il reste un acteur important. La tonalité de ses messages a été dure : 1) « Le quartet arabe » composé de l’Egypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et les état du Golfe doivent faire pression sur le gouvernement irakien en vue de progrès politique ; autrement un désengagement des USA commencera. 2) Tandis que les USA partagent les soucis concernant l’Iran des états sunnites conservateurs, ils doivent faire plus pour isoler l’Iran s’ils veulent éviter l’intervention militaire des USA.

    Des contacts à l’intérieur de la Maison Blanche nous ont appris que le choix de Cheney - qui habituellement est réticent à se déplacer - était délibéré. « Les chefs arabes savent que Cheney adopte le même langage que celui du président. Ils ne sont pas aussi certains concernant Rice et Gates. » Le fait que Cheney bénéficie de la confiance de Bush, en tant que personne sur qui le président peut compter en période de stress, soutient son influence continue. On nous dit qu’il emploie cette influence de façon plus parcimonieuse qu’avant la guerre d’Irak. Il ne s’est pas opposé, par exemple, à l’ouverture diplomatique de Rice envers la Syrie. Mais, si jamais une crise surgit au sujet de l’Iran plus tard cet été, sa voix sera importante – en faveur d’une action ferme.

    Après s’etre fait remonter le moral par Cheney, Bush va à la rencontre de ses potes évangélistes, gonflé a bloc parait-il, pour fustiger « la menace existentielle iranienne contre les Etats-Unis » (14/5/2007).

  • permalien saintyves :
    16 mai 2007 @01h21   « »

    Bonsoir

    Une analyse tres interressante du Général Vinod Saighal : Ancien directeur général de la formation militaire de l’armée indienne. Il fut attaché militaire d’ambassade en France et au Bénélux, Il est aujourd’hui fondateur du Movement for Restoration of Good Government (MRGG) et directeur de l’Eco Monitors Society (EMS).

    ... Israël n’a plus la supériorité militaire écrasante sur ses voisins comme c’était le cas au plus fort de la Guerre froide et peut-être jusqu’au début du 21ème siècle. Après son échec au Liban, Israël n’a plus la capacité d’agir individuellement contre un pays de la taille de l’Iran. En faisant abstraction de la dimension nucléaire, l’Iran serait en mesure de rendre la pareille, d’une façon ou d’une autre.

    En fait, tandis qu’Ahmadinejad a haussé le ton à l’encontre d’Israël, ce dernier a étonnamment mesuré ses propos. L’Iran a dorénavant une influence beaucoup plus importante sur les deux flancs d’Israël, par le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza. Cette influence va inévitablement croître et pourrait avoir pour conséquence une augmentation de l’approvisionnement en armes sophistiquées pour les ennemis d’Israël. Grâce aux recettes pétrolières en hausse, l’Iran serait également enclin à soutenir les capacités militaires de la Syrie.

    Simultanément, la planification par Israël de la neutralisation des capacités iraniennes poursuivrait son cours, discrètement mais sûrement. Bien que les États-Unis aient une meilleure capacité en termes de renseignement contre l’Iran que jamais auparavant, l’aide israélienne à cet égard serait essentielle. Israël a eu le temps de renforcer les milices kurdes du Nord de l’Irak, tout comme sa capacité de renseignement contre l’Iran, surtout au Nord-Ouest. Au finale, Israël sait que s’il faut s’occuper du cas de l’Iran, le plus tôt sera le mieux. Si l’action devait être reportée, le temps jouerait pour l’Iran et non pas pour Israël. Donc, si une action militaire contre l’Iran devait être entreprise durant le mandat de George W. Bush, Israël y serait pour beaucoup dans cette décision.

    Voir en ligne : En ne se laissant aucune place pour manœuvrer, l’Iran et les États-Unis se sont mis dans une impasse. Les intérêts communs qui auraient pu être à la base d’une négociation disparaissent à une vitesse considérable.

