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La guerre du Liban et le Hezbollah, un an après

mercredi 11 juillet 2007, par Alain Gresh

L’opinion française et la Palestine

Un sondage mondial, réalisé dans 47 pays par l’institut PEW de Washington et intitulé Global Unease with Major World Powers, consacre sa cinquième partie au conflit du Proche-Orient. Même s’il est à prendre avec des réserves, comme tous les sondages, il offre quelques données sur l’état de l’opinion en France, état qui semble échapper aux responsables politiques comme aux médias. 43% des Français éprouvent de la sympathie pour les Palestiniens, 32% pour Israël, 4% pour les deux et 16% pour aucun des deux. 49% des Français pensent que c’est Israël qui est responsable de l’absence d’Etat palestinien (33% pensent que ce sont les Palestiniens qui sont responsables).

Sarkozy et la Tunisie

A l’occasion du voyage de Nicolas Sarkozy en Tunisie, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDH) a publié un communiqué intitulé « Lorsque les droits et les libertés des Tunisiens sont sacrifiés ! », dont voici des extraits :

« Le président français M. Nicolas Sarkozy vient d’effectuer, mardi 10 juillet 2007, une visite éclair “d’amitié et de travail” en Tunisie afin de présenter à son homologue, M. Zine El Abidine Ben Ali, son projet phare d’Union méditerranéenne, un axe majeur de sa politique étrangère dans la région. »

« Pas un mot n’a été soufflé quant à la situation désastreuse des droits humains et les graves violations individuelles et collectives enregistrées au quotidien. La rupture, dans ce cas précis, n’a pas été de mise. Cependant, et lors de la campagne électorale, le candidat Sarkozy avait promis une politique étrangère vigilante quant au respect des droits humains et de la démocratie ! »

« En se rendant en Tunisie, le président français ne peut ignorer les violations récurrentes des droits humains et les atteintes graves aux libertés fondamentales perpétrées depuis des longues années. »

Mais peu d’échos ont été donnés à ces problèmes, le régime tunisien disposant toujours de soutiens importants en France, qui se mobilisent en faveur de cette dictature au nom de la lutte contre le danger islamiste.

La guerre du Liban et le Hezbollah, un an après

« La guerre a commencé, sur le front libanais, depuis le 12 juillet. L’ambassadeur israélien aux Nations unies, Dani Ayalon, qui a confirmé que les Etats-Unis ont donné leur appui total à l’action israélienne au Liban et qu’il continuera, même si un “massacre de masse” avait lieu. Rappelons-nous qu’en 1996, la mort de plus de 100 réfugiés libanais à la suite d’un bombardement avait amené Israël à stopper son opération “Raisins de la colère”. » C’était le premier envoi de mon blog, le 23 juillet 2006, « La guerre a commencé ».

Un an après, la situation à la frontière entre le Liban et Israël reste tendue (malgré la présence de la Finul) et les divisions au sein des forces politiques et de la société libanaises proches d’une guerre civile silencieuse. C’est dans ce contexte que se prépare la réunion de La Celle Saint-Cloud, entre le 14 et le 16 juillet. Celle-ci est précédée par bien des cafouillages du côté français. Lors d’une rencontre le lundi 9 juillet 2007 avec la famille des trois soldats israéliens capturés (deux par le Hezbollah et l’autre par le Hamas), Nicolas Sarkozy avait demandé que « le Hezbollah arrête ses actions terroristes » (le Crif affirmait sur son site qu’il avait même dit que le « Hezbollah est une organisation terroriste »). Il a déclaré qu’il faisait de la libération des trois soldats « une affaire personnelle », mais n’a eu aucun mot pour évoquer les prisonniers libanais en Israël ni les crimes de guerre commis par l’armée israélienne au Liban (ou en Palestine) - lire ci-dessous.

Cette déclaration a semé le trouble : si le Hezbollah est une organisation terroriste, pourquoi l’invite-t-on en France ? Le lendemain, David Martinon, porte-parole de l’Elysée, a rectifié le tir : le Hezbollah, a-t-il précisé, n’est « pas inscrit sur la liste européenne des organisations terrorises » et la France « n’a pas l’intention » de demander son inscription sur cette liste.

Cette cacophonie souligne surtout la difficulté de la France d’être à la fois partie prenante du conflit interne libanais – par son soutien souvent sans nuances au gouvernement Siniora – et médiatrice. Et jette quelques doutes sur la réunion de La Celle Saint-Cloud, dont on ne peut pourtant que souhaiter le succès tant l’impasse libanaise est porteuse de dangers.

Je signale, autour du débat sur le Hezbollah, le documentaire de 53 minutes que diffuse France 5 ce dimanche 15 juillet à 12h27, Le mystère Hezbollah, réalisé par Jean-François Boyer et auquel j’ai contribué.

La guerre du Liban a surtout été marquée par des crimes de guerre que j’ai déjà évoqués à plusieurs reprises et que les médias comme l’Union européenne ou les Etats-Unis ont tendance à passer sous silence. Le droit humanitaire est pourtant indivisible, même si certains n’hésitent pas à prôner des mesures qui reviennent à bafouer le droit international.

Le quotidien libanais anglophone The Daily Star du 7 juillet explique, dans un article de Mohammed Zaatari, « Israeli cluster bombs and mines have killed 30, maimed 205 », que, depuis la fin de la guerre, les bombes à sous-munitions répandues par l’aviation israélienne et les mines ont fait 30 morts et plus de 200 mutilés.

« Il y a environ 922 sites sur lequel nous travaillons dans le sud, a déclaré Dalya Farran, la porte-parole de l’UN Mine Action Coordination Center. Sur certains, nous avons fini de travailler. 96 équipes regroupant 1 300 experts font tout ce qu’elles peuvent pour finir leur mission aussi vite que possible. »

122 500 mines et bombes non explosées ont été désamorcées. La porte-parole a aussi évoqué le refus israélien d’identifier les lieux sur lesquels les bombes à sous-munitions ont été répandues.

Rappelons l’article du New York Review of Books que je citais dans mon envoi du 1er novembre 2006 : « The attack on Human Rights Watch » (l’offensive contre Human Rights Watch), écrit par Aryeh Neier, un ancien président de l’organisation et président de The Open Society Institute. Neir écrivait : « Selon Jan Egeland, secrétaire général adjoint de l’ONU, Israël a lâché plus de 90% de ces bombes dans les soixante-douze heures entre le moment où la résolution sur le cessez-le-feu a été acceptée et le 14 août, date de son entrée en vigueur. Il a rapporté que les Nations unies avaient identifié 359 cibles de ces bombes qui ont reçu 100 000 petits projectiles non explosés, qui continueront à tuer et à blesser des civils durant une longue période. »

Le Hezbollah a utilisé deux arguments pour justifier son action du 12 juillet, qui a abouti à la capture de deux soldats israéliens : le sort de quelques Libanais maintenus dans les prisons israéliennes depuis de longues années et le statut des fermes de Chebaa, considéré par lui (et par le gouvernement de Beyrouth) comme territoire libanais occupé par Israël, considéré par Tel-Aviv comme syrien. Des informations ont été publiées ces derniers jours par la presse israélienne (lire « UN denies requesting control over Shaba Farms », de Barak Ravid, Haaretz, 11 juillet). Selon elle, les cartographes des Nations unies auraient bien déterminé que ces territoires étaient libanais ; en revanche l’ONU a démenti avoir proposé que les fermes de Chebaa passent sous contrôle de la Finul.

176 commentaires sur « La guerre du Liban et le Hezbollah, un an après »

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  • permalien
    11 juillet 2007 @20h04   »

    Alain Gresh, (“à qui il faut demander les choses si on ne vous croit pas”) :

    « Pour le mouvement sioniste, la réponse va de soi : les juifs sont inassimilables par les peuples parmi lesquels ils vivent, ils aspireraient depuis deux mille ans à retourner en Palestine d’où ils ont été chassés. Pourquoi alors cette ambition ne s’est-elle pas manifestée en termes politiques avant le XIXème siècle ? Le sionisme élude la question, qui a pourtant le mérite d’inscrire les juifs dans l’histoire concrète et non dans le ciel des idées. »

    Le nationalisme n’est né qu’au 19èm siècle -

    Le nationalisme c’est le sentiment de vif attachement à la nation, c’est-à-dire d’une grande exaltation de l’idée nationale ; c’est également une doctrine politique qui affirme la primauté de l’intérêt national, sur les intérêts particuliers de ses composantes d’une part et sur les intérêts des autres nations d’autre part.

    Le nationalisme c’est la volonté d’un peuple, d’une identité commune, de posséder un territoire national.

    Le nationalisme peut être une idéologie imprimée sur un peuple par ses gouvernants et destinée à conforter leur pouvoir, il est alors utilisé comme un moyen de manipulation afin d’unir le peuple autour de ces dirigeants, indépendamment des réels objectifs de ces individus. (guerres, totalitariste). (cas des pays arabes actuellement)

    Le nationalisme est une doctrine qui revendique pour une nationalité le droit de former une nation.

    wikipedia

    Guitl

  • permalien K. :
    11 juillet 2007 @20h22   « »

    Un an après, quelle est la situation moyen-orientale ?

    Le Dr. Hicham Boustani est un des rares a avoir une vue d’ensemble de cette situation :

    « ...en l’absence d’un projet de libération arabe, tout événement peut être exploité soit par le projet US-sioniste soit par le projet iranien. »

    Q. : Cela signifie-t-il que nous devons choisir notre bord : soit l’Iran, soit les USA ?

    R. : Notre analyse doit toujours distinguer la contradiction principale des contradictions secondaires. La contradiction principale est toujours avec l’impérialisme le plus grand, le plus puissant et globalement dominant : celui des USA et de son auxiliaire "Israël".

    Les ennemis principaux de tous les anti-impérialistes, et du projet de libération arabe, sont l’impérialisme US et le sionisme. Toute autre contradiction est secondaire. C’est pourquoi ceux qui disent que l’"Iran est plus dangereux que les USA" ou "L’Iran est plus dangereux qu’Israël" sont non seulement partiaux, mais leur analyse sert les intérêts impérialistes US à plusieurs égards :

    . En donnant la priorité à la bataille avec l’Iran, qui a un caractère confessionnel et fragmentaire, sur la bataille avec les USA et "Israël", qui a un caractère de classe unifiant et libérateur.

    . La probabilité de transformer les USA et "Israël" en alliés provisoires ou "pouvoirs qui peuvent être compris" en affrontant le "danger iranien". Quelques factions irakiennes ont déjà commencé à parler dans ce sens, pendant que les régimes saoudiens et jordaniens promeuvent une telle compréhension.

    . Séparer les résistances arabes en Irak, Palestine et Liban, les unes des autres, et les mettre en confrontation, plutôt qu’elles soient ensemble dans la même tranchée.

    . Détourner les masses arabes du danger suprême US-sioniste vers des cibles de priorité moindre pour le projet arabe de libération.

    Q. : Cela veut-il dire que nous devrions nous allier à l’Iran en face des USA ?

    R. : Là, nous devons différencier deux niveaux :

    - Le niveau populaire : là il est nécessaire d’établir un front qui inclut tous les peuples de la région (Arabes, Kurdes, Turcs, Iraniens) pour lutter contre l’impérialisme US et le sionisme, les deux exploitant et nuisant à tous ces peuples.

    - Le niveau officiel : là nous voyons, à partir des exemples ci-dessus, que le régime iranien n’est pas anti-impérialiste, il a son propre projet d’hégémonie régionale et travaille pour cet intérêt, pas dans l’intérêt du peuple. Il est donc impossible de rechercher une alliance à ce niveau.

    ...

  • permalien
    11 juillet 2007 @20h30   « »

    Concernant les prisonniers arabes d’Israël :

    *ils ont droit à la visite de leur famille

    *peuvent correspondre par courrier (contrairement aux otages israéliens en pays arabe).

    *Il ont très souvent commis ou commandité des attentats contre des civils, avec pour conséquences des blessures graves ou des décès.

    Le hezbollah n’est pas invité à faire une visite d’amitié, mais en tant qu’organisation terroriste responsable de la chienlit au Liban, indispensable acteur d’une paix future.

    à lire
    L’islam, la laïcité et la démocratie

  • permalien Pierre :
    11 juillet 2007 @20h51   « »

    @Guitl

    L’inventeur peu connu de la nation moderne (mais pas du nationalisme) :

    Le bonheur est dans le pré carré

  • permalien K. :
    11 juillet 2007 @22h39   « »

    Lebanon’s Bloody Summer (il s’agit du très prochain été), par MOHAMAD BAZZI :

    ...

    Le confessionnalisme mène à un état faible. Il encourage le clientélisme et les alliances avec de puissants patrons. Et il est facilement exploité par les puissances extérieures (la Syrie, l’Iran, les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite étant les derniers exemples). Mais la plupart des acteurs actuels sont trop investis dans ce système pour le changer vraiment. Et les patrons étrangers ne veulent pas le changement, parce que cela pourrait réduire leur influence.

    « Toutes les fois que vous parlez d’un nouveau Taef, les gens paniquent…. Les Libanais ont toujours peur de changer n’importe quel contrat social, » dit Khalil Gebara, codirecteur de l’Association Libanaise pour la Transparence, un groupe de surveillance anticorruption. « Parce que le problème est, qu’au Liban, les contrats sociaux ne sont changés qu’en période de violence. »

    Qu’adviendra-t-il si la bataille de la présidence se poursuit après septembre, et que le pays est encore paralysé ? Il existe une vraie crainte que le gouvernement libanais puisse de nouveau se couper en deux administrations concurrentes, comme cela s’est produit en 1988, quand le Président sortant Amine Gemayel a nommé Aoun comme premier ministre responsable parce que le Parlement n’arrivait pas à convenir d’un nouveau président. Il a créé un gouvernement en grande partie chrétien, alors que le premier ministre sunnite régnant a refusé de partir et a dirigé une administration musulmane rivale. La crise a pris fin en octobre 1990, quand les avions de guerre syriens ont bombardé le palais présidentiel, conduisant Aoun à s’exiler en France.

    Il est remarquable de voir comment les Libanais parlent ouvertement aujourd’hui de la possibilité d’une autre dissolution du gouvernement ; certains s’y résignent même. Dédoubler le pays en deux administrations en 1988 était un point final logique du système confessionnel. Les leaders libanais prennent le même chemin de nouveau : Ils essayent de diriger le pays sous un système qui n’est plus viable et qui continue à créer une crise perpétuelle. Jusqu’à ce que les Libanais puissent convenir d’un chemin plus fort et plus égalitaire de partage de l’autorité, ils seront menacés par l’instabilité, leur futur dicté par des puissances étrangères.

  • permalien Chahid :
    12 juillet 2007 @01h44   « »

    « 43% des Français éprouvent de la sympathie pour les Palestiniens…49% des Français pensent que c’est Israël qui est responsable de l’absence d’Etat palestinien » et « Nicolas Sarkozy avait demandé que « le Hezbollah arrête ses actions terroristes » (le Crif affirmait sur son site qu’il avait même dit que le « Hezbollah est une organisation terroriste » »…

    Question : d’où sortent alors tous ces français qui ont voté majoritairement pour Sarkozy ?????

    Voir en ligne : Le génocide de Srebrenica, 12 ans après.

  • permalien ahmad :
    12 juillet 2007 @02h43   « »

    Salam

    Des installations de la CIA en Tunisie ?

