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Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient

jeudi 30 août 2007, par Alain Gresh

A l’occasion de la conférence des ambassadeurs, Nicolas Sarkozy a prononcé son premier grand discours de politique étrangère en tant que président de la République.

Pour Nicolas Sarkozy, nous faisons face à trois défis :

« - Premier défi, sans doute l’un des plus importants : comment prévenir une confrontation entre l’islam et l’Occident. Ce n’est pas la peine d’employer la langue de bois : cette confrontation est voulue par les groupes extrémistes tels qu’Al Qaeda qui rêvent d’instaurer, de l’Indonésie au Nigeria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité. Si ces forces devaient atteindre leur sinistre objectif, nul doute que le XXIe siècle serait pire encore que le précédent, pourtant marqué par un affrontement sans merci entre les idéologies. »

Le deuxième défi étant d’intégrer au nouvel ordre mondial les géants comme la Chine, l’Inde et le Brésil ; le troisième est de faire face aux risques majeurs (réchauffement, pandémies, etc.).

Deux remarques sur le premier défi : d’abord, le risque d’une confrontation entre l’islam et l’Occident, risque tout à fait réel, serait, selon Sarkozy, de la seule responsabilité des groupes extrémistes musulmans ; rien n’est dit de la responsabilité américaine dans cet engrenage, notamment le rôle que jouent la guerre en Irak, le soutien inconditionnel de Washington à la stratégie israélienne, etc. Ensuite, Nicolas Sarkozy agite cet épouvantail du khalifat, comme si c’était une menace réelle, un « sinistre objectif » que les groupes radicaux pourraient atteindre. C’est typiquement le langage de l’administration Bush qui dit, en substance : « Ils » nous haïssent non pas à cause de ce que « nous » faisons, mais parce que « nous » représentons la liberté !

Ces propos sont dans la droite ligne des discours de Sarkozy durant la campagne présidentielle, avec, peut-être, moins de nuances.

Et, poursuit Nicolas Sarkozy, « prévenir une confrontation entre l’islam et l’Occident, c’est aussi encourager, aider, dans chaque pays musulman les forces de modération et de modernité à faire prévaloir un islam ouvert, un islam tolérant, acceptant la diversité comme un enrichissement. Dans ce domaine, il n’est pas de recette miracle, unique. Mais l’évolution de pays comme le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Jordanie, l’Indonésie témoigne, malgré des différences importantes, de l’existence d’un mouvement des sociétés, encouragé par les gouvernements. Je souhaite que notre coopération renforce les programmes tournés vers l’ouverture et le dialogue des sociétés, en lien, pourquoi pas, avec les représentants de l’islam de France ».

Ainsi, la Tunisie serait un exemple ? ou encore l’Algérie ? Le soutien à des régimes dictatoriaux ou autoritaires serait-il un rempart contre les groupes radicaux ? Toute l’histoire récente du Maghreb et du Proche-Orient montre le contraire : le soutien occidental à des pouvoirs qui barrent la route à toute évolution pacifique vers plus de démocratie alimente les discours extrémistes.

Sur le conflit israélo-palestinien, Nicolas Sarkozy est dans la droite ligne de ses discours de campagne : appui verbal à une solution fondée sur la création d’un Etat palestinien aux côtés de l’Etat d’Israël ; insensibilité au drame palestinien ; sympathie affirmée pour Israël.

« Tout a été dit, beaucoup a été tenté à propos du conflit israélo-palestinen. Le paradoxe de la situation est que nous savons quelle sera sa solution, deux Etats – et en ce qui me concerne, je voudrais ajouter : deux Etats-Nations – vivant côte à côte dans la paix et la sécurité à l’intérieur de frontières sûres et reconnues. Nous connaissons le contenu détaillé de cette solution à travers les paramètres Clinton et le legs de Taba. Nous avions une idée du chemin à parcourir : la feuille de route, qu’il faut certainement revisiter. Nous connaissons enfin les parrains de la paix : les membres du Quartet, désormais représentés par une personnalité de premier plan : Tony Blair, et les pays arabes modérés. Alors que l’on sait tout cela, chacun a le sentiment désespérant que la paix ne progresse pas. On sait ce que l’on doit faire, on sait qui doit le faire, et pourtant cela stagne. »

« Pire, on a parfois le sentiment que la paix recule dans les esprits et dans les cœurs. J’ai la réputation d’être l’ami d’Israël et c’est vrai. Je ne transigerai jamais sur la sécurité d’Israël. Mais tous les dirigeants des pays arabes, à commencer par le président Mahmoud Abbas, qui sont venus nombreux à Paris depuis mon élection, connaissent mes sentiments d’amitié et de respect envers leurs peuples. Que cette amitié m’autorise à dire aux dirigeants israéliens et palestiniens que la France est déterminée à prendre ou à soutenir toute initiative utile, mais que la France a une conviction : la paix se négociera d’abord entre Israéliens et Palestiniens. »

« Dans l’immédiat, nos efforts, ceux du Quartet et des pays arabes modérés, doivent aller à la reconstruction de l’Autorité palestinienne, sous l’autorité de son président. Mais il est tout aussi indispensable de relancer sans délai une authentique dynamique de paix conduisant à la création d’un Etat palestinien. Que les parties et la communauté internationale se dérobent à nouveau à cette ambition, et la création d’un "Hamastan" dans la bande de Gaza risque d’apparaître rétrospectivement comme la première étape de la prise de contrôle de tous les territoires palestiniens par les islamistes radicaux. »

Un mot est absent de cette évocation, celui d’occupation. Nicolas Sarkozy oublie de dire que la question fondamentale est celle de l’occupation de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est ; il oublie aussi la politique de colonisation ; enfin il accorde la priorité à la reconstruction de l’Autorité palestinienne, comme si les insuffisances de celle-ci étaient la cause de l’impasse actuelle.

Sur l’Irak, Nicolas Sarkozy confirme que la France a eu raison de s’opposer à la guerre de 2003 et affirme qu’une solution nécessite « que soit défini un horizon clair concernant le retrait des troupes étrangères. Car c’est la décision attendue sur ce sujet qui contraindra tous les acteurs à mesurer leurs responsabilités et à s’organiser en conséquence. C’est alors, et alors seulement, que la communauté internationale, à commencer par les pays de la région, pourra agir le plus utilement ».

Un des points les plus inquiétants du discours concerne l’Iran. Il faut toutefois dire qu’il se situe dans la ligne des infléchissements de la politique française sur la question depuis 2004. Mais Nicolas Sarkozy va plus loin :

« La France maintient avec ses dirigeants [de l’Iran] un dialogue sans complaisance, qui s’est avéré utile en plusieurs occasions. La France a pris l’initiative, avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, d’une négociation où l’Europe joue un rôle central, rejointe par les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Les paramètres en sont connus ; je n’y reviens pas, sinon pour réaffirmer qu’un Iran doté de l’arme nucléaire est pour moi inacceptable, et souligner l’entière détermination de la France dans la démarche actuelle alliant sanctions croissantes mais aussi ouverture si l’Iran fait le choix de respecter ses obligations. Cette démarche est la seule qui puisse nous permettre d’échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran. Cette quatrième crise est sans doute la plus grave qui pèse aujourd’hui sur l’ordre international. »

Si les mots ont un sens, Nicolas Sarkozy semble prêt à suivre les Etats-Unis dans une aventure en Iran. L’Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable, comme l’Irak doté d’armes de destruction massive était inacceptable. Mais qui déterminera que l’Iran est doté de l’arme nucléaire ? Rappelons que tous les ans depuis vingt ans, Washington annonce que Téhéran aura la bombe dans deux ans. Et que fera la France quand Washington affirmera agir préventivement (les dirigeants américains ont toujours dit qu’ils agiraient avant que l’Iran puisse disposer de l’arme nucléaire) ? S’il faut éviter la prolifération nucléaire, il faut aussi éviter une nouvelle explosion dans la région qui, non seulement risque d’amener l’Iran à accélérer son programme nucléaire, mais contribuera à l’extension du chaos dans toute la région.

Le collaborateur de Bethléem

Le roman colonial a une longue histoire, en France comme au Royaume-Uni. Sa production et ses thèmes sont divers. Quand il s’agit du monde arabe, il s’agissait souvent de faire découvrir, sous la fascination de l’Orient, le caractère fondamentalement différent – et hostile – des « indigènes », leur duplicité, leur propension à la violence. De nos jours, une telle approche n’est plus possible, en tout cas pas directement. Un procédé littéraire permet désormais de développer les mêmes stéréotypes, en se gardant de toute accusation de racisme : que le narrateur soit lui-même un « Oriental », ce qui lui permet de défendre les pires stéréotypes. Le livre que Matt Rees, qui a couvert les territoires palestiniens pour le quotidien britannique Times, a publié récemment, est un exemple du genre. Le Collaborateur de Bethléem est un livre policier dont le héros est un Palestinien, Omar Youssef, un professeur qui se transforme en enquêteur. Ce qui permet de donner une vision caricaturale de la société palestinienne, dont l’unique problème viendrait des groupes armés et de ceux qui ne se résignent pas à l’occupation. Les révoltés de 1936, « ceux que l’on qualifie de héros arabes n’étaient que des brigands. Ils pillaient la nourriture des villageois et abattaient ceux qui résistaient, mais personne ne pouvait s’en prendre à eux parce qu’on les décrivait comme des braves qui résistaient aux sionistes et à l’armée » britannique. Quant aux combattants de l’OLP des années 1970, ils sont réduits à des gens qui suivaient leurs chefs, « assassinant des rivaux, tuant les innocents qui se mettaient en travers » de leur chemin. L’occupation israélienne n’est évoquée qu’en vague arrière-plan, qui donne un prétexte aux groupes armés de commettre leurs exactions. S’il est vrai que la société palestinienne connaît de graves problèmes et des tensions internes, s’il est vrai que le sort des femmes pose problème, encore faut-il reconnaître que quarante années d’occupation ont été l’élément fondamental – même s’il n’est pas le seul – de ce délitement. En somme, le roman de Matt Rees relève de la propagande pure et simple. Et on nous annonce la suite des enquêtes d’Omar Youssef, cette fois-ci transporté à Gaza.

