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La « libération » de l’Irak

dimanche 14 octobre 2007, par Alain Gresh

Lockerbie (suite)

« La piste libyenne perd de sa crédibilité. » Sous ce titre, Pierre Prier du Figaro (12 octobre) revient sur l’attentat contre un Boeing 747 de la Pan Am de 1988, et pour lequel la Libye fut déclarée coupable. « La chape de mystère qui pèse sur l’attentat de Lockerbie a été soulevée hier à Édimbourg. Au cours de l’audience préliminaire du procès en appel d’Abdelbasset al-Megrahi, haut responsable du renseignement libyen condamné à la prison à vie, l’accusation a promis de faire son possible pour communiquer à la défense un document secret qu’elle détient. Ce document, estime la défense, pourrait innocenter son client, reconnu coupable en 2001 »...

Je suis déjà revenu à plusieurs reprises sur cette affaire, notamment dans mon envoi du 16 septembre 2007. Je le répète, je n’ai pas d’éléments inédits ou cachés sur cet attentat, mais l’histoire des services de renseignement prouve que la manipulation de tels faits est une pratique courante. Nous savons aujourd’hui que la filière bulgare incriminée dans l’attentat contre le pape fut une création de la CIA. Et nombre d’arrestations spectaculaires de terroristes, annoncées à grand coups de Une de journaux, disparaissent par la suite sans que l’on sache vraiment ce que sont devenus les « coupables »...

Paysans égyptiens

Le Monde diplomatique du mois d’octobre (en vente dans les kiosques) publie deux pages sur « La lutte toujours recommencée des paysans », par Beshir Sakr et Phanjof Tarcir. Les auteurs reviennent sur l’évolution dans les campagnes depuis la réforme agraire lancée en 1952 par les officiers libres et Gamal Abdel Nasser. Un éclairage inédit sur l’Egypte de Moubarak et les luttes des classes populaires.

Juifs, sionisme et fantasmes

Je suis atterré par certaines des interventions sur mon blog concernant l’appartenance religieuse ou « raciale ». Je voudrais renvoyer, notamment sur la question du judaïsme, à de précédents envois de novembre 2006. Et j’appelle à réfléchir sur un point fondamental : on ne peut arriver à aucun accord, à aucune compréhension, à un aucun langage commun, si on pense qu’une entité déterminée et close, « les juifs », « les Arabes », « les musulmans », etc. est une entité à part, qui a des droits spéciaux, ou des caractéristiques qui la différencie fondamentalement des autres êtres humains.

La « libération » de l’Irak

Il est, de temps en temps, nécessaire de remonter le temps. Pour les médias, une nouvelle chasse l’autre et il est rare que l’on relise ce que la presse écrivait un, deux ou cinq ans auparavant. Au printemps 2003, alors que les blindés américains entraient presque sans coup férir en Irak, certains commentateurs appelaient déjà la France à « tourner la page », à se rallier aux vainqueurs. Pourtant, comme le prouve l’article ci-dessous, tout, au contraire, prouvait que la « libération » était factice, que se mettaient déjà en place les ingrédients d’une guerre longue et sans merci. A l’époque, Paris résista aux appels à « tourner la page », à revenir sur son opposition à la guerre. Quatre ans et quelques plus tard, alors que Bernard Kouchner s’est rendu à Bagdad pour « tourner la page », qu’il attribue la dégradation de la situation aux ingérences iraniennes, il est bon de rappeler que la première condition à toute sortie de crise en Irak est le départ des troupes américaines.

L’article publié ci-dessous est tiré du cédérom du Monde diplomatique ; et je vous rappelle, à cette occasion, que seule l’existence du mensuel papier, vendu en kiosque ou par abonnement, et de son cédérom, permet à notre mensuel d’offrir un site Internet gratuit)

« Crimes et mensonges d’une "libération" », par Alain Gresh, Le Monde diplomatique, mai 2003.

Ralliez-vous aux conquérants ! Marginalisées jusque-là par la vague de fond de l’opinion européenne hostile à une aventure irakienne, quelques voix exhortent désormais le « camp de la paix », dont l’entrée des troupes américaines à Bagdad aurait signé la déroute, à confesser ses fourvoiements. En campant sur ses positions, Paris risquerait de s’isoler, et les entreprises françaises d’être exclues des contrats de reconstruction, voire boycottées aux Etats-Unis. La soumission serait la seule issue honorable. Peu importe que la guerre ait été une violation flagrante du droit international, déclenchée sans l’aval des Nations unies, la force a tranché, volons au secours de la victoire !

L’entrée des blindés américains dans Bagdad devrait-elle amener à modifier les analyses qui prévalaient avant le 20 mars 2003, date du déclenchement de l’agression ? Qui pouvait douter que les Etats-Unis, qui dilapident plus de 45 % des dépenses mondiales d’armement, écraseraient l’Irak, épuisé par une douzaine d’années d’embargo, désarmé par les Nations unies et qui consacre à sa défense deux millièmes des sommes que Washington attribue à la sienne ? La disproportion des moyens éclate de manière tragique dans les bilans : les Etats-Unis ont perdu 125 soldats et la Grande-Bretagne 30. La plupart des analystes s’accordent sur la mort de dizaines de milliers de soldats irakiens, de 2 000 à 3 000 ont été abattus en une seule journée à Bagdad. Cette victoire s’apparente plus au tir aux pigeons qu’à une geste héroïque.

A Nadjaf, raconte le lieutenant-colonel Woody Radcliff, les combattants irakiens sortaient d’une usine et, « vague après vague, ils venaient vers nos troupes avec des AK-47 et ils étaient tous tués. Le commandant a dit : "Ce n’est pas juste, c’est fou. Frappons le bâtiment avec un soutien aérien rapproché et liquidons-les tous d’un coup" ». Un soldat commente : « Je n’ai pas de meilleur mot, mais je me sens presque responsable du massacre. Nous avons sacrifié un tas de gens, et je me demande combien étaient innocents. On est moins fier. Nous avons gagné, mais à quel prix (1) ? »

Voici revenu le « temps béni des colonies », quand les « civilisés » écrasaient les « barbares ». En 1898, à Omdourman, au Soudan, les troupes britanniques, aidées de supplétifs égyptiens, affrontaient les insurgés qui s’étaient libérés de la tutelle étrangère. Onze mille Soudanais furent exterminés, alors que les troupes anglo-égyptiennes - personne n’aurait osé parler de « coalition » - ne perdirent que 48 hommes. Mais, si l’empire britannique affirmait vouloir rétablir l’ordre, au moins ne prétendait-il pas exporter la démocratie ; il n’avait pas non plus le ridicule d’invoquer les périls que les guerriers soudanais faisaient peser sur Londres...

La guerre contre l’Irak a été courte, mais sûrement pas joyeuse. Il est encore trop tôt pour dresser un bilan des pertes civiles - 2 000 cadavres ont été « recensés », mais combien gisent sous des décombres ? Par-delà l’utilisation d’armes à uranium appauvri - dont les effets se feront sentir durant des décennies, comme les défoliants utilisés par les Etats-Unis contre les forêts du Vietnam continuent de faire d’innombrables victimes -, par-delà le largage de bombes à fragmentation en zone urbaine, le comportement des marines a montré le visage grimaçant de la « civilisation ».

Nous sommes le 7 avril. Le troisième bataillon du 4e régiment de marines arrive à la périphérie de Bagdad. Le photographe Laurent Van der Stockt, « journaliste embarqué », raconte : « Une petite camionnette bleue se dirige vers le convoi. Trois tirs de sommation, pas très ajustés, devraient la faire s’arrêter. La voiture continue de rouler, fait demi-tour, se met à l’abri, revient doucement. Les marines tirent. C’est confus, ils tirent finalement de toute part. (...) Deux hommes, une femme, viennent d’être criblés de balles. C’était ça, la menace. Une deuxième voiture arrive, le scénario se répète. Les passagers sont tués net. Un grand-père marche lentement avec sa canne, sur le trottoir. Ils le tuent aussi. » Et le journaliste résume : « J’ai vu directement une quinzaine de civils tués en deux jours. Je connais assez la guerre pour savoir qu’elle est toujours sale, que les civils sont toujours les premières victimes. Mais comme ça, c’est absurde (2). » Ce n’est pas absurde, ce sont des crimes de guerre...

Mais les nombreuses victimes ne sont-elles pas le prix de la « libération » de l’Irak ? Il est sûr que les Irakiens sont soulagés de la fin de la dictature de Saddam Hussein, la plus sanguinaire de la région. D’autant que, pour eux, le 20 mars n’a été qu’une étape d’une guerre sans fin qui, depuis 1991, les martyrise : bombardements permanents et sanctions meurtrières, avec leur cortège de morts, de privations, de désespoir (3). Ils aspiraient à la fin de ce cauchemar, à réintégrer un monde « normal ». Pourtant, la violence des bombardements, qui ont laminé des infrastructures déjà fragiles, et le comportement des troupes américaines ont avivé inquiétudes et interrogations : sur les intentions de Washington, sur les risques de chaos, sur les menaces d’affrontements confessionnels... Nulle part les « libérateurs » n’ont été accueillis triomphalement...

A tel point que le Pentagone a dû organiser un coup médiatique : la destruction de la statue de Saddam Hussein au coeur de la capitale, le 9 avril 2003. Ces images ont fait le tour du monde, malgré le petit couac de la bannière étoilée couvrant la tête du dictateur, rapidement remplacée par le drapeau irakien. Emu, M. Donald Rumsfeld, ministre de la défense américain, proclama que cela lui rappelait la chute du mur de Berlin ! Il oubliait de préciser que le déboulonnage de Saddam Hussein avait été effectué par les forces américaines en présence d’une foule d’Irakiens qui ne dépassait pas... la centaine, moins que les journalistes présents pour immortaliser ces minutes... Ces images de l’immense place de Bagdad vide à l’exception des chars qui en gardaient l’entrée, qui les a montrées ?...

La « joie spontanée » du peuple irakien devait pourtant camoufler l’effondrement des raisons invoquées par Washington pour déclencher son agression. Durant des mois, l’administration américaine avait fait de la recherche des armes de destruction massive l’étendard de sa croisade contre Bagdad. Celles-ci, camouflées, menaçaient directement le coeur des Etats-Unis. Et les preuves abondaient. Ainsi, le président Bush expliqua, dans son discours sur l’état de l’Union du 28 janvier 2003, que l’Irak avait tenté d’acheter 500 tonnes d’oxyde d’uranium au Niger, pouvant servir dans la fabrication de l’arme atomique. Le secrétaire d’Etat Colin Powell remit des documents à l’Organisation des Nations unies (ONU) pour étayer ces accusations.

