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Le Liban dans la tourmente

mercredi 23 mai 2007, par Alain Gresh

15 000 Palestiniens ont fui le camp de Nahr Al-Bared (nord du Liban) depuis l’instauration d’un cessez-le-feu le 22 mai. Les combats entre l’armée libanaise et l’organisation Fatah al-Islam ont duré trois jours et fait près de 70 morts. La correspondante du Monde (daté 22 mai) à Beyrouth notait la violence des affrontements dans son article « Les combats ont repris au Liban entre l’armée et le Fatah Al-Islam ». « Après quelques heures d’une relative accalmie, des tirs de chars et d’artillerie opposaient de nouveau, dans la matinée, les soldats libanais aux combattants de ce groupe radical retranchés dans le camp de réfugiés de Nahr Al-Bared, où vivent 40 000 réfugiés palestiniens. »

« Face à cette situation, le Fatah Al-Islam a promis, mardi matin, de se battre jusqu’à "la dernière goutte de sang" si l’armée poursuit ses bombardements. "La balle est dans le camp de l’armée, ce sont eux qui ont commencé les combats, et ce sont eux qui devront les arrêter", a déclaré Abou Salim Taha, le porte-parole du Fatah Al-Islam. Interrogé sur le nombre de victimes dans les rangs du groupe, il a répondu : "Ce n’est pas un problème pour nous, le problème est que les civils ne peuvent supporter cela plus longtemps." »

L’organisation Fatah Al-Islam a revendiqué les « deux attentats à la bombe qui ont eu lieu dimanche et lundi à Beyrouth. Le premier s’est produit dans le quartier chrétien d’Achrafié ; une personne a été tuée et dix autres blessées. Dans le second, qui a eu lieu lundi soir à Verdun, un quartier à majorité musulmane de la capitale libanaise, dix personnes ont été blessées ».

Pierre Barbancey, envoyé spécial de L’Humanité au Liban, écrit, dans la livraison du 21 mai, un article intitulé« Violents combats au Liban Nord ». « Hier, à l’aube, de violents combats ont éclaté autour du camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared, près de Tripoli (nord du Liban) entre les Forces de sécurité libanaises (FSI) et un groupuscule palestinien, le Fatah al-Islam. En milieu d’après-midi, les autorités libanaises faisaient état d’au moins vingt personnes tuées (dont onze soldats et sept Palestiniens). Selon les témoignages que l’Humanité a pu recueillir, tout a commencé lorsque des militants du Fatah al-Islam ont attaqué les trois check-points tenus par l’armée libanaise à l’entrée du camp (aux termes d’accords libano-palestiniens, les forces de l’ordre libanaises ne sont pas autorisées à entrer à l’intérieur des camps de réfugiés), peut-être pour venir en aide à un autre groupe encerclé dans un immeuble dans un quartier de Tripoli. Les assaillants, armés de lance-roquettes, ont d’abord pris le contrôle des points de passage mais ils ont vite été délogés par les militaires - épaulés par les 5e, 8e et 10e brigades, équipées de blindés - aux entrées nord et sud, les combats se concentrant sur Mhamra, à l’est. »

(...) « Bien que le Fatah du président palestinien Abbas reste majoritaire dans les camps de réfugiés, Nahr al-Bared est le bastion du Fatah al-Islam, un groupuscule composé de Palestiniens et d’autres nationalités arabes, qui avait annoncé sa création en novembre 2006. Il serait issu du mouvement palestinien prosyrien Fatah Intifada, opposé au Fatah. Le chef de l’OLP au Liban, Sultan Aboul Aynaïn, a immédiatement apporté son "soutien à l’armée libanaise", appelant à ne pas faire porter aux Palestiniens la responsabilité des actions du Fatah al-Islam, qui reconnaît des liens idéologiques avec le réseau d’al Qaeda. « Ces gens (le Fatah al-Islam) utilisent le camp de Nahr al-Bared pour mener des opérations à des fins de politique régionale qui ne concernent pas les Palestiniens », a ajouté Sultan Aboul Aynaïn. »

Si le cessez-le-feu semble tenir pour l’instant, il est encore fragile. L’attitude de l’armée libanaise a suscité de vives réactions dans les divers camps palestiniens du Liban (rappelons qu’environ 400 000 Palestiniens sont réfugiés dans ce pays), comme le note Mouna Naïm dans son article du Monde, « Au Liban, des milliers de réfugiés fuient les bombardemants de Nahr Al-Bared ». « Le sort des populations civiles à Nahr Al-Bared a suscité une effervescence dans certains des onze autres camps de réfugiés palestiniens du pays. Des manifestations dénonçant l’armée et le gouvernement libanais ont été organisées, notamment dans le camp de Baddaoui, qu’une dizaine de kilomètres sépare de Nahr Al-Bared, ainsi que dans ceux, méridionaux, d’Aïn Al-Héloué au Liban-sud, foyer de plusieurs formations djihadistes, et de Rachidiyé. »

Les combats ont mis en lumière la situation souvent terrible des dizaines de milliers de réfugiés palestiniens au Liban. Ostracisés par les autorités libanaises depuis le départ des combattants palestiniens de l’OLP en 1982-1983, soumis à des lois racistes, ils vivent dans une situation misérable qui a favorisé un repli des camps sur eux-mêmes, la pauvreté, le recours au religieux et l’installation de groupes se réclamant de l’islam le plus conservateur. On pourra lire avec profit de ce point de vue le livre de Bernard Rougier, Le Jihad au quotidien (PUF, 2004), ainsi que son article dans Le Monde diplomatique de janvier 2007, « Islamismes sunnites et Hezbollah ». Dans « la guerre civile silencieuse » qui met aux prises le gouvernement de Fouad Siniora (appuyé par une majorité des sunnites, de druzes et, sans doute, la moitié des maronites), et l’opposition (composée essentiellement du Hezbollah et du parti maronite de Michel Aoun), plusieurs commentateurs ont noté que le parti du Futur de Saad Hariri, sunnite, n’avait pas hésité à financer des groupes fondamentalistes libanais, notamment dans le nord du Liban.

