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« L’Iran n’a pas de programme militaire nucléaire »

mardi 4 décembre 2007, par Alain Gresh

Un rapport publié par National Intelligence Council, un organisme qui coordonne les 16 services de renseignement américains, a été rendu public sous le titre Iran : Nuclear Intentions and Capabilities (novembre 2007). Voici quelques-unes de ses appréciations :

« Nous estimons, avec un haut degré de certitude (high confidence) que, à la fin 2003, Téhéran a arrêté son programme nucléaire d’armement ; nous estimons, avec une confiance entre modérée et forte, que Téhéran, au minimum, laisse ouverte l’option du développement d’armes nucléaires. Nous pensons, avec un haut niveau de certitude, que l’annonce par Téhéran de son intention de suspendre son programme d’enrichissement d’uranium et de signer le protocole additionnel du Traité de non-prolifération a été faite pour répondre aux pressions croissantes du contrôle international et aux pressions dues au dévoilement des activités nucléaires non déclarées. »

Le rapport poursuit en affirmant que l’Iran n’avait pas repris son programme militaire nucléaire à la mi-2007.

Le rapport juge, avec une confiance modérée (with moderate confidence) que l’Iran ne pourra pas produire assez d’uranium enrichi avant la fin 2009 (mais que cette date est très improbable). Selon les estimations, la date plausible devrait se situer entre 2010 et 2015, mais il se pourrait que, même en 2015, l’Iran ne soit pas capable de produire assez d’uranium enrichi.

Quelques petites remarques : en 2003, quand, d’après ce rapport, Téhéran suspend son programme militaire, aucune sanction n’a été adoptée par la « communauté internationale » contre l’Iran. On ne peut donc interpréter cet acte comme le résultat de sanctions. Ce qui est vrai, c’est que, à l’époque, les Etats-Unis et l’Iran sont dans une période de relative détente puisqu’ils collaborent en Afghanistan et en Irak ; et que le gouvernement de Téhéran a fait des ouvertures pour une négociation globale avec Washington – ce que j’ai expliqué dans « Comptes à rebours en Iran ». Pour plus d’informations sur l’Iran, loin des schématismes, on peut lire le numéro spécial de Manière de voir publié par Le Monde diplomatique et intitulé « Tempêtes sur l’Iran ».

Les réactions au rapport de la NIE sont très nombreuses. Selon une dépêche de l’Agence France Presse du 4 décembre, « le conseiller du président américain George W. Bush pour la sécurité nationale, Steve Hadley, a réagi à sa publication en estimant que la communauté internationale devait "augmenter la pression" en isolant diplomatiquement et en sanctionnant l’Iran, tout en offrant la perspective d’un dialogue. »

Sur le site de l’hebdomadaire américain Time, réalisé en partenariat avec CNN, Tony Karon publie ce 3 décembre un texte intitulé « The Fallout from the Iran Nukes Report ».

Le rapport a suscité « l’indignation d’un certain nombre de personnes à Washington, qui le voient comme une intervention politique indue de la communauté du renseignement risquant d’affaiblir les Etats-Unis dans leurs demandes de sanctions dures contre Téhéran. Ce rapport "renforce les Iraniens et affaiblit toutes les autres parties", affirme un officiel du Pentagone qui s’exprime sous couvert d’anonymat. Je pense que c’est écœurant". Bruce Rieel, un ancien officier de la CIA et un associé du Brookings Institute, note que le rapport de la NIE est "un tournant remarquable", alors que l’an dernier le directeur de la National Intelligence "témoignait pour dire que l’Iran avait un programme complexe et multifaces destiné à construire la bombe. Maintenant il affirme qu’il a été stoppé il y a quatre ans. Nos alliés auront des doutes supplémentaires sur la fiabilité de l’information américaine sur les activités nucléaires des Etats-voyous." » (...). Et le journaliste de conclure que, « pour ceux qui prônent une stratégie plus agressive à l’égard de l’Iran, le travail sera désormais sensiblement plus difficile ».

La presse israélienne fait ses gros titres sur ce rapport. Selon le site du quotidien Haaretz, dans un article « PM : New U.S. report on Iran nukes proves need for sanctions », le premier ministre Ehoud Olmert a déclaré que le rapport justifiait les sanctions, tandis que le ministre de la défense Ehoud Barak affirme : « Il semble que l’Iran a arrêté pendant une certaine période en 2003 son programme nucléaire militaire, mais, pour autant que nous le sachions, il l’a probablement repris. »

La réaction du gouvernement français a été exprimée par la porte-parole du Quai d’Orsay, rapportée aujourd’hui par l’AFP.

« La France a estimé mardi qu’il fallait "continuer à maintenir la pression sur l’Iran", malgré la publication lundi d’un rapport des services de renseignement américains, selon lequel l’Iran a suspendu son programme nucléaire militaire. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani, a fait valoir lors d’un point presse qu’il fallait "poursuivre la préparation d’une résolution de mesures contraignantes" au Conseil de sécurité de l’ONU contre Téhéran. "Il apparaît que l’Iran ne respecte pas ses obligations internationales", a-t-elle ajouté, en référence au refus répété de Téhéran de suspendre l’enrichissement de l’uranium, une activité à caractère civil mais aussi potentiellement militaire. »

« Mme Andréani n’a pas souhaité faire de commentaire direct sur le rapport du renseignement américain, mais a précisé que l’action de la communauté internationale se fondait sur des "faits" rapportés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), pas sur des "intentions" prêtées à l’Iran. "Comme le montre le dernier rapport de l’AIEA, nous constatons que l’Iran n’a toujours pas répondu à toutes les questions qui lui sont posées sur ses activités passées et présentes" et "poursuit ses efforts visant à maîtriser la technologie de l’enrichissement", a-t-elle souligné. "Notre position demeure donc inchangée. Nous devons continuer à maintenir la pression sur l’Iran", a-t-elle dit. »

Il est presque comique de constater comment toutes les prévisions sur la date à laquelle l’Iran aura l’arme nucléaire sont contredites au fur et à mesure.

Pour des idées sur une stratégie différente à l’égard de l’Iran, on pourra lire le rapportIran, nouvelles sanctions ou nouvelle stratégie ? de Cédric Poitevin, chercheur au Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (Bruxelles).

Enrico Macias et l’Algérie

Le site Culture et politiques arabes publie un article consacré au « non-voyage » du chanteur Enrico Macias en Algérie. Ce dernier n’accompagnera pas le président de la République à Alger. Lire donc « Le retour d’Enrico Macias en Algérie : l’amitié a un prix ». L’auteur, Yves Gonzales-Quijano, termine par un conseil : « S’il veut tellement revoir son pays d’origine, Enrico Macias devrait peut-être suivre les conseils que lui donne l’auteur d’un article publié sur le site lemague.net et signé Ben Ali : pourquoi ne pas faire comme tout le monde et prendre le bateau ou l’avion, comme d’autres artistes pieds-noirs célèbres avant lui : Robert Castel, Guy Bedos ?... Encore mieux, il devrait se joindre à la magnifique troupe d’El Gusto, cette bande d’amoureux du chaabi algérien. Toutes générations, nationalités et origines religieuses confondues, les membres de cette sorte de Buena Vista Social Club algérien se retrouvent pour le plaisir de jouer ensemble, après avoir été séparés pendant des années par les suites de la guerre. Découvrez cette vidéo, juste pour El Gusto ! »

Emission Kiosque sur TV-5 Europe

J’ai participé à l’émission Kiosque du 2 décembre, dont un des thèmes était la réunion d’Annapolis.

54 commentaires sur « “L’Iran n’a pas de programme militaire nucléaire” »

  • permalien pierreroussin :
    4 décembre 2007 @19h30   »

    je n’y crois absolument pas. ne pas oublier "très important". que devant la naïveté du monde, l’iran est le berceau du terrorisme, et le finance constamment !!! et bien sur dans le plus grand secret.

  • permalien bwaje :
    4 décembre 2007 @19h59   « »

    Si l’Iran finance le terrorisme dans le plus grand secret, comment le savez vous ?

    De plus, parler de berceau du terrorisme, c’est amoindrir considérablement la mondialisation des finances et financements ; aujourd’hui, la source est immatérielle.

