Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Palestine-Israël, un sommet pour rien

Palestine-Israël, un sommet pour rien

mercredi 27 juin 2007, par Alain Gresh

On l’avait annoncé avec force, la formation d’un nouveau gouvernement d’urgence mis en place par Mahmoud Abbas enfin débarrassé de ses « extrémistes » allait permettre de relancer le processus de paix. Olmert affirmait même que Abbas était devenu un « partenaire ». Il n’a fallu que quelques jours pour que cette propagande se dégonfle et que l’on revienne à la réalité : le refus israélien de se retirer des territoires qu’il occupe depuis quarante ans. Ainsi, le sommet de Charm El-Cheikh, qui a réuni le 25 juin Mahmoud Abbas, Ehud Olmert, Hosni Moubarak et le roi Abdallah II s’est terminé sur un échec. Seule décision, l’annonce par Olmert de sa volonté de libérer 250 prisonniers du Fatah (sur un total de plus de 10 000 prisonniers politiques palestiniens). Dans un article du 26 juin de Libération, « L’inoxydable méfiance d’Olmert », on peut lire :

« “N’attendez pas impatiemment ce soir pour un résultat [des discussions] comme si finalement nous allions nous asseoir et signer un traité de paix”, a prévenu Ehud Olmert hier matin, quelques heures avant de se rendre dans la station balnéaire égyptienne. Dimanche déjà, le gouvernement israélien avait dit ne pas vouloir relancer les discussions de paix avant que le gouvernement d’urgence palestinien ne se “stabilise”. “Il semble que les leçons des sept dernières années ont été insuffisantes pour que les décideurs [israéliens] comprennent quel sort est réservé aux hommes politiques palestiniens qui collaborent avec des régimes étrangers. Il est dommage de gâcher par des gestes marginaux l’opportunité créée par la crise actuelle des territoires palestiniens et par la bonne volonté des dirigeants de la région”, déplorait hier le quotidien israélien de gauche Haaretz. »

Même sur les 600 à 700 millions de dollars « confisqués » (tout à fait illégalement) par le gouvernement israélien (et qui représentent les taxes sur les produits importés dans les territoires palestiniens), les engagements sont restés très flous. Il n’est pas question de les débourser intégralement, mais partiellement (avec l’espoir de faire pression sur les autorités palestiniennes). Quant aux 500 à 600 checkpoints qui divisent la Cisjordanie et qui rendent la vie quotidienne des Palestiniens impossible, ils ne seront pas levés.

Dans ces conditions, l’avenir du gouvernement d’urgence mis en place par Mahmoud Abbas (en violation de la constitution palestinienne) apparaît bien sombre. C’est sans doute pourquoi divers acteurs (en dehors des Etats-Unis et de l’Union européenne) misent sur une réconciliation Hamas-Fatah. Et s’opposent à la position intransigeante de Washington et de Tel-Aviv. Même la Ligue arabe s’est prononcée pour un dialogue entre le Fatah et le Hamas ; l’Egypte et l’Arabie saoudite se sont déclarées prêtes à reprendre leur médiation (ce que le Fatah rejette, pour l’instant).

Selon le correspondant à New York du quotidien israélien Haaretz Shlomo Shamir, « U.S.-led move to back Abbas gov’t blocked in Security Council » (22 juin), la Russie, l’Afrique du Sud, l’Indonésie et le Qatar ont bloqué une initiative des Etats-Unis visant à faire adopter au Conseil de sécurité une déclaration de soutien au gouvernement d’urgence mis en place par le président Mahmoud Abbas. En revanche, le bureau du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon a ouvertement soutenu le gouvernement formé par Abbas.

Dans un texte publié par International Herald Tribune du 21 juin, « Why are we surprised? », Roger Cohen rapporte des propos de James Wolfensohn, ancien président de la Banque mondiale et qui avait été nommé par Condoleezza Rice comme envoyé spécial pour le désengagement israélien de Gaza. Wolfensohn avait rassemblé une somme de 15 millions de dollars pour « racheter » les cultures sous serre faites par les colons. Il rappelle que, « quand il fut clair que c’était un projet viable, les menaces contre ces cultures ont cessé et les Palestiniens ont eu beaucuoup de fierté à cultiver les fleurs, les fruits et les légumes pour être exportés en Israël. La tragédie totale est, que dans les mois qui ont suivi, les questions de sécurité à la frontière, certaines réelles, d’autres pas, ont abouti à la fermeture des frontières et tout a été gâché. Il existe une vérité au Proche-Orient : si vous ne fournissez pas du travail aux jeunes qui représentent 70% de la population, vous aurez des conflits. Ils tireront sur ceux qu’ils considèrent comme responsables et, finalement, ils tireront les uns contre les autres ».

A Gaza, le blocus imposé par les autorités israéliennes suscite l’inquiétude des organisations humanitaires. Ainsi, l’organisation britannique Oxfam, dans un communiqué du 25 juin, « Oxfam condemns the caging of Gaza », condamne la « mise en cage » de Gaza. Dans un article de Haaretz du 25 juin, intitulé « Border Control/Livni wants a horizon », Akiva Eldar note, en conclusion :

« Le point de passage de Karni n’est ouvert que pour l’aide humanitaire. Les matières premières essentielles ne peuvent pas entrer et les produits agricoles ne peuvent pas sortir. Selon le porte-parole de l’Unrwa, l’arrêt de la livraison de ciment et d’autres matériaux de construction affectera les plans de réhabilitation des logements des 16 000 familles de réfugiés qui vivent dans des conditions très difficiles. D’ici quelques jours, les organisations internationales devront geler leurs initiatives concernant les infrastructures à Gaza pour un montant de 60 millions de dollars et avec cet argent seront perdues 750 000 journées de travail pour les travailleurs locaux. Au sein du Fatah, on pense que c’est par les pressions économiques que l’on poussera les habitants de Gaza à prendre leurs distances à l’égard des mosquées et du Hamas. Il serait intéressant de savoir où ils ont appris cette philosophie. »

L’Iran aide-t-il les talibans ? Retour à la table des matières

Dans une contribution au site Antiwar.com, intitulée « New Iran Arms Claim Reveals Cheney-Military Rift », Gareth Porter met en lumière les contradictions des affirmations américaines dénonçant l’implication de Téhéran en Afghanistan. Dans une déclaration à Paris, le sous-secrétaire d’Etat Nicolas Burns expliquait que « l’Iran transmettait des armes aux talibans en Afghanistan ». Le lendemain, il prétendait qu’il existait pour cela des« preuves irréfutables ». Porter rappelle que cette formulation fut celle du vice-président Richard Cheney le 20 septembre 2002 pour affirmer que Saddam Hussein avait un programme d’enrichissement d’uranium destiné à fabriquer une bombe nucléaire.

Mais ces accusations, poursuit Porter, ne sont pas reprises par tous les responsables américains. Le commandant américain des forces de l’OTAN en Afghanistan a minimisé la présence d’armes iraniennes en Afghanistan : « Jusqu’à présent, ce que nous avons trouvé n’a pas de signification militaire sur le champ de bataille. » Et il s’est demandé si ces armes ne provenaient pas du marché noir, des trafiquants de drogue ou de partisans d’Al-Qaida et avaient pu être vendues par des soldats iraniens pour le profit. Cette analyse est partagée par le ministre de la défense afghan Abdul Rahim Wardak.

Ces contradictions semblent refléter les divisions au sein de l’administration sur la politique à l’égard de l’Iran. En attendant, le compte à rebours de la guerre n’est toujours pas arrêté.

Darfour, le rôle méconnu du climat Retour à la table des matières

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publie un rapport sur les conséquences des changements climatiques sur le conflit du Darfour. Dans un communiqué en date du 22 juin et intitulé, « La dégradation environnementale, source de tensions et de conflits au Soudan », l’organisation note : « Une nouvelle évaluation du pays, y compris la région du Darfour en proie à des troubles, indique que l’effritement rapide des services environnementaux dans plusieurs zones clés du pays constitue l’une des causes profondes à l’origine des décennies d’agitation sociale et de conflits. » (...)

« Les questions les plus préoccupantes sont la dégradation des terres, la désertification et l’expansion du désert vers le sud, celui-ci ayant progressé de 100 km en moyenne au cours des quatre dernières décennies. Ces problèmes sont liés à divers facteurs, dont le surpâturage en sol fragile par un cheptel dont les effectifs ont connu une augmentation spectaculaire, passant de près de 27 millions d’animaux à environ 135 millions aujourd’hui. »

« Un grand nombre de zones sensibles traversent également une “crise de déboisement”, qui a entraîné la perte de près de 12 pour cent du couvert forestier du Soudan en quinze ans seulement. En fait, il se peut que certaines régions subissent une perte totale de leur couvert forestier dans les dix prochaines années. »

Le rapport intégral s’intitule Sudan post-conflict Environmental Assesment.

Cette dimension nouvelle des conflits me semble fondamentale. La lutte pour des ressources plus rares devient un facteur décisif de l’aggravation des conflits dans de nombreuses régions du monde.

Frères musulmans et Etats-Unis Retour à la table des matières

L’excellent site Syria comment attire l’attention sur un article du quotidien The Sun du 20 juin, rédigé par Eli Lake et intitulé « Bush Weighs Reaching Out To ‘Brothers’ ». Selon le journaliste, une réunion a eu lieu le 20 juin sous l’égide du Bureau du renseignement et de la recherche du département d’Etat pour discuter de l’ouverture de canaux plus directs avec les Frères musulmans. Parmi les invités à cette réunion, Robert Leiken, qui avait écrit avec Steve Brooke un article dans la revue Foreign Affairs de mars-avril que j’avais signalé : « The Moderate Muslim Brotherhood ». D’autres invités de ce forum défendront des positions hostiles à un tel dialogue.

