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L’Italie refuse la privatisation de la gestion de l’eau

lundi 4 juin 2007, par Marc Laimé

Le 30 mai dernier le Parlement italien a décidé le principe d’un moratoire sur toute attribution de la gestion du service public de l’eau à des sociétés privées ou à capital mixte. Ce moratoire restera en vigueur jusqu’à la promulgation d’une nouvelle loi sur l’eau, qui devrait réaffirmer le primat de sa gestion publique. Une exigence portée par une pétition déjà signée par 300 000 Italiens, qui vise à promouvoir une loi nationale sur l’eau d’initiative populaire.

Pour Riccardo Petrella, promoteur du Contrat mondial de l’eau, cette décision est « la première défaite significative du néocapitalisme multi-utilities européen depuis quinze ans ». Elle intervient après qu’ait déjà été adopté le principe d’exclure l’eau des processus de libéralisation et de privatisation des services publics italiens.

Trois points fondamentaux soulignent l’importance du moratoire adopté au Parlement par la coalition de centre-gauche au pouvoir.

Il suspend toute attribution à un opérateur privé d’une quelconque concession en matière de gestion hydrique, entendue au sens large, et concerne donc toutes les modalités de la gestion hydrique.

Il concerne aussi bien les sociétés privées que les sociétés à capital mixte, public-privé.

Enfin le ministère de l’Environnement italien doit prochainement publier un rapport qui réaffirmera la notion de bien public de l’eau, en cohérence avec les attributions qui lui sont conférées dans le nouveau dispositif ministériel.

Le seul aspect critique de l’accord adopté concerne, selon les représentants italiens du Contrat mondial de l’eau, le fait qu’il restera possible de déléguer la gestion de l’eau à une société anonyme à capitaux publics, alors que cette gestion ressortit traditionnellement de la compétence des collectivités locales, ce qui pourrait entraver la mise en œuvre de la réforme.

Mais l’essentiel est bien que ce moratoire, et la nouvelle loi en préparation, posent le principe que la nouvelle politique de l’eau italienne sera centrée sur une « gouvernance publique de l’eau, de toute l’eau ».

Ils revêtent donc une importance majeure en réaffirmant, à l’encontre du dogme néo-libéral qui pose l’économie et le marché comme fondements ultimes de toute politique, le rôle principiel de la gestion publique dans la gouvernance des sociétés contemporaines, au niveau local et national.

Cette résistance à la doxa qui pèse sur l’ensemble des pays européens constitue un véritable coup d’arrêt à ce que les promoteurs italiens du Contrat mondial de l’eau stigmatisent sous l’appellation de “néocapitalisme municipal des multi-utilities”.

Cette appellation anglo-saxonne désigne l’ensemble des services publics essentiels que les collectivités locales délivrent à leurs administrés : eau, énergie, déchets, chauffage, propreté, transports collectifs…

Or ce néocapitalisme municipal des multi-utilities n’était pas seulement promu en Italie par le gouvernement de M. Silvio Berlusconi. A l’instar de la situation française, il trouve aussi de fervents adeptes au centre gauche actuellement au pouvoir en Italie.

Son triomphe signerait une transformation profonde du système productif, à partir de l’échelon local, et signifierait le développement d’entreprises “multi-utilities” transnationales, sur le modèle des français Veolia ou Suez, ou des géants de l’énergie qui connaissent un mouvement de concentration croissant dans toute l’Europe.

Pour Riccardo Petrella cette victoire dessine aussi les conditions qui peuvent permettre aux services publics locaux d’échapper à la libéralisation, en devenant plus efficaces.

Soit un coup d’arrêt apporté à la première étape de cette libéralisation, sous la forme de la délégation des services hydriques à des sociétés à capitaux publics créées par les collectivités. Au motif que ces entreprises publiques, de droit privé, seraient plus “souples”, plus “réactives”, et donc plus efficaces que les services publics stricto sensu.

Le refus ensuite du dogme imposé par la Banque mondiale, selon lequel la couverture des coûts du service doit être “intégrale” (“full cost recovery”), ce qui fait obstacle à la mise en oeuvre d’une tarification sociale.

Enfin l’interdiction au capital privé de participer au financement d’infrastructures d’utilité publique, par le biais des “Partenariats-public-privé”, qui continuent à se développer dans l’ensemble des pays européens.

Pour Riccardo Petrella ce processus insidieux était déjà fortement engagé en Italie, et le néocapitalisme municipal des multi-utilities s’était fortement affirmé en Emilie Romagne, en Lombardie, dans le Piémont, en Vénétie, en Toscane, et plus graduellement dans le reste du pays.

Le moratoire apporte donc un véritable coup d’arrêt à cette “colonisation” du bien commun par la finance privée, une colonisation qui dans le contexte italien se traduit aussi par une appropriation des ressources hydriques du Mezzogiorno au bénéfice du capital du Nord de l’Italie.

Cette avancée historique résulte des luttes conduites depuis une dizaine d’années par un très large mouvement italien de l’eau, avec notamment le Comitato italiano per il contratto mondiale dell’acqua, mouvements qui poursuivent leur action pour imposer une loi nationale sur l’eau d’initiative populaire.

