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Ultime « réforme » des retraites... avant la prochaine

mardi 27 novembre 2007

Monter en épingle de prétendus « privilèges », et travestir le nivellement par le bas en souci d’« équité », telle a été la stratégie du gouvernement français au cours des grèves de novembre pour la défense des régimes spéciaux de retraite. Ce rideau de fumée dissimule le dessein de voir la retraite par capitalisation supplanter la retraite par répartition. Et la toile de fond européenne n’est guère rassurante : l’objectif semble être d’écarter tout débat sur la répartition des gains de productivité, au profit d’un allongement indéfini de la durée de cotisation.

L’article de l’économiste Antoine Rémond, à lire dans Le Monde diplomatique de décembre 2007, est proposé au débat sur le forum ci-dessous.

« Des réformes ont été engagées sur les retraites (...), mais on sait qu’elles ne constituent qu’un début et qu’il faudra aller plus loin. »

(M. Angel Gurría, secrétaire général de l’OCDE, 22 novembre 2007.)

Derrière l’actuel débat sur les retraites se dessine en réalité le choix entre système par répartition et système par capitalisation. Et plus généralement le niveau des prélèvements obligatoires. Cette discussion est ancienne. Les générations du baby-boom étaient à peine arrivées sur le marché du travail que déjà on abordait la question de leur retraite. Et, dès les années 1980, certains médias invoquaient l’urgence d’une réforme [1]. Les premières prospectives officielles sur le sujet datent de 1985 avec l’installation de la commission du Plan, présidée par M. Léon Tabah, sur la « solidarité entre générations face au vieillissement démographique ». S’ensuivit un rapport, publié en juin 1986, qui présenta pour la première fois des projections à long terme [2]. Le débat reprit de la vigueur en 1990 à l’occasion d’un numéro spécial de la revue Economie et Statistiques [3]. La presse embraya, et la question fut posée aux responsables politiques. La suite est connue : Livre blanc sur les retraites en 1991, « réforme » du régime général en 1993, rapports, éditoriaux et articles alarmistes, sondages, « réforme » du régime des fonctionnaires en 2003...

Voici venu le tour des « régimes spéciaux » de retraite. Selon un processus désormais familier [4], les éditorialistes les plus en vue pourfendent les opposants à une « réforme nécessaire » [5]. Dans les instances gouvernantes, on a pleinement conscience de cet avantage. Le 17 octobre, on entendait ainsi au ministère du travail : « Si la journée de jeudi est un succès, les journalistes écriront : “Comme prévu, la journée du 18 a montré la mobilisation syndicale.” Si elle devait être moins suivie, ils écriront : “Les syndicats n’ont pas su mobiliser.” [6]  »

Lire la suite...

Notes

[1] « Retraites : la réforme est urgente », Le Figaro, Paris, 10 novembre 1984. Cf. également Denis Kessler et Dominique Strauss-Kahn, L’Epargne et la Retraite, Economica, Paris, 1982, et André Babeau, La Fin des retraites ?, Hachette, Paris, 1985.

[2] « Vieillir solidaires », La Documentation française, Paris, 1986.

[3] « L’avenir des retraites » (sous la dir. de Denis Kessler), Economie et Statistiques, n° 233, Paris, juin 1990.

[4] Pour le mouvement social de novembre-décembre 1995, cf. par exemple Serge Halimi, Les Nouveaux Chiens de garde, Raisons d’agir, Paris, 2005, et pour celui du printemps 2003, lire Gilles Balbastre et Pierre Rimbert, « Les médias, gardiens de l’ordre social », Le Monde diplomatique, novembre 2003.

[5] Cf. Mathias Reymond, « Régimes spéciaux : le retour des gardiens du consensus », 26 septembre 2007, et Denis Perais, « Régimes spéciaux : journalistes ou attachés de presse du gouvernement ? », 14 novembre 2007.

[6] « L’exécutif anticipe un conflit fort pour mieux l’amortir », Le Monde, 18 octobre 2007.

13 commentaires sur « Ultime “réforme” des retraites... avant la prochaine »

  • permalien un cheminot blasé ....... :
    27 novembre 2007 @23h18   »

    Je suis cheminot , et tous les jours j ’ entend des horreurs : les nantis , fainéants , trop chers payés ........ Toute la désinformation du gouvernement par le biais des médias fonctionne à merveille. Et pourtant , j’estime qu’avec 1400 euros net par mois après 15 ans de service , de nuit , de week-end et parfois de jour férié ne fait pas de moi un privilégié.

