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Le Liban « au bord de l’abîme »

lundi 19 novembre 2007, par Alain Gresh

Le pays est « au bord de l’abîme » a déclaré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon à l’issue de sa visite au Liban la semaine dernière. « La guerre civile silencieuse » qui, depuis plusieurs mois, déchire ce pays va-t-elle se transformer en guerre civile chaude ? Le 23 novembre à minuit, le mandat du président Emile Lahoud arrive à échéance, un nouveau président doit être élu avant cette date. Le pays est divisé en deux camps : le premier, qui soutient le gouvernement de Fouad Siniora, comporte une majorité des sunnites (autour de Saad Hariri), une majorité des druzes (autour de Walid Joumblat), une moitié des chrétiens maronites (autour de l’ancien président Amine Gemayel et de Samir Geagea). Ce camp est soutenu par les Etats-Unis et la France. En face, l’immense majorité des chiites (autour du Hezbollah et du président de la Chambre des députés), l’autre moitié des maronites (autour du Courant patriotique libre du général Michel Aoun) et une minorité de dirigeants sunnites et druzes. Il est soutenu par la Syrie et par l’Iran.

Le futur président doit être maronite. Il doit être élu par la Chambre en présence d’un quorum de deux tiers des députés. Mais la majorité actuelle ne dispose pas de deux tiers des députés. L’impasse constitutionnelle est donc totale.

A la demande de la France, le cardinal Nasrallah Sfeir, chef religieux des maronites, a présenté aux deux camps une liste de candidats à la présidentielle. Dans Le Figaro du 16 novembre, Thierry Oberlé, envoyé spécial à Beyrouth, publie un article « Présidentielle libanaise : la liste du cardinal Sfeir », qui donne la parole à Sfeir : « "J’ai souscrit à contrecœur, après de nombreuses hésitations, à la proposition française de dresser une liste de candidats qui pourraient occuper le poste de chef de l’Etat", dit-il. Le principal représentant de l’Eglise romaine a décidé de descendre dans l’arène politique à reculons, gardant en mémoire le souvenir cuisant de l’élection présidentielle de 1988. En cette année de guerre civile, Nasrallah Sfeir avait déjà, sous la pression à l’époque de Washington, dressé une liste de postulants ; mais les noms avaient été finalement biffés. "Je m’étais fait beaucoup d’ennemis en me dévoilant", se remémore-t-il, sans exclure de subir à nouveau la même mésaventure. »

Mais le problème est avant tout politique. La majorité parlementaire actuelle a été acquise lors du scrutin de l’été 2005. A cette époque, le Hezbollah s’était allié à des partis de la majorité actuelle contre Michel Aoun. De plus, et bien plus important, le pays (qui repose sur un équilibre confessionnel délicat) ne peut être gouverné par la moitié de la population contre l’autre ; il faut un consensus. Certains, dans le camp de la majorité (68 députés sur 127) souhaitent passer en force. Mais ce choix aboutirait inévitablement à la création d’un double pouvoir, car le président Lahoud se choisirait un successeur soutenu par l’opposition.

Les asssinats de plusieurs députés et responsables de la majorité, les affrontements entre chiites et sunnites à l’université en janvier, l’armement des milices dans les deux camps font craindre une escalade militaire qui entraînerait le pays dans une nouvelle guerre civile.

Mais la crise a une autre dimension internationale, qui complique toute recherche de solution. Un article du quotidien libanais en langue anglaise The Daily Star intitulé « Rice rejects compromise to solve Lebanese crisis » résumait la position américaine. La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice expliquait : « Je pense que l’on parle beaucoup de compromis en ce moment, il y a beaucoup de discussions. C’est bien, mais n’importe lequel des candidats pour la présidence ou tout président doit être engagé à l’indépendance et à la souveraineté du Liban, accepter les résolutions que le Liban a signé et mettre en œuvre les engagements concernant le tribunal » chargé de juger les assassins du premier ministre libanais Rafic Hariri.

En fait, les Etats-Unis considèrent le Liban comme un simple front de la guerre mondiale contre le terrorisme, un front parmi d’autres : l’Afghanistan, l’Irak et la Somalie. Dans ce contexte, il faut qu’il y ait au Liban un vainqueur (représentant l’axe du Bien) et un vaincu. Cette vision manichéenne encourage, en face, en Syrie comme en Iran, les plus hostiles à tout compromis. Résultat : le Liban risque de faire les frais de cette vision globalisante et réductrice.

Algérie, une scandaleuse arrestation en Espagne Retour à la table des matières

Les autorités espagnoles ont arrêté Mohammed Samraoui, un ancien officier de l’armée algérienne. Cette arrestation fait suite à des poursuites des autorités algériennes qui l’accusent de désertion, de terrorisme et de calomnie de l’armée. Samaraoui dispose pourtant du statut de réfugié politique en Allemagne et son seul crime est d’avoir dénoncé, dans plusieurs livres, les pratiques de la Sécurité militaire algérienne et sa participation à de nombreux crimes. Plusieurs intellectuels, dont Paul Balta, Juan Goytisolo, George Joffé, François Gèze ont publié un texte de soutien à Samraoui le 15 novembre dans le quotidien El Pais, sous le titre « Une persecucion escandalosa ».

Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949) Retour à la table des matières

Une nouvelle édition du livre de Dominique Vidal (avec la collaboration de Sébastien Boussois), aux éditions de l’Atelier, préface par Yehouda Lancry, ancien ambassadeur d’Israël en France. Dominique Vidal actualise son ouvrage qui s’appuie, pour l’essentiel, sur le travail des "nouveaux historiens" israéliens. Un chapitre nouveau est consacré au livre d’Ilan Pappé, Ethnic cleansing in Palestine (Nettoyage ethnique en Palestine), qui sera traduit en français au printemps aux éditions Fayard. Dans une postface, Sébastien Boussois donne la parole à une grande diversité d’historiens israéliens, sous le titre, « De la "nouvelle histoire" au post-sionisme ».