Le contraste n’en est que plus accablant avec la situation française, qui voit les lobbies de la libéralisation de l’eau redoubler d’activisme depuis l’élection de M. Nicolas Sarkozy à la présidence de la République française.

Mais rien n’interdit de rêver qu’un “printemps italien” ne ravive les luttes pour une gestion publique de l’eau, qui vont inévitablement se poursuivre en France à l’horizon des prochaines années.

29 commentaires sur « L’Italie refuse la privatisation de la gestion de l’eau »

  • permalien A.LC. :
    5 juin 2007 @19h05   »

    Victoire rassurante et encourageante en effet - espérons qu’elle marque le début d’une longue série visant à renverser cette tendance malsaine au néolibéralisme !

  • permalien Michel Najar :
    6 juin 2007 @11h49   « »

    Il s’agit d’une réappropriation démocratique dont tout citoyen européen doit se féliciter. L’eau n’est pas un produit comme un autre et n’a pas à être commercialisée. Comme l’air que nous respirons l’eau distribuée dans les foyers doit être d’accès libre et sa distribution, son traitement en amont comme en aval ne doivent pas engendrer de bénéfices -sauf en prévision de réinvestissements à discuter.
    Merci aux Italiens.

  • permalien habsb :
    7 juin 2007 @13h42   « »
    printemps italien ou automne italien ?

    Pour rester en Italie, un grand poete italien, Leopardi, dans ses "Pensees" affirma que la majorite a souvent raison sur les questions faciles et souvent tort sur les questions difficiles.
    Il semblerait a premiere vue hors de question qu’on puisse faire commerce de l’eau et donc risquer d’en exclure qui n’aurait rien a echanger. Seuls des monstres pourraient condamner des familles a la mort pour soif, et seul des naifs peuvent penser que le "neocapitalisme ultraliberal des multi-utilities" est constitue uniquement par des monstres.
    Une gestion 100% publique de l’eau impliquera des tarifs sociaux comme vous remarquez, et qui dit tarifs sociaux dit gratuit ou presque, donc gaspillage.
    L’eau ne disparait pas bien-entendu, mais quand on la gaspille, il faut apres la traiter, la purifier, et plus on la gaspille, plus il y a de travail pour Veolia et Suez et similaires italiens.
    Voila que le terrible "neocapitalisme ultraliberal des multi-utilities" revient au galop et il est surtout bien content de la decision italienne, en attendant maintenant une francaise identique.
    On en arrive pour l’eau a la meme situation que pour la Secu francaise, ou les milliards de deficit induits par une consommation gratuite donc excessive profitent surtout aux pharmaceutiques, qui ont trouve en France leur Eldorado.
    Mais demain il faudra payer. Non seulement les medicaments et l’eau qu’on consommera aux compte goutte demain, mais aussi ceux qu’on a consomme sans compter et sans vrai besoin aujourd’hui.
    Je plains nos enfants (et ceux des Italiens).

  • permalien Marc Laimé :
    7 juin 2007 @14h36   « »

    Peut-être consentirez-vous néanmoins à examiner l’hypothèse selon laquelle, en recouvrant l’entière responsabilité et maîtrise d’un service public essentiel, la puissance publique pourra recouvrer du même allant le pilotage stratégique d’une ressource qu’elle pourrait (ladite puissance publique) s’attacher à gérer au mieux des intérêts de toutes les parties concernées, ce qui devrait en toute logique permettre de réduire gaspillages et pollutions. Mais sans doute cette hypothèse même contredit-elle la doxa à laquelle votre message semble se référer, selon laquelle toute gestion publique conduit invariablement au désastre... Il existe suffisamment d’exemples apportant la preuve du contraire pour qu’un débat apaisé puisse, s’engager sur ce terrain.

    Ajouter que cette décision intervient qu’après que les Italiens aient déjà pu mesurer les effets d’un début de dévolution au secteur privé de la gestion de l’eau.

    Bien cordialement. ML.

  • permalien habsb :
    8 juin 2007 @10h23   « »
    reponse a ML

    ML
    ce n’est pas du tout la gestion publique qui mene au desastre, ce sont les tarifs sociaux.
    Prenons la SECU. Si les medicaments coutaient pour tous leur prix de marche, on les utiliserait seulement a bon escient.
    Comme c’est gratuit ou presque, la France est le premier consommateur mondial par personne de medicaments, et le deficit de la Secu n’a pas d’egal que les benefices des Sanofi, Pfizer, Glaxo etc
    Les tarifs sociaux sur l’eau vont nous amener a la meme catastrophe : gaspillage, benefices record pour Veolia et Suez, deficit accru de l’Etat.
    Il y a un seul moyen pour eviter le gaspillage d’une resource, et c’est son prix de marche’. Supprimez-le et le gaspillage est certain. 3000 ans d’histoire le prouvent.