    Par Sami Ben Gharbia, Global Voices, 26 juin 2007. Traduit par Claire Ulrich

    Depuis sa cellule de prison à Bizerte (65km au nord de Tunis), le détenu tunisien Ramzi Bettibi a réussi à faire sortir une lettre très inquiétante qui est parvenue jusqu’à Internet (traduite en français). Ramzi purge une peine de quatre ans de prison à Bizerte pour avoir copié sur un forum Internet qu’il modérait le communiqué d’un groupe menaçant le pays d’attentats terroristes si l’ex-Premier Ministre israélien Ariel Sharon assistait au Sommet Mondial de l’Information qui s’est tenu en Tunisie en 2005. Ramzi Bettibi a été arrêté le 15 Mars 2005 dans le café Internet où il travaillait. En prison, il est fréquemment soumis à la torture, moyen par lequel les autorités tentent de le faire collaborer avec les services de sécurité de l’état. “Bettibi devrait être libéré car le gouvernement n’a jamais prouvé qu’il avait des intentions criminelles ou qu’il incitait à la violence” a dit Sara Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Human Rights Watch dans un communiqué publié l’an dernier. “Dans ces conditions, couper et coller un texte sur Internet ne devrait pas être considéré comme un délit” a-t-elle ajouté.
    Dans sa lettre, Ramzi décrit une prison secrète près de la ville de Bizerte, où il a été interrogé par la CIA et des agents parlant français sur ses liens supposés avec des groupes irakiens djihadistes et sur ses activités sur internet. Selon la lettre, les prisonniers sont interrogés et détenus dans des containeurs dans un lieu secret, à quinze minutes en voiture de Bizerte.
    Depuis la fermeture des prisons secrètes de la CIA en Pologne et Roumanie, suite aux révélations du Washington Post et d’autres médias, des rumeurs ont circulé selon lesquelles les prisonniers auraient été transférés dans d’autres prisons de la CIA quelque part en Afrique du Nord. Mais cette lettre d’un témoin oculaire (même si personne ne peut confirmer ou infirmer que Ramzi Bettibi est l’auteur de cette lettre), semble offrir la première “preuve” concrète de l’existence de ces installations en Tunisie. Elle décrit aussi la localisation possible de la prison et les identités de certains prisonniers qui sont interrogés et détenus clandestinement. De façon surprenante, la lettre a été écrite le 9 juin 2007, seulement un jour après la publication du second rapport sur les “détentions secrètes et transferts illégaux de détenus impliquant des membres du conseil de l’Europe”, adopté par le comité du Conseil de l’Europe sur les affaires juridiques et les droits de l’Homme.

    ........

  • permalien ahmad :
    12 juillet 2007 @02h46   « »

    يهدد سلامتي. لقد نقلت في نهاية شهر أفريل الماضي إلى معتقل يوجد على بعد ربع ساعة تقريبا عن السجن المدني ببنزرت. كانت المفاجأة مذهلة إذ وجدت نفسي في معتقل سري للمخابرات الأمريكية يسجن فيه أشخاص داخل حاويات
    Ceci est un message envoyé depuis la prison civile de Bizerte et un SOS face au péril qui menace mon intégrité. A la fin du mois d’avril, j’ai été conduit dans une prison qui se trouve à un quart d’heure environ de la prison civile de Bizerte. J’ai été terriblement surpris de me retrouver dans une prison secrète relevant du renseignement américain où des personnes se trouvaient enfermées dans des containeurs.
    وقد حقق معي هناك شخص يستعمل اللغة الفرنسية عن علاقتي بالجماعات الجهادية في العراقية عبر الانترنت وقد ذكرت له ان معلوماته غالطة وانا سجين رأي تحدثت عني منظمات عالمية منها هيومن رايتس ووتش والعفو الدولية. وقد تفاجأ الأمريكي بذلك وصاح في الاعوان التونسيين. وقد اعتدوا علي بالعنف وهددوني بتلفيق محاولة فرار لي من السجن أو نقلي إلى السجن السري في صورة ابلاغ عائلتي بما رأيت.
    Une personne parlant le français a mené une investigation sur mes rapports avec les groupes jihadistes en Irak, par le biais du net. Je lui ai fait remarquer que ses informations étaient erronées, que j’étais un prisonnier d’opinion, que des organisations internationales comme Human Rights Watch ou Amnesty International avaient parlé de moi. L’Américain a été surpris et a interpellé les agents tunisiens. Ceux-ci m’ont violemment agressé et m’ont menacé de monter une affaire de tentative d’évasion de la prison ou de me transférer dans la prison secrète si j’informais ma famille de ce que j’avais vu.

    ....

  • permalien ahmad :
    12 juillet 2007 @02h48   « »

    ولم يتوقف الأمر عند ذلك فقد عادوا إليّ بعد أسبوعين من ذلك داخل زنزانتي بعد ان قيدني اعوان من امن الدولة وسألني ضابط أمريكي كان معهم عن دوري في مؤسسة “سحاب” الذراع الاعلامي لتنظيم القاعدة كما سألني عن موقع شبكة الاخلاص ومنتدى الانصار. وقد خيروني بين وثيقتين واحدة تتضمن شهادة وفاتي وواحدة شهادة سراح. كما هددوني بإيذاء شقيقي .
    L’affaire ne s’est pas arrêtée là. Deux semaines plus tard, ils sont revenus me voir dans mon cachot et après que des agents de la Sûreté de l’Etat m’aient attaché, j’ai été interrogé par un officier américain qui les accompagnait sur mon rôle dans (…) la cellule de l’information de l’organisation Al-Qaida. Il m’a aussi questionné sur le site du réseau des Akhlas et sur le forum d’Al Ansar. Ils m’ont laissé le choix entre deux documents, mon certificat de décès et mon papier de libération.
    أنا لم أعد احتمل ما يحصل لي مرة يعتدي علي اعوان امن الدولة وهذه المرة وصل الامر إلى أعوان المخابرات الأمريكية والسجون السرية

    اللهم اشهد انّ مصيري في خطر انقذوا المعتقلين في ذلك السجن الامريكي لقد سمعت أن منهم السعودي سعيد الغامدي والتونسي ابو عمر التونسي…

    ابحثوا عن هذا السجن إنه لايبعد كثيرا عن بنزرت وربما هو في ثكنة عسكرية حسب ما فهمت من المكان.
    Je ne puis plus longtemps supporter ce qui m’arrive. Après les agents [tunisiens] de la sûreté d’Etat, c’est le tour des agents de la CIA et des détentions secrètes.
    Oh Dieu, soit témoin que ma vie est en grand danger. Sauve les autre détenus dans cette prison américaine. J’ai entendu parler d’un détenu saoudien nommé Saïd Al-ghamdi, et d’un autre détenu tunisien appelé Abou Omar Al-tunisi.
    Cherchez cette prison. Elle n’est pas loin de Bizerte. J’ai compris qu’elle est peut-être située dans des baraquements (casernes) militaires.

  • permalien ahmad :
    12 juillet 2007 @02h48   « »

    Selon un rapport précédent, publié par le International Association for the Support of Political Prisoners (AISPP), Ramzi Bettibi a entamé une nouvelle grève de la faim le 18 janvier 2007 pour protester contre les mauvais traitements et abus subis en prison. Dans un communiqué publié sur Internet le 12 mars 2007, le Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT) a décrit la façon dont il a été torturé.
    Le 23 février 2007, Ramzi Bettibi, le prisonnier du net, a été soumis à la violence extrême de 3 officiers en civil dans la prison de Bizerte, qui se sont présentés comme la brigade de la Sûreté de l’Etat. Ils lui ont attaché les bras et les jambes à une chaise et ont voulu lui faire ingurgiter du lait de force pour qu’il cesse sa grève de la faim commencée en protestation contre des violences perpétrées à son encontre antérieurement. Une des ses dents a été cassée.
    C’est la cinquième fois en l’espace de quelques mois que Ramzi Bettibi subit des séances de torture en prison visant à le faire collaborer avec les services de la Sûreté de l’Etat.
    Source : http://fr.globalvoicesonline.org/20...

  • permalien Pierre :
    12 juillet 2007 @07h20   « »

    Autour de la Celle Saint-Cloud, les loups sortent du bois :

    NON à la venue de NASRALLAH CHEF DU HEZBOLLAH à La Celle Saint Cloud le 14 juillet -
    Aux membres des structures communautaires et des associations juives de France, à chaque ami d’Israël, nous demandons : "Réagissez pour empêcher Hassan Nasrallah de mettre les pieds en France"

    Entente entre Damas et Riyad sur la question libanaise - Alors que les représentants des différents pôles et ténors de la politique au Liban se dirigent vers la France, pour se regrouper autour d’une table de dialogue à La Celle Saint Cloud, le secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa se rend à Damas pour rencontrer les dirigeants syriens et tenter de résoudre le nœud du problème libanais.

    En invitant le Hezbollah, Sarkozy courtise les mollahs d’Iran - Le Hezbollah n’a jamais été un parti Libanais ! Conformément à notre analyse, il semblerait que Washington et ses alliés aimeraient faire un geste en faveur des mollahs...

    Le dialogue inter-libanais de La Celle-St-Cloud - Depuis la fin du mois de mai dernier, les initiatives diplomatiques françaises n’ont eu de cesse de dérouler des tapis rouges sous les pieds du Hezbollah, dans sa longue marche vers la conquête du pouvoir à Beyrouth. Le nouveau Ministère des Affaires étrangères, sous la direction de Bernard Kouchner, n’a fait que répondre avec toujours plus de déférence aux ultimatums de l’opposition libanaise pro-syrienne dont le « Parti de Dieu » est le fer de lance.

    Le parti de dieu, la part du Diable - Deux obstacles se dressent face au déroulement de ce scénario saoudien très en phase avec les options d’une partie de l’administration Bush et les plans de gestion de crises du cabinet militaire israélien : le Hezbollah lui-même et la FINUL. De l’avis de plusieurs observateurs militaires en poste dans la région, la force onusienne est, plus que jamais, menacée par un coup de main des activistes sunnites, même si les différents dispositifs sécuritaires du Hezbollah au Liban Sud continuent à fonctionner comme autant de tampons dissuasifs vis-à-vis d’un tel scénario. Mais la marge de manœuvre de l’organisation chi’ite se tend, restant largement tributaire des retombées de la conférence sur le Liban de la Celle-Saint-Cloud des 29 et 30 juin prochains et des perspectives annoncées de la formation d’un gouvernement d’union nationale.

  • permalien Pierre :
    12 juillet 2007 @09h15   « »

    Il y a un an la Guerre Israël – Hezbollah

    « Alors que nous approchons de la date marquant le début des hostilités en 2006, il y a presque un an, je regrette que nous ne soyons pas parvenus à établir un cessez-le-feu permanent entre Israël et le Liban », déplore le Secrétaire général dans ce dernier rapport, rendu public aujourd’hui, sur la résolution 1701 (2006) qui avait mis fin provisoirement au conflit entre le Hezbollah et Israël.

    « Je regrette aussi qu’aucun autre progrès n’ait été fait vers la libération des soldats israéliens enlevés, ni sur d’autres questions telles que les violations de l’espace aérien libanais par Israël », souligne Ban Ki Moon.

    « J’espère toutefois qu’une solution à long terme pourra être trouvée, en particulier si nous consolidons plus avant les changements stratégiques survenus dans le Sud Liban, si nous améliorons la sécurité le long de la frontière libanaise avec la République arabe syrienne et si nous progressons plus avant sur la question des fermes de Chebaa ».

    « Surtout, j’en appelle au Liban, à Israël et aux États jouant un rôle clef, la République arabe syrienne et la République islamique d’Iran, ainsi qu’à la communauté internationale, pour qu’ils contribuent à la mise en œuvre de tous les aspects de la résolution 1701 », souligne Ban Ki Moon.

  • permalien
    12 juillet 2007 @09h27   « »

    Pierre, vous êtes un admirateur du hezbollah ? qui s’assemble se ressemble, dit le proverbe.

    Au sujet des élections française, et du vote pro-sarkozy, je signale qu’on votait pour un président français, pas pour les palestiniens.

    Si vous posez la question autrement au peuple français, "quelle est l’impact de la Palestine dans votre vie de chaque jour", il va vous répondre "nulle". Tout ce que les français veulent, c’est de ne pas les voir sur le territoire français, qu’ils restentchez eux, qu’ils ne transportent pas leurs éternels problèmes ailleurs, ils sont inassimilables à la civilisation occidentale.

    Guitl

  • permalien Pierre :
    12 juillet 2007 @10h01   « »

    @Guitl : non.

    Votre proverbe est-il une allusion aux incursions permanentes de tsahal sur les territoires libanais, palestiniens et jordaniens ?

    subtil !
  • permalien Pierre :
    12 juillet 2007 @10h34   « »

    Il y a environ 11 000 détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, dont près de 800 sont des prisonniers administratifs, incarcérés sans inculpation et sans jugement. (Israël apporte un soutien limité à Mahmoud Abbas)

    En Israël une question est devenue tabou : qui sont donc les fameux “250” prisonniers qui vont être libérés et qui n’ont “pas du sang dans les mains” ? Ehud Olmert a rejeté hier une première liste élaborée par un comité composé de représentants du ministère de la Justice, de Tsahal et du redoutable Shin Bet. (ISRAEL PRISONNIERS REVELATIONS Désaccord profond en Israël sur le choix des 250 prisonniers qui doivent être libérés)

    Le nombre de personnes arrêtées en seulement deux semaines dépasse déjà le nombre de détenus qu’Olmert propose de libérer.
    "Israel arrête des loyalistes du Fatah tout en présentant sa farce de libération des prisonniers," déclare le rapport du Fatah(Israel arrête 300 personnes affiliées au Fatah avant de libérer 250 prisonniers)

    _ "Nous avons toujours veillé à mettre fin aux souffrances du caporal Shalit et nous donnons plus d’importance à sa libération que les Israéliens eux-mêmes. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a 11 000 prisonniers palestiniens incarcérés en Israël qui souffrent de la même manière".

    "Selon Hassan Nasrallah, l’Italie et l’Onu tenteraient notamment de s’impliquer dans ses négociations naissantes avec Israël sur un échange de prisonniers. Israël dément toute velléité de dialogue."

    Quel est le statut exact des "prisonniers" détenus par Israël ?
    sont-ils :

    - des droits communs ?

    - des prisonniers de guerre ?

    - des tributs de guerre ?

    - des otages ?

    Pourquoi les appelle-t-on des PRISONNIERS ?

  • permalien
    12 juillet 2007 @10h38   « »

    Bonjour,

    Voici le sondage dans ses détails.

    je suis dubitatif :

    - 4% de libanais qui préférent les israéliens aux palestiniens, soit 1 sur 25, ca me parrait beaucoup.

    - En France les précédentes enquettes d’opinion métaient plus bas l’image d’Israël.

    - Les sud africains ayant plus de sympathie pour les israéliens que pour les palestiniens, ( 28% contre 19% ), est-ce crédible ?

    - Pareil pour les 7% de marocain pro-israéliens. Un marocain sur quinze préfére Israël à la Palestine ? Surprenant.

    Ces résultats sont flateurs pour les israéliens, ( ils pouvaient s’attendre à pire ), au point que la crédibilité de l’enquete est mise en cause pour certains pays.

    Sébastien

    Voir en ligne : Sondage sur le conflit israélo arabe.

  • permalien ahmad :
    12 juillet 2007 @10h38   « »

    salam

    DÉFENSE DES DROITS DU PEUPLE PALESTINIEN : NON À L’INTIMIDATION POLICIÈRE !

    Publié le 12-07-2007

    La liberté d’action et d’expression, déjà fort unilatérale — oui aux caricatures sur Mahomet, oui au racisme décomplexé d’un Sevran, d’un Finkielkraut, d’un Frêche ou d’une Fallaci— se rétrécit dangereusement dans d’autres domaines que Sarkozy considère comme ses chasses gardées. L’association "Orléans Loiret Palestine" rapporte les nouveaux agissements de la police à son égard, et met en garde contre les pressions exercées de la sorte.

    Communiqué de Presse

    ORLEANS LOIRET PALESTINE

    Maison des Associations

    46 ter rue Ste Catherine

    45000 Orléans

    Le secrétaire de notre association, représentant légal de celle-ci a reçu un courrier l’invitant a « impérativement prendre contact avec la police pour un entretien dans le cadre d’une affaire le concernant » termes exacts de ce courrier.

    Lors de son coup de téléphone, l’interlocuteur, policier, l’a informé que c’est en tant que « Président de Orléans Loiret Palestine » qu’il était ainsi convoqué pour répondre à des questions concernant le nombre d’adhérents de l’association, son activité etc...

