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Le monde arabe, l’Occident et la France

dimanche 16 septembre 2007, par Alain Gresh

Culture & Politiques arabes

A ceux qui ne se satisfont pas des visions caricaturales du monde arabe réduit à "une" religion et dont est absente toute diversité, je conseille le blog de Yves Gonzalez-Quijano, Culture & Politiques arabes. Yves, qui est maître de conférences en littérature arabe moderne à l’Université Lumière-Lyon2, a traduit de nombreux romans arabes. Dans son dernier envoi, « Les pays arabes découvrent les Simpson », il poursuit une série sur les caricatures arabes. A l’heure des affaires des caricatures du Prophète, il n’est pas inutile de rappeler la longue tradition de caricatures au Proche-Orient.

Lockerbie (suite)

Nous avons déjà évoqué ici l’affaire Lockerbie, celle du Boeing de la Pan Am victime d’un attentat en 1988. Pierre Prier y revient dans un article du Figaro du 14 septembre, intitulé « Lockerbie : et si la Libye était innocente... » Pierre Prier écrit : « La Libye est-elle innocente de l’un des pires attentats terroristes du XXe siècle ? La justice écossaise sème le doute. Elle devrait fixer avant fin septembre la date du procès en appel d’Abdelbasset al-Megrahi. Ce haut responsable des services secrets libyens a été condamné à perpétuité en 2001 pour avoir placé une bombe dans le vol 103 de la Pan Am, le 21 décembre 1988. L’explosion du Boeing747 au-dessus de la petite ville écossaise de Lockerbie fit 270 morts, dont onze au sol. Après de longues négociations, Tripoli avait accepté de livrer Megrahi, tout en clamant son innocence. Depuis, le colonel Kadhafi ne cesse de réclamer son retour. » (...)

« Les militants de l’innocence de la Libye affirment que le tribunal de 2001 a été instrumentalisé pour détourner les soupçons du vrai coupable, le FPLP-commandement général, groupuscule palestinien hébergé à Damas et travaillant pour la Syrie et l’Iran. Des éléments matériels précis avaient d’abord dirigé l’enquête vers le FPLP-CG. Téhéran avait un mobile. L’ayatollah Khomeiny avait promis "une pluie de sang" en représailles de la destruction en vol d’un Airbus d’Iran Air et de ses 290 occupants, abattus par un navire de guerre américain cinq mois plus tôt. »

« Mais les enquêteurs ont brusquement changé leur fusil d’épaule. Pour les défenseurs de la Libye, l’ordre venait d’en haut. Saddam Hussein avait envahi le Koweït, et la coalition occidentale avait absolument besoin de la participation de la Syrie dans la coalition, ainsi que de la bienveillance de l’Iran. La Libye avait, elle aussi, des comptes à régler. Le bombardement américain de 1986 sur Tripoli avait tué la fille adoptive de Kadhafi. Le procès de 2001, entaché d’erreurs et de facilités, a laissé peu de place à un véritable travail judiciaire. L’enquête sur le drame de Lockerbie reste à mener. »

Je l’avoue, je ne sais pas qui est coupable et qui est innocent. Mais cette affaire démontre, après bien d’autres, la facilité avec laquelle on crée un coupable pour des raisons qui n’ont rien à voir ni avec la vérité ni avec la justice. Et elle nous appelle à être vigilants face aux preuves fabriquées pour justifier des aventures militaires (hier les armes de destruction massives irakiennes, aujourd’hui la bombe iranienne).

L’Iran, Total et le pétrole

A ceux qui croient que la politique des pays occidentaux se limite à défendre leurs intérêts pétroliers, je dédie cet article du Monde du 15 septembre de Jean-Michel Bezat, « Le durcissement de Paris vis-à-vis de Téhéran menace les projets gaziers de Total en Iran ».

Le monde arabe, l’Occident et la France

Les 10 et 11 septembre s’est tenue à Toulouse l’Université de la défense, organisée par les commissions défense de l’Assemblée nationale et du Sénat. Le lundi 10 septembre, au cours d’une session plénière consacrée à une réflexion sur l’avenir de la défense nationale et les nouvelles menaces, je suis intervenu sur la manière dont le monde arabe pouvait percevoir l’Occident et la France. Voici les notes qui ont servi pour mon intervention.

Il est toujours difficile de se décentrer et de tenter d’adopter le point de vue de l’Autre. Il est encore plus difficile de trouver ce point de vue « rationnel », c’est-à-dire répondant à une logique et au « fanatisme » ou à la « haine ». Pour les responsables français, cet exercice est encore plus difficile, puisque, volontairement, ils se mettent un bandeau sur les yeux : la plupart des représentations diplomatiques dans le monde arabe limitent (voire interdisent) les contacts avec les forces d’opposition légales ou tolérées – sans même parler de celles qui sont clandestines – notamment la composante islamiste. Il est ironique de noter qu’aucun autre pays européen, et encore moins les Etats-Unis ne s’imposent de telles contraintes. Le discours que nous entendons sur le monde arabe est donc limité à celui que nous tiennent des pouvoirs disposant d’une légitimité souvent douteuse. Je voudrais faire trois remarques générales sur la manière dont le monde arabe perçoit les pays occidentaux.

1) Une volonté farouche d’indépendance

Partons d’un fait précis que rapporte le journaliste Tim Pritchard, dans un article intitulé « When Iraq went wrong », publié dans International Herald Tribune, 6 décembre 2006. Il décrit une bataille qui eut lieu à Nassiriya le 23 mars 2003, quatre jours seulement après le déclenchement de l’invasion américaine de l’Irak. Nassirirya est une ville chiite du sud du pays, une ville qui s’était révoltée contre la dictature de Saddam Hussein au lendemain de sa défaite au Koweït, en 1991. A la suite de différentes erreurs tactiques, les combats entre les forces américaines et des combattants irakiens vont durer plusieurs jours, s’étendre à toute la ville et faire 18 morts parmi les marines. Comme l’explique Tom Pritchard, les combattants irakiens étaient « des fanatiques sunnites des Fedayin de Saddam, ainsi que des combattants étrangers. Mais un nombre inconnu de ceux qui ont pris les armes étaient de simples civils qui voulaient défendre leurs foyers contre des envahisseurs étrangers ». L’incident est d’autant plus significatif que la population n’avait aucune sympathie pour le régime et aurait dû accueillir les « libérateurs » avec des fleurs. Mais les habitants ne voulaient en aucun cas passer sous le contrôle d’étrangers qui leur dicteraient leur conduite. Ce que rappelle cet incident, comme l’enlisement américain en Irak, c’est que le fait majeur de la seconde moitié du XXe siècle fut l’effondrement de l’empire colonial, l’affirmation de la volonté farouche des peuples à déterminer eux-mêmes leurs propres affaires, leur rejet total de décennies d’une occupation qui avait mis en cause les fondements même de leur identité. Malgré tous les discours sur le retour de l’empire – tenus notamment aux Etats-Unis –, aucune puissance occidentale n’a plus les moyens de contrôler directement des Etats étrangers, même quand ceux-ci sont faibles, encore moins des populations. Cela est d’autant plus vrai que ces peuples gardent dans leur esprit les brûlures des dominations du siècle des empires. La leçon est donc claire : les interventions militaires massives, la présence occidentale sur le terrain ne seront jamais plus acceptées et susciteront toujours des résistances d’autant plus puissantes que l’idée même de colonisation a été discréditée et que personne là-bas n’y trouve des « aspects positifs ».

2) Cette volonté d’indépendance s’appuie sur une nouvelle réalité internationale

Cette volonté d’autonomie des peuples et des Etats s’inscrit dans un contexte où la domination sans partage de l’Occident – européenne depuis le début du XIXe siècle et américaine ensuite – est en train de s’achever. Les années 1990 ont créé l’illusion d’une nouvelle ère de domination marquée par la suprématie militaire et politique sans partage des Etats-Unis et, sur le plan économique, par le « consensus de Washington », défini par des institutions économiques internationales – FMI et Banque mondiale – elles-mêmes contrôlées par l’Occident. Dix ans plus tard, et sans surestimer les changements (l’Occident reste un pôle majeur de la politique internationale), les Etats-Unis montrent leur impuissance en Irak ou en Afghanistan ; de nombreux pays d’Amérique latine ou d’Asie ont abandonné leur coopération avec le FMI. Il est significatif de penser que, dans quelques années, la Chine sera le principal partenaire commercial de l’Egypte. La présence chinoise en Afrique a suscité diverses critiques occidentales et françaises ; la politique de Pékin serait « cynique », acceptant de traiter avec des régimes peu soucieux du respect des droits de la personne – alors que ce respect est, chacun le sait, au centre de la politique française au Gabon ou au Cameroun. Quoi qu’on en pense, un Etat d’Afrique ou de ce que l’on appelait le tiers-monde a désormais plus de possibilités de trouver d’autres partenaires que l’Europe ou les Etats-Unis. L’exemple de l’Iran et des sanctions contre ce pays est significatif : même si celles-ci ont un effet non négligeable en matière de technologie, elles n’affectent pas le commerce de l’Iran, qui remplace l’Allemagne ou l’Italie par la Chine et l’Inde.

