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Nicolas Sarkozy critiqué par le New York Times

dimanche 2 septembre 2007, par Alain Gresh

Deux réactions au discours de Nicolas Sarkozy sur la politique étrangère de la France. La première, un éditorial très critique du New York Times du 30 août « No time for threats » (l’heure n’est pas aux menaces), (repris par International Herald Tribune du 31 août sous le titre « This is no time for threats against Iran »). Le quotidien américain n’y va pas par quatre chemins :

« Le président Nicolas Sarkozy a fait, dans son premier grand discours de politique étrangère, le mauvais geste au mauvais moment en brandissant l’usage possible de la force contre le programme d’armement nucléaire iranien. Les Etats-Unis et leurs alliés doivent intensifier leurs efforts pour résoudre les dangers sérieux que fait peser l’Iran par des négociations globales et des pressions économiques accrues, et non en parlant d’action militaire. » (...)

« Ce qui est inquiétant, c’est que ses commentaires pourraient refléter la manière dont il appréhende l’évolution de la politique américaine. Bien plus proche de Washington que son prédécesseur, Sarkozy a passé du temps avec le président Bush dans le Maine durant ses vacances. Ses remarques, bien dans son style direct et sans nuances, seront lues comme un avertissement à Téhéran et aux pays qui sont réticents à imposer des sanctions supplémentaires à l’Iran. Le message : si l’initiative diplomatique échoue, l’Iran aura l’arme nucléaire ou il y aura une action militaire pour l’en empêcher. Bush a ajouté à la pression en suggérant hier que la menace nucléaire iranienne était une raison pour garder des troupes américaines en Irak. »

Autre réaction, plus favorable cette fois, celle du quotidien israélien Haaretz qui, dans son éditorial du 31 août,« A realist at the Elysée Palace », écrit :

« L’analyse de Sarkozy est similaire à celle du premier ministre Ehoud Olmert et de ses collègues de la direction iranienne, qui ont fait des déclarations similaires et ont présenté la bombe iranienne comme un problème international qui nécessite une solution diplomatique urgente. Sarkozy a montré qu’il reconnaissait le caractère sérieux de la menace iranienne et qu’il était prêt à s’y opposer, et qu’il ne tente pas d’en faire un problème pour le seul Israël. »

Après avoir critiqué la politique précédente de Jacques Chirac, l’éditorialiste poursuit :

« Il est trop tôt pour savoir si une telle approche définira les relations avec Israël. On ne peut pas penser que la France retirera son opposition traditionnelle à l’occupation et aux actions d’Israël dans les territoires, mais il est possible que la France ne soit plus, comme dans le passé, à la tête des critiques d’Israël. »

Le discours de politique étrangère du président Sarkozy s’est immédiatement traduit sur le terrain du Proche-Orient par un rapprochement avec les Etats-Unis aussi bien sur le dossier iranien que sur l’Afghanistan.

Dans un article intitulé « Paris réfléchit à des sanctions hors ONU contre l’Iran » (1er septembre), Nathalie Nougayrède du Monde écrit :

« La France est disposée à passer à une phase de sanctions contre l’Iran en dehors du cadre de l’ONU. Ce tournant a été imprimé par le président français, Nicolas Sarkozy, sans faire, pour l’heure, l’objet d’annonces publiques, et sans qu’une décision n’ait encore été prise quant au contenu de telles sanctions. »

Elle poursuit :

« Il s’agit d’un changement car, sous la présidence de Jacques Chirac, une approche de nature unilatérale, hors de l’ONU, était rejetée par l’Elysée. Les Etats-Unis appliquent depuis les années 1980 une série de sanctions unilatérales, notamment d’ordre financier, contre la République islamique. »

« Les diplomates français ont désormais intensifié la réflexion, aux côtés de leurs interlocuteurs américains et d’autres Européens, à propos de mesures coercitives supplémentaires contre l’Iran hors ONU. L’idée d’agir en dehors de l’ONU a été évoquée à Paris fin juin, lors d’une rencontre entre M. Sarkozy et la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, en marge d’une réunion sur le Darfour. M. Sarkozy a alors signifié qu’il était ouvert à cette option. En avril, pendant la campagne électorale française, M. Sarkozy avait déjà indiqué que, pour lui, des sanctions hors ONU ne posaient "pas un problème de principe". »

Ces informations coïncident avec le nouvel accord conclu le 22 août entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur un calendrier de plusieurs mois pour que Téhéran réponde aux questions en suspens sur son programme nucléaire.

Au même moment, toujours selon le quotidien Le Monde (Laurent Zecchini, 30 août) « La France redéploie ses avions de combat dans le Sud afghan » :

« La France a décidé de s’impliquer davantage en Afghanistan. Le ministre français de la défense, Hervé Morin, doit effectuer un voyage au Tadjikistan et en Afghanistan, du 6 au 8 septembre. Il profitera de cette occasion pour annoncer que les avions de combat Mirage 2000 D et Mirage F-1, qui se livrent à des missions de bombardement dans le sud de l’Afghanistan à partir de l’aéroport de Douchanbé, au Tadjikistan, vont être prochainement stationnés sur celui de Kandahar, la grande ville du sud afghan. »

« Cette décision, prise à la mi-août et officiellement présentée comme un "redéploiement technique", souligne la volonté politique de la France de répondre favorablement aux appels pressants lancés par l’Alliance atlantique et Washington pour une plus grande implication militaire des pays européens en Afghanistan, en particulier dans le Sud et l’Est où se déroule l’essentiel des combats contre les talibans. Elle confirme aussi de facto la volonté de rapprochement avec les Etats-Unis, récemment affirmée par le président Nicolas Sarkozy. » `

Le Quai d’Orsay, tous des lâches...

Dans son livre apologétique sur Nicolas Sarkozy, L’Aube, le soir ou la nuit, (encensé par la presse de gauche comme de droite, on lira avec quelque étonnement les délires de Jérôme Garcin dans Le Nouvel Observateur qui lui a consacré sa couverture), Yasmina Reza rapporte ces propos de l’actuel occupant du Palais de l’Elysée : « Il devient très important de se débarrasser du Quai d’Orsay »

« J’ai un mépris pour tous ces types, ce sont des lâches. Quand on est lâche, on ne réfléchit pas. »

Rappelons la polémique qui avait suivi la publication sur le site du Crif en novembre 2005 des propos de François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, selon lesquels « il y a une tendance qui remonte à loin, ce que l’on appelle la politique arabe de la France et il n’est pas admissible qu’une administration ait une idéologie ». Il avait ajouté qu’il y avait un « problème de recrutement au Quai d’Orsay et à l’ENA » et que le recrutement « devrait être réorganisé ».

Surenchères républicaines.

L’élection présidentielle américaine aura lieu en novembre 2008. Le départ de George W. Bush entraînera-t-il un changement de la politique étrangère américaine au Proche-Orient ? A lire les déclarations des différents candidats, y compris celles de Hillary Clinton, on peut en douter. Un des principaux candidats républicains, Rudolph W. Giuliani, l’ancien maire de New York, présente sa vision dans la dernière livraison de Foreign Affairs, sous le titre « Towards Realistic Peace ». Il appelle à défendre la civilisation, envisage une action militaire contre les installations nucléaires iraniennes (ce que font pratiquement tous les candidats à la présidentielle) et émet les plus vives réserves à l’égard de la création d’un Etat palestinien.

71 commentaires sur « Nicolas Sarkozy critiqué par le New York Times »

  • permalien
    2 septembre 2007 @19h13   »

    Il y a un moyen d’abandonner sa nationalité ?

    Peut-on faire un procès à l’Elysée afin de pouvoir "faire son deuil" de son sentiment d’appartenance nationale ?

  • permalien
    2 septembre 2007 @20h31   « »

    Le Quai d’Orsay, tous des lâches...

    Je n’ai pas trop compris : pourquoi monsieur Sarkozy les traite-t-il de lâches ?

  • permalien
    2 septembre 2007 @21h11   « »

    n’est-il pas possible de demander un référendum, en ce qui concerne la prise de décisions hors ONU. Car, me semble-t-il c’est une question très grave, d’une part, d’autre part il sagit de l’argent des contribuables........... et puis, pourquoi sont-ils tous lâches au Quai d’Orsay ?

  • permalien
    2 septembre 2007 @21h19   « »

    Alors abandonner sa nationalité, même si c’était possible, je ne le conseillerais à personne (le statut des apatrides est peu enviable)
    Non on ne peut pas "demander" un référendum, c’est une procédure à la discrétion du président de la république, quand (en gros) il veut éviter que le parlement lui barre la route (même si ça peut se retourner contre lui au final).

