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L’Arabie saoudite, le terrorisme et... les Frères musulmans

mardi 17 juillet 2007, par Alain Gresh

Jérusalem et Tel-Aviv

Un très intéressant diaporama intitulé « A Jérusalem on prie, à Tel-Aviv on s’amuse », réalisé par Sébastien Boussois pour le site rue89.com. Sébastien Boussois est docteur en sciences politiques ; il vient de réaliser une étude sur le débat autour du sionisme et du post-sionisme en Israël.

L’Arabie saoudite, le terrorisme et... les Frères musulmans

Le 16 juillet, la télévision Al-Iraqiyah reprenait les propos du conseiller national à la sécurité irakienne Mouwaffak Al-Rouba’i qui affirmait que 160 citoyens saoudiens avaient été condamnés en Irak pour participation à des actions terroristes ; plusieurs centaines d’autres attendent leur jugement. Il a ajouté que des centaines encore étaient morts dans des attentats-suicides. La veille, les autorités saoudiennes avaient annoncé l’arrestation de 12 suspects à Abha et celle d’une personne impliquée dans l’assassinat de citoyens français le 26 février 2007. Enfin, selon l’Agence France-Presse (10 juillet), les autorités libanaises ont identifié 10 Saoudiens parmi 27 cadavres de combattants du Fatah Al-Islam ; d’autres informations avaient fait état d’au moins cinquante combattants saoudiens dans le camp de Nahr El-Bared (le quotidien saoudien Al Watan du 17 juillet évoque même le chiffre de 300).

Le Los Angeles Times du 15 juillet publie une longue enquête de Ned Parker, « Saudis’ role in Iraq insurgency outlined. Sunni extremists from Saudi Arabia make up half the foreign fighters in Iraq, many suicide bombers, a U.S. official says ».

Selon le journaliste, citant des sources officielles américaines, 45 % des combattants étrangers en Irak seraient originaires d’Arabie saoudite, 15% de la Syrie et du Liban, 10% d’Afrique du Nord. Environ la moitié des détenus étrangers dans les prisons américaines seraient saoudiens.

En réponse à cette enquête, le site du quotidien panarabe (et saoudien) Al-Chark Al-Awsat publiait le 16 juillet un article dont la source principale était un responsable des services de sécurité saoudiens et qui prétendait qu’il était douteux que les Saoudiens représentent 45 % des combattants étrangers en Irak. Leur nombre serait de l’ordre de quelques centaines et non de quelques milliers. Le responsable des services saoudiens affirmait aussi que le nombre de « volontaires » saoudiens pour l’Irak avait chuté à la suite des campagnes menées par les responsables de l’Arabie.

Même si on peut contester ces chiffres et les pourcentages donnés par les médias (dont les sources sont souvent anonymes), des informations concordantes – notamment l’annonce des arrestations en Arabie même – confirment que nombre de jeunes de ce pays sont attirés par la violence à l’intérieur ou par l’engagement en Irak ou ailleurs dans le monde arabe. Je notais, dans un article publié en février 2006 dans Le Monde diplomatique, « Kaleidoscope saoudien » :

« Il suffit de voir traîner, le mercredi soir, dans les rues de Riyad, ces milliers de jeunes désœuvrés, sans salles de spectacle ni de cinéma, sans lieux de rencontres mixtes, pour mesurer l’ennui qui touche tous ceux qui, par ailleurs, sont ouverts à la culture internationale, à travers Internet ou les télévisions satellitaires. Rien d’étonnant à ce que les problèmes de délinquance et de drogue s’amplifient. Le week-end, certains vont chercher l’oubli à Bahreïn, ce royaume-île relié à l’Arabie par un gigantesque pont : 11 millions de voyageurs l’ont traversé en 2004, et leur nombre ne cesse d’augmenter. Ils partent à la recherche de distractions dont ils sont privés. »

« Certains jeunes, et pas forcément les plus défavorisés, empruntent une autre route, bien plus périlleuse. Ils ont été nombreux à partir combattre en Afghanistan dans les années 1980, à l’appel de leur gouvernement et avec l’aide des Etats-Unis. Les suivirent ceux qu’indignaient les massacres en Bosnie ou en Tchétchénie, et qui partirent s’entraîner dans les camps des talibans. D’autres encore, plusieurs milliers, se trouvent aujourd’hui en Irak. »

Cette réalité est d’ailleurs discutée dans la presse saoudienne elle-même :

« What Drives the Youth Into the Arms of Extremists » (« ce qui pousse les jeunes dans les bras des extrémistes »), tel est le titre d’un article de Hashim Abdo Hashim, paru sur le site du quotidien anglophone saoudien Arab News le 16 juillet.

« Chaque jour, nous lisons des nouvelles dans la presse locale à propos de citoyens saoudiens arrêtés pour leur implication dans des attentats ou tués en Irak, en Afghanistan ou au Liban. C’est comme si nous étions une nation attirée par l’amour de la guerre ou l’aventure. » (...)

« La vérité est que le problème est lié à l’ensemble du système d’enseignement et pas seulement à celui des programmes. Il est aussi lié au système social et aux désordres chaotiques et désunions dont il souffre. Les médias ont aussi contribué malheureusement à la diffusion d’idées dangereuses, avec toutes les conséquences destructrices que l’on connaît. Des gens ont été convaincus de se joindre à la résistance antisoviétique en Afghanistan : c’était une politique irrationnelle dont nous payons encore le prix. »

Dans un entretien reproduit sur le site du quotidien panarabe As-Sharq Al-Aswat (13 juillet), le ministre de l’intérieur saoudien Nayef a attaqué les Frères musulmans. Il a affirmé qu’il se rappelait quand les membres des Frères étaient venus en Arabie saoudite alors qu’ils étaient en conflit avec le président égyptien Gamal Abdel Nasser (dans les années 1950 et 1960). « Nous leur avons ouvert la porte à condition qu’ils ne se mêlent pas de politique. Nous avons ouvert la porte à tous ceux qui venaient de Syrie, de Palestine ou du Liban. Nous leur avons posé une condition : ils ne devaient rien faire contre les pays dont ils étaient originaires, pas même murmurer contre eux. (...) Les Frères musulmans ont rempli cette condition, mais ont commencé à nous faire du mal. Ils ont monté nos citoyens contre leur famille, contre leur héritage, notamment intellectuel. De manière répétée, nous avons tenté de les dissuader, et ils ont fait semblant de nous écouter. Ils ont longtemps fait semblant, jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible d’ignorer leurs atteintes à notre pays, à son héritage et à ses ancêtres. Il est devenu nécessaire de les dénoncer. »

La mémoire du prince Nayef est très sélective. C’est avec l’appui permanent de la dynastie régnante que les Frères ont joué un rôle central durant des décennies dans le système saoudien, notamment dans le système d’enseignement. L’Arabie s’est aussi servi des Frères dans sa lutte contre Nasser et contre le nationalisme arabe dans les années 1960 et 1970. Ce n’est que très récemment que des tensions sont apparues, dont les fondements restent peu clairs. Est-ce les attaques des Frères contre la politique américaine ? Leur soutien à la cause palestinienne ? ou la peur que les Frères aient développé des contacts avec le mouvement armé en Arabie ? Déjà en novembre 2002, le prince Nayef avait lancé une première attaque contre les Frères, mais elle avait été assez peu relayée.

Enfin, selon une dépêche de l’AFP du 14 juillet en provenance de Rabat, les Saoudiens consacrent 34 minutes quotidiennes à lire la presse et les magazines, et 378 minutes par mois, soit plus de six heures, à lire des livres.

70 commentaires sur « L’Arabie saoudite, le terrorisme et... les Frères musulmans »

  • permalien Chahid :
    18 juillet 2007 @02h46   »

    « Saoudiens », « frères musulmans »… une pierre deux coups ! Est ce Alain Gresh le nassérien qui parle, qui accuse les autres de mémoire sélective, et omet de dire aux lecteurs que Nasser était un assassin, un bourreau ?! Est ce aussi Alain Gresh le pro-chiite qui se régale de diaboliser le tout sunnite ?! Vous venez de me confirmer mes soupçons, et je ne regrette pas d’avoir accusé le blog et certains intervenants qui animent la messe de communautarisme et d’anti-sunnisme ! Depuis 4 ans maintenant, je ne reconnais plus les journalistes du monde diplomatique…

    A vos claviers les gardiens du temple ! Le maître risque de perdre de sa crédibilité !

    Voir en ligne : Le génocide de Srebrenica, 12 ans après.

  • permalien Pierre :
    18 juillet 2007 @06h54   « »
    L’Arabie saoudite, le terrorisme et... les Frères musulmans... et les États-Unis !

    "En protégeant leurs intérêts dans le Golfe Persique, les Etats-Unis ont toujours espéré trouver un partenaire régional : en premier l’Iran, puis l’Irak, puis l’Arabie Saoudite, chacun à tour de rôle a prouvé son incapacité à assumer ce job. Heureusement les Saoudiens sont surestimé le danger qu’ils représentent pour la politique présidentielle. Interdire aux troupes US l’accès aux bases saoudiennes rendra la guerre en Irak plus dure, mais ne la stoppera pas. De plus, le remplacement du régime de Saddam Hussein à Bagdad réduira d’autant plus l’influence des Saoudiens – le retour du pétrole irakien sur le marché ne pourra que réduire la capacité des Saoudiens à imposer les prix du pétrole, et rendra les bases US là-bas superflues." - 25 avril 2002. Mémorandum aux leaders d’opinion ; de William Kristol ; sujet : L’Arabie Soudite

    Les réclamations de Hussein à l’OPEP ignorée, il a considéré l’action militaire contre le Kowéit. Quand il a informé les USA au sujet de ses plans pour envahir le Kowéit, l’Ambassadeur avril Glaspie des USA lui a dit : « Nous (les Etats-Unis) n’avons aucune opinion sur votre conflit de frontière avec le Kowéit. Baker de James (puis le secrétaire d’état) a instruit notre porte-parole officiel souligner cette instruction. » Donné ce feu vert pour envahir le Kowéit, Saddam Hussein ainsi. L’administration de Bush a immédiatement commencé des préparations pour la guerre. L’Irak a offert de se retirer du Kowéit en échange d’arranger un sommet de paix de Moyen-Orient, mais a été également ignoré. - Saddam, le bon fils de l’Amérique

    La présence militaire américaine, bras armé protecteur de la dynastie saoudienne devant Saddam Hussein et l’Iran des ayatollahs, est de plus en plus contestée parmi la population, en particulier suite à la présence massive de troupes américaines sur le sol saoudien lors de la crise et de la guerre du Golfe de 1990-91.