Rappelons ce que je j’écrivais le 15 mars 2007, dans « Agitations diplomatiques au Proche-Orient » : « Les autorités libanaises annoncent l’arrestation et les aveux de sept membres de l’organisation islamiste Fatah Al-islam, impliqués dans les attentats du 13 février contre des autobus. Bien que l’organisation ait démenti ces accusations, elles alimentent l’idée d’un développement de groupes radicaux liés à Al-Qaida au Liban. « La nébuleuse Al-Qaeda met un pied au Liban », titre Libération (14 mars), sous la plume de son envoyée spéciale Isabelle Dellerbale. Le célèbre journaliste américain Seymour Hersh avait accusé il y a quelques semaines le gouvernement libanais et les autorités américaines de s’appuyer sur de tels groupes. Il revient sur le sujet dans un entretien accordé au site Antiwar.com et à Charles Goyette, « Why Is the US Backing Sunni Jihadists ? »

Dans son éditorial du Figaro du 22 mai, « Nouvelle épreuve au Liban », Pierre Rousselin met en cause, comme beaucoup d’autres, le régime syrien dans les derniers événements.

« Au Liban, chaque fois que les intérêts de la Syrie sont menacés, une flambée de violence met en péril un gouvernement fragilisé à l’extrême depuis la démission des ministres de l’opposition prosyrienne en novembre dernier. Il a suffi que l’on se remette à évoquer, à l’ONU, la mise en place du tribunal spécial chargé de statuer sur l’assassinat, en 2005, du premier ministre Rafic Hariri pour que cela déclenche une nouvelle poussée de fièvre. »

Pourtant, il souligne en même temps que l’on ne peut réduire les affrontements à des ingérences de Damas.

« Le Fatah al-Islam, à l’origine des troubles, est un groupe de djihadistes influencés par al-Qaida. Son entrée en scène suscite une très vive inquiétude parce qu’il est fortement armé et bien entraîné, parce qu’il disposerait de partisans disséminés dans le pays et parce qu’il peut compter, quoi qu’en disent les démentis de Damas, sur de solides appuis dans les services syriens.

Lié à al-Qaida, le groupe Fatah al-Islam témoigne de l’extension au Liban du combat des djihadistes d’Irak, d’Afghanistan et d’ailleurs. Retranché dans le camp palestinien de Nahr al-Bared, il cherche à réveiller l’antagonisme ancien entre Libanais et Palestiniens. »

De Gaza au Liban, l’extension de l’influence de petits groupes qui se réclament d’Al-Qaida devrait inquiéter et rappeler cette évidence : la non résolution des conflits, et en premier lieu du conflit palestinien, génère le chaos et l’extrémisme. Le nouveau paysage proche-oriental est plus qu’inquiétant.

Bien des gens ont intérêt à l’instabilité au Liban. Le gouvernement syrien sans doute, mais aussi la majorité libanaise actuelle (qui cherche à pousser la communauté internationale à une résolution autoritaire pour créer un tribunal international sur l’assassinat de Rafic Hariri), le gouvernement israélien, les Etats-Unis, etc. Mais, contrairement à ce qui s’écrit généralement, ce qui se passe dans ce pays n’est pas un affrontement entre, d’un côté, le peuple libanais allié à la communauté internationale et de l’autre la Syrie avec ses « agents ». Se superposent plusieurs affrontements, dont le premier divise le Liban lui-même en deux camps d’à peu près égale importance. En privilégiant l’un des deux, la France fait-elle le bon choix ?

Le Rap islamisé.

Dans sa chronique pour Le Figaro du 18 mai, « Le réveil de la France immobile », Ivan Rioufol, écrit : « Reste cette inquiétude sur l’avenir de la France, esquissée par Jacques Chirac dans son discours d’adieu : « Une nation c’est une famille (...) Restez toujours unis et solidaires (...) Nous devons, dans le dialogue, dans la concorde, nous retrouver sur l’essentiel ». Propos à rapprocher de ceux de Nicolas Sarkozy, voyant dans le 6 mai la victoire « de la France qui ne veut pas mourir ». Mais qu’est-ce qui pourrait menacer la nation dans son unité et son existence, sinon l’encouragement d’un multiculturalisme déraciné pouvant conduire à l’éclatement du pays ? En rendant plusieurs fois hommage à l’histoire et à ses héros, mercredi, Sarkozy a rappelé la place de la mémoire collective et de la fierté française dans la réflexion sur l’identité nationale. Mais cet éveil oblige aussi à regarder les réalités en face. Ainsi, dans Israël Magazine, le chanteur Doc Gynéco assure : « Le rap s’est aujourd’hui islamisé. (Les rappeurs) sont en guerre : le rap, c’est un peu le bras musical armé du djihad. » Si ce que dit Doc Gynéco est vrai, il faut le féliciter pour son courage, et le soutenir. »

Message de Sarkozy à Ben Ali.

Comment personne ne l’ignore, le régime tunisien s’apparente largement à une dictature, même si certains n’hésitent pas à en faire l’apologie. Selon une dépêche de l’AFP du 23 mai, le président français Nicolas Sarkozy a souhaité dans un message à son homologue tunisien Zine El Abidine Ben Ali que la coopération bilatérale « puisse se développer dans tous les domaines d’intérêt commun », notamment en Méditerranée. « Dans cette entreprise ambitieuse et tellement nécessaire (une union de la Méditerranée), je sais que je pourrai compter sur votre soutien et votre détermination », a souligné M. Sarkozy avant d’exprimer sa « très haute considération » pour M. Ben Ali. Le message ne dit pas si cette union de la Méditerranée prendra en compte les droits de la personne régulièrement bafoués à Tunis. On attend les précisions du nouveau ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner.

37 commentaires sur « Le Liban dans la tourmente »

  • permalien
    23 mai 2007 @23h03   »
  • permalien K. :
    23 mai 2007 @23h48   « »

    Selon Hersh, dans sa récente interview sur CNN, les apprentis sorciers ont vu la situation les dépasser. mais s’agit-il d’apprentis sorciers ou de pompiers pyromanes ?