  • permalien
    2 septembre 2007 @22h27   « »

    Que quelqu’un pense enfin à nettoyer un ministère rempli d’aristocrates et pétainistes devrait faire plaisir à la gauche. Celle-ci s’est toujours heurtée au Quai d’Orsay (cf ce que racontait Christian Pineau sur le cynisme et l’orientation des hauts fonctionnaires ou le départ de Régis Debray)...

    A moins que par antiaméricanisme et antisionisme certains à gauche arrivent désormais à trouver normale une administration à la reproduction sociale aussi caricaturale que les idées ?

  • permalien Jean-Marie Viguié :
    2 septembre 2007 @22h35   « »

    Lors du départ de Tony Blair, de très nombreuses critiques ont été formulées sur sa politique étrangère alors même que très peu d’analyses détaillées et construites de sa politique économique et de ses effets furent, au moins à ma connaissance, publiées.
    Pendant comme après, la polémique sur la politique étrangère bien que nécessaire, a "distrait" bien des esprits et des plumes progressistes d’une casse sociale sans précédent.

    Imaginons à titre d’hypothèse, l’implication de la France dans un conflit "chaud".
    Que souhaiter de mieux pour permettre à M. Sarkozy et à son camp de masquer dans une nouvelle union nationale, des contradictions sociales qui ne manqueront pas de s’exacerber, et pour les autres, tout occupés qu’ils seront à la défense (légitime) de leurs valeurs pacifiques, de continuer à ne pas parler de ces invisibles qui depuis trente ans subissent les effets de la casse sociale ?

  • permalien K. :
    2 septembre 2007 @22h35   « »

    Adam Gopnik du Newyorker voit Sarkozy comme une « Bombe Humaine » :

    Pour comprendre Nicolas Sarkozy, qui est le président de la France depuis trois mois intenses, l’histoire de la bombe humaine est bonne à savoir. « Elle se déroule en 1993, quand Sarkozy était le maire de Neuilly, » a rappelé lors d’un déjeuner le romancier Philippe Labro, dans la semaine qui a suivi l’intronisation de Sarkozy. « Un psychotique avait pris possession d’une école maternelle, des explosifs attachés à son corps, et avait pris des enfants en otage. Il s’était fait appelé B.H, la bombe humaine. Il avait présenté un ensemble incohérent d’exigences -un vrai fou- et la police avait entouré l’endroit. Sarkozy est entré dans l’école, complètement seul, et a commencé à parler à la bombe humaine. Il a engagé une conversation : que voulait-il, qu’elles étaient ses problèmes, pouvait-il les résoudre ? Mais d’abord il fallait laisser les enfants partir. Bien, une demi-heure plus tard, Nicolas sortait avec des enfants dans des ses bras et tout autour de lui. Plus tard, naturellement, la police est entré et a abattu la bombe humaine » Il avait gesticulé.

    (..)

    Depuis son élection, l’image d’un Sarkozy aimant prendre des risques s’est accentuée, de même que l’impression qu’il puisse être une bombe humaine lui-même, recelant une certaine quantité d’explosifs dont il est difficile de mesurer les objectifs et les conséquences. La minuterie est enclenchée. (..)

    Avant d’ajouter plus loin (ce qui rejoint une analyse précédente de Pierre) : ..il y a des doutes sur le fait de savoir si Sarkozy a une vision stratégique quelconque qui accompagnerait son brillant sens tactique [en parlant du débauchage de gens de “gauche” et d’extreme-droite], un plan quelconque pour la France au-delà de celui, bien connu, qui consiste à obtenir le pouvoir et à le garder.

    Alors “bombe humaine” ou illusionniste opportuniste ?

  • permalien futur antérieur et optatif :
    2 septembre 2007 @22h59   « »

    Critiqué par le Times et pas par la presse française aux ordres du nouveau caniche d’un Bush qui navigue à vue dans une fin de règne où 5000 000 soldats en Irak (les conventionnels, les contractuels et les collaborateurs) n’arrivent pas à mettre à mal 12 millions d’Irakiens, femmes, enfants, vieillards et adultes mâles échappés au programme des massacres des escadrons de la mort.
    Les Britanniques quittent le navire, car ils ont l’expérience des colonies qui deviendront de toutes les façons indépendantes et qu’il vaut mieux gérer intelligemment sans le surcoût de l’entretien d’une armée stationnée très à distance.
    Les déclarations ( déclamations car le style rhétoriques qui rejette en avant de chaque phrase le" Je suis de ceux qui pensent "avec l’ intention d’hypnotiser un auditoire, rétif ici car il s’agit en principe d’ambassaduers éduqués pas de futurs élécteurs) de Mr Multivitamine ( en espérant que c’est seulement ces additifs alimentaires qui le survoltent) sont comme à l’accoutumée vides de sens. Du pur style campagne électorale.
    c’est vraiment un apprenti-président, voir http://www.convergencedescauses.com...

    Bombarder l’Iran alors qu’une partie des militaires étasuniens le refusent cela veut dire :
    1) zéro pétrole sortira du Golfe
    2) la mise en danger immédiate et réelle d’(Israel( la portée des missiles iraniens) depuis l’Iran et au moins le Sud Liban
    3) une mesure immédiate de rétorsion sur tous les territoires impliqués à la mode kamikaze, avec l’immobilisation économique mondiale

    L’iran n’est pas l’Irak dévasté par 13 ans d’embargo et le sentiment nationaliste fait que les différents s’effacent devant la menace ennemie. L’infiltration par une équipe de contestataires champions d’une révolution orange a échoué.

    Alors, je leur dis qu’ils y aillent.

  • permalien LOU :
    2 septembre 2007 @23h09   « »

    Je n’arrive pas à croire que Nicolas Sarkosy est président de la république française. J’ai lu que Yasmina Reza le décrivait comme un enfant et c’est comme ça que je le perçois.
    Pourtant il y a forcément quelqu’un qui manie les ficelles, qui est-ce ?

    Celui qui prescrit son traitement ? (certains pédopsychiatres prescrivent de la ritaline à des enfants beaucoup moins agités que lui)

    Sa femme ?

    Son nègre ?

    On l’a vu, il suffit de hausser un peu le ton comme le patron de Suez et tout de suite, Sarkosy s’exécute.

    Madame Merkel le renvoie dans les cordes et il ne parle plus d’une réunion du G8.

    Ce type est dangereux car facilement manipulable.

  • permalien L’ex futur apatride :
    2 septembre 2007 @23h11   « »

    Pas un mot d’analyse (on n’ose parler de critique) dans la Presse française, mais un billet fort plaisant sur Backchich.com :

    http://www.bakchich.info/article154...

    Dont de savoureux échos sur les réactions de la foule en liesse (qui permettent de mieux situer ce qu’aura été la tradition du Quai —et les raisons de son démantèlement annoncé) :

    Remarque ô combien pertinente à l’écoute d’un Nicolas déplorant « la création d’un “Hamastan” dans la bande de Gaza risquant d’apparaître comme la première étape de la prise de contrôle de tous les territoires palestiniens par les islamistes radicaux ». Faut-il rappeler que cette évolution a été rationnellement mijotée à Washington et Tel-Aviv avec la bienveillante inertie européenne, chiraquienne et post-chiraquienne, par des apprentis sorciers « néo-cons » dont l’obsession était de détruire l’Autorité palestinienne, voire d’empoisonner Yasser Arafat.

    « Ces crétins aiment tellement la Palestine qu’ils préfèrent en avoir deux », susurre un autre « lâche », en ajoutant insidieusement qu’au « Liban, ce sont bien les alliés indéfectibles de la France qui soutiennent et financent les salafistes du camp retranché de Nahr el-Bared, avec les encouragements de l’ambassadeur des États-Unis et du prince saoudien Bandar ben Sultan ». Un ange passe, les ailes noirçies…

  • permalien Pierre :
    3 septembre 2007 @07h28   « »

    Le tableau de chasse qui fait pâlir d’envie notre courageux président de la république sarkozy (plus que 4 ans et 8 mois) :

    Minimum 71017 - Maximum : 77555

    record à battre ! (le plus dur sera de contourner les "lâches")

  • permalien Pierre :
    3 septembre 2007 @08h19   « »

    Le présidents de français et sont courageux combat contre les météorologues bretons intégristes :

    « Qu’est-ce qu’on va foutre dans un centre opérationnel sinistre à regarder un radar ? Vous vous êtes renseignés sur la météo ? Qui a eu cette idée de demeuré ?…. Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de dix connards en train de regarder une carte ! » Sarkozy, le radar et les Bretons : lettre ouverte à Yasmina Reza

    Va-t-il contourner l’O.N.U. pour envahir la Bretagne ?

    Au fait les Bretons chiites ou sunnites ?

