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Annapolis (suite et sans doute fin...)

vendredi 30 novembre 2007, par Alain Gresh

A écouter les journalistes sur les chaînes de radio le mercredi 28 novembre, un fait émergeait : personne ne citait précisément la déclaration israélo-palestinienne adoptée lors de la réunion d’Annapolis. Il était donc bien difficile de se faire une opinion précise, au-delà des envolées émues sur la relance de la paix. Même pour ceux qui, comme moi, pensaient qu’Annapolis allait ressembler à « un village Potemkine » de la paix, la lecture de ce texte est pourtant un choc. « Nous nous engageons, affirment Israéliens et Palestiniens dans des négociations vigoureuses, continues, et déploierons tous les efforts possibles pour parvenir à un accord avant la fin 2008. Dans ce but, il a été conclu qu’un comité de pilotage mené conjointement par les responsables de la délégation de chaque partie se réunira régulièrement. » Les deux parties s’engagent aussi à faire appliquer la feuille de route : « Les parties s’engagent également à remplir immédiatement leurs devoirs respectifs édictés par la "feuille de route" sur une solution permanente à deux Etats résolvant le conflit israélo-palestinien telle qu’elle a été mise en place le 30 avril 2003 par le Quartet, et conviennent de former une structure américano-palestino-israélienne, dirigée par les Etats-Unis, destinée à suivre l’application de la feuille de route. » Or la feuille de route prévoyait la création d’un Etat palestinien avant la fin 2005 ; pourquoi ce qui a été décidé à l’époque n’a-t-il jamais été appliqué ? Pourquoi le serait-il maintenant ?

Mais le plus inquiétant, dans la déclaration commune, c’est l’absence de toute base juridique ou légale aux négociations. Il n’y a aucune référence au droit international, ni même à la résolution 242 du Conseil de sécurité et à l’idée d’échange de la paix contre les territoires. Les deux parties s’engagent à « des négociations bilatérales en toute bonne foi ». En toute bonne foi ? Mais que signifie ce terme ? Ehoud Olmert pense, « en toute bonne foi », que Jérusalem, y compris sa partie arabe conquise en 1967, est « territoire israélien » ; il pense « en toute bonne foi » que les grands blocs de colonies doivent être annexés à Israël. Il pense aussi, « en toute bonne foi », que la sécurité des Israéliens est plus importante que celle des Palestiniens.

Une nouvelle exigence est apparue, appuyée par le président Bush dans son discours : la reconnaissance d’Israël comme « un Etat juif ». Comme l’explique Jeff Halper, sur le site Counterpunch, dans un texte intitulé « Israel’s Strategy for Permanent Occupation » ((28 novembre 2007) :

« On demande aux Palestiniens de reconnaître formellement l’Etat d’Israël. Ils l’ont déjà fait en 1988 quand ils ont accepté une solution fondée sur deux Etats, puis au début du processus d’Oslo, et ils ont réitéré cette position durant les deux dernières décennies. Maintenant vient une nouvelle demande : qu’avant toute négociation, ils reconnaissent Israël comme Etat juif. Non seulement cela introduit un nouvel élément dont Israël sait que les Palestiniens ne peuvent pas l’accepter, mais cette demande remet en cause le statut d’égalité des citoyens palestiniens d’Israël, soit 20% de la population israélienne. Cela ouvre la voie au transfert, au nettoyage ethnique. Tzipi Livni, la ministre israélienne des affaires étrangères, a dit récemment dans une conférence de presse que l’avenir des citoyens arabes d’Israël est dans le futur Etat palestinien, pas en Israël même. »

Contrairement à certains lecteurs de ce blog, qui voient dans l’Autorité palestinienne des traîtres prêts à vendre la Palestine (accusation qui avait été portée régulièrement contre l’OLP et Yasser Arafat à partir des années 1980), je pense que la direction actuelle palestinienne ne peut pas faire de compromis sur le retrait israélien de tous les territoires occupés en 1967 ni sur Jérusalem, ni sur le principe du droit au retour des réfugiés. Ses exigences minimales seront les mêmes que celles de la direction palestinienne en 2000-2004, du sommet de Camp David à la réunion de Taba. Or ces exigences (un minimum) sont inacceptables par la direction israélienne. Le plus probable, donc, n’est pas une « capitulation » de la direction palestinienne mais la poursuite de l’impasse qui dure depuis... quarante ans.

Un des éléments nouveaux dans cette réunion est l’implication plus directe des Etats-Unis sur le dossier, implication que l’administration Bush avait évitée depuis sept ans. Mais il est à noter qu’ils ne s’impliqueront pas dans les négociations sur la solution définitive : ils seront dans « une structure américano-palestino-israélienne, dirigée par les Etats-Unis, destinée à suivre l’application de la feuille de route ». (...) « Les Etats-Unis surveilleront et jugeront de l’accomplissement de l’engagement des deux parties sur la feuille de route. » Cela revient d’ailleurs à mettre de côté les autres membres du Quartet (Russie, Union européenne et Nations unies), qui sont censés superviser la feuille de route.

Alors, une réunion pour rien ? Pas exactement, si l’on comprend les vraies raisons du sommet, que précise l’éditorial du Monde du 29 novembre, « Dernière chance? » : « Sept ans après son arrivée à la Maison Blanche, George Bush s’est finalement décidé à s’emparer du dossier israélo-palestinien, dont il avait concédé jusqu’à présent la gestion aux gouvernements israéliens successifs. Il convient de saluer cet engagement américain, aussi tardif soit-il, et qui doit manifestement beaucoup à la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice. Mais il faut également en rechercher les raisons véritables à l’est de Jérusalem, en Iran plus précisément. »

C’est aussi ce qu’explique Steven Erlanger, sur le site du International Herald Tribune, sous le titre « A large shadow cast by an absent Iran » (27 novembre 2007) : « La conférence de paix sur le Proche-Orient était officiellement convoquée pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Mais il y avait, sous la surface, un but dont on ne parlait pas, arrêter la montée de l’influence de l’Iran et du radicalisme islamique. »

Une analyse que partage Shmuel Rosner sur le site du quotidien Haaretz, « Analysis / Four quick points on Israel-Palestinian joint statement » (27 novembre). Il explique que « le timing de la conférence est important pour Israël particulièrement. (...) C’est l’année où Bush doit prendre une décision importante concernant Israël : s’il faut empêcher l’Iran pour tous les moyens nécessaires d’acquérir l’arme nucléaire ».

De ce point de vue, peut-on parler de succès américain ? Il est difficile de répondre. La large participation arabe est incontestablement importante pour eux. Mais un pays comme l’Arabie saoudite a traîné les pieds et son ministre des affaires étrangères a refusé de se faire photographier avec son homologue israélien. Et Ahmad Kasshogi, dans le quotidien saoudien Al-Watan du 28 novembre, dénonçait « l’idée fausse des Américains qu’il y avait dans la région un camp modéré et un camp extrémiste, et que le royaume saoudien et Israël, avec d’autres, appartenaient au camp modéré, alors que l’Iran, le Hamas, la Syrie et le Hezbollah étaient dans le second camp. Le royaume, l’Iran, la Syrie, le Hamas, avec l’Egypte, la Jordanie, et d’autres pays arabes appartiennent au même camp, liés entre eux par l’histoire, la religion, la langue et l’appartenance à l’Orient. Israël est quelque chose de tout à fait différent ».

Comment analyser la présence syrienne ? Pour l’instant, j’ai du mal à la décrypter. Est-ce que l’invitation envoyée à Damas et l’acceptation de Damas d’y participer marquent un infléchissement des relations syro-américaines ? Bush n’a pourtant pas mentionné la Syrie dans son discours. Mais des discussions sur le Golan devraient commencer rapidement à Moscou. Enfin, au Liban, un compromis pas trop défavorable à Damas semble se dégager avec la candidature du général Sleimane, le chef de l’armée, à la présidence.

