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Le pétrole et l’Irak

lundi 23 juillet 2007, par Alain Gresh

J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, je n’ai jamais pensé que le pétrole était la cause première de la guerre déclenchée par les Etats-Unis contre l’Irak en 2003. Du temps de Saddam Hussein, l’Irak exportait son pétrole et le vendait à des compagnies américaines : les Etats-Unis et les grandes compagnies contrôlaient le marché pétrolier (avec ou sans Saddam Hussein). Et ces compagnies n’ont joué aucun rôle dans l’escalade de propagande qui a mené à la guerre de 2003. Cette attaque contre l’Irak, en réalité, s’inscrivait dans la vision stratégique du président Bush, celle de la nouvelle guerre mondiale contre le terrorisme.

En revanche, il est évident que la richesse de l’Irak était un des éléments de la décision américaine. Et, depuis 2003, un des objectifs de Washington est d’imposer à l’Irak une loi pétrolière « libérale », qui ouvrirait le pays aux compagnies étrangères (il est toutefois douteux que, dans le contexte actuel, même si une telle loi était votée, les compagnies se précipitent : la situation sécuritaire est telle que peu de compagnies occidentales enverraient des cadres sur le terrain – à l’exception, peut-être, du Kurdistan irakien).

Dans un article de l’agence UPI du 9 juillet, Ben Lando note, ironiquement, que la nouvelle loi présentée par le gouvernement a uni tout le pays contre elle (« Iraq (near) united in opposition »). Le projet a « été dénoncé par les partis chiites et sunnites, qui ont promis de le défaire et menacé de faire que le parlement le rejette. Pour certains, ce projet affaiblit le gouvernement central et fait la part trop belle aux compagnies étrangères ». (...)

« Il y a bien plus de pétrole dans le sol que ce qui est produit maintenant en Irak et c’est pourquoi les Etats-Unis voient dans la loi un moyen pour un grand compromis, permettant à une entente de s’engager (entre sunnites, chiites et Kurdes). Le président Bush lui-même, comme l’ambassadeur Ryan Crocker, le vice-président Dick Cheney, le ministre de la défense Robert Gates, dans différentes réunions à Washington et à Bagdad, ont régulièrement poussé à l’adoption de la loi. » Celle-ci a été adoptée par le gouvernement le 3 juillet, mais elle suscite de nombreuses oppositions, notamment des syndicats, ainsi que d’experts irakiens du pétrole.

« “Les quatre dernières années ont vu des tentatives répétées de démanteler les bases de n’importe quelle organisation planifiée des ressources de la nation, pour la remplacer par des politiques de marché, déstabilisantes et fragmentées, qui se concurrencent les unes les autres et qui sont contraires à l’intérêt national”, affirme Tariq Shafiq, un Irakien vivant entre Amman et Londres, qui a été chargé au printemps dernier de rédiger la nouvelle loi. Son projet a été modifié dans les négociations et il s’oppose aux nouvelles propositions. »

La loi sera-t-elle adoptée par le parlement ? L’opposition très large, y compris des secteurs laïques, opposés à l’islamisme politique et à Al-Qaida ; elle se heurte aussi au mouvement de Sadr et à celle de l’Association des religieux musulmans (sunnite).

Antonia Juhasz, sur le site Alternet, publie le 14 juillet un article intitulé « Benchmark Boogie : A Guide to the Struggle Over Iraq’s Oil ». Elle rappelle l’histoire de cette loi et la manière dont elle a été portée depuis quatre ans par l’administration Bush.

Un an, déjà.

C’est le 23 juillet 2006, il y a un an, en pleine guerre du Liban, que j’ai commencé à tenir ce blog, avec un envoi, « Liban, la guerre a commencé ». J’ai expliqué rapidement ma démarche dans Pourquoi un blog sur le Proche-Orient ? J’écrivais : « Ce blog se fixe un double objectif : — essayer de faire passer une information qui fait de plus en plus défaut dans les médias, où dominent le zapping et l’absence de mémoire. Replacer les faits dans leur contexte, dans la durée, permet de mieux saisir les évolutions et les changements ; — rompre avec la vision dominante des médias, adopter une “manière de voir” qui ne soit pas seulement “occidentale”, mais qui tente aussi de comprendre le point de vue de l’autre, le point de vue des “Orientaux”. »

Y ai-je réussi ? C’est évidemment aux lecteurs de le dire. Durant cette année, j’ai envoyé environ 120 textes, soit un tous les trois jours. J’ai tenté de suivre les événements (y compris au Maghreb et dans le monde musulman), sans jamais courir après eux. J’ai voulu prendre le recul nécessaire.

J’ai été encouragé par le nombre de visites, ainsi que par les commentaires proposés. Certains d’entre vous ont contribué de manière très constructive, ajoutant des liens et des articles, effectuant de longues traductions, et je les en remercie. Quelquefois, rarement, j’ai supprimé certaines interventions qui me semblaient franchir la « ligne rouge » du racisme. J’ai préféré cette méthode à un débat « modéré ».

Il m’est arrivé de regretter le ton des débats. On peut être en désaccord, même fondamental, mais encore faut-il argumenter. Et l’invective n’est pas une argumentation. Comme je l’ai écrit, toutes les opinions (sauf le racisme) sont admissibles, encore faut-il qu’elles soient fondées.

Enfin, je rassure certains d’entre vous qui ont cru déceler dans telle ou telle de mes interventions mes « connexions » avec le chiisme, avec les Frères musulmans, avec le nassérisme, avec que sais-je encore. Je rappelle simplement ce que j’écrivais dans « Pourquoi un blog sur le Proche-Orient ? » :

« Il est difficile de prétendre à une vision “objective” des conflits au Proche-Orient. Nous sommes tous marqués par notre histoire, par nos origines, par nos engagements. Comme le prouve le conflit israélo-palestinien, on peut tirer des mêmes faits des points de vue radicalement opposés. Sans revenir sur ce que j’ai pu écrire ailleurs (lire les préfaces à Israël-Palestine, vérités sur un conflit et à L’islam, la République et le monde) je souhaite rappeler d’où je parle, quels sont mes convictions. Que le lecteur les accepte ou les refuse, qu’il en soit au moins informé. »

Kouchner, le Hamas et Al-Qaida

Bernard Kouchner a fait part mercredi 18 juillet de son désaccord avec son homologue italien Massimo D’Alema. Ce dernier avait affirmé que la politique d’isolement du Hamas par les Occidentaux risquait de pousser le mouvement palestinien vers Al-Qaida. « Je suis souvent d’accord avec mon ami Massimo D’Alema. Là, je ne le suis pas », a déclaré le ministre des affaires étrangères français à l’issue d’un entretien avec son homologue britannique, David Miliband. Le ministre français a déclaré que, certes, il y avait un risque grave si se poursuivait cette politique d’isolement mais que « le Hamas n’a pas attendu cette extrémité, la situation terrible de Gaza maintenant, pour avoir des contacts avec Al-Qaida ». Le ministre est-il vraiment informé de ces contacts ? On se souvient des attaques du numéro 2 d’Al-Qaida, Ayman Al-Zawahiri, contre le Hamas, coupable d’avoir participé aux élections de janvier 2006. En fait, ce que le ministre ne semble pas comprendre, c’est ce qu’expliquait un journaliste israélien : « Nous n’avons pas voulu le Fatah, nous avons eu le Hamas ; nous avons rejeté le Hamas, nous aurons Al-Qaida. » Cette « logique » occidentale qui donne une légitimité aux groupes les plus extrémistes, on la trouve à l’œuvre partout au Proche-Orient.

De l’autre côté

De l’autre côté, c’est le titre de la revue trimestrielle éditée par l’Union juive française pour la paix, qui en est à son troisième numéro. Celui-ci est consacré à « la religion sioniste » et s’ouvre sur un entretien avec le philosophe Yeshayahou Leibowitz réalisé par Eyal Sivan en 1992 et intitulé « L’exigence d’être héroïque s’appelle l’incitation à la révolte ». Divers textes reflètent la critique du sionisme, qui fut permanente parmi les juifs au cours de l’histoire : on lira notamment la déclaration du rabbin Sholem Ben Schneersohn de 1903, ainsi que le texte de Amnon Raz-Krakotzin. On lira, d’autre part, une intéressante analyse de la couverture par le quotidien Libération des guerres du Liban de 1982 et 2006.

