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Lettre du Liban

A qui profite le siège de Nahr el-Bared ?

mercredi 20 juin 2007, par Marina Da Silva

Depuis le 20 mai, l’armée libanaise assiège le camp palestinien de Nahr el-Bared, à une quinzaine de kilomètres de Tripoli, pour venir à bout des salafistes de Fateh Al-Islam [1]. Si leur chef, Chaker Absi, est palestinien, le groupe en compte à peine 10 % tandis que 60 % des membres sont des Libanais et le reste constitué d’autres nationalités arabes. Donnée chaque jour dans la presse libanaise comme « imminente », la reddition de ces extrémistes prêts à tout et qui ont refusé toute négociation s’avère chaque jour plus improbable.

Quelque 5 000 personnes (sur les 35 000 habitants du camp) seraient encore à Nahr el-Bared, empêchées d’en sortir ou refusant le traumatisme d’une nouvelle expulsion qui ravive celui de 1948. Une centaine de civils auraient été tués, ainsi qu’une soixantaine de soldats, mais le premier chiffre est invérifiable, le camp étant détruit à 85% et gardant son lot de malheur enfoui sous les décombres.

Les premières vagues de réfugiés ont pu s’enfuir au début des combats et se sont principalement installés dans le camp voisin de Baddaoui. L’étau est maintenant draconien. Le camp est miné, les rares cessez-le-feu pour permettre à la Croix rouge libanaise de ravitailler la population et évacuer les blessés se font sous les tirs confondus des miliciens et militaires.

« Les Palestiniens ont trop d’ennemis. Nous payons le prix fort de l’instabilité politique libanaise et régionale. La carte palestinienne est d’autant plus facile à instrumentaliser que nous n’avons aucun droit et sommes perçus comme une menace. » Osmane était journaliste à Nahr el-Bared. Il s’interroge sur ce nouveau conflit qui vient opportunément mettre en échec la revendication du contrôle de la sécurité dans les camps par les organisations palestiniennes et repose la question du désarmement des « milices » après que l’armée libanaise a refusé de désarmer le Hezbollah, sorti victorieux de la guerre de juillet-août 2006. Osmane est arrivé à Baddaoui le 2 juin et s’est abrité avec sa famille dans une tente de fortune dressée sous un préau à l’école Nazareth de l’UNWRA (Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens). « Nous avons un "salon" et une pièce pour dormir pour quinze personnes », dit-il avec un sourire. Le « salon » est l’option luxe : des familles en bien plus grand nombre dorment sous une simple tente de toile à l’entrée de l’école, fournies par le Qatar.

Ecoles, mosquées, jardins d’enfants, dispensaires ont été mis à disposition. Des familles se sont serrées les unes contre les autres dans tous les interstices du camp mais il faut parfois se relayer pour pouvoir dormir. La population de Baddaoui est habituellement de 15 000 personnes sur une surface d’à peine 1 km2 et ce sont près de 25 000 réfugiés qui ont été accueillis. Les deux camps sont distants de quelques kms et ont toujours entretenu des liens étroits. « Cette surpopulation explosive avec son lot de conséquences sociales et sanitaires est une véritable catastrophe humanitaire. » Rana habite à Baddaoui mais enseignait à Nar el-Bared. Elle a recueilli chez elle seize de ses élèves et une dizaine de membres de sa propre famille. Les réfugiés se font enregistrer auprès de l’UNWRA pour recevoir de la nourriture, des médicaments, des vêtements. Les comités populaires collectent aussi de l’argent car la plupart des gens ont fui sans rien pouvoir emporter, souvent pieds nus.

Son frère, Rawad, a rejoint le Croissant rouge palestinien et participé à l’évacuation des blessés jusqu’à la semaine dernière où cela devenait vraiment trop dangereux. Il souligne qu’il n’appartient à aucune organisation politique mais estime que c’est le Courant du Futur de M. Saad Hariri qui tire tous les bénéfices de la situation. « Qui a intérêt aujourd’hui à enterrer nos revendications, raser les camps, symboles de l’exigence du droit au retour ? » Qu’ils appartiennent ou pas à des organisations politiques, les Palestiniens qui vivent dans les camps défendent ce droit imprescriptible et inaliénable. « En finir avec les camps au Liban, c’est en assimiler quelque 100 000 sur les 400 000 qui y sont recensés par l’UNWRA et espérer que les ambassades européennes ouvriront généreusement leurs portes aux 300 000 autres pour les éloigner des frontières de la Palestine. »

Les Palestiniens n’ont aucun droit au Liban. Le décret du 5 juin 2005 [2] qui favorisait leur accès au travail n’a été suivi d’aucun effet dans la pratique. Ils n’ont toujours pas accès à la propriété. Le choix de vivre dans un camp est une posture politique, le refus de renoncer au droit au retour. L’inquiétude de l’éradication de Nahr el-Bared et de ses effets dominos est dans tous les esprits.

