Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Georges Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

Georges Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

vendredi 6 juillet 2007, par Alain Gresh

Georges Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

Le 24 juin, lors d’une cérémonie à Montpellier (parc Grammont) organisée par le Centre culturel juif à l’occasion de la « Journée de Jérusalem », Georges Frêche, président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, président de la communauté d’agglomération de Montpellier et membre du conseil municipal de Montpellier, a fait un discours reproduit sur le site Internet Dailymotion, une anthologie de soutien à la politique du gouvernement israélien, d’amalgame entre juifs et Israéliens, et de propos susceptibles d’encourager l’antisémitisme. Avec Frêche, qui s’est déjà rendu célèbre par des déclarations racistes, on n’est jamais déçu... Rappelons que Frêche a été exclu du PS en janvier 2007, mais qu’il garde le soutien des élus de gauche dans sa région.

Voici quelques extraits de ses propos en italique avec commentaires.

« Moi je me souviens être allé à Tibériade lors de la guerre des Six jours (1967) et c’est là que je me suis fais un ami, je vais vous dire qui c’est : Nicolas Sarkozy. Eh oui, car on n’est pas du même bord, mais pour Israël on est du même bord. Et je suis ravi que pour la première fois la France ait élu au suffrage universel direct - ça sera mon bonheur dans mon malheur - ait élu un juif président de la République. On avait eu Léon Blum et Mendès France premiers ministres, mais on n’avait jamais eu un juif élu au suffrage universel, c’est un beau succès. Et en plus avec Kouchner ministre des affaires étrangères, qu’est-ce que vous voulez de plus? »

Frêche sait sans doute comment on définit « un juif ». Pour lui, son grand-père maternel étant juif (converti au catholicisme), Nicolas Sarkozy l’est aussi. En septembre 1935, les nazis avaient adopté les lois de Nuremberg, expression de leur vision raciale et délirante de l’humanité. Elles définissaient comme juifs ceux dont trois ou quatre grands-parents étaient juifs. Elles désignaient comme « métis juifs » de premier degré ceux qui avaient deux grands-parents de sang allemand et deux de sang juif ; s’ils appartenaient à la religion juive ou étaient intégrés à la communauté juive, notamment par mariage, ils étaient considérés comme juifs. Les métis de second degré avaient trois grands-parents allemands et un de sang juif ; ils pouvaient devenir citoyens du Reich. Dans les faits, les nazis, adeptes des théories raciales, oscillèrent dans leur recherche de « signes distinctifs », firent souvent prévaloir une détermination religieuse, mais prirent en compte parfois la circoncision, quelquefois le nom, etc. La « version française » de cette loi (statut des juifs du 3 octobre 1940) affirmait que sont de « race juive » ceux ayant « appartenu à la religion juive ». On ne saura pas si, pour Frêche, Sarkozy est un juif à part entière, un métis juif ou à quel degré ?

« Alors je vais dire à mon ami Kouchner : "et quand c’est que tu reconnais Jérusalem capitale d’Israël ?". »

Rappelons que plus aucun gouvernement du monde, pas même celui des Etats-Unis, ne reconnaît Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël.

« Un des vétérans d’Israël, à la fondation d’Israël, (Shimon) Pérès, je suis heureux qu’il ait été élu président de la République. Ça fait très plaisir et j’espère le saluer lors de ma prochaine visite en Israël. Et puis j’ai un autre ami, mais je vais pas me mêler de vos affaires intérieures, mais je connais bien l’ami Barak et je suis heureux de voir sa récente nomination à la tête d’un parti israélien que j’aime (le Parti travailliste). »

A qui s’adresse Frêche quand il évoque « vos affaires intérieures » ? Aux participants à la journée qui sont dans leur immense majorité des Français ? Aux deux ou trois universitaires israéliens invités ?

« Vous savez qu’ici (il parle de Montpellier!) nous sommes une zone libérée d’Eretz d’Israël depuis trente ans. Alors je voudrais vous dire que nous, pour le mur que vous érigez contre les attentats, à l’époque où tout le monde hurlait, nous avons ici à Montpellier soutenu la faction (sic!) de ce mur parce que, bien sûr, je savais bien que ça faisait pas un plaisir fou aux Israéliens de faire un mur, mais c’était la seule façon d’éviter des dizaines de victimes innocentes semaine après semaine. Ce mur était justifié, tellement justifié qu’il a fait tomber de façon extraordinaire le nombre des attentats meurtriers en Israël. »

Pour Frêche, le mur de séparation construit par le gouvernement israélien, dont la longueur est deux fois celle de la ligne verte qui sépare Israël de la Cisjordanie, dont la Cour internationale de justice a demandé la destruction, est donc justifiée. Quant au fait que Montpellier soit « une zone libérée d’Eretz Israël (la terre d’Israël) », on imagine l’effet de tels propos dans la bouche d’un Le Pen...

« Je sais qu’Israël est un petit Etat qui a quelques millions d’habitants au milieu de plus de 200 millions d’Arabes qui ont toutes les terres qu’il faut pour assurer le développement. D’ailleurs, regardez, les seuls qui aient laissé les Palestiniens dans les camps, c’est les Libanais. Mais ailleurs, les Palestiniens, qui sont souvent des gens intelligents, se sont investis dans la population en développement économique, en Egypte, en Jordanie, voire en Syrie, ils peuvent le faire demain au Liban. »

Georges Frêche semble oublier que des millions de Palestiniens vivent dans les camps, non seulement au Liban, mais aussi en Jordanie, en Syrie ainsi qu’en Cisjordanie et à Gaza.

« Les Iraniens sont de dangereux adversaires, ils sont en train de se doter de la bombe atomique, et c’est pour Israël un danger permanent et constant, auquel votre gouvernement est sensible et je comprendrais éventuellement un jour, je me souviens de la centrale Osiris (sic ! il veut parler d’Osirak, centrale irakienne détruite par l’aviation israélienne en juin 1981), toute mesure préventive éventuelle. »

Frêche est donc partisan d’une attaque contre l’Iran.

123 commentaires sur « Georges Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme »

  • permalien LMMM :
    6 juillet 2007 @08h45   »
    Sous-homme ?

    Un (ex)membre du P"S" de plus qui s’avère avoir une pensée de droite (et en plus celui-là est raciste... décomplexé, quoi)...

    Elle est belle cette "gauche"...

    Et après on s’étonne qu’il y ait encore de l’antisémitisme... avec des pompiers de ce calibre...

  • permalien Dauphin :
    6 juillet 2007 @08h46   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Pour voir la vidéo de Freche :

    http://www.antigone-net.net/...

  • permalien Dauphin :
    6 juillet 2007 @08h48   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Frêche est exclu du PS mais il fait parti du comité d’honneur du cercle Léon Blum avec Kouchner, Julien Dray et autres socialistes :

    http://www.cercle-leon-blum.org/comit.htm

  • permalien faustine :
    6 juillet 2007 @10h12   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Pas tout à fait d’accord avec l’interprétation d’Alain Gresh sur l’antisémitisme supposé de George Frêche à travers ses propos du 24 juin . Je pense plutôt qu’il faut entendre ces propos en se référant au dogme juif qui détermine la judaïté par l’ascendance maternelle. Alors , effectivement, d’après la loi de Nuremberg, Sarkozy serait déclaré juif mais d’après les juifs, il est aussi considéré comme des leurs, conversion au catholicisme ou pas du grand-père maternel. Je pense qu’il faut vraiment prendre les propos de G. Frêche au premier degré, il se réjouit réellement devant un public tout acquis ( entendre les applaudissements ) que Sarkozy soit élu président, non pour son programme mais pour son appartenance à la communauté juive. Enfin, Frêche approuve la construction du mur et réclame à Kouchner la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’ Israël. Il me semble que c’est un discours ouvertement pro-sionistes.

  • permalien
    6 juillet 2007 @11h45   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    @faustine, c’est Alain Gresh qu’il faut comprendre au 2ième degré.

    A.G. :« Une anthologie de soutien à la politique du gouvernement israélien, d’amalgame entre juifs et Israéliens, et de propos susceptibles d’encourager l’antisémitisme. »

  • permalien Sébastien :
    6 juillet 2007 @13h32   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Bonjour,

    Décidément Fraiche n’en rate pas une, mais les antisémites n’ont pas besoin de ces stupiditées pour déverser leur haine.

    C’est l’antisémitisme qui a engendré le sionisme, et non l’inverse, et l’échec, l’incapacité de la Diaspora à résister efficassement à la Shoah. Tous les mouvements juifs basés sur la dispora ont été discrédités car ils montrés la faiblesse des juifs dans la diaspora.

    600000 en Palestine en 1945, c’est 600000 juifs que les nazis n’ont pas put tuer !

