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Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg

samedi 9 juin 2007, par Alain Gresh

Fils d’un dirigeant historique du Parti national relgieux (PNR) et ancien ministre de l’intérieur, Abraham Burg, un juif religieux, n’est pas n’importe qui, explique le journaliste de Haaretz, Ari Shavit, dans un article intitulé « Leaving the Zionist Ghetto » (Abandonner le ghetto sioniste) publié le 9 juin. Il a été, après 1982, proche de Shimon Peres, et l’un des grands espoirs du Parti travailliste. Il a été président de l’Agence juive, président du Parlement et candidat à la direction du Parti travailliste. Il vient de publier un livre en Israël qui provoque un scandale, « Defeating Hitler » (Vaincre Hitler). Voici quelques extraits de son entretien avec Ari Shavit, qui a été outré par les propos de Burg.

Q. Etes-vous toujours sioniste ?

R. « Je suis un être humain, je suis un juif et je suis un Israélien. Le sionisme a été un instrument qui m’a fait passer du sentiment d’être juif au sentiment d’être israélien. C’est Ben Gourion qui déclarait que le mouvement sioniste était l’échafaudage pour construire une maison et que, après l’établissement de l’Etat, il devait disparaître. »

Q. Donc, vous confirmez que vous n’êtes plus sioniste ?

R. « Lors du premier congrès sioniste, c’est le sionisme de Herzl qui a vaincu le sionisme d’Ahad Ha’am. Je pense que le XXIe siècle devrait être le siècle d’Ahad Ha’am. Nous devons abandonner Herzl et passer à Ahad Ha’am. »

Note de AG sur Ahad Ha’am, de son vrai nom Asher Tzvi Ginsberg (1856-1927). Fondateur de l’organisation des Amants de Sion et l’un des pères de la littérature hébraïque, il met en doute l’idée que l’Etat juif est la solution idéale aux problèmes du peuple juif et prône, plutôt, la création en Palestine d’un centre spirituel. Il est aussi l’un des premiers à prendre conscience du "problème arabe". A l’issue de son premier voyage en Palestine, il écrit un article intitulé « Vérité de la terre d’Israël ». Il écrit : « Nous avons pris l’habitude de croire, hors d’Israël, que la terre d’Israël est aujourd’hui presque entièrement désertique, aride et inculte, et que quiconque veut y acheter des terres peut le faire sans entrave. Mais la vérité est tout autre. Dans tout le pays, il est dur de trouver des champs cultivables qui ne soient pas cultivés. (...) Nous avons l’habitude de croire, hors d’Israël, que les Arabes sont tous des sauvages du désert, un peuple qui ressemble aux ânes, qu’ils ne voient ni ne comprennent ce qui se fait autour d’eux. Mais c’est là une grande erreur. L’Arabe, comme tous les fils de Sem, a une intelligence aiguë et rusée. (...) S’il advient un jour que la vie de notre peuple [les juifs] dans le pays d’Israël se développe au point de repousser, ne fût-ce qu’un tout petit peu, le peuple du pays, ce dernier n’abandonnera pas sa place facilement. »

Q. Cela signifie-t-il que vous ne trouvez plus la notion d’Etat juif acceptable ?

R. « Cela ne peut plus fonctionner. Définir l’Etat d’Israël comme un Etat juif est le début de la fin. Un Etat juif, c’est explosif, c’est de la dynamite. »

Q. Et un Etat juif démocratique ?

R. « Les gens trouvent cette notion confortable. Elle est belle. Elle est à l’eau de rose. Elle est nostalgique. Elle est rétro. Elle donne un sens de plénitude. Mais "démocratique-juif", c’est de la nitroglycérine. »

(...) Q. Est-ce que nous devons abandonner la Loi du retour ?

R. « Nous devons ouvrir la discussion. La Loi du retour est une loi, elle est une image en miroir de Hitler. Je ne veux pas que Hitler définisse mon identité. »

Interrogé sur le fait qu’il n’est pas seulement un post-sioniste, mais aussi un anti-sioniste, il répond :

R. « Ahad Ha’am a reproché à Herzl que tout son sionisme avait sa source dans l’antisémitisme. Il pensait à autre chose, à Israël comme centre spirituel – ce point de vue n’est pas mort et il est temps qu’il revienne. Notre sionisme de confrontation avec le monde est un désastre. »

Q. Mais ce n’est pas seulement la question sioniste. Votre livre est anti-israélien, au sens le plus profond du terme. C’est un livre dont émane une répugnance à l’égard de l’israélité.

R. Quand j’étais un enfant, j’étais un juif. Dans le langage qui prévaut ici, un enfant juif. J’allais dans un heder [école religieuse]. D’anciens étudiants de la yeshiva y enseignaient. La langue, les signes, les odeurs, les goûts, les places. Tout. Après cela, pour l’essentiel de ma vie, j’ai été israélien. Aujourd’hui, cela ne me suffit plus. Je suis au-delà de l’israélité. Des trois identités qui me constituent – humaine, juive, israélienne – je sens que l’élément israélien me dépossède des deux autres.

(...) Q. Vous dites qu’Israël est un ghetto sioniste, impérialiste, une place brutale qui ne croit qu’en elle-même.

R. « Regardez la guerre du Liban. Les gens sont revenus du champ de bataille. Des choses ont été accomplies, d’autres ont échoué, il y a eu des révélations. Vous pourriez penser que les gens du centre (mainstream) et même de la droite comprendraient que l’armée voulait gagner et qu’elle n’a pas gagné. Que la force n’est pas la solution. Et puis on a Gaza, et quel est le discours sur Gaza ? Nous allons les écraser, nous allons les éradiquer. Rien n’a changé. Rien. Et ce n’est pas seulement nation contre nation. Regardez les relations entre les gens. Ecoutez les conversations personnelles. Le niveau de violence sur les routes, les déclarations des femmes battues. Regardez l’image d’Israël que renvoie le miroir. »

Q. Vous dites que le problème n’est pas seulement l’occupation. A vos yeux, Israël est une sorte d’horrible mutant.

R. « L’occupation n’est qu’une petite partie du problème. Israël est une société qui a peur. Pour chercher la source de cette obsession de la force et pour l’éradiquer, vous devez affronter les peurs. Et la méta-peur, la peur primaire, ce sont les six millions de juifs qui sont morts avec l’holocauste. »

(...)

Q. Dans votre livre, nous ne sommes pas seulement des victimes du nazisme. Nous sommes presque des judéo-nazis. Vous êtes prudent. Vous ne dites pas qu’Israël est l’Allemagne nazie, mais vous n’en êtes pas loin. Vous dites qu’Israël en est au stade de l’Allemagne pré-nazie.

R. « Oui. J’ai commencé mon livre par l’endroit le plus triste. Comme un deuil, mais un deuil d’Israël. Pendant l’essentiel du temps où j’ai écrit, j’avais un titre : "Hitler a gagné". Je pensais que tout était perdu. Mais, petit à petit, j’ai découvert que tout n’était pas perdu. Et j’ai découvert mon père comme représentant des juifs allemands, qui était en avance sur son temps. Ces deux thèmes nourrissent mon livre du début à la fin. A la fin, je deviens optimiste et la fin de mon livre est optimiste. »

Q. La fin est peut-être optimiste, mais tout au long du livre vous dressez un signe d’égalité entre Israël et l’Allemagne. Est-ce vraiment justifié ? Y a-t-il une base suffisante pour cette analogie ?

