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Annapolis, « village Potemkine » de la paix

dimanche 25 novembre 2007, par Alain Gresh

« La réunion qui va rassembler Israéliens et Palestiniens aux Etats-Unis, à Annapolis (Maryland), mardi 27 novembre, sera sans aucun doute un succès. Comme auparavant les sommets de Charm el-Cheikh, en 2007 et en 2005. Comme celui d’Aqaba, le 3 juin 2003... Depuis les dernières véritables négociations de Taba, en janvier 2001, les rencontres de ce style se sont répétées mécaniquement sans jamais être suivies d’effets. Les paramètres d’une paix négociée sont identifiés de longue date : les frontières de la Palestine devront être le plus possible fidèles à la Ligne verte, la ligne de cessez-le-feu en vigueur entre 1948 et 1967 ; les éventuelles annexions israéliennes seront compensées par des échanges de terres ; Jérusalem devra être partagée ; dans leur écrasante majorité, les réfugiés palestiniens qui le souhaitent rentreront en Palestine et non en Israël. Mais est-il encore possible d’y parvenir ? » C’est ce qu écrit , dans Le Monde du 25-26 novembre, Gilles Paris, sous le titre « Sommet d’Annapolis : sortir de la défiance »

Personne, en effet, ne croit que, au-delà des sourires et des photos pour la galerie et même si, comme on le dit, le président Bush prononce un "important discours", que la réunion d’Annapolis débouchera sur autre chose que sur un nouveau "processus" de paix sans fin. La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice aime à dire qu’il faut offrir un « horizon politique » aux Palestiniens, mais, par définition, l’horizon est quelque chose que l’on n’atteint jamais.

Quand l’initiative de convoquer cette réunion avait été lancée par l’administration Bush, il s’agissait d’entériner une déclaration commune israélo-palestinienne qui devait déboucher sur un accord final. Olmert et Abbas ont discuté longtemps et dû reconnaître qu’ils n’ont pas été capables de se mettre d’accord. Amira Hass, dans un article (« Palestinian source : Gap remain on way to summit ») publié 22 novembre dans le quotidien Haaretz explique les divergences entre les deux parties. Le quotidien publie d’ailleurs un projet confidentiel que les deux parties ont discuté : ils ne se sont même pas mis d’accord pour savoir si ce serait un « document » ou une « déclaration ».

C’est en janvier 1787, que le ministre de la guerre de la tsarine Catherine II invite celle-ci à visiter des nouvelles provinces récemment conquises par la Russie. Et c’est le biographe de Potemkine qui lance la légende que « le ministre aurait implanté des villages factices en carton-pâte tout le long du parcours de la tsarine dans ses nouvelles provinces. Il aurait ainsi voulu la flatter et la rassurer sur l’état de sa paysannerie ! ». Depuis, l’expression est utilisée pour dénoncer les tentatives d’un gouvernement de tromper son opinion publique ou l’opinion publique internationale.

C’est une telle entreprise qui se prépare le mardi 27 novembre à Annapolis, aux Etats-Unis, sous l’égide du président américain et après plusieurs semaines de battage médiatique.

Il faut dire un mot des « concessions » qui auraient été consenties par le gouvernement israélien dans la préparation de cette réunion. 450 détenus palestiniens devraient être libérés – mais on en compte au total plus de 10 000 – et les autorités israéliennes ont arrêté pour le seul mois d’octobre 600 Palestiniens ! Le gouvernement israélien a annoncé qu’il démantèlerait les colonies "illégales" (rappelons que, du point de vue du droit international, toutes les colonies sont "illégales", mais Israël désigne ainsi celles qui n’ont pas eu l’approbation officielle des autorités) – mais cette promesse a déjà été faite mille fois et elle n’a jamais été tenue. Rappelons que même le démantèlement de certains checkpoints en Cisjordanie, qui transforment chaque déplacement des Palestiniens en cauchemar et qui pourtant a aussi mille fois été promis, ne s’est jamais effectué. Un rapport des Nations unies révélait que le nombre de barrages (roadblocks) avait atteint 572, une augmentation de 52% par rapport aux 376 barrages qui existaient en août 2005. Enfin, mesure vraiment concrète, à partir du 2 décembre, Israël réduira ses fournitures d’électricité à Gaza, ce qui revient à une punition collective considérée par le droit international comme « un crime de guerre ».

Voici pour les concessions israéliennes sur le terrain. Quant au fond du débat, qui peut croire un instant qu’Israël retournera aux frontières de 1967, alors même que le président Bush refuse ce retrait total ? Dans Israël-Palestine, vérités sur un conflit (Fayard, 2007), je rappelais : « Dans une lettre adressé à Sharon le 14 avril 2004, le président Bush écrit : « Monsieur le Premier ministre, vous avez lancé une initiative audacieuse et de portée historique, qui peut contribuer de façon importante à la paix. Je loue vos efforts et votre décision courageuse, et je les soutiens. En tant qu’amis et alliés, les Etats-Unis sont à votre côté pour faire en sorte que votre plan soit un succès. » Et il ajoute : « Dans le cadre d’un accord de paix définitif, Israël doit pouvoir disposer de frontières sûres et reconnues, qui résulteront des négociations engagées sur la base des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations unies. Au vu de la nouvelle situation sur le terrain, et de l’existence d’importants foyers de populations israéliens (sic), il est irréaliste de penser que le résultat final des négociations de paix sera un simple retour aux lignes d’armistice de 1949. » Ainsi, il n’y aura pas de retour aux frontières de 1967 et l’administration américaine soutient l’unilatéralisme israélien – unilatéralisme qui met en cause le dernier acquis des accords d’Oslo, l’idée que la solution doit être négociée entre les deux parties. »

Un incontestable succès pour la diplomatie américaine réside dans la participation à la réunion d’Annapolis des pays arabes (sauf la Syrie qui reste hésitante) : l’Egypte et la Jordanie, avec enthousiasme, l’Arabie saoudite avec beaucoup plus de réticences. Il en aura fallu des pressions de Washington. Car aucune des conditions qu’avait posée la Ligue arabe pour participer n’a été remplie : le gel de toute forme de colonisation, la discussion de tous les sujets en suspens (dont les réfugiés et Jérusalem), un calendrier précis et contraignant... Et, surtout, l’acceptation du plan de paix arabe qui propose la reconnaissance d’Israël en échange d’un retrait total des territoires occupés en 1967, de la création d’un Etat palestinien et d’une solution juste et mutuellement acceptable du problème des réfugiés palestiniens.

Ainsi, les Etats-Unis peuvent espérer remplir leur but essentiel, qui n’a rien à voir avec les Palestiniens, réaliser un large front des pays arabes dits modérés, d’Israël, d’eux et des Européens (avec un rôle spécial pour la France) contre « la menace iranienne ».

Comme l’écrit Abdel Bari Atwan, dans le quotidien panarabe de Londres, Al-Quds Al-Arabi du 24 novembre et qui dénonce la position de la Ligue arabe et de l’Arabie saoudite de participer à la conférence : « Les pays arabes modérés pourraient ainsi être impliqués dans une coordination intensive militaire, économique et politique avec Israël et les Etats-Unis et former un front uni pour affronter le danger iranien, que certains arabes considèrent comme plus périlleux que le danger israélien. »

C’est d’ailleurs le point de vue de la presse israélienne. Dans son éditorial (« Don’t knock Annapolis ») du 23 novembre, le quotidien Haaretz écrit :

« Bien sûr, à Annapolis, la question iranienne sera inscrite entre les lignes. Israël, et dans une large mesure les pays arabes aussi, viennent à la conférence demandant aux Etats-Unis et à leurs alliés de les sauver (...) de la menace d’un voyou fondamentaliste et de son programme nucléaire. En coulisse, le président George Bush a souligné que des progrès israélo-palestiniens lui faciliteraient la tâche de réunir un front international déterminé contre l’Iran. »

Un point de vue que partage Shimon Shiffer le même jour dans le quotidien Yedioth Ahronoth :

« La plus importante réunion de la semaine prochaine, semble-t-il, n’aura pas lieu dans le Maryland mais à Washington. Le mercredi (28) après les photos spectacle qui seront prises à Annapolis, le premier ministre israélien Ehud Olmert rencontrera le président Bush pour discuter des question "non palestiniennes", un nom de code transparent pour désigner le problème le plus important à l’ordre du jour, l’Iran. »

« Dans les discussions en Israël sur les questions iraniennes, Olmert se situe comme un parfait faucon. Il croît que la menace nucléaire iranienne peut être réglée par des moyens militaires et qu’Israël peut payer le prix d’une telle opération. Le plus ardent soutien de la politique proactive d’Olmert est Benyamin Netanyahou. La grande question est : que fera Bush ? Il lui reste seulement 14 mois. C’est soit trop, soit trop peu – en fonction de ce que le président américain a décidé de faire pour sa dernière année de mandat. L’opinion publique est divisée. Netanyahou qui a les yeux fixés sur les sondages américains dit que, dans le passé, 70 % des Américains étaient opposés à une attaque contre l’Iran, et que ce pourcentage est maintenant tombé à 50%. »

Condoleezza Rice, à Nashville, devant l’assemblée générale de l’United Jewish Communities, a déclaré le 13 novembre, a aussi expliqué les relations entre le conflit israélo-palestinien et l’Iran : « Ainsi, Mesdames et Messieurs, ce qui est en jeu n’est rien moins que l’avenir du Moyen-Orient. Les extrémistes violents, avec de plus en plus le gouvernement iranien à leur tête, font tout ce qui est en leur pouvoir pour imposer la peur, leurs ressentiments, et leur idéologie pleine de haine aux peuples du Moyen-Orient. Et peu de gens sont des proies aussi sensibles des extrémistes que les jeunes. Cela rend la solution des deux Etats plus urgente que jamais. (...) Si les réformistes palestiniens ne peuvent pas répondre aux espoirs de leur peuple en un Etat indépendant, alors le centre modéré pourrait s’effondrer et la prochaine génération de Palestiniens pourrait devenir une proie facile pour un extrémisme sans contrôle. (...) Il est temps pour des dirigeants responsables, israéliens et palestiniens, américains et arabes de faire les choix difficiles que la paix nécessite, de les faire courageusement et de les faire avec confiance. »

On ne peut évidemment exclure, tellement les médias ont affirmé que rien ne se passerait à Annapolis, qu’un maigre résultat soit présenté comme « une avancée décisive » vers la paix. Ce sera évidemment un mensonge, mais qui créerait une marge de manoeuvre de quelques mois pour les Etats-Unis. Mais, en réalité, la seule question qui est posée, à la veille de la réunion du 27 novembre, est : le village Potemkine d’Annapolis cache-t-il la préparation d’une guerre contre l’Iran ?