52 commentaires sur « Le pétrole et l’Irak »

  • permalien
    23 juillet 2007 @11h18   »

    Merci beaucoup d’avoir ouvert ce blog Monsieur Gresh.

    L’époque que nous traversons est d’une telle intensité que de confronter les points de vues et les opinions ainsi que le partage des connaissances est la seule voie pour l’avenir de l’humanité.

    Je suis né de père Algérien et de mère franco-suisse, ayant grandi en France et ayant deux parents de religions différentes mais qui ne pratiquaient pas, j’ai échappé au baptême et suis un véritable agnostique.

    J’adorais ma condition jusqu’a ce jour maudit du 11 septembre 2001.

    Depuis je ne reconnais plus le monde et les valeurs dans lesquelles j’ai été élevé.

    Je ne peux que constater que la raison et la logique déserte notre époque, c’est effrayant alors MERCI POUR CE BLOG QUI BRILLE AU MILIEU DE LA NUIT.

  • permalien Jean :
    23 juillet 2007 @12h52   « »
    Un an déjà...

    Bonjour,

    M. Gresh votre blog est une réussite, et j’espère que sa fréquentation est à la mesure de la qualité et de la pertinence des textes que vous y publiez. Merci également à tous les internautes qui concourrent à la diversité des sources d’information, et tout spécialement à K dont la qualité des analyses et des mises en parallèle est remarquable.
    Mes contraintes professionnelles me laissant peu de temps libre, j’apprécie énormément ce travail offert par les uns et les autres. Tant pis s’il est pollué par une "mousse" peu intéressante de réactions épidermiques, mais c’est la rançon du succès.

    Votre analyse sur Irak et pétrole me parle tout à fait. Ayant vécu en Afrique, j’ai bien compris que la main-mise géopolitique de l’occident sur le monde n’est pas centrée sur telle ou telle ressource, mais bien plus profondément sur le contrôle et l’assujettissement des régimes locaux afin de garder une maîtrise sur ces ressources, sous couvert de faux-semblants "démocratiques", voire humanitaires. L’arrivée du géant chinois dans le jeu, hors contrôle direct, donne quelque piquant à l’affaire.

    Par contre l’idée de guerre mondiale contre le terrorisme ressemble davantage, à mon humble avis, à un "hochet de communication", qu’à une réalité solide. C’est un argument massue qui, passé en force dans le mental collectif, permet tous les abus même en démocratie, et sécrète son propre carburant en stigmatisant violemment une partie non négligeable de l’humanité et invalidant très profondément auprès d’elle cet idéal démocratique proclamé. Le but poursuivi n’étant finalement que le maintien du contrôle. Au prix d’une violence inouïe.

    Enfin la publication d’une information sensée sur "l’affaire Israel" est toujours une respiration dans un univers de désinformation étouffant. Non qu’elle soit fondamentalement pire ou plus importante que ce qui se passe ailleurs, mais comme évènement parfaitement symptomatique du cynisme de notre civilisation.

    Quelques jours de congés viennent de m’offrir l’occasion de subir un, parfois deux journaux télévisés de TF1 par jour. Malgré quelques journalistes d’une immense qualité (je pense par ex à Michel Scott), quelle vue sur l’abîme insondable de l’abêtissement et de la nullité.
    Merci à vous, et à très peu d’autres, Monsieur Gresh, de n’avoir pas trahi la vocation du journalisme. Longue vie à votre blog.

    J’ose à nouveau une question déjà posée : il serait intéressant un jour de faire un exposé du fonctionnement du système d’"information médiatique" tel qu’il est organisé -et contrôlé (par qui ?)- actuellement ; et l’interaction avec certaines officines influentes tel MENA ou MEMRI...

    Cordialement

    PS : (à 11:18) il me semble que le 11/09 a été le révélateur choc d’une réalité déjà bien enracinée, davantage que l’évènement qui fit basculer le monde.

  • permalien Pierre :
    23 juillet 2007 @14h40   « »

    "je n’ai jamais pensé que le pétrole était la cause première de la guerre déclenchée par les Etats-Unis contre l’Irak en 2003. "

    Qui y penserait ?

    2001 :

    1er juin 2001 : NEW YORK : Le conseil de sécurité de l’ONU a voté une prolongation d’un mois du programme “pétrole contre nourriture” dans l’attente de l’étude en juillet prochain de la levée de l’embargo qui frappe l’Irak depuis 11 ans. L’Irak a d’ores et déjà refusé cette prolongation et a annoncé qu’elle suspendait ses livraisons de pétrole.

    2 juin 2001 : Suite à la décision du conseil de sécurité de l’ONU de poursuivre son embargo, le vice premier ministre Tarek Aziz a annoncé l’arrêt dès lundi de ses exportations de brut.

    21 juin 2001 : Selon l’agence officielle irakienne INA, un raid américain aurait touché un terrain de football près de Mossoul faisant 23 morts et 11 blessés. Les Etats-Unis et la Grande Bretagne ont dénoncé cette information.

    4 septembre 2001 : Pour la 4è fois en 2 semaines, l’aviation américaine a bombardé des positions irakiennes dans le sud du pays.

    5 septembre 2001 : Une explosion s’est produite sur un marché dans le centre de Bagdad. Plusieurs personnes ont été blessées. Bagdad accuse l’Iran d’être à l’origine de cet attentat. GRECE : 200 clandestins kurdes irakiens ont échoué sur une plage près d’Athènes après avoir été abandonné à bord de leur bateau de fortune. Les autorités estiment que 350 personnes se trouvaient à bord.

    10 septembre 2001 : Selon l’agence officielle INA, 8 civils ont été tués par des bombardements américano-britanniques hier dans la zone d’exclusion.

    18 septembre 2001 : Pour la 1ère fois depuis les attentats contre les Etats-Unis, un haut responsable irakien, le vice-Premier Ministre Tarek Aziz, a exprimé sa sympathie aux familles des victimes.

    20 septembre 2001 : ITALIE : Le ministre de la Défense, Antonio Martino, a, dans une déclaration, estimé qu’Oussama Ben Laden pourrait n’être qu’un second rôle et qu’un état se trouverait derrière les attentats américains. L’Irak est visée. L’Irak a nié tout lien avec les attentats qui ont frappé les Etats-Unis tout en ne les dénonçant pas. Selon certaines sources, l’Irak pourrait être à l’origine de ces actions.

    Il est admis que Saddam Hussein aurait pu être le responsable du 11/9 et qu’il aurait pu cacher des armes de destruction massives. Les État-Unis ont été obligés d’intervenir, finalement pour rétablir la démocratie en Irak.

  • permalien K. :
    23 juillet 2007 @15h17   « »

    Merci à Alain Gresh pour ce blog.

    Merci, Jean, pour ton très précieux soutien. Un point commun (“objectif”) entre nous, l’Afrique, ma première patrie.

    Concernant la loi sur le pétrole qui doit passer devant le parlement irakien (fantoche, entre autre parce qu’il est peu représentatif des sunnites qui s’étaient massivement abstenus lors des élections législatives),

    - « elle est universellement présentée à Washington comme une politique visant à garantir que les revenus du pétrole soient partagés entre « tous les Irakiens ». La réalité est plutôt que l’arrivée des Etats-Unis et des autres géants de l’énergie dans l’industrie irakienne du pétrole se traduira par un pillage à grande échelle. »..

    - .. puisqu’il faut rappeler la nature même de ce projet de loi, [qui est] basé sur un type de contrat appelé « contrat de partage de production » (production sharing agreement, ou PSA) qui n’a plus cours au Moyen-Orient depuis les nationalisations des années 70, elle garantit aux compagnies étrangères des retours sur investissements anormalement élevés sur une période exceptionnellement longue, termes que les intéressés justifient par la situation sécuritaire du pays !

    - En attendant, le gouvernement “collaborationiste” d’Al Maliki, participe au sac du pétrole, qui fait que les pertes de l’Irak dans le secteur pétrolier, depuis le début de l’occupation jusqu’à la moitié de l’an dernier (2006), atteignent environ 24 milliards de dollars. Ce qui permet meme au meme Maliki d’affirmer sans souciller que les « 200 milliards USD » nécessaires à la reconstruction du pays seraient atteints beaucoup plus rapidement si entrait en fonction la nouvelle loi sur le pétrole et le gaz. Les commissions doivent etre substantielles pour voir les choses de cette manière.