139 commentaires sur « Palestine-Israël, un sommet pour rien »

  • permalien rabbi jacob :
    27 juin 2007 @13h38   »

    M. Gresh,

    J’observe avec plaisir que le genocide du Darfour gagne finalement une petite place a cote de la tragique "telenovela" d’Israel (qui reste, a cote du Darfour, une bagarre d’ados). Toutefois donner la faute du genocide du Darfour aux changements climatiques plutot qu’a la soif de petrole de la Chine, ne change pas beaucoup les choses : comme chacun sait, la Chine est desormais le premier emetteur mondial de CO2, responsable de l’effet de serre, donc du rechauffement climatique. Vivement la force ONU e les initiatives de M. Sarkozy !

  • permalien ahmad :
    27 juin 2007 @14h14   « »

    Salam

    c’est d’un spectaculaire paradoxe morale que d’utiliser le darfour pour taire les crimes de l’état sioniste, on entend rarement israel défendre les droits humains, dans le monde. Quand au intervention de l’onu et de sarkozy, il faudrait que les palestiniens soient aussi concerner, comment l’onu peut continuer a exiger du monde ,et se taire et ne rien faire, quand il s’agit d’israèl. Sarkozy dit au monde, le silence tue au darfour, mais en plaestine aussi le silence tue, c’est étonnant de voir les sionistes etre autant selectif quand au droit de l’homme, mais tellement étonnant en fait car le sioniste est une idéologie partisane et non universelle, et ceux qui continue a ne pas remettre en cause le sionisme pour la question de la palestine ne permettrent pas de voir un avenir réellement de justice et de paix,souvent par crainte d’antisémitisme, oon remarquera que les arabes ,donc les palestiniens sont aussi sémites, mais pour eux la crainte de l’antisémisme n’éxiste plus, incroyable incohérence, de la part de ceux adoptent cette atittude et disent lutter contre l’antisémitisme. La question de la palestine est une question de principes de justices, et donc c’est une question universelle,qui concerne tout le monde, comme les autres crimes sur la planètes, on attend de ceux qui avance caché pour défendre l’état d’israel, en utilisant les autres conflits, qui aient le courage humaniste de dénoncer les injustices de l’état sioniste, jusqu’a la cohérence, de remttre en cause le sionisme, ce que beaucoup et parmi eux des juifs au passage font, ou commence à faire.

    Salam

  • permalien Fb :
    27 juin 2007 @15h18   « »

    Bonjour,

    "plutot qu’a la soif de petrole de la Chine" Ces propos démontrent clairement une méconnaissance de l’enjeu pétrolier au Soudan car attribuer les raisons du conflit au Soudan à la Chine ça c’est fort ... !!! C’est comme si on attribuait les raisons de la seconde guerre mondiale à la Suisse. ça fera pas plaisir à M Gresh dès le premier message du Forum, il doit se dire "on a du boulot"

    Bye

  • permalien farid :
    27 juin 2007 @15h25   « »

    Bonjour,

    Les responsables soudannais au gouvernement ont des exemples environnants pour ne pas se tromper d’ennemis. Ils ont la Somalie, l’éthiopie et le Tchad qui subissent l’hégémonie amériquaine. Le Soudan tient bon et j’éspere qu’il va tenir encore même avec le pretexte du corridor humanitaire avec appui militaire de l’ONU. Les mêmes dirigents soudannais ont en mémmoire l’exemple de l’ex-yougoslavie ... Les soudannais apprennent vite de l’histoire et aiguisent leur stratégie en conséquence

  • permalien Byblos :
    27 juin 2007 @15h33   « »

    Palestine-Israël : un sommet pour rien.

    J’ai trouvé scandaleux les sourires, les poignées de mains chaleureuses, les grandes tapes dans le dos entre les participants arabes, Mahmoud Abbas en tête, et Ehoud Olmert.

    Comme si ce dernier n’avait pas ordonné la perpétration d’une guerre criminelle au Liban il y a moins d’un an. Comme s’il ne perpétuait pas une occupation criminelle en Palestine depuis 40 ans, comme s’il n’en étranglait pas les populations quotidiennement.

    Si les dirigeants arabes veulent être pris au sérieux par leur ennemi, il devraient commencer par faire montre d’un peu plus de dignité... Et de respect de leurs propres peuples.

    N.B. Je ne dis pas que des discussions avec Israël ne sont pas nécessaires. Mais un salut d’une légère inclination de la tête, sans poignée de main est une chose. Les embrassades et les roucoulades en sont une tout autre. Que ces gens fassent montre d’un minimum de dignité... Ne serait-ce que pour leur propre image !

  • permalien Daniel :
    27 juin 2007 @15h34   « »

    Condamnation de la « mise en cage » de Gaza, d’Oxfam, est traduit en français.

  • permalien Mathieu :
    27 juin 2007 @16h22   « »

    Je ne crois pas qu’il croit très correct d’appeller le conflit israélo-arabe une "bagarre d’ados". Je me demande quand cessera cette espèce de classification en ordre d’importance des conflits. Ils sont tous révoltants, alors dénonçons les tous.

  • permalien
    27 juin 2007 @16h27   « »
    Gaza divise le Hamas

    (...) Deux ministres du gouvernement précédent, Mahmoud Zahar et Saïd Siyam, notoirement opposés à Abu Mazen, avaient encaissé non sans rage la décision, de Haniyeh et du leader en exil Khaled Mashaal, de se plier au veto que la présidence et le Fatah avaient posé contre leur nomination. Mais surtout, les chefs de l’aile militaire, Mohammed Deif et Ahmed Jabari, avaient soulevé le problème de la réaction « faible » de Haniyeh à la nomination à la vice présidence du Conseil de sécurité nationale, par Abu Mazen, de l’ « ennemi », Mohamed Dahlan. Divergences bien cachées sous le voile de l’unité apparente du mouvement mais qui a affaibli le contrôle de Haniyeh sur les milices.(...)

    Mais ce qui a encore plus assombri l’humeur de Haniyeh c’est aussi ce qu’a déclaré le Ministre des Affaires Etrangères syrien, Walid Moalem, dans une interview au journal arabe al-Hayat, en affirmant que Damas est « prête » à recommencer des négociations avec Israël.(...)

    www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5197

    Voir en ligne : Gaza divise le Hamas, Michele Giorgio.

  • permalien
    27 juin 2007 @16h34   « »

    Cher Rabbi Jacob. Les réfugiés en provenance du Darfour qui se présentent à la frontière israélienne sont soit directement refoulés soit mis en prison (voir plusieurs articles dans le Haaretz). J’en conclu que tout va bien au Darfour, n’est ce pas ?

  • permalien
    27 juin 2007 @16h45   « »

    Shalom !

    « La dégradation environnementale, source de tensions et de conflits au Soudan »,

    Ouf !! J’ai eu peur que ce ne soit les Janjawids les responsables du génocide au Darfour. Nous pourrons donc accuser Beau Temps ou Mauvais Temps, peut être les deux ? De crimes contre l’Humanité.

    On lit aussi

    L’investissement dans la gestion environnementale, financé par la communauté internationale et à partir des revenus assurés par l’essor naissant des exportations de pétrole et de gaz du pays, jouera un rôle capital dans l’édification de la paix, constate le rapport.

    Il est beaucoup plus profitable à Monsieur Investissement de massacrer les populations, afin de s’emparer des richesses du sol et de les vendre…à qui ? Aux chinois ? J’entends quelqu’un protester, « pas les chinois ». Alors ?

    Et si pour changer vous accusiez les sionistes, hein ? Vous mettriez tout le monde d’accord, au moins sur ce blog.

  • permalien
  • permalien rabbi jacob :
    27 juin 2007 @17h28   « »

    Fb

    a lire votre message on dirait que vous n’avez aucune connaissance de ce qui se passe au Darfour. Le regime dictatorial soudanais est finance et soutenu en Conseil de Securite par les Chinois, en echange de la main mise sur ses remarquables ressources petrolieres. La Chine a toujours bloque toute initiative contre le regime soudanais, pendant que les Big Oil chinois (Petrochina e CNOOC en tete) saccagent les gisements. Or, le Darfour promets de grands gisements petroliers, si seulement n’etait pas habite par toutes ces peuplades nomades. Mais on peut toujours les degager. Des millions de refugies, et de morts. Plus qu’il n’y a jamais eu de palestiniens. Tous les crimes sont honteux et odieux, mais je commencerais par le plus graves ou alors c’est un pretexte pour ne rien faire.

  • permalien Bert :
    27 juin 2007 @17h34   « »

    Essayer de faire croire à une aide militaire directe de l’Iran aux taliban, c’est faire preuve d’une volonté d’effacer près de quinze années d’histoire de l’Asie centrale. Depuis l’apparition des talibans fin 1994, l’une des constantes du mouvement a été son opposition, souvent armée, avec l’Iran. La lutte contre les chiites hazaras, qui furent les premières victimes des taliban à Kaboul, les massacres de Mazar I Sharif, qui poussèrent l’Iran vers une guerre ouverte contre le régime taliban, le soutien affiché de l’Iran pour le front uni "dirigé" par Massoud contre les taliban, à une époque ou les USA et l’Europe préféraient négocier avec les taliban, tout cela ne devrait pas être oublié par les commentateurs des déclarations fantaisistes venant des USA.