    Enfin, l’amalgame est douteux, le rapport US parle de programme nucléaire, le terrorisme nucléaire c’est dans les fictions, ne nous laissons pas manipuler par 24h Chrono !

  • permalien Mehdi :
    4 décembre 2007 @20h37   « »

    Il est frappant de voir comment chacun cherche constamment à jouer sur les mots pour ne pas se remettre en question :
    - Quand on entend Bush et ses alliés (Sarkozy notamment) dans leur surenchère sur la soi-disant menace iranienne, on est vite tenté de dresser un parallèle avec L’Irak il y’a 5 ans presque (même ton et même affabulations), quelle est leur crédibilité en le domaine ?
    - A force de dire qu’on est à 2 ans d’une bombe iranienne comme le souligne bien Alain Gresh, on finit par se ridiculiser.
    - Quand on voit la façon dont une façon de la presse joue sur les mots pour dire qu’on n’est pas sûr que tous les doutes sont levés (voir par ex le commentaire de Bruno Tertrais sur le site du monde aujourd’hui), on se dit que la presse ne retient décidemment pas les leçons du passé, c’est vrai qu’il y’a toujours un programme secret qu’on peut utiliser pour dire "Mais non je dis qu’ils essaient de nous entourlouper..."
    - Décidemment du côté Israëlien, tout est prétexte à justifier des sanctions, quand on a des informations alarmantes, ça justifie des nouvelles sanctions, dans le cas contraire, on dit "C’est grace aux sanctions qu’on a des résultats, il faut donc continuer"

    On ne peut vraiment rien contre la mauvaise foi.

  • permalien Besnik ALLKA :
    4 décembre 2007 @21h05   « »

    Drole de berceau pour des activites terroristes. Un pays ou meme le gouvernement est tellement tiraille entre les positions a adopter qu’il en commet des bourdes en permanence.

    Ce qui me choque avant tout c’est ce deni de legitimite aux pontes de "l’intelligence" quand celle ci n’est pas aussi tranchee et belliqueuse qu’apres certains faits, certaines dates.

  • permalien Pierre :
    4 décembre 2007 @21h12   « »

    « L’Iran n’a pas de programme militaire nucléaire » c’est le type même de lanon-information pour Washington.

    De toute façon l’objectif secret de Bush, c’est de rétablir la démocratie en Iran, pour qu’avec un effet de domino, elle se propage a tout le Moyen-Orient.

    WASHINGTON - George W. Bush a appelé la communauté internationale à maintenir la pression sur l’Iran mardi, avançant que le programme d’armement nucléaire suspendu depuis 2003, selon le renseignement américain, pourrait être relancé. Israël se dit persuadé que c’est déjà le cas, Téhéran jubile et les pays impliqués dans les négociations gardent le cap sur les sanctions.

    Info690 // International - Bush appelle à maintenir la pression sur l’Iran

    Maintenant on connait la chanson.

  • permalien David Cohen :
    4 décembre 2007 @21h17   « »

    Pendant ce temps :
    - La france à un programme nucléaire militaire
    - Israêl ne possède "officiellement" pas la bombe atomique !!!

    Franchement si c’est pas du foutage de gueule !!!

    Terrorisme :
    - La france est actuellement en train de commettre des ates terroristes contre la population Afghane. En effet plusieurs civils (femmes, et enfants) se font tués par des bombes lancées par des français.

    Et où sont les sanctions !!!

  • permalien Jeff :
    4 décembre 2007 @21h43   « »

    Voilà enfin une bonne nouvelle - qui plus est sortie tout droit des services de renseignements américains ! De quoi redonner un peu d’espoir (bien que cela reste encore difficile à croire) face au rouleau compresseur médiatique (l’esprit critique étant mis en veille un peu partout, dans les médias européens aussi bien qu’américains). Cela fait vraiment du bien, croyez-moi, lorsqu’on est environné (et soi-même influencé par) d’esprits apparemment bien intentionnés qui ne jurent, main sur le coeur, que sur la malfaisance ontologique de l’Islam, l’inculture génétique des arabes (qui ne voient les choses qu’en noir et blanc, dixit Lawrence d’Arabie) et le monopole de la souffrance invoqué par de nombreux sionistes.

  • permalien K. :
    4 décembre 2007 @21h50   « »

    Le NIE met donc en avant l’efficacité des “sanctions” quant à l’abandon par l’Iran en 2003 de son programme d’armes nucléaires.

    Mais il nous est rappelé dans ce blog qu’en 2003, (..) “aucune sanction n’a été adoptée par la « communauté internationale » contre l’Iran” et qu’“on ne peut donc interpréter cet acte comme le résultat de sanctions.”

    C’est sans doute cela qui amène Farideh Farhi à écrire :

    « Cette convergence propice entre le NIE et l’actuelle politique de l’administration Bush [“la diplomatie coercitive”] et le timing de la publication de ce rapport, qui d’après un article de Gareth Porter publié le 8 novembre avait été achevé il y a un an, peut être vue sous deux angles. D’une part, il y a l’évident rejet de la politique militairement agressive de Cheney envers l’Iran. »

    « Cela pourrait bien représenter l’analyse correcte, mais, de mon point de vue, le moment de l’appui donné publiquement par le rapport à l’actuelle politique de sanctions de Bush, précisément à un moment où certaines personnes considéraient comme futiles la poursuite de cette politique et appelaient à des négociations directes et inconditionnelles avec l’Iran semble, pour le moins, discutable. » (..)

    « En bref, le fait que cette NIE puisse si facilement devenir un instrument au service de la politique actuelle de l’Administration Bush m’amène à soulever quelques questions... »

    En même temps d’autres déclarations du NIE rapportées également par Farideh Farhi, vont dans le sens de la conclusion de Tony Karon du TIME (« pour ceux qui prônent une stratégie plus agressive à l’égard de l’Iran, le travail sera désormais sensiblement plus difficile ».). (Suite au prochain post).

  • permalien K. :
    4 décembre 2007 @22h03   « »

    Farideh Farhi (1/2) :

    « Je voudrais terminer en disant que le rapport contient quelques points importants qui peuvent être utilisés par les partisans des négociations directes et inconditionnelles avec l’Iran. Ce rapport [du NIE] déclare :

    « "Notre évaluation que l’Iran a arrêté le programme en 2003, principalement en raison des pressions internationales, indique que les décisions de Téhéran sont guidées par une approche des coûts et avantages plutôt que de se ruer vers l’acquisition d’une arme indépendamment des coûts politiques, économiques, et militaire d’une telle attitude. Ceci, laisse suggérer qu’une certaine combinaison de menaces (..) et de pressions, tout en laissant à l’Iran la possibilité d’assurer sa sécurité, son prestige, et ses objectifs d’influence régionale par d’autres moyens, pourrait, si cette approche est perçue comme crédible par les dirigeants Iraniens - inciter Téhéran a prolonger l’arrêt de son programme d’armes nucléaires… Nous évaluons avec une confiance modérée que convaincre les dirigeants iraniens de renoncer définitivement à l’élaboration d’armes nucléaires sera difficile… À notre avis, seule une décision politique iranienne d’abandonner l’objectif des armes nucléaires pourrait de manière plausible entraîner l’Iran a définitivement renoncer a produire des armes nucléaires. " »

    « Il vaut la peine de noter que les recommandations politiques posées ici mettent l’accent sur le programme d’armement de l’Iran et non sur le programme déclaré sous supervision selon les garanties du TNP. Ceci peut être considéré implicitement comme une tentative de transformer l’interdiction du programme nucléaire iranien en une interdiction du programme d’armement (par des vérifications et des inspections intrusives). »

    « La référence à l’approche coûts-avantages iranienne ainsi que la nécessité de prendre en compte les préoccupations de l’Iran en ce qui concerne "la sécurité, le prestige, et les objectifs d’influence régionale par d’autres moyens" peut également être considéré comme une reconnaissance légitime des préoccupations et des objectifs de l’Iran dans la région qui ne peuvent être traités que dans des négociations directes et inconditionnelles.

