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« Mektoub », la fourberie des colonisés

samedi 6 octobre 2007, par Alain Gresh

L’islam imaginaire

Vient de paraître en édition de poche cet excellent livre de Thomas Deltombe (L’islam imaginaire, La Découverte, 382 pages, 11 euros) sur "la construction médiatique de l’islamophobie en France, 1975-2005". Cet ouvrage analyse notamment le discours (et les images) que véhiculent les deux principales chaînes de télévision françaises et montre comment s’est construite l’image de l’Autre, d’un musulman imaginaire qui nourrit nos peurs et nos fantasmes.

Violence en Afghanistan

Selon un article de McClatchy Newspapers, signé par Jonathan S. Landay, « U.N. : Violence in Afghanistan up almost 25 percent in ’07 » (Les Nations unies : la violence a augmenté en Afghanistan de 25 % en 2007).

On a compté 525 incidents de sécurité – attaques par les talibans et d’autres groupes violents, bombes, terrorisme de toute sorte, enlèvements – en moyenne durant la première partie de l’année 2007 – contre 425 incidents par mois en 2006.

Le rapport des Nations unies souligne que la nature de la rébellion taliban a changé. Les guérilleros ont monté moins d’attaques conventionnelles contre les forces de l’OTAN dirigées par les Etats-Unis et se sont plutôt concentrés sur les attentats-suicide, les IED (improvised explosive devices, bombes qui percent les blindages), l’intimidation et les enlèvements.

Israël et Birmanie

Dans un article de Haaretz du 2 octobre, « Democracy is more than going to the polls », Amira Hass écrit :

« Dans l’empire soviétique et l’Afrique du Sud raciste, comme à Burma (Myanmar) aujourd’hui, s’opposer à l’oppression impliquait un risque personnel élevé. On pouvait donc comprendre la décision d’un individu de ne pas passer à l’acte (de résistance). En Israël, parce que l’Etat est une démocratie pour les juifs, ceux qui restent tranquilles, ignorant ce qui se fait en leur nom, portent une lourde responsabilité. »

« Mektoub », la fourberie des colonisés

C’est un petit roman, Mektoub, écrit par le capitaine A. et Yvon de Saint-Gouric et publié en 1923 aux éditions du Mercure africain, Alger. Il a connu un grand succès, (36e mille ,est-il mentionné sur la couverture). Dans l’avertissement, nous sommes informés que ce que les auteurs ont écrit, c’est « ce que tous ceux qui connaissent bien les choses d’Algérie pensent sans oser le dire, car la masse à laquelle il “faut plaire” est ignorante et de parti-pris. ». Et ils ajoutent : « Nous voulons simplement éviter une catastrophe qui ne se produira pas si chacun veut bien réagir à temps. »

Ce qui est étonnant dans ce livre c’est son mélange de racisme assumé et d’une vision prémonitoire : l’Algérie ce n’est pas la France et les Algériens n’ont jamais accepté et n’accepteront jamais une domination étrangère. Il n’est évidemment pas anodin que ce soit le récit d’une femme. « La preuve éclatante, découvrira l’héroïne, que l’Arabe est d’une civilisation rétrograde, est l’inconsidération dans laquelle la femme est tenue », un thème appelé à se perpétuer jusqu’à nos jours – on pourra lire, dans la même veine, mais adaptée à l’époque, le best-seller de Betty Mahmoody, Jamais sans ma fille, sur l’histoire d’une Américaine qui épouse un Iranien et qui le suit en Iran. Enfin, le mensonge et la fourberie sont les caractéristiques essentielles des Arabes, un thème que l’on retrouve régulièrement aujourd’hui, y compris parfois sur les commentaires de ce blog.

Ce roman raconte l’histoire d’une jeune femme parisienne, Simone de B. C’est une rêveuse, une romantique : « J’espérais connaître un jour cet Orient fatal où l’on pleure, où l’on souffre, mais où l’on aime aussi ; cet Orient où les passions vibrent, où tout revêt un caractère mystérieux et sacré, bien fait pour enflammer notre imagination de jeunes filles jalousement gardées. » Le déclenchement de la guerre de 1914 l’amène à s’engager comme infirmière et à partir au front dès la fin du mois d’août. Un soir, arrive un blessé. « Mais c’est un beau Noir ! m’écriai-je soudain, en découvrant la face du soldat à la lumière. (…) Ce n’était pas, à vrai dire, un nègre, mais, parisienne, je personnifiais l’ignorance de tout ce qui touche à nos colonies et, pour moi, tout visage humain qui n’était pas blanc ou jaune, était noir. » Elle va donc soigner Rabah, un Algérien, de tout son cœur.

On sent déjà que Rabah est fourbe (une caractéristique de tous les Arabes, comme l’explique le roman) ; il n’est pas blessé aussi sévèrement qu’il le prétend ; il dit à plusieurs reprises « quand nous aurons des canons » (sous-entendu pour nous battre contre les Français), mais Simone ne comprend pas. Après deux mois, Rabah reçoit un mois de convalescence à l’arrière. Avant de partir, il lui propose de venir avec lui dans son pays. Elle dit non, mais ajoute : « Ma pensée, franchissant les espaces, va retrouver mes idées romantiques ; je vogue en plein Orient (…) C’est l’oasis mystérieuse, ce sont les palmiers, c’est le désert, ce sont les mirages ! ce sont les contes des mille et une nuits ! »

Finalement, elle succombe à ses avances « Je sens en Rabah cette invisible puissance d’attraction, puissance qu’offrent surtout les oppositions les plus grandes. Lui si fort, si viril, si mâle ; moi si faible, si assoiffée de tendresse et de protection. En un mot, je suis sous sa domination. »

Simone décide de le suivre. Elle reçoit des lettres de son père et de sa mère qui la mettent en garde et la somment de rentrer à la maison. Sa mère lui écrit : « A la seule pensée que ton corps pourrait être touché par celui d’un Arabe, j’éprouve la répulsion qu’on ressent au frôlement d’un crapaud. » Un major la met en garde contre les Arabes chez qui « la dissimulation est encore plus complète » et il lui cite un homme « qui connaît bien leur mentalité et qui a dit : « S’il fallait élever une statue au mensonge, il faudrait la revêtir d’un burnous. »

Ainsi s’achève cette première partie, intitulée, cela ne s’invente pas, « Chez les civilisés » et s’ouvre la seconde partie, « Dans le bled ». Simone prend le bateau et son réveil est brutal. Rabah lui déclare immédiatement : « Ce n’est pas en mariage que je prends une femme française, mais en esclavage. Le mélange des races est impossible. Quoi ! la brebis peut-elle épouser le loup ! » C’est le début de son « calvaire », qui va durer six ans. « Ah ! pourquoi avant ce coup de tête n’avais-je étudié les relations entre les hommes des différents continents ? Pourquoi n’avais-je pas établi courageusement avec moi-même une gradation, suivant le degré de civilisation ? », s’interroge-t-elle.

Le mensonge est une des caractéristiques des Arabes. Et quand Simone exhorte Rabah à dire la vérité, il réplique : « Peut-être as-tu raison pour toi, pour ta race toujours prête à dévoiler ses actes et ses secrets, mais ma race a plus de force, on la craint davantage parce qu’on ne sait justement rien d’elle, parce qu’elle sait cacher, dissimuler la vérité sous des allégations mensongères. L’on se trompe sur ses intentions, ses croyances, ses desseins, et c’est là ce qui la rend, à chaque instant, redoutable pour tous. »

« Cruel, assassin, mon Rabah avait encore un autre trait, commun avec beaucoup d’Arabes. Il était d’une avidité farouche. (…) Mais l’Arabe n’est pas seulement avare ; il est généralement voleur. Oui, il a la passion du vol. Il savoure les délices du rapt, comme celles de l’assassinat et du viol. »

Et Simone découvre la haine que les Arabes portent aux colons. « Ce qui me révoltait le plus, c’était la guerre sournoise, hypocrite, cachée sous des manières loyales, que faisaient Rabah et ses semblables contre le roumi. C’est la guerre qui ira un jour jusqu’à l’extermination si l’on n’y prend garde. » Ce sont tous des « sauvages », y compris « le bellâtre au fez pointu et au veston dernière mode, ayant reçu une éducation supérieure dans nos écoles »

Portrait du père de Rabah, un vieillard qui, en 1871, avait perdu la vue au moment de « la répression de l’insurrection » (en France). Son seul sujet de conversation, c’est le roumi : « Le Français qui a fait tant de mal au seul propriétaire de l’Algérie, l’Arabe. La France qui a conquis son pays, l’a subjugué, l’a dominé, a implanté sa langue, ses mœurs, son drapeau. Quelle haine dans ses paroles ! ». « Il veut ignorer les bienfaits de la colonisation française et veut oublier que la domination arabe est synonyme de destruction » Et elle cite Ernest Renan sur l’islam !

Partout, s’inquiète Simone, les colons reculent, abandonnent. « Dans les grandes villes, la progression n’est pas moins active ; chaque jour, une porte nouvelle s’ouvre aux indigènes. Nous sommes partout, à tous les degrés de l’échelle sociale, dans tous les commerces et dans toutes les industries ; nous occupons sans cesse de nouvelles fonctions publiques ; nous sommes : officier, délégué financier, conseiller général, conseiller municipal, médecin, avocat, professeur, etc., etc. » Et elle ajoute : « Et quand sonnera l’heure de la délivrance, au moment où tout semblera le plus calme, un immense incendie s’allumera sur toute l’Afrique du Nord. Toutes les forêts brûleront, allumées méthodiquement… »

A l’occasion d’un incendie, elle finit pas s’enfuir. C’est en 1921. Elle n’a plus qu’un but, « dire la vérité, prévenir le coup qui se prépare, dérouter l’organisation et faire échouer le plan ». « Il faut montrer cette faute énorme qui consiste à donner aux Arabes l’instruction nécessaire pour arriver aux plus hauts emplois de l’Administration ; les laisser briguer les honneurs, accaparer les services et, surtout, oh ! cette faute plus grande encore : ne pas se méfier d’eux. Si nos dirigeants persévèrent dans cette voie, c’en est fait de notre belle colonie. » Simone espère ainsi contribuer à sauver « cette Algérie, cette Afrique du Nord, qui est un des plus beaux joyaux de France ! »

205 commentaires sur « “Mektoub”, la fourberie des colonisés »

  • permalien guitl :
    6 octobre 2007 @13h30   »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    quel intérêt nous parler d’un roman paru en 1923 ? cette jeune fille ne représente pas la femme moderne, la femme moderne aurait vécu "à la colle", et se serait barré à la première occasion.