3) La France

Au début du mois d’août 2007, la télévision Al-Jazirah a interrogé ses auditeurs : la France est-elle l’amie ou l’ennemie des Arabes ? 20 000 téléspectateurs ont répondu : 85,9% ont affirmé que la France n’était pas l’amie des Arabes et 14,1% qu’elle l’était. Si ce tournant dans le regard sur la France remonte aux années 2005-2006 (avec une politique française au Liban et en Iran perçue de plus en plus comme à la traîne des Etats-Unis), il s’est incontestablement accéléré avec le départ de Jacques Chirac et l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire la presse arabe. Nous pouvons facilement minimiser ces résultats, mépriser « la rue arabe », nous conforter dans des dialogues avec des pouvoirs peu représentatifs. Mais la question mérite d’être posée : quelles sont les conséquences de la fin de l’exception française, qui a marqué la place particulière de ce pays sur la scène proche-orientale ?

101 commentaires sur « Le monde arabe, l’Occident et la France »

  • permalien Yann :
    16 septembre 2007 @19h40   »

    Encore merci, M. Gresh pour votre blog !

    Vous ne parlez pas des récentes frappes israéliennes en Syrie. Peut-être attendez-vous d’en savoir plus.

  • permalien Jes :
    16 septembre 2007 @21h43   « »

    "Quelles sont les conséquences de la fin de l’exception française, qui a marqué la place particulière de ce pays sur la scène proche-orientale ?" 1. Accélérer et accélérer la vision bipartite Occident-Orient... Créditer le discours du choc des civilisations !

    2. Aliener la France de sa zone d’influence traditionnelle et de ce fait priver d’une série de contrat juteux avec certains pays du moyen Orient...

    3. Faire de la France une puissance de second rang (ce qu’elle est actuellement de fait !), à la botte des USA et des velléités d’Empire : être le caniche d’un clown si jeune et déjà si vieilli ! Etc.

  • permalien
    16 septembre 2007 @21h48   « »

    ce n’est pas avec les déclarations du ministre kouchner le nouveau caniche de bush sur l’iran et de la ministre des affaires étrangère israélienne qui lui dicte les propos à tenir lors d’une conférence de presse que notre image va s’arranger. Je ne savais pas que la place du caniche Blair était si convoitée par notre président au soit disant accent gaullien. Dire que j’ai voté pour Sarkozy .Je plains sa femme qui a eu le courage de refuser de rencontrer Bush et qui doit vivre avec un mari qui veut devenir son caniche.

  • permalien Anièry :
    16 septembre 2007 @22h02   « »
    Mosaic : World News from the Middle East

    Une émission régulière sur l’actualité internationale vue par les télévisions du Moyen Orient, avec traduction en anglais.

    Voir en ligne : Vidéo sur internet : MOSAIC

  • permalien
    16 septembre 2007 @22h24   « »

    Merci de proposer une vision beaucoup plus juste que ce que l’on nous sert systématiquement dans les grands quotidiens francais

  • permalien K. :
    16 septembre 2007 @23h06   « »

    ...être vigilant face aux preuves fabriquées pour justifier des aventures militaires

    Le très sérieux Paul Rogers écrit : « On n’en est pas encore arrivé à faire porter le blâme des attentats du 11/9 à l’Iran, mais cela pourrait arriver. »

    Alain Joxe : « La conformité des moyens militaires et des buts économiques fut toujours recherchée par les systèmes de pouvoir impériaux cohérents. »

    Et les politiques économiques sont avant tout orientées dans l’intérêt des grands groupes industriels et financiers : le capitalisme est devenu la plaie des démocraties (à cause de la disparition du système communiste qui obligeait le capitalisme à s’auto-limiter ?) et du monde.

  • permalien Pierre :
    17 septembre 2007 @06h31   « »

    Il est ironique de noter qu’aucun autre pays européen, encore moins les Etats-Unis, ne s’imposent de telles contraintes. Le discours que nous entendons sur le monde arabe est donc limité à celui que nous tiennent des pouvoirs disposant d’une légitimité souvent douteuse.

    ... encore faut-il définr quelles sont au Moyen-Orient ou en Occident les composantes réelles du pouvoir.

    A une époque où les médias et outils de communication en tous genre se multiplient, la couverture des événements du Moyen-Orient tend curieusement à s’uniformiser autour de grandes lignes de clivage qui épousent le positionnement des acteurs politiques. On parlera ici de « terroristes » et là de « martyrs », tantôt de « soldats libérateurs » et tantôt de « forces d’occupation ». Les enjeux autour de cette guerre des mots - et aussi des images – sont suffisamment importants pour que les politiques, et en tout premier lieu les diplomates, accordent aux médias une part très significative de leur temps et de leur moyens. De témoin, le journaliste tend de plus en plus à devenir acteur des relations internationales. Les interférences entre les deux professions en sont venues à brouiller les cartes et à créer un mélange des genres : l’action politique se pense en terme d’impact médiatique, y compris dans une perspective de politique intérieure, au risque d’oublier ses autres finalités ; les journalistes doivent composer avec le politique, qu’ils se retrouvent « embedded » (« incorporés ») au sein de l’armée américaine pour couvrir le conflit irakien, ou employés par les nouveaux médias créés par divers gouvernements (les chaînes américaines Fox News ou Al-Hurra, la qatarie Al-Jazira, bientôt la chaîne française France 24…).

    Voir en ligne : MEDIAS ET DIPLOMATIE AU MOYEN-ORIENT : INTERCONNEXIONS, ANTAGONISMES ET LUTTES D’INFLUENCE Cours-séminaire de Sophie POMMIER

  • permalien Pierre :
    17 septembre 2007 @06h39   « »

    Sommes nous capable de recevoir une perception différente de la notre (?) des mêmes évènements ?

    Voir en ligne : Des idées fausses sur le Moyen-Orient par Moshe Ya’alon,

  • permalien Pierre :
    17 septembre 2007 @11h40   « »

    ... et comment l’occident perçoit-il sa perception de la perception musulmane occidentale ?

    Les reportages sur l’arrestation, la semaine dernière dans une petite bourgade du sud-ouest de la Rhénanie-Westphalie, de trois hommes suspectés de terrorisme soulèvent bien des questions.

    (...) le magazine politique mensuel « Internationale Politik » de l’organisme semi-étatique Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik (DGAP) est paru avec le titre « L’islam en Europe — un gain ou un danger ? » Dans l’éditorial de cette édition on peut lire « En effet : depuis que les intégristes islamiques jettent des bombes en Europe, font sauter des trains, assassinent des cinéastes et que de jeunes musulmans frustrés mettent le feu à la banlieue parisienne, les sociétés majoritaires européennes ont pris connaissance avec effroi du fait que, parmi elles, vivent environ quinze millions de musulmans… ».

    (...) [Le ministre de l’Intérieur Wolfgang Schäuble] déclara qu’il maintenait son exigence que les perquisitions d’ordinateurs soient ancrées dans la loi et que sa revendication acquérait une nouvelle importance. Il ne voulait pas « mener ce débat aujourd’hui », dit-il. Mais il était clair que les terroristes se servaient pour leur travail « hautement conspiratif » de tous les moyens de communication modernes et qu’ils communiquent à un haut degré par internet. « Autant que je sache, ils ne se sont pas servis de pigeons voyageurs » dit-il.

    (...) Selon Beckstein [ministre de l’Intérieur bavarois], cet homme [une des personnes arrêtées] avait visité il y a quelques semaines des connaissances en Bavière et il « avait visité des sites internet islamistes avec eux ». Beckstein souligna que cela montrait que les perquisitions d’ordinateurs privés à des fins de lutte contre le terrorisme, telles qu’elles sont exigées par Schäuble sont un « moyen extraordinairement important et utile ». Cela bien que, dans ce cas, les mesures déjà existantes auraient aussi été suffisantes.

    ... ou l’invention du terrorisme propre selon Wolfgang Schäuble. (une réflexion bien dans la tradition philosophique germanique)

    Voir en ligne : Des préparatifs d’attentat terroriste sous les yeux de la police Par Ulrich Rippert

  • permalien Alain Gresh :
    17 septembre 2007 @12h44   « »

    Bayrou et l’indépendance nationale.

    Selon l’Agence France Presse, François Bayrou, dans son discours du 16 septembre, a vivement critiqué les déclarations du ministre de la défense Hervé Morin sur le retour de la France dans les structures militaires intégrées de l’OTAN. « "On peut discuter, on peut réfléchir, à un nouvel équilibe du monde qui construirait un pilier européen de la défense, qui se placerait face aux Etats-Unis et avec eux, à égalité de droits et de devoirs", a déclaré le président de l’UDF-MoDem. Mais il s’est élevé contre le fait que le ministre de la Défense "présente ces 40 années d’indépendance ombrageuse de notre pays, comme du +chipotage+, du +barguignage+". Il y a vu des "mots péjoratifs, condescendants, qu’utilisent les machos qui se moquent des vieilles filles". "Il y a là en effet une rupture avec ce qui a été la grandeur, l’horizon, non pas le rêve, mais l’idéal d’indépendance de la France dans le monde", a jugé M. Bayrou. »

  • permalien K. :
    17 septembre 2007 @12h57   « »

    On parlera ici de « terroristes » et là de « martyrs », tantôt de « soldats libérateurs » et tantôt de « forces d’occupation ».

    S’il n’y a pas de victimes, c’est qu’il n’y a pas de bourreaux, ou vice-versa.

    Il n’y a que des propagandistes et des victimes de cette propagande (les sots !).

    Al Jazira c’est Al Foxira.