  • permalien K. :
    4 décembre 2007 @22h08   « »

    Farideh Farhi (2/2) :

    « Enfin, la même chose peut être dit à propos de l’affirmation selon laquelle les armes nucléaires de l’Iran ne peuvent être arrêté définitivement que politiquement. On peut faire valoir que seules des négociations directes et inconditionnelles seraient "perçues par les dirigeants iraniens comme crédibles" et inciteraient l’Iran à prendre cette décision politique. »

    « Mais il semble très peu probable que l’administration Bush lira le NIE de cette manière. La "diplomatie" oercitive continuera d’être le nom du jeu, en particulier maintenant que la Chine aurait montré [selon l’administration américaine] des signes d’accord avec la prochaine série de sanctions. »

    En ce qui concerne la Chine, l’agence chinoise xinhuanet titre aujourd’hui : « La Chine et l’Iran renforcent les échanges interpartites »

  • permalien Pierre :
    4 décembre 2007 @22h10   « »

    A tord ou a raison E. Macias focalise pour beaucoup d’ Algériens, tout ce qui été le plus détestable dans la guerre de libération.

    Une légende tenace en Algérie, veut que son père ait été assassiné en tant que responsable de l’OAS.

    La réalité est toute différente : Le père de Macias était violoniste dans l’orchestre de cheikh Raymond un de plus grand musicien de la musique Malouf, qui a été assassiné semble-t-il par erreur par le FLN en 1961 à Constantine.

    Cet assassinat a été a été le déclencheur de fuite de la communauté juive oranaise (dont certaines familles étaient implantées depuis la requonquista ) principalement vers la France.

    Cette fuite et la perte de Cheikh Raymond ont profondément choqué la population algérienne entrainant a la fois un sentiment de culpabilité (Cheikh Raymond était très populaire) et d’abandon (la communauté juive était totalement intégrée).

    La légende est née de ce double sentiment pour en quelque sorte justifier l’injustifiable.

    Macias qui épousa la fille de Cheikh Raymond par la suite ne pourra certainement jamais effacer cette légende, tant les blessure qu’elle masque sont douloureuses.

    Cet épisode montre a quel point les sensibilités restent exacerbées pour tous les évènements ce cette époque, et que Sarkozy est peut-être un peu léger quand il la qualifie d’« injustice ».

  • permalien K. :
    4 décembre 2007 @23h22   « »

    Quelqu’un dont la “mauvaise foi” n’est pas le fort c’est Gareth Porter, qui rappelle dans un article d’IPS aujourd’hui l’évidence :

    « En dépit des manipulations de la Maison Blanches voulant que le nouveau National Intelligence Estimate (NIE) supporte sa politique de pressions accrues sur l’Iran, le rapport non seulement contredit directement les affirmations de l’administration Bush sur les intentions iraniennes concernant l’arme nucléaire, mais oriente vers un lien entre la décision de Téhéran de 2003 de stopper les recherches sur l’armement et sa décision de négocier avec les ministres européens des Affaires étrangères à la fois sur la question du nucléaire et celle de la sécurité Iranienne. »

    Gareth Porter nous rappelle aussi ce qui est passé sous silence dans l’article de Cédric Poitevin proposé par Alain Gresh :

    « The Bush administration had opposed [en 2003] the initiative of the European three [français, britanniques et allemands] in offering a political agreement with Iran that would offer security and other concessions as part of a broader deal. The administration wanted to bring Iran quickly before the United Nations Security Council so that it would be subject to international sanctions. »

    « Britain, France and Germany reached an agreement with Iran in mid-November 2004 under which Iran pledged to "provide objective guarantees that Iran’s nuclear programme is exclusively for peaceful purposes" and the EU three promised "firm guarantees on nuclear, technological and economic cooperation and firm commitments on security issues". »

    « The European three then began to backtrack from that agreement under pressure from Washington. But the new evidence that Iran made the decision to drop all weapons-related research at that time appears to confirm the correctness of the original European negotiating approach. »

  • permalien Yann :
    4 décembre 2007 @23h36   « »
    La musique s invite sur Nouvelles d Orient

    Quel plaisir d ecouter El Grupo ! Merci M. Gresh !

  • permalien Yann :
    4 décembre 2007 @23h54   « »
    La musique s invite sur Nouvelles d Orient

    Bien sur, j ai voulu dire El gusto...

  • permalien Nico :
    5 décembre 2007 @09h47   « »

    Quelle intelligence Mr pierreroussin, c’est très secret mais vous êtes au courant tout de même...
    C’est fou ce que vous êtes convaincant !

  • permalien Ana :
  • permalien Ph. Arnaud :
    5 décembre 2007 @11h30   « »

    @ Pieroussin

    - Le terroriste, c’est celui qui n’a pas de F-16 pour transporter sa bombe. « Terroristes », c’est le nom donné par les pouvoirs oppresseurs à ceux qui se dressent contre leurs exactions. Terroristes, c’est le nom que donnaient les Allemands aux Résistants…

    - Depuis la prise de contrôle du canal de Suez par les Britanniques, en 1882, et, plus encore, depuis la chute de l’empire ottoman, les Occidentaux n’ont pas cessé de s’appesantir au Proche-Orient pour se gaver de ses richesses pétrolières. Les Américains ont maintenu 40 ans l’Iran sous le talon de fer du shah et de la Savak. Quand l’Iran s’est libéré, ils lui ont suscité une guerre meurtrière de 8 ans, par Saddam Hussein interposé (celui-là même qu’ils taxeront plus tard de tyran…). Il est où, le terrorisme ?

    - Comment se fait-il qu’entre les Etats-Unis, qui possèdent près de 5000 têtes nucléaires, et l’Iran, qui en possède zéro, ce soit ce dernier que l’on considère comme dangereux ? Quel est le seul pays au monde à avoir utilisé l’arme nucléaire en temps de guerre hors de toute nécessité militaire ?

    - Lorsqu’on veut noyer son chien, on l’accuse de la rage. Il y a encore des fanatiques pour croire que Saddam Hussein disposait, en 2003, d’un programme secret de fabrication d’armes de destruction massive. Avec ce raisonnement imparable : la preuve qu’elles existaient, c’est qu’on n’a jamais pu les retrouver ! Et les mêmes arguments tordus refont surface, quatre ans après, contre l’Iran…

  • permalien K. :
    5 décembre 2007 @14h03   « »

    Carah Ong (“analyste politique de l’Iran” au Center for Arms Control and Nonproliferation) se penche sur la question du “timing” du dernier NIE, sur le site Foreign Policy In Focus (hier) :

    « Porter directement le NIE à la connaissance du public est un écart par rapport à l’usage qui veut que les évaluations soient classées et que seuls quelques passages sont dévoilés au cours des audiences du Congrès ou des fuites vers la presse. Le Directeur adjoint du renseignement national Donald M. Kerr a indiqué que compte tenu des nouvelles conclusions, il était important de rendre le rapport public. Dans une lettre qui accompagnait la sortie du NIE, Kerr a écrit :

    « "La décision de publier une version non classifiée des jugements clés de ce NIE a été prise quand il a été établi que [porter directement le NIE à la connaissance du public] est dans l’intérêt de notre pays en matière de sécurité. (..). Dans la mesure où notre compréhension des capacités de l’Iran s’est modifiée, nous avons estimé qu’il était important de transmettre cette information afin de s’assurer qu’une présentation précise est disponible."

    (..)

    « Notons aussi que, parce que les informations contenues dans le National Intelligence Estimate ont été finalisées le 31 octobre, [ce NIE] ne comprend pas les constatations de Novembre 2007 de Mohammed ElBaradei, le Directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique. La raison à cela n’est pas clairement établie, il peut y avoir eu des pressions pour que le NIE soit publié le plus rapidement possible, notamment en raison des pressions croissantes du Congrès pour qu’il paraisse.