  • permalien
    23 juillet 2007 @15h36   « »

    K :Concernant la loi sur le pétrole qui doit passer devant le parlement irakien (fantoche, entre autre parce qu’il est peu représentatif des sunnites qui s’étaient massivement abstenus lors des élections législatives),

    les sunnites n’étaient pas empêché de voter, ce parlement n’est pas fantôche, donc.

  • permalien Sébastien :
    23 juillet 2007 @16h58   « »

    Bonjour,

    Mois aussi je n’ai jamais cru que le pétrole ou les contrats d’Haliburton étaient la raison numéro 1 de la guerre en Irak.

    Pour le pétrole l’on aurait négocié, et une entreprise comme Haliburton qui n’est pas une des plus grosse entreprise des USA, n’a pas le moyen de déclancher une guerre d’une telle ampleur au non de ces contrats.

    Le petrole et Haliburton ont été mis en avant car c’est le plus facile à voir, c’est "voir par le petit bout de la lorgnette."

    Vous faites rarement la guerre pour des intérêt financiers, car vous pouvez négocier pour cela. Si vous faites la guerre, c’est en général pour obtenir des choses que l’on ne peut pas obtenir politiquement.

    Pour bâtir un oléoduc les USA auraient négocié avec les Taliban, mais aprés le 11 septembre 2001, l’Occident avait décidé d’éliminer ce régime pour les raisons que vous devinez.

    Merci a Alain Gresh pour ce blog.

    Sébastien

  • permalien Sébastien :
    23 juillet 2007 @17h07   « »

    Bonjour,

    A mon humble avis, je pense que les américains voulaient redessiner la politique du moyen orient en allant en Irak, et cela la France de Chirac ne l’acceptait pas.

    Et ce n’est pas en s’opposant à Bush que Chirac allait défendre les intérêts financiers de la France en Irak, l’invasion de ce pays, et la position française en 2003 avaient des motifs bien plus poliques que pétroliers
    ou financiers.

    Sébastien

  • permalien K. :
    23 juillet 2007 @18h35   « »

    Etats-Unis des néocons : « Empire du désordre » ? (Alain Joxe) :

    « Je renvoie (..) au pamphlet de Susan George, le Rapport Lugano, selon qui dans le cadre de la recherche de profit de l’économie néolibérale le nombre des hommes devrait être réduit massivement, soit qu’on organise soit qu’on orchestre les massacres, on rejoindrait ainsi la permanence d’un empire du désordre face auquel, si le modèle européen ne produit pas le contre-feu, ne pourait surgir qu’une forme nouvelle de nazisme. »

  • permalien Pierre :
    23 juillet 2007 @18h44   « »

    Quelques raisons pour pousser les États-Unis à intervenir militairement en cas de tentative d’utilisation du pétrole comme moyen de pression de la part des pays producteurs.

    « L’intérêt stratégique américain par rapport au pétrole du Golfe arabo-
    persique, c’est la sécurité des flux vers le marché mondial. Il ne s’agit pas
    d’accéder au pétrole du Moyen-Orient, mais de faire en sorte que celui-ci accède au marché mondial. Concrètement, les Etats-Unis sécurisent militairement les voies d’évacuation, notamment maritimes, mais aussi, plus ou moins directement, les infrastructures de production et d’exportation séoudiennes, qui sont et resteront le coeur du système pétrolier mondial. Cet intérêt n’est pas lié aux volumes de pétrole effectivement exportés vers les Etats-Unis, mais à la place du pétrole du Golfe dans l’offre pétrolière mondiale.
     » (LES ETATS-UNIS ET LE PETROLE DU MOYEN-ORIENT - Pierre Noël)

    La civilisation du pétrole

    Introduction à la déplétion du pétrole

    La fin de l’ère du pétrole approche, sommes-nous prêts ?

    La civilisation que les USA veulent imposer comme modèle au monde est basée sur la transformation de matières premières bon marché. Faire pression sur le prix de ces matières premières c’est remettre en question ce modèle.

    L’Iran et la Bolivie usent de cette menace tout en restant dans des limites raisonnables (limite que Saddam à mal évalué), de plus ils le font de manière concertée et simultanée afin de pousser les USA au grand écart en cas d’intervention. Si les USA estiment que ce jeux met en péril leur modèle, nul doute qu’ils se sacrifieront pour "liberer la femme iranienne".

  • permalien
    23 juillet 2007 @19h30   « »

    « Le Monde diplomatique et Israël 1954-2005 Histoire moderne de l’État juif à travers un journal français de référence » de Samuel Ghiles-Meilhac.

    http://www.israelvalley.com/news/2007/07/23/11660/isrannl-france-livres-comment-expliquer-le-rapport-torturnn-qu-entretient-la-gauche-radicale-frannnaise-no-l-nngard-d-isrannl

  • permalien ahmad :
    23 juillet 2007 @19h32   « »

    salam

    l’’invasion de l’Irak, par un terrorisme d’ingérence militaire et économique, n’a pas une seule cause, mais il est clair que la volonté de refaire la carte du moyen orient y est pour beaucoup, ce que l’on oublie e dire, ou ce que certains taisent, c’est l’influence d’israèl, concernant ces plans américains.
    On peut être étonné par les esprits qui critiquent et accusent (souvent à tort) à gauche ceux qui verraient la toute puissance états unienne, mais qui dans le même temps voient dans la plupart des évènements du monde la marque de la politique de usa, y compris au moyenne orient. Troublant paradoxe et profonds enfermement idéologique.La théorie de la toute puissance américaine est souvent chez ceux qui la dénoncent chez et les autres, avec un petit plus ,celui de la sélectivité idéologique quand à son utilisation.

    il est d’ailleurs curieux que des gens comme Alexander Cokburn, dont le monde diplomatique a publier un article sur une critique par cette auteur de la thèse du complots sur le 11 septembre 2001, article plus idéologique qu’argumenté, ce qui en dit long de l’orientation que prend le monde diplomatique, qui est très fort, pour dénoncer les complots d’ordre économique, mais très naif et si peu scientifique, et libre de toute idéologie, quand il s’agit de voir, connaitre et dénoncer les complots d’ordre politique , encore plus curieux, c’est tendance, à être sélectif dans la question des complots, en effet on est étonner que certains milieux de gauche, soient le relais des thèse du complots islamique, ou islamistes comme dirait ceux qui veulent attaquer l’islam, sans se faire remarquer.
    des gens comme Bernard Kouchner, participe de ces personnes, qui derrière un discours d’ouverture, véhicule, une idéologie de la peur, concernant l’islam.
    Ses propos constamment répéter sur les chaines de télévision ou dans les journaux, les confusions qu’il propage sur les évènements politique, le simplisme sur la réalité du monde de l’islam ,et sa criminalisation et sa diabolisation de l’islamisme, que pratique aussi beaucoup de gens de gauche(la droite on en parle même pas), montre le danger que ces personnalités, représente pour l’avenir du monde.
    on à souvent dénoncé, à juste titre, les propos inacceptable des le Pen, Frèche et compagnie, mais ces discours à gauche qui depuis des années criminalisent les mouvements se réclamant des références islamiques, et un danger aussi grave, voir plus grave, car derrière de belle parole contre le racisme, et surtout contre l’antisémitisme(un racisme à part semble t-il), cette gauche du parti socialiste, au parti communiste, en passant par des gens comme Michel Onfrey ou jacques Attali, dont le discours sur l’islam dans le monde n’est pas bien loin de celui de bush, répand un discours bien loin des principes de justice, d’ouverture, de dialogues et de paix qu’ils disent défendre...

  • permalien ahmad :
    23 juillet 2007 @19h33   « »

    ...il ne faut certes enfermer toute force de gauche, dans ce courant sectaire de la gauche, qui dit étrangement se réclamer des lumières(période par très lumineuse , tout de même, concernant la cohérence des droits humains, voir la colonisation), les partenariat entre des mouvement islamiques et des milieux de gauche en occident ou dans les pays majoritairement musulmans, montre les réalités différentes a prendre en compte.
    il faut tout de même rester vigilant, et que surtout cette gauche qui demande constamment aux musulmans de se réformer, applique à elle cette réforme, qui la sorte de cette idéologie, qui paradoxalement rejette la religion, mais n’a de lecture des mouvements qui s’en réclament, que par l’angle du religieux, on sait ce que cette lecture idéologisée produit comme perception du monde et des conséquences, sur le vivre ensemble

    Salam

  • permalien K. :
    23 juillet 2007 @20h14   « »

    D’un coté on nous dit :

    Il faut garder à l’esprit le fait que toutes les nations démocratiques modernes ont déclaré hors-la-loi l’agression militaire sous toutes ses formes, et que leurs constitutions n’autorisent leurs parlements qu’à déclarer des guerres défensives. De la même façon, le droit international a toujours interdit sans ambiguïtés les attaques préventives à partir du fondement juridique constitué par l’indépendance souveraine de États.

