Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Lettre à Oussama Ben Laden

Lettre à Oussama Ben Laden

dimanche 23 septembre 2007, par Alain Gresh

Depuis quelques jours, une importante polémique anime les sites musulmans sur Internet. Le cheikh saoudien Salman Al-Awdah a envoyé une lettre à Ben Laden à l’occasion du Ramadan. On trouvera le texte de cette lettre en arabe et en anglais, ainsi qu’un résumé en français sur le site d’Al-Awdah, islam today. Cette lettre a aussi été lue sur le programme quotidien qu’anime Al-Awdah durant le mois de ramadan sur la chaîne MBC.

Que dit cheikh Salman à son « frère Oussama » ? (j’ai effectué la traduction à partir de l’anglais) :

« Combien de sang as-tu versé ? Combien d’enfants, de femmes et de vieux innocents ont été tués, mutilés, expulsés de leurs foyers au nom d’Al-Qaida ? Seras-tu content de rencontrer Dieu avec ce lourd fardeau sur tes épaules ? C’est incontestablement un lourd fardeau, au moins des centaines de milliers de personnes, pour ne pas dire des millions. »

Après avoir expliqué que l’islam est contre la violence exercée sur n’importe quelle créature, il poursuit :

« Qui est responsable de tous ces jeunes musulmans qui sont encore dans la fleur de leur jeunesse, avec tout le zèle de leur âge, et qui se sont engagés sur un chemin dont ils n’ont aucune idée de là où il va les mener ? »

« L’image de l’islam aujourd’hui est salie. Des gens expliquent à travers le monde que l’islam enseignerait que ceux qui n’acceptent pas la religion doivent être tués. Ils disent aussi que ceux qui suivent les enseignements salafistes tuent les musulmans qui ne sont pas d’accord avec eux. »

« Pourtant, la réalité de l’islam est que notre Prophète (la paix soit sur lui) n’a pas tué les hypocrites traîtres qui étaient autour de lui bien qu’Allah lui ait révélé qui ils étaient et aussi qu’ils étaient destinés à finir au plus profond de l’enfer. Pourquoi a-t-il retenu son bras ? "Je ne veux pas que l’on puisse dire que Mohammed a tué ses compagnons". »

« Frère Oussama, ce qui s’est passé le 11-Septembre – des crimes que nous avons condamné dès le premier jour – était le meurtre de quelques milliers de personnes, sans doute un peu moins que trois mille. C’est le nombre de personnes mortes dans les tours et dans les avions. En revanche, les prêcheurs musulmans – qui restent inconnus et méconnus – ont réussi à guider des centaines de milliers de personnes vers l’islam. (...) Est-ce qu’il n’y a pas une différence évidente entre celui qui tue et celui qui guide ? »

« Notre seigneur nous a dit : Quiconque tue une personne non convaincue de meurtre ou de dépravation sur terre est à assimiler à un meurtrier de tout le genre humain. Quiconque fait revivre une personne doit être considéré comme ayant fait revivre tout le genre humain ! (Le Coran, V, 32) »

(...)

« Frère Oussama, qu’avons-nous à gagner de la destruction de nations entières – ce dont nous sommes témoins en Afghanistan et en Irak ? (...) Le cauchemar de la guerre civile qui règne désormais en maître en Afghanistan et en Irak n’apporte aucune joie aux musulmans. »

(...)

« Qui est responsable, frère Oussama, de la promotion de la culture de l’excommunication (takfir) qui a déchiré des familles et a amené des enfants à traiter leurs parents d’infidèles ? Qui est responsable de répandre une culture de la violence et du meurtre qui a amené les gens à verser le sang de leurs proches de sang froid (...) ? »

« Qui est responsable pour les jeunes gens qui quittent leur mère en pleurs ; qui abandonnent leurs femmes ; dont les enfants se réveillent chaque jour en demandant quand leur père sera de retour ? Quelle réponse peut-on leur donner, alors que leur père peut très bien être mort, avoir disparu sans que personne ne connaisse son sort ? »

« Qui est responsable de la chasse lancée par les gouvernements occidentaux contre les associations charitables (musulmanes) à travers le monde et qui prive les orphelins, les pauvres, les nécessiteux de nourriture, d’éducation et d’autres besoins essentiels ?Qui est responsable, frère Oussama, du fait que les prisons du monde musulman soient remplies par nos jeunes, une situation qui ne peut qu’alimenter l’extrémisme, la violence et le meurtre dans nos sociétés ? »

Ce qui fait l’importance de cette lettre, c’est la personnalité de son signataire, Salman Al-Awdah, son histoire et sa place dans le mouvement islamiste. Je l’ai rencontré lors d’un voyage en Arabie saoudite, et voilà ce que j’écrivais à l’époque dans un article du Monde diplomatique de février 2006, intitulé « Kaléidoscope saoudien » :

« Mobilisés d’abord contre l’ennemi soviétique ou américain, certains [cheikhs musulmans] se sont retournés contre le régime saoudien, surtout après l’appel que le royaume a adressé aux troupes américaines, en août 1990, pour faire face à l’Irak. Depuis, le débat sur le djihad, sur la place de l’islam, sur l’extrémisme s’est intensifié. En particulier à partir de mai 2003, depuis que le royaume lui-même a été visé par une vague d’attentats. Au sommet de l’OCI, qui s’est tenu à La Mecque les 7 et 8 décembre, et qui a consacré le succès personnel du nouveau roi Abdallah, une déclaration a mis en valeur l’islam comme religion du centre (wassatiyyah), qui rejette "les surenchères, l’extrémisme et l’étroitesse d’esprit". »

« Plus que tout autre, le cheikh Salman Al-Awdah, l’un des prédicateurs les plus populaires du pays, incarne cette évolution. Son émission quotidienne sur la chaîne satellitaire MBC, durant le mois de ramadan, a connu un immense succès, d’autant qu’elle ne se résumait pas aux prêches, mais qu’elle abordait aussi des thèmes plus larges, plus intimes, plus personnels, comme la beauté. Elle a d’ailleurs suscité quelques critiques venues des milieux conservateurs. Le cheikh nous accueille devant le seuil de sa maison, au retour de la prière du ‘asr (début d’après-midi) qu’il a dirigée dans la mosquée voisine. Dans le hall, ses trois jeunes enfants suivent les cours d’un précepteur : « L’éducation est la chose la plus importante », commente-t-il. Dans son bureau meublé de manière sommaire, un tapis de prière, une bibliothèque, quelques illustrations d’arbres au mur. »

« Il se dégage un charisme certain de cet homme qui offre le café non torréfié, des dattes et des chocolats – « la tradition et la civilisation », précise-t-il en souriant. Le cheikh Al-Awdah est l’un des artisans de la Sahwa (« réveil »), un mouvement qui, à la fin des années 1980 et durant les années 1990, renouvela l’islam et lui permit d’occuper une position hégémonique, notamment face aux « libéraux » et aux partisans du « modernisme », qui semblaient triompher au début des années 1980. »

« Avec la crise du Golfe de 1990-1991, les controverses se déplacent du champ culturel au champ politique. Désormais, ce sont la relation avec les Etats-Unis et la situation intérieure du royaume qui mobilisent ce courant islamique. Le cheikh Al-Awdah sera finalement arrêté en 1994, et il passera cinq années en prison (sur cet épisode, vous pourrez lire « Fin de règne en Arabie saoutie », Le Monde diplomatique, août 1995, disponible sur le cédérom du mensuel). Est-ce le contrecoup de sa détention, la dérive suicidaire des islamistes djihadistes, les attentats du 11 septembre 2001, les ouvertures du prince héritier Abdallah, bien avant son accession au trône ? Quoi qu’il en soit, tout en restant profondément attaché au dogme, le cheikh évolue, ses prêches se font plus nuancés. Il dénonce ainsi les lectures guerrières que certains font de la religion : "Les relations avec les non-musulmans sont fixées dans le Coran, mais parfois les gens simples ne savent pas lire ou ne connaissent pas le contexte. Ainsi, dans la sourate intitulée Muhammad, on peut lire au verset 4 : “Lorsque vous rencontrez (laqiytoum) les impies, tranchez-leur le cou jusqu’à la reddition.” Mais on ne peut comprendre ce passage en dehors de son contexte, qui est le combat. Ici, laqiytoum ne signifie pas “rencontrer” mais “combattre”. D’autre part, rappelons-nous l’histoire de l’islam. Du temps du Prophète (la bénédiction d’Allah soit sur lui), les musulmans subissaient des agressions, mais ils avaient un guide, ils ne cherchaient pas la revanche, car c’était contraire à l’enseignement de l’islam. Savez-vous combien de morts ont faits les combats durant les vingt-trois années de sa prédication ? Deux cent cinquante à trois cents, en vingt batailles. Aujourd’hui, la moindre escarmouche fait bien plus de victimes." »

« Le cheikh Al-Awdah a participé, en juillet 2003, au premier dialogue national voulu par le prince héritier Abdallah (devenu roi depuis). Il y a rencontré des dirigeants religieux chiites devant les caméras, un geste courageux puisque de nombreux sunnites considèrent les chiites comme des hérétiques, voire des non-musulmans. »

Répondant à certaines critiques qui lui ont reproché le caractère tardif de sa prise de position contre Ben Laden, Al-Awdah a expliqué au quotidien saoudien Al-Chark Al-Awsat (site du journal, 17 septembre) :

« J’étais parmi les premiers à condamner les attaques du 11-Septembre et parmi les premiers à condamner les actes de violence dans beaucoup de pays musulmans, et en premier lieu en Arabie saoudite. » Il a ajouté qu’il y avait un groupe de jeunes dirigeants religieux qui n’avaient pas condamné ces actes de violence, bien qu’ils y étaient opposés. La raison en était qu’ils avaient peur que leur condamnation serait utilisée par d’autres parties, mais Al-Awdah a insisté sur la nécessité de condamner tous ces actes de violence « de manière claire et cohérente ».