R. « Ce n’est pas une science exacte, mais je vais vous donner quelques éléments qui s’inscrivent dans cette analogie : une grande sensibilité à l’insulte nationale ; un sentiment que le monde nous rejette ; une incompréhension aux pertes dans les guerres (unexplained losses in wars). Et, comme résultat, la centralité du militarisme dans notre identité. La place des officiers de réserve dans notre société. Le nombre d’Israéliens armés dans la rue. Où est-ce que cette foule de gens armés va ? Les expressions hurlées dans la rue : "les Arabes dehors". »

La France et le Liban

Dans un article de Paris de son correspondant Bassam Tayara, le quotidien Al-Akhbar (proche de l’opposition) du 5 juin revient sur les signes d’un éventuel changement de la politique française à l’égard de la crise libanaise. Cet article est intitulé « Des changements de la France préparent une table de négociations au Liban ». Beaucoup d’incertitudes entourent la direction que prendra la diplomatie française, écrit ce correspondant. Mais certains signes de changements apparaissent déjà. « Quelques diplomates pensent que Paris n’est pas seulement entré dans l’ère de l’après-Chirac mais aussi de l’après-tribunal » (celui qui est chargé de juger les responsables de l’assassinat de Rafic Hariri). Le journaliste note que le président Sarkozy a envoyé un message au président Assad à la suite de son élection, mais que son contenu n’a pas été rendu public (même le fait qu’il a été envoyé n’a pas été rendu public). Qatar, toujours selon le journaliste, jouerait un rôle actif de médiation sur ce dossier libanais. La rencontre entre le général Michel Aoun, chef du Courant patriotique libre et élément essentiel de l’opposition, et Bernard Kouchner a été une "prise de pouls" qui pourrait servir de première étape à une initiative de Paris pour réunir les protagonistes de la crise libanaise. On annonce effectivement la tenue d’une réunion, sous l’égide de la France, de tous les acteurs libanais d’ici la fin juin. Par ailleurs, dans un article de The Independent du 3 juin, intitulé « Can the Lebanese army fight America’s war against terror ? », Robert Fisk révèle que s’est tenue il y a une semaine une réunion secrète d’officiers de renseignement français, italiens et espagnols avec de hauts responsables du Hezbollah, et qu’ils auraient reçu l’assurance que le Hezbollah protégerait leurs soldats contre des actions d’Al-Qaida et du Fatah Al-Islam.

48 commentaires sur « Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg »

  • permalien Pierre :
    9 juin 2007 @06h19   »

    Burg : des propos frappés au coin du bon sens. L’information c’est le scandale qu’il provoque et qui montre que les certitudes si elles ne bougent pas peuvent devenir fatales.

    Penser en 2007 la judéité comme en 1945, c’est à coup sûr générateur de conflits. Burg nous rappelle (d’après cette interview) que la pensée, s’est développée dans le mouvement et a été constamment réactualisée. Je remets le lien de Chahid : « Defeating Hitler » .

    Quant au président Sarkozy, je suis perplexe, il nous a appris que dans une même phrase il pouvait tout dire et son contraire, rien que pour pouvoir a posteriori démontrer qu’il avait raison. Toujours sur son cheval électorale, il semble découvrir l’étendue du Palais de l’Elysées et du monde et son positionnement aujourd’hui est avant tout anti-chiraquien (il avait promis la rupture oui ou non !). La situation au Liban, il sera toujours temps d’y réfléchir après les législatives. Le problème prioritaire du président Sarkozy, c’est Nicolas.

    Nous attendons avec gourmandise la prise de position de son ministre des Affaires Étrangères.

  • permalien Chahid :
    9 juin 2007 @08h35   « »

    Sur le net, le livre d’Abraham Burg ne fait pas encore le bruit « intellectuel » voulu, on ne trouve pratiquement que des insultes à l’encontre de l’auteur. Je demandais hier encore à K s’il savait quelque chose sur ce livre. Il faut dire quand même que l’auteur est resté fidèle à lui-même, reproduisant les mêmes idées que dans ces articles : La société israélienne s’effondre, et ses leaders gardent le silence et The end of Zionism.

    Voir en ligne : La Palestine de 1948 à 2007 : quel « beau tableau » et quel splendide « chaos » !

  • permalien K. :
    9 juin 2007 @08h52   « »

    « Can the Lebanese army fight America’s war against terror ? »

    La bonne blague ! La réponse est carrément non et pour plusieurs raisons dont :

    - la notion de war against terror est une pure hérésie qui ne pouvait naitre que de l’esprit tordu des néocons,

    - l’armée libanaise est de toute façon bien faible et elle ne peut que le rester, suprématie (les fumistes diront sécurité) d’Israel oblige,

    - Les armées conventionnelles ont trouvé leur parade

    En mettant en ligne lors de l’envoi précédent de A. Gresh, le lien Fisk, j’espérai une réaction qui n’est pas venue : pourquoi donc ces memes gouvernements occidentaux qui réclament le désarmement du Hezbollah, ne demandent-ils pas à l’armée libanaise de les protéger ?

  • permalien K. :
    9 juin 2007 @09h00   « »

    @ mon ami Chahid

    Chahid, je pense que les gens comme vous et moi, deviendront les premières victimes d’une “qaidisation” de groupes comme le Hezbollah, pris entre deux feus. Des gens comme vous et moi sont incapables de se “qaidiser”.

    Cordialement

  • permalien kmx :
    9 juin 2007 @11h00   « »

    belle spéculation ,sans plus.l’auteur feint d’ignorer la première composante du conflit : le rejet de tout ce qui n’est pas musulman au nom du dar al islam, sur fond de reve d’un califat bati sur la conquete du monde : pas moins.
    imaginer que les valeurs de l’occident démocratie et tolérance aient un écho dans les foules musulmanes , restent utopie.voire la popularité des intégristes en occident ; ou il est réclamé le prima de la charia sur la république,n’en déplaise aux tenants des droits de l’hommisme qui deviennent souvent les alliés objectifs du nazisme vert.
    il est navrant l’idéalisme juif en quête d’universel d’humanité dont ils sont exclus tant à titre individuel (antisémitisme) que collectif( antisionisme) les deux se rejoignant pour se confondre. que le juif se rappelle son histoire pour ne point s"égarer en attitude suicidaire

  • permalien Vvolodia :
    9 juin 2007 @11h50   « »

    Burg, ce n’est pas seulement son livre - son livre est écrit à l’intention des israéliens, il est écrit pour choquer, pour leur dire "réveillez-vous, l’avenir n’est pas dans la haine de l’autre".Vous ne pouvez pas définir Burg uniquement à travers les pages choisies du "Diplo".

    Avraham Burg, c’est aussi ce texte :

    Et voici ce que je crois : la base de tout accord à venir sera un compromis territorial. Non pas un vulgaire maquignonnage, mais la décision mûrement réfléchie de deux peuples résolus à se reconnaître mutuellement, par-delà un passé de haine et de vengeances.