    De plus, "l’Algérie arabe", quelle ânerie !! je la croyais amazigh, moi, l’algérie, et dominée par les turcs avant que les français ne s’y installent. L’arabité de l’algérie est un concept moderne, une invention moderne.

    Par contre, si quelqu’un peut me dire à quelle époque l’algérie a vraiment été indépendante......

  • permalien Yves :
    6 octobre 2007 @14h18   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    L’intérêt, Guitl, c’est de montrer que les représentations racistes qui avaient cours en 1923 (avec ce sentiment de supériorité et cette arrogance qui les caractérisent) sont les mêmes que celles qu’on lit régulièrement sous votre plume.

  • permalien guitl :
    6 octobre 2007 @14h30   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Mais mon cher saintyves, je n’ai certainement pas la prétention d’avoir un avis sur des arabes qui n’en sont pas, étant kabyles la plupart du temps.

    Ce livre est une idiotie, un livre inconnu, tiré du néant d’où il n’aurait jamais dû sortir, par Monsieur Gresh. Si c’est pour prouver combien les français étaient racistes à l’époque, je peux vous rassurez, les "arabes" l’étaient tout autant.

    http://www.sefarad.org/publication/lm/028/leslie.html

    Les massacres de Constantine, au vingtième siècle, sont célèbres dans la communauté juive, et si Adolphe Cremieux a fait l’impossible pour que les juifs d’Algérie deviennent français, c’était afin de les protéger des exactions des algériens musulmans.

  • permalien
    6 octobre 2007 @15h22   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Très bon article qui n’a pas l’heur de plaire aux sionistes (Gutil et Co) et pour cause ! Ils y reconnaissent leur langage, celui de Ehoud Barak qualifiant les Arabes de menteurs invétérés, et leurs procédés, celui de la "défense" hypocrite des femmes ou de communautés ethniques (kurdes, kabyles, darfouris, ....) dont ils n’ont strictement rien à faire, leur seul but étant de semer partout la graine de la division afin de désintégrer le monde arabe, pour permettre à la botte impérialiste, et singulièrement américano-sioniste, de trôner seul au milieu des décombres de cultures et de civilisations millénaires. Le gangster US du monde niché sur les puits de pétrole, et son gendarme auxiliaire israélien, tout-puissant dans un Moyen-Orient dépecé, et par-dessus tout çà la haine de l’Arabe comme unique justification et seule véritable religion laïque de notre temps ....

  • permalien fb :
    6 octobre 2007 @15h24   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Bonjour,

    En Algérie les berberes ne sont pas représentés uniquement par les Kabyles, on oublie les chaouis, les touaregs ... L’Algérie comme pour beaucoup de pays est issu de mélanges (romain, grec,... otoman, arabe ...) , il suffit de séjourner dans certaines villes algériennes pour s’apercevoir de l’origine cosmopolite de l’Algérie.

    Le decret Mérieux a accordé le statut de citoyen français aux juifs d’Algérie alors qu’ils occupaient les hauts postes dans le commerce, l’agriculture, l’administration ... et n’étaient pas menacés par les indigenes. La différence entre un colon et un juif d’Algérie c’est que ce dernier parlait l’arabe, le berbere aussi bien que les indigenes et se sont adaptés magnifiquement à ce pays. Ce décret a plutôt créé une différence entre ces deux catégories, ressentie comme une injustice de plus par les indigenes ... Ce livre laisse croire que l’oeuvre civilisationnelle de la colonisation a permis l’instruction ... or à l’indépendance très peu d’algérien possaidait le minimum d’instruction. Beaucoup de parents de la deuxieme et troisieme génération (dont les miens) n’ont pas pu bénéficiés de l’instruction ...

  • permalien fb :
    6 octobre 2007 @15h34   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Ce qui est étonnant dans ce genre de recit est que tout passe par le regard de la femme qui découvre les algériens et à aucun moment ceux n’ont la parole ..

    Comme le rappelait E Said pour critique l’orientalisme dominateur "ils ne peuvent se représenter eux même" alors on les représente ...

    Cette représentation de l’arabe voleur, fourbe, hypersexuel permet de le deshumaniser et de justifier sa domination ...

  • permalien
    6 octobre 2007 @15h39   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    fb tu as raison d’avancer quelques faits mais tu ne convaincras pas l’anti-arabe qui a vendu sa salade kabyliste dans 2 posts. Tu sais bien qu’à des esprits simples comme le sien seule une histoire pieuse avec des Arabes, méchants éternels et racistes de toute éternité, face à des kabyles ou des juifs, éternelles victimes, peut convenir. Au fait, le mot "Arabes" est la façon dont il traduisent le mot "Palestiniens", ils ont donc tout intérêt à présenter ceux-ci dans le rôle de l’éternel méchant, les Israéliens apparaissant par contraste comme des gens qui, c’est bien connu, ne font que se défendre ...

  • permalien K. :
    6 octobre 2007 @17h49   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    L’université Catholique de Saint Thomas du Minneapolis, USA, a invité dans le passé des personnalités très controversées. Tel par exemple Ann Coulter qui a un jour déclaré, si l’on en croit Juan Cole : "Nous devrions envahir leurs pays, tuer leurs leaders et les convertir au Christianisme." . Elle parlait des musulmans bien sur.

    Et bien aujourd’hui l’université de Saint Thomas a annulé l’invitation qu’elle avait adressée à Desmond Tutu. Parce que « le Conseil des Relations de la communauté juive du Minnesota et quelques rabbins qui enseignent dans le programme de l’université » ont trouvé que « Tutu était méchant avec les Juifs et devait donc être interdit de campus ».

    Les “nouveaux anti-anti-sémites” ne se contentent plus de traduire de la manière qui leur convient les déclarations faites en langue orientale. Ils sont maintenant tellement surs que les réalités qu’ils auront créé gagneront les esprits, qu’ils peuvent affirmer : « Tutu said that "Israel is like Hitler " ». Jamais Tutu n’a dit une telle chose, faut-il le préciser.

  • permalien Pierre :
    6 octobre 2007 @19h17   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Qui mieux que Camus dans l’Étranger a su mieux exprimer le racisme dans toute sa nudité, nier la réalité de l’"autre".

    La victime jusqu’à la fin du roman restera l’"Arabe", et Meursault l’assassin, aura comme seule explication : « toute une plage vibrante de soleil se pressait derrière moi. »

  • permalien K. :
    6 octobre 2007 @20h17   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    - « Certains médias européens inféodés au gouvernement israélien OU... au racisme ? :»

    « À croire les médias (..) il faut surtout soutenir, aider la grande démocratie de la région entourée par les « vils » et « fourbes » arabes…

    Même des quotidiens israéliens, comme le Haaretz ou des journalistes indépendants sont oh combien plus critiques face à l’armée israélienne et son gouvernement, n’hésitant pas à égratigner et à condamner sévèrement via des journalistes honnêtes et courageux, l’indécente marche meurtrière...

    Ces médias [européens] travaillent-ils pour leurs opinions ou pour Israël ? »

  • permalien K. :
    6 octobre 2007 @20h41   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    On ne signalera jamais assez la responsabilité de l’Europe, et pas seulement des Nazis, concernant le lamentable tableau actuel.

    Un exemple :

    « Le 24 octobre 1870, un décret donne la citoyenneté française aux 37.000 juifs d’Algérie (Une partie de ces juifs étaient établis en Afrique du Nord depuis la première diaspora, au Ve siècle avant JC et ils étaient à l’origine d’une langue aujourd’hui perdue, le judéo-berbère. Les autres étaient originaires d’Espagne d’où ils avaient été chassés en 1492, d’où leur appellation de juifs sépharades (d’après le nom de l’Espagne en langue hébraïque). La « francisation » des uns et des autres avait débuté dès le lendemain de la prise d’Alger.)

    Dans la foulée, les colons originaires d’Europe (Italie, Espagne, Malte,...) sont aussi francisés en bloc. Quant aux musulmans d’Algérie, ils sont ravalés au statut d’indigène. C’est le début d’une fracture douloureuse et irréductible entre les deux communautés. »

  • permalien Yves (et non pas saintyves) :
    6 octobre 2007 @21h05   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Mme Guitl, je pense que vous n’avez pas de leçon à donner sur ce forum, connaissant votre antipathie maladive pour les Arabes (je ne suis pas arabe, si cela peut vous rassurer) qui s’apparente bel et bien à de l’islamophophie. Mais, bien sûr, vous me repondrez que vous ne vous en prenez qu’à l’Islam, que seuls les extrémistes de tous bords (y compris juifs - pas les sionistes mais les religieux) vous répugnent, pas les peuples. J’en douterai, vu la virulence de vos propos dès qu’il s’agit de décrire la réalité de la souffrance quotidienne que subissent les Palestiniens.