  • permalien Chahid :
  • permalien Chahid :
  • permalien Pierre :
    16 mai 2007 @09h36   « »

    Banque mondiale : un nouveau rapport retarde des fonds pour la Rdc

    En ce qui concerne le dernier dévelop­pement de l’actualité sur ce qu’on peut appeler la saga Wolfowitz dans ses précipitations à se réen­gager avec le Congo sorti de la guerre civile, quelques experts affirment que la Banque mondiale n’a pas exercé un regard suffi­sant dans sa politique de prêt en RDC.

    Le scandale Wolfowitz : Faillite des remèdes néolibéraux et profonde crise de légitimité

    C’était peut-être en partie, pour redorer le blason de la Banque que Wolfowitz voulait faire de la ‘lutte contre la corruption’ son principal cheval de bataille, surtout en Afrique. En réalité, ni la Banque mondiale ni le Fmi n’ont jamais été intéressés par une lutte véritable contre la corruption, car ces deux institutions sont au service d’un système financier et commercial international profondément corrompu et mafieux.

    LE SCANDALE WOLFOWITZ

    Des fuites récentes parues dans la presse américaine révèlent que « l’obsession » (sic) de Wolfowitz avec l’Irak a indisposé même des membres du Conseil d’Administration. Beaucoup n’apprécient pas l’importance qu’il veut accorder à la « reconstruction » de ce pays dans les activités de la Banque. Le désaccord sur la politique envers l’Irak a conduit un haut responsable de la Banque à démissionner au début de cette année, parce qu’il s’opposait aux plans de Wolfowitz qui voulait à la fois étoffer le personnel travaillant sur l’Irak et le déplacer d’Amman (Jordanie), d’où il opère présentement, à Bagdad.

    ... et Paulo s’obstine à faire le pitre :

    Paul Wolfowitz "implore" la clémence de la Banque mondiale

  • permalien Ph. Arnaud :
    16 mai 2007 @14h39   « »
    Manoeuvres contre l’Iran

    Je viens de découvrir cet intéressant article dans Contre info http://contreinfo.info/article.php3....
    Le titre en est : "L’opposition de l’Amiral Fallon a mis fin à l’escalade militaire contre l’Iran".
    Si c’est vrai, c’est très encourageant. Ce serait l’inverse de la guerre de Corée, où Harry Truman avait dû débarquer Mac Arthur, qui envisageait des opérations délirantes contre la Corée du Nord et la Chine...

  • permalien saintyves :
    17 mai 2007 @03h02   « »
    ISRAEL et l’AIPAC poussent les USA à attaquer l’IRAN

    Bonsoir

    ... - l’Aipac fait un lobbying agressif en faveur de la guerre ; en Iran,
    - l’Aipac est extrêmement bien financé, extrêmement bien introduit et extrêmement efficace sur la colline du Capitole ;
    - l’Aipac est une organisation vouée à subvertir une démocratie au sens plein de ce terme.

    Défier l’Aipac, toutefois, cela ne doit en aucun cas signifier que l’on cherche à tenter d’en égaler l’influence corruptrice.

    Défier l’Aipac, cela signifie défier le jeu lui-même, sa légitimité, et celle de ceux qui y jouent. Il est inadmissible que des lobbyistes stipendiés, représentant les intérêts d’on se fout pas mal de qui, d’imposer une guerre au Moyen-Orient et à l’opinion publique américaine.

    Ceux qui font cela ne sauraient être des expressions démocratiques légitimes. Ce sont vraiment des gens sinistres. Et il faut absolument les arrêter.

    Le tribut des morts, en Irak, est en train d’atteindre les 700 000, et il dépasserait très bientôt le million si nous ne mettons pas un terme à la guerre.

    Une organisation (AIPAC) au budget annuel de 60 millions de dollars, qui a fait du lobbying, usant de la flagornerie et de la menace, dans les coulisses, en faveur de ce carnage, l’année dernière, et qui œuvre à le perpétuer aujourd’hui, et peu importe qu’il ait été ou non seul dans cet effort, est une entreprise de crime organisé, et pas un groupe légitime de la « société civile ».