    Je crois sans aucune réserve que le pays d’Israël est tout entier à moi, ainsi que l’affirme ma Bible. Je sais que le rêve de la Palestine tout entière est constant dans tout foyer palestinien. Donc je dois préalablement consentir à un compromis avec mon rêve, renoncer à revenir à Hébron, mais vivre libre et affranchi dans le nouvel Israël. Mon frère arabe doit pareillement renoncer à revenir à Jaffa ou à Ashkelon, mais vivre en toute dignité à Naplouse ou à Beit Anane. Celui qui consent à ce compromis avec son rêve se qualifie pour siéger à la table des négociations en vue d’un compromis consenti au nom de son peuple.

    ../

    On a fait de vous l’éternel alibi de tous les échecs des régimes arabes. Si vos réfugiés en Syrie et au Liban sont livrés à eux-mêmes, ce n’est pas à cause de nous. Tandis qu’Israël a accueilli au cours du demi-siècle écoulé des masses de réfugiés juifs du monde entier sans rien attendre de personne, les Etats arabes n’ont pas bougé le petit doigt pour les réfugiés palestiniens. Certains sans doute voyaient-ils leur intérêt à utiliser votre colère et votre souffrance cyniquement entretenues. Ils savent qu’avec la proclamation de votre indépendance, les mondes arabe et musulman en seront bouleversés de fond en comble.

    L’Etat d’Israël est devenu un fait intangible, les Palestiniens en sont conscients. L’un des plus éminents experts de la société palestinienne m’a confié que, dans tous les domaines, les Palestiniens sont radicalement hostiles à Israël à cause de l’occupation, de l’insensibilité, de l’emploi de la force, du niveau élevé de développement économique. Il est cependant un plan où les Palestiniens veulent prendre Israël pour modèle : la démocratie.

    Je voudrais aussi préciser qu’Ahad Haam a jugé bon de mourir en Palestine, et non pas en Ukraine, lieu de sa naissance. Il jugeait bon pour lui ce qu’il jugeait mauvais pour les autres, mais je pense plutôt que nous le jugeons sans avoir pris la peine de lire tous ses écrits, ni de nous pencher sur ses réalisations.

  • permalien Ph. Arnaud :
    9 juin 2007 @15h29   « »

    @ kmx

    Remettez les choses d’aplomb ! Depuis 1919, le rapport des préjudices entre Occident et Islam est d’au moins 1000 contre 1, au détriment du second, et ce, dans tous les domaines (humain, financier, symbolique, économique, etc.). Je n’ignore pas ce que peuvent représenter les attentats, mais si l’on raisonne en termes de guerre, les musulmans ne font que nous rendre la monnaie de notre pièce (et encore, des piécettes contre de grosses coupures…). Le nazisme vert, ça n’existe pas, c’est une spé-culation intellectuelle biscornue, comme la morue au chocolat… Enfin, dans aucun domaine (je dis bien « aucun ») l’Islam ne représente un danger pour les autres aires de civilisation, et, à coup sûr, certainement pas pour les Occidentaux. Arrêtez de lire Jean Raspail !

  • permalien K. :
    9 juin 2007 @16h13   « »

    Illustration des propos de Burg par l’actualité :

    - « Massacre à Hebron »

    - « Nouvelles colonies en Cisjordanie » : “L’organisation de colons Amana a construit une centaine de nouvelles maisons dans la région de Qalquiliya, et a obtenu les permis de construire pour ce faire, en dépit des promesses du gouvernement de geler les implantations.”

  • permalien K. :
    9 juin 2007 @16h48   « »

    Israël « la place brutale qui ne croit qu’en elle-même », débuterait-elle sa nécessaire mutation ?

    “Une coalition d’élus de la Knesset israélienne a transmis, jeudi 7 juin, une lettre à la France, protestant contre les méthodes de fouille de la police française dans les aéroports de Paris, obligeant des femmes juives et musulmanes israéliennes qui porte le voile à se découvrir contre leur volonté, selon Le Jerusalem Post du jeudi.”

    C’est l’occasion de remettre sur le tapis un envoi précédent d’A. Gresh, sur lequel ancun d’entre nous n’avait bronché alors qu’il y aurait pourtant énormément à dire : « Tout en insistant sur la nécessité de connaître les spécificités de chaque type de racisme, [la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance] met en garde contre le danger d’une "fragmentation" de la lutte contre le racisme et prône une approche commune et une stratégie "globale, collective et solidaire". »

  • permalien Byblos :
    9 juin 2007 @17h10   « »

    Burg affirme mot à mot ceci :

    « Quand j’étais un enfant, j’étais un juif. Dans le langage qui prévaut ici, un enfant juif. J’allais dans un heder [école religieuse]. D’anciens étudiants de la yeshiva y enseignaient. La langue, les signes, les odeurs, les goût, les places. Tout. Aujourd’hui, ce n’est pas assez pour moi. Je suis au-delà de l’israélité. DES TROIS IDENTITÉS QUI ME CONSTITUENT – HUMAINE, JUIVE, ISRAÉLIENNE – JE SENS QUE L’ÉLÉMENT ISRAÉLIEN ME DÉPOSSÈDE DES DEUX AUTRES. » (C’est moi qui mets les majuscules).

    Étrange. Dans un précédent message sur ce même blog, je m’étais permis de dire qu’« il n’y a plus de juifs en Israël. Le sionisme les a tous changé en Hébreux. »

    Très heureux de découvrir que je suis en très bonne compagnie.

    Il va falloir un jour que les Israéliens découvrent que leur « Aliah » a été jusqu’ici une invasion occidentale de type colonial en terre d’Orient. Invasion que les « Mizrahim » (en arabe : « mashrikyine » ou « orientaux » c’est-à-dire « juifs arabes ») ont payé tout aussi cher que leurs frères palestiniens qu’ils soient musulmans ou chrétiens.

    Et qu’il n’y a pas d’« Aliah » véritable sans une conversion du juif occidental (une remontée) vers ses racines orientales.

    Et qu’en conséquence, il n’y a aucun avenir à Israël autrement que dans sa symbiose avec son environnement. Qu’il n’y a de sécurité pour Israël que dans la mesure où il est utile à la région, à son développement social, culturel, économique.

    Qu’un seul médecin juif qui soigne et guérit un enfant arabe vaut mieux que cinquante divisions blindées de tsahal... Et coûte infiniment moins cher.

    Un langage cru et franc n’est pas nécessairement celui de l’inimitié. Mais Israël est-il encore capable d’entendre ? J’en doute.

  • permalien Jes :
    9 juin 2007 @17h40   « »

    Monsieur KMX vous êtes une triste illustration du propos de d’Abraham Burg !

  • permalien
    9 juin 2007 @18h15   « »
    Traduction

    Contre info met en ligne la traduction complète de la première partie de l’interview de Burg

  • permalien Vvolodia :
    9 juin 2007 @18h45   « »

    Mon cher Byblos, vous ne pouvez appeler "une invasion occidentale de type colonial en terre d’Orient" le fait que (peu) de juifs occidentaux et (beaucoup) de juifs sefarades ou mizrahim aient "envahi" le moyen-orient, et ne pas protester pour les mêmes faits, arabo-musulmans, africain-musulmans, asiatiques, envahissant l’Europe.
    Ce qui est une richesse pour certains peuples ne peut pas être une calamité pour d’autres peuples ; ou alors seriez vous raciste, certains auraient des droits que d’autres n’auraient pas ?

    vous dites qu’il faut que les israéliens soient utiles à la région, pour cela il faudrait qu’il y ait des contacts autres que violents.
    Et les médecins israéliens, juifs ou musulmans, ne vous ont pas attendu pour soigner sans distinction de nationalité ou de religion, un médecin saoudien a jugé bon d’aller en Israël rendre la vue à un kurde ; les donneurs d’organes palestiniens n’ont pas demandé la religion des bénéficiaires d’organes provenant de leur progéniture, et le contraire est aussi valable.