67 commentaires sur « Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient »

  • permalien Pierre :
    30 août 2007 @18h58   »

    Zapatero, Poutine, Merkel, al-Maliki, Ahmadinejad, on nous avait promis la rupture, on aura les ruptures.

    Il nous restera toujours Georges Walker !

  • permalien K. :
    30 août 2007 @20h43   « »

    Sarkozy « accorde la priorité à la reconstruction de l’Autorité palestinienne ».

    À vrai dire ce n’est pas la priorité de Sarkozy, mais celle de la Maison-Blanche, comme l’a fait savoir son porte-parole Tony Snow au Jerusalem Post en commentant la prochaine conférence de “paix” israélo-arabe :

    "I think a lot of people are inclined to try to treat this as a big peace conference. It’s not," clarified White House spokesman Tony Snow. "This is a meeting to sit down and try to find ways of building fundamental and critical institutions for the Palestinians that are going to enable them to have self-government and democracy."

    Sarko se contente juste de faire de la propagande en faveur des desseins américains.

    Piètre image de la France.

  • permalien Pierre :
    30 août 2007 @22h52   « »

    Quand la France était encore enrouée on avait au moins le bénéfice du doute :

    "Il faudra attendre l’élection présidentielle du printemps 2007 pour savoir, dans ces changements de la politique française au Proche-Orient, ce qui est structurel et ce qui relève d’une conjoncture particulière. L’enjeu est de taille. L’absence d’une troisième voix forte et autonome dans les conflits qui se préparent, notamment autour de l’Iran, risquerait de plonger la planète dans un affrontement binaire entre islam et Occident."

    M. Gresh, vous avez été lu.

    Voir en ligne : La voix brouillée de la France - par A.Gresh

  • permalien ahmad :
    30 août 2007 @23h43   « »

    Salam

    il aurait plutot fallu parler de la vision de 53% de français, parce le problème en france ce n’est pas sarkozy, c’est ceux, et ils sont nombreux,, qui adhère aux discours de sarkozy.

    Salam

  • permalien SdC :
    31 août 2007 @02h04   « »

    Merci de votre travail au monde diplo En lien chez moi pour blogday

    Voir en ligne : http://www.le-gouter.com

  • permalien Pierre :
    31 août 2007 @07h14   « »

    Maintenant que la "voix de la France" se gargarise de la "vision américaine", il devient urgent d’éclaircir cette vision :

    Pas une seule fois, le président français n’a tenté de livrer un diagnostic sérieux sur les causes de l’état actuel du monde, sur la multiplication des conflits et des crises, et encore moins, dans ces conditions, de tracer les voies d’une action pour rendre ce monde moins injuste et plus sûr. Pire, faisant quasiment l’impasse sur les profondes inégalités et les fractures engendrées par la mondialisation capitaliste, Nicolas Sarkozy n’a de fait endossé comme seule lecture des tensions internationales actuelles que la thèse néoconservatrice américaine de la confrontation islam-Occident. Thèse simpliste et dangereuse, qui n’a fait que nourrir les logiques guerrières depuis son intronisation à la Maison-Blanche. Nicolas Sarkozy a lui-même reconnu que les crises au Proche-Orient n’étaient plus « une », la crise israélo-palestinienne, mais « quatre » avec la situation en Irak, au Liban et en Iran. Mais il n’en tire aucune conclusion, cantonnant manifestement le rôle de la France à un supplétif chargé d’aider les Américains à sortir des bourbiers dans lesquels ils s’enlisent.

    Voir en ligne : La France muette - par Pierre Laurent

  • permalien ahmad :
    31 août 2007 @08h50   « »

    Salam

    Bravo l’Union Européenne ! Pro-israélienne et antisémite ?

    On apprend tour à tour que, d’une part, le vice-président du parlement européen s’oppose à l’accueil d’une réunion du Comité de l’ONU sur l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien et que, d’autre part, l’Union Européenne s’apprête à financer un projet dirigé par une personnalité ouvertement antisémite. Comme quoi on peut être pro-israélien et antisémite !

    On chercherait en vain dans les médias occidentaux la moindre remarque sur le fait que Marek Siwiec, vice- président d’EFI (Amis européens d’Israël) et vice-président du parlement européen, a protesté, dans un courrier adressé au président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering, contre l’accueil par cet organisme de la réunion du Comité onusien sur l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, aujourd’ui et demain, 30 et 31 août. C’est au motif qu’"elle s’annoncerait anti-israélienne" que cette ’conférence internationale de la société civile de soutien à la paix israélo-palestinienne’, risque de ne pas se tenir à Bruxelles.

    En revanche, Courrier International épingle (à juste titre) l’UE en relatant que "l’Ecole supérieure de culture sociale et médiatique de Torun, en Poméranie, établissement créé et dirigé par Tadeusz Rydzyk, animateur de la très nationaliste et antisémite Radio Maryja, figure sur la liste des projets financés en priorité par l’Union européenne et pourrait obtenir une subvention de 15,3 millions d’euros."

    "Comment le projet du turbulent père Ryzdzyk, connu pour ses sorties antisémites et xénophobes, a-t-il pu atterrir sur cette liste ?" s’interroge l’hebdomadaire.

    Mais ce n’est pas une première, puisqu’il y a peu, l’Europe avait subventionné un fascicule antisémite, en provenance de Pologne. La porte parole européenne ayant indiqué par la suite qu’il n’y avait pas de possibilité de retour en arrière ni de sanction...

    On pouvait lire en effet en date du 16 février 2007 :

    "Un opuscule antisémite estampillé UE

    Un député européen polonais publie un ouvrage raciste financé par le Parlement de l’Union.

    Par Jean QUATREMER

    Strasbourg (UE) envoyé spécial

    "Vous voulez tout savoir sur la « civilisation juive » ? Sur les « différences biologiques » entre les Juifs et les « gentils » ? Sur l’impossibilité de cohabiter avec la « civilisation juive » en Europe ? Lisez le petit livre Civilisations at War in Europe, que vient de publier, avec les fonds du Parlement de Strasbourg, le député européen Maciej Giertych, l’un des leaders de la Ligue des familles polonaises (LPR)."

    Elle est belle notre Union Européenne !

    CAPJPO-EuroPalestine

    Salam

  • permalien
    31 août 2007 @09h26   « »

    "Iran doté de l’arme nucléaire est pour moi inacceptable"

    Pourquoi ? En quoi est-ce innaceptable ? Et-ce plus acceptable de voir le Pakistan doté de l’arme nucléaire ? Et si non, pourquoi continuer à vendre des avions de combat, sous-marins et autres armes à ce pays ?

    Il est étonnant de comparer les situations du Pakistan et de l’Iran vis à vis des rapports avec les USA et la France.

  • permalien K. :
    31 août 2007 @10h46   « »

    Absolument, on peut-etre ‘pro’-israélien et antisémite.

    D’une manière plus générale on peut voir un certain PRO comme un gigantesque trompe-l’oeil. Parce qu’il encourage l’état hébreu à mener des politiques qui ne sont pas seulement meurtrières pour ses voisins, mais aussi, à terme, suicidaires pour lui-meme.

    Que les israéliens encouragés par leurs “pro” du genre Sarkozy, AIPAC, chrétiens sionistes, etc.. puissent croire que de telles politiques peuvent donner des résultats avec l’aide des “modérés” arabes, est sidérant. Il existe des centaines de millions d’arabo-musulmans (soit une très grosse majorité) qui ne sont pas “modérés” !

    Vraiment, comment les dirigeants israéliens peuvent-ils etre aussi aveugles ?

  • permalien Kassad :
    31 août 2007 @11h29   « »

    Mr Sarkozy de Nagy-Bosca tente de nous faire croire que l’Iran doté de l’arme nucléaire serait une menace alors qu’il y a quelques jours il a fait savoir que la France allait vendre des armes et des centrales nucléaires à la Lybie qui est un pays, comme chacun le sait, dirigé par des colombes. Quel visionnaire ! Mr Sarkozy de Nagy-Bosca était au début de sa carrière le laquais de Chirac, puis il a été celui de Balladur, et aujourd’hui alors qu’il exerce la fonction suprême, il ne peut s’empêcher à nouveau d’être un laquais, celui de Bush.