Les Etats-Unis resteront en Irak Retour à la table des matières

« US paves way for long-term stay in Iraq » (« Les Etats-Unis se préparent à rester sur le long terme en Irak »), tel est le titre d’un article du Financial Times du 27 novembre, écrit par Steve Negus, Demetri Sevastopulo et Andrew Ward. Le quotidien des milieux d’affaires britannique indique que le président Bush et le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki ont signé une déclaration qui prépare à une présence à long terme des troupes américaines en Irak. Ces troupes ont reçu un mandat des Nations unies qui s’achève l’année prochaine. Les deux gouvernements demanderont le prolongement de ce mandat, mais informeront aussi qu’ils négocient un accord bilatéral. Le général Douglas Lute, le conseiller de la Maison Blanche pour l’Irak et l’Afghanistan, a déclaré que cet accord autoriserait « une présence permanente des troupes américaines et des autres troupes de la coalition, sans mandat des Nations unies ». Remarquons que les pays appartenant à la coalition sont de moins en moins nombreux, que les Britanniques ont retiré la majorité de leurs forces et que la défaite de la droite en Australie ouvre sans doute la voie à un retrait des troupes australiennes.

Liban, une solution en vue ? Retour à la table des matières

Une solution semble s’esquisser au Liban. La majorité parlementaire, dirigée par Saad Hariri, semble accepter la candidature du général Michel Sleimane, le chef des armées, à la présidence de la République. C’est d’autant plus important que, jusque-là, cette même majorité avait toujours rejeté ce candidat. Pourquoi un tel revirement ? La question mérite d’être posée, et l’on peut se demander si ce n’est pas le résultat d’une ouverture américaine envers Damas, concrétisée par la participation de la Syrie à la conférence d’Annapolis (lire ci-dessous). Michel Aoun, le dirigeant du principal parti chrétien maronite et membre de l’opposition, a également accepté ce choix. Il reste encore des obstacles (il faut, en particulier, procéder à une révision de la constitution). Mais si ce choix prévalait, il éloignerait le Liban de l’abîme. La réunion du Parlement a été reportée au 7 décembre dans l’espoir d’arriver, d’ici là, à un accord.

44 commentaires sur « Annapolis (suite et sans doute fin...) »

  • permalien Pierre :
    30 novembre 2007 @13h17   »

    Comment analyser la présence syrienne ?

    Malgré les efforts de la propagande néocon, il est de jour en jour plus évident que Bacchar n’est pas Hafez, et que la Syrie aujourd’hui n’a rien a voir avec la Syrie d’Hafez.

    Depuis la mort de Saddam Hussein, et la chute des régimes socialistes le parti Baas est de plus en plus isolé, et n’est plus un support fiable pour une politique indépendante.

    Reste à savoir pourquoi les néocons ébrèchent leurs fumeuses théories sur le bien et le mal, la réponse est dans la double caractèristique chiite er perse, de l’ Iran.

    Ce n’est pas pour rien que les Arabes sunnites du Fatah, traitent de “Chiites”, les Arabes sunnites du Hamas.

    Et ça marche, les États-Unis, peuvent le vérifier chaque jour dans leurs rues :

    Tension between Sunnis, Shiites emerging in USA

  • permalien
  • permalien K. :
    30 novembre 2007 @17h55   « »

    Commentaire intéressant du site de defensa :

    « Le résultat [en Irak] n’est pas une terre idéale pour le libre-échange, la corruption capitaliste et ainsi de suite. Le résultat est la fin de toute espèce d’espoir d’organiser quoi que ce soit, y compris un marché libre pour la corruption et les bénéfices à l’occidentale. Ce n’est pas demain la veille qu’on verra en Irak une exploitation avantageuse et juteuse des pétroles irakiens, malgré toutes les bases que l’US Army pourra établir en Irak, et l’ambassade monstrueuse qui domine le tout. C’est la fin de tout espoir d’occidentalisation-globalisation de l’Irak, – ou bien est-ce la révélation de la véritable formule de l’occidentalisation-globalisation? Désormais le pétrole sera contrôlé indirectement par des bandes. »

  • permalien K. :
    30 novembre 2007 @20h49   « »

    - « Le sénateur Joe Biden dit que l’idée que le “surge” américain "marche" en Irak est un "fantasme" car il n’existe pas de preuve qu’il ait produit des progrès politiques ou une réconciliation. »

    - C’est sans compter sur le nyt qui présente le dit fantasme comme une réalité dans un article intitulé, « L’administration Bush revoit a la baisse ses objectifs d’unification rapide du pays » : “Nos généraux disent que sommes sur la bonne voie, que nous finirons par faire de l’Irak un paradis mais que cela va être long”. Il faut lire le nombre de fois ou le mot “long” ou encore “ne pas s’attendre à des résultats rapides” est écrit dans ce lamentable article du non moins lamentable nyt.

    - Rappelons ce qui se passe sur le terrain : « ..un patchwork de groupes locaux et d’alliances qui ne se sont plus nettement englobés, si tant est qu’ils l’étaient vraiment, dans les différents partis sectaires, la gestion desquels a subi une mutation telle, qu’elle dépasse la capacité du gouvernement Maliki, des forces d’occupation ou même des Iraniens de comprendre, et encore moins de diriger ou de contrôler. »

    - Juan Cole : « Les dangers pour la région et le monde de la poursuite de la radicalisation de la jeunesse arabe par le biais de la présence américaine en Iraq ont été démontrés cette semaine, les autorités saoudiennes ayant déjoué un complot visant à attaquer les installations pétrolières saoudiennes. Compte tenu des prix élevés actuels, une telle attaque aurait le potentiel d’entraîner des prix encore plus élevés, avec des effets délétères sur l’économie américaine et mondiale. Beaucoup de ceux qui sont impliqués dans le complot sont des Saoudiens qui ont combattu les Etats-Unis et les chiites en Iraq puis regagner le royaume. »

  • permalien K. :
    30 novembre 2007 @21h20   « »

    Alors qu’un récent sondage Pew montre que (grace au nyt et ses pareils) « 48 pour cent des américains croient que l’effort militaire américain en Irak va très ou assez bien, contre 34 pour cent en juin », dans un autre sondage également de Pew, « près de 90% des journalistes présents en Irak disent que la plus grande partie de Bagdad reste trop dangereuse à visiter, que l’Iraq est maintenant beaucoup plus violent que lorsqu’ils arrivèrent. Un grand nombre d’entre eux pensent également que la couverture médiatique américaine de l’Irak est trop édulcorée. »

  • permalien K. :
    30 novembre 2007 @22h02   « »

    Mouna Naïm, (toujours aussi formidable) :

    C’est le Courant du futur (majorité), dirigé par Saad Hariri, qui en a pris l’initiative. Cette proposition a pris de court la classe politique, y compris les alliés de M. Hariri : la candidature de M. Sleimane a été annoncée unilatéralement par le Courant du futur et non après une réunion des composantes de la majorité. En outre, cette dernière s’était toujours déclarée opposée à un amendement sur mesure de la Constitution, qui rappellerait les bricolages opérés du temps de la tutelle de la Syrie, qui a maintenu des troupes au Liban jusqu’en 2005.

    Les opposants ont vu dans l’évocation de la candidature du général Sleimane une manoeuvre politique. Deux de leurs principales formations, le Courant patriotique libre (CPL-chrétiens) du député Michel Aoun et le Hezbollah (chiite) ont apporté un soutien confus au commandant en chef de l’armée.

    « Les opposants ont vu dans l’évocation de la candidature du général Sleimane une manoeuvre politique ». Et pour cause : les chrétiens commencent à grogner devant une situation qui voit une fonction qui leur est dévolue etre remplie par le musulman Saniora et on voit s’instaurer un ralliement de plus en plus important des dits chrétiens autour du Général Aoun. Puis soudain la proposition du Courant du futur.