  • permalien
    28 novembre 2007 @01h16   « »
    Régimes spéciaux de retraite : Sarkozy a gagné une manche ... pour le moment

    Régimes spéciaux de retraite : Sarkozy a gagné une manche ... pour le moment, par Vincent Présumey.

    Goût amer pour la classe ouvrière ...

    Il y a une chose que les travailleurs ne supportent pas, c’est le boniment. Quand une grève n’a pas arraché satisfaction, faire passer pour l’amorce de la satisfaction des revendications les quelques gains et les authentiques arnaques contenues dans les promesses faites et dans les discussions ouvertes, c’est du boniment. Il vaut bien mieux dans ces cas là reprendre le travail en disant franchement qu’on n’a pas gagné ou même qu’on a perdu, et en reconnaissant la nécessité de reprendre des forces pour un prochain combat. (...)

    Les conditions d’un arrêt de la grève sans avoir obtenu ni le retrait, ni la discussion, du principe même de la réforme des régimes dits spéciaux, et donc du passage au 40 annuités, de la décote et de la désindexation, ont été réunies juste à la veille du lancement de la grève, quand Bernard Thibault annonçait que des négociations étaient possibles immédiatement dans chaque entreprise concernée, sans que le gouvernement ait reculé sur l’objet des dites "négociations". (...)

    Répétons-le : il est totalement faux de dire que "Le gouvernement a été obligé d’ouvrir des négociations sans préalable". Ces "négociations" se font avec un préalable : l’application de la réforme Sarkozy contre les régimes de retraite dits spéciaux. Donc la mobilisation des cheminots n’a pas "contraint le gouvernement à s’asseoir à la table des négociations", c’est au contraire la décision des fédérations d’aller s’asseoir avec le gouvernement sur son programme de contre-réforme, annoncée dés le début de la mobilisation, qui a finalement suspendu la mobilisation. Ce n’est pas la faiblesse de leur grève, qui était au contraire forte, ce n’est pas non plus le manque de soutien des autres salariés, qui était réel et qui ne demandait qu’à s’exprimer, ce n’est pas la supposée hostilité des travailleurs dans les entreprises envers "ceux du public" -les cheminots et les traminots sont des ouvriers comme eux- qui les ont contraints à suspendre la grève, c’est l’acceptation de ce préalable là par les directions des syndicats. (...)

    [http://www.legrandsoir.info->htt...

  • permalien
    28 novembre 2007 @01h24   « »
    Régimes spéciaux de retraite : Sarkozy a gagné une manche ... pour le moment, par Vincent Présumey.

    Goût amer pour la classe ouvrière ...

    Il y a une chose que les travailleurs ne supportent pas, c’est le boniment. Quand une grève n’a pas arraché satisfaction, faire passer pour l’amorce de la satisfaction des revendications les quelques gains et les authentiques arnaques contenues dans les promesses faites et dans les discussions ouvertes, c’est du boniment. Il vaut bien mieux dans ces cas là reprendre le travail en disant franchement qu’on n’a pas gagné ou même qu’on a perdu, et en reconnaissant la nécessité de reprendre des forces pour un prochain combat. (...)

    Les conditions d’un arrêt de la grève sans avoir obtenu ni le retrait, ni la discussion, du principe même de la réforme des régimes dits spéciaux, et donc du passage au 40 annuités, de la décote et de la désindexation, ont été réunies juste à la veille du lancement de la grève, quand Bernard Thibault annonçait que des négociations étaient possibles immédiatement dans chaque entreprise concernée, sans que le gouvernement ait reculé sur l’objet des dites "négociations". (...)

    Répétons-le : il est totalement faux de dire que "Le gouvernement a été obligé d’ouvrir des négociations sans préalable". Ces "négociations" se font avec un préalable : l’application de la réforme Sarkozy contre les régimes de retraite dits spéciaux. Donc la mobilisation des cheminots n’a pas "contraint le gouvernement à s’asseoir à la table des négociations", c’est au contraire la décision des fédérations d’aller s’asseoir avec le gouvernement sur son programme de contre-réforme, annoncée dés le début de la mobilisation, qui a finalement suspendu la mobilisation. Ce n’est pas la faiblesse de leur grève, qui était au contraire forte, ce n’est pas non plus le manque de soutien des autres salariés, qui était réel et qui ne demandait qu’à s’exprimer, ce n’est pas la supposée hostilité des travailleurs dans les entreprises envers "ceux du public" -les cheminots et les traminots sont des ouvriers comme eux- qui les ont contraints à suspendre la grève, c’est l’acceptation de ce préalable là par les directions des syndicats. (...)