« Des gens qui n’avaient pu récupérer leurs papiers dans les décombres n’ont pas osé partir de peur de se faire arrêter par l’armée libanaise. En sortant du camp, ils sont nombreux à être interrogés. Les hommes sont séparés des femmes et des enfants. Certains d’entre eux ont été détenus jusqu’à 5 jours », indique Chérif en montrant les traces des menottes sur ses poignets. D’autres Palestiniens rencontrés à Beyrouth ont fait état de mauvais traitements sur les nombreux barrages qui quadrillent la ville et la route. Ils restent pourtant très mesurés et toutes les organisations palestiniennes affichent un soutien sans faille à l’armée. Paradoxe d’un dispositif qui sacrifie une population prise en otage par un groupe de fanatiques dont tous veulent la disparition. Mais à quel prix ?

« Chacun redoute l’embrasement des douze camps du pays si la capitulation des terroristes devait passer par la destruction de Nahr el-Bared et en attendant c’est l’enlisement. » Adheel avait aussi reçu des proches dans sa maison nouvellement construite à Aïn Héloué, le camp de Saïda. Ils se sont tous repliés à Beyrouth, avec ses propres enfants, lorsque des miliciens de Jound el-Cham [3] ont attaqué l’armée libanaise en bordure du camp le 3 juin. Le conflit a été rapidement contenu par les organisations politiques du camp rôdées aux provocations de ces groupes incontrôlés et manipulés. Mais l’apparition tellement suspecte du groupe salafiste à Nahr el-Bared est pour Adheel le franchissement d’une nouvelle étape. « Les miliciens de Fateh Al-Islam avaient d’abord tenté de s’implanter à Baddaoui mais ils en ont été chassés. Le camp est plus petit, plus structuré, tout le monde se connaît et surtout les organisations palestiniennes sont plus fortes. Nahr el-Bared est sociologiquement très différent. C’est un vrai centre commercial avec une population marchande, moins politisée, et des organisations palestiniennes plus affaiblies. » Les tentatives d’opposition à l’entrée des miliciens qui ont commencé à s’installer, depuis novembre 2006, d’abord en bordure du camp, puis à l’intérieur, ont vite tourné court. Les militaires des nombreux postes de contrôle autour du camp fermaient allègrement les yeux sur l’entrée de ce qui se révèle être aujourd’hui un véritable arsenal militaire.

« Malgré les mises en accusation officielles de la Syrie dans l’infiltration du groupe au Liban, la presse libanaise a fait état de leur soutien initial par Bahia Hariri [4] dans la perspective d’un conflit entre sunnites et chiites, voulu par l’administration américaine pour contrer l’influence du Hezbollah », poursuit Adheel qui redoute que cette stratégie « à l’irakienne » ne s’étende à toutes les parties au Liban.

Une perspective que les attentats qui ont frappé Beyrouth depuis le 20 mai viennent tragiquement corroborer.

Sur la situation des Palestiniens au Liban voir aussi : Ces Palestiniens du Liban abandonnés, par Marina Da Silva, juillet 2006.

- Campagne de secours de Nahr el-Bared

Notes

[1] Des miliciens de Fateh Al-Islam attaquent d’abord l’armée à Tripoli provoquant la mort de 20 soldats et se replient à Nar el-Bared. Ils seraient entre 250 et 400 à l’intérieur du camp à cette date.

[2] Promulgué par le ministre du travail Trad Hamadé, proche du Hezbollah.

[3] Groupe fondamentaliste apparu il y a une dizaine d’années. C’est la première fois qu’il s’en prend à l’armée.

[4] Députée, tante de Saad Hariri.