Dans le International Herald Tribune du 22 septembre, Fawaz A. Gerges, auteur de plusieurs livres sur l’islamisme djihadiste, publie une tribune « His mentor turns on bin Laden » consacrée au sujet.

Enfin, cela doit nous rappeler la nécessité de prendre au sérieux tous ces débats, de ne pas les réduire à quelques phrases tirées de tel ou tel discours de Ben Laden. On lira avec intérêt la traduction de la préface du livre de Bruce Lawrence paru chez l’éditeur Verso, du livre Messages to the world. The Statements of Osama bin Laden et publiée sur le blog de Pascal Ménoret « Ethnographie politique de l’Arabie saoudite ».

L’Iran, les juifs et l’holocauste Retour à la table des matières

« Tous les lundi à dix heures du soir, les Iraniens se branchent sur la première chaîne de télévision pour regarder la fiction la plus chère jamais réalisée par la télévision publique. Ses costumes des années 1940 et le fait qu’elle se passe en Europe en font un produit à part, très éloigné des fictions normales de la télévision, avec ses femmes en foulard et ses hommes en costumes gris. » Dans un article du Wall Street Journal du 7 septembre, intitulé « Iran’s Unlikely TV Hit. Show Sympathetic to Plight Of Jews During the Holocaust Draws Millions Each Week », la journaliste Farnaz Fassihi décrit le succès d’une fiction consacrée à la souffrance des juifs durant la seconde guerre mondiale. Les 22 épisodes racontent une histoire d’amour entre un musulman irano-palestinien et une juive française. Le premier sauve la seconde des camps nazis et, grâce à l’aide de diplomates iraniens, obtient des passeports et permet à sa belle et à sa famille de se réfugier en Iran.

Selon la journaliste, le but de cette série, pour le gouvernement, est de faire une distinction claire entre sa position à l’égard des juifs (qui sont acceptés et qui vivent dans la société iranienne sans problèmes) et son refus d’Israël.

Sur le débat concernant les positions iraniennes, on pourra se reporter à deux précédents envois, « Génocide, négationnisme et Israël » et « L’exposition des caricatures de la Shoah de Téhéran »

Barrages en Cisjordanie Retour à la table des matières

Depuis plusieurs mois, régulièrement, à chaque rencontre avec des responsables étrangers, un ministre israélien annonce que son pays va alléger les barrages qui rendent impossible la vie quotidienne en Cisjordanie, empêchent les gens d’aller à leur travail, les étudiants d’aller à l’université, les malades de rejoindre les hôpitaux. A chaque rencontre, la presse rend compte de l’imminence de ces mesures imminentes, sans rappeler qu’elles ont déjà été annoncées maintes fois et jamais mises en œuvre. Dans le quotidien israélien Haaretz du 21 septembre, Avi Issacharoff publie un article « UN : Israel has added dozens of new roadblocks in West Bank ». Le journaliste publie les conclusions du bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires, qui révèle que le nombre de barrages (roadblocks) a atteint 572, une augmentation de 52% par rapport aux 376 barrages qui existaient en août 2005. Durant les deux derniers mois seulement, 40 barrages supplémentaires ont été édifiés.

150 commentaires sur « Lettre à Oussama Ben Laden »

  • permalien K. :
    23 septembre 2007 @15h12   »

    - Marty Martin :

    « Dans ces temps de tension et de terrorisme, les agitateurs se plaisent à relever, dans les livres de l’autre – Le Coran, l’Ancien et le Nouveau Testament -, les textes les plus durs et terrifiants. Il est malhonnête et toujours aliénant de laisser entendre qu’il n’y a que violence dans l’autre croyance. Je n’ai jamais rencontré de juif ou de chrétien qui pense que les textes des livres de la "Guerre Sainte" de Josué et "Juges" (ou bien essayez I Samuel 15) – qui autorisent et même recommandent le génocide – sont l’essence du judaïsme et du christianisme. Le message suprême des Ecritures de ces deux confessions est un message de paix et de guérison. Celui du Coran aussi. »

    - Islam et violence par John Esposito.

    - Y a-t-il une violence légitime ? par John Esposito.

  • permalien Pierre :
  • permalien K. :
    23 septembre 2007 @18h40   « »

    Aux différentes manipulations de l’administration américaine énumérées par Pierre, il faut ajouter celle relevée, entre autres, par Paul Rogers : La première composante [de la stratégie actuelle de l’administration Bush] est de présenter une insurrection complexe en Iraq comme une simple guerre contre al-Qaida.

    Dernier exemple en date, l’élimination d’Abou Richa qui aurait été tué par des membres d’AQ, alors que la résistance irakienne l’avait dans le collimateur.

  • permalien K. :
    23 septembre 2007 @19h07   « »

    Dans les deux derniers mois seulement, 40 barrages supplémentaires ont été édifiés

    Et pendant ce temps, Abou Mazen (Mahmoud Abbas), le “Leader marionnette” comme l’appelle Gideon Levy, reste droit dans ses bottes contre les ennemis de la civilisation du Hamas.

  • permalien ahmad :
    24 septembre 2007 @00h24   « »

    Salam

    OU est le courage de tout ces savants musulmans pour dénoncer ce que vivent les palestiniens ?

    Salam

  • permalien saintyves :
    24 septembre 2007 @03h38   « »

    Bonsoir

    Les palestiniens "oubliés" ou laissés pour compte, par la communauté internationale gouvernante, complice par son silence assourdissant, face à un état terroriste, Israel, continuent depuis un demi siecle de souffrir le martyre, les crimes de guerre contre ce peuple revettent tous les aspects possibles et immaginables des crimes de guerre, comdannables dans les textes de toutes les lois et conventions internationales, mais seulement quand il ne s’agit pas des crimes israeliens, qui eux sont occultés, en faveur d’autres critères, "terrorisme", "sécurité d’israel", menace existentielle "virtuelle" de l’état sioniste, que de raisons invoquées ici et là pour justifier ces crimes contre l’humanité restés impunis ...

    En 1921, Albert Einstein disait : « Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal(Israël), mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire(Nous) ».

    A.G a signé un article dans le Diplo de juillet 2007 "Comment le monde a enterré la Palestine", avec un titre aussi significatif, appuié par la recente decision du gouvernement israelien de déclarer "Gazza entité ennemie" on ne peut que constater , et déplorer encore ce cilence complice de la "communauté internationale gouvernante" face aux agissements de l’état d’Israel ...

    L’intervention du Secrétaire général adjoint aux affaires politiques arrive fort à propos, à l’heure même ou Israël brandit des menaces de nouvelles sanctions et déclare Gaza entité hostile. Avant de faire savoir la position de l’ONU à ce propos Pascoe n’a pas oublié de renvoyer la balle aux militants du Hamas et aux tireurs de roquettes à l’endroit des populations civiles israéliennes.

    Quant à la position de l’ONU vis-à-vis des menaces de sanctions, de coupure de l’eau et de l’électricité par les israéliens à Gaza, de l’interdiction de fournir du carburant, de la fermeture des passages d’entrée et de sortie, Lynn Pascoe a confirmé que si ses sanctions entraient en force, Israël violerait ses obligations envers les populations civiles palestiniennes, conformément aux lois humanitaires internationales.

    Le 1,5 million et demi d’hommes, de femmes, d’enfants et de vieillards qui vivent à Gaza ne doivent pas selon le responsable onusien faire les frais des agissements inacceptables des militants extrémistes du Hamas.