    [http://www.legrandsoir.info/article... http://www.legrandsoir.info/article...]

  • permalien Dumè :
    28 novembre 2007 @07h34   « »

    Qu’il faille rétablir une certaine cohérence dans les regimes ne souffre pas de discussion, mais s’attaque t on veritablement aux veritables privilèges ? Au lieu de jouer en défense les organisations "représentatives" (il faut le dire vite et sans rire, devraient contre attaquer : qu’y a t il de plus spécial, voir spécieux, que le régime des parlementaires, dems ministres etc ainsi que de la haute caste politico administrative. Les passages de la sphère parlementaire à la sphère politique, de la sphère administrative à la politique, sans oublier le pantouflage dans des sociétés qui ne sont ni privatisées ni "publiquisées" mais qui assurement sont toutes copino enarchisées.... Toutes ces passerelles, interdites aux petits fonctionnaires, mais communément pratiquées dans la haute Klephtocratie permettent bien des "statuts particuliers". Là se trouvent les vrais privilèges, et il y en a beaucoup d’autres sans doute. "Statuts" n’est pas "Regime" diront les fiscalistes, assurément, ils font parti de la caste qui profite le plus de la confusion. A part çà continuez à pleurer... leur caravane passe.

  • permalien Zazou :
    28 novembre 2007 @10h51   « »
    Ultime « réforme » des retraites... avant la prochaine et la suivante

    "Qu’il faille rétablir une certaine cohérence dans les régimes ne souffre pas de discussion" et bien si monsieur justement discutons en... De quelle cohérence s’agit-il selon vous ? La seul cohérence qu’il y aurait, serait de réduire le temps et la durée de travail. La plus grande richesse que l’on peut trouver dans le travail c’est l’aliénation.

  • permalien Claude DELOUME :
    28 novembre 2007 @13h15   « »

    On pourra toujours polémiquer sur les conditions de l’"abandon de la lutte par les organisations syndicales", il n’en demeurera pas moins vérifiable (sur le terrain et non dans les salons - fussent-ils de la Toile...) que la partie était loin d’être gagnée par les Cheminots quand les négociations ont été décidées, sous la pression de la grève.

    La participation à la grève ? Forte mais en baisse constante depuis le 18 octobre... L’unité Syndicale ? La FGAAC a quitté le terrain depuis le lendemain de l’action du 18 octobre... La CFDT appelait dès le 2ème jour à reprendre le travail... La CFTC et la CFE-CGC ne voulaient plus entendre parler que de négociations et pas d’action... FO refusait de participer aux déclarations communes de mobilisation, SUD-Rail se contentait, comme à son habitude, de "récupérer" les inquiétudes des Cheminots qui craignaient d’avoir fait grève pour rien, la CGT ramait pour que ce soit la base (ses syndiqués et les salariés, dans les Assemblées Générales qui décident au jour le jour et surtout en fonction de l’avancée des négociations)…

    L’opinion publique ? Si tant est que beaucoup de salariés aient commencé à sentir que si les Cheminots "passaient à la moulinette", il se pourrait bien qu’eux-mêmes ne soient pas loin derrière, il n’en est pas moins évident que l’on était loin et d’entrée en mouvement et de gestes massifs de solidarité comme on en a connus en 1995...

    Alors souhaitons plutôt que la période de "négociations" qui vient de commencer :
    - serve à mettre au grand jour les véritables intentions du Gouvernement ;
    - que les propositions que font la Direction de la SNCF et le Gouvernement montrent ce que les cheminots ont à perdre avec le changement de régime (’il n’est question que de "compensations, de "remises à niveau" de "prises en compte des sujétions du métier", d’ "avantages qu’a actuellement le régime général... etc) ;
    - que les Cheminots, les militants syndicaux, les Politiques et... tous les citoyens qui mesurent le danger du projet Sarkozien s’activent à discuter, informer et débattre d’une part de la réalité des soit-disants "privilèges" et des véritables enjeux dont risquent d’être victimes l’ensemble des salariés !