    Les hostilités entre l’armée libanaise et Fatah Al Islam surviennent quelques jours seulement après la visite de Welch, l’envoyé américain, à Beyrouth : simple coincidence ? Elles ont débuté par des affrontements avec la police libanaise d’abord, ce n’est que dans un second temps que l’armée est intervenue.

    Allons y franchement : les américains n’ont-ils pas pensé que les choses étaient beaucoup trop calmes au Liban ?

    Les 3 attentats ont atteint successivement des zones chrétienne, sunnite, puis aujourd’hui druze. Les zones chiites n’ont pas été (à ce jour) touchées (en précisant toutefois qu’il existe des chiites dans chacune des zones précédentes). Que vont penser les autres communautés ? Les chiites ne sont-ils pas des “alliés” du régime syrien ?

    Et ces survols quotidiens du Sud-Liban par l’aviation israélienne, simples exercices de simulation ?

    A-t-il été décidé que le Liban serait le second Irak ?

  • permalien K. :
    24 mai 2007 @00h31   « »

    Se superposent plusieurs affrontements, dont le premier divise le Liban lui-même en deux camps d’à peu près égale importance. En priviliégiant l’un des deux, la France fait-elle le bon choix ?

    Nicolas Sarkozy a déclaré mardi qu’il ne fallait pas "céder au chantage" des opposants à la création d’un tribunal international pour juger les auteurs de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.

    Sarko est bien un « homme à convictions »

  • permalien Ph. Arnaud :
    24 mai 2007 @01h22   « »
    Ivan Rioufol

    Dans ce qu’écrit Ivan Rioufol, où l’on trouve un concentré de la pensée de droite, un aspect me semble particulièrement révélateur : la jouissance face à la déconfiture (supposée) de l’idéologie de gauche (perte de l’hégémonie idéologique, bonnes consciences désemparées, déconnexion des gourous, désaveu des clercs, intelligentsia pontifiante, barbants barbons, bien-pensisme, gagné la bataille des idées, glorifié des impostures…).

    Il faut prendre la mesure de ce sentiment de victoire : rien moins que l’espérance de reconquête d’un terrain perdu depuis 1944. Non seulement la droite avait été totalement déconsidérée par la Collaboration, mais, depuis la guerre, elle n’avait fait que perdre les batailles idéologiques : dans le domaine des mœurs (émancipation des femmes, élargissement de la sexualité, acceptation du métissage), de la société (abolition de la peine de mort, ouverture aux cultures du monde, spécialement du Sud), de l’international (victoires des luttes de décolonisation), et même du catholicisme (Vatican II). Et, plus largement, la droite avait complètement disparu de l’univers intellectuel et culturel : en philosophie, sociologie, théâtre, littérature, arts plastiques, cinéma, rien de ce qui a marqué les Français depuis 60 ans ne porte plus sa marque.

    Il faut imaginer l’humiliation de la droite durant ces six décennies pour mesurer son appétit de revanche, son avidité de reconquête. Seul le retour des Emigrés en 1814 offre l’exemple d’un tel désir de réaction. Plus que lors de ses victoires de 1986, 1993, 1995 ou 2002, la droite flaire la possibilité d’en finir avec des symboles honnis, dont celui de mai 68 offre le modèle le plus achevé. Plus que dans le domaine social, c’est dans celui des idées qu’elle veut faire payer des lustres d’abaissement…

  • permalien
    24 mai 2007 @10h06   « »

    Bof, je crois surtout que ce monsieur Rioufol est un piètre polémiste, à la propagande tirée par, non pas de grosses ficelles, mais d’énormes cables !

    "dans Israël Magazine"

    Je commais peu ce magazine, mais à l’opposé, l’assertion "la chanson israélienne est politisée" dans "Palestine magazine", lui paraîtrait assez douteuse, j’en suis convaincu !

    "le chanteur Doc Gynéco assure"

    Si ce monsieur n’avait pas été un soutien médiatique de Nicolas sarkozy, franchement, le citerait-il ? De fait, la mention "chanteur" devient une caution. Et quant à ce que Mr Gyneco assure, franchement...

    "Si ce que dit Doc Gynéco est vrai, il faut le féliciter pour son courage, et le soutenir. »

    Allons bon, faudrait douter, alors ?

    Franchement, simple propagande simple, efficace peut être, mais au seul usage des convaincus lecteurs du "figaro", et sans autre intérêt que de conforter par l’absurde leurs peurs et leurs fantasmes.

    Il ne me paraît pas possible de faire changer d’avis cette frange de la population : elle restera raciste, haineuse, à la recherche de boucs émissaires et fondamentalement réactionnaire. Elle existe depuis toujours, il faudra toujours faire avec. Que ce monsieur soit l’un de leurs bardes n’a rien de nouveau ou d’inquiétant. Michel sardou en est un autre, et il nous dira lui aussi que le rap est islamisé.

  • permalien
    24 mai 2007 @11h16   « »
    Correctif lien interview Hersh Antiwar/Goyette
  • permalien K. :
    24 mai 2007 @13h31   « »

    Saniora, dans un discours d’aujourd’hui raconte qu’il va anéantir les terroristes. N’a-t-il rien appris de l’aventure américaine en Irak, ou le chaos est-il justement le but recherché ?

  • permalien K. :
    24 mai 2007 @13h37   « »

    En attendant les festivités qui étaient prévues pour demain dans la banlieue sud de Beyrouth et au Sud-Liban pour l’anniversaire du retrait israélien en 2000, ont été annulées.

    Si le Hezbollah a renoncé à cet anniversaire, auquel il tient énormément, malgré son impressionnant systéme de surveillance, c’est que ses renseignements ont du découvrir de trés lourdes menaces.

  • permalien K. :
    24 mai 2007 @14h04   « »

    Certains croient que Seymour Hersh est le seul à affirmer que les USA et leurs complices arabes ont la volonté de créer le chaos au Liban.

    Voici deux autres sources :

    Toby Harnden du Daily Telegraph qui aurait obtenu le secret presidential finding dès le mois de janvier dernier.