Le 7 mars, tout cet édifice s’effondrait. Le directeur général de l’Agence internationale pour l’énergie atomique, Mohamed ElBaradei, annonçait que les dossiers remis contenaient de grossières falsifications... Engagés depuis 1997 dans des campagnes de désinformation sur l’Irak, les services secrets britanniques sont à l’origine de ces faux (4). Qu’importe ! Les médias américains mentionneront à peine ces démentis, et plus de 40 % des Américains restaient convaincus, à la veille du conflit, que Bagdad possédait l’arme nucléaire...

Quand Washington aidait Saddam Hussein

L’armée irakienne n’a utilisé ni armes chimiques ni armes bactériologiques durant les hostilités, alors même que le régime approchait de sa fin ; les troupes américaines n’ont, pour l’instant, rien trouvé qui suffise à justifier une guerre et ses dizaines de milliers de victimes. Et Washington s’oppose au retour des inspecteurs de l’ONU en Irak, pourtant légalement nécessaire à toute levée des sanctions. Sans doute le président Bush compte-t-il, une nouvelle fois, sur M. Blair pour lui rendre le service de fabriquer, dans le huis clos de la coalition, de nouvelles « preuves »...

Les liens entre Al-Qaida, l’organisation de M. Oussama Ben Laden, et le régime irakien ont servi à inscrire la campagne d’Irak dans la « guerre contre le terrorisme ». La CIA elle-même n’y croyait pas, mais 44 % des Américains estiment que certains ou la plupart des pirates de l’air du 11 septembre 2001 étaient irakiens ; et 45 % affirment que Saddam Hussein était personnellement impliqué dans ces attaques (5). Ces sondages confirment que, même dans une société ouverte, la manipulation relayée par les grands médias peut totalement fausser le débat et vider la démocratie de son sens.

Il existe effectivement un point commun entre M. Oussama Ben Laden et l’ancien président Saddam Hussein, un lien que les Irakiens connaissent depuis longtemps : les deux hommes ont été, dans les années 1980, des alliés stratégiques pour les Etats-Unis ; aucun des deux ne serait devenu aussi dangereux s’il n’avait bénéficié d’une aide, politique et matérielle, des gouvernements américains successifs. Le soutien que Washington a apporté aux moudjahidins afghans, aux volontaires arabes recrutés pour combattre l’occupation soviétique, et en particulier à M. Oussama Ben Laden, est connu (6). Les attaches entre M. Saddam Hussein et Washington sont plus anciennes.

Selon les biographes du dictateur, ses premiers contacts avec la CIA remontent aux années 1960, quand le jeune homme était réfugié au Caire. En février 1963, un coup d’Etat renverse le régime progressiste d’Abdelkrim Kassem. La chasse aux démocrates et aux communistes fera des milliers de victimes. Revenu d’urgence au pays, Saddam Hussein y participe, tuant et torturant de ses propres mains. Les listes de personnes à arrêter étaient fournies par la CIA - elle fera de même, en 1965, en Indonésie, où la répression anticommuniste se soldera par 500 000 morts... De cette vieille connivence date la rumeur dans le monde arabe que Saddam Hussein est... un agent de la CIA. Les théories du complot ont toujours remporté un succès certain au Proche-Orient...

C’est dans les années 1980 que l’alliance entre le Baas et l’administration Reagan prend de l’ampleur. L’homme qui va l’inaugurer n’est autre que M. Donald Rumsfeld, qui se rend à Bagdad en décembre 1983 pour serrer la main du futur « Hitler » : l’Irak disparaît de la liste des Etats soutenant le terrorisme, les relations diplomatiques entre les deux pays sont rétablies, Washington apporte un soutien militaire à Bagdad dans sa lutte contre la « révolution islamique ». Les Etats-Unis savent pourtant que, en violation des conventions internationales, l’armée irakienne utilise des armes chimiques contre l’Iran. En 1988, quand celle-ci gaze les Kurdes - faisant des milliers de morts à Halabja -, le département d’Etat soutient une campagne de désinformation pour essayer de faire porter la responsabilité à Téhéran (7).

La donne change avec l’invasion irakienne du Koweït, en août 1990. Pourtant, quand, en février-mars 1991, les populations du Sud et les Kurdes se révoltent contre le régime, l’armée américaine les laissera écraser, car Washington souhaite la chute de Saddam Hussein, pas celle du régime. M. Colin Powell, alors chef d’état-major inter-armes, s’en expliquera en 1992 : « Il existe un point de vue romantique selon lequel si, demain, Saddam Hussein était renversé par un bus, un démocrate jeffersonien serait prêt à tenir des élections. [Beaucoup de personnes auraient été indignées] si nous étions allés jusqu’à Bagdad et si elles avaient vu des soldats américains patrouillant dans la capitale deux ans plus tard à la recherche d’un Jefferson (8). » Les Irakiens s’en souviennent, notamment les populations chiites, particulièrement victimes de la répression. Et on peut comprendre leurs doutes face aux proclamations démocratiques des nouveaux maîtres.

Ces inquiétudes ont été alimentées non seulement par le comportement des troupes durant le conflit, mais aussi par des images fortes : celle du ministère du pétrole gardé par les marines alors que les trente autres ministères étaient non seulement pillés, mais systématiquement brûlés. Celles des pillages, notamment des hôpitaux, sous l’oeil indifférent des soldats américains. Celles du saccage du Musée national comme de celui de Mossoul, de l’incendie de la Bibliothèque nationale et de la Bibliothèque coranique, trésors de la culture irakienne et mondiale. Le professeur irakien Shakir Aziz résumait un sentiment partagé : « J’ai vu de mes yeux comment les troupes américaines ont incité les Irakiens à piller et à brûler l’université de technologie. Quelles folles ambitions géopolitiques, quelle culture de haine de tout ce qui est arabe et musulman, quelle avidité pour le pétrole et les juteux contrats de reconstruction ont poussé les Américains à cette orgie de destruction (9) ! » Quelques chars auraient suffi à protéger ce patrimoine de l’humanité, à peine le nombre qu’il a fallu pour boucler la place où Washington avait organisé le déboulonnage de la statue de Saddam Hussein...

Les Irakiens craignent le chaos et soupçonnent les Etats-Unis de l’entretenir pour justifier leur présence, s’emparer du pétrole, installer des bases militaires. Tous savent que leur société s’est délitée depuis l’invasion du Koweït, notamment sous les coups des sanctions - défendues bec et ongles par les administrations américaines malgré les preuves de leur caractère meurtrier pour la population. La survie, au détriment de tout sens de l’Etat, est devenu le mot d’ordre de chacun ; le tribalisme, encouragé par le pouvoir, s’est renforcé ; le système d’enseignement s’est effondré ; les traditions les plus archaïques ont été rétablies, notamment au détriment des femmes. La distribution des armes aux tribus durant les années 1990 et la récupération de celles abandonnées par l’armée en 2003 ont fait des Irakiens un peuple en armes, pour le meilleur et sans doute pour le pire... Beaucoup craignent que ce ne soit pas la démocratie, mais le désordre qui triomphe.

Déjà surgissent les premières tensions. A Mossoul, des affrontements ont mis aux prises les différentes communautés, tandis qu’à Kirkouk des familles arabes étaient expulsées par des Kurdes - eux-mêmes exilés autrefois par Saddam Hussein. Parmi les chiites, les forces religieuses les plus radicales s’implantent. Les tentatives anglo-américaines de remettre en selle d’anciens dignitaires du Baas ou officiers de police locaux suscitent des heurts.

Rapidement, les Irakiens ont affirmé qu’ils rejetaient un « protectorat » américain (lire « Des protectorats pour gérer la victoire », « Quand les Américains voulaient gouverner la France » et « Du “destin manifeste” des Etats-Unis »). La guerre n’était pas finie que 20 000 personnes manifestaient à Nassiriya contre la réunion de l’opposition tenue sous l’égide du « proconsul » américain pour l’Irak, le général Jay Garner, un ardent défenseur de la politique de M. Ariel Sharon. « Oui, oui à la liberté ! Oui, oui à l’islam ! Non à l’Amérique, non à Saddam ! », criaient-ils. Depuis, de nombreux défilés reprennent les mêmes mots d’ordre.

Ces manifestations affecteront-elles le général Garner, faucon parmi les faucons, ami de M. Rumsfeld, qui explique benoîtement : « [Nous l’aurions emporté au Vietnam si] nous avions porté la guerre au nord plutôt que d’attendre au sud. C’est ce que nous avons fait en Irak. Si Bush avait été président, nous aurions gagné (10) » ? C’est peu probable. Washington est décidé à imposer son administration directe, avec l’aide de quelques collaborateurs - comme M. Ahmed Chalabi, un homme condamné à vingt-deux ans de prison pour détournement de fonds par les tribunaux jordaniens.

Privatiser l’Irak

Les plans de reconstruction sont dressés et des contrats attribués à des sociétés américaines, liées directement à l’administration. Il faut bien financer la campagne présidentielle qui se prépare... La compagnie pétrolière Halliburton, dirigée jusqu’en 2000 par M. Richard Cheney, actuel vice-président des Etats-Unis, s’est vu attribuer la charge de lutter contre les incendies des puits de pétrole. Le groupe Bechtel, première entreprise américaine de travaux publics et proche de l’administration, a décroché un autre contrat dont la valeur devrait atteindre 680 millions de dollars (11) - l’Union européenne a d’ailleurs décidé d’ouvrir une enquête sur la conformité d’un tel contrat avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Mais, rétorquera-t-on, n’est-ce pas de l’argent américain ? Pas du tout. Sur les 2,4 milliards de dollars votés par le Congrès pour aider à la reconstruction de l’Irak, 1,7 milliard proviennent... des fonds irakiens bloqués depuis 1990 et confisqués par Washington le 20 mars. Mais les Etats-Unis sont confiants dans les recettes du libéralisme : leur plan prévoit la privatisation, dans les dix-huit mois, de toutes les sociétés d’Etat et la création d’une banque centrale indépendante, une institution qui n’existe dans aucun autre pays de la région (12). L’administration actuelle imagine sans doute un Irak sans Etat.