Tribalat fait l’éloge d’Ivan Rioufol Retour à la table des matières

Ivan Rioufol est chroniqueur au Figaro. Il tient un bloc-notes tous les vendredis, bloc-notes qui flatte la partie la plus à droite du lectorat du quotidien. J’ai signalé sur ce blog à quelques reprises ses chroniques particulièrement haineuses, celle sur « le rap islamisé » et celle sur « l’islamo-fascisme ». Rioufol a réuni ses diatribes dans un livre intitulé La Fracture identitaire. Michèle Tribalat, démographe à l’Institut national d’études démographiques, fait son éloge dans Le Figaro du 14 novembre, sous le titre, « L’esprit "bloc-notes" d’Ivan Rioufol ». Elle écrit : « La déroute de l’Insee dans l’évaluation du solde migratoire s’explique aussi par l’oubli des flux migratoires des Français. On est mal à l’aise dès qu’il s’agit de communiquer sur l’immigration étrangère, car on anticipe tous les usages indésirables qui pourraient s’ensuivre, avant de se préoccuper de la vérité. Mais le départ de jeunes Français suscite un malaise voisin. Ce malaise explique aussi pourquoi si peu a été fait pour mesurer les concentrations ethniques en France et pourquoi les études que j’ai moi-même réalisées sur ce sujet ont eu si peu d’écho, alors qu’il s’agit là d’un problème majeur sur lequel l’auteur a raison d’insister en craignant qu’un séparatisme soit à l’œuvre. Il a raison de craindre que nous n’ayons fait le mauvais calcul en abandonnant ceux qui, parmi les musulmans culturels ou de croyance, ont fait le pari de la liberté, pour flatter dans le sens du poil ceux qui demanderont toujours plus. »

38 commentaires sur « Le Liban “au bord de l’abîme” »

  • permalien saintyves :
    19 novembre 2007 @17h03   »
    Le Liban "au bord de l’abîme"

    bonjour

    Le pays est divisé en deux camps : le premier, qui soutient le gouvernement de Fouad Siniora, comporte une majorité des sunnites (autour de Saad Hariri), une majorité des druzes (autour de Walid Joumblat), une moitié des chrétiens maronites (autour de l’ancien président Amine Gemayel et de Samir Geagea). Ce camp est soutenu par les Etats-Unis et la France.

    En face, l’immense majorité des chiites (autour du Hezbollah et du président de la Chambre des députés), l’autre moitié des maronites (autour du Courant patriotique libre du général Michel Aoun) et une minorité de dirigeants sunnites et druzes. Il est soutenu par la Syrie et par l’Iran.

    Monsieur Gresh, quel est à votre avis l’interet israelien dans les enjeux de cette election, si l’on considère que cet etat est, avec la Syrie, y sont les plus concernés, du moins territorialement (avec toutes les retombées securitaires, economique, ressources en eau etc) ? Sans oublier que l’armée israelienne est restée sur une défaite face au Hizb, est qu’elle avait toujours exprimé le souhait d’un deuxième round qui, espère t il lui ferait redorer son blason d’"armée invulnerable".

    merci

  • permalien K. :
    19 novembre 2007 @18h05   « »

    Traduction (1/2) des recommandations de l’International Crisis Group en date du 10/10/2007 :

    Aux partis politiques Libanais et les gouvernements étrangers concernés, dont les Etats-Unis, la France, la Syrie et l’Iran :

    1. Chercher un moyen de sortir de la crise politique libanaise par la négociation, ou en encourageant la négociation d’une entente globale, qui comprendrait les éléments suivants :

    (a) Un choix présidentiel consensuel (c’est-à-dire, un vote des deux tiers au parlement) afin d’éviter les dangers d’un vide présidentiel et les périls de la double gouvernance ;

    (b) adoption d’une déclaration ministérielle qui réunisse l’essentiel des intérêts de toutes les parties :

    i. En acceptant le principe de la résistance, mais seulement comme une phase de transition menant à la mise en œuvre d’une véritable stratégie de défense nationale, et en limitant son utilisation à des fins défensives (c’est-à-dire en cas d’agression étrangère) ;

    ii. En donnant à la diplomatie une chance de résoudre la question de la zone contestée des Fermes de Chebaa par le biais d’un moratoire sur l’action armée dans cette région ;

    iii. En acceptant la Résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU, ainsi que le tribunal international traitant de l’assassinat d’Hariri, et

    iv. En appelant à la normalisation des relations avec la Syrie, à travers l’ouverture d’ambassades, la démarcation des frontières et la résolution de l’affaire des disparus libanais, et

    (c) un accord collectif pour geler les préparations militaires et la désescalade de la guerre des mots, en particulier dans les médias.

    Au prochain Gouvernement libanais :

    2. Renouveler les discussions avec tous les partis politiques sur une stratégie de défense nationale.

    3. Faire des Fermes de Chebaa une priorité, en se concentrant tout d’abord sur une solution impliquant la présence temporaire des Nations Unies.

    4. Commencer à traiter les faiblesses du système politique par l’adoption d’une nouvelle loi électorale plus équitable et la reconduction d’un conseil constitutionnel.

  • permalien K. :
    19 novembre 2007 @18h07   « »

    Traduction (2/2) des recommandations de l’International Crisis Group en date du 10/10/2007 :

    Au Hezbollah :

    5. Prendre en compte les craintes des autres communautés par :

    (a) l’adoption d’une nouvelle charte pour remplacer le document fondateur de 1985, qui demande la création d’un État islamique ;

    (b) de clarifier sa position vis-à-vis de l’Etat et de faire connaître les réformes spécifiques qu’il défend ;

    (c) accepter sans ambiguïté l’ensemble des mesures susmentionnées, notamment en s’engageant à agir uniquement en position défensive et de respecter un moratoire sur les opérations militaires dans les Fermes de Chebaa, et

    (d) lever le siège des bureaux du Premier ministre.

    À la Syrie :

    6. Prendre en compte les préoccupations libanaises en montrant clairement sa volonté de normaliser ses relations par l’échange d’ambassades, la démarcation de la frontière, l’abandon de toute ingérence politique ou militaire directe et en se fondant strictement sur des outils légitimes (c’est-à-dire ses alliés libanais historiques et la dépendance du Liban par rapport à la Syrie concernant le commerce) dans son comportement vis-à-vis de son voisin.