    Ce qui m’intrigue dans cette afaire de silence de la comunauté internationale gouvernante, et de l’impunité dont jouit Israel, c’est le

    pourquoi ?,

  • permalien Pierre :
    24 septembre 2007 @07h29   « »

    Ne pas laisser l’Iran rayer Israël de la carte à coup de bombes atomiques :

    Les US voit aussi d’un mauvais œil le projet de construction d’un pipeline Irak Iran et le choix du lieu de cette nouvelle base militaire US pourrait intervenir pour saboter la coopération des deux pays en matière d’exploitation pétrolière mais aussi pour développer la construction d’autres bases le long de la frontière Irak Iran pour mener des attaques à l’interieur de l’Iran sous pretexte de mettre fin aux trafics d’armes et/ou à l’entraînement de militants shi’ites irakiens par les Gardiens de la Révolution Iranienne. Ces attaques à l’intérieur du territoire iranien font partie du plan général d’attaque US contre l’Iran, la phase suivante de l’escalade, après d’éventuelles représailles iraniennes (possible blocage du détroit d’Hormuz), devant consister en des attaques aériennes massives contre des cibles militaires, pétrolieres et, scénario le plus noir, des attaques nucléaires contre des installations civiles nucléaires iraniennes. Washington pousse les britanniques à déployer une partie de leurs 5000 soldats, notamment ceux qui se sont recemment retirés de Basra, le long de la frontière avec l’Iran. A Londres, la proposition n’enchante guère et serait même sujette à tension entre l’administration Bush et Brown le premier ministre britannique, car les britanniques craignent de se retrouver embarqués dans le chaos d’une nouvelle guerre, cette fois avec l’Iran. (Nouvelle base militaire US près d’un champ pétrolifère en Irak par Sarah Meyer)

    ... et priver l’Irak d’une démocratie bien méritée :

    Du côté américain, on voit de plus en plus l’enlisement irakien comme une conséquence des manoeuvres iraniennes, et Téhéran comme une partie du problème. George Bush, affaibli politiquement par l’Irak, reste un président sûr de sa mission historique. Il a annoncé à plusieurs reprises son intention de régler la question du nucléaire iranien avant la fin de son mandat. (Bush et Ahmadinejad dans une logique d’affrontement par Adrien Jaulmes)

  • permalien Guitélé :
    24 septembre 2007 @10h53   « »

    (Yves)

    Il appuie son argumentation de dénigrement du sionisme sur des citations de Albert Einstein. Totalement tronquées, dans la mesure où ces dernières datent de 1929. Epoque où le rêveur pacifiste émettait une opinion bercée par de douces illusions sur la grande fraternité humaine dont il allait bientôt pouvoir, en tant que Juif, mesurer toute l’inanité. Le rappel à l’ordre fut brutal. Il date de l’accession au pouvoir de Adolf Hitler en 1933.

    Chassé d’Allemagne pour raisons raciales, Albert Einstein comprit l’étendue de son erreur et devint, dès lors, un fervent défenseur du sionisme.

    .../... Il occulte tous les discours d’Albert Einstein, toutes ses prises de position qui allaient s’affirmer de plus en plus éloquemment en faveur du sionisme. Notamment pendant la deuxième guerre mondiale, lorsque le leader palestinien arabe, Fayçal Husseini, Grand mufti de Jérusalem, se rendit en 1942 à Berlin pour s’entretenir avec Adolf Hitler afin de mettre à profit l’avancée de l’Afrika Korps du maréchal Rommel aux portes d’ l’Egypte, pour étendre la « solution finale » à l’ensemble de la communauté juive de Palestine.

    La victoire providentielle du maréchal Montgomery à El Alamein mit fin aux sombres desseins (déjà) de la communauté arabe palestinienne qui, par la suite, n eut de cesse de tenter de trouver d’autres alliés aussi peu recommandables qu’Adolf Hitler. Citons Saddam Hussein, l’ineffable Kadhafi, les dirigeants syriens père et fils, sans oublier le dernier en date, l’iranien Ahmadinejad. Belle brochette à laquelle Nico Hirtt accorde toute sa compassion.

    .../...

    Et puisque Nico Hirtt conclut son article sur une citation d’Albert Einstein datant d’avant l’avènement des années noires du nazisme, mettons cet enseignant ( ?) devant une réalité qu’il prend bien soin de camoufler aux lecteurs de La Libre Belgique. A savoir qu’après le décès de Haim Weizmann, premier président de l’Etat d’Israël, le Premier ministre, David Ben Gourion, secondé par son gouvernement, en reconnaissance au dévouement témoigné par Albert Einstein à la cause sioniste, lui proposa d’occuper ce poste de président. Albert Einstein, déjà âgé et peu enclin à se consacrer à une fonction d’homme public, aussi prestigieuse et honorifique soit-elle, préféra finir sa vie bien remplie en temps que chercheur et professeur. Tout en ayant de cesse de continuer à témoigner jusqu’à sa mort de sa profonde affection à l’Etat d’Israël.

    Lazard PEREZ. Coprésident du comité belge pour la préservation des camps d’Auschwitz - Birkenau. Ancien président du Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique (C.C.O.J.B.)

    http://membres.lycos.fr/lesogreslemans/article.php3 ?id_article=22

  • permalien guitl :
    24 septembre 2007 @11h11   « »

    Ce que l’on peut dire, avec le recul, Yves, c’est que Einstein, contrairement à Zweig, n’a pas succombé au pacifisme ; il ne s’est pas suicidé, au désespoir de s’être trompé.

    Il a su faire un retour sur lui même (téchouva) et a légué ses archives à l’université hébraïque de Jérusalem. Drôle d’attitude pour un antisioniste, n’est-ce pas ?

  • permalien Pierre :
    24 septembre 2007 @13h09   « »

    contrairement à Zweig, n’a pas succombé au pacifisme ; il ne s’est pas suicidé, au désespoir de s’être trompé.

    et aussi contrairement à Hitler, Gœring, Gœbbels, et bien d’autres.

    Vous ne savez rien Guitl ni du Suicide de Stephan Zweig, ni du suicide de tant d’autres écrivains.

    Tout ce que vous savez faire, Guilt, c’est rabâcher sans les comprendre les éructations d’une propagande imbécile.

    Pour information, c’est la guerre qui tue, ce n’est pas le pacifisme.

  • permalien coco_des_bois :
    24 septembre 2007 @13h43   « »
    mauvais interlocuteur ?

    Qui ignore encore que Ben Laden n’a jamais revendiqué le 11 septembre et que de fait il n’est pas recherché pour ça ?

    Article intéressant mais un peu à côté de la plaque par endroits.

    Le commentaire de Pierre est tout à fait sensé à mon avis.

  • permalien Guitl :
    24 septembre 2007 @14h25   « »

    Pierre, c’est très drôle ; votre article suggère que Zweig se serait suicidé parce qu’il ressentait les atteintes de l’âge, mais je vous informe que nous sommes nombreux dans ce cas. Et bien vivants.

  • permalien SE :
    24 septembre 2007 @14h29   « »

    Les dirigeants occidentaux se plaisent à condamner l’Iran qui selon eux tente de se doter de l’arme nucléaire. Or, l’AIEA qui est chargée de donner un avis d’expert sur ce sujet refuse toute récupération de cette affaire et tente tant bien que mal de modérer les velléités guerrières américaines (et françaises !).

    Pourquoi personne parmi les dirigeants occidentaux ne veut laisser l’AIEA décrire exactement les motifs potentiels de discordes ?

    L’Iran est 3 fois plus vaste et 4 fois plus peuplé qu’Irak. Une implosion aurait des conséquences destructrices bien plus importantes que celles dont nous sommes les témoins impuissants en Irak aujourd’hui.

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-958309@51-943359,0.html

  • permalien Pierre :
    24 septembre 2007 @14h32   « »

    Guilt, il suggère surtout que le suicide est une affaire beaucoup trop personnelle pour être instrumentalisée par quiconque.

  • permalien Ana :
    24 septembre 2007 @15h11   « »

    "Il a su faire un retour sur lui même (téchouva) et a légué ses archives à l’université hébraïque de Jérusalem. Drôle d’attitude pour un antisioniste, n’est-ce pas ?" - Guitl

    D’autant plus drôle que faire téchouva signifie, pour le judaïsme, un retour à la religion et aux pratiques religeuses (juives), dans lequel l’état d’Israël ne joue aucun rôle et les archives d’Einstein non plus.

    Je profite de cette mise au point pour signaler que l’article de Gideon Lévy mentionné par K. « Leader marionnette » est traduit en français : « Un dirigeant fantoche » et que Mahmoud Abbas en prend pour son grade.