    D’autre part, les manipulations pakistanaises, depuis la création des taliban jusqu’à leur armement et financement (en complicité avec l’Arabie Saoudite, notamment) entre 1994 et 2001, puis le soutien évident venant au moins des services secrets pakistanais et des pachtounes présents dans les provinces frontalières de l’afghanistan, cela est documenté, prouvé, et devrait au moins susciter le même volume de commentaires de la part des alliés des pakistanais que sont les Etats-Unis.

    Aujourd’hui comme hier, le soutien des taliban vient essentiellement du Pakistan, et de l’Arabie saoudite.

  • permalien
    27 juin 2007 @17h50   « »

    La situation dans les territoires occupés, et celle pire encore dans les territoires « libérés », ne laisse plus beaucoup d’alternative à certains commentateurs : il est urgent de regarder ailleurs, là où c’est plus grave encore, disent-ils. Je leur conseille le « occupez vous de vos oignons », et aussi le très banal et usé, mais toujours impressionnant, « Israël est en première ligne contre la barbarie » qui est censé justifier les méthodes les plus brutales et inhumaines de leur champion.On pourra invoquer le réchauffement terrestre injustement laissé de côté, même si on n’y croit pas, et, bien sûr, laisser entendre la passion inavouée pour la shoah de l’auteur de ces lignes...

    Les esprits éveillés ne sont pas dupes, heureusement !

  • permalien Jean :
    27 juin 2007 @17h52   « »

    Curieux qu’on limite les problèmes du Darfour à "l’appétit chinois". Bien d’autres puissances y ont des intérêts, en particulier bien sûr les US mais aussi la France dont Total a des concessions très importantes au Soudan, ce dont on ne parle jamais. B Kouchner qui connaît bien Total saura également bien gérer la question...

    Dans l’article d’Alain Gresh, les pbs climatiques sont montrés comme un facteur aggravant, et non comme la cause du pb, que je sache. Ceci n’implique pas que l’on doive les ignorer ?

    Gaza : jusqu’où serons nous capables d’aller dans le cynisme et l’hypocrisie...

  • permalien Sébastien :
    27 juin 2007 @17h56   « »

    Bonjour,

    Il y a malgrés tout un probléme fondamental que seul les arabes pourront régler : qui a le droit de porter les armes dans les territoires palestiniens et au Liban ?

    Ne pas poser de régles, permettre à chacun de porter des armes et de lancer des oppérations armées ne pouvait qu’aboutir à des drames.

    Dans tout mouvement de lutte armée le militaire est soumis au politique : " le parti commande aux fusils, mais il est inaceptable que les fusil commandent au parti."

    La résistance armée française obéissait au pouvoir politique, et aprés la libération elle a soit rendu ces armes, soit elle a rejoint les forces gouvernementales.

    Or que voyons nous au Proche Orient :

    - Aprés la signature du document des prisonniers en juin 2006, la branche armée du Hamas lance une oppération ou elle capture un soldat israélien. La diection politique du Hamas à Gaza n’est pas consultée, et une riposte israélienne ravage la Bande de Gaza. Le document des prisonniers tombe à l’eau.

    - En juillet 2006 le Hezbollah capture deux soldats israéliens suite à une oppération comando. Messieurs Lahoud et Siniora n’ont pas été consultés, autrement dit le Hezbolah lance une oppération commando à partir du Liban sans consulter le pouvoir politique libanais.

    Nous connaissons tous la réaction israélienne, et tout le monde à du en convenir : il ne poura à terme n’y avoir qu’une seulle force armée au pays du cédre : l’armée libanaise.

    C’était à messieurs Siniora et Lahoud de décider s’il fallait capturer ou pas les soladtas de Tshaal, et pas au Hezbolah, ( cela n’excusant pas les bombardements de population civile ).

    - En Palestine l’occupation, le blocus de Gaza ne peuvent évidament que compliquer les choses mais des décisions devront être prise :

    - Qui peut se dire combatant armé, ( qui peut porter les armes ) ?

    - Comment faire respecter l’interdiction de l’usage de ces armes à des fins privées ?

    - quel lien entre la lutte armée et les dirigeants politiques du Hamas et de l’OLP ?

    Problémes de taile : l’occupation israélienne, le blous de Gaza, toute forme de lutte armée est qualifiée de terroriste par les israéliens, mais aussi par la majorité des pays occidentaux.

    Sébastien

  • permalien Ana :
    27 juin 2007 @18h10   « »

    27 juin 17:24 nous donne à lire Des réfugiés du Darfour sont emprisonnés en Israël le temps que les autorités vérifient leurs intentions.

    Alors, je lis. Et qu’est-ce que je lis ? Que dans le Yediot Aharonot, via un éditorial, « Eytan Haber se demande pourquoi l’état d’Israël qui est né de la Shoah ne se mobilise pas pour venir en aide aux réfugiés du Darfour. Il rappelle comment Begin avait, dès son arrivée au pouvoir, il y a trente ans, accueilli 66 boat people vietnamiens qui depuis se sont parfaitement intégrés dans la société israélienne et dont les enfants servent aujourd’hui dans Tsahal ».

    Ben tiens...

    « Eytan Haber en appelle à la miséricorde du peuple juif en faveur de ces réfugiés. »

    Ben tiens...

  • permalien Fb :
    27 juin 2007 @18h49   « »

    rabbi Jacob

    On ne doit pas avoir le même angle de vue ... quand il y a un incendie je ne regarde pas la fumée mais le foyer pour mieux l’étteindre...

    "Tous les crimes sont honteux et odieux, mais je commencerais par le plus graves ou alors c’est un pretexte pour ne rien faire" le seul petit soucis c’est que le paroxisme du conflit au Soudan est derriere nous ce n’est pas moi qui le dit ce sont les ONG qui bossent au Soudan depuis des années qui le disent. Ils n’ont pas attendu papi Kouchner pour réagir. Alors établir une comparaison entre le soudan et la palestine à mon avis en hiérarchisant le nombre de victime est une méthode complètement biaisée et inutile.

  • permalien Orange :
    27 juin 2007 @19h08   « »
    Le Darfour, et la Chine en Afrique

    Pour ceux qui ici s’intéressent vraiment à la tragédie du Darfour, et ne se contentent pas de l’utiliser pour faire oublier les crimes effroyables de l’état raciste et colonial israélien, je conseille vivement de lire cet article de Rony Brauman. Pour juger d’une catastrophe humanitaire, je lui fais plus confiance qu’à d’autres.

    Suivez le lien, je ne cite ici que ce passage, que je trouve particulièrement savoureux, où Brauman évoque notre critique occidentale de la politique de la Chine en Afrique :

    "Aujourd’hui, quand on voit des Bernard Kouchner et des Bernard Henri-Lévy qui parlent des Chinois en Afrique comme de "prédateurs", de gens qui sont intéressés uniquement par le commerce et le profit, on comprend que, nous, quand on était en Afrique, on avait d’autres visées : on avait notre grandeur d’âme..."

    Voir en ligne : Rony Brauman : Darfour, une surenchère de déclarations catastrophistes

  • permalien Orange :
    27 juin 2007 @19h51   « »
    L’europe non démocratique délègue l’intégriste religieux Blair

    La politique européenne au Proche Orient respecte-t-elle l’opinion des peuples européens ?

    J’ai la conviction que non. Les peuples d’Europe, des sondages l’ont montré, considèrent que la politique des Etats-Unis et celle d’Israël sont une menace pour la paix dans le monde. Beaucoup d’européens considèrent les palestiniens comme les victimes de l’expansionnisme et du colonialisme israélien, et de l’empire américain.

    Blair vient d’être nommé émissaire du quartet. L’Europe délègue donc cet intégriste religieux qu’est Blair, Blair qui a envoyé à la mort en Irak de nombreux jeunes citoyens anglais pour faire plaisir à l’autre intégriste religieux qu’est Bush. Où est le respect de l’opinion européenne là dedans : le peuple anglais refusait la guerre en Irak et il a renvoyé Blair, les autres européens ont refusé la sanglante colonisation de l’Irak.

    Je suis pour ma part devenue anti-européenne, car l’Europe n’est plus une idée démocratique, elle est gérée par des politiciens qui se sont mis au service des entreprises globalisées et des états les plus agressifs (au premier rang desquels sont les Etats-Unis).

    Faisons le décompte des assassinats de civils sur la planète depuis une dizaine d’années, ceux causés par Al Quaida, et ceux causés par des états. Je n’ai aucune sympathie pour l’islam intégriste mais il me semble que le responsable du plus grand nombre de morts de civils depuis une dizaine d’années n’est pas Al Quaida, mais de loin il me semble que ce sont les Etats-Unis. Alors pourquoi l’Europe reste-t-elle l’alliée indéfectible de l’empire américain qui n’est à peu près démocrate et civilisé qu’à l’intérieur de ses propres frontières ?

    Pourquoi l’Europe, et la France en particulier, s’enlise-t-elle dans une guerre coloniale en Afghanistan ? Pourquoi rester dans l’OTAN qui a organisé la torture dans les pays européens ?

    Pardonnez ce post décousu, mais Blair n’as-t-il pas fait suffisamment de victimes ?

    Comment qualifier cette Europe dont les décisions n’ont plus rien à voir avec les convictions de ses populations ? Cette Europe qui a accepté le retour de la barbarie à travers l’acceptation de l’enlèvement et de la torture sur le sol européen.

    Dire que j’avais voté "oui" à la constitution européenne ! Maintenant je voterai NON A CETTE EUROPE LA. NON et NON.

    Voir en ligne : Tony Blair nommé émissaire du "quartet"

  • permalien K. :
    27 juin 2007 @20h15   « »

    Selon Khody Akhavi d’IPS,

    « ...il apparaît que l’agenda des idéologues néoconservateurs n’ait finalement plus d’influence dans la partie stratégique de la politique étrangère des Etats-Unis.