    Quelquefois les choses avancent, encore faut-il savoir les écouter et les voir.

    En Israel vous trouvez certainement des hébreux, mais aussi des juifs qui ne voudraient pas être autre chose que ce qu’ils sont, des juifs vivant dans un état juif.

  • permalien Byblos :
    9 juin 2007 @18h47   « »

    Que Vvolodia (qui tronque les citations des dictionnaires) s’aventure donc à dater sa citation de Burg.

    Il prouverait que celui-ci est capable de réfléchir, de remettre sa pensée en question... Et d’évoluer.

    Vvolodia et ceux qui pensent dur comme lui (ou elle) sont-ils capables de faire de même ?

  • permalien Vv :
    9 juin 2007 @19h20   « »

    Mon cher Byblos, abstenez-vous de prendre la défense de ces pauvres mizrahim qui souffrent par la faute de l’état juif.

    Seulement d’origine marocaine, nous trouvons
    Aharon Abuhatzeira,
    Aryeh Deri,
    David Levy,
    Amir Peretz,
    vous voulez les tunes ? la liste est terriblement longue ; on y trouve des prof. de médecine, des maires, un ambassadeur d’Israël en France, un ministre des affaires étrangères, des députés, des grand-rabbins, des psy,

    http://www.harissa.com/D_celebres/celebresisrael.htm

    Non, les séfarades et les mizrahim ne sont pas victimes des juifs européens en Israël, profitez de ce site, harissa.com, pour vous renseigner sur les différents massacres commis sur vos dhimmis.

  • permalien Vv :
    9 juin 2007 @19h27   « »

    ah et puis abstenez vous d’appeler les juifs mizrahim (qui ne sont pas d’Afrique du Nord mais d’Orient) des juifs arabes. Les arabes sont les arabes, les nord-africains sont souvent arabisés et les juifs sont les juifs, et les touaregs ne sont pas des arabes.

    On peut être musulman sans être arabe, on peut être arabe sans être musulman, et on peut parler l’arabe en étant ni l’un ni l’autre.

    Nous ne faisons pas partie de votre peuple, je suis désolé.

    http://moise.sefarad.org/ouvrages/joug/prologue.html

  • permalien Jeff :
    9 juin 2007 @19h32   « »

    En remontant ne serait-ce qu’au 3e millénaire avant J.-C., je ne serais pas étonné qu’Arabes et Juifs faisaient partie du même peuple à l’époque, avant que l’Histoire finissent par leur attribuer ces noms qui semblent désormais les diviser.

  • permalien
    9 juin 2007 @19h39   « »

    ... et pour les néandertaliens ? est-ce quelqu’un sur ce blog sait s’il y avait des néandertaliens juifs et des néandertaliens arabes ?

  • permalien K. :
    9 juin 2007 @19h48   « »

    “Cette semaine, j’ai vu sur internet une présentation bien faite par les "Réservistes", mis en place par un groupe de soldats de réserve très amers pour lancer une protestation contre les trois "nullocrates" [Olmert, Peretz et ?]. Elle montre, image après image, beaucoup d’erreurs de la guerre [des 33 jours], et atteint son sommet quand elle énonce que la direction politique incompétente n’a pas permis à l’armée de gagner.”

    “Les jeunes producteurs de cette présentation n’ont certainement pas conscience de l’odeur désagréable que dégage cette idée, l’odeur du "Dolchstoss im Ruecken" – le poignard dans le dos de l’armée. Autrement ils ne se seraient probablement pas exprimé sous cette forme, qui a servi, il n’y a pas si longtemps comme cri de ralliement du fascisme allemand.”

    Voir en ligne : Uri Avnery

  • permalien Pierre :
    9 juin 2007 @21h37   « »

    Le syndrome Eshkol ?

    Le gouvernement Olmert avait planifié la guerre contre le Liban

    Le 13 juillet, ABC News (Reuters) d’Australie citait Tsahal : « Des sources affirment que les soldats israéliens ont été pris autour de 9h00, heure locale, de l’autre côté de la frontière au niveau du village d’Aït al Shaab et à quelque 15 kilomètres de la côte méditerranéenne. L’Armée israélienne a confirmé que deux soldats israéliens avaient été capturés à la frontière libanaise.

    Feu vert à l’action militaire :
    Réuni en cabinet de crise mercredi soir, le gouvernement israélien a donné son feu vert à des actions militaires, qualifiées de « réponse sévère », contre le Liban. Selon le ministre Yitzhak Herzog, « Israël va réagir de façon adéquate car il est évident pour tout le monde que la responsabilité de cette affaire est du ressort du gouvernement libanais ». Aucune précision n’a été apportée sur les cibles qui pourraient être visées, ni sur l’ampleur des opérations.

    Selon l’enquête, cette guerre a été déclenchée par le Premier ministre, Ehud Olmert, sans que celui-ci ne dispose d’un plan des opérations à la hauteur de la situation. Le chef du gouvernement se serait ainsi rendu coupable d’incurie. Olmert n’avait pas un plan stratégique « correctement élaboré » lorsqu’il a lancé l’offensive terrestre, maritime et aérienne, fait remarquer le rapport à ce sujet.

    "Tout le monde a dit qu’il fallait répliquer durement. Tout le monde savait qu’une réplique dure aboutirait à une réaction très dure qui allait toucher le front arrière et nous contraindre à agir", a affirmé M. Olmert, qui avait donné son feu vert, le 12 juillet, à une vaste opération de représailles contre le Hezbollah, après que le mouvement chiite libanais eut lancé un raid meurtrier en territoire israélien et enlevé deux soldats.

    Il semble qu’il y ait un temps pour faire l’histoire et un temps pour l’écrire, et il se peut qu’à la fin ce ne soit plus du tout la même histoire.

    Il est possible que toute la journée du mercredi 12 juillet 2006, Tsahal ait pris sur lui d’effectuer des bombardement sur le Liban sans l’autorisation du gouvernement qui n’est arrivée que le mercredi soir. Olmert a fait le choix d’endosser la bavure, peut-être pour ne pas suivre l’exemple de Levi Eshkol.

    Liban : quand la presse israélienne commence à douter

  • permalien Chahid :
    9 juin 2007 @23h09   « »

    @K
    Tout à fait d’accord avec vous cher ami, toutefois Hassan Nasrallah devrait ne pas tomber dans le piège de se prononcer sur Alqaïda naïvement. Je ne suis pas un partisan d’Alqaïda mais je sais que les vingt prochaines années seront celles d’Alqaïda. Ne pensez vous pas que Hassan Nasrallah devrait plutôt se démarquer des milices chiites iraquiennes et se focaliser sur ce qui est « résistance libanaise » et seulement « résistance libanaise ». En se comportant en « chiite », Hassan Nasrallah perd progressivement de sa « légitimité » dans le monde musulman. Au lendemain de l’exécution de Saddam et les fameux slogans chiites, les yeux se sont tournés vers Hassan Nasrallah pour qu’il dénonce ce crime barbare et il l’a fait mais d’une façon pas assez convaincante. L’Iran par contre en fêtant cette exécution n’a fait que renforcer les craintes quant à son supposé projet safavide. Bref, étant musulman et côtoyant sunnites et chiites, je préfère que Hassan Nassralah se démarque ouvertement des criminels comme Moqtada Al-Sadr. Enfin, tout le monde est « pris entre deux feux » dans cette région. Citez moi un seul acteur qui ne l’est pas !