La démocratie ne vaut-elle pas une guerre, s’interrogent ceux qui critiquent la position du « camp de la paix » et rêvent d’un « nouveau Proche-Orient » ? La région a connu, depuis 1948, de multiples conflits, du premier choc israélo-arabe à la conflagration du Golfe (1990-1991), en passant par les deux Intifadas. Chacun d’entre eux a débouché sur des humiliations et sur une crispation des opinions publiques, sur le renforcement des régimes en place. Aucun n’a abouti à plus d’ouverture ou de démocratie. En quoi la guerre contre l’Irak changerait-elle la donne ?

Elle s’est faite contre l’immense majorité de l’opinion arabe et musulmane. Mais, si elle a été unanimement condamnée par la Ligue arabe, une demi-douzaine de ses membres ont offert des facilités aux troupes américaines. Parallèlement, des médias, des forces d’opposition, des intellectuels se faisaient les chantres du régime barbare, au nom de la résistance à l’impérialisme américain. Cette schizophrénie, ce sentiment d’impuissance et d’humiliation, alors même que se poursuit, dans l’indifférence de Washington, l’écrasement des Palestiniens, ne créent pas les conditions d’une ouverture politique et culturelle, mais, au contraire, un terrain fertile pour tous les replis identitaires, voire pour le terrorisme.

Bagdad est au coeur de l’imaginaire arabe, symbole de la grandeur passée - elle fut la capitale du plus grand empire musulman, l’empire abbasside, entre le VIIIe et le XIIIe siècle -, mais aussi des tentatives de renaissance du XXe siècle, avec l’éviction du colonialisme britannique et de ses agents en 1958, avec la nationalisation de l’Iraq Petroleum Company en 1972. L’invasion de l’empire abbasside par les « barbares » mongols, puis la prise de Bagdad en 1258, avec l’incendie de ses bibliothèques, ses livres jetés dans le Tigre - dont l’eau deviendra noire de cendres -, marquent le début du déclin du monde arabo-musulman. Reprenant les propos du grand historien, contemporain des événements, Ibn Al-Athîr, évoquant ses hésitations à parler de ces désastres, un chroniqueur arabe écrira peut-être dans une décennie, à propos de la chute de Bagdad en 2003 : « Des années durant, je me suis abstenu de rapporter cet événement, tant j’en mesurais l’énormité et répugnais à le raconter. Aussi avançai-je un pied, puis retirai l’autre. Car quel est l’homme à qui semblerait aisé et facile d’annoncer et de décrire la mort de l’islam et des musulmans (13) ? »

Alain Gresh

(1) « War in Iraq, a Reason for Shame », cité par Infopal, 18 avril 2003.

(2) Le Monde, daté 13-14 avril 2003. Ce témoignage a été confirmé par un des collègues de Laurent Van der Stockt, « embarqué » avec lui, Peter Maas, dans The New York Times Magazine, 20 avril 2003.

(3) Il est obscène que M. Anthony Blair ait invoqué la mort de ces enfants, provoquée par une politique qu’il avait lui-même appuyée, pour justifier la guerre. Impossible de maintenir les sanctions, car ce serait, explique-t-il, « laisser l’Irak dans cet état - avec une mortalité de 130 pour 1 000 parmi les enfants de moins de 5 ans et 60 % de la population dépendant de l’aide alimentaire » (Financial Times, Londres, 13 février 2003).

(4) Seymour M. Hersh, « Who Lied to Whom ? », The New Yorker, 31 mars 2003.

(5) « Polls Suggest Media Failure in Pre-War Coverage », 28 mars 2003, Editor & Publisher.

(6) Lire John K. Cooley, CIA et Jihad, une alliance désastreuse contre l’URSS, Autrement, Paris, 2002, et « L’insaisissable argent d’Al-Qaida », Le Monde diplomatique, novembre 2002.

(7) Lire Joost R. Hiltermann, « America’s Didn’t Seem to Mind Poison Gas », The International Herald Tribune, Paris, 17 janvier 2003.

(8) Cité par Middle East Report Online, mars 2003.

(9) Cité par Patrick Seale, The Daily Star, Beyrouth, 18 avril 2003.

(10) The International Herald Tribune, Paris, 15 avril 2003.

(11) Comme les assurances refusent de couvrir les risques, le président George W. Bush a signé un décret selon lequel les indemnisations éventuelles seraient couvertes par le Trésor américain, c’est-à-dire les contribuables. Lire Le Monde daté 20-21 avril 2003.

(12) « The US Masterplan », Middle East Economic Digest, Londres, 14 mars 2003.

(13) Cité dans L’Orient au temps des croisades, GF Flammarion, Paris, 2002, pp. 116-117.

193 commentaires sur « La “libération” de l’Irak »

  • permalien Yann :
    14 octobre 2007 @14h30   »
    La "libération" de l’Irak

    Un texte prophétique ? Jusqu’à un certain point seulement, je le souhaite... Merci M. Gresh.

  • permalien
    14 octobre 2007 @15h00   « »
    La "libération" de l’Irak

    Obscène. Ce mot employé dans la référence (3) est le seul qui vaille pour résumer tout ce foutoir.

  • permalien
    14 octobre 2007 @16h00   « »

    GOOD MORNING ISRAEL : les statistiques pour avoir chaud au coeur.

    Depuis longtemps nous cherchions des chiffres qui révèlent vraiment la réalité d’Israël et son niveau de patriotisme. Nous avons enfin retrouvé les travaux de la sixième Conférence d’Herzliya où Uzi Arad, qui a occupé pendant vingt-cinq ans de hautes fonctions au sein du Mossad, a présenté un travail sérieux. Son rapport a porté sur le sentiment patriotique des Israéliens.

    Selon www.intelligencepost.com : Selon le rapport, 87 des personnes interrogées affirment qu’elles n’ont aucun désir de quitter Israël. Plus étonnant, plus de huit Arabes israéliens sur dix n’imaginent pas de vivre dans un autre pays. Ce taux, qui est une sorte de record mondial, est à comparer avec les résultats de sondages faits en Suisse où 56 seulement de la population souhaite vivre définitivement dans son pays.

    D’autres chiffres :

    85 des Juifs israéliens sont prêts à se battre pour défendre leur pays. C’est le taux le plus élevé constaté dans le monde développé. En effet, 63 des Américains, 53 des Français, 32 des Allemands et 16 % seulement des Japonais se déclarent prêts a prendre les armes pour leur pays.

    les Arabes israéliens refusent à 73 l’idée de défendre Israël. Plus de la moitié d’entre eux ont honte de leur nationalité actuelle et ils sont deux fois plus nombreux à s’affirmer Palestiniens qu’Israéliens. 77 d’entre eux reconnaissent qu’Israël est une démocratie qui leur octroie plus de liberté et de sécurité qu’aucun autre pays arabe.

    53% des Arabes israéliens apprécient également le système de sécurité sociale dont ils bénéficient.

    Les Juifs israéliens, qui ont pour référence les autres pays occidentaux, sont beaucoup moins satisfaits du fonctionnement de la démocratie dans leur pays. Ils trouvent également dans leur immense majorité que la protection sociale des citoyens doit être améliorée.

    « les Juifs Israéliens aiment un pays qui leur mène la vie dure sur le plan économique et social mais dont ils sont fiers pour sa capacité à se défendre et à créer ».

    Un rapport qui montre une image de la société israélienne d’aujourd’hui et qui, selon d’autres chercheurs interrogés en France et en Israël, n’est pas forcément très loin de la vérité.—

    Source : www.intelligencepost.com

    ICI

  • permalien Daniel :
    14 octobre 2007 @16h26   « »

    "85 % des Juifs israéliens sont prêts à se battre pour défendre leur pays" ?

    Eh oui. Tel Obélix quand il était petit, ils tombent un à un dans le chaudron du tout militaire depuis le premier cri sioniste du début du siècle passé : "Dieu n’existe pas, mais il nous a promis cette terre".

  • permalien Pierre :
    14 octobre 2007 @17h41   « »

    Retour vers le passé :

    Une étude de février 2003 du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité, résumait ainsi ses prévisions en cas de déclenchement de guerre en Irak :

    - Les experts des Nations unies prévoient qu’un conflit avec l’Irak pourrait durer 3 mois. (Les États-Unis préparent un blitzkrieg)

    - Les estimations les plus optimistes prévoient plus de 6.500 morts et 20.000 blessés. (aujourd’hui 75000 morts minimum)

    - Les estimations les plus pessimistes prévoient 261.000 morts et 672.000 blessés. (aujourd’hui 82 000 morts maximum)

    - 1,45 millions de personnes, soit 5% de la population, pourraient chercher refuge à l’étranger. (aujourd’hui 2 millions)

    - 10 millions de personnes, soit 40% de la population, se trouveraient rapidement en état d’insécurité alimentaire. (aujourd’hui 60%)

    - La communauté humanitaire dans son ensemble n’est pas préparée à relever ce défi.

    - Le niveau de financement actuel de la planification et du prépositionnement humanitaire est dérisoire.

    - Les militaires américains s’adjugeraient un rôle clé dans l’Irak d’après-guerre, aussi bien en matière d’assistance humanitaire que de reconstruction.

    - Des critiques s’élèvent à nouveau dans le monde des ONG sur les risques de militarisation de l’aide humanitaire.

    Cette prévision en valait bien d’autres et se voulait alarmiste, elle parait aujourd’hui optimiste et montre avec quel esprit d’amateurisme aventurier cette guerre a été déclenchée.

  • permalien Pierre :
    14 octobre 2007 @18h16   « »

    @ 14 octobre 16:00

    Depuis longtemps nous cherchions des chiffres qui révèlent vraiment la réalité d’Israël et son niveau de patriotisme. ]

    Ça vallait vraiment le coup de chercher. Cette enquête précise aussi :

    « Les Arabes Israéliens n’aiment pas un pays qui leur apporte pourtant ce dont aucun autre citoyen du monde arabe ne peut rêver en matière de démocratie et de sécurité individuelle » confirme le rapport (...)

    Nous apprenons aussi que : « Le rapport que Uzi Arad a remis au président israélien est bourré de données chiffrées collectées sur le terrain. », mais on ne connait rien sur la date de l’étude et l’échantillon des personnes interrogées. Du moment que c’est "bourré" de chiffres, c’est forcément sérieux, en plus ça vient du Mossad.

    La France attend une enquête de la même qualité de la part de la DST.

    Guitl grâce à vous ne sera plus seule pour nous parler du Mossad.

  • permalien K. :
    14 octobre 2007 @18h58   « »

    Dès le début il était extrêmement clair pour tout esprit non délirant que les américains n’étaient pas des libérateurs mais des pyromanes (volontaires ou pas?).