    Mais alors que leur influence s’est estompée au Pentagone et au Département d’Etat, les faucons néoconservateurs ont enfourché le cheval de bataille de la diplomatie publique.

    Avec l’intention de prendre en charge ce que le membre de l’American Enterprise Institute (AEI) Joshua Muravchik a appelé « le désordre de la diplomatie publique de Bush » les faucons de droite ont pris le contrôle des armes de la « guerre des idées » — Les medias créés et soutenus par le gouvernement américain tels que Voice of America (VOA), Al-Hurra [l’indépendante -sic- en arabe], et Radio Farda, qui émettent au Moyen-Orient et prétendent offrir une conception alternative des nouvelles d’informations.

    La nomination récente de Jeffrey Gedmin, un polémiste néoconservateur vétéran, comme directeur de Radio Free Europe/ Radio Liberty (RFE), et une campagne de dénigrement qui a menée à la démission récente de Larry Register, ancien directeur de l’information d’Al-Hurra, semblent annoncer un tournant vers une programmation plus rigide idéologiquement. En conséquence, les téléspectateurs et auditeurs des médias du Moyen-Orient soutenus par les américains sont exposés à une ligne idéologique plus dure qui endosse les grandes lignes de l’agenda néoconservateur — politiques de changement de régime et d’interventionniste dans la région. »

    Localement, en ce qui concerne leur propagande, les néocons n’ont pas à s’en faire, c’est carrément les plus illustres MSM américains qui répercutent sur le grand public les affirmations les plus improbables, comme par exemple que “tous nos ennemis en Irak sont de Al Qaeda”.

  • permalien
    27 juin 2007 @20h27   « »

    Shalom

    Ana, Orange a la bonne idée de nous faire relativiser le « conflit » du Darfour ; ouf, les israéliens pourront commencer à virer les réfugiés pour qui vous éprouvez tant de pitié, et eux bien entendu aucune.

    Ils seront heureux de retrouver la riante Egypte, où ils ont reçu un si charmant accueil. Au point d’en partir pour aller chez l’Ennemi, le Juif.

  • permalien Orange :
    27 juin 2007 @20h31   « »
    au si sympathique anonyme de 20h27

    Ce ne serait pas idiot d’apprendre à lire... cela peut être utile parfois de comprendre la pensée d’autrui !

  • permalien K. :
    27 juin 2007 @20h40   « »

    « Eytan Haber en appelle à la miséricorde du peuple juif en faveur de ces réfugiés. »

    Appel non entendu apparemment : « Israel envisage la déportation des réfugiés soudanais vers le Kenya et reprend les mises en prison des réfugiés soudanais qui sont passés dans le pays à travers la frontière egyptienne »

    Voir en ligne : Israel considering deportation of Sudanese refugees to Kenya

  • permalien Chahid :
    27 juin 2007 @20h54   « »

    @ Alain Gresh

    On dirait que les antennes pro-iraniennes sont éparpillées partout !

    A votre avis, si la république non islamique d’Iran est « blanche comme neige » dans toutes ces histoires, pourquoi les ayatollahs ont obtenu le statut d’interlocuteur des Américains dans la région ? Pourquoi l’Iran a cette importance et pas la Turquie par exemple ?

    Vilains « talibans » apprenez à soudoyer qui de droit !

    Voir en ligne : Quand Tsahal se prostitue pour survivre !

  • permalien Ana :
    27 juin 2007 @21h22   « »

    C’est que, 27 juin 20:27, Eytan Haber, c’est Eytan Haber. S’il se prend pour ‘le peuple juif’, c’est son affaire. Vous le prenez pour ‘le Juif’, c’est votre affaire. Pourquoi vouloir que ce soit la mienne ?

    Et pourquoi parler de l’Egypte, puisqu’il s’agit ici d’Israël ? Je lis ce que je lis. D’autant que K. nous invite à lire la suite : les manières de faire du gouvernement israélien, en dépit d’Eytan Haber.

  • permalien
    27 juin 2007 @22h26   « »

    Shalom lekoulam !!

    Israël n’a aucune raison de donner asile à ses ennemis ; il a été décidé je crois de renvoyer les soudanais dans les pays arabo-musulmans, qui seront ravis de les recevoir. Nous songeons aussi à la Chine, mais ils n’ont pas l’air d’accord.

  • permalien Ana :
    27 juin 2007 @22h55   « »

    Allez, encore un petit tour et puis c’est tout pour Israël et le Soudan, IRIN :

    "Les réfugiés soudanais venus chercher asile en Israël rencontrent d’énormes difficultés et, lorsqu’ils ne sont pas arrêtés, ils sont abandonnés au bord des routes des villes du sud du pays." (...)

    "Actuellement, étant donné la surpopulation dans les prisons israéliennes (sic), les réfugiés ne sont plus arrêtés. Selon les statistiques gouvernementales, près de 5 000 réfugiés arrivent chaque année en Israël, et le nombre continue de croître. Israël n’a pas de politique très claire en matière d’immigration" (re-sic) (...)

    "Actuellement, étant donné la surpopulation dans les prisons israéliennes, les réfugiés ne sont plus arrêtés. Selon certains observateurs, l’armée les relâche au bord des routes, dans les villes du sud d’Israël. Bon nombre de ces réfugiés sont aidés par des bénévoles et des ONG." (...)

    "Bien qu’elle soit sans ressource, Elisheva Milokovsky, étudiante de 24 ans à l’université de Ben Gourion de la ville de Beer Sheva, dans le sud du pays, s’occupe de certains réfugiés. « Nous recevons des appels téléphoniques de l’armée qui nous demande par exemple d’aller nous occuper des réfugiés qu’elle vient de relâcher à Beer Sheva »" (...)

    Et pendant qu’on casse les maisons des unes, d’autres "tribus de bédouins de la région ont également offert de l’aide et hébergent les réfugiés." (re-re-sic)

  • permalien
    27 juin 2007 @22h57   « »

    - La pitance israélienne : 250 prisonniers sur 10.000, dont de nombreux femmes et enfants, qui vivent un cauchemar

    - Abbas le modéré a demandé à Israël de fermer les points de passage de Gaza...

    - ...pour que son peuple se fasse mieux massacrer

  • permalien K. :
    28 juin 2007 @00h19   « »

    L’analyse de Jonathan Cook :

    « Les parallèles entre l’Irak et Gaza peuvent être instructifs. Après tout, l’Irak est la seule autre expérience occidentale récente de sanctions imposées pour faire mourir de faim une nation.

    Le dénuement et la faim représentent de puissantes incitations pour se retourner aussi bien contre son voisin que contre son ennemi. Une société où les ressources - nourriture, médecine, eau, et électricité - sont difficiles à obtenir est également une société où chacun ne cherche que son propre intérêt. C’est une société qui peut facilement être amenée à s’entredéchirer.

    Et c’est précisément ce que les Américains ont commencé à créer après leur invasion « shock and awe » de 2003. Contrairement aux interventions précédentes des États-Unis à l’étranger, Saddam n’a pas été remplacé par un autre homme fort. Au lieu du changement de régime, il nous a été donné le renversement de régime. Ou, comme Daniel Pipes, un des idéologues néoconservateurs de l’attaque sur l’Irak, l’a exprimé, le but « a été limité à détruire la tyrannie, pas a la remplacer. … La stabilisation de l’Irak n’est ni de la responsabilité de la coalition ni son fardeau. »

    À la place de Saddam, les Américains ont créé un refuge sûr, connu sous le nom de la zone verte à partir de laquelle son régime d’occupation pouvait de manière lache maintenir l’ordre dans le pays et surveiller le vol du pétrole Irakien, tout en observant de loin une guerre civile sectaire entre les populations Sunnites et Chiites se développer en une spirale incontrôlable et décimant la population irakienne.

    Qu’espère réaliser Washington ? Pipes offre un indice : « Quand les sunnites visent les chiites et vice-versa, les non-Musulmans [c’est-à-dire, les forces d’occupation américaine et leurs alliés] sont moins à même d’être atteints. La guerre civile en Irak, en bref, serait une tragédie humanitaire mais pas stratégique. » En d’autres termes, permettre une guerre civile en Irak était de loin préférable que permettre aux Irakiens de s’unir et de monter une résistance efficace à l’occupation américaine.

    Est ce le modèle promis pour Gaza aujourd’hui et la Cisjordanie plus tard? »

    ...

  • permalien Pierre :
    28 juin 2007 @06h42   « »

    ... pour rien ? pas si sûr :

    ” Finalement, a lancé Ehoud Olmert à ses interlocuteurs, le président Moubabark, le roi Abdallah II et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, finalement le coup de force du Hamas dans la bande de Gaza nous offre une occasion à ne pas gâcher pour changer la donne régionale.” Un premier bilan du Sommet de Sharm El Cheikh. Par Mati Ben-Avraham

    L’Afrique du Sud clarifie sa position sur la Palestine

    L’affiche était donc belle et fournie. Lors de la conférence finale, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se trouvait entouré à sa gauche par la secrétaire d’État, Condoleezza Rice et à sa droite par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Étaient également présents Javier Solana, secrétaire général de l’Otan, Louis Michel, commissaire de l’Union européenne (UE) pour le Développement ainsi que la présidence allemande de l’Europe. Rapprochement international sur le Darfour à Paris PATRICK DE SAINT-EXUPÉRY.

    Les chefs de bandes n’agissent pas autrement avant d’organiser les pillages!