    L’acceptation du Général Aoun ne va-t-elle pas confondre le Courant du Futur ? Ce dernier ne va-t-il pas invoqué le refus “des alliés de M. Hariri qui avaient été pris de court” pour faire marche arrière ? Espérons que ce n’est pas le cas parce que tout le monde en a marre !

  • permalien Pierre :
    1er décembre 2007 @08h56   « »

    Israël prêt à débattre de tout... à s’engager sur tout... à tout promettre...

    Les Etats-Unis ont retiré vendredi un projet de résolution au Conseil de sécurité approuvant les décisions prises cette semaine à la conférence d’Annapolis sur la paix au Proche-Orient, des responsables israéliens ayant jugé le document inadapté. (...)

    Le projet de résolution retiré, que les journalistes avaient pu consulter, aurait soutenu les décisions prises à Annapolis et appelé l’ensemble des Etats à en faire autant et à aider l’économie palestinienne.

    Bien qu’Israël n’ait, semble-t-il, pas eu d’objections à ce texte, des observateurs ont estimé que l’Etat juif redoutait de voir une résolution formelle donner à l’Onu un trop grand rôle dans le processus de paix au Proche-Orient.

    Israël et les Etats-Unis se plaignent fréquemment de parti pris anti-israélien aux sein des Nations unies.

    Vendredi, lors d’une conférence de presse à Tunis, Mahmoud Abbas avait déclaré avant le retrait du texte que celui-ci comptait "parmi les indices de l’engagement américain", tout en précisant ne pas avoir de détails sur son contenu.

    Des représentants israéliens et palestiniens avaient indiqué ne pas avoir pu consulter le texte avant qu’il soit soumis par les Etats-Unis au Conseil de sécurité, dont ni Israël ni l’Autorité palestinienne ne font partie.

    Après le retrait, le représentant permanent de la France, Jean-Maurice Ripert, a souligné dans un communiqué l’importance de l’implication de la communauté internationale.

    "Nous comprenons les raisons avancées par les Etats-Unis, mais nous sommes persuadés que l’appui de l’ensemble de la Communauté internationale au processus initié à Annapolis reste indispensable", peut-on lire dans ce texte.

    Le Monde.fr : Retrait d’un projet de résolution US sur le Proche-Orient

    ... à condition que ça compte pour du beurre.

    Pauvre Mahmoud, même quand il ne dit pas grand chose, semble-t-il, c’est encore trop, qui pourrait-il trahir ?

  • permalien Ana :
    1er décembre 2007 @11h22   « »

    Une nouvelle exigence est apparue, appuyée par le président Bush dans son discours, la reconnaissance d’Israël comme « un Etat juif ». Comme l’explique Jeff Halper, sur le site Counterpunch, dans un texte intitulé « Israel’s Strategy for Permanent Occupation » . - A. Gresh

    Le texte est intégralement traduit en français sur Info-Plaestine.net : Stratégie d’Israël pour une occupation définitive.

    Pas moyen de confonfre Jeff Halper avec Yossi Alpher.

    Une perle d’un tout autre genre : Le rëve du partage, par Avraham B. Yehoshua. « Soixante ans après le vote de l’ONU instituant la création de l’Etat d’Israël, le grand écrivain, analyse les raisons du conflit et donne des pistes pour le résoudre » , ose écrire le Nouvel Obs.

    Pour ce qui concerne les ’liens rouges’ évoqués par Lou dans un post précédent, il est vrai que dès qu’un lien a été cliqué une première fois, il n’est pas aisé de le retrouver ensuite : le lien prend quasiment la couleur du texte, et le garde.

  • permalien Yann :
    1er décembre 2007 @14h26   « »
    En quoi un Sarkozy nucléarisé serait-il moins dangereux qu’un Ahmadinejad nucléarisé ?

    Simple question de point de vue...

    Solana déçu face à l’intransigeance de Jalili, L’Orient Le Jour, 01/12/07

    « Peu avant la rencontre Solana-Jalili, l’ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani avait conseillé aux pays occidentaux d’éviter de menacer la République islamique. « Les menaces renforcent la vigilance à leur égard (...). Si leur objectif dans les négociations est l’aventurisme, qu’ils sachent que ce qui les attend en Iran sera pire que ce qu’ils ont enduré en envahissant d’autres endroits (...). Nous espérons qu’après les négociations d’aujourd’hui, ceux qui intimident l’Iran adopteront une position appropriée et ne mettront pas la région, nous et eux-mêmes en danger », a-t-il dit. »

  • permalien Chahid :
    1er décembre 2007 @16h16   « »

    « L’idée fausse des Américains qu’il y avait dans la région un camp modéré et un camp extrémiste, et que le royaume saoudien et Israël, avec d’autres appartenaient au camp modéré, alors que l’Iran, le Hamas, la Syrie et le Hezbollah étaient dans le second camp. Le royaume, l’Iran, la Syrie, le Hamas, avec l’Egypte, la Jordanie, et d’autres pays arabes appartiennent au même camp liés entre eux par l’histoire, la religion, la langue et l’appartenance à l’Orient. Israël est quelque chose de tout à fait différent »

    Voilà la plus lucide des citations rarement évoquées sur ce blog par les lecteurs, contrairement aux allégations communautaristes des K, Byblos etc. qui se disent « spécialistes » des questions du Moyen Orient !!!! j’ai tenté en vain d’expliquer à ces lecteurs que dans chaque camp il y a des « modérés » et des « extrémistes », en Iran, en Arabie saoudite, au Liban, en Syrie, au Hamas, au Hezbollah, en Egypte etc. Croire le contraire est simpliste. Se focaliser sur les « sunnites » vous fera oublier de remarquer par exemple que Nouri Al-Maliki qui a signé une déclaration qui prépare à une présence à long terme des troupes américaines en Irak, est un « chiite » !!! Qui des « sunnites » libanais que vous stigmatisez a signé une telle déclaration ?????

    Et Alain Gresh dont le blog retrouve sagement sa « neutralité », de se poser la question : « Comment analyser la présence syrienne ? Pour l’instant, j’ai du mal à la décrypter. » ? Cette présence s’inscrit dans la même logique de la première citation. Ceci dit, Annapolis n’est que du marketing pour néocons.

    Nicolas l’islamophobe et Gaston le sioniste. Une chevauchée méditerranéenne !

  • permalien Ana :
    1er décembre 2007 @17h23   « »

    (...) Voilà la plus lucide des citations rarement évoquées sur ce blog par les lecteurs, contrairement aux allégations communautaristes des K, Byblos etc. qui se disent « spécialistes » des questions du Moyen Orient. - Chahid

    Je n’ai pas vu que Byblos, ou K. plus particulièrement, s’autorisaient à se déclarer ’spécialistes’ des questions du Moyen-Orient - il me paraît plutôt que ce soit vous qui leur attribuiez cet avantage - et ne vois pas non plus ce que vous appelez leurs ’allégations communautaristes’. Les citer nous aurait éclairés sur vos imputations.

  • permalien K. :
    1er décembre 2007 @18h48   « »

    « Les américains avertissent que le gouvernement irakien n’est pas préparé à prendre en charge un retour massif de réfugiés à Bagdad dans la mesure où il fait face à de nouveaux problèmes sécuritaires, en dépit d’une diminution récente du niveau de violence. » selon un article d’aujourd’hui du Daily Star Liban. On se rappelle que récemment l’intitulé d’un article du nyt, (en contradiction complète avec le contenu de l’article d’ailleurs), propos d’Al Maliki à l’appui, prétendait que la situation sécuritaire à Bagdad était devenue encourageante.

    Merci Ana.

  • permalien K. :
    1er décembre 2007 @19h37   « »

    - Abbas a réitéré aujourd’hui son refus de reconnaitre un état Juif.