    À Israël :

    7. Accepter de mettre les Fermes de Chebaa sous la garde de l’ONU comme mesure temporaire.

    8. Éviter les intrusions dans l’espace aérien libanais et autres provocations.

  • permalien saintyves :
    19 novembre 2007 @18h36   « »

    Au Liban, Les affinités politiques l’emportent sur l’origine confessionnelle

    L’article qui suit est paru le jeudi 28 décembre 2006 dans le quotidien beyrouthin L’Orient-Le Jours (il es signé Scarlett Haddad). Il montre que, contrairement aux tenants du choc des civilisations, on n’assiste pas au Liban à un affrontement musulman/chrétiens mais à une opposition inter-libanaise entre pro et anti-Israël et USA.

    La cohabitation des deux extrêmes au centre-ville, le début d’un processus d’unité, Au-delà des enjeux politiques, un véritable phénomène social est né dans la rue

    Le spectacle est quasiment inimaginable. Des dizaines de familles chiites qui se pressent devant le gigantesque sapin de Noël et qui se familiarisent avec les personnages de la crèche, répondant avec complaisance aux questions des journalistes sur les us et coutumes chrétiens en cette période de fête.

    De leur côté, les chrétiens font assaut d’amabilités avec les chiites, les sunnites et les druzes à la veille de la fête de l’Adha, en faisant le tour des tentes et en distribuant des vœux, parfois maladroits mais toujours sincères. Les commentaires ont beau être moqueurs, ironiques ou dithyrambiques, selon les sympathies politiques, ce qui est sûr, c’est que quelque chose a changé au pays du Cèdre.

    Une fois de plus, le Liban donne la preuve qu’il reste un pays pionnier. La rue est sans doute une expérience déjà tentée et testée dans tous les coins de la planète, mais jamais elle n’a donné lieu à un véritable phénomène comme au Liban.

    Un nouvel exemple

    Depuis le début du sit-in de l’opposition, deux univers, deux modes de vie se sont découverts et ont fraternisé. Les jeunes du Courant aouniste sont d’ailleurs ébahis de l’ouverture dont font preuve ceux du Hezbollah et du mouvement Amal et surtout de la curiosité affectueuse qu’ils manifestent à l’égard des chrétiens. « Ils veulent tout savoir et ils sont pleins de tact, à la fois timides et concernés », raconte Joëlle. Elle ajoute : « Nous discutons beaucoup et ils nous disent aujourd’hui qu’ils nous prenaient pour des jeunes égoïstes, sans engagement, uniquement soucieux de singer l’Occident. Alors que nous, nous les considérions comme des jeunes bornés, fermés, voulant imposer une vision austère de la vie. » ...

    Et si les tendances les plus extrêmes de la mosaïque sociale libanaise ont réussi à cohabiter depuis des semaines en harmonie, c’est qu’il y a encore beaucoup d’espoir pour le Liban. Lorsque les bonnes volontés existent, le respect, la tolérance et l’unité sont donc au rendez-vous. C’est peut-être cela le miracle libanais.

  • permalien K. :
    19 novembre 2007 @18h49   « »

    La recommandation b) iii (tribunal Hariri) de l’ICG aurait mérité une plus grande place vu que l’opposition affirme qu’elle n’y est pas opposée. L’exceptionnalité de ce tribunal et le risque de son instrumentalisation sont occultés.

  • permalien K. :
    19 novembre 2007 @19h00   « »

    Je lis depuis un moment les analyses de Bilal Saab et c’est vraiment un fin analyste. Je suis donc interloqué quand je lis sous sa plume des commentaires du genre :

    « Dans l’histoire des relations entre les Etats-Unis et le Liban, aucun président américain ne s’est davantage engagé que G.W. Bush dans le soutien de la démocratie libanaise [!?]. Aucun autre président américain n’a autant invité les personnalités libanaises à la Maison Blanche [toujours les memes Mr Saab]. Pour quelle raison ? Parce que dans l’esprit du président Bush il n’y a aucun doute : le Liban peut être un excellent exemple de ce qu’il est possible de faire dans l’ensemble du Moyen-Orient. Comme le président Bush l’a souvent répété, le Liban est au coeur de la stratégie de son gouvernement en ce qui concerne la promotion de la démocratie au Moyen-Orient [!?]. »

    Le reste est heureusement beaucoup moins délirant.

  • permalien Yann :
    19 novembre 2007 @19h17   « »
    Interview de Michel Aoun (Libération - 19/11/07)

    "Michel Aoun : « Je peux faire le pont entre les différentes forces du Liban. »

    Le général chrétien, candidat à la présidence du pays, indique à « Libération » qu’il n’y aura pas de solution pacifique sans l’aval du Hezbollah."

  • permalien K. :
    19 novembre 2007 @20h55   « »

    - Voila ce qui est rigoureusement impossible :

    . Que Saniora cède.

    . Que le Hezbollah cède.

    - Voila ce qui nous est promis :

    . Accord sur le nom d’un président et alors “sursis” sous la forme de la poursuite du climat délétère que nous connaissons en attendant l’intervention du Saint Esprit et la grande inconnue de l’après Bush. Entretemps les israéliens continueront à chercher la faille pour une attaque réussie.

    . Pas d’accord sur le nom d’un président et alors Saniora scrupuleux agent de l’agenda américain dans la région prend tous les pouvoirs en accord avec la constitution avec la conséquence certaine de création d’un second gouvernement (comme celui du Général Aoun au temps ou les Etats-Unis avait donné carte blanche à la Syrie) avec des casse-tetes administratifs inimaginables, les israéliens continuant toujours à chercher la faille pour une attaque réussie.

    Vues les manières encore plus excitées que d’habitude de Kouchner pour essayer de trouver un président consensuel, il n’est pas impossible que les ordres de Washington aillent dans le sens de la première option.

  • permalien
    19 novembre 2007 @22h21   « »

    Entretien de Denis Sieffert avec le responsable international du Hezbollah.

  • permalien Pierre :
    20 novembre 2007 @09h22   « »

    Dans le "souk" de la politique libanaise...