  • permalien Pierre :
    28 juin 2007 @08h11   « »

    Après s’être "touchés", connus et reconnus, on va "renifler" la victime potentielle :

    Onze Palestiniens ont été tués et plus de quarante blessés hier lors d’opérations militaires israéliennes menées, avec l’appui de blindés et de bulldozers, dans la bande de Gaza, les premières de cette ampleur depuis la prise du pouvoir dans ce territoire par les islamistes du Hamas. Incursion israélienne dans la bande de Gaza

  • permalien Pierre :
    28 juin 2007 @09h08   « »

    Sébastien : "Il y a malgrés tout un probléme fondamental que seul les arabes pourront régler : qui a le droit de porter les armes dans les territoires palestiniens et au Liban ?"

    Votre interrogation me rend terriblement perplexe :

    - problème fondamental. Pour qui ?

    - que seuls les arabes pourront régler. C’est un problème génétique ?

    - qui a le droit de porter les armes Pourquoi seulement “porter”, pourquoi pas utiliser des armes ou encore mieux tuer ?

    - dans les territoires palestiniens et au Liban ?" et le reste du monde resterait hors la loi ?

    Est-ce que la réponse a votre question ne serait pas : il est fondamental que les arabes nous désignent lesquels d’entre eux doivent avoir le droit de se faire tuer. C’est peut-être à ça qu’a servi Sharm El Cheikh ?

  • permalien rabbi jacob :
    28 juin 2007 @09h13   « »

    orange vous citez le pas de tel Brauman "Aujourd’hui, quand on voit des Bernard Kouchner et des Bernard Henri-Lévy qui parlent des Chinois en Afrique comme de "prédateurs", de gens qui sont intéressés uniquement par le commerce et le profit, on comprend que, nous, quand on était en Afrique, on avait d’autres visées : on avait notre grandeur d’âme..."

    C’est du sarcasme gratuit. L’Occident s’est retire d’Afrique car il veut edifier un monde SANS colonialisme. Si c’est pour laisser la main aux massacres des chinois, alors autant qu’on y retourne. Mais avec les reserves plus grands de petrole, dans les mains de gens comme Chavez, Putin, Ahamdinejad, et les chinois en Soudan, si on perd l’Iraq qu’est-ce que vous allez mettre dans vos bagnoles, de l’Orangina ?

  • permalien
    28 juin 2007 @09h38   « »

    "Persepolis" retiré du Festival du film de Bangkok

    - La Thaïlande a cédé aux pressions de l’Iran et retiré le dessin animé "Persepolis" de la sélection du Festival international du film de Bangkok, qui se déroule le mois prochain.

    Le long métrage réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud est une adaptation de la bande dessinée autobiographique de Satrapi, née en Iran et vivant aujourd’hui en France.

    Vive l’Iran ! votre pays idéal, camarades, c’est vraiment de la m.... !!!

  • permalien Orange :
    28 juin 2007 @10h03   « »
    rabbi jacob est sacré rigolo !

    rabbi jacob dit "L’Occident veut édifier un monde sans colonialisme". Ben mon vieux, c’est une belle réussite de ce point de vue, la politique occidentale. Sans terrorisme d’état, sans un nombre considérable d’assassinats de civils, sans torture, sans siège de population civile, et sans corruption par nos belles multinationales... Même celles qui achètent du cacao corrompent !!! Sans parler de nos achats de pétrole et de nos ventes d’armes !!! Maintenir le maximum de dictatures qui moyennenant commission, nous laissent piller leur pays, voilà ce que fait l’Occident.

    Vous êtes un sacré rigolo, rabbi, quel humour... noir ?

  • permalien Orange :
    28 juin 2007 @10h09   « »
    cher anonyme de 09:38 : la paille dans l’oeil du voisin

    En Occident, on ne censure aucun flim, on ne renvoie aucun journaliste, l’information télé est tellement pluraliste en France que le débat télévisé de la Présidentielle est animmé par deux journalistes de droite, copains du candidat de droite qui, d’ailleurs, a cherché du regard et reçu leur soutien pendant tout le débat.

    Je veux bien envoyer quelques sous de solidarité à l’opposition démocratique en Iran, mais à eux de créer une vraie démocratie, nous en Europe on a échoué. Quand la population dit NON à une élection, les institutions européennes font comme si la population avait dit OUI.

  • permalien Orange :
    28 juin 2007 @10h13   « »
    à rigolo rabbi

    Je n’ai pas de voiture !... mais je ne pense pas que ce soit cela qui m’évite de soutenir comme vous l’assassinat de civils et d’enfants... pour pouvoir continuer à piller le tiers monde.

  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
    28 juin 2007 @11h05   « »

    Leçon de démocratie (suite) : Oops j’avais oublié !

    Je redonne Pétition Arrêt sur Images

    mais en ce moment c’est une épidémie !

  • permalien Sébastien :
    28 juin 2007 @11h15   « »

    Bonjour,

    Pierre, dans un Etat, comme le Liban, seul l’Etat devrait avoir entre ces mains la force armée, les armes doivent être contrôlée par l’Etat. L’armement du Hezbolah cause donc probléme pour le Liban, car il s’agit d’une force armée qui n’obéit pas au pouvoir légitime du Liban, ( représenté par messieurs Lahoud et Siniora ). C’est pareil pour les milices des camps de réfugiés palestiniens.

    C’est au libanais de résoudre la question, à moins que l’on considére que c’est à nous de le faire, ( je ne sais pas ce que les libanais penseraient si des pays étrangers venaient au Liban désarmer le Hezbolah ).

    Pour les palestiniens c’est plus compliqué, car le pays n’est pas encor souverain, mais le probléme est le même. Les dirigeants politique ne contrôlent pas forcément la lutte armée, ( capture d’un militaire israélien sans consulter la direction politique du Hamas ), et des groupuscules peuvent se dire "force de résistance", et faire tout et n’importe quoi ( enlever un cameraman britanique )

    C’est comme cela que les palestiniens risquent de perdre le contrôle de leur propre lutte.

    Sébastien

  • permalien Sébastien :
    28 juin 2007 @11h28   « »

    Solutions :

    - Au Liban le Hezbollah devra désarmer ou se fondre dans l’armée libanaise, idem pour les milices des camps de réfugiées. Il ne pourra y avoir d’autre force armée que celles contrôlées par le Gouvernement.

    - En Palestine c’est plus compliqué au cause de l’occupation ; mais la aussi il y apparemment une volonté de clarifier les choses.

    Les directions politiques semblent vouloir contrôler leurs branches armées, et elles semblent vouloir se coordonner entre elles. Le Hamas devra s’interroger sur son adhésion à l’OLP, à moins de considérer cette dernière organisation comme caduque.

    Trop d’actions armées ont été faites dans de passé au nom de la Palestine, sans que soit consultée la direction de l’OLP, (seule représentante du peuple palestinien, du moins en théorie).

    Tous les mouvement de libération nationale ont voulu contrôler la lutte armé : LE PARTI COMMANDE AU FUSIL, ET IL EST INNACEPTABLE QUE LES FUSIL COMMANDENT AU PARTI (Mao Ze Dong).

    La résistance doit être conduite par une direction politique unie, qui commande la lutte armée, comme ce fut le cas au Viet-Nam.

    Sébastien

  • permalien Pierre :
    28 juin 2007 @11h29   « »

    Sébastien, j’avais bien compris que, pour vous, tuer est un acte ordinaire, pour ma part, je trouve ça répréhensible, et la seule question que je pose, c’est :

    pourquoi des armes?

    Mais j’ai bien conscience d’être un original isolé en considérant que le meurtre d’autrui est un passe-temps misérable et archaïque.

    L’apothéose des meurtriers se sont les "sommets pour la paix". Ce sont des sommets en principe pour arrêter de se tuer, alors qu’il suffirait d’arrêter de se tuer, pour faire la paix. Pas besoin de sommet pour ça. Sauf si le sommet prévoit la "prochaine".

  • permalien Pierre :
  • permalien Orange :
    28 juin 2007 @11h48   « »

    @ Pierre l’angélique...,

    Il vaut mieux éviter d’utiliser les armes contre son propre camp (mais la corruption au sein du Fatah semble avérée... et dramatique quand la population palestinienne est aussi pauvre!). Quand on est occupé par un pays surarmé comme Israël et qui pratique le terrorisme d’état, on est bien obligé d’être armé. A moins de choisir la reddition sans conditions.

    Pour prendre un exemple, la stratégie de la non violence mise en oeuvre avec constance par le Dalaï Lama du Tibet, ne me semble avoir eu aucune efficacité du point de vue de la sauvegarde du territoire et de la culture tibétaine.

  • permalien Pierre :
    28 juin 2007 @12h58   « »

    Vous avez raison Orange, ça c’est le rôle des marchands d’armes de rendre "dépendants" les acheteurs et “faire monter la mayonnaise”. J’ai mis l’exemple de Gaza, parce qu’il était le dernier en date. Mais ne doutons pas que ce sur-armement, entraînera de nouvelles subventions pour un autre achat d’armes, ailleurs, en Israël en Cisjordanie et pourquoi pas au Vatican. Et quand on ne saura plus où les stocker, il faudra bien vider les stocks d’une façon ou d’une autre.

    Je rappelle la solution préconisée par Frida Berrigan : "Nous n’avons pas besoin de lois plus strictes sur le contrôle des armes, ce qu’il nous faut, c’est une instance qui garantisse la sobriété mondiale dans ce domaine – et aussi une sorte de « programme en douze étapes » pour le pays dealer ."

    Mais il me semble que si j’avais à tuer quelqu’un, j’aurais tout de même plus de jouissance à le faire à mains nues.

  • permalien Orange :
    28 juin 2007 @13h20   « »

    "si j’avais à tuer quelqu’un, j’aurais tout de même plus de jouissance à le faire à mains nues."