Qui sont les combattants étrangers en Irak ? Retour à la table des matières

« Foreign fighters in Iraq are tied to allies of U.S. » (les combattants étrangers en Irak viennent de pays alliés aux Etats-Unis), tel est le titre d’un article de Richard A. Oppel Jr. (International Herald Tribune, 22 novembre.) « Selon des militaires officiels américains, l’Arabie saoudite et la Libye, tous les deux considérés comme des alliés des Etats-Unis dans la guerre contre le terrorisme, étaient le lieu d’origine de 60% des combattants étrangers qui sont venus en Irak l’année dernière pour commettre des attentats-suicides ou pour participer à des attaques. »

Le Golfe et le dollar Retour à la table des matières

« The Middle East’s oil exporters should end their currencies’ peg to the dollar » . L’hebdomadaire britannique libéral, The Economist, appelle, dans un éditorial complété par un dossier (« Countdown to lift-off ») les pays producteurs de pétrole du Proche-Orient à desserrer le lien entre leur monnaie et le dollar. Une telle mesure confirmerait pourtant l’affaiblissement de la place du billet vert dans l’économie mondiale et celui du rôle des Etats-Unis.

Le porte-parole de l’Elysée invité du Crif Retour à la table des matières

« Martinon : ceux qui disent que le danger iranien est lointain, sont irresponsables ! », tel est le titre d’un article publié sur le site du Conseil représentatif des organisation juives (CRIF), le 22 novembre, à la suite d’une rencontre avec le porte-parole de l’Elysée. Quelques extraits de l’article :

« Pour David Martinon, depuis le 6 mai 2007, la France et Israël vivent une nouvelle « lune de miel ». Il n’a pas exclu une comparaison avec la période précédent la guerre des Six jours. "Si nous souhaitons avoir une influence sur le processus de paix, nous devons parler à Israël en ami et ne pas lui donner des leçons en permanence", a estimé le porte-parole de l’Elysée qui a mis en avant la volonté de Nicolas Sarkozy de développer les relations bilatérales entre la France et Israël. Il a rappelé que le chef de l’Etat avait déjà reçu le Premier ministre israélien Ehud Olmert et sa ministre des Affaires étrangères, Tsipi Livni. David Martinon a estimé qu’Israël devrait être au cœur de l’Union méditerranéenne, que Nicolas Sarkozy compte mettre en place en 2008. »

« Evoquant la menace nucléaire iranienne dénoncée par Nicolas Sarkozy, David Martinon s’est prononcé pour une aggravation des sanctions contre le régime de Téhéran, sans se préoccuper des intérêts économiques de la France. Les entreprises françaises ont été invitées à se désengager de l’Iran, toutes comme celles des autres pays de l’Union européenne. "Ceux qui disent que le danger iranien est lointain, sont irresponsables", a souligné David Martinon. »

82 commentaires sur « Annapolis, “village Potemkine” de la paix »

  • permalien Daniel :
    25 novembre 2007 @14h16   »
    Annapolis, village Potemkine de la paix

    Annapolis, encore :

    - Annapolis, vue de Gaza, par Laïla Al-Hadad, The Guardian
    - Les trous d’air de la conférence d’Annapolis, Dan Liberman, PalestineChronicle
    - Le mirage d’Annapolis, par Khalid Amayreh, Ma’an News Agency
    - Israël/Palestine : la paix est en fête, par Gideon Lévy, Ha’aretz

    ...

  • permalien Pierre :
    25 novembre 2007 @14h25   « »
    Annapolis, village Potemkine de la paix

    Les combattants étrangers en Irak, ...

    mais aussi :

    Profession : mercenaire français en Irak

  • permalien K. :
    25 novembre 2007 @16h09   « »
    Annapolis, village Potemkine de la paix

    - La Syrie aurait annoncé aujourd’hui sa participation, (sans la condition préalable qui avait été que le Golan soit mis sur le tapis ?) :

    Deputy Foreign Minister Faisal "Mekdad will represent Syria officially at Annapolis," the source told AFP.

    - Israel et les Etats-Unis essayeront d’attirer la Syrie pendant Annapolis afin d’isoler l’Iran selon le “Wall Street Journal” cité par Joshua Landis :

    "Maybe it’s time to employ the carrot to remove [Syria] from the axis of evil," the deputy chief of staff of the Israel Defense Forces, Maj. Gen. Moshe Kaplinsky, said in Washington last month. This will "prevent the Iranian influence," he said.

    De mauvaises langues prétendent qu’il n’est nul besoin de promettre de rendre le Golan pour faire rentrer la Syrie dans les rangs. Il suffirait juste de leur promettre que le régime syrien n’aurait rien à craindre du tribunal international chargé de punir les coupables de l’assassinat de Hariri.

  • permalien Yann :
    25 novembre 2007 @16h23   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    Européens, empêchons la guerre contre l’Iran

    (par Michel Rocard ancien Premier ministre, député européen ; Yehuda Atai membre du Comité israélien pour un Moyen-Orient sans armes de destruction massive, secrétaire exécutif du Réseau pour une Méditerranée sans nucléaire et Jean-Marie Matagne docteur en philosophie, président d’Action des citoyens pour le désarmement nucléaire - Libération - 16/11/07)

    « Nous en sommes avertis de toute part : les Etats-Unis sont sur le pied de guerre, prêts à bombarder l’Iran. Il ne manquerait plus que l’ordre présidentiel. (...)

    Ce n’est pas en cherchant à vendre partout, sauf à l’Iran, de la technologie nucléaire qu’on le convaincra de renoncer à cette technologie. Ce n’est pas en conservant et en modernisant leurs propres armes nucléaires comme le font les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne (outre la Russie, la Chine, l’Inde, le Pakistan et Israël) qu’on pourra exiger de l’Iran qu’il y renonce. Et ce n’est pas en continuant à bafouer l’article 5 du traité de non-prolifération (TNP) que les Etats dotés d’armes nucléaires peuvent exiger quoi que ce soit des autres Etats signataires du TNP, Iran compris. Non-prolifération et désarmement nucléaires vont de pair. Il est urgent de l’admettre.

    C’est même seulement en s’engageant dans la voie du désarmement nucléaire négocié, tel que prévu par l’article 6 du TNP, que la communauté internationale a quelque chance de voir l’Iran offrir toutes les garanties concrètes et vérifiables, s’il en existe, qu’il ne se procurera jamais d’arme nucléaire. Cette spirale vertueuse devrait tout à la fois dissuader d’autres Etats de la région de vouloir « proliférer », et conduire les Etats nucléaires de facto comme Israël, le Pakistan et l’Inde à s’engager eux aussi dans la voie d’un monde libéré de toutes les armes nucléaires et des autres armes de destruction massive, au Moyen-Orient comme ailleurs. »

  • permalien Daniel :
    25 novembre 2007 @16h45   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    Annapolis encore, mais aussi (pour rappel) :

    - Et le spectacle continue..., par Ali Abunimah, The Electronic Intifada
    - « La conférence de paix n’est qu’une chimère », par Mustapha Barghouti, Al-Ahram

    - Conférence de paix ou conférence de guerre ? par Bernard Ravenel, Confluences méditerranée
    - La prochaine « offre généreuse » mise à nu, par Neta Golan et Mohammed Khatib, Apartheid Masked as Peace

    - Echanger des perles contre des queues de cerises, par Khalid Amayreh, Al Ahram
    - Mahmoud Abbas, un dirigeant fantoche, par Gideon Lévy, Ha’aretz

  • permalien Yann :
    25 novembre 2007 @16h47   « »
    L’alliance entre la Syrie et l’Iran mise à mal ?

    Selon un article de Haaretz du 25/11/07, Hezbollah joins Tehran and Hamas in denouncing Annapolis talks, M. Ahmadinejad aurait déclaré :

    "Attending this conference shows a lack of political intelligence... The names of those who give concessions to the Zionist occupiers by attending will not be remembered for goodness."

    [Participer à cette conférence (d’Annapolis) dénote un manque d’intelligence politique... On ne se souviendra pas pour leurs vertus des noms de ceux qui offrent des concessions aux occupants sionistes en participant (à la conférence d’Annapolis).]

  • permalien Pierre :
    25 novembre 2007 @16h57   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix
    Shibley Telhami, professeur à l’Université du Maryland, partage cette analyse. "Un échec serait un désastre. Les gens savent que, si cette initiative est destinée à renforcer les Arabes modérés et s’ils échouent après avoir tant fait monter les attentes, alors le Hamas gagnera sans avoir à lever le petit doigt", estime cet universitaire.