14 commentaires sur « A qui profite le siège de Nahr el-Bared ? »

  • permalien sean :
    20 juin 2007 @16h38   »

    "…la presse libanaise a fait état de leur soutien initial par Bahia Hariri …"

    Il faudrait peut-être rappeler à vos lecteurs que “la presse libanaise” est loin d’être un monolithe. En fait, presque chaque journal et chaîne de télé au Liban est aligné avec (et parfois financé par) un parti politique libanais ou du moins une coalition. Donc lorsque Adheel parle de « la presse libanaise » il veut dire les journaux comme Al-Akhbar et As-Safir et les chaînes de télé comme New TV et Al-Manar qui sont tous plus ou moins avec l’opposition et qui ont effectivement fait de telles allégations. Or les médias comme An-Nahar et Future TV, par contre, qui sont pro-gouvernement n’ont jamais allégué un tel lien entre Bahia Hariri et Fatah al-Islam.

    Les médias, comme toute autre institution libanaise, sont divisés au Liban, alors laisser une telle citation passer sans commentaire ou explication est irresponsable d’un point de vu journalistique.

    Voir en ligne : Un mot sur les citations...

  • permalien aflp91 :
    20 juin 2007 @21h26   « »

    Le problème, c’est que la presse libanaise n’est pas exactement seule à le dire - voir par exemple l’article référencé ci-après

    Voir en ligne : Franklin Lamb : les dessous de la crise libanaise

  • permalien
    20 juin 2007 @22h16   « »

    A ceci près que les allégations selons lesquelles le clan Hariri (et en particulier Bahia Hariri) ont financé Jund Al islam sont également rapportées par Michael Young, joyeux second couteau dudit clan pour le sympathique Daily star :

    "Le mensonge selon lequel le gouvernement a financé le Fatah al-Islam a été légitimé par une gaffe spectaculaire du camp Hariri, en particulier de Bahiya Hariri [NdT : la sœur de feu Rafik Hariri]. Il y a quelques mois, elle a aidé à résoudre une crise qui résultait de la présence d’islamistes dans le district de Taamir de Sidon, adjacent au camp palestinien d’Ein al-Hilweh, en payant un dédommagement aux militants du Jund as-Sham pour qu’ils quittent la région. Du point de vue étroit de Sidon, que Bahiya Hariri représente au parlement, c’est logique."

    Daily star, 24 mai 2007

  • permalien sean :
    20 juin 2007 @22h53   « »

    En fait, à l’origine de toutes les allégations sur la famille Hariri et Fatah al-Islam (dont les membres apparetenaient se trouve un article de Sy Hersh apparu dans le New Yorker et dans lequel il se trompe du prénom du président syrien. J’ai énormément de respect pour le boulot que fait Hersh sur la politique américaine. Mais néanmoins, il faut avouer qu’il connaît mal le moyen orient. Et la source que nomme Hersh dans « The Redirection » est Alistair Crooke qui, pour sa part, dit que l’on lui a dit que les Américains et les Saoudiens finançaient les groupes liés à al-Qaida à travers le gouvernement libanais : « “I was told that within twenty-four hours they [Fatah al-Islam] were being offered weapons and money by people presenting themselves as representatives of the Lebanese government’s interests—presumably to take on Hezbollah,” Crooke said. »

    Le fait est que personne ne sait qui a financé les groupes comme Fatah al-Islam et Jund al-Sham. Et personne ne sait qui les contrôle maintenant. Le mukhabarat syrien et le Mostaqbal ont eu tous les deux des contacts avec ces groupes, et il ne m’étonnerait pas qu’il y ait quelque part de l’argent Saoudien derrière les groupes takfiri au Liban. Mais pour un journaliste responsable ou un non-partisan vivant au Liban, les rumeurs ne suffisent pas.

    Après tout, quand on vit ici à Beyrouth, on s’habitue très rapidement à ne pas prendre tous les ragots politiques au pied de la lettre. On en reparlera dès qu’il y a de véritables preuves.

    Voir en ligne : The Human Province

  • permalien K. :
    21 juin 2007 @00h03   « »

    On ne va quand pas tout faire tourner autour des Hariri, qui, finalement, coupables ou pas coupables, ne sont que des comparses, si ce n’est des pions, parmi d’autres.