    Devant l’incrédulité de notre secrétaire face à ce genre d’enquête, concernant une association 1901, déclarée en préfecture, avec un bureau déposé, des statuts connus etc... le policier a défini l’enquête comme « normale ». Le secrétaire de l’association a refusé de répondre à toute question qui relève de la vie de l’association, ne voyant pas en quoi, celle-ci méritait tant d’attention !

    Nous savons, que nationalement, plus d’une dizaine de responsables d’associations pro Palestiniennes ont reçu une même convocation !

    Il apparaît aujourd’hui, que l’action en soutien au peuple palestinien, à ses droits reconnus internationalement, devient passible d’enquête ! Tout citoyen ne peut plus agir selon ses convictions, dans le cadre des lois existantes, sans se voir soupçonné d’on ne sait quelles intentions terroristes !

    En réalité, c’est bien le droit d’agir pour la Palestine qui est mis en cause, aujourd’hui, demain qui sera la prochaine cible ?

    Orléans Loiret Palestine proteste : - contre ces remises en cause du droit d’association - contre la pression exercée sur des militants.

    Orléans Loiret Palestine appelle l’ensemble des forces politiques, associatives, syndicales à défendre le droit démocratique de se réunir en association, sans aucune pression policière" Pour Orléans Loiret Palestine Le secrétaire Patrick WEYLAND

    CAPJPO-EuroPalestine

    Salam

  • permalien Ana :
    12 juillet 2007 @12h01   « »

    « Si vous posez la question autrement au peuple français, "quelle est l’impact de la Palestine dans votre vie de chaque jour", il va vous répondre "nulle". Tout ce que les français veulent, c’est de ne pas les voir sur le territoire français, qu’ils restent chez eux, qu’ils ne transportent pas leurs éternels problèmes ailleurs, ils sont inassimilables à la civilisation occidentale. » Le ‘Guitl’ du 12 juillet 09:27

    Tiens ! On disait ça des juifs, il n’y a pas si longtemps. Les juifs allemands le pensaient des juifs polonais fraîchement débarqués en Allemagne de leur shtettl, avant guerre : qu’ils restent chez eux, qu’ils ne transportent pas leurs éternels problèmes ailleurs, ils sont inassimilables à la civilisation occidentale. On le dit encore de juifs d’aujourd’hui. Et les juifs d’aujourd’hui, qu’en disent-ils ? Je crois savoir que nombre d’entre eux ne tiennent pas particulièrement à se retrouver ‘assimilés’.

    Pas Guitl, évidemment. Il est assimilable, comme bon nombre de juifs askénazes. Assimilable(s) à la civilisation orientale, veux-je dire.

  • permalien Cordoba :
    12 juillet 2007 @12h30   « »
    A propos de Seymour Hersh... Comment on fabrique l’info sur le Moyen-Orient

    [Bonjour à tous. Voici l’extrait d’un article paru dans Ha’Aretz. Il me paraissait utile de verser ceci au débat.]

    "[...] voici trois mois, le New Yorker a publié un article sur l’attitude de l’administration Bush envers les sunnites et les chiites. Cet article, écrit par Seymour Hersh, journaliste d’investigation et lauréat du prix Pulitzer [en 1970], expliquait que l’administration américaine, renouant avec la realpolitik, soutenait les sunnites dans leur conflit avec les chiites. Ce changement d’attitude l’amenait à coopérer même avec les sunnites les plus violemment opposés aux Etats-Unis, y compris des groupes liés à Al-Qaida. Pour appuyer sa démonstration, Hersh révélait que les Etats-Unis versaient des fonds au gouvernement libanais du Premier ministre [sunnite] Fouad Siniora, tout en sachant qu’une partie de ces sommes allait au groupe palestinien du Fatah Al-Islam dont les miliciens étaient retranchés dans le camp de réfugiés de Nahr El-Bared.
    Cet article a été publié dans le New Yorker près de deux mois avant les affrontements entre le Fatah Al-Islam et l’armée libanaise. Les journalistes et correspondants en poste à Beyrouth ont été légitimement surpris. Quoi ? Siniora, archétype du notable politique sunnite, prêterait main-forte à des collaborateurs d’Al-Qaida eux-mêmes issus d’une scission d’un groupuscule prosyrien ? Et les Américains en seraient conscients, et seraient même à l’origine de ce plan, tout à leur désir de frapper le Hezbollah [chiite] ? Et les Etats-Unis soutiendraient ainsi les sunnites dans leur conflit contre des chiites partout appuyés par l’Iran dans tout le Moyen-Orient ? Pour les journalistes libanais, c’était tout à fait inattendu. Mais cet article était publié par le New Yorker, réputé pour son sérieux.
    Les journalistes libanais n’en ont pas moins mené leur propre enquête. Seymour Hersh leur a expliqué qu’il tenait ses informations de Robert Fisk, le directeur du bureau du quotidien britannique The Independent à Beyrouth.
    Mais Hersh n’avait pas jugé utile de vérifier ses informations. De son côté, Fisk a raconté qu’il avait eu vent des conclusions d’observations effectuées sur le terrain par Alastair Crooke. Celui-ci est un ancien agent des services de renseignement britanniques et fondateur du Conflicts Forum, une ONG censée contribuer à la réforme des relations entre l’Occident et le monde musulman. Or Crooke ne connaît pas un traître mot d’arabe. Et tout ce qu’il est parvenu à répondre aux journalistes libanais, c’est qu’il tenait ses informations “de toutes sortes de gens”. "

    Source : Courrier International

  • permalien Jean :
    12 juillet 2007 @13h12   « »

    Bonjour Ahmad,

    Pas de panique, c’est une "invitation" tout à fait classique des RG. Tous les membres importants d’associations à visée humanitaire et/ou politique (donc susceptibles d’avoir une opinion...) sont l’objet de ce genre d’enquête, avec ce type d’invitation très peu civile.
    Et si vraiment ce monsieur a un peu d’importance, si son assoc bouge un peu de monde et arrive à passer un peu dans les media, il doit savoir qu’il sera mis sur écoute. C’est le tarif. Ceci dit, c’est très chiant mais ça n’a pas le caractère de "pression policière" que vous lui prêtez.
    Si vous lancez un ramdam là-dessus, vous allez faire sourire beaucoup de monde !

    Pour Cordoba : l’auteur de votre article du Courrier Intl est Emmanuel Sivan, professeur d’histoire islamique à l’Université hébraïque de Jérusalem, et très branché islam fondamentaliste. Je ne discute pas son sérieux, cependant je puis imaginer que l’article de Hersch ne lui ait pas fait plaisir. Quant à sa tentative de décrédibilisation, c’est un procédé plutôt commun. Ca ne retire rien du fond de l’article, très éclairant sur la façon très surprenante dont a surgi cette affaire de Nour la Bared.

    Cordialement

  • permalien K. :
    12 juillet 2007 @13h57   « »

    Pour compléter le commentaire de Jean, suite à l’article de Sivan dans le Haaretz.

    Abou Aardvak (comprendre Marc lynch) lui est carrément plié en deux... :

    C’était absolument hilarant, [du fait que], à ma surprise, le morceau a généralement été reçu comme une démystification réussie de Hersh. J’ai été ébahi. Quelqu’un a—t-il seulement prêté attention à l’affaire ? L’article était d’évidence une plaisanterie. Pour un article traitant de la pauvreté des sources et la minceur des preuves avancées par un journaliste, quels étaient les sources et les preuves de Sivan ? « des journalistes sourcilleux à Beyrouth ont lu l’article avec étonnement » ; et... voilà. Rien d’autre.

    Par ailleurs, pour montrer le sérieux de Sivan, Hersh n’a jamais cité Fisk dans son article du 5 Mars, comme le fait remarquer Lynch.

    Faudrait songer à pas avaler n’importe quoi quand on a faim.

  • permalien K. :
    12 juillet 2007 @14h20   « »

    Alistair Crooke à Marc Lynch suite à l’article de Sivan :

    « Pour mémoire – si tant est qu’importe aujourd’hui la manière dont les articles sur le Moyen-Orient sont écrits - je n’ai jamais rencontré Robert Fisk, ni lui ai parlé, et Sy [Hersh] ne l’a pas cité dans son article du 5 mars. Il m’a cité et ce que je lui ai dit à été par la suite deux fois vérifié par le personnel du New Yorker pour s’assurer que mes sources étaient fiables. »

  • permalien K. :
    12 juillet 2007 @14h47   « »

    ..même si certains n’hésitent pas à prôner des mesures qui reviennent à bafouer le droit international.

    Et ça n’a pas l’air de vouloir s’arréter :

    Herzliya, Israel, lundi 9/7/2007 :

    Les conventions de Genève sur les conflits armés et les réglementations des guerres, vieilles de 100 ans, de la Haye doivent être « réadaptées » pour relever les défis posés par les guerres asymétriques du 21ème siècle, ont déclaré des experts israéliens et américains pendant une conférence a Herzliya lundi.
    ...

    Mitchell Wallerstein, doyen de l’école Maxwell de la citoyenneté et des affaires publiques à l’université de Syracuse, a cité la deuxième guerre du Liban comme un bon exemple des nouveaux types de guerre exigeant de nouvelles règles.

    « L’été passé, les forces de défense israélienne ont fait face aux question des boucliers humains, et des stocks d’armes dans des secteurs civils. Nous avons vu ceci dans d’autres endroits tels que la Somalie et les Balkans. Nous sommes susceptibles d’y être confrontés a nouveau, » a dit Wallerstein.

    « Le droit international ne traite pas en juste proportion cette question, » a-t-il ajouté.

    La conférence de Herzliya sera suivie d’une réunion à Washington DC en octobre, où l’on s’attend à ce que des experts en matière de droit international et de sécurité nationale énumèrent des recommandations pour réformer le droit international sur la guerre.

    Et ensuite on ira voir banequimoune pour faire officialiser tout ça par la comounôté internasionale.

  • permalien Pierre :
    12 juillet 2007 @15h51   « »

    A une époque où les pauvres sont saturés d’informations , il devient de plus en plus difficile, pour les responsables nationaux de les motiver pour se battre contre d’autres pauvres.

    Pourtant il y a urgence. Pour le complexe militaro-industriel, c’est une ère de prospérité sans égale : des ventes colossales d’équipements pour la « défense » et, par conséquent, du matériel de guerre acquis dans le but de renouveler les arsenaux, les moderniser et se préparer pour contrer les menaces sans cesse exacerbées par le comportement impérialiste des grandes puissances. Même le travail de lobby dans ce secteur a été grandement facilité par les politiques de défense appliquées dans le cadre des alliances militaires et, surtout celles de l’OTAN.

    Si tout le monde investi pour se défendre, comment faire tourner les stocks. On en arrive à la situation paradoxale où comme en Irak, il y a plus de mercenaires que de soldats.

    On n’a plus besoin de prétextes pour faire tourner la boutique, puisque d’un côté les mercenaires se comportent en vrais pros et qu’en face les populations civiles ne sont pas si indispensables que ça. L’invention de la guerre asymétrique, est déjà un réel progrès puisqu’elle évite de perdre un temps précieux en formalités inutiles pour obtenir l’autorisation de l’ennemi pour se faire massacrer.

    En attendant qu’on invente un système qui détruise les stocks à la sortie des usines, on comprend qu’il y ait urgence à élaborer de « Nouveaux règlements pour guerres nouvelles », plus adaptées aux contraintes logistiques (dommageables en terme de retour sur investissement), des complexes militaro-industriels.

    Une telle obsession du respect des règles de la par des néo-libéraux, n’est pas sans rappeler le travail d’Hannah Arendt.

  • permalien Pierre :
    12 juillet 2007 @16h18   « »

    On peu dire que le maire de Paris a fait le bon choix en choisissant les prisonniers de guerres israéliens, parce qu’il aurait eu une perte en terme de recettes publicitaires s’il avait choisi d’afficher les photos des 11000 otages palestiniens détenus par Israël :

    B. DELANOE va faire apposer la photo des 3 soldats israéliens dans un lieu public

    Quoiqu’il en soit je le soutiens dans sa lutte contre le trafique humain.

  • permalien Groucho :
    12 juillet 2007 @18h02   « »

    Pour sauver la Habqa
    //Depuis le 18 mai, une équipe renforcée de policiers en civil monte la garde devant le local du CNLT et de Kalima au 4, rue Abu Dhabi à Tunis. Ce jour là, le chef de la police du district de Tunis a informé « solennellement » (dans un café voisin où il attendait qu’on veuille bien l’autoriser à entrer à son bureau) Lotfi Hidouri, membre dirigeant du CNLT, « qu’aucun Tunisien ne serait désormais autorisé à pénétrer dans ce bureau ».
    Lotfi est très perturbé par ce nouveau statut de nomade, errant chaque jour à la recherche d’une nouvelle terre d’asile où poser sa silhouette filiforme, traînant derrière lui une nuée de flicaillons, apportant la poisse à ses hôtes d’un jour. Mais ce qui le préoccupe le plus, c’est la jeune Habqa (basilic) en pot laissée depuis plus de quinze jours sans eau dans cette canicule. Lotfi venait d’acheter cette habqa au marché Sidi El Bahri. Comme chaque année en pareille saison, cette plante est recherchée pour les effluves agréables qu’elle dégage et ses qualités anti-insectes. On lui attribue également la vertu de plante de bon augure pour la maison qui l’accueille. Lotfi la soignait comme un enfant, lui offrant une exposition au soleil le matin et la déplaçait à l’ombre dès que le soleil s’élevait au zénith. La Habqa le lui rendait bien et s’appliquait à pousser ses feuilles presque chaque jour. Elle devait être bien triste maintenant et Lotfi semblait encore plus triste qu’elle à l’idée de la savoir abandonnée. Car ainsi, au lieu du bon augure, c’est la poisse qu’elle apportera.
    Nous décidons de tenter une incursion dans nos bureaux à une heure où la chaleur et la somnolence ramollissent la vigilance de notre garde privée qui coûte si cher au contribuable. Il est 15 heures et le thermomètre a déjà franchi les 40°//
    http://www.kalimatunisie.com/articl...

  • permalien K. :
    12 juillet 2007 @19h34   « »

    Les arabes laiques de gauche et le Hezbollah :

    - Gilbert Achcar :

    La stratégie du Hezbollah a été complètement embourbée. C’est là un résultat des limitations inhérentes à leur vue confessionnaliste des choses, à leur conception du partage du pouvoir parmi des communautés confessionnelles et les blocs de pouvoir existants. Par une série de positions maladroites, dans lesquelles leur alliance avec la dictature syrienne a joué un rôle important, ils ont conforté la division sectaire actuelle dans ce pays entre les chiites et les sunnites.

    A un moment donné, au début de l’offensive israélienne de l’été passé, il est apparu qu’il y avait une réduction du sectarisme confessionnel. Néanmoins il est revenu rapidement, et très fortement. La nature confessionnaliste du Hezbollah a fait qu’il a été facile pour le camp Hariri d’exploiter de manière très ouverte les sentiments sectaires des sunnites. C’est ainsi que toute la situation s’est embourbée et l’opposition a perdu l’initiative politique qu’elle avait lorsqu’elle a commencé sa mobilisation au début de l’hiver passé.

    - Amal Saad Ghorayeb :

    « Amal Saad Ghoraib de l’institut de donation de Carnegie pour la paix internationale a indiqué à al Jazeera que le Hezbollah avait atteint un but important pour contrecarrer les plans de Washington pour la région en paralysant le gouvernement libanais.

    « Cela fait partie d’une stratégie à plus grande échelle du Hezbollah visant à bloquer les objectifs stratégiques des Etats-Unis dans la région, qui sont de former un nouveau Moyen-Orient, et cela a échoué, » ajoute-t-elle..