    Ces gens (membre de l’AIPAC) devraient être aussi « bien » reçus au Congrès qu’Al Capone !

    La présence écrasante de l’Aipac sur Capitol Hill, et la volonté générale des représentants à la Chambre de continuer à recevoir leur feuille de route de cette organisation, quelles qu’en soient les raisons, sur des questions de politique étrangère : voilà une situation inacceptable et moralement indéfendable dans un pays démocratique, et peu importe l’interprétation des uns ou des autres sur les sources premières du pouvoir de l’Aipac.

    L’Aipac doit être soumis à une enquête criminelle, ainsi que tous ceux qui ont subverti le fonctionnement des agences gouvernementales lors de leur campagne en faveur de la guerre contre l’Irak.

    L’Aipac, en tant qu’outil de fomentation de guerre, doit être interdit. Il devrait être démantelé, fustigé et si possible dissout. ...

    Voir en ligne : Le message de Scott Ritter, Jeffrey Blankfort, James Petras et bien d’autres, c’est que l’Aipac est la principale force qui a poussé à la guerre contre l’Irak, et qui détermine la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient, de manière générale.

  • permalien saintyves :
    17 mai 2007 @03h15   « »
    ISRAEL et l’AIPAC poussent les USA à attaquer l’IRAN

    Les Etats-Unis, Israël et l’Iran,
    Interview de Sasan Fayazmanesh

    Sasan Fayazmanesh est le président de la Faculté d’Economie de l’Université d’Etat de Californie, à Fresno. Mehran Ghassemi est un journaliste iranien.

    - Q : Israël servira-t-il de levier permettant d’exercer une pression contre l’Iran ?
    Ou bien, en exagérant la menace nucléaire émanant de Téhéran, Israël va-t-il tenter de se fabriquer un bouclier occidental ?

    - R : Israël, comme je l’ai indiqué, et comme je le démontrerai dans mon livre, est la force principale qui se tient derrière la "contention" de l’Iran depuis la fin de l’invasion américaine de l’Irak en 1991 et depuis les sanctions imposées par l’Onu à ce pays, qui lui ont fait suite.

    Aussi, étant donné ce que j’ai déjà dit, il est évident qu’Israël n’a nul besoin d’un bouclier occidental, et qu’il n’est pas réellement inquiet au sujet de la construction d’armes de destruction massive par l’Iran.

    Il est bien connu – et dernièrement, Olmert l’a reconnu, indirectement – qu’Israël possède de nombreuses têtes nucléaires. Avec ces ogives nucléaires, et grâce à sa technologie occidentale avancée, Israël ne saurait être véritablement se sentir menacé par un Iran supposé développer quelque bombe nucléaire primitive.

    Comme l’a dit le président Chirac lors de son interview au New York Times du 31 janvier de cette année, "Où l’Iran lancerait-il cette bombe ? Sur Israël ?… Cette bombe n’aurait pas parcouru deux cents mètres dans l’atmosphère que, déjà, Téhéran aurait été rasée."

    Comme je l’ai expliqué, la question du développement éventuel de l’arme nucléaire par l’Iran est un prétexte, que les Etats-Unis et Israël utilisent afin de "contenir" l’Iran, de la même manière qu’ils ont "contenu" l’Irak.

    La "contention" de l’Irak, bien entendu, ne s’est pas déroulée exactement comme prévu, mais l’Irak restera hors jeu pendant encore des décennies, tant sur le plan économique que militaire. Pour certains des architectes de l’invasion américaine de l’Irak, il s’agit là d’une "contention" suffisamment réussie !

    Voir en ligne : Les Etats-Unis, Israël et l’Iran, Interview de Sasan Fayazmanesh

  • permalien Pierre :
    17 mai 2007 @07h49   « »
    Actualités - "Containments" et "guerre froide", le retour de la "real politic" ?

    Sous l’ère du président Reagan (1980-88), le « réalisme » kissingirien est écarté au profit du néoconservatisme comme idéologie de combat proche de l’esprit de Croisades, dans la logique de détente avec l’Union soviétique(Une brève histoire des conflits moyen-orientaux par Mehdi Dadsetan ).