    Sauf que “ici” il n’y a pas que les siocons, il y a aussi les arabes modérés. Et que “là” il n’y a pas que les terroristes arabo-musulmans, il y a aussi des juifs, parfois israéliens plus rarement sionistes, et des occidentaux. Mais c’est certainement au pouvoir invincible de la propagande qu’on le doit.

    En fait qu’est ce qui est réel ? Ces centaines de milliers massacrés “là” par “ici” existent-ils seulement ?

    La novlangue a un bel avenir.

  • permalien Pierre :
    17 septembre 2007 @18h36   « »

    Le Premier ministre, François Fillon, a fait état, à la suite de Bernard Kouchner, d’une situation de très grande tension avec l’Iran mais a souligné que la France entendait épuiser tous les moyens diplomatiques pour "éviter la guerre".

    Voir en ligne : Nucléaire : Paris s’alarme, Téhéran parle de "provocation"

  • permalien ahmad :
    17 septembre 2007 @19h06   « »

    Salam

    IRAN • Pourquoi Washington attaquera Téhéran Abd Al-Bari Atwan, directeur du quotidien nationaliste panarabe Al-Quds Al-Arabi, énumère neuf indices tendant à prouver qu’une guerre va avoir lieu au cours des six prochains mois. Un discours musclé de Dick Cheney dans le Michigan, le 14 septembre AFP Après l’été, les affaires sérieuses redémarrent. La diplomatie occidentale se remet en branle, et tout indique qu’elle se focalisera à nouveau sur le Moyen-Orient. Dans les mois à venir, le point de fixation sera l’Iran, prochaine cible des Américains. Nous devons nous attendre à une escalade politique, diplomatique, médiatique et militaire sans précédent contre ce pays et son programme nucléaire. Car le temps qui reste au président George Bush est désormais compté pour traiter ce dossier. Un certain nombre d’évolutions récentes donnent à penser que la guerre aura lieu dans les six prochains mois, à moins d’un miracle sous forme de capitulation, semblable à celle de la Libye ou, plus récemment de la Corée du Nord.

    Premier indice Pour parler du danger nucléaire iranien, George Bush a utilisé les termes d’“holocauste nucléaire”, avertissant ainsi clairement Téhéran de ne pas aller plus avant dans son programme d’enrichissement d’uranium, comme s’il voulait à la fois accentuer la menace contre l’Iran et préparer l’opinion publique américaine, voire internationale, à l’éventualité d’un usage d’armes nucléaires américaines contre ce pays.

    Deuxième indice Le nouveau président français, Nicolas Sarkozy, commence à occuper la place laissée vacante par Tony Blair, à savoir celle du meilleur allié de Washington. Il a donc abandonné la ligne chiraquienne au profit d’une américanisation de ses positions à propos du Moyen-Orient. A son retour de ses vacances d’été américaines, il a déclaré aux 188 ambassadeurs qui représentent la France à travers le monde que l’acquisition de l’arme nucléaire était la ligne rouge à ne pas franchir et que l’Iran s’exposerait fatalement à des bombardements s’il ne renonçait pas à ses ambitions.

    Troisième indice Le journaliste américain Seymour Hersh a affirmé devant un groupe de confrères français rencontrés il y a quelques semaines à Paris qu’il avait appris de la part de sources à la Maison-Blanche que la décision de frappes contre l’Iran avait déjà été prise, que le dernier mot dans ce dossier revenait désormais au camp proche du vice-président Dick Cheney [faucon], et que le ministre de la Défense Robert Gates présenterait prochainement sa démission en raison des conséquences catastrophiques auxquelles il s’attend en cas de guerre.

  • permalien ahmad :
    17 septembre 2007 @19h07   « »

    Quatrième indice Un des vice-secrétaires d’Etat américains, Nicholas Burns, a expliqué à Roger Cohen, du New York Times, que la plupart des pays sunnites de la région considèrent l’Iran comme un trublion soutenant le terrorisme et comme une menace pour la stabilité régionale. Il a ajouté que ces pays, et notamment les pétromonarchies du Golfe, ont compris que l’Iran représentait une menace plus sérieuse qu’Israël.

    Cinquième indice Les Etats-Unis ont fait inscrire les gardiens de la révolution iraniens [les pasdarans] sur la liste internationale des organisations terroristes. Ils ont également durci le ton en accusant à nouveau Téhéran de soutenir la résistance irakienne, y compris Al-Qaida, avec des livraisons d’armes sophistiquées qui alourdissent le bilan humain des forces américaines.

    Sixième indice L’Arabie Saoudite a signé un contrat d’un montant estimé à quelque 5 milliards de dollars avec une société américaine pour entraîner et équiper quelque 35 000 hommes chargés de protéger ses installations pétrolières. Il faut savoir qu’il y a un an Al-Qaida avait préparé un attentat contre ces installations, mais n’avait pas réussi à pénétrer dans les zones de haute sécurité. L’Iran, en revanche, aurait les moyens de les attaquer avec un avion suicide ou avec ses missiles Shihab, ce qui pourrait provoquer l’effondrement des exportations de brut saoudien. C’est d’ailleurs pourquoi les Américains maintiennent leurs batteries de missiles antimissiles Patriot dans la région, notamment au Koweït et à proximité des côtes saoudiennes.

    Septième indice La précipitation avec laquelle Washington prépare une conférence internationale de paix, prévue pour l’automne, et presse Mahmoud Abbas et Ehoud Olmert de se rencontrer pour annoncer un accord de principe. Un succès dans ce domaine faciliterait un recours à l’option militaire contre l’Iran, dans la mesure où cela satisferait les sunnites de la région, qui pourraient alors faire cause commune avec les Etats-Unis et Israël pour combattre les alliés de l’Iran que sont la Syrie, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien.

  • permalien ahmad :
    17 septembre 2007 @19h08   « »

    Huitième indice Le soudain revirement de George Bush au sujet du Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki. Après avoir laissé entendre qu’il souhaitait sa démission, il lui a ensuite délivré un satisfecit. L’explication la plus plausible de ce changement est que les plans concernant l’Iran ont été accélérés et que l’administration américaine estime ne plus avoir assez de temps pour provoquer un changement gouvernemental en Irak.

    Neuvième indice Le tout récent retrait des troupes britanniques de Bassorah, qui signifie d’une part que la Grande-Bretagne est désormais convaincue que la victoire en Irak est impossible, d’autre part qu’elle souhaite soustraire ses troupes au risque de représailles iraniennes en cas de frappes aériennes américaines. Les soldats britanniques stationnés à Bassorah, à quelques encablures de la frontière iranienne, seraient en effet une cible idéale pour les Iraniens. Face aux deux défaites en Irak et en Afghanistan, Bush estime que la seule possibilité qui lui reste pour sauver sa présidence et préserver les chances de son parti aux prochaines élections consiste à tenter le tout pour le tout, c’est-à-dire à attaquer l’Iran. Il accepte le risque d’une nouvelle défaite, sachant parfaitement que les missiles iraniens n’atteindront pas New York ou Washington, mais Tel-Aviv, Riyad ou Dubaï. Abd Al-Bari Atwan Al-Quds Al-Arabi

    Salam

  • permalien
    17 septembre 2007 @19h49   « »

    Un lien pour le texte mis en ligne par Ahmad

  • permalien Sophie :
    17 septembre 2007 @20h27   « »

    Bonsoir à tous,

    Mais "ils" nous mènent ou, ces tarés qui nous gouvernent ? Des déclarations de Kouchner à celles de Fillon, ils nous préparent à leur agression contre l’Iran. C’est indigne.

    J’en profite pour signaler la parution d’un nouveau bimestriel que j’ai trouvé en kiosque : Le Sarkophage (contre tous les sarkozysmes), abonnement 12 euros, adresse : Les Temps Mauvais (c’est bien vrai, NDLR)- 161,chemin de Champgravier. Saint Georges de Reneins.

  • permalien Sophie :
    17 septembre 2007 @21h13   « »

    Le Sarkophage : Les Temps Mauvais- 161, chemin de Champgravier,-69830 Saint Georges de Reneins. Abonnement de soutien : à partir de 20 euros Abonnement simple 6 numéros : 12 euros

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 septembre 2007 @23h29   « »

    A Ahmad

    Votre énumération semble convaincante mais plusieurs points me retiennent d’y adhérer totalement.

    1. D’abord l’absence d’une concentration significative de moyens militaires (et spécialement aériens) autour de l’Iran. Il y a quelque temps, on trouvait trois groupes de porte-avions à proximité et on n’en compte plus que deux. Certes, les avions peuvent frapper de très loin : de Diego Garcia, au centre de l’océan Indien, ou d’Europe, ou de sous-marins ou même directement des Etats-Unis. Or, il me semble que, pour ne pas rater leur coup, les Etats-Unis doivent frapper très fort, dans un laps de temps très court (de 36 à 48 heures maximum), faute de quoi ils s’exposent à des mesures de rétorsion.

    2. Le fait qu’on annonce cette attaque depuis au moins 18 mois (comme on peut le suivre sur les sites antiwar.com ou Contreinfo par exemple) et qu’elle n’ait toujours pas eu lieu, ce qui laisserait penser qu’il existe malgré tout des voix (dans l’administration, l’armée, les services secrets) qui ont encore assez de poids pour insister sur les aléas énormes de l’opération et la catastrophe qui s’ensuivrait en cas de ratage.