  • permalien Marc Laimé :
    8 juin 2007 @11h32   « »

    La logique de votre argumentation m’échappe un peu. Si vous acceptez de reconnaître que la gestion publique ne conduit pas au désastre, pourquoi incriminer les "tarifs sociaux", au demeurant très peu présents aujourd’hui dans l’économie de l’eau, et qui posent de difficiles problèmes à tous les acteurs qui tentent de les instituer ? La revendication d’une gestion publique a peu à voir avec cet "absolutisme" des tarifs sociaux que vous évoquez. Par ailleurs considérer que toutes les infrastructures existantes ont été subsidiées massivement, et continuent à l’être, par des financements publics. On ne connaît pas d’exemple que le marché y ait pourvu depuis 3000 ans... Le débat de fond, et je vous accorde qu’il existe bel et bien, est de savoir si le "droit à l’eau" peut-être considéré comme un droit humain fondamental, et ne doit donc pas, si la réponse est positive, être soumis aux caprices et fliuctuations du "marché". Considérer en outre que les opérateurs privés ont massivement, depuis Mexico, reconnu que la gestion de l’eau ressortissait des prérogatives de la puissance publique, et des financements y afférents... Manière de tirer un trait sur la première époque de libéralmisation, qui s’est traduit par un échec cinglant. Au demeurant si nombre de collectivités et de citoyens aspirent aujourd’hui à une republicisation, c’est surtout au vu des dérives et des échecs des libéralisations déjà intervenues, dont l’analyse qui peut en être faite ne plaide pas en faveur de la main invisible du marché...

  • permalien
    8 juin 2007 @14h20   « »
    reponse a ML

    Dans une societe saine, pas surpeuple, l’eau ne pose pas de problemes. (voir pays scandinaves).
    Le problemes naissent avec une societe comme la notre, surpeuplee, que de desastreuses politiques de soutien a la natalite rendent encore plus surpeuple.
    Dans ces conditions il faut definir la quantite d’eau maximale que chacun peut consommer sans engendrer des penuries, ou des frais importants de traitement et depuration , qui seraient a la charge de la communaute.
    Au dela de cette quantite on ne peut plus parler de droit a l’eau, mais de gaspillage, a payer au prix de marche.
    C’est vrai qu’on n’a pas tous les memes besoins, mais c’est vrai aussi qu’il y a une ligne au-dela de laquelle les besoins deviennent luxe, et dans le cas de l’eau, meme activite economique (agriculture, centrales nucleaires..).

    Je ne crois pas qu’on arrivera a un telle approche de franchise puis paiement plein, cela n’a pas ete fait pour les medicaments, on ne le fera pas par l’eau.
    Sous le slogan des droits a l’eau, ce sera l’Etat a souscrire tous les frais d’une consommation hors norme, (comme pour les medicaments), les actionnaires de Veolia vont prosperer, et la situation devenue insoutenable (pour medicaments et Secu on n’est pas loin) on va tous payer le prix d’une politique ideologique, utopiste et tout sauf ..durable !

    ma question est pourquoi repeter avec l’eau les graves erreurs faites avec la Secu ?

  • permalien Marc Laimé :
    8 juin 2007 @14h53   « »

    Puis-je vous suggérer de consulter les articles suivants pour approfondir la réflexion ?

    Bonne lecture.

    ML

    http://www.eauxglacees.com/Comment-...

    http://www.eauxglacees.com/Comment-...

    http://www.eauxglacees.com/Comment-...

    http://www.eauxglacees.com/Prix-de-...

  • permalien
    8 juin 2007 @16h12   « »
    reponse a ML

    tres bon article, tres instructif.
    Neanmoins, il ne faut pas sousestimer le danger qui vient d’Italie, d’un tarif social de l’eau, qui pourrait conduire au gaspillage, de meme genre que pour les medicaments.
    D’ailleurs c’est bien dans votre essai qu’ on apprend que les agriculteurs beneficient en France d’un tarif "social" aux depens de la communaute.

  • permalien Daniel :
    8 juin 2007 @17h32   « »
    La pilule ne passe pas... dans un cour d’eau !

    L’on ne peut pas comparer l’eau avec le pharmaceutique pour la simple raison que l’eau peut être totalement publique, ce qui n’est aucunement le cas dans le domaine pharmaceutique, et ce, malgré la SECU. La raison est qu’en amont de l’eau, il y a la montagne et qu’en amont de la pharmaceutique, il y a les compagnies pharmaceutiques.

    Les coûts des médicaments augmentent pas seulement a cause de la consommation (qui d’ailleur cette consommation est augmenté du fait des lobbystes de cie pharmaceutique auprès des médecins... en profitant du fait que le consommateur paie peu.. mais c’est du payer plus tard !) mais beaucoup à cause du prix de la publicité, promotion (lobbystes) des médicaments (Les cie ont compris la bonne affaire.) et de la pression pour l’augmentation des profits.

    C’est une question d’amont. Il est plus facile de déplacer une montagne que le "libre" marché !

  • permalien marie serve (63) :
    8 juin 2007 @21h22   « »
    O merci

    Les sociétés privées (on ne peut pas leur en vouloir) doivent réaliser des profits. Mieux vaut donc pour elles, que l’on consomme en abondance.
    Pourtant l’eau se raréfie, non ?