    Ouah... pas si angélique que ça le Pierre ! ;-) Ca sent presque le vécu ! ... :-)))

    Pierre votre lien ne fonctionne pas.

    Amicalement

  • permalien Pierre :
    28 juin 2007 @13h41   « »

    Tout est dans le "si". Mais tant qu’à tuer autant y mettre du cœur plutôt que déléguer son plaisir au compte en banque du marchant d’armes. Au moins je me suis posé la question.

    Vous me comprendrez mieux avec le lien ci-dessous.

    Voir en ligne : États-Unis : On est numéro 1

  • permalien K. :
    28 juin 2007 @14h24   « »

    Daily Star Liban, 23/06/07 :

    « La ligue arabe n’a jamais été un corps décisif, mais maintenant elle ressemble plus à une confédération Maffieuse qu’à un regroupement de gouvernements souverains. .. leur fonction est d’accoler leur signature à une série interminable de résolutions vagues et plates qui ne sont jamais mises en application.

    Nulle part ce fait désolant est plus évident qu’au Liban, en Palestine et en Irak, endroits où le monde arabe serait capable d’accomplir quelque chose si ses dirigeants étaient concernés par le bien-être de leurs peuples plutôt que de nous abreuver d’expressions verbales en faveur du respect de la souveraineté. L’Amérique et Israël ont causé des dommages considérables dans cette partie du monde, mais les dirigeants arabes sont [complices] des conséquences. »

  • permalien rigolo rabbi :
    28 juin 2007 @14h43   « »

    ORANGE vous soutenez tous les jours l’assassinat d’hommes femmes et enfants, a chaque clic sur votre clavier, alimente par le reseau EDF, par l’energie nucleaire produite avec l’uranium extrait au Niger par des hommes qui meurent de cancer a 35 ans. L’Occident vit en tuant, cher Orange, mais VEUT s’en passer, va dans la bonne direction, sauf si vous pensez que les tueries en Algerie et Ruanda etaient mieux que ce qu’on fait maintenant. La Chine, ben c’est le contraire, elle est prete a prendre la place degagee par l’Occident, tormente par le remord. Alors je me dis : soit la Chine arrete aussi, soit on y retourne. Heureusement que le ministre Kouchner et le president Sarkozy semblent d’accord, au moins a les entendre.

  • permalien Byblos :
    28 juin 2007 @15h41   « »

    Je me permets d’intervenir avec mes gros sabots dans le dialogue Pierre/Sébastien.

    1- La solidarité sans réserve que j’exprime pour la lutte des Palestiniens en Palestine occupée ne m’interdit pas de me demander quelle est l’utilité des armes palestiniennes dans les camps du Liban, au nord par exemple, ou en banlieue de Beyrouth, c’est-à-dire hors de portée de « l’ennemi sioniste ».

    2- Le statut d’extra-territorialité de ces camps date de 1969. À l’époque, cela était supposé permettre aux Palestiniens de mener la lutte aux Israéliens à partir des frontières du Liban (Fathland). Depuis les intifadas, cette époque est révolue, et cette extra-territorialité subsiste alors que rien ne la justifie plus. À moins que... J’y reviendrai tantôt.

    3- Le Hezbollah a explicitement accepté son désarmement lorsque le territoire sera complètement libéré, et qu’Israël cessera d’être une menace (bien réelle et combien lourde!) sur le Liban. Voir à ce sujet l’entente avec le mouvement patriotique libre de Michel Aoun.

    4- De plus, les hezbollahi étant Libanais, il est tout à fait envisageable de les voir intégrés à l’armée nationale, à l’instar de ce qui s’est fait en France en 1945-1946. Par contre, on voit mal comment les Palestiniens qui ne sont pas Libanais pourraient être intégrés à l’armée nationale du Liban. À moins que...

    5- À moins que... Ici, je reviens au point 2 ci-dessus. La déstabilisation du Liban qui est menée sur plusieurs fronts, la neutralisation du Hamas ainsi que la rencontre de Sharm el Sheikh ne préluderaient-ils pas à un règlement de la question du droit au retour des Palestiniens chez eux, par le biais de leur implantation définitive au Liban, enterrant une fois pour toutes la cause palestinienne ?

    Rappelons pour mémoire que les propositions de paix globale de Beyrouth faites par l’Arabie Saoudite y font une allusion claire.

    Mais rappelons aussi que le Liban surpeuplé (400 h. au Km²), privé de ressources naturelles, et reposant sur un équilibre confessionnel délicat et précaire, ne survivrait pas à une telle entreprise.

    On est en droit de se demander quels intérêts serviraient son atomisation, celle de la Palestine et celle de l’Iraq. (Bientôt celle de la Syrie?)

    Un empire allant du Nil à l’Euphrate se dessine à un horizon pas si lointain.

  • permalien K. :
    28 juin 2007 @15h42   « »

    Suite J. Cook

    « Les raisons pour lesquelles Israël préfère cet arrangement sont diverses.

    D’abord, Gaza peut être maintenant qualifié par la communauté internationale comme étant hors la loi. (..) Comme les fonctionnaires Israéliens et américains l’avaient exprimé, il y a une nouvelle « clarté » dans la situation. Dans un Hamastan, les militants et les civils de Gaza peuvent être ciblés par Israël avec peu de discrimination et aucun tollé de la communauté internationale. Israel espérera que le message de Gaza ne sera pas perdu auprès des Palestiniens de la Cisjordanie quant à leur préférence du Fatah par rapport au Hamas.

    En second lieu, lors de leur réunion de la semaine dernière Olmert et Bush a rétabli l’idée d’un état palestinien. Selon Olmert, Bush « veut réaliser, alors qu’il est encore en fonction, le rêve de créer un état palestinien. » Abbas ne réclamera pas l’inclusion de Gaza dans son fief-ghetto.

    Troisièmement, la séparation de Gaza de la Cisjordanie peut être employée pour injecter du sang neuf dans le plan de convergence éculé d’Olmert - s’il peut l’habiller de nouveaux habits. La convergence, qui exigeait un retrait très limité des régions de la Cisjordanie fortement peuplées de Palestiniens tandis qu’Israël annexait la plupart de ses colonies illégales et gardait la vallée de Jordanie, a été officiellement abandonné l’été passé après l’humiliation d’Israël par le Hezbollah. »

    A suivre

  • permalien pablo :
    28 juin 2007 @16h16   « »

    Pour ceux que les faux sommets de la paix écoeurent. (qui consistent en des discussion entre une oligarchie politico-militaire israelienne, des rois et des dictateurs arabes dans des hotels de luxe. le clou du spectacle consistant en la nomination de blair comme messager de la paix) je vous conseille de lire le compte rendu de "roundtable on the borderline" sur indymedia beirut, une discussion qui fait le bilan de la guerre de l’été dernier entre des israeliens et des libanais. c’est pas tout récent mais ça vaut la peine pour tous ceux qui veulent croire à la paix des peuples plutot que celle des élites corrompues.

    http://beirut.indymedia.org/

  • permalien Orange :
    28 juin 2007 @16h37   « »

    Pierre, la France est un marchand d’armes important. On ne peut se contenter de critiquer les Etats-Unis sans le souligner.

    C’est un peu le problème ici, où nous les posteurs, commentons, confortablement installés, la tragédie mondiale en cours. Certains critiquent les miséreux sous occupation, ou bien réfugiés depuis des générations dans des camps de misère : ils ne devraient pas se battre, ils devraient rester pondérés, ils ne devraient pas pour certains glisser vers l’intégrisme...

    Et que fait-on tous ensemble, nous ici, contre notre (nos)gouvernement(s) à nous, largement complices des crimes de guerre contre les civils, et largement complices du pillage par la corruption ? Je recommande à ce sujet les livres d’Eva Joly : cette femme remarquable et courageuse souligne combien les flux de la corruption sont une saignée importante sur les économies des pays du tiers monde.

    Que faisons nous en dehors de commenter ?

    De droite ou de gauche (même si je préfère en la matière la gauche), quelle action avons nous contre la barbarie occidentale ? Parce que c’est la première qui nous concerne, la première dont nous portons la responsabilité, et contre laquelle nous soyons légitimes à lutter.

  • permalien Orange :
    28 juin 2007 @16h50   « »

    Quelle foi dans l’occident, rigolo rabbi ! Occident qui pourtant a produit le plus grand génocide de tous les temps, et a fourni les armes à plusieurs des conflits du tiers monde...

    Les discours de Sarkozy et Kouchner sont beaux... mais ceux des dirigeants de la République Populaire de Chine ont certainement leur esthétique propre vous savez... Il y a toujours loin de la parole... aux actes de nos politiques.

    Action Contre la Faim réclame plus d’hélicoptères pour aller secourir les populations du Darfour. Nos belles armées occidentales prêteront-elles leurs jouets sophistiqués ?

  • permalien Pierre :
    28 juin 2007 @16h55   « »

    Orange, c’était une traduction de l’américain, si ça peut vous convenir voici des nouvelles de France

    Amicalement.

  • permalien Orange :
    28 juin 2007 @17h14   « »

    Merci Pierre. J’espère que beaucoup protesteront contre ces essais français.

    Pour rabbi, et les autres, des paroles de la CIA, sur elle-même, incomplètes évidemment, mais pleines d’enseignement sur la "grandeur d’âme" occidentale.

    Voir en ligne : Ce que la CIA déclassifie

  • permalien Pierre :
    28 juin 2007 @17h16   « »

    Byblos : "Un empire allant du Nil à l’Euphrate se dessine à un horizon pas si lointain."

    47 ans ça vous iras ?