    Voir cet article d’Ury Avnery ou il explique que dans sa famille tous ceux qui étaient antisionistes ont choisit de rester en Allemegne et sont mort dans les camps. Les sionistes ont fait leur Alya et c’est ainsi qu’ils ont eut la vie sauve.

    Et Ury Avnery est loin de nier les droits des palestiniens.

    Je vous laisse lire :

    Voir en ligne : Portrait d’un israélien

  • permalien Sébastien :
    6 juillet 2007 @13h41   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Plus en rapport avec le sujet : 100% d’accord avec le MRAP, ce communiqué d’il y a plus de 6 mois est toujours d’actualité.

    Voir en ligne : Dieudonné, Fraiche, Le Pen même combat

  • permalien Faustine :
    6 juillet 2007 @14h49   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    OUI, c’est « une anthologie de soutien à la politique du gouvernement israélien ». OUI, cela ne peut qu’entretenir l’amalgame entre juifs et sionistes pour les néophytes qui feront le raccourci et par conséquent se verront exacerber dans leur antisémitisme primaire et nauséabond. Néanmoins, je persiste à penser que son discours est au premier degré car il est devant un public majoritairement de confession juive pour la « journée de Jérusalem » organisée par le Centre culturel juif. Tout provocateur qu’il soit, je le vois mal tenir un discours antisémite devant ce genre de public. Non, il est à l’évidence tout acquis à la cause sioniste et à la politique qu’elle développe dans les territoires. Voici un avertissement que Israël Shahak lançait à ses compatriotes et qui semble tout à fait visionnaire : « Si l’on n’extirpe pas le racisme en Israël et si le "double modèle" de racisme et de pluralisme continue à coexister, un exemple de racisme similaire finira certainement alors par s’établir contre les Juifs. Pour conclure je voudrais m’adresser à ceux de mes lecteurs qui sont juifs comme moi. Je souffre beaucoup de constater que la plus grande partie de mon peuple vit dans un état d’apostasie. Au lieu d’adorer Dieu, de poursuivre et de rendre réelle l’idée de justice... ces hommes non seulement font le contraire, cherchent un refuge dans le système tribal le plus brutal et l’adoration de la force, mais ils sont en train de couper la branche sur laquelle ils sont assis... Mais apparemment pour la majorité de mes frères juifs qui adorent l’État matérialiste d’Israël comme nos ancêtres adoraient le veau d’or et le Baal, cette considération n’est pas importante. Ainsi leur dirai-je : "Par votre hypocrisie et votre double pensée, par votre façon de pardonner et de soutenir le racisme et l’oppression, vous allez amener un nouveau malheur sur vos propres têtes. Tout ce que les Palestiniens et les Arabes supportent aujourd’hui, avec votre encouragement et votre soutien, vous le supporterez demain. » Israël Shahak est l’ancien président de la Ligue israélienne des droits de l’homme. Il est connu pour les controverses autour de ses critiques de la politique israélienne telle qu’elle s’exprime depuis le tournant de 1967. Ses travaux s’intéressent surtout à la politique moyen-orientale, à la xénophobie dans la société israélienne ainsi qu’à l’intégrisme religieux juif.

  • permalien Faustine :
    6 juillet 2007 @15h00   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Dieudonné n’a jamais été condamné par aucun tribunal pour antisémitisme malgré toutes les procédures engagées contre lui. Je m’en tiendrais à ce fait jusqu’à preuve du contraire. Dieudonné me semble victime d’une diabolisation doublée d’une désinformation qui atteint tous ceux qui émettent la moindre critique de la politique d’Israël envers les palestiniens et se voient par le fait immédiatement taxés d’antisémitisme. Le problème de la France est sa mauvaise conscience envers les juifs et la Shoah qui la bride complètement dans le traitement de la question palestinienne. Pour Le Pen, son cas est grave, il souffre de tous les racismes : xénophobie, antisémitisme, islamophobie, anti-noirs (je ne connais pas d’autre terme), homophobie et accessoirement machisme.

  • permalien K. :
    6 juillet 2007 @15h10   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    - Think Tribal, Speak Universal- (Pensez tribal, parlez universel.) Avec George Frêche c’est think and speak tribal.

    - George Frêche, socialiste ? “Juif” d’abord :

    « Quand un politicien Marxiste est attrapé à mentir, nous l’appelons un menteur Marxiste. Quand un politicien Républicain est attrapé à espionner pour l’ennemi nous l’appelons `un espion Républicain’. Néanmoins, quand un membre de la campagne du Boycott qui insiste pour agir politiquement sous la bannière ‘Juive’ (comme Socialiste Juif, ou Juif contre le Sionisme, etc.) est attrapé a flirter avec quelques instituts ultra-Sionistes, nous devons nous retenir de l’appeler un hypocrite Juif. Cest ça le truc. Les activistes progressistes juifs de la campagne se retrouvent dans un singulier discours à sens unique. Ils sont heureux d’agir en tant que ‘juifs’ mais refusent d’être critiqués en tant que juifs. Quand ils agissent politiquement ils disent que nous sommes des personnes `comme les autres’ mais quand vous les critiquez politiquement ils se cachent derrière leur identité raciale. Que ce soit drôle ou révoltant est une question de goût. Cependant, c’est l’exacte reproduction de la tactique sioniste. En d’autres termes, nous sommes autorisés à conclure que les socialistes juifs et n’importe quelle forme d’activisme exclusivement juif n’est rien d’autre qu’une forme différente de sionisme. »

    Voir en ligne : Gilad Atzmon Interview

  • permalien
    6 juillet 2007 @16h28   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Le débat sur la judéité ou pas de Sarkozy a bien sûr des relents nauséabonds (et je ne dis pas çà seulement pour ceux de ses adversaires, plus ou moins judéphobes, qui font de sa judéité supposée une circonstance aggravante mais aussi pour ses partisans, communautaristes juifs ou/et sionistes convaincus, qui, comme Frèche, et peut-être comme Sarko lui-même, font de celle-ci un critère positif) mais puisqu’il est lancé il faut le trancher et y répondre par la négative : non, et quoi qu’il puisse en penser, il n’est juif ni par sa pratique religieuse ni même selon les critères du Talmuld. En effet, si l’on en croit Wikipédia ("Paul Sarközy de Nagy-Bocsa. Devenu publicitaire, il rencontre en 1949 Andrée Mallah, qu’il épouse. Cette dernière, fille d’un chirurgien du XVIIe arrondissement de Paris, juif de Salonique (ville de l’Empire Ottoman ayant accueilli les juifs chassés d’Espagne) converti au catholicisme et d’Adèle Bouvier, est alors étudiante en droit."), seul le grand père maternel est juif et non la grand-mère, la seule à même de transmettre la judéité. A titre d’anecdote il faut rappeler ici les difficultés qu’a eu un sioniste convaincu comme Arno Klarsfeld à obtenir la nationalité israélienne : sa mère n’étant pas juive, il ne respectait pas le critère talmudique de matrilinéarité, seul à même définir la judéité, en dehors des "critères nazis".

    Ceux-ci sont donc effectivement appliqués par Georges Frèche au cas Sarkozy, ce qui ne doit pas étonner outre-mesure, puisque ces critères "larges" ont été effectivement utilisés "positivement" par certains sionistes. Cette erreur tragique consistait dans le fait de considérer comme juif et donc comme citoyen virtuel d’Israël tous les "survivants", c’est-à-dire tous ceux qui, selon les critères nazis, étaient considérés comme Juifs et donc voués à l’extermination. Le sionisme reste ainsi tragiquement tributaire de l’antisémitisme qui l’a fait naitre, et dont il reprend non seulement la définition de la judéité mais certains mécanismes mentaux et certains présupposés idéologiques (ainsi le mythe d’un antisémitisme éternel et d’une hostilité insoluble entre juifs et non-juifs).

  • permalien Pierre :
    6 juillet 2007 @16h49   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Contexte régional.

    UN PETIT PEU D’HISTOIRE...

    Vivre ensemble à Montpellier “Et son maire, le socialiste Georges Frêche, ne perd jamais une occasion de raconter cette « année royale » qui, au cœur du Moyen Age, vit converger des médecins juifs et arabes venus de Grenade et de Cordoue d’un côté, et de l’autre « des Arabes, chrétiens et juifs porteurs de tout un savoir » originaires de Bologne et de Salerne.” (le savoir venait de Bologne et Salerne)

    Frêche convie Tsahal à Montpellier Danse

    Georges Frêche a trahi la République ! - le racisme est autorisé pour certain et pas pour d’autre, c’est en tout les cas un bon moyen de faire parler de soi (LBS)

  • permalien Sébastien :
    6 juillet 2007 @16h51   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Dieudonné a été condamné pour antisémitisme, et le MRAP s’en est félicité.