    Raison pour laquelle, selon une autre source :

    les Américains font couramment la distinction entre les attaques préemptives et préventives, une différence qui va au-delà des arguties. Une attaque préemptive est menée contre un ennemi sur le point d’attaquer ; une attaque préventive est fondée uniquement sur la possibilité que l’ennemi attaque sous peu. La préemption en tant que moyen de défense peut être jugée tout à fait légitime si le danger est imminent, mais il est généralement difficile de justifier une guerre préventive où l’on déploie des ressources militaires pour faire valoir les intérêts de son pays.. Mais selon cette même source :

    En pratique, cependant, cette distinction n’est guère pertinente. D’une part, ces définitions sont contestées. De fait, en Europe, certains spécialistes du droit international donnent à ces termes le sens inverse. D’autre part, il serait pratiquement impossible de classer dans l’une de ces catégories des dangers ou des scénarios concrets et spécifiques qui, de toute façon, se prêtent à une certaine interprétation. Le pays usant de la force prétendra toujours qu’il s’agit d’une mesure préemptive, tandis que ceux qui s’opposent à cette mesure la jugeront préventive ou tout simplement agressive.

    Sur le site de l’Otan, en 2003, David S. Yost écrit : le concept d’« action préemptive » suscite une controverse, notamment parce que l’administration américaine lui confère le statut de doctrine et non d’option dont dispose n’importe quel gouvernement dans des circonstances extrêmes.

    Quelle est la position de l’OTAN aujourd’hui ? Et de l’ONU ?

  • permalien K. :
    23 juillet 2007 @20h51   « »

    « ..la vision stratégique du président Bush, celle de la nouvelle guerre mondiale contre le terrorisme. »

    J’ai personnellement tendance à le croire, justement en tant que moyen d’accéder au contrôle.

    La “nouvelle guerre mondiale” se veut, je crois, perpétuelle, permanente. Le terrorisme a ceci de “méritoire” qu’il n’en existe pas de définition unanimement acceptée. Sa menace a donc toutes les chances d’être éternelle. (En fait une éternité qui risque de se révéler plutôt courte, tant la notion de “chaos constructif”, à moins de se prendre pour le Dieu Hasard ou pour Dieu tout court, me semble relever du délire le plus absolu, et ne peut que conduire tout droit vers la fin du Monde)

    « Aujourd’hui, la guerre tend à s’étendre plus encore et à devenir une relation sociale permanente. Certains auteurs contemporains essaient de rendre compte de cette nouveauté en inversant la formule de Clausewitz (...) : la politique s’apparente toujours plus à la guerre menée par d’autres moyens. Cela veut dire que la guerre est en passe de devenir le principe premier d’organisation de la société, et la politique une de ses modalités.

    L’un des indices du caractère productif et constituant que la guerre revêt désormais est le passage du paradigme politique de la « défense » à celui de la « sécurité », tel qu’il a été défini par le gouvernement des États-Unis, notamment dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » menée depuis le mois de septembre 2001.

    Si la guerre n’est plus une circonstance exceptionnelle mais l’état normal des choses ; si, en d’autres termes, nous sommes déjà en état de guerre, celle-ci doit nécessairement cesser d’être une menace et une force déstabilisante pour la structure du pouvoir, et devenir au contraire un mécanisme actif qui produit et renforce constamment l’ordre global.

    La souveraineté impériale produit de l’ordre non pas en mettant un terme à la « guerre de tous contre tous », pour reprendre la formule de Hobbes, mais en proposant un régime d’administration disciplinaire et de contrôle politique directement fondé sur une action guerrière continue. Autrement dit, l’usage constant et coordonné de la violence devient la condition nécessaire au bon fonctionnement de la discipline et du contrôle. (...) »

    Voir en ligne : Guerre et démocratie à l’époque de l’Empire

  • permalien pablo :
    23 juillet 2007 @21h31   « »

    article de bakchich sur les retours du retour

  • permalien Pierre :
    23 juillet 2007 @21h42   « »

    Le bénéfice net d’Halliburton a presque doublé sur six mois

    L’américain Halliburton, deuxième groupe mondial de services parapétroliers, a presque doublé son bénéfice net semestriel. Il est inscrit à 2,1 milliards de dollars (2,5 milliards de francs), contre 1,1 milliard entre janvier et juin 2006.

    Le profit net tiré des activités maintenues a augmenté de 18,7% à 1,1 milliard de dollars, a indiqué Hallibuton lundi dans un communiqué. Le chiffre d’affaires a crû de 18,2% à 7,2 milliards de dollars.

    Retour/investissement et extériorisation des coûts

    Pour donner un ordre de grandeur de cette évolution, le montant total des contrats d’Halliburton en Irak se chiffre à ce jour autour de 11 à 13 milliards de dollars, soit plus du double du coût payé par les Etats-Unis pour la première guerre du Golfe. - Félix Rohatyn ( ancien ambassadeur américain à Paris et ancien banquier de Lazard Frères)

  • permalien
    23 juillet 2007 @22h08   « »

    « Le terme de terreur a été inventé pour parler de la violence d’État, or ce terme, dans son usage désormais courant, n’inclut que l’action de groupes non étatiques. »

  • permalien K. :
    23 juillet 2007 @22h16   « »

    Peut-être faudrait-il se demander si le “contrôle” n’a pas pris une nouvelle signification dans la terminologie de l’Empire ? Puisqu’il « crée les réalités maintenant ».

  • permalien Pierre :
    23 juillet 2007 @23h04   « »

    Le pétrole redevient une affaire d’État
    L’étendue des réserves des compagnies étatiques en fait des partenaires incontournables.

    La politique étrangère américaine à l’épreuve des évènements du 11 septembre 2001 : Le cas irakien par Mamadou Dia

    Les pétroliers n’ont jamais eu de liens aussi intimes avec la Maison-Blanche qu’aujourd’hui. Pour le vice-président Dick Cheney, cela pourrait être la deuxième fois qu’il fait des affaires en Irak depuis la guerre du Golfe. Cheney est en effet l’ancien directeur d’Halliburton, le plus grand prestataire de services pétroliers du monde. En août 2000, Cheney a publiquement déclaré, en tant que directeur d’Halliburton : « Ma politique était stricte quant au fait de ne rien faire en Irak, pas même passer des accords soi-disant légaux. » Le Financial Times a pourtant démontré que Cheney a supervisé en 1998 et 1999 des ventes à l’Irak s’élevant à 23.8 millions de dollars.132(*) Georges W Bush et sa famille sont liés aux compagnies pétrolières depuis l’époque de son grand-père. Condoleezza Rice, la conseillère pour la sécurité nationale de Bush, a siégé au conseil d’administration de Chevron, qui a récemment donné son nom à un pétrolier.

  • permalien Mussa :
    24 juillet 2007 @02h53   « »

    Votre blog est trés intéressant. On y découvre une autre manière de faire du journalisme, à la mesure de ce qu’est vraiment Le Monde Diplomatique.

  • permalien K. :
    24 juillet 2007 @08h12   « »

    Les puissances industrielles et financières ont très rapidement compris deux choses : que la plupart des hommes politiques ne voulaient le pouvoir que pour le pouvoir et que le vote dépendait des médias. Les dites puissances ont donc pris le contrôle des médias. Et depuis, “dans l’ombre”, elles contrôlent les hommes politiques.

    Dans d’autres pays c’est beaucoup plus “direct”, je pense par exemple au Liban, aux Etats-Unis : les hommes “politiques” sont directement issus des puissances de l’argent.

    L’Etat n’est plus alors qu’une officine au service des intérets des puissances industrielles et financières.

    Mais je ne crois pas que l’“idéologie” ne joue aucun rôle dans l’explosive situation actuelle : les seuls intérêts n’y auraient peut-être pas conduits si les Etats-Unis n’avaient pas versé dans l’extrémisme de droite.