    Seul l’état, peut se permettre de faire payer l’eau à prix coutant. Si certains ont peur d’une surconsommation avec des prix réduits, voici une solution simple (et contrairement à ce qui se pratique généralement) :
    - APPLIQUER UN TARIF PROGRESSIF (les 50 permiers m3 sont à 0.90 cts d’euros, les 50 suivants à 0.95, les 100 supp à 1.80 cts ETC.) C’est une solution appliquée dans au moins une commune du puy-de-dome (63) et qui MARCHE pour le BIEN et l’APPROBATION DE TOUS !

    MERCi aux italiens pour cette bouffée d’espoir ! Marie.

  • permalien habsb :
    11 juin 2007 @09h58   « »
    L’Italie refuse la privatisation de la gestion de l’eau : reponse a Marie e a Daniel

    Daniel,
    derriere l’eau il n’y a pas la montagne : il y a le traitement pour purifier l’eau, vous habitez peut-etre dans un hameau sur les Ecrins, mais je vous assure qu’a Paris, en Bretagne, a Marseille, les montagnes sont tres loin et sans un traitement de l’eau fait par qui en a les competences (et doit donc etre paye) vous n’avez pas d’eau.

    Marie
    mais si les tarifs sont progressifs, donc ne sont pas sociaux c’est a dire presque donnes, mais elles respectent le cout reel de l’eau, quelle est donc la raison d’ajouter l’intermediaire ETAT dans la vente d’eau ? Un fonctionnaire en plus a payer ?
    Faudra bientot demander a l’Etat aussi si on veut aller aux toilettes ?

  • permalien Mário Barbosa Villas Boas (Rio de Janeiro/BRÉSIL) :
    12 juin 2007 @13h27   « »

    C’est vrai qu’à la majorité des cas, il fault purifier l’eau et il fault y payer. Mais il est vrai aussi que la logique des entrepreneurs privé est maximizer leurs profits. Allors, si un group privé controle la distribuition d’eau et si ce group pense que en diminuent l’offre du product il aura un profit pluis grand, il n’hexitera en le faire. Disent les privatistes : "mais la concorence fará que ça n’occure pas". Est-ce que quelqu’un ici connait un seule cas d’une ville qui a pluis qu’une companie pour distribuition d’eau et qu’elles faisent concourence entre eux ? Je n’ai jamais vu un cas comme cellà. Ça exigerai qu’il aie plus qu’une infra-estruture pour distribuer de l’eau.
    Je crois qu’on peut tolerer que des groupes privés purifient l’eau et le ventent pour l’Etat, des qu’il aie de la concourence. Mais la distribuition doit être fait pour l’Etat. Directement.

  • permalien
    12 juin 2007 @20h15   « »

    Mario
    le distributeur prive n’a aucun interet a diminuer l’offre d’eau. Bien au contraire, ses gains sont proportionnels a l’eau qu’il vend. Est-ce que Microsoft diminue l’offre de software ?
    D’apres moi peu importe que l’Etat ou un prive distribue l’eau, a condition qu’elle soit payee par tous au juste prix.
    Pour eviter qu’on en fasse gaspillage, comme il se passe en France pour les medicaments, qui sont payes en grande partie par l’Etat, et dont la France est premier consommateur mondiale par tete. Gaspiller les medicaments coule le budget de l’Etat, mais gaspiller l’eau serait encore pire.

  • permalien Mário Barbosa Villas Boas (Rio de Janeiro/BRÉSIL) :
    14 juin 2007 @12h57   « »

    Tu crois que le distribuiteur n’a jamais l’interes de diminuer l’offre d’eau ? C’est naïf ça. Les grands groups privés rarement actuent à un seule entrepries. Et ils veulent maximiser le profit géneral, pas les profits individuels. Allors, par exemple, imagine qu’un group actue au même temps en distribuition d’eau et aussi à l’exploration d’eau mineral. Imagine que les profits de vente d’eau mineral soyent pluis grands que celle de distribuition d’eau. Imagine aussi que ce group fait un étide que demontre que une diminuition de 10% dans l’offre d’eau canalisé fara monter les ventes d’eau mineral qui ont un profit pluis atractif. Tu crois qu’ils n’en vont pas profiter ? Tu crois que couses comme ça ne peut pas ocourrir ?

  • permalien habsb :
    14 juin 2007 @13h21   « »

    votre example est absurde.
    La consommation d’eau en France par an est de 120 tonnes par famille, ce qui coute environ 300 euros.
    Cela fait 330 litres par jour, utilisee pour se laver, pour le menage, pour preparer a manger, pour le jardin, pour la piscine etc
    Je n’ai jamais bu d’eau du robinet, et tres peu de gens le font, mais imaginons qu’une famille boive du robinet. 3 litres par jour ? Soit 9 pour mille de sa consommation.
    L’eau a boire n’est rien par rapport a la consommation totale, et on trouve en France de l’eau minerale a 0.2 euro le litre.