    " nous avons 47 ans de réserve !"

    Amicalement.

  • permalien K. :
    28 juin 2007 @17h18   « »

    Suite (2) J.Cook :

    « Pourquoi chercher à rétablir la convergence ? Parce que c’est la clef pour qu’Israël sécurise l’état de plus en plus fortifié qui est sa seule protection sûre contre la rapide croissance démographique des Palestiniens, qui vont dépasser bientôt les juifs en nombre en terre sainte, et les craintes d’Israël qu’elle puisse alors être comparée à l’apartheid de l’Afrique du Sud.

    Si l’occupation continue en l’état, a averti depuis longtemps l’appareil sécuritaire d’Israël, les Palestiniens finiront par prendre conscience de la seule réponse pratique : la dissolution de l’autorité palestinienne (...) forçant de ce fait Israel à prendre en charge la facture de l’occupation plutôt que l’Europe. La prochaine étape serait une lutte contre l’apartheid pour un état en Palestine historique.

    Pour cette raison, la séparation démographique des Palestiniens a été la logique de chaque initiative politique israélienne majeure depuis - et y compris - Oslo. La convergence n’exige aucune perte du contrôle par Israël des vies palestiniennes, assuré par l’inachevée barrière de murs, les colonies, les déviations de routes, et les points de contrôle, seulement un nouvel emballage de leur occupation comme état.

    La plus grande objection en Israel au plan d’Olmert - comme au dégagement relatif de Gaza - était le souci que, une fois que l’armée s’était unilatéralement retirée des ghettos palestiniens, les Palestiniens seraient libres de lancer des attaques terroristes, y compris envoyer des fusées a partir de leurs prisons vers Israel. La plupart des Israéliens, naturellement, ne prennent jamais en compte le rôle de l’occupation quant au pourquoi de telles attaques.

    Mais Olmert peut croire qu’il a trouvé une manière d’amortir ses critiques internes. Pour la première fois il semble véritablement désireux d’impliquer ses voisins arabes dans l’établissement d’un « état palestinien. »

    A-t-il voulu dire partenariat ? Une source du bureau du premier ministre a expliqué au Jerusalem Post pourquoi les trois nations [Israel,Jodanie, Egypte] et Abbas se réunissaient. « Ce sont les quatre parties directement affectées par ce qui se produit en ce moment, et ce qui est nécessaire est un niveau différent de coopération entre elles. » Un autre porte-parole s’est lamenté de l’incapacité à obtenir la participation des saoudiens jusqu’ici. » A suivre

  • permalien K. :
    28 juin 2007 @17h25   « »

    Suite (3 et Fin) J.Cook :

    « Ceci semble marquer un changement énorme dans la pensée israélienne. Jusqu’ici Tel Aviv a considéré les Palestiniens comme un problème domestique - après tout, ils se trouvent sur la terre qui légitimement, du moins a en croire la bible, appartient aux juifs. N’importe quelle tentative à internationaliser le conflit a donc été énergiquement repoussé.

    Mais maintenant le bureau du premier ministre israélien parle ouvertement d’obtenir une participation plus directe du monde arabe, non seulement dans son rôle habituel de médiateur avec les Palestiniens, ni même de simple surveillance des frontières contre la contrebande, mais également dans le maintien de l’ordre des territoires. Israël espère que l’Egypte, en particulier, est aussi inquiet que Tel Aviv de l’apparition d’un Hamastan sur ses frontières, et peut être incité à employer les mêmes politiques répressives contre les Islamistes de Gaza qu’elle emploie contre ses propres islamistes.

    De même, le principal rival politique d’Olmert, Binyamin Netanyahu du Likoud, a mentionné non seulement la participation égyptienne dans Gaza mais même une présence militaire jordanienne en Cisjordanie. Les régimes arabes « modérés », comme aime les appeler Washington, sont vus comme la clef de développement de nouvelles idées au sujet de l’« autonomie » palestinienne et d’une « confédération régionale. » Tant qu’Israel a un collabo en Cisjordanie et un gouvernement diabolisé dans Gaza, il peut croire qu’il peut acculer le monde arabe a soutenir un tel « plan de paix. »

    Que signifie ceci en pratique ? Possiblement, comme Zvi Barel du Ha’aretz le spécule, nous verrons l’apparition d’une demi-douzaine de gouvernements palestiniens responsable des ghettos de Gaza, de Ramallah, de Jénine, de Jéricho, et de Hébron. Ils peuvent tous être encouragés à se concurrencer pour gagner le patronage et l’aide des régimes arabes « modérés » mais à condition qu’Israel et les États-Unis soient satisfaits des performanes de ces gouvernements palestiniens.

    En d’autres termes, Israël une fois encore teste un nouveau modèle de contrôle des Palestiniens et de leur irritante hantise de souveraineté. La fois passée, sous Oslo, ce sont des Palestiniens qui ont été chargés de maintenir l’ordre de l’occupation au nom d’Israel. Cette fois, comme les Palestiniens sont enfermés dans leurs prisons séparées, mascarades d’état, Israel peut croire qu’il peut trouver un nouveau geôlier pour les Palestiniens - le monde arabe. »

    Voir en ligne : Divide and Rule, Israeli-Style. Can the Arab world be turned into Gaza’s jailers ?

  • permalien K. :
    28 juin 2007 @18h09   « »

    Darfour : Le monde réel exige de ne pas permettre une inquiétude sincère pour les victimes d’atrocités se voir transformer par les interventionistes hypocrites en apologie d’un imperialisme qui produira finalement plus de victimes de plus d’atrocités. Mais ces memes victimes méritent mieux qu’une simple dénonciation de l’intervention et de ses apologistes comme des hypocrites et des va-t-en guerre.

    Steve Fake and Kevin Funk proposent des mesures sur le site Foreign Policy In Focus.

  • permalien K. :
    28 juin 2007 @18h40   « »

    - Gringrich part en guerre. « L’ex président Républicain du parlement US juge que la victoire du Hamas est une défaite dans la IVème guerre mondiale que les USA mènent contre l’Islam radical. Il faut réagir, dit-il. Eradiquer le Hamas et le Hezbollah. Jeter en prison tous ceux qui s’opposent à la politique américaine. Contrôler la population en administrant directement les aides internationales et les établissements d’enseignement. Nous n’en sommes même pas au début, conclut-il, mais nous savons que ce qui nous attend, c’est une vraie guerre. »

    - Mais que fait donc le représentant de la « communauté internationale » pendant ce temps ? C’est ce qu’analyse un article du Foreign Policy In Focus intitulé Ban Ki Whom?.

    « Ban Ki Moon’s tenure so far has been on the low decibel end of the scale, even compared with Kofi Annan, who always spoke softly, realizing that there was no big stick at hand. »

    Le monsieur et son équipe nettoient dur le peu qui reste à l’ONU qui puisse aller à l’encontre des “réalités créées” par les siocons.

  • permalien rigolo rabbi :
    28 juin 2007 @19h29   « »

    ORANGE "Nos belles armées occidentales prêteront-elles leurs jouets sophistiqués?"

    Du moment qu’elles les ont pretes en Yougoslavie, sous pretexte d’une seule tuerie (ou les 1500 corps retrouves personne ne peux dire qu’ils fussent des bosniaques, et un general britannique le nie assurement). On est parti tous en guerre, derriere Bill pour detruire la Yougoslavie (2 mois de bombardement d’objectif civils documentes sur Internet). On a fait la gueule a George sur l’Iraq, comme certains pensaient que de centaines de milliers de curdes ne valaient pas 1500 supposes bosniaques, ou mieux ne valaient pas les affaires qu’on cherche a eclairer dans le proces de l’Oil for Food. Il semblerait que le Darfour fasse plus tendance, et puis cet engouement europeen pour la Chine s’effondre un peu, le probleme sera de trouver les sous, vues les dettes astronomiques, de Paris a Washington.

  • permalien Chahid :
    28 juin 2007 @20h23   « »

    @Byblos

    Le problème des arabes c’est de vouloir corriger les erreurs par d’autres erreurs ; la corruption par la corruption ; la ploutocratie par la ploutocratie ; la gérontocratie par la gérontocratie…

    Votre réflexion n’est-elle pas aussi féconde pour proposer des solutions au-dessus de ces vieux démons (dont votre Michel Aoun, l’homme de la conspiration et de l’usurpation du pouvoir politique et militaire et des tournements de fonds publics ; l’homme girouette anti-syrien, prosyrien ; l’arriviste qui vise le sommet).

    Michel Aoun sera le premier à renier et frapper le Hizbollah. C’est dans sa nature.

    Et puis arrêtez de vous moquer des palestiniens que vous avez mis dans des ghettos.

    Pourquoi certains intervenants (dont le maître du blog) s’obstinent à vouloir faire croire aux arabes que la seule alternative à l’hégémonie américano-sioniste et la lâcheté de leurs régimes est une autre hégémonie aussi rapace et obscure (Iran, Chine etc.). Les arabes devront démocratiser leurs sociétés et s’attacher plus aux institutions qu’aux hommes. La justice au Liban et ailleurs doit prendre le dessus.

    Les surenchérisseurs « occidentaux » et autres doivent nous laisser tranquilles !

    Voir en ligne : Quand Tsahal se prostitue pour survivre !

  • permalien K. :
    28 juin 2007 @22h56   « »

    Paralèlle Etats-Unis/Europe Occidentale par Alain Joxe en 2001 :

    La cause de l’échec [de la géopolitique américaine et de ses débats] se situe au niveau d’un défaut dans l’analyse des causes de l’opposition mondiale aux effets globaux de la mondialisation des marchés économiques et financiers gérée par les Etats-Unis mais également par l’Union Européenne.