    Les idées mêmes des hommes (les néoconservateurs, on ne le rappellera jamais assez) chargés d’élaborer les “stratégies”, suffisait pour déconsidérer cette apocalyptique aventure avant son commencement.

    Une des questions essentielles est pourquoi les autres membres du gouvernement américain, des hommes d’une compétence hors pair dit-on, ont accepté de s’embarquer dans cette nef des fous version néocon ? Le refus d’accepter le déclin de l’empire américain a n’importe quel prix ?

    Le pire est que rien n’indique qu’un mouvement inverse soit en train de s’enclencher. Voir par exemple la dernière prestation de Petraeus devant le congrès, affirmant que la victoire se profilait, les discours de Bush toujours aussi complètement déconnectés de la réalité, les manigances de Cheney et autres Elliot Abrams pour élargir l’incendie.

  • permalien Skipper :
    14 octobre 2007 @21h34   « »

    La vraie raison de l’action en "libération de l’Irak" se fait tout doucement jour aux Etats-Unis : deux professeurs d’université , John Mearsheimer et Stephen Walt dans leur livre "Le lobby pro-israëlien et la politique étrangère américaine, Ed La Découverte pour la traduction française, mettent en lumière l’influence de ce lobby dans la décision d’attaquer l’Irak. (une des éditions d’Octobre du JOurnal Belge Le Soir). Il apparaît de plus en plus clairement que le but de cette guerre ce n’est pas le Pétrole, ce n’est pas la vengeance du fils Bush, c’est la défense d’Israël. C’est d’ailleurs ce qui manifestement dicte toutes les actions de Bush et de sa clique au Proche et au Moyen -Orient...

  • permalien K. :
    14 octobre 2007 @23h46   « »

    Pour l’historien américain Paul W. Schroeder, s’exprimant sur le site American Conservative, l’argument qui veut que la recherche de « la façon dont les Etats-Unis se sont empêtrés dans les mailles irakiennes soit maintenant obsolète et inutile » et que « la seule question pertinente est maintenant comment s’en sortir » est un argument irrecevable :

    Cette réaction, pour beaucoup un stratagème manifeste pour échapper aux responsabilités, est superficiellement pertinente mais néanmoins inappropriée. Laissez de côté le fait que la vérité historique, l’honnêteté, et l’évaluation franche de soi soient intrinsèquement utiles et vitales pour l’âme des Etats comme des individus. La vérité ultime est que, pour l’essentiel, les Américains n’ont pas appris les leçons de cette guerre, et beaucoup d’individus et groupes puissants font de leur mieux pour les en empêcher. Le public sent vaguement que la guerre a été un échec, mais il ne comprend pas vraiment comment et pourquoi elle a échoué. Les Américains ont fini par s’y opposer et, dans une moindre mesure, en sont venus à penser que c’était une mauvaise idée en soi, seulement parce qu’elle a mal tourné, a duré trop longtemps, a coûté trop de vies et d’argent, qu’elle semble se diriger vers une impasse ou une défaite plutôt qu’une victoire, et aggrave le terrorisme. En d’autres termes, la plupart considèrent aujourd’hui la guerre comme une chose qui a mal tourné, mais pas comme une chose qu’il ne fallait pas mener. Le débat public dans les médias, la littérature, et l’arène politique s’est donc massivement centré sur la question "Qu’est ce qui a mal tourné dans cette guerre?" - non pas "Qu’est-ce qui ne va pas avec cette guerre et avec nous?"

    (..) La distinction est fondamentale, éminemment pratique, et comporte des enseignements que l’Amérique - son gouvernement, ses élites, et une large partie du public- n’a pas encore appris. Elle tient compte du fait que tous les plans actuels pour sortir de l’Iraq ne sont pas vraiment des plans pour véritablement sortir, mais pour rester accroché aux plans d’une manière ou d’une autre afin de réduire au minimum les pertes a venir, récupérer des coûts irrécupérables, et protéger les intérêts particuliers. Cela signifie que tant que nous n’aurons pas fait face à ce que nous n’avons pas jusqu’ici confrontés en tant que nation - ce que représente cette guerre, ce que nous avons fait, et ce qui se dit sur ce que nous sommes-, nous ne serons pas disposés ou en mesure de prendre les mesures concrètes nécessaires pour endiguer l’incendie actuellement en cours, et essayer de l’éteindre autant que possible, et de faire ce qui est nécessaire chez nous et à l’étranger pour prévenir un incendie encore plus grand la prochaine fois.

  • permalien K. :
    15 octobre 2007 @00h20   « »

    La volonté de Paul W. Schroeder d’éduquer les citoyens américains est peine perdue si l’on en croit l’appréciation de l’auteur du site power of narrative (appréciation indépendante de l’article de Paul W. Schroeder) :

    « L’idée que les Etats-Unis fonctionnent ou même pourraient seulement fonctionner d’une manière un tant soit peu significative comme une énorme ville de 300 millions de personnes agissant solidairement, est un non-sens total. Penser, ne serait-ce qu’un instant, que des rencontres télévisées ou une factice "démocratie sensible, civique" pourraient, à ce jour, sérieusement influencer un système complexe et tentaculaire dont le pouvoir est immense, presque inimaginable, est absolument fantastique. Et même si une telle "démocratie civique" était d’une certaine manière opérationnelle dans une sorte d’univers de science fiction, quand l’on considère les véritables tendances et prédilections de beaucoup trop d’américains, si leurs désirs devaient être pleinement exaucés, les résultats pourraient bien effrayer même ceux qui nous donnent l’image sentimentale creuse de la “bonté” intrinsèque des américains. »

  • permalien saintyves :
    15 octobre 2007 @02h03   « »

    Bonsoir

    Israel mene les USA par le bout du nez, les guerres ne sont prètes de finir, tant que l’Iran et la Syrie ne soient pas "soumis", à moins d’une "debacle" des sio-con’s, ou d’une cure de déssionisation de l’administration etanusienne !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    How Neoconservatives Conquered Washington – and Launched a War by Michael Lind April 10, 2003

    The neocon defense intellectuals, as well as being in or around the actual Pentagon, are at the center of a metaphorical "pentagon" of the Israel lobby and the religious right, plus conservative think tanks, foundations and media empires. Think tanks such as the American Enterprise Institute (AEI) provide homes for neocon "in-and-outers" when they are out of government (Perle is a fellow at AEI). The money comes not so much from corporations as from decades-old conservative foundations, such as the Bradley and Olin foundations, which spend down the estates of long-dead tycoons. Neoconservative foreign policy does not reflect business interests in any direct way. The neocons are ideologues, not opportunists.

    The major link between the conservative think tanks and the Israel lobby is the Washington-based and Likud-supporting Jewish Institute for National Security Affairs (Jinsa), which co-opts many non-Jewish defense experts by sending them on trips to Israel. It flew out the retired general Jay Garner, now slated by Bush to be proconsul of occupied Iraq. In October 2000, he cosigned a Jinsa letter that began : "We ... believe that during the current upheavals in Israel, the Israel Defense Forces have exercised remarkable restraint in the face of lethal violence orchestrated by the leadership of [the] Palestinian Authority."

    The Israel lobby itself is divided into Jewish and Christian wings. Wolfowitz and Feith have close ties to the Jewish-American Israel lobby. Wolfowitz, who has relatives in Israel, has served as the Bush administration’s liaison to the American Israel Public Affairs Committee. Feith was given an award by the Zionist Organization of America, citing him as a "pro-Israel activist." While out of power in the Clinton years, Feith collaborated with Perle to coauthor a policy paper for Likud that advised the Israeli government to end the Oslo peace process, reoccupy the territories, and crush Yasser Arafat’s government.

  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
  • permalien K. :
    15 octobre 2007 @14h07   « »

    Je reviens sur le texte de l’historien américain Paul W. Schroeder sur American Conservative, intitulé Open Fire.

    Pour celui-ci il n’y a pas de doute, « si l’administration Bush a opté pour la guerre, c’est parce qu’elle a estimé que c’était intrinsèquement une bonne idée. Nul ne peut sérieusement en douter. »

    Il poursuit (extraits) :

    L’état d’esprit derrière cet incendie était donc vraiment un extraordinaire, héroïque exemple d’un phénomène beaucoup trop commun en politique internationale : l’optimisme utopique. Ce n’est pas un verdict aussi bénin qu’il n’y paraît. L’utopie est extrêmement dangereuse en politique internationale, et ce type particulier d’utopie fait d’imprudence, d’ignorance, d’arrogance, de confiance excessive et d’indifférence à la logique, aux faits et à l’histoire en est sans doute la pire variété.

    Ainsi, après cinq ans d’échec contreproductif, la perspective américaine dominante sur la guerre en Iraq reste marquée par une myopie sans fin. Concentrer l’attention sur les échecs tactiques permet à ceux qui ont décidé et ont promu cette guerre d’échapper à toute responsabilité et permet à ses défenseurs actuels de justifier les politiques qui ont mené à cette situation et de condamner la manière dont ces politiques avaient été exécutés tout en poursuivant la guerre. Elle permet aussi aux Américains de rejeter une partie de la responsabilité de l’échec sur les Irakiens quant aux résultats de politiques alors que ces derniers ne les ont pas créé.

    Deux faits majeurs doivent être reconnus dès le départ : d’abord que l’incendie en Irak (..) aurait pu être évité, ensuite que le gouvernement américain a délibérément décidé de ne pas le faire. Ces affirmations ne sont pas controversées, mais des faits indéniables.

    Ils ignorent le fait que les tactiques et autres raisons contingentes de l’échec ne sont pas accidentelles. Elles ressortent de manière prévisible de la nature de l’entreprise. Les raisons profondes de l’échec, les raisons fondamentales expliquant que la lutte contre la guerre a nourri la guerre, se situent dans les contradictions fatales inhérentes à cette guerre elle-même et la politique qui y a mené, et sont donc stratégiques, structurelles et irrémédiables. À suivre

  • permalien K. :
    15 octobre 2007 @14h14   « »

    Open Fire (suite 1).

    D’abord viennent les contradictions dans les objectifs de la guerre, on l’a déjà noté [dans une partie non traduite]. On ne peut pas plus concevoir de créer un Irak indépendant, autonome, démocratique et constitutionnellement libéral en tant qu’allié satellite de l’Amérique et base de projection de la puissance américaine dans la région, par le biais d’une conquête et d’une occupation américaine que l’on peut imaginer une pluie sèche ou une neige noire.