    - Exemple de rhétorique “post-moderne” : « En Avril 2004 le gouvernement avait promis aux américains qu’il n’y aurait plus de construction "au-dela de la ligne de démarcation" des colonies. Cette ligne de démarcation n’avait jamais été établie  ». Parce que, comme le disait Sharon à Bush lors du sommet d’Aqaba en 2003 : "Qu’attendez-vous de moi - demander aux femmes des colons d’avorter?"

  • permalien K. :
    1er décembre 2007 @22h44   « »

    - Aujourd’hui on présente la diminution du niveau de violence à la fois comme l’objectif initial et la conséquence du “surge”. Double mensonge.

    Tout d’abord l’objectif déclaré du “Surge” était la réconciliation inter-sectaire en vue d’une réunification du pays. Ensuite la diminution (très relative) du degré de violence est indépendante du surge et s’est faite grâce à la tactique éprouvée de la “Khouah”, qui remonterait, selon Joshua Landis, à l’époque Ottomane (dont les officiels payaient les tribus arabes pour les dissuader de mener des raids contre les caravanes du pèlerinage à la Mecque ou les lieux d’habitation) avant d’être adoptée par les mandataires britanniques et français de la région. Elle est aujourd’hui réitérée par les américains.

    Dire que la “Khouah” en Irak pave le chemin de la réconciliation politique est effectivement du fantasme, comme cela a largement été argumenté dans une section précédente de ce blog.

    - Arianna Huffington commente l’article du nyt que j’ai cité plus haut : « Quel est l’objectif aujourd’hui ? Plutôt que de réels progrès politiques, le nouvel objectif est ... convaincre chacun que les progrès politique sont en cours. »

    - « L’armée turque intervient en Irak contre les rebelles du PKK », et tout va bien madame la marquise.

  • permalien K. :
    1er décembre 2007 @22h55   « »

    Le lien de l’article d’Arianna Huffington.

  • permalien K. :
    1er décembre 2007 @23h59   « »

    Joshua Landis, ce jour (1/2) :

    « Selon de bonnes sources, le gouvernement libanais a été surpris à Annapolis par l’annonce de la candidature de Michel Sleimane en tant que Président. »

    « (..) des officiels de l’UE, puis ceux de l’Egypte ont approché [à Annapolis] leurs homologues libanais. "Félicitations pour votre nouveau président," les ont-ils informé. »

    « La mâchoire des officiels libanais en est tombée. Aucun d’entre eux n’avait entendu parler de ces nouvelles. »

    « Les Libanais s’en sont alors trouvés la Secrétaire d’État Rice pour découvrir la vérité de ce fil de l’actualité. La Secrétaire Rice a adopté un profil bas, prétendant que l’opération avait été le fait des Français et des Égyptiens. Il n’était pas clair dans quelle mesure elle avait été l’instigatrice du dernier marché conclu. »

    « Kouchner est la principale cible du mécontentement des libanais. Ils le blâment de leur avoir tiré le tapis sous les pieds et d’avoir conclu le marché en catimini. C’était leur façon d’amener les Syriens à Annapolis. L’Égypte a aidé à obtenir le marché. Ils avaient été pour Michel Sleimane dès le début. Les Saoudiens ont acquiescé à contre-cœur. »

    « Fayçal Miqdad, le Vice-Ministre des affaires étrangères syrien, fut à tous égards très discret et soumis à la réunion d’Annapolis. Il n’a pas exigé d’attention, mais plutôt regardé les débats avec un air de satisfaction et d’anticipation. Un journaliste m’a dit que la délégation syrienne jubilait après la fin de la réunion. »

    « Comme un libanais l’a dit : "Le français nous ont grugé parce qu’ils ont amené la Syrie à Annapolis. Ils ont décidé du nom du Président du Liban, sans l’avis du 14 mars. " »

    « Lorsqu’on qu’il lui a été demandé ce qui n’allait pas avec Sleimane, il m’a dit. "C’est un inconnu au 14 mars." »

    « le gouvernement Fouad Saniora, avait voulu, par ordre de préférence, que le président soit Nassib Lahoud, Boutros Harb, Khoury. »

  • permalien Pierre :
    2 décembre 2007 @06h13   « »

    En attendant Joshua Landis (2/2) : Verbatim de Libé autour des initiatives françaises en Syrie (donc au Liban).

    « Nous ne sommes pas des infirmières bulgares. » La formule est de Walid Joumblatt

    Paris a fait preuve « d’amateurisme »

    le président français a été « roulé dans la farine »par le régime syrien.

    « Le 14 mars a eu le dernier éclat de rire la semaine dernière quand Bernard Kouchner et les émissaires français ont offert à la Syrie une normalisation [de leurs rapports, ndlr] en échange de son aide pour l’élection présidentielle. Cela a tout envenimé et la diplomatie française en est sortie brûlée, ce qui fait que le président Sarkozy y réfléchira désormais à deux fois avant de faire confiance à Bachar al-Assad »,

    « C’est le choix de l’Europe : récupérer la Syrie pour contrer l’Iran », ajoute Frangié.

    « Il y a un changement dans la politique française et même américaine, qui ont défini une nouvelle échelle de priorités. Mais notre longue expérience montre que, chaque fois que des pays amis essayent de s’ouvrir vers Damas, cela débouche sur des effets négatifs à l’égard du Liban. En réalité, les relations entre les régimes syrien et iranien sont très profondes. Ils sont alliés depuis 1982. Simpliste est celui qui croit qu’il peut changer le rôle de la Syrie. L’Iran et la Syrie ont très bien organisé leurs différences. Mais elles ne sont pas sérieuses. Même sur Annapolis, même sur les Palestiniens », renchérit le député Elias Atallah, fin connaisseur du régime baasiste. Et d’ajouter : « On ne peut pas demander aux Syriens de changer. Il faut les obliger. Leur parler d’une autre manière. Ou bien ce régime est tellement fort que les pressions ne servent à rien ou bien ce sont les pressions qui ne sont pas assez fortes. Or, les pays européens, arabes et les Etats-Unis ont donné carte blanche à la France sur le dossier libanais, mais ce poids qu’elle a acquis je ne l’ai pas senti. »

    Les Libanais très irrités par l’initiative française en Syrie

    Acharnement anti-chiraquien ou nouvelle diplomatie “européenne” ? ... et si Annapolis avait intégré la Syrie dans le camp des gentils ?

  • permalien K. :
    2 décembre 2007 @12h49   « »

    Après une panne d’internet, voici la suite de l’article de Joshua Landis (2/2) :

    « Evidemment, Saad Hariri n’a pas été trop contrariant quand les français lui ont dit que le feu vert devait être donné à Michel Sleimane. »

    « Il a cédé à la pression de français parce qu’il a été confronté à des plaintes croissantes émanant des chrétiens disant que les sunnites prenaient trop de pouvoir. Hariri a été accusée de blesser les chrétiens en permettant à la présidence de rester faible. Ils sont préoccupés par le fait que Hariri puisse permettre au siège de rester vacant, maintenant que Lahoud s’en est allé. »

    « L’insistance du 14 mars pour que le président soit élu par le Parlement selon un vote de 50% des députés plus 1 s’est effondrée lorsque le cardinal Sfeir a annoncé qu’il ne l’accepterait pas. »

    [Eusuite Joshua Landis livre les « spéculations » de certains libanais du “14 mars”, qui reposent toutes sur la certitude que le camp occidental va frapper l’Iran « l’été prochain », puis avance sa propre hypothèse] :

    « Il y a une autre explication de l’histoire d’Annapolis et pourquoi les Syriens ont été retirés de leur isolement par les Israéliens et la France. C’est que les Français ont perdu confiance dans le gouvernement du 14 Mars et croient qu’un président de compromis pour le Liban, même au prix d’une modification de la Constitution, vaut mieux que pas de président du tout. Israël n’a pas l’impression qu’il peut aboutir à un accord avec les Palestiniens divisés et préfèrent voir quel progrès est possible avec la Syrie, qui est un état disposant d’un dirigeant qui contrôle son pays et peut délivrer un accord, qu’il dit vouloir. »

  • permalien K. :
    2 décembre 2007 @13h29   « »

    Paul Salem du Carnegie Middle East Centre disait, avant la surprise de la présence syrienne à Annapolis : « On est en train d’essayer de choisir un président qui serait acceptable à deux camps qui ont en fait deux programmes politiques opposés ; alors presque par définition, quel que soit le président sur lequel ils pourraient se mettre d’accord ce sera au mieux un président schizophrénique . »

    Je ne suis pas sur que la réflexion ait, après Annapolis, perdu sa pertinence.