    « Le Congrès avait fait référence au National Intelligence Estimate [qui vient de paraître] dans la section 1213 du Defense Authorization bill de l’année fiscale 2007. [Cette section] exigeait du Président qu’il fournisse au Congrès un rapport sur sa stratégie en ce qui concerne l’Iran, et du Directeur du renseignement national qu’il soumette au Congrès une mise à jour et une estimation globale du renseignement national sur l’Iran au plus tard 90 jours après la promulgation du projet de loi. Le NIE n’étant pas apparu au bout de ce délai, le Sénat a alors inclus une clause dans la Defense Authorization bill de l’année fiscale 2008 qui dit que le Congrès suspendrait l’autorisation de financement dans le cadre du Defense Authorization bill jusqu’à ce que le NIE paraisse. »

  • permalien
    5 décembre 2007 @16h09   « »

    La seule puissance nucléaire à avoir utilisé cette arme reste les USA. C’est aussi la seule à avoir menacé de s’en servir récemment, en Afghanistan, en Irak ou contre l’Iran.

    la puissance nucléaire la plus dangereuse aujourd’hui paraît être le Pakistan, pays des trois a (Allah, l’Armée et l’Amérique, joli programme...), politiquement instable, dont le dictateur version 2007 est appelé à retrouver le chemin de la démocratie d’avant 2007 (il est dictateur depuis 99...), en guerre larvée avec l’Inde et soutien des pires régimes tel celui des taliban au moins jusqu’en 2001.

    La puissance nucléaire la moins honnête et la plus hypocrite est sans contestation Israel, qui refuse de reconnaître sa possession d’armes, ainsi que le contrôle international, mais n’oublie pas de faire la leçon à ses voisins, notamment par le biais de bombardements aériens...

    Dans un tel contexte, il est logique, n’est ce pas, que l’attention internationale se focalise sur l’Iran, dont les services secrets israéliens prévoyaient, en 1997, la bombe pour l’an 2000...

  • permalien K. :
    5 décembre 2007 @17h29   « »

    Ah, les amis ! Ah, les amis ! les mots m’en manquent. Dieu sait que nous sommes habitués ici à la novlangue la plus éhontée. Mais là, là, le grand, grand, grand MENTEUR G.W.Bush est insurpassable ! C’est Hénaurme !

    Extrait de la conférence de presse du Président Bush hier, suite à la parution du dernier NIE (c’est moi qui met en gras les passages) :

    "Les gens disent, ne parlerez-vous jamais à l’Iran ? Pour vous, les anciens combattants présents ici, pour ceux qui suivent cette administration depuis un certain temps, vous vous souvenez peut-être que j’ai toujours dit que nous serons à la table de négociation avec l’UE- 3, si l’Iran suspendait son programme de manière vérifiable — et l’offre tient toujours. Ce qui a changé c’est le changement de leadership en Iran. Nous avions une voie diplomatique en cours, et Ahmadinejad est arrivée et a pris une autre tonalité. Et le peuple iranien doit comprendre que ce sont le ton et les actions de leur gouvernement qui les isolent. Il existe une meilleure voie à suivre pour l’Iran. Il existe une meilleure voie à suivre pour le peuple iranien que celui dans lequel ils se retrouvent isolés dans le monde. Leur économie peut être plus forte. Mais leur leadership va devoir comprendre que le mépris et le fait de cacher des programmes et de défier l’AIEA n’est pas la voie à suivre. Et mon espoir, c’est que le régime iranien se penche sur leurs politiques et reviennent aux politiques qui étaient les leurs avant l’élection d’Ahmadinejad, époque qui était une période d’espoir. Ils avaient suspendu leur programme, ils avaient été à la table de négociations. Les États-Unis avaient fait quelques gestes très positifs pour les convaincre qu’il y avait une meilleure façon d’avancer. Et, espérons-le, nous pouvons revenir à cette époque. "

    Farideh Farhi en est tout retourné : « Cela va même au-delà de la tromperie et atteint le niveau de l’irréel. L’homme doit soit penser que personne ne l’écoute ou doit s’être vraiment convaincu lui-même qu’avant Ahmadinejad les choses allaient pour le mieux avec l’Iran. »

    (Suite au prochain post.)

  • permalien Pierre :
    5 décembre 2007 @17h44   « »

    K, votre surprise me surprend, c’est Bush, c’est normal.

    Il peut faire mieux s’il a sa dose de bretzels :

    Le locataire de la Maison-Blanche ne s’est pas arrêté en si bon chemin. N’ayant guère peur du ridicule, il n’a pas hésité à évoquer la situation de la presse : "Un journaliste cubain a demandé une chose à des étrangers qui lui rendaient visite : un stylo. Un autre utilise du cirage de chaussures comme encre", a déclaré le leader étasunien le plus sérieusement du monde. Il en a profité pour affirmer que "les dissidents d’aujourd’hui seront demain les leaders de la nation", rappelant que ces derniers ­ isolés et surtout attirés par l’appât du gain ­ étaient grassement ­ et illégalement ­ financés par les Etats-Unis : "le Congrès des Etats-Unis a récemment voté des fonds supplémentaires [de 45,7 millions de dollars] pour soutenir les efforts démocratiques cubains".

    euskalherria.com - Le JPB - Paperezkoa

    au moins comme ça on sait ce que démocratie veut dire.

  • permalien K. :
    5 décembre 2007 @17h45   « »

    Farideh Farhi (les références de l’auteur émanent toutes soit du site de la Maison blanche, soit de MSM) :

    « Juste pour mémoire, il est important de se rappeler que l’inclusion de l’Iran parmi les membres de l’axe du mal est venu en mai 2002, lorsque le réformateur Mohammad Khatami était président et après que l’Iran et les États-Unis aient coopéré en Afghanistan.

    « C’était également pendant la présidence de Khatami, en 2003 et au-delà, que l’administration Bush a ignoré l’offre de l’Iran de conclure un accord et s’est continuellement plaint de la voie européenne en faveur des négociations avec l’Iran.

    « En fait, dès le printemps et l’été 2005, jusqu’aux derniers jours de la présidence de Khatami, l’administration Bush a refusé de laisser les Européens mettre en route tout scénario qui aurait permis à l’Iran d’envisager de s’engager à renoncer à toute activité liée à l’enrichissement, même dans l’avenir.

    « Comme je l’ai discuté ici [dans son blog] en 2005, c’est cette intransigeance qui a finalement conduit l’Iran à ne pas arrêter son usine de conversion d’uranium à Ispahan pendant les derniers jours de l’Administration Khatami.

    « Je continue à croire que c’est cette intransigeance américaine qui a amené les iraniens à adopter une ligne dure et à penser que quelles que soient les concessions les Etats-Unis ne seront jamais satisfaits. Les Etats-Unis ne comprennent que le langage de la puissance et non pas du dialogue, dit-on aujourd’hui comme naguère.

    « Juste au cas où vous vous le demanderiez, l’administration Bush avait finalement fait une offre de négociation directe, bien sûr avec le préalable que l’Iran suspende ses activités d’enrichissement d’uranium. Elle a également mis fin à la longue opposition des États-Unis aux négociations de l’Iran avec l’Organisation mondiale du commerce. Mais elle ne l’a pas fait au cours de l’Administration Khatami, mais quand Ahmadimejad était président en 2006 ! »

  • permalien K. :
    5 décembre 2007 @17h58   « »

    Bretzels ? Pourquoi pas Pierre.

    Farideh Farhi, lui se demande : « What is George Bush Smoking ? »

    Ce qui fait dire à Juan Cole :

    « Euh, je ne pense pas que cette substance soit tant fumée que reniflée. Ou peut-être ce qu’il préfère actuellement est juste une bonne bouteille de bière. »

  • permalien Pierre :
    5 décembre 2007 @18h02   « »

    Rien que pour le fun K, la séance de "décollage" de Bush en VO :

    President Bush Discusses Cuba Policy

  • permalien Ana :
    5 décembre 2007 @18h15   « »

    Hé-hé !

    Mal pris, François Heisbourg, qui ne sait pas trop bien comment se déprendre de sa conclusion érudite, développée dans son livre : "L’Iran, le choix des armes, livre tout récent pourtant (septembre 2007), dans lequel notre ’expert’ - un vrai de vrai, cette fois - se demandait, pensif : "Serait-il plus catastrophique de frapper que de ne pas frapper (l’Iran)" ?

  • permalien Pierre :
    5 décembre 2007 @18h42   « »

    Si l’option ADM ne marche pas reste la démocratie :

    The Guardian, 1 décembre - Le gouvernement a été sommé de rayer la principale organisation de l’opposition iranienne d’une liste de groupes terroristes proscrits par un jury juridique qui a qualifié de « perverse » la décision de proscrire ce groupe. (...)