  • permalien
    24 juillet 2007 @08h32   « »

    Tout le monde sait pourquoi la France s’est lancé à la conquête de l’Algérie, au 19èmsiècle ? pas seulement pour laver un affront, mais aussi pour faire cesser les actes de piraterie contre les voyageurs, les rapts d’européens, les demandes de rançon qui suivaient, la mise en esclavage de ceux qui ne pouvaient pas payer.
    Rien n’a changé ; l’histoire des infirmières bulgares le prouve, nous en sommes toujours à des rapts d’individus, des mises en demeure d’avoir à payer des rançons sous peine de ne récupérer que des cadavres ; il serait temps que les occidentaux considèrent ces « ripoubliques » pour ce qu’elles sont, des nations pirates, dirigés par des individus qui ne méritent ni notre respect ni notre considération.

    Nous allons construire des routes, des chemins de fer, en Libye, pour le plaisir d’avoir récupérer des femmes et un homme parti soigner des populations, pallier au manque de personnel médical dans un pays riche en pétrole pauvre en cerveaux.

    J’espère que cela portera malheur au peuple de Libye, à qui je souhaite tous les malheurs du monde, pour avoir laissé torturer ces femmes, cet homme, pour nous avoir obligé à payer une rançon démesurée, non pas que payer une rançon pour sauver des vies soit trop cher payé, mais parce que nous n’aurions pas dû avoir à le faire.

    Il faut que la Libye soit mise au ban des nations, comme beaucoup d’organisations terroristes, des nations terroristes –

    On peut réaliser le danger qu’il y a à partir en vacances dans ces pays d’Afrique du nord, et pays arabes, où vous êtes certains de partir, jamais de revenir.

    Le concept de « civilisation » ne doit pas avoir la même signification des deux côtés de la Méditerranée.

    guitl

  • permalien Pierre :
    24 juillet 2007 @08h45   « »

    ...Tout le monde le sait, mais ça ne coute rien de le rappeler :

    Pierre Péan : "Derrière le coup d’éventail, le pillage du trésor d’Alger"

    Le coup d’éventail reçu par le consul de France, qui a motivé l’occupation de l’Algérie, ressemble aux armes de destruction massive irakiennes : un subterfuge pour piller les trésors de la Régence.

    Effectivement, les livres d’histoire ne parlent que du soufflet donné par le dey d’Alger au consul de France, Pierre Deval, comme prétexte donné par Charles X pour partir à la conquête d’Alger. Ils ne mentionnent que peu ou pas la raison de ce soufflet. Un coup d’éventail en plumes de paon qui marquait l’exaspération du dey sur le comportement de la France et de son consul à propos du non-paiement par Paris d’une très vieille dette contractée lors des campagnes d’Italie et d’Egypte sur des livraisons de blé de la Mitidja. Un premier accord sur cette dette avait été trouvé avec Bonaparte, sans être exécuté, et un deuxième avait été passé en 1819, approuvé par les Chambres et toujours non appliqué en 1827. Le consul de France était de surcroît un affairiste qui avait gagné de l’argent dans cette opération. L’affaire du soufflet a caché une opération de politique intérieure. Charles X, qui était en grande difficulté face à des chambres où l’opposition libérale dominait, avait besoin d’importants fonds secrets pour acheter et corrompre les électeurs et les hommes politiques, et obtenir des chambres plus souples après leur dissolution. Charles X ne voulait plus de la Charte et avait l’intention de réinstaller une monarchie absolue. Or, tout le monde savait qu’il y avait beaucoup d’or et d’argent dans les caveaux de la Régence d’Alger.

  • permalien Pierre :
    24 juillet 2007 @09h26   « »

    Pour être encore plus précis :

    L’affaire Bakri-Busnach - Les démêlées de deux négociants juifs avec l’administration française

    A la fin du XVIII ème siècle, deux négociants juifs algériens - Bakri et
    Busnach - détiennent le monopole du commerce des céréales dans
    la Régence (Alger) et fournissent à la France en guerre une importante quantité de blé qui reste impayée plus de 30 ans plus
    tard. Le contentieux de la dette qui s’en suit sera à l’origine du
    débarquement français en Algérie durant l’été 1830.

    le Dey Hussein (tiens ?) défendait les droits de négociants juifs d’Alger quand le chasse-mouche fatal s’est abattu.

  • permalien
    24 juillet 2007 @09h39   « »

    vous ne vous imaginez pas, quand même, que je vais réclamer à la France une créance impayée depuis plus d’un siècle ?

    Les créances de l’Algérie indépendante sont autrement plus importante.
    Et jamais les français de diverses confessions ne récupéreront quoi que ce soit.

  • permalien
    24 juillet 2007 @09h41   « »

    et pourquoi ce "tiens" ? vous vous étonnez qu’entre deux massacres de juifs, le potentat algérien (ou turc ?) protège les biens des juifs ? moi aussi. Je pense qu’il comptait largement se servir afin de s’enrichir lui même.

  • permalien
    24 juillet 2007 @09h44   « »

    « Quelque fois, rarement, j’ai supprimé certains interventions qui me semblaient franchir la « ligne rouge » du racisme. »

    Les interventions de Vvolodia/Guitl sont hors concours ?

  • permalien M. :
    24 juillet 2007 @10h05   « »

    Comme je ne maîtrise pas bien le Francais, je ne fais pas de commentaire d’habitude. Cette fois, c’est pour remercier Monsieur Gresh pour son blog.

    Et c’est aussi pour poser une question, car moi, je ne le comprend pas :

    -  Si la guerre contre l’Irak était lancée à cause de l’idéologie des USA ou de Bush (troisième guerre mondiale, colonisation, fragmentarisation...) – c’est bien difficile à comprendre, mais bon, vous le dites ici, le grand Joseph Samaha l’a dit. (Il y avait l’autre jour un commentaire sur la télé allemande expliquant que Condoleeza Rice est marqué par la génération américaine post-UDSSR, elle est tout à fait convaincu de la supériorité du modèle américain – freedom & democracy etc. qui vont un jour apporter le bonheur à tout le monde... Brev : elle croit vraiment à ce qu’elle raconte...)

    -  Et si l’Angleterre et la France y participent, c’est peut-être à cause d’un fièrement de leur passé et influence colonial. Mais le reste de l’Europe – quelle est ca raison ? Qu’est-ce qu’il profite lui ? Par exemple l’Allemagne, ou j’habite. Une analyse de l’expert Volker Perthes dit en fait, que l’Allemagne, au contraire, perd beaucoup, non seulement concernant son image au Moyen Orient, mais aussi au point de l’économie : Une pipeline avec le pétrole iranien pourra aller en Chine ou en Inde au lieu d’aller en Europe. Un grand désavantage stratégique concernant l’énergie. (si quelqu’un lit l’Allemand : http://www.swp-berlin.org/de/common...)

    Alors, pourquoi l’Europe va t’elle conforme avec une politique dont presque tout le monde dit, qu’elle est fausse et qu’elle va complètement échouer ?! Rien n’aide le terrorisme autant que cette « guerre contre le terrorisme » et l’Europe va le sentir beaucoup plus fort que l’Amérique.

     ????

    Cordialement.

  • permalien Pierre :
    24 juillet 2007 @12h44   « »

    Guitl :"vous ne vous imaginez pas, quand même, que je vais réclamer à la France une créance impayée depuis plus d’un siècle ?

    Vous faites comme vous le sentez ce sont vos créances, mais ce n’est ni le moment ni l’endroit.

    Je me permettais juste d’apporter quelques précisions au très judicieux exemple que vous avez choisi pour illustrer l’intervention américaine en Irak, l’appât du gain, et l’homonymie des victimes.

  • permalien Jean :
    24 juillet 2007 @12h56   « »

    Le fil infos de yahoo n’est pas très inspiré par la question des contrats faramineux au profit de la coalition. On y trouvera cependant un sujet sur l’allégeance de ban ki moon à bush...

    Contrôle : des matières premières, dont au premier chef le pétrole. Mais également des marchés. Un pays comme le nôtre, grand manufacturier d’armement et de technologies militaires, vient de voir saluer ses efforts pour renouer avec le pouvoir lybien. Nous aurons donc du pétrole et des marchés intéressants, bénie sois-tu Cécilia. Bonne nouvelle, alors que nous avions quelque peu loupé le train irakien.

    Bien entendu, toujours en discussion, un dénouement au Soudan. Mais la chose semble compliquée, n’est-ce pas Docteur Kouchner ?