    Le 13 novembre 1995, un premier attentat vise un attentat à la voiture piégée vise des militaires et des civils américains (...) Le chef terroriste Oussama Ben Laden a acquis une importante notoriété auprès de la population saoudienne, plus particulièrement de la jeunesse. - Histoire de l’Arabie saoudite (Wikipedia)

    Les Etats-Unis, les grands perdants de l’Accord de La Mecque ? Par Elaine Shannon

  • permalien Pierre :
    18 juillet 2007 @07h15   « »
    L’Arabie saoudite, le terrorisme et... les Frères musulmans... et le États-Unis ! (suite... mais pas fin)

    Deux révélations récentes soulignent l’étendue de la conspiration : le 7 juin, Ha’aretz rapportait que des "officiels de premier rang au Fatah dans la Bande de Gaza ont demandé à Israël de les autoriser à recevoir d’importants chargements d’armes et de munitions venant des pays arabes, y compris d’Egypte." Selon le journal israélien, le Fatah a demandé à Israël "des voitures blindées, des centaines de roquettes RPG, des milliers de grenades à main et des millions de balles pour des armes de petit calibre", tout cet arsenal devant être utilisé contre le Hamas. - Un revers pour la doctrine de Bush à Gaza Par Ali Abunimah

    L’UE, en la personne de son représentant diplomatique, Javier Solana, paraît désormais convaincue de l’existence d’un lien entre la politique iranienne, la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas et les attaques récentes contre l’armée libanaise et contre la Finul au Liban. - Iran, Gaza, Liban : « Tout est lié, tout est programmé », affirme Solana

    ... tu chauffes Javier !

  • permalien Pierre :
    18 juillet 2007 @10h14   « »

    S’imaginer que les concepts de « terrorisme », d’« attentat » ou même d’« agression » sont commun entre Riyad et Washington, c’est de la part des étasuniens, faire de l’ethnocentrisme.

    Le 11/9 a montré que pour abattre l’ennemi, mieux vaut utiliser ses armes (tours, avions, cuters), cette technique peu se décliner en luttant contre le capitalisme par le capitalisme :

    Aussitôt installé au Soudan, fin 1991/début 1992, Ben Ladin se met à l’ouvrage et fonde plusieurs entreprises (agriculture, import-export, secteur banquier, industrie du tannage, sans oublier évidemment la spécialité familiale, la construction). Certaines d’entre elles, en partenariat avec des dirigeants du Front National Islamique, généreront des profits. Son objectif est de profiter de la complicité du régime et de la proximité de la péninsule arabique pour installer au Soudan une base permanente à partir de laquelle son organisation internationale pourra essaimer, d’abord au Kenya, puis en Tanzanie, en Ouganda, etc. Il aide donc le régime à consolider son pouvoir, et investit temps et argent dans l’état saoudien : 10 ½ millions pour rénover l’industrie de la farine et pour construire un aéroport moderne à Port Sudan ; 50 millions pour fonder une nouvelle banque islamique, la al-Shimal (la Banque du nord). Ses entreprises sont impliquées dans la construction de l’autoroute reliant Khartoum à Port-Soudan, et il fut étroitement associé à al-Turabi dans le financement d’une compagnie nationale de production d’armement visant à rendre le pays autonome. De plus, il sert d’intermédiaire auprès de financiers saoudiens dans le but d’accroître les investissements saoudiens au Soudan. Durant ces quatre années, une vingtaine de camps d’entraînement furent installés à coup de millions un peu partout sur le territoire soudanais. Suite aux pressions américaines sur le Front National Islamique, ben Ladin décide de quitter le pays en mai 1996. Il est alors prêt pour son retour en Afghanistan. (BLEU-BLANC POUR LE NIL ET ROUGE POUR LE SANG par Jean Pierre Bonin)

    L’embargo saoudien sur les États-Unis et la mise en place du programme dollars contre pétrole sont les meilleurs garanties d’amitié, que puisse espérer Riyad :

    Une épée de Damoclès menace désormais les investissements saoudiens aux Etats-Unis, évalués à 450 milliards de dollars : ils pourraient être confisqués. Si les rumeurs de retraits massifs paraissent infondées, les Saoudiens hésitent à investir de l’argent supplémentaire.D’où le boom de la Bourse de Riyad et de l’immobilier. Le royaume ne flotte plus seulement sur une mer de pétrole, mais aussi sur un océan de capitaux inemployés... - Les grands écarts de l’Arabie saoudite A. Gresh

    Tout est question de point de vue.

  • permalien ahmad :
    18 juillet 2007 @10h45   « »

    Salam

    en ligne sur réseau voltaire

    9/11 : Michael Moore veut voir les vidéos du Pentagone

    Lecteur de la première heure des ouvrages de Thierry Meyssan, le réalisateur états-unien Michael Moore s’était longtemps abstenu de parler publiquement des incohérences de la version officielle du 11 septembre. Son avant-dernier film, Fahrenheit 911, qui évoquait cependant les relations étroites qu’entretenaient les familles Bush et Ben Laden par le Carlyle Group, se concentrait principalement sur les États-Unis de l’après 11 septembre et des dérives autoritaires de l’administration Bush, de la promulgation de l’USA Patrioct Act aux horreurs de la guerre en Irak. Tout cela servait de base à l’argumentaire démocrate avant les élections de novembre 2004. Depuis, sa réflexion sur le sujet semble avoir évolué : « Depuis Fahrenheit 911, j’ai discuté avec pas mal de pompiers qui m’ont confirmé qu’ils avaient entendu des explosions avant l’effondrement des tours et qui pensent qu’il y a beaucoup plus de choses à creuser dans cette histoire », explique-il.

    Désormais convaincu qu’au delà de l’instrumentalisation du 11 septembre pour envahir l’Afghanistan et l’Irak, l’administration Bush laisse délibérément planer de nombreuses zones d’ombres sur ce qui s’est réellement passé le 11 septembre, il appelle à une réouverture de l’enquête : « Je ne crois pas que l’enquête officielle ait dit l’entière vérité. C’est pourquoi j’espère qu’il y aura une nouvelle administration, avec quelqu’un qui fera en sorte de lancer de nouvelles investigations avant que nous ne nous soyons trop éloignés de ces évènements. Afin de connaître toute la vérité . »

    En tant que réalisateur, il est particulièrement sensible au manque d’images de l’attentat au Pentagone. Ce, malgré les centaines de caméras de sécurité filmant en permanence l’une des institutions les plus surveillées au monde : « Laissez moi juste vous dire quelque chose que je me demande depuis longtemps. J’ai filmé le Pentagone avant le 11 septembre. Il y a des centaines de caméras installées sur les bâtiments, les arbres. Ils avaient la possibilité de filmer l’arrivée de cet avion sous cent angles différents. Comment cela se fait-il qu’on ne peut pas voir ce crash du début à la fin ? Je veux voir ces centaines de vidéos qui existent de cet événement. Pourquoi ne peut-on pas voir cet avion arriver sur les bâtiments du Pentagone ? »

    Vivement critiqué pour ces propos, Michael Moore vient de sortir son nouveau film « Sicko », traitant des problèmes du système de santé états-unien.

    Salam

  • permalien
    18 juillet 2007 @12h11   « »

    Il y a des centaines de caméras installées sur les bâtiments, les arbres. Ils avaient la possibilité de filmer l’arrivée de cet avion sous cent angles différents. Comment cela se fait-il qu’on ne peut pas voir ce crash du début à la fin ? Je veux voir ces centaines de vidéos qui existent de cet événement. Pourquoi ne peut-on pas voir cet avion arriver sur les bâtiments du Pentagone ? »

    parce que les caméras n’ont pas marché, elles ont besoin d’électricité qui s’est arrêté lors du crash. Ils ont pensé "qu’on" pouvait venir à pied, à cheval, en voiture, pas par avion. Je pense quand même que des américains ont vu les avions arriver sur le Pentagone ? non ? et il n’y a qu’un réalisateur pour s’en étonner ? les américains ont alors de sérieux problèmes, croyez moi.

    Je pense que les avions sur les tours de N.Y ont eu la vedette, et que personne n’a pensé au Pentagone - qui est un lieu secret, on ne prend pas de photos. Il le sait, c’est idiot cette demande. Il va nous faire un film ? ce n’est pas sérieux. Thierry Meyssan non plus, franchement.

    Ils ne sont pas parfaits, les américains. On peut se poser la question, pourquoi des avions commerciaux ont-ils le droit de traverser des villes au risque de provoquer un accident ?

  • permalien pablo :
    18 juillet 2007 @12h26   « »

    A propos de la rhéorie du complot du 11 septembre, on lira avec intéret l’article d’alexander cockburn dans le m.diplo. Il explique bien les effets desastreux de ce genre de théories sur la gauche.

  • permalien
    18 juillet 2007 @12h27   « »

    http://www.pseudo-sciences.org/spip.php ?article81

    La rumeur du 11 septembre n’est pas apparue, à l’origine, sous la signature du Réseau Voltaire. Il s’agissait d’une infographie du site L’Asile Utopique et d’un article de Technikart. Ces documents étaient signés Raphaël Meyssan. Tous deux étaient présentés sur un mode ironique, le premier s’intitulant « Pentagone : le jeu des 7 erreurs », le second « Comme un avion sans ailes ». L’argumentation, provocante à souhait mais particulièrement inconsistante, pouvait être immédiatement réfutée par un rapide surf sur le web et la consultation d’un ingénieur en aéronautique. Je m’y suis employé pour Le Vrai Papier Journal, sans imaginer les suites que connaîtrait l’affaire avec la parution du livre de Thierry Meyssan, père de Raphaël. Mais puisqu’aussi bien l’argumentation soutenant la rumeur est là, il n’est pas inutile de rappeler en quoi elle est irrecevable. Examinons les principales affirmations de Raphaël Meyssan.