    De plus Alain Soral, un de ces plus proche ami politique et ui a été lui aussi ancien soutien d’europalestine est aujourd’hui porte parole de Jean Marie Le Pen.

    De toute façon lorsqu’il dit qu’il faut dédiaboliser le Front National et s’intéresser à son discours, l’on de demande ce qui peut bien l’intéresser chez le F haine à part l’antisémitisme.

    D’europalestine au Front National, il n’y a pas pire pour tenter de discréditer la cause palestinienne, heuresement que les associations pro palestinienne ont éjectés ces personnages.

    Sébastien

    Voir en ligne : Dieudonné condamné définitivement en justice.

  • permalien
    6 juillet 2007 @16h58   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme
  • permalien Sébastien :
    6 juillet 2007 @17h13   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Pourrait-ons me donner des renseignements sur le site La Banlieu s’Exprime, le site relaie les actions de Dieudonné, et des membres du FN viennent souvent sur le forum de LBS. Bizaroïde.

    Je ne sais pas si s’est dut au 11 Septembre, au 21 avril, ou à la seconde Intifada, au trois à la fois ou à autre chose mais la parole raciste s’est libérée, et le mouvement anti raciste semble tellement divisé et impuissant.

    Les Dieudonné, les Fréche, et autre Finkelkrault ont contribué à ce bordel.

    Sébastien

  • permalien K. :
    6 juillet 2007 @17h18   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Sébastien, et si vous nous expliquiez en quoi Europalestine est identique au FN ?

    En attendant, un petit “rappel salutaire” de Diana Johnstone sur “l’ami” de George Frêche sur counterpunch, traduit justement par Europalestine.

  • permalien
    6 juillet 2007 @17h22   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Mark Twain l’a décrite, il y a seulement une centaine d’années, comme « un pays de désolation, de cilices et de cendres, où un silence lugubre régnait, où même l’imagination ne pouvait rendre l’éclat de la vie ».

    En 1867, l’écrivain Mark Twain[2] visita la Palestine. Il décrit « une région désolée dont le sol est suffisamment riche mais abandonné aux mauvaises herbes - une morne et silencieuse étendue. La désolation présente est telle que l’imagination la plus fertile ne pourrait gratifier ce paysage d’un semblant de vie ou de mouvement. Nous n’avons pas vu un seul être humain sur notre trajet. À peine ça et là un arbre ou un caroubier. Même l’olivier et le cactus, derniers amis des sols pauvres, semblent avoir déserté ce pays. Aucun peuple ne l’a considérée comme sa terre, son pays. Elle n’est plus qu’une province lointaine, pauvre et perdue, livrée à des nomades. Les forêts ont disparues, les villes tombent en ruine et pendant des siècles pas une ville nouvelle n’y sera construite. Par qui et pour qui le serait-elle ? »

    En 1913, le rapport de la Commission Royale sur la Palestine du gouvernement britannique indique : « La route menant de Gaza aux régions du Nord n’est qu’une piste tout juste bonne pour les transports à dos de chameau ou d’âne. Aucun oranger n’y pousse et l’on n’y voit aucun vignoble ou verger avant le village de Yabna (Yavné). Les maisons ne sont que des cases sans fenêtre. Les charrues sont en bois. Les conditions sanitaires des villages sont affreuses. Il n’y a pas d’écoles. La côte Ouest est presque désertique. Il y a peu de villages dans cette région ».

    « Des siècles d’occupations étrangères[3] avait fait de la Terre d’Israël une terre faiblement peuplée, peu cultivée et négligée, parsemée de collines rongées par les sables de déserts hostiles et de marais où sévissait la malaria. Son système séculaire d’irrigation désagrégé, ses forêts disparues. »

    [1] « Du Mandat britannique à l’État d’Israël », par Jacques Tarnov [2] « Les innocents à l’étranger », de Mark Twain [3] « Du Mandat britannique à l’État d’Israël », par Jacques Tarnov

    En 1867, Mark Twain a fait la remarque suivante, dans son livre, au sujet de sa visite en Terre Sainte, « Les Innocents à l’Étranger. » Il s’est lamenté, « Des scènes d’agitation ne se produisent plus dans la vallée de Jizréel. (La vallée de Jizreel s’étale du nord et de l’est du Mont Carmel) Il n’y a aucun village solitaire à travers toute son étendue, rien sur 30 miles dans toutes les directions. Il y a deux ou trois petits groupes de tentes bédouines, mais pas une seule habitation permanente. Quelqu’un peut faire une promenade de 10 miles et ne pas voir plus de 10 êtres humains. »

  • permalien
    6 juillet 2007 @18h23   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    @ 6 juillet 17:22,

    dommage que les Palestiniens n’aient pas lu Mark Twain !

    Ou s’ils l’ont lu il on dû penser qu’il s’agissait de l’humoriste, ils en ont peut-être même beaucoup ri.

    Enfin dans tout les cas si Mark Twain avait fait passé ses vacances au Groenland plutôt qu’en Palestine, ça aurait évité bien des tracas à beaucoup de braves gens !

  • permalien
    6 juillet 2007 @18h36   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Mark Twain encore par anonyme... 22 mars 10:21, qui n’a, rappelons le, que la volonté de “semer le doute” comme il le dit dans un de ses précédents post, et non pas de désinformer.

    Même désinformation, même rectificatif.

  • permalien Alain Gresh :
    6 juillet 2007 @20h23   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Judaïsme et fantasmes. Je me permets, pour aider à la discussion, de faire référence à deux anciens envois sur mon blog, judaïsme, sionisme et fantasmes et judaïsme, sionisme et fantasmes II Le discours de Frêche, mais aussi des déclarations de responsables politiques ou communautaires montre à quel point une manière d’essentialiser « les juifs » flirte avec (et nourrit) l’antisémitisme.

  • permalien Pierre :
    6 juillet 2007 @21h48   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Être et exil. Philosophie de la nation juive, M. Bar-Zvi : Le paradoxe, de nos jours, tient à ce phénomène nouveau : un philosémitisme antisémite. On dit aimer le Juif, mais on déteste l’Israélien. Le devoir de mémoire produit une tolérance nivelante, qui rejette le Juif réel avec son élection.

    Avec la création de l’état juif, une nouvelle forme d’antisémitisme est apparue, c’est un antisémitisme perçu. Il dénonce soit une critique de la politique israélienne, soit une critique de l’idéologie sioniste. Cette confusion n’a été possible que par une banalisation du terme "antisémite", et a donné naissance a un antisémitisme qui n’aurait pas connu son procès de Nuremberg et qui jusqu’à preuve du contraire n’a jamais tué personne.

    En réalité, philosémitisme et antisémitisme, n’ont jamais cohabité, car ils sont les 2 faces d’une même aberration (conséquence d’une suite d’évènements historiques et avérés) : la sanctuarisassion, de ce qui pourrait être ou un peuple, une race, ou une religion (c’est une aberration, alors finalement peu importe). Si un jour ces 2 représentations cohabitent, il n’y aura plus d’aberration.

    Depuis le procès de Nuremberg, nous sommes dans une phase de philosémitisme, et nous luttons contre l’antisémitisme. Être antisémite c’est mal, et nos mémoires connaissent l’argumentation de ce jugement moral. Beaucoup d’entre nous pense que le philosémiste c’est bien, mais nous avons perdu la raison du passage du philosémitisme à l’antisémistisme "Jusque dans les années 1870, on peut parler de philosémitisme (le contraire de l’antisémitisme) pour qualifier l’attitude dominante de l’opinion occidentale à l’égard des juifs.".

    A maintes reprises Georges Frêche par ses débordements a affichés sans ambigüité un comportement fondamentalement raciste (a commencer par la révélation/dénonciation d’origines juives du président Sarkozy), ses propos concernant Israël et juifs n’appartiennent ni à l’antisémistisme, ni au philosémitisme, mais sont en fait une adhésion totale aux principes sionistes sur lesquels il s’appuie pour entretenir sa clientèle électorale.

  • permalien Ana :
    6 juillet 2007 @22h19   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Judaïsme et fantasmes.

    Il n’y a pas que des déclarations de responsables politiques ou communautaires qui montrent à quel point une manière d’essentialiser « les juifs » flirte avec (et nourrit) l’antisémitisme. Il y a, par exemple, les déclarations d’anonymes ou pseudonymes sur ce blog ou encore les réactions d’internautes à certains articles publiés dans les quotidiens français, pour ne parler que d’eux.

    Si toutes ces déclarations flirtent avec (et nourrissent) l’antisémitisme, elles révèlent aussi, de façon rigoureusement égale, à quel point les déclarants – juifs ou non, à chacun ses raisons obscures - en ont besoin. Ni les uns ni les autres ne savent qu’ils n’en ont pas besoin dès lors qu’on leur a offert la sensation vertigineuse de croire savoir quelque chose d’essentiel d’eux-mêmes et de leur relation aux autres.