  • permalien ahmad :
    31 août 2007 @11h29   « »

    Salam

    petit rappel comme k, les musulmans arabes sont minoritaires au regard de l’ensemble des musulmans , dire des centaines de millions d’arabo-musulmans , est assez trouble. Dites nous ce que veux dire modéré, lorsque l’on parle des musulmans ? modéré sur la base de quel critère, de quel fondement ?

  • permalien Pierre :
    31 août 2007 @11h53   « »

    @ K et ahmad,

    de toute façon comme la définition de l’antisémitisme varie en permanence en fonction des besoins des politiques d’Israël et des États-Unis, il va bien falloir se résoudre à admettre qu’à tout moment on risque être accusé d’antisémitisme.

    On peut même aller à se demander si l’objectif de regrouper les juifs du monde entier en Israël en en faisant une cible facilement identifiable, ce n’est pas de l’antisémitisme ?

    Voir en ligne : Lorsqu’un antisémite n’est pas un antisémite - par Arthur Neslen - The Guardian

  • permalien Medline :
    31 août 2007 @13h00   « »
    Nicolas Sarkozy, une vision américaine du monde

    Entendre le président de la république française parler de "nouvel ordre global" est la suite logique à son message place de la concorde dont la première ligne était destinée, non pas au peuple français, mais à ses amis de Washington. La France dirigée par Nicolas Sarkozy devient une marionnette des Bush et des États-Unis, un cheval de Troie pour l’Europe. Il oppose Occident et Islam, c’est à dire une région ou peut être un mode de vie à une confession. Sa vision est réduite et intentionnellement simpliste. Il a dressé la table pour le repas qu’il va bientôt servir. Au menu le plat est unique, hamburger à la française, bon appétit ! Son tableau de la géopolitique mondiale est manichéen et trompeur, il ne lui manque plus que l’esprit de croisade de son amis George. Le seuil est encore difficile à franchir en république laïque. Pour finir, son pragmatisme n’est plus lorsqu’il fait de la diplomatie, son discours est "orienté" et néglige l’Histoire et les faits pour mieux brandir son idéologie. L’élève Sarkozy a bien appris sa leçon à Kennebunkport !

  • permalien Sébastien :
    31 août 2007 @13h30   « »

    Bonjour,

    Pierre vous avez dit : "On peut même aller à se demander si l’objectif de regrouper les juifs du monde entier en Israël en en faisant une cible facilement identifiable, ce n’est pas de l’antisémitisme ?"

    Et faire un Etat pour les musulmans en Inde, le Pakistan, c’est du racisme ?

    En quoi l’accession d’un peuple à l’indépendence est raciste, l’indépendence d’un peuple et souvent une victoire de l’antiracisme, ( example Algérie ).

    Cela peut paraitre cruel, mais l’indépendance de l’Etat hébreu à été ressenti il y a 60 ans comme une grande victoire sur l’antisémitisme.

    Des juifs non sionistes ont écrit : nous avons à ce moment la retrouvé notre dignité.

    Sébastien

  • permalien saintyves :
    31 août 2007 @13h37   « »

    Bonjour

    Comment peut-on pretendre etre "l’ami" d’un etat qui fait ça

  • permalien saintyves :
    31 août 2007 @13h52   « »

    @ Sebastien

    En quoi l’accession d’un peuple à l’indépendence est raciste, l’indépendence d’un peuple et souvent une victoire de l’antiracisme, ( example Algérie ).

    J’ai horreur des contre-verités, ainsi que de la falsification de l’histoire, comment oses tu avancer que "l’accession d’un peuple à l’indépendence ", de quel peuple s’agit-il ? si tu parles du mandat britanique, c’est le peuple palestinien qui en etait "l’occupé", en effet lors de la création de l’Etat d’Israël, en mai 1948, ils étaient (les juifs) 650 000 et les Arabes 1 300 000, et il ne s’agissait aucunement de racisme, mais plutot d’occupation.

  • permalien Pierre :
    31 août 2007 @14h45   « »

    @ Sébastien,

    toujours vos amalgames, vos généralisations, vos analogies loufoques ! Si vous considérez, qu’avec la création d’ Israël, l’antisémitisme a été vaincu, et que les juifs ont trouvé la sécurité promise par les sionistes soyez heureux et abattez les murs pour vous attaquez-vous au racisme anti-arabe (vous voyez, ils n’ont même pas droit à un mot pour eux, les sionistes ont coloniser jusqu’à leur langue!)

    Voir en ligne : La population de l’Etat d’Israël au début de 5766

  • permalien Sébastien :
    31 août 2007 @15h35   « »

    Il est vrai que les israéliens et les palestiniens ont subit l’occupation britanique, et ont mené des luttes contre cette occupation, chacun de leur coté il est vrai.

    La révolte arabe de 1936 pour les palestiens, les actes de l’Irgoun et de la Haganah contre les britaniques pour les israéliens, ( histoire de l’Exodus ).

    Beaucoups ont oublié que la Haganah, lorsqu’elle combatait l’occupation britanique en 1945-47 dénonçait des lois Britaniques qu’utilise aujourd’hui le Gouvernement israélien contre les palestiniens.

    Juifs et arabes ce sont même aliées contre l’occupation Britanique.

    Il est intéressant de voir que lorsque nous disons les palestiniens à l’époque du mandat nous pensons uniquement aux arabes. Mais les juifs, même ceux nés en Palestine ne sont pas considéres comme palestinien, ils sont autre chose, ils sont israéliens, ( ou futurs israéliens ).

    Je dirai qu’en 1947 il y avait 600000 israéliens et 1350000 palestiniens, les mots israliens et palestiniens remplaçant juifs et arabes.

    Des lors que deux peuples étaient en presence, il n’est pas surprenant qu’une comission de l’O.N.U ait proposé il y a 60 ans jour pour jour un plan de partage en deux Etats, ( deux peuples, deux Etat ).

    Mais 800000 palestiniens sont devenus des réfugiés, et l’Etat palestinien n’a jamais vu le jour, sont territoire ayant été dépecé par les israéliens et les jordaniens, ( accord Golda Meir/ Abdalah ).

    Sébastien

  • permalien Pierre :
  • permalien Sébastien :
    31 août 2007 @17h01   « »

    De la lutte contre l’occupant britanique contre la qu’elle il y a eut des aliances juif/arabe et que les israéliens considérent comme une lutte de libération, ( actes de l’Irgoun, du Groupe Stern, de la Hagana contre les britaniques ).

    En 1947 il y avait 31% de juifs, en 1881 5%, mais personne d’entre nous n’était né à l’époque. En remontant le temps nous arrivons à l’époque ou cette terre était majoritairement juive.

    PS : ce sont les romains qui ont appelé cette terre Palestine, pour punir les juifs révoltés. Avant cette terre s’appelait la Judé, ( le pays de juifs ), et était peuplé majoritairement de juifs.

    Sébastien

  • permalien Pierre :
    31 août 2007 @17h34   « »

    Les britanniques n’étaient pas des occupants, ils étaient les mandataires de la société des Nation et ce sont eux qui par la déclaration Balfour, avaient autorisé la constitution d’un "foyer national juif".

    Vous n’êtes pas dans le bon film, Sébatien, ou vous avez mélangé les bobines.

  • permalien guitl :
    31 août 2007 @22h20   « »

    1ère croisade : 1098 - 1099 La conquête de Jérusalem par les croisés

    prise de Jérusalem par Saladin 2 octobre 1187

    Fin de la domination arabe et prise par les turcs,

    L’Empire ottoman (Osmanlı İmparatorluğu en turc moderne), l’un des nombreux États fondés par les Turcs, exista entre 1299 et 1922 (soit 623 ans).

    Fondé par une tribu turque oghouze en Anatolie occidentale, l’Empire ottoman s’étendait au faîte de sa puissance sur toute l’Anatolie, les Balkans, le pourtour de la Mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule arabique et l’Afrique du Nord (exception faites du Maroc).

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ottoman

    les arabes n’ont ps été indépendants longtemps, Pierre. Après la guerre de 1914, les anglais.

    Les anglais étant maître des lieux, comme l’ont été les turques avant eux, ils ont décidé du sort de la région. Les arabes étaient habitués, cela faisait 618 ans qu’ils n’étaient plus indépendants.

    Et la civilisation turque était- différente de la civilisation arabe.

  • permalien K. :
    31 août 2007 @22h26   « »

    - Dans la mesure où « le processus de négociations à l’ONU sur une troisième résolution contenant des sanctions risque de s’enrayer, du moins de traîner en longueur » à cause « d’un accord conclu le 21 août [dernier], entre l’Iran et le secrétariat de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), sur un "plan d’action" où Téhéran s’engage à répondre de façon échelonnée, jusqu’en novembre, à une série de "questions en suspens" sur ses activités nucléaires » Paris réfléchit à des sanctions hors ONU contre l’Iran.

    - « M. Bush invoque le spectre d’un "holocauste nucléaire" iranien en cas de retrait américain d’Irak » et Philippe Bolopion constate que « quelques heures auparavant, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, avait donné corps à certaines des menaces évoquées par George Bush. Le président iranien qui, en 2005, avait estimé qu’Israël devrait être "rayé de la carte", a renouvelé ses attaques contre les "sionistes", "un parti souterrain qui a l’argent et les médias". »

  • permalien Pierre :
    31 août 2007 @23h00   « »

    @Guitl

    Vous dites que ce sont les turcs les propriétaires légitimes de la Judée-Samarie ?