    « Les Etats-Unis n’ont pas pu imposer leurs objectifs à l’intérieur du Liban. Les Etats-Unis avaient espéré mettre en place un gouvernement pro-américain au Liban qui appliquerait leur agenda. »

    D’après elle, le Hezbollah est maintenant concentré sur la préparation à ce qu’il voit comme une attaque imminente sur le Liban, la Syrie, ou même l’Iran. Et il est certain de la victoire. »

  • permalien K. :
    12 juillet 2007 @19h47   « »

    Concernant le fait que le hezbollah soit “sur de la victoire”, ce n’est pas ce que ce mouvement déclare, du moins publiquement.

    Lors d’un interview hier sur la TV Al Manar, le “numéro deux” du mouvement, Naim Kassem à qui a été posée la question a répondu : « Je ne sais pas si nous obtiendrons la victoire, tout ce que je peux dire est que nous sommes beaucoup plus forts qu’il y a un an ».

  • permalien Chahid :
    12 juillet 2007 @21h03   « »

    @K

    Voilà ! Il fallait commencer par Gilbert Achcar. Tout est dit ! En ce qui concerne Amal Saad Ghoraib, ça frôle l’amateurisme ! « (…) bloquer les objectifs stratégiques des Etats-Unis dans la région, qui sont de former un nouveau Moyen-Orient, et cela a échoué » seule la résistance sunnite iraquienne est en train de bloquer ce projet d’un nouveau Moyen-Orient. Les autres ne bloquent rien, ils paralysent leurs pays et leur avenir ! Tout le monde sait qu’il est de l’intérêt de l’Iran et de ses sbires de faire éclater la région en mille morceaux pour se garantir une suprématie stratégique et pouvoir négocier le statut de gendarme avec les américains. Son ingérence inacceptable et terroriste dans les affaires irakiennes est un exemple parmi d’autres.

    Conclusion :
    le « nouveau Moyen-Orient » favorise et permet la croisée des intérêts américanosionistes et des iraniens. Faire véhiculer le contraire relève du mensonge, de la complicité et de la « Takia » !

    Voir en ligne : Le génocide de Srebrenica, 12 ans après.

  • permalien K. :
    12 juillet 2007 @21h20   « »

    The Guardian, ce jour.

    Il existe des signes indéniables que le Hezbollah creuse en vue d’une nouvelle confrontation avec Israël, cette fois dans les montagnes isolées et roussies par le soleil situées juste au nord du fleuve Litani.

    Pendant le temps qui s’est écoulé entre le départ des israéliens du Liban en 2000 et la guerre des 33 jours, le Hezbollah avait construit des refuges souterrains sophistiquées avec des systèmes électriques et de ventilation élaborés, tous creusés a l’intérieur des collines, en dépit des vols de surveillance réguliers des drones israéliens. Cette ligne défensive - exposée pendant la guerre - est maintenant répliquée juste au nord du fleuve Litani, au delà de l’aire de surveillance de l’ONU. Sur un sommet pouvant éventuellement abrité un tel emplacement - un seul soldat- un adolescent trop jeune pour arborer encore une moustache pleine – tient lieu de sentinelle. Quelques instants après notre approche, deux fonctionnaires du Hezbollah portant des attachés-cases émergent pour demander à voir nos documents. Des observateurs du Liban ne sont pas étonnés par les préparations ; Cheik Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, est connu pour son sens de la planification méticuleuse.

    Timur Goksel, un ancien conseiller de haut rang de l’Unifil, a dit : « Cela montre leur prise de conscience que la prochaine guerre va être différente - et qu’il y aura une prochaine guerre. « Le Hezbollah pense que la prochaine fois qu’Israël viendra ils ne vont pas chercher à utiliser des missiles. Il va y avoir une invasion terrestre massive. »

    Les raids de bombardement israéliens avaient délibérément visé des ponts et des routes, et dans un geste de dépit, 4m de bombes à sous munitions ont été lancés sur les vergers et les fermes dans les dernières heures de la guerre. Quelques 120.000 ont été depuis récupérés, selon le groupe de travail de déminage sou la responsabilité de l’ONU et des autorités libanaises. La guerre la plus récente continue à imprimer sa marque sur le Liban-Sud - alors même que des préparations sont en cours pour la prochaine.

    Selon Dalya Farran, il n’ y pas que “les vergers et les fermes” : "The cluster bombs were everywhere : on main roads, schools, hospitals, internal roads, inside houses, swimming pools, backyards, trees,"

  • permalien
    12 juillet 2007 @22h31   « »

    un an déjà....

    Miki Goldwasser , elle a décidé de s adresser directement aux [parents des prisonniers Libanais , elle s est adressée a Bassam Kuntar ...

    …Nos fils a t elle déclaré , sont retenus chez vous depuis un an ... ton frère , Samir est prisonnier chez nous depuis 30 ans , pour avoir assassiné une famille a Naharya... , Ton frère , Samir , est protégé par toutes les lois humanitaires ... , il a pu même étudier et obtenir un diplôme universitaire ...a l intérieur des prisons Israéliennes il est protégé par des lois et même plus encore ... Quand a nous nous n avons même pas eu un signe de vie de nos enfants , nous sommes dans la plus parfaite ignorance

    Nous espérons que toi aussi tu demanderas avec véhémence la libération de ton frère ... j ai vu ta soeur pleurer devant les cameras de télévision ... je la comprends mais ça ne suffit pas ... Vous aussi devez demander des comptes a ceux qui ont promis d agir pour la libération de votre frère ... eux qui ont donne leur parole d honneur de tout faire ...

    Je m adresse a toutes les mères libanaises dont les fils sont chez nous ... ne voulez vous plus voir vos enfants ??? Ou alors levez vous et agissez contre ceux qui bloquent toute la situation ... ceux qui détiennent nos fils ... Nous les mères nous devons agir sans crainte, sans crainte des représailles ... je vous ai écrit en vous demandant de me rencontrer ... je vous demande d agir pour libération de vos fils comme nous nous battons pour la libération des nôtres

    ce texte répond à vos questions ?

    Guitl

  • permalien K. :
    12 juillet 2007 @22h57   « »

    Voilà” dites-vous Chahid avant que vous n’ajoutiez : “tout le monde sait qu’il est de l’intérêt de l’Iran et de ses sbires..”

    “Voilà” donc Chahid, vous avez enfin laché le mot : le Hezbollah n’est que le “sbire” de l’Iran.

    Pourquoi avoir fait semblant de considérer le Hezbollah comme un groupe de résistance pendant tout ce temps ? Parce qu’ils ont engagé le Sit-in ? ce n’est pas ce que vous aviez dit. Et de toute façon les liens du Hezbollah et de l’Iran ne datent pas d’hier. Au nom de la cause “Arabe” ? Vraiment ?

    1- Gilbert Achcar a accusé le Hezbollah d’avoir une “vue confessionnaliste des choses”. C’est vous, et pas lui, qui l’accusez d’etre un “sbire” de l’Iran. Ne faites pas dire aux gens ce qu’ils n’ont jamais dit.

    2- Non seulement vous comprenez les choses comme bon vous semble, mais en plus vous faites preuve d’une cécité transitoire qui vous permet d’éluder superbement ce qui vous concerne.

    Comme par exemple l’analyse de Hicham Boustani : ..ceux qui disent que l’"Iran est plus dangereux que les USA" ou "L’Iran est plus dangereux qu’Israël" sont non seulement partiaux, mais leur analyse sert les intérêts impérialistes US à plusieurs égards : comme par exemple quand vous avez lamentablement, et le mot n’est pas assez fort, opposé la résistance irakienne (aujourd’hui vous ajoutez “sunnite”, tiens, tiens..) à la résistance (faut-il mettre les guillemets ?) du Hezbollah (“Chiite”, Chahid ?).

    Parmi les éléments d’“analyse” qui “servent les intérêts impérialistes US” de Boustani il y a, Séparer les résistances arabes en Irak, Palestine et Liban, les unes des autres, et les mettre en confrontation. Exactement ce que vous faites.

    3- Je crois qu’un peu d’humilité ne vous ferait pas de mal. Sur quoi vous appuyez-vous pour Opposer (décidément), Achcar à Ghorayeb qui “frôle l’amateurisme” ?. Il suffit que les gens analysent les choses d’une manière qui ne vous convienne pas pour qu’ils deviennent des amateurs ?

    Au fait, que pensez-vous du régime saoudien ?

    Mis à part les réponses du genre : “je n’ai pas dit que les iraniens étaient plus dangereux que les Us ou les israéliens, mais qu’ils étaient aussi dangereux”. Ou encore, “la résistance irakienne est bien uniquement sunnite” (ce que j’ai toujours dit), qu’avez-vous à dire Chahid ?

  • permalien
    12 juillet 2007 @23h09   « »

    info CRIF

    Un certain nombre de responsables des communautés juives mondiales, présents à la conférence de Jérusalem sur l’avenir des Juifs, étaient étonnés de ne pas voir à l’ordre du jour « la paix entre Juifs et musulmans ».

    « Sans paix, le peuple juif n’a aucun avenir. Il est inacceptable que la paix ne soit pas incluse dans les projets d’avenir du peuple juif » a déclaré le Grand rabbin français, René-Samuel Sirat. Il a indiqué qu’il ne nourrissait pas d’illusions sur la possibilité de parvenir à la paix en 2007. "Je comprends qu’il y a des menaces et suis conscient des effets du terrorisme", a-t-il poursuivi, rappelant que son jeune frère avait été tué en 1962 dans un attentat en sortant d’une synagogue d’Alger.
    "Il semble que nous ayons oublié que la recherche de la paix est une valeur juive fondamentale", a-t-il souligné.

    Le CRIF était représenté par son vice-président Joseph Zrihen à cette conférence.

    que font vos imams pour la paix ?

    guitl

  • permalien
    12 juillet 2007 @23h22   « »

    L’armée libanaise a repris les bombardements sur le camp palestinien de Nahr al-Bared, dans le nord du Liban. Une poignée de membres du Fatah al-Islam y sont encore retranchés.

    Les violents bombardements sont accompagnés d’accrochages aux armes légères entre les soldats et les islamistes sur les axes sud et est de Nahr al-Bared. Deux soldats libanais ont déjà été tués dans ces combats.

    L’attaque intervient au lendemain de l’évacuation d’une vingtaine de femmes ainsi qu’environ 140 militants de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) du camp de réfugiés palestiniens.

    Entamés il y a près de deux mois, ces affrontements internes d’une violence sans précédent depuis la guerre civile, ont fait plus de 200 morts.

  • permalien K. :
    13 juillet 2007 @01h20   « »

    Avis d’“Amateurs” :

    - Pepe Escobar :

    « Au-delà du sectarisme, la perception populaire arabe est assez en alerte pour identifier la manoeuvre pour ce qu’elle est : une guerre des Etats-Unis – soutenus par les régimes dictatoriaux arabes – contre l’Islam. »

    - Ifri : L’IRAN ET L’ARC CHIITE : ENTRE MYTHE ET REALITE.

    « ..le royaume saoudien appartient à la mouvance sunnite hambalite extrémiste qui est très antichiite, considérant cette mouvance de l’islam comme hérétique. »

    - Elizabeth Picard :

    « Qu’il y ait des solidarités et une cohérence de la montée en puissance des chiites dans la région, j’en conviens, mais il n’y a pas de projet visant à créer un croissant chiite »,

    - Georges Corm :

    Cette Thèse [du croissant chiite] est une « anthropologie de café du Commerce ».

  • permalien Chahid :
    13 juillet 2007 @01h23   « »

    @K

    « “Voilà” donc Chahid, vous avez enfin laché le mot : le Hezbollah n’est que le “sbire” de l’Iran. »
    Une déduction tout à fait juste et réussie ! Le Hizbollah lui-même ne cache pas son allégeance religieuse et politique à l’Iran et à sa fiction de Wilayat-Al-Faqih que les autres chiites arabes plus sages rejettent, il faut le dire. Au sud Liban ce sont les effigies de Khomeiny et des ayatollahs qui prédominent. Les autres communautés n’ont jamais sombré dans ce spectacle navrant ! Avez-vous remarqué une effigie d’un saoudien ou d’un français par exemple ?! Oui, tout le monde au Liban fornique avec des « puissances » étrangères…mais à ce degré là, quand même !
    Ceci dit, le Hizbollah est un mouvement de résistance, et je n’oserais jamais le contester et je le soutiendrai toujours contre des « comploteurs » du calibre de Walid Joumblatt…, mais à force de se laisser manipuler et instrumentaliser par le dictateur Bachar al Assad et les ayatollahs iraniens, il risque de perdre lamentablement et tragiquement sa raison d’être. Vous avez un jour dit que le Hizbollah était entre « deux feux »…pour moi ces « deux feux » sont le régime de Bachar al Assad et les ayatollahs qui l’entraînent lui et une partie de la population libanaise dans des calculs qui s’avéreront une calamité pour chaque libanais sans distinction de race ou de confession. Pendant qu’Israël bombardait les libanais, le guignol Ahmadinejad et Bachar al Assad régurgitaient leur rhétorique funeste. Le Liban et ses citoyens ne sont pas une bourse de transactions stratégiques et macabres animée par des courtiers chiites, sunnites et maronites ! Essayons de ne pas attiser le feu et soutenir une communauté contre l’autre, nous avons besoin d’un Liban libanisé !

    Pour la résistance en Iraq, je maintiens qu’elle est uniquement sunnite, les autres (chiites et kurdes) sont naïvement et ignoblement occupés à décapiter leur propre pays et à lécher les murs des tombeaux de leurs divinités. Si vous connaissez des kurdes ou des chiites qui résistent ouvertement et efficacement aux américains, citez les !

    Le « régime saoudien » ? Je suis allergique à n’importe quel régime, qu’il soit saoudien, iranien, syrien, français, israélien, américain ou martien ! Les « régimes », c’est une lanterne à journalistes, s’ils ne sont pas soudoyés par ce régime, ils le sont par l’autre. Vous et bien d’autres, vous défendez le régime iranien et syrien, que devrais-je déduire ?!

    Voir en ligne : Le génocide de Srebrenica, 12 ans après.

  • permalien Lilith - Jerusalem :
    13 juillet 2007 @08h40   « »

    Alain Gresh reprend à son compte les paroles du Hezbollah concernant les causes de la guerre.
    Il confond "prisonnier" et "otage". Dans le cas des Libanais prionniers, ils le sont de la façon la plus légale. Jugés (la plupart ou tous ?), Ils disposent de l’aide du CICR.
    Les soldats israéliens eux sont des otages, sans droits. Ils sont victimes d’une organisation armée, le Hezbollah, déclarée illégale par le C.S. et ne respecte pas les traités internationaux signés par le gouvernement libanais, tout en étant parfaitement accepté par ce dernier.
    Et surtout il viole délibérament la 3eme Convention de Genève (article 3) sur les otages et son action est un crime de guerre.

    Voir en ligne : 3eme Convention de Genève

  • permalien "ושבו בנים לגבולם" :
    13 juillet 2007 @09h38   « »

    La Convention de Genève n’a pas été traduite en arabe, certainement.
    Si elle l’avait été, le prisonnier Ron Arad dont nous n’avons jamais eu de véritables nouvelles, serait rentré à la maison.
    Au lieu de ça, ils n’ont même pas été capables de présenter les restes du corps, certainement qu’il a fini dans un couscous tribale quelconque.

  • permalien Pierre :
    13 juillet 2007 @10h06   « »

    Olmert se félicite du calme dans le nord d’Israël : La guerre a coûté la vie à plus de 1.200 Libanais, pour la plupart des civils, et à plus de 163 Israéliens, 119 militaires et 44 civils.

  • permalien ושבו בנים לגבולם" :
    13 juillet 2007 @10h29   « »

    Qui sème le vent récolte la tempête ; c’est dommage pour les civils libanais, mais en s’attaquant à Israël, ils savaient ce qu’ils faisaient. A défaut d’une paix froide, pouvait s’instaurer une indifférence polie, Israël n’avait aucune raison de supporter des bombardements, des rapts, à sa frontière. Aucune nation au monde ne le supporterait. Je sais que votre amour du monde arabe est infini, mais vos amis devraient savoir que nous ne sommes plus leurs dhimmis, qu’ils doivent nous respecter s’ils veulent être respectés.

