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Femmes, islam et libération

jeudi 22 novembre 2007, par Alain Gresh

J’ai, à plusieurs reprises, abordé la situation des femmes dans le monde arabe. Et aussi le rapport entre lutte de libération et émancipation des femmes, notamment en Palestine. Et quelle est la place de l’islam dans les luttes des femmes aujourd’hui ?

Un dossier de l’hebdomadaire marocain Le Journal hebdomadaire, en date du 10 novembre, intitulé « Islam : la révolution féministe », y revient. Il ne semble pas que les textes aient été mis en ligne. Le dossier est bâti autour du dernier livre d’Asma Lamrabet, Le Coran et les femmes (éditions Tawhid) : un long entretien avec l’auteure, des extraits de l’ouvrage sur la polygamie, la violence contre les femmes, la liberté d’expression, etc.

Je signale, par ailleurs, la publication qui remonte déjà à quelques mois des actes du colloque organisé au mois de septembre 2006 par la Commision Islam & laïcité et intitulé Existe-t-il un féminisme musulman ? (L’Harmattan, Paris, 2007, 11 euros.)

D’autre part, une réunion d’information aura lieu à Paris le samedi 24 novembre de 15H à 17H30, organisée par Resisting Women–Femmes en Résistance autour de la campagne féministe iranienne Un Million de signatures pour le changement des lois discriminantes envers les femmes en Iran. Cette réunion se tient avec le soutien du Cedetim et de l’union syndicale Solidaires.

Une lecture progressiste du message de l’islam n’a évidemment pas cours partout. Ainsi Le Figaro du 22 novembre reproduit cette information : « Une Saoudienne condamnée pour avoir parlé de son viol » (Georges Malbrunot). Le journaliste écrit : « Elle A 19 ans. Elle est mariée et issue de la minorité chiite du royaume. Sa faute ? Avoir rejoint dans une voiture un autre homme que son mari, qui devait lui rendre une vieille photo d’elle. Pour “fréquentations illégales”, un tribunal la condamna en octobre 2006 à 90 coups de fouet. En Arabie, les femmes ne doivent pas s’exposer dans la rue avec un homme étranger au cercle familial. Peu importe que la malheureuse ait été violée par sept gros bras qui l’attaquèrent ce jour-là. Elle commit ensuite une autre « faute » : elle parla de son calvaire aux médias. « Une tentative d’envenimer la situation et d’influencer l’appareil judiciaire », l’accuse un nouveau jugement rendu la semaine dernière par la Cour générale de Qatif, qui aggrave la peine à 200 coups de fouet et six mois de prison. »

Dans le quotidien saoudien en anglais, Arab News du 21 novembre, Lubna Hussain publie un article intitulé « A Slap in the Face of Justice » (une gifle à la justice). Parlant de la victime, elle écrit : « Au lieu d’avoir été saluée pour avoir oser briser les tabous sociaux et affronter les conséquences des traumatismes dont elle a profondément souffert, elle se retrouve à la place des accusés avec ses violeurs, accusée de complicité dans leur crime. Selon la cour, d’abord elle n’aurait pas dû être avec un homme qui n’était pas son "gardien". Les juges ont lu dans une boule de cristal et vu qu’elle "avait l’intention de faire quelque chose de mal" et cela constituait une très bonne raison pour la bande de la violer. C’est toujours la faute de la femme, bien sûr ! » (...)

« Pour ajouter du grotesque à l’insulte, l’avocat de la défense est devenu maintenant l’ennemi public numéro 1 parce qu’il a avancé des preuves qui s’appuient sur la juridicition musulmane et des principes pour montrer combien ridicule et contraire à la foi était le jugement. Plutôt que d’accepter son erreur et de la redresser en appel, la cour a simplement montré que faire appel revient à demander un châtiment plus dur. C’est aussi une incitation aux avocats à ne pas défendre les victimes de crimes de haine, sinon ils risquent de perdre leur droit de pratiquer. »

Le ministère de la justice saoudien a publié le 20 novembre le communiqué suivant qui justifie le verdict (je n’ai pas le temps de le traduire) :

"Addendum to the previous statement and clarification issued by this ministry on what has been called the /Qatif girl/ and in reference to some satellite channels and media reports on the judgment in the case and how the lawyer Abd-al-Rahman Allahim - reportedly prevented from attending the defence ruling session - was treated, the ministry issues this clarification for the public :

The Ministry of Justice welcomes meaningful criticism which serves public interest, away from emotions. The system has guaranteed the right to object for whoever has an objection and requests an appeal without resorting to provocation through media which may not be fair nor grant a justice ; rather media may have adverse effects on the other parties involved in the case.

The case referred to, as explained in the previous statement, is summarized in the following :

First : The case had been tried by three different judges, not one single judge, as some media report.

Second : After deliberations and hearings of all parties and verification of evidence filed by the prosecutor, it was not proved to the court that it should impose death penalty against the defendants ; this is in compliance with the saying of Prophet Mohammed (peace be upon him) / thou bar capital penalty by suspicions / as no capital penalty ordered by God is carried out unless there is a clear-cut evidence, that is the testimony of two upright adults on the occurrence of the crime, or the culprit’s unwavering plea of guilt until the execution of the sentence. Due to the presence of evidence that supports what has been claimed in the lawsuit, that is pleading guilty during interrogation but then denying guilt in court, with other evidences which support guilt, the defendants were sentenced to different periods of imprisonment and whipping, while the woman and her companion were sentenced chastisingly to whipping since some of the charges against them were prov ! en.

Third : After reading out the ruling before the Prosecutor General, and the defendants, including the woman and her companion, all of them contently accepted it, giving the verdict the characteristic of final judgment.

Fourth : Based on the petition presented to the Royal Court by the woman and her lawyer Abd-al-Rahman Allahim, requesting reconsideration of the ruling, the verdict has been forwarded to the Supreme Judiciary Council (the Permanent Body) to scrutinize the judgment.

Fifth : The Supreme Judiciary Council in its Permanent Body issued ruling No 979 / 4 dated 16 / 6 / 1428 H. Including a note of dissatisfaction on the ruling, and returned the case to their eminence the judges who first ruled the case, recommending them to increase the chastisement whipping of the defendants each according to his guilt, including the woman and her companion.

Sixth : Based on the decision of the Supreme Judiciary Council in its Permanent Body, the judicial committee formed to judicially consider the case, held a session. Accordingly, the case was re-studied and the judges decided to augment the chastisement whipping of the defendants, including the wOman ; the deliberations will be returned to the Supreme judiciarycouncil to scrutinize the ruling.

As for the lawyer Abd-al-Rahman Allahim, the judges of the Court have filed that he has insulted the Supreme Judiciary Council, opposed regulations and instructions and showed ignorance of them. Also, he refused at the session held on 7 / 9 / 1428 H. To sign the minutes of the session. regular procedures were taken accordingly, noting that the lawyer was not authorized by the woman until after the ruling which became final with the consent of his client. The judges have filed their notes against the lawyer for his faulty behaviours that contradict the ethics of his profession and violate the provisions of practicing law and its executive code, requesting the Punitive Committee on Violations of Lawyers, to consider what he has committed".

Il sera intéressant de voir comment la presse de large audience (en arabe) réagit à ce verdict en Arabie saoudite.

Désertions dans l’armée américaine

Les désertions dans l’armée américaine ont atteint leur niveau le plus haut depuis l’année fiscale 2001, avec 4698 soldats déclarés déserteurs, selon un article de William H. McMichael dans le Washington Times du 18 novembre, « Desertions highest since 2001 ». Cela représente une augmentation de 42,3% par rapport à l’année précédente. Cette augmentation, selon l’article, serait due à deux causes : le « renvoi » de soldats en Irak (car l’armée ne dispose pas d’assez d’effectifs pour permettre de longues périodes de repos) ; la diminution du « niveau » des recrutements (pour favoriser les engagements, l’armée accepte des gens dont le casier judiciaire est chargé. Sur ce thème du recrutement, on pourra lire un précédent envoi sur ce blog, « L’armée américaine à la recherche de "volontaires" étrangers ».