    Après le verdict de la POAC (Proscribed Organisations Appeal Commission), Lord Corbett, président de la Commission parlementaire britannique pour la liberté en Iran, a déclaré : « J’invite donc Jack Straw, ancien ministre de l’Intérieur et des Affaires étrangères à faire des excuses pour le tort qu’il a infligé à la Résistance iranienne par sa soumission inerte aux demandes des mollahs. »

    « Le jugement d’aujourd’hui signifie que la Résistance iranienne – diabolisée, vilipendée, injustement taxée de ‘terroriste’- n’a pas d’autre objectif que d’aider le peuple iranien de se débarrasser de la tyrannie des mollahs. »

    Conseil national de la résistance iranienne

  • permalien K. :
    5 décembre 2007 @19h24   « »

    « Quant à l’éventualité d’une intervention militaire à court terme, que Washington agitait depuis plusieurs années, elle semble totalement écartée, même si George W. Bush assurait mardi (aujourd’hui donc) que "toutes les options" devaient rester sur la table. "Il serait incroyablement difficile de justifier auprès de l’opinion nationale (américaine) ou internationale qu’une telle mesure est, même vaguement, nécessaire" dans ces conditions, tranche Paul Pillar, un ancien spécialiste de la CIA qui a rédigé les précédents rapports des renseignements américains sur l’Iran. »

  • permalien K. :
    5 décembre 2007 @21h44   « »

    Les constatations de Shmuel Rosner (qui sont sans doute aussi des conseils au lobby “pro”-israélien des Etats-Unis et, partant, aux candidats pro-présidence des Etats-Unis) :

    Parmi les candidats présidentiels ceux qui dénigreront le dernier NIE seront ceux dont « les politiques iront le plus dans le sens des intérets israéliens ». Une “politique qui va dans le sens des intérets d’Israel”, selon Rosner, est une politique « où la future administration américaine n’interviendrait pas dans le conflit israélo-palestinien ».

    Rudy Giuliani répondrait le mieux à ces critères, toujours selon Shmuel Rosner, qui lui accorde ses faveurs.

  • permalien Yann :
    5 décembre 2007 @22h38   « »
    Imagine

    Time to Choose ; Two States or One ? (JOHN V. WHITBECK, Counterpunch)

  • permalien K. :
    5 décembre 2007 @23h28   « »

    - Le NIE et les paraphrases de Shmuel Rosner :

    « Nous évaluons avec un haut degré de certitude que les Iraniens ont bluffé [les renseignements américains]. Nous évaluons avec un degré modéré de certitude que dans les circonstances actuelles, le Président Bush a perdu sa capacité d’agir avec la détermination nécessaire. » Rosner espère toujours.

    - Dans le même journal, Zvi Bar’el, lui, pense qu’il est « dans l’intérêt des américains d’engager des pourparlers avec l’Iran », comme moyen de contrer l’influence de la Russie dans la région.

    Zvi Bar’el veut l’intérêt de l’ensemble des acteurs de la région mais sous la houlette des Etats-Unis. À mon très humble avis, vu l’histoire des yankees, c’est antinomique. En plus pourquoi pas l’intérêt de l’ensemble des acteurs de la région et de l’Occident (dont les Etats-Unis) et de la Russie et de la Chine, sans compter d’autres acteurs ? potentiels ?

  • permalien saintyves :
    5 décembre 2007 @23h40   « »

    Bonsoir

    Les palestiniens demeurent toujours les seuls victimes d’une conjoncture internatinonale, dominée exclusivement par les "decisions" etasuniennes, ou plutot par les interets que l’administration Bush accorde à tel ou tel evenement politique ; malheureusement la situation humanitaire du peuple palestinien n’interpelle pas encore cette administration, influence du Lobby sioniste oblige.
    Et ce qui est encore plus scandaleux c’est le suivisme aveugle et complice de la presse internationale, qui ne se soucie guere de la situation d’un peuple sous occupation, qui souffre de :
    - Bombardements meurtriers quasi-quotidien de l’armée Israelienne
    - d’un blocus systématique de toute une population dans la bande de Gaza
    - d’humiliation et de frustration dans les check-points
    - de torture dans les Guantanamo israeliens
    - de traumatismes de tout genre de plusieurs générations d’enfants palestiniens
    - d’affamation et de reffus des soins les plus élémentaires dus à des humains

    Ce qui compte ce sont les propos de tel ou tel journaliste du NW du NYT de CNN ou de FoxNews, ces manias de la presse qui orientent les editoriaux de leures publications partisanes sur les evénements que leurs dictent leur bailleurs de fond, selon les interets politiques economiques ou financiers qui les interessent, et du moment que la situation du peuple palestinien ne succite aucun "interet", ils s’en balancent.

    Cela n’empeche qu’au MO orient il y a un peuple qui vit depuis plus d’un demi siecle sous occupation israelienne, et endure les pires calvaires que l’humanité n’a jamais connus, en souffrance et en durée ...

    Plus de 25 morts en une semaine, en plus de l’ombargo, et la suite est à craindre.

    A mon humble avis, le secret, et les vrais objectifs
    du rapport des services de renseignement etasuniens, qu’on nous a balancé dernierement, est une enigme qu’on est pas prets d’elucider, malgré les approches des uns et des autres.

  • permalien Lou :
    6 décembre 2007 @00h38   « »

    HA’ARETZ • Nucléaire : Israël veut maintenir la pression sur Téhéran

    Le 4 décembre, des officiels israéliens ont déclaré ne pas partager l’analyse de la direction nationale du renseignement américaine, selon laquelle l’Iran aurait dès 2003 gelé son programme militaire nucléaire : ce programme serait poursuivi "en secret". Pour le journal proche des travaillistes, ce rapport pose plusieurs problèmes à Israël : a-t-il les preuves suffisantes pour convaincre la communauté internationale ? Que va-t-il faire maintenant que s’évanouit "l’espoir que les Etats-Unis fassent le sale boulot" ?

  • permalien Pierre :
    6 décembre 2007 @05h51   « »
    « L’Iran n’a pas de programme militaire nucléaire » ... le "Smart Power" 1/2

    Selon Thierry Meyssan, la Syrie à Annapolis et les fuites du National Intelligence Council seraient délibérées et liées à la volonté de Washington de mettre en place le “smart power” :

    Le remède : le « pouvoir intelligent » En décembre 2006, l’Iraq Study Group, une commission bipartisane de l’United States Institute of Peace médiatisée sous le nom de « Commission Baker-Hamilton », préconisait une remise en cause complète de la politique de l’administration Bush : retrait massif des troupes stationnées en Irak, et dialogue avec la Syrie et l’Iran. En d’autres termes, suspension —voire abandon— du projet de remodelage du « Grand-Moyen Orient ». Résistant aux pressions conjuguées de ses amis républicains et de ses rivaux démocrates, l’équipe Bush-Cheney s’était contentée de sacrifier Donald Rumsfeld et de le remplcer au secrétariat à la Défense par un membre de la Commission, Robert Gates. Celui-ci a limité son action à l’arrêt du processus de privatisation des armées et à la mise en cause du principal sous-traitant, Blackwater. Ce replatrage gouvernemental fut utilisé pour gagner du temps et élaborer un projet politique alternatif, basé sur autre chose que sur la force brute. Le Center for Strategic and international Studies (CSIS) [14], qui avait financé les travaux de l’Iraq Study Group, organisa une nouvelle concertation —cette fois loin des caméras— : la Commission bipartisane Armitage-Nye sur le « pouvoir intelligent ».

    Outre que l’expression « pouvoir intelligent » (Smart Power) à de quoi faire sourire lorsque l’on pense qu’elle qualifie le contraire de la politique bushienne actuelle, elle doit être interprétée comme une synthèse entre le Hard Power classique (c’est-à-dire « la carotte et le bâton ») et le Soft Power (c’est-à-dire l’attractivité du modèle US), cher au professeur Nye.