    M. Telhami craint que le conflit israélo-palestinien ne soit pas, en fait, la priorité de George W. Bush au Proche et Moyen-Orient. D’après lui, ce qui intéresse le plus le président américain après l’Irak, c’est plutôt l’Iran et son programme nucléaire.

    Annapolis : Bush s’implique tardivement dans le dossier proche-oriental - La Tribune.fr

  • permalien K. :
    25 novembre 2007 @17h15   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    Le [Haaretz] publie d’ailleurs un projet confidentiel que les deux parties ont discuté : ils ne se sont même pas mis d’accord pour savoir si ce serait un « document » ou une « déclaration ».

    - Yossi Alpher, le 20/11/2007 dans un article intitulé «  Phase I won’t work » :

    « Sans surprise, Israël et les dirigeants palestiniens arriveront à Annapolis sans avoir atteint le moindre accord préliminaire sur le statut final des questions et des calendriers. L’"événement" Annapolis (qui n’est plus une conférence ou même une réunion) se ramène maintenant à une réaffirmation de la feuille de route, dont beaucoup dans la région et au-delà considèrent depuis longtemps comme une lettre morte. La seule différence importante entre l’ancienne et la nouvelle feuille de route est l’adoption de la proposition de la Ministre israélienne des affaires étrangères Tzipi Livni de négocier la phase III, le statut final, en même temps que la mise en œuvre de la phase I. Cette innovation est destinée à fournir le nécessaire "horizon politique" des Palestiniens afin qu’ils se conforment à la phase I alors même que la mise en oeuvre effective d’un accord de statut final est reportée jusqu’à ce que la phase I soit achevée. »

    - Yossi Alpher, le 20/11/2007 dans un article intitulé «  Bring Syria into the talks :  »

    « Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert se réunira à Annapolis avec le président palestinien, Mahmoud Abbas. Abbas est modérée et intéressé par un accord, mais pratiquement dépourvu d’autorité sur la politique qu’il est censé représenter et "livrer" si des accords sont conclus.

    « En revanche, le président de la Syrie, Bashar al-Assad, n’est pas modéré, par moments ressemble à un chef de clan mafieux plus qu’à un chef d’Etat et menace de faire la guerre à Israël. Pourtant, contrairement à Abbas, il n’est pas seulement intéressé par un accord, mais il peut aussi le fournir. »

  • permalien Chahid :
    25 novembre 2007 @17h50   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix
  • permalien Pierre :
    25 novembre 2007 @17h53   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    C’est l’avent...

    Le maire de Bethléem, le Dr Victor Batarsa, a tenu sa traditionnelle conférence de presse de Noël, soulignant que “la ville natale de Jésus Christ connaît la pire crise jamais affrontée en 2000 ans!”

    Extrait d’un article paru dans la presse palestinienne : “Les commerçants sont désespérés de ne pas pouvoir vendre les objets en bois d’olivier représentant des scènes de la Nativité desquels ils vivaient il y a quelques années.

    IsraelValley : News : Israël PALESTINE - Noël à Bethléem. Les commerçants sont désespérés de ne pas pouvoir vendre les objets en bois d’olivier

    le temps de la prière.

    Le souverain pontife a appelé les fidèles à se joindre à l’appel à une journée de prières pour "la paix dans cette région qui nous est si chère" et pour que Dieu "donne sagesse et courage à tous les participants à cette rencontre importante".

    Le pape prie pour la réussite du sommet d’Annapolis - La Tribune.fr

  • permalien Yann :
    25 novembre 2007 @19h21   « »
    Exigences d’un voleur

    Demands of a thief, Gideon Levy, Haaretz

    « (...) No one will discuss this at Annapolis. Even if the real core issues were raised, they would focus on secondary questions - borders, Jerusalem and even refugees. But that would be escaping the main issue. After 40 years, one might have expected that the real core issue would finally be raised for honest and bold discussion : Does Israel have the moral right to continue the occupation ? The world should have asked this long ago. The Palestinians should have focused only on this. And above all, we, who bear the guilt, should have been terribly troubled by the answer to this question. »

    [Personne n’en parlera à Annapolis. Même si les problèmes fondamentaux étaient abordés, on se concentrerait seulement sur des questions secondaires - les frontières, Jérusalem et même les réfugiés. Après 40 ans, on aurait pu s’attendre à ce que la véritable question fondamentale soit finalement soulevée pour une discussion honnête et audacieuse : Est-ce qu’Israël a le droit moral de continuer l’occupation ? Il y a longtemps que le monde aurait dû se le demander. Les Palestiniens auraient seulement dû se concentrer sur cela. Et surtout, nous [, Israéliens], qui sommes les coupables, aurions dû être terriblement troublés par la réponse à cette question.]

  • permalien
    25 novembre 2007 @19h26   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    En effet nous n’avons jamais vu une force d’occupation accepter de négocier contre un adversaire qu’elle considère plus faible. Le seul moyen de faire entendre raison est que le prix économique de l’occupation deviennent astronomique au regard de l’économie du pays. L’union européenne devrait cesser de financer les palestiniens afin qu’israel soit dans l’obligation en tant que force occupante d’assurer les besoins vitaux de la population palestinienne de toute façon la situation ne sera pas pire qu’aujourd’hui. de plus il faut qu’un mouvement nouveau de résistance à l’occupant naisse en cisjordanie comme il est en train de s’organiser à Gaza. En effet le président de l’autorité palestuinienne ressemble de plus en plus au maréchal Péain essayant de deviner les demande israelienne pour faire croire à son autorité ( Il veut faire appel à l’ONU pour désarmer les résistant palestinien qu’il appelle maintenant terroriste) en appui de mon analyse je place un lien sur un article d’un quotidien Israélien parce que les israéliens commencent à comprendre qu’ils vivront quoi qu’il arrive au proche orient avec des voisins qu’il ne faut pas diaboliser au nom du sionnisme .

    voici le début de l’article du site contreinfo.info

    http://contreinfo.info/article.php3...

    Gideon Levy : De bonnes nouvelles en provenance de Gaza 19 novembre 2007

    « Sans résistance palestinienne violente, la vie chez l’occupant, en Israël, est formidable et personne ne prête attention au fait qu’il faut mettre un terme à l’occupation. Pas de résistance, pas de Palestiniens ; pas de terrorisme, pas d’avancée. N’étaient les roquettes Qassam, personne ne se souviendrait de l’existence de Gaza après le désengagement. » Gideon Levy est journaliste à Haaretz.

    Par Gideon Levy, Haaretz, 11 novembre 2007

    Un groupe de paras de réserve [de l’armée israélienne - ndt] est revenu tout agité : le Hamas se bat comme une armée. Les camarades du sergent-major Ehoud Efrati, tombé au combat à Gaza il y a une quinzaine de jours, ont raconté à Amos Harel que « selon tous les paramètres, c’était une armée qui était en face de nous et pas des gangs ». Ils avaient été impressionnés par les équipements de vision nocturne de leurs ennemis, par l’espace tactique qu’ils maintenaient entre eux et même par les bandes élastiques resserrant le bas du pantalon sur leurs chaussures. Voilà de bonnes nouvelles en provenance de Gaza.

    Avant tout, il est bon que ce soient des réservistes qui soient partis en mission, parce que « si ces missions étaient réservées aux soldats réguliers », ont-ils dit, « personne à l’arrière ne comprendrait ce qui se passe à Gaza ». Effectivement, il est temps que les soldats se mettent à parler.

  • permalien K. :
    25 novembre 2007 @19h29   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    En fin de compte Yossi Alpher semble bien le nouveau maître à penser des néocons parce qu’il y a une chose sur laquelle ils sont d’accord : « le danger absolu, » la « priorité qui passe même avant le combat contre Al Qaida », c’est l’Iran..

    Celui qui a un jour déclaré, « Pour qu’Israël garde le contrôle, nous avons besoin de plus de vieux Moyen-Orient, pas de nouveau Moyen-Orient », a toujours partagé le point de vue exprimé par Zeev Schiff : « Mieux vaut Assad que les Frères musulmans ».

    Maintenant que tout ce beau monde est à nouveau sur la même longueur d’onde, Israël salue la participation de la Syrie.

  • permalien K. :
    25 novembre 2007 @20h22   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    - George Monbiot, The Guardian, 20 novembre 2007 (traduit par Contre Info) :

    « Certes, l’Iran d’Ahmadinejad est un état dangereux et imprévisible, impliqué dans des actes de terrorisme à l’étranger. Le président iranien nie l’Holocauste et s’oppose à l’existence d’israël. Pendant la guerre Iran-Irak, l’Iran a répondu aux bombardements chimiques de Saddam Hussein avec des armes chimiques de sa fabrication. Mais Israël sous la direction d’Olmert est également un état imprévisible et dangereux, lui aussi impliqué dans des actes de terrorisme à l’étranger. Voilà deux mois de cela il bombardait un site en Syrie -dont la destination fait l’objet d’intenses polémiques. L’année dernière il a lancé une guerre d’agression contre le Liban. Il continue d’occuper le territoire palestinien. En février 2001, selon la BBC, il a utilisé des armes chimiques à Gaza, où 180 personnes ont été admises à l’hôpital, atteintes de convulsions sévères. Les armes nucléaires aux mains d’Israël sont sûrement aussi dangereuses que des armes nucléaires en Iran.