    Alain Joxe :

    « ..le gouvernement Bush (...) mène une stratégie cohérente et puissante d’écrasement de toutes les sociétés du Moyen Orient par des opérations dissymétriques essentiellement destructives de l’Etat, Les démolitions principales sont confiées en sous-traitance à des communautés ou à des états locaux alliés, asservis ou craintifs. »

    « Le succès des Etats-Unis [en Irak] c’est l’auto-destruction de l’Etat qu’ils coordonnent dans le cadre de la Constitution nouvelle, une violente tripartition communautaire alimentant, sans frais une guerre civile générale et une médiation « externalisée » des Etats Unis. »

    « On peut dès lors aussi revisiter la guerre Israël-Palestine, et la guerre Israël-Liban et admettre l’hypothèse, que le gouvernement Bushiste poursuit avec continuité une entreprise de destruction totale de la souveraineté des Etats moyen-orientaux : la destruction de l’Etat dans la Palestine du Mandat est bien avancée, (y compris le délabrement de la souveraineté d’Israël) ; la destruction du Liban n’est qu’un succès mitigé. On espérait mieux dans un pays où l’état tombe normalement aisément en morceaux confessionnels. »

    Dès lors, on peut rationnellement penser que devant ce “succès mitigé”, les Etats-Unis qui, rappelons le, disent qu’ils « créent leurs propres réalité maintenant », ont décidé de passer à la vitesse supérieure, c-à-d d’utiliser leurs ennemis salafistes qui ont l’avantage d’etre aussi les ennemis de leurs ennemis, en l’occurence le Hezbollah.

    On arme les salafistes, puis on demande au gouvernement libanais de le combattre, en espérant créer le bordel sanglant qui mettra enfin un terme à la prééminence du Hezbollah, ce qu’Israel n’avait pas réussi à faire.

    Alors de grace ne venons pas tout faire tourner autour des Hariri, là ou c’est l’avenir meme de l’Empire qui est en jeu !

    Des sources non “polarisées” qui montrent clairement la stratégie américaine au Liban :

    - Toby Harnden du Daily Telegraph

    - The Swoop

  • permalien
    21 juin 2007 @05h24   « »

    Malheureusement, etant un lecteur du monde diplomatique depuis plusieurs annees, pour la premiere fois je trouve un article tres loin d objectivite et de professionnalisme, vu que je connais bien la situation de Naher al Bared, en tant que Tripolitain.
    la verite c est que dans la ligne de pensee du monde diplomatique, on a ecrit un tel article pour diaboliser les Etats Unis et l’imperialisme americain.
    Pour ce qui concerne les camps des refugies des palestiniens dans le nord Liban, l histoire remonte a l an 1983, quand al saika (le bras de l armee syrienne au liban) a fait la guerre d expulsion de Yasser Arafat du Liban (pour mieux servir la cause palestienne) . ALors depuis, les camps palestiniens du nord sont controles par des fractions pro, tres pro syriens, en plus les services des renseignements syriens etaient tres tres fortement presents dans le nord, et d ailleurs ils le sont toujours, par manque d effectifs des services libanais.
    ce qui me choque , c est que l article parlent de la souffrance des palestiens civils (et nous sommes tous solidaire avec) mais on oublie que fateh al islam a attaque a partir de la region peuplee des civils libanais (a tripoli) , et leur arsenal explosif et tres dangeureux etait dans le sous sol d une immeuble peuplee a tripoli
    les fractions palestiniennes qui tiennent l armee en dehors et dedans du camps, n ont rien fait pour empecher fateh al islam ou bien jund al sham d exister
    les confessions qu on tire des deteus de fateh al islam sont tres clairs qui est a l origine de ce mouvement
    une derniere chose, l armee libanaise a eu beacoup de pertes dans ses rangs parce qu il a refuse de se comporter comme l armme syrienne et de bombarder les civils, elle mene un guerre tres propre et tres delicate en evitant les civils
    alors, il faut bien se renseigner avant de publier un tel article
    qui n a qu un role c est de confirmer coute que coute les theses que defendent le monde diplomatique

  • permalien
    21 juin 2007 @06h31   « »

    bonjour a tous
    un petit texte interessant ;
    http://www.mondialisation.ca/index....

  • permalien
    21 juin 2007 @06h47   « »

    encore un autre texte sur les manipulations US
    http://tokborni.blogspot.com/2007/0...

  • permalien
    21 juin 2007 @14h26   « »

    On vous parle de la souffrance des palestiens civils (et vous nous parlez de la responsabilité des fractions palestiniennes. Vous n’avez vraiment rien démontré du tout.

    Quant à la diabolisation prétendue des pauvres américains, je vais vous demander, pour rester gentil, d’aller un peu moins voir les films de la MGM....