  • permalien Pierre :
    18 septembre 2007 @07h31   « »

    Heureusement nous avons retrouvé un des porte-avions américains : Un porte-avion américain a fait étape à Cannes, le secrétaire à la Défense, la secrétaire d’Etat et pas moins de quatre juges de la cour suprême sont allés en visite en France. Et le dernier salon du Bourget en juin comptait 27 représentants du Pentagone, contre zéro en 2003. Une occasion pour nous de d’apprendre comment les médias étasuniens perçoivent la nouvelle "Administration Sarkozy" et par quel artifice en s’opposant courageusement à la justice étasunienne, le "french doctor des affaires étrangères à la Fance" se débarrasse du problème Manuel Noriega, au travers d’un traitement spermicide contre l’acné.

    Pour le porte-avion français, l’Iran devra attendre, car de ce coté, "Nous sommes au fond du bassin", et c’est tant mieux car depuis le stage de la marine étasunienne les cannois qui sont sont devenus de fins stratèges, remarquent fort à propos que :

    L’Iran dispose aussi de petits joujoux dont nous pourrions vite entendre parler, comme les missiles Sunburn par exemple.

    Ces missiles terre-mer sont capables d’envoyer par le fond un porte-avion à 200 milles des côtes. Pour débarquer, il faudra passer ailleurs que par la mer. Et si la marine perd un bâtiment comme le Charles de Gaulle, ils auront l’air malin nos va-t-en guerre."

    Par bonheur, le Rumsfeld de l’administration Sarkozy a la puissance de réation d’un Rafale : Hervé Morin a annoncé que la France allait probablement se doter d’un 2e porte-avion, dont le coût est estimé à 2,5 milliards d’euros.

    L’Iran et Dassault attendent.

  • permalien Pierre :
    18 septembre 2007 @17h07   « »

    Bernard Kouchner : "Il n’y a pas de menace de guerre, en tout cas pas de la France"

    C’est dommage, on aurait bien rigolé (voir ci-dessus)

    Il devrait proposer une réunions de conciliation entre Bush et Ahmadinejad, a la Malmaison ou à Chantilli, c’est bien Chantilli.

    Évidemment pour Kouchner, les responsables sont tout désigné, ce sont Lagardère et Dassault :

    Propos sur l’Iran : Kouchner dénonce une "manipulation" de la presse

  • permalien K. :
    18 septembre 2007 @21h52   « »

    - Et si Bush le petit avait réussi à convaincre Napoléon Sarkozy de participer au nouveau « grand jeu » ? :

    « L’« or noir » et l’« or gris » représentent aussi le moyen d’une lutte d’influence pour le contrôle du centre du continent eurasien. Par majors pétrolières interposées, les oléoducs sont comme de longues cordes qui permettent aux grandes puissances d’amarrer à leur giron géostratégique les huit nouveaux Etats indépendants (NEI) de la région. »

    - L’acte le plus récent du “grand jeu” :

    « La semaine dernière, L’US Army Corps of Engineers a construit un pont à travers le fleuve Pyanj pour relier le Tadjikistan et l’Afghanistan. L’intensité de l’évènement était évidente. Le Président George W Bush a tenu personnellement à marquer l’évènement, au milieu des distractions de la situation Irakienne, en envoyant un fonctionnaire du cabinet à la cérémonie d’ouverture du pont le 26 août en Tajikistan.

    Le secrétaire américain du commerce Carlos Gutierrez (..) a dit que le pont deviendrait « le point de connexion la plus large entre l’Afghanistan et le reste du monde ». C’était une déclaration assez intéressante sur le plan diplomatique -lier l’Afghanistan à ses voisins du Nord.

    Mais plus important, il a poursuivi en décrivant le pont comme « un lien physique et symbolique entre l’Asie centrale et l’Asie du sud ». Le Président afghan Hamid Karzai, qui était présent, est allé plus loin et l’a appelé un lien qui « unit l’Asie centrale à l’Asie du Sud-Est ». La Chine participe au podium.

    Il est extrêmement rare que la géopolitique de toute une région en vienne à être englobée a travers un seul évènement. Quiconque s’intéresse au Grand Jeu, même de loin, a pris acte de l’évènement.

    Ce fut un microcosme des calculs fortement complexes de la politique de l’Asie centrale. Trois choses sont devenues claires.

    D’abord, le Grand Jeu en Asie centrale non seulement ne montre aucun signe d’essoufflement, mais prend de l’ampleur plutôt. En second lieu, Washington précise sa stratégie de la « grande Asie centrale », sans accorder d’importance a la fluidité de la situation sécuritaire afghane (et Pakistanaise). Troisièmement, Washington a facilité sciemment un itinéraire d’accès utile à la Chine qui mène aux marchés de l’Asie du sud et du golfe Persique. Ici, la sagesse conventionnelle des experts stratégiques des rivalités Sino-US en Asie centrale est battue en brèche. »

    A suivre

  • permalien K. :
    18 septembre 2007 @22h00   « »

    L’acte le plus récent du “grand jeu” (suite et fin- traduction partielle) :

    « Les Etats-Unis n’ont pas caché le fait que le premier objectif du pont au-dessus du Pyanj était de fournir au Tajikistan un itinéraire de transport vers le monde extérieur qui évite le territoire russe. Mais le commerce du Tajikistan avec l’Afghanistan s’est élevé l’année dernière à un pauvre US$25 million. Le Tajikistan n’est pas un grand centre de fabrication et est peu susceptible d’en être un dans un avenir proche, bien qu’il soit riche en métaux précieux et minerais. Il a une économie de subsistance. Avec des montagnes composant 93% de son territoire, des articles potentiels d’exportation seraient les ressources de l’électricité et de l’eau, mais le Tajikistan n’a pas besoin d’un pont à travers le Pyanj pour les exporter.

    Tardivement, le grand jeu, qui a été poursuivi en profondeur pour englober le Kazakhstan, l’Ouzbékistan et le Kirghizstan, s’est tourné vers le Tadjikistan et le Turkménistan. Le transfert du pouvoir à un nouveau leadership au Turkménistan après la mort de Saparmurat Niazov en décembre dernier a fourni une opportunité pour que les américains contestent le rôle principal établi par la Russie et la Chine en accédant aux vastes ressources du pays en gaz naturel.

    C’est la nouvelle rivalité des grandes puissances, celle-ci ayant lieu au Turkménistan. Dit simplement, les USA veulent que le nouveau leadership turkmène reconsidère sérieusement l’idée vieille de 10 ans concernant un gazoduc trans-Caspien pour le marché européen via l’Azerbaïdjan-Géorgie-Turquie, qui réduirait la dépendance croissante de l’Europe en approvisionnements énergétiques par rapport aux russes.

    Mais ce qui est dévoilé à travers le Tajikistan est en fait le Grand Jeu du 19ème siècle - « les diables étrangers sur la route de soie ». »

    ...

  • permalien Anièry :
    18 septembre 2007 @22h05   « »
    The Shock Doctrine Short Film

    Un court-métrage de 6 mn sur la torture, la CIA, les manipulations, Milton Friedman et le capitalisme.

    Voir en ligne : A Film by Alfonso Cuarón and Naomi Klein, directed by Jonás Cuarón.

  • permalien Anièry :
    18 septembre 2007 @22h10   « »
    The Shock Doctrine : Naomi Klein on the Rise of Disaster Capitalism

    Un entretien audio/vidéo d’Amy Goodman de Democracy Now ! avec Naomi Klein sur son dernier livre : "The Shock Doctrine : The Rise of Disaster Capitalism."

    Voir en ligne : Milton Friedman, manipulations et capitalisme.

  • permalien Daniel :
    18 septembre 2007 @22h29   « »

    « Un livre bourré de dynamite intellectuelle », promettait un de ses plus ardents défenseurs. The Shock Doctrine - The Rise of Disaster Capitalism, de Naomi Klein est plutôt une bombe, placée tout juste au pied de la statue de la Liberté.

  • permalien K. :
    18 septembre 2007 @22h37   « »

    Chaos in the Great Game :

    « Le pont au-dessus du fleuve Panyj pourrait être un point de coopération entre les principales puissances impliquées dans la course pour la richesse de l’Asie centrale, mais le vrai point d’inflammabilité sera Téhéran. Les résultats de la lutte entre la Russie, la Chine, et l’AIEA du côté des entretiens et du développement et les États-Unis et l’UE du côté des sanctions et de la guerre peuvent éclipser la grande reconstitution historique de la Chine en été 2008.

    Et avec la surprise d’Alan Greenspan qui parle de ce qui ne peut se dire- que tout est au sujet du pétrole – il y a une autre chose que nous pourrions aussi bien dire : L’Iran, si l’occasion lui en et donné, créera une arme nucléaire. Cela s’avère la seule assurance contre le changement de régime et l’invasion. Si nous tenons ceci pour vrai, alors il ne peut y avoir que deux choix : traiter en ami l’Iran, comme la Chine et la Russie le font, et faire de l’argent, ou faire la guerre.

    Les États-Unis et Israël choisissent la guerre.

    La Chine - mercantiliste et libre de contraintes morales ou politiques - espère qu’elle continuera de faire ce qu’elle aime le mieux : faire de l’argent. Bien que cette approche puisse ne pas plaire aux militaristes américains, la politique motivée par l’argent de la Chine conduira a ce que cette région a besoin le plus : faciliter la croissance énergétique et des infrastructures et stabiliser si tout va bien l’Asie centrale.