    Qui a peur du French Doctor ?, de Issa GORAIEB

    Censée se tenir à l’abri des interventions étrangères, cette élection est l’affaire du monde entier bien plus que des Libanais, et c’est une plate lapalissade que de le constater. Ainsi, Beyrouth ne désemplit pas d’émissaires ou de médiateurs venus des capitales les plus diverses. D’autres capitales connaissent les mêmes va-et-vient avec Hariri aujourd’hui à Moscou, le Russe Sultanov depuis hier à Damas et le Syrien Moallem à Téhéran où l’a précédé le Français Cousseran. Inévitablement enfin, la question libanaise au menu de toutes les conférences ou rencontres au sommet régionales et internationales.

    Partout, au demeurant, il n’est question que de non-ingérence, de compromis, de respect de la libre volonté des Libanais. En sus de ce genre d’amabilités, le roi Abdallah de Jordanie, débarqué inopinément dimanche à Damas, a même obtenu des Syriens une solennelle et vertueuse condamnation des assassinats qui ont durement ébranlé le Liban. Plus concrètement toutefois, et pour avoir rompu l’isolement arabe de Bachar el-Assad, Abdallah, l’heureux homme, est reparti avec, en poche, le règlement de divers dossiers litigieux, dont la délimitation de la frontière syro-jordanienne et la libération des citoyens jordaniens détenus en Syrie : gestes déniés de longue date au Liban.

    ... bien que la "vision" phantasmatique de leur "ami" leur dénie toute capacité de mettre en place une société civile...
    Colloque : M. Kouchner après sa visite au Liban : "Quel avenir pour les Chrétiens d’Orient"

    « En tout cas, ce que je constate, c’est que l’immense majorité de mes amis - j’en connais beaucoup car il y a 30 ans que je connais le Liban, chiites comme sunnites -, s’entendent à merveille dans la vie quotidienne avec les chrétiens ; Ils sont tout à fait disposés à travailler et à vivre avec eux. Mais ces institutions qui les fragmentent favorisent le clanisme. Je ne parle pas de la religion ou de la communauté, ce sont des familles qui se disputent ou qui règnent sur le pays. Cela est très négatif. Par ailleurs, il n’y a pas de société civile. Il n’y a déjà pas beaucoup de société civile du côté chrétien, il n’y en a pas du côté musulman ou très peu.  »

    ... un peuple arrive à vivre le quotidien et on peut se demander pourquoi les incertitudes sur la "présidence", dérangent tant le reste du monde alors que le peuple libanais s’en arrange ?

  • permalien Sébastien :
    20 novembre 2007 @13h02   « »

    Bonjour

    "À Israël :

    7. Accepter de mettre les Fermes de Chebaa sous la garde de l’ONU comme mesure temporaire.

    8. Éviter les intrusions dans l’espace aérien libanais et autres provocations."

    Rajouter un échange de prisonnier, y compris Ron Arad et Samir Kantar, malgrés toutes les dificultées que cela implique, (seul le hezbolah sait ce qu’est devenu Ron Arad).

    Une trêve et un respect de frontiéres réciproques entre le Liban, (Hezbolah compris), et Israël.

    Un accord négocié sur la question de l’eau, qui pourra inclure la Syrie.

    Des négociations sur le Golan, évacuation contre relations diplomatiques officielle entre la Syrie et Israël.

  • permalien K. :
    20 novembre 2007 @14h02   « »

    - L’élection du président libanais qui devait avoir lieu demain mercredi a été officiellement reportée à Vendredi.

    - AL-AKHBAR (QUOTIDIEN PROCHE DE L’OPPOSITION) Les chrétiens du 14-mars rejettent la liste de candidats proposée par le Patriarche maronite Nasrallah Sfeir.

    - L’Iran aurait refusé de recevoir une nouvelle fois Cousseran après les déclarations de Kouchner au Haaretz.

  • permalien K. :
    20 novembre 2007 @14h28   « »

    « Tout est lié » disait une fois Ana. Une preuve de plus est apportée par ces révélations du Swoop :

    « Lors de la réunion de dialogue stratégique US-Israel du 8 Novembre les officiels Israéliens n’ont pas subi des pressions US pour faciliter les restrictions sécuritaires sur les Palestiniens. Dans d’autres circonstances, il est probable que la conference aurait été différée pour 2008. Les officiels US sont cependant inquiets que cela puisse envoyer un signal de faiblesse diplomatique à l’Iran. Dans des messages privés séparés les gouvernements Jordanien et Saoudien ont dit à Rice qu’il est essentiel que les pays Arabes Sunnites aient quelque chose "à se mettre sous la dent" concernant le Moyen-Orient une fois venu le moment de se montrer solidaire avec les américains sur le nucléaire Iranien. Rice avec le soutien franc de Tony Blair, le représentant du Quartet, est d’accord avec cette vision des choses. un coté benefique de cette approche est qu’elle engage l’Arabie Saoudite– meme si elle ne participait pas à la conférence à un haut niveau – comme un membre actif d’une coalition anti-Iranienne. Cela renforce la position US aussi bien en Iraq qu’au Liban, ainsi que par rapport aux palestiniens. »

  • permalien K. :
    20 novembre 2007 @14h37   « »

    Et xinhuanet, qui cite le Haaretz, nous révèle ce que les arabes modérés vont pouvoir “se mettre sous la dent” :

    « Les négociations entre Israël et l’Autorité nationale palestinienne (ANP) ont fait des progrès dans l’élaboration d’un communiqué conjoint qui sera soumis à l’imminente conférence internationale sur la paix du Moyen-Orient prévue dans la ville américaine d’Annapolis (est), a rapporté mardi le quotidien israélien Ha’aretz sur son site Internet. Les équipes de négociation des deux parties, dirigées respectivement par la ministre israélienne des Affaires étrangères,Tzipi Livni, et l’ancien Premier ministre de l’ANP, Ahmed Qoreï, ont essayé d’éliminer les différends au cours de leur réunion qui s’est achevée tard lundi soir. Un résultat majeur des négociations de lundi réside dans un accord conclu entre les deux parties, selon lequel la déclaration qui sera adoptée au cours du sommet d’Annapolis ne comportera pas d’"affaires clés", mais se concentrera plutôt sur le processus de négociations après le sommet. »

  • permalien Pierre :
    20 novembre 2007 @16h23   « »

    Quand il n’y a pas de vouloir, il n’y a pas de pouvoir.