    Voir en ligne : La Palestine de 1948 à 2007 : quel « beau tableau » et quel splendide « chaos » !

  • permalien
    10 juin 2007 @00h46   « »
    Essayez de soigner la traduction ou bien ne publiez pas, svp !

    La traduction que vous proposez de ce texte est extrêmement mauvaise. Vous faites à plusieurs reprises des approximations qui dénaturent le sens voire l’inversent.

    Par exemple lorsque vous traduisez "to move me from the Jewish state of being to the Israel state of being", vous commettez l’erreur grossière de confondre "Etat" avec "état" mot qui en français a deux sens différents : à la fois l’Etat, c’est-à-dire un ensemble territorial gouverné par des lois communes ("l’Etat Français", "l’Etat Allemand", etc...). Et à la fois l’état qui décrit la façon dont on se porte et dont on ressent les choses ("l’état physique","l’état de fatigue", "l’état d’esprit").
    Une traduction beaucoup plus adéquate aurait été " qui m’a fait passer du sentiment d’être juif au sentiment d’être israélien". Le fait de traduire "state" par "Etat" et non par "état" vous empêche évidemment de saisir la nuance (fondamentale dans le propos de Burg) qu’il y a entre le fait de se sentir juif et de faire partie de l’Etat Israélien.

    D’autres exemples de ce type d’erreur abondent dans votre texte dont on se demande même à certains moment quel peut bien en être le sens.
    ==> Corrigez votre traduction et vite, ces sujets sont trop graves et trop sensibles pour souffrir l’approximation.

  • permalien saul :
    10 juin 2007 @02h35   « »

    @volodia

    "ah et puis abstenez vous d’appeler les juifs mizrahim (qui ne sont pas d’Afrique du Nord mais d’Orient) des juifs arabes. Les arabes sont les arabes, les nord-africains sont souvent arabisés et les juifs sont les juifs, et les touaregs ne sont pas des arabes.

    On peut être musulman sans être arabe, on peut être arabe sans être musulman, et on peut parler l’arabe en étant ni l’un ni l’autre.

    Nous ne faisons pas partie de votre peuple, je suis désolé."

    cette remarque ne m’était pas addressée mais elle me pose des questions. si les mizrahim ne sont pas des juifs arabes, mais des juifs qui parlent arabe, doit-on appliquer le meme raisonnement aux juifs des pays europpéens ? un juif français devient-il un juif qui parle français ?

  • permalien saintyves :
    10 juin 2007 @03h28   « »

    Bonsoir

    J’ai toujours denoncé le sionisme en tant qu’idéologie raciste, qui pousse, par une haine sans fin, des hommes à commettre depuis plus d’un demi siecle, les pires crimes contre le peuple Palestinien, perpetuant ainsi un génocides dont les auteurs bénéficient d’une impunité sont egale. la phrase de Burg : (Notre sionisme de confrontation avec le monde est un désastre) résume la triste réalité de cette idéologie.

    Et pour justifier ou plutot legitimer la notion d’Israel "etat pour les Juifs", et abandonner le sionisme, en tant que mythe fondateur de l’etat d’Israel (etat qui existe depuis 1948), les sionistent evoque le concept de "dhimitude", mot qui "

    désigne la situation des populations indigènes chrétiennes et juives se trouvant sous la juridiction islamique du fait de l’expansion de l’islam, quand les territoires conquis par le djihad furent régis par la loi islamique

    . voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Dhimmitude, tout en sachant qu’une telle pratique n’est exercée dans aucun pays musulman, autant pour l’inquisition, les pogroms, et autres pratiques ancestrales.

    l’historien et essayiste Tom Segev avait ecrit (23 avril 2005)une interprétation intéressante du sionisme : (
    Historiquement, Eli Feinsilber a raison : la révolution sioniste a été vécue, dès le début, comme une expression de rébellion adolescente. ") http://www.lapaixmaintenant.org/article1053

    Une cohabitation entre juifs et arabes, toutes confessions confondues, dans un "état democratique" réel, ou dans deux etats vivant cote-cote, est possible, beaucoups de juifs et d’arabes en sont convaincus ;
    et si une oppression d’une partie par une autre en nait, c’est le côté israélien qui l’exercera, comme acte recurrent à la situation initiale.

    Le sionisme fait partie de ces idéologies nefastes... consequentes à des événements du passé recent et lointain, hérités par le peuple Juif, qui doit s’en liberer, en faisant valloir son humanité par la reconnaissance de la légitimité de l’autre peuple, Palestinien, qui aspire aussi à une vie descente, sans le joug de l’occupation, et en créant un environnement politique qui permettrait à tous les peuples de la région de vivre en paix et en harmonie ; les arabes ont en effet fait preuve de bonne volonté et de realisme politique en proposant à deux reprises (Bayrout 2002 et Ryad 2006) une solution pour un reglement globale de la question de l’occupation, mais les sionistes au pouvoir en israel, et ceux qui vivent outre-atlantique, qui detiennent les rennes de l’avenir du peuple juifs, l’ont reffusée lamentablement.

  • permalien Alain Gresh :
    10 juin 2007 @06h48   « »

    Traduction. Un lecteur fait remarquer certaines approximations de la traduction. Il a raison et je m’en excuse, j’ai traduit le texte à trois heures du matin et trop vite. J’ai essayé d’y apporter les corrections nécessaires (mais certaines fois, je trouve le texte peu clair et je remercie toute précision apportée par des lecteurs).

  • permalien Alain Gresh :
    10 juin 2007 @06h53   « »

    Un article du Monde. Le Monde des 10-11 juin publie un article de son correspondant à Jérusalem Michel Bôle-Richard, « "Nous sommes déjà morts" : Avraham Burg attaque l’Etat juif, "ghetto sioniste" » « Se définissant comme un citoyen du monde, il qualifie l’occupation de la Cisjordanie "d’Anschluss" et prédit "une explosion sans fin". Et de conclure : "La réalité israélienne n’est pas excitante, mais les gens ne veulent pas l’admettre. Nous sommes au pied du mur. Demandez à vos amis s’ils sont sûrs que leurs enfants vont vivre ici. Au maximum, 50 % diront oui. Autrement dit, l’élite israélienne est déjà partie, et sans élite, il n’y a pas de nation." »

  • permalien Noé :
    10 juin 2007 @07h49   « »

    Cher(e) 9 juin 19:39, oui il y avait des néandertaliens, juifs et arabes, d’ailleurs il est fort probable n’ y eut que ça.

    Chaque néandertalien ne pouvait être que juif ou que arabe.

    C’est d’ailleurs certainement pour ça que les néandertaliens ont disparu.