    Les véritables imprévus dans ce tableau sont les peuples des nations qui sont pillées. Assaillis par un tribalisme fanatique, des dirigeants corrompus, des Arabes messianiques, des Américains va-t-en guerre, des Russes sans scrupules, des Chinois retors, et les agents insidieux Pakistanais de l’ISI, ces peuples en sont venues a haïr ou a se méfier de tous les étrangers et se sont arrangés pour rendre la vie extrêmement dure a ceux qui sont venues se servir des richesses de leurs terres. Non sans raison, les Irakiens, les Iraniens, et les Afghans acceptent difficilement la présence des troupes étrangères sur leur sol. »

  • permalien saintyves :
    19 septembre 2007 @02h59   « »

    Bonsoir

    Un dixieme indice ( à la suite des neuf rapportés par Ahmad) comme preambule à une attaque contre l’Iran, la flambée du prix de l’or noir

    Cette semaine est déterminante. Lundi s’ouvre à Vienne la Conférence générale de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) dont le directeur général, Mohamed ElBaradei, est en froid avec les pays occidentaux qui lui reprochent une position trop molle face à l’Iran. Lors de la dernière réunion du Conseil des gouverneurs de l’Agence, la semaine dernière, des tensions se sont faites sentir entre l’UE et l’AIEA alors que Mohammed ElBaradei a établi un calendrier d’inspections échelonnées et jugées pas suffisamment contraignantes.

    Vendredi, les six puissances impliquées dans les négociations (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) doivent se réunir à Washington pour réfléchir à de nouvelles sanctions contre Téhéran.

    Pourquoi la crise intervient-elle maintenant ?

  • permalien Pierre :
    19 septembre 2007 @06h17   « »

    Emmanuel Todd et Kouchner.

    Son intervention ravive une interrogation personnelle qui date de la guerre d’Irak, où il s’était déjà prononcé en faveur de l’intervention américaine : quelle peut être la psychologie d’un médecin qui manifeste une préférence stable pour la guerre ? Nous passons trop vite de Médecins du monde à « Militaires sans frontières ».

    Plus sérieusement Bernard Kouchner n’a fait qu’exprimer maladroitement la ligne Sarkozy, qui de fait est la ligne de Washington. Avant la présidentielle, j’avais suggéré que les Américains attendaient l’élection de Nicolas Sarkozy pour s’attaquer à l’Iran.

    Emmanuel Todd, les États-Unis et le Président de la République Sarkozy Française :
    Les services diplomatiques américains sont parfaitement au fait de la réalité iranienne, de la montée de la démocratie et de la modernisation du pays. Mais ils veulent abattre une puissance régionale qui menace leur contrôle de la zone pétrolière. C’est un pur cynisme utilisant l’incompréhension actuelle du monde musulman. Dans le cas de Sarkozy, je pencherais plus pour l’idée d’incompétence ou de sincère ignorance, qui le conduit néanmoins à amorcer une politique extérieure contraire à la morale et à l’intérêt de la France. D’éventuelles sanctions économiques françaises contre l’Iran feraient rire les Américains qui n’ont plus d’intérêts dans ce pays, et sourire les Allemands, qui ont comme nous en ont beaucoup, mais semblent pour le moment plus réalistes.

    Il n’est pas impossible que le mépris affiché par certains intellectuels français vis à vis de l’opportunisme de Sarkozy, ait (comme pour Bush) joué un rôle essentiel dans son élection.

    Voir en ligne : Emmanuel Todd : « Kouchner est passé de Médecins du monde à Militaires sans frontières »

  • permalien Pierre :
    19 septembre 2007 @06h25   « »

    (suite)

    « - Madame, pensez-vous que la peur soit utile dans le monde où nous vivons ? - Mais bien entendu, sans la peur il n’y aurait pas de justice possible. - Mademoiselle, pourquoi la peur est-elle salutaire ? - Pour préserver la famille et la société, il est bon de craindre Dieu. - Et vous, Monsieur ? - Je rends quotidiennement grâce à la peur. »

    Huit jours plus tard, Mahmoud Ahmadinejad était élu sixième président de la République islamique d’Iran.

    Avec, comme souvent, un temps de retard sur leurs collègues américains, une coterie d’intellectuels français en appelle à mots couverts à la reprise des saintes croisades. Dans le concert des spécialistes autoproclamés du nucléaire iranien ou du chiisme duodécimain, il est particulièrement amusant de relever l’intervention dans les colonnes du Monde, en octobre 2006, de Rémi Brague : ce médiéviste et philosophe chenu, qui connaît aussi bien l’Iran que Mahmoud Ahmadinejad parle l’hébreu ancien, proposait en toute incompétence un parallèle entre Adolf Hitler et le président de la République islamique, simple trublion dépourvu de pouvoir réel dans le système constitutionnel de son pays. Plus récemment, François Heisbourg publiait ses élucubrations bellicistes sur l’Iran et le terrorisme, qui l’inquiètent visiblement davantage que le problème de l’extrême pauvreté planétaire ou de la guerre illégale déclenchée par les États-Unis en Irak.
    Un journaliste interroge un homme : « - L’Iran, c’est un pays chiite. Al-Qaida, ce sont des chiites ou des sunnites ? » La voix tremble, la tête et les mains s’agitent, et s’ensuit la plus belle série de bourdes, qui servira aux historiens de l’avenir pour décrire la méconnaissance de la géopolitique de l’Islam en France au début du XXIe siècle : « - On ne peut pas qualifier Al-Qaida comme ça... le GSPC en Algérie... non mais je vais expliquer... alors je vous réponds, il est impossible d’y répondre... pour une raison que je vais démontrer tout de suite... on ne peut pas dire les combattants d’Al-Qaida sont tous chiites, sont tous sunnites, on ne peut pas présenter les choses comme ça... il y a un certain nombre de jeunes Français qui vont se faire mourir en Irak, pour le sacrifice, est-ce qu’on peut les réduire à l’appartenance à une ethnie ?... c’est une erreur ! »

    Soixante-neuf jours plus tard, l’interviewé, Nicolas Sarkozy, était élu sixième président de la Ve République.

    Voir en ligne : Nucléaire iranien : notre ennemi est la peur Par Armand Erchadi

  • permalien charité-vérité :
    19 septembre 2007 @10h40   « »

    LE CRASH

    Israel a depuis hier deja envoye des equipes de medecins, de zaka , mais aussi et surtout une unite d identification des corps ... c est une unite de pointe qui fait partie de la police et qui est malheureusement tres entrainee et tres pointue ....

    En fait si on en croit les infos Israel et l Australie seraientles seuls pays qui auraient envoye ce genre d unites ... les autres pays se contentant de faire envoyer leurs consuls sur place ...

    Israel se met donc au service des autrespays ele aurait deja eu une demande des Britaniques et des francais pour les aider a l identification des corps ...

    Mais voila une autre demande plus imprevue a ete recue parle chef de cette unite se trouvant a Phuket ...le consul Iranien a demande au chef de l unite Israelienne d avoirl obligence et l infinie bonte de les aider a identifier les corps des 8 citoyens Iraniens qui auraient peri dans le crash ...La reponse Israelienne a ete evidemment l unite fournira a l Iran tous les moyens pour pouvoir identifier leurs victimes ...

    On a vu a la tele l echange entre les deux individus ... on a vu la gene du consul Iranien et son desarroi semblait sincere ... mais franchement je me demande comment j aurai reagi Ils sont prets a nous exterminer ... Ahmed A. a declare que si les USA attaquaient l Iran ils avaient 600 missiles tournes vers Israel ... en Israel ils evaluent le nombre a 30 mais quand meme ... et la ils viennent quemander de l aide ...

  • permalien Ana :
    19 septembre 2007 @11h41   « »

    Charité-vérité, il arrive aux enfants palestiniens, blessés par l’armée israélienne à la tête, au cou, aux genoux ou dans le dos, d’être soignés et très bien soignés en Israël, du moins pour un temps et souvent à la demande de leurs parents. Il n’empêche que l’armée israélienne a tué plusieurs centaines d’enfants palestiniens, en a blessé plusieurs milliers d’autres, et qu’elle continue.

    Quand l’armée israélienne réduit en bouillie des enfants palestiniens jouant dans un champ de fraises : « - toutes les chairs de mes enfants, que j’ai ramassées et nouées dans un linge, jamais je n’oublierai ça - », ni Zaka ni la télé ne sont là pour en faire la pub.

    C’était ma charité-vérité à moi.

  • permalien Pierre :
    19 septembre 2007 @12h10   « »

    Attention, une information peut en cacher une autre :

    Phuket : l’identification des victimes se poursuit, l’Iran le plus touché

    BANGKOK, 18 sept 2007 (AFP) - Les ambassades étrangères, les familles et la police scientifique poursuivaient mardi la difficile identification des 57 touristes tués dans l’accident d’avion dimanche à Phuket tandis que l’Iran, avec 18 tués, est le pays étranger qui déplore le plus lourd bilan.

    Unissons-nous pour faire reculer les atteintes massives aux droits de l’homme en Iran (V. Daguerre)

    qu’est-ce qui fait que souvent les informations concernant un même peuple ne sont pas "raccord" ?

  • permalien guitl :
    19 septembre 2007 @12h56   « »

    vous voulez du sucre pour vos fraises ? ce sera encore meilleur !

    Dimanche matin une roquette Qassam a atterri dans une classe d’un lycée-yeshiva de Sdérot. Par chance, les élèves ne s’y trouvaient pas. On ne déplore aucun blessé. La classe et les toilettes attenantes ont été endommagées.