Liban, initiatives françaises

Selon une dépêche de l’AFP du 22 novembre :

« Le président Nicolas Sarkozy s’est entretenu mercredi au téléphone avec le chef de la majorité parlementaire libanaise antisyrienne Saad Hariri et le candidat à la présidentielle Michel Aoun, a annoncé jeudi le porte-parole de l’Elysée David Martinon. "L’entretien avec M. Aoun a notamment permis d’obtenir l’engagement de celui-ci à respecter la procédure proposée par la France, et en réalité acceptée par l’ensemble de la communauté internationale, pour l’élection d’un président libanais de large rassemblement dans les délais constitutionnels", a déclaré M. Martinon lors de son point de presse hebdomadaire. Ces entretiens ont eu lieu alors que, à vingt-quatre heures du dernier délai fixé, les négociations engagées entre la majorité parlementaire soutenue par l’Occident et l’opposition appuyée par Damas et Téhéran pour s’entendre sur le successeur du président Emile Lahoud paraissent au point mort. »

(...) « Alors que le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner multiplie depuis dimanche les contacts à Beyrouth pour trouver une solution, Nicolas Sarkozy a téléphoné mardi soir à son homologue syrien Bachar Al-Assad. Ce premier contact téléphonique entre les deux dirigeants rompt avec la pratique du prédécesseur de M. Sarkozy, Jacques Chirac, qui avait cessé tout contact avec Damas après l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005. »

60 commentaires sur « Femmes, islam et libération »

  • permalien Bob :
    22 novembre 2007 @18h23   »
    Du pain bénit

    Ce qui est certain, c’est que tous les islamophobes que comptent la France (et il y en a beaucoup) n’ont pas fini d’instrumentaliser cette "actualité", on va l’entendre souvent et pendant des mois... Pourtant l’Arabie est dans l’"axe du bien", elle l’est l’allié stratégique des Etats Unis (et donc du camp "occidental") depuis 1938, ç-à-d la découverte de ses gisements fabuleux en or noir... Elle a été l’ennemi farouche de tous les gouvernements arabes progressistes, Nasser en sait quelque chose !, elle est encore l’ennemi par excellence de l’Iran...Evidemment cela ne correspond pas aux schémas binaires qui ont cours aujourd’hui (n’est-ce pas monsieur Huntington !), les faits sont têtus disait un certain...

  • permalien Pierre :
    22 novembre 2007 @19h04   « »

    Je ne comprends pas très bien ce que signifient le rôle des femmes dans le monde arabe ou la place des femmes dans l’islam.

    Le monde arabe serait-il une planète mystérieuse où les lois de la nature terrestre ne pourraient pas fonctionner ?

    La religion musulmane serait-elle une religion exclusivement masculine pour que la place des femmes s’y pose plus particulièrement que dans les autres religion ?

    Les femmes ne sont-elles pas autant que les hommes des facteurs actifs de l’organisation politico-économique des sociétés ?

    Musulmanes ou pas les femmes n’ont pas accès à la prêtrise (sauf quelques exceptions anglicanes), Arabes ou pas les sociétés d’immigration ont tendance à être matriarcales, les sociétés féodales, patriarcales, les sociétés "démocratiques", parfaitement hypocrites.

    Ce n’est pas le rôle des femmes "ceci" ou la place des femmes "celà"qui comptent, mais bel et bien l’état des sociétés, et la cohérence des actes de chacun.

  • permalien K. :
    22 novembre 2007 @19h06   « »

    - Le site libnanews annonce une nouvelle qui n’a pourtant pas été officialisée jusqu’ici : Flash : 6ème report de l’élection présidentielle au Liban

    - Le Général Aoun vient de terminer une conférence de presse ou il annonce sous forme de propositions les résultats de ses entretiens avec Saad Hariri : Pierre Daccache Président et un premier ministre qui serait choisi par Saad Hariri à condition qu’il ne fasse pas parti du Courant du Futur (parti de Hariri)

  • permalien hanevy :
    22 novembre 2007 @20h08   « »

    J’ai remarqué souvent l’expression à la mode dans les cercles d’intellectuel et autres sociologue, "la femme dans l’islam", je tiens à preciser que l’islam n’a jamais cherché à modifier la culture sociale des musulmans que chaque peuple vis selon sa culture, les islamophobes prennent toujours l’arabie saoudite comme reference, et croient que tout ce qu’ils font est conforme à l’islam, loin de là, le wahabisime qui est la doctrine principal des saoudiens ne reconnait pas les autres axes de l’islam.

    Nous au maghreb on est malikite, les egyptiens hanvistes, et d’autres chaviiste et aussi hanbalites, ils ne sont pas toujours d’accord sur certains percepts, mais ils sont tenu à respecter les autres avis.

    La femme vis surtout selon sa societe sa culture, et non un code unique regis par la religion, essayez par exemple de comparer les femmes en egypt au senegal, au bangladesh en chine en mauritanie au liban en syrie en bosnie en albanie, vous trouverez qu’elles sont differentes, vous me dites la plygamie ? elle n’est pas l’exclusivité de l’islam au contraire, chez le malikites elle est tellement entourée de conditions qu’elle est impossible.

    Le respect de l’autre et surtout la liberé de croyance et assurée et garantie pas le coran.

  • permalien K. :
    22 novembre 2007 @22h26   « »

    Le Camp dit du 14 mars vient de faire un communiqué de presse ou il refuse la proposition de Michel Aoun et dit qu’il se présentera demain à l’assemblée nationale. Le président de cette assemblée, Berri, y sera également. Les membres de l’opposition seront présents dans l’enceinte de l’assemblée mais ne participeraient pas aux élections.

    Il se dit donc que les élections seront à nouveau reportés demain devant l’absence du quorum des deux-tiers nécessaires à la tenue des élections. Mais le Mandat du président Lahoud prend fin demain à minuit. Qu’en sera-t-il par la suite ?

    Après les Nouveaux Philosophes voici la Nouvelle Rhétorique : Kouchner, qui est théoriquement sur place pour essayer de trouver un président “consensuel”, n’a pas trouvé l’idée de Aoun très pertinente parce que “c’est à la majorité parlementaire de choisir le président”. (Mr Daccache, actuellement député, ne fait partie ni de l’opposition ni de la majorité.)

    Il n’est pas inintéressant de souligner que Kouchner s’est exprimé avant le communiqué du Camp dit du 14 mars.

  • permalien K. :
    22 novembre 2007 @22h39   « »

    Yankee Kouchner Go home !

  • permalien Yann :
    22 novembre 2007 @22h57   « »
    Liban, initiatives françaises

    Dans un article du Monde, daté d’aujourd’hui jeudi 22/11/07, A la veille de la fin du mandat de son président, le Liban toujours dans l’impasse, on peut lire :

    « Michel Aoun, dirigeant maronite soutenu par Damas et Téhéran, semblait ouvrir une piste jeudi soir en retirant sa candidature à la présidence et en proposant de désigner un président intérimaire n’appartenant pas à son bloc parlementaire avant vendredi, 23 heures. Le mandat de ce président intérimaire courerait jusqu’aux prochaines législatives prévues en 2009. Par ailleurs, la nomination du futur premier ministre reviendrait au chef de la majorité antisyrienne, Saad Hariri, qui nommerait une personnalité "qui n’appartienne pas au courant du Futur". Cette proposition a toutefois été accueillie avec réserves par le ministre des affaires étrangères français. "Je ne pense pas que ce soit la meilleure façon, comme ça, en créant des limites qui ressemblent à des ultimatums", a estimé M. Kouchner. »

    M. Kouchner, ministre français des affaires étrangères, fait ici preuve d’ingérence... Alors, pourquoi demander (n’est-ce pas M. Sarkozy ?!) à la Syrie (et à l’Iran) de ne pas interférer dans l’élection présidentielle libanaise ? Peut-être en vertu d’une "certaine idée de la France" (à prononcer sur un ton chauvin, à la gaullienne)... Minable !

  • permalien Yann :
    22 novembre 2007 @23h19   « »
    Algérie, une scandaleuse arrestation en Espagne

    Alger veut récupérer un ancien officier des services de sécurité qui a fait défection, Le Monde, 22/11/07

    « (...)

    Incarcéré pendant quelques jours, Mohammed Samraoui a été remis en liberté, avec interdiction de quitter le territoire espagnol. "Tous les deux jours, je dois pointer au tribunal", a-t-il expliqué au Monde par téléphone.

    L’ancien colonel dit ignorer les raisons de son inculpation. "J’attends une audition devant le juge qui ne vient pas. Aucun dossier me concernant n’est arrivé d’Algérie. Je ne comprends ni l’acharnement algérien - j’ai rompu depuis des années avec mon pays natal - ni l’empressement espagnol. Protégé par le statut de réfugié politique, j’ai pu voyager en toute liberté à l’étranger. Jamais les Allemands ne m’ont inquiété", dit-il.

    (...) »

    Une certaine idée de... l’ingérence !

  • permalien K. :
    22 novembre 2007 @23h28   « »

    Je vois que je ne suis pas le seul à penser qu’il y a du néocolonialisme dans l’air, du néocolonialisme à la solde des yankees de surcroit.

    LAHOUD S’ENGAGE A PRENDRE DES MESURES

    Si aucun président n’est élu, Lahoud s’est engagé à prendre des mesures - sans préciser lesquelles - pour garantir l’unité du pays. Il pourrait confier le pouvoir à l’armée plutôt qu’au gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora.

    (..)

    La coalition au pouvoir fait valoir que c’est au gouvernement d’assumer les fonctions présidentielles jusqu’à ce qu’un nouveau chef de l’Etat soit élu, un point de vue partagé par les ministres européens.