    Ils refusent que des occidentaux prennent racines sur le daar el islam, mais veulent faire de l’occident un dar-el-dawaà.Ce n’est pas comme ça que ça marche ; les terres de Palestine ont été vendues librement, le partage de la Palestine a eu lieu, qui était profitable aux arabes, ils ont préféré la guerre certains de gagner cette guerre, en 1948, contre ces juifs qu’ils méprisaient.

    S’ils veulent récupérer quelque chose, ils signent la paix. Ce serait admettre qu’ils ont perdu les guerres, tant de guerres, devant un si petit nombre de juifs, des juifs !! quelle horreur, n’est-ce pas, K, saint-yves ?

  • permalien "ושבו בנים לגבולם" :
    13 juillet 2007 @10h45   « »

    Meme les pires des prisonniers palestiniens ont des droits ... Ils ont des avocats , recoivent des visites ,la croix rouge est tres active ... etc etc ... ils font meme la greve !!!

    Mais de nos soldats nous ne savons rien et meme la fameuse croix rouge ne les visite pas !!!

    Hanyeh a besoin vital de Guilaad ... c est sa seule securite contre une invasion Israelienne , sa seule securite , pour qu il reste a la une des journaux , sa seule securite pour ne pas etre la prochaine cible ... Si il se decide a rendre Guilaad meme contre 5000 prisonniers ( ce qui est impossible ) Il signe aussi son arret de mort a lui , et a son mouvement mais aussi et surtout l arret des courbettes du monde entier ... ca vous parait exagere ???? reflechissez y !!!

  • permalien Pierre :
    13 juillet 2007 @11h26   « »

    Mais de nos soldats nous ne savons rien et meme la fameuse croix rouge ne les visite pas !!!

    Qui sème le vent récolte la tempête

  • permalien Pierre :
    13 juillet 2007 @11h49   « »
    La guerre du Liban et le Hezbollah, un an après, le vent du boulet...

    « Israël avait une revanche historique à prendre sur le Liban, puisqu’en 2000, devant le coût trop élevé du maintien de son occupation d’une large partie du sud du Liban qui durait depuis 1978, il s’est retiré sans condition de ce territoire. C’était bien la première fois, à l’exception de l’invasion du Sinaï en 1956, de concert avec la France et l’Angleterre, que l’État d’Israël se retirait d’un territoire occupé par son armée, sans rien obtenir en contrepartie. C’était donc une défaite lourde de conséquences pour l’image d’invincibilité que ce pays veut donner. Cette défaite était due à l’efficacité de plus en plus grande dont a fait preuve la résistance armée du Hezbollah qui infligeait des pertes quasi quotidiennes très lourdes à l’armée occupante. » Georges Corm

  • permalien "ושבו בנים לגבולם :
    13 juillet 2007 @11h59   « »

    Corm....spécialiste pour le journal l’Humanité ? des décennies de désinformation stalinienne ne vous ont pas suffit, Pierre ? si c’est le seul "penseur" que vous pouvez opposer, chapeau.

    Non, Israël n’a pas de revanche à prendre. Israël pouvait rester sur ses éclatantes victoires, par contre, pas les arabes. Je recommence, puisque vous êtes sourd : au rapt des soldats israéliens, Israël se devait de répondre. Les prisonniers de guerre tel Ron Arad, prisonnier des arabes, n’ont pas de statut légal, parce que les arabes s’assoient sur la Convention de Genève sauf lorsqu’elle sert leurs desseins.
    De plus, aucune nation ne supporterait d’être l’objet des bombardements incessants de ses ennemis, seulement Israel est prié de supporter, parce que les arabes sont vos amis ?
    Je suis trop occidentale pour accepter ce deux poids deux mesures.

    Guitl

  • permalien Jean :
    13 juillet 2007 @12h01   « »

    Salut les sionistes !
    Je trouve très courageux votre engagement pour le respect de la 3è convention de Genève ! Bravo, continuez sur cette voie !
    Et n’oubliez pas la dénonciation de tous les dénis de droit, qu’ils aient lieu dans les dictatures arabes, dans le non-état palestinien... ou dans la "seule démocratie du proche orient" (cette dénomination est décidément à crever de rire).

    J’aimerais savoir combien Israel détient de prisonniers de guerre, dont vous vantez les conditions de détention. Probablement bien peu, la plupart des prisonniers en israel étant soumis à des traitements abjects et inhumains, sans parler de la torture généralisée. La "détention administrative", mesure démocratique s’il en est, serait-elle assujettie à des règles différentes concernant les droits humains les plus basiques ?

    Mais vous êtes sur la bonne voie. Que votre indignation continue, et peut-être qu’elle devienne moins sélective, qu’ Abu Graib, Guantanamo, Ofer... vous fasse bientôt réfléchir comme le fait l’horreur des geôles égyptiennes, jordaniennes, syriennes, tunisiennes et j’en passe (tiens, au fait, déjà entendu parler de sous-traitance d’enfermement et de séances de torture auprès de ces régimes ?).

    Que dit la 3è convention de Genève sur les massacres de civils à la bombe intelligente ou aux bombes à sous-munitions : apparemment elle exclut le cas de ces meurtres en cas d’internationalisation des conflits... (art.3) elle a dû être rédigée par ou pour les israéliens ? Mais votre courage pourrait aller jusqu’à pointer ce curieux passage, et exiger que la vie de tout civil soit protégée.

    Cordialement

  • permalien K. :
    13 juillet 2007 @12h47   « »

    "Pour la résistance en Iraq, je maintiens qu’elle est uniquement sunnite" Vous-ai je dit le contraire ?

    "Vous et bien d’autres, vous défendez le régime iranien et syrien" Vous argumentez par décrets ?

    Ma foi si ça peut vous faire plaisir.

    Moi ce qui me fait plaisir c’est de voir que le sioniste fanatique du coin, m’a désigné moi (et Saint-yves) comme ennemi. Pas vous. Vous l’arrangez beaucoup trop.

  • permalien Pierre :
    13 juillet 2007 @12h53   « »

    Cinq années d’usage à peu près unilatéral de la violence crée l’illusion d’être le seul acteur en scène, tous les autres n’étant pas plus que des objets passifs de la brutalité unilatérale. Et après l’illusion, c’est la surprise et maintenant, la désillusion. La guerre préventive permanente d’Israël et les limites de l’unilatéralisme, par Michel WARSHAVSKY

    si c’est le seul "penseur" désinformateur que vous pouvez opposer, chapeau.

    Non Guitl, il y a aussi les pères fondateurs d’Israël.

  • permalien Ana :
    13 juillet 2007 @13h39   « »

    Ohé ! Israël, dans un geste gracieux et trois petits pas de danse, libère 250 prisionniers-palestiniens-qui-n’ont-pas-de-sang-juif-sur-les-mains. Pour connaître la suite, il faut cliquer sur le lien.

    C’était mon clin d’oeil du jour à Lilith de Jérusalem.

  • permalien Pierre :
    13 juillet 2007 @13h58   « »

    Ana vous ne savez pas compter, ils n’en libère pas 250, ils en emprisonnent 50 de plus :

    Israel arrête 300 personnes affiliées au Fatah avant de libérer 250 prisonniers

  • permalien K. :
    13 juillet 2007 @14h10   « »

    Georges Corm :

    « C’est assez surréaliste [...] nous avons eu au Liban, depuis 1975, deux présidents de la République (chrétiens), un Premier ministre (musulman sunnite), un mufti de la République assassinés. Nous avons eu 600 000 déplacés libanais dans leur pays par la force, de nombreux massacres collectifs, des villages rasés, 18 000 disparus. Personne n’a jamais songé à réclamer un tribunal international. Pourquoi cet assassinat, tout à fait condamnable, fait-il l’objet d’une telle attention internationale », si ce n’est pour des raisons hautement politiques ? »

  • permalien K. :
    13 juillet 2007 @17h28   « »

    Il est de connaissance commune que les Palestiniens souffrent d’un manque sérieux de discipline, qui commence dans l’utérus de leur mère. Il y a des foetus, comme ceux du village d’Azun Athma, situé dans la région sud-est de la Cisjordanie, qui insistent à venir au monde au moment où les soldats israéliens vont dormir.

    En effet le petit village d’Azun Athma est situé trop près d’Israël et des colonies juives d’Etz Efraim, Elkanah, Sha’are Tikva et Oranit, qui l’entourent de partout. Pour assurer la sécurité des résidants d’Israël et pour la convenance des colons, le village palestinien a été encerclé par une barrière et est devenu une enclave fermée de tous les côtés. Afin d’avoir accès à des services essentiels en Cisjordanie, les habitants d’Azun Athma traversent une porte contrôlée par les forces de défense israéliennes. Ils subissent des fouilles corporelles chaque fois qu’ils sortent et entrent. À 22h les soldats ferment la porte et l’ouvrent seulement le matin suivant à 6 heures.

    Or à Azun Athma il n’y a qu’une seule clinique qui fournit les services les plus primaires pendant deux heures, deux fois par semaine.

    ....

    Voir en ligne : Ça leur apprendra à accoucher la nuit

  • permalien Sherylynn :
    13 juillet 2007 @18h22   « »

    Reponse a Alain Gresh,
    Alain Gresh a ecrit : « Pour le mouvement sioniste, la réponse va de soi : les juifs sont inassimilables par les peuples parmi lesquels ils vivent..."
    Vraiment, les juifs sont inassimilables ! Qu’est-ce qui fait que les juifs sont inassimilables ? Parce qu’ils veulent un etat non-musulman au Moyen-Orient ? Mais, comme vous le savez bien, Israel est le seul etat democratique au Moyen-Orient, sans mentioner le fait que chaque arabe-israelien a exactement les memes droits que chaque Israelien-juif.
    Les juifs sont inassimilables !! Qui a brule les voitures a Paris en novembre 2005, les juifs ou les musulmans ? Qui proteste dans les rues pour avoir le droit de porter le voile a l’ecole, les juives ou les femmes musulmanes ? Qui continue de tue dans le monde au nom d’Allah ? Qui continue a envahir la France et a profiter du systeme socialiste au lieu de travailler comme tout le monde, les juifs ou les musulmans ? Qu’est-ce qu’on croise le plus souvent dans les rues des villes francaises, un juif ou un musulman ? Quelles sont ces nouvelles tetes brunes au teint mate dans les ecoles francaises, fuives ou musulmanes ? Les valeurs francaises sont-elles confrontes aux valeurs juives ou aux valeurs de l’Islam ? Qui place des kamikazes hommes ou femmes enceintes dans des avions pour tuer des occidentaux, les juifs ou les musulmans ? C’est en tout cas tres interessant de voir que la France ne reconnait pas le Hezbollah comme un organisation terroriste, alors qu’en fait c’est l’Islam qui est une organisation terroriste.(1ere partie)

  • permalien Sherylynn :
    13 juillet 2007 @18h27   « »

    (2eme parie) Il faut cesser les moderations et les nuances, on doit faire face a la realite du fait qu’on est envahi par les gens les plus inassimilables dans le monde. Les seuls inassimilables personnes en question sont celles qui tuent, demembrent, et torturent au non d’une philosophie du 9eme siecle des "Dark Ages".
    Vous savez tres bien que le but ultime de l’Islam est de reigner dans le monde entier contrairement au Judaisme et de soumettre tous les "infideles" a cette religion ou de les tuer.
    Ils se foutent pas mal de notre philosophie de multiculturalisme qui est a leur avantage car ils n’ont aucune intention de s’assimiler, de plus ils considerent notre philosophie laique comme etant faible, pour eux les occidentaux ont perdu la foi donc c’est plus facile pour eux de chercher a nous convertir en passant par le soutien des medias, l’ignorance des Francais, le manque de patriotisme et de nationalisme francais.
    La seule assimilation qui se passera est celle ou des gens comme vous devront couvrir le visage de vos femmes et de vos filles et devrons se mettre a genoux 5 fois par jour en signe de soumission a l’Islam. La France a deja pris le pas !
    Peut-etre aussi que vous etes comme la plus part des Francais qui preparent toutes formes d’excuses pour ces meurtirers musulmans. Ce sont des gens comme vous qui legitiment le crime musulman, qui les encouragent a continuer leur tuerie sans leur faire prendre conscience de leurs propres responsabilites : c’est toujours la faute soit de la France, de l’Europe, des Etats-Unis, d’Israel, de l’Inde, mais jamais la faute des musulmans ou de la religion elle-meme.

  • permalien Sherylynn :
    13 juillet 2007 @18h28   « »

    (2eme parie) Il faut cesser les moderations et les nuances, on doit faire face a la realite du fait qu’on est envahi par les gens les plus inassimilables dans le monde. Les seuls inassimilables personnes en question sont celles qui tuent, demembrent, et torturent au non d’une philosophie du 9eme siecle des "Dark Ages".
    Vous savez tres bien que le but ultime de l’Islam est de reigner dans le monde entier contrairement au Judaisme et de soumettre tous les "infideles" a cette religion ou de les tuer.
    Ils se foutent pas mal de notre philosophie de multiculturalisme qui est a leur avantage car ils n’ont aucune intention de s’assimiler, de plus ils considerent notre philosophie laique comme etant faible, pour eux les occidentaux ont perdu la foi donc c’est plus facile pour eux de chercher a nous convertir en passant par le soutien des medias, l’ignorance des Francais, le manque de patriotisme et de nationalisme francais.
    La seule assimilation qui se passera est celle ou des gens comme vous devront couvrir le visage de vos femmes et de vos filles et devrons se mettre a genoux 5 fois par jour en signe de soumission a l’Islam. La France a deja pris le pas !
    Peut-etre aussi que vous etes comme la plus part des Francais qui preparent toutes formes d’excuses pour ces meurtirers musulmans. Ce sont des gens comme vous qui legitiment le crime musulman, qui les encouragent a continuer leur tuerie sans leur faire prendre conscience de leurs propres responsabilites : c’est toujours la faute soit de la France, de l’Europe, des Etats-Unis, d’Israel, de l’Inde, mais jamais la faute des musulmans ou de la religion elle-meme.

  • permalien K. :
    13 juillet 2007 @18h33   « »

    La guerre des 33 jours était motivée par la nécessité de « créer une nouvelle réalité », a déclaré hier Olmert lors d’une visite de la frontière Nord d’Israel.

    C’est l’occasion de redonner le lien de l’article de Caroline Pailhe :

    ...pour de nombreux observateurs, il serait temps de « mettre à jour nos paramètres d’analyse et de regarder la vérité en face »[23]. Si Israël mène cette politique disproportionnée et contre-productive, c’est qu’elle n’a pas l’intention de faire la paix avec ses voisins.

    Au Liban actuellement, l’objectif réel semble davantage être le changement de régime politique, l’installation d’un gouvernement fantoche et d’un Etat-tampon docile, grâce au soutien des Etats-Unis et à l’application par la force de la résolution 1559 des Nations unies.

    De nombreux observateurs, parmi lesquels le Libanais Georges Corm[25] et l’Israélien Uri Avnery[26] , rappellent que l’objectif n’est pas nouveau.

    L’Etat hébreux semble en tous cas persuadé que sa supériorité militaire lui permet d’imposer ses intérêts stratégiques et de faire l’impasse sur de quelconques sacrifices auxquels il devrait se résoudre autour d’une table de négociations. Bref, de redessiner ainsi la carte d’un nouveau Moyen-Orient plus en phase avec ses intérêts bien compris (et ceux de Washington).

    Donc la vraie question est celle d’Alain Joxe :

    Pourra-t-on contrôler Israël ?

    C’est bien cela la préoccupation du reste du monde : Contraindre Israël à renoncer, pour une fois, à l’audace vengeresse et inefficace qu’il ne peut s’empêcher de revendiquer, sous garantie américaine, comme un droit d’autodéfense et qui ruine toute tentative de solution au Moyen Orient.