  • permalien Pierre :
    10 juin 2007 @09h17   « »

    L’Arche, Finkielkraut, Burg...
    Se mettre à la place de l’adversaire par Alain Finkielkraut

    (...) Mais en renonçant à son siège à la Knesset, Avraham Burg semble avoir abandonné aussi la lucidité et la morale de responsabilité pour le narcissisme de conviction. Il dénonce simultanément « la colonisation » et « l’escroquerie de Sharon », en oubliant - du moins dans ce texte - la question de la légitimité du Retour et la haine inexpiable du camp d’en face. Tout le mal vient des Israéliens. On efface le reste pour se parer des plumes du paon de l’autocritique, de l’expiation ostentatoire.

    Il faut cependant aller un peu plus loin dans l’analyse. Je n’apprécie pas l’exhibitionnisme moral d’Avraham Burg, mais j’ai été, comme lui, agacé par une phrase qu’on a beaucoup entendue : « Un Juif ne peut pas expulser un autre Juif ». Dans cette vision familialiste d’Israël, je perçois une forme de kitsch, ou encore de schwarmerei. Kant désignait par ce mot, difficilement traduisible, l’enthousiasme incontrôlé, le fanatisme religieux et la sentimentalité débordante.

    Il me semble qu’en Israël, à partir de 1967, il y a eu un basculement dans l’enthousiasme. Et ce sont des enthousiastes chantants et dansants qui ont manifesté contre le retrait de Gaza. J’ai compris, en voyant ces manifestations, que ce que j’aime en Israël c’est précisément le contraire - à savoir, de Ben Gourion à Appelfeld, la résistance à cette dictature du cœur, la sobriété, le dépouillement, le laconisme, même une certaine rudesse.

    ... et Ménargues
    Les inquiétantes sources d’Alain Ménargues

    L’auteur écrit qu’Ariel Sharon « forma un gouvernement d’union nationale avec des ministres travaillistes, dont Avraham Burg, une colombe, l’ancien président du Parlement, qu’il plaça au poste de ministre de la défense » ; la description donnée d’Avraham Burg est juste, sauf qu’il n’a jamais été ministre de la défense, ni d’ailleurs ministre de quoi que ce soit dans le gouvernement Sharon.
  • permalien Papybeer :
    10 juin 2007 @10h05   « »

    Je ne suis pas juif mais je sais que je vais me faire traiter d’antisémitismes. Pour moi il ne saurait y avoir d’avenir pour des états basés sur des considérations ethnico religieuse, et cela va bien au delà de l’existence de l’état Israel.
    B.T

  • permalien K. :
    10 juin 2007 @15h44   « »

    Alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour “modérer” les politiques israéliennes, la chambre des représentants américaine, elle, jette de l’huile sur le feu.

    En effet une nouvelle résolution non contraignante a été adoptée par la chambre des représentants américaine (territoire occupé israélien selon l’expression de Pat Buchanan cité par Justin Raimondo du site antiwar.com), à l’occasion du quarantenaire de la guerre des 6 jours. Elle reste à etre approuvée par le Sénat.

    Le Congrès "félicite les residents de Jérusalem et le peuple d’Israel pour le quarantième anniversaire de la réunification de cette ville historique." Et la résolution presse le président GW. Bush de transférer l’ambassade américaine à Jerusalem. On rappelle que l’ONU considère toujours Jerusalem-Est comme arabe et territoire occupé.

    Pour etre honnete il faut reconnaitre que les députés américains se soucient aussi peu des citoyens israéliens que des citoyens arabes. Je me demande meme s’ils se soucient de leurs propres enfants. La carrière, toute la carrière, rien que la carrière. Chacun sait qu’on est à un peu plus d’un an des élections présidentielles américaines et qu’il ne faut pas faire allégeance trop tard aux lobbies dits “pro”-israéliens.

  • permalien Pierre :
    10 juin 2007 @15h56   « »

    S’ils pensent à fêter tous les anniversaires, ça va !

    C’est en ce même jour que, à 656 ans d’intervalle, que le premier et le second Temple furent détruits.

    J’en profite pour fêter mon Bush -590.

    Bon anniversaire à tous !

  • permalien Pierre :
  • permalien K. :
    10 juin 2007 @20h49   « »

    Mordechaï Elyahou, ancien rabbin en chef en Israël : « S’ils ne cèdent pas après que nous en ayons tué 100, alors nous devrons en tuer 1000, et s’ils ne cèdent pas après que nous en ayons tué 1000, alors nous devrons en tuer 10 000. S’ils ne s’arrêtent toujours pas après que nous en ayons tué 10 000, alors nous devrons en tuer 100 000, même un million, tout ce qu’il faudra pour qu’ils cessent. »

    “Les remarques d’Elyahou ne sont nullement marginales ou isolées : elles reflètent très bien le discours de plus en plus en vogue dans la société israélienne qui a glissé vers le chauvinisme Talmudic.”

    Voir en ligne : Israël ne veut pas de partenaire, mais tout simplement dominer

  • permalien Trief Jacques :
    10 juin 2007 @21h01   « »

    Je n’ai pas lu le livre de Burg mais ce que je sais de lui c’est qu’il est réaliste et cohérent. Il dit qu’il est juif et humaniste et il suffit de rester un certain temps en Palestine pour comprendre que la seule solution possible pour que les juifs humanistes puissent vivre là-bas c’est qu’ils acceptent de vivre avec TOUS les autres humanistes de la région ! L’avenir des Israéliens est à ce prix sinon ils n’ont qu’une solution pour péréniser Israël : c’est éliminer tous les Palestiniens arabes !!!!!!!!!!!!! et c’est là où Hitler n’est pas loin. J’espère que les Israéliens vont se réveiller !! Je sens de plus en plus que s’éloigne irrémédiablement la création d’un Etat Palestinien (c’est presque tant mieux !) et il faudra donc que les humanistes de Là-bas et les Humanistes du Monde envisagent très rapidement UN SEUL ETAT (comme la Suisse par exemple) qui s’appellerait PALESRAEL ? qui n’aurait qu’un Parlement, qu’un Capitale (Jérusalem), qu’une monnaie. Non je ne suis pas utopiste mais sur une superficie égale à l’Ile de France comment envisager autre chose qu’un grand et beau pays commun à tous ?
    Jacques Trief

  • permalien Vvolodia :
    10 juin 2007 @22h50   « »

    en quoi est-ce que les dires de Mordechaï Elyahou peuvent intéresser qui que ce soit ?
    C’est un rabbin, il n’est pas, comme l’hitler de Téhéran, au pouvoir ; il n’a aucune possibilité, LUI, d’appuyer sur le petit bouton nucléaire ; il ne peut que déblatérer à l’intérieur de sa synagogue, pour ses fidèles.

    Il est d’origine irakienne ; je me demande ce qu’il a subit dans ce doux pays en proie à des haines intenses, pour en vouloir autant aux arabes.

    Heureusement qu’il n’est pas au pouvoir, (lol) les arabes recevraient ce qu’ils lui ont donné.

  • permalien Vv :
    10 juin 2007 @22h53   « »

    Mais mon pauvre Jacques, les israéliens n’ont pas envie de vivre comme dans une banlieue française, non merci.

  • permalien
    10 juin 2007 @22h57   « »

    Des témoins ont indiqué que des hommes au visage dissimulé, appartenant aussi bien au Hamas qu’au Fatah, extirpaient leurs adversaires des véhicules et des maisons et arrêtaient les voitures à des barrages routiers pour vérifier les documents d’identité.

    Les principales routes étaient paralysées par les combats et les rues ont été désertées tandis que magasins et entreprises fermaient leurs portes prématurément.