  • permalien saintyves :
    1er septembre 2007 @00h44   « »

    Bonsoir

    Le flash info du Jerusalem Post édition française 30 août 2007

    -  Exclusivité : Abbas nomme un nouveau conseiller pour la question de Jérusalem

    "La question de Jérusalem est à nouveau sur la table des négociations", a commenté un représentant du gouvernement palestinien.

    Le nouveau conseiller est Adnan Husseini, ancien directeur général du Waqf (Office des biens religieux musulmans) du département de Jérusalem pendant plus d’une décénie.

    -  Les Etats-Unis promettent cinq nouveaux bataillons pour Abbas

    Selon le Haaretz du jeudi 30 août, un nouveau plan du coordinateur sécuritaire des Etats-Unis dans les territoires, le général Keith Dayton, appelle au déploiement de cinq nouveaux bataillons palestiniens en Cisjordanie.

    ...le congrès américain a cependant autorisé pour la première fois le transfert de 80 millions de dollars à la délégation sécuritaire dirigée par Dayton,

    -  Trois enfants tués dans une frappe de Tsahal dans la bande de Gaza

    Trois enfants palestiniens ont été tués mercredi 29 août dans une frappe de Tsahal visant plusieurs dispositifs de lancement de roquettes Kassam, dans le nord de la bande de Gaza. Mahmoud Ghazal, 10 ans, et son cousin Yehia Ghazal, 12 ans, ont été tués. Leur cousine, Sara Ghazal, 10 ans, a été grièvement blessée, mais elle est décédée plus tard à l’hôpital. Qui pourrait croire que des enfants de 10, et 12 sont manipulent des roquettes, encore un crime impunit à l’actif d’Israel.

    -  Deux personnes légèrement blessés par une roquette Kassam

    ...Deux femmes ont été légèrement blessées jeudi 30 août quand une roquette Kassam tirée par des terroristes palestiniens depuis la bande de Gaza a frappé une maison vide à Sderot. d’ou viennent les femmes si la maison est vide ? ... que de l’intoxe dans l’information israelienne

    -  Ouverture d’une conférence internationale sur les droits des Palestiniens, malgré un programme "anti-israélien"

    La conférence sur les droits des Palestiniens organisée par l’ONU se tiendra cette semaine dans les locaux du Parlement européen, et ce malgré de nombreuses critiques formulées par Israël et certains juristes européens, pour qui les programmes des discussions sont anti-israéliens.

    Israël considère que le Comité sur les droits du peuple palestinien, qui organise la conférence, suit une politique héritée de la résolution de 1975 de l’Assemblée générale qui stipule que "le sionisme équivaut au racisme".

    La semaine dernière, le représentant israélien à l’Union Européenne Ran Curiel, avait exhorté le président du Parlement, Hans-Gert Poettering, de bloquer la tenue de la conférence. L’Assemblée a cependant refusé, déclarant qu’elle ne soutenait pas la conférence mais offrait juste un endroit pour l’accueillir.

    Voir en ligne : Trois enfants tués dans une frappe de Tsahal dans la bande de Gaza

  • permalien Pierre :
    1er septembre 2007 @06h34   « »

    Dans l’immédiat, nos efforts, ceux du Quartet et des pays arabes modérés, doivent aller à la reconstruction de l’Autorité palestinienne, sous l’autorité de son Président. - Monsieur Nicolas Sarkozy Président De La République Française (en rupture)

    Il va falloir s’y faire nos nouveaux partenaires les éboueurs "modérés" sont déjà au boulot.

    Pépite

    Allons expliquer à un milliard de musulmans à travers le monde qu’ils n’ont pas droit, eux, à l’électricité civile nucléaire quand ils n’auront plus ni pétrole ni gaz ; qu’ils n’ont pas droit, eux, à l’énergie du futur ; alors nous créerons les conditions de la misère, du sous-développement et donc de l’explosion du terrorisme. (...) Les paramètres en sont connus ; je n’y reviens pas, sinon pour réaffirmer qu’un Iran doté de l’arme nucléaire est pour moi inacceptable, et souligner l’entière détermination de la France dans la démarche actuelle alliant sanctions croissantes mais aussi ouverture si l’Iran fait le choix de respecter ses obligations. - Monsieur Nicolas Sarkozy Président De La République Française (en rupture)

    "Allons expliquer" à Monsieur Nicolas Sarkozy Président De La République Française (en rupture), que parce que l’Iran à "fait le choix de respecter ses obligations", elle attend que celui qui déclare "j’assume sans complexe le fait que la France soit un ami et un allié des Etats-Unis", le fasse aussi.

  • permalien guitl :
    1er septembre 2007 @12h17   « »

    Pierre -

    j’ai écrit que les arabes étaient dans la région avant les turques, qui ont cédé la place aux anglais, qui ont cédé la place aux israéliens.

    C’est tout ce que j’ai écrit, et j’ai donné des dates que je pense approximatives. Le reste est soit le fruit de votre imagination, soit le fruit de la désinformation que vous avez l’intention de proférer.

    Je ne suis pas remontée jusqu’au Temple de Jérusalem ; tiens, une nouvelle ; les travaux du waqf ont mis à jour le second Temple de Jérusalem, mais ils ont l’intention de tout détruire et menacent les israéliens pour le cas ou ceux-ci n’uraient pas l’intention de les laisser faire.

  • permalien K. :
    1er septembre 2007 @12h24   « »

    Pour une mise à jour sur le dossier nucléaire iranien voir, en Anglais, l’article de Gordon Prather.

    De toute façon, qu’elle respecte ou pas ses engagements, l’Iran sera attaquée, selon Patrick J. Buchanan. Ce qui encouragerait Bush le petit, serait les résultats de la dernière enquete d’opinion aux Etats-Unis :

    Fifty-four percent of the nation believes, contra Harry Reid [un des rares membres anti-guerre du congrès], the war is not lost. That is twice the support that Bush enjoys for his war leadership, a paltry 27 percent. But, by nine to one, Bush’s leadership on the war is preferred to that of the Congress of Nancy Pelosi and Harry Reid.

    Confident of victory this fall on the Hill, Bush is now moving into Phase III in his War on Terror : First, Afghanistan, then Iraq, then Iran.

  • permalien Ana :
    1er septembre 2007 @13h17   « »

    Décidément, Sébastien, ce n’est pas la forme.

    "Cela peut paraitre cruel, mais l’indépendance de l’Etat hébreu à été ressenti il y a 60 ans comme une grande victoire sur l’antisémitisme".

    Comme quoi on peut se tromper sur ce qu’on ressent et se tromper de victoire, tant il y a 60 ans qu’aujourd’hui : L’antisémitisme fleurit en... Israël. Ne pas manquer la video qui commence par ces mots : « Autant d’actes d’antisémitisme recensés en Israël qu’en France ». En bonnes statistiques, cela fait 10x plus d’actes antisémites en Israël qu’en France.

    "Des juifs non sionistes ont écrit : nous avons à ce moment la retrouvé notre dignité."

    Ah oui ? Qui ? et où et quoi au juste et quand ?

    "Il est vrai que les israéliens et les palestiniens ont subit l’occupation britanique, et ont mené des luttes contre cette occupation, chacun de leur coté il est vrai".

    Les Palestiniens et… ? La sottise la déclaration ne vous gêne aucunement ? Vous oubliez la suite de l’histoire : les anglais dehors, les juifs sionistes se sont retournés contre les autochtones.

    "Il est intéressant de voir que lorsque nous disons les palestiniens à l’époque du mandat nous pensons uniquement aux arabes. Mais les juifs, même ceux nés en Palestine ne sont pas considéres comme palestinien, ils sont autre chose, ils sont israéliens, (ou futurs israéliens)".

    C’est vous qui pensez « uniquement aux arabes ». Les juifs de Palestine d’avant le sionisme étaient, que cela vous plaise ou non, des Palestiniens juifs. Les juifs sionistes - vous ne le dites pas - sont autre chose - vous le dites très bien. Ces autre chose n’avaient rien à y faire si c’était pour faire ce qu’ils y ont fait et continuent de faire au moment même où j’écris.

  • permalien guitl :
    1er septembre 2007 @13h48   « »

    Les archéologues israéliens de la Bar-Ilan University tirent la sonnette d’alarme ; En effet, des restes de poteries de l’époque byzantine avaient été trouvées dans les rejets de la pelleteuse utilisée par le WAQF et qui sert à creuser une excavation sur le Mont du Temple.

    Or, on peut lire aujourd’hui samedi dans Libération qu’une équipe d’archéologues israéliens ont découvert le second Temple de Jérusalem construit par Hérode, détruit par les romains en 70 de notre ère ; Hérode, roi de Judée de moins 37 à plus 4 de notre ère ; Hérode est célèbre pour avoir créé le port de Césarée, les palais de Jéricho et de’ Massada, et agrandi le second temple de Jérusalem, dont on vient de retrouver encore des vestiges. (Le Kotel, ou Mur des Lamentations est aussi un vestige) Il a également fait de l’esplanade du Temple le plus vaste espace de tout le monde romain, en comblant une vallée.