    « Expliquez pourquoi le Boeing 757-200, pesant près de 100 tonnes et s’écrasant à une vitesse minimum de 400 km/h, n’a abîmé que la façade du Pentagone » [1].

    Les photos aériennes montrent clairement que le Pentagone a été endommagé au-delà de son « premier anneau » (façade). Par ailleurs, dès le 23 septembre, le Washington Post expliquait de façon crédible comment la structure renforcée du Pentagone a résisté au choc [2].

    « Expliquez comment un Boeing de 13,6 m de haut, 47,32 m de long, 38 m d’envergure et un habitacle de 3,5 m a pu s’écraser au rez-de-chaussée de ce bâtiment ».

    .

    si le but des américains était uniquement d’avoir un prétexte pour attaquer l’Irak, un ou deux camions suffisaient à leur bonheur ; il suffisait de faire sauter un magasin à l’heure de pointe, plus une école maternelle, la vision d’enfants morts est très payante. Et puis ils n’avaient pas vraiment besoin de prétexte, le seul prétexte qu’ils ont trouvé ce sont les A.D.M. -

    Guitl

  • permalien pablo :
    18 juillet 2007 @12h28   « »

    un article de tariq ali sur la kleptocratie saoudienne

  • permalien Pierre :
    18 juillet 2007 @15h03   « »

    Petits rappels (1) :

    Bush, un pacifiste contrarié ?

    Les fondements de la politique étrangère américaine

    Comme plusieurs ouvrages (America is back, Washington et le monde…) et documentaires (Fahrenheit 9/11, le monde selon Bush) le notent, il convient d’abord de souligner a quel point le nouveau président Bush est apparu en novembre 2000 comme peu intéressé par les questions de politique étrangère, laissant envisager un isolationnisme modéré (projet du bouclier antimissile ). Mais le poids de l’entourage du président et l’accélération des événements suite aux attaques-attentats du 11 septembre 2001 ont provoqué un grand changement de stratégie internationale des Etats-Unis. Dans l’équipe présidentielle composée essentiellement de néo-conservateurs (v.def) d’obédience reaganienne, les modérés, des gestionnaires réalistes (Colin Powell, Secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, secrétaire à la Sécurité Nationale), s’effacent derrière le poids des extrémistes (Donald Rumsfeld, Ministre de la Défense, Paul Wolfowitz, son conseiller, et John Ashcroft, ministre de la justice), qui font partie des wilsoniens réalistes.

    Bill Clinton lance un avertissement à l’Iran

    M. Clinton souligne que les pays de la région feraient mieux d’investir dans d’autres domaines que la technologie militaire. Le président américain Bill Clinton prévient l’Iran que ses efforts en vue de se doter d’un missile à moyenne portée pourraient déstabiliser toute la région du Proche-Orient. L’Iran a effectué mercredi un essai d’un missile capable d’atteindre Israël, l’Arabie saoudite et la Turquie. Le Pentagone a suivi l’essai avec un satellite espion. Le président américain a reconnu que ce nouveau développement pourrait mettre un terme au processus de normalisation des relations américano-iraniennes.

  • permalien Pierre :
    18 juillet 2007 @15h03   « »

    Petits rappels (2) :

    Bush un affairiste manipulé ?

    COMMENT PEUT-ON ÊTRE SAOUDIEN ? par Olivier Da Lage

    Bill Clinton, démocrate — et dont l’équipe en charge du Moyen-Orient comprenait de nombreux juifs —, n’avait jamais été apprécié par la famille Al Saoud. On lui en voulait d’avoir utilisé sans vergogne la puissance américaine pour pressurer commercialement le royaume à une période (1993-1998) où ses ressources financières étaient au plus bas. Plus proches idéologiquement des Républicains, les Saoudiens conservaient un souvenir particulièrement agréable de la présidence de George Bush père, artisan de la défense du Koweït et de la conférence de Madrid. Les liens qui unissaient George Bush et son secrétaire d’État James Baker à l’industrie pétrolière les rendaient plus sensibles aux arguments développés par l’Arabie Saoudite, spécialement dans le conflit israélo-arabe. C’est du moins ce que l’on pensait, aussi bien à Riyad ou Damas qu’à Jérusalem. La perspective de voir son fils reprendre le flambeau fut donc bien accueillie dans les capitales arabes. Entouré par l’équipe de fidèles de George Bush senior (Dick Cheney, Colin Powell, James Baker, etc.), comment George Bush junior ne s’inscrirait-il pas dans le droit fil de la politique moyen-orientale naguère impulsée par son père ?

    Les Arabes durent vite déchanter. Premièrement, George W. Bush et sa nouvelle équipe ne firent pas mystère de leur volonté de rester autant que faire se pouvait à l’écart du conflit du Proche-Orient, à un moment où l’intervention américaine pour sortir de la spirale de violence paraissait plus nécessaire que jamais. Deuxièmement, il apparut rapidement que le nouveau président témoignait en toute occasion une très grande compréhension envers la politique suivie par le premier ministre israélien Ariel Sharon. Alors que ce dernier était reçu à plusieurs reprises à la Maison Blanche, George W. Bush refusait obstinément tout contact avec Yasser Arafat. Parallèlement, la diplomatie américaine tentait d’enrôler ses alliés arabes dans une nouvelle tentative visant à mettre à bas le régime de Saddam Hussein. Les tournées de Colin Powell, le secrétaire d’État, et d’autres hiérarques de la nouvelle administration se traduisirent par autant d’échecs, particulièrement en Arabie Saoudite.

  • permalien
    18 juillet 2007 @16h33   « »

    "What Did Israel Know in Advance of the 9/11 Attacks ?" (Que savait Israël à l’avance, sur les attaques du 11 septembre ?)

    CHRISTOPHER KETCHAM, Counterpunch, 7 mars 2007

  • permalien Byblos :
    18 juillet 2007 @16h36   « »

    Chahid écrit : « Est ce Alain Gresh le nassérien qui parle, qui accuse les autres de mémoire sélective, et omet de dire aux lecteurs que Nasser était un assassin, un bourreau ?! »

    K t’a demandé précédemment ce que tu pensais du régime saoudien. Et tu as omis de répondre. Indirectement, tu viens de te dévoiler (si j’ose dire), et de le faire. Maintenant, nous savons à quelle enseigne tu loges.

    Dénoncer jusqu’aux velléités de la révolution nassérienne, et couvrir la monarchie obscurantiste saoudienne ! Quelle régression vertigineuse !

  • permalien
    18 juillet 2007 @16h37   « »

    Oups ! l’article de CHRISTOPHER KETCHAM n’est plus accessible gratuitement sur Counterpunch.

    On peut le lire notamment sur Informationclearinghouse

  • permalien K. :
    18 juillet 2007 @19h55   « »

    Pascal Ménoret (le blog de Pascal Ménoret avait précédemment été recommandé par A.G) :

    « ...les assauts de superficialité médiatique d’une part et de profondeur « djihadologique » de l’autre nous [ont] masqué à la fois l’événement [du 9/11] (la violence politique frappant le sol des Etats-Unis) et sa cause supposée (la société saoudienne).

    « …alors même en un mot que le gouvernement de Riyad n’a pas cessé de suivre Washington, au péril de sa légitimité interne et de sa crédibilité régionale, le voici pressé aujourd’hui de faire la preuve de son allégeance. Il est pourtant particulièrement naïf de penser que ce serait en vertu d’une opposition irréductible à l’Occident et à ses valeurs que l’Arabie saoudite se serait retrouvée au cœur de la tourmente du 11 septembre : c’est bien plutôt parce qu’elle a servi pour l’Occident de terrain de jeu aux manipulations les plus crues et aux trafics les plus sordides que l’Arabie a pu voir naître en son sein quinze des dix-neuf kamikazes de New York et Washington.

    « Car les attentats du 11 septembre furent moins fomentés contre les valeurs démocratiques et libérales de l’Occident que dirigés contre la manière dont elles avaient été mises en œuvre par les Etats-Unis et l’Europe dans leur confrontation avec le monde arabo-musulman en général et avec l’Arabie saoudite en particulier, de l’intervention systématique dans les affaires politiques et économiques moyen-orientales au soutien sans faille aux dictatures les plus autoritaires de la région, présumées garder la « démocratie » ou la « stabilité » du péril de « l’intégrisme » et du « fondamentalisme »

    « De nature politique, et non pas religieuse ou idéologique, la violence qui frappe à partir de et à l’intérieur de l’Arabie a davantage à voir avec les contacts rapprochés entre les Saoudiens et le monde qu’avec la prétendue « fermeture sur soi » d’un pays largement ouvert depuis cinquante ans à tout ce que l’Occident compte de pire : volonté de puissance brute, arrangements faisandés, violence policière et mensonge médiatique. »

  • permalien Chahid :
    18 juillet 2007 @21h38   « »

    @ Byblos

    Si vous croyez que ce post vise exclusivement le régime saoudien, vous vous trompez alors ! Remarquez, Alain Gresh a employé le mot « terrorisme » sans les deux guillemets ! La même méthode et les mêmes insinuations de ceux que la plupart des intervenants sur ce blog prétendent dénoncer. Je ne défends pas le régime saoudien ou n’importe quel régime, mais je défendrai toujours les citoyens saoudiens, français, libanais, américains etc. Il faut savoir faire la différence !

    Enfin, à vous Byblos (qui idolâtre les militaires Nasser, Michel Aoun & Co), à Alain Gresh et aux autres : en Iraq, c’est une résistance exclusivement sunnite qui empêche l’empire de venir vous chercher un par un ! Soyez reconnaissants quand même !

  • permalien K. :
    18 juillet 2007 @22h37   « »

    Honnêtement, mon premier réflexe, en lisant l’envoi d’Alain Gresh, avait été de me lancer dans la dénonciation de l’alliance infernale entre Saoud et wahhabites, les premiers permettant aux seconds les pires agissements afin qu’ils puissent eux-mêmes dépenser leurs dizaines ou (selon les jours) centaines de milliers de dollars par jour en toute tranquillité à Marbella et autre lieux de villégiature.