  • permalien K. :
    13 juillet 2007 @19h21   « »

    Mark Danner (Ici, les propos de l’auteur, qui parle devant une assemblée de nouveaux diplomés de Rhétorique, concernent les néocons américains, mais ceux-ci s’appliquent parfaitement à leurs jumeaux israéliens, comme le montrent la dernière réunion de Herzliya en Israel et les très récents propos d’Olmert) :

    « C’est l’affirmation de ce qu’on appelle prépondérance, qui sous-tend la philosophie du Pouvoir énoncée par les cerveaux de Bush et qui a conduit à une certaine prise de position envers les lois et les alliances internationales, qui est, à mon avis, tout a fait inédite dans l’histoire Américaine.

    Cette position radicale est brillamment encapsulée dans une phrase unique tirée du National Security Strategy des Etats-Unis de 2003 : "Notre force en tant qu’Etat-nation continuera à être défiée par ceux qui emploient une stratégie du faible utilisant les institutions internationales, les voies judiciaires et le terrorisme."

    Laissez moi répétez cette petite troïka des "armes des faibles" : les institutions internationales (c’est a dire les Nations- Unies et autres institutions apparentées), les voies judiciaires (c’est à dire les cours de justice, nationales et internationales), et... le terrorisme.

    Cet étrange rassemblement, mis en avant par le gouvernement des Etats-Unis, est sous tendue par l’idée que le pouvoir est, en fait, tout. Dans un tel monde, les cours de justice – en fait, la loi elle-même – ne peut que limiter le pouvoir du plus puissant des états. Celui qui possède le pouvoir prépondérant, qu’a-t-il à faire de la loi ? Cette dernière doit être, par définition, une arme du faible. Le plus puissant état, après tout, crée la réalité.

    Si nous sommes un empire maintenant, comme M. Rove l’a dit, peut-être devrions-nous ajouter, comme il ne le ferait pas, que nous sommes également une démocratie, et c’est là, Diplômés de rhétorique de la promotion 2007, que se situe le Hic. Un empire démocratique, comme même les Athéniens l’ont découvert, est une chimère, comme une de ces créatures mythologiques faites du lion et de l’oiseau, ou de l’homme et du cheval. »

  • permalien K. :
    13 juillet 2007 @21h53   « »

    « L’enfantement de la vierge ». (“Virgin Birth”)

    C’est sous ce titre que le quotidien libanais Al Akhbar a réédité hier un article de feu Michel Samaha, écrit 15 jours après le début de la guerre des 33 jours, le 26/7/2006. La traduction s’est faite à partir de la traduction anglaise du site Mideastwire

    « On a dit que les Etats-Unis, par leurs projets impérialistes, veulent devenir la « Rome moderne ». Hier Condoleezza Rice était à Rome. C’était une impératrice. La secrétaire d’état américaine voit ce que d’autres ne voient pas. Parfois elle voit des choses qui contredisent ce que d’autres voient. Elle a énoncé à Washington et réitéré à Tel Aviv que ce qui a lieu au Liban correspond aux « douleurs de l’enfantement du nouveau Moyen-Orient ». Beaucoup ressentent cette douleur et souffrent, mais seule Rice est optimiste concernant l’éventualité d’une naissance imminente. On a le sentiment qu’on a déjà entendu tout ceci avant.

    « Le titre de la guerre contre l’Irak était le même et il a gagné en importance après que toutes les autres excuses aient été discréditées : nous n’avons trouvé aucune arme de destruction massive mais maintenant que nous sommes à Bagdad autant construire un Moyen-Orient démocratique. Mais ce Moyen-Orient refuse de naître. L’exemple irakien est décisif et clair. Le chaos suprême y règne et la résistance est l’une de ses composantes. Tout ce que Bush arrive à dire à Al-Maliki après toutes ces longues années d’occupation est à propos d’une « association » qui représente une coquille vide et la nécessité de « contre-attaquer ». La démocratie irakienne est très certainement en panne et la démocratie qui essayait de naître en Palestine a fait face a une décision Américano-Israélienne de la tuer. Il semble que c’est maintenant le tour du Liban. Le Liban est le nouveau laboratoire d’une idée du Moyen-Orient dans laquelle la « révolution du cèdre » portera ses fruits.

    À Suivre

  • permalien Jeff :
    13 juillet 2007 @21h57   « »

    Wow, on atteint vraiment le fond de la mare avec les contributions de Sherylynn ! Vvolodia, Guitl et le signataire en hébreu s’en réjouissent peut-être, quelle tristesse...

    Le forum d’Alain Gresh a depuis toujours eu vocation, il me semble, d’ouvrir des débats intelligents sur les actualités qui concernent le Proche- et le Moyen-Orient. Il est rare d’y trouver des islamistes ou des antisémites s’adonnant librement à leurs diatribes ou d’autres personnes souhaitant "jeter tous les Juifs à la mer" ou encenser les dictatures de certains pays arabes. Certains des intervenants s’affichent, il est vrai, clairement pro-Palestiniens mais intentent généralement des procès à la politique d’Israël ou fustigent les décisions électorales ou les préconçus de ses habitants ou s’en prennent aux stratégies politico-économiques du gouvernement de Bush. Ce n’est que de bonne guerre et ne souffrent pas (sauf exception) d’antisémistisme.

    D’autres intervenants, plus rares, trouvent l’occasion de remettre dans le débat les difficultés que connaît Israël à exister dans cette partie du monde, avec les tensions et les pressions inhérentes à son histoire et sa situation politique et stratégique, et les mesures actuelles qui permettraient de sortir de ces difficultés. De ce côté-ci du débat, certains pro-sionistes n’hésitent pas, en revanche, à se poser en victimes absolues et irréfutables au nom d’Israël (quand bien même ils vivraient en Europe et ne subiraient personnellement aucun problème à vivre dans le quotidien) et à user pour cela de propos franchement racistes, en tous les cas discriminatoires et méprisants, envers les Arabes et les musulmans en particulier. Autant inviter Le Pen à un colloque sur la fraternité des peuples ! Le pire c’est que c’est souvent au premier degré et d’uns stupidité crâsse, en témoigne Sherylynn à propos de la phrase d’Alain Gresh sortie de son contexte. Comme traiter K. de pro-syrien ou pro-iranien : mieux vaut en rire !

  • permalien K. :
    13 juillet 2007 @21h59   « »

    « L’enfantement de la vierge ». (“Virgin Birth”). (Suite et Fin)

    « Mais les possibilités d’anarchie sont également fortes ici. Ce sera le sort du projet Américano-Israélien si un cessez-le-feu sans conditions n’est pas bientôt atteint. Rice insiste sur le fait que le Liban fait face à une « opportunité » et non pas à une « crise ». Cette occasion pourrait ne jamais se représenter et ne doit ainsi pas être gaspillée par « une fausse promesse », comprendre un cessez-le-feu. Les désastres libanais représentent des raisons d’espérer selon l’opinion de l’administration américaine. Ce dernier désastre, selon eux, donnera naissance, grâce à l’accouchement par césarienne israélienne, à une « démocratie sans terrorisme » et elle se tiendra à côté de sa soeur irakienne pour bloquer la lumière de la démocratie palestinienne, qui n’est pas débarrassée du terrorisme, pour illuminer l’ensemble du Moyen-Orient. Rice ne fait qu’ânonner la propagande rabachée des néoconservateurs…

    « Le problème se situe dans ce que Rice appelle « le traitement des racines du problème ». À son avis, la violence ne rend pas nécessaire un cessez-le-feu mais l’élimination des causes de la violence. Mais pour elle, la cause de la violence est due à la présence « d’éléments violents » qui doivent être éliminés. Mais les racines plus profondes derrière l’existence de ces « éléments violents » n’existent pas, selon Rice et sa meute. Ainsi il suffit d’éliminer ces éléments pour que la démocratie apparaisse. Tous les exemples, dans notre région et le monde entier, montrent le coté bancal de cette théorie. Mais Rice y tient au nom de l’instinctive administration Bush. Elle a seulement modifié le nom. C’était le Grand Moyen-Orient mais nous avons maintenant le nouveau Moyen-Orient. Ce fut là sa contribution dans les plans des néoconservateurs.

    « Mais elle emploie une expression dont le copyright est possédé par Shimon Peres. C’était son opinion dans les années 1990 que le nouveau Moyen-Orient naîtra du processus de paix. Mais son avis aujourd’hui, comme celui de Rice, est que cette naissance n’exige pas une paix préalable, puisqu’un état de violence est suffisant à la région pour que naisse l’enfant voulu par l’alliance Américano-Israélienne sans même qu’une grossesse soit nécessaire au préalable. »

    Voir en ligne : “Virgin Birth”- Samaha on the American project in the Middle East

  • permalien Pierre :
    13 juillet 2007 @22h35   « »

    Pour aider l’empire a imposer sa démocratie, l’endiguement post guerre froide, de quoi rendre Poutine nerveux, et Sarkozy euphorique.

    Mondialisation du pouvoir militaire grâce à l’expansion de l’OTAN
    L’OTAN et le réseau plus vaste d’alliances militaires sous l’égide des Etats-Unis -
    par Mahdi Darius Nazemroaya

    L’OTAN, résolue à augmenter à la fois le nombre de ses membres et celui de ses missions, devrait finalement devenir une puissance militaire mondiale. En plus, il lui appartient, en tant qu’alliance militaire globale, de garantir la « sécurité énergétique » de ses pays membres. Cela revient à militariser les « artères » du monde, c’est-à-dire les oléoducs stratégiques, les couloirs maritimes empruntés par les pétroliers ainsi que les eaux internationales.

  • permalien Pierre :
    13 juillet 2007 @22h54   « »

    La position du Hamas. Un responsable du mouvement en expose les objectifs, concernant la totalité de la Palestine, par Mûsâ Abû Marzûq


    "En tous les cas, moi, en ce qui ME concerne, je ne me casse pas la tête avec la « reconnaissance » du « droit à l’existence d’Israël » : cela n’est pas, après tout, un problème épistémologique : Israël existe. Cela, n’importe quel petit garçon de Rafah, sur son lit d’hôpital, avec des shrapnel offerts par « Tsahal » dans la poitrine, pourra vous le dire. Ce tango de rejet mutuel n’est rien d’autre qu’une distraction, qu’une diversion, quand tant de gens sont en train de mourir, ou vivent prisonniers, depuis deux générations, dans des camps de réfugiés ! Tandis que j’écris ces mots, des incursions israéliennes à l’intérieur de la bande de Gaza viennent de faire quinze tués supplémentaires, dont un enfant. Qui, mis à part un Jacobin, osera disputer du « droit » des nations, devant un tel état de violence aussi impitoyable contre une population occupée militairement ?"

  • permalien "ושבו בנים לגבולם" :
    13 juillet 2007 @23h44   « »

    http://www.ynet.co.il/PicServer2/04...

    Mahmoud Tsoufi , a 30 ans , il appartient au hamas , et selon les renseignements Israeliens , il aurait avoue avoir ete celui qui a filme il y a un an l enlevement de Guilaad et l attaque de Kerem Shalom ... ce qui en gros signifie que le hamas possede un film et qu il le publiera certainement lorsque bon lui semblera ...

    Cela permettra t il a Tsahal d en savoir plus sur l enlevement de Guilaad ... on l espere ...

  • permalien
    13 juillet 2007 @23h46   « »

    photo d’un terroriste

    pardon,sur le message du dessus le lien est mal collé.

  • permalien Ana :
    13 juillet 2007 @23h50   « »
    ושבו בנים לגבולם

    ושבו בנים לגבולם s’est trouvé un penseur.

    ושבו בנים לגבולם : « Les fils retourneront dans leurs frontières (leurs limites) » (Jérémie, XXXI ,17).

    a) לגבולם : en Pologne, Hongrie, Russie, Lithuanie, Allemagne, France etc., comme le proposait George, si ma mémoire est bonne, dans Opération Shylock de Philip Roth.

    b) לגבולם : Et ils retrouveront, en eux, des limites pour leurs actes, celles qu’ils ont perdues et que l’appui du plus Puissant du moment, celui d’outre-atlantique, ne les aide pas à recouvrer.

  • permalien
    14 juillet 2007 @00h22   « »

    « Avec environ 25 000 croyants, la communauté juive d’Iran est la plus importante au Moyen-Orient après celle d’Israël et existe au moins depuis l’an 700 avant notre ère. Elle comptait 80 000 membres avant la révolution de 1979 qui mit fin aux relations chaleureuses entre le régime de Shah Reza Pahlavi et Israël. La plupart des émigrants choisirent alors de s’installer aux États-Unis. »

  • permalien K. :
    14 juillet 2007 @01h14   « »

    Lilith “de Jerusalem” et les conventions de Genève.

    Les conventions de Lilith “de Jerusalem” c’est : le bafouement des conventions est licite quant il s’applique à ceux qui résistent à Israel, puisqu’il ne peut s’agir que de barbares, et en meme temps on réclame que les barbares respectent ces conventions ! Toute la stupide rouerie des sionistes fanatiques.

    Alors que depuis ses origines, l’Etat d’Israël bafoue ces conventions, et pas que la troisième.

  • permalien
  • permalien Pierre :
    14 juillet 2007 @06h23   « »

    La conversion (renaissance) de Lilith de Jérusalem à la D.émocratie, ALLELUYA !

    Aujourd’hui, l’Etat d’Israël est restauré conformément aux prophéties bibliques (Ez.37)… Cet Etat fait refleurir le désert, il est un refuge pour les Juifs du monde entier, devenant l’un des plus beaux pays au monde. Comme prévu par la Bible, Israël redeviendra « la tête des nations » et sera bénie au-delà de ses espérances ; elle bénira l’humanité avec la venue de son Rédempteur. C’est la Parole de D.ieu qui s’accomplira et nous disons ensemble, Juifs et chrétiens réunis, « amen - qu’il en soit ainsi »…
    Pasteur Gérald Fruhinsholz, le 21 juin 07

  • permalien Pierre :
    14 juillet 2007 @08h31   « »

    Pourquoi Sherylynn est-elle imprudente en alarmant contre les méchants musulmans :

    ISRAËL • Quel avenir pour les réfugiés soudanais ?

    Israel : terminus pour les réfugiés du Soudan ? - La situation des réfugiés soudanais en Israël ne semble cependant pas devoir s’améliorer. Actuellement, étant donné la surpopulation des prisons, ils ne sont plus arrêtés par les autorités. Selon certains observateurs, l’armée les abandonne au bord des routes, dans le sud du pays.

    Les réfugiés soudanais en Israël : un dilemme difficile - Il est évident que comme tout pays Israël ne peut tolérer l’arrivée de milliers de travailleurs illégaux mais c’est surtout le dossier des réfugiés soudanais qui posent problème. Israël est déchiré entre le devoir moral du peuple juif d’aider les opprimés et les moyens limités de l’Etat, qui peine encore à intégrer des milliers d’immigrants juifs éthiopiens.

    ... parce que si tous ceux qui se sentent persécutés par les méchants musulmans vont se réfugier dans la démocratie israélienne, le Mur va craquer !

    Surtout que dans les temps a venir ils vont être de plus en plus nombreux a vouloir être persécutés par les méchants musulmans.

    Si ce n’est déjà fait, j’engage Sherylynn , a prendre son billet pour Tel-Aviv (Jérusalem n’est pas encore complètement désinfecté), car il n’y en aura pas pour tout le monde.

  • permalien K. :
    14 juillet 2007 @12h52   « »

    Pierre, Poutine réagit, et l’avenir mondial s’annonce radieux.

    Voir en ligne : Vladimir Poutine suspend le traité sur les forces conventionnelles en Europe

  • permalien Pierre :
    14 juillet 2007 @13h00   « »

    Malheureusement, dans un monde où ce sont les marchés qui décident, notre seule préoccupation raisonnable, c’est de se tenir à l’écart de la trajectoire des balles.

  • permalien ושבו בנים לגבולם :
    14 juillet 2007 @14h35   « »

    ouah !! Pierre n’est pas content. Les réfugiés du Darfour aiment mieux se jeter dans la gueule des juifs plutôt que dans la gueule des arabes, leurs "frèèèères" !!