  • permalien K. :
    2 décembre 2007 @18h16   « »

    Zvi Bar’el fait partie de ces quelques rares voix qui continuent à refuser de tomber dans le délire. Article du Haaretz ce jour (1/2).

    « Bien que le processus de paix a inlassablement été présenté comme le but de la conférence d’Annapolis, celle-ci a mesuré son succès à sa capacité d’être "contre" - contre l’Iran, contre le Hezbollah, contre la Syrie et contre le Hamas. Il s’agit d’une méthode de mesure ostensiblement simple et convaincante. La victoire des forces "contre" était directement proportionnelle au nombre de dirigeants arabes présents lors du dîner de gala de la conférence : l’Iran est devenu plus isolé, le Hamas a été acculé dans un coin et le Hezbollah est resté seul. C’est une façon d’évaluer la conférence, mais cela s’avèrera dénué de sens le moment venu, assez prochain, de rembourser les emprunts d’Annapolis. »

    « Prenons, par exemple, la question de l’isolement du Hamas. Ce chapitre devrait particulièrement intéresser Israël parce que le comportement du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas vis-à-vis du Hamas servira à démontrer sa capacité de " partenariat ". Selon le "test de Bush", qui exige de " détruire l’infrastructure de la terreur," il n’y a pas de position intermédiaire : le Hamas doit être démantelé. Abbas ne doit pas seulement désarmer l’armée du Hamas, détruire les cellules Qassam et mettre en prison les hommes recherchés. Il doit également désorganiser le cadre organisationnel du Hamas, ses infrastructures civiles, ses écoles et ses cabinets médicaux. Il sera jugé par ces mesures qu’Israël considère comme les preuves initiales de la mise en œuvre de la Feuille de route [par les palestiniens]. »

    « Mais qu’en est-il des nombreuses personnes qui soutiennent le Hamas – non pas parce qu’ils sont plus religieux, mais parce que le mouvement était perçu, il y a un an comme une digne alternative à la corruption de l’Organisation de libération de la Palestine ? Même aujourd’hui, malgré la baisse de la popularité du Hamas, surtout après sa prise de contrôle de Gaza, en juin et les combats de rue contre des citoyens ordinaires, le Hamas est considéré comme plus qu’une organisation terroriste. Il est considéré comme un mouvement politique qui ne reconnaît pas Israël et rejette toute négociation avec lui, des principes qui ont un appui considérable au sein du peuple palestinien. »

    (..)

  • permalien K. :
    2 décembre 2007 @18h20   « »

    Zvi Bar’el. Article du Haaretz ce jour (2/2).

    « Mener une véritable guerre [de Abbas] contre le Hamas ressemblerait à une tentative libanaise de mener une guerre contre le Hezbollah. Ce qui veut dire, qu’elle serait impossible sans une décomposition complète de la société palestinienne. Il s’agirait d’une guerre civile qui diviserait les quartiers et les familles. L’autre solution est de revenir au dialogue national et au cadre des accords établis dans le document des prisonniers, qui avait abouti finalement à un gouvernement d’union nationale. Cela, à son tour, a été boycotté par Israël et la plupart des pays du monde. »

    « Certes, même si ce chemin est couronné de succès, il n’aboutirait pas à un accord de paix rapide. Tant que le Hamas ne reconnaît pas Israël et rejette les négociations, sa participation à un gouvernement d’unité ne va pas modifier sa politique. Tout au plus, elle permettra à Abbas de continuer à mener des négociations avec Israël en tant que président de l’OLP, sans engagement du Hamas quant aux résultats. En fait, cela créerait une situation identique à celle d’avant et pendant Annapolis : les négociations avec Israël, n’engagent pas l’ensemble du peuple palestinien. »

    « Mais il y aurait une différence importante. L’Autorité palestinienne (AP) permettrait de maintenir une seule armée et un seul système de droit dans un territoire uni, et représentera la totalité du peuple palestinien. Il serait plus difficile de mener des négociations avec cette AP, et plus encore, de parvenir à un accord avec elle dans un ou cinq ans. Mais il serait au moins possible de s’accorder sur la gestion de la vie quotidienne de façon raisonnable. Et ce ne serait pas un mince accomplissement, non seulement pour les Palestiniens, mais surtout pour des accords futurs. Sans cela, il sera peut-être possible de signer des documents impressionnants, mais ce ne sera que des documents. »

  • permalien amipal :
    2 décembre 2007 @19h17   « »

    "Contrairement à certains lecteurs de ce blog, qui voient dans l’Autorité palestinienne des traitres prêts à vendre la Palestine (accusation qui avait été portée régulièrement contre l’OLP et Yasser Arafat à partir des années 1980), je pense que la direction actuelle palestinienne ne peut pas faire de compromis sur le retrait israélien de tous les territoires occupés en 1967 ni sur Jérusalem, ni sur le principe du droit au retour des réfugiés. Ses exigences minimales seront les mêmes que celles de la direction palestinienne en 2000-2004, du sommet de Camp David à la réunion de Taba. Or ces exigences (un minimum)"

    Il faut lire "peut" ou "veut" pas faire de compromis ? Dalhan est-il oui ou non à la solde du Shinbeth ? Où est l’Abou Mazen de l’époque Nasser ? Il s’est dilué dans l’argent et l’opulence qui insulte la misère du petit peuple palestinien affamé et frigorifié quand il peut la voir devant les palaces de Ramallah ?

    C’est au peuple palestinien tout entier, émigrés inclus évidemment, de décider de ce qui est bon pour les Palestiniens, et pas à deux anciens fonctionnaires d’organisations internationales contrôlées par les Usaméricains et autres pouvoirs capitalistes de la planète entière.

    Sans tomber dans l’extémisme irréaliste, la paix la moins injuste, comme première étape, c’est une Palestine souveraine, laïque, démocratique , écologiquement et économiquement viable sur tout le territoire iniquement concédé par l’injuste résolution 181 votée comme recommandation "seulement" par 33 états sur 57 seulement le 29 novembre 1947, dont plusieurs suite à un chantage honteux et d’autres états à condition que Jérusalemn ne soit pas traité par les sionistes comme il le fut selon un plan prévu depuis longtemps.

    Avec la préservation de tout ce que les sionistes ont fait, souvent avec talent et courage, sur ce territoire là comme encore insuffisante réparation de tout le mal engendré par le sionisme raciste depuis au minimum l’année 1901.

    Sachant que lorsqu’il est question de démantèlement des colonies il faudrait préciser ce qu’on demandera au gouvernement israélien de détruire à ses frais et surtout de ne pas détruire avant de partir.

    Sachant qu’on ne pourra pas demander au dernier gouvernement sioniste de replanter tels qu’ils étaient les milliers d’oliviers déracinés en particulier. Ni ressusciter au minimum les milliers de morts palestiniens totalement innocents n’ayant jamais porté une arme, et parfois pas même un caillou.

  • permalien K. :
    2 décembre 2007 @19h34   « »

    Entièrement d’accord avec Amipal sur la différence entre "peut" et "veut".