    Et puis... poussons le raisonnement (presque) jusqu’à l’absurde : imaginons que pour faire passer les Cheminots au Régime Général, le Gouvernement, pour sortir de cette affaire la tête haute ("J’ai fait passer Ma réforme") soit obligé de leur accorder des compensations telles que, finalement, au moins sur le plan matériel, ils ne perdent rien..., ne serait-ce pas un point d’appui important pour que la lutte pour que tous les salariés bénéficient des 37,5 ans, du calcul sur le dernier salaire, des cotisations patronales... s’engage enfin ?

  • permalien Pierre Sarramagnan-Souchier :
    28 novembre 2007 @14h17   « »
    La retraite... un repli ou une fuite…

    A l’évidence, la nation du tryptique de "la liberté, de l’égalité et de la fraternité" ferait bien de ressouder ses citoyens autour d’un minimum de cohésion.

    En quoi ceux qui dorment sous les cartons se sentent-ils à égalité et en fraternité par rappport aux nantis ? Il faudra leur expliquer…

    En quoi les nantis qui décident pour les autres sont-ils solidaires de ceux qui survivent avec un smig, ou pire, la moitié ou les trois-quart d’un smig pour certains chômeurs et retraite ? Il faudra leur expliquer…

    En quoi ceux qui ont dilapidés les caisses de l’Etat avec l’endettement national colossal et le déficit budgétaire annuel chronique sont-ils solidaires du peuple ? Il faudra leur expliquer…

    Pour les retraites, vu que les caisses sont vides, on nage dans le virtuel !

    J’ai une cependant proposition : Pour les retraites, afin de garder un minimum de cohésion sociale entre les citoyens du pays qui se réclame depuis plus de 200 ans du tryptique de “la liberté, de l’égalité et la fraternité”, il pourrait y avoir l’idée d’offrir à tous les citoyens à la retraite un revenu minimum basé sur le salaire minimum (smig).

    Et que toutes les retraites dépassant le coefficient trois, soient automatiquement bloquées à ce niveau. Le reste des retraites qui dépassent trois fois le salaire minimum serait automatiquement redistribué pour garantir la retraite des plus pauvres.

    Cela aurait au moins l’avantage de ressouder la cohésion sociale des citoyens de ce pays.

    Oui, je sais, vous les nantis qui me lisez, vous trouvez cela ridicule.

    Mais vous devrieriez prendre en considérations ces idées pour éviter qu’une nouvelle révolte ou révolution ne pointe son nez et ne dévaste toutes vos richesses.

    Réfléchissez avant de trouver cette idée folle et stupide, vous me remercierez plus tard !

    Votre serviteur de l’inutile.

    Note : Pour résorber l’endettement national, j’ai aussi 11 propositions à lire à : http://pierre.souchier.free.fr/revo... C’est un peu radical, mais que ceux qui ont laissé cette situation se dégrader sans se soucier des résultats aient le courage d’assumer cette situation dévenue périlleuse pour la cohésion de la France et un fonctionnement plus fluide de l’Europe.

  • permalien florent1024 :
    29 novembre 2007 @00h41   « »

    Quel dommage que le régime des retraites français ait été élaborée sur un postulat faux, celui que les trente glorieuses seraient les infinies glorieuses.

    Si ça avait été vrai, il n’y aurait pas besoin de réajustements...

    Et si les français l’avaient déjà compris, il n’y aurait qu’une seule réforme...

    Cordialement

  • permalien patrice :
    30 novembre 2007 @08h21   « »

    Si les retraites sont un problème, pourquoi exonérer les heures supplémentaires de toutes charges.

    Comme il (sarko) disait, l’état n’a plus d’argent ; alors pourquoi se priver d’une telle entrée d’argent. Si le citoyen (du bas !) doit se "serrer la ceinture" pourquoi ne serrait ce pas tous les citoyens, les plus riches aussi ?

    Cette "démocratie Sarko" apporte plus de questions que de réponses au(x) plus faible(s)

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 novembre 2007 @10h25   « »

    La façon dont le problème des retraites est présenté par la droite est fallacieux, parce qu’idéologique. Le "problème" des retraites n’existe pas ! Il ne revient qu’à dire : quelle part de son revenu souhaitez-vous que la collectivité consacre à ses anciens ?