    Pour mémoire, c’est bien vous qui avez écrit ceci, n’est-ce pas ? Cela vous ressemble tant : "Qui veut la paix avec ces chiens islamiques ? pourquoi aller chez eux ? ne pas faire la guerre, c’est déjà assez - pourquoi leur parler ? c’est une nation d’illettrés, qui ont édité autant de livres à plus d’un milliard d’individus que la petite Grèce. Quel rapport peut avoir Israël avec "ça" ? une nation de balayeurs restera toujours une nation de balayeurs." Novembre 2005

    ou bien : "Les musulmans ne comprennent rien à notre histoire de laïcité, c’est pour eux une atteinte à leur liberté. Ils ne sont pas conscients que la laïcité est la garante de notre liberté ; ils ne supportent de vivre que dans un état musulman, où les juifs et les chrétiens, religions dites par eux "du Livre" seront des dhimmis. Il y a toute une littérature sur la dhimmitude." Août 2006

    ou encore dans cet échange :

    Adm-janine : "abbas a reconnu qu’il savait où guilad etait retenu prisonnier"

    Guitl : " tuez les tous !!! dieu reconnaitra les siens ." Novembre 2006

    Je vous passe la qualification de "singes" que vous utilisez pour parler des jeunes de banlieues qui brûlent des voitures.

    ----

    Finalement, vous avez bien résumé la manière dont vous pensez dans ce post du 21 août 2007 sur ce forum : "Je pense que le bon dieu nous a crée pour le plus grand bonheur de ceux qui ne sauraient qui haïr si nous n’existions pas."

    Toujours ce "nous"... contre "eux".

    Pitoyable... Savez-vous que le racisme est puni par la loi en France ?

  • permalien Pierre :
    6 octobre 2007 @22h49   « »
    "Mektoub", l’ethnocentrisme est la "valeur" la plus partagée

    Claude LEVI - STRAUSS Race et histoire :

    L’humanité cesse aux frontières de la tribu, du groupe linguistique, parfois même du village ; à tel point qu’un grand nombre de populations dites primitives se désignent d’un nom qui signifie les « hommes » (ou parfois - dirons nous avec plus de discrétion - les « bons », les «  excellents », les « complets »), impliquant ainsi que les autres tribus, groupes ou villages ne participent pas des vertus - ou même de la nature - humaines, mais sont tout au plus composés de « mauvais », de « méchants », de « singes de terre » ou d’ « oeufs de pou ». On va souvent jusqu’à priver l’étranger de ce dernier degré de réalité en en faisant un « fantôme » ou une «  apparition ».

    (...)

    Les grandes déclarations des droits de l’homme ont, elles aussi, cette force et cette faiblesse d’énoncer un idéal trop souvent oublieux du fait que l’homme ne réalise pas sa nature -dans une humanité abstraite, mais dans des cultures traditionnelles où les changements les plus révolutionnaires laissent subsister des pans entiers et s’expliquent eux-mêmes en fonction d’une situation strictement définie dans le temps et dans l’espace. Pris entre la double tentation de condamner des expériences qui le heurtent affectivement, et de nier des différences qu’il ne comprend pas intellectuellement, l’homme moderne s’est livré à cent spéculations philosophiques et sociologiques pour établir de vains compromis entre ces pôles contradictoires, et rendre compte de la diversité des cultures tout en cherchant à supprimer ce qu’elle conserve pour lui de scandaleux et de choquant.

  • permalien Yves :
    6 octobre 2007 @23h13   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Merci Pierre pour ce memorandum.

    Envie soudaine de relire ce cher Levi-Strauss de nouveau (presque centenaire, ce cher homme)...

  • permalien guitl :
    6 octobre 2007 @23h47   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    la France a battu les All-blacks - je sais que vous vous en moquez, mais permettez que j’entonne un énorme cocorico !!

  • permalien
    6 octobre 2007 @23h51   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Lamentable ce dernier post... parce que 99 % de l’humanité (au mieux) s’en fout complétement.

  • permalien guitl :
    7 octobre 2007 @00h12   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    et 99% des français se foutent de votre palestine à la noix, qu’est-ce que vous croyez ? que vous êtes le centre du monde ? du monde islamiste, cruel, certainement.

    Mais la France c’est autre chose ; et si vous n’aimez pas notre victoire sur les all-blacks, personne ne vous retient en France si par malheur vous y êtes. Le vaste monde vous attend ! Prenez votre envol et oubliez jusqu’à notre langue, vous ne nous manquerez pas !

  • permalien
    7 octobre 2007 @01h45   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Alors Messieurs-Dames, on essaie de raisonner les aliénés mentaux maintenant ?

    Guitl est folle, au cas ou vous ne vous en seriez pas rendu compte. Et il n’est pas impossible qu’elle se trouve en ce moment meme dans un asile ou l’on n’a pas trouvé meilleur moyen pour la calmer que de la placer devant un ordinateur. Remarquez peut-etre que vos interventions contribuent au succès du traitement. Dans quel cas vous faites preuve de charité humaine et j’ai rigoureusement tort.

  • permalien Pierre (1/2) :
    7 octobre 2007 @07h22   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Tant que la réalité de l’éthnocentrisme ne sera pas prise en compte dans les conflits, les meilleurs sentiments les plus grands, les plus purs, les plus "évidents" ne feront qu’alimenter les haines les plus meurtrières.

    Pour résoudre les problèmes de réfugiés, de l’économie et de l’écologie, la réponse la plus rationnelle et économique ne peut être que celle du principe de l’état unique, dans lequel les différentes ethnies - exemple - cohabitent dans une formule fédérale. Ce serait la solution la plus juste, parce que, de cette façon, les Palestiniens seraient de nouveau chez eux, sur leur sol, et ça permettrait aussi aux Juifs de se sentir chez eux. Pour réaliser un tel modèle, il y a cependant deux obstacles. Premièrement, le fondement même de l’idée de l’état d’Israël : l’ethnocratie serait définitivement remise en question. Deuxièmement, la cohabitation démocratique signifie parité des droits entre la population juive et la population palestinienne : cette parité aujourd’hui n’existe pas. C’est pour cela que de nombreux Palestiniens déclarent aujourd’hui que s’ils devaient choisir entre vivre ensemble - comme ils sont aujourd’hui obligés de le faire - ou avoir leur propre état, même petit, ils choisiraient certainement la deuxième alternative. Nous Israéliens nous ne pouvons pas faire autrement que soutenir la volonté de la majorité des Palestiniens de constituer leur état sur des territoires de la Cisjordanie et de Gaza. (Israël, l’ethnocentrisme colonise Interview de Michel Warschavsky)
    Le narcissisme collectif religieux consiste en une déformation de la pensée qui pousse le croyant, dont la religion se fonde sur les miracles [en référence aux religions monothéistes] à croire que sa nation est ’la meilleure nation créée pour l’humanité’ (…), qu’Allah l’a désignée pour guider et diriger l’humanité. Comment dès lors une telle nation pourrait-elle imiter [les autres êtres humains] et apprendre d’eux(…) ? D’où vient aux Juifs la croyance erronée qu’ils sont le Peuple élu de Dieu et aux musulmans celle qu’ils sont le meilleur des peuples, créé pour l’humanité ? La source de ce fantasme (…) est l’ethnocentrisme. (La crise identitaire et éducative dans le monde arabe. Par Al-Afif Al-Akhdar.)
  • permalien Pierre (2/2) :
    7 octobre 2007 @07h26   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés
    L’éducation, en Israël, est extrêmement raciste. Et pas seulement à l’école ; l’ethnocentrisme passe aussi par la musique, le théâtre ou les médias. Il y a toujours une distinction entre ce qui est juif et ce qui ne l’est pas. Dans les livres, les cartes d’Israël n’ont pas de frontières. La ligne verte, le mur de sécurité et les villes palestiniennes n’existent tout simplement pas. (« Les Israéliens n’ont pas conscience d’être des racistes » - Nurit Peled-Elhanan)

    Il est frappant de constater que malgré toute la science accumulée par nos sociétés modernes dans l ’étude des hommes, les technocrates qui rédigent les textes des traités de paix, des accords internationaux et autre babioles si utiles dans un monde prêt à basculer dans le gouffre du conflit armé, ne se préoccupent toujours pas de comprendre les mondes mentaux auxquels il s’adressent. Ainsi, dans le cas des accords de paix signés sous l’égide des États-Unis sur la pelouse de Washington, la distance temporelle nous permet de voir clairement aujourd’hui que les sages légistes qui avaient rédigé ces textes avaient une fois de plus fait acte de projection de leur monde mental et culturel alors qu’ils s’adressaient à un monde oriental, musulman, arabe, et palestinien de surcroît. Le présent dossier tente d’analyser cet ethnocentrisme intrinsèque du processus de paix, avant d’esquisser de quelques traits la forme radicalement différente qu’auraient dû prendre ces accords. Yona Dureau : L’éthnocentrisme et l’échec des processus de paix

  • permalien Pierre :
    7 octobre 2007 @08h48   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisateurs

    L’accord avec Pyongyang pourrait servir d’exemple pour l’Iran

    Un traité de paix entre les Etats-Unis et la République populaire démocratique de Corée (RPDC) - demande constante de Pyongyang - s’impose d’autant plus que les deux Corées annoncent mettre un terme à l’état de belligérance. Jusqu’à présent, le président George Bush a repoussé cette possibilité, en faisant valoir qu’il examinerait la possibilité de négocier un traité de paix avec la RPDC une fois que celle-ci aurait rempli ses engagements de dénucléarisation. L’avancée inter-coréenne le place aujourd’hui en porte-à-faux. (Les deux Corées veulent conclure un accord de paix après un armistice de 54 ans)

    Les autorités de Pékin tentent de convertir les généraux de Rangoon à cet autoritarisme ouvert sur le monde qui leur a jusqu’à présent si bien réussi

    La révolte des bonzes à Rangoon a placé Pékin en interlocuteur incontournable. La semaine dernière, le président américain George Bush a longuement reçu à la Maison- Blanche le ministre chinois des Affaires étrangères, Yangjiechi. (Birmanie : l’ombre chinoise)

    L’exemple consistant à pousser, poliment mais fermement, les États-Unis à la porte.

  • permalien K. :
    7 octobre 2007 @10h44   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Mon plus grand respect aux commentaires de Michel Warschavsky et Nurit Peled-Elhanan.

