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Lobby, Irak et ventes d’armes

jeudi 16 août 2007, par Alain Gresh

Censure et lobby pro-israélien

La critique du lobby pro-israélien est un exercice risqué aux Etats-Unis. Deux universitaires, Stephen Walt et John Mearsheimer, auteurs d’un rapport très détaillé sur le rôle du lobby, publié à la mi-mars 2006, devaient parler devant le Chicago Global Affairs Council le 27 septembre 2007 (pour présenter leur livre qui sort en septembre sur le même sujet ; le livre paraît en France à la fin du mois de septembre aux éditions La Découverte, sous le titre Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine). Ils viennent d’être informés qu’ils ne pourraient pas le faire, à moins d’accepter la présence d’un « contradicteur », ce qui est contraire aux usages du conseil qui les a invités. Dans une lettre à ce conseil, les deux universitaires écrivent :

« Le 24 juillet Marshall Bouton, président du Conseil de Chicago, a téléphoné à l’un d’entre nous (Mearsheimer) et l’a informé qu’il annulait l’invitation. Il a dit qu’il se sentait "extrêmement peu à l’aise pour faire ce type d’appel" et que sa décision ne reflétait pas ses vues personnelles sur le sujet de notre livre. Au contraire, cette décision était fondée sur la nécessité de "protéger l’institution". Il a expliqué qu’il avait un sérieux "problème politique", parce que des individus seraient fâchés s’il nous donnait la possibilité de parler et cela aurait des conséquences très négatives sur le Conseil. "Ce sujet est tellement sensible, affirma Marshall, qu’il ne pouvait être présenté au conseil que si quelqu’un de "l’autre bord" – comme Abraham Foxman de l’Anti-Defamation League – était à la tribune avec nous. Au moins, il fallait que puissent s’exprimer des “contending viewpoints.” Mais il a aussi ajouté qu’il était trop tard pour changer le format (...). Et il a montré peu d’intérêt à l’idée de faire quoi que ce soit avec nous en 2008 ou au-delà. » (...)

« En fait, nous ne développons pas une position extrémiste. Notre livre ne met pas en question le droit d’Israël à exister et ne dépeint pas les groupes pro-israéliens aux Etats-Unis comme faisant partie d’une espèce de conspiration pour "contrôler" la politique étrangère des Etats-Unis. Au contraire, il décrit ces groupes et ces individus – des juifs et des non-juifs – comme, simplement, un groupe d’intérêt efficace dont les activités ne sont pas très différentes du lobby des armes, du lobby agricole ou d’autres lobbies ethniques. Ses activités sont donc aussi américaines que la tarte aux pommes. Mais nous affirmons qu’elles ont abouti à la mise en œuvre de politiques qui ne sont pas conformes à l’intérêt national américain. Nous disons aussi que ces politiques peuvent être, de manière non voulue, néfastes pour Israël. Et que d’autres choix seraient meilleurs pour les Etats-Unis et pour Israël. » (...)

« En conclusion, et c’est le plus important, nous pensons que la décision d’annuler notre venue est contraire au principe d’une discussion ouverte qui est à la base de la démocratie américaine et qui est si essentiel pour maximiser les chances que notre pays poursuive une sage politique internationale. Nous pensons que nous sommes en présence d’un cas où une poignée de gens qui ne sont pas d’accord avec nous ont utilisé leur influence pour intimider Marshall et l’amener à revenir sur l’invitation qui nous avait été faite de manière à ce que les membres du conseil n’entendent pas ce que nous avons à dire sur la politique israélienne, sur les relations des Etats-Unis avec Israël et sur le lobby lui-même. » (...)

Quand Cheney s’opposait à l’invasion de l’Irak

Dans un entretien donné en 1994 et disponible sur Youtube, Dick Cheney, qui n’était pas encore vice-président de George W. Bush, mais travaillait pour la société pétrolière Halliburton, expliquait la décision prise en 1991 par Bush père de ne pas aller jusqu’à Bagdad après le départ des forces irakiennes du Koweït (Cheney était alors secrétaire à la défense).

Il explique que les troupes américaines ont eu raison de ne pas aller jusqu’à Bagdad, « car alors nous aurions été tout seuls. Il n’y aurait eu personne d’autre avec nous. Cela aurait été une occupation américaine de l’Irak. Aucune des armées arabes qui combattaient avec nous au Koweït ne voulait envahir l’Irak ».

« Une fois que vous êtes en Irak et que vous en prenez le contrôle, que vous renversez le gouvernement de Saddam Hussein, alors qu’est-ce que vous allez mettre à sa place ? C’est un lieu très instable et si vous renversez le gouvernement central, vous pouvez voir l’Irak éclater en morceaux : une partie que les Syriens voudront prendre à l’0uest, une partie à l’Est que les Iraniens revendiqueraient. Au Nord, vous avez les Kurdes, et si les Kurdes se détachent et s’allient aux Kurdes de Turquie, alors vous menacez l’intégrité territoriale de la Turquie. C’est un cauchemar si vous allez aussi loin et tentez de prendre l’Irak. »

Et il conclut en évoquant le fait que les Américains n’étaient pas prêts à accepter le nombre de morts que supposait une telle opération.

Des armes américaines pour la région

Le 16 mai, les Etats-Unis, représentés par Nicolas Burns, sous-secrétaire d’Etat, et leur ambassadeur en Israël Richard Jones, et Israël, représenté par Stanley Fischer, directeur de la banque centrale, ainsi que d’autres responsables du ministère des affaires étrangères et de la défense, ont signé un accord de dix ans sur la coopération militaire entre les deux pays. L’aide américaine est portée à 3 milliards de dollars par an (rappelons que l’aide économique, qui se montait à 1,5 milliard de dollars par an depuis la signature des accords de Camp David entre l’Egypte et Israël, a été progressivement supprimée). Interrogé par Al-Jazeera au cours de la cérémonie, Burns a affirmé qu’aucune condition n’était attachée à cette aide (c’est-à-dire qu’Israël n’avait pris aucun engagement pour faire avancer le « processus de paix »).

Il y a quelques semaines, le gouvernement américain avait annoncé cette augmentation substantielle de l’aide militaire américaine et la vente d’armes aux pays du Golfe (et en premier lieu à l’Arabie saoudite) pour 20 milliards de dollars. Ces armes seront payées par les monarchies du Golfe. Cette vente devra être entérinée par le Congrès américain, mais déjà de nombreux élus ont fait savoir qu’ils s’y opposeraient car ils craignent de voir ces armes tomber aux mains des extrémistes.