    La droite (et les ultralibéraux), qui ne cessent de pester contre les prélèvements des caisses de retraites, ne sont pas gênés quand ce sont exactement les mêmes sommes qui sortent vers des fonds de pension... Et pourtant, quelle différence ça fait pour la consommation d’un individu de sortir 100 euros d’un côté ou 100 euros de l’autre ?

    La droite et les ultralibéraux, qui ne cessent de pester contre les prélèvements des retraites, ne sont pas gênés que les gens qui, jadis, empruntaient pour leur logement sur 20 ans de remboursement, empruntent désormais sur 30, 40 ou 50 ans, avec des mensualités qui vont en augmentant. C’est pas lourd, comme prélèvement, ça ?

    La même droite n’est pas non plus gênée par les montants des loyers, des assurances ou de toutes les inutilités de la société de consommation. Par exemple, le coût d’achat et d’entretien de plusieurs voitures, au cours d’une vie, n’équivaut-il pas à presque un logement ?

    La même droite n’est pas non plus gênée par le prix lorsqu’il s’agit de fabriquer des porte-avions nucléaires en or massif, qui peuvent être coulés par des missiles russes 1000 fois moins cher, ou quand il faut partir en guerre aux côtés des Américains là où leur caprice leur dit de partir...

    La droite n’est pas gênée de dire qu’il faut travailler jusqu’à 67 ans (Guillaume Sarkozy) et, en même temps, de voir les salariés commencer à être virés de leur travail à des âges moyens de 53 à 55 ans...

    Il n’y a pas de problème de retraites, mais un problème de priorité, et la priorité de la droite, ce n’est pas les retraites...

  • permalien aou :
    8 décembre 2007 @20h18   « »

    tant de manipulation dans les médias !!! il paraitrait que chirac empoche grâce à son régime de retraite très spécial 30 000 euros par mois. Le petit sarkosy plus de 20 000 euros. en tant que président ou ancien président ils ont une rente de 5000 euros, et en tant que membre du conseil constituionnel 12000 euros, soit 17000 euros quand on a été élu un jour président de la république, ça donne envie de se présenter. bien sûr toutes ces rentes sont cumulables avec celles d’ancien maire, etc... si ces chiffres sont vrais, c’est alors aussi vrai qu’on nous prend pour des cons, qur le peuple français a jadis coupé la tête du roi, mais que le président a lui aussi un trône doré. alors s’il s’agit d’égaliser les niveaux de cotisation, il faut commencer par les vrais privilégiés, ceux qui abusent, qui gaspillent, et non pas ceux qui gagnent une miette de plus. pourquoi personne ne remet en question le salaire des riches et ne débat que sur les questions que proposent les riches, relayés par leurs jouets et amis les médias. ets ce que l’envie de libération est déjà morte dans ce pays. pas pour moi en tout cas. n’oublions pas les choses essentielles

  • permalien bird :
    10 décembre 2007 @22h28   « »

    Pourquoi nous laissons -nous déposséder ? Les cotisations sont le fruit du travail des salaiés, comme les services publics (EDF, SNCF, GDF, gestion de l’eau etc...), rentables au point d’être bradés par nos "représentants" à leurs amis politiques, rentables puisque très convoités par ceux-ci.

    Maintenant que les "régimes spéciaux" ne feront plus obstacle dans les discours, il est urgent que tous nous nous retrouvions pour conserver un régime par répartition , un des phares du progrès social et humanitaire.

    Parfois je rêve d’une "réforme" qui permettrait à nos"représentants" et autres comme Sarko’s brother qui veut travailler jusqu’à 67 ans, de commencer une nouvelle carrière exemplaire dans les services infirmiers néo-esclavagistes de l’hôpital, ou devant 25 à 30 élèves très "vivants", ou derrière une chaîne d’usine. Et jusqu’à 70 ans ou plus compte tenu de leur motivation .

    Mais je rêve aussi d’une victoire des idées menée par nos intellectuels, qui imposerait comme juste la valeur du travail, et supérieure à celle de la rente actionnaire.

    Au nom de quel principe en est-il autrement ?

  • permalien continental :
    9 février @09h50   «

    bonjour,

    j’ai 56ans totalise 154 trimestres a la S/S je travaille a la chaîne dans la métallurgie de NUIT ! depuis 25ans !

    partir a la retraite dessuite ne serait que justice !

    cordialement,

    philippe

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