    Les combats, les plus violents entre le Hamas et le Fatah depuis la trêve conclue à la mi-mai grâce à une médiation égyptienne, ont débuté samedi soir à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où des centaines de combattants ont pris position à des carrefours et sur les toits

    Le Hamas et le Fatah se sont tiré dessus à la grenade RPG et à la mitrailleuse, selon des habitants, qui se sont terrés chez eux.

    5 morts et 53 blessés

  • permalien saintyves :
    11 juin 2007 @03h09   « »

    Bonsoir

    Un autre paragraphe de l’interview de Burg paru le 10 juin dans Israelvaley

    A une question de Shavit qui lui demande s’il se sent français après avoir obtenu le passeport français, Burg répond : “Je me sens européen à plus d’un sens du terme. L’Israélien est un personnage serein : un arabe de plus tué, un arabe de moins qu’importe. Au bout du compte je vois le tas de corps de Palestiniens s’élever au dessus du Mur que nous avons dressé pour ne pas le voir. Pour moi, les éliminations sommaires de Palestiniens, sont un crime de guerre”.

    C’est pour quand la création d’un tribunal international pour juger les criminels de guerre israeliens ?

    Voir en ligne : A. Burg, ex-Pdt de l’Agence Juive dépeint Israël comme un état violent, superficiel, impérialiste,....

  • permalien Mehdi :
    11 juin 2007 @14h18   « »

    Ce qui est frappant avec Avraham Burg est que son analyse rejoint celles de personnes aussi différentes que Meron Rapoport (dernier numéro du diplo) ou Sylvain Cypel dans les emmurés, avec des grilles d’analyse et backgrounds différents, Burg privilégiant (à l’instar de Yeshayahu Leibowitz) l’humanisme du judaïsme et une certaine lecture du sionisme, là où d’autres privilégieraient une vision plus laïque ou séculaire.

    La conclusion est sans appel : si la société israëlienne a réussi à tenir face aux différents conflits et fait preuve d’une grande ténacité, l’occupation grignote petit à petit ses fondements humains et la plonge année après année dans un pourrisement sans fin, la colonisation étant le pire de ces démons (à l’image du golem que ses créateurs ne contrôlent plus).

    Nombres d’amis ayant vécu en Israël m’avaient parlé de la dûreté des relations humaines qui y sévissent, et de la tension permanente (pas entièrement artificielle mais largement manipulée) régnant sur chacun. Seule la lecture des "Emmurés" de Sylvain Cypel m’a fait saisir l’ampleur de l’impasse, et à quel point il est difficile de prendre du recul face au quotidien (ce qui ne fait que confirmer mon admiration sans fin pour les pacifistes israëliens).

    Tout le monde a bien entendu des responsabilités, les palestiniens autant que d’autres évidemment, mais l’état de la société israëlienne, confrontée à elle-même sera tout aussi déterminant que les aléas de la politique internationale. Difficile donc de dire comment ce cercle infernal sera enrayé.

    Mehdi.

  • permalien JUIF :
    12 juin 2007 @10h45   « »

    M. GRESH devrait publier l’intégralité des propos de BURG et non pas les morceaux soigneusement sélectionnés.

    Pour ma part, c’esrt impossible (3000 mots maximum).

    Mais bien sur ce n’est pas cela qui va ébranler les certitudes du diplo et de ses lecteurs.

  • permalien Wilhelm Stein :
    12 juin 2007 @16h13   « »

    Réflexions sur l’État juif ou l’État des Juifs

    La nécessité affirmée par les sionistes
    de disposer pour les Juifs d’un État juif
    suppose que les Juifs soient porteurs d’une différence
    qui, précisément, les différencie des non-juifs.

    Si les juifs sont différents des non-juifs,
    et nous laisserons aux juifs le soin de définir cette différence,
    les non-juifs sont nécessairement différents des juifs.
    Si cette différence justifie que les juifs disposent d’un État juif,
    cette différence justifie que les non-juifs disposent d’États non-juifs.
    Si cette différence n’existe pas, il n’y a pas lieu de créer d’État juif.
    Si cette différence existe mais ne justifie pas la création d’États non-juifs,
    cette différence ne justifie pas non plus la création d’un État juif.

    Wilhelm Stein, judéothérapeute. (à suivre)

    Réflexions sur l’État juif et l’état des Juifs

    Mais les gentils accepteront néanmoins le maintien
    d’un État juif, pour les Juifs, en tant que de besoin.
    Il appartiendra à cet État d’apprendre à respecter ses voisins
    en commençant par ceux qui ont su se faire respecter.
    Il appartiendra à cet État d’apprendre à vivre autrement
    qu’entouré d’esclaves et de bantoustans.
    Il lui appartiendra d’apprendre à faire de réelles concessions,
    en échange des concessions réelles qu’il a obtenues
    et qu’il obtiendra.
    Il lui appartiendra de se faire admettre autrement que par la terreur,
    et de mériter sa sécurité.
    Il lui appartiendra de cesser de se prendre pour Josué,
    et de cesser le génocide des habitants de la Palestine.
    Il appartiendra enfin aux Juifs abusifs de cesser de traiter les goyim
    comme leurs prétendus ancêtres prétendent avoir traité Sichem,
    Hamor et les fils de Hamor (Gn 34)

    Juifs abusifs, encore un effort pour devenir humains !

    Wilhelm Stein, judéothérapeute. (fin)

  • permalien Tchouni :
    13 juin 2007 @14h40   « »

    La Controverse de Sion - l’Histoire d’une tragédie, celle de la naissance du sionisme
    Controversy of Zion (dont nous citions un passage dans cet article ), l’ouvrage écrit dans les années 50 par l’auteur et journaliste anglais Douglas Reed, est maintenant disponible en français.
    Ce livre très documenté retrace la genèse du judaïsme et du sionisme ; il est hautement recommandé si l’on veut comprendre les événements qui menèrent à la création de l’État d’Israël et l’attitude de soumission permanente des dirigeants occidentaux au sionisme.

    Voir en ligne : La Controverse de Sion, téléchargeable en PDF

  • permalien eric.f :
    14 juin 2007 @16h53   « »

    en d’autres temps, en d’autres lieux et d’autres hommes, les vies les histoires les mots se ressemblent de maniere etrange. si ismael fut chassé par sarah et qu’agar s’endormit sur le rocher, si abram donna à isaac puis jacob la possession de la terre de canaan,tout cela se fit par la volonté d’un esprit puissant venu de la terre d’ur . Si, du bord de l’euphrate, daniel partagea sa nuit avec les lions et que nos yeux aujourd’hui ne lisent dans le monde que l’expression de la colere incessante peut etre faut il regarder dans la legende ancienne les glissements successif et la lente depossetion des hebreu de la terre d’israel au profit des peuples du monde comme l’ouverture de la terre entiere comme reponse faite la promesse faite à abraham" tu sera pere d’une multitude" et "propriétaire" d’un lopin de terre entre l’egypte et le bassin mesopotamien. cette multitude vient de ses fils ismael et isaac de ses petits fils, de la transmition de son histoire, de son savoir, des rouleaux de la torah au livre de biblos et la terre, du carnage fait par josué et le peuple mais aussi des diaspora successives. Comme ce savoir, qui fut et est encore le pretentieux appanage des soi disants et doctes herudits de la loi : mollah, pretres rabbins, la terre de canaan, d’israel ,de palestine est la propriété de quelques integristes aveuglés par leurs propres suffisances. tout ceux là ont fait de ce qui devait etre une terre de paix et de promesse un camp retranché, pendant que d’autres aux sources du tigre et de l’euphrate mettent à feu et à sang les portes du paradis
    que la paix et l’amour vous abreuve au jour de votre tristesse