    Cette démarche répond à trois objectifs principaux :


    1. Accorder une pause aux personnels militaires épuisés par la guerre itinérante au « Grand Moyen-Orient » ;

    2. Garantir les revenus des grandes industries autres que le triptyque armement-énergie-pharmacie (logiciels, médias, entertainment, etc.) qui, loin de profiter de la guerre, perdent des parts de marché au fur et à mesure que se développe « l’anti-américanisme » ;

    3. Limiter les dépenses publiques alors que le budget du Pentagone se transforme en tonneau des Danaïdes et sape l’économie US.


    Washington décrète un an de trêve globale
  • permalien Pierre :
    6 décembre 2007 @05h52   « »
    « L’Iran n’a pas de programme militaire nucléaire » ... le "Smart Power" 2/2

    Conséquences :

    De son côté, Mohamed el-Baradei, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a été autorisé à confirmer que le programme nucléaire iranien ne présentait aucun danger militaire à court ou moyen terme [17]. En outre, une quatrième réunion états-uno-iranienne a été convoquée à propos de l’Irak (où la résistance pro-iranienne tient en otage plus de 300 000 GI’s et sous-traitants). Surtout, le vice-amiral John Michael McConnell, directeur national du renseignement, a contraint les seize principales agences de renseignement US a rédiger une note de synthèse contredisant tous leurs rapports antérieurs : l’Iran aurait cessé tout programme militaire nucléaire depuis 2003 et ne serait pas en mesure de produire suffisamment de plutonium pour une bombe avant environ 2015 (voir document joint). L’attaque US contre l’Iran est donc reportée sine die. De même, le projet de démantèlement de l’Irak en trois États est renvoyé aux calendes grecques —ce qui a pour conséquence d’autoriser la Turquie à conduire des incursions au Kurdistan irakien. Le secrétaire d’État adjoint John Negroponte s’est immédiatement rendu au Kurdistan irakien pour annoncer le report du référendum sur le statut de Kirkouk.

    Washington décrète un an de trêve globale
  • permalien Pierre :
    6 décembre 2007 @06h40   « »

    Une trève pour les États-Unis ne signifie pas forcément une trève pour l’Iran :

    Un prélude à la confrontation avec l’Iran : Les Etats-Unis arment la milice sunnite en Irak
    Par James Cogan

  • permalien soakely :
    6 décembre 2007 @08h32   « »

    Le berceau du terrorisme se trouve en israel et en amérique pas en Iran qui est plutot le berceau de la civilisation contrairement aux deux autres. De toute facon les masques tombent, ils pensaient renouveler leurs mensonges mais les temps ont changés et il devient evident qu’ils veulent en découdre quoi qu’il arrive. Ouf, heureusement qu’au lieu d’isoler l’iran ils s’isolent eux meme ! A quand un rapport sur le nucléaire israelien qui lui est bien reel et à quand des sanctions par cette meme communauté internationale qui se désavoue un peu plus tous les jours ? Dans ce monde dirigé par la mafia, dont messieurs bush, sarko en sont les dignes representants l’Iran aurait de bonnes raisons de vouloir la bombe car ces gens là ne connaissent que la loi du plus fort. Voir comment sont traités, les palestiniens, les irakiens, les afgans et j’en passe. Merci à tous ceux qui ont le courage de dire la vérité afin de stopper ces assassins dans leur oeuvre de déstruction

  • permalien tj :
    6 décembre 2007 @09h11   « »

    Perso, je me demande comment d’une note ou il est dit "l’Iran a arrêté son programme...", on passe à "l’Iran n’a pas...", plutôt qu’à "l’Iran n’a plus..." ou "l’Iran remet à plus tard".

    L’impression désagréable que j’éprouve c’est d’être au milieu de deux camps de menteurs et de manipulateurs de mots ; d’un côté les Américains (et les pro-A)et leur fameuses armes de destructions massives et de l’autre côté ceux qui défendent soit disant la bonne cause en toutes circonstances et sur tous les problèmes qui manipulent la syntaxe pour faire comme si ils avaient toujours eu raison.

    Car pour le cas Iranien, il semble évident que Monsieur Gresh si on vous avait dit en 2003 : "l’Iran a un programme nucléaire militaire", vous auriez crié à la manipulation pro-guerre.

    Une petite réflexion quand même , si je suis dirigeant Iranien, il me paraît logique d’abandonner(ou mettre en stand-by) le programme nucléaire militaire tant que je n’ai pas d’Uranium enrichi(il ne sert à rien de mettre la charrue avant les boeufs) ; une fois que j’en ai je peux reprendre ou ne pas reprendre ce programme (ce qui est, je l’espère, l’option choisie par l’Iran).

  • permalien Pierre :
    6 décembre 2007 @10h03   « »

    A votre avis, TJ, le manche du couteau a-t-il été inventé avant la lame ou est-ce le contraire, car si je vous suis dans votre raisonnement, rien ne sert d’inventer le manche, si on n’a pas de lame (la charrue et les bœufs).

    Vous conseillez donc a l’Iran de développer la bombe quand ils auront suffisamment d’uranium enrichi...

    ... et a ce moment ils pourront commencer à entreprendre des recherches pour construire, des ogives, car (toujours la charrue et le bœufs) rien ne sert de développer un programme balistique si on a pas de bombes.

    Donc votre idée c’est que l’Iran n’est pas prêt a devenir un danger nucléaire, parce qu’après ça il faudra qu’il se lance dans l’exploration spaciale, pour pouvoir établir des cartes justes de la terre (sans fusées pas besoin de cartes). Ouf ! on a eu chaud.

  • permalien tj :
    6 décembre 2007 @10h13   « »

    Pierre, vous m’avez (très) mal lu, mais je suppose que c’est parce que vous êtes beaucoup plus intelligent que moi et que mon propos est confus.

  • permalien Pierre :
    6 décembre 2007 @10h33   « »

    Tj, ne vous fâchez pas vous avez été très claire et moi pas très intelligent, ce que j’essayais de dire c’est que la mise en place d’un programme nucléaire civil ou militaire, met en œuvre une multitude de sciences et de techniques, ce n’est pas du step to step, et ce qui est reproché à l’Iran, c’est plus l’accès a l’industrie de l’uranium enrichi, qu’à la bombe.

    L’Iran peut acquérir de l’uranium enrichi tant qu’il le veut (il est toujours actionnaire d’Eurodif). Mais il ne doit pas en vendre.

    C’est le même principe que les OGM, il faut créer des clients captifs (pas de possibilité de faire ses semences). Si des pays comme l’Iran se mettent à produire de l’uranium enrichi, c’est la fin du monopole et pour les pays producteurs c’est plus grave qu’une bombe qui compte tenu de la technologie nécessaire, serait symbolique (comme en Corée) dans un pays soumis à des restrictions économiques.

  • permalien
    6 décembre 2007 @13h14   « »

    A Pierre
    J’apprecie vos commentaires toujours bien à-propos. toutefois, en ce qui concerne l’Iran, le pouvoir reel est aux main des religieux dont le chef est le grand Ayattolah Khamanei.En general les Musulmans tres pieux comme les Ayattolah pensent toujours au jour du Jugement Dernier,Tous leurs actes durant leur vie terrestre leur sera comptabilisé en Bien ou en Mal.l’utilisation de l’arme atomique est consideré comme un acte de rebellion contre Dieu( Dieu est créateur par contre la bombe détruit ce que Dieu a créed’autre part on fait concurrence à Dieu car le feu est le privilège de Dieu etant donné que l’arme atomique tue par brulure des tissus vivants)Donc sera comptabilisé comme un acte Mal qui vous fera entrer en Enfer( le Feu de Dieu) pour l’eternité. D’ou la Fatwa de Khamanei interdissant la fabrication et l’usage de l’arme atomique m^me pour se défendre car ce qui compte de notre vie terrestre c’est de gagner le Paradie par nos actes

  • permalien Pierre :
    6 décembre 2007 @15h32   « »

    Pourquoi selon les stratèges l’Iran aura avec certitude la bombe atomique, Israël aurait la bombe atomique et la corée du Nord a tout fait pour faire croire qu’elle avait la bombe atomique et l’Irak n’ avait assurément que des armes de destruction massives ?