    Quand donc nos gouvernements cesseront-ils d’être silencieux ? Quand donc reconnaîtront-ils qu’existe déjà une puissance nucléaire au Moyen Orient, et qu’elle représente une menace existentielle pour ses voisins ? Quand admettront-ils que l’Iran ne lance pas la course aux armements, mais la rejoint ? Quand demanderont-ils que les règles qu’ils imposent à l’Iran doivent aussi s’appliquer à Israel ? »

    - Le correspondant diplomatique du Haaretz Aluf Benn, cité par Siegman, se charge d’instruire ceux qui veulent encore croire qu’Annapolis est une réunion pour la paix :

    « Selon Aluf Benn, le correspondant diplomatique du Haaretz, Olmert est partisan de la marche "dans le no man’s land entre parler et agir." Pour Olmert, dit Benn, s’engager dans des discussions à haut niveau et l’octroi de quelques concessions aux Palestiniens créent "la situation diplomatique la plus pratique ", parce que de tels gestes sont "en soi suffisants pour éliminer la pression internationale sur Israël visant à ce qu’elle se retire des territoires et mette fin à l’occupation. " Dans le même temps, "aussi longtemps qu’il ne s’agit que de parler et qu’il n’y a pas d’accords, " les pressions internes visant à ne pas céder les territoires sont neutralisées. Olmert semble avoir réussi à transformer Annapolis en cette sorte de no man’s land. »

  • permalien K. :
    25 novembre 2007 @20h30   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    Pascal Boniface :

    « ...face à l’Iran, on assiste à la montée en puissance de ceux qui préconisent des frappes sur l’Iran au motif qu’un Iran nucléaire poserait des problèmes pour trente ans alors que des frappes sur l’Iran poserait des problèmes pour dix-huit mois. Ce sont généralement les mêmes qui disaient qu’une guerre contre l’Irak amènerait progrès démocratique et stabilisation stratégique de la région, en plus d’être un moyen de vaincre le terrorisme. Le moins que l’on puisse dire est que leur crédibilité est faible. Du moins pour la plupart des gens raisonnables. Mais le problème est de savoir quelle crédibilité leur accordent Bush et Olmert. »

  • permalien Ana :
    25 novembre 2007 @22h28   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    L’article d’Aluf Benn, dont parle K. dans son post de 20:22 et dont il traduit un court extrait, est accessible en français dans son intégralité sous le titre : Ehoud Olmert : Politique en no man’s land.

  • permalien Pseudo-Guitl :
    25 novembre 2007 @23h25   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    Mais arrêtez de croire que l’Iran il est gentil, ce sont tous des vrais méchants qui veulent nous exterminer mais aussi exterminer tous les sunnites du monde (parce que c’est une guerre qui remonte à l’hégire).

    Et arrêtez aussi de dire qu’Annapolis n’est qu’une supercherie. Nous les sionistes nous voulons seulement la paix et si les Palestiniens restent sages et polis nous promettons que nous cesserons de construire de nouveaux clubs méds dans leurs jolis paysages.

  • permalien guitl :
    25 novembre 2007 @23h37   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, a vivement critiqué les leaders arabes qui ont accepté de participer à la conférence d’Annapolis. « ‘Les noms des personnes qui ont reculé devant l’occupant sioniste et qui participent à la conférence, seront mentionnés négativement dans les livres d’histoire », a dit Ahmadinejad.

    « La participation à la conférence est le signe de l’ignorance politique de ces personnes », a ajouté le président iranien, « la conférence est destinée à renforcer l’Etat sioniste, elle est sans valeur pour les Palestiniens ».

    bouhouhou le vilain qui fait peur à tout le monde !!

  • permalien Iznogoud :
    25 novembre 2007 @23h45   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    Soufi ou mufti, le choix du roi ?

    Préface à « Soufi ou mufti

    Quel avenir pour l’islam? », dernier ouvrage de Anne-Marie Delcambre par Daniel Pipes novembre 2007

    Sur le site de Daniel Pipes sous le titre Preface

    Traduction : Alain-Jean Mairet

    Avec la « guerre contre le terrorisme », l’essor de l’islam radical et la présence d’une minorité musulmane vigoureuse et revendicative dans l’ensemble du monde occidental, la bonne compréhension de l’islam est devenue une priorité pour quiconque se soucie de sécurité, de politique, de culture ou simplement de l’avenir de la civilisation occidentale.

    Il faut donc que les discussions sur Mahomet, le Coran, l’islam, l’islamisme et les questions qui s’y rapportent, puissent se dérouler dans un cadre aussi large et ouvert que possible. La liberté d’expression est indispensable à un tel débat. Quiconque disposant d’informations ou d’idées sur ces thèmes doit se savoir en droit de les exprimer et de les voir diffusées dans une mesure raisonnable. Comme je l’écrivais lors d’une controverse qui agitait les États-Unis en 2005, « à un moment où les institutions se montrent si timorées, voire trompeuses, il est d’autant plus important qu’aucun élément ne soit exclu du débat et qu’aucune sanction ne vienne décourager ceux qui souhaitent s’exprimer.

    Dans un contexte dominé par le politiquement correct –un problème qui affecte tant la France que l’Occident en général –, je saisis avec plaisir l’occasion qui m’est donnée de témoigner de toute mon admiration pour les travaux d’Anne-Marie Delcambre, dont l’évolution fournit une contribution plus décisive encore à notre compréhension de l’Islam. Le présent ouvrage, « Soufi ou mufti ? », enrichit cette œuvre d’un examen systématique de concepts et d’usages islamiques fondamentaux qui met clairement en lumière leurs caractéristiques essentielles.

    la suite sur le site

    http://www.objectif-info.fr/preface-soufi-ou-mufti-quel-avenir-pour-l-islam.html

    Anne-Marie Delcambre Soufi ou mufti ? Quel avenir pour l’islam ? Desclée de Brouwer, novembre 2007, € 21,00

    http://www.amazon.fr/Soufi-mufti-Quel-avenir-lislam/dp/222005859X

  • permalien fred :
    26 novembre 2007 @06h47   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    Personnellement, une question me hante et je crois profondemment qu’elle pourrait changer le cours de l’histoire ou tout au moins réveiller pas mal de consciences occidentales : "Where is Ossama Ben Laden ? Will USA ever prosecute him ?" Mon opinion est que cet homme est mort il y a longtemps, voir même avant le 11/09/01, mais poser cette question et encore plus y répondre recadrerait le probléme quelque peu ... c ’est en toute amitié qu’il faut poser cette question au gouvernement et au peuple américain.

  • permalien Pierre :
    26 novembre 2007 @06h47   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    Selon les affirmations de Daniel Pipes, Annapolis serait la fin d’Israël (?) :

    « Nous sommes tous des Keynésiens, à présent », avait déclaré Richard Nixon juste avant que les théories économiques de John Maynard Keynes tombent en discrédit. De même, en 1989, à l’heure où Israël était largement accepté, on aurait pu dire avec une égale assurance : « Nous sommes tous des sionistes, à présent. »

    Ce n’est plus le cas. Israël est assiégé à de nombreux égards : par les Iraniens qui préparent une bombe nucléaire, par les Syriens qui accumulent des armes chimiques, par les Égyptiens et les Saoudiens qui s’équipent de moyens militaires conventionnels considérables, par le Hezbollah qui attaque depuis le Liban, par le Fatah depuis la Cisjordanie, par le Hamas depuis Gaza et par les citoyens israéliens musulmans qui s’agitent politiquement et se font plus violents.

    le sionisme au point mort par daniel pipes : hatikva

    Annapolis serait un piège pour Israël en l’obligeant à cohabiter avec des arabes assassin et rudement méchants (bouhouhou !) l’administration de G.W. Bush jette l’agneau dans la gueule du troupeau de loups.

    En suivant la logique de Daniel Pipes toujours, "vous seriez tous une sacrée bande de crétins, à présent".

    Sachons rendre hommage à l’Iran, qui sait garder sa place : The Jewish Telegraph Agency - Rice : “Annapolis est indispensable pour repousser l’Iran” et au Hamas qui a toutes les faveurs de Gary Rosenblatt : « Et tandis que bien sûr je suis favorable à la solution "2 états" entre Israël et les Palestiniens, actuellement, je suis plus en accord avec le Hamas, qu’avec Condoleezza Rice - au moins dans le croyance que la conférence d’Annapolis est une perte de temps et peut nous conduire vers un nouveau bain de sang » (Rice’s Folly The JewishWeek News)

  • permalien Pierre :
    26 novembre 2007 @06h59   « »
    Annapolis, "village Potemkine" de la paix

    @ fred,

    bien sûr que Ben Laden est vivant, il se cache en Iran pardi !

    Ben Laden c’est l’essence de la démocratie !

  • permalien guitl :
    26 novembre 2007 @11h27   « »

    le Hamas vient de déclarer que quelles que soient les décisions prises à Annapolis, il ne tiendrait pas compte des éventuelles décisions prises par les participants.

    Le nazi de Teheran non plus, d’ailleurs, le hezb certainement idem, pourquoi Annapolis ?

    Village Potemkine ? même pas. Potemkine était un illusionniste, le hamas et le hezbollah sont des fauteurs de guerre.Inutile de se demander lesquels sont les plus dangereux.

  • permalien K. :
    26 novembre 2007 @14h29   « »

    Rami Khouri dans un article du 21 Novembre 2007 expose une vision disons originale d’Annapolis : Les arabes devraient y aller franchement et sans rechigner bien qu’il ne s’agisse que d’une mascarade, pour montrer au monde qu’ils ne désirent rien d’autre que la paix et mettre ainsi en porte à faux le camp israélo-américain et la “communauté internationale” :

    « Annapolis is not a serious peace-making endeavor, but it is a spectacular stage that the Arabs can use to challenge Israel, the US, and the world to make peace sincerely. »

    D’abord il n’y a que dans les contes pour enfants ou on peut voir des pantins (les dirigeants arabes en l’occurence) se transformer en etres-humains, ensuite il y a longtemps que le sens de la honte a déserté le camp israélo-américain et la “communauté internationale”.