    The Swoop, au meme moment dont les sources au sein de l’administration américaine racontent : Based on recent discussions between former Saudi Ambassador to Washington Prince Bandar bin Sultan and NSC Middle East Director Elliott Abrams, this policy foresees a central role for Saudi Arabia as a supplier of money and weapons to local conflicts involving Iranian surrogates. This is already happening in Lebanon, where anti-Hezbollah groups are receiving substantial Saudi help. Israeli intelligence officials are also encouraging these moves. “What we are seeing here,” a second NSC official commented, “s the Administration’s counter-attack to the ISG. Bush wants to negotiate from strength not weakness. He is trying to create new facts on the ground. This is an ambitious strategy. If it works, it allows us to recover much of the ground that Iraq has cost us. The opposite is also true. This strategy could double our losses. The key point here is that the Administration is still playing for a win in the Middle East. It is not leaving quietly.”

  • permalien K. :
    24 mai 2007 @16h13   « »

    Concernant l’article du site AntiWar ou Hersh est interviewé par Goyette, une traduction partielle en français existe sur ce blog meme.

  • permalien K. :
    24 mai 2007 @18h32   « »

    Je rappelle que Joshua Landis, avait rendu compte de l’article du Swoop ci-dessus en ces termes :

    Lisez l’histoire tirée de Swoop. En effet elle suggère que Elliot Abrams et ses associés au NSC [national security council] ont travaillé avec le sultan [saoudien] Bandar bin Sultan sur un plan d’action secret impliquant un appui aux rivaux paramilitaires du Hezbollah au Liban, avec la connaissance préalable et l’approbation israéliennes. Le noyau de l’histoire est en conformité avec des spéculations récentes auxquelles j’ai participé avec quelques initiés du Moyen-Orient. La spéculation va dans le sens suivant : les durs du NSC et Bandar (avec la coordination israélienne) ont travaillé sur un programme d’action secret, dont le but est de frapper l’Iran a travers ses substituts, avec des arrangements pris de façon à se passer de l’obligation d’utiliser le Presidential Covert Action Finding, qui dans le Washington d’aujourd’hui ne pourrait être maintenu secret. Les Saoudiens joueraient le rôle de tiroir-caisse principal et de co-conspirateurs non déclarés au cas où l’opération serait dévoilée (ce qui semble être le résultat probable). Les fuites concernant l’argent du MEPI [Middle East Partnership Initiative] de la Syrie dans le Time Magazine et de cette histoire dans Swoop suggèrent que quelques initiés de Washington sont inquiets de ce que Cheney et le NSC [National Security Council] soient arrivés à un arrangement qui ne ferait que conduire les Etats-Unis vers d’autres ennuis au Moyen-Orient.

  • permalien K. :
    24 mai 2007 @20h03   « »

    Une analyse intéressante par le site Wayne Madsen Report (en date du 21/5/2007) : Le renforcement par les Etats-Unis et leurs complices arabes de groupes comme Fatah al-Islam au Liban, aurait surtout pour but de donner un prétexte au gouvernement libanais pour assurer aux militaires des États-Unis et à l’OTAN [qui devraient donc, selon cette analyse, etre bientot appelés au secours par le gouvernement libanais pour “combattre le terrorisme”] un accès au nord du Liban et à la base aérienne de Kleiaat (située au Nord).

    Traduction :

    Le mois dernier, WMR a rapporté, « nos sources libanaises et le quotidien Libanais Aldiyar signalent maintenant qu’une base de l’OTAN doit être construite bientôt la où se trouve la base aérienne en grande partie abandonnée de Klieaat au Nord-Liban. La base servira de QG a une force de déploiement rapide de l’OTAN, avec des escouades d’hélicoptères, et des unités de forces spéciales bien que l’histoire préparée par les Libanais et le gouvernement des USA est que la base permettra la formation des forces libanaises de l’armée et de sécurité. L’idée de la base a été créée par des éléments du bureau du secrétaire de la défense des USA et le service commun des chefs de personnel de l’administration. L’administration Bush avait récemment averti le Liban au sujet de la présence d’équipes d’« Al Qaeda » au Nord-Liban.

    Juste comme si elle obéissait aux ordres de la Maison Blanche de Bush, un nouveau « groupe terroriste » appelé Fatah Al-Islam a débuté des opérations à proximité de la base aérienne de Kleiaat pendant la soirée du 20 mai. Fatah Al-Islam a tendu des pièges sur le chemin pour empêcher les unités de l’armée libanaise de Tripoli d’atteindre le camp de réfugié Nahr al-Bared situé a la périphérie de Tripoli, la scène des combat entre l’armée libanaise et Fatah Al-Islam ….

    Fatah al-Islam aurait été renforcée par des fonds et d’autres aides en provenance de la CIA et des Forces Libanaises Phalangistes en tant que contrepoids au Hezbollah. En réalité, Fatah al-Islam est conçu pour donner à l’administration Bush, à l’OTAN, et au gouvernement de Fouad Siniora un prétexte pour assurer aux militaires des États-Unis et à l’OTAN un accès au nord du Liban et à la base aérienne de Kleiaat. Les activités de Fath Al-Islam de sont déjà sont mises sur le compte d’unités « d’Al Qaeda » fonctionnant dans le nord du pays.

  • permalien K. :
    24 mai 2007 @21h03   « »

    Traduction par Contre Info de l’article de Hersh « Why Is the US Backing Sunni Jihadists ? »

    En parlant de jihadistes, une possible alliance en Irak entre les résistants sunnites non affiliés à Al Qaeda (c’est à dire la grosse majorité des sunnites), et l’armée du Mahdi chiite de Mouqtada Sadr. Cette alliance aurait la grosse ambition de s’opposer à la fois aux américains, aux membres d’Al Qaeda, et aux chiites sectaires, selon Gareth Porter d’IPS.

  • permalien K. :
    24 mai 2007 @21h19   « »

    ISP : Top Lebanese officials have asked the United States for 280 million dollars in military assistance to curb al-Queda style operations in Lebanon. U.S. State Department spokesperson Sean McCormack said at a press conference that the United States was considering sending military assistance to the Lebanese government if the fighting continued.