    La réponse est dans la dissuasion :

    Quelques mois plus tard, les Etats-Unis envahissaient l’Irak. La RPDC a alors fait le raisonnement suivant : les Etats-Unis n’auraient pas envahi l’Irak si Saddam Hussein avait possédé des armes nucléaires. Et elle a mis en avant l’existence de sa propre force de dissuasion.

    On sait aujourd’hui que les renseignements des services américains sur le programme nord-coréen d’enrichissement d’uranium ne valaient pas mieux que ceux qu’ils livrèrent sur les armes de destruction massive irakiennes. A l’instar de l’Irak, Pyongyang a acheté des milliers de tubes en aluminium, mais il s’est révélé que ces tubes n’étaient pas suffisamment robustes pour être utilisés dans les rotatives à haute vitesse requises pour les centrifugeuses. Or, en 2002, ces tubes étaient, selon la CIA, censés représenter une « capacité de production importante ». Depuis, les Etats-Unis n’ont pas fourni de données fiables sur les approvisionnements à grande échelle nécessaires au développement d’une bombe à uranium enrichi.

    Et la Corée du Nord redevint fréquentable, par Bruce Cumings (Le Monde diplomatique)

    - Si Saddam avait des ADM, il pouvait être attaqué car les ADM ne sont pas dissuasives.
    - Si l’Iran aura la bombe atomique, l’Iran doit être attaqué car l’Iran n’est pas encore dissuasif.
    - Si la Corée du Nord et Israël ont peut-être la bombe atomique, ils ne peuvent pas être attaqués car ils sont dissuasifs.

    C’est aussi bête que ça, peu importe la capacité de destruction ou la réalité de l’armement nucléaire, ou la volonté de destruction, des uns ou des autres, la seule chose qui compte, c’est la crédibilité de la possession de l’arme nucléaire que perçoivent les autres états. Comme pour les danses de parades de guerre Zoulous, c’est celui qui fait peur qui gagne.

    Il n’y a qu’une seule raison pour laquelle un pays refuse de se faire contrôler par l’AIEA, c’est parce qu’il veut faire croire qu’il possède la bombe et qu’il ne veut pas qu’on sache que c’est faux. C’était le cas pour la Corée et l’Irak. Un pays qui possède la bombe a tout intérêt à le faire savoir, c’est un gage de sécurité.

    L’ Iran n’est pas du tout dans cette logique de dissuasion, même s’il a été tenté à certains moments de tendre ses relations avec AIEA, quand les menaces US se font trop irrationnelles.

  • permalien Lou :
    7 décembre 2007 @00h07   « »

    Que pense la presse arabe du rapport des services secrets des USA ?

    la revue de presse de la presse arabesur RFI

    à partir de 12 :

  • permalien K. :
    7 décembre 2007 @08h44   « »

    Il y a décidément un os avec Israël. Et un gros.

    L’édito d’hier (6/12/07) du Haaretz a des accents (Benny) Morrisiens : le dernier NIE américain « n’apporte rien de fondamentalement nouveau ». Entre autres parce que « il n’élimine pas la possibilité que l’Iran a acquis, ou peut acquérir, des armes nucléaires d’une source extérieure ». Et de conclure : « Cette évaluation peut avoir un effet de retenue d’un point de vue américain. Mais en Israël elle doit entraîner la réaction opposée, parce que toute faiblesse dans l’approche américaine, qui aura pour effet d’affecter l’Europe, met en danger Israël. »

    J’étais conscient du fait que l’israélien lambda pouvait être instrumentalisé par son gouvernement, mais pas certains journalistes du Haaretz. À moins que ceux-ci ne participent sciemment à la tromperie ?

    Un des derniers billets de l’ancien colonel américain Pat Lang aborde cet “os” (indépendamment de l’édito en question). Pat Lang prend le parti de la bonne foi et écrit : « La chimère de l’Iran en tant que menace meurtrière est un produit de la paranoïa et de la débilitante peur de “l’autre” israéliennes. Cette crainte sature la pensée stratégique israélienne lui faisant perdre toute évaluation rationnelle en particulier sur le fait qu’il est impossible que les iraniens lancent des attentats-suicide contre Israël. ».

    Si Israël a si peur, pourquoi avoir voté contre la récente résolution non contraignante de l’AIEA visant l’établissement d’une zone dénucléarisée au Moyen-Orient ? Et de demander en plus à être exempté des lois sur la non prolifération nucléaire !

    Israël aurait peur que l’Iran, même sans qu’il soit un état nucléaire, fournisse à des terroristes la technologie de l’arme nucléaire qu’elle aurait maîtrisée ? Mettons de coté l’énormité de l’argument et contentons-nous de poser la question suivante : pourquoi ne pas tout simplement régler vraiment le problème palestinien et faire une paix généralisée avec ses ennemis, de sorte que le problème du terrorisme disparaisse de lui-même à ce moment la ? Et on nous sortira alors l’imparable argument de l’arabo-musulman “fourbe et menteur”.

    Je ne vois plus qu’un conseil aux israéliens : Quittez la région.

  • permalien Pierre :
    7 décembre 2007 @09h14   « »

    Madame Michèle Alliot-Marie, ancien ministre de la défense et ministre de l’intérieur, confirme la version selon laquelle les services de renseignements des États-Unis auraient eu connaissance de la préparation des attentats du 11/9, 8 mois avant et qu’ils auraient laissé faire.

    En faisant inculper Guillaume Dasquié pour "détention et divulgation au public de renseignement ou fichier ayant le caractère d’un secret de la défense nationale", ( et non pour divulgation de fausses nouvelles), le ministre confirme implicitement la thèse du complot concernant cet attentat.

    A lire sur le site de Guillaume Dasquié, Le rapport secret de l’AIEA sur les trafics de composants nucléaires.

    La caution apportée à ce site par les ministères de la défense et de l’intérieur, et de la justice, permet de voir sous un jour nouveau l’apparition de nouveaux acteurs comme l’Iran, sur le marché de l’énergie atomique.

  • permalien Daniel :
    7 décembre 2007 @11h11   « »

    Par peur de voir se briser l’unité de la communauté internationale, Tel-Aviv a décidé de lancer une offensive diplomatique contre le rapport des renseignements américains qui relativise la menace iranienne. - Nucléaire iranien : Israël contre-attaque - Rony Sofer, Ynet, 5 décembre 2007

    (...) Si Nicole Bacharan admet que, après plusieurs commissions d’enquête, le renseignement aux Etats-Unis s’est un peu amélioré, elle manifeste quelques réserves : « Les services secrets américains sont mal placés pour disposer des meilleures informations sur l’Iran. Washington n’a plus de relations diplomatiques avec l’Iran depuis 1979, ni de relations économiques. Il n’y a pas non plus d’échanges universitaires. » Quant à l’influence des renseignements israéliens, elle la minimise : « Washington échange et coopère avec Jérusalem. Mais depuis l’Irak, il garde ses distances. » - Nucléaire iranien : la donne a changé, 2e partie - Stéphane Busard, Le Temps, 6 décembre 2007

  • permalien Jean :
    7 décembre 2007 @14h35   « »

    Bonjour K,

    Les références de ton dernier post sont très intéressantes, mais ta conclusion plutôt surprenante (bon, d’accord, c’était pour -rire-).
    La duplicité le cynisme et le mensonge sont assurément des méthodes extensivement utilisées par qui tu sais, et je ne vois pas pourquoi l’équipe du haaretz en serait exclue : il ne faut pas se laisser illusionner par le fait que ce journal publie quelques bonnes feuilles dans un lit de cochonneries. Enfin, ce journal ne doit-il pas vendre ? Lire les commentaires aux articles en ligne, c’est asez eéclairant sur le lectorat. Les journalistes du haaretz, à l’exception d’un ou deux illustres et courageux, n’ont rien de blanches colombes.

    Ne pas perdre le fil conducteur, "La perspective de raréfaction de la ressource pétrolière n’est réjouissante pour personne. Elle présage de vives tensions internationales pour s’assurer l’accès au liquide vital qui irrigue les économies développées"
    comme écrit contre info dans le lien que tu cites.

    Voir la situation de l’Iran sur la mappemonde. C’est vraiment la clé, le moeud vital entre Irak, Afghanistan, Pakistan, Caspienne au Nord et Golfe au Sud, pays producteur ET pays central pour l’acheminement du "liquide vital".