Ces ventes s’inscrivent dans la stratégie américaine de créer un grand front anti-iranien, front qui regrouperait Israël, les Etats-Unis, les pays du Golfe, l’Egypte et la Jordanie. On peut douter du succès d’une telle stratégie tant que dure l’impasse palestinienne.

49 commentaires sur « Lobby, Irak et ventes d’armes »

  • permalien Palestine :
    16 août 2007 @19h08   »

    Je suis pas sur non plus que ce livre recoive un tres bon accueil en France tellement la question est sensible. Pourtant le debat est plus que necessaire ; l’unilateralisme americain et son soutien inconditionel vis a vis de la politique israelienne n’est en rien une solution pour la paix au Proche-Orient (la preuve ; la guerre dure depuis 60 ans). Il faut a tout prix que les institutions americaines se detachent du lobby pro-isralien et exigent le retrait d’Israël des territoires occupés. C’est d’ailleurs ce que demande l’ONU depuis 1967 (resolution 242). Comment voulez-vous ensuite que l’ONU soit credible si ces resolutions ne sont pas respectees ? Il faut donc une remise en question importante du gouvernement des Etats-Unis si l’on veut un jour voir la paix en Palestine/Israel.

    VIVE LA PALESTINE LIBRE !!!!

  • permalien Anièry :
    16 août 2007 @21h13   « »
    Norman Finkelstein

    Cela rappelle l’incroyable campagne des lobbies pro-Israël aux Etats-Unis qui ont réussi à faire renvoyer le Prof. Norman Finkelstein, universitaire juif qui ose critiquer la politique d’Israël.

    Voir en ligne : Une attaque contre la liberté de recherche.

  • permalien K. :
    16 août 2007 @22h14   « »

    J’espère que vous avez passé de bonnes vacances M. Gresh.

    Il faut préciser que “l’aide militaire” ne va pas qu’aux pays du Golfe (pour qui elle reste donc virtuelle). Il y a aussi des armes pour une valeur de 30 milliards de dollars US qui vont aller (très concrètement) à Israel.

    Quelques uns de ces milliards iront pour la fabrication du " Dôme de fer", dont le nouveau ministre de la défense, Ehoud Barak fait sa priorité pour neutraliser la menace des roquettes du Hezbollah lors de la prochaine guerre qu’Israel envisage de déclencher contre le Liban dès qu’elle aura "appris les leçons" de la dernière guerre. Dernière guerre que le Haaretz, soit dit en passant, reconnait avoir été « initiée par Israel ».

    Enfin tout ceci et bien plus encore est expliqué dans la dernière analyse de JONATHAN COOK sur counterpunch.

    Concernant l’aide américaine sans contrepartie à Israel, elle a le mérite de la franchise. Mieux vaut ça que ce que Henry Siegman qualifie de “duperie la plus spectaculaire dans l’histoire diplomatique moderne” (traduit en partie dans nouvelles d’Orient)

  • permalien Nicolas Krebs :
    16 août 2007 @22h40   « »

    « Ils viennent d’être informés qu’ils ne pourraient pas le faire, à moins d’accepter la présence d’un "contradicteur" »

    Je ne pense pas que cela soit condamnable définitivement. Les effets seraient considérables si les militants de gauche obtenaient la réciprocité, et si chaque émission de chaque chaine de télévision conservatrice états-unienne devait « accepter la présence d’un contradicteur ». Imaginez Ann Coulter obligée de partager chacune de ses émissions avec Michael Moore ; les sermons des télévangélistes interrompus par un juif déclarant que non, assassiner tous les juifs qui ne se sont pas convertis, ce n’est pas une bonne chose ; les publicités Mattel entrecoupées de messages d’association de protection de l’enfance.

    Voir en ligne : Quand les lobbies (dé)font les lois

  • permalien K. :
    16 août 2007 @23h09   « »

    En fait cette histoire de “contradicteur” n’est qu’un prétexte, puisqu’on pourrait simplement différer cette conférence pour permettre au dit contradicteur de se présenter. Or comme le dit Rachel Bronson, “vice presidente pour les programmes et les études du Chicago Council” « il n’est pas prévu de laisser les auteurs s’exprimer à une date ultérieure ».

  • permalien guitl :
    16 août 2007 @23h15   « »

    Tant de beaux dollars pour la fabrication d’un " Dôme de fer", qui d’ailleurs n’est pas encore opérationnel quelle tristesse !

    Lequel dôme de fer sera certainement acheté par l’armée américaine, après qu’Israël l’aura testé.Par conséquent, les américains paient pour un laboratoire qui développe leur armement. Et comme d’habitude, puisque les américains auront financé cette merveille, ils interdiront qu’Israël la vende aux chinois par exemple.

    Que "d’autres" en fasse autant, ils auront droit également à cette pseudo-subvention.

    Israël représente pour les Etats-Unis un laboratoire dont ils profitent largement.

  • permalien guitl :
    16 août 2007 @23h28   « »

    Ah, Ninive, et Babylone !! villes que les prophètes d’Israël ont maudites !

    Est-ce pour leur obéir que les sunnites (pensent-on) ont commis ces attentats atroces, plus de 250 morts, dans la province de Ninive, en Irak ?

    Est-ce parce que les victimes sont en majorité des yézidis – des partisans d’une croyance minoritaire pré-islamique (le Monde du 15.08.7) que personne sur ce blog ne les plaint ?

    Ou est-ce parce que les assassins ne sont pas ces affreux sionistes que vous haïssez tant ?

    Messieurs Mesdames, votre pitié est bien sélective, si on peut appeler cela pitié.

  • permalien Ana :
    16 août 2007 @23h35   « »

    Dites, ils ont battu à mort un jeune juif de 19 ans, à coup de gourdin, de crosses de fusil et de coups de pieds portés à la tête...