    Puis je me suis souvenu du lien Pascal Ménoret. Et j’ai alors commencé à le lire, ( d’où ;-) mon retard tout a fait inhabituel).

    Et ne voila-t-il pas que j’apprends que cette dénonciation relève du “néo-orientalisme” et de la “pensée paresseuse” ?. (La dénonciation des wahhabites s’entend, les fastes des Saoud n’étant que trop vraies).

  • permalien K. :
    18 juillet 2007 @23h16   « »

    Rapport rédigé en octobre 2006 à la demande de la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen” par Pascal Ménoret :

    ..les élites [arabes “modérées”] en place se caractérisent par leur maniement constant de la référence islamique – au point qu’il n’est pas inexact d’affirmer que les premiers inventeurs de ce qu’on nomme en Europe « fondamentalisme islamique » sont les Etats arabes [“modérés”]. De la re-création, en 1987, du Comité des grands oulémas par la très « laïque » république tunisienne à l’instrumentalisation quotidienne de leurs Grands muftis par l’Egypte ou l’Arabie Saoudite, les élites gouvernementales arabes pratiquent un « islam officiel » qui, le plus souvent formaliste et superficiel, est destiné à légitimer leur position hégémonique dans les espaces nationaux et à décrédibiliser la contestation sociale, économique et politique portée par les mouvements islamistes.

    L’islamisme saoudien n’est pas né du jihad en Afghanistan – qui relève d’une problématique mondialisée, le jihad afghan étant, selon l’expression de Bénazir Buttho, le fruit d’une idée britannique, d’une stratégie américaine, d’une mise en œuvre pakistanaise et d’un financement saoudien [voir : Avec les talibans, la charia plus le gazoduc, d’Olivier Roy]–, mais il s’inscrit dans une histoire plus longue, une histoire strictement nationale même si, nous le verrons, elle déborde parfois à l’extérieur des frontières saoudiennes. L’opposition saoudienne n’est pas non plus l’effet d’une volonté gouvernementale, la famille royale n’ayant bien plutôt eu de cesse de réduire au silence cet adversaire encombrant et vindicatif.

    Voir aussi, concernant la « nébuleuse néo-fondamentaliste afghano-pakistanaise », l’article d’Olivier Roy, Islam et politique en Asie centrale :

    « Malgré les efforts des autorités saoudiennes, désormais hostiles à cette mouvance, des transferts de fonds ont régulièrement lieu à partir de milieux d’affaires du Golfe vers Oussama Bin Laden. »

    Un point de désaccord, peut-etre, dans cet article avec Ménoret, puisque Roy déclare :

    « ..aujourd’hui, avec le recul de l’islamisme politique, au profit d’un néo-fondamentalisme radical qui, à l’instar des Talibans, met l’accent sur la charia et non sur la construction de l’État, il est clair que les convergences s’accentuent entre ces mouvements « néo-fondamentalistes » et le wahhabisme saoudien, d’autant que le système des madrasa où sont formés les militants a été largement « wahhabisé » par l’argent saoudien. Ce qu’ils ajoutent au modèle saoudien, c’est l’insistance sur le djihad. »

  • permalien K. :
    18 juillet 2007 @23h53   « »

    Deux liens, par Olivier Roy :

    - L’islam au pied de la lettre (voir aussi la réaction de Tariq Ramadan à l’article),

    - Le monde musulman face à une crise culturelle

    Il y est beaucoup question de “déculturation” qui serait un “terreau” de recrutement par les jihadistes salafistes. Ce qui m’amène à la réflexion suivante :

    Qui dit “déculturation”, dit aussi “acculturation”.

    Je crois qu’il y a deux façons de vivre sa “déculturation”/“acculturation”, largement dépendantes de l’environnement dans laquelle elle se vit : Si cet environnement est défavorable, nul doute qu’elle peut constituer un terreau de recrutement. Dans le cas contraire, je crois que le jihadiste en question ne peut que recevoir ...une fin de non-recevoir, et, en cas d’insistance, un majeur pointé qui veut surement dire la même chose dans toutes les “cultures” du monde.

  • permalien K. :
    19 juillet 2007 @00h43   « »

    Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi les “Commissions des Affaires étrangères” européennes demandent des “rapports” d’experts si c’est pour ne jamais en tenir compte ?

    L’islamisme à l’heure d’Al-Qaida” de François Burgat commenté par Pascal Ménoret :

    Il serait tout aussi erroné de croire qu’il suffira de « désislamiser » l’ennemi du moment pour lui ôter tout désir de remettre en question l’hégémonie occidentale. Du Yémen à l’Egypte et à l’Arabie saoudite, François Burgat montre au contraire que la radicalisation islamiste est moins le symptôme d’une « maladie de l’islam » que l’expression extrême d’un différend politique avec l’Occident. Et que la mouvance Al-Qaida, dans sa monstruosité et sa violence, est moins inspirée par la lecture des textes sacrés que par le bouclage hermétique des scènes politiques arabes et la banalisation de la torture.

    On peut toujours théologiser à outrance le discours d’Al-Qaida, au risque d’alimenter cet autisme guerrier dans lequel l’Occident se meut aujourd’hui. C’est à une posture plus calme que [ce] livres appelle : renvoyer la radicalisation islamique à son contexte de production et au malaise d’un monde arabe que, plus que jamais, l’on empêche d’être.

  • permalien K. :
    19 juillet 2007 @01h02   « »

    Selon Olivier Roy, l’Al Qaeda des origines n’a “rien à voir” avec celui d’aujourd’hui. En effet son fondateur, Abdullah Azzam, « n’a jamais été un terroriste, jamais ».

    Ce n’est que plus tard, notamment avec l’entrée en scène d’Al Zawahiri, qu’il serait devenu ce qu’il est.

    Voir en ligne : Le monde musulman face à une crise culturelle

  • permalien Pierre :
    19 juillet 2007 @06h46   « »

    « Les Arabes pourraient être un fluide… » TE Lawrence.

    Al-Qaida, label ou organisation ?

    On tend à « sur-islamiser » Al-Qaida et à négliger sa dimension globale, anti-impérialiste et tiers-mondiste. La logique du mouvement sera sans doute d’incarner moins la défense de l’islam que l’avant-garde de mouvements de contestation de l’ordre établi et de l’hyperpuissance américaine. Olivier Roy.

    Le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1267 (1999) le 15 octobre 1999 est également connu sous le nom de « Comité des sanctions contre Al-Qaida et les Taliban ». (...)

    Ces résolutions ont toutes été adoptées en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, et exigent de tous les États qu’ils prennent les mesures ci-après à l’encontre de toute personne ou entité associée à Al-Qaida, à Oussama ben Laden ou aux Taliban désignée par le Comité :

    * Geler sans délai les fonds et autres avoirs financiers ou ressources économiques des personnes et entités désignées [gel des avoirs] ;

    * Prévenir l’entrée ou le passage en transit sur leur territoire des personnes désignées [interdiction de voyager] ;

    * Empêcher la fourniture, la vente ou le transfert direct ou indirect à des personnes ou à des entités désignées, à partir de leur territoire ou par leurs citoyens se trouvant ailleurs, ou au moyen de navires ou d’aéronefs battant leur pavillon, d’armes et de matériel militaire de tout type, de pièces de rechange et de conseils, d’assistance ou de formation techniques ayant trait à des activités militaires [embargo sur les armes].

    Don Quixote se battait contre les moulins à vent, c’était un héros virtuel mais un héros, les néo-conservateurs veulent s’approprier le vent, ce sont des meuniers. La seule réponse qu’ils peuvent apporter au vent, c’est de moudre de la farine pour la vendre.

  • permalien K. :
    19 juillet 2007 @09h52   « »

    Juan Cole rappelle que si la plupart des combattants étrangers opérant en Irak sont Saoudiens, les dits combattants étrangers ne représentent qu’une infime minorité de la résistance irakienne :

    « Les combattants sont essentiellement des nationalistes irakiens, qu’ils soient laiques ou islamistes. Ils sont sunnites. Ils n’ont pas prété allégeance à Ben Laden et ne sont pas de Al Qaeda. »

    Par ailleurs le tout dernier rapport officiel du service de renseignement américain montre que, contrairement à la propagande des tenants de la “guerre contre la terreur”, Al Qaeda est plus fort aujourd’hui qu’avant le 11/9, et la sécurité dee USA est amoindrie.

  • permalien Pierre :
    19 juillet 2007 @13h31   « »

    K : Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi les “Commissions des Affaires étrangères” européennes demandent des “rapports” d’experts si c’est pour ne jamais en tenir compte ?

    Une tentative de réponse :

    Une bête à abattre : le « tiers-mondisme » par Claude Julien - NON, décidément, le tiers-monde n’existe pas. Par quelle aberration des braves gens ont-ils donc pu consacrer tant d’attention à ce non-être ? Et pourquoi, dans le même temps, d’aussi savantes études ont-elles, sur des milliers de pages, doctement expliqué qu’aucun concept ne pouvait rendre compte des multiples facettes d’une aussi complexe réalité ?

    Amicalement

  • permalien K. :
    19 juillet 2007 @14h57   « »

    Il n’ya pas qu’Al Qaeda qui se renforce, mais aussi les Talibans, selon un tout récent rapport officiel Britannique.

  • permalien K. :
    19 juillet 2007 @16h17   « »

    Elites arabes (“modérées”).