    Le San Francisco Chronicle a un article intitulé : Even if surge succeeds, Iraq faces volatile future. Courts extraits :

    « Est-ce que la forte augmentation de troupes en Irak donne des résultats? »

    « Si c’est le cas, le champ de bataille interne [américain] pourrait changer d’une manière qui aurait été inconcevable il y a seulement deux mois : le président Bush pourrait ne plus se retrouver acculer aux cordes et les républicains se montrer à nouveau offensifs. Le Congrès démocratique et les candidats à l’élection présidentielle pourraient perdre un de leur plus gros argument. Et l‘engagement des troupes américaines et le financement de la guerre pourraient être revus à la hausse, de manière plus permanente. »

    « Les principaux experts de l’Iraq qui ont conseillé les responsables gouvernementaux sont partagés sur les conséquences de renforcement des troupes. La réconciliation politique entre les factions irakiennes, qui est toujours l’objectif stratégique de la décision prise en janvier dernier d’augmenter le nombre des troupes de combat américaines, n’est pas en vue. »

    « Vali Nasr, un professeur à la Fletcher School of Law and Diplomacy de l’Université Tufts et un expert de premier plan du Moyen-Orient a fait valoir que Petraeus a troqué l’objectif d’un Iraq uni pour un calme temporaire, sans que l’administration ne le reconnaisse. »

    « “le général Petraeus, malgré toutes ses apparences, a complètement dévié du programme initial de Washington,” dit Nasr. "Il ne suit pas un cours qui se fonde sur un gouvernement non sectaire et uni à Bagdad. Il est en train de créer des milices sunnites, des milices chiites. Il fait des accords localement, qui, dans le court terme, peuvent bénéficier à la question de la sécurité, mais à long terme va, en fait, diviser ce pays beaucoup plus. " »

    - En attendant Bagdad s’enfonce dans l’anarchie mafieuse : « Une analyse indépendante récente a classé l’Iraq troisième pays le plus corrompu dans le monde. »

  • permalien Jeff :
    2 décembre 2007 @21h40   « »

    Pareillement, excellente remarque d’Amipar qui a le mérite de mettre sur la table les fondamentaux.

    Merci K. pour le post concernant l’article de Joshua Landis qui n’a pas manqué de me donner de me faire sourire (et de me donner un peu d’espoir) pour ce dimanche et merci Pierre pour le complément d’information.

  • permalien Pierre :
    3 décembre 2007 @08h30   « »

    Annapolis est en passe de devenir une des plus grandes énigmes de l’histoire.

    Alors que pour certains elle n’est qu’ un paravent derrière lequel on fomente la guerre civile entre Palestiniens et prépare une attaque de l’Iran, elle n’est, pour d’autres, n’est rien de plus qu’une orgie de rhétorique, vide.

    Le gouvernement israélien soutient l’accord d’Annapolis malgré des critiques internes. On peut s’interroger sur le courage supposé du gouvernement israélien quand on voit que l’essentiel de la déclaration finale de cette conférence est constitué par un amoncèlement de formules convenues totalement inappropriées aux réalités de la situation :

    • - « détermination »
    • - « ouvrir une nouvelle ère de paix »
    • - « fondée sur la liberté, la sécurité, la justice, la dignité, »
    • - « le respect et la reconnaissance mutuelle, »
    • - « à diffuser une culture de paix et de non-violence ; »
    • - « à nous attaquer au terrorisme et à la provocation »

    jusqu’au loufoque :

    • - « qu’ils émanent des Palestiniens ou des Israéliens. » (autrement dit, bienvenue à Al Qaïda, au FLNC, aux FARCs, à l’ETA etc.)
    • - « dans des négociations vigoureuses, »
    • - « deploierons tous les efforts possibles pour parvenir à un accord »

    La mise en place d’une méthologie rigoureuse a au moins l’avantage de nous éclairer sur la stérilité des bavardages précédents : « Le comité de pilotage mettra en place un plan de travail conjoint, établira et supervisera l’avancée des équipes de négociations pour résoudre ces questions, dirigées par un représentant clé de chaque partie. »

    La constitution du "comité de pilotage" et ses premières déclarations, une semaine après la prise de cette importante décision nous permettent de ranger Annapolis, sur une étagère, à côté du sexe du chevalier d’’Eon, de la mort de louis XVII et du Grand Incendie de Rome. et bien sûr des ferrets de la reine.

  • permalien Pierre :
    3 décembre 2007 @11h49   « »

    Nous arrivons en Palestine, au paradoxe où chaque réunion pour la paix n’est en fait qu’une relance du processus de guerre.

    Si on prend comme point de départ le partage de 1937, on s’aperçoit que cette résolution, n’a d’autre but que de fournir un bonne raison a chacun de faire la guerre. Les Arabes refusent toute idée de partage, les Israélien ne l’ accepte (celui de 1947) que dans la mesure où il leur permet d’établir un comptoir à partir duquel il pourra lancer ses guerres conquêtes territoriales :

    Commentant le plan Peel de partage, Ben Gourion écrit : « Si je suis un adepte enthousiaste de la création d’un Etat juif immédiatement, même s’il faut pour cela accepter le partage de la terre, c’est parce que je suis convaincu qu’un Etat juif partiel n’est pas une fin, mais un début. [...] Car nous savons que l’acquisition que nous venons défaire est importante pas seulement en tant que telle, mais aussi parce qu’elle nous permet d’accroître notre force, tout accroissement de force nous rapprochant de l’acquisition du pays tout entier. La création d’un Etat, même partiel, constituerait aujourd’hui un puissant levier dans notre effort historique pour la rédemption du pays tout entier. »

    Partant de cette constatation, on s’aperçoit que la mécanique est bien huilée. Chaque mouvement de révolte palestinien, entraine une réplique militaire israélenne, qui se traduit par de nouvelles acquisitions territoriales (zones de sécurité), immédiatement consolidée par de nouvelles implantations et un nouveau statu quo s’établit.

    C’est à ce moment qu’une nouvelle conférence de paix s’impose au cours de laquelle les israéliens tentent de faire pérenniser leurs nouvelles positions et les palestiniens sont prêts a accepter la situation antérieure. Des promesses sont faites de part et d’autre que personne évidemment ne compte respecter (puisque l’objectif de la conférence est de relancer un conflit assoupi).

    Ceci entraine une révolte des palestiniens etc.

    Ainsi on empile gentiment les assiettes sales, les palestiniens revendiquant l’avant dernière et les isréliens posant la dernière et personne ne songe a faire la vaisselle.

    Si un jour quelqu’un se soucie de faire la vaisselle ce sera vite fait, il suffira de prendre l’assiette du bas de la pile (les autres tomberont d’elles même), et de bien la nettoyer en considérant que tout ce qui est en territoire palestinien est palestinien (colonie ou pas) et tout ce qui n’est pas en Palestine n’ est pas palestinien (exilé ou pas).

    Quand je parle de palestiniens et d’israéliens, je nomme les dirigeant bien entendu, car les peuples n’interviennent dans ce processus, que pour la révolte pour les palestinien, et l’établissement des implantations pour les israéliens.

  • permalien Pieter :
    3 décembre 2007 @12h13   « »

    Pierre a écrit :

    "Si un jour quelqu’un se soucie de faire la vaisselle ce sera vite fait, il suffira de prendre l’assiette du bas de la pile (les autres tomberont d’elles même), et de bien la nettoyer en considérant que tout ce qui est en territoire palestinien est palestinien (colonie ou pas) et tout ce qui n’est pas en Palestine n’ est pas palestinien (exilé ou pas)".

    Ou comment réécrire tout seul le plan de partage, le droit international et les résolutions de l’ONU.

  • permalien Pierre :
    3 décembre 2007 @12h46   « »

    Ou comment réécrire tout seul le plan de partage, le droit international et les résolutions de l’ONU.