  • permalien K. :
    3 septembre 2007 @08h34   « »

    Retour à l’antiquité (grecque) : les barbares désignés par leur langue :

    À l’aéroport de San Diego, des américains d’origine irakienne sont arrétés pour interrogatoire après qu’un passager ait été « effrayé » par le fait qu’ils parlaient en arabe.

  • permalien Pierre :
    3 septembre 2007 @08h35   « »

    Le domaine réservé du chef du gouvernement :

    La Coupe du monde de rugby divise le couple Fillon

  • permalien apta :
    3 septembre 2007 @08h59   « »

    Où sont les laches ? Peut-être au quai d’Orsay mais surement aussi parmis tout ceux qui n’osent pas avoir le courage de la seule solution possible : engager la démilitarisation. et le désarmement. Nous en sommes loin avec tous les nouveaux contrats d’armes passés par les U.S aux pays amis de la région. On veut interdire la bombe à l’Iran ! de quand date la dernière agression militaire de l’Iran ? Et de quand date la derniére agression militaire d’Israél détenteur de la bombe et pas membre de l’AIEA ? Les politiques menées au moyen orient nous tire vers la catastrophe. L’intelligence est d’avoir une réfexion sur 50 ans d’échec et le courage est d’oser penser autrement.

  • permalien
    3 septembre 2007 @11h56   « »

    Le pouvoir iranien est une agression de par son existence, son foutage de gueule, ses pendaisons publiques, ses lapidations, la terreur perpétuelle qui règne.

    Ne manque que la bombe : ils feraient mieux de s’acheter des cerveaux.

  • permalien Yves :
    3 septembre 2007 @12h29   « »

    Ah... enfin un commentaire bien pese sur l’Iran ! Les autres sont le mal, on est si bien entre soi.

    Du Guitl tout crache. Marre de reflechir, vrai quoi !

    Serieusement, ca pue le racisme a plein nez ce type de commentaire. S’il y a des cerveaux a vendre pour l’Iran, je conseille a l’anonyme de s’en acheter un par la meme occasion.

  • permalien Pierre :
    3 septembre 2007 @17h18   « »

    Le choc des civilisations :

    Israël va acheter des bombes "intelligentes" aux USA (pour 100 millions de dollars que les USA leur ont donnés je suppose).

    L’Iran commence la production de bombes “intelligentes”

    Si les bombes se mettent à être “intelligentes”, je veux bien être con.

  • permalien Pierre :
    3 septembre 2007 @18h14   « »

    Notre président Sarkozy de la France et sa "unreal politic"

    " Les monarchies pro-occidentales du Golfe ont annoncé samedi à Djeddah (ouest) qu’elles acceptaient une offre de l’Iran sur le lancement de pourparlers en vue d’établir des accords de libre-échange.

    La proposition émane du ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki.

    Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) se sont dits prêts "à engager des négociations en vue de conclure un accord pour mettre en place une zone de libre-échange" avec la République islamique, a indiqué le secrétaire-général du CCG, Abderrahmane al-Attiyah."

    Comme d’habitude maintenant, nous attendons les démentis de Claude Guéant, quant aux positions annoncées au Quai d’Orsay par notre président de la France.

    Voir en ligne : Iran : les pays du Golfe acceptent l’offre d’un accord de libre-échange

  • permalien
    3 septembre 2007 @21h17   « »

    "Le gouvernement israélien effectue des expériences médicales sur des prisonniers politiques"

    Par Najib Farraj

    Le 18 fevrier 2007
    Palestine News Network, ISM (version française)

    Le Député du Conseil Législatif, Issa Qaraqa’, travaille pour démontrer la pratique d’expériences médicales sur les prisonniers politiques palestiniens par Israel. Qaraqa est l’ancien directeur de la Société des Prisonniers Palestiniens et est responsable des Affaires aux Prisonniers auprès du CLP.

    Il a déclaré qu’alors que les traitements médicaux nécéssaires étaient négligés, il y a eu 14 décès attribués à des expériences médicales au cours des sept dernières années.

    Le député du Conseil législatif palestinien a ajouté : "Ces tests sont effectués sans qu’ils le sachent."

    Qaraqa’ a ajouté : "Il y a 1.000 médicaments expérimentaux qui sont utilisés dans des tests sérieux effectués chaque année sur les prisonniers politiques Palestiniens et Arabes avec une augmentation du volume de 15% par an."

    Il a également déclaré que des membres de la Knesset israélienne sont au courant des tests réalisés et que le gouvernement les soutient, "violant ainsi tous les principes internationaux."

    La Quatrième Convention de Genève interdit de tels actes.

    Article original : Palestine News Networks

    Traduction : MG pour ISM
    Disclaimer : The views expressed in this article are the sole responsibility of the author and do not necessarily reflect those of the Centre for Research on Globalization

  • permalien Pierre :
    4 septembre 2007 @06h33   « »

    Notre président de la France à nous, et son Ministre de la Lâcheté roulent-ils pour la France ? l’Europe ?... ou les rentiers Étasuniens ?

    Le 7 mai, l’American Enterprise Institute néoconservateur (AEI), (Institut américain de l’entreprise) a publié un rapport donnant le nom des principaux investisseurs en Iran entre 2000 et 2007. La France arrive en tête, avec 30 milliards de dollars d’investissement de grandes entreprises telles Renault, Peugeot et Citroën, l’entreprise de télécommunication Alcatel et de pétrole Total. La vice-présidente d’AEI, Danielle Plekta a accusé ces entreprises d’être des entreprises encourageant la dictature : « Si cela rapporte, ils se disent "qu’est-ce que cela peut bien faire si c’est un régime voyou ?" »

    (...)

    Le 9 août, Associated Press a révélé que des pressions considérables étaient exercées par US Securities and Exchange Commission (SEC), (Commission américaine des titres financiers et des bourses) sur Total pour qu’elle mette fin à ses opérations en Iran et en Syrie. Les plus de 200 pages de correspondance, dont Associated Press rend compte, inclut les avertissements de la SEC de mai 2003 selon lesquels « des investisseurs potentiels aux Etats-Unis peuvent trouver significatifs le bilan des violations [de la part de Total] » des sanctions imposées par les Etats-Unis à l’Iran et à la Libye. Dans une lettre de juin 2005, la SEC a insisté pour que Total réitère les allégations américaines selon lesquelles la Syrie chercherait à construire des armes de destruction massive, dans les sections de ses dossiers SEC décrivant son travail en Syrie.

    Voir en ligne : Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, en visite à Bagdad

  • permalien Pierre :
    4 septembre 2007 @07h02   « »
    Nicolas Sarkozy critiqué par le New York Times, Der Spiegel, Handsblatt, Die Welt, et quelques autres....
    La réaction de l’Allemagne reflète de puissantes tensions au sein de l’Union européenne ainsi que l’idée que la France s’engage à menacer sa propre hégémonie sur l’Europe. Un résumé venimeux de la presse allemande publié dans « Der Spiegel » et intitulé « Rambo à l’Elysée » cite le journal économique Handelsblatt : « Plus il parle mal de certaines choses et plus il se prend au sérieux. Le discours prononcé hier par le chef d’Etat était purement et simplement une déclaration multiple de leadership français, à la fois en Europe et de par le monde. »

    Le quotidien conservateur Die Welt a écrit, « Paris veut s’affirmer comme acteur sur la scène mondiale. On peut interpréter sa tentative d’étendre l’Union européenne vers l’Afrique comme une réponse à l’influence grandissante de l’Allemagne suite à sa réunification et à l’expansion de l’UE. »

    le roi est nu

    Voir en ligne : France : Sarkozy appelle à un renforcement militaire de l’Europe

  • permalien K. :
    4 septembre 2007 @10h46   « »

    Que gagne un pays à intégrer le giron de l’Amérique ? :

    « - le Droit (de faire ce qu’elle demande ) !

    - la Liberté (d’être asservi par les marchés mondiaux) !

    - les énormes profits pour tous (tous les collaborateurs, naturellement) ! »

    Voir en ligne : Sur quelle planète vit Rudolph Giulani ?

  • permalien Pierre :
    4 septembre 2007 @12h50   « »

    L’historien Gabriel Kolko nous explique pourquoi les États-Unis répètent constamment les mêmes erreurs, pourquoi, somme toute, ce n’est pas aussi important pour ceux qui défendent avant tout leurs intérêts personnels...

    "Nous nous trouvons au point zéro dans l’application de la puissance américaine dans le monde. Les Etats-Unis ne peuvent pas gagner leurs très coûteuses aventures, et ne vont pas non plus renoncer aux politiques qui conduisent de plus en plus souvent à des désastres pour toutes les nations où ils interviennent – et pour eux-mêmes.