    En fait le plan américain, c’est d’amener Saniora à prendre les pleins pouvoirs. Et les gesticulations de Kouchner sur place ne servent qu’à essayer de “légitimer” cette prise de pouvoir : nous avons tout essayé et il ne restait plus que cette option. C’est pareil pour les appels téléphoniques de Sarkozy à Assad. Que les autres européens acceptent d’entrer dans la combine ne laisse rien présager de bon pour l’avenir de la région.

    La seule question qui m’inquiète personnellement c’est de savoir si les américains voient d’un bon oeil le déclenchement d’une guerre civile au Liban, autrement dit s’ils pensent, avec le redoutable sens stratégique dont ils ont fait preuve ces dernières années, que cette guerre pourrait servir leurs “intérets”.

  • permalien saintyves :
    23 novembre 2007 @01h44   « »

    Bonjour

    Monsieur Gresh à ecrit :

    J’ai, à plusieurs reprises, abordé la situation des femmes dans le monde arabe. Et aussi le rapport entre lutte de libération et émancipation des femmes, notamment en Palestine. Et quelle est la place de l’islam dans les luttes des femmes aujourd’hui ?

    Que de sujets, tous aussi delicats et complexes, tres dificiles à aborder les uns que les autres,

    "la femme dans le monde arabe"

    - de quelle femme s’agit il, l’intelectuelle, la paysane, la citadine, l’analphabete, la politicienne, le cadre de société, l’ouvrière ... ?

    - La situation de la femme est elle la meme dans les differents pays arabes ?

    "libération et émancipation des femmes"

    - Dans quelle societé arabe ? dans le Maghreb, dans le Golfe ou encore dans l’Afrique Subsaharienne, (Mali, Niger, Soudan, Mauritanie) ?
    - l’exemple de la tolérance du « meurtre d’honneur » et la "cironcision des petites filles", sont elles des pratiques courantes et généralisée dans ces pays ou propre à quelques societés ?

    "La femme en Palstine"

    - Doit on aprehender cette problématique dans un contexte général, ou dans celui particulier, du "statut de la femme sous occupation", ce qui implique de mettre la lumiére sur l’impact de toutes les consequences qu’impliquent l’occupation militaire.

    "la place de l’islam dans les luttes des femmes"

    - Tout d’abord l’adoption par les sociétés musulmanes des principaux courants religieux musulmans, Sunnisme, chiisme, druze, qui sont encore divisés en sous-tendances à l’interieur de ces memes courants, leur confere des approches diverses des conduites et traitement resevés aux femmes

    - Une autre realité à prendre en considération, ou s’arrete la tradition et ou commence l’influence de l’Islam ?
    - Plusieurs pratiques anterieures à l’avénement de l’Islam lui sont attribuées, elle sont considérées par des orientalistes, ou des sociologues comme s’y aparentant.

    Autre vision de la condition de la femme

    Corriger l’Occident sans lapider les femmes

    Par Michèle Narvaez

    Sens Public, revue de sciences sociales en ligne

    ... Mais il y aussi la banalisation occidentale de la pornographie, le modèle de la starlette en string, le triomphe de la nudité dans la publicité, la femme, parfois la petite fille, servie à domicile dans toutes les positions de la domination et de l’humiliation par les réseaux internet au nom d’une prétendue libération de la morale. Inutile de dire qu’une société qui développe ces pratiques n’est pas plus humaine. ...

    Continuons aussi à compter sur les femmes. Athées, bouddhistes, catholiques, hindouistes, juives, protestantes et, en première ligne, les femmes musulmanes [*] dont les voix s’élèvent, de plus en plus nombreuses, en France et dans les pays arabes ...

  • permalien saintyves :
    23 novembre 2007 @01h54   « »

    Il est 01:52 un autre fantasme à mediter

    LOLA RASTAQUOUERE OU ELOGE DE LA FEMME MAROCAINE

    portrait de l’homme résistant à l’émancipation féminine

    ... nous avons eu l’occasion de dormir sous une multitude de cieux et d’y fréquenter un nombre assez plantureux de femmes.

    Nous connaissions la femme française, ses glouglous de névrose, ses désirs de respectabilité et tout son fatras d’obsessions, l’américaine, à peu près tout aussi névrosée, avec ses fantasmes de barbie et sa vulgarité rose bonbon.

    Sans oublier l’anglaise, voluptueuse à tendance alcoolique, aussi imprédictible que la météorologie de son île.

    Mais comment imaginer ce qui nous attendait ici ?

    La femme marocaine. Et là, à la simple évocation de ses mots, notre main se fixe tétanisée par le déluge d’images et de parfums qui s’abat sur tout notre champ de conscience.

    La femme marocaine, la femme arabe ode à la vie, poème épique, allegretto roucoulant chantant la chair et l’amour.

    Comme on est loin du césarisme de la minceur version parisienne, et de ses exigences anguleuses. Oui, on a pas peur de le dire, la française a la fesse triste, la parisienne se dessèche, corps et âme. On pense même ici à monter une cellule de soutien au remplumage de la française. JOIN NOW ! and get a free bonus t-shirt on www.feedthechicks.com.

  • permalien Pierre :
    23 novembre 2007 @06h28   « »

    NO COMMENT

    Mais l’ambassadeur américain à l’ONU, Zalmay Khalilzad, a déclaré qu’aux yeux de Washington, "dans les démocraties, les présidents peuvent être élus par la majorité", semblant renoncer au principe du compromis.

    "Nous espérons que le président qui sera élu (au Liban) aura le soutien le plus large possible, mais l’élection doit se tenir dans les délais et sans ingérence" étrangère, a-t-il dit à la presse.

    Vendredi, la secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, s’était opposée à des initiatives diplomatiques en cours pour résoudre la crise libanaise, en rejetant les "compromis" avec l’opposition libanaise pro-syrienne.

    Romandie News : Liban : l’ONU demande des élections libres sans ingérence étrangère

    Si, un petit quand même : J’espère pour les responsables US (et pour leurs familles surtout) qu’ils sont hypocrites, cyniques et malhonnêtes, autrement ce serait un trop lourd fardeau à porter.

  • permalien No comment. :
    23 novembre 2007 @11h29   « »

    Lu dans la revue de presse de l’ambassade de France en Arabie saoudite
    Le Dr Souhaïla Zein Al-Abidine, membre de l’ANDH, a fustigé le mariage célébré à la prison de Taëf entre un condamné à mort et la fille d’un autre condamné à mort. Elle a qualifié ce comportement d’injustice grave et de coup assené à chaque femme de ce pays. « Il est étrange que la direction du pénitencier donne son accord et prévoit un isolement entre les deux mariés. Il s’agit d’une spoliation des droits d’une citoyenne. Cette nouvelle mariée, ainsi que ses futurs enfants, ne pourront bénéficier d’aucun droit et d’aucune pension. Il est inacceptable d’autoriser un détenu à assouvir ses instincts et à détruire, en contrepartie, la vie d’une femme. Il s’agit d’une atteinte à la dignité de la femme » (Al-Watan, 02/11).

    Al-Watan consacre un article à la noce célébrée à la prison, en présence de 70 des co-détenus du marié, de la direction et des geôliers. L’épouse, âgée de 15 ans, a indiqué qu’elle était heureuse de ce mariage auquel elle n’a pas été forcée. Elle a exhorté les hommes de bonne volonté à intervenir pour sauver son époux et son père de la mort.

    Deux experts en sciences chariatiques ont considéré que le mariage d’un condamné à mort est légal à partir du moment où la mariée donne son consentement à l’abri des pressions.

  • permalien
    23 novembre 2007 @15h05   « »

    http://www.blogdei.com/index.php/2007/11/16/2828-annapolis-un-plus-grand-pacte-avec-la-mort

    extrait )
    La pension de Mme Arafat : « Je ne vis qu’avec 10 000 dollars par mois, avec une pension de l’Autorité palestinienne », se désole Souha Arafat dans The Sunday Times. ·

    Mahmoud Abbas a inauguré le 10 novembre un mausolée de Yasser Arafat : il a coûté 1,75 millions de dollars… N’y a-t-il pas des besoins plus urgents que celui de vénérer un chef, ayant détourné l’argent de la Communauté internationale à son profit et qui profite à présent à sa femme vivant royalement, hors de Palestine ? ·

    Autre investissement : Le Hamas va construire un complexe médiatique ainsi que des studios de cinéma dans la Bande de Gaza, pour un investissement total de 200 millions de dollars. Le Hamas veut-il faire rêver les enfants palestiniens à autre chose que de jouer les Kamikazes ?...