    Quant a Al-Afif Al-Akhdar, croire que les illusions des deux religions (“la croyance erronée des Juifs qu’ils sont le Peuple élu de Dieu et les musulmans pensant qu’ils sont le meilleur des peuples, créé pour l’humanité”), sont au centre du problème est primaire (j’allais poliment écrire : “pour le moins discutable”, mais une éruption cutanée accompagnée d’un prurit se profilait, mon allergie a l’euphémisme devenant de plus en plus virulente.)

    Que ces illusions soient réelles, je n’en doute pas, je suis en position (géographique) de le voir directement coté musulman. Qu’elles puissent concerner la plupart des juifs et des musulmans, je commence déja a avoir des doutes très sérieux. Que la prégnance de ces illusions soit telle qu’elle puisse empecher toute réflexion ressortissant du bon sens, notamment celle qui amène a conclure que ces illusions ne doivent intervenir qu’entre soi et soi-meme, et non pas dans les relations avec l’autre, mon expérience personnelle du pragmmatisme moyen-oriental m’amène a conclure que l’argumentation de monsieur Al-Afif Al-Akhdar est tout simplement irrecevable.

  • permalien Pierre :
    7 octobre 2007 @11h35   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    K, sur la question religieuse, je sors mon joker.

    J’ai cherché des textes illustrant le fait que le dieu de l’Ancien Testament est juif (héritier de Marduk), celui des Évangiles est européen (et respectueux de la civilisation druidique) celui du Coran est Bédouin (issu de l’hénothéisme arabe et du Zoroastrisme indo-aryen). Mais ce genre de texte ne doit pas exister pour la simple raison que chaque croyant est persuadé que son dieu est universel et que les athées s’en foutent. C’est le B-A BA de l’ethnocentrisme.

    1000 excuses si mon propos offense des croyants.

  • permalien guitl :
    7 octobre 2007 @12h02   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    le dernier Envoyé Spécial :

    Gaza va de mal en pis ; pauvreté, chômage à 90%, l’élection démocratique du Hamas n’a rien changé au quotidien des islamo-gazaouis.

    D’après les bobos, ce serait à cause de la guerre d’irak que les terroristes terrorisent, eh bien pas du tout. Qu’on en juge :

    The November 1979 invasion of the U.S. Embassy in Tehran and the holding of hostages, who were not released until Inauguration Day 1981.

    Hezbollah’s 1983 bombing of U.S. Marine barracks in Beirut, which killed 241.

    The holding of American hostages, and murder of some, in Beirut throughout the 1980s.

    The 1983 bombing of the U.S. Embassy in Kuwait.

    The 1985 bombing of a Madrid restaurant frequented by American soldiers.

    The 1985 Hezbollah hijacking of TWA flight 847 and murder of a U.S. Navy flier on board.

    The 1985 hijacking of the Achille Lauro cruise ship, in which an American passenger was murdered.

    The 1986 bombing of TWA flight 840, which killed four Americans.

    The 1986 bombing of a disco in Berlin, which prompted a retaliatory strike on Libyan targets.

    The 1988 bombing of Pan Am flight 103, which killed 270.

    The 1995 car bombing of U.S. military headquarters in Riyadh, Saudi Arabia, killing five servicemen.

    The 1996 Khobar Towers bombing, killing 19 Americans.

    The 1998 bombing of U.S. embassies in Kenya and Tanzania, which killed 224.

    The 2000 bombing of the USS Cole, less than a month before the election of Mr. Clinton’s successor, killing 17 American sailors.

    cliquez ICI pour le complément.

  • permalien fb :
    7 octobre 2007 @12h07   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Bonjour,

    Pierre merci pour ces reflexion mais je pense que le reglement du conflit israelo-palestinien ne se reglera pas sur le plan religieux dans l’immédiat. C’est sur le plan politique pour regler un probleme d’occupation, de colonisation ... volonté politique condition cinequanone surtout du coté américain ... Le conflit irlandais le démontre bien que une différnec religieuse existait entre l’IRA et le nord de l’rlande (protestant et catholique ...). Les conditions d’une paix durable ont pu être obtenu grace à une volonté politique des irlandais et des anglais ... Les préoccupation religieuses doivent etre refoulees en second plan pour le reglement de ce conflit purement colonial ...

  • permalien guitl :
    7 octobre 2007 @12h10   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Explications pour saint-yves-l’européen, concernant les singes (et les porcs) dont il se plaint que j’en fasse un usage immodéré ;

    Louange à Hachem !

    Le terme « maskh » désigne le changement de la forme humaine. Allah nous a dit à plusieurs endroits du Coran qu’Il avait transformé une partie des Bani Israël en singes afin de les punir pour leur désobéissance à Allah le Très Haut.

    A ce propos, Celui-ci a dit aux fils d’Israël : « Vous avez certainement connu ceux des vôtres qui transgressèrent le Sabbat. Et bien Nous leur dîmes : "Soyez des singes abjects!" Nous fîmes donc de cela un exemple pour les villes qui l’ entouraient alors et une exhortation pour les pieux. » (Coran, 2 : 65-66). Allah le Très Haut a cité leur récit de manière un peu détaillée dans la sourate 7. Voici ce qu’Il a dit : « 

    .../... Puis, lorsqu’ ils refusèrent (par orgueil) d’ abandonner ce qui leur avait été interdit Nous leur dîmes : "Soyez des singes abjects". » (Coran, 7 : 163-166). Allah le Très Haut :

    je cherche les porcs, quelqu’un les a vu ?

  • permalien guitl :
    7 octobre 2007 @12h17   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    j’ai trouvé !!

    At-Tirmidhi (2212) a rapporté d’après Imran ibn Houssayn que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Une partie de cette communauté subira une transformation, un effondrement et une lapidation. Un homme issu des musulmans dit alors : ô Messager d’Allah ! Quand cela arrivera-t-il ? – « Quand les musiciennes feront leur apparition munies de leurs instruments (de musique) et que la consommation du vin prévaudra » (Sahih d’at-Tirmidhi, 1801).

    Ces hadith indiquent que cette communauté (Umma) subira ladite transformation comme un châtiment dû à certains actes de désobéissance. Que le musulman se méfie de la violation des interdits divins. Que de malheurs pour celui qui suscite la colère d’Allah, Son courroux et sa vengeance. Puisse Allah nous préserver tous des causes qui font subir Son châtiment.

    Cependant les singes et porcs actuels n’incarnent pas des peuples anciens transformés parce que les gens transformés par Allah, le Très Haut, n’ont pas de descendance. Car Allah les a détruit après les avoir transformés ; ils n’ont pas procréé.

    Mouslim a rapporté (2663) d’après Abd Allah ibn Massoud (P.A.a) qu’un homme a dit au Messager d’Allah :

    – ô Messager d’Allah ! Les singes et porcs (actuels) résultent-ils d’une transformation d’être humains ?

    – En vérité, Allah, le Puissant et Majestueux ne permet pas à des gens transformés de procréer et d’avoir une progéniture ; les singes et les porcs avaient existé avant (la transformation).

    An-Nawawi dit dans son commentaire de Mouslim : « Les propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Les singes et les porcs avaient existé avant » signifient avant la transformation opérée au sein des fils de...(

    de qui ? d’Israël).

    Ce qui indique qu’ils ne résultent pas de ladite transformation.

    si vous voulez, saintyves, être respecté, commencez par respecter les autres dans vos "livres saints" ; et qu’est-ce qui pouvait vous faire croire que les jeunes qui mettent le feu aux voitures dans les quartiers difficiles sont d’une communauté bien précise ? aucun média en France ne le précise. Parce qu’ils ne font pas partie d’une communauté précise, quoi que vous puissiez en penser. Seriez vous raciste?

  • permalien
    7 octobre 2007 @12h21   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Pierre, le dieu juif et le dieu musulman, c’est le même.

    Les mortels ne peuvent concevoir l’existence si ce n’est dans le corps. Tout ce qui n’est pas un corps, ni ne se trouve dans un corps, n’a pas pour eux d’existence... Le corps seul a, pour le vulgaire, une existence solide, vraie, indubitable. Tout ce qui n’est pas lui-même un corps, ni ne se trouve dans un corps, n’est pas, selon ce que l’homme conçoit de prime abord et surtout selon l’imagination, une chose qui ait de l’existence . "(Maïmonide)

    Vous avez une vision chrétienne de la divinité, Pierre.

  • permalien
    7 octobre 2007 @12h49   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Bonjour,

    ’la meilleure nation créée pour l’humanité’ (…), qu’Allah l’a désignée pour guider et diriger l’humanité.

    Est que cet honneur est eternel ? A priori NON. Les musulmans ont été les dépositaires de la civilisation la plus avancée dans le passé, on pouvait dire qu’ils dirigeaient le monde ... Mais qu’en est - il à notre époque ? c’est l’inverse les pays musulmans sont dirigés et dominés ...

  • permalien Pierre :
    7 octobre 2007 @13h07   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    @fb, comme j’aimerais partager votre point de vus ! malheureusement : Depuis septembre 2000, les affrontements ont fait 4 907 morts, dont 3 815 Palestiniens et 1 092 Israéliens au 8 décembre 2005.

    @7 octobre 12:21, alors ce sont les fidèles qui posent problèmes.

    @K : C.Q.F.D.

  • permalien guitl :
    7 octobre 2007 @14h05   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    les fidèles posent problème .....dans la religion juive, il n’est pas utile d’être juif pour accéder au paradis. Suffit de respecter 7 commandements, c’est tout. Et d’adorer le dieu unique, les musulmans sont considérés par les juifs comme des monothéistes parfaits. Raison pour laquelle, à mon avis, de temps à autre, la vie en commun était agréable. Mais elle est encore plus parfaite avec ces monothéistes imparfaits que sont les chrétiens, parce qu’ils ont inventé les Lumières. C’est encore mieux que la religion, croyez moi. La religion fait dire et fait faire n’importe quoi à certains.

  • permalien guitl :
    7 octobre 2007 @14h15   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    journée al qods à Argenteuil hier samedi : 30 manifestants - vous voyez bien que les français préfèrent le rugby !! 30 manifestants, je suis morte de rire !!