  • permalien JYC :
    17 août 2007 @08h50   « »

    ATTENTION, CE N’EST PAS UN JEUNE JUIF QUI A ÉTÉ TUÉ MAIS UN JEUNE PALESTINIEN QUI A ÉTÉ TUÉ PAR DES SOLDATS ISRAÉLIENS

  • permalien Pierre :
    17 août 2007 @10h35   « »

    Ce qui est intéressant dans l’argumentation de Nicolas Burns pour justifier l’augmentation des crédits militaires à Israël, c’est la volonté arrogante de provoquer l’opinion internationale :

    Pour lui, cet accord est "un investissement dans la paix que l’on ne pourra atteindre sans qu’Israël soit fort", il vient récompenser 20 lamentables années d’échecs croissants : "Il ne fait aucun doute, d’un point de vue américain, que le Moyen-Orient est plus dangereux aujourd’hui qu’il ne l’était il y a dix ou vingt ans, et qu’Israël est confronté à une menace croissante", et martèle avec cynisme la propagande hypocrite de gouvernement israélien :"l’une des priorités majeures de notre gouvernement sera de contribuer à faire valoir un accord de paix entre Israël et les Palestiniens". tout en réaffirmant la volonté hégémoniques des États-Unis, via Israël sur la région :"Inutile de dire, compte tenu de la situation difficile d’Israël, dans une région très violente et instable, que son avantage militaire va dans l’intérêt de notre pays, et que nous nous y engageons".

    Nous sommes là au chœur de la rhétorique néo-concervatrice, qui veut qu’on détruise la démocratie au nom de la démocratie, qu’on stigmatise les croyants au nom de la religion, qu’on tue au nom de la paix.

  • permalien guitl :
    17 août 2007 @11h37   « »

    Tekoa...c’est un triste endroit. C’est dans les collines de Tekoa que les arabes ont lapidé à mort deux enfants juifs d’une douzaine d’années.

    Bon, quand on arrivera à 250 morts à Tekoa, lapidés par Tsahal, on pensera à plaindre les assassinés de l’islam chiite ou sunnite.

    Pour l’instant, Ana n’en a rien à fiche, n’est-ce pas, Ana ?

    Il n’y a que les morts musulmans tués par des juifs, dont vous avez pitié?

  • permalien
    17 août 2007 @11h38   « »

    Ce qui est intéressant dans l’argumentation de Nicolas Burns pour justifier l’augmentation des crédits militaires à Israël, c’est la volonté arrogante de provoquer l’opinion internationale :

    c’est vous, l’opinion international ??? lol

  • permalien Pierre :
    17 août 2007 @12h00   « »

    Impuissance coupable au Proche-Orient

    La mission de Blair est d’autant plus difficile qu’aux yeux d’une grande partie de l’opinion et des dirigeants arabes, il est suspect pour avoir soutenu l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis et pour avoir appuyé malgré tout l’unilatéralisme d’Israël. A moins que Tony Blair ne parvienne à redonner une perspective politique au Proche-Orient. Ce qui semble une tâche titanesque. Car elle suppose un changement de cap à l’égard des modérés du Hamas.

    Voir en ligne : Comment le monde a enterré la Palestine

  • permalien
    17 août 2007 @13h42   « »

    Ce qui est intéressant dans la pseudo argumentation de Guitl, c’est son acharnement à essayer de tourner en dérision toute argumentation solidement charpentée, comme par exemple celle de Pierre dans son avant-dernier poste.

    Les ficelles de plus en plus grosses de la “Hasbara” médiatique étant de moins en moins digestes, Guitl et ses acolytes réagissent dans un esprit qui n’est pas différent de celui du Lobby pro-israélien : faire taire tout le monde, dans l’espoir que la seule nourriture disponible soit la leur. C’est tout ce qui leur reste : espérer que le système digestif humain s’adaptera à cette nourriture indigeste.

  • permalien Ana :
    17 août 2007 @14h29   « »

    "ATTENTION, CE N’EST PAS UN JEUNE JUIF QUI A ÉTÉ TUÉ MAIS UN JEUNE PALESTINIEN QUI A ÉTÉ TUÉ PAR DES SOLDATS ISRAÉLIENS"

    Ah, bon… ! Merci à JYK pour cet erratum. Et en majuscules.

    Pour celles et ceux qui auraient raté la dernière marche de la section précédente du blog d’Alain Gresh, je renouvelle mon invitation à « passer à travers les murs » en compagnie d’Eyal Weizman.

    Bonne promenade à quiconque l’entreprend.

    Eyal Weizman dirige le Centre for Research Architecture à Goldsmiths College, Université de Londres. Co-commissaire de l’exposition « Une occupation civile. La politique de l’architecture israélienne » et codirecteur du livre du même nom (disponible en français). Ces différents projets émergent de ses recherches dans le domaine des droits de l’homme. Rejetés par Association des architectes israéliens, ils ont été montrés par la suite dans le cadre de l’exposition « Territories » à New York, Berlin, Rotterdam, San Francisco, Malmö, Tel-Aviv et Ramallah.

  • permalien guitl :
    17 août 2007 @14h57   « »

    Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle ! car sa méchanceté est montée jusqu’à moi.

    Ninive, 400 morts. Les chiffres ne sont pas à la baisse.

  • permalien
    17 août 2007 @15h46   « »

    Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle ! car sa méchanceté est montée jusqu’à moi.

    Tant que tu seras debout, pitre, fait un détour par Byblos, il y a 1300 victimes à pleurer.

    Voir en ligne : Il faut dire NON aux chasseurs de Goliath - Gilad Atzmon

  • permalien Ana :
    17 août 2007 @17h28   « »

    On pourrait croire qu’il n’y a pas de lien de cause à effet entre mon précédent post et celui-ci, ou encore entre « Lobby, Irak et ventes d’armes », titre de cette nouvelle section du blog Nouvelles d’Orient, et ce qui va suivre. Pourtant je pense que si, comme Claude Roy qui déclarait : « Je touche à tout parce que tout se tient. »

    « C’est en apprenant que des élus du Congrès ou leurs collaborateurs avaient eux-mêmes écrit leur notice biographique sur l’encyclopédie libre Wikipédia que Virgil Griffith, un étudiant américain – qui avait déjà révélé les failles de différents systèmes informatiques –, s’est attelé l’an dernier à créer le WikiScanner, mis en ligne lundi 13 août. Ce logiciel, qui croise différentes bases de données, permet à tout internaute de trouver à quels organismes ou entreprises appartiennent les adresses IP des ordinateurs d’où ont été modifiées anonymement des notes de l’encyclopédie libre. Et, en comparant ainsi deux versions d’une notule, de constater qu’un utilisateur du réseau informatique d’une entité a modifié ou supprimé des passages qui le gênaient. » (…)

    « Du côté des autorités, des modifications ont été effectuées depuis des adresses IP de la CIA, mais elles sont plutôt marginales selon Wired. Plutôt que de tenter de relever lui-même toutes les modifications "honteuses", le site a sollicité ses visiteurs, qui soumettent des cas et désignent ceux qui leur paraissent les plus ou les moins scandaleux. On y lit ainsi (...) qu’un membre du réseau informatique du gouvernement israélien a tenté de supprimer toute la note concernant le "mur" construit pour séparer l’Etat hébreu de la Cisjordanie. » (...)