    Les archéologues israéliens demande que les travaux cessent immédiatement, afin de préserver l’endroit qui, je le rappelle, outre son intérêt archéologique, est sacré pour les juifs du monde entier ; les musulmans ont prévenu qu’ils considèrent cette « intrusion » israélienne comme une tentative de contrôle d’Israël sur le Mont du Temple. Et tout le monde sait de quoi est capable le monde musulman s’il considère que les juifs font une intrusion sur ce qu’ils considèrent comme terre d’islam, Daar-el-Islam, nous l’avons vu dernièrement pour la réparation d’une passerelle qui avait besoin de soins...

    http://www.israelvalley.com

    http://www.liberation.fr/

  • permalien Pierre :
    1er septembre 2007 @14h15   « »

    @Guitl,

    Vous dites : "j’ai écrit que les arabes étaient dans la région avant les turques, qui ont cédé la place aux anglais, qui ont cédé la place aux israéliens."

    Pour être plus précis, par leur alliance avec l’empire allemand, les turcs se sont retrouvés dans le camp des vaincus, alors que l’Angleterre du côté des vainqueurs (la volonté de contrôler l’empire ottoman n’a certainement pas étrangère à cette alliance contre nature avec l’ennemi héréditaire).

    L’acte emblématique du rapprochement entre Guillaume II et Sultan Abdul Hamid a été la décision de construire la ligne de chemin de fer Hambourg Bassora, qui rapprochait l’industrie allemande des champs de pétrole de Bassora).

    Alors que la France s’embourbait dans les tranchées champenoises, l’Angleterre défaisait vaillamment la trop peu préparée armée ottomane, et lord Balfour s’empressait en 1917 (en pleine guerre) d’annoncer la mise en place du contrôle de la région par l’implantation d’un “foyer national juif”.

    Dans les raisons invoquées par Wikipédia (sous réserve) , pour expliquer la précipitation de cette déclaration incongrue, je retiendrai celles-ci :

    5 Remercier Chaïm Weizmann pour la synthèse de l’acétone, un composant de la cordite (selon Lloyd George dans ses Mémoires).

    6 Satisfaire les protestants fondamentalistes du courant dit sionisme chrétien (d’après Jill Hamilton).

    7 Créer un "État tampon" entre Suez et le Liban francais, afin d’avoir un État ami dans le monde Arabe, en cas de troubles postérieurs.

    8 Encourager l’engagement des États-Unis dans le conflit mondial, par pression des Juifs américains satisfaits de la Déclaration.

    Les grands litiges toujours d’actualité ont donc été élaborés entre 1906 et 1917.

    - rôle de la Turquie en Europe,

    - influence du mouvement sioniste,

    - influence des chrétiens sioniste,

    - contrôle de la production de pétrole,

    - contrôle du Moyen Orient à partir de la Palestine,

    - implication des États-Unis dans la géopolitique régionale,

    - mise à l’écart de la France dans le partage du gâteau.

    - développement d’un modèle de civilisation très polluant basé sur des matières premières bon marché.

    Nul doute que Monsieur Nicolas Sarkozy Président De La République Française (en rupture) en est bien conscient.

    Voir en ligne : Géopolitique des conflits entre l’Europe et le monde ottoman (1389/1914)

  • permalien Ana :
    1er septembre 2007 @14h22   « »

    "Les archéologues israéliens demande que les travaux cessent immédiatement, afin de préserver l’endroit qui, je le rappelle, outre son intérêt archéologique, est sacré pour les juifs du monde entier."

    Mais non, l’endroit [le site du second temple de Jérusalem construit par Hérode] n’est pas « sacré pour les juifs du monde entier ». L’endroit présente un intérêt archéologique, au même titre que bien d’autres endroits en Israël et en Palestine, y compris tous ceux qu’Israël a rasés au fil des ans parce qu’ils ne présentaient pas de caractère juif.

    Que les juifs pieux sacralisent "l’endroit sacré", c’est dans l’ordre des choses. Que des juifs laïcs le sacralisent, ça, c’est le désordre des choses - et de la pensée.

  • permalien guitl :
    1er septembre 2007 @15h26   « »

    Pierre, c’est la première ligne qui est la bonne : "Remercier Chaïm Weizmann "....ils ont promis la même chose à tout le monde, ils ne risquaient pas de se tromper. Spécialité anglaise, ils ont semé la discorde partout où ils sont passés.

    Ana, le Mont du Temple est un endroit sacré pour les juifs un peu, beaucoup, passionnement religieux. Pour les laïques aussi, cela dépend s’ils sont athées ou non.

    Pour les athées, c’est historique ; c’est un des endroits qui nous rattachent au passé. Et comme nous sommes raisonnables, nous attendrons le Messie il décidera ce que deviendra l’endroit.En attendant laissons la mosquée où elle est, mais mieux vaut respecter le passé, s’ils ne veulent pas que les conséquences soient violentes, pour les uns et pour les autres. Encore que Ehud Olmert je le trouve un peu mollasson.

    RESPECTER LE PASSE : que c’est difficile pour certains, n’est-ce pas, lorsque ce n’est pas LEUR passé !

  • permalien
    1er septembre 2007 @15h30   « »

    En fait, Ana,vous êtes une négationniste ; non pas de la Shoa, non, ne vous inquiétez pas. De toute manière, nous évoquons rarement la shoa sur ce blog ce n’est pas l’endroit.

    Non, je parle de la négation de l’histoire juive ; du désir que vous éprouvez à voir détruire toute trace historique des juifs à cet endroit.

    Difficile, en définitive, nous sommes toujours les vainqueurs, nous survivons à tous les fanatismes.

  • permalien Ana :
    1er septembre 2007 @16h38   « »

    "RESPECTER LE PASSE : que c’est difficile pour certains, n’est-ce pas, lorsque ce n’est pas LEUR passé !" Guitl.

    Bien dit.

  • permalien Pierre :
    1er septembre 2007 @16h42   « »

    « RESPECTER LE PASSE : que c’est difficile pour certains, n’est-ce pas, lorsque ce n’est pas LEUR passé ! »

    Comme si, sur les 9 raisons trouvées par les historiens pour la déclaration Balfour, chacun ne retenait que celle qui correspond à SON passé, Guitl ?

    Personnellement, je préfère réserver exclusivement le mot négationnisme pour la Shoa, parce qu’il s’applique à un crime unique sur un crime unique, et garder l’expression "révision de l’histoire" ou le mot révisionnisme pour la modification de faits avérés.

    Employer ce mot a tord et à travers risque de lui faire subir le même sort qu’ antisémitisme, qui a force d’abus a été vidé de son contenu.

  • permalien ahmad :
    1er septembre 2007 @18h03   « »

    salam

    Un archéologue israélien doute de la découverte d’un temple sous la mosquée d’Al-Aqsa [ 01/09/2007 - 12:25 ] Al-Qods occupée – CPI

    Dan Bahat, un archéologue israélien dans la ville occupée d’Al-Qods, a mis en doute les informations de certains archéologues israéliens parlant d’une découverte d’antiquités d’un temple juif lors des travaux d’Al-Wakf islamique dans les esplanades de la sainte mosquée d’Al-Aqsa.

    Ghabi Barkai, un savant à l’université israélienne d’Ilan, a prétendu lors d’un entretien avec la télévision hébreu qu’on a découvert un mur sous la mosquée d’Al-Aqsa en croyant que c’est une partie d’un temple juif.

    Bahat, l’ancien responsable des creusements dans la ville occupée d’Al-Qods, a dit à l’AFP : "J’ai visité le lieu sans rien voir".

    Il a accusé d’autres archéologues extrémistes d’effectuer une campagne organisée politiquement depuis plusieurs années pour renforcer le contrôle israélien sur la sainte mosquée d’Al-Aqsa.

    La télévision hébreu avait publié, il y a deux jours, qu’on a découvert un temple juif sous les fondations de la mosquée. De son côté, le porte-parole de la police israélienne dans la ville occupée d’Al-Qods, a dit que la police ne reçoit pas de plaintes pour arrêter les travaux.

    Salam

  • permalien ahmad :
    1er septembre 2007 @18h09   « »

    Salam

    "La Cisjordanie, poubelle d’Israël", par Shlomi Zakarya

    Les tombereaux d’ordures qu’Israël déverse sur les Palestiniens de Cisjordanie, polluant leur eau, leur air, leur terre, ne dérangent apparemment pas la plupart des écologistes ayant pignon sur rue, à en juger par leur silence sur la question. Cela en dit long sur la sincérité de leurs "engagements" : leur amour de la nature est très sélectif. La Cisjordanie, poubelle d’Israël La protection de l’environnement n’est pas censée s’arrêter à la Ligne Verte. Palestine ou pas, la Cisjordanie ne peut pas être notre poubelle De toutes les questions fréquemment soulevées à propos des dommages causés par l’occupation ou des rapports qu’ont les autorités et les colons avec les Palestiniens, la question environnementale se retrouve aux marges de l’agenda sociopolitique, même dans les rares cas où la qualité de l’environnement en Israël même fait l’objet de débat. Cela, en dépit du fait que durant plus de 40 ans de contrôle israélien, la Cisjordanie est devenue - sciemment ou non - notre poubelle et en particulier celle des colonies et des avant-postes illégaux.