  • permalien
    7 octobre 2007 @15h51   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Il est vrai que la journée Al Quds de samedi a bénéficié d’autant de publicité que le match de rugby ! Quel matraquage médiatique !

    C’te cloche......

  • permalien K. :
    7 octobre 2007 @16h31   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Etrange, étrange. Certains analystes ayant pignon sur rue et qui se veulent au-dessus des clichés véhiculés par les MSM occidentaux concernant les arabo-musulmans, en particulier concernant des singularités irréductibles qui leur seraient propres, y retombent étrangement.

    Dans ce cadre on trouve par exemple Fred Halliday que j’ai précédemment cité. Il y a aussi, toujours à titre d’exemple, la critique de l’Economist d’un livre récent de Hugh Kennedy, intitulé, The Great Arab Conquests : How the Spread of Islam Changed the World We Live In, (livre qui semble lui résolument tordre le cou aux clichés, du moins aux plus péjoratifs d’entre eux.) Halliday et The Economist (et bien d’autres) aboutissent à la même conclusion, même si les explications apportées peuvent être différentes : C’est à eux-mêmes et uniquement à eux-mêmes que les arabo-musulmans doivent la grave crise actuelle qu’ils traversent. Pour l’Economist par exemple : C’est la perte de cette ancienne puissance [au Moyen-age] qui tourmente les coeurs et les esprits musulmans, produisant colère, humiliation -et par la suite la vengeance d’Al-Qaeda.

    Les accords Balfour et Sikes-Picot, les bâtons mis dans les roues des réformes du Sultan Egyptien Mehmet Ali, le renversement de Mossadegh, la protection occidentale des roitelets et autres pseudo-laiques arabes qui briment leurs peuples, l’actuelle présence meurtrière anglo-américaine en Irak qui ferait presque regretter les années Saddam et qui a très dangereusement déstabilisé la région, tout ceci n’interviendrait en rien dans “la tourmente des coeurs et des esprits musulmans” -

    Les mongols, pour prendre un exemple, ont à une certaine époque, dominer le monde, mais on ne voit pourtant ni “colère” ni “sentiment d’humiliation”. Finalement, c’est chez le 1/4 du monde musulman, l’arabe (dont les terres sont les plus abondantes en pétrole, mais ça n’a bien sur rien à voir), qu’il existe des singularités irréductibles.

  • permalien Pierre :
    7 octobre 2007 @18h05   « »
    "Mektoub", la fourberie des évangélisateurs

    Comment évangéliser un peuple en tenant compte de sa culture

    P. Martin Pradère - Ce néologisme [Inculturation ] désigne le processus à double facette qui accompagne la mission : d’une part l’évangélisation des cultures, d’autre part l’assomption des richesses de ces cultures dans le patrimoine de l’Église, pour que celle-ci devienne toujours plus catholique, c’est-à-dire universelle.

    (...)

    Le risque aujourd’hui est que l’inculturation soit perçue avant tout comme une démarche de libération face à la domination culturelle des Églises d’Europe, à cause des blessures laissées par l’histoire. Le synode pour l’Asie, par exemple, a mis en lumière ce fait étonnant : Jésus, qui est asiatique, demeure caché dans sa propre patrie parce que les Asiatiques le voient plutôt comme un occidental. Dans les Églises d’Afrique, l’opinion selon laquelle le christianisme a été au service de la colonisation est souvent exprimée dans les milieux intellectuels. Par réaction, l’inculturation peut être perçue comme un processus identitaire qui risque de conduire à une juxtaposition de particularismes plutôt qu’à l’expression symphonique de la même foi dans les différentes cultures.

  • permalien Pierre :
    7 octobre 2007 @18h24   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Quelles que soient les évolutions actuelles de la situation en Palestine, je pense qu’il est essentiel de rappeler que la contradiction la plus fondamentale demeure celle qui existe entre le projet sioniste et les droits nationaux du peuple palestinien. L’établissement d’un Etat juif sur la plus grande partie possible de la Palestine a signifié et signifie toujours la colonisation, les expulsions et la répression. C’est cette contradiction qui est structurante, y compris dans la situation actuelle. Evidemment cela ne signifie pas qu’il faille simplifier les choses et faire l’impasse sur les contradictions dans le « camp » palestinien, notamment dans la période actuelle, mais que ces dernières doivent être pensées dans le cadre général de la négation des droits du peuple palestinien par le projet sioniste. Palestine : reconstruire, pierre par pierre, la résistance et la solidarité, par Julien Salingue

    L’alibi religieux est souvent avancé avant tout autre dans les processus de colonisation. Quant la religion est prosélyte, elle vampirise la culture du colonisé, autrement elle l’exproprie.

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 octobre 2007 @18h24   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    @ Guitl

    De grâce, ne refaites pas l’histoire à votre sauce ! Du Moyen Age au défunt Adolf, des émeutes de Fettmilch aux pogroms de Russie, des expulsions des Rois catholiques à l’Affaire Dreyfus, les musulmans n’ont pas fait subir aux juifs une once de ce que leur ont fait endurer les Occidentaux, sous toutes leurs variétés : chrétienne, nazie ou communiste ! Et cet océan de persécutions a été total : non seulement massacres, mais aussi mise en doctrine méthodique de l’antisémitisme (présente dans la liturgie catholique d’avant Vatican II, à laquelle envisagent froidement de revenir les intégristes avec la bénédiction du pape) et traitement juridique idoine : confinement géographique, port de signes distinctifs, interdictions de s’insérer dans la société, humiliations rituelles…

    En face, je le dis, je le répète, les juifs expulsés d’Espagne n’ont trouvé de tranquillité que dans l’empire ottoman et ce durant plus de quatre siècles ! Au point que, par reconnaissance, la plupart des sépharades espagnols avaient gardé la nationalité turque, même lorsque, comme les juifs Canetti, ils habitaient en Bulgarie…

    Lorsque les croisés ont pris Jérusalem, en 1099, ils ont tout tué sur leur passage : les musulmans, juifs, orthodoxes. Lorsque Saladin a repris la ville, en 1187, la population s’en est tirée par une rançon de 30 000 besants…

  • permalien guitl :
    7 octobre 2007 @19h01   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Pourquoi vouliez-vous que Canetti change de nationalité ? Être turque n’est pas une insulte, que je sache. C’est le début de mon message…et puis, sale habitude, je vérifie toujours les dires de mes interlocuteurs, et même les miens….

    « Elias Canetti (1905-1994) est un écrivain d’expression allemande à la double nationalité turque et britannique, »

    Ce qui prouve qu’il a choisit une autre nationalité, ce qui ne lui a en rien retiré la première. Mais celle de son choix, je présume que c’est la seconde. Je ne connais pas la raison de ce choix ;

    Vous avez raison, les juifs en Turquie étaient très heureux ; en tout cas, que je sache, pas massacrés comme ce fut le cas dans d’autres pays musulmans, où ils avaient le choix entre la conversion et le cercueil.

    « Question à Esther Benbassa : Les juifs turcs sont-ils parfaitement intégrés ? Ils commencent à s’intégrer de manière concrète, mais ils restent ceux qu’on montre du doigt. Le juif, c’est l’autre. C’est un héritage de la « dhimmitude » qui était courante en terre d’Islam et faisait d’eux des sortes de sujets-citoyens.

    http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/turquie/dossier.asp?ida=415979

    Si, pour compléter votre étude sur le bonheur des juifs en pays musulmans, vous avez besoin de la liste des massacres de juifs par lesdits musulmans, je tiens cette liste à votre disposition.

  • permalien K. :
    7 octobre 2007 @19h51   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Le site zeek.net a un article de Roi Ben-Yehuda : Misusing History in the Arab-Israeli Conflict :

    L’auteur renvoie dos à dos ceux qui idéalisent le sort des juifs ayant vécu dans les pays arabo-musulmans, et ceux qui n’y voient que préjudices.

    - Concernant les premiers, Roi Ben-Yehuda écrit : « Les auteurs Pro-Arabes doivent tenir compte du fait que, malgré tous les avantages que l’Islam a apporté aux juifs, selon les normes morales et juridiques d’aujourd’hui, les juifs de l’Islam ont vécu comme des citoyens de seconde-classe. » Selon “les normes morales et juridiques d’aujourd’hui”, surement, mais selon celles de l’époque qu’en est-il ?

    Pour l’auteur des croisades vues par les arabes, Amine Maalouf il n’y a pas d’hésitation : « Mais il faut comparer ce qui est comparable. L’islam avait établi un « protocole de tolérance » à une époque où les sociétés chrétiennes ne toléraient rien. Pendant des siècles, ce « protocole » fut, dans le monde entier, la forme la plus avancée de coexistence. »

    - Concernant les seconds : « Les auteurs Pro-Israéliens doivent reconnaître que, malgré leur statut inégal, les juifs vivant dans les sociétés musulmanes – aussi bien à l’époque médiévale que dans les premiers temps modernes - étaient les membres de communautés bien intégrées. Le degré auquel les juifs étaient culturellement, linguistiquement, socialement, et économiquement assimilés dans les sociétés musulmanes est la preuve que l’histoire entre Juifs et Musulmans ne peut se caractériser en simples termes de discrimination et de persécution. Sur le plan juridique, alors que le dhimmi (le citoyen non-Musulman d’un état islamique) était sujet à de nombreuses restrictions, en échange il a bénéficié de la liberté du culte religieux, la liberté de libre circulation et d’installation dans tout l’empire (excepté la Mecque et Médine), la liberté d’occupation, et la protection par la loi. »

    Roi Ben-Yehuda ajoute : « sur le plan théologique, alors que plusieurs citations du Coran et du Hadith suggèrent que les juifs étaient vus comme spirituellement inférieurs aux musulmans, il existe également de nombreux passages des textes sacrés de l’Islam qui contredisent ce point de vue. »

    Il dit encore, « Le Coran est un texte complexe et contradictoire, et on ne peut simplement en extraire une citation tronquée, pour en extrapoler l’essence de l’attitude théologique islamique (pour ne pas mentionner la pratique !) envers les juifs à travers les siècles. » Bien sur, mais l’auteur aurait pu ajouter pour etre tout à fait complet, que l’Ancien et le Nouveau Testament aussi sont “complexes et contradictoires”.