    Pour ne prendre qu’un exemple des nombreuses contradictions concernées : si par miracle un Iraq véritablement indépendant, démocratique émergeait d’une occupation américaine, il ne resterait pas longtemps tributaire de l’Amérique, mais agirait dans ses propres intérêts, qui sont loin d’être identiques à ceux des États-Unis.

    Cette proposition va de soi, ou devrait l’être, mais elle n’est pas du tout abstraite ou théorique. Les tentatives américaines de parvenir à des résultats en Irak, qui sont intrinsèquement contradictoires et donc impossibles, ont mené directement et indirectement à un grand nombre des gaffes tactiques contingentes qui ont renforcé l’insurrection.

    Tout aussi frappante est l’inadéquation entre les objectifs de la guerre et les moyens et processus historiques censés y conduire. En Irak, la conquête militaire et l’occupation par les armées occidentales étaient censés rapidement produire un état libéral, constitutionnel et démocratique avec une économie de marché libre et une société civile forte et stable. Une partie de l’Occident, y compris les États-Unis, ont maintenant plus ou moins atteint ces objectifs, mais seulement par le biais d’un processus historique qui, ignorant ses racines dans la Grèce et la Rome antiques, a pris environ un millier d’années et a impliqué de nombreux stades de constitutionnalisme médiéval ; L’Etat d’administration policière (ie discipline sociale) ; Le Rechtsstaat constitutionnel ; L’État parlementaire libéral - représentatif, mais pas démocratique ; Et, enfin, la démocratie libérale constitutionnelle.

    L’évolution a impliqué des changements sociaux, économiques, intellectuels, culturels et religieux profonds et déchirants – (..). Elle a été tortueuse, compliquée, et presque incroyable, pleine d’impasses et de mauvais tours, étouffée par la violence, la guerre, l’impérialisme, et les révolutions, marquée par autant de défaites et d’échecs que de victoires et d’avancées, (..). Pourtant, nous nous sommes proposé d’apporter cette transformation en Iraq par le biais d’une courte guerre facile. A quoi pensions-nous ?

    À suivre

  • permalien K. :
    15 octobre 2007 @14h20   « »

    Open Fire (suite 2).

    Cela ne veut pas dire, comme le disent certains, que les Iraquiens, les Arabes, les musulmans en général, ou d’autres occidentaux ne peuvent atteindre le stade du gouvernement libéral constitutionnel démocratique représentatif parce que leur religion, la culture, l’idéologie, les valeurs, et l’histoire les rend inaptes. Je considère ce point de vue comme profondément erroné, si ce n’est un mensonge. Par ailleurs, cela impliquerait que les non Occidentaux ne peuvent rien apprendre de l’expérience occidentale. Elle est pleine d’enseignements, positifs et négatifs, aussi bien pour l’Occident que l’Orient. Je dis seulement que si les Iraquiens et d’autres doivent gagner les bénédictions de la liberté et de la démocratie, ils ne peuvent pas l’obtenir de cette manière.

    Plus encore, ils ne peuvent pas les acquérir de nos mains. Les Américains, en particulier dans l’administration, semblent indifférents à la déconnection qui existe entre les caractéristiques et la personnalité de l’Amérique en tant que pays et peuple, et les idéaux qu’elle poursuit censément en Irak. L’Amérique est occidentale ; Elle est impérialiste dans le sens qu’elle cherche à étendre l’expansion occidentale dans le monde non occidental ; Elle est majoritairement chrétienne, fortement favorables à Israël, individualiste et matérialiste dans l’esprit, la culture et le mode de vie ; Elle est capitaliste, riche et extrêmement puissante. Contrairement à d’autres traits de l’Amérique comme l’égoïsme, le provincialisme, et la méconnaissance généralisée de la langue, la culture et l’histoire des autres peuples, il s’agit de caractéristiques américaines basiques que nous ne changerons pas, et qu’à de nombreux égards nous ne devrions pas changer. Collectivement, cependant, ils disqualifient l’Amérique quant à sa prétention d’être un agent direct des changements fondamentaux que nous essayons de promouvoir en Irak ou le mondes arabe et musulman.

    L’Amérique est une présence étrangère dans ce monde, et du genre très envahissant, avec des bases, des flottes, des capitaux et des entreprises, une culture subversive et envahissante, et maintenant une armée d’occupation. Ce n’est pas seulement la façon dont les Etats-Unis se sont comportés en Iraq qui a fomenté la résistance et l’a transformé en un terrain fertile pour plus de terrorisme islamique. C’est le simple fait qu’étant ce que nous sommes, nous occupons tout l’espace.

    À suivre

  • permalien K. :
    15 octobre 2007 @14h23   « »

    Open Fire (suite 3 et fin).

    Il ne s’agit pas de désigner les États-Unis comme le principal problème dans la région et sa sortie avec armes et bagages comme la réponse. Les principaux problèmes du Moyen-Orient sont incontestablement internes et persisteront – elles s’aggraveront probablement, au moins temporairement, une fois que les États-Unis auront quitté. Je cite seulement les évidences : - que - étant ce que nous sommes- nous ne pouvons pas résoudre ces problèmes ou répondre aux dangers qu’ils font peser sur nos intérêts par nos efforts directs, surtout militaires. Quelle que soit la manière dont ces efforts sont exécutés, ils sont amenés en fin de compte à être contre-productifs.

    (..)

  • permalien K. :
    15 octobre 2007 @19h21   « »

    Mr Gresh, pourriez-vous préciser pourquoi « la première condition à toute sortie de crise en Irak est le départ des troupes américaines. » ? En apparence une sortie des américains dans les circonstances actuelles risquerait d’embraser la région, et certains n’hésitent pas a employer le terme d’holocauste. Merci d’avance.

  • permalien
  • permalien Lou :
    15 octobre 2007 @23h13   « »
    Et Blair ?

    Blair admits he is shocked by discrimination on the West Bank By Donald Macintyre in Hebron Published : 13 October 2007 http://news.independent.co.uk/world...

    Blair admet qu’il est choqué par la discrimination en Cisjordanie Par Donald Macintyre http://www.ism-france.org/news/arti...

  • permalien Orange :
    16 octobre 2007 @13h19   « »
    APPEL de MEDECINS à GAZA (Physicians for Human Rights)

    Le 10 octobre l’association humanitaire Physicians For Human Rights-Israël a lancé une requête urgente à l’armée israélienne et au Ministre de la Défense pour que sept malades de Gaza qui se sont vu refuser l’accès à des soins médicaux hors de Gaza pour des « raisons de sécurité" soient immédiatement autorisés à sortir de Gaza via le passage d’Erez contrôlé par les Israéliens".

    Les sept patients sont : C. a besoin d’un pontage cardiaque, référé à l’hôpital Palestinien de Naplouse en Cisjordanie. T. 53 ans a besoin d’un pontage cardiaque de toute urgence, référé à l’hôpital palestinien de Naplouse. I. 16 ans, malformation cardiaque congénitale, référé pour une opération à cœur ouvert dans un hôpital palestinien de Naplouse. I. 27 ans, sourd, souffre d’une tumeur au cerveau, référé pour une opération à l’hôpital chirurgical palestinien St Joseph à Jérusalem Est. H. 43 ans, Atteint d’hépatite B, et d’un sarcome de l’intestin avec métastase aux poumons, référé à l’hôpital chirurgical palestinien Augusta Victoria à Jérusalem Est pour chimiothérapie. I. 20 ans, rechute d’un cancer déjà traité dans le passé en Israël, référé d’urgence pour poursuivre les soins à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv. L. 22 ans souffre d’un lymphome de Hodgkin avec tumeurs dans la poitrine, référé au centre médical Shiba de Tel Hashomer, en Israël.

    "Malgré les recours auprès du Directeur du Service Israélien de la Sécurité et de ’l’Association Médicale d’Israël, aux membres de la Knessest et aux médias, il n’a été obtenu aucun résultat à ce jour", indique Physicians For Uhman Rights.

    "Depuis juin 2007 le Gouvernement d’Israël a progressivement durci les conditions qui permettent aux malades d’obtenir des permis de quitter Gaza pour bénéficier de soins médicaux en Cisjordanie ou ailleurs. La traversée de Rafah, seule frontière internationale avec Gaza, est fermée depuis le 9/06/07, les patients dépendent maintenant et exclusivement de la politique israélienne en matière de permissions de sortie, que ce soit vers Israël, vers la Cisjordanie ou tout autre pays."

    L’association appelle les Israéliens à se mobiliser en contactant différents services israéliens.

    Pour plus amples détails contacter : Miri Weingarten, miri@phr.org.il Tel : +972 546995199 +972 3 6873718 ext. 115Physicians

    [->http://www.phr.org.il/phr/article.a...

    lundi 15 octobre 2007

  • permalien K. :
    16 octobre 2007 @13h52   « »

    Dans une suite à Open Fire intitulée Fire Fight Paul W. Schroeder lui aussi pense que la crise irakienne ne peut se résoudre que si les américains évacuent l’Irak.

    Les risques concernant un retrait sont les suivants : « plus de nettoyage ethnique une guerre civile tout azimut et la dissolution totale de l’Iraq, libre cours à Al-Qaida et d’autres djihadistes, augmentation de l’influence iranienne, extension des conflits et de la guerre civile dans le reste de la région, plus de terrorisme interne en Europe, instabilité et éventuellement renversement de gouvernements importants, perte de l’accès au pétrole du Moyen-Orient et/ou utilisation de l’arme pétrolière contre l’Occident entraînant un chaos économique, et finalement (le facteur le moins probable et le moins important, mais apparemment les plus redouté par les Américains), plus d’attentats terroristes directs à l’intérieur des Etats-Unis. »

    Et si « cette crainte des conséquences imprévues est naturelle, (même si elle conduit régulièrement à des conclusions erronées et de mauvaises décisions politiques) » l’insistance de l’administration voulant « que la seule solution soit de continuer à se battre jusqu’à ce que l’Amérique prenne le dessus est une forme d’argumentation prévisible et méprisable. » Parce que « chaque menace que Bush cite aujourd’hui comme une raison de maintenir le cap a été produite par cette guerre ou fortement aggravée par elle. Le pyromane se présente toujours comme un pompier. D’autres réactions communes comprennent une sorte de paralysie née d’une indécision quant a savoir ce qui représente le pire des maux, rester ou se retirer, et une politique de l’autruche dans l’espoir que les choses se règleront d’elles-mêmes. »

    Donc « Si les États-Unis ne peuvent éteindre l’incendie qu’ils ont allumé principalement parce que celui-ci est alimenté par leur présence même en Iraq et au Moyen-Orient, alors la poursuite de l’occupation et les solutions intermédiaires entre l’occupation tout azimut et le retrait réel ne sont pas seulement inutiles mais catastrophiques. »

    À Suivre

  • permalien guitl :
    16 octobre 2007 @13h54   « »

    D’après ce que je sais de source certaine, Orange, c’est que les israéliens n’accepteront de laisser passer les malades que si l’otage franco-israélien revient en bonne santé chez lui en Israël. Pas d’otage, pas de soins. (hi hi)

  • permalien K. :
    16 octobre 2007 @14h03   « »

    Fire Fight. Paul W. Schroeder lui aussi pense que la crise irakienne ne peut se résoudre que si les américains évacuent l’Irak (suite et fin).