    L’Arabie Saoudite n’a-t-elle pas fait savoir que si Téhéran disposait de la bombe, Riyad s’engouffrerait alors dans la brèche ouverte de l’armement nucléaire.
    Les pays limitrophes de cette région du monde tels que la Turquie adoptent une position résolument différente. Ankara dénonce ainsi la politique suivit par Téhéran et s’impose comme relais d’influence et d’action américain. Plus au Sud, Israël s’accorde avec cette stratégie en étant directement mise en cause dans les discours du président iranien et constitue dès lors une tête de proue stratégique dans une optique de « containment » de l’Iran(La volonté de puissance de l’Iran). La guerre[américaine] en Irak a déclenché des haines sectaires qui seront difficiles à contenir, même si Washington et ses alliés arabes s’avèrent capables de détourner l’attention vers l’Iran. À part l’Irak, les tensions sectaires sont très réelles au Liban où des confrontations sanglantes ont eu lieu en janvier dernier entre les partis politique sunnites appuyés par les USA et le Hezbollah, la milice chiite appuyée par l’Iran. Pendant la guerre civile du Liban qui a eu lieu entre 1975 et 1990, le fossé religieux existait entre musulmans et chrétiens. Cette fois le conflit est principalement entre sunnites et chiites (Le paradoxe saoudien par Mohamad Bazzi ).

    Dans ce contexte, Vladimir Poutine et d’autres personnalités russes, comme le dirigeant de l’Institut USA-Canada, Serguei Rogov, tirent la sonnette d’alarme : le monde est au bord d’une nouvelle Guerre froide et l’épée de Damoclès d’une guerre nucléaire est suspendue sur nos têtes. Récemment encore, le général Leonid Ivachov a mis en garde contre une éventuelle attaque nucléaire américaine contre l’Iran, que le gouvernement Bush-Cheney pourrait lancer sans l’accord du Congrès en orchestrant une grave provocation (L’Europe bascule-t-elle dans le camp néoconservateur ?).

  • permalien Pierre :
    17 mai 2007 @09h12   « »
    Actualités - Real politic (suite)

    La spécialité de l’amiral Fallon : l’endiguement !

    L’opposition de l’Amiral Fallon a mis fin à l’escalade militaire contre l’Iran

    Cette résistance de l’amiral Fallon à ce déployement de force a précédé la réorientation de la politique américaine en février et mars, entrainant l’abandon des projets de renforcement des moyens militaires alignés contre l’Iran et la recherche d’une solution diplomatique.

    L’opposition de Fallon aurait été déterminante au plus fort du conflit qui agitait alors l’administration, et pourrait avoir joué un rôle dans ce revirement, pour lequel aucune explication crédible n’avait été avancée.

    La Chine comme cible : l’émergence du conflit sino-américain

    Comme l’a indiqué l’amiral Fallon, cette initiative a une dimension anti-chinoise évidente. Les liens de l’Amérique avec la Corée du Sud doivent s’adapter à « l’environnement sécuritaire mouvant » représenté par la « modernisation militaire de la Chine », a dit Fallon devant le Comité des forces armées du Sénat le 7 mars [2006]. En coopérant avec les États-Unis et le Japon, a-t-il poursuivi, la Corée du Sud changera l’attention qu’elle porte généralement à la Corée du Nord en « une vision davantage régionale de la sécurité et de la stabilité ».
  • permalien Sophie :
    17 mai 2007 @14h20   « »
    Dans l’enfer des colonies

    Bonjour à tous,

    Il y a une justice quand meme, malgrè les apparences.
    Les Palestiniens sont "liquidés" peu à peu, mais les Israeliens n’en sortiront pas indemnes, comme le montre le témoignage de cette femme, victime. Bienvenue au pays des fous ( de peur, de violences, de paranoia, et autre ).

    Je vois avec plaisir que la question de deux Etats ou un
    etat multinational revient en discussion, dans les posts
    précédents.