    Tous les facteurs que j’ai mentionnés – leur myopie en ce qui concerne la technologie, la politique de consensus qui engage des politiciens ambitieux et qui ne tient souvent pas compte de l’opinion publique, le complexe militaro-industriel et ses intérêts locaux [impact sur les emplois et la politique d’un état de la production militaire et des bases militaires], ou les limites des contributions rationnelles – se sont combinés pour nous mettre dans cette impasse. "

    ... et par conséquent, sans le dire explicitement, pourquoi prôner une politique pro-américaine en Europe est une aberration.

    Voir en ligne : Une destruction mécanique : la politique étrangère états-unienne au point zéro Gabriel Kolko

  • permalien Sébastien :
    4 septembre 2007 @16h07   « »

    Bonjour,

    Une boufé d’air pour les habitants du village de Billin en Cisjordanie.
    La Cour Supréme israélienne à accepté leur recours.

    Sébastien

    Voir en ligne : Barrière de séparation : la Cour suprême israélienne accorde une victoire symbolique aux Palestiniens

  • permalien lucinda :
    4 septembre 2007 @17h41   « »

    l’iran n’est pas le pays ideal en effet mais la france n’est pas vierge de tout defaut non plus la n’est pas le probleme car on ne resoud aucun probleme par la guerre
    et même si on bombarde l’iran on as aucune garantie que nous saurons faire mieux qu’eux d’ailleur c’est bete se que je dis car utiliser la force n’est pas une preuve d’intelligence mais une preuve de faiblesse

  • permalien Ana :
    4 septembre 2007 @19h45   « »

    A Sébastien

    (...)

    Le Mur

    "Un exemple clé de ceci est donné par la construction du « mur de séparation » dans les Territoires occupés - une énorme barrière destinée à séparer les Palestiniens en minuscules enclaves tout en annexant à Israël de vastes parts de la Cisjordanie.

    Le mur est violemment controversé, même en Israël, et son tracé exact fait constamment l’objet de contestations. Résultat : le mur serpente à travers la Cisjordanie d’une manière étrangement capricieuse, faisant parfois un écart à l’est pour englober une colonie israélienne illégale, puis à d’autres moments repoussé de nouveau à l’ouest.

    « Toute la finesse réside dans le fait de comprendre la souplesse du mur sans la justifier en la jugeant bénigne : c’est au contraire une flexibilité dangereuse ! », dit Eyal. « Mais ce que le tracé du mur enregistre surtout, c’est l’opposition qu’il suscite - les requêtes incessantes des ONG israéliennes auprès de la Cour suprême israélienne ainsi que les manifestations hebdomadaires des associations israéliennes de droits de l’homme, par exemple. »

    En une analogie frappante, Eyal suggère que l’éventail des tracés possibles pour le mur cartographie le spectre de la politique israélienne officielle : les ‘colombes’ cherchant un mur aussi proche que possible des frontières d’avant 1967, et les ‘faucons’ souhaitant repousser le mur vers la Jordanie. Le tracé du mur reflète la dynamique de ces deux forces.

    Mais pour Eyal, le problème est que de rudes batailles autour du tracé précis du mur peuvent bien échouer à mettre en question l’existence même du mur. « Ces micro-actes politiques de résistance sont paradoxaux parce que, en poursuivant le moindre mal, ils permettent au pire d’exister et de fonctionner », dit-il. « L’opposition au mur devient partie intégrante de ce qui le dessine - elle se fait complice du mur. »

    Eyal soutient que ce paradoxe fait partie d’un modèle plus large au moyen duquel l’occupation a absorbé et incorporé les vues des organisations des Droits de l’Homme et des ONG actives dans les Territoires occupés".

    (...)

    Israël et son architecture oppressive d’occupation, Eyal Weizman, 21/08/07

  • permalien Pierre :
    4 septembre 2007 @19h51   « »

    Le Mur

    Juillet 2004 :

    « L’édification du mur qu’Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris à l’intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé, sont contraires au droit international », a prononcé aujourd’hui le juge Shi Jiuyong qui rendait l’avis consultatif de la CIJ sur cette construction à la demande de l’Assemblée générale de l’ONU.

    Voir en ligne : Le mur construit par Israël illégal, prononce le Tribunal de l’ONU

  • permalien K. :
    4 septembre 2007 @20h12   « »

    Pierre, vous dites, à juste titre :

    ..pourquoi, somme toute, ce n’est pas aussi important pour ceux qui défendent avant tout leurs intérêts personnels...

    suivi de :

    ... et par conséquent, sans le dire explicitement, pourquoi prôner une politique pro-américaine en Europe est une aberration.

    Et là je suis personnellement moins convaincu.

    N’existe-il pas des exemples ou la France, (et d’autres pays européens) ont par exemple adopté des politiques économiques qui avaient déja été essayées aux Etats-Unis alors qu’elles s’y étaient révélées catastrophiques ? En fait catastrophique pour qui ? Pour le commun des mortels surement, mais pour les habitants de “Richistan” certainement pas ou plutot bien au contraire.

    Richistan, qui comme le dit Joshua Landis « is here and there », (“there” comme en France) et à sa question de savoir « will they begin to marry each other ? » Il semble bien que la réponse soit indubitablement OUI, mille fois oui.

    C’est délirant, mais on ne peut s’empecher de penser : ces gens croient-il vraiment qu’ils vont vivre à l’abri dans une sorte de forteresse d’ou ils seront à l’abri de la jungle qu’ils auront créé aux 4 coins de la planète ?

  • permalien Pierre :
    4 septembre 2007 @20h19   « »

    Le Mur

    Cette route passe par la Cisjordanie, à l’est de Jérusalem, et sera utilisée par les Israéliens aussi bien que par les Palestiniens, mais sur deux voies bien séparées. Entre ces deux voies parallèles, on érige un « mur décoratif » en béton dont la surface rappelle une roche appelée « pierre de Jérusalem », apparemment dans le but de signaler, notamment, que ce mur sera construit « pour l’éternité ».

    Le gouvernement Olmert, qui réalise ce projet datant de l’époque Sharon, a clairement affirmé que le territoire situé à l’est de Jérusalem ne fera en aucun cas partie d’un éventuel Etat palestinien. La réalisation de ce projet constitue une nouvelle violation intentionnelle du droit international.

    Voir en ligne : Le « mur décoratif »

  • permalien Pierre :
    4 septembre 2007 @20h48   « »

    @K, je crois que nous sommes d’accord dans la mesure ou Gabriel Kolko explique que si  :"Cela fait que d’immenses sommes d’argent continuent à couler vers les fabricants d’armes et leurs subalternes. Il existe un consensus très profond entre les deux partis sur les dépenses d’armement, qui ont commencé sous les Démocrates, il y a un demi-siècle, et qui ne disparaîtront pas de sitôt, quel que soit le degré d’abandon des ponts, de l’infrastructure, de la santé et ainsi de suite.", il met en avant la priorité donnée aux intérêts particuliers au détriment de l’intérêt collectif.

    De ce fait, la politique de l’establishment US ne va pas forcément dans les sens de l’intérêt des citoyens US, aujourd’hui, lorsque Sarkozy se rapproche de la politique US, il ne se rapproche pas de la politique des citoyens US, mais d’intérêts particuliers, c’est aussi aberrant que si sa femme s’exhibe avec une affiche "Prada" aux fesses et qu’en remerciement le couturier offre des vacances de parvenus a Monsieur le Président de La République Française et sa sa petite famille.

    Aberrant ne signifie pas impossible.

  • permalien Ana :
    4 septembre 2007 @21h53   « »

    La photo de Rina Castelnuovo, dont il est question dans le tout début de l’article "Le Mur décoratif" de la revue Horizon et débat et parue dans l’International Herald Tribune, édition du 11 août 2007, est reproduite ici : "Une route ségrégationniste dans une terre déjà divisée".

  • permalien Ana :
    4 septembre 2007 @21h58   « »

    Avec un lien qui fonctionne :

    La photo de Rina Castelnuovo, dont il est question dans le tout début de l’article "Le Mur décoratif" de la revue Horizon et débat et parue dans l’International Herald Tribune, édition du 11 août 2007, est reproduite ici : "Une route ségrégationniste dans une terre déjà divisée".

  • permalien K. :
    4 septembre 2007 @23h43   « »

    Rudy Giuliani, vu par Kevin Baker, (interviewé par JON WIENER) :

    Dans les derniers sondages, Rudy Giuliani dépasse ses rivaux dans la course aux primaires républicaines d’environ dix points. Cela étonne, puisqu’il a été un défenseur des droits des homosexuels, de l’avortement et des droits des immigrés autant que du contrôle des armes. Cela laisse penser qu’un Président Giuliani serait meilleur que Bush. J’ai demandé à Kevin Baker—il est l’auteur de la célèbre trilogie City of Fire, des nouvelles qui traitent de la ville de New York. Il écrit également pour le New York Times, le Washington Post, et Harper’s, où son essai, « un destin pire que Bush, » fait la une du numéro du mois d’août.