  • permalien rabbi jacob :
    14 juin 2007 @13h26   « »
    L’Italie refuse la privatisation de la gestion de l’eau : reponse a Mario Barbosa

    Mais surtout, pourquoi un gouvernement ne pourrait faire la meme chose que vous decrivez ?
    Proprietaire d’une source d’eau minerale, il pourrait reduire l’erogation d’eau pour pousser les menages a l’achat d’eau minerale.
    Alors quel est l’interet d’avoir un proprietaire etatique plutot que prive ?
    Bien au contraire, contre un proprietaire prive on peut toujours demander de l’aide au gouvernement, mais contre un abus du gouvernement ?
    La presence de plusieurs exploitants, et le choix entre eux est la seule defense contre ce genre d’abus.

  • permalien Mário Barbosa Villas Boas (Rio de Janeiro/BRÉSIL) :
    14 juin 2007 @18h56   « »

    Mon chére Rebbi Jacob : Ce n’est pas impossible qu’un gouvernment fait la même chose. Mais la logique d’un gouvernment n’est pas celle du profit maximum, au contraire de celle des groups privés. Allors, si un gouvernment fait ça, il s’agit dun act contraire à sa logique. Mais si un group privé le fait, ça s’agit d’un act d’accord avec la logique du marché : tout pour maximiser les profits. Quant à le commentaire de habsb, cet exemple est tout à fait pour montrer que il est possible par un group privé avoir des interes contraires à celles de la population. à cause de ça, on ne devois jamais permettre que des activités que difficilement ne seront pas object d’un monopolie - la distribuition d’eau est une de ces activités - soie exploré par la logique du marché. Si s’agit d’un monopolie, l’État doit le faire directement. C’est ma opinion.

  • permalien rabbi jacob :
    15 juin 2007 @11h14   « »

    La logique d’un gouvernement n’est pas celle du profit ?
    Ah bon ? Et qu’est-ce qu’il a fait le bon Putin, en saisissant les proprietes privees et en les distribuant a ses amis ? Et Castro ? Et Chavez ? Et Saddam Hussein ? Et meme le gouvernement francais qui empeche en pratique les autres operateurs prives de faire concurrence aux operateurs d’Etat dans les telecom, dans Internet, dans l’electricite, dans le gaz ?
    Croyez-moi, bon Mario, si vous pouvez choisir de fournisseur vous choisirez le plus avantageux. Si vous avez un monopole d’Etat, vous etes bon que pour payer et faire vivre des legions de fonctionnaires sans rien faire.

  • permalien Un français en Autriche :
    20 juin 2007 @19h59   « »

    Merci à Marie, que j’épaule par ma connaissance des stratégies et politiques de la Banque Mondiale dans le domaine de l’eau. Contrairement à ce qui est présenté dans l’article, la Banque Mondiale a fort bien compris la nécessité de faire un lien entre tarif social et full-cost recovery, ce qui veut dire qu’une certaine tranche d’eau est vendue en dessous des frais de production (tranche sociale), et que les autres tranches sont vendues en dessus des frais et servent donc à subventionner la tranche sociale. Que cette stratégie soit recommandée aux pays qu’on appelle en voie de développement n’exclut pas qu’elle puisse aussi être bénéfique à nos pays soit-disant développés.

  • permalien habsb :
    21 juin 2007 @09h59   « »

    M francais en Autriche

    ce que vous dites est tres bien, car si on reconnait la necessite du full cost recovery, la presence de l’Etat devient inutile. Les entreprises privees peuvent tres bien vendre l’eau a tarif progressif, de facon a faire jouer la concurrence et la specialisation, principes du liberisme.

  • permalien Shuqi :
    24 juin 2007 @01h01   « »
    Question

    J’interviens peut-être un peu tard pour commenter cet article intéressant, mais je voudrais poser une question ouverte (à laquelle je n’ai donc pas la réponse). Au-delà de la question de principe sur la préférence au public par rapport au privé (à laquelle j’adhère), peut-on faire confiance à une structure entièrement publique dans un système étatique, tel que celui de l’exemple italien, où la "lotizzazione", le clientélisme et la "combinazione" sont souvent la règle dans l’attribution des compétences et des marchés publics ?

    Je ne pose pas la question mu par une xénophobie anti-italienne. Mais il se trouve que j’ai lu différents articles dans la presse française et italienne relatifs à la gestion des grands travaux publics italiens qui montraient que des pratiques clientélistes, au finale très coûteuses pour l’Etat (donc la dette publique et le contribuable), dominaient. Ainsi le coût d’un kilomètre de ligne à grande vitesse est trois à quatre fois plus élevé en Italie qu’en France ou en Espagne (de mémoire : 34 millions contre 9 ou 10 millions). Idem pour la gestion des fonds européeens pour le développement destinés au Mezzogiorno, dont on apprenait avant l’élargissement de l’Union à l’Est qu’une grande partie, pourtant allouée, n’avait pas été dépensée par certains conseils régionaux. Idem pour la gestion des ordures qui est la cause d’un véritable désastre écologique en Campanie...