    J’ai un peu déserté ce blog mais retrouve avec plaisir
    les anciens et les nouveaux bloggers. Toutefois ma nouvelle priorité est non de blogger, mais de savoir comment et avec qui résister à l’ère Sarkozienne. Y compris et particulierement dans sa politique envers Israel (le tapis rouge) et envers les Palestiniens et plus largement les pays arabes.

    Encore sous le choc du 6 mai 2007, amicalement.

  • permalien Pierre :
    17 mai 2007 @16h17   « »

    "Loin de Gaza, à Paris, M. Sarkosi, nouveau président de la République française, a été investi aujourd’hui des pouvoirs de représenter la France. Il a fait un beau discours en hommage aux résistants tombés sous les balles indignes de l’occupant qui tentait alors -en 45- de réduire un peuple, le peuple de France. Le nouveau président a fait montre de nobles sentiments et nous pouvons saluer sa reconnaissance du droit d’un peuple à résister debout pour ses droits, sa liberté et sa vie, contre l’occupation." (M. Sarkosi et Gaza par Claude Léostic)

    Sarkozy c’est l’auberge hongroise, (on y trouve ce qu’on y a pas apporté !)

  • permalien Abouyassine :
    17 mai 2007 @16h32   « »

    De façon resumée, sans rentrer dans un argumentaire detaillé,les puissances occidentales continuent à vouloir imposer leur point de vue hégemonique en y ajoutant actuellement la force brutale. Tout ceci juste pour un accés aux resources de matiéres premiéres, alors que se pose de maniére dramatique la disponibilité de ces mêmes resources, y compris les halieutiques pour les générations à venir. Les mêmes puissaces sont aujourd’hui incappables de sortir leurs économies du marasme dans lequel elles s’enfoncent progressivement. Elles sont incappables de solutionner les drames que leur histoire a produit, je pense ici au probléme palistinien dont-il sufit pour solution d’appliquer les résolutions onusiennes déja votées depuis 50 ans. Ces puissances ont comploté, depuis l’agression tripartite contre la chine, contre toute nation ne relévant pas de sa sphére culturelle et manifestant une volontée d’emancipation et de developpement autonome. L’Iran a le droit de développer sa nucléaire avec la matrise totale. La France a déja oublié les barrages que les USA ont éssayé de lui imposer pour l’empécher de developper sa bombe atomique. Le TNP impose par ailleur aux puissaces nucleaires de désarmer, lequel de ces pays se conforme spontanément à la régle, et comment peut-on les y contraindre. Les USA chef de file de ce groupe, noyés dans un IRAK qu’ils ont d’abord manipulé pour et pendant sa guerre contre ce même IRAN, avec le resultat que l’on connait : le regime iranien est toujours présent et plus fort, la guerre est perdue par l’Irak, les kurdes ont eté gazés sous le controle direct des experts-coneillers militaires américains présents à Bagdad,mais hélas 1 million de morts et des zonnes immenses définitivement polluées chimiquemnt. Une action militaire contre l’IRAN serait suicidaire por la paix mondiale. Les peuples arabo-musulmans persoivent les USA et les puissances européennes y compris la Russie comme activement hostiles à l’Islam, resultat d’une récente étude publiée par AL-DJAZIRA. Le réveil des citoyens de ces pays sera salutaire, mais l’élection de Nicolas Sarkozy ne manifeste aucune prise de conscience en ce sens

  • permalien saintyves :
    18 mai 2007 @03h00   « »

    Bonsoir
    (Bon retour au forum Sophie)

    Israel revient à ses méthodes d’ETAT-TERRORISTE en recourant de nouveau aux assassinats ciblés, aujourd’hui 5 morts et plus de 100 blessés dans un nouveau bombardement de la zone de Ghazza.