    Une assistance militaire sous quelle forme ?

  • permalien
    24 mai 2007 @22h12   « »

    Sur Coubter Punch

    Who’s Behind the Fighting in North Lebanon ?

    By Franklin Lamb Tripoli, Lebanon. 05/24/07 "Counterpunch"
    (...)
    So what went wrong ? "Why the bank robbery" and the slaughter at Nahr el-Baled ?

    To understand what is going on with Fatah al-Islam at Nahr el-Bared one would want a brief introduction to Lebanon’s amazing, but shadowy ’Welch Club’.

    The Club is named for its godfather, David Welch, assistant to Secretary of State Rice who is the point man for the Bush administration and is guided by Eliot Abrams.
    Key Lebanese members of the Welch Club (aka : the ’Club’) include :
    Walid Jumblatt Samir Geagea. Saad Hariri

    The FM created Sunni Islamist ’terrorist’ cells were to serve as a cover for (anti-Hezbollah) Welch Club projects. The plan was that actions of these cells, of which Fatah el-Islam is one, could be blamed on al Qaeda or Syria or anyone but the Club.

    To staff the new militias, FM rounded up remnants of previous extremists in the Palestinian Refugee camps that had been subdued, marginalized and diminished during the Syrian occupation of Lebanon. Each fighter got $700 per month, not bad in today’s Lebanon.
    (...)
    According to operatives of Fatah el-Islam, the Bush administration got cold feet with people like Seymour Hirsh snooping around and with the White House post-Iraq discipline in free fall. Moreover, Hezbollah intelligence knew all about the Clubs activities and was in a position to flip the two groups who were supposed to ignite a Sunni ­Shia civil war which Hezbollah vows to prevent.

    Things started to go very wrong quickly for the Club last week.
    FM "stopped" the payroll of Fateh el-Islam’s account at the Hariri family owned back.

    Fateh-al-Islam, tried to negotiate at least ’severance pay’ with no luck and they felt betrayed. (Remember many of their fighters are easily frustrated teenagers and their pay supports their families). Militia members knocked off the bank which issued their worthless checks. They were doubly angry when they learned FM is claiming in the media a loss much greater than they actually snatched and that the Club is going to stiff the insurance company and actually make a huge profit.
    (...)

    — 

    Quelqu’un connait Franklin Lamb ? crédible ?

  • permalien saintyves :
    25 mai 2007 @05h04   « »
    LE SIONISME TUE

    les bombardements meurtriers de Gaza continuent sous l’oeil complice de la "comunauté internationale" gouvernante, des organisations des droits de l’homme, des "regimes" arabes, de Sarkozy, de Kouchner, des autres humanistes français (BHL Gluxman, finkelkrot, et consor...), une armée sur-equipées tue, kidnappe les dirigeants, les menaces d’assassinats(aujourd’hui plus de vingt palestiniens enlevés), qui est l’état qui ose impunement accomplir toutes ces atrocités, le seul, l’unique, ISRAEL L’ETAT TERRORISTE

    - Février 2006 : 9300 prisonniers palestiniens et arabes dans les prisons israéliennes http://www.palestine.ma/article.php3?id_article=73

    - 348 enfants palestiniens dans les prisons de l’occupation dont 20% sont malades http://www.comiteactionpalestine.org/modules/news/article.php?storyid=55

    - ... les forces d’occupation ont arrêté au cours de l’Intifada d’Al Aqsa plus de 500 femmes palestiniennes, parmi elles 104 (dont 4 ont moins de 18 ans et trois ont accouchés en prison) croupissent toujours dans les geôles israéliennes. http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=167

    PETITION

    Non au terrorisme de l’État d’Israël contre les peuples Palestiniens et Libanais

    Voir en ligne : Non au terrorisme de l’État d’Israël contre les peuples Palestiniens et Libanais

  • permalien Louise :
    25 mai 2007 @16h37   « »

    autre traduction d’un entretien de Seymour Hersh à CNN :

    Hersh : Les USA soutiennent les sunnites contre les chiites partout où ils le peuvent

    http://contreinfo.info/article.php3...

  • permalien K. :
    25 mai 2007 @20h02   « »

    Parmi les nombreuses hypothèses sur le pourquoi des évènements actuels du Liban, celle de Franklin Lamb sur Counter Punch traduite par Contre-Info

  • permalien
    25 mai 2007 @20h09   « »
    Le Monde Diplomatique et Israel

    A lire ! Le Monde Diplomatique comme vous ne l’avez jamais lu ...

    Voir en ligne : Diplo et Israel

  • permalien K. :
    25 mai 2007 @21h43   « »

    L’hypothèse de Nasrallah, qui vient de terminer un discours en direct sur Al Manar :

    - Il s’agit d’un piège tendu à l’armée libanaise (sous-entendu par le gouvernement libanais)

    - Les Etats-Unis veulent que l’attention de Al Qaeda se rapporte, au moins en partie, sur le front libanais. D’ou d’une pierre 2 coups : Alléger leur présence en Irak et “occuper” l’armée libanaise qui a su si bien jusqu’à présent éviter la guerre civile au Liban.

    - Il déconseille de ce fait formellement à l’armée d’entrer a l’intérieur du camp de Nahr Al Bared, parce qu’elle serait meurtrière pour les civils qui s’y trouvent et totalement contre-productive quant à l’éradication de Fatah Al islam dont les partisans viendraient donc au Liban à partir de l’Irak.

    Par ailleurs les Etats-Unis ont commencé leur « assistance militaire » à l’armée libanaise ce matin. plusieurs avions cargos ayant délivré des armes à l’aéroport de Beyrouth. Quant à savoir à qui iront réellement ces armes...

  • permalien K. :
    25 mai 2007 @23h49   « »

    Fisk, coté pile... : « Suheila Mustafa [civile du camp de réfugié de Nahr Al Bared] : Palestinian people have heard Walid Jumblatt and we say ’thank you’ to him and let us have more shelling.