  • permalien guitl :
    26 novembre 2007 @15h01   « »

    Des manifestants de gauche encouragent Olmert avant Annapolis

    Des centaines de membres de la gauche se sont réunis samedi 24 novembre devant la résidence du Premier ministre Ehoud Olmert à Jérusalem, à la veille de son départ pour la conférence d’Annapolis, afin de montrer leur soutien aux pourparlers.

    Des représentants de l’organisation la Paix maintenant ont été rejoints par des membres de l’Initiative de Genève et des députés du parti travailliste et de Meretz. "Si le Premier ministre arrive à un réel accord de paix, il aura le soutien du public israélien", a déclaré Yariv Oppenheimer, le secrétaire-général de la Paix maintenant.

    Sur la route qui le menait à l’aéroport Ben-Gourion, Olmert a pu voir des manifestants arborant des pancartes disant "C’est le bon moment ­ Choisissez la paix", et "Oui à un traité de paix."

    Ces dernières semaines, la gauche a été critiquée pour son silence avant Annapolis. "Comparé à ce que nous avons pu voir avant Camp David et d’autres sommets de paix, ce n’est rien", déplorait samedi soir Sarah Ben-Amir, étudiante venue manifester.

    Des douzaines d’étudiants ont par ailleurs entamé une marche de trois jours autour de Jérusalem jeudi dernier afin d’encourager le Premier ministre à conclure un accord sur une partition de la ville. Les étudiants ont également procédé à un "échange de journaux", envoyant des quotidiens palestiniens aux résidents de Rehavia et des quotidiens israéliens aux localités palestiniennes situées à l’extérieur de Jérusalem", afin de "souligner le schisme qui sépare les deux groupes".

    http://www.fr.jpost.com/bin/en.jsp?enPage=HomePage

    ils sont bien, les étudiants israéliens... kol a kavod.

  • permalien ahmad :
    26 novembre 2007 @15h39   « »

    Salam

    YITZHAK LAOR, LE NOUVEAU PHILOSÉMITISME EUROPEEN et le “camp de la paix” israélien Editions La Fabrique, novembre 2007 jeudi 22 novembre 2007 La relation est étroite entre ceux qui s’autoproclament « camp de la paix » en Israël et leurs homologues de la gauche européenne. Ce livre éclaire sans indulgence cette relation, particulièrement marquée dans le domaine littéraire. Il analyse la réception en Europe des ouvrages d’Amos Oz, A.B. Yehoshua ou David Grossman, il explore la manière dont ces auteurs sont chez nous travestis en hommes de paix, et les raisons de l’enthousiasme de la critique. Il montre que les intellectuels israéliens – ashkénazes pour la plupart, laïques et travaillistes – sont perçus par leurs pendants européens comme faisant partie « des nôtres », à condition qu’ils restent là-bas, en Orient. Et que, symétriquement, ces mêmes intellectuels ont pour principal souci d’appartenir – ou de paraître appartenir, par tous les moyens – à l’intelligentsia européenne. Et de fait, ce que tous ont en commun, c’est la peur et la haine de l’Orient. Introduction (extrait) :

    Malgré ses récriminations sur l’hostilité des médias, Israël a la cote en Europe. Non seulement les Israéliens sont très présents dans l’imaginaire occidental, mais les Occidentaux ont pris l’habitude de nous considérer comme une partie d’eux-mêmes, du moins tant que nous sommes ici, au Moyen-Orient, une sorte de dernière version de pieds-noirs.

    Cette identification avec « nous » fonctionne mieux encore avec la culture de l’holocauste, en offrant au nouvel Européen, dans le contexte de la « fin de l’Histoire », une meilleure version de sa propre identité face au passé colonial et au présent « postcolonial ». Inquiet devant la masse des immigrés musulmans légaux et illégaux, cet Européen a adopté le nouveau Juif comme un Autre rassurant, moderne, ami du progrès, sans barbe, sans papillotes, avec une femme qui ne porte pas de vêtements traditionnels et ne dissimule pas ses cheveux –heureusement, ces nouveaux Juifs n’ont rien en commun avec leurs grands-parents. Bref, cet Autre sympathique est assez similaire au Moi européen, toujours hostile à ceux qui ne lui ressemblent pas, qui ne s’habillent pas comme lui ou qui ne se conforment pas à ses valeurs. C’est ce que je montrerai avec une analyse politique de la culture de l’holocauste en Europe (chapitre I), puis une étude de la méthode d’Israël pour gagner les cœurs et les esprits dans l’opinion publique européenne, grâce à une utilisation particulière de vieux modes de pensée colonialistes (chapitre II).

  • permalien ahmad :
    26 novembre 2007 @15h41   « »

    Israël est comme ces périphéries de l’Europe, qui, suivant l’idéologie nationale, confèrent à leurs sujets le rôle de « dernier avant-poste » contre « la barbarie non-européenne ». Dans l’imaginaire européen, le critère qui permet d’identifier les membres de la communauté occidentale est fondé depuis toujours sur le mur de séparation qui délimite la chrétienté occidentale blanche. Aujourd’hui, le cas le plus connu (et le moins imaginaire d’ailleurs) est l’opposition à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Même les arguments des « libéraux » pour accepter la Turquie s’appuient sur cette démarcation : « Il faut encourager l’Islam modéré », « là-bas, le hidjab est interdit par la loi », etc. Dans cette géographie rêvée, où se situe Israël, où se situent les Juifs, après l’extermination des Juifs d’Europe ? (Auparavant, comme chacun sait, les Juifs ne faisaient pas partie de l’Occident, n’avaient jamais été acceptés par l’Occident, en dépit de la nostalgie à la mode pour les Juifs morts.) Israël partie de l’Occident : c’est une position éminemment politique. Mais c’est une illusion que de tracer un trait là où finit Israël et où commence le monde arabe. (Je traiterai de ce fantasme dans le chapitre IV, à propos de A.B. Yehoshua et de son désir de gommer sa « honte séfarade ».)

    En Israël, quelque 60% des Juifs ne sont pas des ashkénazes (Juifs d’origine européenne, occidentale). Faut-il en conclure que la majorité des Juifs en Israël ne sont pas des Occidentaux, que la frontière imaginaire doit être tracée entre les ashkénazes et les Juifs orientaux ? Ce serait une erreur, car il s’agirait alors d’une affaire de couleur, ou de lieu de naissance, d’accent, de cuisine, de traditions religieuses [1], selon un mode de pensée racial ou même raciste. Ce que je pense, c’est que la ligne entre Occident et non-Occident, entre Ouest et Est ne passe pas entre les Juifs et les Palestiniens ni entre les Juifs ashkénazes et les orientaux, mais qu’elle traverse d’une façon très particulière le peuple juif – peuple ou nation. Nous autres, peuple ou groupe religieux, et même ceux d’entre nous qui venons d’Europe occidentale, n’avons jamais fait partie de l’Occident (chrétien), pas même après la nationalisation qu’a subie le peuple juif. Cette nationalisation n’a pas fait de nous des occidentaux [2] .

  • permalien ahmad :
    26 novembre 2007 @15h42   « »

    Pour faire une analyse de cette ambiguïté des Juifs, il faudrait des historiens et des philosophes qui s’emploieraient à décrire en profondeur l’histoire de la vie des Juifs au cours des deux cents dernières années, depuis l’émancipation. Car même les critères utilisés par les Lumières occidentales pour faire la distinction entre le laïque le religieux, principe de base des sociétés modernes, sont des critères étrangers à l’histoire des Juifs et qui ne lui sont pas applicables. Sans parler des lois sur le mariage édictées par l’État, lois non démocratiques, qui nous sont imposées à tous, (les principales victimes étant les femmes) – en faisant cyniquement porter la responsabilité sur les partis religieux, alors qu’elles ne font que servir les intérêts racistes de l’État pour éviter les « mariages mixtes » entre Juifs et non-Juifs (c’est-à-dire Arabes) [3] . Plutôt qu’un exemple aussi évident, prenons celui des lois traditionnelles concernant la nourriture : en Israël, 60 % des Juifs observent les règles de la cacherout, non seulement en ne mangeant pas de porc mais en respectant tous les autres interdits. Ils le font par choix et non sous une quelconque coercition religieuse. Autre exemple éloquent : 99,9 % des gens font circoncire leurs fils et le font comme le prescrit la loi juive, huit jours après la naissance. Pourtant, beaucoup d’entre nous se considèrent comme « laïques », ce qui ne tient pas si l’on se fie aux critères européens de la distinction entre laïques et religieux. Même la séparation qui semble aller de soi et que les Juifs ont acceptée comme mode de vie en se soumettant à l’impératif européen (chrétien) d’être « un Juif à la maison, un être humain à l’extérieur [4] », ne correspond pas à la diversité des histoires vécues par les Juifs. Toutes les tentatives de réunir l’ensemble de ces expériences dans le cadre de l’histoire de l’Occident se sont soldées par des échecs. Post Scriptum : 17 euros en vente sur http://www.lekti-ecriture.com/edite...

    [1] Les rites populaires et la vénération des « saints rabbins » chez les Juifs marocains est beaucoup plus proche des traditions musulmanes du Maghreb que de celles des Juifs ashkénazes.