  • permalien thaflout :
    23 novembre 2007 @16h21   « »

    C’est fou ce que certains occidentaux sont fascinés par la femme arabe et musulmane en général. Certains même lui portent un intérêt particulier et nous en sommes... convaincus de leur sincérité. Rappelez-vous le tapage médiatique à propos de la femme nigérianne que des illuminés voulaient lapider, tous les sujets sur l’excision des jeunes filles (excision présentée comme une pratique courante), tous les sujets sur les mariges forcés qui relèvent de pratiques sociales et non religieuses(en islam le mariage est nul et non avenu s’il n’y a pas consentement des deux époux). Mais curieusement ces âmes charitables et tout à fait sincères n’ont pas vu la souffrance des femmes irakiennes qui ont vu leurs enfants mourir devant leurs yeux de faim et de maladie à cause de l’embargo ordonné par les américains pendant près de 10 ans, il n’ont pas vu les milliers de femmes palestiniennes qui ont vu leurs enfants se faire tirer comme des lapins par des militaires israéliens, des femmes qui élèvent des garçons et des filles sans avenir... Mais celles là si elles sont femmes elles n’ont aucun intérêt dans les perspectives islamophobes. Démocratie ? Oui. Liberté d’expression ? Je dis oui encore. Hypocrisie ? Non merci.

  • permalien K. :
    23 novembre 2007 @19h04   « »

    - Différents scénarios sont possibles au Liban, après le nouveau report de l’élection présidentielle au 30/9/2007. Certains sur place ajoutent qu’un autre l’élection pourrait avoir finalement lieu à New-York, “devant les menaces qui pèsent sur la majorité”.

    - Mouna Naïm, “correspondante du "Monde" à Beyrouth”, interrogée par les lecteurs du Monde, égale à elle-même :

    Q : Pourquoi la majorité refuse-t-elle d’appeler à des élections legislatives anticipées ?

    R : Parce qu’elle estime qu’il n’y a pas de raison de provoquer de telles législatives uniquement parce que l’opposition les réclame. Les dernières législatives ont eu lieu au printemps 2005, le Parlement a une durée de vie de quatre ans, il n’a pas été dissous, il n’y a donc pas de raison d’anticiper les élections.

    « uniquement » Mme Naïm ? C’est formidable !

    Q : Quelles sont selon vous les raisons ayant conduit le général Aoun à s’allier avec le camp syrien alors qu’il y était autrefois opposé ?

    R : Ce sont des calculs de politique intérieure. L’ambition première du général Aoun ayant été dès son retour au Liban, après le retrait des forces syriennes, d’accéder à la présidence de la République. Il savait qu’il n’avait pas que des amis dans le camp de la majorité. Il les a cherchés ailleurs.

    « Il savait qu’il n’avait pas que des amis dans le camp de la majorité » : oui surement Mme Naïm, mais il faut ajouter que c’est essentiellement parce que son programme dès le départ se refusait d’épouser celui du “camp de la majorité”.

  • permalien K. :
    23 novembre 2007 @19h28   « »

    On peut ne pas tenir en odeur de sainteté le Hezbollah et meme croire à la chimère du soutien américain en faveur de la démocratie au M-O, tout en faisant preuve de pragmatisme.

    La preuve nous en est donnée par les auteurs américains de cet article opinion paru dans le Wapo ce jour (1/2) :

    « Les États-Unis, comme le Président Bush l’a dit récemment, "soutiennent fermement la démocratie au Liban." Pourtant, en regardant le Liban à travers le prisme de l’affrontement avec l’Iran, les États-Unis ne parviennent pas à donner à la démocratie libanaise l’aide dont elle a besoin.

    « De l’avis de l’administration, le Liban est un risque potentiel pour les intérêts américains en matière de sécurité surtout en raison des liens de l’Iran avec le groupe libanais chiite Hezbollah. La crainte est que Téhéran puisse manipuler ces liens pour renforcer son influence dans la région, et utiliser le Liban comme un pion dans une confrontation internationale sur ses aspirations nucléaires. Ainsi, les Etats-Unis se sont entièrement rangés derrière Saad Hariri, le fils du Premier ministre libanais assassiné, et maintenant chef de la majorité parlementaire au Liban, et contre l’opposition parlementaire, conduite par le Hezbollah. Elle a également fourni du matériel et d’autres aides à l’armée libanaise et aux forces de sécurité intérieure, poursuivant une politique de longue date qui vise à mettre en place des institutions Etatiques au détriment des milices.

    « L’administration Bush s’accroche à l’idée que la majorité de la population libanaise apprécie cette aide et est unie face à la menace posée par l’Iran et le Hezbollah. Mais le public libanais est profondément divisé. De ce fait, les efforts américains ont largement échoués. Le Hezbollah a marqué des points politiques en présentant la coalition Hariri comme entachée par son association avec les Etats-Unis, et l’assistance militaire américaine a suscité la suspicion. Par exemple, les récents propos du Pentagone au sujet d’un "partenariat stratégique" avec l’armée libanaise — une armée en grand besoin d’équipement et de réformes – a entraîné des rumeurs insistantes voulant que les États-Unis planifiaient une présence à long terme dans le pays.

    « L’implication de l’Iran au Liban est déstabilisatrice, certes. Une confrontation internationale avec Téhéran serait grave, sans aucun doute, et le pouvoir politique du Hezbollah au Liban est préoccupant. Mais l’administration a permis à la focalisation sur l’Iran et le Hezbollah d’aboutir à une politique qui est dangereusement aveugle à d’autres dynamiques en jeu. »

  • permalien K. :
    23 novembre 2007 @19h35   « »

    article opinion paru dans le Wapo ce jour (2/2) :

    « Dans le contexte de l’impasse politique actuelle, l’administration ne peut se permettre de voir la sélection d’un candidat consensuel acceptable pour le Hezbollah comme un plus grand risque que le fait de ne choisir personne. Et, au-delà de cette semaine de crise, l’accent mis sur le Hezbollah et l’Iran a distrait de la montée des groupes radicaux inspirés d’Al-Qaida au Liban — groupes qui représentent une bien plus grande menace stratégique pour les États-Unis et leurs alliés.

    « Ces groupes n’ont pas le soutien populaire que le Hezbollah possède au Liban. Mais cela signifie aussi qu’ils n’ont pas de "lignes rouges" de violence a ne pas franchir. Et, alors que le Hezbollah veut jouer un plus grand rôle politique dans l’État libanais, les groupes extrémistes ne désirent rien d’autre que de voir l’effondrement de l’Etat dans l’anarchie et la guerre civile — véritablement un scénario du pire, tant pour la fragile démocratie au Liban que pour la sécurité régionale.

    « En fait, de nombreux analystes avaient prédit la violence impliquant des groupes radicaux émergents " au nord du Liban, dans la vallée de la Bekaa, et autour des camps de réfugiés palestiniens du sud." Dans la promotion de leurs intérêts propres dans le vide du pouvoir créé par le retrait militaire syrien en 2005, certains des plus proches alliés de l’Amérique dans le gouvernement libanais, en Arabie saoudite et en Jordanie, sont soupçonnés d’avoir soutenu la croissance des groupes extrémistes. De plus, grâce à un flux régulier de militants en provenance d’Irak — les types responsables des plus horribles attentats sur place— un renforcement de ces groupes est prévu à l’avenir. Au moins, aussi longtemps que les Etats-Unis continueront à regarder de l’autre côté, et tant que les efforts des États-Unis pour aider les militaires libanais face à de tels groupes sont considérés avec suspicion.

    « Le président Bush peut, en effet, appuyer l’idée d’une démocratie au Liban. Mais jusqu’à ce que les États-Unis aient une vue plus sérieuse des différentes menaces sur place, la démocratie libanaise n’a pas beaucoup de chance de voir le jour. »

    (L’état d’urgence vient d’etre décrété par le porte-parole de la présidence.)

  • permalien K. :
    23 novembre 2007 @20h19   « »

    Le gouvernement rejette la décision du président Lahoud

    À ma connaissance l’armée ne s’est pas encore exprimée.

  • permalien K. :
    23 novembre 2007 @21h19   « »

    AFP :

    « M. Lahoud a décidé de "confier à l’armée la prérogative de préserver la sécurité sur l’ensemble du territoire et de mettre toutes les forces de sécurité sous l’autorité" de celle-ci, a affirmé son porte-parole Rafic Chalala.

    "Il y a des conditions et des risques sur le terrain qui pourraient mener à un état d’urgence", a-t-il ajouté.

    Contactée par l’AFP, l’armée s’est refusée à tout commentaire. »

    Ce qui dérangerait en fait le gouvernement, c’est que cette mesure l’empeche de mener le “one man show” qu’il espérait débuter dès la vacance présidentielle. Il ne semble pas que cette mesure soit destinée à le mette hors jeu, mais plutot qu’elle implique que toute décision émanant de sa part devrait d’abord recevoir l’aval de l’armée, qui pourrait donc la refuser si elle estimait qu’elle menace la sécurité du pays.

  • permalien K. :
    23 novembre 2007 @21h41   « »

    Tout le monde l’aura compris mais je le précise quand meme : ce n’est donc pas un état d’urgence qui a été décrété.

  • permalien Pierre :
    24 novembre 2007 @10h33   « »

    La Cour suprême du Canada a annoncé le 15 novembre qu’elle refusait d’entendre l’appel de deux soldats de l’armée américaine à qui on avait refusé le statut de réfugié politique au Canada.