  • permalien
    6 juillet 2007 @22h36   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    L’article de Mr Gresh est certainement exact, je l’espère. Mais Mr Twain étant décédé en 1910, il ne pouvait être en Palestine en 1920.

    Et il a raison, certains sionistes ont mis les juifs en garde, la Palestine n’était pas complètement déserte ; mais à l’époque, il n’était pas question d’un état indépendant, la région étant sous domination turque. La création de l’état d’Israël est la conséquence du refus des arabes d’accepter la présence juive en Palestine.

    Pierre, Sarko n’a jamais camouflé ses origines juives si lointaines qu’elles ne valent pas la peine d’être évoquées. Il a affirmé par ailleurs être chrétien, et il a été élevé en chrétien ; je ne crois pas que le peu de gènes juifs (ça existe?) qu’il possède puisse influer sur son caractère ; je ne pense pas que les gènes influent sur le caractère, mais l’éducation religieuse (entre autre) le peut.

  • permalien
    6 juillet 2007 @22h43   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    lien intéressant, concernant l’assassinat du Tsar :

    Serge Netchaïev, fils de paysan, disciple de Michel Bakounine et Pierre Proudhon, prône dans son Catéchisme révolutionnaire l’anéantissement de l’État et l’assassinat des opposants.

    Proudhon hait les Juifs sans que cette haine forme une partie cohérente de sa pensée. On ne voit pas en effet de relation entre ses théories sur la propriété, le gouvernement et l’anarchie, et ce qu’il pense des Juifs, comme on le voit à travers ce qu’il dit de l’avocat et homme politique juif Adolf Crémieux : « Quand Crémieux parle à la tribune, sur une question où le christianisme est engagé, directement ou indirectement, il a soin de dire : votre foi, qui n’est pas la mienne ; votre dieu, votre Christ, votre évangile, vos frères du Liban. Ainsi font tous les Juifs ; ils sont d’accord sur tout avec nous sur tous les points, à tant qu’ils peuvent en tirer parti ; mais ils ont toujours soin de s’exclure – ils se réservent ! Je hais cette nation ».

  • permalien Pierre :
    6 juillet 2007 @22h45   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    6 juillet 22:36,

    Qui a dit que le président Sarkozy cachait ses origines ? J’ai dit que définir quelqu’un par une race c’est du racisme.

    Qu’est-ce que j’en ai a faire que le président soit Berrichon ou Serbo-Croate du moment que le CNE s’en prend une !

  • permalien bourguignon :
    7 juillet 2007 @01h38   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    "Nicolas Sarkozy naît en 1955"

    « Moi je me souviens être allé à Tibériade lors de la guerre des Six jours (1967) et c’est là que je me suis fais un ami, je vais vous dire qui c’est : Nicolas Sarkozy."

    Il n’avait que 12 ans et Frêche 29 (né en 1938).

    C’est vachement plausible les conneries à Frêche.

  • permalien Mussa :
    7 juillet 2007 @02h13   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    je pense que les déclarations délirantes et somme toute banales de ce député ne mérite pas un débat aussi large. il n’y a rien dans ce qu’il a dit qui puisse former une opinion. ses idées ne sont même pas dangereuses, parce que, premùièrement, l’auteur n’occupe pasq de place importante dans la politique française ; et que, deuxièmement, des déclarations racistes comme les siennes, on en lit partout. Tout ce que celles-ci peuvent nous rennseigner, c’est dans quel point la classe politique française est aujourd’hui malade.

  • permalien Pierre :
    7 juillet 2007 @06h40   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Que ça plaise ou non, parler de Georges Frêche, revient toujours à parler de pathologie :

    "regardez ce que fait Frêche en Languedoc Roussillon...

    de l’énergie pour vouloir changer le nom en Septimanie -on dirait un terme médical de maladie- ou pour changer autoritairement des noms de lycées sans concertation..." Dominique Strauss-Kahn (candidat à la présidence du FMI du président Sarkozy)

    Pathologie du pouvoir en Septimanie PATRICK JARREAU - Mais la recherche du pouvoir, qui inspire tous ses actes, nourrit aussi une jouissance du pouvoir dont il semble parfois perdre le contrôle.

    César en sa région par Jacques Molénat - Affaibli par la maladie, en convalescence pour de longs mois, Georges Frêche n’a lâché aucune de ses prérogatives.

    Georges Frêche insulte Jean-Paul II et son successeur par Justine Ducharne - Jacques Domergue, qui y voit là, au choix, « l’expression d’une maladie psychiatrique » ou une « faute lourde ».

    Georges Frêche, un habitué de la ligne jaune Par Pierre DAUM - Je me demande si sa maladie [en octobre 2004, Frêche a été hospitalisé pour une opération à coeur ouvert, ndlr] n’y est pas pour quelque chose... » Cette réflexion d’un élu communiste,...

    Le système Frêche par Matthieu Croissandeau - Fatigué par une récente maladie, mais ragaillardi par l’odeur de la poudre, le pharaon montpelliérain a repris ses bonnes habitudes et ses petites manoeuvres.

    montpellier.pas.free.fr - Et pour finir : « Préfet Napoléon III, mesquin, gandin de salon ». La maladie arrêta Georges Frêche dans ces élans oratoires.

  • permalien thc2 :
    7 juillet 2007 @10h53   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    c’est dingue ce sont toujours ses amis "de gauche" qui mettent sur le devant de la scene sa soi disante apparteznance a la communauté Juive.

    finkielkraut qui nous parle de "nez crochu" et Fresh maintenant quinous expliquer qu’il est hereux que les français aient élu un Juif.

    sarko n’est pas Juif on l’a meme vu faire le signe de croix alors qu’il etait en fonction. Je n’ai jamais aucun autre responsable politique a gauche ou a l’extreme gauche débattre de son appartenance à telle ou telle communauté

    Alors quand j’entends dire que certains antisarko de gauche auraient tenu des propos déplacé ou douteux sur sarkozy mais dites moi qui ou et quand ?

  • permalien
    7 juillet 2007 @19h34   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Quelqu’un peut-il m’expliquer ce que faisait sarkozy pendant les 6 jours lui qui s’est auto-proclamé catholique et pas juive ?

  • permalien
    7 juillet 2007 @19h42   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    La presse qui occulte la face fachiste et,xénophobe ismalophobe, et atlantiste de sarko, est une belle hypocrite C’est difficile d’admettre qu’il y a des fachistes mêmes chez les juifs hein ! Sarko catho ? mais alors que faisait-il à la guerre des 6 jours, ils se battaient aux côtés de ses amis de l’Occident et de Rika Zarai ou aux côtés des palestiniens ! Sarko président du Crif et du bethar de France ça c’est une réalité et merci à son alter égo sioniste George Freche de s’être lâché en beauté !

  • permalien
    8 juillet 2007 @00h36   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme 7 juillet 19:34 Quelqu’un peut-il m’expliquer ce que faisait sarkozy pendant les 6 jours lui qui s’est auto-proclamé catholique et pas juive ?

    il faisait ce qu’il voulait, nous sommes en république, il ne vous doit pas de compte. Non mais !!! quel culot !

  • permalien MDR :
    8 juillet 2007 @03h39   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    Et bien sur l’assemblée acclame ses ÂNERIES, il faut croire qu’elle était composée de NOMBREUX FRÊCHES pour accréditer de pareilles INEPTIES.

  • permalien Orange :
    8 juillet 2007 @12h00   « »
    La guerre des 6 jours c’était en 1967

    Sarkozy est né en 1955. Donc 12 ans en 1967.

    Je ne comprends pas à quoi font allusion les posts précédents.

  • permalien
    8 juillet 2007 @12h01   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    l’assemblée acclame ses ÂNERIES

    L’assemblée n’a selon toute évidence rien acclamé du tout. Par contre l’assemblée prend acte de vos ÂNERIES, toujours aussi monumentales.

  • permalien Orange :
    8 juillet 2007 @12h16   « »
    Tsahal, sanguinaire armée coloniale

    Un épisode, non contre les enfants, cette fois, mais contre l’image qui témoigne.

    Voir en ligne : vidéo des tirs sur le journaliste qui a finalement du être amputé

  • permalien
    8 juillet 2007 @12h38   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme
  • permalien
    8 juillet 2007 @12h54   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    En quoi l’amputation présumée du journaliste palestinien est-elle plus grave que la mort d’un journaliste dans la Mosquée rouge, "mosquée pro-taliban à Islamabad", le 3 juillet http://fr.news.yahoo.com/afp/20070703/twl-pakistan-religion-violence-4bdc673.html

    je présume que c’est la personnalité des "tueurs" pour le soldat mort, par comparaison aux soldats de Tsahal.