    [2] La dénonciation juive hystérique des « médias anti-israéliens », du nouvel antisémitisme », reflète peut-être le sentiment d’insécurité de ceux qui se sentent toujours comme des outsiders. Mais là n’est pas la question.

    [3] Les citoyens israéliens ne peuvent se marier que dans le cadre de leurs institutions religieuses. Le mariage civil n’existe pas en Israël.

    [4] Célèbre slogan des Lumières juives qui entérine l’équivalence entre « être un être humain » et « avoir l’apparence et le comportement d’un chrétien ».

  • permalien ahmad :
    26 novembre 2007 @15h44   « »

    article en ligne sur le site des indigènes de la république

    Salam

  • permalien K. :
    26 novembre 2007 @16h50   « »

    "Des officiels saoudiens (...) ont déclaré qu’ils ne mettraient pas fin à l’indexation du riyal, leur monnaie, sur le dollar. Le royaume dispose toutefois d’autre options. Il pourrait réévaluer sa monnaie à un niveau sensiblement plus fort, à l’instar de la Chine en 2005, tout en maintenant le lien avec le dollar."

  • permalien K. :
    26 novembre 2007 @18h18   « »

    Israel veut la paix. Deux preuves parmi des milliers.

    - « Les négociations entre le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le premier ministre israélien, Ehoud Olmert - qui se sont rencontrés une nouvelle fois, mardi 28 août - n’impressionnent visiblement pas le ministère israélien des transports : sur le terrain, ses pelleteuses et ses géomètres façonnent pour la Cisjordanie un avenir aussi éloigné que possible d’un quelconque accord de paix. »

    - « Hébron cité convoitée par les colons israéliens » :

    « B’Tselem énumère toutes les attaques qui se sont produites depuis sept mois : "Agressions physiques et verbales ; insultes ; malédictions ; jets de pierre, d’urine, d’oeufs, d’ordures, de bouteilles vides", sous l’oeil indifférent des forces de sécurité qui, elles aussi, sont accusées de mauvais traitements et d’humiliations. »

    « David Wilder (..) explique que les accusations de B’Tselem sont "une fabrication. Il n’y a aucune preuve, pas une image. Les Juifs veulent vivre à Hébron et lorsqu’il y a une propriété à acheter, il est normal de le faire".

    « Contrairement à ce qu’affirme M. Wilder, les preuves de violences sont nombreuses. B’Tselem a fourni aux Palestiniens de petites caméras qui leur ont permis de filmer plusieurs agressions. Quant à acheter, les Palestiniens refusent de vendre, même sous la pression. Fayez Al-Rajabi, le propriétaire, raconte qu’il n’a jamais vendu ce bâtiment, dont il avait acheté le terrain, il y a treize ans, à un Jordanien. Il avait entrepris d’y édifier une construction dont les travaux ont été retardés à cause de l’Intifada. Pour ce garagiste, les documents de propriété des colons sont "des faux". "Ma maison m’a été volée", accuse-t-il. Il a même passé six mois en prison car l’Autorité palestinienne l’avait soupçonné d’avoir vendu à des colons. Ce qui est considéré comme un acte de collaboration. Dimanche 18 novembre, l’enquête gouvernementale demandée par la Haute Cour a conclu qu’effectivement, il n’avait pas vendu son bien et que, par conséquent, les occupants devaient en être délogés » [sic].

    « Il y a quelques mois, le ministère de la défense avait ordonné l’expulsion des colons. Un appel a été interjeté. Pour les colons, l’important est de gagner du temps. Ils s’installent et créent sur le terrain une situation de fait. "Nous sommes chez nous et nous avons l’intention d’acheter tout ce qu’il est possible d’acheter, car Hébron, martèle M. Wilder, est un haut lieu du judaïsme." »

  • permalien Pierre :
    26 novembre 2007 @18h52   « »

    Une déclaration largement diffusée sur l"ensemble des sites internets mais malheureusement pratiquement plus accessible :

    Nous nous sommes engagés dans la Feuille de route à ne pas construire de nouvelles implantations en Cisjordanie et nous n’en construirons aucune", a affirmé M. Olmert, cité par ce responsable, au cours d’une réunion du cabinet.

    Cisjordanie : Olmert s’engage à ne pas construire de nouvelles colonies

    Une information très peu diffusée mais toujours accessible :

    A moins de trois semaines de la réunion israélo-palestinienne censée se tenir le 26 novembre aux Etats-Unis, à Annapolis (Maryland), la colonisation de la Cisjordanie continue. Selon un rapport de l’organisation non gouvernementale israélienne La Paix maintenant, publié le mercredi 7 novembre, la construction bat son plein dans 131 implantations. Quatre-vingt-huit sont situées à l’ouest de "la barrière de sécurité" construite par Israël en terre palestinienne, principalement dans les grands blocs à la périphérie de Jérusalem et quarante-trois autres à l’est du "mur".

    Le Monde.fr : Les colonies israéliennes continuent de se développer en Cisjordanie

  • permalien Ana :
    26 novembre 2007 @19h03   « »

    Benjamin Barthe, cité par K. :

    " Les négociations entre le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le premier ministre israélien, Ehoud Olmert - qui se sont rencontrés une nouvelle fois, mardi 28 août - n’impressionnent visiblement pas le ministère israélien des transports : sur le terrain, ses pelleteuses et ses géomètres façonnent pour la Cisjordanie aussi éloigné que possible d’un quelconque accord de paix".

    L’article au complet.

  • permalien K. :
    26 novembre 2007 @20h47   « »

    Décidément c’est la mode de la méthode Coué chez les bons journalistes. Après R. Khoury qui croit que la montagne arabe est capable d’accoucher autre chose qu’une souris, c’est maintenant Akiva Eldar (Haaretz, ce jour) qui envisage que Bush le petit puisse faire preuve de fermeté vis-a-vis des israéliens dans l’après Annapolis (1/3) :

    « Il est vrai, qu’à ce jour, le président américain George W. Bush n’a pas fait montre de beaucoup de sagesse dans ses relations avec le Moyen-Orient. Mais il est difficile de croire que le dirigeant de la superpuissance et ses aides ne reconnaissent pas les risques qu’ils ont pris en tenant le sommet d’Annapolis. On n’a pas à être Henry Kissinger pour se rendre compte que le sommet ne peut se permettre de déboucher sur rien. L’importance de la réalisation, ou la profondeur de l’échec, seront proportionnels au niveau de fréquentation des délégations et au nombre d’heures d’émissions de télévision, principalement dans le monde arabe. Les dirigeants arabes n’envoient pas leurs ministres des Affaires étrangères pour fournir à Bush et au Premier ministre Ehud Olmert une photo de groupe à Annapolis pour leurs albums. S’ils ne rentrent pas chez eux avec un plan pour mettre fin à l’occupation israélienne, ils devront expliquer à leurs populations les raisons pour lesquelles ils ont passé tant de temps dans des hôtels de luxe à Annapolis tandis que les enfants palestiniens fouillaient dans les ordures pour y chercher de quoi manger. Tôt ou tard, les États-Unis auront à apporter à leurs amis arabes des réponses. »

    « Bush n’a pas besoin de réinventer la roue pour faire en sorte que les déclarations de demain à Annapolis ne finissent pas au fond de tiroir à coté de la Feuille de route et des plans Mitchell, Tenet et Zini. Les principes de l’accord sur le statut final et les conditions de sa mise en œuvre sont plus ou moins connus. Le défi pour les Etats-Unis est de savoir comment en finir avec le dilemme de "la poule ou l’oeuf" : la paix (la fin de l’occupation) devra-t-elle précéder la sécurité, ou la sécurité devra-t-elle passer avant la paix ? C’est le rôle des Etats-Unis de créer un pont entre les préoccupations d’Olmert qui veulent que si un accord de règlement final oblige Israël à se retirer de la "Judée et Samarie", le Hamas prendra alors le contrôle de la zone, et celles du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qui affirme qu’un accord mettant fin a l’occupation est la seule chose qui arrêtera le Hamas. »

  • permalien K. :
    26 novembre 2007 @20h50   « »

    Akiva Eldar (Haaretz, ce jour) (2/3) :

    « Du fait de la faiblesse politique d’Abbas et Olmert, le pont Américain, dont la pierre angulaire sera posé aujourd’hui, doit être plus stable que les dirigeants qui le traversent. La clé réside dans la volonté du président de créer une réalité extérieure, internationale, qui soit plus forte que l’intérieure, la réalité politique en Israël et en Palestine. En d’autres termes, le processus doit être plus fort que ceux qui y participent. Si l’Arabie saoudite et ses amis dans le monde arabe doivent participer à la prochaine conférence de la paix sans être amenés un jour à souhaiter qu’Annapolis n’ait jamais eu lieu, trois conditions essentielles doivent être remplies.

    La première condition est que la base du processus soit la résolution 1515 du Conseil de sécurité, qui a été adopté à l’unanimité en juin 2004. Selon cette résolution la solution à ce conflit est l’établissement d’un Etat palestinien indépendant aux côtés de l’État d’Israël (et non d’un État juif), sur la base de la Feuille de route. La vision de Bush de deux États doit être ajoutée dans la balance, et surtout, l’initiative de paix arabe, qui comprend la normalisation des relations avec Israël et tous les membres de la Ligue arabe. L’acceptation de l’initiative comme pierre angulaire permettra au Roi saoudien de visiter ouvertement Jérusalem, au lieu d’essayer de trouver des moyens d’éviter la délégation israélienne à Annapolis.