    Le retrait ne risque t-il pas d’entrainer des risques plus catastrophiques ? Pas forcément dit Paul W. Schroeder :

    « Il y a une réponse, théoriquement possible, dans la situation internationale actuelle. L’idée de base est simple et peu originale : contenir le feu en le laissant brûler à l’intérieur de l’Iraq, et dans le même temps convaincre les autres [acteurs de la région] de la nécessité de limiter sa propagation par leurs propres contre-feux. Leur incitation sera que seul ce genre de coopération, même si elle est limitée et à reculons, permettra aux États-Unis de quitter les lieux, comme la plupart d’entre eux le souhaitent. »

    Encore faut-il que l’Amérique « accepte l’humiliation provisoire et la perte de prestige que cette attitude implique »

    C’est ce que dicte le pragmatisme parce que « les États-Unis n’ont pas vraiment le choix. Ils doivent faire face à la dure réalité qui est qu’ils doivent quitter l’Irak et qu’ils ne peuvent dicter les modalités et les conditions d’un tel retrait. »

  • permalien
    16 octobre 2007 @14h47   « »

    Guitl : "D’après ce que je sais de source certaine, Orange, c’est que les israéliens n’accepteront de laisser passer les malades que si l’otage franco-israélien revient en bonne santé chez lui en Israël. Pas d’otage, pas de soins. (hi hi)"

    Le chantage dans toute son horreur.

    Cette réaction est indigne, cruelle et d’une s...perie sans pareil.

    Sans compter le ricanement méprisant et sadique du bourreau devant sa victime...

  • permalien K. :
    16 octobre 2007 @16h09   « »

    Un changement de cap américain peut-il venir des « jeunes espoirs 2008 » ?

    Certainement pas selon Kelley Beaucar Vlahos (Rien à voir avec l’infâme Michael Vlahos). Pour la simple et bonne raison que la “main invisible”, (encore connue sous le nom d’establishment), est extrêmement vigilante à faire en sorte que « quand il s’agit de façonner l’avenir de la politique étrangère, quelque soit le parti [Démocrate ou Républicain], les faucons et les internationalistes soient dans le coup, et les colombes et les réalistes hors du coup. »

    Ceci va dans le sens des constatations de Philip S. Golub, qui craint que ces gens finissent par poursuivre la même politique impérialiste, montrant par cette attitude qu’ils ont choisi d’ignorer les profondes modifications de la scène géopolitique mondiale, le moindre des facteurs ayant conduit à ces modifications n’étant pas le retentissant échec américain en Irak, expliqué pourtant par cet impérialisme devenu démesurément mégalomaniaque depuis la chute de la puissance soviétique.

    Pourtant comme l’a remarqué le secrétaire d’état Robert Gates après avoir rencontré récemment Poutine : Russia is telling us, we’re back !

  • permalien Sébastien :
    16 octobre 2007 @17h40   « »

    Bonjour,

    Gutil pouvez vous citer votre source, SVP ?

    Le Gouvernement israélien sait trés bien que le caporal Gilad Shalit ne sera libéré que dans le cadre d’un échange de prisonniers, a moins qu’un comando ne le libére, ( peut probable ).

    Les geolliers de Gilad Shalit ne le libéreront pas contre un chantage au soins pour des malades de Gaza.

    Il est plus éfficasse de demander que le croissant rouge palestinien puisse examiner Gilad Shalit, même si cela doit entrainer une réciprocité pour les prisonniers palestiniens. Aprés tout il y a un conflit, et c’est naturel qu’il y ait des prisonniers, ( oui je sais : 1 israélien prisonnier à Gaza + 3 disparus au Liban contre 10000 prisonniers palestiniens ).

    Et puis les ricanements étaient déplacés : des gens soufrent, qu’ils soient palestiniens ou israéliens, des êtres humains soufrent.

    "Tu traiteras l’étranger comme tont frére, car tu as été aussi étranger en Egypte"

  • permalien Pierre :
    16 octobre 2007 @18h39   « »

    Le Soudan va accueillir des réfugiés palestiniens

    Le Soudan va accueillir des centaines de réfugiés palestiniens qui ont été bloqués pendant des mois dans des conditions déplorables à la frontière entre l’Irak, la Syrie et la Jordanie, annonce le ministère des Affaires étrangères.

    "Il s’agit de quelques centaines de personnes. Le président (Omar Hassan al Bachir) a accepté la demande faite à la fois par le Hamas et le Fatah pour qu’ils soient accueillis, et nous allons en informer la Ligue arabe puis faire des préparatifs", a déclaré un haut responsable du ministère qui a requis l’anonymat.

    L’humiliation pour les responsables israéliens.

    Israël va régulariser près de 500 demandeurs d’asile du Darfour

    La question des réfugiés du Darfour avait suscité un débat moral en Israël qui a fait ressurgir dans la mémoire du pays les images de l’arrivée de réfugiés juifs fuyant la tourmente nazie en Europe au cours de la deuxième guerre mondiale.

    Quand on en arrive à ce degré de manipulations de cynisme, l’inhumanité et de bêtise... la prière peut-être...

  • permalien K. :
    16 octobre 2007 @18h49   « »

    Et si, “dans une sorte d’univers de science fiction”, les américains obéissaient à la voix de la raison, et évacuaient l’Irak, tout serait-il réglé au Moyen-Orient alors que l’abcès régional, le conflit israélo-arabe continue à pourrir ?

    Curieusement, dans ses deux articles fleuves cités ici, Paul W. Schroeder n’aborde pas la question, alors qu’il en connait l’importance capitale comme le prouve un autre de ses articles datant de l’année dernière :

    « L’insurmontable, structurel obstacle à la poursuite sérieuse de la réussite au Moyen-Orient après une éventuelle acceptation de l’échec en Irak, l’éléphant dans la chambre que j’ai soigneusement évité de mentionner jusqu’ici, est Israël. Plus précisément, il ne s’agit pas d’Israël lui-même ou de ses actions (sic), mais le fait que les États-Unis ont délibérément renoncé à exercer un contrôle politique sur Israël et les conflits israélo-palestinien et israélo-arabe, conflits qui constituent un aspect critique de l’imbroglio du Moyen-Orient. Alors que les États-Unis pourraient fort bien changer leurs politiques et leurs objectifs en ce qui concerne tous les autres aspects vitaux- l’Irak, l’Iran, le pétrole, la sécurité régionale, voire le terrorisme, je ne vois pas de possibilité que l’une des parties, l’administration, ou l’opinion publique américaine, puissent prendre les mesures nécessaires pour recouvrer ce contrôle essentiel. »

    C’est extrêmement étrange.

    S’il ne s’agit pas “d’Israël lui-même ou de ses actions”, alors de quoi s’agit-il ? Ne s’agit-il pas alors de l’entêtement fanatique des arabes ? Et alors pourquoi reprocher “à l’administration, ou l’opinion publique américaine, de ne pas vouloir prendre les mesures nécessaires pour recouvrer ce contrôle essentiel” sur le conflit ? L’utilisation de la force n’est-elle pas le seul choix laissé par les arabes ?

    C’est encore plus étrange quand l’on a lu les anciens articles de l’auteur, ceux de 2003 à 2005, si fermes quant à la responsabilité d’Israel dans “l’imbroglio” du Moyen-Orient que ça lui avait attiré les foudres des propagandistes des politiques néocons, et que d’aucuns qualifieraient même d’articles simplistes.

  • permalien guitl :
    16 octobre 2007 @18h51   « »

    Pierre, personne n’oblige le gouvernement israélien a donner des papiers aux réfugiés du Darfour ; en quoi est-ce une humiliation ? j’ai vu des reportages à la télé française (sur 3 chaînes) et c’était plutôt l’admiration pour une nation qui donne asile à des ennemis dans misère. Contrairement à d’autres qui ne donnent pas asile à leurs propres frères.

    Gutil pouvez vous citer votre source, SVP ?

    non, ce sont des sources personnelles pas journalistiques. Quand aux "frères", j’espère que vous plaisantez, vous voulez dire qu’eux sont nos frères, mais que nous, nous sommes leurs ennemis ? quelle réciprocité dans l’amour !! vous faites un dhimmi parfait, vous devriez donner des leçons.

    Et ne vous imaginez pas que le croissant rouge fera quoi que ce soit pour autre chose qu’achever les blessés israéliens ; il n’y a rien à attendre d’eux. Ils ont déjà été contacté.

    Les geolliers de Gilad Shalit ne le libéreront pas contre un chantage au soins pour des malades de Gaza. vous avez raison, ils n’en ont rien à taper des malades de Gaza et d’ailleurs. Je suis morte de rire. Quand à la réciprocité pour les prisonniers israéliens....vous devriez lire le dictionnaire, vous verriez la différence entre un otage (l’israélien) et des prisonniers (les palestiniens).

    Mais je crois que c’est trop difficile pour vous, continuez donc à vous usez la langue dans d’incroyables léchouilles.

  • permalien Pierre :
    16 octobre 2007 @19h00   « »

    en quoi est-ce une humiliation ?

    C’est la question que posent toujours ceux qui sont dépourvus d’amour propre. Et pour eux il n’y a jamais de réponse (hi hi).

  • permalien guitl :
    16 octobre 2007 @19h47   « »

    nous n’avons pas la même conception de l’amour propre ; que les palestiniens aient été incapables depuis si longtemps, avec tout le fric qu’ils se ramassent sans faire d’autres efforts que la mendicité, d’avoir un hôpital à gaza, c’est quand même étonnant.