    Pour des musulmans, que des musulmans tuent des musulmans c’est légal, pas choquant, pas important, pas plus qu’une crotte d’oiseau sur un véhicule ; par contre, que des soldats juifs blessent un musulman...Des juifs ? comment osent-ils ???

    vous seriez à mourir de rire si ce n’était pas en définitive si dramatique, ce deux poids deux mesures qu’un journaliste français cautionne de surcroît.

    Avez-vous compté le nombre de musulmans morts par la faute d’autres musulmans entre vendredi soir et samedi soir ?

    Les attentats dans des petits villages irakiens, commis par des terroristes, ne vous émeuvent guère, et c’est choquant. Vous n’avez aucune pitié des veuves, des orphelins, des blessés. Et vous vous dites humains...."frères humains" le poète devait parler des singes, je ne vois en certains hommes aucune humanité.

  • permalien
    8 juillet 2007 @12h58   « »
    humanité musulmane

    une centaine de Palestiniens bloqués en Egypte depuis près de trois semaines ont commencé, jeudi 5 juillet, une grève de la faim pour protester contre la fermeture du poste-frontière de Rafah, seul accès vers la bande de Gaza. "Les Egyptiens disent qu’ils ne peuvent pas nous autoriser à entrer dans la bande de Gaza de crainte de tomber sous les tirs des Israéliens ou des partisans du Hamas (mouvement de la résistance islamique) qui nous confondraient avec des contrebandiers, a déclaré le porte-parole des grévistes. Qu’ils tirent et que l’on meure, ce sera toujours mieux que cette vie de chien."

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-932361@51-891944,0.html

  • permalien
    8 juillet 2007 @13h33   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    @ 8 juillet 12:38

    Le journaliste sur votre photo, c’est le petit tas au fond à gauche, ici vous le verrez mieux. L’éclairage n’ai pas idéal, mais Tsahal cette fois-ci pas été coopératif. Ici l’éclairage est meilleur.

    Si vous pouviez de temps en avoir un usage plus conventionnel de votre tête, tout le monde vous en serait reconnaissant.

  • permalien
    8 juillet 2007 @14h24   « »
    George Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme
  • permalien Pierre :
    8 juillet 2007 @16h07   « »

    Montpellier, le 23 juillet 2006

    à

    Madame Hélène MANDROUX Maire de Montpellier

    Madame le Maire,

    Après votre prédécesseur proclamant que Montpellier est un poste avancé de Tsahal, nous sommes consternés d’apprendre par le Midi Libre du 22 juillet 2006 que vous êtes en train de faire une « visite de solidarité » à Tibériade .

    Que signifie votre « déplacement humanitaire » et « nous allons sur place pour cerner les besoins de la population » ?

    Nous n’osons pas imaginer que le contribuable montpelliérain va financer quoique ce soit dans l’état d’Israël déjà bien équipé en matériel militaire.

    Pendant que vous vous apitoyez sur les « habitants de Tibériade dans leurs abris anti-aériens » l’armée israélienne est en train de détruire le Liban, 362 morts à ce jour n’avaient apparemment pas d’abris anti-aériens ni les milliers de libanais qui essaient de fuir sous les bombardements qui n’épargnent aucune cible civile : destruction de réservoirs d’eau, de stocks alimentaires.

    Les munitions ne manquent pas non plus pour bombarder Gaza et faire un carnage dont on ne compte plus les morts mais il faut croire que ce sont des morts qui ne comptent pas, de même qu’un soldat israélien enlevé sur le territoire occupé de la Palestine justifie le carnage alors que 10 000 prisonniers palestiniens dont 300 enfants ne suscitent aucune émotion de ce côté de la Méditerranée.

    Nous vous rappelons que l’état d’Israël est le principal bénéficiaire de l’aide internationale des Etats-Unis qui versent annuellement et dans des conditions particulièrement avantageuses la somme de 3 milliards de dollars plus des aides et des coopérations dans le domaine économique, militaire...

    Qu’Israël non content de voler les terres palestiniennes par l’extension continue des colonies et par la construction du mur vole encore l’argent des impôts palestiniens sous prétexte de l’élection du Hamas.

    L’état d’Israël commet depuis longtemps mais particulièrement ces derniers jours des crimes de guerre il ne respecte aucune des résolutions de l’ONU, le mur a été condamné par la cour internationale de justice le 9 juillet 2004 mais ces crimes restent impunis par la communauté internationale qui par contre a pris des sanctions contre le nouveau gouvernement palestinien avant même qu’il ait commencé à se réunir.

    Le respect du droit et de la justice ne sont plus au programme des institutions internationales qui se soumettent à la politique menée par l’administration Bush dont les membres seraient plus à leur place sur les bancs d’un tribunal pénal international, nous vivons dans un monde où les victimes sont punies et les bourreaux encouragés.

    Nous vous demandons instamment de ne pas rajouter votre pierre dans le mur qui enferme les palestiniens ni votre obus dans les missiles israéliens.

    Pour le bureau de l’AFPS 34 Janine Robert

    Voir en ligne : Courrier adressé au Maire de Montpellier par l’AFPS 34, suite à l’annonce de sa "visite de solidarité" en Israël.

  • permalien
    8 juillet 2007 @16h10   « »

    qu’est-ce qui prouve que c’est Tsahal qui tire ? la parole des palestiniens ? ah ah ah ah !!! mort de rire ! la parole des palestiniens ! Vous avez des tirs avec l’accent ivrit et avec l’accent aravi ?

    il y a des douzaines de victimes du hamas que l’on ampute, et vous en avez trouvé UNE victime des israéliens ? vous me faites bien marrer.

    de plus, franchement, on s’en fout. Il n’aura qu’à ramper.

  • permalien
    8 juillet 2007 @16h12   « »

    @ pseudo anonyme

    Le problème avec vous c’est qu’il n’y a nulle trace nulle part de votre amour des Juifs. Par contre votre haine maladive envers les Arabo-Musulmans se manifeste lamentablement tous les jours.

    Vous ne souffrez pas trop ?

  • permalien Pierre :
    8 juillet 2007 @16h20   « »

    Charles Elbaz, président du Centre communautaire et culturel juif (Cccj) de Montpellier, est en guerre. Entre colère et angoisse, cet ancien instituteur, adjoint socialiste au maire de Jacou, ne mâche pas ses mots dans l’éditorial du journal du Centre, « Beith Israël News » : « N’oublions pas que ce sont des intellectuels européens qui ont créé le fascisme, le national-socialisme, le racisme et l’antisémitisme. Il est logique, hélas, que des intellectuels européens soient le fer de lance du nouvel antisémitisme des temps modernes, celui qui se cache derrière l’antisionisme. Il ne manque plus que le numerus clausus, l’étoile jaune et l’exclusion des juifs de nos universités pour revenir à Vichy et à la collaboration. » Peu après en avoir été élu président, Charles Elbaz a baptisé le CCCJ Maison du Peuple d’Israël. Pour lui, le Centre est « un lopin de la terre d’Israël en diaspora », une maison éclectique où l’on apprend l’hébreu et où le « Bensoussan quartet » anime le Jazz Club. Les Amitiés judéo-chrétiennes ont organisé ici une session biblique. Alexandre Del Valle est venu parler de son dernier livre, « le Totalitarisme islamiste à l’assaut des démocraties ». Olivier Rafowicz, porte-parole de Tsahal et directeur de l’Agence juive de France, a démonté les mécanismes de « la désinformation sur le conflit israélo-palestinien ». Charles Elbaz y a reçu avec chaleur Nissim Zvili, le nouvel ambassadeur d’Israël.

    Voir en ligne : Georges Frêche, maire de Montpellier : « Taisez-vous, je suis le chef de la communauté musulmane »

  • permalien
    8 juillet 2007 @16h31   « »

    Tsahal traite les médias en ennemis.

    “Ces dernières semaines apportent la preuve que les autorités israéliennes ont désormais une conviction : elles peuvent, au nom de la sécurité de leurs citoyens, faire taire ceux qui partagent et diffusent les points de vue de leurs "ennemis".

    On ne comptait déjà plus les radios et les télévisions palestiniennes détruites durant la seconde Intifada. On a maintenant en mémoire le bombardement des studios ou des émetteurs de plusieurs télévisions libanaises. D’Al-Manar, la télévision du Hezbollah, à la chaîne LBC, une sorte de TF1 à la mode beyrouthine.”

  • permalien
    8 juillet 2007 @17h26   « »

    L’Association internationale des journalistes a condamné Israel pour ses attaques contre les journalistes et a exigé une enquête dans le cadre du cameraman blessé dans l’incursion de l’armée jeudi à Gaza.