    "And I would like to thank Prime Minister Siniora, and say thanks - really thanks - very much to George Bush and to Condoleezza Rice. I really want to thank them for these shells and these wounds we are suffering. And if Rice really wants to send more materiel to the Lebanese Army, she had better hurry up. There is a woman still in the camp who is very pregnant and the child in her womb will be born and will grow into a man - and then we’ll see !" »

    ...et coté crasse, pardon, face : « Of course, one wants to remind Suheila - perhaps not her dreadfully wounded sister [sic]- that the Palestinians are guests in Lebanon, that by allowing Fatah al-Islam to nest on the edge of their north Lebanon camp, they were inviting their own doom ». Comme si les civils palestiniens des camps de réfugiés choisissaient leurs “invités”..

    Voir en ligne : Innocent victims caught up in a war of endless revenge

  • permalien K. :
    26 mai 2007 @00h42   « »

    Interview (en français) d’As’ad Abukhalil du blog angryarab, sur le blog de Mounadil al Djazaïri concernant les évènements au Liban

  • permalien
    26 mai 2007 @10h55   « »

    Résumé, fidèle, du discours d’hier de Nasrallah sur AP.

  • permalien Pierre :
    26 mai 2007 @11h12   « »

    Pour ceux qui commenceraint à comprendre les enjeux au Liban, une petite couche pour rétablir la confusion :
    _ La responsabilité de la politique étasunienne dans les nouveaux malheurs des Libanais

  • permalien Vvolodia :
    26 mai 2007 @19h16   « »

    Le Monde Diplomatique et Israël 1954-2005 histoire de l’Etat juif moderne à travers un journal français de référence est un livre de Samuel Ghiles Meilhac, publié aux éditions du Manuscrit.

    "Le" journal de référence, c’est Le Monde tout simplement ; le diplo n’est pas de référence.
    C’est un manteau bien trop grand pour lui.

  • permalien Vvolodia :
    26 mai 2007 @19h18   « »

    Pour ceux qui commenceraint à comprendre les enjeux au Liban, une petite couche pour rétablir la confusion : La responsabilité de la politique étasunienne dans les nouveaux malheurs des Libanais

    Très (trop) drôle ; comme si les arabes ne se suffisaient pas à eux même pour s’auto-semer la m.... !!

  • permalien K. :
    26 mai 2007 @22h26   « »

    La haine des chiites (les “rafidounes”) est chez les salafistes, et plus encore chez les takfiris, au moins égale à celle qui est portée aux “infidèles” chrétiens et juifs.

    Comptant sur l’ignorance du public, et l’aide des perroquets qui se font appelés journalistes, les Etats-Unis ont dernièrement affirmé que les iraniens allaient prochainement s’allier en Irak à rien moins que Al Qaeda, le takfirisme personnifié.

    Saniora a retenu la leçon. Il déclare à la BBC émettant en arabe : "Nasrallah n’a pas condamné d’une manière claire ce qui s’est déroulé dans le camp. En définitive, c’est comme s’il cautionnait (les actions de) Fatah al-Islam" [rappellons que le Fatah Al Islam serait apparenté à Al Qaeda, et surtout que, selon Hersh, le Fatah Al Islam était financé par Saniora et ses amis, en vue de combattre le Hezbollah]. "Les organisations palestiniennes ont dénoncé ce qui s’est passé. Seyyed Hassan (Nasrallah) aurait dû faire de même", a ajouté M. Siniora.

    On se refèrera au compte rendu de l’AP, pour connaitre la teneur des propos de Nasrallah : « Il a estimé que les militants du Fatah al-Islam installés dans le camp qui ont attaqué l’armée devaient être traduits en justice mais s’est opposé à toute action militaire pour y parvenir. "Nous n’accepterons ni ne fournirons de couverture ni ne serons partenaires de cela", a-t-il dit à la télévision, affirmant que sa position ne visait pas à défendre les militants du Fatah al-Islam mais à préserver l’armée. »

    « Hassan Nasrallah a averti que le Liban risquait d’être plongé dans la guerre menée par les Etats-Unis contre Al-Qaïda. Si tel était le cas, a-t-il estimé, davantage d’islamistes radicaux pourraient arriver au Pays du Cèdre, et entraîner le risque d’une déstabilisation du pays. »

    Scoop sur Al Jazira en langue arabe à l’instant meme : Absi, le chef de Fatah Al Islam, déclare que ce sont les hommes de Geagea qui ont tués les membres de l’armée lors de l’ouverture des hostilités.

  • permalien Pierre :
    26 mai 2007 @22h34   « »
  • permalien K. :
    27 mai 2007 @00h10   « »

    ALASTAIR CROOKE du think tank Conflicts Forum, basé à Beyrouth, à propos de Fatah Al Islam, sur Democracy Now le 24/5/2007 (traduction) :

    « Bien qu’il soit venu de Syrie jusqu’au Liban et que son origine soit un groupe qui a été associé aux Palestiniens — son nom était également Fatah – et qu’il ait été un vieux groupe essentiellement palestinien qui a existé en Syrie a l’époque des accords d’Oslo, ce que nous avons au Liban est quelque chose de tout à fait indépendant de la question palestinienne. C’est un groupe sunnite extrémiste. C’est un groupe de Salafistes, comme Seymour l’a décrit, ce qui signifie que leur caractéristique principale n’est pas le souci de la Palestine ou un état palestinien, mais leur souci principal est leur antagonisme et leur haine pour les chiites. »

    « Et je pense que la raison pour laquelle nous les avons vus au Liban a probablement quelque chose à voir aussi avec le conflit avec Israël cet été, qui a semblé présager un conflit interne au Liban, probablement entre les chiites et les Sunnites avec la participation des chrétiens également. En d’autres termes, il y avait une vraie crainte à certains moments que le Liban puisse retourner dans la guerre civile. Et je pense que dans ce contexte, ce groupe, qui est violemment anti-chiite, est venu sur place avec l’idée de défendre les sunnites. Parmi ceux qui ont été tués dans ce groupe jusqu’ici, pas un seul n’était palestinien. Il est vrai que le chef est palestinien, mais les autres membres qui ont été pris jusqu’ici se sont avérés être saoudiens, tunisiens, yéménites et libanais, mais pas palestiniens. »