    Non il s’agit d’arrêter de réécrire, c’est le contraire.

    Plan de partage de la Palestine : 60 ans

    Le plan de partage de la Palestine fête ses 60 ans. Le 29 novembre 1947, l’Assemblée Générale de l’ONU approuvait la résolution 181 qui prévoit la création d’un Etat juif, d’un Etat arabe, avec Jérusalem sous contrôle international. Ce plan, destiné à résoudre le conflit entre Juifs et Arabes à propos du mandat britannique sur la Palestine, conduira en fait à la Guerre israélo-arabe de 1948. Il est encore au coeur de l’actualité puisque c’est encore le partage de la Terre sainte qui est au coeur des affrontements et des négociations entre Israéliens et Palestiniens.

  • permalien Jean :
    3 décembre 2007 @13h08   « »

    La Syrie invitée à Annapolis... Supposition gratuite : Israel a déjà montré sa capacité à sacrifier de "petites cartes" pour garder ses atouts.

    Le désengagement de Gaza a demandé l’évacuation de 8000 colons, à comparer au coût exorbitant, financier et en termes d’image, du maintien de la colonisation sur ce territoire.

    Le désengagement du Golan serait un "sacrifice" similaire, pour un territoire dont le côté stratégique me paraît très intelligemment surfait (je ne vois pas la Syrie installer un acqueduc par-dessus la montagne pour vider le lac...).

    Par contre, comme monnayage d’un affaiblissement du soutien syrien au Hamas d’un côté, au Hesbollah de l’autre, et comme moyen de repousser encore et encore une négociation sur le statut final de la Cisjordanie, pendant que les ’facts on the ground’ entérinent la progression de l’annexion, c’est payant.

    En gros, traiter avec la Syrie pour avoir les mains libres encore un bon bout de temps sur les Territoires Occupés. Qu’en pensez-vous ?

  • permalien Pieter :
    3 décembre 2007 @13h31   « »

    Jean a écrit :

    "En gros, traiter avec la Syrie pour avoir les mains libres encore un bon bout de temps sur les Territoires Occupés. Qu’en pensez-vous ?"

    Je pense que c’est une ruse supplémentaire, comme toutes les autres. L’eau du Golan est un trésor (dans la bande de Gaza, tout a quasiment été pompé), la terre et les colons en sont deux autres.

    Israël proposera, elle l’a déjà fait, de restituer le Golan, sauf un petit bout stratégique. Juste le petit bout stratégique qu’il faut pour que les Syriens refusent de s’en séparer puisque le petit bout leur appartient, et qu’ils paraissent les chiens gourmands impossibles à satifaire dans la transaction.

  • permalien Pierre :
    3 décembre 2007 @13h56   « »

    Juste le petit bout stratégique qu’il faut pour que les Syriens refusent de s’en séparer puisque le petit bout leur appartient, et qu’ils paraissent les chiens gourmands impossibles à satifaire dans la transaction.

    Si c’est stratégique, ne vous inquiétez pas Pieter, les Syriens se retireront du Golan. Les Syriens comme tous les chiens n’ont que des notions très rudimentaires de stratégie.

    Quand Israël aura rendu le Golan à la Syrie, vous verrez, les Syriens rendront leur petit bout stratégique.

    Ça fait plaisir de retrouver le troll de service.

  • permalien Jean :
    3 décembre 2007 @17h38   « »

    Pieter,

    Oui ces fausses négociations, spécialités d’Israel, ont déjà eu lieu. Je repose ma question dans un contexte un peu différent, où Israel s’est cassé les dents sur le Hesbollah et où son image se fissure passablement dans les "opinions publiques" (guillemets de rigueur).

    Est-ce qu’un changement de politique envers la Syrie, quitte à la payer au prix du Golan, ne serait pas globalement une "bonne opération" pour Israel, qui vise l’annexion de la partie la plus intéressante de la Cisjordanie et l’éviction des Palestiniens vers les bantoustans qui resteraient ? Option ayant les sympathies de l’oncle sam, et, ne l’oublions pas, du gvt français actuel...

    Ce serait l’achat d’une "neutralité" syrienne, comme fut achetée la bienveillance du régime égyptien.

  • permalien K. :
    3 décembre 2007 @18h07   « »

    La question soulevée par Jean est angoissante pour nous, moyen-orientaux, et c’est malheureusement une possibilité. Quand je dis “nous”, il s’agit des individus lambda et pas seulement “extrémistes” mais aussi “modérés”.

    Espérons que le régime syrien saura se montrer plus intelligent que ne l’a été Anaouar Al Sadate.

  • permalien K. :
    3 décembre 2007 @18h32   « »

    - - La Haute cour de justice israélienne participe à la fumisterie générale : Elle demande à l’armée de fournir des preuves convaincantes que des coupures d’électricité à Gaza ne mettraient pas en péril les “besoins vitaux” des palestiniens, avant qu’elle ne prenne sa décision d’accorder ou non l’autorisation de procéder aux coupures. En meme temps la réduction de fioul ne pose aucun probleme à cette haute cour nous apprend la meme source. Pourtant les médecins hospitaliers gazaouis disent : hospitals are beginning to run out of vital fuel supplies selon la BBC.

    - “Les américains n’ont pas été clairs sur la question des colonies [à Annapolis]”, titre l’édition en anglais du Jerusalem Post. Suit le bla-bla orwellien dont les sionistes sont friands et dont je ne rendrai qu’un petit passage, complémentaire d’un post précédent :

    « One Israeli government source told the Post that it was Israel’s understanding that Bush’s Annapolis statement meant that Israel could build within the construction lines in the settlements but not beyond it. » À l’intérieur de limites qui n’existent pas...

  • permalien Pierre :
    3 décembre 2007 @18h42   « »

    Pourquoi Israël devrait-il quitter le Golan ?

    - Vers une paix syro-israélienne sous l’égide de la Russie ? Tel-Aviv serait prêt à restituer le Golan et demande à la Syrie de le lui louer

    - Israël vient de commencer la construction d’un grand réservoir d’eau

    La Syrie a conditionner sa présence a Annapolis, à l’évocation du Problème du Golan, le problème du Golan a été évoqué, la Syrie a participé a la conférence d’Annapolis.

    - Ahmadinejad : les "ennemis" ne peuvent pas saboter les relations Téhéran-Damas

  • permalien K. :
    3 décembre 2007 @19h54   « »

    - AFP, hier : « The six-nation Gulf Cooperation Council (GCC) confirmed on Sunday that it had invited Iranian President Mahmoud Ahmadinejad to attend its summit this week, the first such invitation to the Islamic Republic. »

    - « Le choix de Souleïmane, un revers pour la majorité au Liban » selon Tom Perry (Reuters) aujourd’hui.

    - Perle : “un membre de haut rang de la coalition anti-syrienne du 14 mars” au TIME :

    « Personne ne pourra enlever au 14 mars la sensation qu’elle a été grugée par les Américains »

    Est-il possible qu’un responsable, de “haut rang” de surcroit, ne soit pas au courant de toutes les couillonnades des américains envers leurs “alliés” dans l’histoire ?

  • permalien Jeff :
    3 décembre 2007 @20h58   « »

    Bonsoir Pierre, votre info sur la construction par Israël d’un réservoir dans le Golan date un peu (fin août 2006) mais il se peut que cette entreprise ait déjà bien avancé (sinon terminé). Dans ce cas, comme vous semblez le souligner et vu le point stratégique que constitue la région du point de vue de l’eau, on voit mal comment le gouvernement israélien rendra gentiment les terres du Jolan aux Syriens. J’avoue être pessimiste sur cette question.