    Voir en ligne : Tsahal accusé d’attaquer délibérément des journalistes

  • permalien
    8 juillet 2007 @17h40   « »

    Si des résistants PALESTINIENS avaient tiré sur un cameraman ISRAELIEN, brisé ses jambes, alors qu’il était déjà blessé, dans l’incapacité de se lever, vous auriez vu les images de ce crime odieux passer en boucles avec des commentaires très durs contre les coupables.

    Voir en ligne : Gaza. La barbarie des soldats israéliens filmée sur le vif.

  • permalien K. :
    8 juillet 2007 @18h39   « »

    En réaction à la lettre adressée à Madame Hélène MANDROUX.

    Pourquoi l’Europe marche-t-elle obséquieusement derrière les États-Unis? : C’est la question qu’a posé Tony Karon du site Rootless Cosmopolitan :

    Pour Mark Perry (co-auteur avec Alastair Crooke du site Conflicts Forum) la raison en est la « profondeur des liens Américano-Européens ». « Ils sont beaucoup plus larges et plus profondément enracinés que je ne l’avais jamais cru. » déclare-t-il.

    De ce fait, et toujours selon Mark Perry, les européens se rappellent « avec effroi » [a blood-draining reminder] la scène du 8 février 2003, à la trente-neuvième conférence de Munich sur la sécurité : le secrétaire de la défense d’antan, Donald Rumsfeld, avait présenté l’argument du droit américain a la guerre en Irak. La « diplomatie a été épuisée, » a-t-il dit. Après qu’il ait repris son siège, un silence inconfortable a rempli le hall et l’attention s’est tournée vers le ministre des affaires étrangères allemand Joschka Fischer. Un homme habituellement stoïque et blasé, Fischer a jeté ses feuilles de commentaires de coté et s’est exprimé brutalement, et en anglais. « Excuser, » a-t-il dit, « je ne suis pas convaincu. » Alors que Rumsfeld était assis, silencieux, Fischer a même agité son doigt. Ce fut la première fois qu’un diplomate européen avait osé tenir la dragée haute à un Américain.. Pour les Européens ce souvenir ou il s’en est fallu de peu pour que l’alliance qui a gagné la guerre froide en vienne à l’éclatement est une constante source de douleur.

    Donc si l’on adhère à cette analyse, soit les arabo-musulmans croient en la chimère du changement de la politique U.S, soit ils prennent leur propre destin en main.

    Voir en ligne : Why Europe Marches Meekly Behind the U.S. on Hamas

  • permalien K. :
    8 juillet 2007 @18h53   « »
  • permalien K. :
    8 juillet 2007 @19h09   « »

    Quelqu’un pourrait-il m’aider à combler mon ignorance sur la « profondeur des liens Américano-Européens » ?

  • permalien Pierre :
    8 juillet 2007 @19h29   « »

    K, si vous ne l’avez pas déjà vu, tout est là :

    EUROPA, LARS VON TRIER

    Amicalement.

  • permalien K. :
    8 juillet 2007 @20h23   « »

    Merci Pierre pour le lien.

    Est-ce à dire que l’Europe a peur de retomber dans ses vieux démons, en particulier le fascisme, et qu’elle a donc besoin d’un garde-fou qui serait l’Amérique ? Mais l’Amérique elle-meme n’est-elle pas en train de se fasciser ?

  • permalien K. :
    8 juillet 2007 @20h59   « »

    Peut-etre que l’Europe s’est mise dans une situation de dépendance vis-à-vis des Etats-Unis ? Situation à laquelle, les Etats-Unis auront d’ailleurs grandement contribué, en poussant par exemple, comme me l’avait expliqué un ami français (que je salue au passage), fortement à l’élargissement de l’Europe (..au temps de l’Europe des Six, une décision avait une chance sur cinq d’être adoptée, avec l’Europe des Quinze, 8% et avec l’Europe à 27, 2,5 %, soit une perte d’efficacité d’un rapport de 1 à 10.).

  • permalien Pierre :
    8 juillet 2007 @21h03   « »

    K, oui, cette crainte est très présente, et c’est pour ça que les accusations portées dans un de mes posts précédents, par Charles Erbatz sont très perverses.

    Mais ce film est intéressant à d’autres titres, comme vous avez pu le voir dans le lien que je vous ai donné, il met le spectateur européen tellement mal à l’aise, que pratiquement toute ses critiques éludent le propos du film pour se perdre en commentaires dithyrambiques sur la forme.

    Les critiques parlent d’une histoire qui se situe en Mitteleuropa, alors qu’il s’appelle Europa, ils évoquent confusément une omniprésence nazi, alors qu’à aucun moment il n’est question des nazis etc..

    La réalité c’est que la thèse défendue par ce film, est que la troisième guerre mondiale, a commencé avec l’application du plan Marshall, et que des bandes de terroristes (que Von Trier, malicieusement nous laisse percevoir comme des nazis d’arrière-garde) les Loup-Garous s’activent dans toute l’Europe contre les intérets... américains.

    Avec un Eddie Constantine (dans son dernier rôle) en colonel Harris plus Eisenhower que nature, ce film arrive a dire l’indicible, et nous montre l’Europe, essayant de faire partir un train qui n’en fini pas de ne pas partir, (voir encore aujourd’hui, la situation de l’agriculture qui a gardée ses impératfs productivistes de la "libération").

    Avec l’implantation des bases étasuniennes, qui de Sicile à la Pologne quadrillent le territoire européen, je vous confirme, n’attendez pas trop sur l’Europe, pour ’opposer à l"hégémonie étasunienne.

  • permalien K. :
    8 juillet 2007 @21h56   « »

    « Le bombardement par des mots sans racine et à fragmentation » partie 2.

    On en sera donc gré à Ana de nous rappeler, comme le Zarathrousta de Nietzsche s’adressant au « solitaire » : En toi aussi la voix du troupeau aura encore sa résonance, ou encore l’ennemi le plus vilain que tu puisses rencontrer sera toujours toi-meme.

    Amicalement Ana.

  • permalien K. :
    8 juillet 2007 @22h05   « »

    Zarathoustra, bien sur.

  • permalien
    9 juillet 2007 @10h03   « »

    Massacre à la tronçonneuse à Gaza, la véritable histoire

    ICI

  • permalien Jean Paul Boré :
    9 juillet 2007 @10h46   « »

    Jean Louis Bousquet Président du groupe communiste et citoyen

    Jean Paul Boré Vice président Délégué à la lutte contre le racisme l’antisémitisme et la xénophobie

    Lors d’un discours prononcé le 24 juin à l’occasion de la Journée annuelle de Jérusalem organisée par le Centre culturel juif de Montpellier, Georges Frêche s’est déclaré : « ravi que pour la première fois, la France ait élu un Juif au suffrage universel direct » parlant de Nicolas Sarkozy, devenu subitement son ami car « pour Israël on est du même bord ». Dur de piétiner plus, la laïcité française avec ce relent de communautarisme qui renvoie les autres religions dans le camp des perdants de cette élection. Où peut conduire une telle conception de la société qui précisément est chère à Nicolas Sarkozy ? Pour leur part, nos amis Juifs ou simplement Israélites ne méritent pas d’être ainsi classifiés. Sous couvert de brosser dans le sens du poil, G Frêche vient encore d’attiser les braises inutilement notamment quand il somme Bernard Kouchner de « reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël » Quand on a un peu de jugeote et que l’on connaît un tant soi peu la situation, dire cela est totalement irresponsable. Dans son propos il dit soutenir la décision du gouvernement israélien d’ériger un mur pour se protéger des Palestiniens, accuse les Libanais de maintenir les camps palestiniens et approuve l’interdiction au retour pour ces centaines de milliers de réfugiés. Il dit plus loin : « Je comprendrai éventuellement un jour, toutes mesures préventives à l’encontre de l’Iran » coupable à ses yeux, d’être « un danger permanent et constant » Convoquer l’élan et l’esprit de la résistance dans ces conditions, est tout simplement déplacé. Avec de telles dérives, G Frêche ne sert pas la défense du droit du peuple Israélien à vivre en paix avec ses voisins. Au contraire il attise les haines en opposant tantôt les libanais aux palestiniens, tantôt les sunnites aux chiites, tantôt les arabes aux israéliens tout au long de ce discours. Plus que jamais nous le réaffirmons, dans une situation au Moyen orient extrêmement fragile, dans un monde où certains utilisent tous les prétextes pour attenter à la vie d’innocents, tous les Hommes de bonne volonté doivent faire converger leurs efforts vers la paix. C’est l’espoir de l’immense majorité des Israéliens et des autres peuples du proche Orient.