  • permalien K. :
    7 octobre 2007 @20h39   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Traduction du texte cité plus haut, The Great Arab Conquests : How the Spread of Islam Changed the World We Live In. par Hugh Kennedy.

    Une horde Bédouine AGGRESSIVE, ivre de religion, quitte la péninsule Arabique— afin de brûler la grande bibliothèque d’ Alexandrie— et, a travers des massacres de masse et des conversions forcées, impose l’Islam sur une vaste zone s’étirant de l’Espagne jusqu’aux franges de la Chine. Si cela correspond a votre représentation de la montée de l’Islam, prenez note : c’est faux en presque tout.

    Comment les forces arabes, relativement petites en nombre et sans supériorité particulière en armements, avaient-elles pu aboutir à un exploit impossible en apparence ? Dans le siècle qui a suivi la mort du prophète en 632, elles ont défié deux empires établis (le byzantin et le Sassanide). Elles ont conquis la Syrie en huit ans, l’Irak en sept, l’Egypte en deux petites années et l’Espagne et le Portugal en cinq. En même temps, elles ont poussé profondément en Asie centrale et dans le sous-continent indien. Comment y sont-elles parvenues ? Pourquoi n’ont-elles pas rencontré une résistance plus forte et plus soutenue ? Et, ce n’est pas le moindre des mystères, comment l’empire qu’elles ont créé a-t-il tenu ?

    En reconstruisant soigneusement la série des conquêtes arabes, M. Kennedy peint un tableau radicalement opposé aux clichés populaires. « Les conquêtes musulmanes », écrit- il, « étaient loin de correspondre au déferlement d’une horde de nomades indisciplinés. » Le bédouin d’Arabie était dur et très mobile, caractérisé par l’honneur tribal et l’amour du butin aussi bien que par l’ardeur pour l’Islam. Elles ont été menés par des hommes intelligents issus de l’élite de la Mecque qui avaient su canaliser « les énergies militaires frénétiques des bédouins » à l’extérieur, sous peine de faire face à un vrai risque d’implosion.

    Ces leaders semblent aussi avoir saisi que basé leurs conquêtes sur des massacres de masse et des conversions par l’épée aurait été une erreur fatale. Il y eut des massacres, mais ce ne fut pas la norme. Si les peuples conquis payaient un tribut et se tenaient tranquilles, ils étaient loin d’être inquiétés.

    Des autochtones ont été incorporés dans la nouvelle classe administrative. Les religions existantes - Christianisme en Syrie et en Egypte, Zoroastrisme dans les secteurs sous contrôle Persan, hindouisme et bouddhisme en Extrême-Orient- n’ont pas été persécutées. Les conversions à grande échelle sont venues beaucoup plus tard ; à ce moment il y eut peu ou pas de pression sur les peuples conquis afin de les convertir. Quant au sac de la bibliothèque d’Alexandrie, c’est, indique M. Kennedy, un mythe discrédité. À suivre

  • permalien K. :
    7 octobre 2007 @20h47   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    The Great Arab Conquests : How the Spread of Islam Changed the World We Live In. par Hugh Kennedy.

    Les Arabes ont également eu de la chance quant au timing. M. Kennedy spécule que, une génération plus tôt, ils n’auraient probablement pas eu le même succès. Le désarroi alors en cours dans les empires byzantin et Sassanide aide à expliquer le peu de résistance sérieuse rencontrée par les Arabes dans ces zones.

    Mais ce ne fut pas partout le cas. Les premières armées musulmanes on rencontré leur opposition la plus féroce chez les Turcs de l’Asie centrale. Et, de l’autre côté de leur empire, elles ont conquis les zones Berbères de l’Afrique du Nord mais se les ont aliéné par les brutalités du commerce d’esclavage, qui a allumé la grande rébellion des Berbères de l’année 741.

    M. Kennedy raconte un conte remarquable avec compétence et autorité. Peut-être de temps en temps il est trop l’historien professionnel consciencieux. Le lecteur lambda doit s’habituer à des avertissements constants (« comme d’habitude le cours réel de la campagne est confus »). Mais il y a un point important ici. Les sources historiques sont confuses et contradictoires, parfois écrites longtemps après les événements qu’elles décrivent.

    En outre, comme si souvent, l’histoire est écrite par les vainqueurs. Les contes arabes sont pleins de bravade, vantant les vertus des bédouins simples et égalitaires contrairement à leurs ennemis persans élitistes et efféminés. M. Kennedy emploie des sources arabes, mais de façon critique, et essaye de les équilibrer en donnant la voix aux conquis.

    Le sous-titre du livre (« comment la diffusion de l’Islam a changé le monde dans lequel nous vivons ») n’est pas directement abordé. Peut-être que M. Kennedy et son éditeur ont pensé que sa vérité découlait d’elle-même. Les conquêtes arabes ont nettement transformé les mondes dans lesquels elles ont eu lieu. Mais aujourd’hui la leçon est différente. C’est la perte de cette ancienne puissance qui tourmente les coeurs et les esprits musulmans, produisant colère, humiliation -et par la suite la vengeance d’Al-Qaeda.

  • permalien guitl :
    7 octobre 2007 @21h29   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    K/Il dit encore, « Le Coran est un texte complexe et contradictoire, et on ne peut simplement en extraire une citation tronquée, pour en extrapoler l’essence de l’attitude théologique islamique (pour ne pas mentionner la pratique !) envers les juifs à travers les siècles. » Bien sur, mais l’auteur aurait pu ajouter pour etre tout à fait complet, que l’Ancien et le Nouveau Testament aussi sont “complexes et contradictoires”.

    Ce jugement est valable peut être pour des chrétiens, mais pas pour des juifs ; pour les juifs, il y a 613 commandements, que l’on trouve dans le Levitique, et auxquels les rabbins ont ajouté des commentaires ; le reste, c’est de l’histoire avec un H majuscule ou minuscule comme vous voudrez.

    Pour la vie rêvée des juifs en terre d’islam, je vous conseille, de Maïmonide, l’Epître au Yemen ; on n’écrit pas un livre d’une telle désespérance à l’intention d’un peuple, si ce peuple est heureux.

    http://www.freud-lacan.com/articles/article.php?id_article=00104

    extrait

    Tout se passe comme si, face au danger (l’apostasie ou la mort) qu’encouraient les Juifs yéménites et qui a donné lieu à la requête désespérée du rabbin de cette communauté, Rabbi Yaacob Al Fayoumi, Maïmonide, conscient de ses responsabilités de leader et de guide spirituel incontesté, laissait de côté ses convictions de philosophe aristotélicien et ses préoccupations de législateur rationnel, songeant avant tout à encourager, relever le moral, exalter la foi et l’espoir. Il fallait dans une telle situation d’urgence agir en éducateur vigilant et efficace afin de soustraire une communauté au désespoir en même temps qu’à la tentation de suivre un prétendu sauveur.

    Ayant ainsi une visée pédagogique, l’auteur de l’´Êpître adopte un discours édifiant, émotif, voire excessif, et un ton polémique, passionné - ce qui est tout à fait inhabituel chez Maïmonide. ...../..... Les événements, dans ce cas les souffrances des Juifs au Yémen, sont présentés comme étant l’expression de la volonté divine et comme épreuve expiatoire dont la compensation aura lieu ici-bas et dans l’au-delà.

  • permalien guitl :
    7 octobre 2007 @21h43   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Confronté aux conversions massives des juifs marocains sous la contrainte des tribus almohades, et aux troubles qui en résultent dans les esprits, Maïmonide rédige alors, contre l’avis de son Maître, Yehouda Ha Cohen Ibn Chouchan qui devait mourir en martyr en 1164, son Epître de la Persécution ou Epître de la Sanctification du Nom Divin (Iggeret Ha Shemad. Maamar Kidouch Ha-Chem), qui semble empreinte de la doctrine de la takeya (dissimulation) chère aux Ismaéliens. Nous aurons à revenir sur cet Epître qui nous semble fondamental en ce qui concerne la théologie maïmonidienne... mais il nous faut poursuivre ce survol biographique et rappeler qu’en 1165, s’appliquant le précepte qu’il a lui-même édicté - "nul ne doit continuer à vivre dans la cité qui est gouvernée par un tyran" - Maïmonide et sa famille quittent le Maroc pour se rendre à Acre en Palestine.

    http://www.bibliohassoun.org/article.php3?id_article=1893

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 octobre 2007 @21h44   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    @ Guitl

    Pourquoi voulez-vous à toute force refaire une histoire anachronique en revoyant tout dans la perspective d’un conflit israélo-arabe, qui n’occupe que ces 60 dernières années ? Et reprendre, ad nauseam, les mêmes poncifs (spécieux de surcroît) :

    - La dhimmitude ? Référence anachronique, sans importance. L’inégalité des conditions était jadis la règle, sur toute la surface du globe, pour les catégories de populations les plus diverses. Jusqu’à des dates récentes, les femmes, dans nombre de pays occidentaux, n’ont pas bénéficié des droits les plus élémentaires. La dhimmitude, vous la rangez dans votre placard à balais…

    - Les massacres ? Vos listes, je m’assois dessus. Les massacres de juifs en pays musulmans n’ont ni la signification ni l’ampleur de ceux des pays chrétien. Les juifs y ont été massacrés comme n’importe quelle autre population distincte de la majorité, des chrétiens aux sectes ou confessions musulmanes minoritaires. Rien, en tout cas, de semblable aux justifications (pseudo)-savantes élaborées, depuis 2000 ans, par les Eglises chrétiennes. Rien de la continuité lancinante et périodique des massacres depuis le Moyen Age. Rien de l’ampleur de la Shoah. Vous comparez un rhume des foins avec un cancer…

    - Le conflit israélo-arabe ? Rien à voir avec l’antisémitisme. Ce que les Arabes combattent, dans l’Israélien, ce n’est pas le juif, dont ils n’ont rien à faire, c’est l’Occidental colonisateur (ce que reconnaissait le général Dayan lui-même)… Et, pour l’attitude des Arabes envers les juifs depuis 60 ans, intéressez-vous plutôt aux provocations des barbouzes israéliens en pays musulmans…

    - La liste d’attentats depuis 1979 ? Du vent ! Si les Occidentaux ne s’étaient pas incrustés comme des chancres depuis 1920 au Proche-Orient, il n’y aurait pas d’attentats contre eux. Et ne comparez pas les tueries des uns avec les autres : c’est de la petite monnaie contre des grosses coupures…

  • permalien Daniel :
    7 octobre 2007 @21h54   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Tiens ! Voilà Guitl qui meurt de rire. Tout juste comme Vvolodia... !