  • permalien
    24 juillet 2007 @13h00   « »

    il me semblait, Pierre, que nous n’étions pas fait pour nous comprendre, mais à ce point.....j’aurai pu, il est vrai, commencer mon message par : "il est question des otages de la Libye". Il n’est pas question pour moi de l’irak, non pas que je me moque du problème, mais je crois que ma dernière intervention à ce sujet, c’est pour faire remarquer que les sunnites n’avaient pas voté parce qu’ils le voulaient bien, et qu’en conséquence le gouvernement et le parlement étaient légitimes.

    Et étant donné que je ne comprends pas pourquoi chiites et sunnites ne font pas alliance pour virer les américains, que tout le monde sur ce blog a l’air de trouver cela très bien et très légitime....je n’ai rien à rajouter.

    Je souhaite longue vie aux américains, et beaucoup de succès dans leur entreprise, dans ces conditions.

    Guitl

  • permalien Pierre :
    24 juillet 2007 @13h12   « »
    Le pétrole et l’Irak <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<

    Guitl :"Il n’est pas question pour moi de l’irak, "

    Mais ne s’agit pas de VOUS Guitl !

  • permalien Pierre :
    24 juillet 2007 @16h52   « »

    L’opinion de Manouchehr Mottaki, ministre des affaires étrangères iranien :

    "Les Américains ne sont pas en position pour une nouvelle guerre"

    Le point de vue des pays de la région est clair. Un débat intense a par ailleurs lieu au sein de la société américaine. Il peut mener à une décision rationnelle. Une fois qu’une décision rationnelle sera prise, toute la région en bénéficiera. La sécurité en Irak affectera la sécurité de toute la région, y compris l’Iran. A l’inverse, l’insécurité à l’intérieur de l’Irak se traduit par de l’insécurité pour l’Iran.

    Les Américains cherchent toujours des boucs émissaires quand il s’agit de l’Irak, pour imputer à d’autres l’échec de leur politique dans cette partie du monde. L’Iran a toujours été une partie de la solution, pas une partie du problème. Ces quatre dernières années, nous avons soutenu la mise en place du gouvernement irakien, la reconstruction et la régénérescence politique de ce pays.

  • permalien K. :
    24 juillet 2007 @19h01   « »

    Alors, pourquoi l’Europe se conforme-t-elle à une politique dont presque tout le monde dit, qu’elle est fausse et qu’elle va complètement échouer

    (M.)

    Je me pose la même question, M. 

    Parce que les “puissances industrielles et financières” sont étroitement intriquées des deux cotés de l’Atlantique ?

  • permalien Pierre :
    24 juillet 2007 @19h02   « »

    L’opinion des syndicats :

    « Le retrait des GI’s d’Irak ne doit pas être conditionné à la loi sur le pétrole » par David Bacon

    Hashmeya Muhsin Hussein (présidente du Syndicat irakien des travailleurs de l’électricité) : Le syndicat des travailleurs de l’électricité appartient au Syndicat général des travailleurs irakiens, et nous souhaitons la fin de l’occupation dans les plus brefs délais. Tous les syndicats irakiens le souhaitent.

    Après la chute du régime, toutes les frontières ont été ouvertes. Beaucoup de monde —des intrus— est entré en Irak. Beaucoup se réclamaient d’Al Qaïda et autres, introduisant des armes et explosifs. Il n’y avait aucun contrôle à la frontière. En tant que pays occupé, selon la résolution 1483 de l’ONU, les États-Unis sont dans l’obligation d’assurer et de protéger notre sécurité. Pourtant la première chose qu’ils ont faite était d’ouvrir grand les frontières. Compte tenu de cette expérience, nous ne nous attendons pas à être en sécurité tant que les États-Unis seront sur place.

    Certaines villes sont sûres, mais là où sont les forces US, il y a beaucoup de terreur et de sabotages. Nous voulons le départ des États-Unis. Bien entendu, cela prend du temps et ce n’est pas chose aisée. La logistique est compliquée. Toujours est-il que notre première et dernière volonté est que l’occupation cesse dès que possible.

    Faleh Abood Umara (secrétaire général de la Fédération irakienne des syndicats de l’industrie pétrolière) : Si la loi est adoptée, il n’y aura pas de reconstruction. Les États-Unis maintiendront leur hégémonie sur l’Irak.

    Les États-Unis insistent sur l’adoption de cette loi parce que leurs réserves pétrolières sont en voie de tarissement. Le dernier puits de pétrole au Texas a cessé de pomper en 2004. De nombreux documents prouvent que la production des gisements sur le sol des États-Unis connaît un rapide déclin. L’Irak ayant les réserves les plus importantes au monde actuellement, l’administration Bush essaie de contrôler notre pétrole pour soutenir l’économie états-unienne. Je pense que c’est la principale raison qui l’a motivée pour déclarer la guerre à l’Irak.

  • permalien K. :
    24 juillet 2007 @20h40   « »

    À Bernard Kouchner, « Que ferait un diplomate ? ». Par le “révolutionnaire” New York Times, hier :

    « Quand Condoleezza Rice a accédé au rang de secrétaire d’état, la pensée (pieuse) était que l’administration Bush allait finalement s’engager dans les affaires de la diplomatie. Mme Rice peut être aussi brutale et agressive que son patron, mais elle tient également à aboutir à des résultats, et le seul espoir était qu’elle se mette à la persuasion pour sauver les politiques étrangères ratées de l’administration et sa réputation.

    Deux ans et demi après nous sommes heureux de noter un succès préliminaire pour la nouvelle ère : La décision de la Corée du Nord d’arrêter son réacteur nucléaire producteur de plutonium en échange d’avantages économiques et diplomatiques certains. Mme. Rice a manoeuvré pour retenir les impulsifs du bureau de la vice-présidence assez longtemps pour permettre a son négociateur, Christopher Hill, d’arriver à l’accord en utilisant les vieilles méthodes : d’innombrables heures de négociations et une volonté de négocier avec un Président Bush qu’il a autrefois dit, « détester. »

    Malheureusement, dans la plupart des autres questions l’agressivité et l’hostilité dominent toujours. Et il y a toujours un refus confondant d’effectuer le travail diplomatique de préparation pénible mais absolument essentiel.

    Considérez l’annonce de la semaine dernière de M. Bush disant que Mme Rice présidera une réunion de paix du Moyen-Orient cet automne. (..) Néanmoins, il n’existe aucun signe qu’elle ou M. Bush aient saisi la leçon de la percée de M. Hill concernant la Corée du Nord.

    Ils refusent toujours de parler aux gens qu’ils détestent. Le mouvement militant palestinien Hamas n’est certainement pas invité à leur réunion, quoiqu’il contrôle une grande partie du territoire et de la psyché palestiniens. Et la Syrie ne fera probablement pas partie de la liste. Tous les deux méritent d’être détestés mais ont également la capacité de briser n’importe quel effort de paix, et les isoler encore plus ne peut que les inciter davantage à agir ainsi. »

    À suivre

  • permalien K. :
    24 juillet 2007 @20h44   « »

    À Bernard Kouchner (suite et fin), « Que ferait un diplomate ? ».

    « Les fonctionnaires déclarent que mme Rice et le secrétaire à la défense Robert Gates commenceront à préciser les choses quand ils visiteront la région à la fin de ce mois. Mais il a fallu à l’ancien secrétaire d’état James Baker (qui n’est pas une tarte en tant que négociateur) huit navettes épuisantes pour arriver à créer la conférence de paix de Madrid de 1991. »

    ...

    Voir en ligne : What Would a Diplomat Do ?

  • permalien K. :
    24 juillet 2007 @22h01   « »

    Aprés avoir quitté la banque mondiale dont il était le président, James D. Wolfensohn, à l’instigation de Rice, avait assumé le poste d’envoyé spécial pour le désengagement de Gaza pour le compte du Quartet du M-O à partir du 31 Mai 2005. Devant les promesses non tenues il a quitté, « frustré », son poste, avant terme le 30 Avril 2006.

    Il a été interviewé par le Haaretz le 22 de ce mois :

    Il déclare que la “feuille de route” était beaucoup plus avantageuse au départ pour les palestiniens et avait progressivement été vidée de sa substance. Le tristement célèbre Elliot Abrams est nommément cité comme un des principaux artisans de l’échec.