    Des flots d’eaux usées salées et empoisonnées provenant d’usines et de réseaux d’égouts, et allant vers les terres agricoles et les pâturages de Palestiniens, voilà quelque chose qui fait partie de la routine. Des autorités locales négligent, délaissent le traitement de leurs productions polluantes tant que les conséquences ne font surface qu’au-delà de quelques kilomètres, en dehors du territoire municipal. De l’autre côté, les habitants palestiniens se retrouvent plongés dans la pollution, l’infection et la vermine.

  • permalien ahmad :
    1er septembre 2007 @18h10   « »

    Le fond du problème en matière de préservation de la qualité de l’environnement dans les Territoires commence, comme toute chose puante, à la tête. L’instance responsable - le commandement militaire par l’intermédiaire de l’Administration civile - ne remplit pas ses obligations légales qui stipulent qu’il lui revient de se soucier activement de la préservation du cadre de vie et de la vie même des habitants du territoire. Dans certains cas, elle se surpasse même en multipliant les difficultés autour de la création de sites d’évacuation des ordures pour les localités palestiniennes et en compliquant ainsi l’évacuation des ordures vers des sites proches des localités ; dans d’autres cas, les camions de ramassage appartenant aux autorités palestiniennes sont même confisqués.

    Le Ministère de la Protection de l’Environnement ne manifeste pas la fermeté ni l’implication qu’on est en droit d’attendre de lui et tel que cela se fait à l’intérieur d’Israël. A cela il faut encore ajouter le fait désolant que pour les Palestiniens, l’accessibilité aux stations de la « Police Verte » est extrêmement limitée pour ne pas dire inexistante.

    Le résultat de cette négligence coupable est catastrophique : les habitants palestiniens se retrouvent entourés de montagnes de déchets, d’eaux d’égouts et d’ordures, à la fois par la transformation de leurs villages et de leurs zones agricoles en sites de décharges pirates pour les habitants israéliens, et aussi par le raidissement de la politique d’enlèvement des déchets. Les déversements de déchets et d’eaux usées salines provoquent la destruction et des atteintes irréversibles aux sources naturelles qui jaillissent dans ces zones ainsi qu’aux nappes aquifères ; les oliviers et les cultures des habitants des territoires sont à tout jamais atteints ; des réserves naturelles ou des zones qui étaient censées être déclarées telles sont ravagées et négligées, avec une atteinte directe à la vie, à la végétation et à tout le délicat système écologique existant à ces endroits.

  • permalien ahmad :
    1er septembre 2007 @18h12   « »

    Nous avons déjà pris l’habitude de voir les Territoires palestiniens comme l’arrière-cour d’Israël. Nous sommes accoutumés à ce que le niveau de sauvegarde des droits de l’homme, au-delà de la Ligne Verte, ne soit pas comparable à ce à quoi nous sommes habitués à l’intérieur de l’Israël démocratique. La question environnementale constitue un élément supplémentaire de cette façon de voir arrogante de l’Etat d’Israël et reflète la réalité telle qu’elle est.

    Néanmoins, il serait bon que nous élargissions notre perspective et que nous portions le regard quelques pas en avant : les atteintes à l’environnement ne disparaîtront pas parce que nous construirions une clôture ou que nous définirions les Territoires comme territoire ennemi ; en lui-même, le territoire est un en dépit du fait que deux peuples y vivent. Même la solution à deux Etats n’empêchera pas le saccage des systèmes écologiques, des nappes aquifères et des réserves naturelles qui traversent les frontières politiques, saccage qui au bout du compte, est susceptible d’entraîner une destruction grave et irréversible dans la région toute entière : la leur et la nôtre.

    La conscience croissante du public israélien quant à la nécessité de protéger l’environnement s’inscrit dans une tendance mondiale bienvenue. Cependant, parallèlement à la préservation de l’ozone et à l’inquiétude liée au réchauffement global, nous devons avant tout prêter attention à ce qui se passe dans notre espace proche, en particulier là où la responsabilité de ce qui s’y fait gît à notre porte. La contrainte n’est pas censée s’arrêter à la Ligne Verte, mais aller au-delà. Sinon, nous nous retrouverons tous dans le même œuf marécageux, dangereux et puant."

    Shlomi Zakarya Ynet (Yediot Aharonot), 23 août 2007 www.ynet.co.il/articles/0,73... * L’auteur est avocat et membre de l’équipe juridique de l’organisation « « Yesh Din, volontaires pour les droits de l’homme ». (Traduction de l’hébreu : Michel Ghys)

  • permalien K. :
    1er septembre 2007 @18h14   « »

    Pierre, je suis intrigué : pourquoi le président est-il en rupture ? En rupture par rapport à la politique traditionnelle de la France ? Seulement ?

  • permalien Ama Sauce :
    1er septembre 2007 @18h18   « »
    « Nous »

    Grâce à « nous », Anonymus survit à Ana. Ô la puissance de la mythologie et du fantasme ! Qui douterait pourtant, en dehors d’Anonymus, qu’Anonymus survit aussi bien sans « nous » ? Qu’Anonymus peut vivre sans tant de leurre ?

    Ce faisant, je ne prétends pas me pencher sur le cas Anonymus. Mais le « nous » d’Anonymus est symptomatique au-delà d’Anonymus. La tromperie de ce « nous », ce n’est pas Anonymus qui l’a inventée, même s’il lui prend de nous en asséner ici toute la grandeur intemporelle.

    Anonymus cantonne Ana dans la « négation de l’histoire juive ». Cela ne veut rien dire ? Non, mais ce qui compte c’est que ce soit dit. Cela n’impressionne personne ? Si : Anonymus.

  • permalien Daniel :
    1er septembre 2007 @18h39   « »

    "Difficile, en définitive, nous sommes toujours les vainqueurs, nous survivons à tous les fanatismes".

    C’est vrai. De nombreux petits peuples n’ont pas survécu à tous les fanatismes de l’Histoire. Finalement, "nous" a sans doute de la chance.

    Comme tous les vainqueurs, "nous" est même capable de produire des fanatismes auxquels d’autres pourraient ne pas survivre.

  • permalien Pierre :
    1er septembre 2007 @18h48   « »

    @K,

    Parce que Sarko, abuse d’artifices, bien souvent pour masquer son icompétence dans un domaine. Le mot rupture semble être devenu le nouveau jingle de Monsieur Nicolas Sarkozy Président De La République Française.

    Le discours du président de la République

    Cette rupture je la crois nécessaire.

    Cette rupture je m’y suis engagé.

    Cette rupture les Français l’ont approuvée.

    Cette rupture je la ferai. Je ne laisserai personne y faire obstacle. Je ne laisserai personne l’édulcorer. Je ne laisserai personne la dénaturer.

    Cette rupture je la conduirai dans le dialogue, dans la concertation, dans la négociation, mais je la conduirai jusqu’au bout.

    Il l’utilise comme tout néo-conservateur comme une formule incantatoire, quand il n’a pas grand chose a dire mais veut souligner sa détermination de principe a conduire ce qui pourrait être une action, s’il avait la moindre idée de ce qu’il pourrait faire.

    De même j’aime bien le désigner par son titre complet avec force de majuscules, parce quand il est en difficulté il adopté le style "canaille", qui est en complète rupture avec sa fonction et qui ne passe pas du tout dans les traductions et fini par lui attirer de gros problèmes avec ses collègues étrangers entrainant une série de ruptures (dans le sens de divorce) qui isolent de plus en plus la France.

  • permalien K. :
    1er septembre 2007 @19h42   « »

    Merci pour votre réponse Pierre.

    Philippe Moreau Defarges, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI), considère que le premier discours de politique étrangère prononcé lundi par Nicolas Sarkozy est "prudent" et finalement dans la continuité de la diplomatie française conduite depuis le général de Gaulle, malgré un "engagement européen plus marqué" et "une tonalité pro-américaine".

    Pourtant la France redéploie ses avions de combat dans le Sud afghan

  • permalien K. :
    1er septembre 2007 @20h01   « »

    David Horowitz “Déclare” une semaine de prise de conscience de l’Islamo-Fascisme du 22-26 Octobre prochain :

    “I will hold demonstrations and protests, teach-ins and sit-ins on more than 100 college campuses. Our theme will be the Oppression of Women in Islam and the threat posed by the Islamic crusade [????] against the West.”

    Sera présente à ses cotés, entre autres sommités, Ayan Hirsi Ali.

    Contrairement à Wikipedia, Jim Lobe considère David Horowitz comme un extrémiste de droite. Et un habile homme d’affaires :

    According to tax records obtained through the Foundation Center, Horowitz has been the beneficiary in recent years of a number of far-right foundations, including the Allegheny ($575,000 since 2001), Carthage ($125,000) and Sarah Scaife Foundations ($800,000) – all three are part of Richard Scaife’s empire and the Lynde and Harry Bradley Foundation (nearly $1.3 million). The Harry and Jeanette Weinberg Foundation ($475,000) also contributed nearly $500,000 to Horowitz’s enterprises over the same period.