    Peut être pas assez de médecins ? depuis 60 ans, l’éducation est payé l’UNRWA -

    Amour propre ? ils vivent de la charité publique, et vous parlez d’amour propre ?

    Ils passeront si Israël le veut ; parce que la loi du plus fort est toujours la meilleure - s’ils ne sont pas contents, qu’ils se construisent un hosto.

    Pas d’hôpital, pas de médecins, mais c’est quoi, cette organisation ? ah ça, des terroristes, et des armes, ils en ont à la pelle !!

  • permalien
    16 octobre 2007 @19h57   « »

    En nombre de morts, le conflit israélo-arabe n’occupe que le 49e rang,

    D. Pipes et G. Heinsohn

    Une salutaire mise au point, sur base de chiffres difficilement contestables. Aux "belles âmes" qui feront une moue dégoûtée en parlant de "macabre comptabilité de la mort", je rappellerai qu’un sondage de l’institut GlobeSan, réalisé en décembre 2006 auprès d’un échantillon de 28.339 personnes - et sur l’objectivité et la fiabilité duquel il y aurait beaucoup à dire -, faisait apparaître qu’Israël d’abord, l’Iran et les Etats-Unis ensuite, sont considérés dans le monde comme les pays ayant l’influence la plus négative, suivis de près par la Corée du Nord.

    la suite, cliquez sur le lien S.V.P

    http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-13220-116-2-en-nombre-morts-conflit-israelo-arabe-occupe-49e-rang-pipes-g-heinsohn.html

  • permalien saintyves :
    16 octobre 2007 @20h09   « »

    Bonsoir

    lundi 8 octobre 2007 Réaction du Représentant des Turkmènes irakiens en Europe à l’émission "Le Dessous des Cartes" sur la chaîne ARTE ...

    En tant qu’irakien, je peux vous assurer que non seulement les Turkmènes d’Irak mais que l’ensemble du peuple irakien ne se reconnaissent pas dans votre classification qui est erronée et qui ne sert que les intérêts de ceux qui veulent diviser l’Irak, le monde arabe et le monde islamique.

    Les Irakiens par leur résistance héroïque à l’occupation de leur pays par les puissances barbares anglo-américaines prouvent leur détermination à libérer leur pays de l’occupation la plus brutale de leur très longue histoire et à nettoyer leur pays des ‘agents’ et ‘contrebandiers-chefs de guerre’ installés à la tête du pays par les puissances occupantes. Aujourd’hui, le peuple irakien s’oppose aux néo-colonisateurs tout comme il s’est opposé aux colonisateurs britanniques au siècle dernier.

    Hormis les quelques partisans des chefs de guerre kurdes , collaborateurs des forces d’occupation , tous les Irakiens veulent maintenir l’unité de leur pays et ils rejettent les plans machiavéliques de ceux qui veulent les diviser artificiellement et fallacieusement en « Kurdes, Shiites et Sunnis ».

    c.a.d que tous les irakiens (non au pouvoir) sont contre l’occupation

    En tant que chaîne thématique, historique et culturelle ARTE se doit de rester neutre et son rôle est d’informer et non de désinformer, par conséquent, par respect pour vos téléspectateurs il serait grand temps de corriger vos cartes et vos analyses qui ne sont que pure propagande néo-colonialiste.

    Je vous demande de considérer cette lettre comme « droit de réponse » du représentant des Turkmènes irakiens en Europe à vos émissions sur l’Irak dans lesquelles vous avez occulté l’existence des Turkmènes qui représentent l’une des trois ethnies principales du pays.

    Pourquoi toutes les propagandes denoncées ici et là dans les medias, sont toujours en faveur, ou bien des sionistes, ou bien des neocon’s, ou les deux à la fois ?

  • permalien Pierre :
    16 octobre 2007 @20h21   « »

    Il n’y a pas de conceptions de l’amour propre, on en a, ou on en a pas c’est tout.

    Quand les responsables israéliens font une campagne autour de l’accueil de Soudanais qui ont fait le choix de quitter le Soudan en lançant « un débat moral en Israël qui a fait ressurgir dans la mémoire du pays les images de l’arrivée de réfugiés juifs fuyant la tourmente nazie en Europe au cours de la deuxième guerre mondiale », c’est admettre que sans la Shoa, sans les nazis, sans Hitler, Israël n’aurait jamais levé le petit doigt pour ces réfugiés. C’est ça manquer d’amour propre.

    Quand des Palestiniens qui n’ont pas fait le choix de quitter leur pays sont empêchés de rentrer chez eux et qui sont accueillis par un Soudan qui n’a pas fait de « débat moral » , à cause de la politique d’Israël pour qui pour le coup ça ne rien fait ressurgir du tout dans la mémoire du pays. C’est ça manquer d’amour propre.

    La combinaison des deux devrait susciter un sentiment d’humiliation et de honte pour ceux qui en sont responsables, mais ils ont trop peu d’amour propre pour ça.

  • permalien K. :
    16 octobre 2007 @21h19   « »

    - Hillary Clinton, vient de faire sa présentation “la plus importante” à ce jour en matière de politique étrangère. Jim Lobbe résume ironiquement son programme de la manière suivante : Plus d’hégémonie, moins d’impérialisme.

    - Y en a qui cherche des noises à Bush le petit. C’est le cas du New York University’s Center on Law and Security : “Il existe peu de preuves que des Djihadistes soient présents aux States”.

  • permalien guitl :
    16 octobre 2007 @22h29   « »

    Vous ne vous imaginez pas que je vais tomber dans votre combine, Pierrot ?

    Cela fait 60 ans qu’Israël existe comme nation, et c’est MAINTENANT qu’ils leur donnent asile, et cela ne vous étonne pas ? vous vous imaginez que les palestiniens viendront les mains vides, peut être ; mais pas du tout. Consultez les chiffres de l’UNRWA vous constaterez qu’ils viennent accompagné de tout ce que l’UNRWA compte comme donateurs, et ça fait beaucoup de dollars. De plus, les palestiniens viendraient de quel endroit ? du Liban, pays qui ne leur donne que des droits réduits à presque zéro ? 60 ans après, un pays arabo-musulman se propose, mais ils ont eut le temps de mourir de vieillesse, vous savez ?

    Vous êtes un bon donneur de leçons Pierre ; mais comptez le nombre de nations prêts à recevoir ces réfugiés, à leur donner du travail ? non, ce qui vous rend malade, c’est la campagne orchestrée en Israël pour les recevoir, BIEN QUE CE SOIT DES ENNEMIS. Alors que les frères arabes, même les rois du pétrole, non seulement ne bougent pas, mais ces réfugiés ne leur demandent pas asile. On se demande vraiment pourquoi. Peur d’être réduit à l’esclavage, peut être ? qu’on leur enlève leur passeport, que les salaires promis ne soient jamais versés ? ah non, pardon, ça c’est le Liban, et ça ne concerne pas les réfugiés du Darfour.

    Mieux vaut donner des leçons à d’autres ; certaines leçons sont malvenues, hypocrites, fausses, et prouvent une certaine jalousie.

  • permalien Pierre :
    16 octobre 2007 @22h46   « »
    Lieux Vivant dans les camps Vivant hors des camps Total
    Jordanie 283 183 1 497 518 1 780 701
    Liban 210 952 189 630 400 582
    Syrie 112 882 311 768 424 650
    Cisjordanie 181 241 506 301 687 542
    Bande de Gaza 471 555 490 590 961 645
    Total 1 259 813 2 995 307 4 255 120

    Source UNRWA

    C'est bien 500 soudanais qu'Israël va naturaliser en mémoire de la Shoa? je vous l'avais dit Guilt sans amour propre aucun dialogue n'est possible!

  • permalien
    16 octobre 2007 @23h01   « »
  • permalien guitl :
    16 octobre 2007 @23h02   « »

    naturaliser ? non. Seulement leur donner des papiers pour avoir le droit de travailler et ne plus être les victimes des égyptiens.

  • permalien guitl :
    16 octobre 2007 @23h17   « »

    L’arabisme : un nationalisme sans nation ?

    http://www.primo-europe.org/showdocs?rub=7.php

    que pensez-vous de cet article ?

  • permalien Ana :
    16 octobre 2007 @23h38   « »

    Voilà encore Guitl en ribote. Il déclarait, dans la page précédente du blog : « Ana, les Palestiniens, je m’en tape absolument ». J’avais dit ne rien en croire et j’avais bien raison : Guitl ne peut pas écrire deux posts sans les évoquer. S’il n’en trouve vraiment pas la possibilité, les Arabes assurent obligeamment la relève des premiers. Quand ceux-ci ne suffisent pas à la tâche, Guitl élargit aux musulmans le spectre des gens dont il ne peut absolument pas se passer.

    Guitl est en grand besoin de ces autres-là pour se sentir exister : il se cherche à travers eux et trouve, sans en avoir la moindre conscience, à se définir lui-même en croyant parler d’eux.

  • permalien K. :
    16 octobre 2007 @23h50   « »

    Corine Lesnes 15 de ce mois :

    « Qui a dit qu’on ne parlait plus de victoire en Irak ? Si on en croit le Washington Post, un certain nombre de généraux ont recommandé à l’administration Bush de déclarer la victoire sur Al Qaida en Irak. Le groupe est pratiquement démantelé, selon eux. Le président, échaudé, préfèrerait s’abstenir pour l’instant »

    Avec tout mon respect pour la journaliste elle n’y est pas du tout, mais alors pas du tout.

    D’abord parce que pour Bush, confident de Dieu, il n’y a que des mensonges pieux.

    Ensuite parce que si Al Qaeda n’existe plus en Irak alors qui donc est encore en train de combattre les américains ? Des RESISTANTS ? Toute la “narrative” américaine volerait alors en éclat.

  • permalien saintyves :
    17 octobre 2007 @01h40   « »

    Bonsoir

    Ces criminels qui ont la prétention de gouverner le monde

    1) Les idéologues...

    - ...Samuel Huntington : ... Théoricien du « clash des civilisations » : Diviser l’humanité en civilisations distinctes, écraser le monde arabo-musulman, puis la Corée et la Chine, enfin l’Europe ».

    - ... Robert D. Blackwill : ... Membre ... du - Concil on Foreign Relations (CFR) - Trilatéral commission

    - ... William Kristol : « Rédacteur en chef du Weekly Standard, l’hebdomadaire des néoconservateurs. Président du Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC)

    - ... Robert A. Kagan : ... Il interprète l’art de vivre des Européens comme un symptôme de leur décadence et glorifie la violence créatrice de la politique étrangère et économique des USA.