  • permalien Daniel :
    7 octobre 2007 @22h03   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    @ Guitl

    "Maïmonide et sa famille quittent le Maroc pour se rendre à Acre en Palestine".

    Maïmonide ? 12e siècle ? A Acre, en... Palestine ? Ah, ah... !

  • permalien guitl :
    7 octobre 2007 @22h59   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    si je vous ai compris, Ph. Arnaud, les occidentaux s’incrustent comme des chancres mais ce concept n’existe plus lorsqu’il s’agit de certains étrangers qui, de la même manière, et selon votre élégante formule, s’incrustent en France ?

    Cela ne m’étonne plus qu’une bonne partie des français votent à droite, ce doit être un (mauvais) moyen de défense.

  • permalien guitl :
    7 octobre 2007 @23h07   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    mon pauvre Daniel, profitez donc d’internet pour lire un peu, et autre chose que les blogs ; vous apprendrez ainsi que les occidentaux appelaient "palestine" l’endroit où se trouvait Acco.

    http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MFAArchive/2000_2009/2000/3/Saint-Jean-d-Acre-%20la%20capitale%20maritime%20du%20royaume

    c’est un site israélien, j’espère que ça ne vous arrachera pas la gueule, et c’est un début. Après, vous pouvez lire l’histoire des croisades.

    http://www.mideastweb.org/fr-histoire.htm#De%20l’Empire%20romain%20à%20l’Empire%20ottoman et ici, vous avez l’histoire (simplifiée) de la Palestine. Je ne voudrai pas vous fatiguer, ça ira pour aujourd’hui.

  • permalien guitl :
    7 octobre 2007 @23h11   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MFAArchive/2000_2009/2000/3/Saint-Jean-d-Acre-%20la%20capitale%20maritime%20du%20royaume

    Saint-Jean-d’Acre : la capitale maritime du royaume des croisés

    La ville de Saint-Jean-dAcre (Akko) est perchée sur un promontoire, à lextrémité nord de la baie de Haïfa. La première ville fut fondée au cours de lâge du bronze à Tel Akko (en arabe Tel el-Fukhar - le tertre des tessons de poteries), situé juste à lest de lactuelle ville. Akko est mentionnée dans les anciennes sources écrites comme une ville importante de la côte nord du Pays dIsraël. Labondance des découvertes, notamment les vestiges de fortifications mis à jour à Tel Akko, témoignent de loccupation prolongée et ininterrompue du site à lépoque biblique.

    Lancien site dAkko fut abandonné pendant la période hellénistique. Ptolémaïs, une nouvelle ville entourée de murailles, fut construite sur le site de lactuelle Saint-Jean-dAcre. Les Romains améliorèrent et élargirent le port naturel de la partie sud de la ville, et construisirent une digue qui en fit lun des principaux ports du littoral oriental de la Méditerranée

    Limportance de Saint-Jean-dAcre - une ville fortifiée bien protégée dotée dun port en eau profonde - se reflète dans son histoire fertile en événements durant la domination des croisés en Terre sainte.

    Relief en pierre représentant l’emblème royal des croisés, découvert à Sait-Jean d’Acre

    Les croisés, qui fondèrent le royaume latin de Jérusalem en 1099, ne parvinrent pas, dans un premier temps, à venir à bout des fortifications de Saint-Jean-d’Acre. Le 26 mai 1104, après plusieurs mois d’un siège difficile, et grâce à l’aide de la flotte génoise, la ville se rendit et fut remise au roi Baudouin Ier. Conscients de l’importance de la ville et de son port pour la sécurité de leur royaume, les croisés entreprirent immédiatement de construire un système perfectionné de fortifications constitué par des murailles et des tours d’un style entièrement inédit.

  • permalien saintyves :
    8 octobre 2007 @04h58   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Bonsoir

    Je n’aime pas trops debattre de religion dans ce forum parceque qu’il n’est pas le lieu propice, mais j’y interviens pour démontrer quelques verités sur l’Islam pour ceux ou celles qui ne la connaissent pas ou "celles" qui usent de propos dogmatiques religieux pour expliquer des faits politiques se rattachant à l’injustice des hommes. et je m’interdis de faire l’amalgame, aussi "facil" soit il entre des actes criminels et la religion de ses auteurs, quelqu’ils soient (musulmans, chretiens juifs ou autres ...) Nous assistons à une manoeuvre machiavelique qui visent à opposer les peuples selons leur croyance (clash des civilisation) these imposée à coups de matraquage médiatiques de tout bord, et malheureisement adoptée inconsciement ou volontairement (surtout de la part des sionistes) qui cherchent par une stigmatisation de l’Islam, à depoceder definitivement les palestiniens (musulmans) de leur terre ...

    Je persiste à croire que toutes les religions (monotheistes) ont la meme origne, Dieu, et qu’elles sont des chemins differents qui menent vers la sagesse et la vertue, ces qualités qui quaracterisent les hommes "justes et humbles" Pretres, Imams et Rabins, et je croix aussi que ceux de ces trois religions qui se reclament de telle ou telle religion, et qui commettent des atrocités en son nom, ont devié du droit chemin proné par leur croyance respectives.

    Sourate 3 : La famille d’Imran (Al-Imran)

    3. Il a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité, confirmant les Livres descendus avant lui. Et Il fit descendre la Thora et l’Evangile

    Sourate 19 : Marie (Maryam)

    58. Voilà ceux que Dieu a comblés de faveurs, parmi les prophètes, parmi les descendants d’Adam, et aussi parmi ceux que Nous avons transportés en compagnie de Noé, et parmi la descendance d’Abraham et d’Israël, et parmi ceux que Nous avons guidés et choisis. Quand les versets du Tout Miséricordieux leur étaient récités, ils tombaient prosternés en pleurant.

    Sourate 3 : La famille d’Imran (Al-Imran)

    45. (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : "Ô Marie, voilà que Dieu t’annonce une parole de Sa part : son nom sera "al-Masih" "Hissa", fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés de Dieu".

    46. Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien".

    47. - Elle dit : "Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu’aucun homme ne m’a touchée ?" - "C’est ainsi !" dit-Il. Dieu crée ce qu’Il veut. Quand Il décide d’une chose, Il lui dit seulement : "Sois" ; et elle est aussitòt.

  • permalien saintyves :
    8 octobre 2007 @05h04   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Sourate 3 : La famille d’Imran (Al-Imran) suite

    48. "Et (Dieu) lui enseignera l’écriture, la sagesse, la Thora et l’Evangile,

    49. et Il sera le messager aux enfants d’Israël, [et leur dira] : "En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d’un oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission de Dieu, cela devient un oiseau. Et je guéris l’aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission de Dieu. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants !

    50. Et je confirme ce qu’il y a dans la Thora révélée avant moi, et je vous rends licite une partie de ce qui était interdit. Et j’ai certes apporté un signe de votre Seigneur. Craignez Dieu donc, et obéissez-moi.

    51. Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit."

    52. Puis, quand Jésus ressentit de l’incrédulité de leur part, il dit : "Qui sont mes alliés dans la voie de Dieu ?" Les apòtres dirent : "Nous sommes les alliés de Dieu. Nous croyons en Dieu. Et sois témoin que nous Lui sommes soumis.

    53. Seigneur ! Nous avons cru à ce que Tu as fait descendre et suivi le messager. Inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent".

    54. Et ils [les autres] se mirent à comploter. Dieu a fait échouer leur complot. Et c’est Dieu qui sait le mieux leur machination !

    55. (Rappelle-toi) quand Dieu dit : "Ô Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t’élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n’ont pas cru et mettre jusqu’au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c’est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez.

  • permalien saintyves :
    8 octobre 2007 @05h11   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Sourate 3 : La famille d’Imran (Al-Imran) suite

    56. Quant à ceux qui n’ont pas cru, Je les châtierai d’un dur châtiment, ici-bas tout comme dans l’au-delà ; et pour eux pas de secoureurs. 57. Et quant à ceux qui ont la foi et font de bonnes oeuvres, Il leur donnera leurs récompenses. Et Dieu n’aime pas les injustes. 58. Voilà ce que Nous te récitons des versets et de la révélation précise. 59. Pour Dieu, Jésus est comme Adam qu’Il créa de poussière, puis Il lui dit "Sois" : et il fut. 60. La vérité vient de ton Seigneur. Ne sois donc pas du nombre des sceptiques. 61. A ceux qui te contredisent à son propos, maintenant que tu en es bien informé, tu n’as qu’à dire : "Venez, appelons nos fils et les vòtres, nos femmes et les vòtres, nos propres personnes et les vòtres, puis proférons exécration réciproque en appelant la malédiction de Dieu sur les menteurs.

    62. Voilà, certes, le récit véridique. Et il n’y a pas de divinité à part Dieu. En vérité, c’est Dieu qui est le Puissant, le Sage.