  • permalien maurice :
    21 juin 2007 @14h52   « »

    A mon humle avis je crois que le clan Hariri est entrain de se faire embarquer dans un conflit qui dépasse le Liban,donc un conseil aux Libanais attention regarder l’Irak et bientôt la Syrie et l’Iran qui sont dans le colimateur des Américains.Pour la question,le siège ne profite pas au Libanais.

  • permalien
    21 juin 2007 @15h01   « »

    N’oublions pas les magouilles de Chirac avec ses potes Hariri et Hussein. Ou parlons plutôt du Rwanda, ou bien du Côte d’Ivoire. Ou bien de l’Afrique tout court.

    Il m’est assez risible, cet anti-américanisme primaire que démontrent tant de français, se voulant intellectuels. La différence entre la France et les Etats-Unis, c’est que la plupart des dénonciations des excès de l’empire américain se trouvent dans les journaux et magazines américains, alors que les français continuent à se féliciter de leur beau travail au Maghreb et en Afrique noire.

    J’avoue ne pas très bien savoir comment prendre les leçons morales d’un pays qui vient d’élire Nicolas Sarkozy et qui est directement impliqué dans l’un des derniers génocides du monde (sans parler d’un autre, évidemment).

  • permalien js :
    22 juin 2007 @22h06   « »

    pour comprendre ce qui se passe au Liban il faut y vivre au quotidien et y avoir des attaches . Si les droits des palestiniens ne sont pas reconnus au Liban , c’est surtout depuis la venue des syriens. En effet , avant 1975 , c’est aussi grace aux palestiniens que le secteur bancaire libanais c’est développé.C’est un peuple travailleur, le plus alphabétisé dans le monde arabe et comptant un nombre important de personalités ayant réussi ,d’abord dans le monde arabe puis en occident. Ceci n’a jamais plus au régime syrien , qui voulait garder une main-mise sur les aspirations de ce peuple pour monayer un marchandage avec le monde entier.De plus leur interdire l’accés à plusieurs activités au Liban permettait à toute une armée de renseignements généraux syriens de travailler au Liban en y étant payés sur place par les employeurs libanais, tandis que l’appauvrissement des palestiniens les jetait soit vers l’exile en dehors du proche orient à jamais , soit dans les bras de terroristes mal intentionnés , probablement ceux à l’origine de leurs tribulations.Et pourquoi le "Monde Libre"ne dit rien contre le regime "mécréant" qui fait partie selon Bush de l’axe du mal ? C’est soit que ce Monde Libre est complice , soit il craint une serie d’attentats comme ce régime sait bien en faire ! Mais dans ce cas pourquoi avoir poussé les amis de l’Occident au Liban à tenir tete au régime Syrien, est-ce pour les sacrifier ???
    En tout cas , la Syrie est plus de six fois plus grande que le Liban ,plus riche que le Liban, plus forte, avec un peuple trés varié mais aussi entrepreneur que le peuple libanais, pays stable et "sécurisé" depuis plus de 40 ans . Nous devons donc non étonner du nombre exponentiellement croissant d’émigrants syriens alors que selon les sondages de ce pays le peuple plébiscie à plus de 97% son président ???
    Franchement , la politique est sale, car pendant que nous discutons à qui la faute , entre temps des etres humains crèvent pour la seule faute commise d’etre nés dans une poudrière !

  • permalien everd :
    20 août 2007 @17h45   « »

    maintenant plus de trois mois après le débat de ces combats, ce qui frappe outre leur violence, c’est surtout l’absence totale d’information sur les destructions. Par exemple, durant la guerre de l’été dernier, de nombreuses photos documentaient l’été des destructions à dahiyeh. Rien de tel pour nahr el bared. L’image de google Earth date toujours d’avant les combats. Il est à craindre que jamais les palestiniens de Nahr el Bared ne puissent revenir habiter "chez eux" (si je puis dire) et qu’ils devront errer entre leurs parents eux mêmes réfugiés, et vivre dans d’improbables bidonvilles sans espoir d’une reconstruction.
    VOir ce jour l’article de Mouna Naïm dans le monde.

    Voir en ligne : nahr el Bared et ses secrets

  • permalien
    10 novembre 2007 @13h31   «

    Chers tous,
    Afin de respecter la grammaire arabe, il faudrait écrire "An nahr al baarid" au lieu de "Nahr el-Bared".
    Yacine

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