    Jean Louis Bousquet Jean Paul Boré

  • permalien Nora :
    9 juillet 2007 @11h26   « »
    Georges Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme

    « Une centaine de Palestiniens bloqués en Egypte depuis près de trois semaines »

    J’ai entendu un journaliste palestinien bloqué parmi d’autres parler sur la chaîne El-Jazira. Il a dit que la situation est affreuse et que les responsables égyptiens ne font que leur donner des aides et de temps à autre les rassurer. En revanche, il a affirmé que les palestiniens qui viennent pour les aider ne font qu’aggraver la situation en disputant avec les bloqués. Moi ça m’énerve tout ça ! Qu’est-ce qui leur arrive ? Pourquoi ils se tuent et ils se disputent entre eux laissant leurs ennemis contents ?

    Voir en ligne : Les Palestiniens bloqués !

  • permalien K. :
    9 juillet 2007 @13h41   « »

    @ Nora qui dit « Qu’est-ce qui leur arrive ? Pourquoi ils se tuent et ils se disputent entre eux »

    Peut-etre ceci vous donnera-t-il une réponse ?

    De manière intentionnelle ou non, les sanctions se sont révélées un instrument très efficace dans la destruction des liens internes qui faisaient tenir ensemble la société irakienne. La misère et la faim sont de puissantes incitations à s’en prendre à son voisin aussi bien qu’à son ennemi. Une société dans laquelle les ressources - nourriture, médicaments, eau et électricité - viennent à manquer est aussi une société où chacun pense à soi. C’est une société qui, avec un petit coup de pouce, peut facilement être amenée à se déchirer.

    Un exilé Irakien a pensé trouvé la solution : "Maybe we should abandon Islam, convert to Judaism, and start doing business with Texas."

    Mais le pauvre n’est pas au courant que sa barbarie se trouve dans ses gènes.

  • permalien Pierre :
    9 juillet 2007 @14h46   « »

    Souhaitons un sommeil apaisé à Monsieur René van der Linden.

    Les agents de sécurité du Parlement européen à Strasbourg ont été récemment surpris lorsqu’un grand groupe de rabbins orthodoxes, vêtus des habits traditionnels juifs, s’est présenté à l’entrée du bâtiment. Il s’agissait en fait d’une délégation de rabbins venus de toute l’Europe pour assister à une séance concernant la lutte contre l’antisémitisme.

    "La montée de l’antisémitisme trouble mon sommeil et c’est un dossier que je compte traiter très sérieusement" a déclaré le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), René van der Linden, à la délégation rabbinique qu’il a accueillie dans son bureau avant le début des débats.

    Voir en ligne : ’L’antisémitisme en Europe trouble mon sommeil’

  • permalien
    9 juillet 2007 @19h30   « »

    K, vous écrivez : « De manière intentionnelle ou non, les sanctions se sont révélées un instrument très efficace dans la destruction des liens internes qui faisaient tenir ensemble la société irakienne. La misère et la faim sont de puissantes incitations à s’en prendre à son voisin aussi bien qu’à son ennemi. Une société dans laquelle les ressources - nourriture, médicaments, eau et électricité - viennent à manquer est aussi une société où chacun pense à soi. C’est une société qui, avec un petit coup de pouce, peut facilement être amenée à se déchirer. »

    Je pense que vous avez tort, et les juifs dans les ghettos pendant la Shoa en sont la preuve, des individus arrivent à s’entraider malgré la faim et la misère ; des anciens déportés pourraient vous le confirmer, sans la solidarité (et le dieu Hasard) beaucoup d’entre eux n’auraient pas survécu. Pareil en Kabylie lors du soulèvement contre les français, la solidarité entre les habitants existait, sans solidarité l’être humain est mort d’avance ; c’est ce qui nous différencie du monde animal.

    L’Irak en fait a été crée au vingtième siècle, vous savez cela mieux que moi ; c’est un conglomérat de diverses tribus, deux conceptions différentes de l’islam qui toujours ont été en guerre, plusieurs peuples appelés « irakiens », et tous ne sont pas des arabes.

    Lorsque Saddam a assassiné les kurdes, les autres ont regardé sans moufter. Lorsque Saddam a assassiné les chiites, les sunnites et les kurdes ont regardé sans moufter.

    Les survivants se vengent de ce qui a été, ne cherchez pas plus loin les raisons de la violence.

  • permalien K. :
    9 juillet 2007 @21h02   « »

    “Dédié” à anonyme 9 juillet 19:30, en sachant pertinemment que ça ne sert stric-te-ment-à-rien !!!

    « ...quand je parle de la honte d’être un homme, ce n’est pas seulement au sens grandiose de Primo Lévi. Chacun de nous, dans notre vie quotidienne, il y a des événements minuscules qui nous inspirent la honte d’être un homme. On assiste à une scène où quelqu’un est un peu trop vulgaire, on ne va pas faire une scène, on est gêné, on est gêné pour lui, on est gêné pour soi puisqu’on a l’air de le supporter. Et là aussi, on passe une espèce de compromis. Et si on protestait en disant « mais c’est ignoble ce que tu dis ! » ? On aurait l’air de faire un drame... On est piégé, on éprouve alors, ça ne se compare pas avec Auschwitz, mais même là, à ce niveau minuscule, il y a une petite honte d’être un homme. »

    Gilles Deleuze.

  • permalien Jeff :
    9 juillet 2007 @21h31   « »

    Pardon mais les ghettos pendant la Shoah n’ont pas duré plus de 5 ans, il me semble, contrairement aux territoires-prisons palestiniens qui comptent maintenant le temps en générations.

    La solidarité chez les Palestiniens, et généralement chez les Arabes (faites-en l’expérience une fois en venant au Proche-Orient ou au Maghreb et comparez avec l’Europe), est un trait culturel que vous ne pouvez pas masquer sur la base de ce qui se passe actuellement en Palestine. Comment pouvez-vous imaginer que plus d’un million d’habitants à Gaza ont vécu sur quelques kilomètres carrés jusqu’à maintenant (avec de grosses difficultés pour en sortir au quotidien) ? N’en déplaise aux anti-religieux, le Hamas a justement soutenu cette solidarité dans ces populations en souffrance, comme bien d’autres mouvements musulmans ailleurs, ce qui explique en grande partie son succès. Dommage que le Fatah n’ait pas réussi dans cette voie.

    Si vous recherchez simplement la contradiction à tout prix, sans prendre en compte les considérations historiques, politiques et culturelles que certains des précédents intervenants ont déjà soulignés, cela ne fera pas beaucoup avancer la discussion.

  • permalien
    9 juillet 2007 @21h34   « »

    Excusez-moi, Jeff, il était question de l’Irak dans mon post ; la Palestine, ce soir, ne m’intéresse pas du tout. En tout cas, elle ne fait pas partie de mes préoccupations.

  • permalien Jeff :
    9 juillet 2007 @21h54   « »

    Mais ce que j’ai écrit vaut aussi bien pour les Irakiens que pour les Palestiniens, si l’on écarte bien sûr la question kurde, véritable problème et injustice depuis la disparition de l’empire ottoman.

    Le multiconfessionnalisme ne s’arrête pas à la distinction chiites/sunnites en Irak. C’est un pays multiconfessionnel comme la Syrie qui l’est plus encore que l’Irak et le Liban et qui ne souffre pas encore de luttes intestines (en dépit de ce que rêvent les gouvernements américains et israëliens, entre autres).

  • permalien Pierre :
    9 juillet 2007 @22h11   « »

    9 juillet 19:30, vous qui ce soir, vous préoccupez de l’Irak et de Varsovie, comment expliquez vous l’attitude de ces Irakiens, par rapport aux juifs du ghetto ?

    Est-ce que c’est une différence génétique entre juif et arabes, ou est-ce que vous idéalisez la vie au ghetto. Serait-il possible que des éléments vous aient échappés pour que vous posiez des questions d’une telle candeur ?

    L’exécution des traitres L’Organisation Juive de Combat exécute les condamnations à mort prononcées contre les traîtres au peuple juif. Elle publie la déclaration suivante sur l’attentat contre Leikin, chef de la police juive :

    « Par la présente on annonce à l’opinion publique qu’en accord avec l’accusation des officiers et des fonctionnaires, l’ordre d’exécution de Jacob Leikin a été accompli le 29 octobre à 18 h 10. Les actes de répression suivants seront accomplis impitoyablement avec la plus grande précision. Sont accusés de trahison :

    * 1° Le président du Judenrat (Conseil juif) pour avoir accepté et signé les déportations. * 2° Les chefs et les administrateurs des shops pour opprimer la masse. * 3° Les chefs de groupe et les fonctionnaires de Werkschuzt pour leurs persécutions contre les ouvriers et la population « illégale ».

    « Ces actes de justice seront accomplis impitoyablement ».

    Voir en ligne : L’organisation du ghetto de Varsovie

  • permalien Jeff :
    9 juillet 2007 @22h17   « »

    J’en profite pour recommander à tous la lecture du livre de l’écrivain turc, Orhan Pamuk, "Neige", qui illustre magnifiquement les difficultés existant actuellement en Turquie entre laïcité et religion. Ce récit éclaire aussi sur bien des points les situations que connaît actuellement le reste du Proche-Orient, voire au-delà, notamment l’Europe avec les histoires concernant le port du voile ou la montée de l’islamisme.