    Bien sûr, une partie des exemples que je viens de citer sont sans doute particuliers à un Sud italien gangréné par la criminalité organisée. Bien sûr, je serais également capable de produire des exemples de privatisations italiennes catastrophiques pour les concommateurs (Telecom Italia, les autoroutes) lié à un contexte politico-économique de faible concurrence (notamment dans les télécommunications, où le rôle de Berlusconi, à la fois entrepreneur privé et décideur public, a empêché toute velléité d’entrée en concurrence). Bien sûr, la France n’a pas non plus d’exemple à donner quand Sarkozy fête sa victoire entouré de Proglio, Pinault, Lagardère, Bolloré et Bouygues.

    Mais je pose quand même cette question : sans chercher le profit à tout prix, le secteur public italien de la gestion l’eau est-il vraiment efficace pour que l’on puisse être certain qu’à l’inverse de la Rai ou de trenitalia, l’on assiste pas à un gaspillage de l’argent public au profit de quelques potentats locaux ou nationaux, dans des conflits d’intérêts très inquiétants pour la démocratie ? N’est-ce pas surtout un moyen pour l’Italie, qui n’a pas une économie basée sur de grands groupes multinationaux mais sur de petites entreprises très dynamiques mais moins concurrentielles dans une économie mondialisée, d’éviter de subir les OPA inamicales, et donc de favoriser le "patriotisme économique"" si cher à Dominique de Villepin ?

  • permalien Marc Laimé :
    24 juin 2007 @07h06   « »

    Vos observations sont tout à fait pertinentes. Il se trouve que l’actuel mouvement italien, avec sa récente traduction législative est porté par des centaines de collectifs, à l’origine d’une procédure de referendum d’initiative populaire. Si la republicisation à un avenir il doit s’entendre à l’aune de celui d’un service public refondé, démocratisé, qui accorde une place éminente à un contrôle déùmocratique effectué par ses usagers. Sans cela les dérives que vous évoquez surgissent hélas très souvent, et l’Italie n’en a pas le monopole.

  • permalien Un français en Autriche :
    24 juin 2007 @23h35   « »

    C’est justement ce constat, dont l’Italie n’a pas le monopole, comme le dit stoiquement Laimé, qui a incité les Bailleurs de Fonds dont la Banque Mondiale en particulier, à chercher des alternatives à une gestion publique, qui dans beaucoup de pays était (et malheureusement l’est souvent encore) caractérisée par un manque profond de professionnalisme. Les décideurs publics étaient plutôt préoccupés par la création de poste d’emploi dans les sociétés publiques et para-publiques pour leurs proches et leur clientèle, que de s’occuper de l’amélioration de la gestion pour limiter l’impact des services publics sur le pouvoir d’achat de la population bénéficiaire. Ces nouveaux postes, parfois purement fictifs, parfois nécessaires mais souvent occupés par des personnes n’ayant pas le degré de qualification requis, n’ont fait qu’agrandir les coûts des services. Un autre problème était le subventionnement d’activités non liées aux services publics par la vente de services publics. Un exemple simple est le financement de la prochaine campagne électorale du parti détenant le pouvoir dans la ville ou commune concernée par le biais de la vente d’eau.
    L’idée initiale de la Banque Mondiale était donc de préconiser le privé, qui - par définition - ne peut se permettre d’augmenter le prix de vente de son produit de manière indéfinie.
    Force est de constater que cette démarche n’a pas donné les résultats attendus. L’eau étant souvent en quasi-monopole, les grandes entreprises d’eau ont utilisé (pour ne pas dire abusé de) chaque faiblesse contractuelle pour ne garder que les droits et se libérer le plus possible des obligations. Et les communes et villes qui avaient privatisé la gestion de leur infrastructures hydrauliques se sont retrouvées en face de multinationales de l’eau qui donnaient l’impression d’être plus des boîtes juridiques que techniques. Et les contrats ne permettent pas facilement à la fonction publique de les casser sans payer des indemnités importantes et souvant dissuasives....
    Force est de constater que même si la Banque Mondiale a commencé à réévaluer sa position face aux services publics dont la gestion a été confiée au secteur privé (ayant vu trop d’exemples d’échec), il apparait clair à ce jour que la formule magique n’est pas connue. Comment éliminer les lacunes des services publics sans entraîner les lacunes du secteur privé en quasi-monopole, cette question n’a pas encore trouvé de réponse satisfaisante.

  • permalien
    25 juin 2007 @13h07   « »

    reponse a Shuqi

    je ne crois pas que la corruption et l’inefficacite de la gestion publique soient limitees a l’italie.
    Je suis meme dans l’impossibilite de trouver une gestion publique, tous pays confondus, qui puisse donner un exemple d’efficacite. On a le choix souvent entre manques de fonctionnalite, comme pour la Poste, ou budgets excessifs qui gonflent les deficits etatiques. Les exemples de gaspillage sont la regle.
    SNCF qui paie des fortunes en paradis fiscaux aux retraites moniteurs de TGV, le budget opaque et monumental du CE de EDF, l’echec de Airbus, les deboires de Renault, la dette inepuisable de France Telecom, qui nous condamne a adopter fibre optique et vrais mobiles de troisieme generation avec des annees de retard par rapport a l’italie tant decriee. La gestion catastrophique de l’assurance maladie en derapage, pour laquelle il faut trouver tous les ans 1 milliard d’euro supplementaire, avec des nouvelles taxes.