    « Cadeau pour la rentrée des classes. » Le Jihad islamique a revendiqué en ces termes le tir hier d’une salve de roquettes en direction de la ville israélienne de Sdérot. Un des engins s’est abattu dans la cour d’une école maternelle sans faire de blessés, mais une dizaine d’enfants, en état de choc, ont été hospitalisés.

    SDEROT, Israël (AP) - La rentrée des classes a été perturbée dimanche dans la ville israélienne de Sderot par des tirs de roquettes en provenance de la Bande de Gaza voisine. Les trois engins ont atterri sur des terrains situés à l’extérieur de la localité, sans faire ni victimes ni dégâts, selon l’armée israélienne.

    Ces trois tirs ont été revendiqués par le mouvement palestinien radical Djihad islamique.

    ah oui, j’oubliais, "les singes et les porcs", c’est de la chair à canon, mais il leur est interdit de se défendre !!

    Louange à Allah

    Le terme « maskh » désigne le changement de la forme humaine. Allah nous a dit à plusieurs endroits du Coran qu’Il avait transformé une partie des Bani Israël en singes afin de les punir pour leur désobéissance à Allah le Très Haut. A ce propos, Celui-ci a dit aux fils d’Israël : « Vous avez certainement connu ceux des vôtres qui transgressèrent le Sabbat. Et bien Nous leur dîmes : "Soyez des singes abjects !" Nous fîmes donc de cela un exemple pour les villes qui l’ entouraient alors et une exhortation pour les pieux. » (Coran, 2 : 65-66). Allah le Très Haut a cité leur récit de manière un peu détaillée dans la sourate 7. Voici ce qu’Il a dit

    http://www.islam-qa.com/index.php ?ref=14085&ln=fre

    faut être con comme un prophète pour haïr le porc à ce point - du porc au caramel, c’est un délice digne des dieux.

  • permalien guitl :
    19 septembre 2007 @13h02   « »

    MEMRI www.memri.org/french

    Enquête et analyse n° 388

    Réactions de la presse saoudienne à la participation de Saoudiens aux actions terroristes dans le monde

    Par Y. Admon

    La participation de Saoudiens aux actions terroristes dans le monde a dernièrement fait couler beaucoup d´encre en Arabie saoudite.

    Cette implication a été confirmée par plusieurs sources. Des rapports font notamment état de la participation de Saoudiens au terrorisme en Syrie. Selon l´agence de nouvelles libanaise Al-Markaziyya, qui cite une source diplomatique, l´Arabie saoudite a demandé que la Syrie rassemble les 980 membres Saoudiens d´Al-Qaïda se trouvant actuellement dans un camp de réfugiés en Syrie et les remette aux autorités saoudiennes, comme condition préalable à toute négociation entre les deux pays.

    Le 8 juillet 2007, l´organisation saoudienne des droits humains a envoyé un comité examiner les conditions d´incarcération des prisonniers saoudiens dans les prisons syriennes, jordaniennes et libanaises. Le porte-parole de l´organisation, Dr Zuhair Al-Harithi, a déclaré que 73 Saoudiens étaient incarcérés en Jordanie, dont Fahd Al-Fahiqi, condamné à perpétuité pour avoir fait une tentative d´attentat suicide.

    Des rapports font également état de la participation de Saoudiens aux actions terroristes du camp de réfugiés Nahr Al-Bared, au nord du Liban. Selon les services de sécurité libanais, 30% des membres du Fath al-Islam, qui combat l´armée libanaise, sont saoudiens. D´autres rapports font état de Saoudiens tués au combat ou mis en état d´arrestation. Parmi ces derniers, certains ont déjà été extradés vers l´Arabie saoudite. Des sources précisent que le combattant saoudien et membre d´Al-Qaïda Abdallah Al-Bishi s´est rendu au Liban directement d´Iran pour rejoindre le Fath Al-Islam. Le prince Nayef Bin Abdel Aziz, ministre saoudien de l´Intérieur, a souhaité que le gouvernement libanais coopère avec l´Arabie saoudite au sujet des Saoudiens arrêtés au Liban. Certains rapports précisent en outre que des extrémistes libanais se sont rendus en Arabie saoudite dans le but de recruter des Saoudiens pour des actions terroristes.

    Abdel Karim Khalaf, directeur du centre de commandement national du ministère saoudien de l´Intérieur, a récemment confié au quotidien saoudien Al-Watan que quelques 70 citoyens saoudiens avaient été arrêtés en Irak. Il a ajouté que "la majorité des personnes arrêtées ont reconnu lors de l´interrogatoire s´être rendues en Irak sur l´ordre de fatwas émises par "des oulémas appelant à l´action armée".

    suite ci-dessous

    Lire le rapport intégral, entièrement référencié, en anglais : http://memri.org/bin/latestnews.cgi ?ID=IA38807.

  • permalien guitl :
    19 septembre 2007 @13h03   « »

    suite et fin

    Après la publication de ces rapports et suite aux derniers événements intervenus au Liban, la presse saoudienne a vivement critiqué l´implication de Saoudiens dans les actions terroristes à l´échelle mondiale. Tandis que certains journalistes ont affirmé que cette participation était devenue un vrai problème qui ne pouvait et ne devait plus être occulté, d´autres ont accusé la Syrie et l´Iran d´entraîner les Saoudiens à l´action terroriste, affirmant que les sites djihadistes visaient en priorité la jeunesse saoudienne.

    Il convient de relever que ces rédacteurs n´ont pas distingué entre la participation de Saoudiens aux actions terroristes en Irak et ailleurs dans le monde. Il existe toutefois une différence : le fait que des Saoudiens s´entraînent en Syrie et se battent sur plusieurs fronts est contraire à la volonté des autorités saoudiennes, alors que la participation de Saoudiens au terrorisme en Irak est indirectement sanctionnée car faisant partie de la campagne saoudienne anti-chiite et anti-iranienne. Dans un récent entretien, l´ambassadeur des Etats-Unis en Irak Zalmay Khalilzad avait confié à la CNN que l´Arabie saoudite "contrait l´effort de progrès" en Irak.

  • permalien
    19 septembre 2007 @13h06   « »

    faut être con comme un prophète pour haïr le porc à ce point

    lequel ?

  • permalien
    19 septembre 2007 @13h32   « »

    celui qui ose comparer un humain à un porc.

  • permalien Daniel :
    19 septembre 2007 @13h34   « »

    Sdérot ? Parlons-en.

  • permalien
    19 septembre 2007 @14h16   « »
  • permalien K. :
    19 septembre 2007 @14h44   « »

    Cette volonté d’autonomie des peuples et des Etats s’inscrit dans un contexte où la domination sans partage de l’Occident – européenne depuis le début du XIXe siècle et américaine ensuite – est en train de s’achever..

    Il semble qu’il ne reste plus aux américains (et à l’UE de Blair et Sarkozy) que l’adoption de la pire des “politiques” pour continuer à enrichir leurs “élites” (les gouvernants faisant partie de celles-ci bien sur) : le Chaos.

    Le Chaos ne gène pas le « nouveau Grand Jeu », il semble être bien au contraire sa seule composante (la seule qui lui reste).

    - « ..les forces de l’OTAN et les entrepreneurs privés peuvent escorter le pétrole de ses bases fortifiées jusqu’aux ports fortifiés à travers une terre soufflée par des guerres sectaires s’étendant de Damas à Islamabad. »

    - « Il reste à s’interroger sur la réalité de l’étonnement américain face à toutes ces « surprises ». Ne sommes-nous pas [en fait] en face d’une stratégie du chaos total ? … la « guerre sans fin » annoncée par l’administration Bush est une guerre sans victoire et sans paix, probablement sans reconstruction. On s’arrangera pour que les destructions comme les reconstructions soient source de profits d’entreprises, et on sauvera ainsi la morale d’entreprise en sacrifiant la morale et l’intelligence politique. »

    - « …le gouvernement Bush n’a pas du tout perdu la tête et mène une stratégie cohérente et puissante d’écrasement de toutes les sociétés du Moyen Orient par des opérations dissymétriques essentiellement destructives de l’Etat, Les démolitions principales sont confiées en sous-traitance à des communautés ou à des états locaux alliés, asservis ou craintifs. Le succès des Etats-Unis c’est l’auto-destruction de l’Etat. »

    - « Bain de jouvence nécessaire du « néolibéralisme », le chaos d’Irak peut donc être considéré comme un succès sanglant. S’il requiert aujourd’hui des moyens accrus, c’est pour un nouveau but politique, peut-être hors de portée des Etats-Unis. »

    « ..peut-être hors de portée des Etats-Unis ». C’est le seul espoir qui nous reste.

  • permalien K. :
    19 septembre 2007 @15h20   « »

    Et pendant ce temps, un certain genre de “défenseur de la paix”, du genre Yossi Alpher (« Israël est capable des choses les plus étranges »), déclare, jubilatoire :

    « les offensives américaines sont fondées sur une notion quasi providentielle pour Israël, à savoir que la véritable dynamique autour de laquelle la politique américaine devrait être axée n’est plus le conflit israélo-palestinien, mais bien le besoin de contrer le terrorisme islamique ».

    Et pourtant Alain Joxe avertit :

    On doit « se dégager, pour solde de tous comptes, des filets du système unilatéraliste qui mène des peuples entiers à la mort, y compris le peuple israélien, interdit, sauf un changement profond, de se dégager de la dynamique unilatéraliste globale des Etats-Unis. Cette stratégie fait d’Israël un pion communautaire guerrier, sacrifié à terme sur l’échiquier de l’Empire

    . »

    Apparemment le chantre de la paix Yossi Alpher n’en a cure.