    Je viens de lire dans le Nouvel Obs que dans un nouveau « geste de soutien au président Mahmoud Abbas » , le gouvernement israélien a approuvé la libération de 90 prisonniers palestiniens. Israël avait déjà libéré 255 Palestiniens en juillet – tout le monde l’a su – mais rares sont ceux qui ont su qu’au même moment, Israël avait arrêté en deux semaines plus de Palestiniens qu’il ne prétendait en libérer, ou qu’Israël a arrêté 450 Palestiniens au mois d’août (en plus du gros 11 000 qui croupit dans les geôles ou les camps sous tente en Israël), ou encore qu’il vient tout juste d’en arrêter 22 autres - histoire de remplacer les 90 dont toute la presse parle, avec une confortable avance dans le renouvellement.

    Il n’y a pas que les fausses levées des barrages qui font manchette dans la presse, en « geste de soutien à Mahmoud Abbas. »

  • permalien Ana :
    24 septembre 2007 @15h21   « »

    « Il a su faire un retour sur lui même (téchouva) et a légué ses archives à l’université hébraïque de Jérusalem. Drôle d’attitude pour un antisioniste, n’est-ce pas ? » - Guitl

    D’autant plus drôle que faire téchouva signifie, pour le judaïsme, un retour à la religion et aux pratiques religeuses (juives), dans lequel l’état d’Israël ne joue aucun rôle et les archives d’Einstein non plus.

    Je profite de cette mise au point au point pour signaler que l’article de Gideon Lévy renseigné par K. « Leader marionnette » est traduit en français : « Un dirigeant fantoche » et que Mahmoud Abbas en prend pour son grade.

    Je viens de lire dans le Nouvel Obs que dans un « nouveau geste de soutien au président Mahmoud Abbas », le gouvernement israélien a approuvé la libération de 90 prisonniers palestiniens. Israël avait déjà libéré 255 palestiniens en juillet – tout le monde l’a su – mais rares sont ceux qui ont su qu’Israël avait arrêté en deux semaines plus de Palestiniens qu’il n’en avait libéré, ou qu’Israël a arrêté 450 Palestiniens au mois d’août (en plus du gros 11 000 qui croupit dans les geôles ou les camps sous tente en Israël), ou encore qu’il vient tout juste d’en arrêter 22 autres, histoire de remplacer, avec une confortable avance dans le renouvellement, les 90 dont parle la presse.

    Il n’y a pas que les fausses levées des barrages qui font manchette dans la presse, « en geste de soutien à Mahmoud Abbas ».

  • permalien saintyves :
    24 septembre 2007 @15h44   « »

    Bonjour

    @Guitl

    Ce que l’on peut dire, avec le recul, Yves, c’est que Einstein, contrairement à Zweig, n’a pas succombé au pacifisme ; il ne s’est pas suicidé, au désespoir de s’être trompé.

    Mon poste traite de l’impunité de l’état terroriste Israel pour les crimes de guerre qu’il commet sur le peuple palestinien, avec la complicité et la bénédiction de la "communauté internationale gouvernante", et treve de diversion, tes Zweig et compagnie tu les reserveras à un blog sur la literrature.

    Les horreurs quotidiennes qui nous viennent d’Irak ont eu pour conséquence qu’une majorité de gens aux Etats-Unis s’oppose à la guerre que Bush livre là-bas. Pendant ce temps, la crise humanitaire qu’Israël a créée dans les Territoires Occupés n’est pas entrée dans le champ du radar de la plupart des Américains. Par Marjorie Cohn,

    le brouillage "anti-radar" des medias sionistes n’a pas d’egal !!!

  • permalien saintyves :
  • permalien Pierre :
    24 septembre 2007 @17h07   « »
  • permalien guitl :
    24 septembre 2007 @17h59   « »

    Ana, vous voulez organiser un pilpoul ? « Il a su faire un retour sur lui même (téchouva) et a légué ses archives à l’université hébraïque de Jérusalem. Drôle d’attitude pour un antisioniste, n’est-ce pas ? » - Guitl

    D’autant plus drôle que faire téchouva signifie, pour le judaïsme, un retour à la religion et aux pratiques religeuses (juives), dans lequel l’état d’Israël ne joue aucun rôle et les archives d’Einstein non plus.

    La première signification biblique du mot Téchouva est "retour". Mais cette signification première s’est perdue au cours du trop long exil d’Israël pour laisser la place à la signification individuelle de repentir.

    Techouva veut dire retour, si vous êtes religieuse ce sera un retour vers D.ieu, sinon retour en vous même.

  • permalien guitl :
    24 septembre 2007 @18h08   « »

    Une riposte militaire de l’Iran aurait donné à Washington un prétexte pour lancer à son tour des frappes aériennes, écrit Newsweek.

    Mais enfin, Saint-Yves, des sources non identifiés, des âneries monumentales, Le Monde n’a rien d’autres à se mettre sous la dent ? Qu’Israël prenne un tel risque pour donner un prétexte ou deux aux américains ? mais il faudrait être fou !

    Les israéliens préfèrent compter sur eux même, et ne pas confier leur sécurité à leurs amis américains.

    Déjà ils avaient promis de ne pas rétorquer aux scuds lors de la guerre du Golfe, c’était beaucoup.

  • permalien apol :
    24 septembre 2007 @18h13   « »

    Guilété,

    L’idée que Einstein serait "un fervent défenseur du sionisme" que vous présentez m’a fait peur. Est-ce que ce grand génie, défenseur de la paix pourrait être à ce point mal informé ou hypocrite à point de défendre cette entreprise criminelle ? Heureusement je trouvé Albert ceci (Eistein’s Letter to New York Times Dec. 4, 1948 ), que bien que ne soit pas une critique du principe du sionisme, est au moins une critique vigoureuse des pratiques utilisées. J’ai appris aussi qu’il était au courant de Deir Yassin...

    Vous pouvez peut-être me dire si cette lettre a vraiment existé ou si c’est une invention du net...

    apol

  • permalien Pierre :
    24 septembre 2007 @18h21   « »

    Pourquoi est-il urgent de discréditer Ahmadinejad

    "Dans les relations internationales aujourd’hui, la bombe atomique ne sert à rien. Si elle était utile, elle aurait évité la chute de l’Union soviétique, si elle avait une quelconque utilité, elle aurait réglé le problème qu’on les Américains en Irak. Le temps de la bombe est passé", ajoute le leader iranien dans cet entretien. "Vous devez comprendre que nous n’avons pas besoin d’une bombe atomique. Quel besoin avons-nous d’une bombe ?", ajoute-t-il, selon une retranscription écrite de l’entretien télévisé.

    "Il est faux de penser que l’Iran et les Etats-Unis se dirigent vers la guerre. Pourquoi dire cela ? pourquoi devrions-nous aller à la guerre ?", poursuit le président iranien.

    "Notre programme est très transparent. Nous sommes sous la supervision de l’Agence (internationale de l’énergie atomique, AIEA). Tout est sur la table. Nous n’avons rien à cacher", dit-il, en ajoutant : "nos activités sont très pacifiques".

    Ahmadinejad : "la bombe atomique ne sert à rien"

    Le vrai visage terrorisme.

  • permalien Guitl (Guitele) :
    24 septembre 2007 @18h55   « »

    Einstein râle contre le Herut, parti de Menahem Begin (zal) et de ses pratiques.

    Certains seraient bien inspirés de critiquer les dérives mafieuses et fascistes qui existent également chez certains arabo-musulmans, mais tout le monde n’est pas Einstein. Qui n’était pas le seul signataire juif, mais avouez que nous sommes un peuple exceptionnel.

    Einstein avait une haute idée du Peuple Juif, sinon, il n’aurait pas pris la peine de protester.

  • permalien K. :
    24 septembre 2007 @19h22   « »

    L’article du Newsweek révélé par saintyves, inspire à Paul Woodward, du site War in Context la réflexion suivante (il faut préciser que les auteurs de l’article du Newsweek, Dan Ephron et Mark Hosenball « comprennent tout à fait Israel, dans la mesure ou l’Iran a menacé d’effacer Israel de la carte ») :

    “Comme le Newsweek l’indique, « la question pourrait ne pas être de savoir si l’Amérique est prête à attaquer, mais si Israel l’est. » [Puisque chez les militaires américains aussi bien Sam Gardiner, aujourd’hui à la retraite, que William Fallon, l’actuel chef des armées en Irak, on estime qu’il vaut mieux pour l’Amérique éviter la guerre] Si elle l’est, l’Amérique est-elle prête à devenir la procuration d’Israel ?”

  • permalien saintyves :
    24 septembre 2007 @19h46   « »

    @ Guitl

    Je ne sais pas si les israeliens sont conscients des consequences qu’ils peuvent encourir dans une aventure contre l’Iran, en tout cas leur excès de confiance leur a couté une cuisante defaite devant le Hizb, et une humiliation sans precedent dans l’histoire sioniste, malgré le nombre de victimes civiles qu’ils ont masacrés (1300 morts dont un tier d’enfants), et je me demande par quel miracle un tel crime est resté impuni, comme si les libanais ont effectué un suicide collectif, que l’infrastructure du pays a ete rasé par une invasion extraterrestre, etc..., il faut etre vraiment "hyperpuissant" pour echapper à la punition apres un tel crime, Israel état de 6 million d’ame l’est il ?