    Le principal fait d’arme de Giuliani est son comportement juste après le 9/11. Beaucoup se rappellent encore sa conférence de presse TV la nuit des attaques, quand un journaliste a demandé combien il y aurait de victimes. Giuliani a eu une réponse magnifique : « Plus que nous ne pourrions supporté. » Comparé à ce qu’avait déclaré le Président Bush, c’était du Shakespeare.

    « La plupart des évènements en relation avec le 9-11 ont en réalité représenté autant de débâcles pour le gouvernement de la ville, » m’a dit Baker, et « Giuliani en est le principal responsable. » Le World Trade Center avait été attaqué en 1993, mais Giuliani « n’avait appris aucune des leçons qui auraient pu l’être. Il n’y avait eu aucune tentative sérieuse de coordonner les communications entre la police et les pompiers, ou même de s’assurer que les pompiers puissent communiquer entre eux à l’intérieur des bâtiments. » Les conséquences ? « Probablement des centaines de décès évitables ce jour là. »

    Le deuxième échec : Giuliani a insisté pour situer son centre de contrôle des secours dans le complexe du World Trade Center, malgé le fait qu’il ait été la cible de l’attaque de 1993. « Il a fait cela contre l’avis de pratiquement tous les experts en matière de sécurité qu’il avait consulté, » a expliqué Baker. (..)

    Giuliani a indiqué à la Commission du 9/11 que les pompiers dans les tours sont morts parce qu’ils ont refusé d’obéir aux ordres leur demandant de sortir. Il a dit qu’ils ont voulu sauver la vie des gens emprisonnés à l’intérieur.

    « C’est un mensonge démontrable, » m’a dit Baker. « Les pompiers dans les bâtiments attendaient simplement des ordres. Ils n’en ont jamais reçu. Il est facile de dire après coup aux gens ce qu’il fallait faire dans un événement aussi traumatisant, et n’importe qui peut être pardonné pour ne pas avoir su prendre les bonnes décisions sur le coup. Mais aller des mois plus tard au congrès et mentir à ce propos—Je trouve cela ignoble. »

  • permalien K. :
    4 septembre 2007 @23h47   « »

    Rudy Giuliani, suite 1 :

    Qu’a fait Giuliani après le 9/11 ?

    « Il a très rapidement instrumentalisé le 9/11, » m’a dit Baker. « Il a proposé que son mandat soit prolongé pour lui donner plus de temps pour traiter les choses, et il a essayé de nommer sa maîtresse du moment, qui plus tard est devenue sa troisième épouse, Judith Nathan, comme responsable de la collecte de fonds destinés aux survivants et aux familles des victimes. Dès le début il a essayé d’exploiter cet évènement. Les mots qu’il a prononcés à la TV furent merveilleux, mais ils n’ont été appuyés par aucune action. »

    Avant le 9/11, une des choses qui ont rendu Giuliani célèbre, à New York au moins, a été son succès à mettre la « racaille » hors des rues. Baker a expliqué que « le fléau de la racaille avait concerné deux douzaines de noirs sans domicile fixe portant des seaux et des essuie-glace qui approchaient des voitures aux feux rouges près des tunnels et des ponts et offraient de nettoyer votre pare-brise, en échange d’un pourboire. Ils ne représentaient pas une menace terrible pour les gens. Habituellement vous pouviez vous en débarrasser en tapotant sur la fenêtre et en secouant votre tête. Fin de d’histoire.

    « Mais ces types ont été vus comme un autre signe de la décomposition de l’ordre social à New York. Les institutions de droite comme l’institut de Manhattan ont dit qu’ils étaient un « symbole du désordre » qui encouragent le crime, tout comme les graffitis et le smurf et les fenêtres brisées. Ainsi une grande partie de la campagne 1993 de Giuliani a consisté en la promesse de dégager la racaille des rues. En fait avant qu’il ait pris ses fonctions en 1994, presque tous avaient été dégagés des rues par le département de police. Mais néanmoins il en a obtenu le crédit. »

    Giuliani comme maire a indiqué qu’il diminuerait le taux de criminalité—et le taux de criminalité est descendu pendant son mandat. Mais, a argué Baker, « il avait déjà nettement diminué avant que Giuliani ne prenne ses fonctions, sous le maire David Dinkins. Sous Dinkins le taux de meurtre a diminué de 14 pour cent, le vol de 15 pour cent, le cambriolage de 17 pour cent—ce fut la première fois que le taux de crime chutait dans la ville de New York dans chacune des sept principales catégories de crime en presque quatre décennies. C’était avant que Giuliani ne soit aux commandes. Cela s’est poursuivi une fois qu’il est arrivé à l’hôtel de ville, mais naturellement ce fut aussi le cas dans tout le pays. »

  • permalien K. :
    4 septembre 2007 @23h50   « »

    Rudy Giuliani, suite 2 et fin :

    New York a eu des problèmes réels quand Giuliani était le maire : désindustrialisation, disparition des travaux manuels, vols blancs (white flight), et puis la calamité de l’héroïne, des armes et du SIDA. Mais ce fut « le génie politique insidieux » de Giuliani, a dit Baker, de transformer ces réels problèmes en arguments voulant que « la ville était hors de contrôle parce qu’un maire noir laissait les noirs de cette ville faire ce qu’ils voulaient. » Cet argument, a dit Baker, l’a fait élire.

    Plusieurs d’entre nous seraient enchantés de voir la droite chrétienne perdre lors les primaires républicaines. Baker a reconnu que Giuliani représente en effet une vraie menace pour la droite chrétienne. Mais, a-t-il argué, « le problème avec Bush n’est pas tellement son idéologie religieuse, aussi folle qu’elle puisse être. C’est l’arrogance émanant de cet homme. C’est le clientélisme, l’incompétence, et les effrayantes impulsions autoritaires. Giuliani incarne le pire de ces attributs, et peut-être plus encore. »

  • permalien K. :
    5 septembre 2007 @00h58   « »

    Le Nyt présente Rafsandjani comme un pragmatique.

    Rafsandjani, devenu multi-millionnaire (en USD) après l’avènement de la république islamique (en meme temps que ses fils), est un filou enturbanné et je soupçonne fortement que sa profession de foi soit la suivante : Il n’y a de Dieu que le dollar et l’Euro est son prophète.

    Il y a bien des années de cela, Le Monde le qualifiait, à juste titre, d’homme qui révait de devenir le nouveau Shah. J’attends avec impatience de voir les prochains commentaires du journal de référence sur le meme homme.

  • permalien saintyves :
    5 septembre 2007 @01h08   « »

    Bonjour

    Le livre de Stephen Walt and John Mearsheimer "Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine" continue à faire couler beaucoups d’encre et à succiter des reflexions à travers le monde.

    ... L’État hébreu a systématiquement et largement été favorisé, soutenu et défendu par l’Oncle Sam, même sur des questions sensibles comme par exemple
    - le développement illégal de l’arme nucléaire,
    - la colonisation des territoires palestiniens ou
    - la violation des Droits de l’Homme.

    le Pentagone et Tsahal collaborant étroitement. ...

    De même pour les conflits comme la récente guerre au Liban (1300 morts dont un tier d’enfants) ou les menaces de guerre nucléaire avec l’Iran qui, sous couvert de lutte contre le terrorisme islamique, sont les résultats de la désastreuse politique commune entre israéliens et américains.

    Entre parenthèses, il serait intéressant de connaître l’avis du très atlantiste et très pro-israélien Nicolas Sarkozy, nouveau "caniche" européen de George W. Bush, et de son ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, qui viennent tout juste d’aligner sans aucun complexe la politique étrangère de la France précisément sur celle des Etats-Unis. Avis avoué par Sarkozy ds son dernier discour.

    Le soutien indéfectible et irraisonné des États-Unis à Israël ne peut s’expliquer ni par des intérêts stratégiques communs ni par des impératifs moraux, estiment les deux auteurs. idem pour Sarkozy et ses acolytes comme Kouchner and Co

    "Israël n’a pas le poids stratégique que les États-Unis mettent en avant....

    En conclusion, ils (les auteurs) prônent un changement radical de politique envers Israël...

    la réalité des chiffres et des actes étant difficile à nier....

    il ne s’agit pas d’un simple pamphlet anti-israélien mais d’un très sérieux essai politique rédigé par des intellectuels américains réputés et de plus responsables d’études sur ces questions dans des universités prestigieuses....