  • permalien Pierre :
    19 septembre 2007 @16h11   « »

    La crise libano-israélienne de l’été 2006 a permis d’identifier beaucoup précisément les paramètres qui vont désormais définir l’équation régionale du Moyen-Orient.

    → Le premier scénario, intitulé « La fin de l’état d’Israël / Vers de simples communautés juives dans un Moyen-Orient musulman » présente les conséquences, dans l’environnement radicalement nouveau qui a émergé de la crise de l’été 2006, de la continuation pour encore une décennie de la politique adoptée par Israël depuis le milieu des années 90.

    → Le second scénario, intitulé « Un état israélien durable, partenaire d’un monde arabe en voie d’intégration régionale » explore le potentiel d’une rupture radicale de la politique israélienne avec celle suivie ces dernières années, afin s’adapter aux nouvelles contraintes pesant sur le Moyen-Orient.

    Voir en ligne : Israël 2020 : Deux scénarios au coeur de l’avenir d’Israël

  • permalien gilles :
    19 septembre 2007 @16h40   « »

    la france ce pays de la declaration des droits de l homme et du citoyen doit garder son etiquette et rester en dehors des conjonctures qui n ont d autres buts que de creer la pagaille dans le monde et de favoriser le jeu de ceux qui sont obsedes par un cauchemar qui s appelle le rapprochement intelligent entre le monde arabo- musulman et l occident.

  • permalien Pierre :
  • permalien Ana :
    19 septembre 2007 @17h50   « »

    Il n’y a que les sionistes « de gauche » pour trouver Yossi Alpher à leur goût (ne pas confondre avec Jeff Halper) et le traduire en français à tour de bras. C’est dire où se situe La Paix Maintenant dans ses versions israélienne et diasporique. Le sionisme de gauche ne cherche pas à faire la paix maintenant, mais à avoir la paix, tout de suite si possible et sans solde de tout compte. Il n’aura donc la paix ni maintenant, ni demain.

    Quant à Guitl, sous tout son fatras, les gens bien disposés dont je ne fais pas partie pourraient croire qu’il cache une sensibilité qui craint de se montrer. Mais non. On ne trouve que plate vulgarité.

  • permalien Pierre :
    19 septembre 2007 @18h58   « »

    Kouchner : « NÉGOCIER... NÉGOCIER... NÉGOCIER ! »

    Paris veut durcir les sanctions contre l’Iran

    ... des sanctions contre la France ?

    Iran : le parlement pour une remise en cause des relations avec Renault

    Après Total sur Pars South hier, c’est au désormais au groupe Renault d’être directement impacté par les récents propos pour le moins belliqueux de Bernard Kouchner et de Nicolas Sarkozy envers l’Iran sur le dossier nucléaire
  • permalien
    19 septembre 2007 @19h34   « »

    Pepe Escobar :

    - pense que la France se veut Napoléonienne : The French rapprochement with the Bush administration - in both Iraq and Iran - could not but revolve around oil, what has been called "the entry of France into Mesopotamia and Persia"....

    - ...et n’aime pas du tout Kouchner : Reprenant une formule qu’il attribue à Boutros Boutros-Ghali (qui aurait décrit Kouchner comme un “missile non guidé”), Escobar brosse le portrait d’un « séduisant guerrier », animé par une arme léthale : la vanité, qu’il qualifie « d’égomaniaque sans vergogne », avant de l’avertir de « prendre garde à ce que son missile ne le réduise pas - ainsi que son maitre - à l’état de dommage collatéral ».

  • permalien guitl :
    19 septembre 2007 @19h37   « »

    qu’ils n’oublient pas Peugeot, alors, leur restera à monter des chameaux ou des dromadaires, ou a appeler les japonais à la rescousse. Ou les allemands.

    Une autre idée, tiens, ça fuse en ce moment, en même temps que le pétrole, qu’ils demandent aux russes de leur envoyer les bagnoles qui vont avec.

    Pas de bagnoles, pas de pétrole, ils ont des idées, quand même ?

    des gens aussi intelligents, aussi cultivés, ils ne peuvent avoir leurs propres usines de voitures ?? grand est mon étonnement !!

  • permalien Pierre :
  • permalien guitl :
    19 septembre 2007 @19h44   « »

    Qui est cet important personnage, ce Pépé escobar, qui se permet de tels jugements ? un illustre inconnu qui écrit sur des médias merdiques, et tente de se faire une célébrité en tapant sur Kouchner ?

    la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe. Vous pouvez lui envoyer la formule de ma part.

  • permalien Cassin :
    19 septembre 2007 @20h41   « »

    Colombe ? je ne vois pas de colombe juste un faucon. Et pour ce qui est des médias merdiques, je n’en voie que d’independants.

    Mais bon je ne voudrais pas nourrir le Troll

  • permalien l’enfant noir :
    19 septembre 2007 @22h19   « »

    je pense que les occidentaux consomment tout ce que leurs gouvernements et medias leur servent sans se poser la moindre question, pour eux le monde est divise en troix les bons (occidentaux) ,les pauvres (africains ) et les mauvais (arabes) une vision qui a la fin est totalement fausse.Ceux qui croient encore a la notion de justice dans notre monde se trompent car celui qui ne partage pas le point de vue de l’occident est d’office coupable rien a dire ...les grands pays commettent les meutres et on condanne ceux qui n’ont rien a voir avec ,juste parce qu’ils sont pauvres. Pour les crimes en Irak commis par les americains rendront-ils compte ? non pas question. pour le crime des francais en Afrique rendront-ils compte ? eux non plus ...mais si c’est montrer aux yeux du monde comment la Libye ,l’Irak, l’Iran et la cote d’ivoire sont des mauvais pays ou les dirgeants doivent etre juger a la Haie la dessus ils sont tous d’accord. de Qui se moque-t-on enfin ? pensent-ils que tout le monde est si Idiot ?

  • permalien K. :
    19 septembre 2007 @22h39   « »

    - La traduction complète de l’article de Pepe Escobar sur Asia Times par le site questions critiques

    - Pourquoi Paris se montre-t-il plus inflexible que Washington ? L’opinion de Ahmad Zeidabadi, commentateur politique de la BBC Persian :

    « Paris s’implique dans la mise en place d’un nouvel ordre au Moyen-Orient et en Afrique (..) Mais partout où les autorités françaises mettent le pied au Moyen-Orient, elles se rendent compte de l’influence de la République islamique, qui essaie de mettre en place son propre plan pour la région. Les projets français pour la région ne sont pas exactement les mêmes que ceux des Américains, mais il existe des points communs. Les deux pays voient d’un mauvais œil l’influence de Téhéran dans la région. Cela a poussé les Français à reconsidérer leur vision du programme nucléaire iranien. »

  • permalien K. :
  • permalien ahmad :
    19 septembre 2007 @22h48   « »

    salam c’est qui les occidentaux, les africains ? et les arabes ?

    Salam

  • permalien K. :
    19 septembre 2007 @23h23   « »

    - « Les Français prônent depuis quelques années le constat et la nécessité d’un monde multipolaire (Sarko le 27 août après Chirac). Ils l’ont, aujourd’hui, beaucoup plus qu’ils ne pouvaient l’espérer. Le triste paradoxe est que cette multipolarité qui devait et doit favoriser la France n’est nullement exploitée à son avantage ; la contradiction non moins attristante est que les Français semblent parfois croire qu’une certaine forme d’unipolarité (l’unipolarité de l’arrogance occidentale) peut encore survivre au sein de la multipolarié. A terme très rapide, car les choses vont vite, ils devront tirer ou payer les conséquences de cette conception. »

    - « ..aujourd’hui, ce sont les diplomaties qui parlent un langage militariste et belliciste, tandis que les militaires tendent en général à avoir une attitude plus mesurée. »

  • permalien saintyves :
    20 septembre 2007 @04h07   « »

    Bonsoir

    @ Mme Guitl

    ...une roquette Qassam a atterri dans une classe d’un lycée-yeshiva de Sdérot. Par chance, les élèves ne s’y trouvaient pas. On ne déplore aucun blessé. ...

    Un des engins s’est abattu dans la cour d’une école maternelle sans faire de blessés

    Les trois engins ont atterri sur des terrains situés à l’extérieur de la localité, sans faire ni victimes ni dégâts,

    faut être con comme un prophète pour haïr le porc à ce point - du porc au caramel, c’est un délice digne des dieux.

    Je croix Madame que, ou bien vous etes menoposée, ou bien en manque, ou bien sous over-dose, pour delirer de la sorte, vous mélangez tout, Coran, Memri, les saoudiens d’Alqaida, les "QAssams", vous evoquez des tirs de roquettes artisanales qui ne font aucune victime, un peu de retenue, vos fantasmes peuvenet vous jouer des tours. Contemplez cette phrase "magique" "Zalmay Khalilzad avait confié à la CNN"

    Ce qui est bizarre chez les sionistes, comme chez les néocons d’ailleurs, c’est qu’ils partagent les memes valeurs, pardon les memes tares, les valeurs ils n’en ont jamais eu, et je suis certain qu’une psychanalise de quelques specimens (genre "feu" Sharon, Wolfowitz, Rumsfeld, Sarkozy ou Kouchner, ou encore "le gourou du néoconservatisme, le sioniste Leo Strauss" ) révélerait qu’ils ont à cent pour cent les memes profils, caracterisés par la haine, l’arrogance maladive, le cynisme, la nevrose lethale, que diriez vous des centaines de milliers de morts en Irak, en Palestines, au Libans, se sont ses memes sio-cons qui en endossent la responsabilité.