  • permalien Pierre :
    9 juillet 2007 @22h36   « »

    9 juillet 19:30, de même que ce soir vous soyiez plus préoccupé par l’Irak que par la Palestine, j’ai l’impression que vous êtes aussi plutôt questions niaises que réponses argumentées.

    Je me permet de vous soumettre la réponse de l’armé étasunienne :

    “Selon l’état major américain, Al Qaeda est responsable de la majorité des attentats d’envergure commis dans le pays.” Week-end meurtrier en Irak

  • permalien K. :
    9 juillet 2007 @22h56   « »

    Oui, les juifs sont bien des etres-humains, « ils n’ont pas été les gardiens de leurs frères ».

  • permalien
  • permalien Byblos :
    10 juillet 2007 @15h06   « »

    « Les Iraniens sont de dangereux adversaires, ils sont en train de se doter de la bombe atomique, et c’est pour Israël un danger permanent et constant, auquel votre gouvernement est sensible... »

    Georges Frêche s’adresse, si je ne me trompe, à des compatriotes français, très majoritairement de confession juive probablement.

    Or, leur parlant du gouvernement israélien, il leur dit votre gouvernement, les considérant ainsi comme étrangers en France

    Ô Yahvé, protège-moi de mes amis. Mais surtout des perceptions que mes comportements font naître chez eux.

  • permalien Ohé Dunavire :
    10 juillet 2007 @15h13   « »
    Rêver le passé

    Avec le quidam du 9 juillet 19:30, c’est parti pour l’idéalisation de la solidarité dans les ghettos et les camps nazis. Le quidam du 9 juillet 19:30 ferait bien de relire ses auteurs et témoins. Il rira moins.

    Ce n’est pas dire qu’il n’y a pas eu d’entraide à des échelles diverses, mais de là à en faire le paradigme de l’attitude du déporté…

    L’armée israélienne, à défaut de mettre la main sur un homme « recherché », a arrêté un frère de celui-ci. Parfaitement innocent (c’est à ça que sert la « détention administrative »). Mais avec l’idée toute simple de persuader l’autre de se rendre.

    Comme quoi, Israël sait y faire, même avec les liens de solidarité les plus fondamentaux. Ce n’est qu’un exemple parmi des milliers d’autres du savoir-faire israélien. Il n’y a pas que le high-tech.

  • permalien Ana :
    10 juillet 2007 @15h45   « »

    « qu’est-ce qui prouve que c’est Tsahal qui tire ? la parole des palestiniens ? ah ah ah ah !!! mort de rire ! la parole des palestiniens ! Vous avez des tirs avec l’accent ivrit et avec l’accent aravi ?

    il y a des douzaines de victimes du hamas que l’on ampute, et vous en avez trouvé UNE victime des israéliens ? vous me faites bien marrer.

    de plus, franchement, on s’en fout. Il n’aura qu’à ramper », écrit 8 juillet 16:10


    Sur le blog Nouvelles d’Orient, ’8 juillet 16:10’ (Vvolodia transparent - il est le seul à mourir de rire devant nous tous, répétitivement, de section du blog en section du blog) peut écrire qu’un journaliste du Hamas, dont les jambes ont été réduites en bouillie par un héroïque sniper de l’armée israélienne s’acharnant à lui tirer dessus alors qu’il est au sol, blessé : « Franchement, on s’en fout, il n’a qu’à ramper. » Ca le fait bien marrer. C’est si drôle que le post est toujours là, pour que nous puissions en tirer tout le profit et mourir de rire avec son auteur.

    Mais faire de ’9 juillet 19.30’ (Vvolodia encore, qui ne s’aventure plus à signer ses posts), le portrait en autruche, avec sa façon comique de se « cacher la tête dans le sable tout en adressant le derrière au ciel », puis laisser ’9 juillet 19.30’ répondre, dépité : « Ana est une mégère », ça c’est trop.

    Quelle chance pour le journaliste palestinien.

  • permalien Pierre :
    10 juillet 2007 @16h11   « »

    Ana, mon post préféré reste encore celui-ci.

    Il ne se rend même compte de ce qu’il dit.

    Pour rigoler, j’aimerais bien le voir faire ça avec sa tête. Enfin on sait à quoi elle sert, c’est déjà ça !

  • permalien Ohé Dunavire :
    10 juillet 2007 @16h22   « »
    Quand mourir de rire veut bien dire mourir

    « Mourir de rire avec son auteur », Ana ? Vous n’y songez pas ! Notre quidam entend bien mourir seul. Il est toujours déjà mort. Seul. Et son rire renouvelle sa mort solitaire. C’est tout ce qu’il peut en faire. Il a déjà donné à sa mort l’accent ivrit. Manière de la rendre méconnaissable à ses yeux. Ça le dope. Ça ne l’aidera pas à remonter le temps. Mais seul, il ne remontera de toute façon pas le temps. Et il n’a besoin de nous que pour rire sa mort contre nous. Tout contre.

    Dans sa manière de mou-rire seul, notre bonhomme est pourtant loin d’être unique. Il y a du collectif dans l’air.

  • permalien Pierre :
    10 juillet 2007 @16h37   « »

    Ohé Dunavire : "Il y a du collectif dans l’air."

    J’espère bien que non, les Georges Frêche ou les 9 juillet 19:30, sont des usurpateurs qui s’approprient l’histoire d’un peuple pour exprimer leurs phantasmes personnels mais au bout de compte ils ne représentent qu’eux même.

    Pour paraphraser Byblos je dirai : Ô Yahvé, protège-les de leurs amis. Mais surtout des perceptions que leurs comportements font naître chez moi.

    Voir en ligne : Pour remettre les pendules à l’heure : L’immigration juive aux Etats-Unis (57 mn) par Andre Kaspi.

  • permalien
    10 juillet 2007 @17h11   « »

    Je réclame pour Frêche le droit de dire des âneries. En effet, il s’en écrit tant et tant sur ce blog qui ont droit à votre admiration.....

    Quand aux ghettos en général, et les camps en particulier, il est évident qu’écrire qu’il y avait de la solidarité est un concept général ; tout concept a ses exceptions ; je connais l’histoire mieux que vous, certainement, inutile de m’envoyer la liste des « traîtres » ; nous avons de toute manière, eu plus de héros que de traîtres, mais il faut avouer que l’humain est bien imparfait. Certains sont plus imparfaits que d’autres, simplement, et il est évident que les juifs sont parfaits. (Sourire ironique)

    Je m’appelle Guitl, c’est mon vrai prénom, et je suis une femme. Merci de m’avoir accueillie à bras ouvert, je suis très touchée. Vous accueillez toujours de cette manière sympathique les juifs qui ne sont pas de votre bord ? Ça donne envie de partager votre quotidien, vous ne pouvez pas savoir à quel point.

    Vous comprenez pourquoi les israéliens refusent un seul état pour deux peuples, maintenant ? non ? il suffit pourtant de vous lire pour le comprendre.

  • permalien Sébastien :
    10 juillet 2007 @17h14   « »

    Bonjour,

    C’est tragique pour le journaliste palestinien amputé des deux jambes, mais en 2007 il semble que les affrontement inter-palestiniens ont fait plus de mort que l’armée israélienne.

    Il faudrait une confirmation du Croissant Rouge palestinien, qui fait un décompte hônnete des morts, ( même si c’est un décompte macabre ).

    Sébastien

  • permalien
    10 juillet 2007 @17h19   « »

    Pierre, nous ne L’appelons pas Yahvé et abstenez-vous de prières pour le peuple juif. Ma grand-mère adoptive me disait "caresses de chien donne des puces" lorsque enfant je jouais les hypocrites.

  • permalien Sébastien :
    10 juillet 2007 @17h23   « »

    De toutes façon, même si les palestiniens s’entretuent, ca ne peut pas justifier la politique israélienne et la colonisation, l’occupation, le blocus de la Bande de Gaza.

    Pour information :

    Sébastien

    Voir en ligne : Il n’y aura pas deux états mais trois

  • permalien Byblos :
    10 juillet 2007 @17h31   « »

    Sébastien écrit : « C’est tragique pour le journaliste palestinien amputé des deux jambes, mais en 2007 il semble que les affrontement inter-palestiniens ont [aient?]fait plus de mort que l’armée israélienne. »

    Bon. Il trouve tragique le sort du journaliste palestinien. Très bon, excellent, ce sentiment. À première vue, il l’honore même.

    Mais... Parce qu’il y a un mais. Ce sentiment (ou cette tactique?) permet à Sébastien d’ajouter que s