  • permalien COURTRIEL :
    14 juin 2007 @21h27   « »

    merci à Mr A.Burg de penser aussi librement.C’est respecter la question juive que de la traiter en s’abstenant de toute pitié ou de critiques en formes d’aumônes. Lisant par hasard ces lignes j’ai tout de suite penser à la liberté d’expression de Finkielkraut quelque soient ses opinions.
    Ayant lu le livre de Mr Z.Sternell " aux origines d’Israël", je pense que la dérive matérielle et morale d’Israël qui fait question aujourd’hui vient de la destruction de la partie la plus généreuse des pionniers sionistes au temps du Ychouv par Ben Gourion et Berl Katznelson pour établir leur socialisme "national"qui est donc aussi quelque part un national socialisme. Les rescapés de la Shoah et les autres seront reçus dans ce cadre la. Ce monstre d’égoïsme idéologique ne sera pas démenti par l’alternance politique car dans le "socialisme national",il y a plutôt du national nationalisme que du socialisme, si ce n’est pas du tout Ceci ira comme un gant à la droite. Vis à vis de la question arabe la gauche ayant fait comme du guy Mollet en Algérie ,Begin et les autres n’auront aucun mal à faire du Salan. L’absence d’un De Gaulle israélien se fait sentir à l’évidence. Le danger pour Israël ne vient que d’Israël et il est avant tout moral. Toutes les tentatives pour permettre des examens de conscience et des remises en cause salutaires sont les bienvenues. Elles seront certainement plus efficaces que l’usage de n’importe quelle arme. Aucun coup de fusil ne permettra à Israël de vivre mais simplement de survivre.

  • permalien JUIF :
    15 juin 2007 @13h08   « »

    En plus d’une confortable pension de l’Agence Juive, qui se monte à 200 000 Shekels [environ 35 000 euros], Avraham Burg bénéficie de deux pensions de la Knesset, sans compter l’usage à vie d’une voiture de service et d’un chauffeur.

    Shavit a attaqué Burg sur ce point. Après avoir fait remarquer que l’ancien président de l’Agence Juive, Salai Meridor, qui succéda à Burg, avait décidé qu’il n’y avait aucune justification à ce que lui-même et Burg bénéficient de ce privilège, le journaliste a reproché à Burg d’être allé devant les tribunaux et d’avoir jeté toutes ses forces dans la bataille pour obtenir gain de cause.

    Réponse de Burg :

    « Mais chacun a le droit de combattre pour quelque chose qu’on lui a ôté – seul Avrum ne le peut pas. Pourquoi ? - Parce que. Toute l’affaire est si dérisoire, en termes d’argent, qu’elle n’existe même pas. Mais la question de principe m’a fait grimper aux rideaux. »

    Et Shavit de rétorquer :

    « Il s’agit pourtant de quelque 200 000 Shekels [environ 35 000 euros]. Et de votre comportement, que le juge a trouvé honteux. Et bien que vous parliez haut et fort de morale, vous ne voyez pas de faute morale dans le fait que, dix ans après avoir quitté l’Agence Juive, vous sillonnez le pays en voiture pour vos voyages d’affaires, avec un chauffeur de l’Agence Juive pour vous conduire où que ce soit. Et par-dessus le marché, aujourd’hui, alors que vous êtes complètement étranger à tout ce que défend l’Agence Juive. »

    Mais la plus grande ironie de situation, dans cette situation incongrue, c’est qu’après avoir encouragé les Israéliens à quitter le pays, Burg reconnaît, devant Shavit, qu’il a toujours l’ambition de devenir Premier ministre d’Israël :

    « Jadis, j’ai vivement désiré être Premier ministre. Cela me brûlait les os comme un feu. J’ignorais ce que je voulais faire dans ce poste, mais je voulais terriblement y être. Aujourd’hui, je me dis que j’ai pas mal de marathons à courir avant que cela se produise. »

  • permalien
    25 juin 2007 @15h15   « »

    Vvolodia, excusez ce dérapage, mais vous me choquez !.

    Combien d’années d’étude avez vous fait, combien de livres/reportages avez vous lus/regardés. Pour en arriver où ? Pour dire quoi ?
    C’est triste. Personnellement, ayant du sang indien, je compare la traite des palestiniens, à la traite des indiens d’amérique. Et personne ne dis rien. Tout le monde doit trouver ca normal ?
    Rassurez moi, vous parlez bien d’êtres humains, d’enfants, de femmes et d’hommes, comme vous et moi ?
    Peut être que ceux ci, dans votre monde, ne sont pas "acceptables"... ?
    De quel droit jugez vous ces gens ? De quel droit osez vous dire que "ceux ci" n’ont pas le droit à une existence "normale", à des élections "normales" ? Du seul droit que vous êtes dans un pays dit "civilisé", et que vous vous actroyez le pouvoir de décider à la place de ces "sous civilisations non libérales" ?.
    Ayez la décence, au moins, de na pas "salir" ces hommes, femmes et enfants qui n’ont certes pas la possibilité d’avoir autant de soins que nous, autant d’écoles/facultés que nous ... Ayez la décence de leurs laisser leur dignité, c’est finalement la seule chose qui leurs reste.
    Pour terminer, en occultant le côté médiatique, le livre de Monsieur Burg me semble être un livre de "bon sens". Voyez y la polémique que vous voulez, c’est vous même qui faites de ce livre, un évènement "médiatique".

  • permalien pierre :
    18 juin 2008 @23h12   « »
    question

    Questions aux participants à ce blog : A quelle majorité a été adoptée la Résolution 181 de l’ONU ? Les Etats arabes ont-ils participé au vote de cette résolution ? Qu’ont-ils fait le lendemain du vote ?

  • permalien monadile abdelbaki maroc :
    26 janvier 2009 @18h27   «

    les murs de la honte qui se sont dresses ; le genocide l extermination le blocus de la bande de ghaza ; les bombes phosphoriques nouvelles utilisees .....oui le sionisme est comparable au nazi.ces crimes de cet etat judeo nazi ne doit pas rester impuni par les instance des droits internationaux.le commentaire de jacques trief en juin 2007 etait objectif . on est tous humain athe religion de tout bord.les guerres de religion sont revolues depuis les croisades, il ya eu l ere coloniale.....l imperialisme... la mondialisation actuelle qui ravage les pays du sud. le fond...du conflit n est pas le juif ni le musulman ni le chretien ni l arabe juif ou l arabe musulman mais le reel enjeu il est plutot strategique et economique à savoir la grande reserve de gaz encore inexploitee sur la cote de gaza. je ne vois la tolerance revenir que dans la laicite. obama aurait du jure lors de son investiture sur les trois livres du meme dieu ; sinon le serment sur la constitution americaine lui suffirait amplement.pour conclure la lutte des classes entre des plestiniens pauvres les israeliens forts et riches est l image meme du seigneur dans son chateau fort et du cerfs qui creve la dalle dans sa chaumiere.

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