    On apprend « encore qu’un membre du Parti républicain a remplacé "armée d’occupation" par "armée de libération" pour évoquer la coalition emmenée par les Etats-Unis en Irak. Les scientologues, eux, œuvrent à supprimer toute critique à leur encontre. On découvre également qu’une phrase affirmant que le système de Microsoft MSN Search est "un rival majeur de Google" émane justement de l’agence chargée des relations publiques de Microsoft. »

    Ces entreprises et organismes qui modifient Wikipédia dans leur intérêt - Claire Ané, Le Monde du 16 août 2007

  • permalien zaza a montreal :
    17 août 2007 @17h34   « »

    c’est tellement horrible de comparer le nombre des victimes d’un camp ou d’un autre... et tellement demago aussi... a ce petit jeu, il y a un an quasiment, on peut tout autant comparer les pertes libanaises (humaines, et aussi infrastructures)et celles israeliennes... ou encore remonter jusqu’a 1948, et ainsi faire tout un inventaire des pertes d’un cote comme de l autre... deplace, surtout que les Palestiniens subissent toujours un apartheid implacable... cette hegemonie isrealienne est generatrice de haine, et d’horreurs..... indefendable et fasciste.

  • permalien Pierre :
    17 août 2007 @18h05   « »

    Extrait du discours d’adieu du Président Dwight D.Eisenhower (17 janvier 1961)

    « L’imbrication entre une institution militaire immense et une importante industrie de l’armement est quelque chose de nouveau dans l’expérience américaine. Son influence globale, sur le plan économique, politique, et même spirituel, se fait sentir dans chaque ville, chaque bureau du gouvernement fédéral. Nous reconnaissons que ce développement est une nécessité impérative. Cependant, nous ne pouvons pas ignorer ses graves implications. Notre labeur, nos ressources et nos moyens d’existence sont concernés comme la structure même de notre société.

    Dans les conseils de gouvernement, nous devons nous prévenir contre l’acquisition de toute influence injustifiée, voulue ou non, du complexe militaro-industriel. La possibilité de l’ascension désastreuse d’un pouvoir diffus existe et persistera.

    Nous ne devons jamais permettre à cette combinaison de peser sur nos libertés ou nos procédures démocratiques et de les mettre en danger. Nous ne devons rien tenir pour acquis car seule une citoyenneté vigilante et informée peut pousser au maillage correct entre une gigantesque machine militaire et industrielle de la défense et nos méthodes et buts pacifiques, de telle sorte qu’ensemble la sécurité et la liberté puissent prospérer. »

  • permalien K. :
    17 août 2007 @18h09   « »

    Ventes d’armes

    The Swoop : Iran : Containment and Deterrence, not Confrontation? :

    « ..la semaine dernière nous avons fait part d’indications en faveur d’un changement de la politique américaine envers l’Iran qui insiste plus sur une politique qui revient à « décourager et contenir » et qui mise sur le long terme. L’aspect dissuasif est apparu avec le développement d’une nouvelle génération d’armes nucléaires telles que la "Reliable Replacement Warhead".

    Concernant la retenue, cette stratégie implique le renforcement des contrepoids régionaux à l’Iran comme Israel et l’Arabie Saoudite de sorte que, même si l’Iran arrive a acquérir une arme nucléaire, ses options soient sévèrement limitées. Les fonctionnaires américains nous disent que l’aide militaire accrue annoncée le 30 juillet pour la région devrait être vue à cette lumière. « Nous signalons à Téhéran qu’il ne pourra pas dominer la région - même s’il développe des armes nucléaires, » nous a commenté un fonctionnaire du Pentagone. De plus, la nouvelle aide exigera une présence militaire renforcée des USA dans les pays du Conseil de Coordination du Golfe - un autre moyen de contrôle des ambitions iraniennes.

    Tandis que les idées de retenue retiennent de plus en plus l’attention, l’administration n’est pas unie sur sa politique Iranienne. Des fonctionnaires associés au vice-président Cheney croient que les mesures économiques et diplomatiques sont insuffisantes. Au lieu de cela ils préconisent une action militaire avant la fin de l’administration Bush. À court terme, ils veulent une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui, à côté de sanctions économique plus dures, permettrait aux américains d’embarquer des navires en direction des ports iraniens. En agissant dans ce sens, ils espèrent déclencher un incident international qui mènerait à l’action militaire. Nos contacts indiquent que cette idée n’est pas en train de gagner du terrain mais, comme ils nous le déclarent : “Cheney n’a pas abandonné son but d’attaquer l’Iran”. »

  • permalien K. :
    17 août 2007 @18h21   « »

    Ventes d’armes

    IPS, Thalif Deen :

    « Quand l’Amérique vend des systèmes d’armes dernier cri aux nations arabes, il fournit invariablement des armes bien plus mortelles et sophistiquées à son allié immuable, Israël, afin d’aider à contrer la puissance de feu de ses voisins.

    Ainsi, quand l’Egypte obtient des chars de combat Abrams M60A3 et M1A1, Israël obtient le TOW-2A et des missiles antichar Hellfire pour faire sauter les véhicules égyptiens — en cas de confrontation militaire entre les deux pays liés actuellement au traité de paix de camp David de 1979.

    De même, quand les Etats-Unis fournissent à contrecoeur des avions de combat F-15 Mcdonnell Douglas à l’Arabie Saoudite, Israël est armé avec des missiles air-air Sidewinder et Sparrow ou des missiles terre-air Hawk et Stinger pour abattre les avions saoudiens fournis par les États-Unis. »

  • permalien Pierre :
    17 août 2007 @19h08   « »

    De quoi relativiser les justifications des grandes causes meurtrières :

    L’excellent historien Gabriel Kolko a publié un texte court, incisif, dépouillé de toute passion excessive et certainement marqué d’un fatalisme résigné. Cet adversaire de la politique interventionniste et belliciste des USA nous décrit une situation (celle des USA) qui est celle de la civilisation occidentale dans son système actuel, — évidemment largement inspiré des USA, mais nullement exclusivement. On dirait plutôt que les USA ont porté au comble et à l’extrême toutes les contradictions internes du système. Il est bien entendu question d’un système que les hommes ne contrôlent plus, et dont personne ne peut réellement être tenu pour le responsable central ou le manipulateur machiavélique, et qui est même l’objet de critiques constantes et lucides de l’intérieur de lui-même.