    Pour moi ces examples devraient nous convaincre une fois pour toutes, que la gestion etatique de l’eau est un risque majeur. Risque de derapage financier provoque par les tarif sociaux (occasion de gaspillage de l’eau), par une comptabilite opaque et non professionnelle, par les ingerences des partis politique, et elus locaux..
    Risque d’habitude a la non-concurrence qui neglige le progres technique, example de France Telecom et Renault, et qui dans l’eau peut produire des consequences bien pires, liees a la sante publique.

    Dans la gestion publique (c’est a dire ouverte a tout exploitant particulier, comme Veolia ou Suez, et non monopolisee par le gouvernement), que certains appellent tres etrangement privee, il y a bien entendu des dangers, surtout quand la mauvaise politique s’y mele, en refusant les mechanismes de marche, et en excluant les acteurs non francais. Voir example de la telephonie portable, ou le gouvernement socialiste (quel hazard !) a limite a trois acteurs francais choisis par avance l’octroi des licences de 3eme generation, avec le brillant resultat qu’on n’a pas encore une vrai 3eme generation UMTS en France, alors que les italiens et les anglais l’ont depuis 5 ans, avec Hutchinson. Encore une fois, les problemes de la gestion ouverte ne derivent que de l’Etat qui y met du sien.
    Resistons donc a toutes le forces qui voudraient remettre sous le talon du gouvernement la gestion de l’eau !
    Le monde et la France s’eloignent a grands pas du socialisme, et avancent vers le liberisme. Ne retournons pas vers un passe de miseres.

  • permalien Mat :
    12 septembre 2007 @23h26   « »
    Nécessité et luxe...

    Cher anonyme,
    Convenez quand même que la problématique de l’eau n’est pas comparable à celle de la téléphonie mobile, pour le simple fait que l’adduction d’eau est un bien de première nécessité est non un produit de luxe, de loisirs.
    Il apparaît normal que l’eau deumeure un bien public, et le coût très élevé de l’exigence de maintenance et d’innovation due aux problématiques de pollution et de raréfaction fait que malheureusement la gestion privée prend tout son sens, surtout grâce à la puissance financière des grands groupes. Soyons pragmatiques et réalistes, la France n’a reconstruit ses réseaux d’eau après la guerre que grâce à cette puissance financière des grands groupes.
    Néanmoins, aujourd’hui le contexte a changé, et la tarification progressive et sociale semble la meilleure solution pour une gestion optimale de l’eau. Appliquer un même tarif pour tous comme suggéré avant n’est pas réaliste. Il est inacceptable qu’une personne percevant le smic paye le même tarif au m3 qu’une personne aisée. On retrouve la différence entre le besoin de nécessité et l’usage luxueux qui lui surconsomme effectivement et demeure source de gaspillage.

  • permalien richardy :
    18 septembre 2007 @12h05   « »

    Je trouve que la décision de moratoire de la gauche italienne est une excellente nouvelle.

    Lors d’un débat le 15 septembre 2007, la Vice Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement italien a indiqué travailler à une loi italienne où l’eau sera considérée comme un bien commun de l’humanité et non comme une marchandise. Elle a ajouté que l’Italie proposera que cette loi devienne un modèle pour tous les pays du monde.

    C’est fondamental. Parce que la crise de l’eau est essentiellement causée par l’utilisation prédatrice qu’en fait l’agriculture industrielle et la contamination des ressources par l’industrie et l’agriculture productiviste.

    Dans son livre la guerre de l’eau, Vandana Shiva affirme que la solution à la crise de l’eau, c’est l’agriculture traditionnelle et la démocratie participative.

    En France et dans de très nombreux pays, l’eau est gérée par les collectivités locales. Il faut bien sûr résoudre le problème de la façon de contrôler les décisions du conseil municipal entre chaque élection.
    Vandana Shiva va plus loin et affirme que ce sont les citoyens et les villages qui doivent décider.

    Au 1/1/2007 à Paris, je paie 2,69€ mon m3 d’eau potable, incluant le service d’assainissement de mes eaux usées.

    L’agriculteur français moyen payait en 2006 son m3 d’eau un demi cent soit 538 fois moins que le mien. Il consommait 2200 m3/ha.

    La facture d’eau en France s’élève à 12 MM€ pour les particuliers et 5 MM€ pour l’agriculture et l’industrie. Or ces deux derniers consomment 76% de l’eau en France.

    La valeur du patrimoine français de l’eau est de 63,7 milliards d’euros dont 31,1 pour l’eau et 32,6 pour l’assainissement, et encore mon village jurassien ne traite pas encore ses eaux usées : j’ai juste le tout-à-l’égoût qui pollue les eaux en aval. Ce patrimoine appartient quasiment à 100% aux collectivités locales. Un seul pays au monde a privatisé son patrimoine, le Royaume-Uni.

    L’eau est une question de choix politique : continue-t-on à donner l’eau à nos agriculteurs pour qu’il la gaspille en irriguant à qui mieux mieux, décide-t-on de faire pousser des palmiers dattiers dans des oasis industrielles en Tunisie qui exportent les succulentes dattes que nous achetons dans notre supermarché quitte à assécher les réserves d’eau souterraine du désert ?