  • permalien
    1er septembre 2007 @22h55   « »

    Des peines allégées contre la récitation du Coran à Gaza

    http://videos.tf1.fr/video/

    il faut cliquer sur "info", et prendre le journal de 20 h - vous allez vous regaler.

  • permalien K. :
    2 septembre 2007 @00h22   « »

    - « Dans un Liban miné par les divisions, la France pratique une diplomatie plus réaliste » écrit Georges Malbrunot. Mais :

    Le règlement de l’imbroglio libanais dépend des autres crises régionales. « Or, nous ne pourrons pas assouplir notre position sur le nucléaire iranien dans les prochains mois, prévient-on au Quai d’Orsay, par conséquent, les partenaires iraniens du Liban ont-ils intérêt à des concessions ? Sans doute pas. » En outre, jusqu’où Nicolas Sarkozy laissera-t-il aller son ministre des Affaires étrangères ? Pour Sarkozy, la refondation de l’alliance avec les États-Unis est essentielle. Or, après la guerre en Irak, depuis 2004, celle-ci s’est faite grâce au Liban.”

    - « Les 30 et 31 août 2007 s’est tenue au siège du Parlement européen, à Bruxelles, la Conférence internationale de la société civile pour la paix israélo-palestinienne, organisée par le “Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien” ».

    L’éditorialiste du Haaretz Dany Rubinstein, présent sur les lieux, y a déclaré : "

    today Israel is an apartheid state with different status for different communities

    ”. Daniel Schwammenthal, journaliste au Wall Street Journal en était abasourdi et a voulu vérifié. Hélas : “I asked him if he really thought Israel was in a state of apartheid and he answered ’yes,’"

    Le site juif sioniste JTA est furieux et rapporte que la “British Zionist Federation” a annulé l’invitation qu’elle avait adressée à Rubinstein pour une conférence (qui se tient en ce moment meme) sur le “soixantième anniversaire” d’Israel.

    - Aprés les musulmans, après les arabes, c’est la langue arabe elle-meme qui est maintenant terroriste. Le passionant Arouts se dévoue pour nous éclaircir grace à la traduction d’un article du non moins passionant Daniel Pipes dont voici un extrait :

    « Si le départ d’Almontaser [du Khalil Gibran International Academy de New-York] est très positif, il ne change rien au reste du personnel problématique de l’école et répond encore moins aux questions fondamentales posées par une école prodiguant un enseignement en langue arabe – tendance à proposer des contenus islamistes et arabistes, prosélytisme. »

  • permalien K. :
    2 septembre 2007 @01h11   « »

    Le scandale Rubinstein par le Jerusalem Post.

  • permalien Pierre :
    2 septembre 2007 @08h12   « »

    @K, en France, il y a un peu le même système qu’à Gaza, pour ceux qui suivent la grand’messe de TF1 :

    (...)Mais si la télévision, excepté les proches, est le seul lien avec l’extérieur, quelle représentation peut-on garder de la société ? Au mieux, des tranches de vie, des rencontres, des analyses, du divertissement. Au pire, les informations représentant la tolérance zéro, la survalorisation du travail, l’éloge de la société de consommation, tout ce qui peut marginaliser encore plus ceux qui le sont déjà. Ou encore la télé réalité, une caricature de la vie : quel paradoxe que de regarder une émission comme Loft Story en détention. L’incarcération serait-elle un jeu ? (...) Car les détenus qui peuvent s’exprimer à la télévision le font dans des conditions contraignantes : manque d’habitude (tout comme la plupart d’entre nous) de ce média impressionnant - les réalisateurs se concentreront donc sur ceux qui peuvent s’exprimer clairement. Inquiétude également des retombées de ce qu’ils peuvent dire sur le reste de leur peine. Entrent en jeu surtout les nombreuses contraintes administratives ; par exemple, même s’ils sont d’accord pour être filmés, on est désormais pratiquement systématiquement obligé de masquer le visage des détenus. La prison est un marronnier de la télévision, les détenus de "bons clients". (...)

    Voir en ligne : devant le miroir

  • permalien Ama Sauce :
    2 septembre 2007 @09h46   « »
    Le scandale Rubinstein

    J’ai beaucoup aimé l’insertion d’une annonce publicitaire dans l’article du Jerusalem Post renseigné par K.

    On passe ainsi, sans transition, d’un propos de Danny Rubinstein :

    « Today Israel is an apartheid state with different status for different communities. »

    à ceci :

    JPost.com OFFER : Your chance to win a trip to Israel

    Ce qui s’appelle une chance !

    En dépit de quelques redites, je me permets de vous renvoyer à l’article de Ynet, ne fût-ce que pour la remarque de Rubinstein à propos du mur.

  • permalien Pierre :
    2 septembre 2007 @10h38   « »

    Après avoir confessé à la romancière Yasmina Reza qu’il fallait se débarrasser, au plus vite, du Quai d’Orsay et de ses diplomates « qui sont tous des lâches » (sic), et selon la relecture pertinente d’ Uriel Da Costa, il semble bien qu’en fait le Président de notre République par son discours au Quai d’Orsay ait déclaré la guerre aux USA et à leurs alliés.

    « Ces crétins aiment tellement la Palestine qu’ils préfèrent en avoir deux », susurre un autre « lâche »

  • permalien K. :
    2 septembre 2007 @11h21   « »

    Une expression trouvée sur le site Dedefensa : « l’illégalité légale » : l’illégalité des forts.

    On pourrait aussi dire la légalité illégale : la légalité des faibles.

  • permalien
    2 septembre 2007 @12h48   « »

    merci monde diplomatique ; pour ce qu’est du discours de sarkozy : on dirait que c’est Bush en personne qui s’exprime en français ; sauf pour ce qu’est du retrait de ses troupes en Irak ;à propos des autres points invoqués dans son éxposé : rien de nouveaux!!!de ce qu’on connait déjà(terrorisme,islamists...blabla) son éléction est bien sur un choix démocratique légal pour le peuple français ; sauf que ca montre que presque plus que la moitier des français croient les propos de Bush et ses semblables ;monsieur le president vous ne ferait un long feu!!!tout comme Bush dans 2 ans ;on fêtera le départ de Bush ; bon débarra ami de la france

  • permalien Daniel :
    2 septembre 2007 @15h47   « »

    Le passé pour quoi faire ? Tout exprès pour Guitl et 1er septembre 15:30

  • permalien Ana :
    2 septembre 2007 @17h44   « »

    Le retour du refoulé : La plus grande synagogue d’Allemagne rouvre ses portes à Berlin - Le Monde du 1.09.07

    Le passé du refoulé : Israël : L’opération de démolition des mosquées après la guerre de 1948 - Haaretz du 17.07.07

    Le présent du refoulé : Mémoire de pierre - CCIPPP du 14.05.05

  • permalien
    3 septembre 2007 @10h22   « »

    Bonjour,

    Pierre vous vous rendez compte de ce que vous dites ?

    Les britaniques n’étaient pas des occupants !

    Les territoires sous mandats faisaient parti des empire coloniaux, et les anticolonialistes voulaient l’indépendence des territoires sous mandats, ( c’est tellement évident, mais, bon, disons le) .

    Pourquoi des paysants arabes ont-ils donc cachés des combatants de la Haganah ?

    Pour chasser l’Anglais !

    Savez vous que l’armée française à rasé des villages en Syrie, ( mandat français ), bombardé un quartier de Damas : vous appelez cela de l’occupation ou une politique mandataire ?

    Je sais que les habitants des pays sous mandat nous considéraient comme des occupants, en tout cas en Syrie.

    Sébastien

  • permalien Pierre :
    3 septembre 2007 @10h52   « »

    Je m’étonne Sébastien, que vous, qui êtes, par ailleurs, si tatillon en arguties juridiques concernant le bon droit d’Israël, au point parfois d’inventer des lois de votre cru pour justifier tout et n’importe quoi, vous ne soyez pas capable de faire la différence entre une occupation (comme celle d’Israël en Palestine, ou celle des États-Unis en Irak) faite en dénie de légitimité internationale, et un mandat dument voté par la communauté internationale.

    Je crois que vous vous moquez, et qu’en plus, en ne reconnaissant pas le rôle fondateur de la Grande Bretagne dans l’instauration d’un "foyer national juif", vous crachez dans la soupe.

    Apportez la moindre preuve ou le moindre témoignage à vos élucubrations et nous en rediscuterons en attendant le vous renvoie aux éléments que je me suis donné la peine de rechercher pour vous dans les posts précédents, ici, ici, et encore ici.

  • permalien
    3 septembre 2007 @10h56   « »

    Bonjour Anna,

    Nous allons avoir un débat de fond, je le sens.

    Parlons des juifs palestiniens, ceux d’avant le sionisme, combien étaient membre du mouvement national palestinien ?

    Voyons leur histoire :

    - 1929 la communauté juive non sioniste de Hébron est massacrée.

    - En 1948 les palestiniens juifs d’avant le sionisme sont chassé de la vielle ville de Jérusalem.

    Ces palestiniens juifs ont été massacré ou expulsé comme les autres juifs !

    Citons Ury Avnery : " la ou les arabes ont gagné, pas un juifs n’a pu y rester, si les arabes avaient gagné, ce sont les israéliens qui seraient devenu des réfugiés, s’ils avaient survécu."