    "Les lobbies de l’armement ne sont pas seulement très puissant à Washington, mais ils créent dans tous les états des emplois indispensables, et les dépenses militaires permettent de maintenir l’économie a flot.

    Les fabricants d’armes font de l’argent sans se soucier de savoir si le Pentagone gagne ou perd ses guerres - et faire de l’argent est leur objectif principal. C’est certainement un facteur essentiel, même si c’est loin d’être la seule explication, du pourquoi les États-Unis interviennent là où ils ne devraient pas"

    Voir en ligne : L’impasse mécaniste

  • permalien K. :
    17 août 2007 @20h19   « »

    - Les conseils de Dick Cheney à l’oncle Sam : Le moment est venu d’acheter.

    - Vote sur Al Jazira en langue arabe : « Etes-vous pour le contrat d’armes des pays du Golfe afin de faire face à l’Iran? » NON : 76%. On comprend pourquoi Al-Jazira « demeure le plus grand défi médiatique à l’Arabie Saoudite »

  • permalien guitl :
    17 août 2007 @22h25   « »

    "Zaza" Vous aussi vous vous moquez du nombre de morts des derniers attentats ? Ce blog est destiné à faire le compte uniquement des décès d’arabes tués par Tsahal, alors espérez une prochaine guerre. Je pense ne pas être la seule à constater que les morts arabes tués par d’autres arabes vous importe peu, car c’est la haine des juifs qui motive votre pitié envers eux.

    Etonnant, Monsieur Gresh, votre pitié est donc bien sélective, à vous aussi ?

  • permalien K. :
    18 août 2007 @01h19   « »

    Le complexe militaro-industriel permet de maintenir l’économie américaine à flot dit Gabriel Kolko, cité par Pierre. Mais jusqu’à quand ? Ou à quel prix ?

    « Les États-Unis sont le pays le plus endetté de la planète. [L]a dette nette pourrait atteindre 7 000 milliards de dollars lorsque George W. Bush quittera la Maison-Blanche. »

    À quoi est du cet endettement ? Tout part du déficit budgétaire américain qui lui-meme est essentiellement du aux dépenses militaires américaines comme l’affirme Claude Julien en 1985 : Washington comble son déficit budgétaire en empruntant sur le marché financier, d’où une augmentation du taux d’intérêt américain qui a pour conséquence un afflux de capitaux étrangers qui financent donc la dette américaine. Alors, “Quand l’Amérique s’enrhume, le reste du monde éternue”.

    Le reste du monde ? Christoph Bertram cité par Claude Julien : "Au cours des quatre dernières années, les Etats-Unis ont dépensé près de 1 000 milliards de dollars pour la défense (...) et sont aujourd’hui militairement plus forts qu’ils ne l’ont été pendant ces nombreuses années où leur statut de superpuissance ne faisait pas question (...). Pourquoi donc douterait-on aujourd’hui de leur statut de superpuissance ? Parce que la force militaire n’y suffit pas (...). De gros déficits budgétaires sont maintenus sans la moindre considération pour leurs effets sur les pays en voie de développement ou sur les partenaires plus prospères de l’Amérique (...). La triste vérité est que l’Amérique a renoncé, apparemment sans regret et même avec un soupir de soulagement, aux traditions qu’elle a établies après la seconde guerre mondiale. Au lieu de relever le défi qui consisterait à formuler un ordre international annonçant coopération et stabilité pour les années 90, l’Amérique préfère poursuivre ses seuls intérêts nationaux (...). Nous sommes revenus à un monde où le puissant fait ce qu’il veut, où le faible souffre ce qu’il doit - un monde où le titre de superpuissance découle de la seule force militaire"

    « Si, comme l’écrit M. Christoph Bertram, "l’Amérique a (ainsi) renoncé à son rôle mondial" , elle n’est pourtant pas assurée, tant sans faut, d’y trouver son compte » commente Claude Julien.

    À suivre

  • permalien K. :
    18 août 2007 @01h57   « »

    Suite de mon dernier post :

    David Walker, “contrôleur général des Etats-Unis” cité par le Financial Times dans son numéro du 14 août 2007 semble donner raison à Claude Julien. Il déclare :

    « Le gouvernement américain est sur une pente savonneuse de politiques et de pratiques insoutenables avec des déficits budgétaires, un sous-approvisionnement chronique des soins de santé, des engagements militaires outre-mer, menaçant d’aboutir à une crise si des mesures ne sont pas bientôt prises »

    Parmi les “prévisions catastrophiques concernant l’avenir du pays”, (catastrophes en rapport avec un comportement dont “certains noms au gouvernement ont partie liée”) Walker cite “des augmentations « dramatiques » d’impôts, des réductions des services du gouvernement et une prise en charge à grande échelle de la dette américaine par des gouvernements étrangers.”

    Il déclare aussi : « Le déséquilibre fiscal signifie que les USA sont “sur le chemin d’une explosion de la dette”. La politique actuelle des USA sur l’éducation, l’énergie, l’environnement, l’immigration et l’Irak sont “également insoutenables à terme”. »

    Parmi les solutions il y a essentiellement la réduction des dépenses militaires et l’augmentation des impots, des riches essentiellement pour que les entrées fiscales soient substantielles sans créer une famine digne de l’ancien Biafra : 2 mesures que l’administration Bush ne prendra surement pas.

    À moins que la solution rejoigne l’analyse de Christoph Bertram : une modification unilatérale des modalités de la dette américaine : « On pouvait lire dans le numéro de The Economist de décembre 2004 que si la baisse du dollar américain continuait, on se trouverait en présence du plus grand manquement à ses engagements de la part d’un pays qui ait existé dans toute l’histoire ».

    Ou alors.. ?

  • permalien Pierre :
    18 août 2007 @08h00   « »

    Des armes utilisées comme monnaie d’échange :

    Interview avec Peter Philipp (spécialiste du Proche Orient à Deutch Well) : La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et le secrétaire à la Défense Robert Gates ont entamé une tournée au Proche-Orient, dont l’objectif est de relancer le processus de paix. Dans le même temps, les Etats-Unis annoncent d’importants contrats d’armement avec six pays du Golfe.

    Russie - Algérie - Armement : L’accord Moscou-Alger met en cause l’équilibre au Maghreb L’accord du 10 mars prévoit, d’autre part, l’annulation de la dette militaire algérienne contractée dans les années 1960 et 1970, pour un montant de 4,5 milliards de dollars. Cette décision (dont les achats d’armement sont la contrepartie) revient à annuler près du tiers du total de la dette algérienne (environ 16 milliards de dollars), ce qui améliore sensiblement la position de l’Algérie au Club de Paris. Ces livraisons d’armement, qui pourraient être achevées d’ici à 2009, ont de quoi inquiéter le Maroc et la Libye.