    Rassurez vous, Pierre, bientôt ces réfugiés seront refoulés, si ce n’est pas déjà fait, parce qu’Israel n’a pas les moyens de recevoir ces populations ; mais figurez-vous l’étonnement d’un des premiers réfugiés, qui constate que Tsahal ne les moleste pas, ne vole pas leurs pauvres biens ; même à vol d’oiseau, les bonnes nouvelles vont vite : l’armée israélienne est moins sauvage que les armées arabes rencontrées lors de leur longue pérégrination, du Darfour à Israël.

    Alors que les autres, les non-juifs, les rançonnaient, les israéliens discutent : "avons nous le droit de renvoyer chez eux des individus qui souffrent ce que nous même avons souffert ?"

    Je ne connais pas la réponse, personne ne connait la réponse. Mais que la question soit posée, c’est important quelle que soit la future réponse, c’est ce qui prouve l’humanité d’un peuple.

    Et c’est ma réponse à ceux qui nous parlent de "conventions de Genève", sur laquelle les arabes s’assoient depuis si longtemps. La convention de Genève, d’après eux, n’est faite que pour protéger l’Homme Musulman.

    Guitl

  • permalien pablo :
    14 juillet 2007 @14h51   « »

    il est bien le message de Sherylynn, on dirait du alain finkielkraut sous acide. elle arrive a ecrire un texte de deux pages a partir d’une citation qu’elle n’a pas comprise, puisqu’elle attribue à alain gresh ce que lui même décrit comme l’idéologie du mouvement sioniste. sublime ! enfin heureusement qu’elle a trouvé une occasion de cracher sa haine et son ignorance. sa devait la démanger depuis longtemps.
    ça va mieux Sherylynn ? soulagée ?

  • permalien Pierre :
    14 juillet 2007 @15h27   « »

    Guitl, je n’ai pas à être content ou pas, je voulais juste prévenir Sherylynn, qu’il ne fallait pas trop alerter le monde sur la méchanceté des musulmans, parce que si ça fini par se savoir, tout le monde va vouloir aller se mettre à l’abri derrière le Mur d’Israël (la seule démocratie du Moyen-Orient).

    Quand on est prospère et bien portant, on imagine pas ce que les pauvres sont capable d’inventer pour sauver leur peau.

    On ne peut que louer ces efforts qu’Israël déploie pour afficher son altruisme naturel. Malheureusement, il faut savoir qu’après 2 générations les pauvres ont perdu la mémoire des colonies (surtout que souvent leur système scolaire connait quelques défaillances) :
    Revenir en prison ? C´était le vœu de Mohammed. Après son premier séjour sous les barreaux, il avait travaillé comme plongeur dans la cuisine d’un Kibboutz, de 5h du matin à 6h du soir, sans assistance médicale.

    Si j’en crois Mohammed il est d’accord avec vous sur l’accueil de tsahal, d’ailleur, il ne peut plus s’en passer.

    Croyez moi le seule chose qui m’animait dans ce post, c’est le problème de la solidité du Mur.

  • permalien Pierre :
    14 juillet 2007 @15h45   « »

    Guitl pour faire la plonge dans les kibboutz il aurait bien les Palestiniens, eux ils sont prêt a accepter des conditions coloniales, seulement, il y a ces fichus problèmes administratifs auxquels forcement tsahal malgré sa légendaire hospitalité ne peu se soustraire :

    Le passage d’Erez, à l’entrée nord de la bande de Gaza, constitue le prototype de l’architecture évolutive. Pour y être passés une douzaine de fois, les modifications avec force de béton, acier, fils de fer, verre blindé, constituent une surprise renouvelée à chaque passage. Que d’inventivité dans ces tourniquets, portes ouvrantes ou coulissantes, sous le regard omniprésent des caméras et sous la dictée des hauts parleurs. Cette fois ci, ils ont fait fort : un énorme bâtiment, genre hall d’aérogare, fraîchement climatisé, éblouissant d’éclairages. A ceci près qu’il est vide, malgré la dizaine de guichets, ressemblant chacun à une sorte de fourgon blindé. Les préposés qui les habitent sont les habituelles jeunes filles post adolescentes qui plaisantent entre elles comme toutes les jeunes filles du monde. Sauf que certaines savent à peine lire les caractères latins de nos pièces d’identité, et ne font manifestement pas la différence entre un nom et un prénom occidental. Sauf qu’elles aboient peu élégamment dans les micros, nous interdisant de nous asseoir à tel endroit, comme de sortir un cahier pour y écrire : « il est défendu d’écrire ». Peut-on parler ? demande l’un d’entre nous. Oui, réponse à regret. Note de faciès ou d’origine, notre infirmière au nom magrébin sera bloquée 48h par ces charmantes jeunes filles. « Aujourd’hui à Gaza, la seule violence est israélienne » par Christophe Oberlin et Christophe Denantes

  • permalien
    14 juillet 2007 @15h52   « »

    ah les kibboutzim !! ces parfaites choses de gauche ! il n’avait pas de couverture médicale ? il pouvait se plaindre, les syndicats sont très puissants. Ou alors, une autre idée ; retourner d’où il venait, la riante Egypte et ses massacres de chrétiens ou de soudanais. Non, pardon, les soudanais, on les rançonne.

    Mais vous vous imaginez quoi, Pierre, que nous avons besoin des réfugiés du Darfour ? Israël a son lot de travailleurs étrangers, comme tous les pays en voie de développement maximum.

    Et ne venez pas nous raconter que la pauvreté engendre la haine et le terrorisme, c’est faux ; les derniers terroristes en date sont issus de milieux bourgeois sinon riches, ont fait des études supérieures. On voit que vous êtes issu du même milieu ; sinon, vous sauriez que chercher la nourriture quotidienne pour une famille vous exclut de la révolution mondiale. Contrairement à ce que vous semblez penser, (manque d’expérience ?) on ne fait pas la révolution avec le ventre vide surtout si on a une famille.

    Guitl

  • permalien Pierre :
    14 juillet 2007 @16h06   « »

    Guitl, pour vous la révolution, c’est faire la plonge dans un kibboutz ?

    Alors Mohamed n’est pas un révolutionnaire et en plus je m’en fiche.

    Pourquoi tenez vous tant à embaucher de travailleurs étrangers alors que vous avez les natifs sur place ?

    Si ce qui vous gêne c’est qu’ils soient musulmans ? Bouchez vous le nez, tous les exploitants du monde le font avec tous les exploités, mais ne jouez pas les bons samaritains, vous faites pisser de rire tous ceux que vous êtes mis dans la poche par vos flatteries.

    Je vous le redis ma seule préoccupation, c’est POURVU QUE LE MUR TIENNE !

  • permalien ahmad :
    14 juillet 2007 @16h21   « »

    Salam

    Le Mystère Hezbollah, documentaire de Jean-François Boyer et Alain Gresh (Fr., 2007) le dimanche 15 juillet, à 12 h 25,sur France 5

    Salam

  • permalien
    14 juillet 2007 @16h42   « »

    j’ai compris, Pierre ; vous aussi, vous êtes irrité ? aucune importance, ce que ne dit pas le "petit texte" que j’avais collé, c’est que nous nous en moquons, de vos irritations.

    Je n’ai pas prétendu qu’Israël est parfait, Pierre ; mais je trouve désolant pour le monde musulman que des personnes qui ont appris la haine et le mépris du peuple juif en soient réduits à se réfugier chez ces mêmes juifs. Les premiers, apeurés, affolés, et ensuite étonnés de n’avoir pas été mangé avec une garniture de petits pois.
    Vous avez trouvé des profiteurs, chez nous ? cherchez, vous trouverez aussi des voleurs et des assassins. Oui, nous sommes comme tout le monde, pas pire, mais sincèrement, nous essayons, avec difficulté, d’être meilleurs, c’est ce qui fait, je vous l’ai déjà écrit, notre humanité.

    C’est CHEZ NOUS que vous trouvez des opposants à la guerre -
    c’est CHEZ NOUS que vous trouvez des opposants à l’occupation des territoires -

    Chez nous, vous trouverez le pire, mais souvent aussi le meilleur. Demandez vous ce que vous trouvez chez "les autres", "ceux qui veulent notre mort, le disent et le prouvent par les paroles et par les actes" (pirké avot, maximes des Père)- si un juif israélien se perd dans les territoires, il est lynché, et ses entrailles sont pendues au soleil.

    "Chez les autres", ils ne s’opposent pas à la guerre, ils tentent de nous éradiquer. C’est toute la différence. Ils aiment la guerre. Les uns contre les autres, sunnites contre chiites. Tout ça à cause de deux bonnes femmes, la fille du "prophète", et la femme du "prophète". Et ils croient que ça en vaut la peine. Alors nous juifs au milieu de tout ce bean’s...

    Guitl

  • permalien pablo :
    14 juillet 2007 @16h55   « »

    @Guitl

    "C’est CHEZ NOUS que vous trouvez des opposants à la guerre - c’est CHEZ NOUS que vous trouvez des opposants à l’occupation des territoires -"

    certes, et vous n’en faites visiblement pas partie. alors ne vous appropriez pas le combat de pacifistes courageux tout en déblatérant votre mépris raciste. les pacifistes israeliens ont fait l’effort de déconstruire la guerre des civilisations. ce n’est manifestement pas votre cas. évitez de les associer à vous, par égard pour eux.

  • permalien Pierre :
    14 juillet 2007 @17h03   « »

    Sherylynn m’a bien compris elle.
    Comme aurait pu dire votre grand-mère adoptive Guitl, "qui ne dit mot consent"

  • permalien ahmad :
    14 juillet 2007 @17h17   « »

    Salam

    POUR ISRAËL, LA PAIX N’EST PAS UNE OPTION

    Publié le 14-07-2007

    Un certain nombre des délégués présents à la "Conférence de Jérusalem" consacrée au Futur du Peuple Juif (organisée par le JPPI - Institut pour un projet politique pour le futur du Peuple juif) ont eu la surprise de découvrir que la paix entre Israéliens et Palestiniens n’était pas au programme, rapporte Haaretz.

    A l’ordre du jour : les moyens de combattre l’antisémitisme, l’assimilation, et la possible perte de majorité juive en Israël, indique le quotidien israélien.

    Mais la paix n’était apparamment pas au programme, pas plus à court qu’à moyen terme, s’est étonné René Shmuel Sirat, ancien grand rabbin de France.

    « J’ai failli explosé, at-il indiqué. Serait-ce que le mot paix est devenu grossier chez les Juifs ? Comment voulez-vous préparer le futur de la nation juive sans évoquer le problème de la paix ?". "Sans paix le peuple juif n’a aucun futur » a déclaré Sirat au Ha’aretz. « Il est inacceptable que la paix ne fasse pas partie des projets pour le futur du Peuple juif".

    Il a rappelé que lors d’un récent voyage en Jordanie, dans un camp de réfugiés palestiniens : « J’ai dit aux jeunes Palestiniens que de l’autre coté du Jourdain il y a des centaines de milliers de jeunes gens qui voudraient bien faire la paix avec eux, et j’ai été applaudi"

    Smuel Sirat avait-il menti ou bien ces milliers de jeunes Israéliens en question comptent-ils pour du beurre ?

    Source : Haaretz 12 juillet

    http://www.haaretz.com/hasen/spages...

    (Traduit par Carole Sandrel)

    CAPJPO-EuroPalestine

    Salam

  • permalien ahmad :
    14 juillet 2007 @17h27   « »

    Salam

    Les Iraniens juifs refusent de renier leur patrie pour de l’argent

    Toujours prompte à accuser le gouvernement iranien d’antisémitisme, la presse française s’est bien gardée de relayer l’information publiée par le quotidien israélien Ma’ariv selon laquelle les Iraniens juifs refusent catégoriquement les allocations qui leur sont offertes pour émigrer vers Israël.
    En plus des programmes d’aides accordées par l’État israélien à tout nouvel immigrant, les Iraniens juifs voulant émigrer vers Israël se voient en effet proposer plus de 7 000 euros par personne et 30 000 euros par famille, sommes qui ont récemment doublé faute de candidats au départ. Mais cette initiative de riches mécènes de la diaspora ne fait qu’offusquer encore davantage les représentants du culte judaïque en Iran, qui la qualifient d’ « incitation politicienne de bas étage qui ne leur permettra pas d’atteindre leur objectif de faire disparaître l’identité des juifs iraniens ».
    Le député iranien et juif Morris Motamed, pour sa part, estime que ces offres sont « insultantes ».
    Avec environ 25 000 croyants, la communauté juive d’Iran est la plus importante au Moyen-Orient après celle d’Israël et existe au moins depuis l’an 700 avant notre ère. Elle comptait 80 000 membres avant la révolution de 1979 qui mit fin aux relations chaleureuses entre le régime de Shah Reza Pahlavi et Israël. La plupart des émigrants choisirent alors de s’installer aux États-Unis.

    artcile en ligne sur le site réseauvoltaire

    salam

  • permalien Ana :
    14 juillet 2007 @17h37   « »

    Quand Guitl, alias qui vous savez, écrit : "Alors nous juifs...," il faut l’excuser. Il veut simplement dire : "Alors moi Guitl...". C’est tout.

    C’est difficile de dire ’je’ d’un bout à l’autre d’un post, sans appeler à la rescousse la fiction compacte d’un ’nous’.
    Guitl ne sait pas ce qu’il dit. Ni quand il écrit nous, ni quand il écrit juif.

  • permalien
    14 juillet 2007 @18h35   « »

    Il ne suffit pas d’être une mégère, en plus on est une sotte ? j’ai écrit que je m’appelle Guitl et que je suis une femme, et je suis une juive. Cessez donc de m’interpeller sur le mode masculin, merci.

    Smuel Sirat avait-il menti ou bien ces milliers de jeunes Israéliens en question comptent-ils pour du beurre ?

    il me semblait à la lecture de l’article, que j’ai lu ailleurs sur un site moins pollué que le site palestinien en question, que le Rabbin Samuel Sirat s’adressait à l’auguste assemblée, et non pas aux milliers de jeunes israéliens.

    L’auguste rabbin a-t-il précisé avec qui on pouvait parler de paix ? avec le hezbollah ? avec le hamas ?

    Mais je pense que ce détail aura échappé au site palestinien dont il est question. L’habitude d’avaler les textes saints sans avoir à les commenter, peut être. Il y a un risque certain de ralentissement de la cervelle.

    Rabin Sirat ici

    Guitl

  • permalien K. :
    14 juillet 2007 @18h38   « »

    En réaction au post de Ahmad

    A-t-on connaissance de la proportion de citoyens israéliens juifs désireux d’établir une paix (je veux parler du mot paix tel qu’il est communément défini dans les dictionnaires usuels) avec leurs voisins arabes ?

  • permalien
    14 juillet 2007 @18h45   « »

    Pitié Guitl, pas les injures.

  • permalien
    14 juillet 2007 @19h24   « »

    Mais voyons, K, seuls les arabes veulent la paix, vous le savez très bien.
    Je suis étonnée que vous ne puissiez trouver vous même le renseignement demandé ! si vous me le demandez gentiment, avec s’il vous plait et merci, je ferai peut être un effort.

    Guitl

  • permalien K. :
    14 juillet 2007 @20h32   « »

    Comprendre le Hezbollah : Respect et Rejet.

    Par Rami Khoury, qui rend compte d’un nouveau livre sur le Hezbollah écrit par Augustus Richard Norton, professeur à l’université de Boston.

    Un des groupes les plus importants de la scène politique libanaise et Moyen-orientale de nos jours, le Hezbollah Libanais, est également un des plus énigmatiques. Au moment ou nous sommes inondés d’articles et d’analyses à l’occasion du premier anniversaire de la guerre Hezbollah-Israel de juillet-août 2006, une grande attention est portée au Liban sur le Hezbollah et ses objectifs, qui restent peu clairs à beaucoup de gens. La perception du Hezbollah à l’intérieur et à l’extérieur du Liban est polarisée. Beaucoup dans l’ensemble du Moyen-Orient et d’autres régions en voie de développement considèrent le Hezbollah et son leader le Sayyed Hassan Nasrallah avec respect, alors que beaucoup d’autres en Occident, aux Etats-Unis particulièrement, les considèrent simplement comme un groupe terroriste.