    (...) Même si les experts estiment probable que les soldats américains remis à la justice américaine soient condamnés à cinq années de prison, l’offense dont Hinzman et Hughey sont accusés – la désertion – peut les mener devant le peloton d’exécution.

    (...) Cette guerre, il faut le rappeler, a été menée par l’administration Bush sur la base du principe illégal qu’il s’agissait d’une « guerre préventive ». Toutes les justifications officielles qui l’ont accompagnée ont été démasquées comme étant des mensonges. Selon des études menées par des organismes réputés, la guerre, et la destruction de la société irakienne qu’elle a occasionnée, ont causé la mort d’un million d’Irakiens et chassé de leurs demeures des millions d’autres.

    (...) Selon les chiffres du Pentagone lui-même, que l’on peut supposer comme représentant un plancher, la désertion est un phénomène en pleine croissance. L’armée américaine admet que 4700 soldats ont déserté l’an passé seulement, une augmentation de plus de 40 pour cent par rapport à l’année précédente où 3300 soldats avaient déserté et de 80 pour cent par rapport à 2003. Ces chiffres ne comprennent pas les soldats enrôlés dans l’armée de l’air ou dans la marine.

    (...) La position de la Cour suprême souligne le fait que l’attitude du Canada envers le droit international – et cela vaut pour les autres puissances occidentales – est entièrement subordonnée à la défense de ses propres intérêts. Si le droit international entre en conflit avec ces intérêts, il est tout simplement mis au rancart sans aucune forme de procès.

    (...) L’armée canadienne a déclaré que les conventions de Genève ne s’appliquent pas en Afghanistan et que les prisonniers capturés par l’armée canadienne en Afghanistan n’avaient pas à être amenés devant un tribunal pour déterminer s’ils étaient prisonniers de guerre ou non selon les conventions de Genève.

    La Cour suprême du Canada donne le feu vert à la déportation de soldats américains objecteurs de conscience

  • permalien Pierre :
    24 novembre 2007 @10h43   « »

    A la veille de la discussion d’Annapolis, on se rend compte qu’ Israël en multipliant les implantations a rendu financièrement impossible la création d’un état Palestinien autonome et la création d’un état exclusivement juif :

    9 milliards annuels c’est trop : adieu état « juif »

  • permalien Yann :
    24 novembre 2007 @12h12   « »
    Tournant historique : accord improbable à Annapolis ou échec d’une solution avec deux Etats et d’un Etat juif et démocratique)

    Annapolis : The Cost of Failure (Henry Siegma, The New York Review of Books, 21/11/07)

    « More important, should Annapolis fail, prospects for resuming a viable peace process at some future date will be made increasingly unlikely by the changing demographic balance in Palestine. A clear Arab majority in historic Palestine, a situation that is imminent, will persuade Palestinians and their leaders that the quest for a two-state solution is a fool’s pursuit. They may conclude that rather than settling for even less than 22 percent of Palestine—i.e., less than half the territory that the international community confirmed in the 1947 Partition Resolution of the UN is the legitimate patrimony of Palestine’s Arab population—it would be better to renounce separate Palestinian statehood and instead demand equal rights in a state of Israel that includes all of Palestine. Why settle for crumbs now if as a result of their decisive majority they will soon become the dominant political and cultural force in all of Palestine ?

    If the international community has been largely indifferent to—or impotent to do anything about—what some have tried to portray as a quarrel between Israel and Palestinians over where to draw the border between the two, it is far less likely to remain indifferent to an Israel intent on permanently denying its majority Arab population the rights and privileges it accords to its minority of Jewish citizens. It would be an apartheid regime that, one hopes, a majority of Israelis would themselves not abide.

    Annapolis may well be a historic watershed—the last opportunity to salvage not only a two-state solution but a Jewish state that remains a democracy.

     »

  • permalien guitl :
    24 novembre 2007 @14h02   « »

    franchement, Pierre,

    La Cour suprême du Canada donne le feu vert à la déportation de soldats américains objecteurs de conscience

    c’est se moquer du monde, non ? l’armée n’est pas obligatoires aux USA, ils se sont engagés, et s’imaginaient quoi ? qu’ils seraient payés pour faire les zouaves sur un terrain, au son d’une musique militaire ?

    Quand au mot déportation, il a une connotation....dites moi, au bout, c’est Auschwitz-Birkenau ? on les gaze, et leurs cheveux serviront dans les sous-marins américains ?

    Ils ont pris un engagement, de servir l’Amérique, qu’ils le tiennent, la paie est confortable, dans le fond.

  • permalien Kassad :
    24 novembre 2007 @14h47   « »
    @ guitl

    Ouais c’est vrai quoi ! Et le caporal chalit de quoi y s’plaint celui-là, il avait qu’a être objecteur de conscience cet imbécile !

  • permalien Pierre :
    24 novembre 2007 @14h55   « »

    Guitl,

    - La plupart des soldats ne s’est pas engagée dans l’armée pour rechercher des armes de destruction massive en Irak à la suite de l’attentat des Twins Tower, mais pour pouvoir bénéficier des bourses d’étude offertes à ceux qui servent dans la garde nationale des États-Unis :

    Au départ, je me suis engagé en 1993 dans la Garde Nationale. Beaucoup de membres de ma famille en avaient fait partie et je savais que c’était la seule manière dont je pouvais payer mes études à l’université. La loi sur les GI réservistes, (reserve GI Bill) [2] ainsi que l’exonération de frais de scolarité pour les établissements d’état qui est proposé aux Gardes Nationaux dans le New Jersey, tout ça était tentant. A l’époque où je me suis engagé, j’étais loin d’imaginer - et je pense que c’était le cas de tout le monde - que nous nous retrouverions impliqués dans une occupation où près de la moitié des troupes déployées seraient des réservistes et des Gardes Nationaux (La rotation sera de 43% pour la troisième opération " Iraqi Freedom "). (Irak : un soldat témoigne, par Derek Seidman - Left Hook)

    - Une autre partie s’est engagée pour pouvoir acquérir la citoyenneté américaine :

    Les USA expulsent les parents de soldats tués en Irak (Titre en anglais : "U.S. Deports Parents of Dead Soldiers")

    - Contrairement au mot Shoa, la déportation, n’est pas spécifique à un évènement particulier, mais constitue une peine juridique, prononcée ici par le Cour Suprême du Canada.

    - Quand on sait que G. W. Bush était planqué dans une unité texane de la garde nationale pendant la guerre du Vietnam et pour répondre à votre question : "c’est se moquer du monde, non ?", je vous répond oui.

  • permalien Pierre :
    24 novembre 2007 @15h32   « »

    Que dirait-on si les universitaires allaient dans les casernes pour recruter des étudiants ?

    Contre le recrutement militaire dans nos écoles !


    Le recrutement militaire dans les écoles est une méthode vieille comme le monde pour trouver des jeunes recrues pour l’armée. Après la fin de la conscription militaire obligatoire, l’armée américaine à commencé à faire ses campagnes de recrutement dans les écoles secondaires, les collèges, les centres commerciaux, bref, tous les endroits fréquentés par les jeunes entre 16 et 25 ans.

    L’armée canadienne utilise aussi cette méthode. Lorsque vous étiez au secondaire ou au Cégep, vous vous souvenez sûrement de ces militaires qui offraient des stickers, des crayons et des vidéocasettes pour vous inciter à « travailler à temps partiel pour les forces canadiennes ». Les gens ne sont pas dupe aussi facilement. Ils le voient qu’ils vont être utilisés pour des manoeuvres impérialistes avec lesquels ils ne sont pas d’accord. L’opposition à la guerre canadienne en Afghanistan est très forte, elle l’est aussi chez les jeunes. Le problème est que les étudiants au secondaire ne sont pas organisés et n’ont pas de matériel pour répondre aux recruteurs. Pour le Cégep, c’est une autre affaire.

  • permalien K. :
    24 novembre 2007 @15h33   « »

    Une interview de Gilbert Achcar par IPS publiée le 23/11/07 (1/2) :

    IPS : Quelle est l’ampleur de l’échec de la politique étrangère de l’administration George W. Bush ?

    Gilbert Achcar : C’est un désastre. C’est un véritable chaos pour la politique étrangère des Etats-Unis. En dehors de l’Iraq - - où ils sont également confrontés à une contradiction entre leurs partenaires turcs et kurdes, qui pourrait beaucoup leur coûter politiquement — il est désormais clair que l’opération en Afghanistan est un désastre et les Talibans sont de retour et sont très forts. Vous prenez le Pakistan, la situation est déstabilisante. Washington craint [le Président Pervez] Musharraf et leurs craintes sont aggravés par le fait que le Pakistan est une puissance nucléaire. J’ai espoir que certains compromis soient trouvés au Liban, mais cela pourrait très mal tourner là aussi. Et il y a les efforts de l’administration Bush en vue de faire quelque chose concernant le conflit israélo-palestinien afin qu’elle puisse revendiquer des résultats. Mais il n’existe pas de véritables conditions pour un compromis ou des concessions de la part des Israéliens.