    Israel declare la Gazza "entité ennemie" et se prépare tranquilement, avec son cinisme habituel, à une opération d’epuration ethnique de grande envergure, faisant fi pour la neieme fois du droit international sur l’occupation des peuples par une puissance coloniale

    Blackwater interdit en Irak par le gouvernement El Maliki, leur chiens enragés de mercenaires ont tirés dans la foule tuant une vingtaine de civils.

    à voir aussi le film de Tony Kaye Black Water Transit

  • permalien saintyves :
    20 septembre 2007 @06h18   « »

    Bush resisterait il aux pressions du Lobby sioniste pour des frappes contre l’Iran ?

    « Aucun président des Etats-Unis ne peut s’opposer à ’Israël’ » par PAUL CRAIG ROBERTS

    Ou sont passés les mouvements pacifistes américains ?

    Partout où je me rends en visite de Copenhague à Istanbul, de Patagonie à Mexico City, des journalistes, des universitaires, des syndicalistes et des hommes d’affaires, de même que des citoyens ordinaires me demandent inévitablement pourquoi le public US tolère le massacre de millions d’irakiens depuis ces deux dernières décennies, et des milliers d’afghans depuis 2001 ? Pourquoi, demandent- ils, ce public, dont les sondages d’opinion révèlent qu’il est à plus de 60% en faveur d’un retrait des troupes d’Irak, est-il si politiquement impotent ?

    Les US sont le seul pays au monde ou le mouvement pour la paix refuse de reconnaître publiquement et de condamner ou s’opposer aux principales institutions politiques et sociales influentes qui soutiennent constamment et font la promotion des guerres US au Moyen Orient. Le pouvoir politique de la puissante configuration pro Israël dirigé par l’AIPAC (American Israël Political Affairs Committee), soutenue au sein du gouvernement par des dirigeants du Congres hauts placés pro Israël, et des responsables de la Maison Blanche et du Pentagon, a largement été documenté à travers des livres, et des articles par des journalistes de renom, des universitaires, et l’ancien président Jimmy Carter. La Puissante Configuration Zioniste (ZPC) a plus de 2000 fonctionnaires à plein temps, plus de 250 000 activistes, plus d’un millier de milliardaires et multi millionnaires donateurs politiques qui contribuent à financer les deux partis politiques. Le ZPC s’assure 20 % du budget d’aide militaire étranger des US pour Israël, plus de 95 % soutiennent au Congres le boycott de Gaza par Israël et ses incursions armées à Gaza, l’invasion du Liban et l’action de préemption contre l’Iran.

    Les sionistes counduisent le MO, y compris Israel, le plus vulnérable des états sur le plan démographique, vers une guerre d’extermination ...

  • permalien Pierre :
    20 septembre 2007 @06h36   « »

    Le meurtre de l’Orient Express.

    Le Liban est un pays gouverné par une majorité "anti-syrienne", dont les membres se font assassiner par de mystérieux agresseurs, L’ONU, les Etats-Unis, plusieurs pays européens et la Syrie ont condamné mercredi l’attentat qui a fait au Liban six morts. Un député libanais de la majorité antisyrienne fait partie des victimes.

    En attendant que le Liban soit dirigé par une majorité "pro-libanaise", le mystère s’épaissit autour de ces meurtres et Hercule Poirot jette l’éponge.

  • permalien Pierre :
    20 septembre 2007 @06h42   « »
  • permalien l’enfant noir :
    20 septembre 2007 @08h52   « »

    la dame qui se permet encore d’insulter la religion des autres, qu’est ce que ca veut dire tout cela ? pourquoi chaque jour vous attaquez au Coran ? est ce que les musulmans passent aussi leur temps comme vous a chercher des idees provocatrices ? je pense que vous faites partie de cette categorie de personnes du genre Sharon, Busch ou encore Sarkozy ...

    C’est tres Facile pour les autres de diviser un pays en pro en atisyriens, sommes nous si sure que derriere tous ces attentats se cachent vraiment la Syrie ou seulement ? quand on sait jusqu’ou les autres sont capables d’aller pour imposer leur suprematie ... faut se reposer la question qui est le vrai coupable au Liban ?

  • permalien
    20 septembre 2007 @12h59   « »

    Ne vous fatiguez pas, "l’enfant noir", cette dame est un troll qui sévit depuis plusieurs mois sur ce forum et qui n’a pour fonction que de s’attaquer à tout ce qui peut passer pour elle comme une critique d’Israël. Car elle se fait fort de vouloir convaincre autour d’elle (y compris de ses amis juifs) qu’être juif c’est avant tout défendre la politique israëlienne, même si bien des crimes sont commis en son nom.

    Ses attaques s’appuient sur des arguments généralement vidés de leur sens historique (ou remontant à l’époque de Mathusalem), et s’expriment souvent par des coups de griffe et des insultes. Ce ne serait pas si grave si cela n’était doublé d’un racisme viscéral contre les musulmans, les "arabes", les gauchistes... Exemple

  • permalien
    20 septembre 2007 @14h06   « »

    Dans l’exemple cité ci-dessus, retenez surtout cette phrase de Guitl : "il faut les tuer tous, de vrais salopards" en parlant d’Abbas et consorts.

  • permalien Pierre :
    20 septembre 2007 @15h25   « »

    Pour ceux qui doutent que les États-Unis aient été en Irak pour autre chose que le pétrole :

    Greenspan : c’est pour le pétrole que l’Irak a été envahi

    La principale raison de l’invasion de l’Irak était bien le pétrole, avoue Alan Greenspan, ancien président de la Banque centrale américaine dans son autobiographie "The Age of Turbulences : Adventures in a new world". La Maison blanche a donné, au fil des années, de nombreuses raisons pour justifier l’invasion de l’Irak mais ont toujours démenti avec véhémence que le pétrole puisse figurer par mi ces raisons.

    Les menteurs démentent :

    Irak : Gates dément Greenspan et dit que le pétrole n’a pas motivé la guerre

    "Après tout, Saddam Hussein a lancé des guerres contre plusieurs de ses voisins ! Il essayait très certainement de développer des armes de destruction massives lorsque nous y sommes allés en 1991", a encore dit le secrétaire américain à la Défense.

    Si c’est pas ramer ça !

  • permalien Daniel :
    20 septembre 2007 @17h48   « »

    "Pourquoi Paris se montre-t-il plus inflexible que Washington ?" (BBC Persian), inaccessible via le Courrier International, est repris sur info-palestine.net

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2007 @17h53   « »

    @ Pierre

    Il y a un moyen de concilier les contradictions à propos de l’imputabilité du pétrole dans les causes de la guerre de 2003 : que les Américains ne l’aient pas faite pour s’en emparer mais pour empêcher d’autres d’en profiter (Chine) ou pour compenser, envers ceux-ci (Europe et Japon) une balance commerciale déficitaire. Je reformule une hypothèse : comme en 1941, où ils avaient mis l’embargo sur le pétrole et l’hévéa de l’Indonésie, suscitant l’attaque de Pearl Harbour, je me demande parfois si les Américains n’auraient pas en tête une provocation de la même espèce envers l’un de leurs compétiteurs...

  • permalien K. :
    20 septembre 2007 @17h58   « »

    La politique des pays occidentaux et leurs intérêts pétroliers.

    Au fait Sarkozy défend-t-il les intérêts de la France ou ceux de Bush et compagnie ?

  • permalien Pierre :
    20 septembre 2007 @18h09   « »

    @ Ph. Arnaud

    Les 3 grands principes permettant d’acquérir la puissance par le pétrole ont été définis par John D. Rockefeller :

    Dès cette époque, trois grands principes guident son action : d’une part, disposer, sur toute la chaîne pétrolière, du stockage au raffinage, des équipements les plus performants, d’autre part contrôler strictement les coûts afin de les maintenir à un niveau inférieur à ceux des concurrents, enfin, se tenir momentanément à l’écart de la production, domaine beaucoup trop risqué à ce moment en raison de l’anarchie qui y règne. Ce sont ces quelques recettes qui vont hisser son entreprise au premier rang de l’industrie pétrolière des Etats-Unis.
    Ils régissent toujours les principes généraux de la politique énergétique étasunienne. Leur objectif, ce n’est pas la possessions des champs pétroliers, mais le contrôle de la production, du transport et de la distribution.
  • permalien Pierre :
    20 septembre 2007 @19h26   « »

    Greenspan suite :

    M. Greenspan explique qu’il pense que Saddam Hussein, ancien président irakien, constituait une menace pour la sécurité de l’approvisionnement en pétrole au Moyen-Orient, selon le média.
    Ceci explique aussi l’alliance Hamadinedjad/Chavez et leur démonstration de force l’an dernier avec leur action commune sur les fluctuations du prix du brut.

    Ceci explique aussi la pression exercée par les États-Unis sur l’enrichissement de l’uranium iranien, ainsi que l’amalgame Iran/syrie comme états soutenant des terroristes au moment ou des membres de la majorité anti-syrienne sont assassinés au Liban.

    Tout le monde sait que ce sont les mites qui tuent les antimites.

  • permalien