    Annapolis : Ultime essai de compromis

    Négociateurs israéliens et palestiniens essayaient de trouver un compromis de dernière minute, mardi, sur un document commun pouvant servir de base à la conférence d’Annapolis qui doit avoir lieu les 26 et 27 décembre dans le Maryland. Cette ultime rencontre fait suite à celle du Premier ministre israélien Ehoud Olmert et du président palestinien Mahmoud Abbas, qui s’est soldée par un échec. "Je ne sais pas si nous pourrons mettre la dernière main au document", a avoué le négociateur palestinien Saëb Erekat.

  • permalien Ana :
    20 novembre 2007 @17h37   « »

    « Tout est lié » disait une fois Ana. Merci K., de m’attribuer cette petite phrase, mais je ne l’ai pas écrite. J’avais écrit : « Je touche à tout parce que tout se tient » - l’énoncé est de Claude Roy.

    Et puisque tout se tient en dépit des apparences, voici en lecture deux articles très courts du Courrier international, tous deux pour leur dernier paragraphe, essentiellement :

    - La guerre des affiches est ouverte
    - Retour sur une photo

  • permalien Jeff :
    20 novembre 2007 @17h50   « »

    Salut Ana.

    Apparemment il faut être abonné(e) au Courrier pour lire le premier lien que tu as donné : "La guerre des affiches est ouverte". Je me trompe ?

  • permalien Jeff :
    20 novembre 2007 @17h58   « »

    Au fait, en passant, vous ne trouvez pas que la situation actuelle en Belgique a un air de familiarité avec celle que vit le Liban ?

  • permalien K. :
    20 novembre 2007 @20h48   « »

    ..une moitié des chrétiens maronites (autour de l’ancien président Amine Gemayel et de Samir Geagea)...l’autre moitié des maronites (autour du Courant patriotique libre du général Michel Aoun).

    On remarquera que la première moitié est constituée autour de deux noms (qui sont loin d’avoir la meme vision du Liban) et la seconde d’un seul.

    50% de chrétiens autour d’un nom qui s’est allié avec des “terroristes musulmans”, je ne sais pas si on se rend bien compte de la popularité dont jouit ce nom.

    Je m’excuse de faire dans l’hyperbole, mais 50% dans ces conditions c’est ENORME !.

  • permalien Ana :
    20 novembre 2007 @21h26   « »

    Je m’aperçois que l’article du Courrier international « La guerre des affiches est ouverte » n’est plus accessible et n’étant pas abonnée, je n’y ai pas accès. Je peux résumer l’article, mais nous y perdrons en saveur.

    Tout récemment (hier ?), les murs de Tel-Aviv se sont couverts d’affiches présentant Shimon Peres avec un keffieh ; Peres est partie prenante de la libération de plus de 400 prisonniers palestiniens (sur les 11 000 incarcérés en Israël) ? C’est donc « un président Palestinien », selon la droite en Israël.

    Le lendemain matin (aujourd’hui ?), La Paix Maintenant répondait par la présentation d’une affiche où figurent côte à côte Avigdor Lieberman et Mahmoud Ahmadinejad, présentés comme tous deux comme étant résolument adversaires d’Annapolis alors que « tout le monde » pense qu’Annapolis apportera la paix…

  • permalien Pierre :
    20 novembre 2007 @21h52   « »

    Un exercice de la rhétorique sioniste, visant à ancrer la colonisation dans la tradition historique et religieuses hébraïque et justifiant le recours à des procédés illégaux pour l’implantation de nouvelles colonies :

    Hityachvout

    On s"aperçoit en lisant ce document que la colonisation est la seule raison de la survivance de la doctrine sioniste, et tant qu’elle restera dominate en Israël, toute tentative de "négociation" ne sera que monnaie de singe pour les sionistes.

  • permalien
    20 novembre 2007 @23h28   « »

    Vraiment hallucinant l’article sur l’Hityachvout ! Sur près de 8000 mots, le mot "palestinien" n’apparaît aucune fois.

    Le grand déni de réalité, dans toute sa splendeur, comme toujours chez les sionistes.

    Par contre, le mot "arabe" revient seulement 11 fois avec notamment "main d’oeuvre arabe" (2 fois), "émeutes arabes", "attaques arabes" (2 fois), "hostilité arabe", etc.

  • permalien K. :
    20 novembre 2007 @23h48   « »

    - les fronts de la guerre mondiale contre le terrorisme : La Colombie aussi.

    - Les enjeux stratégiques globaux après la guerre d’Iraq par Alain Joxe :

    « Il faut (..) revenir en arrière sur l’origine de la stratégie US : ..la prise de pouvoir aux Etats-Unis d’un groupe cohérent d’extrême droite capable d’articuler ensemble deux séries autonomes de l’évolution contemporaine :

    1 la modernisation de l’action militaire par l’électronique (globalisation et ubiquité de la menace ciblée avec précision)

    2 la poussée de l’idéologie d’une sorte de militarisme religieux pronant la guerre du Bien contre le Mal sous forme de guerre sans fin contre le terrorisme, une manière de rendre acceptable ce qui n’est qu’une théorie unilatéraliste de l’action offensive au seul profit de la domination américaine sur le monde. Le terrorisme existe sans nul doute sous bien des formes dans le monde contemporain mais chaque forme est spécifique et liée à un conflit.

    (..)

    Les enjeux qui s’ébauchent pour l’avenir viennent de l’option suivante :

    >> ou bien le militarisme électronique et religieux saura continuer avec l’appui de l’opinion américaine et internationale à chercher des points d’applications de la force dans d’autres régions ou dans la même région du monde, car il ne peut s’arrêter sans tomber

    >> ou bien cette idéologie va être remise sous contrôle,

    . soit par l’effet des pressions internationales (Europe, Amérique Latine, Russie, Chine, Japon, Asie du Sud),

    . soit par l’effet des pressions américaines internes, économiques et financières, politiques, sociales et morales (Démocrates, syndicats, autres églises chrétiennes que les fanatiques de l’Armageddon)

    . soit par des échecs plus ou moins graves constatés dans la conduite de la guerre et de l’après-guerre et qui peuvent conditionner l’avenir.