    La monnaie utilisée comme ADM :

    Ventes de bons du Trésor - Bush et Paulson mettent la Chine en garde contre le chantage La Chine est le deuxième détenteur de bons du Trésor — les titres émis par les États-Unis pour financer leur immense dette fédérale — derrière le Japon. En mai, la Chine détenait 407,4 milliards de dollars de titres.

    Hugo Chavez veut aider l’Amérique du Sud à "s’affranchir de Dracula" Lundi 6 août, lors d’une brève visite à Buenos Aires, le président vénézuélien Hugo Chavez a acquis 500 millions de dollars de la dette de l’Argentine. "L’Argentine est en train de s’affranchir de Dracula, brisant les chaînes du Fonds monétaire international (FMI)", a déclaré M. Chavez lors d’une conférence de presse.

    Une sorte d’Eros et Thanatos pour caissiers de quincailleries en quelque sorte.

  • permalien Anièry :
    18 août 2007 @08h28   « »
    Débat : Islam et Occident

    Débat sur l’Islam et l’Occident avec Omar Ahmad, Ayaan Hirsi Ali, Mahmood Mamdani, Azar Nafisi, Abdullahi Ahmed An-Naim, Lawrence Wright et George Packer.

    Excellente intervention de Mahmood Mamdani. Par contre Ayaan Hirsi Ali n’est pas à la hauteur ; elle semble instumentalisée par l’Heritage Foundation.

    Voir en ligne : Vidéo "The New Yorker" : Islam and the West

  • permalien
    18 août 2007 @12h00   « »

    Pourquoi n’est-elle pas à la hauteur ? à la hauteur de quoi ?

    Ayaan Hirsi AliNée en Somalie en 1969, excisée à l’âge de 5 ans, Ayaan Hirsi Ali est scolarisée dans une lycée musulman pour filles. Soumise à ses parents, à son clan et à ... hirsiali.wordpress.com/ -

  • permalien K. :
    18 août 2007 @13h13   « »

    Ventes d’armes

    Cela a le mérite de la franchise :

    Representative Steny H. Hoyer, Democrat of Maryland and the House majority leader, said in an interview on Thursday that “Congress will be supportive of the aid to Israel, but with respect to Saudi Arabia I think we will look at that more closely.” He said there were “specific concerns on guided missile technology that could be used defensively against Israel and that would be problematic.

  • permalien Ana :
    18 août 2007 @13h58   « »

    Guitl a identifié l’objet premier de ce blog : «  faire le compte uniquement des décès d’arabes tués par Tsahal ». Comptons sur lui pour recenser au jour le jour, mieux que ne le font l’AFP, Reuters ou Le Monde, les assassinats et autres belles manières de l’armée la plus morale du monde, pour ensuite nous faire savoir quotidiennement, par le menu si possible, les résultats obtenus.

    C’est un gros boulot et c’est tant mieux pour Guitl qui éprouve sans cesse le besoin de se dépenser. D’autant que Gideon Lévy et quelques autres ne peuvent pas être partout présents, et que Guitl croit bien connaître la petite « villa au milieu de la jungle » (Israël, selon Ehoud Barak). Une villa au milieu de la jungle, comme l’est un post de Guitl dans Nouvelles d’Orient.

  • permalien K. :
    18 août 2007 @19h53   « »

    Quand Cheney prépare la guerre :

    Il existerait de plus en plus d’indices en faveur d’une « conspiration » (Dixit Gareth Porter, 16/8/07) menée par Dick Cheney pour que des frappes militaires soient menées contre l’Iran. On apprend que ce n’est nullement un hasard si, au même moment ou le journal McClatchy (9/8/2007) révélait que Cheney s’emploie maintenant à convaincre le président Bush plutôt que d’agir en solo, Lieberman faisait rouler les tambours de guerre sur CBS. En effet selon Gareth Porter, le sénateur Lieberman serait “le parfait soldat discipliné du néoconservatisme” et aurait donc été chargé de mettre en branle la machinerie de la préparation de la guerre. Lieberman, appelé « trou du cul déloyal », par ses anciens partisans du parti démocrate (auquel il appartenait avant de virer de bord) a même réussi à faire passer un amendement au sénat qui déclare : "The murder of members of the United States Armed Forces by a foreign government or its agents is an intolerable act of hostility against the United States", qui “sonne comme une déclaration de guerre” selon Porter, même si la partie de l’amendement appelant ouvertement a frapper l’Iran a été retirée.

    Il n’est pas aisé de savoir si Bush a explicitement autorisé Cheney a préparer le terrain de sa nouvelle stratégie de provocation”, comme par exemple : "catching a truckload of fighters or weapons crossing into Iraq from Iran." “Toujours est-il que la capacité qu’à Cheney de manipuler Bush, donne des sueurs froides”.

    Le plus étonnant, c’est la révélation du McClatchy en date d’hier qui déclare que l’idée de mettre dans la liste américaine des groupes terroristes le corps des gardiens de la révolution iranienne (un corps officiel, ce qui rendrait cette mesure inédite), viendrait de Condoleeza Rice, justement dans l’optique de contrer la stratégie Cheney et éviter l’option militaire.

  • permalien Pierre :
    19 août 2007 @09h19   « »

    L’emploi de l’armée comme supplétif à la légitimité est totalement inopérant au niveaux des résultats (si on excepte les résultats d’exploitation des marchands d’armes) :

    Bilan militaire de l’année 2006 : l’impuissance de la force

    C’est quelque chose d’incroyable. Des détachements de semi maquisards, armés tout au plus de kalachnikovs, de lance-grenades et d’explosifs entassés dans un véhicule ou enroulés à la ceinture de kamikazes remportent des guerres face à des armées régulières, équipées d’un matériel dernier cri et de hautes technologies. C’est-à-dire de systèmes satellitaires complexes de communication et de commandement, de viseurs à infrarouges, de stations radars détectant tout ce qui bouge, et même des objets immobiles et des personnes isolées, de moyens de lutte électronique. De blindés ultramodernes, de chasseurs, de bombardiers et de missiles de croisière… De tout ce qu’ont su créer les grands constructeurs de la fin du XXe et du début du XXIe siècle, dotés de la pensée militaire la plus pointue, maîtrisant l’art de la tactique et des opérations, nourris de l’expérience et de la sagesse des guerres précédentes. Des guerres sont perdues par des armées dans lesquelles servent des professionnels hautement qualifiés, dont la préparation et la formation ont coûté des sommes astronomiques.