    « Ainsi ils ont atterri dans ce camp de réfugiés – ils s’y sont imposés ; les réfugiés n’ont pu faire grand-chose devant les 200 hommes déterminés et armés qui se sont établi dans leurs camps – et ont par la suite établi un petit secteur satellite, à côté du camp. Ainsi je pense que tel est le contexte. Et je pense que quelques Sunnites au Liban ont bien accueilli leur arrivée, en quelque sorte, comme des renforts potentiels. Si vous vouliez quelqu’un qui tienne la dragée haute au Hezbollah, qui est un mouvement chiite, alors voici un groupe déterminé qui les déteste [déteste les chiites] qui pourrait être utilisé sur la base du principe voulant que l’ennemi de votre ennemi soit votre ami. »

    A suivre

  • permalien K. :
    27 mai 2007 @00h13   « »

    ALASTAIR CROOKE du think tank Conflicts Forum, basé à Beyrouth, à propos de Fatah Al Islam, sur Democracy Now le 24/5/2007 (traduction- suite et fin) :

    « Ainsi je pense que c’est en grande partie la manière dont on peut voir ce qui s’est produit. Et je pense que ce que Seymour a dit est tout à fait vrai : dans un sens, c’est une stratégie d’une politique plus large. Ce n’est pas comme si quelqu’un disait, « nous allons appuyer ce groupe particulier et le renforcer. » Je pense que la rhétorique et le langage employés par les Etats-Unis et l’Europe, dans certains cas, dans une tentative d’encouragement, si vous voulez, des craintes sunnites concernant une menace chiite, l’axe ou le croissant chiite, une menace à laquelle fait face la région, donne l’occasion et l’espace nécessaires à ce genre de groupes pour émerger et ils finissent bien souvent par obtenir l’appui et les ressources financières qu’ils demandent. »

    Voir aussi Diviser et conquérir, le jeu dangereux de l’administration US

  • permalien K. :
    27 mai 2007 @00h36   « »

    Ces gens là (les néocons) sont des dingues. Y-aurait-il une « re-redirection » ?

    On a vu récemment ressurgir, de manière très très insistante, le thème Al Qaeda dans leur propagande (voir Al qaeda par-ci, al qaeda par là par Hersh hier sur Democracy Now). La nouvelle “direction” serait-elle désormais de discréditer les mouvements de résistance comme étant “al qaidistes” ? Al Qaeda n’est-elle pas la seule “organisation” à faire l’unanimité contre elle ? Après avoir joué la carte sunnites versus chiites, va-t-on nous la jouer les bons sunnito-chiites versus les mauvais ?

    Le “mouvement du Futur” de Saad Al Hariri vient en tous les cas de décréter qu’il considérait le Hezbollah comme étant le complice de Fatah Al Islam. Je vous le disais, d’excellents élèves.

  • permalien saintyves :
    27 mai 2007 @03h25   « »

    Bonsoir

    Profitant des evenements qui secouent le Liban, Israel, fort de son arsenal militaire made in USA, continue de massacrer la population palestinienne, à coups de bombardements laches et barbares, contre un peuple desarmé, affamé, et abandonné par la communauté internationale, (sous hypnose SIONISTE)

    La "communauté internationale" gouvernante complice, assiste au nouvel holocauste palestinien.

    ...Trois des quatre attaques ont visé des bâtiments de la Force exécutive, un groupe paramilitaire lié au Hamas, le principal mouvement islamiste palestinien.

    Lors du premier raid dans le quartier de Zeitoun, dans le sud de la ville de Gaza, le bâtiment visé s’est effondré. Les cadavres de trois Palestiniens membres de la Force exécutive ont été retrouvés sous les décombres tandis que six autres Palestiniens étaient blessés, dont trois étaient dans un état qualifié de "critique". L’un d’entre eux est ensuite décédé, a-t-on annoncé de sources hospitalières.

    En Cisjordanie, l’armée israélienne a poursuivi son offensive contre l’appareil politique du Hamas en arrêtant dans la nuit de vendredi à samedi à Jenine, Wasfi Qabha, ministre d’Etat membre du Hamas.

    Jeudi, Israël avait opéré un coup de filet contre le Hamas en Cisjordanie, arrêtant plus de trente de ses responsables, dont le ministre de l’Education Nasseredine Al-Chaër (Hamas), des députés et des maires. http://www.seniorplanet.fr/actualite/depeche-afp.070526120604.2o5osuzj.xml.html

    ISRAEL ET LE GOUVERNEMENT BUSH SONT ENTRAIN DE METTRE LE FEU A LA PLANETE.

    EN IRAK, EN PALESTINE, et AU LIBAN, on observe une tres curieuse similitude, Alqaida inexistante dans ces etats y est aparue comme par enchantement, la guerre civile (inter-ethnique, ou inter-confessionnelle, ou les deux) fait rage, LES MORTS TOMBENT PAR CENTAINES CHAQUE JOUR, chose aussi curieuse que les precedentes, ses trois etats (plus l’Iran et la Syrie) sont tous considérés par Israel comme des ennemis potentielles !!!

    Cela veut tout simplement dire, qu’Israel, avec son idéologie SIONISTE est au coeur des malheurs au MO, et que tout est mis en oeuvre d’une façon machiavelique dans les "think-thank" NEOCON’s PRO-SIONISTES de, l’AIPAC, du JINSA (Jewish Institute of National Security Affairs,Institut juif ds affaires de sécurité nationale), du CFR (Council on Foreign Relations, Conseil sur les relations étrangères), du PNAC, du CSP, de l’ADL, pour l’élimination physique de toutes ces menaces.

    Toutes les donnes, politiques, confessionelles, sociales, economiques, et médiatiques, sont explotées à outrance, non comme une fin en soi, mais comme outil de destabilisation, pour justifier une intervention ou offensive, en apparence anodine ou légitime, dont le vrai dessein n’est jamais connu du grand public.