    Voir en ligne : ’All the dreams we had are now gone’ (Tous les rêves que nous avions ont aujourd’hui disparu)

  • permalien K. :
    25 juillet 2007 @14h17   « »

    S’il y en a un qui est bien conscient de « l’absence de mémoire » dans les informations, c’est bien Jonathan Cook. Alors Jonathan Cook répète (et affine), comme ici dans ce récent et très long interview, sur le site vineyardsaker.blogspot

    J’en traduis une toute petite partie, qui en fait est assez longue. Personne ne m’en voudra je crois.

    Le principal obstacle à une solution est la définition qu’Israël donne d’elle-même en tant qu’état juif. Ce fait est ignoré ou mésestimé dans la plupart des discussions sur le conflit. Les observateurs tendent à assumer la judéité d’Israël comme une bonne chose qui nécessite d’être protégée. C’est une approche très étrange qui ne se voit pas dans le débat sur les autres états ethniques récents : Quelqu’un peut-il imaginer :

    L’Allemagne être en encouragée a promouvoir une vision Aryenne d’elle-même, ou l’Afrique du Sud une vision Afrikaner ? Et de même peut-on imaginer une Allemagne Aryenne ou une Afrique du Sud blanche être traitées comme des partenaires raisonnables ou équilibrés par ceux qu’ils veulent exploiter ou éradiquer ? C’est l’essence du probleme auquel font face les Palestiniens.

    (..) Dans toute division éventuelle de la terre menée par Israël, qu’elle soit négociée ou plus probablement imposée unilatéralement, le critère principal sera démographique : comment garder un maximum de juifs à l’intérieur de l’état juif, et exclure un maximum de non-juifs. En théorie au moins cela pourrait aboutir a une division de la terre en deux états (même si la division se ferait en défaveur des Palestiniens), mais en pratique cela n’arrivera pas pour deux raisons qui sont liées au besoin d’Israël de protéger sa judéité.

    Premièrement, dans n’importe quelle division de la terre, Israël sera confronté au problème très sérieux de ce qu’il faut faire avec le cinquième de sa population qui est palestinienne, une communauté qui se développe beaucoup plus rapidement que la juive. Les Palestiniens à l’intérieur d’Israël ont une forme de citoyenneté israélienne très réduite (par opposition à ceux des territoires occupés qui, naturellement, n’ont aucune citoyenneté), mais de manière plus significative ils manquent d’une nationalité significative en Israël.

    À suivre

  • permalien K. :
    25 juillet 2007 @14h23   « »

    Jonathan Cook, interview, sur le site vineyardsaker.blogspot (suite)

    C’est un fait peu connu que la nationalité israélienne – qu’Israël, de manière exceptionnelle, a séparé de l’idée de la citoyenneté israélienne — n’existe pas dans un sens légal. Au lieu de cela les Israéliens sont classés selon au moins 130 nationalités différentes, y compris la « juive » et l’ « Arabe ». Ceci fait sens quand on comprend qu’Israël se considère comme l’état des juifs, pas des Israéliens. La seule nationalité qui compte en Israël est la nationalité juive. De cette façon, tous les juifs partout où ils vivent – même les non-citoyens vivant à l’extérieur d’Israël — sont des nationaux israéliens par défaut parce qu’ils sont considérés comme des nationaux juifs, tandis que les citoyens palestiniens n’ont pas de véritable nationalité parce qu’ils ne sont pas des nationaux juifs.

    Ces étranges subtilités juridiques peuvent sembler abstraites mais ils ont des conséquences très réelles. Elles encouragent actuellement un racisme contrôlé par l’état mais, dans une solution de deux états, elles prépareraient le terrain du nettoyage ethnique des citoyens palestiniens d’Israël. Quand l’Occident encourage Israël dans son projet ethnique, il donne effectivement sa bénédiction au côté sombre de l’état juif.

    Et en second lieu, dans n’importe quelle négociation sur le partage de la terre, un puissant état ethnique fait face a un faible mouvement national palestinien de libération. Israël tient toutes les cartes sauf une : la moralité de sa cause. Et pour cette unique raison, elle ne peut agir que de manière déloyale.

    Imaginons un scénario dans lequel Israël accepte véritablement la création d’un état palestinien viable. Le résultat serait qu’un genre légitime d’état (palestinien où la nationalité est basée sur la citoyenneté et le territoire) vivrait à côté d’un genre illégitime d’état (juif où la nationalité est extraterritoriale et basée sur l’appartenance ethnique).

    À suivre

  • permalien K. :
    25 juillet 2007 @14h29   « »

    Jonathan Cook, interview, sur le site vineyardsaker.blogspot (suite 2)

    En Palestine, tous ceux vivant à l’intérieur des frontières seraient autorisés à devenir des citoyens et des nationaux. En théorie au moins, ces juifs qui sont actuellement des colons vivant dans les territoires occupés pourraient devenir des nationaux palestiniens (s’ils le voulaient), de même que le pourraient les juifs qui ont épousé ou épousent quelqu’un qui est de nationalité palestinienne. En fonction des termes de la politique d’immigration de la Palestine, vous ou moi pourrions chercher à y immigrer et après une période postuler pour la nationalité palestinienne. En d’autres termes, indépendamment de la manière exacte dont cela fonctionnerait, la Palestine serait comme la plupart des autres états.

    Rien de ceci ne serait vrai d’Israël sous une solution de deux états, tant que qu’il reste un état juif. Israël continuerait à chercher des manières d’exclure ses citoyens non-Juifs de l’état, elle continuerait ses tours de passe-passe juridiques pour rendre la nationalité israélienne indissociable de la nationalité juive, et elle empêcherait tous les non-juifs de venir en Israël. Elle s’opposerait également à ses natioaux mariés avec des non-juifs, comme elle le fait aujourdhui, et selon ces comportements elle ne voudrait pas des relations entre ses nationaux et ceux de la Palestine voisine.

    En d’autres termes, dans une solution pacifique dans laquelle une vraie Palestine aurait été établie à côté d’Israël comme état juif, il apparaîtrait rapidement clairement qu’un état juif n’est pas un genre normal ou légitime d’état. La paix briserait le mythe de la normalité et de la démocratie israéliennes. Ce qui est une bonne raison en soi pour qu’Israël n’ait aucun intérêt pour la paix, ou à voir se développer un état palestinien viable. En fait, elle a toutes les raisons de saboter le mouvement national palestinien laïque et d’encourager l’extrémisme islamique, comme elle le fait depuis longtemps.

    Si la Palestine devient un état-ghetto islamique, elle mettrait à nu certaines des « anomalies » de l’état juif. Il ne peut y avoir aucun changement de la position d’Israël jusqu’à ce que son projet ethnique prenne fin, et la seule manière d’y mener est de faire campagne CONTRE Israël comme état juif et POUR une nouvelle entité politique laïque simple qui englobe les juifs et les Palestiniens en tant que citoyens égaux.

    En d’autres termes, la question de ce qu’il faut faire pour créer un état palestinien est inextricablement liée à la question de ce qu’il faut faire pour finir avec l’état juif. Il ne peut pas y avoir un état palestinien tant qu’il y a un état ethnique juif désirant le même territoire.

    À suivre

  • permalien K. :
    25 juillet 2007 @14h37   « »

    Jonathan Cook, interview, sur le site vineyardsaker.blogspot (suite et fin- de la toute petite partie de l’interview).

    Israël a passé des décennies à manœuvrer pour aboutir aux résultats auxquels nous assistons aujourd’hui dans les territoires occupés, ce qui devraient nous faire prendre conscience de l’énorme importance des derniers développements. Comme je l’ai déjà mentionné, Israel a toujours voulu réaliser deux buts dans les territoires occupés : encourager les divisions dans le mouvement national palestinien afin de l’affaiblir ; et encourager la montée de l’extrémisme islamique de sorte que le conflit puisse être re-caractérisé, c’est-à-dire passer de la caractéristique véritable qui est celle d’un conflit colonial dans lequel les autochtones, les Palestiniennes, combattent pour la récupération de leur terre — à une manifestation du « clash des civilisations » dans lequel Israël est du côté de la civilisation et les Palestiniens/musulmans du côté de la barbarie.

    En fait à travers cette partie on voit très bien que le projet d’atomisation des Etats Moyens-orientaux, c’est à dire de création d’une multitude de petits états sur une base sectaire, servirait de légitimation morale à l’Etat juif.

    J’espère qu’un site prendra l’initiative de rapidement traduire l’ensemble de l’interview, sinon je risque d’avoir des démangeaisons. D’autant plus qu’il y a encore bien des choses passionantes.