    Malgré tout la plupart des gouvernements légitimes et démocratiques dans le monde ne savent répondre que par la brutalité au désespoir de leurs peuples :

    Séisme au Pérou : le gouvernement envoie l’armée pour empêcher les pillages

  • permalien Pierre :
    19 août 2007 @09h33   « »

    Le post ci-dessus ne concerne pas que les démocraties lointaines bananières et de "second ordre"

    ARTICLE III-131 Les États membres se consultent en vue de prendre en commun les dispositions nécessaires pour éviter que le fonctionnement du marché intérieur ne soit affecté par les mesures qu’un État membre peut être appelé à prendre en cas de troubles intérieurs graves affectant l’ordre public, en cas de guerre ou de tension internationale grave constituant une menace de guerre, ou pour faire face aux engagements contractés par lui en vue du maintien de la paix et de la sécurité internationale.

    Voir en ligne : Le Traité établissant une Constitution pour l’Europe

  • permalien K. :
    19 août 2007 @10h55   « »

    Avertissement aux internautes participant au blog Nouvelles d’Orient :

    Dorénavant suivez attentivement la “liste noire” établie par l’ONU pour vérifier si votre nom n’y apparait pas. Au train ou vont les choses il ne serait pas étonnant que la teneur de vos propos devienne un « motif passible de sanctions » pour “facilitation” d’activités terroristes.

    Voir en ligne : Pour lutter contre le terrorisme, l’ONU a établi une "liste noire" aux confins du droit

  • permalien K. :
    19 août 2007 @11h41   « »

    Paix au Moyen-Orient :

    Elle passe toujours par Jérusalem et la Cisjordanie. Et en ce moment, cette route est bloquée - littéralement et métaphoriquement - par un mur massif”, déclare Gideon Rachman dans un édito du Financial Times (traduit par ISM-France)

    Les choses ne semblent pas devoir s’arranger de sitôt, puisque les soldats obéissent aux rabbins plutôt qu’à l’état-major selon Serge Dumont (Le Temps) :

    Selon des chiffres publiés (..) par le service d’études de l’état-major, la motivation des Israéliens citadins et laïcs à s’engager dans l’armée décroît chaque année. Usant de divers subterfuges, un appelé sur quatre « s’arrange » d’ailleurs pour ne pas effectuer son service militaire.

    A contrario, la volonté de servir ne cesse d’augmenter dans les cercles nationalistes religieux, principalement constitués de colons. En 2006, par exemple, 55% des membres des unités d’élite de Tsahal et des diplômés de l’école d’officiers de la Force terrestre provenaient des colonies ou avaient effectué leurs études dans des Yeshivot hesder (écoles talmudiques). Cela alors que les nationalistes religieux ne représentent pas plus de 20% de la population juive du pays.

    Ce qui fait dire à Tony Karon s’exprimant à travers son blog : Les tendances sociales et politiques en cours en Israël empêchent en fait un processus de paix sérieux, et il est peu probable que ces tendances changent. Le fait de savoir combien de technologies exporte l’industrie du Tel Aviv point-com n’est pas vraiment important, Elle ne dirige pas le pays.

    L’armée repose de plus en plus sur les religieux sionistes et les immigrants Russes et Ethiopiens. Et je pense que le centre politique va également dans ce sens.

  • permalien K. :
    19 août 2007 @11h46   « »

    Tony Karon (suite et fin du précédent post) :

    L’armée repose de plus en plus sur les religieux sionistes et les immigrants Russes et Ethiopiens. Et je pense que le centre politique va également dans ce sens. [Israël] deviendra de plus en plus une place ou les créateurs de software de messagerie instantanée de Tel Aviv et leurs alter ego ne voudront pas vivre et élever leurs enfants — qui auront, après tout, à aller à l’armée…

  • permalien K. :
    19 août 2007 @12h17   « »

    Et lorsque l’état-major israélien ne sera plus composé que de religieux juifs sionistes, ce sont les chrétiens sionistes qui seront contents. Ah ! la douce pensée de l’Armageddon...

  • permalien Ana :
    19 août 2007 @14h21   « »

    Chiffre du jour (19 août 2007), sur Israël Valley

    "A l’occasion du 60ème anniversaire d’Israël, le ministère de l’intégration va lancer une campagne inédite pour faciliter le retour d’Israéliens résidant à l’étranger et désireux de se réinstaller en Israël.

    Selon les données du ministère de l’intégration, 750 000 israéliens dont 150 000 enfants résident à l’étranger depuis deux ans au moins. Ceux qui feront leur retour dans le pays auront droit à différents allégements comme l’exemption de la TVA, une assurance médicale dès leur arrivée, l’aide à l’emploi, des bourses pour les scientifiques et les médecins…"

    Toujours sur Israël Valley, par Mickael Finkelstein, mais la veille et dans un autre registre :

    "Voici encore un classement qui risque de faire parler et d’alimenter les thèses les plus folles. Selon le magasine américain GQ, le directeur de l’AIPAC Howard Kohr fait partie des 6 personnes les plus influentes de Washington.

    Le directeur du Lobby juif est au coude à coude avec trois autres lobbyistes : le président du lobby des retraités, celui des industries pharmaceutiques et celui des détenteurs d’armes.

    Toutes ces personnes font partie des 50 personnes les plus influentes de la capitale. A la première position de ce classement, on retrouve Condolezza Rice".

  • permalien Pierre :
    19 août 2007 @15h02   « »

    Les chiffres d’Israel Valley :

    Israël EMIGRATION - : L’émigration israélienne reste forte, l’équivalent de 3,5% de la population a quitté le pays en 15 ans

    Le Bureau des Statistiques (Central Bureau of Statistics – CBS) vient de publier des données très inquiétantes à ce sujet. En 2005 par exemple, l’émigration reste négative avec 21,500 départs, dont plus de la moitié n’est pas revenue.

    Entre 1990 et 2005, quelques 230,000 israéliens ont quitté le pays, soit 3,5% de la population ! Parmi ces émigrants israéliens, 58% n’étaient pas nés en Israël, et 25% étaient nés en ex-URSS.

    Le coup du porte-clé gratuit ne marche pas tout le temps.