    Il est important de reconnaître ce qu’est et ce que n’est pas le Hezbollah, parce que il est devenu un acteur central de la crise politique au Liban qui elle-même est devenue un champ de bataille central dans la guerre idéologique du Moyen-Orient d’aujourd’hui. Un nouveau livre utile vient juste de paraître qui peut aider ceux qui y sont intéressés à comprendre le Hezbollah de manière plus fiable. C’est un petit livre de 187 pages par le respecté scientifique politique américain Augustus Richard Norton, un professeur à l’université de Boston, intitulé Hezbollah, A Short History (Princeton University Press, 2007).

    Les nombreuses dimensions complexes et souvent changeantes du Hezbollah sont présentés dans le livre d’une façon claire et concise qui permet une compréhension plus précise et plus complète de ce qu’est et de ce que cherche à réaliser ce groupe. Il est plus facile de savoir d’où est venu le Hezbollah que de dire avec certitude d’où il est dirigé. Une meilleure connaissance de ses origines et de ses anciennes positions politiques est cruciale avant d’envisager toute discussion sérieuse sur sa stratégie future. Norton donne un résumé concis de la façon dont le Hezbollah a émergé des mouvements chiites représentatifs du Liban-Sud dans les années 1970 avant de dominer la représentation politique des chiites libanais a partir des années 1980.

    (A suivre)

  • permalien K. :
    14 juillet 2007 @20h38   « »

    Comprendre le Hezbollah : Respect et Rejet. (suite 1)

    Il conclut, comme beaucoup d’autres, que les positions radicales du Hezbollah concernant une société islamique, ou la politique au Liban, décrites dans sa lettre ouverte de 1985 aux “piétinés au Liban et dans le monde,” se sont adoucies ces dernières années, comme “ils ont fait face de manière pragmatique aux changements du paysage politique régional, et libanais.”

    Un des meilleurs chapitres du livre examine « le Hezbollah et la violence, » explorant aussi bien sa résistance envers Israël au Liban depuis le début des années 80 que les accusations de pratiques d’actes terroristes, tel que les opérations-suicide contre les forces américaines et françaises en 1983.

    Il conclut, comme beaucoup d’autres, que le groupe s’est engagé dans quelques actes qui sont clairement définis comme ressortant du terrorisme (tel que le détournement d’un avion de la TWA de 1985) tandis que plusieurs des autres actes de violence qui lui sont attribués sont plus probablement le fait de l’Iran. Le noyau des actions militaires du Hezbollah, note-t-il, est représenté par la résistance légitime à l’occupation israélienne du territoire libanais.

    Une des raisons expliquant la pertinence de l’analyse de Norton est qu’il a passé plusieurs années de sa vie au Liban-Sud dans les années 1980 où il a travaillé avec les forces des Nations Unies. Et voir un universitaire américain éviter les pièges d’un tel exercice — regarder avec une certaine nuance les différents genres d’actions que le Hezbollah a entreprises dans son histoire – est en soi un procédé utile que d’autres feraient bien d’imiter.

    Le volume limité du livre ne permet pas un traitement profond de certaines des dimensions les plus fascinantes du Hezbollah d’aujourd’hui, dans la mesure où il se focalise essentiellement sur la contestation du pouvoir du système politique libanais. Le chapitre « participation politique » objective bien la décision du Hezbollah de prendre part au jeu politique interne lors des élections parlementaires de 1992. Norton montre comment dans le domaine de la politique interne le groupe a abandonné ses thèmes religieux, tout en s’engageant de façon souvent pragmatique dans les affaires politiques, même avec des opposants idéologiques tels que les laïques de gauches.

    A suivre

  • permalien K. :
    14 juillet 2007 @20h42   « »

    Comprendre le Hezbollah : Respect et Rejet. (Suite 2 et Fin)

    Le livre se termine par quelques analyses du défi actuel du Hezbollah au gouvernement de Fouad Siniora, et note ironiquement que les Etats-Unis ont soutenu les paisibles protestations de rue de 2005 en vue de renverser un gouvernement pro-Syrien, mais qu’aujourd’hui ils s’opposent aux protestations de rue du Hezbollah visant le changement ou la reconfiguration du gouvernement Siniora. Une des raisons, naturellement, est l’inquiétude partagée par beaucoup au Liban et à l’étranger sur le fait de savoir jusqu’à quel point le Hezbollah ne fait que refléter les stratégies syrienne et iranienne.

    La manière directe de Norton de décrire et d’évaluer de manière impartiale le Hezbollah est un exemple de valeur et devrait être imitée par d’autres qui cherchent à comprendre ce qui se passe au Liban aujourd’hui. Le Hezbollah est un prototype que beaucoup au Moyen-Orient veulent imiter, alors que d’autres dans la région et à l’étranger voudraient le détruire. Quelque soit la position que l’on peut tenir, un point de départ essentiel — offert dans ce petit mais riche volume — est une vue précise et complète du pourquoi de la réussite du Hezbollah comme parti politique, groupe représentatif sectaire, agence de services sociaux, et force militaire de résistance — et pourquoi il continue à générer tellement d’opposition en même temps.

  • permalien Byblos :
    14 juillet 2007 @22h30   « »

    Une personne tout à fait charmante, et qui s’exprime avec une extrême sérénité, justifie la création d’Israël par l’irritation que provoquent les juifs chez « les habitants de la planète terre » (sic).

    Elle énumère les peuples irrités : cela commence dans l’Europe pré-chrétienne avec les Romains. Puis, pour les Européens depuis le Moyen Âge jusqu’au XVIIème siècle, j’en ai dénombré quatre. Cela s’aggrave avec l’époque contemporaine : 9 peuples européens irrités depuis les Allemands jusqu’aux Roumains. Curieusement, les Français de Vichy et les Italiens de l’époque mussolinienne ont été oubliés. M’enfin ! À tous ces peuples il faut ajouter les protestants et les catholiques, (en oubliant les orthodoxes, allez savoir pourquoi). Il ne faut pas non plus perdre de vue ni les « Arabes radicaux », ni les « doux Égyptiens ». En somme, sur les quelques centaines de millions d’Arabes, pas un seul misérable ne trouve grâce à ses yeux.

    Cette charmante personne si sensible à l’irritation d’autrui qu’elle en dresse un inventaire tout à fait impressionnant et (presque) rigoureux m’a personnellement convaincu. Mais cette conviction de la réalité et de l’étendue de cette irritation m’a amené à me poser une question qui ne semble pas être venue à l’esprit de cette personne : si tout cela est vrai, à des époques si diverses, pour des peuples si différents, POURQUOI ? L’idée d’une explication par la notion perverse de « peuple déicide » m’a traversé l’esprit. Mais elle ne résiste pas à l’analyse. En effet, pourquoi les Romains ? Pourquoi les Arabes ? La mort de Jésus ne les concerne pas. ALORS ?

    Je ne conclurai pas sans citer aussi ce passage savoureux : « Et c’est parce que nous étions fâchés de vous fâcher de la sorte, chers habitants de la planète Terre, que nous avons décidé de vous quitter, si l’on peut dire, et de créer un État juif… ».. Un peu plus tard, elle en rajoute : « Hélas, Chers habitants de la planète Terre, il s’avère que vous êtes difficiles à contenter. Après vous avoir quittés, vous et vos pogroms, vos inquisitions, vos croisades et vos holocaustes, après avoir pris congé du monde en général pour vivre seuls dans un petit État à nous, nous continuons à vous irriter ! »

    Une pause dans l’ironie. Je n’adhère absolument pas à cette haine des juifs pour une raison très simple : je les considère strictement (ni plus, ni moins,) comme mes égaux en humanité.

    Mais cette personne ne voit-elle pas comment ce sont ses propres propos qui alimentent cette haine ? Ne voit-elle pas qu’en retranchant elle-même les Juifs des « chers habitants de la planète terre », elle apporte une justification en béton à tous les antisémites et les racistes qui affirment STRICTEMENT LA MÊME CHOSE QU’ELLE ?

  • permalien
    14 juillet 2007 @23h08   « »

    elle apporte une justification en béton à tous les antisémites et les racistes qui affirment STRICTEMENT LA MÊME CHOSE QU’ELLE ?

    Mais Byblos comment tenir des propos antisémites, si l’antisémitisme est un délit ? Elle n’a pas d’autre moyen !

    Ne cherchez pas de cohérence dans ce discours, puisque c’est un discours a contrario. La méthode est toujours la même, on vocifère des énormités jusqu’à finir par susciter la haine. C’est de l’appel a la haine raciale caractérisé, la seule chose que nous puissions faire, c’est dire nous vous voyons, quant au modérateur, il prend ses responsabilités.

    Bravo quand même pour l’analyse

  • permalien
    15 juillet 2007 @00h04   « »

    Ah Byblos, le texte "habitants de la planète terre" n’est pas de moi, mais d’un auteur israélien anonyme. Je n’en assume pas la maternité. Hélas, parce que j’aime beaucoup, et je l’adopte, tiens.

    Mais cette personne ne voit-elle pas comment ce sont ses propres propos qui alimentent cette haine ? Ne voit-elle pas qu’en retranchant elle-même les Juifs des « chers habitants de la planète terre », elle apporte une justification en béton à tous les antisémites et les racistes qui affirment STRICTEMENT LA MÊME CHOSE QU’ELLE ?

    et savez-vous qu’Hitler utilisait les mêmes arguments que vous ?

    c’est extraordinaire. "ils ne sont pas comme nous".... "ils ne se mélangent pas avec nous"...eh bien, je dirai simplement heureusement, que nous sommes différents de la plupart des libanais, différents des terroristes du hezbollah et du hamas, différents de ces irakiens qui tuent et assassinent sur des marchés des civils, différents au point de recevoir des noirs du Darfour, des musulmans, ennemis d’Israël.

    Guitl

  • permalien
    15 juillet 2007 @00h48   « »
  • permalien Byblos :
    15 juillet 2007 @00h59   « »

    Savez-vous pourquoi les Iraniens juifs refusent de « monter » en Israël ?

    Parce qu’ils ont lu ELLA HABIBA SHOHAT.

    D‘origine irakienne, Ella Habiba Shohat est l‘une des principales activistes mizrahi. Elle est actuellement professeur aux facultés des « études culturelles », « études sur la femme » et « études cinématographiques » à l‘Université de New York. Elle se consacre avant tout au post-colonialisme, au féminisme multiculturel, à l‘identité mizrahi et au discours sioniste.

    Publié il y a plus de dix ans, son essai « Mizrahim en Israël. Le sionisme vu par ses victimes juives » est considéré comme triomphe intellectuel de la part des Mizrahim. C‘est en effet grâce à ce texte que l‘expérience mizrahi est enfin sortie de l‘ombre. De plus, cet essai ouvre la voie à une nouvelle analyse critique de l‘histoire sioniste et de sa pierre angulaire, l‘eurocentrisme, deux thèmes lourds de conséquences pour les Mizrahim.

    Cultivée, drôle et charmante, Ella Habiba Shohat a vécu une vie non moins passionnante que les quatre protagonistes communistes. Née de parents juifs irakiens, elle a grandi dans une banlieue de Tel Aviv. Ses parents s‘intéressaient peu à la politique et se sont bien adaptés aux circonstances. D‘un milieu modeste, ils gagnaient leur vie comme ouvriers en Israël. Ils ont vite accepté que leurs enfants se limitent à l‘hébreu. Les parents connaissent aussi l‘hébreu mais le parlent avec un fort accent arabe. Les enfants, quant à eux, avaient honte de parler l‘arabe. Dans l‘une de ses nombreuses anecdotes, Ella raconte qu‘à l‘école, s‘il leur arrivait d‘utiliser quelques mots d‘arabes, ils essuyaient les pires réprimandes. Elle parle le dialecte arabe de Bagdad. Dès sa puberté, elle s‘est intéressée à la politique et s‘est engagée, au sein de différentes organisations de Juifs orientaux, contre la discrimination. Elle s‘est de plus en plus radicalisée et s‘est mise à lutter contre la politique d‘occupation de l‘État d‘Israël. Radicale jusqu‘au bout, elle a refusé de faire son service militaire, obligatoire pour hommes et femmes. Cela lui a valu deux ans de prison.

    À la fin de ses études de sociologie, alors qu‘elle présentait sa licence (un ouvrage sur la discrimination des « Mizrahim » par la génération eurocentrique des fondateurs d‘Israël), elle a été dénoncée ouvertement par la presse comme traîtresse à son pays et a même subi des menaces physiques.

    Elle a tenu bon et n‘a jamais cessé d‘écrire. Elle compte à son actif une myriade de livres, d’articles et de traités scientifiques. Elle s‘est aussi spécialisée dans l‘histoire du cinéma. Ses analyses sur l‘« orientalisme » dans les films occidentaux ont fait école et servent de référence à tous les instituts d‘études cinématographiques.

  • permalien Mussa :
    15 juillet 2007 @02h03   « »

    Le hezbollah n’est pas seulement un modèle de résistance à l’occupation, mais aussi un modèle d’intégrité politique. il est malheureusement le seul exemple qui existe actuellement dans le monde arabe. Si la presse et une certaine opinion occidentales le qualifient injustement d’organisation terroriste c’est parce que ces faiseurs d’opinions font tout pour dénaturer la réalité du monde arabe et n’encourage pas son épanouissement démocratique véritable.

  • permalien Chahid :
    15 juillet 2007 @04h57   « »

    Une vidéo extrêmement choquante et révoltante. Des soldats israéliens tirent sur un cameraman palestinien (Imad Ghanem) à terre. Les cris de détresse des palestiniens qui tentaient d’évacuer le journaliste du Hamas à Gaza, nous informent qu’il s’agit d’un char et non pas un sniper. Où sont les médias libres ?

    Voir en ligne : Le génocide de Srebrenica, 12 ans après.

  • permalien Pierre :
    15 juillet 2007 @09h33   « »

    La Celle-Saint-Cloud.

    Mohammad Fneich (Hezbollah) :
    (...) Nous étions dès le départ favorables à l’initiative française. D’autant que la France a modifié son approche de la question libanaise, qui est désormais plus équilibrée, au moins dans la forme. Ce n’est un secret pour personne que la précédente équipe avait pris ouvertement parti pour un camp. La nouvelle administration tire les leçons de cette expérience politique, qui n’a fait qu’exacerber la crise. La France sait que si elle veut continuer de jouer un rôle au Liban elle n’a pas intérêt à ce que la situation y devienne incontrôlable. Ses objectifs diffèrent en cela de ceux des États-Unis, qui se servent du Liban pour satisfaire leurs intérêts régionaux. Désormais, l’objectif français semble être de vouloir rapprocher les Libanais. Cette initiative pourrait créer un climat positif en mesure d’ouvrir la voie à une éventuelle solution.

  • permalien K. :
    15 juillet 2007 @10h50   « »

    Les partisans du Hezbollah semblent tenir le raisonnement suivant : Chirac déclarait verbalement que le Hezbollah n’était pas un groupe terroriste, mais agissait ouvertement comme s’il en était un. Sarkozy, lui, considère ouvertement le Hezbollah comme un groupe terroriste, mais celà demeure une opinion personnelle et il n’en fait pas une réalité de la politique de la France. Bref “mieux vaut les actes que les paroles”.

    Plus dure risque d’etre la chute.

    Car existe le risque très réel de voir Sarkozy adopter une “troisième” voie : Déclarer ouvertement que les intérets de la France priment sur son opinion personnelle, et agir, de manière non déclarée à la différence de Chirac, activement dans le sens de cette opinion, exactement comme Chirac.

    Du Sarkosisme à l’état pur : Présenter du Canada Dry aux gens, en leur assurant qu’il s’agit bien de Bière.

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