    L’état en tant que tel ne l’est pas, mais le sionisme en tant que puissance occulte et mafieuse internationale possede le pouvoir de faire des miracles, tous les crimes d’Israel sont ainsi, "exusés", "effacés, "oubliés", "occultés", voire meme recompensés ... je ne comprend pas ce qui arrive au monde, je suis deboussolé !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • permalien l’enfant noir :
    24 septembre 2007 @20h20   « »

    quelque soit la puissance de l’etat d’Irael, qui est avouons le depuis sa defaite au Liban remise en cause , il sera mieux pour ce petit pays a la grosse gueule de plutot negocier la paix avec ses freres et voisins bien que ceux-ci soient musulmans.

    tout le monde est convaincu aujourd’hui que l’Israel n’est plus cette superpuissance des annees 70-80 , ce qui veut dire il ne fait plus aussi peur qu’auparavant, et si cette petite nation insolante bien qu’elle soit l’alliee de toutes les grandes puissances se lance encore dans une guerre contre les pays arabes la defaite qu’elle recevra sera dix milles fois pire que contre le herzbola...

  • permalien Souleymane :
    24 septembre 2007 @20h22   « »

    Merci. Hier je me suis fais cassé la guelle de manière arbitraire par des gendarmes. Quand j’ai parler de porté plainte on m’a encore frappé et dit : Tu veux porter plainter. OK ! Nous on a trouvé de la drogue sur toi. Tu es étranger ici au sénégal en plus tu ose parler. Alors j’ai éprouvé de la peine pour les palestiens qui subissent pire depuis des décénies .

  • permalien Souleymane :
    24 septembre 2007 @20h48   « »

    en tout cas leur excès de confiance leur a couté une cuisante defaite devant le Hizb, et une humiliation sans precedent dans l’histoire sioniste.

    Je crois qu’on doit éviter ces genres d’allégations. Pendant l’avant dernière guerre en Tchetchenie contre les Russes. On a commenter aussi celle ci comme une humiliation des russes. Quelques années on a vu Poutine débarquer avec son artillerie lourde. Résultat : Bonbardements de civils, Capitale rasées, femme emprisonnées et violées etc...

  • permalien K. :
    24 septembre 2007 @21h57   « »

    Pouvons nous espérer que l’équivalent civil du cheikh saoudien Salman Al-Awdah, puisse envoyer aujourd’hui une lettre ouverte aux dirigeants arabes pour bien leur montrer ou ils ont mené le monde arabe ?

    Mais existe-t-il un équivalent civil ?

  • permalien K. :
    24 septembre 2007 @23h00   « »

    Ahmadinejad a été accueilli aujourd’hui par l’université Columbia :

    Voila comment ça commence :

    Lee C. Bollinger, Columbia’s president : “Mr. President, you exhibit all the signs of a petty and cruel dictator, and so I ask you, and so I ask you, why have women members of the Bahai faith, homosexuals and so many of our academic colleagues become targets of persecution in your country ?”

    Mr. Ahmadinejad began : “At the outset, I want to complain a bit about the person who read this political statement against me. In Iran, tradition requires that when we invite a person to be a speaker, we actually respect our students and the professors by allowing them to make their own judgment and we don’t think it’s necessary before the speech is even given to come in with a series of claims…”

  • permalien Pierre :
    25 septembre 2007 @06h33   « »

    Qui est responsable, frère Oussama, du fait que les prisons du monde musulman soient remplies par nos jeunes, une situation qui ne peut qu’alimenter l’extrémisme, la violence et le meurtre dans nos sociétés ? - cheikh Al-Awdah »

    Réponse : La première démocratie du monde (mais peut-être pas la plus fréquentable !).

  • permalien Hamid :
    25 septembre 2007 @07h16   « »

    Ceci dit l’auteur de la lettre à Ben Laden est un reliigieux sacrément borné ! Je me suis amusé à aller sur son site, il conseille de ne pas écouter par exemple de la musique, à la femme de s’épiler que des genoux aux pieds, et j’en passe... Franchement, pendant que tel ou tel peuple réfléchit au moyens d’alleer sur Mars, nous on perd notre temps avec des bêtises qui n’ont aucun intérêt ! Je me demande si les meilleurs alliés des E.U, d’Israël et des dictateurs arabes ne sont pas ces charlatants qui détournent les peuples des vrais problèmes (impérialisme, néolibéralisme, absence de libertés publiques...). Gagne-t-il de l’argent par ses conseils bidons ? Evidemment oui...

  • permalien Pierre :
  • permalien Ahmad :
    25 septembre 2007 @09h50   « »

    Salam

    Nadia Matoub nous a transmis le communiqué suivant, annonçant l’annulation du colloque contre l’impunité en Algérie qui devait se tenir le mercredi 26 septembre à l’Hôtel de Ville de Paris, annulation au dernier moment pour un prétexte fallacieux. Nous joignons notre protestation à celle de Nadia Matoub : ce « message » d’allégeance que semble ainsi adresser la Mairie de Paris au régime d’Alger incite à se demander si la cause des droits de l’homme – dès lors qu’elle pourrait mettre en cause un régime « ami » – a encore sa place dans la France officielle.

    Algeria-Watch

    Communiqué de Nadia Matoub, lundi 24 septembre 2007 La Mairie de Paris annule le colloque

    « La consécration de l’impunité comme mode de gouvernance et son incidence sur la problématique des droits humains : le cas Algérie »

    Ce lundi 24 septembre, à 18 heures, la Mairie de Paris m’a informée qu’elle annulait le colloque sur « La consécration de l’impunité comme mode de gouvernance et son incidence sur la problématique des droits humains : le cas Algérie » que j’avais pris l’initiative d’organiser et qui devait se tenir au Salon Bertrand de l’Hôtel de Ville ce mercredi 26 septembre de 15 heures à 19 heures, avec la participation d’Annie Mécili (veuve d’Ali Mécili, assassiné à Paris en 1987), Me Patrick Baudouin (président d’honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme), Me Salah Hannoun (avocat défenseur des droits humains), Me Antoine Comte (avocat d’Annie Mécili), Lucien-Samir Oulahbib (sociologue, chargé de cours en sciences politiques à Paris-10 et Lyon-3), Yalla Seddiki (responsable de l’édition de : Lounès Matoub, Mon nom est combat, La Découverte, 2003) et Malika Domrane (chanteuse).

    Ce colloque devait notamment célébrer la mémoire du chanteur Lounès Matoub, assassiné en Algérie en juin 1998, et dénoncer le fait que ce crime, comme tant d’autres, demeure impuni. C’est début août que la Mairie de Paris avait accepté de mettre à ma disposition un salon de l’Hôtel de Ville pour tenir ce colloque, comme elle le fait habituellement pour bien d’autres initiatives du même type. Aujourd’hui, à l’avant-veille de la réunion, ses représentants m’ont informé oralement que celle-ci ne pouvait finalement se tenir, au motif que l’Hôtel de Ville « ne pouvait accueillir de réunion politique pendant la campagne électorale des municipales de 2008 » ! Ce qu’ils ont refusé de me confirmer par écrit.

  • permalien Ahmad :
    25 septembre 2007 @09h51   « »

    Alors que ce prétexte me semble invraisemblable (la campagne électorale n’est pas ouverte), il m’est difficile de voir dans cette annulation in extremis autre chose que le fruit de pressions auxquelles aurait cédé la Mairie de Paris. Ces pressions ne peuvent venir que des autorités algériennes, qui ne supportent pas à l’évidence que se fassent entendre à Paris les voix de ceux qui se battent contre l’impunité en Algérie et pour la vérité sur tous les crimes commis depuis quinze ans dans notre pays, quels qu’en soient les auteurs.

    Je suis extrêmement choquée que la « loi du silence » sur ces crimes, imposée par les ordonnances algériennes de « réconciliation nationale » adoptées en février 2006, semble désormais devoir s’appliquer sur le territoire français. Il me reste à témoigner de ma tristesse auprès des très nombreuses personnes qui s’étaient inscrites à ce colloque et à leur dire que je ferai tout pour l’organiser à nouveau, dans les meilleurs délais.

    Salam

  • permalien Ahmad :
    25 septembre 2007 @09h55   « »

    Salam

    c’est quoi un équivalent civil ? Encore une perception de la pensée unique ?

    Salam

  • permalien Pierre :
    25 septembre 2007 @10h07   « »
  • permalien Sébastien :
    25 septembre 2007 @12h34   « »

    Coco des bois a dit "Qui ignore encore que Ben Laden n’a jamais revendiqué le 11 septembre et que de fait il n’est pas recherché pour ça ?"