    « Fermées, les élites arabes ne le sont pas seulement face à leur propre société, mais également à l’égard des autres pays arabes. Les tensions régionales sont systématiquement manipulées en fonction d’agendas politiques nationaux, tandis que les projets d’intégration régionale sont très peu nombreux et, lorsqu’ils existent, sont transformés en instruments de domination d’un pays au détriment de ses partenaires. Tel est le cas par exemple du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (CCEAG) qui, créé en 1981 par l’Arabie Saoudite, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, les Emirats arabes unis et Oman, est un instrument d’hégémonie saoudienne dans une péninsule arabique divisée par l’héritage de la présence coloniale britannique. »

    « La seule ressource que les élites gouvernementales tiennent à mutualiser est la politique sécuritaire et la répression[,] essentielle à leur survie... »

    « En l’absence de contrepoids aux élites gouvernementales, la politique de lutte contre le terrorisme s’assimile souvent, en pratique et dans les textes adoptés par le Conseil des ministres de l’Intérieur, à une politique de répression de toute forme d’opposition ou de contestation, même lorsque ses auteurs sont pacifistes ou réfugiés politiques sur le territoire européen. »

    Questions : Ou en sont, en 2007, les velléités de réforme du roi Abdallah ? qu’en est-il du prince héritier ? N’est-il vraiment aucune autre option possible pour la survie du pouvoir saoudien que de rester à la remorque de américains ?

  • permalien Pierre :
    19 juillet 2007 @18h20   « »

    Immigration et peines capitales :

    Les décapitations sont reparties à la hausse en Arabie saoudite

    Rizana Nafeek, une jeune Sri-Lankaise de 19 ans, attend aujourd’hui dans le couloir de la mort en Arabie saoudite. Il y a deux ans, le bébé de ses employeurs est décédé pendant qu’elle le nourrissait au biberon. Si son appel est rejeté, elle sera décapitée sur une place en public.

    (...)

    Quelque 5,6 millions d’étrangers, dont nombre sont asiatiques, travaillent en Arabie saoudite, forte d’une population de 22 millions d’habitants. Et sur les 102 personnes décapitées depuis le début de l’année, la moitié étaient des étrangers. Parmi eux, figuraient une vingtaine de Pakistanais dont le dernier a été décapité samedi après avoir été reconnu coupable de meurtre, précise Amnesty International.

  • permalien Pierre :
    19 juillet 2007 @19h06   « »

    (repris du Los Angeles Times mais accessible sans abonnement) :

    La plupart des insurgés étrangers en Irak sont saoudiens.

    Malgré les efforts des officiels étasuniens pour présenter l’Iran et la Syrie comme principaux responsables de la violence en Irak, la plupart des combattants étrangers et kamikazes sont saoudiens.

    (...)

    Cette situation a mis l’armée US dans la difficile position de combattre un ennemi dont la principale origine des combattants étrangers est l’allié clé, qui, au mieux, n’a pas été capable d’empêcher ses citoyens d’entreprendre des attaques sanglantes , et au pire est complice de l’envoi d’extrémistes qui commettent des attaquies contre les forces US.

  • permalien
    19 juillet 2007 @19h53   « »

    Situation des droits humains en ARABIE SAOUDITE, rapport 2007 d’Amnesty International :

    Le gouvernement a poursuivi le processus de réformes, mais celles-ci n’ont eu que peu d’effets sur la situation des droits humains. De nouvelles informations ont fait état de violations des droits fondamentaux dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme », et des affrontements ont, cette année encore, été signalés entre les forces de sécurité et des membres de groupes armés. De très nombreux membres ou sympathisants présumés de ces groupes auraient été arrêtés, mais très peu d’informations ont été diffusées à leur sujet. Leurs noms ont été tenus secrets et l’on ignorait s’ils avaient été inculpés et jugés. Des personnes qui avaient critiqué pacifiquement le gouvernement ont été maintenues en détention prolongée, sans inculpation ni jugement. Des cas de torture ont été signalés et les tribunaux ont continué de prononcer des peines de flagellation. Les violences contre les femmes demeuraient très fréquentes et les travailleurs immigrés étaient victimes de discrimination et de mauvais traitements. Au moins 39 personnes ont été exécutées.

    ...

  • permalien K. :
    19 juillet 2007 @21h29   « »

    Bis repetita placent.

    Aprés les dirigeants saoudiens sommés de prouver leur loyauté envers le“protecteur” américain, après les attentats du 11/9, c’est au tour du président pakistanais Pervez Musharraf. Il est accusé d’avoir « empêché [sic] jusqu’à présent les américains d’agir contre les sanctuaires [que représentent] les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, à partir desquelles Al-Qaida a sauvegardé ou reconstitué des éléments essentiels de sa capacité d’attaque contre le territoire américain »

    Corine Lesnes rappelle pourtant que, « Bien avant les troubles actuels au Pakistan, un certain nombre de parlementaires s’étaient inquiétés de voir l’administration se reposer presque exclusivement sur M. Musharraf, et n’entretenir que peu de liens avec l’opposition modérée. Ils avaient appelé l’ex-général à se retirer et à tenir de véritables élections libres en 2008. »

    Voir en ligne : Washington critique son allié pakistanais

  • permalien K. :
    19 juillet 2007 @22h13   « »

    Bis repetita placent (bis)

    Il y avait eu un interview de Seymour Hersh par la CNN, après que les évènements de Nahr Al Bared aient débuté.

    Hersh :

    « Souvenez vous comment nous sommes intervenus dans la guerre d’Afghanistan, par un soutien à Ossama Ben Laden, aux moujahidines des années 1980, avec Bandar et avec des gens comme Elliott Abrams qui s’en occupaient. L’idée était que le Saoudiens nous avaient promis qu’ils pourraient contrôler les jihadistes, donc nous avons consacré beaucoup d’argent et de temps à la fin des années 1980, à utiliser, à soutenir les jihadistes pour combattre les russes en Afghansitan, mais il se sont retournés contre nous.

    Et nous avons le même schéma, comme si nous n’avions rien appris. C’est le même schéma utilisant à nouveau les Saoudiens pour soutenir les jihadistes, avec les Saoudiens qui nous assurent qu’ils peuvent contrôler ces différents groupes, comme celui qui s’oppose au gouvernement à Tripoli en ce moment. »

  • permalien K. :
    19 juillet 2007 @22h33   « »

    En passant.

    Le biographe américain de Bandar (qui se trouve etre un ancien promotionnaire de celui-ci, dans une école militaire, britannique je crois- à vérifier pour l’emplacement de l’école) déclare qu’en fait Bandar n’agit que sur ordre du roi Abdallah, malgrè les apparences du contraire. Fitna ou réalité ?

    Lu, il y a 1 ou 2 mois, dans un article du New York Times dont j’ai malheureusement perdu le lien.

  • permalien Pierre :
    19 juillet 2007 @23h08   « »

    Al-Qaida appelle au renversement des Saoud

    Dans un nouveau message vidéo, le numéro deux d’Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, a, pour la première fois, appelé ouvertement au renversement par la force du régime saoudien, qualifié de « gendarme de l’Amérique » au Proche-Orient, dans un message d’une violence sans précédent contre la famille régnante à Riyad. (...) Ces extraits, intercalés dans le message d’Al-Zawahiri, dénoncent violemment les membres influents de la famille régnante saoudienne, traités de « rapaces qui veulent s’approprier la terre, les richesses qu’elle renferme et les personnes qui la peuplent ». Al-Zawahiri consacre une bonne partie de son réquisitoire au prince Bandar ben Sultan, actuel secrétaire général du Conseil saoudien de sécurité nationale, après avoir été ambassadeur à Washington de 1983 à 2005.

    "Toute lutte de classe est une lutte politique,..." Amen K.Marx

  • permalien Pierre :
    19 juillet 2007 @23h45   « »

    L’Oncle Sam soutient des « terroristes islamiques » par Michel Chossudovsky

    Selon Seymour Hersh, l’Arabie saoudite finance et apporte un soutien secret au Fatah Al Islam en accord étroit avec le gouvernement Bush. Hersh signale l’existence d’un « accord particulier » entre des responsables néoconservateurs et le prince Bandar bin Sultan d’Arabie saoudite, qui a collaboré étroitement avec le directeur de la CIA George Tenet lorsqu’il était ambassadeur à Washington. Le gouvernement libanais est également impliqué dans cette opération des services secrets

  • permalien
    20 juillet 2007 @06h52   « »
    Jérusalem et Tel-Aviv... et Camberra

    Un témoignage lucide et bouleversant :

    Ce que le mot " Paix " signifie, en réalité, pour les Israéliens par Avigail Abarbanel

    Les Israéliens ont toujours parlé de paix. Ils l’ont chantée, ils ont composé de la poésie inspirée par la paix et ils lui ont dédié des œuvres d’art. Mais comme si la paix était quelque chose de presque surnaturel, comme si la paix était une sorte de paradis auquel ils aspirent, mais qui n’a rien à voir avec leur réalité de tous les jours. Comme si la paix était quelque chose d’impossible à atteindre. Il faut savoir que la " paix ", pour ces Israéliens épuisés et anxieux, cela signifie, en réalité, qu’on les laisse tranquilles. Je trouvais ça triste et dérangeant, de constater avec quelle énergie du désespoir les Israéliens se raccrochent à ce qu’ils pensent être la " normalité ". Ils veulent absolument être " comme tout le monde ", dans n’importe quel autre pays occidental ; aller au travail, aller faire du shopping, sortir dans les bars et les cafés, avec des amis. Quand des activistes palestiniens, occasionnellement, dérangent la routine de ce que les Israéliens considèrent être leur " normalité ", ceux-ci en ressentent outrage et désespoir. Jusqu’à un certain point, je puis compatir. Après tout, une des principales raisons pour lesquelles je suis moi-même partie d’Israël, c’est précisément que je trouvais ce genre d’existence insupportable...

  • permalien
    20 juillet 2007 @10h25   « »

    « Souvenez vous comment nous sommes intervenus dans la guerre d’Afghanistan, par un soutien à Ossama Ben Laden, aux moujahidines des années 1980, avec Bandar et avec des gens comme Elliott Abrams qui s’en occupaient. L’idée était que le Saoudiens nous avaient promis qu’ils pourraient contrôler les jihadistes, donc nous avons consacré beaucoup d’argent et de temps à la fin des années 1980, à utiliser, à soutenir les jihadistes pour combattre les russes en Afghansitan, mais il se sont retournés contre nous.