    Lorsque cette administration quittera la scène, le capital politique et stratégique acquis par les États-Unis après l’effondrement de l’Union soviétique aura été entièrement perdu et elle laissera derrière elle une très mauvaise réputation impériale.

    IPS : Y a-t-il aussi un aspect de la politique étrangère des Etats-Unis en relation avec le fondamentalisme islamique tout au long de ces 20 dernières années que cette administration a minimisé ?

    GA : On voit tout le temps l’Iran comme une sorte de ’Mal’ pour reprendre le terme de Bush. . . Toutefois, le fait est que l’État le plus fondamentaliste au monde, le Royaume d’Arabie Saoudite, est le plus proche allié des Etats-Unis. Cet état est beaucoup plus réactionnaire en matière de religion, des droits des femmes, et de politique. Ceci est une pure hypocrisie. Il ne faut pas oublier que depuis les années 1950, les États-Unis ont nourri le fondamentalisme islamique et l’ont utilisé contre l’Union soviétique. Après la défaite du nationalisme et l’effondrement de l’Union soviétique, la protestation populaire contre les régimes despotiques corrompus soutenus par les Etats-Unis est le fait du fondamentalisme islamique.

  • permalien K. :
    24 novembre 2007 @15h38   « »

    Une interview de Gilbert Achcar par IPS publiée le 23/11/07 (2/2) :

    C’est comme un conte de Frankenstein — ils ont produit un monstre, l’ont utilisé pendant un certain temps, et maintenant, il s’est retourné contre eux. Mais pas entièrement — ils ont encore beaucoup de fondamentalistes de leur côté. Même à l’intérieur d’une même faction. Prenez les Frères Musulmans — Le Hamas est une aile contre les États-Unis, mais l’aile jordanienne soutient la monarchie appuyée par les États-Unis, et l’aile syrienne fait partie d’une coalition d’opposition soutenue par les États-Unis

    La réalité est beaucoup plus compliquée qu’elle n’est reflétée par les médias quels qu’ils soient.

    IPS : Que pensez-vous que sera le futur ?

    GA : Pour être franc, j’ai été pessimiste concernant ce domaine depuis plus d’un quart de siècle. Malheureusement, la réalité a toujours été pire que mon pessimisme. Dans mon coeur, je vais essayer de rester optimiste et d’espérer parce que les souffrances des populations concernées sont absolument terribles. Nous parlons de la région du monde ayant le plus fort taux de chômage, des conditions économiques désastreuses, et d’énormes inégalités, faisant face à une perspective d’explosion. Pourtant, il existe un potentiel pour un mouvement social positif, la question est de savoir si une force politique capable de mettre à profit ce potentiel apparaîtra.

  • permalien Ana :
    24 novembre 2007 @16h17   « »

    "Quand au mot déportation, il a une connotation....dites moi, au bout, c’est Auschwitz-Birkenau ? on les gaze, et leurs cheveux serviront dans les sous-marins américains ?" - Guitl

    Le mot déportation a la connotation que Guitl lui donne : c’est un copyright sémantique réservé à Auschwitz-Birkenau - avec le gaz et les cheveux. Avant ça, on ne le connaissait pas, après ça, on ne l’utilisera plus, parce qu’on ne le reconnaîtra plus. Son sens s’est figé à tout jamais dans le discours éclairé de Guilt. C’est une chance inespérée pour tous les déportés d’aujourd’hui et de demain.

    Déportation (Dic. Atilf) :

    A. Peine afflictive et infamante qui consiste à être transporté hors du territoire national dans un lieu déterminé par l’État.

    B. P. ext. Internement politique dans un camp de concentration situé loin de la résidence de la victime.

  • permalien Y. :
    24 novembre 2007 @17h38   « »

    Mais depuis la Shoah, tout le monde le sait, "plus jamais ça".
    Les rafles, les déportations, les camps de concentration, les génocides n’ont plus jamais reparu sur Terre, n’est-ce pas ?

  • permalien Y. :
    24 novembre 2007 @17h50   « »

    Faut arrêter de se regarder le nombril, Guitl, et ouvrir les yeux autour de soi pour se rendre compte que des souffrances et des injustices, aujourd’hui, il n’en manque pas...

  • permalien guitl :
    24 novembre 2007 @19h09   « »

    Je sais, Ana, que l’anti-américanisme primaire est votre tasse de thé favorite,mais quand vous écrivez

    A. Peine afflictive et infamante qui consiste à être transporté hors du territoire national dans un lieu déterminé par l’État.

    B. P. ext. Internement politique dans un camp de concentration situé loin de la résidence de la victime.

    au sujet de la déportation, et que sur le lien de Pierre on lit qu’ils seront remis à la justice de leur pays, chez moi, en France, on appelle cela

    une expulsion

    Cessez de vous gausser, ce n’est pas ça qui vous rendra plus intelligente.

    Le Canada participe à la guerre d’Irak ; or, que font vos deux héros ? ils se réfugient, après avoir déserté, au Canada ; est-ce à dire que les soldats canadiens peuvent aller se faire sauter la caisse en Irak pour soutenir Bush,mais que l’américain qui a signé un engagement, qui plus est, ne le peut pas ?

    Je vais vous dire ; s’ils ont été assez stupides, en tant que déserteurs pour se réfugier chez ceux qui sont complices de cette guerre, ce n’est pas un peloton d’exécution qu’ils méritent, mais un bonnet d’âne. Et leurs alliés avec.

  • permalien guitl :
    24 novembre 2007 @19h10   « »

    je me pose une question : votre cerveau a terminé sa croissance ?

  • permalien guitl :
    24 novembre 2007 @19h20   « »

    Que pensez-vous de la résistance irakienne, des attentats notamment ? B. Hughey - Je ne partage évidemment pas leurs méthodes. Mais je peux les comprendre. Si on envahissait mon pays, ma maison, je résisterais. Les Américains doivent quitter l’Irak, il n’y a pas d’autres solutions. La majorité des Irakiens n’acceptera jamais l’occupation. Il faut un retrait graduel. D. Sanders - L’occupation ne peut pas réussir car elle est fondée sur le mensonge. La résistance des Irakiens ne s’arrêtera pas.

    oui, bien entendu ; sauf que les attentats visent des civils irakiens, pères de famille, et on peut imaginer le nombre de veuves qui vont se retrouver avec charge de famille.
    Les attentats visent peu les américains. Les américains sont le prétexte à une guerre civile qui couvait depuis belle lurette.

    http://www.temoignagechretien.fr/journal/ar_article.php?num=3171&categ=Croire

    Que l’arrivée des américains soit un prétexte pour s’entretuer, c’est vrai. Mais il faut être logique, les américains ne peuvent plus partir en laissant la chienlit ; maintenant tout est entre les mains des sunnites et des chiites. On n’est pas sorti de l’auberge, ils s’entretuent depuis l’hégire. MDR !!!

  • permalien Pierre :
    24 novembre 2007 @19h42   « »

    Guilt, quand ond on parle Canada, il s’agit du pays qui est au nord des USA (en haut sur la carte).

    La guerre en Irak : pourquoi le Canada a eu raison de ne pas y participer

    (...) La seule intention que Saddam Hussein ait manifestée clairement entre 1991 et 2003 a été d’assurer la survie de son régime. Une attaque dirigée contre les États-Unis ou contre un pays voisin, ou le transfert d’armes de destruction massive à al-Qaida, serait allée totalement à l’encontre de ce désir.

    (...) Comme il était facile de le prévoir, la guerre en Irak s’est aussi avérée contreproductive sur plusieurs tableaux. En particulier, elle a entravé la lutte antiterroriste.

    (...) Cette guerre a également nui à la lutte antiterroriste sur un autre plan important. Étant donné la solidarité manifestée par le monde entier après les attentats terroristes de septembre 2001 à New York et à Washington, les États-Unis n’ont eu aucun mal à mobiliser les pays des quatre coins du globe pour lutter contre le terrorisme international. Cette bonne volonté s’est toutefois rapidement dissipée dès que les États-Unis ont décidé unilatéralement d’attaquer l’Irak, malgré les objections de nombreux pays et gouvernements. Cette décision a jeté un froid dans les rapports entre les États-Unis et des acteurs importants sur le plan international : en Asie, la Chine, l’Inde et l’Indonésie ; en Europe, la Russie, l’Allemagne et la France ; en Amérique, le Brésil, le Mexique et le Canada ; au Moyen-Orient, la Turquie et l’Arabie saoudite. (...)


    quand vous dites Guilt : « je me pose une question », c’est peut-être une de trop. Essayez moins.
  • permalien K. :
    24 novembre 2007 @19h51   « »

    - Robert Fisk, dans un article sous-titré « À Beyrouth, les gens quittent leurs résidences, tout comme ceux de Bagdad », prouve que sur le plan éthique il conserve des “lignes rouges” :

    La semaine dernière, j’ai déjeuné au Giovanni, l’un des meilleurs restaurants de Beyrouth, avec comme compagnon Samaha Chérif, qui est le propriétaire de l’hôtel Mayflower. (..). Mais Chérif était inquiet, car j’avais évoqué la présence d’hommes faisant partie d’une milice travaillant pour Saad Hariri parmi ses hôtes (..).