    1°) Il y a de multiples revendications de Ben Laden, citant le nom des kamikazes. Revendications jamais démenties depuis 6 ans.

    2°) Une prime de 25 millions $ est promise pour sa capture.

    3°) S’il n’est pas recherché, pourquoi se cache t-il ?

    Je ne vais pas rappeler les effets dévastateurs de la théorie du complot.

  • permalien Sébastien :
    25 septembre 2007 @12h50   « »

    Sait-Yves, c’est trés bien de déplorer les crimes israéliens, moi aussi je ne les approuve pas. Leur impunité a peut être une raison simple, c’est que les deux camps commetent des crimes de guerre, les deux camps visent les civils.

    Si un camp est jugé, je ne connait pas de régle empéchant de juger l’autre camp, sauf si l’on estime qu’il y un camp qui a le droit de commettre des crime, que l’on peut faire ce que l’on veut avec l’autre camp.

    De toute facon au proche orient la distinction civil et militaire est assez floue.

    C’est afligeant ce que l’humanité peut être barbare.

  • permalien Sébastien :
    25 septembre 2007 @12h51   « »

    Sait-Yves, c’est trés bien de déplorer les crimes israéliens, moi aussi je ne les approuve pas. Leur impunité a peut être une raison simple, c’est que les deux camps commetent des crimes de guerre, les deux camps visent les civils.

    Si un camp est jugé, je ne connait pas de régle empéchant de juger l’autre camp, sauf si l’on estime qu’il y un camp qui a le droit de commettre des crime, que l’on peut faire ce que l’on veut avec l’autre camp.

    De toute façon au Proche Orient la distinction civil et militaire est assez floue.

  • permalien
    25 septembre 2007 @13h01   « »

    "De toute façon au Proche Orient la distinction civil et militaire est assez floue."

    ... surtout pour les palestiniens !

  • permalien K. :
    25 septembre 2007 @13h14   « »

    Encore une perception de la pensée unique ?

    Ce peut etre intéressant Ahmad. Pourriez-vous précisiez en quoi l’expression “équivalent civil” peut etre “une perception de la pensée unique”, pour que je puisse en bénéficier et éventuellement me montrer plus vigilant dans l’avenir ? Merci d’avance.

  • permalien ahmad :
    25 septembre 2007 @14h58   « »

    Salam

    La pensée unique dont il est question ici, est celle de la conception du sacré et du civil, du civil et du religieux, dont on prend souvent come référence ce qui en à été développer, et que certains prétendent être universelle. la distinction entre le sacré et cvil n’est pas la même en islam, un acte qui est sacré dans certaines tradition ne l’est pas, en islam, comme le mariage et le divorce quisont civil, mais ,qui bien sur ne ssont pas coupés des références . De même, des actes qui sont selon la pensée occidentales civil, peuvent devenir sacré, ou religieux, si l’intetion et le rappel du transcendant, sont présent. ceci pour dire que dénoncer ce qu’on fait les pouvoir arabes, de leur pays, peut aussi venir aussi du religieux, qui englobe ce qui habituel appeleé civil, mais avec une particularité ensigner par l’islam, mais qui recouvre une dimension universelle et qui a devancer la laicité. l’islam fait la distinction dans la méthodologie, entre ce qui relève du domaine du lien entre dieu et l’etre humain(ibada) et ce qui est du domaine de la relation entres les êtres humains(moua malat). dans les ibadat, n’est permis que ce qu’un texte(coran ou sounna) dit, on trouvera ici, ce qui est de la profession de foi , de çalat, du jeune de ramadan, de la zakat, et du hajj . dans les mou amalat, c’est le contraire, la permission est première, et il faut un texte pour venir donner une limite. On comprendra de cela, que l’on agit pas en politique, ou en écomonie,culture, écologie....., comme on agit dans dans la pratique cultuel, et pourtant les deux prennent leur source dans les textes de l’islam. ce qu’il faut aujourd’hui c’est des musulmans, qui dénoncent aux noms de leur référence relgieuse, ce qui est de l’injutice dans toutes les sphères.

    je ne sais pas trop ce que vous étendiez par équivalent civil, mais cela m’a en tout cas permis, d’apporter cette précision, sourtout dans ces temps, ou certains concerant le civile tle religieux nous font croire, que la modernité passe par leur soi-diant universalisme, mais qui cache bien une idéologie. Au passage, merci pour votre apport sur ce blog, d’une grande qualité, bonne route, et bon courage

    Salam

  • permalien guitl :
    25 septembre 2007 @16h02   « »

    Ahmad, au sujet de Nadia Matoub ; le maire de Paris est très copain avec les arabes, mais a-t-il jamais prétendu avoir des sentiments envers les amazighens ? même pas de respect !! Peut-être la ville de Paris a-t-elle été priée de faire profil bas devant les exigences d’alger ?

    http://www.kabyle.com/Colloque-sur-...

    ce type est un triste s.....

  • permalien K. :
    25 septembre 2007 @17h37   « »

    - Lettre ouverte du dissident Iranien Akbar Ganji destinée à Ban Ki Moon à l’occasion de la session de l’ONU qui doit débuter aujourd’hui. Traduction de quelques passages par Contre Info :

    « Loin d’avoir aidé au développement de la démocratie, les politiques américaines au cours des 50 dernières années ont constamment joué au détriment des partisans de la liberté et de la démocratie en Iran. Le coup d’état de 1953 contre le gouvernement nationaliste de Mossadeq et le soutien sans faille au régime despotique du Shah, qui jouait le rôle de gendarme américain dans le golfe, en sont deux exemples. »

    « Plus récemment la confrontation entre les gouvernements US et l’Iran depuis trente ans a rendu la situation très difficile pour les démocrates. (...) En finançant au nom du soutien à la démocratie des institutions largement affiliées aux USA, le gouvernement Bush a permis au régime de décrire ses opposants comme étant des mercenaires à la solde des USA, et de les pourchasser avec impunité. »

    Le reste est un véritable réquisitoire contre le régime iranien.

    - Le journal Ma’ariv en Hébreu daté du 19 Septembre dernier, montrerait une vidéo montrant une réunion des gens du Fatah à laquelle participaient Abou Mazen et Dahlan avant les tristes évènements de Gaza :

    Abou Mazen demande [à Dahlan] "es-tu le responsable des forces de la sécurité préventive." Dès que la réponse est affirmative Abou-Mazen dit un mot, " massacre[les]"

  • permalien Ana :
    25 septembre 2007 @18h32   « »

    Sébastien écrit : "De toute façon au Proche-Orient, la distinction civil et militaire est assez floue."

    Sébastien n’a pas souvent raison, mais quand il a raison, il a raison.

  • permalien K. :
    25 septembre 2007 @18h41   « »

    Sébastien n’a pas souvent raison, mais quand il a raison, il a raison.

    Absolument. Je suis tout tout à fait d’accord avec Ana, c’est exactement ce que Sébastien voulait dire.

  • permalien K. :
    25 septembre 2007 @19h10   « »

    “Bush attaquera-t-il l’Iran” ?, par Corine Lesnes

  • permalien K. :
    25 septembre 2007 @19h58   « »

    La traduction de la lettre ouverte de Akbar Ganji ici.

  • permalien saintyves :
    25 septembre 2007 @20h23   « »

    Bonjour

    @ Sebastien

    Si un camp est jugé, je ne connait pas de régle empéchant de juger l’autre camp, sauf si l’on estime qu’il y un camp qui a le droit de commettre des crime, que l’on peut faire ce que l’on veut avec l’autre camp.

    De toute façon au Proche Orient la distinction civil et militaire est assez floue.

    - Tout d’abord tu reviens à ton ancienne manie de traiter Israel, état souverain doté d’une armée (nucleaire et quatrieme du monde), puissance occupante et colonisatrice ayant des obligations vis a vis du peuple et territoire qu’il occupe (convention de genève ) , avec un peuple dont le territoire est occupé et qui lutte pour son independance, depourvu de toutes les caracteristiques d’un etat souverain au sens du droit international, dont l’independance territoriale, politique, economique, militaire, et financière.

    - Tu parle de deux camps comme s’il s’agit de deux états souverains, ce qui n’est pas le cas.

    Maintenant revenons à ton argumentation qui parait à premier abord logique, seulement persone n’ai jamais avancé qu’il est interdit de juger les crimes palestiniens, s’ils sont prouvés comme tels par des instances internationales non partisanes, à la lumière des realités avancées precedement, et c’est là ou ton argumentation se retourne contre toi, tu sais pourquoi on ne pourra pas juger les palestiniens, parce que celà conduirait ineluctablement à juger a priori les crimes israeliens.

    la réalité actuelle sur le terrain est la suivante :

    Israel commet depuis un demis siècle des crimes contre l’humanité, contre les peuples libanais (juil/aout/06 1300 morts dont un tier d’enfants) et palestinien, sans etre iquietté le moins du monde

    ..................................................pourquoi ? ......................................................................