    "ils se sont retournés contre nous"

    je récuse cette manière de voir, il faut écrire "ils n’ont pas tenu parole, ils ont ce que l’on appelle très vulgairerement en Occident "une parole de p..."". Ce que ne savent pas les américains, c’est que "ces gens la" ne sont pas obligés de tenir parole, dans la mesure ou ils sont persuadés que c’est pour la grandeur d’Allah et le combat du prophète, la parole donnée à un mécréant n’a aucune valeur.

    Ils ne se sont pas retournés contre eux, ils se sont servi d’eux.

    Guitl

  • permalien
    20 juillet 2007 @11h37   « »

    Abd al-Rahman al-Zubeidy, political spokesman of Ansar al-Sunna, a salafist (purist Islamic) group :

    "Resistance isn’t just about killing Americans without aims or goals. Our people have come to hate al-Qaida, which gives the impression to the outside world that the resistance in Iraq are terrorists. We are against indiscriminate killing, fighting should be concentrated only on the enemy," he said. He added : "A great gap has opened up between Sunni and Shia under the occupation and al-Qaida has contributed to that."

    Voir en ligne : Insurgents form political front to plan for US pullout

  • permalien Ana :
    20 juillet 2007 @16h01   « »

    Voilà Guitl qui sait ce que les Américains ignorent. Et de nous délivrer le tout du tout de son savoir sur ‘ces gens-là’.

    « L’ignorance se démontre moins pas les choses qui sont et dont la raison nous est inconnue que par celles qui ne sont point et dont nous trouvons la raison. Car non seulement nous ne possédons pas les principes qui mènent au vrai, mais nous en avons d’autres qui s’accommodent très bien avec le faux ».

    Ce n’est pas d’Alain Badiou, ce n’est pas de Moïse, ce n’est pas de Hillel, c’est de … ?

    C’était ma rubrique : ‘Prêter à autrui une politique dont on se sert tous les jours contre eux’.

  • permalien Pierre :
    20 juillet 2007 @16h28   « »

    La Celle-Saint-Cloud, service après vente, c’est maintenant que le vrai travail commence :

    Cousseran au Caire

    Le ministre des AF égyptien a déclaré que son pays était déterminé à trouver une fin à la crise politique que traverse actuellement le Liban avec un accord entre les différents partis libanais notamment sur la question de l’élection présidentielle à venir et le gouvernement d’union nationale à constituer, tout en rappelant que l’Egypte est opposée à toute intervention étrangère dans les affaires politiques internes au pays des cèdres.

    Jean-Claude Cousseran continuera sa tournée Moyen-orientale en Arabie Saoudite et en Iran avant de se rendre une nouvelle fois au Liban pour y préparer la venue du ministre Français des AF, Bernard Kouchner, le 28 juillet prochain.

  • permalien K. :
    20 juillet 2007 @19h17   « »

    - Noam Chomsky, 2001 (pour sortir du délire raciste) :

    « Les exécutants [du 11 septembre] ? En supposant qu’il s’agisse du réseau Ben Laden, nul n’en sait davantage sur la genèse de ce groupe fondamentaliste que la CIA et ses associés : ils l’ont encouragé à sa naissance. M. Zbigniew Brzezinski, directeur pour la sécurité nationale de l’administration Carter, s’est félicité du « piège » tendu aux Soviétiques dès 1978 et consistant, au moyen d’attaques des moudjahidins (organisés, armés et entraînés par la CIA) contre le régime de Kaboul, à attirer ces Soviétiques sur le territoire afghan à la fin de l’année suivante.

    Ce n’est qu’après 1990 et l’installation de bases américaines permanentes en Arabie saoudite, sur une terre sacrée pour l’islam, que ces combattants se sont retournés contre les Etats-Unis . »

    - Noam Chomsky, 1977 (pour apprendre, comprendre, ce pourquoi nous sommes tous là à priori) :

    QUESTION : Que pensez-vous de l’approche qui veut que la politique étrangère des États-Unis au Moyen-Orient ne soit pas crédible à moins que nous n’ayons une politique énergétique indépendante ?

    CHOMSKY : Cela est basé sur une vision complétement erronée des choses. Supposez que les États-Unis soient auto-suffisants à 100% quant à leurs besoins énergétiques. Cela n’affecterait pas moins le désir américain de contrôler le Moyen-Orient (..). Une des manières pour les États-Unis de maintenir leur domination sur l’Europe et le Japon est de contrôler leur approvisionnement énergétique (..) tant que le pétrole du Moyen-Orient reste bon marché et accessible.

    Retournons en 1945 quand l’hémisphère occidental était, largement, le plus grand producteur de pétrole, sa majeure partie venant des États-Unis ou des Caraïbes. Néanmoins, les États-Unis avaient absolument insisté pour enlever aux Français cette part minuscule qu’ils avaient eu du pétrole saoudien. En fait, les États-Unis ont pressé l’Europe et le Japon à adopter une économie reposant sur le pétrole après la deuxième guerre mondiale, en partie comme manière d’assurer leur domination par les américains. L’Europe et le Japon ont tous deux le charbon, mais il vaut mieux pour les États-Unis qu’ils dépendent d’une source d’énergie étrangère et contrôlée par les Américains.

    Dans un sens, les principaux ennemis potentiels des États-Unis sont l’Europe et le Japon. La Russie est un autre monde. Ils contrôlent leur propre empire et nous ne pouvons pas y faire grand chose en ce moment. Mais l’Europe et le Japon sont des menaces potentielles. Ils représentent les secteurs de la majeure partie de l’investissement américain, ils doivent être ainsi contrôlés par le gouvernement américain.

  • permalien Pierre :
    20 juillet 2007 @20h07   « »

    A propos de Chomsky et de la nécessité de contrôler le Moyen-Orient, Rockefeller avait établi 3 principes pour faire de l’argent avec le pétrole, qui excluaient la production. L’argent se gagne plus dans le contrôle des coûts à la consommation, donc dans le contrôle des stocks que du côté du producteur. Ceci explique que la découverte de nouveaux gisements est souvent une calamité, pour une population quand ses responsables préfèrent percevoir des pots de vin et faire des concessions avantageuses, sans engager le pays dans l’investissement pétrochimique (l’Iran paye encore aujourd’hui la légèreté de Shah dans ce domaine) :

    John D. Rockefeller, le créateur de l’industrie pétrolière

    Dès cette époque, trois grands principes guident son action : d’une part, disposer, sur toute la chaîne pétrolière, du stockage au raffinage, des équipements les plus performants, d’autre part contrôler strictement les coûts afin de les maintenir à un niveau inférieur à ceux des concurrents, enfin, se tenir momentanément à l’écart de la production, domaine beaucoup trop risqué à ce moment en raison de l’anarchie qui y règne. Ce sont ces quelques recettes qui vont hisser son entreprise au premier rang de l’industrie pétrolière des Etats-Unis.

  • permalien
    20 juillet 2007 @20h47   « »

    Ce n’est qu’après 1990 et l’installation de bases américaines permanentes en Arabie saoudite, sur une terre sacrée pour l’islam, que ces combattants se sont retournés contre les Etats-Unis . »

    c’est effrayant, ce concept de "terre sacrée" ; si les occidentaux osaient écrire qu’ils considèrent certaines terre comme sacré (et Oriana Fallaci a osé) ce serait un scandale. (ça été un scandale) Et encore, elle ne considérait comme sacré que certains monuments italiens.

    guitl

  • permalien
    20 juillet 2007 @20h54   « »

    Le 11 février 1979 marque officiellement la chute de l’empire : les casernes de l’Armée, dernière tenante du régime Pahlavi, sont envahies par la population civile. C’est la fin du régime impérial.

    Je veux bien que l’iran paie "la légèreté du Shah", mais alors cela prouve combien l’Iran a des dirigeants lents.....ça fait presque 30 ans que le Shah est parti, et vos ayatollah n’ont pas eu le temps de se retourner, et de s’occuper des infrastructures pétrolières ? je crois que je vais mourir de rire.

    Guitl

  • permalien Pierre :
    20 juillet 2007 @21h13   « »

    Crise Iranienne : de la Théorie Arc de Crise de Bernard Lewis à la Révolution Islamique...

    Le bouleversement de la carte mondiale au lendemain de la chute du Shah en Iran n’est rien à côté de ce que nous prépare cette théorie d’Endiguement contre la Chine dessinée par Brzezinski. Nous sommes en présence d’une théorie cynique qui défend une nouvelle guerre froide et une alliance monstrueuse avec un empire islamiste à la fois nucléaire et pétrolier. Les Européens ont aidé l’administration Carter à évincer le Shah et en échange, ils règnent aujourd’hui sur le pétrole iranien en ayant recours au procédé du Buy-Back pour exploiter directement le pétrole iranien et neutraliser la nationalisation de ce produit.

  • permalien
    20 juillet 2007 @21h53   « »
  • permalien Pierre :
    20 juillet 2007 @22h03   « »

    Crise des vocations, après les prêtres, les morts au champs d’honneur !

    C’est la mondialisation en marche

    La nationalité états-unienne promis aux mercenaires

  • permalien
    20 juillet 2007 @22h20   « »

    Le secteur iranien des hydrocarbures souffre d’un déficit d’investissements étrangers notamment à cause des pressions américaines contre les sociétés et banques étrangères. Aucun contrat d’importance n’a été signé par ces sociétés avec l’Iran depuis plusieurs années. Malgré ces faits accablants, le régime continue sa politique d’annonces fantaisistes à effet dopant ; ainsi cette semaine le ministre iranien du Pétrole Kazem Vaziri-Hamaneh avait annoncé que l’Iran avait signé pour 38 milliards de dollars de contrat dans les secteurs pétrolier, gazier et pétrochimique durant la précédente année iranienne. En réalité, ces contrats l’ont été mais avec des sociétés iraniennes, leurs homologues occidentales ou asiatiques se contentant de signer des protocoles d’accord.

    à lire sur iran-résist,22.04.2007 pour lire cliquez ICI

    GUITL

  • permalien
    20 juillet 2007 @22h23   « »

    Nous aussi, en France, avons une loi identique à celle des USA : les soldats étrangers engagés dans l’armée française peuvent devenir "français par le sang versé".