    Est-ce qu’un rapport NIC peut décidément suffire pour faire capoter un plan si simple et si beau de "remodelage de la région" ? En ce moment les puissances occidentales et leur aiguillon local se cherchent car leur belle construction a du plomb dans l’aile. Le plan n’était pas si bon. Y a de la casse... mais on sait ce que pèse la justice et la vie des peuples dans ces politiques si bien nommées "impérialistes". Les discours des uns et des autres ressemblent fort à une fabuleuse foire aux menteurs, quant à ce qui concerne le nucléaire on sait ce qu’il en est.

    Les israéliens sont une belle pièce dans ce puzzle, indépendemment de leur intérêts propres (garder la part de la Cisjordanie la plus intéressante et en chasser les Palestiniens ; ne rien perdre sur leurs acquis nucléaires militaires), et je doute qu’ils écoutent tes conseils. Ils jouent la peur patriotique, mais c’est pour mieux se placer en position d’attaquants. Et ce n’est pas une baffe au Liban qui va changer cette inclination à la violence. Enfin, je crois bien que la disparition du terrorisme serait, pour ceux qui l’utilisent pour justifier leur violence,une catastrophe.

    En tout état de cause, même s’ils voulaient quitter la région, imagines le rugissement américano-européen : "Rrrrestez !!!"

    Cordialement

  • permalien dial :
    9 décembre 2007 @15h34   « »
    De nouvelles révélations de Francesco Cossiga ont été publié dans le « Corriere della Sera ».

    De nouvelles révélations de Francesco Cossiga ont été publié dans le
    « Corriere della Sera ».

    En voici une traduction :

    « Ben Laden a soit disant confessé être responsable de l’attaque du 11 septembre 2001 sur les tours jumelles de New York, alors que tous les services de renseignements étasuniens et européens savent désormais que cette attaque a été planifiée et exécutée par la CIA et le Mossad avec l’aide du monde sioniste dans le but d’accuser les pays arabes et pour persuader les puissances occidentales d’intervenir en Afghanistan puis en Irak. »

    Francesco Cossiga affirme également que la vidéo dans laquelle Osama Bin Laden, leader d’Al Qaeda, lance des menaces à l’encontre de l’ex premier ministre Silvio Berlusconi, n’est qu’un montage réalisé dans les studios de Mediaset à Milan et a été transmis au réseau télévisé Al Jazira qui l’a largement diffusé.

    Francesco Cossiga ajoute que ce « piège » a été élaboré afin de soulever une vague de solidarité en faveur de Silvio Berlusconi au moment même où ce dernier était mis en cause par des informations concernant les liens entre la RAI et Mediaset.

    Francesco Cossiga est un homme politique italien. Il a été ministre de l’intérieur de 1976 à 1978, président du conseil de 1979 à 1980, puis président du Sénat de 1983 à 1985 et finalement président de la République de 1985 à 1992. Au sein de la classe politique italienne, il est respecté et considéré comme un homme politique « honnête » mais il est également craint parce que franc et direct. En effet, il a révélé en 1992 l’existence et sa participation à l’opération « Glavio ». Ce dernier est un réseau voyou de renseignement, une structure clandestine de l’OTAN créée après la Seconde Guerre mondiale pour parer à une menace d’invasion soviétique. Ce réseau a mené des attentats à la bombe à travers l’Europe dans les années 60, 70 et 80. Sous direction de la CIA, cette organisation a tenté d’influencer la
    politique de certains pays, notamment l’Italie, la Grèce et la Turquie. Cette « stratégie de la tension », a débuté avec l’attentat de la place Fontana, à Milan le 12 décembre 1969, qui devait, selon Vincenzo Vinciguerra, un agent du Gladio, pousser l’État italien à déclarer l’état d’urgence.

    Les déclarations de Francesco Cossiga selon lesquelles les attaques du 11 septembre sont un job interne et que cette informations est largement répandue parmi les agences mondiales de renseignements a peu de chance d’être mentionnée dans les médias de masse traditionnels. On ne peut pas se
    contenter de passer sous silence ce témoignage comme celui d’un théoricien cinglé de la conspiration.

    Les révélations de Francesco Cossiga dans le « Corriere della Sera ».
    http://www.corriere.it/politica/07_...

  • permalien Michel Caron :
    9 décembre 2007 @18h50   « »

    Ce rapport a été rendu public lundi dernier. Le lendemain, mardi le Président Bush a annoncé une visite officielle en Israël au début Janvier. Je ne peux m’empêcher de penser que cela ressemble à un plan B pour les néoconservateurs. Imaginez qu’un attentat se produirait à Jérusalem lors du passage du Président. Il y aurait des victimes, mais le Président ne serait pas atteint. Les responsables vitement identifiés seraient des membres du Hamas ayant eu l’aide de l’Iran. Dès le lendemain le bruit des bombardements se ferait entendre en Iran et dans la bande de Gaza. Politique fiction, c’est ce que je souhaite de tout cœur. J’aimerais obtenir l’opinion de M. Gresh sur cette hypothèse. En publiant ce texte et en le faisant circuler, cela pourrait désamorcer un scénario que certain aimerait peut-être bien voir se réaliser. Je tiens à souligner que je n’ai aucune information qui viendrait accréditer cette hypothèse.

  • permalien pierre roussin :
    31 mars 2008 @11h17   « »

    bonjour, nous savons tous en occident que l’iran soutenue par la syrie et la lybie, est le berceau du terrorisme dans le monde... 200.000 terroristes diséminés dans le monde par groupes d’une trentaine d’hommes, qui ont depuis komény décidés de déstabiliser l’occident, et créer l’arme nucléaire pour rayer de la carte israel... le president iranien est un nouvel hitler et un idéaliste intégriste dangereux, qui avance tranquillemnt ses pions sur l’échiquier qu’est l’occident... mon dieu que les occidentaux sont naïfs....je suis sous officier de réserve de la légion étrangère, et je sais exactement de quoi je parle... quand les occidentaux prendront conscience de la menace, il sera trop tard...

  • permalien musulman :
    13 juin 2008 @15h03   « »

    allez au diable, il est grand temps que vous recoltiez ce que vous avez semé. pourquoi avez-vous peur du programme nucléaire iranien ? n’est-ce pas israel en dispose et les américains aussi, ah je comprends vous n’êtes que des trouillards

  • permalien K. :
    13 février 2009 @11h08   « »

    Le NIE de Novembre 2007 s’est trompé dit la nouvelle administration US. Au minimum L’iran travaille en vue de fabriquer une bombe nuclaire, ou même, comme l’a déclaré Obama en personne, serait déjà en train de la fabriquer :

    In his news conference this week, President Obama went so far as to describe Iran’s "development of a nuclear weapon" before correcting himself to refer to its "pursuit" of weapons capability.

  • permalien K. :
    13 février 2009 @18h32   « »

    Les nouvelles se suivent et ne se ressemblent pas :

    Dennis Blair, le directeur nouvellement appointé des agences du renseignement US, aurait présenté comme valide le NIE 2007 concernant l’Iran dans son témoignage devant le Sénat US, contrairement donc à son subordonné Leon Panetta, le directeur de la CIA.

  • permalien K. :
    14 février 2009 @10h06   «

    Les clarifications d’un expert, Gareth Porter :

    President Barack Obama and Director of National Intelligence Dennis Blair did not appear to be on the same page this week when they talked about Iran’s nuclear intentions.

    Both statements are a reflection of the confusion left by the November 2007 National Intelligence Estimate (NIE) on Iran over Tehran’s intentions regarding nuclear weapons.

    The real problem with the NIE, was that it failed to clarify whether the Islamic Republic is determined to have nuclear weapons or only to have the capability to build them as a "hedge" against possible future developments.

    The difference between those two possible Iranian strategies can hardly be overestimated. If Iran is actually pursuing nuclear weapons, the United States would have to choose between coercive diplomacy on Iran or accepting its status as a nuclear weapons state and seeking to deter it.

    If Iran has a "hedging strategy," however, the United States could take diplomatic steps that would maximize the incentives for Iran to remain a non-nuclear weapons state indefinitely and not risk an international confrontation.

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