    ...publié simultanément par les éditions Farrar Strauss & Giroux (États-Unis), Campus (Allemagne), Kodansha (Japon), Atlas (Hollande), Penguin (Royaume-Uni), Mondadori (Italie) et La Découverte (France).

    - Les français suivront ils sarkozy dans son aventurisme politique, ?
    - Sarkozy n’expose t-il la France à des menaces emanents d’Alqaida du GSPC en l’occurence ?
    - A la lumiere de cette analyse de Mearsheimer et walt, le prochain sommet pour la création d’un etat palestinien pourrait il apporter du nouveau pour que cesse le calvaire qu’endure ce peuple depuis plus d’un demi siecle ?

    Voir en ligne : il serait intéressant de connaître l’avis du {{très atlantiste et très pro-israélien Nicolas Sarkozy, et de son ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner

  • permalien Pierre :
    5 septembre 2007 @09h40   « »

    Le Maroc, entre le roi et l’islam pluriel

    Les Marocains élisent vendredi une nouvelle assemblée. Pour la première fois, un parti islamiste peut arriver en tête. Mais ce n’est pas le seul défi religieux à Mohammed VI.

    (...)

    Les titres de cette presse assez libre parlent d’électeurs désabusés, d’un « système » auquel ils ne croient plus. Mais pas un mot sur le roi, qui détient pourtant un pouvoir exorbitant, et possède une bonne partie des terres et des richesses marocaines.

    Robert Ménard, de Reporters sans frontières, toujours prèt a pourfendre certains oppresseurs des journalites, "fait le vide" pendant ses vacances à Fès, où il a ses habitudes et de bons amis..

    Voir en ligne : Maroc : Inculpation et liberté provisoire pour le patron des journaux saisis

  • permalien ahmad :
    5 septembre 2007 @09h41   « »

    salam

    pour voir un débat(en anglais) sur le lobby pro-israèlien au usa, avec les auteurs du livr à paraitre a la découverte :

    http://www.scribemedia.org/2006/10/...

    Salam

  • permalien Sébastien :
    5 septembre 2007 @10h58   « »

    Bonjour,

    Quelqu’un pourrait-il me dire ou était le 11 septembre 2001.
    Giuliani lui à risqué sa vie en se rendant sur les lieux de l’attentat.

    Je respecte toujours ceux qui ont le courage de risquer leur vie sur un champ de bataille ou dans une oppération de sauvetage, ce qu’il est vrai n’a jamais fait Bush. Ce respect s’applique a tout les combatants quelque soit leur camp, et je me permetrait pas de dénigrer leur courage.

    C’est ainsi que des soldats israéliens ont respecté les combatants du Hezbolah pour leur courage sur le champ de bataille.

    Sébastien

  • permalien ahmad :
    5 septembre 2007 @11h07   « »

    Salam

    les soldats nazis doivent-ils etre respecter pour leur courage, sébastien ?

  • permalien K. :
    5 septembre 2007 @11h25   « »

    Sébastien, on aimerait au moins un lien sur le fait que Guilani ait risqué sa vie le 9/11.

  • permalien saintyves :
    5 septembre 2007 @12h20   « »

    Bonjour

    Dans la deuxième partie de son entretien avec Gabriel Matthew Schivone, Noam Chomsky aborde la question de la responsabilité individuelle dans les atrocités commises en temps de guerre. Effectuant un retour sur le moment fondateur qu’a constitué le procès de Nuremberg, il pointe les limitations implicites que l’occident pose au champ d’action du droit international, contredisant dans les faits sa prétention à l’universalité. Quoi que mon admiration pour Noam Chomsky n’est pas sans limite.

    Aurions un jour la chance d’assister au jugements des criminels de guerre etanusiens (Bush, père et fils, Rumsfeld, Wolfowitz, Candy et les autres) pour les crimes qu’ils ont commis en Irak, des criminels de guerres Israeliens, au Liban (1300 morts dont un tier d’enfants) et en Palestine ou se concretise devant nos yeux une opération d’epuration ethnique sans precedent, (et Sebastien qui vient apologetiser ces meme soldats israeliens dont les mains sentent encore l’odeur du sang frais des massacres des enfants palestiniens et libanais)

    NC : C’est le libre-arbitre, mais n’oubliez-pas qu’il y a une culture intellectuelle ambiante qui n’y voit aucune objection.

    Prenons par exemple la guerre d’Iraq. Il y a des bibliothèques pleines d’arguties à propos de cette guerre, de débats, qui posent la question « Que devrions-nous faire ? »,.... Maintenant, essayez de trouver une phrase quelque part qui dit que « mener une guerre d’agression est le crime international suprême, qui diffère des autres crimes de guerre en ce qu’il comprend tous les maux qui s’ensuivent » (en paraphrasant Nuremberg). Essayez de trouver cela quelque part. - En fait, vous ne pouvez pas le trouver.

    ... si une guerre confessionnelle est une horrible atrocité, et elle l’est, qui est responsable ? De par les principes de Nuremberg, Bush, Rumsfeld, Wolfowitz, Rice - ils sont responsables d’une guerre confessionnelle car ils ont mené à terme le crime suprême international qui contient tous les maux qui s’ensuivent. Essayez de trouver quelqu’un qui fait remarquer cela. Vous ne pouvez pas. Car la culture intellectuelle dominante reconnaît comme légitime le fait que nous écrasions qui nous voulions.

    Et prenez l’Iran. Les deux partis politiques - et presque toute la presse - reconnaissent comme légitime et, en fait, honorable, que « toutes les options soient sur la table », apparemment cela inclut les armes nucléaires, pour reprendre les dires de Hilary Clinton et tous les autres. « Toutes les options sont sur la table » signifie que nous menaçons de guerre. Eh bien, il y a quelque chose qui s’appelle la Charte de l’ONU, qui rend illégale « la menace ou l’utilisation de la force » dans les affaires internationales.

    Et pour nous assommer "on" nous crée de toute piece la these manicheene du clash des civilisations, comme s’il s’agissait d’une invasion extraterrestre.

    Voir en ligne : Responsabilité et culpabilité en temps de guerre

  • permalien Pierre :
    5 septembre 2007 @14h29   « »

    Depuis le 9/11, Guilini est l’homme qui rêve aux avions...

    Rudolph Giuliani relatait ce mois-ci, dans un meeting de campagne, qu’il « avait fait un rêve » après avoir achevé la lecture du livre de Nicolas Sarkozy Témoignage, récemment publié aux Etats-Unis . « Sarkozy était dans son avion, allant de France vers les Etats-Unis, songeant à tous ces principes américains qu’il pourrait mettre en œuvre en France », racontait le candidat républicain à la présidentielle de novembre 2008. « Puis j’ai vu un autre avion traversant l’Atlantique. Il y a trois personnes à bord lui faisant signe en le croisant. Il y a Hillary Clinton, Barack Obama et John Edwards [les candidats démocrates, ndlr]. Et ils sont en train de se creuser la tête pour essayer de prendre les principes français qui ne marchent pas pour les importer aux Etats-Unis. » « Le président français croit que c’est l’Amérique qui a les bonnes idées », a-t-il résumé.

    ... et a Sarkozy.

    Sébastien, survivre à un tel cauchemar, c’est ça le vrai courage !

    Voir en ligne : « Sarkozy est une sorte de Giuliani français »

  • permalien Sébastien :
    5 septembre 2007 @14h34   « »

    Il y a une sacré difference entre reconnaitre le courage d’un énemi et approuver ces idées ou la cause pour la quelle il se bat.

    Des résistants ont rencontré d’anciens soldats allemands aprés la guerre, et De Gaulle a reconnu le courage des soldats allemands durant la guerre, notaement sur le front de l’est. De Gaulle et ces résistants ne reniaient pas pour autant leur combat.

    Giuliani se trouvait dans le Word Trade Center peut avant qu’elles ne s’efondrent, à quelques minutes pret il y restait. Toutes le personnes présentes sur place ont constaté son courage.

    C’est un fait authentique, je n’ai donc pas mis de lien internet, il suffit de prendre les témoignages des personnes sur place lors des attentats, ou de prendre les journaux de l’époque.

    Nous savons tous que comme tous les médias, internet n’est pas étanche aux manipulations.

    Sébastien

  • permalien Sébastien :
    5 septembre 2007 @15h28   « »

    Toute les limites de Nuremberg : "Deuxièmement, le choix de ce qui était considéré comme un crime se basait sur un critère très explicite, à savoir le déni du principe d’universalité. En d’autres termes, quelque-chose était appelé un crime à Nuremberg si ils l’avaient fait et que nous ne l’avions pas fait.
    Ainsi, par exemple, le bombardement des concentrations urbaines n’était pas considéré comme un crime. Les bombardements de Tokyo, Dresde, et ainsi de suite - ceux-là ne sont pas des crimes. Pourquoi ? Parce-que nous les avons faits. Ainsi, de ce fait, ce n’est pas un crime." Noham Chomsky

    Il est etimé que le vainqueur estime qu’il ne commet pas de crime de guerre, car sa cause est légitime.