    Voir en ligne : 236 conspirateurs contre le monde : voyage à l’intérieur du Groupe de domination globale - La liste complète de ceux qui veulent êtres les Maïtres du monde

  • permalien K. :
    27 mai 2007 @15h26   « »

    « EN PALESTINE, et AU LIBAN, on observe une tres curieuse similitude, Alqaida inexistante dans ces etats y est apparue comme par enchantement »

    En Palestine, Al Qaida s’implante grace à l’intransigeance, pour employer un euphémisme, d’Israel. Au Liban, Al Qaida a été, sinon implantée, au moins appuyée au départ, par les américains et leurs complices locaux.

    Pour le Liban que s’est-il passé ensuite ? Ces éléments se sont-ils révélés “indisciplinés” (pour rester dans le domaine de l’euphémisme) comme semble l’affirmer Hersh dans son interview sur CNN ? A-t-on décidé qu’il serait plus utile de les.. utiliser, en “prouvant” par la suite qu’il s’agit de complices du Hezbollah afin de discréditer ces derniers ?

    Toujours est-il que l’utilisation récente de l’antienne alqaida est bien une réalité. Une version “améliorée” du redirection, serait-elle d’étiquetter comme étant “al-quaidiste” tout groupe refusant d’obéir au diktat américain, meme si c’est au détriment du bon sens le plus élémentaire ?

    Après tout Paul Krugman a bien dit que les journalistes, dans un souci d’“approche équilibrée”, étaient près à reconsidérer la question (mon dieu, mon dieu) de la forme de notre planète, si jamais Bush venait à mettre en doute celle qui lui est reconnue.

  • permalien ASSAF :
    28 mai 2007 @12h33   « »

    Scoop sur Al Jazira en langue arabe à l’instant meme : Absi, le chef de Fatah Al Islam, déclare que ce sont les hommes de Geagea qui ont tués les membres de l’armée lors de l’ouverture des hostilités.

    PAS DE REACTIONS LIBANAISE QUAND FATHELISLAM INVESTIT LES CAMPS, QUAND ILS QUITTENT SAIDA POUR TRIPOLI FINANCES PAR HARIRI SOEUR.
    PAS DE REACTION DES PALESTINIENNES POUR S’EN DEBARASSER.
    RICE SAVAIT CE QU’ELLE DISAIT QUAND AU NOUVEAU MOYEN ORIENT...
    C’ETAIT CONCOCTE AVEC LA MAJORITE ET SES MOUTONS DE PANURGES ?

  • permalien Pierre :
    29 mai 2007 @07h05   « »

    Traduction de Franklin Lamb sur Counterpunch :
    Qui se trouve derrière les combats au Nord-Liban ? sur Mondialisation.ca

    Pour comprendre ce qui se passe avec le Fatah al-Islam à Nahr al-Bared il faut avoir quelque connaissance sur cet étrange et obscure "Welch Club" au Liban.

    David Welch a donné son nom au Club. Il en est le parrain. A l’époque, il est l’assistant de la Secrétaire d’Etat Condoleeza Rice. Il est l’homme lige de l’administration Bush. C’est Eliott Abrams qui téléguide le Club. [2] Parmi les membres-clés libanais du Welch Club (alias : Le ’Club’) on retrouve :

    - Walid Joumblatt, chef du Parti Druze (le Parti Socialiste Progressiste ou PSP) et vétéran de la guerre civile libanaise. Il est un chef de guerre féodal et lunatique.

    - Samir Geagea, chef du parti extrémiste de la Phalange et des Forces Libanaises (FL) et aussi vétéran de la guerre civile, chef de guerre et terroriste. Il a purgé 11 années de prison, entre autres, pour les massacres de compagnons chrétiens. C’est son groupe qui a perpétré les massacres de Sabra et Chatila, organisés par Israël. (Bien que ce fût son ancien mentor, Elie Hobeika, qui les a menés, Geagea n’a pas participé aux massacres de septembre 1982, qui ont fait 1.700 victimes palestiniennes et libanaises).

    - Le Cheikh saoudien milliardaire Saad Hariri est le président du Club et il dirige le Mouvement du Futur (MF), sunnite.

    (...) Il y a plus d’un an, le Mouvement du Futur d’Hariri a commencé à établir des cellules terroristes islamistes sunnites. De leur côté, le PSP et le FL avaient déjà leurs propres milices depuis la guerre civile. Malgré les Accords de Taëf, requérant que les milices soient désarmées, ils se sont aujourd’hui réarmés. Passer à l’action les démangent et ils essayent très fort de provoquer le Hezbollah. Les cellules "terroristes" islamistes sunnites créées par le MF devaient servir de couverture aux projets (anti-Hezbollah) du Welch Club. Ce plan consistait à ce que les actions de ces cellules, dont le Fatah al-Islam fait partie, puissent être attribuées à al-Qaïda ou à la Syrie ou à quiconque d’autre, mais pas au Club.

    (...) Alors, qu’est-ce qui a mal tourné ? "Pourquoi ce braquage de banque" et le massacre de Nahr al-Bared ?

    Selon des éléments du Fatah al-Islam, l’administration Bush a eu les jetons avec des gens comme Seymour Hersh qui fouinaient et avec la discipline [du secret] en chute libre à la Maison Blanche après la guerre d’Irak. De plus, les services de renseignements du Hezbollah savaient tout des activités du Club et étaient en position de faire tomber ces deux groupes qui étaient supposés démarrer une guerre civile entre les sunnites et les chiites, que le Hezbollah avait juré d’empêcher.

  • permalien emmanuel bonin :
    2 juin 2007 @18h45   « »
    correction de lien

    l’interview de Seymour Hersh se trouve a l’adresse suivante :
    http://www.antiwar.com/orig/goyette...

    Voir en ligne : article de Goyette, interview de Hersh

  • permalien Gwennaëlle :
    13 novembre 2009 @09h33   «

    Pardon de poser cette question qui va vous sembler idiote mais que vaut-il mieux ?
    Une dictature éclairée ou bien une démocratie bancale ?
    Quand un chef d’état se rend chez son homologue remarquez bien qu’il est assez rare qu’il dise en public "hey Ducon, tu vas arrêter de faire n’importe quoi avec les vies des citoyens de ton pays ?"

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