  • permalien Nicolas Krebs :
    19 août 2007 @15h20   « »
    Débat : Islam et Occident

    « Ayaan Hirsi Ali [...] semble instumentalisée par l’Heritage Foundation. »

    Elle EST instumentalisée par l’Heritage Foundation. Voir Huib Riethof, « Pepperdine Conference 3 : European stooges enter the scene... », Legal Alien @ New York, 10 juillet 2007, http://legalalieninny.huibs.net/200... (jai laissé un commentaire d’encouragement ici).

    Voir en ligne : Pepperdine Conference 3 : European stooges enter the scene...

  • permalien CA :
    19 août 2007 @22h55   « »

    Répondre à Guitl est une perte de temps : c’est un(e) provocateur(trice) Mais citer M. Gilad Atzmon, c’est aussi prendre un sacré risque de donner de l’eau au moulin de Guitl étant donnée l’ambiguité de cet homme.....(doux euphémisme) Merci à Gresh mais aussi à K. et qq autres pour la qualité des textes et références : ne polluons pas ce site ! CA

  • permalien Triton :
    21 août 2007 @10h47   « »

    L’argument est pauvre !

    Il fait parti de la panoplie des révisionnistes qui voudraient laisser croire que l’extermination des juifs par les nazis est un fait malheureux de l’histoire mais pour reprendre votre propos, que la pitié ne doit pas être sélective.

    Si les conséquences sont identiques : violence, torture et mort d’hommes, ont ne peut pas mettre sur le même plan l’action de groupuscules extrémistes avec les politiques d’États qui se veulent démocratiques.

    Je n’attends rien de tous ces fous furieux extrémistes pour qui la vie d’un homme ne vaut pas celle d’un chien mais j’ai espoir que les critiques à l’égard de la politique étrangère Israélienne et Américaine soient constructives. Il y a dans ces pays un débat démocratique et y participer même de façon très critique relève de l’estime qu’on peut porter à ces deux pays.

  • permalien Pierre :
    22 août 2007 @10h23   « »

    @CA, tout le monde ne peut pas jouer "klezmer" !

  • permalien CA :
    22 août 2007 @18h39   « »

    Pour info si nécessaire, extraits d’une interview donnée à M.Gilad Atzmon fin 2005, trouvée sur un site aussi nauséabonde (quibla) :

    (...)je sympathise avec les juifs croyants et avec tout groupe spirituel ou toute foi religieuse, mais beaucoup moins avec l’identité laïque juive. Je soutiens qu’une fois que l’on dépouille la judéité de son contenu spirituel, ce qui reste est pur racisme. (...) Je tends à penser que beaucoup de juifs, et ceci inclut sans doute y compris les soi-disant « juifs antisionistes », ne sont en réalité pas autre chose que des crypto-sionistes.. (...) Ainsi, être né juif est quelque chose de parfaitement innocent, mais le fait d’être un juif n’a rien de nécessairement innocent.(...) A l’évidence, un examen critique de la Seconde guerre mondiale révélerait le fait que, du point de vue anglo-américain, Staline était le véritable ennemi, et non pas Hitler. Le narratif de l’Holocauste est là à seule fin de dissimuler cette interprétation plus que convaincante, et néanmoins inquiétante.. La plus cruciale des questions, à ce sujet, est celle de savoir pourquoi nous ne sommes pas autorisés à traiter précisément ce chapitre de l’histoire en utilisant les méthodes historiques scientifiques, universitaires. La réponse est très simple : l’Holocauste est désormais considéré par la majorité des juifs et des Anglo-Américains comme la nouvelle religion de l’Occident. (...) Mais l’Holocauste est bien plus qu’un simple dogme religieux. Ce qui fait d’une religion un ensemble de croyances unique en son genre, c’est l’acceptation d’un récit non-réaliste. La croyance est le résultat d’une acceptation aveugle de ce narratif surnaturel. La force de la religion de l’Holocauste tient au caractère non-réaliste de son récit fondateur. Le narratif de l’Holocauste est structuré à la manière d’un cauchemar horrifiant. Il s’agit de l’histoire métamorphique d’un homme transformé en une machine à tuer industrielle. Mais, là encore, même si nous acceptons que l’Holocauste est la nouvelle religion libérale démocratique anglo-saxonne, nous devons permettre aux gens qui le veulent d’être athées. Mais d’une certaine manière, nous sommes bien moins tolérants envers ceux qui ne croient pas en la religion holocaustique. Dans certains pays, cette hérésie a même fait son entrée dans le code pénal et c’est là un fait qui renforce la très puissante intention politique de ce dogme artificiellement sacralisé et imposé d’en haut : ne pas croire à l’Holocauste, aujourd’hui, c’est considéré comme un délit, comme un crime. (...)

  • permalien Pierre :
    22 août 2007 @19h26   « »

    @CA

    Je partage l’avis de beaucoup d’historiens, qui disent que le rituel de la victime industrielle juive n’a commencé qu’après 1967, et que les maîtres ont décidé que l’Holocauste ne devait exister qu’en tant qu’il servait l’expansionnisme occidental.

    Faute de place, je ne garde, a titre d’exemple, que cette partie de la déclaration de Gilad Atzmon, pour montrer que ses propos mérite moins de mépris et les rapproche d’autre propos tenus sur un site évangéliste :

    Depuis Sennacherib, en 701 avec J.C., jusqu’au 6 juin 1967, jamais les Juifs n’avaient été rois et maîtres dans leur pays d’Israël et jamais Jérusalem n’avait été complètement sous la domination des autorités Israélites. C’est pourquoi, ce temps des Nations est une époque, une étape, extrêmement importante dans l’histoire de la Parousie, parce qu’elle ouvre immédiatement ce que la Sainte Ecriture appelle les temps qui sont des derniers...

    Je ne crois que dénoncer une manipulation sur un peuple victime d’une effroyable injustice soit plus nauséabond que la manipulation elle même.

    Si vous êtes évangéliste, il est normal que ces propos vous dérangent, si vous êtes juif ils devraient vous ouvrir de nouvelles fenêtres de réflexion et de nouvelles perspectives d’action.

    Voir en ligne : Fin des temps et fin du temps des nations

  • permalien driss tsouli :
    23 août 2007 @19h49   « »

    le refus d une telle rencontre montre clairement le bonne maitrise de la maison blanche par les sionnistes . en outre,meme ces 30 millarids de dollard pour l’armement d isreal, il va rien ajouter dans la région sauf l’adoption de la resistance comme unique solution

  • permalien
    25 août 2007 @15h14   «

    Pour alimenter vos petites recherches cher Che

    Voir en ligne : Le lobby Sioniste mis en accusation Par Joseph Massad

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