  • permalien
    25 septembre 2007 @22h48   « »

    Pardon pour le hors sujet

    On dit que malgré la chute de 8 points de sa cote de popularité, Sarkozy conserve 68% de bonne opinion, alors qu’il n’a eu que 53% des voix lors d’élections quand meme assez polarisées. Ces instituts de sondage ne seraient-ils pas en fait des officines de propagande ? Ou alors le sondage a été mené dans le seizième ?

    Comment se fait-il que les médias ne relèvent pas cette incongruité ?

  • permalien guitl :
    25 septembre 2007 @23h16   « »

    "Il n’y aura pas de paix dans le monde si la communauté internationale fait preuve de faiblesse face à la prolifération des armements nucléaires", a-t-il déclaré dans un discours prononcé devant l’Assemblée générale de l’ONU.

    je pense que ce genre de discours, concernant l’Iran, de Sarko, plait beaucoup aux français, tout simplement. Egalement, la fermeté dont il fait preuve vis à vis de l’immigration, et également de vouloir remettre à plat les retraites.

    Et il est partout, il est toujours présent. Le peuple est sensible à cette attention, il pourrait envoyer un ministre, nous ne sommes plus en période électorale.

    C’est un bon communicateur.

  • permalien K. :
    26 septembre 2007 @00h44   « »

    Vote Harris : Les Européens sont globalement peu confiants quant à leur avenir économique (surtout les français, après les italiens) et pensent que le modèle capitaliste américain ne peut en rien améliorer cet avenir (surtout les français et les Allemands).

    Les figures présentes dans l’article sont éloquentes.

    Apparemment la fameuse “communication” ne joue que pour les sondages qui testent la cote de popularité de Sarkozy l’américain.

  • permalien K. :
    26 septembre 2007 @00h54   « »

    Erratum : Sondage Harris et non pas vote bien sur.

  • permalien Pierre :
    26 septembre 2007 @07h26   « »

    Après les juifs, les homosexuels :

    Questionné sur les homosexuels, il a déclaré devant une foule choquée qu’il n’y avait pas d’homosexuel en Iran. « En Iran, il n’y a pas d’homosexuel comme ici. Nous n’avons pas ce phénomène », a-t-il déclaré.

    Ahmadinejad dit « comme ici », la foule entend « ... », la presse embedded titre sur «  ! ».

    Iran (Politique) « Il n’y a pas d’homosexuels en Iran », affirme Mahmoud Ahmadinejad aux États-Unis

    Pour Ahmadinejad, "il n’y a pas d’homosexuels en Iran"

    Il n’y a pas d’homosexuels en Iran

    Pour diaboliser l’Iran, « Rue 89 » confond crimes pédophiles et homosexualité

    Interdiction de la prêtrise aux gays : "L’homosexualité est une blessure humaine"

    « Depuis 33 ans que je suis prêtre, je n’ai jamais constaté de vrais problèmes liés à l’homosexualité chez des confrères, soit que les prêtres homosexuels sont vraiment rares, soit qu’ils sont capables de vivre leur célibat comme les autres. Je ne comprend donc pas bien la porte fermée. - père Michel Meunier »

    ce n’est même plus le"choc des civilisations", ça devient la "ratatouille des lieux-communs "...

  • permalien Pierre :
    26 septembre 2007 @11h33   « »

    Négacionnisme :

    « Hitler ». Pour autant, le blitz médiatique du président iranien n’aura pas convaincu. La presse tabloïd s’est déchaînée contre celui qu’elle a appelé « le Monstre » ou « le Mal » dès qu’elle a appris qu’il souhaitait mettre le pied sur le « sol sacré » de Ground Zero. Des milliers de manifestants pro-Israël ont dénoncé sa négation de l’Holocauste, sous des pancartes telles que « Hitler est vivant ». (Ahmadinejad peine à choisir entre le miel et le fiel. Par Isabelle Duriez).

    Ahmadinejad, le Fuhrer Persan, par Ramon Lacontessa

    Hitler à l’université Columbia par Richard Hétu.

    En fait, il est aussi franc et honnête qu’Adolf Hitler lorsqu’il détaillait dans Mein Kempf son programme politique. Les similitudes ne s’arrêtent pas là, mais ce n’est pas vraiment ce qui nous préoccupe aujourd’hui. (Un atome de courage Par Paul Garcin)

    Si Ahmadinéjad et Hitler c’est la même chose, c’est qu’il ne s’est rien passé dans le monde entre 1933 et 1945 ?

  • permalien Ana :
    26 septembre 2007 @12h31   « »

    Yossi Alpher et le sionisme de gauche - Appel au meurtre (suite).

    (…) " Yossi Alpher, par exemple, un ancien directeur du centre Jaffee pour les études stratégiques à l’université de Tel Aviv et autrefois conseiller spécial de l’ancien premier ministre israélien Ehud Barak, explique de sang-froid cette semaine qu’Israël devrait assassiner les dirigeants démocratiquement élus qui ont remporté les élections législatives palestiniennes en janvier 2006 — demandant que l’on « décapite la direction du Hamas, militaire et ‘ civile’. » En vérité, admet-il, il y aurait un prix possible à payer : « Israël payerait alors assurément un prix en termes de condamnation internationale, en particulier si des civils innocents étaient tués, » et parce que « Israël viserait vraisemblablement les dirigeants légalement élus du Hamas qui ont gagné une élection tout à fait régulière. » Néanmoins, une telle condamnation serait rapidement oubliée et, argumente-t-il, « c’est un mode de revanche et de dissuasion dont l’efficacité a été prouvée, » et par conséquent, ceci est « une option intéressante à considérer. »

    Alpher n’a pas incité au meurtre d’hommes politiques démocratiquement élus dans un journal marginal de droite, mais dans le bulletin en ligne Bitterlemons financé par l’Union Européenne qu’il a fondé avec l’ancien ministre de l’Autorité Palestinienne Ghassan Khatib. Quel journal publierait un appel par un Palestinien — ou n’importe qui d’autre — pour appeler à l’assassinat du premier ministre israélien ? Alpher ne se soucie vraisemblablement pas que des visas lui soient refusés pour participer à des conférences dans l’Union Européenne, ou qu’il ne puisse recevoir d’invitations venant d’universités américaines. L’histoire nous prouve qu’il peut se sentir confiant et qu’il ne souffrira aucune conséquence. En effet, dans le climat politique actuel, n’importe quelle tentative d’exclure Alpher pourrait même être présentée comme une attaque contre la liberté universitaire ! " (…)

    Ali Abunimah - The Electronic Intifada, le 21 septembre 2007

  • permalien Pierre :
    26 septembre 2007 @14h43   « »

    Je reviens sur une citation d’un article d’ Isabelle Duriez pour Libération, parce que l’infamie et la fourberie du propos ont du mal passer :

    « Hitler ». Pour autant, le blitz médiatique du président iranien n’aura pas convaincu. La presse tabloïd s’est déchaînée contre celui qu’elle a appelé « le Monstre » ou « le Mal » dès qu’elle a appris qu’il souhaitait mettre le pied sur le « sol sacré » de Ground Zero. Des milliers de manifestants pro-Israël ont dénoncé sa négation de l’Holocauste, sous des pancartes telles que « Hitler est vivant ».

    - Évidemment "Blitz" est une référence éclairiée à la "Blitz Krieg" que les généraux allemands ont mis en œuvre pendant le III° Reich. Quand Amadinéjad va dans une université parler à des étudiants, c’est un acte comparable à l’invasion des ¾ de l’Europe.

    - "Ground Zero" est appelé "Sol Sacré", comme Israël, "Terre Sacrée", là on sent quand même un putain d’amalgame qui pointe sont nez.

    - "des milliers de manifestants pro-Israël" terminus, c’est bon, on est arrivé, le Nine-Eleven était un attentat antisémite !

    - "Hitler est vivant" pour les lourdingues, les innocents, et les alzeimers.

    Merci Isabelle Duriez, pour votre démonstration sur le "droit d’informer".

  • permalien guitl :
    26 septembre 2007 @16h31   « »

    PIERRE : Si Ahmadinéjad et Hitler c’est la même chose, c’est qu’il ne s’est rien passé dans le monde entre 1933 et 1945 ?

    vous faites dans le négationnisme, Pierre ?

  • permalien Daniel :
    26 septembre 2007 @16h36   « »

    Et Guitl, incommensurablement, dans la bêtise, la tellement pauvre bêtise...