    Cet etat (ISRAEL) martyrise le peuple Palestinien depuis un demi-siècle, en usant de tous les moyens possibles et imaginable pour exterminer sa population,
    - occupation de territoires
    - assassinats ciblés
    - épuration ethnique
    - colonisation et confiscation de nouveaux territoires
    - judéisation de la ville d’Alqods
    - apartheid et construction de murs
    - démolition de maisons
    - tortures, (un Palestinien (hommes et femmes) adulte sur deux a été emprisonné et torturés)
    - détention sans jugement
    - violation des "droits de l’homme" les plus élémentaires
    - non respect des résolutions de l’ONU
    - usage d’armes interdites
    - possession d’arme de destruction massive
    - humiliation et déshumanisation de la population palestinienne ...

    sans que l’ONU et la "communauté internationale" gouvernante ne parviennent à avancer d’un iota pour imposer une seule des très nombreuses résolutions.

    Ces mêmes, ONU et "communauté internationale" gouvernante mobilisent toute la planète pour moins que ce qui est cité dans la liste ci-dessus.

    L’arsenal des sanctions ou le recours à la force ne sont jamais envisagés contre cet état,
    - sanction économiques
    - recours à la force
    - envoie de casques bleus ou force d’interposition
    - condamnation des dirigeants israeliens pour "crime contre l’humanité" Dir Yassin, Sabra et Chatilla, Qana episode un et deux, Liban 1982 et 2006 (1300 morts dont un tier d’enfants) ...

    Si l’on consider que les Palestiniens sont bien des "terriens" de chez-nous, qu’ils ont aussi une "âme" tout comme nous, qu’ils peuvent "souffrir" ...,

    QU’EST CE QUI FAIT QU’ISRAEL COMMET IMPUNEMENT DEPUIS PLUS D’UN DEMI SIECLE TOUS CES CRIMES ET GENOCIDES, SANS ETRE INQUIETÉ ?

    Si quelqu’un possède la réponse, je lui serais gré de bien vouloir nous la faire partage

    Voir en ligne : La Commission des droits de l’homme a adopté, ce matin, une résolution par laquelle elle condamne fermement les violations graves des droits de l’homme qui continuent d’être perpétrées dans le territoire palestinien occupé,

  • permalien Pierre :
    18 mai 2007 @10h49   « »

    En invoquant des motifs domestiques pour la "démission" de Wolfowitz, la Banque Mondiale cache le véritable scandale et préserve les intérêts des néoconservateurs dans leur opération de détournement des impôts mondiaux au profit des entreprises "vertueuses" de reconstruction de l’Irak.
    Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale, accusé d’avoir favorisé l’avancement de sa compagne, a accepté, jeudi 17 mai, de renoncer à ses fonctions, qu’il quittera le 30 juin, au terme d’une longue crise. (Paul Wolfowitz accepte finalement de démissionner de la présidence de la Banque mondiale)

    Ainsi donc, Wolfowitz a-t-il pour mission de mettre davantage la Banque mondiale au service de la politique d’agression et de guerre de l’impérialisme américain. C’est ainsi qu’en Irak et en Afghanistan, on a fait appel à elle pour coordonner les efforts de « reconstruction » après que l’OTAN et l’armée des Etats-Unis avaient fini leur sale besogne, à savoir transformer ces pays en champs de ruines. Car dans la tête des théoriciens de la « guerre préventive », celle-ci doit nécessairement déboucher sur un « chaos constructif ». Autrement dit, une fois le chaos créé par l’intervention américaine ou d’un de ses alliés, comme au Liban, les multinationales de l’Oncle Sam et de ses alliés sont appelées à prendre le relais pour « reconstruire » selon, bien entendu, les normes du capitalisme néolibéral, avec le soutien multiforme de la Banque mondiale.(LE SCANDALE WOLFOWITZ)

    awahri a également estimé que le plan de sécurisation de Bagdad n’était un succès que pour Halliburton, la compagnie anciennement dirigée par Dick Cheney qui réalise un chiffre d’affaire colossal en fournissant des services d’intendance aux troupes d’occupation.(Radar 6 mai 2007 : 133 Députés irakiens demandent le départ des forces d’occupation)

  • permalien Sophie :
    21 mai 2007 @16h07   « »
    @saintyves

    Bonjour à tous,

    " Qu’est-ce-qui fait qu’Israel commet impunément depuis
    plus d’un demi-siècle tous ces crimes et génocides, sans
    etre inquiété ?", écrit Saintyves.