    . soit par les conséquences du type de contraintes que la conquête et l’occupation prolongée de l’Iraq ou de toute partie du monde arabe, représente dans la durée.

    . Soit que s’instaure un nouveau colonialisme qui supposerait un enracinement yankee qui parait incompatible avec l’esprit expéditionnaire et la culture de la répression constante mais volatile de la modernité militaire électronique. »

  • permalien K. :
    21 novembre 2007 @00h37   « »

    A.Joxe :

    « L’équipe Bush a-t-elle perdu la tête ? La question mérite sans doute d’être posée.

    « Mais il faut aussi construire l’hypothèse contraire, à savoir que le gouvernement Bush n’a pas du tout perdu la tête et mène une stratégie cohérente et puissante d’écrasement de toutes les sociétés du Moyen Orient par des opérations dissymétriques essentiellement destructives de l’Etat, Les démolitions principales sont confiées en sous-traitance à des communautés ou à des états locaux alliés, asservis ou craintifs. »

  • permalien Pierre :
    21 novembre 2007 @07h19   « »
    Liban : quatrième report de l’élection présidentielle [ 21/11/07 ]

    Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a confirmé hier le report à vendredi de l’élection d’un nouveau président du Liban par le Parlement. Vendredi est le dernier jour du délai constitutionnel pour la tenue de cette échéance menacée d’échec. Auparavant, un député de la majorité soutenue par l’Occident avait affirmé à l’AFP que la séance parlementaire consacrée à l’élection, prévue pour aujourd’hu, avait été « reportée jusqu’au vendredi ». Le blocage persiste entre majorité et opposition sur le choix du successeur du prosyrien Emile Lahoud. Cette bataille présidentielle est interprétée comme un prolongement du bras de fer entre les Etats-Unis, qui soutiennent la majorité, et la Syrie et l’Iran, qui appuient l’opposition.

  • permalien Pierre :
    21 novembre 2007 @07h25   « »

    L’empire repousse, trébuche, doute, tergiverse, recule (les dates)

    Annapolis : une réunion pour la paix au Proche-Orient.

    La conférence de paix d’Annapolis aura finalement lieu le 27 novembre. George Bush en a définitivement fixé la date.

  • permalien K. :
    21 novembre 2007 @08h26   « »

    Saniora a déclaré que si un nouveau président était élu il démissionnerait (Voir Libnanews.com). Donc il n’y aura pas de nouveau président. Un “gouvernement de transition” fait partie des “solutions” évoquées. Ou le Chaos.

  • permalien Sébastien :
    21 novembre 2007 @14h12   « »

    Bonjour,

    Pierre :"Un exercice de la rhétorique sioniste, visant à ancrer la colonisation dans la tradition historique et religieuses hébraïque et justifiant le recours à des procédés illégaux pour l’implantation de nouvelles colonies :"

    Mais c’est bien vous qui citez la Thora pour expliquer la politique israelienne et le sionisme !

    c’est vous qui citez Dieu sur ce blog !

    Je pense qu’en se basant sur le terrain de la religion, les arabes sont perdant.

    Pour en revenir au Liban, j’avoue mon ignorance sur les tenants et les aboutissants de cette crise.

    Apparament il semble que Narsalah et Siniora veulent eviter un retour de la guerre civile.

  • permalien Pierre :
    21 novembre 2007 @15h14   « »

    @Sébastien

    Contrairement à ce que vous affirmez, je ne suis pas l’auteur du texte sur l’ Hityachvout qui commence par : « En effet, nous pouvons dater le début de cette histoire à l’époque biblique, lorsque Dieu a demandé à Abraham de quitter sa terre natale et d’aller « sur la Terre que je te montrerai », une terre qui a rapidement été identifiée comme étant la Terre d’Israël. ». C’est bien le rédacteur anonyme de ce texte qui à écrit les mots que je cite, j’aurais pu écrire, que l’auteur fait dater, la colonisation, à l’époque biblique , mais je dis qu’il ancrait la colonisation dans la religion. Parce que quand on parle de période biblique on fait référence à la Bible, qui est un livre des religieux juifs.

    Ma position dans cette histoire est parfaitement neutre Sébastien, je ne fais que proposer un texte sioniste, qui fait des galipettes avec la Bible pour démontrer ce qu’il veut bien démontrer.

    Je l’ai mentionné en écho à un texte proposé par Ana qui expliquait que les promesses faites par Israël en matière d’arrêt des colonies étaient sans importance, parce qu’ Israël ne les avait jamais respectées.

    Il est intéressant, par ailleurs, de le rapprocher, du livre LA PALESTINE AU TEMPS DE JÉSUS-CHRIST par Edmond Stapfer,professeur protestant, qui en 1892 (au moment où le sionisme élaborait sa doctrine) essayait à partir de la bible et de Flavius Joseph, de reconstituer la vie en Palestine du temps de Jésus. Le chapitre sur LA POPULATION, est particulièrement intéressant, parce qu’ incroyablement actuel, pour peu qu’on fasse l’effort de le transposer (par exxemple en remplaçant l’insulte de "samaritain" par celle d’antisémite").

    Dans ces 2 textes on s’aperçoit qu’à partir des mêmes documents on obtient des résultats opposés, je ne prends partie ni pour l’un, ni pour l’autre.

  • permalien ahmad :
    21 novembre 2007 @19h58   « »

    Salam

    Un enfant de 8 ans meurt d’un cancer faute d’avoir pu sortir de Gaza

    Il s’appelait Ami Shaher Abdallah El-Yasi il avait huit ans, il avait un cancer et il vivait à Gaza. Ampi Shaher Abdallah est mort le lundi 19 novembre. De son cancer ? Pas vraiment. S’il avait pu sortir à temps de Gaza et atteindre un hôpital, la médecine aurait peut-être pu le sauver. Mais l’armée israélienne en a décidé autrement.

    A quatre reprises, l’enfant et son père, pourtant munis des autorisations nécessaires, ont été empêchés par les IOF de franchir le checkpoint d’Erez, et donc de se rendre à l’hôpital, témoigne le Centre Palestinien des Droits de l’Homme (PCHR).