    Un soldat israélien est un criminel de guerre au mains rouge de sang, et un arabe qui tue un enfant israélien est un héros car sa cause est légitime, ( du moins pour certains ).

    Juger les israéliens pour des actes commis aussi bien par les arabes voudrait dire ont peut tuer délibérement les civils lorsqu’ils sont de l’autre camp, car notre cause est légitime, pas la leure.

    Question : la lutte contre le terrorisme est légitime, ais est-ce qu’elle autorise à commettre des crimes de guerre ?
    Personellement j’espére bien que non !

    PS : j’ai du respect pour les combatants du Hezbolah et pour les combatants palestiniens mais je ne suis pas non plus naïf.

    Sébastien

  • permalien Sébastien :
    5 septembre 2007 @15h33   « »

    "En fait, les criminels de guerre nazis qui étaient inculpés ont pu échapper aux poursuites quand ils purent montrer que les Américains et les Britanniques avaient fait la même chose qu’eux. L’amiral Dönitz, un commandant de sous-marins impliqué dans toutes sortes de crimes de guerre, appela pour sa défense un personnage haut placé dans l’amirauté britannique ainsi que, je crois, l’Amiral Nimitz des États-Unis, qui témoigna que « Ouais, c’est le genre de choses qu’on a faites. » Et, de cette façon, ils ne furent pas condamnés pour ces crimes. Dönitz fut absout. Et cela se répète tout du long. Et ça c’est un défaut très grave. Néanmoins, de tous les tribunaux, c’est le plus sérieux."
    Noham Chomsky.

    Si par hazar un israélien se retrouve devant un tribunal pour avoir tué des civils, femmes, viellard et enfants, il lui sufira pour sa défense de faire témoingner un COMBATANT, ( et non un terroriste ), palestinien pour qu’il dise : « Ouais, c’est le genre de choses qu’on a faites. »

    Sébastien

  • permalien Sébastien :
    5 septembre 2007 @15h43   « »

    Dans la série justice du vainqueur sur le vaincu, et malheur au vaincu.

    Bush aussi est pour la "justice universelle", a condition qu’elle serve ces intérêts, et qu’il n’ait jamais à répondre de ces actes devant cette même "justice universelle", ( j’insiste sur les guillemets ).

    Sébastien

  • permalien Pierre :
    5 septembre 2007 @15h46   « »

    En fait, les criminels de guerre nazis qui étaient inculpés ont pu échapper aux poursuites quand ils purent montrer que les Américains et les Britanniques avaient fait la même chose qu’eux.

    Pouvez-vous Sébastien, puisque vous semblez avoir des informations que le reste du monde ignore nous dire où étaient les camps d’extermination des juifs des tziganes, des communistes et des homosexuels, en Angleterre, aux États-Unis ou en URSS ?

    A toute fin utile, je vous signale, qu’un procès ça ne sert pas à faire éxécuter des gens, mais a determiner leur responsabilité.

    Merci de ne pas mettre de lien pour confirmer vos délires, je crains le pire.

  • permalien
    5 septembre 2007 @17h50   « »

    Pardon Pierre mais vous m’avez bien lu ?

    A votre avis pourquois les bombardements de populations civiles fait par les allemands, ( Londres, Rotherdam ), n’ont jamais été jugés comme crime de guerre ?

    Je n’ai fais que reprendre le lien indiqué par Saint Yves, je le remet. Les nazis ont été jugé pour des crimes que n’avaient pas commis les alliés, comme les camps de la mort justement.

    PS : vous trouvez que vraiement que le vrai courage c’est de "survivre" à Sarkozy ?

    Combien d’années de prison risquez-vous pour dire cela ?

    Alors nous sommes tous des héros !

    Voila qui amusera bien du monde, a commencer les personnes qui risquent bien plus que nous dans le monde, comme les prisonniers politiques.

    Sébastien

    Voir en ligne : Responsabilité en temps de guerre.

  • permalien Pierre :
    5 septembre 2007 @18h30   « »

    Oui Sébastien, je vous ai bien lu et je vous ai même recopié, et maintenant je vais vous recopier ce que Noam Chomsky a écrit au début de son interview a propos de Nuremberg :

    "Le cas de Nuremberg est un précédent très intéressant. D’abord, le procès de Nuremberg - de tous les tribunaux établis depuis celui-ci et jusqu’à aujourd’hui - c’est, je pense, de loin le plus sérieux. Mais, néanmoins, il était sérieusement faussé. Et reconnu comme tel."

    Ensuite il développe et explique pourquoi ce procès était faussé en énumérant toutes les anomalies qu’il y a relevé, et vous vous prenez ces anomalies et vous en faites les lois d’une "justice universelle" (en insistant sur les guillemets), avec "un soldat israélien est un criminel de guerre au mains rouge de sang, et un arabe qui tue un enfant israélien est un héros car sa cause est légitime, ( du moins pour certains ).".

    Je vais être franc avec vous Sébastien, ce qui me gêne ce n’est pas que vous raisonniez de travers (nous raisonnons tous de travers), mais c’est que vos raisonnements aboutissent systématiquement à la victimisation/justification de Tsahal.

    Il est possible que vous culpabilisiez a propos de l’action de Tsahal, mais vous n’en n’êtes pas responsable et jusqu’à preuve du contraire personne ne vous demande des comptes.

    Plutôt que de passer votre temps à comparer les crimes des uns et les crimes des autre, dites vous bien que le premier des commandements est "tu ne tueras pas", et tenez vous en là.

  • permalien K. :
    5 septembre 2007 @19h38   « »

    Un soldat israélien est un criminel de guerre au mains rouge de sang, et un arabe qui tue un enfant israélien est un héros car sa cause est légitime, ( du moins pour certains ).

    L’art de la rhétorique revu et corrigé par Sébastien : La parenthèse comme preuve d’une approche équilibrée. Fabuleux.

  • permalien K. :
    5 septembre 2007 @19h57   « »

    Baker confirme l’information de Sébastien concernant Giulani : "He was within a few minutes of dying right there that day,".

    Cependant Sébastien votre phrase, “C’est un fait authentique, je n’ai donc pas mis de lien internet” m’a donné le tournis.

  • permalien Pierre :
    5 septembre 2007 @20h36   « »
  • permalien K. :
    5 septembre 2007 @21h57   « »

    - Pour Le Monde des années 2000, aussi, Rafsandjani est un “pragmatique”.

    Cependant on y reconnait « son habileté à cumuler les pouvoirs » et le fait qu’il ait été « discrédité pour l’"affairisme" de sa famille durant sa présidence (1989-1997) ».

    - Suite de l’affaire Khalil Gibran Academy :

    Non seulement Almontasser a été virée pour “promotion du terrorisme” (en l’occurence elle avait “soutenu l’Intifada palestinienne”), mais elle a été « remplacée par Danielle Salzberg.

    Les pro-Salzberg, comme le quotidien populaire New York Post (groupe Murdoch), se “réjouissent” de voir aux commandes "Une ardente sioniste" [sic]. Ses adversaires lui reprochent de “ne pas connaître un mot d’arabe”.

    Au programme de l’école ? à mon avis Sifaoui et Compagnie.

    - Aux Etats-Unis, une majorité de majorités ne sait pas quoi penser.

    Rappelons Chomsky : la propagande est aux démocraties..

  • permalien saintyves :
    5 septembre 2007 @23h36   « »

    Bonsoir

    Pour clore le debat sur l’impunité des crimes de guerre commis par l’armée israelienne, et sur leur origine et leur cause, il faut admettre les quelques faits et verités suivantes :

    - 1) l’occupation des territoires palestiniens, libanais et syriens par Israel.
    - 2) le reffus israelien d’appliquer les nombreuses resolutions de l’ONU sur la palestine
    - 3) "le droit du peuple palestinien de recouvrer ses droits par tous les moyens conformément aux buts et principes de la Charte de l’ONU "

    - § La résolution 181 de l’AG qui recommande le partage de la Palestine en deux Etats.

    - § La résolution 194 de l’AG qui affirme le droit des « réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible » ou, à défaut, à des « indemnités à titre de compensation ».

    - § La résolution 242 du CS qui fait du droit à l’existence et à la sécurité de l’Etat d’Israël, mais également du « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés » suite à la guerre des Six jours, ... ».