  • permalien Sébastien :
    25 juillet 2007 @17h25   « »

    Bonjour,

    Je veus bien comprendre que l’on s’indigne qu’il existe un état juif, mais alors il faudrait aussi s’indigner qu’il existe des républiques islamiques.

    Un Etat basé sur la Charia discrimine les non-musulmans, ( il est par example interdit à une musulmane d’épouser un non musulman ), et les lois israéliennes sur la terre ne sont pas plus scandaleuses que la loi jordanienne interdisant sous peine de mort de vendre une terre à un juif.

    Ces lois doivent être comprisent dans un contexte politique précit et seul les peuples concernés peuvent les changer.

    Si nous disons Etat juif = Etat raciste alors il faut dire :

    - "Iran = racisme les juifs ne pouvant pas devenir officiers dans l’armée."

    - "Liban = racisme les palestiniens étant discriminés au pays du Cédre."

    - Toute république islamique devrait être considérée comme raciste.

    Un tel raisonement choquerait des millions de personnes et montrerait une profonde ignorance de la culture musulmane.

    Un état juif est aussi légitime qu’une république islamique, et je dis cela alors que je ne me reconnaît pas dans le Gouvernement israélien.

    Ce sont les peuples qui peuvent changer la nature de leur Gouvernement et de leur Etat. Par respect pour l’histoire des pays du Proche Orient, ( et du reste de la terre ), jamais je ne dirais Etat juif = racisme, ou Etat islamique = racisme.

    PS que les libanais m’excusent je ne dirait jamais Liban = racisme car je ne suis jamais allé dans ce pays, je n’ai pas le vecu et la sensibilité d’un libanais. Les lois du Liban sont le friut d’une histoire qui n’est pas la miene, et c’est valable pour tous les pays du monde, ( fauf la France car je suis français ).

    Sébastien

  • permalien Sébastien :
    25 juillet 2007 @17h28   « »

    Je fais une distinctions entre le combat contre la colonisation des territoires occupés depuis 1967 et le carctére juif du pays qui les occupent.

    Sébastien

  • permalien K. :
    25 juillet 2007 @18h38   « »

    Sébastien,

    Il y a officiellement 4 républiques islamiques. Et je ne sais pas si en dehors de l’Iran il y existe des juifs. De toute façon pourquoi ne parlez-vous que de la seule discrimination envers les juifs ? Il peut y avoir une discrimination envers les chrétiens ou les Bahai par exemple.

    Pour le reste il s’agit, si possible, de bien cadrer le sujet qui est celui d’états “ethniques”.

    1 - Le Liban n’est pas un état islamique.

    2 - Le Liban ne discrimine pas du tout les libanais d’origine palestinienne, ni d’ailleurs les libanais non arabes (exemple des arméniens) contrairement aux israéliens juifs qui discriminent les israéliens non-juifs. Autrement dit le Liban n’est également pas un état ethnique.

    3- Les Etats islamiques, contrairement à Israel, ne sont pas considérés comme des etats démocratiques.

    "Iran = racisme les juifs ne pouvant pas devenir officiers dans l’armée."

    "Liban = racisme les palestiniens étant discriminés au pays du Cédre."

    Toute république islamique devrait être considérée comme raciste.

    Un tel raisonement choquerait des millions de personnes et montrerait une profonde ignorance de la culture musulmane.

    Je ne sais pas si vous vous rendez compte du racisme qui sous-tend vos propos, et de votre profonde « ignorance de la “culture” musulmane »

  • permalien
    25 juillet 2007 @19h30   « »

    simple, quand un musulman veut faire taire un non musulman, il l’accuse de racisme.
    Pourquoi 4 républiques islamiques ? Etats islamiques, ce serait plus simple à chercher, et la liste est....conséquente.

    La liste qui suit comprend les Etats membres de l’Organisation de la Conférence Islamique (par conséquent du Centre d’Ankara), par ordre alphabétique de leurs noms génériques mais sous leur forme officielle et avec leurs dates d’adhésion. Les membres fondateurs sont aussi indiqués. Pour les notes indiquées par des astérisques, veuillez voir la fin du tableau. Actuellement, l’OCI regroupe 57 pays.

    http://www.sesrtcic.org/french/oic/oicaccda.shtml

    L’ONU compte actuellement 192 États membres - est-ce que cela veut dire que 57 d’entre eux sont musulmans ? je pense que c’est le minimum. Dans ces conditions, on comprend pourquoi Israël se moque des décisions onusiennes.....

    Guitl

  • permalien
    25 juillet 2007 @20h35   « »

    K. : "Le Liban ne discrimine pas du tout les libanais d’origine palestinienne"

    vous rigolez ?

  • permalien Sébastien :
    26 juillet 2007 @10h27   « »

    Bonjour,

    K vous avez écrit : "Je ne sais pas si vous vous rendez compte du racisme qui sous-tend vos propos, et de votre profonde « ignorance de la “culture” musulmane » _ ????????

    Je dis que si un pays ce déclare islamique ou juif IL FAUT VOIR SON HISTOIRE AVANT DE LE JUGER. Ou est donc le racisme ?

    Vous savez mieux que moi qu’au Liban des dizaines de métiers sont interdit aux palestiniens, des palestiniens m’ont dit qu’il leur est interdit d’acheter un appartement à Beyrouth.

    Mais je n’ignore pas le fragile équilibre confessionel de ce pays, les conditions dans les quelles les palestiniens y sont arrivé, et que les pays arabes ne veulent pas que la diaspora palestiniene s’implante, alors que les israéliens en rêvent, notament au Liban.

    C’est pour cela que des des lois spéciales visent les palestiniens au Liban.

    J’ESSAYE DE M’INFORMER ET D’EVITER LES RAISONEMENT SIMPLISTES.

    Sébastien

  • permalien
    26 juillet 2007 @13h07   « »

    ǝʇıɐɟép ɐl ǝp ǝsuɐp ɐl

    Comme l’a montré dans son dernier ouvrage le penseur américain d’origine libanaise Walid Phares (The War of Ideas, Palgrave McMillan, 2007), le monde ne se trouve pas au milieu d’une « guerre des civilisations », mais d’une longue guerre entre deux systèmes de valeurs, qui se croient tous deux universels et veulent se répandre à travers toutes les civilisations.

    ICI

    GUITL

  • permalien Ana :
    27 juillet 2007 @10h52   « »

    K : "J’espère qu’un site prendra l’initiative de rapidement traduire l’ensemble de l’interview, sinon je risque d’avoir des démangeaisons. D’autant plus qu’il y a encore bien des choses passionantes."

    L’intégrale de l’intervieuw de Jonathan Cook, sur www.info-palestine.net

  • permalien christian allard, vaucluse :
    5 août 2007 @22h59   « »

    Les palestiniens sont discriminés en Israël, "évidemment", mais aussi au Liban, en Syrie et en Jordanie !! (je le sais pour les avoir rencontrés sur place - sauf en Israël..-). Le "moins pire" comme conditions sociales en général, c’est la Jordanie.

    christian allard

  • permalien apol :
    13 août 2007 @18h57   «
    Remerciement

    Merci beacoup de votre blog, M. Gresh, je le lis avec beaucoup d’intérêt !

    J’avais lu votre livre "L’Islam, la République et le Monde" et je l’avait beaucoup aimé. En suite je vous ai cherché sur internet et j’étais très heureux de vous retrouver dans ce blog. Je le lis regulièrement et j’ai le sentiment de vous rencontrer personnelment à chaque fois... Pour moi votre pensée est une île d’humanisme dans un océan de fascistes ("fasciste" est peut-être un mot très fort pour être pris au sérieux, mais comment décrire autrement la pensée de tant d’intelectuels, en France et ailleurs ?)

    Je lis regulièrement aussi les nouvelles de Uri Avnery. Je n’ai jamais trouvé des références d’un de vous deux à l’autre, je me demande pourquoi... Pour moi ses articles ont une qualité qui méritait être réproduits dans la presse occidentale, mais je ne les ai trouvés nulle part.

    Quand on parle d’humanisme je pense tout de suite à vous, à votre travail, à vos textes. Je pense à cette mère juive qui interviewée dans Route 181, d’Eyal Sivan et Michel Khleifi. J’espère que la revoir vous fera plaisir :

    http://www.youtube.com/watch?v=Xqzg...

    J’espère vous voir continuer votre combat et résister aux pressions !

    Cordialment,
    apol

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