    Au fil des heures, l’état de l’enfant s’est aggravé. Rien à foutre, ont décidé les Forces Israéliennes d’occupation. Un gosse palestinien ce n’est quand même pas un gosse israélien. Peut crever. Quand l’enfant est arrivé à l’hôpital Naser de Gaza – qui n’a pas l’équipement de pointe nécessaire - Ami Shaher Abdallah avait perdu conscience et malgré les efforts de l’unité de soins intensifs, il est mort. On parle d’une tumeur cérébrale, qui aurait pu être détectée et peut-être opérée en Israël.

    Mais les IOF (Forces d’Occupation Israéliennes) sont comme ça : ils ont des petites frères et des petites sœurs, sans doute même certains ont-ils des enfants, mais quand il ne s’agit pas d’enfants israéliens, à leurs yeux, tout le reste est littérature.

    Nous rappelons au demeurant qu’un jeune Palestinien de 20 ans, Nail Al Kurdi, est mort le week-end dernier dans les mêmes conditions. L’association israélienne de médecins pour les droits de l’Homme, Physicians for Human Rights avait à plusieurs reprises alerté sur son cas. Mais le Shin Bet a refusé qu’il puisse aller subir des traitements anti-cancéreux hors de Gaza, pour des raisons de "sécurité"

    Messieurs, Mesdames, qui que vous soyez, vous tous qui vous dites les amis d’Israël, quand vous soutenez la politique israélienne, vous ne faites que soutenir une politique de barbares. Sans remords ?

    Par Carole Sandrel

    Salam

  • permalien Chahid :
  • permalien K. :
    22 novembre 2007 @10h27   « »

    La coquille vide que représente le “prochain” sommet d’Annapolis, est tellement vide que les efforts se concentrent sur la coquille si on en croit la manière dont seront formulés les cartes d’invitation :

    Beyond a very general outline of the main topics to be addressed at Annapolis and in pre- and post-conference meetings in Washington, the cable is largely silent, and more than half of it is devoted to purely organizational matters, according to officials who received it.

    Only four pages [sur 11] are devoted to the actual meetings that begin on Monday in Washington when President Bush sees Israeli Prime Minister Ehud Olmert and Palestinian President Mahmoud Abbas at the White House and then speaks to all conference participants at a dinner hosted by Secretary of State Condoleezza Rice, the officials said.

    The remaining pages cover such mundane technicalities tailored to each invitee such as how large their delegations may be, how many chairs they will have in the conference room, the process of gaining credentials and motorcade arrangements, they said.

  • permalien Pierre :
    22 novembre 2007 @10h58   « »

    Annapolis et après ?

    Il y a deux ans, dans un grand tapage médiatique, le président américain, George W.Bush, faisait état de sa « vision » de deux Etats (Israël et Palestine) cohabitant en paix, dont il prévoyait la mise en application à « l’horizon 2005 ». Personne ne se soucie plus aujourd’hui de cette myopie burlesque.

    Quand l’échec d’Annapolis sera consommé, Bush continuera comme d’habitude à visiter les écoles primaires (dans le cadre d’une quelconque action caritative de reconversion), Israël continuera à entretenir le flou artistique autour de ses frontières, en faisant de nouvelles cocottes en papier avec la nouvelle feuille de route, Abbas et le Fatah seront définitivement discrédités aux yeux de tous.

    S’ils sont certains que la réunion ne portera aucun fruit, les islamistes ont toutefois préparé le terrain pour s’opposer à toutes « concessions ». « La délégation de négociateurs palestiniens qui participera à la conférence d’Annapolis ne prend pas en compte le consensus national, agit sans mandat du peuple et ne possède aucune légitimité », a affirmé un député du Hamas, Moushir al-Masri, dans un communiqué. Le Hamas, qui favorise la lutte armée contre Israël, rejette un règlement définitif du conflit israélo-palestinien, ce qui reviendrait pour lui à renoncer à la « Palestine historique » d’avant 1948, c’est-à-dire celle du mandat britannique, incluant le territoire israélien.

  • permalien Jean :
    22 novembre 2007 @12h18   « »

    Bonjour Pierre,

    Vous avez souvent des commentaires surprenants, dans leur inconstance de vue, mais avec le dernier vous faites très fort en semblant reprendre à votre compte les inepsies biaisées de l’orient le jour. Etes-vous convaincu que le Hamas soit aussi rigide que le déclare le journaliste de ce canard ? et pensez-vous que son éviction des pourparlers soit de son fait, et de nature à favoriser une voie vers une résolution, aussi minime soit-elle, du conflit ?

    Pour votre premier paragraphe, par contre, je vous donne entièrement raison. Annapolis ne se présente que comme un nouveau set donné à israel pour continuer tranquillement sa sinistre affaire.

    Cordialement

  • permalien Pierre :
    22 novembre 2007 @12h50   « »

    @ Jean,

    je suis effectivement persuadé que si le Hamas s’est senti écarté d’Annapolis, il n’aurait de toute façon pas accepté de s’y rendre, ne serais-ce que parce qu’Annapolis n’est qu’un avatar de la politique intérieure étasunienne.

    Je m’étais demandé un jour ce que les Palestiniens avaient à faire à Annapolis, maintenant, je me demanderais aussi ce que les Israéliens ont à y faire, s’ils n’avaient pas à cœur de disqualifier officiellement le droit au retour des Palestiniens.

    Pour l’instant le Hamas continue à jouer la carte de la légalité car il reste sur le résultat des dernières élections bien que plusieurs enquêtes d’opinion (à prendre avec des pincettes) montrent une baisse du Hamas.

    Si le problème c’est l’Orient le Jour je peux aussi vous le dire comme ça :

    Le vice-président du bureau politique du mouvement de la résistance islamique le Hamas, le Dr. Moussa Abou Marzouk, a affirmé que le Hamas s’attache fortement aux principes palestiniens et insiste qu’il va déployer tous les efforts nécessaires pour surmonter la crise actuelle.