    Dans le désordre, je vais dire ce qui m’est venu à l’esprit
    en lisant cette question que je me pose également :
    - Le sentiment de culpabilité des Occidentaux , sur lequel
    "jouent" les ultras, quelque soit leur pays
    - la défense d’intérets matériels très forts, qui
    mobilisent beaucoup plus les énergies, que la défense
    d’idéaux, de valeurs, d’humanité,
    - La mainmise sur les moyens d’information
    - Israel fait partie ou est rattaché par l’opinion au monde
    occidental, les Palestiniens au
    monde arabe, sous-estimé , méprisé, et en plus divisé sur
    la question palestinienne,
    - l’énorme puissance E-U

    Du coté des " perdants",
    - La divergence des intérets entre les dirigeants des pays
    arabes, et entre ceux des dirigeants et ceux des peuples,
    - l’énorme puissance des E-U, encore une fois, non
    contrée et meme confortée par l’appui de l’Europe (mais on
    fait partie du meme monde...)
    - L’acharnement à vouloir faire respecter le Droit inter-
    national par le Droit, alors que "les autres" s’en fichent
    complètement , ils ont la force, et ils l’emploient, c’est
    tout.
    - et quelle est la position des pays non-occidentaux
    "émergents" ? J’aimerai bien savoir. Je suppose qu’ils
    sont trop occupés à émerger, pour l’instant.

    Depuis quelques temps, je me demande si notre exigence
    répétée que le Droit international soit respecté, ne re-
    lève pas de la simple incantation destinée à rester en
    paix avec notre conscience. Il n’est pas respecté depuis
    plus d’un demi siècle au Proche-Orient, pourquoi ça
    changerait ? Et en plus, les Palestiniens s’entretuent.

    Ma question à moi est : quoi faire d’autre pour changer
    cet ordre des choses. Et j’avoue que j’ai du mal à lire
    les argumentations très argumentées de certains sur tel ou
    tel sujet, comme si on était à un examen de Sciences-Po
    , de l’ENA, ou autre prestigieuse institution qui forment
    nos élites.

    Amicalement.

  • permalien K. :
    22 mai 2007 @19h54   « »

    Si meme le Guardian s’y met : Titre : « Iran’s secret plan for summer offensive to force US out of Iraq »

    Les sources du Guardian ? « US officials ».

  • permalien K. :
    22 mai 2007 @20h50   « »

    Banco ! Le Monde en ligne, page “international” 22/5/07 a l’instant : “Selon le quotidien britannique "The Guardian", l’Iran noue des liens avec des éléments d’Al-Qaida et des insurgés sunnites en Irak afin de lancer une offensive estivale contre les forces américaines et britanniques.”

    Clic sur le titre : « L’Iran serait en train de nouer des liens avec des éléments d’Al-Qaida et des insurgés sunnites en Irak afin de lancer une offensive, prévue cet été, contre les forces américaines et britanniques, selon des informations obtenues auprès d’officiels américains par le quotidien britannique The Guardian. »

  • permalien K. :
    22 mai 2007 @22h36   « »

    Juan Cole a propos de l’article du Guardian :

    Why not just cut to the quick and openly say that Supreme Jurisprudent Ali Khamenei is in reality . . . Satan ! It really is discouraging that Tisdall didn’t report instead on what crazy things the US military spokesmen in Iraq told him. US military spokesmen have been trying to push implausible articles about Shiite Iran supporting Sunni insurgents for a couple of years now, and with virtually the sole exception of the New York Times, no one in the journalistic community has taken these wild charges seriously. But The Guardian ? (sauf le Guardian ?) et Le Monde !

  • permalien
    26 juin 2007 @19h08   «

    Iran, mensonges de guerre ? Nonsense ? [Actualites http://www.xn—actualits-i4a.com]

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