    Guitl

  • permalien K. :
    20 juillet 2007 @22h44   « »

    « C’est dommage en effet pour tous ceux qui sont au courant de l’histoire saoudienne contemporaine que les terroristes au Liban et en Irak soient appelés « Saoudiens ». Ceci signifie qu’ils sont ainsi nommés du nom du fondateur du royaume, le Roi Abdoul-Aziz al-Saoud, un héroïque bédouin Arabe qui n’était rien d’autre qu’un terroriste, décrit souvent comme un monsieur qui a voulu développer son pays à n’importe quel prix. »

    « Il a joué avec l’idée de travailler avec les nazis pendant la deuxième guerre mondiale, puis a viré vers les Américains pendant l’ère du Président Franklin Roosevelt. Depuis lors, l’Arabie Saoudite et les USA ont travaillé ensemble pour combattre une variété d’ennemis : communisme, Nassérisme, Khomeinisme et terrorisme. Hersh insiste pour les dépeindre comme des associés non déclarés, de nouveau, dans leur combat contre le Nasrallahisme au Liban. »

    Voir en ligne : Gamblers, tourists, and terrorists

  • permalien K. :
    21 juillet 2007 @17h50   « »

    Mahdi Darius Nazemroaya du site Global Research, nous rappelle un certain nombre de choses concernant les officiels saoudiens :

    - Qu’ils n’avaient accepté d’effacer la colossale dette irakienne qu’à partir de l’invasion anglo-américaine de 2003,

    - Qu’« au début de l’invasion Anglo-Américaine de l’Irak en 2003 beaucoup d’Arabes ont rapporté que, dans plusieurs cas, les gens des rassemblements où les anglo-américains étaient acclamés à Bagdad et en Irak n’avaient pas l’accent irakien quand ils parlaient l’arabe. Ceci signifie qu’il s’agissait d’individus qui ont été introduits par les américains et les Anglais. Parmi ceux qui affirment que des Arabes non-Irakiens ont été introduits en Irak pour des opérations de relations publiques et de propagande se trouve Samir Khader d’Al Jazira du Qatar. Samir Khader, un journaliste irakien de premier plan travaillant pour Al Jazira, comme beaucoup d’autres confrères Arabes, s’est rendu compte que des non-Irakiens ont été introduits en Irak pour jouer le rôle d’Irakiens acclamant l’invasion Anglo-Américaine. La déduction logique est que ces individus provenaient de l’Arabie Saoudite et des autres monarchies arabes du golfe Persique. »

    - Que « L’Association des Universitaires Musulmans d’Irak (ASMI), une coalition politique de religieux et d’universitaires Musulmans Sunnites, avait déclaré que les Saoudiens contribuent à alimenter la violence en Irak... »

    - Que « les américains ont conjointement importé des groupes terroristes en Iraq à partir de l’Arabie Saoudite avec l’aide du sevice de renseignement Saoudien ».

    - Que « jour après jour il devient de plus en plus évident que l’alliance Anglo-Americaine, avec l’assistance de l’Arabie Saoudite et d’Israel, est en train d’orchestrer un conflit ethnique, sectaire, et religieux en Irak. Ceci a été unanimement proclamé par les Kurdes, les Arabes, les Assyriens, et les Turcomans d’Iraq ».

    Etc, etc...

    ..mais qu’ils sont prêts à tourner leur veste à tout moment : Plusieurs des dirigeants des monarchies du Golfe sont dans l‘expectative et se positionneront du côté de ceux qui leur sembleront devoir contrôler la situation au Moyen-Orient. A défaut de les voir adopter une position de neutralité, on s’attend à ce qu’ils trahissent et se distancient de quiconque sera perçu comme le perdant de l’épreuve de force entre les Etats-Unis et l’Iran.

  • permalien soeur Anne :
    21 juillet 2007 @20h25   « »

    Mahdi Darius Nazemroaya le 6/10/06 sur http://cyberie.qc.ca/jpc/2006/10/une-frappe-contre-liran-le-canada-y.html

    Prévoyait une attaque prochaine contre l’Iran, à laquelle était mêlé Israël bien entendu, 10 mois après sœur Anne n’ayant rien vu venir, s’inquiète. Les navires se seraient-ils perdu en mer ?

    Le même Mahdi Darius Nazemroaya prétend que les anglo-américano-sionistes ont été obligé d’importer en Irak des terroristes, afin de provoquer attentats, haine inter-ethnique ou inter-religieuse, comme vous voulez.

    Or, il me semble que jamais, au grand jamais, les sunnites et les chiites n’ont pu s’apprécier à leur juste valeur ; les sunnites vont même jusqu’à craindre le prosélytisme chiite http://religion.info/french/articles/article_309.shtml

    De plus, « l’Express » http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/irak2/dossier.asp ?ida=454821

    Prétend et je pense que ce journal a raison que c’est

    « Le révélateur, plutôt, d’une lutte d’influence entre l’Iran et l’Arabie saoudite »

     ; Ce qui est logique lorsque l’on songe à la haine entre chiites et sunnites (depuis la « bataille du chameau ?)

  • permalien Byblos :
    21 juillet 2007 @21h00   « »

    La subtile analyse de Mahdi Darius Nazemroaya rapportée par K. rappelle que trois caractéristiques de l’Iran moderne menacent l’Arabie Saoudite et les monarchies arabes du Mashrek.

    1- L’Iran est farsi, alors que ces monarchies sont arabes,

    2- L’Iran est chiite, alors que les trônes de ces monarchies sont sunnites,

    3- et c’est le plus grave : l’Iran est une république islamique, c’est-à-dire une tentative -qu’on jugera comme on voudra, mais qui n’en est pas moins là- de concilier Islam et modernité.

    Si la troisième caractéristique est manifestement et objectivement menaçante pour ces monarchies figées, particulièrement la saoudienne, les deux autres peuvent très bien leur servir d’épouvantails.

    Pour ce qui est de l’Iraq de Saddam, lui aussi présentait deux menaces majeures :

    1- Bien qu’exercé principalement par les sunnites, le pouvoir saddamien se revendiquait de la laïcité.

    2- Il s’agissait d’une république qui se voulait socialiste de surcroît.

    L’agitation du communautarisme sunnito-chiite et du chauvinisme arabo-farsi n’auraient-ils pas poussé Saddam à se lancer inconsidérément dans son aventure iranienne de 1980 ?

    Cette guerre ne visait-elle pas d’abord et avant tout à affaiblir les deux belligérants, afin de conforter les monarques sur leurs trônes, et à accentuer leur vassalité à l’égard des USA ?

    Le refus louvoyant de l’Arabie Saoudite, mais étonnamment arrogant du Koweït de compenser alors une partie des coûts de cette guerre terrible, puis le feu vert que semble avoir donné l’administration US à envahir le Koweït, ne visaient-ils pas à reserrer encore les mâchoires du piège où s’était enfermé Saddam... ?

    (À suivre)

  • permalien Byblos :
    21 juillet 2007 @21h01   « »

    (Suite) ... L’invasion iraquienne aura eu de nombreuses conséquences dont j’énumère quelques unes :

    1- L’Iraq républicain et socialiste cesse d’être une menace pour les protégés des USA.

    2- Les pétro-dollars emmagazinés par les monarchies, au lieu d’être donnés à Saddam, seront rapatriés aux USA. En effet, les monarchies ont assumé au prix fort les coûts de l’opération.

    3- Le fossé se creuse encore davantage entre baassistes de Syrie et d’Iraq. À défaut de renverser Saddam, ce qui aurait rétabli une présence iranienne dans la Presqu’Île, Bush père accentue son isolement et affame son peuple par l’embargo.

    4- Le régime syrien qui s’est compromis dans cette opération, perd une large part de sa pureté aux yeux des opinions arabes : tous pourris ! En Occident on connaît cette chanson. C’est donc la fin, du moins pour un temps, de ce qui pouvait rester après 1967 de velléités laïcisantes au Mashrek.

    5- Les USA peuvent maintenant envoyer leurs troupes fouler le « sol sacré » de l’Arabie Saoudite. Un tabou important vient de voler en éclat.

    On peut constater le caractère monumental de l’erreur que fut la seconde invasion de l’Iraq, tant il est vrai que l’arrogance et la croyance dans l’impunité peuvent entraîner à commettre les pires erreurs.

    Car, ce que la guerre irako-iranienne de 1980 a réalisé, l’éloignement de la menace iranienne, est annulé. L’Iran est de retour plus présent que jamais.

    De plus, quand on constate toutes les difficultés éprouvées à entraîner les populations d’Iraq et du Liban dans une véritable guerre civile, qui aurait servi de prélude au remodelage du « Grand Moyen-Orient », quand on voit comment l’OTAN s’enlise chaque jour davantage dans les sables de l’Afghanistan, incapable désormais de distinguer entre talibans et résistants, on peut se sentir autorisé à penser que l’arrogance bushiste exprime ses derniers soupirs.

    Et aussi qu’une certaine renaissance arabe inter-communautaire est en train de couver sous les cendres de tous ces dégâts.

    Espérer, c’est surmonter les épreuves.

  • permalien Pierre :
    21 juillet 2007 @22h25   « »

    Israel – Monde Arabe : l’éclaircie ? par Steve Danino

    L’Iran, l’adversaire le plus résolu d’Israël (après avoir été un allié fidèle au temps du Shah), voit depuis quelques années sa sphère d’influence croître considérablement, les interventions américaines en Irak et en Afghanistan ayant débarrassé Téhéran de deux régimes ennemis. Si un croissant chiite se reconstitue (en Iran, Irak, Syrie, Liban), il ne sera sans doute pas à proprement parler dominé par une idéologie ou une autre : il sera sans doute essentiellement fidèle à Téhéran – un peu comme la diaspora juive, en dépit de son hétérogénéité, n’a pas manqué de prendre très majoritairement fait et cause pour l’état hébreu à sa création . Or le pouvoir à Téhéran penche à l’extrême droite, et ne cache pas son hostilité aux états arabes pro-occidentaux. Outre une dispute territoriale avec les Emirats Arabes Unis, un allié fidèle de Washington, l’Iran compte également une série de contentieux avec l’Arabie Saoudite : la traditionnelle rivalité entre Arabes et Persans, naturellement, mais également le sort des chiites saoudiens, la présence de forces américaines dans la région, le leadership du monde islamique (Troudi). Il n’est donc pas difficile de comprendre le sentiment d’insécurité agitant les Saoudiens, dans un pays ou le mot « chiite » fait officiellement fonction d’insulte. Rappelons que l’Iran est en bonne voie d’acquisition d’armements nucléaires, ce qui, ajouté au prestige désormais militaire du leader libanais chiite Hassan Nasrallah, n’est pas pour rassurer les 22 régimes monarchiques ou despotiques de la Ligue Arabe. Conséquence : le quasi-soutien initial des pays arabes à l’offensive anti-Hezbollah et implicitement anti-iranienne de l’état hébreu en juillet 2006.