    La deuxième condition est de fixer une date (qui n’a pas besoin d’être définie comme une "date limite") pour achever le processus, en fournissant une description détaillée des étapes intermédiaires et le calendrier de leurs réalisations. Par exemple, cela impliquerait de confisquer toutes les armes illégales ou l’évacuation des avant-postes. Israël a convenu d’un calendrier lors de l’établissement de la Feuille de route et il est maintenant temps de le mettre à jour. »

  • permalien K. :
    26 novembre 2007 @20h53   « »

    Akiva Eldar (Haaretz, ce jour) (3/3) :

    « La troisième condition est d’établir un mécanisme crédible pour superviser la mise en oeuvre de chaque étape. Cela signifie qu’Israël ne pourra plus être a la fois juge et partie. Le juge doit être le plus neutre possible, afin que sa décision puisse être acceptable pour les deux parties. »

    « M. Bush Senior avait compris qu’un un sommet libre était une chimère. Le lendemain de la conférence internationale qui a eu lieu 16 ans plus tôt à Madrid, l’administration américaine a risqué une confrontation directe avec Israël et la communauté juive aux États-Unis. Bush a obligé les israéliens à choisir entre les colonies et les garanties de prêts devant servir à payer l’absorption des nouveaux immigrants ; entre le sabotage des relations avec les États-Unis et les progrès du processus de paix. Madrid a abouti à la signature des Accords d’Oslo sur la pelouse de la Maison Blanche, à Camp David II et au plan du projet de Clinton. Malheureusement, cela s’est également terminé par sept ans de violence. Un autre sommet de la paix qui ne modifierait pas l’occupation et un autre accord qui dépendra des grâces de ceux qui s’y opposent non seulement n’apportera pas la paix - mais l’éloignera encore plus. »

  • permalien K. :
    26 novembre 2007 @22h21   « »

    La poule ou l’oeuf? :

    - Israël va réduire la fourniture d’électricité à Gaza le 2 décembre. Non ? Gaza ne compte pas ? Bon, voyons le reste.

    - Ehoud Olmert confronté à une forte opposition en Israël à la réunion de paix d’Annapolis : Ehoud Barak, ministre de la défense, président du Parti travailliste et principal allié du gouvernement, ne manque pas une occasion d’exprimer les plus profondes réserves sur l’initiative de paix en cours (..) [et] ne cesse d’invoquer la protection des intérêts sécuritaires d’Israël, préalable à quelque concession que ce soit aux Palestiniens.

    - This past week [Olmert] was embarrassed in parliament when an opposition- sponsored bill stipulating that any changes to the boundaries of Jerusalem must be supported by a special majority (80 out of the 120 lawmakers in parliament) passed without any problem. The bill, which was intended to embarrass Olmert ahead of a U.S.-sponsored peace summit aimed at reviving the long-dormant Mideast peace process, passed with the support of lawmakers in his own ruling coalition.

    - - Les Etats-Unis ne forceront pas la main d’Israël à Annapolis

    - Signaux contradictoires :

    . "Mme Rice espère aussi que Mahmoud Abbas sera capable de s’imposer au Hamas"

    . Promesse a aussi été faite à M. Abbas que l’application des termes du plan de paix rédigé en 2002 par ce Quartet (gel des colonies, réouverture d’une représentation de l’Organisation de libération de la Palestine [OLP] à Jérusalem-Est…) ne dépendra plus, comme Israël l’impose depuis cinq ans, d’un règlement préalable des aspects sécuritaires.

    . Mais Israël dispose d’une lettre du président Bush en 2004, dans laquelle celui-ci juge "irréaliste" un retrait israélien aux frontières de 1967.

  • permalien Yann :
    26 novembre 2007 @22h38   « »
    L’inevitable question fondamentale

    Fantasy vs. Reality in Palestine-Israel - Heading for Annapolis, Kathleen and Bill Christison, Counterpunch, 26/11/07

    « Levy speaks only about 40 years of occupation, perhaps not realizing that, when this question is answered, the inevitable next question is, Does Israel have the moral right to continue in possession of the homes and land of Palestinians expelled and dispossessed in 1948 ? No true peace will ever be possible unless both questions are dealt with. »

    (Levy parle de seulement 40 ans d occupation, ne realisant peut-être pas que, lorsque (le monde et surtout les Israeliens) auront repondu a cette question (Est-ce qu Israel a le droit moral de continuer l occupation ?), la question suivante sera inevitablement : Est-ce qu Israel a le droit moral de continuer a posseder les maisons et la terre des Palestiniens expulses et depossedes en 1948 ? Une veritable paix ne sera jamais possible sans que ces deux questions ne soient prises en compte.)

  • permalien K. :
    26 novembre 2007 @22h54   « »

    Editorial de « l’érudit de Princeton Bernard Lewis, un proche conseiller de Bush et du vice-président Dick Cheney [et souvent cité dans ce blog comme “preuve a l’appui” par des gens heureusement infiniment plus inoffensifs] dans le Wall Street Journal prédisant que le 22 Août 2006 [sic] le président Ahmadinejad allait mettre fin au monde. La date, a-t-il expliqué, "correspond a la nuit où de nombreux musulmans commémorent le vol de nuit du prophète Mahomet sur Buraq le cheval ailé, en premier lieu vers "la plus grande mosquée" habituellement identifiée comme correspondant a Jérusalem, (..). Cela pourrait bien Être considéré comme une date appropriée pour la fin apocalyptique d’Israël et si nécessaire du monde" »

    Cité par le Newsweek

  • permalien K. :
    26 novembre 2007 @23h14   « »

    - Il va sans dire que l’éditorial de l’illustrissime Bernard Lewis avait été écrit avant Aout 2006.

    - MARTIN VAN CREVELD :

    « Je ne doute pas que les Iraniens veuillent se doter d’armes nucléaires. Et si j’étais Iranien, je travaillerais aussi sur les armes nucléaires. Après tout, vu de Téhéran, la situation stratégique de l’Iran s’est beaucoup détériorée au cours des trois dernières années. L’Iran est désormais entouré de forces américaines : au sud, dans le golfe Persique, à l’est, avec l’Afghanistan, au nord-est, dans certaines républiques d’Asie centrale, et à l’ouest, avec l’Irak. L’Iran est donc bel et bien entouré par des forces américaines. Et tout le monde sait que, là où les forces américaines sont déployées, l’arme nucléaire n’est pas loin. » »

    « Pour cet historien militaire, le véritable danger pour l’existence d’Israël est plutôt d’ordre interne, découlant de l’occupation de la Cisjordanie. « L’Intifada risque de déclencher une guerre civile en Israël. (...) On l’a vu avec l’assassinat de Rabin. (...) Le grand danger pour nous, presque le seul, est interne. » »

  • permalien Pierre :
    27 novembre 2007 @07h30   « »

    Le Quotiden du Peuple (canard laqué déchainé) :

    Il y a les méchants :

    "Ma réaction est qu’il n’est pas surprenant qu’un pays comme l’Iran soit inquiet que les éléments extrémistes soient visés pour otenir un Etat palestinien et la paix entre Israéliens et Palestiniens et avec un peu de chance, une paix globale au Moyen- Orient," a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.

    Le Quotidien du Peuple en ligne - Les Etats-Unis répondent aux critiques de l’Iran à l’encontre de la conférence d’Annapolis

    Commentant un rassemblement public contre la conférence sur le Moyen-Orient, tenu à Gaza, territoire sous le contrôle du Hamas, Fehmi al-Za’arier, porte-parole du Fatah, a déclaré que cette activité pourrait "affaiblir les négociateurs palestiniens" participant à la conférence qui sera ouverte mardi à Annapolis, aux Etats-Unis.

    Le Quotidien du Peuple en ligne - Le Fatah accuse le Hamas de tenter d’"affaiblir" les négociateurs palestiniens

    les gentils :
    Le ministère français des Affaires étrangères a souhaité lundi voir un Etat de Palestine " indépendant, souverain, viable, démocratique et pacifique".

    Le Quotidien du Peuple en ligne - La France pour un Etat palestinien "viable" et "pacifique"

    conclusion le Hamas et l’Iran veulent une Palestine dépendante, soumise, ingouvernable, tyrannique et belliqueuse.

    C’est ça l’effet "vent du boulet", les contrats Areva et Airbus n’étaient qu’un prétexte!

  • permalien K. :
    27 novembre 2007 @10h26   « »

    Le secrétaire US a la défense Robert Gates a déclaré hier :

    Defeating terrorism will require the use of more "soft power," with civilians contributing more in non-military areas like communication, economic assistance and political development...

    Gates called for the creation of new government organizations, including a permanent group of civilian experts with a wide range of expertise who could be sent abroad on short notice as a supplement to U.S. military efforts.

    Wide range of expertise, comme l’expertise du “board” du New York Times ?

  • permalien Pierre :
    27 novembre 2007 @10h35   « »

    Les effort d’Olmert pour un Etat de Palestine " indépendant, souverain, viable, démocratique et pacifique".

    Le document confisque le droit des réfugiés palestiniens au retour vers leurs maisons dans les territoires palestiniens occupés en 1948.

    Le document présente également plusieurs scénarios pour trouver des solutions à la question de la ville occupée d’Al-Qods en la changeant à une capitale de l’entité sioniste.

    Un document dangereux qui annule le droit de retour en échange de 90 milliards de dollars - Palestine Info

    si les Palestiniens n’acceptent pas ces marques de la bonne volonté israélienne alors personne ne peut plus rien pour eux.

  • permalien K. :
    27 novembre 2007 @17h55   « »

    - SPIEGEL ONLINE (ce jour), extraits :

    "Tous les participants ont la peur de l’échec dans l’esprit plutôt que l’espoir d’un succès," a dit Tamara Cofman Wittes de la Brookings Institution a SPIEGEL ONLINE, ajoutant que les principaux protagonistes — le Président américain George W. Bush, le Président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Ehud Olmert — sont tous très faibles au niveau national.