  • permalien Pierre :
    26 septembre 2007 @16h40   « »

    Non Guitl je le dénonce, pour la peine vous me devrez une topfen-mohn torte

  • permalien Ana :
    26 septembre 2007 @16h49   « »

    Comme le nez au milieu du visage : "Si Ahmadinejad et Hitler c’est la même chose, c’est qu’il ne s’est rien passé dans le monde entre 1933 et 1945". Mais Guitl n’a pas de nez et il est le seul sur ce blog à ne pas le savoir.

  • permalien K. :
    26 septembre 2007 @19h27   « »

    Quel est le sentiment de la rue arabe par rapport à Ahmadinejad ?

    Selon un article du Los Angeles Times en date du 24 dernier, titré, « Ahmadinejad acclamé au Moyen-Orient » il est loin d’être négatif :

    Le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad, un populiste en veston à fermeture éclair dont la rhétorique et le sens du défi virulents envers Washington sont souvent caricaturés dans les médias occidentaux, a transcendé les divisions nationales et religieuses pour devenir un héros populaire à travers tout le Moyen-Orient.

    L’Iran connaît sa propre version d’état omniprésent et répressif [comme la plupart des régimes arabes dont se plaint la rue arabe], mais l’intense sens du défi d’Ahmadinejad envers les États-Unis et la haine d’Israël l’ont élevé au rang de mythe chez le mécanicien, le chauffeur de taxi ou l’avocat arabe frustrés à la recherche d’un message pur et puissant.

    « Cela relève plus du cri de rage qui reflète l’incapacité des régimes arabes et des peuples arabes à réaliser quoi que ce soit au niveau régional, » a dit Nabil Abdel Fattah, un analyste politique au centre pour les études politiques et stratégiques d’Al Ahram au Caire.

    Dans leur appréciation du président iranien, les Arabes passent rapidement sur les animosités religieuses historiques et les craintes actuelles que l’Iran puisse miner les intérêts Sunnites en Irak et ailleurs. Ils préfèrent parler de la façon dont Ahmadinejad est une voix de rassemblement pour l’Islam dans un temps ou la région est déconcertée par son impuissance à stabiliser l’Irak, le Liban et le conflit Israélo-Palestinien.

    Mounzer Farrah, qui vend des cacahuètes et du chocolat à Amman, la capitale jordanienne, dit que lui et d’autres Sunnites sont préoccupés par la théocratie shiite de l’Iran. « Mais Ahmadinejad est quand même aimé, » a-t-il dit. « Nous sommes avec lui tant qu’il est contre Israël et les États-Unis. »

    « Il est bon. Je sens qu’il est vraiment modéré. Il parle d’une manière extrême, mais il agit avec mesure, » dit Soufa. « Si l’Amérique le frappe, la région entière sera en feu. »

  • permalien Chahid :
    27 septembre 2007 @07h32   « »

    Relisez le commentaire de Souleymane ! Quelle lucidité ! Il est peut être le seul à avoir compris que les prétendus défenseurs du Hizbollah sur ce blog sont en train de lui creuser sa tombe ! La résistance c’est l’anonymat !

    Pour Salman Al-Awda, climatisation quand tu nous tiens !

    Kouchner, un médecin va-t-en-guerre sans frontières

  • permalien Pierre :
    27 septembre 2007 @07h45   « »

    "Pour autant, le blitz médiatique du président iranien n’aura pas convaincu.", nous informait Isabelle Duriez dans les colonnes de Libération.

    Sans vouloir mettre en doute son intégrité professionnelle, je me contenterais de constater que l’avis de ses informateurs n’est pas vraiment partagé : Schmuel Rosner dans Haaretz fait l’analyse totalement inverse en constatant amèrement : "La visite du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à l’Université Columbia de New York, le lundi 24 septembre 2006, se solde par un looser net : Israël."

    Selon Rosner l’unique objectif de la visite d’Ahmadinejad à New-York était d’isoler Israël du reste du monde "Durant tout son discours, Ahmadinejad a réussi à produire un artefact télévisuel : le match n’oppose(rait) nullement l’Iran au monde entier, mais seulement l’Iran et Israël."

    Alors que tout le monde sait qu’en s’entourant de murs et en s’alliant avec le prédateur US le plus honni de la planète, et en humiliant les habitants de Palestine, Israël ne devrait avoir que des amis.

    Maintenant qu’Ahmadinejad a été démasqué par Schmuel Rosner, souhaitons qu’il sera plus fair au match retour !

  • permalien Chahid :
    27 septembre 2007 @08h32   « »

    Un très bon texte de Bruce Lawrence ! Merci Alain Gresh ! Une rescousse contre les hallucinations de Thierry Meyssan et des autres !

    Kouchner, un médecin va-t-en-guerre sans frontières.

  • permalien Daniel :
    27 septembre 2007 @11h12   « »

    A propos de la visite d’Ahmadinejad à New York, le tout en anglais :

    - Turning Ahmadinejad into public enemy No. 1 - Juan Cole, Salon.com
    - Iranian President : If Holocaust happened, why must Palestinians pay ? - Shlomo Shamir, Haaretz
    - An Open Letter to Lee Bollinger, President of Columbia University - Clifton Ross, Counterpunch (en n’omettant pas de cliquer, dans le corps du texte, sur "find here").

  • permalien Pierre :
    27 septembre 2007 @17h08   « »

    @Guitl

    « Et cela parce que mon « nous » à moi ne se définit pas en termes nationalistes ou racistes. Mon « nous » à moi se compose de tous ceux qui sont prêts à lutter pour préserver la vie et pour sauver des enfants de la mort. Des mères et des pères qui ne voient pas une consolation dans le meurtre des enfants des autres. (Israël : Sur l’éducation au racisme et le meurtre d’enfants, par Nurit » Peled-Elhanan.)

  • permalien Sébastien :
    27 septembre 2007 @17h30   « »

    Oui Saint Yves : "Maintenant revenons à ton argumentation qui parait à premier abord logique, seulement persone n’ai jamais avancé qu’il est interdit de juger les crimes palestiniens, s’ils sont prouvés comme tels par des instances internationales non partisanes, à la lumière des realités avancées precedement, et c’est là ou ton argumentation se retourne contre toi, tu sais pourquoi on ne pourra pas juger les palestiniens, parce que celà conduirait ineluctablement à juger a priori les crimes israeliens."

    Et l’inverce est aussi vrai, ( et vice et versa ). Je cite Alain Gresh :

    "Lorsque les Palestiniens argumentent : « Nous ne sommes pas un État, nous sommes un groupe donc nous ne pouvons pas commettre de tels crimes », ils ont tort. Quand ils évoquent le droit à la résistance, tout à fait légitime, ils oublient de mentionner que ce droit lui aussi est réglementé."

    Je cite aussi Alain Gresh :

    "Les souffrances des deux côtés ont creusé un fossé profond, qu’il faudra du temps pour combler. Sans doute, comme l’a proposé l’intellectuel américano-palestinien Edward Said, faudra-t-il aller vers la création d’une commission Vérité et Réconciliation, pour dresser le bilan, aussi précis que possible, des cinquante dernières années. Le mouvement antimondialisation libérale pourrait y contribuer."

    100% d’accord, l’Afrique du Sud a agit ainsi avec les crimes de l’Aprtheid.

    Sébastien

  • permalien Sébastien :
    27 septembre 2007 @17h42   « »

    Pardon je n’arrive pas a poster le lien.

    Il faut aller sur le site de l’Association France Palestine Solidarité, repéres historiques, les bases de la solidarité par Alain Gresh. Il faut ensuite regarder à "la question du terrorisme", et à "résistance terrorisme et lutte armée."

    Un probléme technique m’empéche de vous donner directement le lien, j’en suis désolé.

    Sébastien

  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
    27 septembre 2007 @18h21   « »

    « tu sais pourquoi on ne pourra pas juger les palestiniens, parce que celà conduirait ineluctablement à juger a priori les crimes israeliens." » dit Sébastien.

    C’est aussi parce qu’il faudrait les juger par contumace : 8 morts et 20 blessés dans une attaque israélienne sur la bande de Gaza Par Maan News

    Mercredi matin, le Ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a déclaré dans une interview de la radio israélienne qu’une "large opération contre la Bande de Gaza était imminente."

    "Nous utiliserons tous nos moyens diplomatiques pour affaiblir la direction du Hamas et son efficacité, mais on doit dire la vérité, nous nous approchons d’une larde opération dans Gaza," a-t’il déclaré à la radio de l’armée israélienne.

    Cependant, Barak a admis que l’incursion prévue dans Gaza ne serait pas facile.

    Selon le journaliste de Ma’an, il y a eu une récente escalade des tirs de roquettes artisanales par les factions palestiniennes depuis Gaza sur les villes israéliennes et les bases militaires encerclant la bande de Gaza.

  • permalien K. :
    27 septembre 2007 @19h51   « »

    Pepe Escobar montre comment la diabolisation de Ahma