  • permalien Pierre :
    22 juillet 2007 @08h47   « »

    Les question n’est plus de savoir si États-Unis, Israël et Arabie Saoudite jouent à "je te tiens par la barbichette" ou à "la chaise vide", mais leur "amitié", risque de déboucher à "je te tiens par la chaise vide" !

    Moyen-Orient : guerre ou paix - 17 juin 2007 - par PAR PATRICK SEALE

    - Olmert demandera à Bush d’augmenter l’aide militaire à Israël, qui est déjà de plus de 2,4 milliards de dollars par an et de suspendre ses importantes livraisons d’armes à l’Arabie saoudite, dont certaines guidées par satellite, livraisons qui paraissent à Israël une menace pour sa suprématie régionale. Mais les États-Unis ont besoin de soigner leur principal allié arabe, et Olmert pourrait ne pas obtenir satisfaction. Compte tenu de ces tendances négatives, certains analystes israéliens considéreraient que les derniers mois de pouvoir de Bush et du vice-président Dick Cheney offrent ce qui pourrait être la dernière possibilité pour Israël de se débarrasser de ses ennemis dans une guerre d’envergure.

    ... et alimente le rumeurs les plus folles :

    George Bush serait prêt à décréter l’état d’urgence (expert américain) par Ria Novosti

  • permalien K. :
    22 juillet 2007 @13h52   « »

    Nous sommes en présence d’un monde Arabo-musulman dont les principaux « leaders sunnites » (Arabie Saoudite, Egypte, Jordanie, Pakistan) sont des despotes corrompus, tremblant de peur, dès qu’un groupe d’hommes (Hamas, Hezbollah, Frères Musulmans Egyptiens et Jordaniens- pas de laïques, et j’en suis le premier désolé croyez-en moi bien) choisit une voie qui soit plus empreinte de probité que la leur, et n’hésitant pas à utiliser la menace de l’“arc chiite” (les chiites représentant environ 15% des musulmans), poussant le ridicule jusqu’à qualifier les gens de l’un des plus grands défenseurs de l’orthodoxie sunnite, le Hamas en l’occurrence, de chiites (n’est ce pas Dahlan, chouchou des siocons ?).

    Et nous sommes en présence d’un monde Arabo-musulman dont les principaux leaders sunnites sont soutenus par la plus grande puissance militaire au monde, les Etats-Unis, devenue folle de surcroit, et leur satelleite régional, Israel également redoutable et insane.

    Et nous sommes en présence d’un monde Arabo-musulman ou les chiites ont toujours occupé une place de second plan, ayant été discriminés sur tous les plans, le moment de faiblesse de l’Iran noté par Byblos n’ayant pas été mis a profit par les potentats régionaux, pour définitivement éloigner le spectre de l’attraction iranienne par des mesures plus égalitaires. ( Mais comment des despotes aussi mal éclairés auraient-ils eu cette sagesse ? Ou encore, leur était-il permis de faire autrement ? C-à-d n’était-il pas dans l’intérêt de leurs tuteurs américains de maintenir les germes de la fitna ? )

    Et, conséquence de ce qui précède, nous sommes en présence d’un monde Arabo-musulman gangréné par le féodalisme et le clientélisme. Et par conséquent ou les masses sunnites sont trop préoccupées à assurer leur subsistance quotidienne pour dénoncer vraiment les agissements de leurs dirigeants.

    Comment vouloir alors que les arabes chiites ne perçoivent pas l’Iran Perse comme protecteur ?

  • permalien K. :
    22 juillet 2007 @15h37   « »

    « De votre amour du prochain c’est aux prochains de payer les frais, et dès qu’à cinq vous etes ensemble, toujours meurt un sixième » (Nietzsche)

    Voila un pays, l’Iran, qui avait été violemment agressé par Saddam Hussein, sur le compte duquel Alain Joxe déclare, c’est à se demander, parfois, [si Saddam] n’a pas jamais cessé depuis la guerre d’Iran, d’être un agent américain, et qui se trouve dans un environnement régional potentiellement (o combien !) hostile (soi-disant en tant que chiite, “safavide”, et “perse”, mais réellement en tant que concurrent économique) et dont le régime est exécré de surcroît par les inévitables américains et israéliens, dont la santé mentale laisse, rappelons le, beaucoup à désirer, et on voudrait qu’ils croisent les bras, et attendent passivement que les siocons leur mette la raclée avec la complicité des potentats régionaux ?

    Goyette, quand Hersh lui déclare, Je veux dire, cela n’est pas un péché. Pourquoi ne devraient-ils pas [l’Iran] aider leurs alliés et chercher à nous affaiblir ? : c’est la manière dont fonctionne le monde., a les mots suivants : il s’agissait même de plus que ça encore, puisque nous annoncions clairement au monde qu’une fois ayant fini avec l’Irak, nous allions nous occuper de l’Iran et de la Syrie. Nous avons ainsi fait en sorte qu’il soit de leur [l’Iran] intérêt que nous restions embourbés.

    Comme dirait Lapalisse, comment éviter d’être faible, sinon en essayant de devenir fort ?

  • permalien Pierre :
    22 juillet 2007 @17h02   « »

    Dans le grand discours de la lutte du bien contre le mal, c’est à dire de "nous, contre "eux", les États-Unis (et ceci depuis bien longtemps) se comportent comme si la rhétorique argumentative dépassait les limites de la langue pour s’étendre jusqu’à la corruption (la récompense de l’interlocuteur comme argument).

    "Eux" sont les incorruptibles, "nous" les corruptibles. "Tout ce qui qui n’est pas corruptible par nous, est conte nous".

    Voir en ligne : PRAGMATIQUE ET RHÉTORIQUE

  • permalien
  • permalien
    22 juillet 2007 @18h05   « »

    Comme Saddam ou plus proprement ?

  • permalien
  • permalien K. :
    22 juillet 2007 @20h01   « »

    « Le plus effrayant dans le totalitarisme n’est pas qu’il commette des “atrocités”, mais qu’il détruise la notion même de vérité objective (..). », George Orwell. Entre autres, tout n’est plus que “question d’opinion”, d’“ angle selon lequel on se place”, etc...

    Noam Chomsky, (texte écrit en 1984) :

    « La nature des systèmes occidentaux d’endoctrinement a échappé a Orwell ...

    La propagande est à la démocratie ce que la violence est au totalitarisme. Les techniques ont été affinées jusqu’à devenir du grand art, bien au-delà de ce dont Orwell a rêvé. Le procédé de dissidence feinte, regroupant les doctrines de la religion d’État et éliminant le débat critique rationnel, est l’un des moyens les plus subtils, bien que le simple mensonge et la simple dissimulation de la réalité ainsi que d’autres techniques primitives soient également d’une haute efficacité.

    Il faut noter que le dirigisme idéologique (agit-prop) est beaucoup plus important dans les démocraties que dans des États où la domination se fonde sur la violence, et il est par suite plus raffiné et plus efficace.

    Pour ceux qui obstinément recherchent la liberté, il ne peut y avoir tache plus urgente que d’arriver à comprendre les mécanismes et les méthodes de l’endoctrinement. Ce sont la choses faciles à saisir dans les sociétés totalitaires, elles le sont beaucoup moins dans le système du ``lavage de cerveau sous régime de liberté’’ auquel nous sommes soumis et que nous ne servons que trop souvent comme instruments consentants ou inconscients. »

  • permalien Pierre :
    22 juillet 2007 @20h51   « »

    Pour défendre la démocratie...

    Turquie : Ce scrutin anticipé est censé dénouer la crise politique qui a éclaté au printemps entre M. Erdogan et les pro-laïcs, dont l’armée, qui soupçonnent le gouvernement de chercher à islamiser en catimini le pays. - Turquie : large victoire pour le parti au pouvoir aux législatives

    Palestine : Le projet de M. Abbas est à haut risque : alors qu’il pourrait réussir à marginaliser le Hamas, qui avait gagné les dernières législatives, début 2006, il risque également de faire monter les tensions entre le Fatah et le Hamas, déjà vives après le coup de force du Mouvement de la résistance islamique dans la Bande de Gaza. - L’OLP soutient le projet d’élections anticipées de Mahmoud Abbas

    Algérie : Au lendemain de l’annulation des premières élections législatives pluralistes, en 1991, le pouvoir algérien confronté à un vide politique a dû faire appel à ces petits partis pour servir de vitrine au Conseil national de transition (CNT), une institution consultative. - Algérie : des petits partis dénoncent le projet de loi électorale

    États-Unis : Ces données sont inquiétantes quand on sait qu’une marge d’erreur de 10% correspond à l’inversion des résultats dans 25 des 45 précédentes élections présidentielles aux Etats-Unis. Michael Ian Shamos insiste pour que le gouvernement fédéral finance un grand projet de développement de machines de vote électronique au niveau national, afin de répondre aux exigences imposées par la criticité de tels systèmes. - La fiabilité du vote électronique en question

    France : D’après eux en effet, la plupart des électeurs seraient ignorants des problèmes politiques et incapables de penser en termes de solutions applicables ou de politiques publiques. C’est un point de vue bien connu en France où cela fait déjà plusieurs années que l’on reproche aux élites de se reproduire à travers les différentes institutions qui assurent leur formation. - La démocratie malade des électeurs irrationnels.