    Une grande partie de l’équipe Bush semble avoir très peu de volonté de travailler d’arrache-pied pour faire d’Annapolis un succès — chose déjà apparente par la désastreuse préparation. La méga conférence n’a été officiellement confirmée qu’au début de la semaine dernière, forçant les délégations à modifier à la hâte leurs réservations d’hôtel. Les journalistes n’ont été avertis des réunions d’information que quelques minutes auparavant (..)

    Pourquoi ce manque d’enthousiasme ? À la Maison Blanche, la conférence d’Annapolis est de plus en plus considérée comme un aveu de faiblesse, notamment dans l’influent cercle autour de Dick Cheney et chez les néo-conservateurs. Ils acceptent à contrecœur le fait qu’un renforcement de l’engagement américain pour la paix au Moyen-Orient soit sans doute le prix à payer pour obtenir plus d’aide contre un Iran de plus en plus puissant.

    Il est improbable que Bush puisse s’impliquer davantage à Annapolis qu’il ne l’a fait jusqu’ici. Et il y a une raison simple a cela — Bill Clinton a utilisé cette approche de tentative de règlement du conflit Israélo-palestinien pour couronner sa présidence à Camp David en 2000 et elle s’est révélée en fin de compte infructueuse.

    Bush désire toujours s’éloigner de la politique étrangère plus diplomatique de son prédécesseur. De ce fait, son conseiller de sécurité nationale Stephen Hadley a annoncé avant le début de la conférence que le président n’exercerait pas de pressions personnelles sur les partenaires de la négociation. C’est à eux de parvenir à un règlement, a-t-il dit.

    Bien sûr, il n’est pas inconcevable que des progrès soient accomplis au cours de la présidence de Bush. Et même à Annapolis, il pourrait y avoir de petites avancées --- par exemple, dans les relations avec la Syrie.

    - Selon un article de l’IHT des fissures apparaissent dans l’alliance irano-syrienne.

  • permalien Pierre :
    27 novembre 2007 @18h07   « »

    Le quatuor qui joue plus vite que la musique.

    Les membres du Quatuor ont déclaré qu’ils attendaient avec impatience la conférence des donateurs qui se tiendra à Paris en décembre, grâce à laquelle ils espèrent obtenir un appui financier suffisant pour construire « les fondations d’un État palestinien viable et prospère ».

    Moyen-Orient : le Quatuor salue la conférence d’Annapolis

  • permalien Pierre :
    27 novembre 2007 @18h28   « »

    Les trouble fêtes :

    - GAZA/HEBRON (Reuters) - Des milliers de Palestiniens ont manifesté à Gaza et en Cisjordanie occupée - où un manifestant a été tué - contre la présence du président palestinien Mahmoud Abbas à la conférence d’Annapolis.

    Un mort dans une manifestation anti-Annapolis à Hébron,

    - Trois Palestiniens, un civil et deux membres du Hamas ont été tués par l’armée israélienne dans la nuit de lundi à mardi dans le nord de la bande de Gaza. Les deux membres du Hamas déposaient des explosifs près de la frontière quand l’armée leur a tiré dessus. Le civil a lui été tué dans le sud de la bande de Gaza.

    Gaza : Tsahal tue trois Palestiniens

    - Car si les forces militaires israéliennes poursuivent et intensifient leurs opérations antiterroristes, les Palestiniens pourraient alors accuser Israël de vouloir saboter le processus de paix. En revanche, si Tsahal diminue ses actions, les terroristes pourraient alors atteindre plus facilement leurs objectifs et perturber la conférence, en mettant au point des attentats spectaculaires.

    Guysen.com - Annapolis doit-elle ralentir la chasse au terroristes ?

  • permalien K. :
    27 novembre 2007 @19h29   « »

    - Les troubles fêtes...

    Lundi après-midi, quelque 15.000 personnes ont participé à un rassemblement au Mur occidental, dans la vieille ville, et on prié pour l’échec de la conférence d’Annapolis.

    Au cours du rassemblement, les orateurs se sont déclarés contre la division de Jerusalem et l’annulation des points de peuplement juif en Cisjordanie.

    - ...et les esprits troubles de “l’approche équilibrée” :

    Et tandis que la plupart des gens des deux cotés supportent le processus de paix , ils n’ont pas la volonté de faire les sacrifices nécessaires pour mettre fin au conflit.

    Mais il est vrai que c’est parce que ...

  • permalien K. :
    27 novembre 2007 @19h59   « »

    Accord officiel entre les américains et les irakiens pour que la présence américaine en Irak ne soit prolongée au-dela de décembre 2008 qu’a la demande expresse du gouvernement irakien.

    Les américains disent qu’ils ont bon espoir de voir les irakiens les supplier de rester. À mon avis ça promet “un bon paquet de massacres

  • permalien K. :
    27 novembre 2007 @20h39   « »

    - Le Guardian nous donne d’autres précisions sur “l’accord officiel” entre américains et irakiens, en tous les cas tel que le comprend “le conseiller de l’administration en Irak et en Afghanistan, le Général Douglas Lute” : Bush aurait reçu l’assurance de Maliki qu’il permettra aux américains de rester en Irak au-dela de 2008 pour « protéger contre les complots intérieurs et les ennemis étrangers. » et « qu’en échange [sic] l’Irak devra ouvrir tous ses marchés aux compagnies étrangères, spécialement américaines ».

    - En attendant 4 civils irakiens ont été tués aujourd’hui après que les américains aient tiré sur le bus qui les transportait. Hier, nous apprend la meme source, c’était « three Iraqi civilians, including a child, were killed by its troops manning a roadblock 200 kilometres (140 miles) north of Baghdad. It said their vehicle approached the roadblock in the city of Baiji at high speed and the driver ignored warnings to stop. »

  • permalien Jeff :
    27 novembre 2007 @21h01   « »

    @ Pierre et K.

    Merci pour toutes ces recherches. Rien de mieux pour se tenir au courant, au jour le jour, de ce qui se passe et de ce qui se dit au (et sur le) Proche et Moyen-Orient. Continuez comme ça...

  • permalien
    27 novembre 2007 @21h55   « »

    Venir habiter en Israël parce qu’on est juif, d’accord, mais à quel prix ? Certains juifs ont trouvé leur bonheur, mais pas tous.

  • permalien K. :
    27 novembre 2007 @22h26   « »

    En farfouillant bien on trouve des choses intéressantes. À ma connaissance cela n’a été rapporté (parmi les MSM occidentaux) que par Robin Wright du Washington Post :

    Le Ministre saoudien des Affaires Etrangères Saoud al-Faisal a dit hier que quel que soit l’accord de paix, il aurait finalement à inclure le Hamas, puisqu’il contrôle Gaza et la moitié de l’Autorité palestinienne. De plus, les deux principales parties Palestiniennes — Le Hamas et le Fatah, qui contrôle la Cisjordanie – devront s‘unir dans un gouvernement d’unité nationale, a-t-il dit.

    Un accord signé par les Israéliens et les dirigeants palestiniens aura besoin de la ratification de leurs parlements respectifs, et le Hamas contrôle toujours le parlement palestinien.

    « À moins que vous n’intégriez le Hamas du côté de la paix, vous ne remplissez pas vraiment une condition fondamentale, » a dit Faisal. « Un homme ne peut faire la paix ; ni même la moitié d’une population, » a-t-il dit lors d’une table ronde avec des journalistes américains. « On devra passer par un accord de paix entre les Palestiniens pour que ceci se fasse facilement ».

  • permalien Pierre :
    27 novembre 2007 @22h35   « »

    La voie bédouine :

    Le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al-Fayçal, a répété dans son allocution à Annapolis qu’une normalisation arabe avec Israël nécessitait au préalable un retrait israélien des territoires arabes occupés."Nous sommes venus ici pour soutenir le lancement de pourparlers sérieux et continus entre les Palestiniens et les Israéliens, abordant toutes les questions fondamentales du statut final. Ces discussions doivent être suivies par le lancement des volets syrien et libanais le plus tôt possible", a-t-il ajouté.

    Romandie News : Annapolis : l’Arabie pose des conditions à une ouverture envers Israël

  • permalien K. :
    27 novembre 2007 @22h39   « »

    Robin Wright du Washington Post (traduction de tout ce qui précède les passages de mon dernier post- 1/2) :

    Plus de quatre douzaines de gouvernements, d’organisations et d’institutions financières internationales seront représentées quand les pourparlers sur le Moyen-orient s’ouvriront à Annapolis aujourd’hui. Mais ce sont les acteurs non invités – l’ Iran et ses alliés du Hamas, du Jihad islamique, du Hezbollah et d’autres factions militantes — qui peuvent avoir le plus grand impact sur les discours de paix.

    Contenir l’Iran et son influence régionale est le défi ambitieux de toutes les assistances présentes en dehors de la Syrie, un but que beaucoup d’officiels des nations participantes présentent comme étant aussi important que de faire la paix au Moyen-orient.

    « L’Iran sera l’éléphant dans la pièce, bien que non présent, » a dit l’ancien négociateur de paix américain, Aaron David Miller. « Il sera dans les calculs et les motivations de chacun. . . [plus] l’impact du Hamas et le rôle qu’il peut jouer en exerçant des ravages quoi qu’il qu’arrive dans Annapolis. . . . L’équilibre de pouvoir n’est pas en faveur des conciliateurs mais en faveur des fauteurs de troubles ».

    L’impact de l’Iran sur le processus de paix a augmenté