    Pauvre Chérif. Il n’avait jamais eu les miliciens dans son hôtel. Ils habitaient un bâtiment voisin. (..) Il a raison d’être inquiet.

    Une de mes amies, mariée à un médecin de l’hôpital de l’Université américaine de Beyrouth, m’avait appelé deux jours auparavant. "Robert, viens voir le bâtiment qu’ils construisent à côté de nous," dit-elle. Et j’ai pris Abed [son chauffeur] et nous sommes allés voir ce terrible bâtiment. Il n’a presque pas de fenêtres. Toutes ses installations sont plombées. C’est pratiquement une prison de milice. Et je suis persuadé que c’est ce qu’elle est censée être. (..)

    - « Que diable fait exactement la clique dirigeante libanaise, si ce n’est mettre en place la servitude aux Etats-Unis se demande Azmi Bishara ».

    - Je ne terminerai pas sans relever l’hallucinant “ils se combattent depuis l’hégire” qui révèle, une fois de plus, l’ignorance crasse du paltoquet du blog.

  • permalien
    24 novembre 2007 @22h03   « »

    guitl : "On n’est pas sorti de l’auberge, ils s’entretuent depuis l’hégire. MDR !!!"

    Et cette crapule se permet de poser des questions sur le cerveau d’Ana sans savoir déjà comment utiliser le sien !!

    MDR !

  • permalien K. :
    24 novembre 2007 @22h18   « »

    Vote sur Al Jazeera. Le Liban devrait-il etre dirigé par l’armée ou le gouvernement Saniora ? L’armée pour 79.4% des votants pour l’instant.

  • permalien
    24 novembre 2007 @22h50   « »

    En mars 2003, l’ambassadeur d’alors, Paul Cellucci, admettait "Canada was of greater assistance in the US-led war against Iraq "than most of those 46 countries that are fully supporting us."

    14 contributions canadiennes à la guerre en Irak

    Fourteen Canadian contributions to the Iraq War/Occupation

    1. Providing RADARSAT Data
    2. Training Iraqi Police
    3. Training Iraqi Troops
    4. Leading the Coalition Navy.
    5. Helping Coordinate the Air War
    6. Diplomatic Support
    7. Providing War Planners
    8. Freeing up U.S. Troops
    9. Providing Airspace & Refuelling.
    10. Providing Ground Troops
    11. Providing Air Transport
    12. Testing Weapons & Drones
    13. Military Exports
    14. CPP Investments

    Références et explications : http://coat.ncf.ca/our_magazine/lin...

    Le Canada a aussi sa petite organization paramilitaire qui travaille loin des feux de la rampe....

    je me suis référée à ça, Pierre [

    http://www.latribuduverbe.com/archi...

    -
    >http://www.latribuduverbe.com/archi...]

    http://www.google.com/search?hl=fr&ned=fr&q=canada+irak&ie=UTF-8&sa=N&tab=nw

    2003
    17 avril Les États-Unis demandent au Canada d’envoyer des policiers et militaires
    en Irak, d’ici 30 jours.

    29 avril Le Canada annonce qu’il participera à l’effort de reconstruction
    humanitaire en Irak en offrant, notamment, trois avions Hercule
    du personnel civil et, possiblement, des unités d’élite du DART.

    4 juin Le Canada annonce qu’il abolit les barrières faisant obstacle aux échanges
    commerciaux et financiers avec l’Irak.(ça rapporte ?)

    13 janvier Martin et Bush se rencontrent dans le cadre du sommet extraordinaire des
    Amériques à Monterrey au Mexique. Il est annoncé que les entreprises
    canadiennes pourront bénéficier de contrats en Irak, dont deux sont déjà
    confirmées et que les États-Unis informeront désormais le Canada avant
    d’expulser un de ses ressortissants vers un pays tiers.

    Le Canada, c’est le meilleur ami de l’Amérique.

  • permalien Political Islam Online :
    24 novembre 2007 @22h52   « »

    On the issue of women in Islam, read in Political Islam Online - www.politicalislam.org

    Hizballah Women – an Underestimated Power
    (Les Femmes Hizballah – une puissance sous-estimée)

  • permalien
    24 novembre 2007 @22h58   « »

    "On n’est pas sorti de l’auberge, ils s’entretuent depuis l’hégire. MDR !!!"

    Religion
    Chiites-Sunnites : frères-ennemis ?
    22/05/2006
    L’opposition entre chiites et sunnites, qui marque quotidiennement l’actualité en Irak, reste bien incompréhensible si l’on ne fait pas référence à l’histoire de l’Islam. Ces deux courants ont les mêmes références, le prophète Mohammed et le Coran, mais ne reconnaissent pas les mêmes héritiers à la mort du prophète, en 632 : pour les chiites, c’est l’imam Ali, cousin et gendre du prophète, qui est la figure tutélaire, pour les sunnites, c’est Abou Bakr, compagnon de Mohammed. S’ensuivent des différences liturgiques et doctrinales, mais surtout politiques qui peuvent faire le lit d’un conflit sans fin.

    http://www.pointsdactu.org/article.php3?id_article=331

  • permalien ça y’est, vous avez compris l’histoire ? :
    24 novembre 2007 @22h59   « »

    10 octobre 680 : les musulmans se déchirent pour la 1ère foisIl y a 1326 ans exactement, le 10 octobre 680 et moins de 50 ans après la mort du prophète Mahomet, une bataille oppose les musulmans à Kerbala en Mésopotamie (actuellement l’Irak).

    Cette bataille va provoquer la séparation de l’Islam entre Sunnites et Chiites.

    Peu avant, le calife Ali, gendre du prophète Mahomet, est assassiné et son ennemi Moawiya le remplace, devenant chef incontesté de tous les musulmans. Il fonde ainsi la dynastie des Omeyyades et arrive à persuader le fils aîné d’Ali et de Fatima, la fille du prophète, de renoncer à ses droits. Ce fils nommé Al-Hassan est d’accord à l’inverse de son frère cadet Al-Hussein qui rejette l’autorité de Moawiya. L’année 680 voit le décès de Moawiya et l’accès au pouvoir de son fils Yazid. C’est à cette occasion qu’Al-Hussein se rend avec ses fidèles de La Mecque à Koufa.

    Les partisans du fils d’Ali sont nombreux et qualifiés de « chiites » (« partisans » en arabe). Sur cette route, Al-Hussein se fait attaquer par l’armée du gouverneur ommeyyade, et Al-Hussein est tué le 10 octobre 680, bien qu’il soit le petit-fils de Mahomet, le Prophète. De là vient la séparation de l’Islam entre Sunnites et Chiites, les premiers étant respectueux de la « Sunna » qui exprime la tradition musulmane, les seconds se référant aux partisans d’Ali, gendre du prophète Mahomet. Aujourd’hui, les Sunnites sont très majoritaires dans le monde musulman sauf en Mésopotamie et en Perse (respectivement Irak et Iran) mais aussi au Liban. C’est ainsi que les descendants de Moawiya et d’Ali se combattent encore aujourd’hui, les deux courants islamiques prétendant tous deux à la légitimité musulmanne. Qui a tort ? Qui a raison ? Ce n’est pas à nous d’en débattre. Il était peut-être intéressant de rappeler cette date historique qui est à l’origine du schisme musulman.

  • permalien guitl :
    24 novembre 2007 @23h04   « »

    je ne veux pas "manger" inutilement de la place, allez sur ce site

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_chameau

    pour la bataille du chameau - n’étant pas spécialiste, je ne donne aucune garantie sur l’exactitude de l’histoire, mais je sais qu’en gros, c’est ça.

    Et cela devrait expliquer la guerre chiite-sunnite.

  • permalien Pierre :
    25 novembre 2007 @08h58   « »

    @Guilt,

    "je me suis référée à ça, Pierre"

    Vous ne vous êtes référé à rien du tout, vous avez voulu selon votre habitude, faire du bruit autour de finalement pas grand chose, pour masquer quelque chose qui vous dérangeait infiniment plus, a savoir l’information selon laquelle Israël avait fait tout sont possible pour empêcher la création de l’ état palestinien .

    Les Palestiniens ne se tiennent plus d’émotion devant tant de gestes dont Israël les inonde, d’abord une libération de prisonniers et maintenant la suspension de la construction, et le Premier Ministre a déjà rencontré les dirigeants des colons pour leur faire part de sa décision. Tout en s’échangeant des clins d’œil roublards, ils ont dit que cela avait été « une rencontre difficile », comme toujours. Cela ne fait aucun doute : Israël veut la paix
    Israël/Palestine : la paix est en fête

    Seulement voilà, Annapolis, s’il peut-être considéré comme une amicale concession à l’ami américain, va obliger Olmert à révéler un peu plus ses intentions quant à l’avenir de la Palestine.