  • permalien K. :
    3 décembre 2007 @21h57   « »

    - TIME :

    Les officiels américains insistent, cependant, sur le fait que les craintes du 14 mars sont sans fondement. « Il n’y a pas eu d’accord avec les Syriens à Annapolis sur le Liban, » a dit au TIME Jeffrey Feltman, l’ambassadeur américain à Beyrouth. « Il n’y aura pas d’accord des Etats-Unis avec les Syriens en ce qui concerne la présidence du Liban. Ceci est un problème que seuls les Libanais doivent résoudre ».

    Mais il sera dur de convaincre la coalition anti-syrienne de Beyrouth que le soutien de l’Administration Bush reste inchangé. Après tout, ils se rappellent encore que c’était le père de Bush, le Président George H.W. Bush, qui avait donné le feu vert en faveur de l’hégémonie syrienne sur le Liban en 1990, en échange de l’aide de la Syrie dans l’éjection des forces Iraquiennes du Koweït.

    je n’aurai pas écrit ils se rappellent encore, mais ils se rappellent de nouveau. Une scène qu’il ne faudra pas oublier : celle de Saniora marchant comme un coq aux cotés de Rice au moment meme ou les amis de celle-ci éclataient littéralement des enfants libanais.

    - Et Joumblatt??. Et bien Joumblatt, le “baromètre du Moyen-Orient” comme on l’appelle ici, était semble-t-il au courant avant tous ses petits camarades. De retour des Etats-Unis il y a deux semaines environ, on avait assisté à un de ses spectaculaires volte-face dont il a le secret. Le Hezbollah, de “groupe terroriste”, redevenait “un groupe de résistance qui défend l’honneur arabe”. Joumblatt n’allait pas “vendre la dignité de la patrie en réclamant du Hezbollah qu’il abandonne ses armes”, etc, etc.. À crever de rire si ce n’était aussi dramatique.

    Le pire serait de revoir tout ce beau monde, de l’opposition et de la majorité, redevenir comme cul et chemise, comme si de rien ne s’était passé, au nom d’un “pragmatisme” de pacotille.

  • permalien Pierre :
    3 décembre 2007 @22h29   « »

    Bonsoir, Jeff,

    sur le Golan, il n’y a pas que des réservoirs, des implantations "officielles" sont en cours de réalisation.

    Vous avez raison de souligner que l’eau est l’enjeu stratégique (et historique) du Golan, car militairement, il y a longtemps que l’artillerie est capable de contourner les talwegs. Mais en période de lutte anti-terroriste, il n’est pas mauvais pour Israël d’entretenir la confusion.

    Si en en croit les sites de boycott de produits distribués en France d’entreprises travaillant en Israël, on retrouve sur le Golan, Danone, Accorhotel, Yardel.

    La solution de “location” du territoire n’est pas si absurde, si on considère que par sa situation le Golan est plus utile à Israël qu’à la Syrie. Celà permettrait à Israël de continuer le développement du plateau, et restituerait la souveraineté de Damas.

    C’est aussi (on peut rêver) une des techniques qui pourrait être exploité ultérieurement dans la recherche de solutions "commerciales" concernant des litiges territoriaux.

  • permalien K. :
    3 décembre 2007 @23h52   « »

    Il faut bien cadrer le sujet à mon avis. La “paix” qu’appelle de ses voeux Israel, est une paix qui aurait comme conséquence une effroyable paupérisation des masses arabes. La paix israélienne est celle de Yossi Alpher, celle où le Moyen-Orient arabe serait encore plus “vieux” qu’il ne l’était, c’est à dire où les masses deviendraient plus pauvres, plus misérables, matériellement, spirituellement, moralement, intellectuellement.

    Par conséquent toute paix séparée, toute paix qui ne prendrait pas en compte les intérets de l’ensemble des acteurs de la région, en premier lieu les palestiniens, conduirait à plus de violence et d’extrémisme dans la région. Et la liste des candidats grossirait démesurément.

    Yossi Alpher considère son appel à “plus de vieux Moyen-Orient” comme de la “realpolitik”, alors qu’il ne s’agit que d’inconscience de monomane.

    J’espère (et je crois personnellement) que le régime syrien, issu d’une communauté ultra-minoritaire dans le monde arabo-musulman, celle des alaouites, ne commettra pas la bétise d’une paix séparée avec les israéliens ou je ne donne pas cher de sa survie.

  • permalien K. :
    4 décembre 2007 @01h03   « »

    On se rappelle qu’un rapport des services de renseignement américains (National Intelligence Estimate) sur la situation du nucléaire iranien avait été différé à la suite de désaccords au sein de l’administration américaine.

    ABC nous apprend aujourd’hui qu’il a finalement été délivré. “Yahoo” en rend compte en français :

    Le renseignement américain a indiqué lundi que l’Iran semblait "moins déterminé à développer des armes nucléaires" que l’administration Bush ne l’a affirmé au cours des dernières années.

    "Nous jugeons avec un haut degré de confiance qu’à l’automne 2003, Téhéran a arrêté son programme d’armes nucléaires", indique un document de la communauté du renseignement américain.

  • permalien Pierre :
    4 décembre 2007 @07h56   « »

    Après Guy Môquet à la maternelle,

    Jules Ferry en afrique :

    Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures [...][Remous sur plusieurs bancs à l’extrême gauche] parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures.[...]

    28 juillet 1885 : Jules Ferry : « Les races supérieures ont un droit sur les races inférieures » (France)

    Camus à Tipaza :

    Oui, le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité.

    Algérie : le texte intégral du discours de Nicolas Sarkozy devant les hommes d’affaires à Alger

    Après le jeune communiste Guy Moquet dont on sait que Nicolas Sarkozy ne partage ni les valeurs anti-fascistes ni les valeurs de progrès social pour lesquelles il s’était sacrifié, le président français s’apprête certainement à kidnapper l’écrivain Albert Camus, et pourquoi pas Kateb Yacine !

    Quand Sarkozy kidnappe Camus... par Hassan zerrouki - Le Matin DZ - Actualité au quotidien

  • permalien K. :
    4 décembre 2007 @14h20   « »

    Juan Cole sur salon.com concernant le “succès” du “Surge” quant à la diminution du niveau de violence : Même en ne prenant en compte que les estimations les plus basses, celles largement biaisées du ministère irakien de l’intérieur, le nombre de décès de civils irakiens est de 700/mois lors de ces 3 derniers mois. On ne trouverait l’équivalent qu’au Soudan et en Somalie où personne, surtout pas les américains avec leur Save Darfur, ne trouve que cela correspond à de “bonnes nouvelles”.

  • permalien Pierre :
    4 décembre 2007 @20h56   «

    Les "représentants clés" du comité de pilotage d’Annapolis, ne sont pas nommés qu’ils sont déjà débordés.

    PROCHE ORIENT mar 4 déc Israël a lancé un appel d’offres pour la construction de plus de 300 logements dans un quartier de colonisation de Jérusalem-est occupé, une première depuis la conférence d’Annapolis sur le Proche-Orient, a-t-on appris mardi de sources officielles israéliennes.

    RTL Info — Appel d’offres pour l’agrandissement d’une colonie à Jérusalem-est

    L’idée c’est de voir jusqu’où on peu pousser le bouchon trop loin.

    George W. Bush a appelé la communauté internationale à maintenir la pression sur l’Iran mardi, avançant que le programme d’armement nucléaire suspendu depuis 2003, selon le renseignement américain, pourrait être relancé. Israël se dit persuadé que c’est déjà le cas, Téhéran jubile et les pays impliqués dans les négociations gardent le cap sur les sanctions. (...)

    "A notre avis, l’Iran a depuis repris ce programme", a pour sa part déclaré le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak. "Il est vital de poursuivre nos efforts pour empêcher l’Iran d’atteindre une capacité nucléaire", a également estimé le Premier ministre Ehoud Olmert.

    mardi 4 décembre 2007 20:53:05 Bush appelle à maintenir la pression sur l’Iran

    C’est bon, pour l’instant personne ne pipe.

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