    - § La résolution 252 du CS qui « considère que toutes les mesures et dispositions législatives et administratives prises par Israël, y compris l’expropriation de terres et de biens immobiliers, qui tendent à modifier le statut juridique de Jérusalem sont non valides et ne peuvent modifier ce statut ».

    - § La résolution 2443 de l’AG qui s’inquiète de la « violation des droits de l’homme dans les territoires occupés ».

    § Les résolutions 2535 de l’AG qui invoque les « droits inaliénables du peuple palestinien », 2649 de l’AG qui mentionne le « droit à l’autodétermination » du peuple palestinien et 3236 de l’AG qui reconnaît « le droit du peuple palestinien de recouvrer ses droits par tous les moyens conformément aux buts et principes de la Charte de l’ONU et fait appel à tous les Etats et organisations internationales pour qu’ils [l’]aident dans sa lutte pour recouvrer ses droits »...

    - § La résolution 3379 de l’AG qui assimile le sionisme à une « forme de racisme ». Celle-ci sera annulée en décembre 1991.

    - § La résolution 456 du CS qui demande à Israël de « démanteler les colonies de peuplement existantes et, en particulier, de cesser d’urgence d’établir, édifier et planifier des colonies de peuplement » dans les territoires occupés.

    - ...§ La résolution 476 du CS qui réaffirme « la nécessité impérieuse de mettre fin à l’occupation ... « déplore vivement le refus continu d’Israël, la puissance occupante, de se conformer aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée générale ».

    Pour demontrer que la lutte du peuple palestinien pour la liberté est legitime, et que la seule et unique solution qui mettrait fin à son calvaire est la fin de l’occupation, et non les massacres et l’epuration ethnique que commet israel.

    Voir en ligne : Les résolutions de l’ONU sur la Palestine

  • permalien Pierre :
    6 septembre 2007 @07h02   « »

    L’équipe du Palestine Monitor rouvre le débat sur l’impunité de Tsahal et répond à Rudy Giuliani, le Nico Sarkozy new-yorkais :

    "Vous déclarez : "Nos ennemis doivent savoir qu’ils ne peuvent pas assassiner nos citoyens en toute impunité ni échapper aux représailles", mais si les Américains ne peuvent pas être tués sans châtiment ni représailles, alors pourquoi les Palestiniens le pourraient-ils ? Depuis 2000, plus de 4.500 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne d’occupation."

    Voir en ligne : "Vers une paix réaliste" : La réponse du Palestine Monitor à Rudy Guiliani

  • permalien Alexandre :
    6 septembre 2007 @07h46   « »

    Sarkozy ferait mieux de ne jamais, jamais prendre de sanctions hors du cadre de l’ONU. En faisant cela il rallierait la clique des états rebelles qui ont si souvent été critiqués par la France. La crise Moyen Orientale qui perdure depuis 1948 se terminerait probablement en un holocauste nucléaire tant pour Israel et ses voisins que pour l’Iran. Il ne resterait plus d’autre choix que de demander aux diasporas de ces pays réduits en cendres de revenir fonder une nouvelle patrie si toutefois le niveau de radiations le permettaient encore !

  • permalien Daoud :
    6 septembre 2007 @09h54   « »

    Alors ouvrons le débat sur les crimes de guerre (avortés)fomentés par certains musulmans.

    Que dites vous des arrestations de musulmans en Allemagne ? que voulaient-ils faire sauter ? pour tuer qui ?

    Les occidentaux sont-ils obligés de donner asile à leurs futurs assassins ?

    désormais, une bombe sur Israel coupera l’électricité à gaza ; vous avez vu jouer "soleil vert" ? les gazaouis n’auront qu’à pédaler pour produire du courant.(lol)

  • permalien Pierre :
    6 septembre 2007 @11h16   « »

    "A un moment où l’administration Bush sortante a rendu les Etats-Unis plus impopulaires que jamais dans le monde, quel serait l’intérêt de réveiller une telle polémique ?", demande M. Védrine. Il estime cependant que cette question "pourrait se présenter autrement après 2009", à condition que l’Alliance se réforme pour reconnaître l’autonomie de son pilier européen et accepter un "débat entre alliés" sur les options stratégiques.

    Voir en ligne : Védrine met en garde Sarkozy contre la "tentation occidentaliste"

  • permalien Sébastien :
    6 septembre 2007 @17h13   « »

    • Pierre vous m’avez dit « Je vais être franc avec vous Sébastien, ce qui me gêne ce n’est pas que vous raisonniez de travers (nous raisonnons tous de travers), mais c’est que vos raisonnements aboutissent systématiquement à la victimisation/justification de Tsahal. »

    Un enfant est un enfant, un crime est un crime, et tout le monde sait que je n’ai jamais accepté la politique d’annexion/colonisation des territoires occupés.
    « On ne peut pas parler du terrorisme des israéliens avec leurs F 16, et faire sauter des Kamikazes sur les marchés ou dans les autobus », Leilla Shaïd, ( déclaré à Malakof au mois de décembre 2003 ).

  • permalien Ana :
    6 septembre 2007 @19h45   « »

    Il ne suffit pas de mettre des guillemets pour faire parler quelqu’un, Sébastien. Il y faut des références.

    J’ai déjà posté la citation qui suit sur le blog, jadis. Je la reprends expressément pour vous.

    "La majestueuse égalité des lois interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans la rue et de voler du pain."

    Anatole France, Le lys rouge (1894), Librairie générale française, 1964

  • permalien Pierre :
    6 septembre 2007 @20h16   « »

    Sébastien, "Un enfant est un enfant, un crime est un crime", mais une armée n’est pas une armée.

    Contre quelle armée se bat Tsahal ?

  • permalien pako :
    11 septembre 2007 @21h55   « »

    Qu’a t’il fait pour parler des autres de cette maniere ? Si ce mr, que 54% de Francais ont voulu comme président, est un grand courageux, qu’il commence par se promener seul dans la rue pendant quelques heures ! :)
    Ajoutons que ces 54% seront responsables de ce que la France va faire ces prochaines années. Il faudra l’assumer...
    On a rien a faire en Afghanistan, si ce n’est se débarasser des stocks d’armes sur des gamins dans les montagnes, et trouver une "raison" pour se coller pres de la Chine

  • permalien pako :
    12 septembre 2007 @21h34   « »

    PS : Gulliani n’était pas dans le WTC. J’ai vu ca écrit quelque part plus haut. Quand il est arrivé sur les lieux ; un corps est tombé a quelques mètres de lui, il est remonté dans sa voiture et il est parti.
    De plus, les pompiers commencent a parler de la responsabilité de son administration qui aurait pu mieux les préparer a ca et sauver plus de vie. Personne n’était équipé pour fouiller sans respirer les débris...depuis voila les cancer et les morts

  • permalien OURS 3CK :
    13 septembre 2007 @17h29   « »

    Une seule solution : l exode, laissons ce pays aux "sarkozystes", vidons le pays, partons loin d’ici.
    Les 5-10 années a venir vont être falales pour notre démocratie, son but : créer un état policier,
    supprimer le poste de 1er ministre, stopper les flux migratoires, l immigration selective, à quand une loterie pour gagner sa carte de séjour ? Enrichir les plus riches
    et dissoudre la gauche pour qu à l avenir, seul ump et udf soit éligibles.
    On dit souvent qu on a 10 ans de retard sur les U.S.A, se gouvernement se chargera de le rattrapper.
    UNE SEULE CHOSE A FAIRE : PARTIR LOIN.

  • permalien
    17 septembre 2007 @01h59   « »

    beaucoup de commentaire negatif sans nom ceux qui veulent partir.. fuyez
    lachetée ???????

  • permalien ADDRIAN :
    17 octobre 2007 @23h51   « »

    APRES 12 ANS DE NULLISSIME CHIRAC ET D INEXISTENCE POLITIQUE ENFIN UN MEC ’ SARKOSY ’ QUI OSE DIRE TOUT HAUT QUE LE PRESIDENT IRANIEN N EST AUTRE QUE L EQUIVALENT D UN NAZI DE LA PIRE ESPECE , ET QU IL EST NECESSAIRE D AGIRE DE MEME AVEC L IRAN QU AVEC L ALLEMAGNE HITLERIENNE .

  • permalien le véridique :
    30 janvier 2008 @22h25   « »

    Le peuple français se rend-il compte qu’ils est gouverné par une équipe majoritairement juive et pro-israel (pour ne pas dire sioniste !) ? Au contraire du peuple américain, ne devrait-il pas commencer à s’en inquiéter sérieusement ?

  • permalien olivier :
    16 mai 2008 @20h07   «

    pétition pour déstituter sarko je vous invite a signer et a diffuser largement : www.antisarkozysme.com

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