    "Le maintien du statu quo pourrait avoir des conséquences plus graves qu’une réunion non réussie", a-t-il souligné, évoquant notamment le danger "d’une prise de contrôle (des islamistes) du Hamas sur la Judée Samarie (Cisjordanie)" après celle de la bande de Gaza.M. Olmert a également évoqué les conséquences "catastrophiques" que pourraient avoir selon lui "l’affaiblissement, voire la disparition du courant palestinien modéré" emmené par le président palestinien Mahmoud Abbas, du Fatah, qu’il doit rencontrer à Annapolis.
    Le Monde.fr : Le maintien du statu quo "dangereux" pour Israël (Olmert)

    D’autant plus qu’ :

    Il y a aujourd’hui plus de 260000 colons en Cisjordanie, répartis dans plus de 120 colonies. Auxquels s’ajoutent 200000 colons à Jérusalem-Est. Subrepticement, c’est le « grand Israël » rêvé de tout temps par les sionistes de droite qui s’établit. Les implantations sont reliées entre elles et avec Israël par des routes Le Temps - Eclairages

    Au cas où tout ça finirait par se voir, il reste bien sûr la solution fatwa :

    La conférence de paix d’Annapolis pourrait provoquer la destruction de l’Amérique

    dimanche 25 novembre 2007 08:54:01
    CentPapiers | Selon le groupe d’extrême-droite SOS Israël

  • permalien guitl :
    25 novembre 2007 @11h31   « »

    excusez-moi, Pierre, je parlais de l’irak, vous parlez d’Annapolis ; je ne vous ai pas donné mon avis sur Annapolis.

    C’est inutile, rien n’en sortira ; il y a trop de factions qui refusent la création d’Israel - en Israel aussi me direz vous, mais c’est une démocratie, le chef de l’exécutif passe à la Knesset, la knesset donne son avis, c’est oui ou non, mais personne ne pourra revenir sur la décision quelle qu’elle soit.

    Du côté palestinien, il y a au moins deux factions terroristes qui diront non, qui feront tout pour faire capoter d’éventuels accords, ou après les accords, continueront les actions terroristes. Ce n’est pas ce qui se fait après des accords de paix.

    Annapolis, c’est parler pour ne rien dire. On ne peut faire la paix avec la moitié d’un peuple si l’autre moitié veut votre mort, et le hamas et le hezbollah sont des groupes de terroristes avides de sang juif. Ils le disent, ils le prouvent.

  • permalien guitl :
    25 novembre 2007 @11h40   « »

    Pierre, pourquoi me parlez vous de "sos Israël" ? vous prenez les juifs pour des musulmans à l’écoute des fatwas de tout ce que le monde religieux compte comme frappadingues ?

    Si Sharon s’était inquiété des rabbins, il n’aurait pas dégagé de Gaza de la manière dont il l’a fait ; il a à une autre époque, dégagé du Sinaï.

    Il s’agissait alors des habitants de Ophira et Yamit sur le Sinaï, qui devaient reculer à cause de la paix signée avec l’Égypte. Parce que Yamit se trouvait à l’emplacement de la nouvelle frontière, Sharon donna l’ordre de démolir le site pour raison de sécurité, avec la même dureté qu’il avait employée pour faire raser les camps de réfugiés près de Jéricho.

    Les israéliens, c’est ça ; le dégagement de Yamit et Ophira, de Gaza. Les palestiniens ne sont pas capables de la moitié.

  • permalien Pierre :
    25 novembre 2007 @11h50   « »

    Guilt c’est à cause des "des clins d’œil roublards", c’est "clin d’ œil pour clin d’œil... chicot pour chicane", c’est bien connu, pour le mouvement sioniste, il n’y a qu’une seule solution supportable depuis toujours, c’est un seul état à 80% juif.

  • permalien guitl :
    25 novembre 2007 @13h23   « »

    Femmes, islam et libération
    25 novembre 11:50, par Pierre
    Guilt c’est à cause des "des clins d’œil roublards", c’est "clin d’ œil pour clin d’œil... chicot pour chicane", c’est bien connu, pour le mouvement sioniste, il n’y a qu’une seule solution supportable depuis toujours, c’est un seul état à 80% juif.

    Pierre, merci de penser qu’il y a un mouvement sioniste, qui a une idéologie ; Pour les gens de votre espèce, je constate qu’Israël et les juifs c’est Ein Volk, Ein Reich, Ein Führer (un peuple, un empire, un chef) ; dommage, nous manque le chef, nous avons la sale manie, issue des Lumières peut être, d’en élire un tous les 4 (?) ans.

    Et pourquoi à 80% juif ? tant qu’à faire, 100% juif !!

  • permalien Pierre :
    25 novembre 2007 @14h14   « »

    Touché/coulé Guitl !

    Pierre, merci de penser qu’il y a un mouvement sioniste, qui a une idéologie ; Pour les gens de votre espèce,...

    Les gens de mon espèce c’est à dire les antisémites, il vous posent la même question Guitl pourquoi 80% ?

    LES CONTOURS D’UNE CONSTITUTION POUR L’ETAT D’ISRAEL

    De manière plus radicale, il convient de faire en sorte qu’une majorité non juive à la Knesset ne puisse décider de changer la forme démocratique de l’Etat, le nom d’Israël, de substituer un chant de victoire du Hamas à la Hatikva, de voter la destruction de ses synagogues et plus généralement de décider de l’extermination du peuple juif.

    Pour ce faire, le Président, les Ministres, les juges et le contrôleur doivent impérativement appartenir à la nation juive et pour ce qu’il en est de la Knesset, une majorité d’au moins 80% des députés doit représenter la nation juive. (Il suffit pour ce faire de modifier la loi fondamentale sur la Knesset en prévoyant que sur les 120 membres, 96 représenteront la nation juive).

    Peut-être que le législateur considère qu’à 100% l’état ne pourrait pas fonctionner ?

    ... je constate qu’Israël et les juifs c’est Ein Volk, Ein Reich, Ein Führer (un peuple, un empire, un chef) (...) tant qu’à faire, 100% juif !!

    et les gens de votre espèce Guitl, vous les appelez comment ?

  • permalien Bob :
    25 novembre 2007 @14h33   « »

    "On n’est pas sorti de l’auberge, ils s’entretuent depuis l’hégire. MDR !!!"
    Ne perdez pas votre temps avec le troll judéofasciste de Giutl !

  • permalien Bob :
    25 novembre 2007 @14h53   « »
    A quoi rêve Guitl ?

    A quoi rêve Guitl ? A une « israélisation du monde » avec partout des check point, des Bantoustan, des barbelés, des murs de séparation, des colonies, des Goebbels à la petite semaine, …Le cycle perpétuel d’attentats et de répressions, de tirs de roquette et d’assassinats ciblés ad vitam eternam. Soit un Sisyphe sioniste qui est la vraie parousie du judéofascisme…

  • permalien
    25 novembre 2007 @14h59   « »

    Juden sind Ein Volk, Ein Reich, Ein Führer, und Guitl ist eine dumme Gans.

  • permalien
    25 novembre 2007 @15h19   « »

    eine wanze

  • permalien guitl :
    25 novembre 2007 @15h25   « »

    excusez moi, Bob, mais à PAROUSIE dans mon dico, je lis :

    second avènement attendu du Christ glorieux.

    par exemple,

    La Parousie commande toutes les perspectives de l’Evangile. Le Cardinal Billot l’a noté

  • permalien demi :
    26 novembre 2007 @07h51   « »

    L arabie est une nouvelle fois vise a savoir est ce que ce qui nous est dit et completement vrai ou totalement !
    bien sur lorsque l ont sait qui detient les media.
    alors est ce que la peur de cette religion je veut dire l islam est autre que extremisme ou terrorisme mais plutot la peur de ne pas arrive a leur fin a cause de l expension de l islam l arabie est dans la ligne de mire c est a dire l islam et on ne sait toujours pas comment est traite la femme dans le judaisme par exemple bizarre ?!je rajoute on ne sait toujours comment est veritablement traite la femme dans l islam...
    reste donc a prouve au commentateur de ce genre cela.
    les fautes commises et l ignorance de la part de certains musulmans sont des occasions en or pour pour certaines gens mais ou est donc la justice ??

  • permalien RRE :
  • permalien madad :
    28 octobre 2009 @11h51   « »

    tout ce que j’ai à dire se résume en un blog que voici :

    http://ummuna.blogspot.com

  • permalien
    17 janvier @23h11   «

    Je tiens à dire que les agissements de certains musulmans envers les femmes de reflètent en rien l’Islam mais bien un comportement qui à rien à voir avec l’Islam. C’est ainsi qu’ils donnent une mauvaise image de l’Islam alors que ce sont ces personnes là qui sont blâmables. Un effort pour chercher à savoir si l’Islam cautionne certains agissements doit être accompli avant de lui attribuer des actes immorales.

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