    63. Si donc ils tournent le dos... alors Dieu connaît bien les semeurs de corruption !

    64. - Dis : "Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions que Dieu, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors de Dieu". Puis, s’ils tournent le dos, dites : "Soyez témoins que nous, nous sommes soumis".

    65. Ô gens du Livre, pourquoi disputez-vous au sujet d’Abraham, alors que la Thora et l’Evangile ne sont descendus qu’après lui ? Ne raisonnez-vous donc pas ? 66. Vous avez bel et bien disputé à propos d’une chose dont vous avez connaissance. Mais pourquoi disputez-vous des choses dont vous n’avez pas connaissance ? Or Dieu sait, tandis que vous ne savez pas.

  • permalien saintyves :
    8 octobre 2007 @05h38   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Sourate 3 : La famille d’Imran (Al-Imran) suite et fin

    67. Abraham n’était ni Juif ni Chrétien. Il était entièrement soumis à Dieu (Musulman). Et il n’était point du nombre des Associateurs..

    68. Certes les hommes les plus dignes de se réclamer d’Abraham, sont ceux qui l’ont suivi, ainsi que ce Prophète-ci, et ceux qui ont la foi. Et Dieu est l’allié des croyants. ...

    84. Dis : "Nous croyons en Dieu, à ce qu’on a fait descendre sur nous, à ce qu’on a fait descendre sur Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, et à ce qui a été apporté à Moïse, à Jésus et aux prophètes, de la part de leur Seigneur : nous ne faisons aucune différence entre eux ; et c’est à Lui que nous sommes Soumis".

    Coran

    Voir en ligne le Diplo de mars 2006

    De la Palestine à l’Iran, Révoltes et refus au nom de l’islam

    Les partisans de la théorie du choc des civilisations ne peuvent que se frotter les mains. Les grands décideurs politiques internationaux ont non seulement adopté leur idéologie, mais contribuent à faire advenir leur prédiction sinistre. Le monde civilisé, c’est-à-dire « judéo-chrétien », suivant la nouvelle terminologie à la mode, se trouve face à une hydre « islamique » qui peut jouir d’alliés potentiels redoutables, chinois ou russe, et qui use des moyens les plus pervers – le terrorisme et, demain, sans doute aucun, les armes de destruction massive que des « Etats voyous » pourraient leur fournir.

  • permalien Pierre :
    8 octobre 2007 @07h58   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    et bien voilà SaintYves, : « Je persiste à croire que toutes les religions (monotheistes) ont la meme origne, Dieu, et qu’elles sont des chemins differents qui menent vers la sagesse et la vertue, ces qualités qui quaracterisent les hommes "justes et humbles" Pretres, Imams et Rabins, (...)  », il fallait que ce soit dit.

    Mais dans ce cas pourquoi ne citer que le “résumé des chapitres précédents” du Coran, donnez-vous la peine d’aller lire les “chapitres précédents” et vous comprendrez mieux pourquoi tout n’est qu’ amour et harmonie au Moyen-Orient :

    Exode :

    11 Moïse implora l’Éternel, son Dieu, et dit : Pourquoi, ô Éternel ! ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par une grande puissance et par une main forte ?

    12 Pourquoi les Égyptiens diraient-ils : C’est pour leur malheur qu’il les a fait sortir, c’est pour les tuer dans les montagnes, et pour les exterminer de dessus la terre ? Reviens de l’ardeur de ta colère, et repens-toi du mal que tu veux faire à ton peuple.

    13 Souviens-toi d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, tes serviteurs, auxquels tu as dit, en jurant par toi-même : Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, je donnerai à vos descendants tout ce pays dont j’ai parlé, et ils le posséderont à jamais.

    14 Et l’Éternel se repentit du mal qu’il avait déclaré vouloir faire à son peuple.

    (Guitl on ne rigole pas)

    Quand à vos propos sur le "clash des civilisations" ils sont l’expression même d’une vision ethnocentré du monde et en parfaite conformité avec les simplifications de Huntington. Ils ne correspondent pas à la réalité. Essayez seulement de faire entrer votre conception de "dieu commun" dans ce tableau.

  • permalien guitl :
    8 octobre 2007 @09h50   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Pierre, lire sur ce blog ce ramassis d’idioties religieuses me rend triste ; il est impossible qu’un être doté d’un cerveau puisse s’imaginer qu’il y a une religion meilleure qu’une autre, donnée à un peuple qui se prétend meilleur que l’autre ; que des êtres dotés de raison puisse s’imaginer qu’une instance supérieure aurait dictée un livre religieux à qui que ce soit.

    Que personne ne trouve bizarre que Moïse a vécu dans le désert, et après lui Jésus, et ensuite mahomet, et que ça fait penser aux remakes de films américains. Est-ce que mahomet a vécu 40 jours dans le désert comme Jésus, ou 40 ans comme Moïse ?

    Un être doté d’un cerveau ne peut sérieusement pensé que l’Etre Supérieur qui nous a fabriqué il y a quelques milliers d’années se préoccupent encore de ses créatures, et va vous taper sur les doigts si vous continuez à me chercher, et me privera de dessert si je vous répond de manière insolente.

    Le coran est un ramassis d’idioties dont les personnages principaux sont empruntés à un autre livre, la Bible.Au vingtième siècle on aurait appelé ça un plagiat.

  • permalien Sébastien :
    8 octobre 2007 @10h51   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    Bonjour,

    A lire "Les Amnésiques, Juifs et Arabes à l’ombre du conflit du Proche-Orient, Ed. Perrin (2005)" Michel Abitbol. historien, de l’université hébraïque de Jérusalem.

    "L’aliénation mutuelle entre Juifs et Arabes est au cœur du conflit israélo-arabe. La disparition des codes de communication qui avaient assuré une compréhension minimum entre Arabes et Juifs a laissé place aux fantasmes les plus funestes. Les frustrations et les ressentiments ont engendré des militants d’un type nouveau qui ont bricolé les textes sacrés pour agir. La catastrophe est sous nos yeux."

    Ce livre montre comment les arabes et les juifs, ( ou les israéliens ), se représentent les un et les autre.

    Notons que les arabes ne parlent pas des israéliens, ils font l’amalgame entre juif et Israël.

    En gros Michel Abitbol montre comment les arabes sont présentés en Israël comme violent, inhumain et fourbes : il est montré le visage caché et avec un couteau pret à égorger.

    Pour les arabes le juif, ( assimilé à Israël ), est inhumain, diabolique, c’est une machine qui n’a aucune sensibilité, il est comploteur, agit dans le dos des gens, il est canibale, ( vut dans le feuilleton Al Chattat ), et les juives sont présentées commes des prostituées en puissance qui ne pensent qu’a se débaucher dans les mosquées.

    Je ne parle même pas du négationisme.

    De telles représentations laissent forcément des traces.

    PS : un probléme technique fait que je ne peut plus donner de liens internet.

    Sébastien

  • permalien Nadine Ghys :
    8 octobre 2007 @11h05   « »
    Des soldats israéliens parlent

    (...) «  Une fois que des douches ont été construites avec un générateur qui nous permettait d’avoir en permanence de l’eau chaude... la douche sans générateur était restée à l’abandon et on avait décidé que ça ferait office de cachot. On y avait amené quelqu’un et on l’a oublié là pendant trois jours... menotté et bâillonné, il ne pouvait pas parler, il ne pouvait pas bouger, il ne pouvait rien. Trois jours plus tard, je ne sais plus qui est passé là par hasard, et s’en est souvenu. »

    (...) « Ils ont pris les Arabes, les commandants, ils les ont fait monter dans l’autobus entre la porte arrière et la dernière banquette et les ont placés seulement entre les sièges. Sur les genoux. Ils disent : dans deux minutes - c’est de l’entraînement, finalement - dans deux minutes, tout le monde dans le bus. Aucun n’est passé en marchant sur les banquettes... et tout le monde a commencé à leur marcher dessus, à passer sur eux en courant... C’était un hiver rude, quoi. Moins quatre degrés, de la pluie, de la grêle... Chacun sortait au milieu de la nuit... On ne leur laissait pas le temps de s’habiller. Certains en pantoufles, avec une chemise courte... Tous ouvraient les fenêtres, intentionnellement. On versait sur eux les bidons d’eau pour qu’ils gèlent de froid. Et sans arrêt, on les assommait de coups, mais vraiment sans arrêt. »

    (...) Sa mère a dit, cette semaine : « Il a mûri et il a changé à l’armée. J’ai envoyé un kibboutznik sympa et j’ai eu en retour un gars qui hait les Arabes. »

    Des soldats israéliens parlent - Celle qui délie les langues.
    Dalia Karpel - Ha’aretz, le 21 septembre 2007

  • permalien Sébastien :
    8 octobre 2007 @11h21   « »
    "Mektoub", la fourberie des colonisés

    A ces représentations ajoutez le vecu :

    60 ans de guerre ouverte ou larvé entre Israël et le monde arabe, 40 ans d’occupation, le désespoir, les images des victimes de la répression, et, ou, des attentats, ( et pas seulement en Israël, mais aussi le 11 septembre 2001, Madrid, l’Irak ), la prison d’Abou Graïb et ces sévices.

    Avec une telle actualité c’est un boulevard pour de telles représentations, pour le racisme et l’antisémitisme.

    La vérité sort t- elle de la bouche des enfants ?

    Demandez à un enfant palestinien de représenter un juif : il dira que c’est un colon ou un soldat, ( les cheik point et les colonies, c’est ce qu’un palestinien voit en premier ).

    Un enfant israélien vous dira qu’un arabe est un terroriste kamikaze, ( les israéliens découvrent souvent les arbes par les attentats ).

    Les psychologues vous le dirons, l’actualité facilite le dévelopement du racisme, les comportements barbares, et cela de part et d’autre.

    Qu’il est urgent d’en venir à ce compromis historique : 78% pour l’Etat d’Israël, 22% pour l’Etat de Palestine. Et pourquoi pas internationaliser les lieux saints de Jérusalem ?

    Sébastien

  • permalien guitl :