    Vous dites : "Les juifs sionistes - vous ne le dites pas - sont autre chose - vous le dites très bien. Ces autre chose n’avaient rien à y faire si c’était pour faire ce qu’ils y ont fait et continuent de faire au moment même où j’écris."

    Un enfant n’est pas sioniste, sioniste n’est pas une nationalité, par sioniste vous désignez toute une population, du nouveau-né au vieillard.

    Pourquoi ne voulez vous pas dire israélien, plutôt que juif sioniste ?

    Un juif né en Palestine ne pourrait pas se dire palestinien, vous appliquez donc le droit du sang, et vous faites le lien entre juif et nationalité palestinienne.

    Ce "autre chose" n’avait rien à y faire. Vous auriez préféré qu’ils restent dans une Europe qui brûle et gaze les juifs. En cas de victoire vous auriez chassé les juifs car il n’avait rien à y faire. Et vous dites que vous n’aviez jamais voulu jeter les juifs à la mer. A quel moment parlez vous de la cohabitation ?

    Ce n’est pas étonnant que les israéliens soient aussi attaché à leur Etat, se n’est pas étonnant qu’ils se battent avec le sentiment qu’il faut luter ou disparaître.

    Avec ce que vous dites Ana, vous n’aurez aucun partenaire israélien, ni Gush Shalom, ni Warchaski.

    Je reproche au sionisme de ne pas voir le palestinien, mais je reproche à l’antisioniste de ne pas voir l’israélien.

    Sébastien

  • permalien
    3 septembre 2007 @11h40   « »

    Dans le Neguev un village palestinien a caché des militants sionistes recherché par les britaniques, et avait de trés bonnes relations avec le kiboutz voisin. Lorsque les militaire israéliens ont chassé la population de village, les habitants du Kiboutz ont demandé leur retour, en vain.

    Mes sources : le livre "palestine 1947 : un partage avorté" par Dominique Vidal et Alain Gresh.

    C’est vrai que les empires coloniaux ont eut plusieurs statut, rien que pour la France nous pouvons citer.

    - La colonie proprement dite, ( comme la Réunion ).

    - Le protectorat, ( comme la Tunisie ).

    - le département, ( l’Algérie ).

    - le mandat, ( le Liban et la Syrie ).

    Cela n’a rien enlevé au désir d’indépendance de ces peuples. N’avons nous pas occupé la Syrie ?

    Depuis quand Damas est en France ?

    Nous avons bombardé cette ville.

    Depuis quand Jaffa/Tel Aviv sont en Angleterre ?

    Les lois israéliennes reprimant les palestiniens ont été faites en partie par les britaniques, ( comme la détention administrative ).

    Mais c’est vrai, en droit la Palestine comme la Syrie étaient des mandat et non des colonies, qu’est-ce que ca à changé lorsque nous avons bombardé Damas.

    PS : pouvez-vous me dire quelle loi j’ai inventé ?

    Sébastien

  • permalien Pierre :
    3 septembre 2007 @13h01   « »

    PS : pouvez-vous me dire quelle loi j’ai inventé ?

    Celles-ci :

    « Les lois israéliennes reprimant les palestiniens ont été faites en partie par les britaniques, ( comme la détention administrative ).  »

    Aussi étrange que ça puisse vous paraitre être Palestinien n’est pas un délit.

    C’est un truc uniquement dans votre tête.

    La détention administrative est est une mesure qui s’applique à tous les étrangers dans tous les pays qui font un contrôle de l’immigration depuis les nuit des temps.

    C’est valable pour les Anglais Les Français les Suisses , les Étatusuniens, les Belges

    Excusez-moi de ne répondre qu’aux dernières lignes de votre post, mais tout les rest est du même tonneau.

    En cliquant sur les liens en bleu vous pourrez vérifier mes affirmations.

    Voir en ligne : La rétention administravue en Europe et ailleurs

  • permalien Sébastien :
    3 septembre 2007 @14h00   « »

    Il y a des centaines de palestiniens détenus sans procés, et cela depuis des mois, et ce n’est pas pour des raisons d’immigration, mais plutôt politique.

    Quand elle combatait l’occupation britanique , la Hagana dénonçait ces détentions administratives, mais aujourd’hui c’est le Gouvernement israélien qui utilise ces lois. C’est ce qu’a fait remarqué Marwan Bargouthi.

    Vous comparez vraiement les centaines de prisonniers palestiniens avec les immigrés clandestin en détention administrative en Europe ?

    Demandez a un palestinien, vous verez que je n’ai rien inventé.

    Sébastien

  • permalien Ana :
    3 septembre 2007 @14h37   « »

    "Bonjour Anna, Nous allons avoir un débat de fond, je le sens."

    Non, Sébastien, nous n’allons pas avoir de débat de fond. Cette fois encore, vous n’avez pas bien « senti ». Vos propos sont trop monumentalement idiots – pardonnez-moi ces deux derniers mots qui ne se veulent pas méchants, mais il ne m’en vient pas d’autres.

    Pas une de vos phrases ne tient la route, tout serait à reprendre, longuement. Je n’en ai ni le temps ni l’envie. Vous semblez tenir aux tours de passe-passe, pas moi. Vous pouvez sentir ça ?

  • permalien Sébastien :
    3 septembre 2007 @16h21   « »

    Vous m’attristez Ana, vous n’arrivez pas à me répondre, vous n’acceptez pas que l’on pense différemment que vous.

    Avez vous conscience que les israéliens existent eux aussi ?

    Comment envisagez vous la cohabitation ?

    Ca me fait peur.

    J’espère que vous lirez : "Palestine 1947 : un partage avorté" par Alain Gresh et Dominique Vidal. Vous saurez que si le Haut Comité Arabe, dirigé par Husseini, avait accepté l’Etat Binational que voulait instaurer les britanniques, le mouvement sioniste aurait implosé.

    A aucun moment il n’y a eut une direction palestiniéne proposant un Etat binational, ils, ( les dirigeants palestiniens ), n’ont pas pu, ou su, avancer une solution intégrant les juifs, soit 1/3 de la population de la Palestine en 1947. Ils n’ont pas proposé clairement en 1947 ce qu’Arafat a proposé en 1968. S’ils l’avaient fait, les sionistes auraient été au pied du mur.

    Vous pensez vraiment que 3 ans après la Shoha, nous aurions accepté que 600000 juifs, voir plus, soit tués ou expulsés ?

    Vous croyez que nous ignorerons ce qui c’est passé à Gush Etzion, et dans la vieille ville de Jérusalem, soit là ou les arabes ont gagné ?

    Comprenez que vous faites peur, et que aucun israélien n’ait crut en 1947 à la cohabitation. Nous avons préféré soutenir les israéliens que voir les juifs à nouveau massacrés. Le rapport de force étant ce qu’il est, il y a eut la Nakba.

    Avez-vous lu Ury Avnery, Alain Gresh, Dominique Vida, ou Leïlla Shaïd ?

    Je reprend Pierre Vidal Naquet, qui était loin d’être sioniste : « Je n’adhère aux principe du sionisme, mais je n’accepterai pas que l’on détruise Israël. »

    Sébastien

    Voir en ligne : Portrait d’un israélien, par Ury Avnery.

  • permalien Ana :
    3 septembre 2007 @17h37   « »

    A Sébastien

    "Vous m’attristez Ana, vous n’arrivez pas à me répondre, vous n’acceptez pas que l’on pense différemment que vous."

    — Je ne peux rien à votre tristesse, Sébastien. Vous en êtes le maître. Et vous pouvez dire et penser tout ce que vous voulez. Mais vous ne pouvez pas faire tout ce que vous voulez.

    "Avez vous conscience que les israéliens existent eux aussi ? Comment envisagez vous la cohabitation ?"

    — Tout simplement.

    "Ca me fait peur".

    — Oui, je sais.

  • permalien Eva la résistante à l’intolérable qu’on nous prépare :
    19 septembre 2007 @04h59   « »

    Bonjour, Pour comprendre la situation, rien de mieux que l’article SARKO-SIONISME sur http://evangelizt-poete.over-blog.com , de mon point de vue (de journaliste-écrivain). Je parle régulièrement de la question, et je le ferai de plus en plus, dans mon blog de résistance à l’intolérable (Sarko, Bush, Palestine, médias de complaisance etc) voir http://r-sistons.over-blog.com Amitié, Eva

    Voir en ligne : http://r-sistons.over-blog.com

  • permalien
    27 septembre 2007 @08h37   «
    Islam et Occident

    Je suis peut être naïf et simpliste loin de la rhétorique fantasmatique ayant des desseins occultes mais je crois qu’il faut d’abord balayer devant sa porte . Des dirigeants occidents évoquent vouloir changer l’ordre en Orient , faciliter la démocratie, la modernisation et un islam modéré. Mais je suis quand même surpris de voir que dans la société idéale occidentale ou tout est parfait de nombreux jeunes se tournent et s’investissent dans les contraintes de l’Islam Quelle en est la justification malgré tous les pouvoirs dont disposent les éloquents dirigeants qui veulent changer le monde . Quelles sont en réalité leurs capacités de mutations sur des terrains propices et fertiles á l’éclosion d’un Islam intégriste alors qu’ils n’arrivent pas a endiguer le flot des intégristes qui pointe aussi en Occident

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