    2) Les mégalomanes...

    - ... Frank J. Gaffney Jr. : « Coordinateur et porte-parole des Faucons.

    - ... Donald Rumsfeld : (ex) « Secrétaire à la Défense, il prédit les attaques du 11 septembre ... Puis il les instrumentalise pour augmenter les budgets militaires et ébaucher une armée spatiale capable de dominer définitivement la Terre.

    3) Les manipulateurs...

    - ... Stephen J. Hadley : « Conseiller adjoint de Sécurité nationale, chargé de saboter la Cour pénale internationale. Il a fourni à l’ONU de faux documents sur l’acquisition de la bombe atomique par l’Irak. »

    - ... Zalmay Khalilzad : « Principal expert du département d’Etat, dans les années 80, en charge de la fabrication et de la manipulation des mouvements islamistes. En Afghanistan, il installe successivement les talibans, puis Hamid Karzaï. Actuel ambassadeur spécial pour l’Irak. »

    4) Les assassins...

    - ... Simon Pete Worden : ... Sa mission : Eliminer politiquement les adversaires du régime Bush dans les Etats alliés, notamment Jacques Chirac. »

    - ... Elliot Abrams : ... Considère que la laïcité en France est une persécution religieuse. Membre du Conseil de sécurité nationale, en charge du sabotage des accords d’Oslo. »

    - ... George J. Tenet : « Directeur de la CIA, il a négligé de lire les rapports annonçant le 11 septembre

    5) Sionistes et racistes déclarés...

    - ... Richard Perle :... Conseiller de Benjamin Nétanyahu, puis de Donald Rumsfeld, directeur du Jerusalem Post ... Milite pour la déportation des Palestiniens en Irak et la punition de la France. »

    - .. Daniel Pipes : ... Organisateur de la « chasse aux sorcières » sur les campus,

    .. Douglas J. Feith : « Lauréat de l’Organisation Sioniste Américaine (ZOA). Sous-secrétaire à la Défense, partisan de l’annexion par Israël de tous les Territoires palestiniens et de la déportation des populations de Gaza et Cisjordanie en Irak. »

  • permalien saintyves :
    17 octobre 2007 @01h46   « »

    Suite ...

    6) Les profiteurs des crimes...

    A titre personnel... (de l’auteur)

    ... George Schultz : ... Il a fait campagne pour le bombardement massif de l’Irak avant de rafler le marché de sa reconstruction . »

    - ... Richard B. Cheney : « Ex-PDG d’Halliburton ... et de KBR (mercenaires).

    ... Lewis S. Libby : « Avocat de la mafia. il anime à ...le groupe ultrasecret de Développement de la politique énergétique nationale (NEPD), avec les dirigeants d’Enron et des grandes compagnies pétrolières. »

    Au titre de l’Etat...

    Condoleezza Rice :

    Brent Scowcroft :

    James Baker III :

    (Attention, certaines informations ont un peu évolué, notamment les postes attribués à ces « sympathiques » personnages, après la réélection de Bush junior - mais ne vous inquiétez pas, ils sont toujours là pour notre plus grand malheur...)

    En prenant conscience de ce que sont ces gens, dans leur vérité, on peut se décourager, certes. Ils sont les serviteurs de toutes les mauvaises causes, sous le label de la « lutte du Bien contre le Mal », slogan sorti tout droit du cerveau d’un philosophe féru de marketing publicitaire puisqu’il inverse la vérité... un dénommé Léo Strauss...

    Les idéologues, mêlés aux religieux et aux politiciens, en passant par les hommes d’affaires, notamment les vendeurs d’armes et les grands groupes financiers, sont les humains les plus dangereux pour toute l’unique race humaine composée de toutes ses familles.

    Dans ces personnages, aujourd’hui représentés jusqu’à la caricature par Bush et son équipe, d’une part, par les sionistes et Sharon, d’autre part, nous nous trouvons face à un condensé de ce qui se fait de pire dans le mélange de l’orgueil, de la cupidité et des mensonges.

    Deux guerres contre l’Irak Une guerre contre l’Afghanistan. L’Amérique du sud sous la botte Le monde en danger par le refus des dirigeants américains de changer le style de vie du peuple hautement meurtrier pour l’écologie

    Plusieurs guerres contre le monde arabe

    Le vol des territoires palestiniens

    L’assassinat de tout un peuple

    La négation de l’existence de ce peuple

    Le racisme et le mensonge

    J’ajouterais une guerre contre le Liban (1300 morts dont un tier d’enfants) La menace d’une guerre contre l’Iran et la Syrie et le Hizb ( AIPAC oblige )

    Cela pour le côté israélien, pour le résultat de l’idéologie sioniste.

    Des deux côtés, le même orgueil, la même rapacité, les mêmes manipulations et mensonges. Il eut été anormal que ces deux pays ne fassent pas une alliance, mais une de ces alliances qui peut mener l’humanité entière à sa fin.

  • permalien saintyves :
    17 octobre 2007 @02h48   « »

    Ma conclusion,

    la maniere qui permet de comprendre la problématique liée aux differentes motivations de l’invasion de l’Irak, et aussi du véritable enjeu du "nouveau moyen orient" annoncé à tambour battant par l’administration Bush, est celle qui consiste à analyser les motivations personnelles qui animent tout ce "petit monde", constitué par :

    1) Les idéologues...

    2) Les mégalomanes...

    3) Les manipulateurs...

    4) Les assassins...

    5) Sionistes et racistes déclarés...

    6) Les profiteurs des crimes...

    7) Les evangelistes

    8) les hommes d’affaires (petrole, Sté de securité privée : Blackwater ..., reconstruction d’infrastructures irakiennes, marché de l’art, les objets volés des musées, le marché des armes, etc ...)

    9) Les politiciens

    On comprendra alors aisément, etant donnée la puissance phenoménale que possede le LOBBY sioniste, qui dispose d’agents dans toutes les autres catégories, et qui n’hesite pas à user de tous les moyens pour elliminer les ennemis recalcitrants, on comprendra que les raisons profondes et non déclarées, de cette vaste opération meurtrière, qui fait des milliers de morts en Irak (plus de 700 000 morts), au Liban (1300 morts dont un tier d’enfants), en Palestine ( plus de 4000 morts depuis 2000), n’est autre que la protection d’Israel, l’ellimination de toutes les menaces potentielles, (celles qu’Israel ne peut pas elliminer facilement par ses propres moyens) et la pérénisation de son statu quo en tant que puissance hegémonique regionale, pour se faire, l’idée consiste à faire adherer l’ensemble des intervenants dans ce projet machiavélique, en presentant à chacune des parties les profits (matériels ou moraux) qui la satisfasse, des offres allechantes sont donc offertes à chacune, allant de l’exploitation des champs petrolifères, des travaux de reconstruction (après les destructions systématiques qu’"on" a sciement arrangées), en passant par les agences de sécurité personnelle (Blackwater and Co...) etc...

  • permalien Sébastien :
    17 octobre 2007 @11h16   « »

    Bonjour,

    Le procéssus de déshumanisation avec tous ces ravages : vous savez Gutil si pour vous être un "Dhimi de service", c’est voir l’humanité chez son énnemi, nous n’avons pas la même vision.

    Il y a des médecins pour qui un malade reste un homme qui a besoin de leur aide. Des palestiniens ont soigné des soldats israéliens et vice versa, ( oui je connais aussi la massacre de Mont Scopus ), des israéliens vont en Cisjordanie pour vacciner les enfants palestiniens ou pour faire des consultations.

    Bien sur les rapports sont parfois difficile, mais ces israéliens ont le mérite de faire tomber les murs, et de montrer qu’il y a des israéliens humain.

    C’est israéliens font beaucoup pour dissuader des palestiniens de devenir kamikazes.

    C’est vrai que le dialogue n’est pas facile, c’est plus facile de rester camper dans le mépris ou la haine.

    Mazel tov gutil, je suis aussi attaché que vous au peuple israélien.

  • permalien guitl :
    17 octobre 2007 @11h21   « »

    Saintyves, vous pouvez écrire "juifs" à la place de "sionistes" ? sionistes, ils ne le sont pas. Et vous pensez juifs, quand vous écrivez Sionistes.

    Savez-vous que le peuple juif représente 22% de la totalité des nobel et vous rien du tout ?

    sur l’âge d’or judéo-arabe, par un grand témoin :

    Avant le Protectorat : pogroms et brimades

    Comme s’exclame Albert Memmi, lui-même Juif tunisien « Allons je vois bien qu’il faut parler plus net : la fameuse vie idyllique des Juifs dans les pays arabes, c’est un mythe ! La vérité, puisqu’on m’oblige à y revenir, est que nous étions une minorité dans un milieu hostile ; comme tels, nous avions toutes les peurs, les angoisses, le sentiment constant de fragilité des trop faibles …la cohabitation avec les Arabes n’était pas seulement malaisée, elle était pleine de menaces, périodiquement mises à exécution…J’ai vécu les alertes du ghetto, les portes et les fenêtres qui se fermaient, mon père arrivait en courant après avoir verrouillé son magasin en hâte parce que des rumeurs sur l’imminence d’un pogrom s’était répandues. Mes parents faisaient des provisions dans l’attente d’un siège, qui ne venait pas nécessairement d’ailleurs, mais cela donnait la mesure de notre angoisse, de notre insécurité permanente. Nous nous sentions alors abandonnés de toute la terre, y compris hélas des autorités du Protectorat » Albert Memmi « Juifs et Arabes » éd. Gallimard, 1974 p.50

    Quant aux brimades, il suffit de rappeler la touchante coutume de la chtèka, ou « coup sur la tête » que n’importe quel Arabe avait le droit de donner sur un passant juif, ou encore celle qui obligeait les Juifs à descendre du trottoir dès lors qu’ils croisaient un Arabe…

    http://www.primo-europe.org/impression.php?numdoc=Do-567538656

    Ana, si vous n’aimez pas parler de ce qui occupe les 3/4 de ce blog, les arabes, nous pouvons parler tricot, cuisine, ou éducation des enfants.

  • permalien Sébastien :
    17 octobre 2007 @11h23   « »

    Je tiens à préciser : je ne suis pas juif, mais ca ne me dérangerais pas de respecter les 7 lois de Noé. Bien que j’ai personellement été confronté à l’antisémitisme, j’essaye de ne pas tomber dans la haine, car j’ai aussi vu l’humanité du coté arabe.

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