    Entre les deux guerres se fixe la définition non conquérante [du contrôle du monde]. Cette philosophie politique correspond à une définition de leur pouvoir comme une domination économique et, culturelle, secondairement militaire.

    [L]’objectif de l’imperium américain, vise seulement à enrichir le peuple américain ou du moins ses élites, et les élites internationales qui font partie de système d’accumulation mondial. Les Etats-Unis s’accommodent donc parfaitement de l’augmentation de l’écart entres les pays développés soumis à leur leadership mondial, qui s’appauvrissent régulièrement et les populations des pays les plus riches qui sont ses alliés et partenaires (Europe, Japon),

    Il serait injuste de considérer que cet impérialisme non conquérant et qui refuse le rôle de protecteur militaire et économique des états de la périphérie, (rôle, qui définit le Souverain), est seulement américain L’Europe aujourd’hui est également non-conquérante et refuse dans les faits de prendre en charge la protection des peuples appauvris de la périphérie qu’elle a rejeté de ses empires coloniaux directs.

    Le voisinage européen n’est pas celui des Etats-Unis qui se veut global depuis leur île. La recherche du contrôle global par l’expédition punitive et l’affaiblissement des états face à la maîtrise des flux transnationaux n’est pas compatible avec la recherche de contrôle régionaux par des modes plus équilibrés de péréquation du développement, modes qui seuls peuvent logiquement être poursuivis comme valeur portant, en puissance, un projet de paix et de progrès rééquilibré, caractéristique de la tradition social-démocrate ou chrétienne démocrate du vieux continent.

    A suivre

  • permalien K. :
    28 juin 2007 @23h00   « »

    Paralèlle Etats-Unis/Europe Occidentale par Alain Joxe en 2001 (suite et fin) :

    L’antiaméricanisme modéré qui existe dans certains états Européens tient à une rivalité entre deux systèmes de pouvoirs dominants qui n’ont ni les mêmes traditions politiques ni les mêmes intérêts géopolitiques, en particulier à l’égard de la survie des états nations et du concept raisonnable de sécurité par bon voisinage et limitation consensuelle de la lutte des classes et le refus raisonné de toute espèce de guerre de religion.

    L’actuel esprit de croisade qui se manifeste aux États-Unis risque de creuser une différence assez claire de conception de la lutte anti-terroriste entre Etats-Unis et Europe, ce qui ne signifie pas une opposition sur la nécessité de lutter contre les réseaux terroristes extrémistes mais une différence de jugement sur les causes et les remèdes à apporter à ce phénomène plus socio-économique que théologique.

    Le système micro sociétal et la guerre de banlieue qui s’établit cruellement deviennent emblématiques de la relation nord-sud et de la relation centre périphérie dans toute société frappée par la dualisation extrême des niveaux de revenus dans un espace de voisinage mêlé. C’est pourquoi sa solution pactée serait sans aucun doute un élément d’importance globale, non pas à cause des religions présentes autour du Dôme du Rocher et du mur des Lamentations et des lieux saints chrétiens, de la naissance à la résurrection du Christ, mais en raison du fait qu’aucune solution au problème ne peut être seulement qu’une solution de sécession entourée de barbelés, mais doit être aussi une solution sociale et politique d’intégration et de voisinage démocratique en dépit des fossés économiques et idéologiques, qui séparent les deux peuples

    Nous en sommes loin, mais il n’y a pas d’autre solution, l’Europe doit prendre le relais et s’acharner à relever le défi, sinon elle en pâtira bien plus que les Etats-Unis loin dans leur île.

  • permalien K. :
    28 juin 2007 @23h17   « »

    Paralèlle Etats-Unis/Europe Occidentale par Alain Joxe en 2001 (suite et fin) :

    L’antiaméricanisme modéré qui existe dans certains états Européens tient à une rivalité entre deux systèmes de pouvoirs dominants qui n’ont ni les mêmes traditions politiques ni les mêmes intérêts géopolitiques, en particulier à l’égard de la survie des états nations et du concept raisonnable de sécurité par bon voisinage et limitation consensuelle de la lutte des classes et le refus raisonné de toute espèce de guerre de religion.

    L’actuel esprit de croisade qui se manifeste aux États-Unis risque de creuser une différence assez claire de conception de la lutte anti-terroriste entre Etats-Unis et Europe, ce qui ne signifie pas une opposition sur la nécessité de lutter contre les réseaux terroristes extrémistes mais une différence de jugement sur les causes et les remèdes à apporter à ce phénomène plus socio-économique que théologique.

    Le système micro sociétal et la guerre de banlieue qui s’établit cruellement deviennent emblématiques de la relation nord-sud et de la relation centre périphérie dans toute société frappée par la dualisation extrême des niveaux de revenus dans un espace de voisinage mêlé. C’est pourquoi sa solution pactée serait sans aucun doute un élément d’importance globale, non pas à cause des religions présentes autour du Dôme du Rocher et du mur des Lamentations et des lieux saints chrétiens, de la naissance à la résurrection du Christ, mais en raison du fait qu’aucune solution au problème ne peut être seulement qu’une solution de sécession entourée de barbelés, mais doit être aussi une solution sociale et politique d’intégration et de voisinage démocratique en dépit des fossés économiques et idéologiques, qui séparent les deux peuples

    Nous en sommes loin, mais il n’y a pas d’autre solution, l’Europe doit prendre le relais et s’acharner à relever le défi, sinon elle en pâtira bien plus que les Etats-Unis loin dans leur île.

  • permalien Elias :
    28 juin 2007 @23h33   « »

    Bonjour, C’est bien dommage que les occidentaux prennent toujours spontanément la défense d’israel ou de Mahmoud Abbas et ses proches. Pourquoi l’occident s’aligne-t-il aveuglement du côté de Abbas ? parce qu’il représente l’islam laïque et que le Hamas en face représente l’islam intégriste. Ci ceci est vrai, il ne représente pas forcément le bon choix pour les occidentaux, pourquoi ? Parce que les européens mettent touts les islamistes dans le même sac : tous des terroristes. Ceci bien sur n’est pas du tout vrai. Alors que la majorité des hommes forts du Fath constituent un groupe de corrompus, même du temps de Arafat (détournement d’une partie des aides internationales, trains de vie disproportionnés par rapport au reste de la population (villas cossues..). Le Hamas arrivé au gouvernement par les urnes sur le mode occidental est refusé d’emblé par ce même occident pour qui la démocratie a joué un bien vilain tour. Le Hamas est refusé, pourquoi ? Parce qu’il ne reconnaît pas Israël, mais les cadre du hamas répondent qu’il ne cherchent à libérer que les territoires perdus en 67 (c’est une reconnaissance d’israel déguisée). Les cadre du Hamas ne sont pas des corrompus, ils ne sont pas plus terroristes que les résistants français pendant l’occupation allemande de la deuxième guerre mondiale et certainement moins que ceux qui largué des bombes atomiques en 45 pour tuer le maximum de civils. Discutez Messieurs les occidentaux avec le cadre du Hamas avant de porter des jugements, et voyez si vraiment c’est des terroristes qui haïssent l’occident. Ce sont des islamistes modérés moderne ouverts, s’ils sont différents de vous ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Hamas ou Fatah ?

  • permalien Rebbetzen’ Jacob :
    28 juin 2007 @23h57   « »

    de l’ambassade d’Israel en France : communiqué.

    Israël en aide aux réfugiés soudanais

    27 juin

    Etant donné la situation au Darfour, MASHAV, le Centre de Coopération Internationale du ministère des Affaires étrangères, a répondu favorablement à une demande du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l’ONU afin de venir en aide aux réfugiés soudanais.

    Mashav va donc installer une clinique des yeux au Kenya, au camp de Kakuma, à l’ouest du lac Turkana et à 50 km de la frontière avec le Soudan. Ce camp existe de puis 15 ans et accueille 75.000 réfugiés, principalement des Soudanais.

    Mashav et les ophtalmologistes ont une grande expérience de ce type d’opérations. En décembre dernier, 2 ophtalmologistes israéliens envoyés par MASHAV en Ouzbékistan ont opéré une centaine de patients aveugles ou en passe de l’être, leur rendant la vue (lire). En Afrique, MASHAV a déjà mis en place de telles cliniques des yeux.

    Les 2 médecins partiront le 2 juillet et, outre les interventions prévues, ils donneront des consultations et une assistance aux docteurs locaux. L’équipement médical pris en charge par MASHAV a d’ores et déjà été envoyé au Kenya.

    Le drame du Soudan préoccupe particulièrement les Israéliens, d’autant plus que des centaines de réfugiés soudanais arrivent en Israël via l’Egypte (Lire « Prend-moi sous ton aile », l’histoire de 11 femmes et 18 de leurs enfants vivant dans un centre d’accueil dans la région de Carmel, au Nord d’Israël ; et « Réfugiés soudanais en Israël », un appel du grand rabbin de Tel-Aviv au Premier ministre vis-à-vis des réfugiés en Israël).

  • permalien K. :
    29 juin 2007 @00h22   « »

    Les palestiniens sont « devenus des mandataires représentant les sujets de l’empire israélien dans les “districts” » et « un corps étranger, rejeté par Israël qui s’est mis à sécréter des substances, à former une membrane pour l’isoler. Le corps étranger rejette le corps souche, comme si les Palestiniens se réduisaient à un groupe, à une minorité requérant des droits tels la liberté de mouvement, le droit de vente et d’achat, celui de percevoir des subsides... C’est en fonction de cette perception des Palestiniens que l’on procède actuellement à la séparation de Gaza d’avec la Cisjordanie. Le régime en place dans la dernière mérite