    Il a dit dans sa déclaration de presse : "Les conditions pour que le Hamas soit accepté au niveaux international exigent de lui qu’il renonce à la résistance, mais le Hamas les refuse absolument, ce qui prouve que la résistance consiste la colonne vertébrale de ce mouvement".

    Mais ça ne change rien au fond.

    Quant à l’inconstance de mes vues , ne vous y attachez pas trop, car je viens sur ce blog, sans position particulière uniquement par curiosité, et suis souvent étonné de me voir reproché d’appartenir à un camp ou a un autre, où comme ici à aucun.

    Amicalement.

  • permalien Jad :
    25 novembre 2007 @13h49   « »

    Mr. Gresh se base surement sur les resultats des dernieres elections du Metn, pour affirmer que le camps chretien est divise 50/50 entre le camps du 14 Mars, et celui du CPL (Courant patriotique libre) du General Aoun.

    Si l’on compare les elections de 2005, dans lesquelles le CPL a obtenu 62% des voix au Metn ; a celle des elections partielles de 2007, ou il a obtenu 51%, l’on voit qu’il y a une difference de 11%.

    Plusieurs points sont a mettre au clair :

    - 1- Les elections du Metn, fief historique du clan des Gemayels, ne sont pas representatives de toute la communaute chretienne au Liban. N’oublions pas que le CPL a obtenu en moyenne sur le territoire libanais 71 % des voix de l’electorat chretien !

    - 2- Le deces recent du ministre Pierre Gemayel, et ce qui en suivit d’accusations et de propagandes a l’encontre du Gen. Aoun, explique en partis cette difference de 11%. D’autres facteurs ayant contribues : Le support financier de Mr. Harriri qui se compte en million de dollars, et la campagne de propagande du camps Harriri contre la feuille d’entente entre le CPL, et le Hezbollah.

    - 3- La loi electorale adoptee par le gouvernement Siniora, c.a.d la loi de Ghazi Kenaan (responsable syrien du dossier Libanais a l’epoque de l’occupation), a donnee des resultats fausses sur la representation des chretiens du Liban au parlement, puisque les deputes chretiens du bloc 14 Mars, ont tous ete elus par des voix musulmanes.

    - 4- Enfin comme le dit si bien "K", le clan du 14 Mars, c’est Amine Gemayel (Kataeb), mais aussi Samir Geagea (Forces Libanaises), en ce qui concerne le Metn !

    En prenant en compte, tous les points cites ci-dessus, je considere qu’il y a une majorite absolue ( >66%) de chretiens avec le General Aoun, et une minorite composee du clan du 14 Mars.

    Enfin, je ne peux pas m’empecher de commenter sur le message de "K" :

    50% de chrétiens autour d’un nom qui s’est allié avec des “terroristes musulmans”, je ne sais pas si on se rend bien compte de la popularité dont jouit ce nom.

    Des terroristes musulmans pour toi peut-etre, pour les etats-unis et Co. pour sur, mais pas pour nous en tout cas !

  • permalien gus :
    27 novembre 2007 @12h20   « »

    le général Aoun represente la moitié des chretiens !!!?? Pour infos a l’auteur les chretiens du Liban ont deux leaders, le général Aoun au mont-liban et Sleiman Frangié au nord.

    Lors des législatives de 2005 le général a obtenu sur l’ensembles du territoire 400 000 voix, soit autant que Hariri et autant que le Hezbollah. mais la loi electorale de fabrication syrienne lui a donné 21 sièges (premier groupe parlementaire chretien), 35 au tandem amal-hezbollah et 72 a l’alliance du 14 mars.

    tous les problèmes du Liban aujourd’hui se trouvent dans cette desinformation qui consiste a mettre sur un meme pied d’égalité le vrai representant des chretiens et les minoritaires de la communauté dans le but mettre hors-jeu cette dernière des affaires du pays.

    les chretiens du 14 mars sont tous des opportunistes. de par leurs fautes les chretiens apparaissent diviser, alors qu’ils ne le sont pas. et plus grave, de par leurs fautes c’est l’assassinat politique des chretiens du Liban qui se fait derriere une bienveillance, pour ne pas dire volonté, internationale. quand-est-ce que les medias occidentaux vont dennoncer ce crime ??

    egalement, si l’occident veut preserver l’unique democratie du monde arabe, au lieu de nous dire matin midi et soir qu’il y a une majorité et un gvrt democratiquement elu, qu’il nous donne le droit de faire des legislatives anticipées. n’est-ce pas ce que l’ont fait ds une vraie democratie lorsqu’il y a changement d’alliance ?

  • permalien gus :
    27 novembre 2007 @13h47   «

    La politique ne consiste pas a resoudre les problèmes, mais a faire taire ceux qui les posent. c’est particulièrement vrai au Liban.

    Aujourd’hui le Général Aoun pose un énorme problème a ceux qui se prétendent souverainiste, a savoir Hariri & co. Parce que cet homme réussi ce qu’il entreprend, parce que cet homme est fédérateur, parce que cet homme est intègre.

    A tel point que Saad Hariri et Walid Joumblat préfèrent un president a la solde des assassins de leur pères au général Aoun.

    A tel point que le Patriarche Sfeir, qui est entièrement partie prenante aux cotés de l’alliance du 14 mars, se retrouve a dennoncer chez le pape les pretres Antonin, qui relèvent du Vatican, qui soutiennent le Général.

    Lorsque l’auteur comprendra qu’au Liban il n’existe que des Parains politiques, religieux ou affairistes, il ecrira un tout autre genre d’article pour décrire la réalité libanaise.

    La présidence de la Republique est l’ultime garant de la coexistence libanaise. Si l’equilibre entre les communautés n’est pas rétabli le plus tot possible c’est le Liban tt entier qui est en danger. et l’occident souffrira de la disparition du Liban bien plus qu’il ne doute.

    Lorsque l’auteur mentionne des personnes qui ne sont rien de plus que des criminels, et les fait passer pour des leader, alors qu’en realité ils ne representent meme pas 0.5% des libanais mais servent les interets d’une parite au detriment d’une autre et ceux a des fins personnelles, et pour combler des complexes historiques, l’auteur contribue a vehiculer la propagande. et ceci est un manquement au metier de journaliste.

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