    Bref laisse-t-on le champ libre aux prédateurs ou reprenons-nous le combat pour la démocratisation de la gestion de l’eau ?

    Même l’Union Européenne considère l’eau comme un monopole local naturel : je n’ai pas un lavabo Orange, un évier SFR et des WC Bouygues dans ma maison !

  • permalien Le concombre masqué :
    27 septembre 2007 @04h50   « »

    C’est assez rigolo de constater l’excès des commentaires des partisans du privé !
    Sur la Poste : ça se voit que vous n’avez pas testé les postes des autres pays. Sur la sécu : la France n’est pas si mal placée quand on la compare avec les autres pays (voir les chiffres de l’Insee) : autour de 11 % du PIB pour des résultats en santé publique et en accès aux soins plus que corrects, pour 8 % en Angleterre (ils sont en train d’y réfléchir tellement c’est catastrophique) et 16 % aux Etats unis (où une grosse partie de la population n’a pas accès aux soins et où c’est en grande partie privé). Les américains dépensent environ deux fois plus en santé que les français pour un système beaucoup moins performant (surtout pour les pauvres). Les profs c’est pareil : il devient courrant de voir écrit que la France se paye tout plein d’enseignants par rapport aux autres pays. Or en regardant les chiffres de l’INSEE on s’aperçoit que c’est faux . Surtout quand on sait que la scolarité à trois ans est très rare (c’est plutôt six en général, avec les femmes à la maison, youpi ! Et moins d’enfants par tête de pipe, ben oui). Quand à la SNCF ... avez vous déjà pris le train en angleterre ou en espagne ? C’est une expérience enrichissante qui fait relativiser la "prise en otage " des usagers pendant les grèves. Quand on parle de déficit de la SNCF, prend t-on en compte les routes qu’il ne faudra pas construire ? Non ? C’est bien là le problème. Pour évaluer une politique, il faut en regarder tous les tenants et aboutissants mais ça devient plus compliqué que de taper sur les fonctionnaires improductifs. Où qui sont d’ailleurs ? Ben, chez les autres ! Personnellement je n’en ai que peu rencontré en quinze ans de fonction publique. Préfecture, perception, DDASS, DDE, DDAF, collectivités, chercheurs : la plupart font largement plus que leurs heures (sans heures sup cela va sans dire). Le problème serait plutôt dans la complexité des règlementations (mais chut on mettrait au chômage les avocats) et l’organisation du travail (mais chut on taperait sur les chefs). Quand à la productivité et à la maîtrise des outils informatiques... Le personnel du privé devrait venir faire des stages dans les administrations. Et réciproquement, ça permettrait de casser les préjugés et rendrait tout le monde plus heureux.

  • permalien Le concombre masqué :
    27 septembre 2007 @04h58   «

    Je finis :
    Nonanbostant et pour revenir au sujet, la concurrence dans les monopoles dits naturels est un leurre sauf à scinder l’activité en petits bouts (la production, la distribution, le service aux usagers). Dans ce cas, vous voyez arriver un autre problème, la dilution des responsabilités, dont les français ont un avant goût avec le téléphone (c’est pas moi, c’est l’autre). Il est probable que dans trente ans les réseaux physiques (ben oui, c’est pas que du virtuel, faut un tuyau pour amener l’eau, il faut un fil pour le téléphone) après privatisation soit dans un tel état qu’il faille renationaliser à grand frais. Mais bon, c’est pas perdu pour tout le monde.Comment expliquer rationnellement que l’opérateur gérant la production et les réseaux vende son service 30 % plus cher à l’usager que ses concurrents, sachant que ce qui reste (la facturation, répondre au téléphone) représente 30 % du coût ? Quelqu’un pourrait m’expliquer cela dans le cas de France Télécom (avec des vrais arguments, pas "ils foutent rien", "mieux organisés"... dans ce cas précis ça marche pas, si tu vend une patate un euro à un concurrent et qu’il la revend 50 cents, comment fait il des bénéfices) ? Merci d’avance.

    Dans le cas de l’eau de l’eau c’est assez simple. Les opérateurs privés sont nettement plus chers avec un service meilleur pour la gestion de l’usager(ça répond plus vite au téléphone) mais un peu léger pour l’aspect technique (je ne parle pas des experts, ça ils en ont). Mais la technique, n’est ce pas, c’est un peu vulgaire de nos jours.
    En fait, le gros problème en France est la taille des collectivités en charge de ces questions (eau et assainissement), qui empêche rationalisation et économie d’échelle et l’absence de réflexion collective (même si la FNCCR y travaille) bien présente dans les grands groupes . Mais chut pas touche à la taille des communes, pour qui le plus ultralibéral de nos concitoyens est prêt à prendre les barricades.
    Bref, y’en a marre des anathèmes et des raccourcis. Abonnement obligatoire au Monde Diplo et à Alternatives Economiques, interdiction de télé, travail sur les données et statistiques. On pourra enfin se parler.

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